Date d’entrée en vigueur du nouveau DPE 2025 : infos et explications

Un arrêté, sec et sans détour, tombé en avril 2024 au Journal officiel : le Diagnostic de Performance Énergétique change de visage dès le 1er juillet 2025. Tous les logements sont concernés, sans distinction. Isolation, systèmes de chauffage, ventilation : la règle se durcit, les seuils énergétiques se resserrent. Plus question de masquer les faiblesses d’un bien immobilier derrière de vieilles dispenses ou des diagnostics dépassés.

Le DPE en 2025 : ce qui va changer pour tous les logements

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) s’apprête à franchir une nouvelle étape à partir du 1er juillet 2025. L’État redéfinit les règles : critères de calcul renforcés, exigences plus pointues, grandes ambitions pour tordre le cou aux passoires énergétiques. Plus personne n’y échappe, du petit appartement ancien à la maison flambant neuve. Le cadre s’appuie sur la loi Climat et Résilience pour faire de l’étiquette énergie-climat un indicateur lisible et fiable.

Désormais, le calcul prend en compte à la fois la consommation d’énergie primaire et les émissions de gaz à effet de serre. Autre changement d’envergure : le coefficient d’énergie primaire de l’électricité est abaissé à 2,3. De quoi modifier les classements pour de nombreux logements, avec parfois de bonnes surprises… ou des déconvenues selon le mode de chauffage.

Voici ce qui découle concrètement de ces évolutions :

  • Les logements classés F ou G, désormais étiquetés DPE passoires énergétiques, sortent peu à peu du marché locatif.
  • La validité d’un DPE reste fixée à dix ans, mais seuls les diagnostics postérieurs au 1er juillet 2021 serviront lors d’une transaction immobilière.
  • Le DPE acquiert un véritable poids juridique : la responsabilité du propriétaire est engagée en cas d’erreur ou d’omission.

S’apprêter à vendre ou à louer implique d’intégrer ce nouveau référentiel. Les classes DPE orientent désormais la valeur et le devenir du bien, dans toutes les régions, y compris dans les DOM-TOM. Professionnels et propriétaires affinant leur méthodologie, le secteur entier se met au diapason de cette exigence. Les évolutions seront finement scrutées, alimentant de nouvelles statistiques et suivis.

À quelle date le nouveau DPE entre-t-il en vigueur et qui est concerné ?

Le DPE nouvelle formule s’applique à compter du 1er juillet 2025. Impossible d’y échapper : toute vente ou nouvelle location se fera selon la version 2025, sans distinction de typologie, d’ancienneté ou de destination du logement (y compris les meublés de tourisme loués régulièrement). Le champ est large, la règle uniforme sur l’ensemble du parc résidentiel.

Accent particulier sur les logements classés F et G : à partir de cette échéance, ils ne pourront plus être proposés à la location. Les propriétaires concernés devront faire face à des contrôles renforcés et devront souvent programmer des travaux pour rester sur le marché locatif. Les DPE édités avant juillet 2021 ne permettront plus de réaliser une transaction ; le nouveau format fait foi.

Les hébergements saisonniers fréquemment proposés en location sont eux aussi concernés par cette harmonisation des pratiques. Toutes les données mises à jour serviront à alimenter les outils de suivi et de pilotage nationaux.

Cette pression imposée par le calendrier pousse chaque acteur de l’immobilier à s’approprier sans délai ces nouvelles obligations. Plus possible de procrastiner : la transition se joue dès maintenant.

Nouvelles obligations pour les propriétaires : ce qu’il faut anticiper

L’arrivée du DPE version 2025 modifie profondément le quotidien des propriétaires. À chaque nouvelle location ou mise en vente, il faudra présenter un dossier technique conforme, réalisé selon les normes du nouveau référentiel et par un professionnel certifié. Les documents établis avant la date fixée ne seront tout simplement plus recevables.

Pour les logements pointés en F ou G, la réalité est claire : pas de remontée en performance, pas de location possible. Cela impose souvent d’engager des travaux de rénovation énergétique en amont, à prévoir tant sur le plan technique que financier, sous peine d’immobiliser le logement.

Voici ce que cette réglementation implique désormais :

  • Le DPE devient pleinement opposable : la moindre inexactitude peut se retourner contre le propriétaire en cas de litige avec un locataire ou un acquéreur.
  • Passage obligé par un diagnostiqueur certifié pour tout nouveau diagnostic.
  • Enregistrement systématique des DPE auprès de l’organisme national de suivi, garantissant traçabilité et contrôle.

Désormais, vendre un logement classé en fin d’échelle implique aussi de fournir un audit énergétique détaillant les travaux nécessaires pour sortir de la zone critique. Cet audit, distinct du DPE, s’ajoute aux justificatifs demandés lors de la transaction. Les aides publiques, nationales ou locales, ou celles débloquées par l’agence de la transition écologique, deviennent alors incontournables pour alléger la facture et boucler le budget. À défaut, la sanction peut tomber : nullité du contrat, amende ou interdiction temporaire de louer.

Mieux vaut alors anticiper toutes les démarches, contrôler la régularité des documents, et activer tous les leviers disponibles pour rester maître de la situation. Dès 2025, chaque approximation peut coûter cher.

Jeune couple analysant un rapport DPE dans la cuisine

Comprendre les impacts concrets sur la vente et la location immobilière

Ce nouveau DPE rebat entièrement les cartes du marché immobilier. Afficher la performance énergétique devient un passage obligé, déterminant la valeur d’un logement sur la place publique. L’étiquette n’est plus un détail, elle se transforme en argument incontournable pour toute négociation.

Côté acheteur, la valeur verte s’illustre clairement : un logement mal noté (E, F ou G) verra son prix baisser, parfois significativement, lors de la transaction. Il n’est plus possible de balayer le diagnostic d’un revers de main : le document engage le vendeur, et chaque défaut pèse dans la balance. Pour vendre, prévoir des travaux de rénovation énergétique avant la mise en marché peut s’avérer stratégique. Décaler ces travaux, c’est courir le risque d’une revente longue, voire de voir son bien dévalorisé.

Pour la location, l’étau se resserre : les passoires énergétiques seront vite sans locataire à moins d’une réelle transformation. Les propriétaires bailleurs n’auront guère d’autre choix que d’investir ou de quitter le parc locatif. Les dispositifs d’aide existent, mais ils réclament de l’organisation et des dossiers solides.

Le nouveau DPE impose une transparence radicale. À l’achat comme à la location, chacun vérifie désormais l’étiquette énergie climat du bien. L’information est accessible, mais le niveau d’exigence monte aussi. Un DPE pleinement opposable engage fermement la responsabilité de celui qui met le bien sur le marché.

La décennie qui débute sera décisive : ceux qui anticiperont s’ouvriront les portes d’un marché repensé, tandis que d’autres risquent vite la relégation. Le DPE de 2025 impose un cap, clair et sans compromis, mais il réserve aussi une place de choix à ceux qui savent prendre de l’avance.

Les plus plébiscités