Auteur Sujet: Parti Socialiste: Programme présidentiel / Primaires  (Lu 9750 fois)

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Re : Parti Socialiste: Programme présidentiel / Primaires
« Réponse #150 le: 18 janvier 2012 à 18:27:59 »
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Postes dans l'éducation : Hollande fait la leçon à son équipe

L'aile gauche du PS s'est étonnée que les 60 000 postes promis par Hollande dans l'éducation soient compensés au sein de la fonction publique d'Etat. D'où le recadrage du candidat.

«On a tout pour gagner. Si on ne gagne pas, on ne le devra qu’à nous-mêmes.» François Hollande a sévèrement rappelé ses troupes à tirer dans le même sens, au lendemain d’un communiqué de l’aile gauche du PS pour crtiiquer les déclarations de Jérôme Cahuzac sur la promesse du candidat de créer 60.000 postes en cinq ans dans l’éducation.

Le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, chargé du budget au sein de l’équipe de campagne, avait prévenu, lundi sur France 2, qu’«il n’y (aurait) pas de postes supplémentaires créés dans la fonction publique d’Etat» parce que «la France n’en a tout simplement pas les moyens». Quid de l'annonce de Hollande, pendant la primaire, de créer 12.000 postes par an dans l’éducation? Cela se ferait «par redéploiement», croit savoir Cahuzac.
«Périmètre constant de la fonction publique d’Etat»

Le lendemain, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, le député Henri Emmanuelli et Benoît Hamon, porte-parole du PS, signent un communiqué pour s'étonner de «l’interprétation faite par Jérôme Cahuzac», tout en vantant «la proposition ambitieuse» de Hollande. «Si les 60.000 créations de postes [...] ne devaient l’être que par redéploiement, cela reviendrait à réduire le service public de la santé ou de l’emploi pour consolider les moyens de l’Education nationale», dénoncent-ils. Les trois tenants de la gauche du PS préviennent qu’une mesure consistant à déshabiller d’autres administrations publiques pour rhabiller l’éducation «n’aurait aucun sens».

Dans l’entourage du candidat PS, on admet que le terme «redéploiement» employé par Cahuzac était sans doute malheureux mais on pointe que l’idée de «compenser par des baisses de postes ailleurs» ceux créés dans l’éducation n’est pas nouvelle. «L’idée est de ne pas augmenter le nombre de fonctionnaires, avait expliqué Michel Sapin, en charge du projet présidentiel de Hollande, dès le 25 octobre. Je dirais même que l’idée est de stabiliser la masse salariale de l’Etat dans le budget de l’Etat.»

Responsable des questions d’éducation dans l’équipe de campagne, Vincent Peillon réaffirme que les créations de postes dans l’éducations se feront à «périmètre constant de la fonction publique d’Etat», en remplaçant tous les départs en retraites - 30.000 par an - dans l’éducation et en créant 12 000 annuels qui seront «repris sur l’ensemble de la fonction publique d’Etat».
«Il faut une discipline militaire»

D’où le recadrage du candidat PS en conseil politique - mais en l’absence de Benoît Hamon -: «Vous n’êtes pas obligés de vous commenter les uns et les autres et de m’obliger à corriger les uns et les autres.» Interrogée à l’issue d’un point presse consacré au sommet social, Martine Aubry a elle aussi exhorté: «Que ceux qui ont besoin de faire parler d’eux se taisent (...), mais qu’ils ouvrent la bouche pour défendre ce que nous avons à dire aux Français et qu’ils aillent partout». Et de renvoyer dos à dos Hamon et Cahuzac: le porte-parole du PS «a répondu à une déclaration d’un membre de l’équipe de François Hollande qui n’avait pas non plus à s’exprimer et a donné des précisions qui d’ailleurs ne sont pas correctes par rapport à ce que pense notre candidat.»

«Il n’est pas bien que les socialistes polémiquent publiquement», avait averti Ségolène Royal, le matin sur RTL, estimant que «le recrutement des enseignants, qui est nécessaire, ne peut se faire qu’au fur et à mesure (que) la France récupérera ses marges de manoeuvres budgétaires». Pour Jean-Marc Ayrault, conseiller spécial de Hollande, la «petite mise au point» visait «ceux qui pensent d’abord à eux et pas à l’essentiel». Le directeur de campagne, Pierre Moscovici, minimise préférant parler d’«une exhortation à être unis» sur une «tonalité positive». Bruno Julliard, joint par Libération.fr, plaide pour «une discipline militaire aussi bien du staff du campagne», songeant à Cahuzac comme aux «autres initiatives»: «tout le monde doit se garder de sorties intempestives.»

Se disant «très content que l’aile gauche du PS se réveille», Jean-Luc Mélenchon a jeté un peu d’huile sur le feu: «Je leur ai dit "si vous voulez rester fidèle à votre idéal socialiste, surtout vous la gauche du parti, il faut voter pour moi, qui suis resté longtemps dans vos rangs. Si je suis parti, c’est qu’il y a bien une raison".» Le patron de l’UMP, Jean-François Copé s'est aussi emparé de ce qu'il qualifie de «polémique ridicule» pour fustiger, sur France info, un candidat socialiste «qui ne décide rien».


http://www.liberation.fr/politiques/01012384109-education-l-aile-gauche-du-ps-met-la-pression-sur-hollande?xtor=EPR-450206
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

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Re : Parti Socialiste: Programme présidentiel / Primaires
« Réponse #151 le: 24 janvier 2012 à 08:34:02 »
Le Changement c'est maintenant, slogan officiel du parti socialiste et de François Hollande, étant tombé aux mains des Jeunes de l'UMP  on peut y trouver les réactions des Jeunes Pop au discours de François Hollande

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Seul le prononcé est de mauvaise foi

Le Bourget, le 22 janvier 2012
Mes chers euh… camarades,
Au moment où vous lisez ces lignes, je suis devant vous, au Bourget, pour mon premier grand meeting de lancement de campagne.
En espérant que cette fois-ci, cela démarre pour de bon ! Cela fait quand même maintenant plusieurs mois que je me suis lancé, mais rien à faire, ça ne décolle pas ! "L’hibernation " s’était déjà fait l’écho de mes difficultés à gérer mes troupes et à négocier avec les Verts.
Depuis, cela va de mal en pis, mes premiers meetings font des bides, mon voyage aux Antilles n’a pas déplacé les foules et même Mélenchon fait mieux que moi à Nantes ! Ayrault va m’entendre !
Je ne vous dis pas comme on a ramé pour annoncer 10.000 personnes aujourd’hui : on a dû faire venir les gens de très très loin…
Au final, les seules foules qui m’acclament spontanément, ce sont les sans-papiers venus jeudi soir devant le siège du PS en criant « François Président ! ». La Fondation Terra Nova avait bien raison : ce ne sont pas des ouvriers qui iraient me soutenir comme cela. Il faut qu’on se dépêche de donner des papiers, le droit de vote et d’éligibilité à tous les sanspapiers ! Ça tombe bien, c’est dans mon programme !
Je compte bien utiliser ce premier signe de ferveur à mon endroit pour faire taire les commentaires de mes camarades au sujet d’une « ségolénisation » de ma campagne. Dire que Cohn-Bendit l’a même dit dans une interview. La honte !
Mais, aujourd’hui, finie l’ambiance « cantonale partielle ». Au Bourget, il faut que j’arrive à entrer dans la peau du candidat à la présidentielle et que j’arrête d’imiter Laurent Gerra imitant Mitterrand. Val’ trouve ça grotesque… Même Libé l’a fait remarquer.
Vous êtes tous là, devant moi, militants, journalistes. Vous attendez tous que je "fende l’armure", que j’électrise la salle avec des propositions ambitieuses ! Il va falloir attendre encore un peu, le 26 janvier (ou peut-être après). Ce n’est pas pour rien que j’ai pris comme slogan « l’espérance lucide »…

D’abord, mon engagement !
D’habitude, un candidat raconte un peu sa vie mais je ne vais quand même pas refaire le coup de Mitterrand, « héros » de la Résistance ou celui de « Marie-Ségolène » en 2007 sur son enfance malheureuse. Avec mon parcours, difficile de faire pleurer dans les chaumières. Neuilly-sur-Seine, boîte privée, Sciences-po, l'ENA et H.E.C, ce n’est pas seulement un couplet de la chanson des Inconnus (« Auteuil, Neuilly, Passy, c’est pas du gâteau… »), c’est surtout mon cv "d’homme normal". Pas très crédible quand on fait semblant de s’énerver contre les marchés en disant « mon ennemi, c’est la finance ! ».
Personne n’y croit et ça fait rire mes amis banquiers !

Mon (in)action politique ?
Retracer mon action, ça risque de faire un peu court comme discours. Heureusement Jack a dû prévoir des concerts de soutien d’artistes engagés contre le fascisme, le chômage et le mauvais temps… pour meubler : les gens ne seront pas venus pour rien.
Il faut quand même que je réponde à Ségolène Royal qui était un peu sévère quand elle disait : « Le point faible de François Hollande, c’est l’inaction. Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu’il aurait réalisée en 30 ans de vie politique ? »
J’ai quand même un fait d’armes : j’ai été collaborateur de François Mitterrand à l’Elysée… au moment où celui-ci mettait sur écoute toute la France journalistique et artistique ! Oups, j’aurais peut-être dû m’indigner sur ce coup là… Papy Hessel va faire la gueule !
Ah, si ! J’ai aussi dirigé le PS pendant 11 ans. Enfin, « dirigé », c’est un bien grand mot. Comme je suis quelqu’un de très propre, j’ai laissé Solferino comme je l’avais trouvé en entrant : rien n’a bougé et je n’ai rien touché. A tel point que quand Martine Aubry a fait l’état des lieux à mon départ, elle a dit que j’étais « le Premier secrétaire du temps perdu ».
La ruse, c’est que je me suis réservé pour plus tard…
Mais bon 11 ans chef de parti ça compte ! Ce qu’il ne faut pas dire c’est que Jospin m’a casé au PS parce qu’il me trouvait trop mou pour être ministre. Mitterrand aussi a toujours refusé de me prendre au Gouvernement. Quand je pense que même Mosco et Sapin ont été ministres, mais pas moi… M’en fous ! Pour me rattraper, je me suis loué un hôtel particulier de ministre dans le 7ème comme siège de campagne ! En attendant l’Elysée, ça calme ma frustration de ministre jamais nommé.… Et puis moi, contrairement à Jospin, j’ai déjà eu mon 10 mai 81 le soir de la primaire ! Ma voiture était suivie par des motos de journalistes qui me filmaient… La classe, non ?
Ce que j’ai mal fait pour la Corrèze, je le ferai en pire pour la France
Mais j’oubliais… Je suis aussi à la tête de la Corrèze ! Ça m’a enlevé le terrible avantage dont parlait Rivarol – celui de n’avoir rien fait – dont j’ai volontiers abusé pendant des années. A la tête du Conseil Général, j’ai un bilan et je le revendique fièrement : c’est un peu mon laboratoire expérimental. Ce que j’ai fait pour la Corrèze, je le ferai pour la France ! Jugez plutôt : c’est le département le plus endetté de France !
Depuis mon arrivée, la dette a augmenté de 44%, les dépenses de fonctionnement de 27%.
Les investissements ? Divisés par 4 en 4 ans ! Les impôts ? En 2012, j’ai fait + 6,5% pour la
taxe foncière et une taxe d’équipement sur les permis de construire multipliée par 3.
Et pour les classes moyennes, je n’ai pas fait dans la dentelle : la prime de 1 000€ pour frais de garde d’enfants de moins de 3 ans a été supprimée pour les familles modestes imposables ; les transports scolaires, gratuits depuis 10 ans, seront payants en fonction des revenus, même pour les familles modestes. Ah… Heureusement, j’ai distribué un Ipad pour tous les élèves de 6ème à la rentrée 2011 !

Pourquoi se risquer sur un projet alors que je suis déjà élu par tous les sondages ?
Pour diriger ma campagne, j’ai choisi Pierre Moscovici qui hélas passe son temps à la terrasse des très chics et très chers cafés de Saint-Germain-des-Prés… Mais bon, c’est un homme fiable : il a renié son ami Strauss-Kahn comme Saint Pierre la veille de la Passion. Mais aujourd’hui, il est à fond avec moi et il me dit avec conviction que « Sarkozy ne peut plus nous battre ».
Plutôt qu’un projet, j’ai bien envie de distribuer les sondages aux Français ! A quoi bon perdre des points et du temps à chercher des idées contre la crise et surtout à prendre le risque de déplaire ?
D’autant qu’à chaque fois que j’avance une proposition, c’est la catastrophe :
? Soit ce que je propose existe déjà et tout le monde se moque de moi – par exemple, lorsque j’ai proposé de créer un « livret développement durable » ou une prime à l’installation des jeunes médecins en zone rurale…
? Soit ça coûte tellement cher que je suis obligé de me renier – par exemple, le retour à la retraite à 60 ans pour tout le monde que je vais devoir abandonner ;
? Soit je ne sais pas ce que je veux et tout le monde commence à s’en rendre compte – par exemple sur la réforme de la fiscalité, le quotient familial, les 60 000 emplois dans l’Education nationale…
Même mes partisans n’y comprennent plus rien et du coup, ils se déchirent sur l’interprétation de mes promesses et au final, c’est moi qui trinque !
? Quand Martine Aubry, pour m’embêter, demande à Benoît Hamon de tirer sur Jérôme Cahuzac, c’est moi qui prends la balle !
? Quand Manuel Valls et Michel Sapin parlent, c’est pour se contredire et me contredire. Et du coup, je dois les contredire, tout en veillant à ne pas me contredire et tout ça sans rien dire… Vite un doliprane !
? Quand j’arrive à un accord avec Eva Joly et mes futurs ministres Verts sur notre programme, Arnaud Montebourg me fait un bras d’honneur et me dit qu’il ne l’appliquera pas.
Finalement, je préfère quand ils continuent à se partager les postes que l’on n’a pas encore gagnés, au moins ils ne font pas de gaffe pendant ce temps-là !
« Quand c’est flou, il y a un loup » d’après la grand-mère de Martine Aubry ! Peut-être, mais  la vérité, c’est que nous n’avons pas le début du commencement d’une solution qui tienne la route… Et chaque fois que des propositions ont fuité malgré nous, on ne sait plus comment s’en dépêtrer… Voyez plutôt :

La lutte contre le chômage ?
Ma seule proposition, c’est le « contrat de génération », un allègement de charges patronales de 8 milliards d’euros par an. Pour quelqu’un qui critique les « cadeaux aux entreprises », ça la fiche mal : en voilà un de plus !
Surtout que ma mesure ne concernerait que 200 000 personnes. J’ai demandé à Michel Sapin de faire le calcul. Pour éviter ce casse-tête, on a ressorti un boulier chinois et une calculatrice parce que sur le coût des 60 000 enseignants supplémentaires, on s’était bien planté (7,5 milliards au lieu des 2,5 milliards annoncés). 200 000 personnes concernées par rapport aux 2,8 millions de chômeurs, ça ne fait pas grand-chose. Les 93% de chômeurs restants ? Je leur donnerai des Ipad pour les occuper (sans 3G : on est plus responsable que l’extrême-gauche…) !
Le principal problème de cette mesure, c’est qu’elle donne raison à Nicolas Sarkozy qui allège déjà les charges pour l’embauche des jeunes.

La priorité à la jeunesse ?
Dans les discours, c’est mon dada. Mais sur le fond, je n’ai pas grand-chose de concret à leur proposer. Ah si ! La dépénalisation du cannabis à l’échelle européenne. Sur ce point, j’ai fait preuve d’une grande fermeté : les Verts et Jean-Michel Baylet étaient pour la légalisation.
On ne fera que la dépénalisation ! Ça fait un juste milieu, non ? J’ai toujours été le roi du consensus !

La lutte contre l’insécurité ?
Ma grande idée ? Créer 10 000 postes de policiers et gendarmes en plus sur 5 ans. Ça fait 2 000 personnes en plus par an. Soit un demi-poste par commissariat ou brigade. Les délinquants en tremblent !
Ça compensera le temps que les forces de l’ordre perdront à remettre « l’attestation de contrôle d’identité » que je veux mettre en place. Cette attestation obligera les policiers à remplir un formulaire et à présenter leurs papiers avant d’effectuer un contrôle. Et d’ailleurs, on désarmera les polices municipales et taxera les villes qui ont développé des polices municipales trop importantes, comme le propose le Monsieur Sécurité du PS, Jean-Jacques Urvoas. Et pour arrêter les criminels en kalachnikovs, je suis partisan d’une refondation du dialogue délinquants-policiers. Il faut d’abord rechercher le dialogue, moi, j’ai toujours tout obtenu par le compromis…
Alors ? Qui a dit que la gauche n’était pas crédible sur la sécurité ???

Le pouvoir d’achat ?
Ma seule proposition, c’est de prendre aux familles des classes moyennes – ce sont les derniers riches qui resteront car ils ne peuvent pas partir… - pour faire de la redistribution.
Ce n’est pas très original, je l’avoue mais je ne manque pas d’inspiration lorsqu’il s’agit de rétablir des impôts : suppression des exonérations d’impôt sur les heures supplémentaires pour 9,5 millions de Français, suppression du quotient familial, rétablissement des droits de succession…

L’environnement ?
Là c’est facile ! Ce sont les Verts qui m’ont soufflé l’idée (on ne peut pas faire plus écolo !) : on ferme 24 réacteurs nucléaires. Eva Joly adore mais les Français apprécieront sans doute moins l’augmentation de leur facture d’électricité (+40%). Surtout quand ils apprendront que cela se traduira par le plus grand plan social de l’histoire pour tous les ouvriers du secteur de l’énergie. Sans compter que cela nous obligera à ouvrir des centrales au charbon ou au gaz, beaucoup plus polluantes et qui rendent la France complètement dépendante de l’étranger.
Avec tout ça, pas simple de répondre aux attentes des Français et de faire face à la crise…
Et puis, après tout, pas besoin de se casser la tête ! On dit que la France va mal et que tout est de la faute de Sarkozy. Ça permet de faire oublier ces quelques idées que nous avons déjà avancées avec Eva Joly, ma partenaire de gouvernement depuis l’accord que nous avons signé…
Alors maintenant, surtout plus de conneries ! Il ne faut rien dire de précis et de concret. Le secret c’est que chacun puisse comprendre ce qu’il a envie d’entendre, comme on l’a fait sur les retraites et sur les 60.000 profs en plus. Laissons Sarkozy prendre des risques et monter au front pour régler les problèmes de la France et des Français avec ses mesures sans doute nécessaires mais parfois impopulaires ! Comme si c’était mon genre d’aller prendre des risques et des décisions courageuses, même quand c’est dans l’intérêt du pays ! Tout le monde sait bien que le PS français n’a rien de commun avec la SPD allemande de l’époque Schröder ou avec le PSOE de Zapatero… La preuve, nous avons refusé la règle d’or, ou l’abaissement du coût du travail par la fiscalité anti-délocalisation. Même Valls s’est finalement rangé à cette idée.
Pour éviter que mes petits camarades ne dérapent encore sur tel ou tel sujet, je fais tourner un projet de gouvernement (1er jet en page suivante). Comme ça, ils se disputent les postes et ne s’occupent plus du reste… Dire que je leur avais déjà fait le coup avec mon équipe de campagne version armée mexicaine. Qu’est-ce qu’il ne faut pas inventer pour continuer d’avancer masqué…
Enfin, cette semaine, j’ai remis les choses au point ! J’ai pris ma grosse voix et je leur ai demandé d’arrêter d’être fébriles et d’avoir des « têtes de vainqueurs ». Une bonne tête de vainqueur, c’est ça la clé du succès !
Après tout, comme le dit Jean-Claude Dusse : « On sait jamais, sur un malentendu, ça peut toujours marcher ».

François euh… Hollande

Mon gouvernement de têtes de vainqueurs !
Premier ministre : Eva Joly
Ministre (du redéploiement) de la fonction publique : Jérôme Cahuzac
Ministre (de l’augmentation) de la fonction publique : Marie-Noëlle Lienemann
Ministre des Affaires étrangères et de la démondialisation : Arnaud Montebourg
Ministre des affaires (tout court): Jean-Noël Guérini
Ministre du temps libre et des 32h : Martine Aubry
Ministre de l’hôtellerie-restauration et du tourisme : Jean-Pierre Kucheida, en partage du temps de travail avec Robert Navarro
Ministre de la Révolution institutionnalisée : Jean-Luc Mélenchon
Ministre de la famille : Ségolène Royal
o Secrétaire d’Etat en charge de l’enfant unique : Yves Cochet
Ministre de l’indépendance de la presse : Jean-Michel Baylet
o Secrétaires d’État en charge de la presse impartiale : Valérie Trierweiler et Audrey Pulvar
Ministre de la culture (à vie) : Jack Lang
Ministre de (je me garde mes convictions à) l’Intérieur : Manuel Valls
Ministre du Petit Paris : Cécile Duflot
Porte-parole réduit au silence : Benoît Hamon
Ministre des potagers : José Bové
Ministre des cultes et des prières de rue : Daniel Vaillant
Ministre de l’énergie (hors de prix) : Jean-Vincent Placé
Garde des Sceaux, ministre de l’Inquisition et de la présomption d’innocence : Edwy Plenel
Ministre des conditions de travail : André Vallini

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Re : Parti Socialiste: Programme présidentiel / Primaires
« Réponse #152 le: 24 janvier 2012 à 10:32:24 »
Les jeune pop se sont plantés, ils veulent faire de l’humour , c’est raté ,qu’ils commencent par raccourcir leur texte , c’est long, et tellement la barbe .Que l’on soit d’accord avec lui ou pas, Hollande a été brillant au Bourget, n’en déplaise aux jeunes pop, ils l’ont dans l’os. Ils ont mal au ventre , ça tombe bien qu’ils impriment leur prose que ça leur serve de PQ,  histoire de joindre l’utile au désagréable.  ils n’auront pas tout perdu.
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

Hors ligne oblomov

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Re : Parti Socialiste: Programme présidentiel / Primaires
« Réponse #153 le: 24 janvier 2012 à 11:18:26 »
C'est les Gérards de la Politique en (encore) moins drôle, et beaucoup plus verbeux !
La même auto-satisfaction, lourdeur, insistance sur le superficiel...on n'a pas encore atteint le niveau du Petit Journal du merdeux faux-impertinent YB, mais ils vont y arriver.
Le travail est l'opium du peuple !