Google VPN : pourquoi la fermeture du service par Google ?

1,9 milliard d’utilisateurs Google One, un VPN qui disparaît. L’arithmétique ne ment pas : le service n’a jamais décollé. L’annonce tombe sans détour : Google met un terme à son VPN, moins de trois ans après son lancement, et laisse ses abonnés sur le quai, notification officielle à l’appui. Pas de justification détaillée, pas d’excuse enrobée. Depuis des mois, les signaux faibles s’accumulaient : adoption timide, échos discrets de désintérêt. Les utilisateurs, eux, doivent réajuster leur boussole pour préserver leur confidentialité en ligne.

Google met fin à son VPN : comprendre les raisons derrière cette décision

L’arrêt du VPN de Google One, fixé au 20 juin 2024, n’a rien d’un accident industriel. Google acte une réalité : l’offre n’a pas trouvé preneur. Même intégrée à l’abonnement Google One, elle n’a jamais réussi à séduire au-delà d’un cercle étroit. Face à une concurrence féroce, où des spécialistes du VPN jouent des coudes depuis des années, Google s’est heurté à des acteurs plus crédibles, déjà bien installés, capables de rassurer sur la protection des données.

La confiance, justement, a manqué à l’appel. Les défenseurs de la vie privée n’ont cessé de pointer des failles potentielles, des zones d’ombre dans la gestion des informations personnelles. À l’heure où chacun s’inquiète du sort réservé à ses données, la proposition Google One manquait d’arguments. Résultat : l’entreprise choisit de revoir sa copie et recentre ses efforts. Fini le service universel, place à une version restreinte, gratuite, réservée à quelques modèles Pixel triés sur le volet : Pixel 7, 7 Pro, 7a, Fold, 8 et 8 Pro.

Pourquoi ne pas avoir insisté, investi, imposé cette solution à plus grande échelle ? La réponse est pragmatique. Maintenir un service peu adopté, alors que la confidentialité devient un argument de poids, c’est risquer des critiques et diluer ses ressources. Google préfère garder la main sur une offre maison, maîtrisée, quitte à délaisser l’ambition globale du VPN Google One. Une stratégie d’arbitrage, moins risquée, plus cohérente avec la montée en puissance de la gamme Pixel.

Quels impacts pour les utilisateurs habitués au service Google One ?

L’annonce de la disparition du VPN Google One bouscule des milliers d’utilisateurs qui comptaient sur cette protection incluse dans leur abonnement. Même si le service était régulièrement critiqué pour ses performances et son manque de transparence, il offrait une solution simple, à portée de clic. Désormais, plus d’option directe pour les usagers Android ou iOS : il faudra migrer vers d’autres outils, souvent payants et moins intégrés à l’univers Google.

La bascule vers une version gratuite réservée à quelques smartphones Pixel ajoute à la frustration. La majorité des abonnés Google One est exclue de cette évolution, contrainte de chercher ailleurs. Cette décision met en lumière la volonté de Google de valoriser son écosystème Pixel, mais elle met aussi à mal la promesse d’un VPN accessible à tous les abonnés One. Pour les professionnels et entreprises utilisant Google One, la question de la couverture de la protection des données reste entière.

Voici les principaux points de friction qui attendent désormais les anciens utilisateurs du VPN Google One :

  • Perte d’une solution intégrée : il devient nécessaire de choisir et configurer un nouveau VPN, souvent avec un coût supplémentaire.
  • Fragmentation de l’expérience : la cohérence entre les services Google et les outils de confidentialité tiers se dissipe.
  • Réduction du périmètre : le VPN Google One ne concerne plus qu’une poignée d’utilisateurs équipés de certains modèles Pixel.

Dans ce contexte, le marché des VPN grand public devient un terrain de comparaison : garanties de confidentialité, niveau de service, politique de prix. La décision de Google force chacun à se pencher sur la gestion de ses données personnelles et à s’informer sur les solutions alternatives disponibles.

Explorer les meilleures alternatives fiables au VPN de Google

Le retrait du VPN de Google One impose de revoir sa stratégie de protection des données. Le marché, lui, ne manque pas de ressources. Plusieurs solutions réputées offrent une sécurité robuste et une réelle confidentialité. NordVPN, par exemple, mise sur une politique stricte de non-conservation des logs, un vaste réseau de serveurs couvrant 111 pays, et des applications multiplateformes efficaces. KeepSolid VPN séduit par sa flexibilité et son interface intuitive. Surfshark, de son côté, attire les familles et les utilisateurs multi-appareils grâce à la connexion simultanée illimitée.

Pour ceux qui poussent la discrétion à l’extrême, Orbot via Tor permet une navigation mobile quasi introuvable, mais il faut accepter des vitesses de connexion plus lentes. CyberGhost et Bitdefender VPN complètent le paysage, conjuguant facilité d’utilisation et couverture internationale solide.

Voici un aperçu des alternatives les plus fiables à envisager :

  • NordVPN : confidentialité, diversité des serveurs, stabilité.
  • Surfshark : connexion sur plusieurs appareils, rapport qualité/prix attractif.
  • Orbot via Tor : anonymat maximal, usage de niche.
  • KeepSolid, CyberGhost, Bitdefender : solutions qui ont fait leurs preuves.

La question de la sécurité DNS se pose aussi. Des services comme Cloudflare, Quad9 ou OpenDNS apportent une protection supplémentaire contre le pistage et les menaces en ligne. Attention néanmoins aux VPN gratuits : collecte de données, publicité envahissante, fiabilité douteuse. Mieux vaut miser sur des offres payantes reconnues, capables d’assurer une confidentialité réelle, là où le service Google One s’efface.

Femme vérifiant son smartphone à un arrêt de bus en ville

Sécurité en ligne : pourquoi le choix d’un VPN reste essentiel aujourd’hui

Face à la collecte massive de données personnelles, le VPN reste l’une des rares armes efficaces. Il masque l’adresse IP, chiffre le trafic, et fait passer la connexion par un serveur sécurisé. Ces mécanismes protègent contre la surveillance du fournisseur d’accès, le pistage publicitaire ou les tentatives de piratage. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le mode incognito se limite à effacer l’historique local : le fournisseur d’accès et les sites consultés continuent de vous suivre à la trace, sans parler des cookies tiers dont se nourrissent les géants de la publicité comportementale.

L’année 2023 a marqué un tournant. Avec l’arrivée du Manifest V3 sur Chrome, les bloqueurs de publicité perdent en efficacité. L’accès à certains services comme YouTube devient plus complexe dès lors qu’on cherche à limiter le pistage. Les utilisateurs tentent de contourner la censure via des VPN ou DNS alternatifs, mais les diffuseurs de contenus réagissent à leur tour, parfois jusqu’à la justice, comme l’illustre le bras de fer entre Canal+, Google, Cloudflare ou OpenDNS.

Un VPN fiable ne se contente donc pas d’offrir un anonymat de façade. Il permet de reprendre la main sur la circulation de ses informations sensibles, d’accéder à des contenus restreints, et de réduire l’emprise des traceurs. Mais la prudence s’impose : certains services gratuits exploitent la crédulité des internautes, récupèrent et monétisent leurs profils. La vigilance reste de mise, la protection de la vie privée ne s’improvise pas. Et, à l’heure où Google ferme la porte de son propre VPN, chacun mesure le prix réel de la confidentialité numérique.

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