Auteur Sujet: Syrie  (Lu 5161 fois)

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Syrie
« le: 21 mars 2011 à 12:40:23 »
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Syrie : Révolte à Deraa - 18, 19, 20 mars

Syrie : sanglantes manifestations à Deraa, bâtiments et voitures en feu

    Des centaines de manifestants ont mis le feu dimanche au Palais de justice et à d'autres bâtiments et voitures à Deraa au sud de Damas, après des heurts avec les forces de l'ordre qui ont fait un mort et 100 blessés, selon des témoins.
 
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Dar3aa, le 18 mars 2011

Alors que les protestations contre le pouvoir avaient lieu pour le 3e jour consécutif à Deraa, les autorités ont démenti la mort d'un manifestant et des tirs de la police, accusant des «malfaiteurs» d'être responsables des troubles.

Cette contestation a été lancée le 15 mars à Damas après un appel d'une page Facebook, intitulée «la révolution syrienne contre Bachar al-Assad 2011», à des manifestations pour «une Syrie sans tyrannie, sans loi d'urgence (depuis 1963) ni tribunaux d'exception, sans corruption ni vols ni monopole des richesses».

Les habitants, réclamant libertés et réformes, sont ainsi de nouveau descendus dans la rue à Deraa, en proie à des manifestations depuis vendredi durant lesquelles cinq manifestants ont été tués, plus de 100 blessés et des dizaines arrêtés selon des groupes de défense des droits de l'Homme.

Selon un militant des droits de l'Homme, présent à Deraa, un manifestant a été tué et plus de 100 blessés lorsque les forces de sécurité ont dispersé dans la journée à coups de gaz lacrymogènes et de balles réelles les manifestants dans la vieille ville.

Le manifestant, Raëd Akrad, a «été tué par une balle réelle», et deux blessés atteints à la tête sont «dans un état très grave», a-t-il affirmé.
 
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19 mars

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18 mars

Deraa, située à 120 km de Damas, «est devenue un volcan de feu», criait-il au milieu de la manifestation qui se déroulait dans la vieille ville avant de s'étendre à d'autres endroits.

Selon une correspondante de l'AFP sur place, les manifestants, protestant contre la dispersion violente des protestations, ont marché vers la maison du gouverneur, devant laquelle ils ont incendié des arbres.

Les forces de sécurité, déployées en force, ont tenté de disperser les manifestants en tirant en l'air et lançant des gaz lacrymogènes mais ces derniers ont poursuivi leur chemin, et arrivés devant le palais de la justice, y ont mis le feu ainsi qu'à de nombreuses voitures garées devant le bâtiment.

Les protestataires ont également incendié des locaux des sociétés de téléphonie mobile MTN et Syriatel.

Des coups de feu ont été entendus dans différents endroits de la ville.

La Mosquée al-Omari, transformée en «hôpital de campagne», accueillait les blessés, a poursuivi le militant des droits de l'Homme. Les affrontements ont duré jusqu'en fin d'après-midi.

«Il n'y a pas eu de mort aujourd'hui (dimanche)», a néanmoins affirmé un responsable non identifié cité par l'agence officielle SANA.

«Des bandes de malfaiteurs ont attaqué des hôpitaux à Deraa et mis le feu à des biens publics et privés, semant la terreur parmi les habitants. Elles ont tiré sur la police qui n'a pas riposté», a-t-il ajouté. «Toutes les mesures seront prises pour protéger le citoyen et les biens publics et privés.»

Le gouvernement avait tenté de faire baisser la tension en annonçant la libération de plusieurs des manifestants, dont une quinzaine de jeunes, arrêtés la veille pour avoir notamment écrit des slogans anti-régime sur les murs.

Plusieurs personnes avaient été également blessés samedi à Deraa, au lendemain d'une manifestation ayant fait quatre morts, selon des groupes de droits de l'Homme.

 

Une délégation gouvernementale s'est rendue à Deraa pour présenter ses condoléances aux familles alors que Damas a confirmé la mort de seulement deux «martyrs» vendredi. Une enquête a été ordonnée par le président Bachar al-Assad en vue de sanctionner les responsables de ces décès.

Cette délégation a été mal accueillie par les manifestants, selon le militant des droits de l'Homme.

Un autre défenseur des droits de l'Homme a déclaré que des notables avaient présenté des demandes à la délégation, dont la levée de la loi d'urgence, la libération des détenus politiques, le limogeage du gouverneur de Deraa Fayçal Kalthoum et de responsables de la sécurité..

    Leur presse (Agence Faut Payer), 20 mars.
 

La foule incendie le siège du Parti Baas à Deraa en Syrie

    Une foule de manifestants a mis le feu dimanche au siège du Parti Baas à Deraa dans le sud de la Syrie, ainsi qu'aux tribunaux de la ville, ont rapporté des habitants

Au troisième jour de la contestation dans cette ville proche de la frontière jordanienne, les manifestants ont également incendié les filiales locales de deux entreprises de téléphonie, dont l'une, Syriatel, appartient à Rami Makhlouf, un cousin du président Bachar el Assad.

Deraa, qui compte dans les 75.000 habitants, est située à une centaine de kilomètres au sud de la capitale Damas.

«Ils ont incendié les symboles de l'oppression et de la corruption», a expliqué un militant. «Les banques, aux alentours, n'ont pas été touchées», a-t-il ajouté.

Makhlouf, qui dirige plusieurs grandes entreprises, est sous le coup de sanctions américaines en raison de ce que Washington considère comme des actes de corruption et les manifestants, dimanche, l'ont traité de «bandit».

À la tombée de la nuit, les manifestants contrôlaient les vieux quartiers de Deraa, et dans le reste de la ville, on signalait une importante présence policière.

Le président Assad, qui est confronté à la première grande vague de contestation depuis son arrivée au pouvoir, a dépêché des représentants du gouvernement à Deraa pour apaiser la situation, mais des milliers de personnes sont descendues de nouveau dans les rues, dimanche, pour réclamer la levée de l'état d'urgence, qui est en vigueur depuis 1963 dans le pays.

Selon des habitants, un manifestant a été tué dimanche à Deraa par les forces de sécurité. Vendredi, on avait déjà déploré quatre tués et des dizaines de blessés parmi les protestataires.

«Non ! Non à l'état d'urgence ! Nous sommes un peuple épris de liberté», ont repris les manifestants.

Les forces de sécurité ont tiré dimanche des grenades lacrymogènes et une quarantaine de personnes, intoxiquées, ont dû recevoir des soins à la grande mosquée d'Omari, dans la vieille ville, ont rapporté des habitants.

«La mosquée est désormais transformée en hôpital de campagne. Les forces de sécurité savent qu'elles ne peuvent pas pénétrer dans la vieille ville sans que le sang coule à nouveau», a expliqué un habitant.

La Syrie vit à l'heure de l'état d'urgence depuis que le parti Baas, aujourd'hui dirigé par le président Assad, a pris le pouvoir à la faveur d'un putsch en 1963 et interdit toute forme d'opposition.
 
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Damas, le 15 mars
 

LISTE DE REVENDICATIONS

Vendredi, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des civils dénonçant la corruption et réclamant des réformes démocratiques.

Depuis lors, le pouvoir s'est employé à apaiser les tensions à Deraa en promettant de remettre en liberté 15 élèves dont les arrestations, pour avoir inscrit des graffiti en signe de protestation, ont contribué à grossir les rangs des manifestants.

La déclaration des autorités annonçant dimanche que ces élèves allaient recouvrer sous peu la liberté représente l'une des rares concessions faites par Damas aux manifestants.

Des dizaines de personnes arrêtées vendredi ont été relâchées, mais des dizaines d'autres sont encore derrière les barreaux, selon des militants.

Samedi, des milliers de personnes venues pleurer les victimes de la veille avaient appelé à une «révolution». Des représentants du pouvoir ont rencontré par la suite des notables de Deraa, qui leur ont remis une liste de doléances, parmi lesquelles la libération des prisonniers politiques.

La liste comprend également le démantèlement du siège de la police secrète à Deraa, le renvoi du gouverneur, un procès public pour les responsables de la tuerie de vendredi et l'abrogation de règles stipulant qu'il faut demander une autorisation à la police secrète pour vendre et acheter des propriétés.

La région tribale de Deraa abrite des milliers de déplacés chassés de l'Est de la Syrie, victime de graves pénuries d'eau.

Des manifestations pacifiques ont eu lieu depuis le début du mois en d'autres points de Syrie, à l'instar de ce qui s'est produit en Tunisie, en Egypte et dans d'autres pays arabes.

Des petites manifestations ont été signalées ces jours-ci à Homs, dans le centre du pays, ainsi que dans la ville côtière de Banias, où se trouvent deux raffineries de pétrole.

 
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Homs, à la sortie de la mosquée, le 18 mars

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Banias, près de Tartous, le 18 mars
Parmi les revendications, celle du droit de manifester librement


Une marche silencieuse réunissant 150 personnes a eu lieu cette semaine à Damas pour réclamer la libération de milliers de prisonniers politiques. Une militante de Deraa, Diana al Djaouabra, a pris part à cette marche et a été arrêtée pour atteinte au moral de la nation, de même que 32 autres protestataires, a déclaré un avocat.

Djaouabra, qui est issue d'une grande famille syrienne, plaidait pour la remise en liberté des 15 élèves arrêtés à Deraa. Une autre habitante de Deraa, Aïcha Aba Zeïd, a été elle aussi arrêtée voici trois semaines pour avoir exprimé des opinions politiques sur internet.

    Leur presse (Reuters), 20 mars.
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Re : Syrie
« Réponse #1 le: 24 mars 2011 à 11:06:00 »
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Re : Syrie
« Réponse #2 le: 30 mai 2011 à 21:19:07 »
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Hamza, 13 ans, torturé puis exécuté – icône de la révolution syrienne

Après 11 semaines de révoltes, les insurgés syriens ont une icône. Depuis vendredi 27 mai et la diffusion par Al-Jazira d'une vidéo du corps de Hamza Ali Al Khateeb, 13 ans, leur colère enfle.

Le visage violet et défiguré, son corps recouvert de traces de coups, de brûlures de cigarettes, de traces de balles tirées pour blesser mais non pour tuer, Hamza apparaît entouré de ses proches, affligés. Ses rotules ont été cassées, son cou brisé, sa mâchoire fracassée et son pénis coupé, précise le Washington Post.

La cause précise de la mort de Hamza n'est pas claire. L'ampleur de la souffrance endurée durant le mois qu'il a passé dans les geôles syrienne est en revanche palpable. Et, loin de dissuader les manifestants, elle n'a fait qu'accroître leur détermination.

Un mois d'emprisonnement

D'après différents témoignages, Hamza a été arrêté le 29 avril dernier par la police secrète dans la ville de Jiza près de Deraa, indique Al-Jazira. Il aurait été arrêté pour avoir chanté "à bas le régime" avec d'autres jeunes. Pour le reste, aucune information n'a été donnée à la famille avant que les autorités de la ville ne demandent à la mère du jeune homme, près d'un mois plus tard, de venir chercher son fils pour l'enterrer.

Pour les commentateurs, Hamza Ali Al Khateeb est en train de devenir le Mohammed Bouazizi syrien, du nom du jeune Tunisien dont l'immolation par le feu en décembre 2010 avait avivé la révolte tunisienne.

Polémique

Le président Bachar al-Assad a fait savoir à une agence locale qu'il avait ordonné l'ouverture d'une enquête. Mais très peu de Syriens pensent que celle-ci aboutira à la traduction en justice des bourreaux du jeune homme.

La télévision privée syrienne pro-régime Al Dunia a d'ailleurs diffusée une interview du Dr Akram al-Shaar, de l'hôpital militaire Tishreen, à Damas, qui affirme avoir supervisé l'autopsie de Hamza et prétend n'avoir trouvé "aucune trace" de torture sur le corps du jeune homme.

Mais les images ont été largement vues dans le pays, et les signes de sévices ne manquent pas…

Lacérations, contusions et brûlures aux pieds, aux coudes, aux genoux et au visage, conséquence de coups et de mauvais traitements, qui, selon le commentaire sur la vidéo, seraient notamment dû à l'utilisation de décharges électriques.

Icône

Une page Facebook a été créée en signe de solidarité et, 48 heures après sa création, recueillait près de 50.000 fans tandis que la page en anglais cumulait près de 5000 soutiens. "Nous sommes tous Hamza (...) Nous allons sortir de chaque maison et chaque quartier pour exprimer notre colère", écrivent-ils sur cette page dédiée.

Mais pour le moment la famille du jeune homme semble ne pas en avoir fini avec la peur. Selon al-Jazira en effet, c'est au tour du père du jeune homme d'avoir été arrêté par la police secrète. Selon son épouse, les officiers qui sont venus l'arrêter souhaitaient qu'il affirme aux médias que son fils avait été tué par les salafistes, que le clan Assad accuse d'être à l'origine des troubles dans le pays.

http://www.challenges.fr/actualite/toute_lactu/20110530.OBS4188/hamza_13_ans_tortur_puis_excut_a_icne_de_la_rvolution_s.html

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Re : Syrie
« Réponse #3 le: 09 juin 2011 à 19:41:32 »
Il est fort probable que l'histoire de l'arrestation de la "bloggeuse gaie" Amina Arraf soit bidon, dans la même veine que la fable de la "Nurse" Nayira, qui aurait vu les soldats Irakiens jeter au sol des bébés des incubateurs. On n'est même pas sûr qu'elle existe.
Les É-U auraient-ils une idée derrière la tête ?
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Re : Syrie
« Réponse #4 le: 02 août 2011 à 14:42:27 »
oserai-je comparer cela à l'opération Plomb Durci ? oui j'ose tiens !

En Syrie, les bombardements de l’armée se poursuivent à Hama (Reuters 16h58)
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Re : Syrie
« Réponse #5 le: 02 août 2011 à 15:30:34 »
L'histoire se répete. Autrefois la Syrie était un  tres grand pays (en surface) qui fut partitionné par les pays alentours. Certain pays, sauf l'Iran, voudraient ni plus ni moins finirent le partage de ce pays.
Si tres peu de pays, dit démocratique n'interviennent pas c'est parce que l'Iran en autre et la Russie n'ont aucun interet a ce que disparaisse ce pays. La population est manipulé en sous-mains. D'ailleurs la France crie moins fort que les autres, dans ce cas, ce pays a une longue tradition (meme culturelle) avec ce pays.
Il est facile pour n'importe quelle Nation de soulever des masses qui ne connaissent meme pas leur propre histoire.

Personnellement je soutien le gouvernement Syrien. Avec mes excuses si ca ne plait pas.

« Modifié: 02 août 2011 à 15:39:47 par TheTwit »

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Re : Syrie
« Réponse #6 le: 02 août 2011 à 15:52:13 »
mais bon comme les infos sont assez difficiles à obtenir, entre les médias officiels dont on critique assez rapidement la qualité informative et les médias alternatifs qui vous sortent un autre son de cloche... y compris si ça dérange, on ne sait plus sur qui compter !

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2 août 2011
« L’Affaire de Hama » ou comment 10.000 manifestants se multiplient en 500.000 dans les dépêches de l’AFP
SYRIE – Mensonges et manipulations
Pierre PICCININ

Durant ce mois de juillet 2011, je me suis rendu en Syrie, dans le but d’y vérifier une hypothèse relative aux origines de la contestation. J’ai pu circuler en toute liberté et indépendance dans tout le pays, de Deraa à Damas et de Damas à Alep, en croisant tout le Djebel druze, au sud, en passant par Homs, Hama, Maarat-an-Nouman, Jisr-al-Shugur, en longeant la frontière turque et en inspectant les points de passage vers la Turquie, par lesquels, comme on sait, les réfugiés ont quitté la Syrie, puis de Alep à Deir-ez-Zor, tout à l’est du pays, en traversant le désert syrien suivant plusieurs itinéraires… J’ai ainsi pu vérifier que, d’une part, le mouvement issu de la société civile aspirant à la démocratisation du régime s’essouffle et que, d’autre part, il existe d’autres mouvances d’opposition, parfois violentes et dont les objectifs ne sont pas identiques à ceux des démocrates pacifiques. C’est notamment le cas de la fraction islamiste de la communauté sunnite, organisée autour des Frères musulmans, qui (...) Lire la suite »
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Re : Syrie
« Réponse #7 le: 26 octobre 2011 à 18:05:31 »
Takieddine était encore dans le coup.                                                                            ;
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Re : Syrie
« Réponse #8 le: 14 novembre 2011 à 11:21:36 »
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La Russie livre des armes à la Syrie

La Russie continue d'honorer ses contrats de livraison d'armes à la Syrie, puisque aucune décision internationale ne l'en empêche, a déclaré aujourd'hui un haut responsable du secteur cité par Interfax depuis le salon aéronautique de Dubaï.

"Puisqu'il n'y a aucune restriction aux livraisons d'armes à la Syrie, la Russie remplit tous ses engagements contractuels à l'égard de ce pays", a déclaré le directeur adjoint du service fédéral russe de coopération militaro-technique Viatcheslav Dzirkaln, cité par l'agence.

Allié de la Syrie depuis la période soviétique, la Russie avait déjà indiqué en août poursuivre ses livraisons d'armes à ce pays, en dépit des appels notamment de la secrétaire d'Etat américaine à se ranger du "bon côté de l'Histoire".

Les pays occidentaux réclament le départ du président Bachar al-Assad en raison de la répression qui a fait, selon les Nations unies, plus de 3500 morts depuis le 15 mars en Syrie. Début octobre, le président Dmitri Medvedev avait appelé pour la première fois le président syrien à accepter des réformes ou à démissionner. Mais la Russie s'oppose à toute résolution du Conseil de sécurité de l'ONU imposant des sanctions, insistant sur la nécessité du dialogue et faisant porter une part de la responsabilité des violences sur l'opposition elle-même. Elle a répété à plusieurs reprises qu'elle refusait toute ingérence, a fortiori militaire.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/13/97001-20111113FILWWW00093-la-russie-livre-toujours-des-armes-a-la-syrie.php

On continue à vendre des armles puisqu'on a le droit... et qu'on fait tout pour le garder!  :mrgreen:
Difficile de faire plus hypocrite...
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
A. Schopenhauer
http://raconterletravail.fr/

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Re : Syrie
« Réponse #9 le: 20 mars 2012 à 10:35:13 »
un témoignage d'un rescapé arrivé fraichement en France :

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[Mort aux El-Assad et à tous leurs complices !] « Dès le premier jour de la révolution, tous les sujets étaient discutables entre nous sauf un : la possibilité de retourner en arrière vers les temps de l’esclavage »
Posted on 19 mars 2012 by juralib

Ayman al-Aswad est arrivé en France il y a quelques semaines. Cet opposant syrien originaire de Deraa dans le sud du pays, a fui avec sa famille alors qu’il était recherché, listé parmi les opposants à éliminer. Il raconte l’étincelle qui mit le feu aux poudres : comment le régime arrêta et tortura des enfants pour un tag.

Quand êtes-vous sorti de Syrie ?

Je suis sorti clandestinement le 12 mai par la frontière jordanienne car j’étais activiste et étais poursuivi par le régime. Je suis resté sept mois ensuite dans ce pays, à relayer toutes les informations qui nous arrivaient en particulier les vidéos.

On dit que la révolution est partie de Deraa lorsque des enfants ont tagué des inscriptions contre Bachar al-Assad sur des murs de la ville. Pouvez-vous confirmer ?

Cette histoire est une raison directe du début de la révolution mais il ne faut pas occulter que la vraie raison réside dans les 40 ans durant lesquelles les Syriens ont vécu sous un régime despotique.

Quinze enfants avaient écrit sur les murs d’une école élémentaire « ton tour est arrivé docteur » [Bachar al-Assad est médecin ophtalmologiste, NDLR]. Ils ont arrêté tous ces enfants à l’exception de deux qui se sont cachés chez moi.

Ils ont torturé les enfants très violemment, ils leurs ont arraché les ongles, notamment. Il y a une vidéo bien connue qui montre le visage de l’un de ces enfants avec des hématomes.

Les parents ont demandé leur libération par l’intermédiaire des grandes familles de la ville. Mais la demande a été rejetée.

Au troisième jour, il y a eu une rumeur selon laquelle les enfants allaient être libérés pour essayer d’atténuer la révolution. En fait, ils ont apporté un groupe d’enfants dans des véhicules à l’endroit où il y avait un rassemblement de la population, à côté de la mosquée. Mais les gamins libérés n’étaient pas ceux qui avaient écrit sur les murs de l’école. Certains faisaient bien partie de ce groupe mais les autres avaient été arrêtés durant les jours précédents, aux premiers jours de la révolution. Ceux qui sont restés détenus ont été gardés longtemps.

Ils ont été libérés petit à petit, sauf un. Je ne me souviens plus de son prénom mais son nom est Abazit, c’est le fils de Saani Abazit. Ils l’ont gardé sept mois en détention car ils attendaient que les traces sur son corps disparaissent. Finalement il a été libéré lors de l’Aïd el-Fitr.

Quelle est la situation aujourd’hui à Deraa ?

À Deraa il y a toujours la présence de l’armée, il y a toujours des barrages partout. La sécurité est partout. Les centres sanitaires sont confisqués au profit des forces de sécurité, les écoles également. Même le stade est devenu le siège des forces armées et sert de centre de détention pour les habitants, dont certains sont envoyés ensuite à Damas. Il y a aussi des couvre-feux.

Et du point de vue humanitaire ?

La situation est déplorable. Cela fait onze mois que la population n’a pas de revenu, pas de travail. La seule chose qui atténue la situation c’est la solidarité entre les personnes et les dons des familles qui travaillent à l’étranger. Il y a des snipers en haut des bâtiments officiels. L’électricité et les communications sont rarement opérationnelles.

Le fioul est très rare, les bonbonnes de gaz également et lorsqu’on en trouve le prix est multiplié par quatre. Et il y a des manifestations tous les jours. Ils dispersent les manifestants avec des grenades lacrymogènes mais aussi parfois à balles réelles. Tout rassemblement à Deraa est une manifestation. Quand les élèves sortaient de l’école au début ils manifestaient.

Quelle activité aviez-vous dans la révolution ?

Je suis un opposant indépendant. Dès le premier jour j’ai participé aux manifestations et comme j’étais déjà militant j’ai aidé à formuler les revendications, à organiser le mouvement. Dès le premier jour, en fait, BBC arabic m’a appelé. Alors j’ai commencé à donner des informations à l’extérieur du pays, ensuite d’autres médias ont fait de même : France 24, Al-Jazeera… Nous étions plein d’espoir et je suis resté sous ma propre identité.

Les 20 premiers jours j’étais le seul à témoigner. On a essayé de m’arrêter le troisième jour des manifestations. J’étais visé mais j’ai pu m’échapper. J’ai appris que je figurais sur une liste des personnes à assassiner. Ils ont arrêté ma femme six heures et lui ont dit qu’ils allaient me découper en morceaux. Ma famille et mon voisinage ont subi un harcèlement. Leurs maisons ont été perquisitionnées plus de dix fois, mises sens dessus-dessous. Ils cherchaient même dans les tiroirs de la cuisine, comme si j’avais pu m’y cacher. C’était pour les effrayer. La télévision syrienne et la chaîne officielle Al-Dounia a démenti tout ce que je rapportais, affirmant que j’étais aveugle alors que je disais au téléphone avoir vu les choses de mes propres yeux. Comme vous le constatez, je suis parfaitement voyant.

Un an après, quels sont vos espoirs de voir la révolution bientôt aboutir ?

Dès le premier jour de la révolution, tous les sujets étaient discutables entre nous sauf un : la possibilité de retourner en arrière vers les temps de l’esclavage. Le peuple sait que le régime va tomber. Ce que nous ne savons pas c’est : à quel prix.

tempsreel.nouvelobs.com, 15 mars 2012
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Re : Syrie
« Réponse #10 le: 08 août 2012 à 10:42:43 »
Ce matin, en écoutant les infos sur France Inter, j'ai halluciné  :| :X: Il m'annonçait que $arko avait passé 40mn au téléphone avec le chef de l'opposition syrienne pour parler de la situation ......
Mais enfin, à quel titre ????? Sarko n'est plus rien, pas même chef d'un parti d'opposition en France :mrgreen: :mrgreen: A moins que ce ne soit en tant que conseiller du roi du Maroc ???

J'en ai trouvé trace ICI:
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Syrie: Sarkozy et le CNS (Le Monde)
08 Août 2012 Par Arpège

21 heures : Nicolas Sarkozy s'entretient avec le chef du Conseil national syrien L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy s'est entretenu longuement par téléphone avec le président du Conseil national syrien, Abdel Basset Sayda. Dans un communiqué commun, ils affirment avoir évoqué "pendant près de 40 minutes" la situation dans le pays. "Ils ont constaté la complète convergence de leurs analyses sur la gravité de la crise syrienne et sur la nécessité d'une action rapide de la communauté internationale pour éviter des massacres", soulignent-ils dans leur communiqué diffusé à Paris.

MM. Sarkozy et Sayda insistent également sur les "grandes similitudes avec la crise libyenne". La crise en Libye avait débouché en octobre 2011 sur la mort de Mouammar Kadhafi, après plusieurs mois d'affrontements.


Texte similaire sur le Figaro où les commentateurs sont évidemment ravis ....... Moi je constate juste que lorsqu'il disait qu'on n'entendrait plus parler de lui....... ben c'était des conneries  :pleur3: :pleur3: :pleur3:
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
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Re : Syrie
« Réponse #11 le: 08 août 2012 à 12:56:56 »
Bof.
Le Conseil National Syrien a une légitimité toute relative, surtout sur le terrain paraît-il; la crise en Syrie a commencé il y a un an et demi alors que Sarkozy n'a quitté le pouvoir qu'il y a trois mois; les 40 minutes sonnent surtout comme un chiffre exhibé telle une performance digne des JO.
Pas terrible, comme super-retour-de-la-mort-qui-tue. L'UMP fait pitié, elle s'est aperçue qu'elle était médiatiquement inexistante depuis des semaines, elle utilise le sang des morts syriens pour prendre un peu de place dans les journaux.

A moins que l'on ai rien compris au fond de l'affaire, auquel cas restent deux hypothèses :
-Nicolas Sarkozy cherche déjà des financements pour la campagne présidentielle de 2017, ou
-en réalité Nicolas Sarkozy n'est intervenu là qu'en tant qu'ami personnel de Bernard Henri Lévy.
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Re : Syrie
« Réponse #12 le: 11 août 2012 à 18:42:14 »
Après l'affaire Amesys, une seconde entreprise française est épinglée par une ONG parce qu'elle aide un régime oppresseur, le régime syrien, à espionner les communication de ses citoyens.... ici, les internautes.

L'article de télérama :

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Quel est le point commun entre feu Mouammar Kadhafi et Bachar el-Assad ? La dictature sanguinaire, oui. Mais pas que. Tous deux ont pu compter – directement ou non – sur le savoir-faire de sociétés françaises pour surveiller les télécommunications de leur population. A l’été 2011, Amesys, une filiale du groupe Bull, s’est retrouvée en pleine lumière quand la presse a découvert l’existence de contrats signés avec la Libye. Nom de code du projet : Candy. Objectif : vendre à la Jamahirya un système baptisé Eagle, capable d’espionner le moindre courriel du moindre opposant au régime. Depuis, Bull s’est débarrassé d’Amesys, l’association Sherpa a déposé une plainte contre X devant le parquet de Paris, et l’enquête a été confiée à Céline Hildenbrandt, une juge du pôle spécialisé dans les crimes de guerre et crimes contre l’humanité au tribunal de grande instance de Paris.

Un an plus tard, c’est au tour d’une deuxième entreprise de se retrouver à son corps défendant sous les sunlights judiciaires : Qosmos, 954% de croissance en cinq ans, accusée par la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et la Ligue des droits de l’homme (LDH) d’avoir pu « être impliquée dans la commission d’actes de tortures et de crimes contre l’humanité » en fournissant au potentat syrien un système semblable à celui d’Amesys. Mercredi 25 juillet 2012, les deux ONG ont déposé une dénonciation au parquet de Paris, qui a ouvert dès le lendemain une enquête préliminaire.

En novembre 2011, Qosmos avait pris les devants en annonçant publiquement son retrait de l’opération Asfador, dans le cadre de laquelle elle avait fourni du matériel à la société italienne Area SpA, fournisseur de la Syrie en gadgets high-tech redoutables. « Qosmos ne fournira jamais sa technologie à ceux qui la vendent aux régimes autoritaires », pouvait-on lire dans un communiqué. C’est devenu une ligne de défense classique chez certains marchands d’armes numériques, qui nient toute responsabilité en rappelant qu’ils ne traitent pas directement avec les Etats concernés mais auprès d’intégrateurs (Area SpA, en l’occurrence). Pour se défendre, Qosmos pourra compter sur les services de Me Chabert, qui s’est déjà fait connaître en représentant Claude Guéant dans l’affaire Copwatch et l’Etat lors du procès Colonna. La société « n’a absolument rien à se reprocher » a-t-il plaidé à l’AFP.

Mais les événements pourraient également prendre une tournure politique pour deux raisons :

– Qosmos (comme Amesys quand elle était encore dans le giron de Bull) a bénéficié d’une injection financière publique. Le Fonds stratégique d’investissement (FSI), créé à l’initiative de Nicolas Sarkozy en 2008, est devenu actionnaire de Bull à hauteur de 5% en août 2011, et a investi 10 millions d’euros le mois suivant pour aider au développement de Qosmos. Joint au téléphone par Télérama, le FSI ne fait pour l’instant valoir « aucune position officielle » sur un sujet forcément sensible.

– Le cadre légal est aujourd’hui inexistant. Hormis une résolution du Parlement européen en avril 2012, qui vise à poser les premiers jalons d’un texte communautaire, l’exportation d’armes numériques n’est aujourd’hui soumise à aucune réglementation. En France, les articles 226 et R226 du Code pénal, relatifs au développement, à la vente et à l’exportation de « procédés pouvant porter atteinte à l’intimité et à la vie privée d’autrui », semblent bien maigres.

Le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) est formel : les Commissions interministérielles pour l'étude des exportations de matériel de guerre (CIEEMG) ne sont pas compétentes dans le domaine des systèmes de surveillance informatique. Et la France n’est pas la seule à avoir ces carences. Au Royaume-Uni, l’ONG Privacy International vient d’entamer une procédure légale pour forcer le gouvernement britannique à légiférer. Interrogée sur la question il y a quelques jours lors des rencontres de Pétrarque à Montpellier, la secrétaire d’Etat à l’économie numérique, Fleur Pellerin, s’est dite « à titre personnel […] opposée à ce qu’on exporte des systèmes de surveillance d’Internet ».

Sollicité, son cabinet renvoie vers ses déclarations et rappelle que sous Hollande, « c’est le royaume de la RIM [la réunion inter-ministérielle, ndlr] ». En d’autres termes, les ministères des Affaires étrangères et de la Défense doivent également prendre part aux discussions sur un épineux débat qui tourne déjà à la schizophrénie diplomatique : comment condamner un régime qu’on a contribué à équiper ?


Ma question : si c'est mal pour une dictature, en quoi c'est bien dans une démocratie ? Parce que dans la démocratie, c'est "pour notre bien" ???  :fache: :fache: :fache:

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Re : Syrie
« Réponse #13 le: 17 janvier 2014 à 14:40:03 »
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Assiégés, les Palestiniens du camp de Yarmouk dépérissent
 
Depuis plusieurs mois, le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, à l’entrée sud de Damas, subit le blocus des forces de Bachar al-Assad qui tentent d’étouffer les groupes de rebelles qui s’y sont installés. Pris entre deux feux et coupés du monde, les habitants manquent de tout.
 
Le siège du camp a commencé il y a dix mois et fait partie d’une vaste opération militaire menée par l’armée régulière pour contrôler la banlieue sud de Damas. Ces derniers mois, elle a repris plusieurs localités voisines de Yarmouk dans ce qu’elle a qualifié d’"opération anti-terroriste", resserrant encore l’étau autour du camp.
 
Très peu d’informations filtrent de l’intérieur de ce camp, dont les habitants n’ont plus le droit de sortir. Les réseaux de communications sont régulièrement coupés. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) estime toutefois que 46 personnes y ont péri ces trois derniers mois, mais seulement 15 morts ont été confirmés par l’ONU. Ces décès seraient principalement dus au manque de nourriture mais également à la situation sanitaire catastrophique. Les enfants seraient par ailleurs nombreux à souffrir de maladies liées à la malnutrition.
 
Une équipe humanitaire des Nations Unies a tenté, mercredi 15 janvier, d’acheminer des rations alimentaires et des vaccins contre la polio vers le camp, mais une fusillade l’en a empêché. Le régime syrien et les rebelles armés basés à l’intérieur du camp se renvoient la responsabilité du déclenchement des violences.
 
Le camp de Yarmouk, créé en 1957, est le plus grand camp de réfugiés palestiniens en Syrie. Il s’étend sur une superficie de deux kilomètres carrés et abritait avant le conflit syrien, selon le UNHCR, plus de 148 000 réfugiés. Ses habitants ne sont pas exclusivement palestiniens. Des Syriens de condition modeste y vivent également.
 
Un jeune de Yarmouk : "Nous n'avons plus de quoi payer un kilo de riz ou de blé ! Nous n'avons rien à voir avec tout ça, nous voulons juste avoir de quoi manger et de quoi boire ! Nous voulons que le camp soit en paix ! Nous n'avons rien à voir avec qui que ce soit, je le jure ! Qu'est-ce que j'ai fait moi pour ne pas voir mon père depuis un an ?".

"Un kilo de riz se négocie à 36 euros à l’intérieur du camp"
Shamel est un membre du réseau Sham News Network. Le mois dernier, il a fui Hajar al-aswad, un quartier limitrophe du camp de Yarmouk. Il reste en contact avec des habitants du camp.
 
En novembre 2012, le camp de Yarmouk a été encerclé par l’armée régulière. Plusieurs barrages ont été placés à l’entrée du camp pour empêcher les entrées et les sorties des rebelles. Les civils qui allaient chercher des vivres à l’extérieur du camp n’avaient pas le droit de rentrer avec une ration supérieure à celle d’une seule journée. Le but était non seulement d’appauvrir les réserves des habitants mais également de les empêcher d’apporter des vivres aux rebelles.
 
À l’époque, ceux qui ont pu prendre la fuite vers la Jordanie ou le Liban l’ont fait [environ 100 000 habitants avaient fui en décembre 2012, NDLR]. Mais ceux qui n’en avaient pas les moyens et qui n’avaient pas de proches à l’extérieur du camp sont restés. Ils sont aujourd’hui dans une prison à ciel ouvert.
 
Depuis 10 mois, le siège du camp de Yarmouk est total. Rien, ni personne n’est autorisé à entrer et les habitants manquent de tout. Les images et les témoignages que l’on voit sur Internet sont envoyés par des militants qui utilisent une connexion satellitaire mise en place avant le blocus.
 
Les rares vivres sont vendus à des prix exorbitants au marché noir. Le kilo de riz coûte 150 livres [80 centimes d’euro, NDLR] ailleurs et se négocie à 7 000 livres [36 euros, NDLR] à l’intérieur du camp ! Ces produits arrivent par les réseaux de contrebande mis en place par des Palestiniens proches du FPLP-CG [le Front populaire de Libération de la Palestine - Commandement Général, est un groupuscule armé et financé par le pouvoir syrien. Il s’était opposé à l’arrivée des rebelles dans la camp, NDLR]. Ils s’entendent avec les soldats qui tiennent les barrages pour laisser passer les ravitaillements et ces derniers touchent une commission. C’est un commerce très juteux.
 
"Le camp de Yarmouk est un enjeu stratégique pour couper la route aux rebelles"
Maher Ayoub est un journaliste palestinien. Ancien habitant de Yarmouk, il a fui en septembre 2012.
 
Le camp de Yarmouk est victime de sa position géographique. Il se situe à la porte sud de Damas, dans la banlieue la plus proche du centre de la capitale [huit kilomètres au sud du centre-ville de Damas, NDLR] et constitue, par conséquent, un enjeu stratégique pour couper la route aux rebelles.
 
L’armée contrôle le sud de Damas et, grâce aux opérations militaires récentes, elle est désormais implantée également au sud de Yarmouk. Autrement dit, elle encercle le camp et les quartiers alentours où se trouvent les factions rebelles qui sont donc prises en étau. Le régime ne lèvera pas le siège tant qu’il n’aura pas étouffé l’opposition armée.
 
Comme en Irak, les réfugiés palestiniens sont les victimes collatérales de ce conflit.


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Re : Syrie
« Réponse #14 le: 25 janvier 2015 à 13:55:22 »
Pour ceux qui seraient à proximité :super:

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L'art au milieu du désastre: la création syrienne s'expose près de Bordeaux

Dépeindre les horreurs de la guerre et montrer, malgré tout, l'importance de l'art au milieu du désastre: une quinzaine d'artistes contemporains syriens exposent jusqu'au 12 février à Cenon (Gironde) leur vision bouleversante d'une réalité terrifiante, la destruction de leur pays.

Intitulée "L'art en marche, artistes syriens d'aujourd'hui", l'exposition présente une soixantaine d'oeuvres - photographies, oeuvres numériques, dessins, peintures, vidéos - d'artistes de la nouvelle génération. Certains ont été contraints à l'exil et se sont dispersés dans différents pays d'Europe. D'autres vivent encore à Damas où ils tentent de continuer à créer, malgré un conflit qui a fait plus de 200.000 morts depuis 2011.

"Les images diffusées par les médias créent un fossé entre le spectateur européen et la population syrienne: villes bombardées, immeubles détruits, enfants en souffrance, extrémismes religieux. L'art nous apporte une autre vision de la situation. Les artistes témoignent de ce qu'ils vivent", explique Delphine Leccas, spécialiste de l'art contemporain au Proche-Orient et commissaire de l'exposition présentée au Rocher de Palmer, dynamique lieu culturel de la banlieue bordelaise.

Toutes ces "oeuvres de guerre", tout en soulignant la vitalité d'une création syrienne déjà mûrie à l'ombre de la dictature de Bachar al-Assad, montrent surtout comment l'urgence, intimée par le conflit, a affecté directement le travail des artistes. Forcés d'abandonner leurs ateliers, plongés dans les milliers d'images des manifestations et des exactions diffusées sur les réseaux sociaux, ils se sont engouffrés dans la brèche des outils numériques. Les formats se sont réduits, les techniques se sont simplifiées. Et l'anonymat d'internet a parfois servi de protection.

Mohamad Omran, 36 ans, exilé à Paris, a ainsi délaissé la sculpture pour réaliser de petites images aux couleurs criardes, réalisées aux feutres puis numérisées, où les provocations sur le régime le disputent au cynisme sur ses compatriotes. Contraint d'abandonner la gravure faute de presses, Yaser Safi, 39 ans, qui vit toujours à Damas, remplit, lui, ses carnets de silhouettes macabres.

Les images sont parfois brutes, telles celles du photojournaliste Muzaffar Salman, réalisées en 2013 à Alep, où les constellations d'étoiles et celles d'impacts de balles se répondent. "Je voulais montrer des gens en train de faire la révolution, des gens et des moments", raconte le photographe de 38 ans, aujourd'hui réfugié à la Maison des journalistes à Paris.

- Images documentaires -

Pour d'autres, les images documentaires ont d'abord servi de support. Amr Fahed, 32 ans, toujours en Syrie, rend ainsi un hommage vibrant à son peuple à partir de photos en noir et blanc des premières manifestations. Sur ces images grattées, puis éraflées, les oiseaux se transforment en avions, les quadrillages en pluies d'obus. Les oeuvres d'Akram Al Halabi s'appuient, elles, sur des images tirées de vidéos diffusées sur internet et retravaillées jusqu'à l'abstraction.

"Au début, nous regardions tous ces vidéos publiées sur internet. Elles étaient souvent de mauvaise qualité. A mon tour, j'ai pris ces vidéos en photo pour les montrer différemment", explique l'artiste de 33 ans installé à Vienne depuis 2007. Cette série ne fait finalement apparaître que des à-plats flous, cernés de mots, qui résonnent comme des signaux hypnotiques après des heures passées devant un flot d'images insoutenables.

Barrés de slogans en arabe bombés à l'aérosol, les grands portraits à la craie sanguine de Monif Ajaj témoignent aussi de cette irruption de la guerre et de la "nécessité d'exprimer sa colère". Résidant désormais en Dordogne, le plasticien, formé à Moscou, présente aussi deux portraits acerbes d'un Bachar al-Assad réduit à l'image de "marionnette", un pied de nez à l'omniprésence des portraits du dirigeant syrien dans le pays.

"Toutes ces oeuvres montrent une traversée artistique d'une réalité momentanée", explique l'écrivain bordelais Christophe Dabitch, auteur d'un livre sur la Syrie et coorganisateur de l'exposition soutenue par Amnesty International. "Chaque artiste offre un rendu très intime et très différent. Il n'y a pas réellement d'école, mais des visions très personnelles d'une situation tournant à la folie meurtrière".

- "L'art en marche, artistes syriens d'aujourd'hui" - du 24 janvier au 12 février au Rocher de Palmer, Cenon (Gironde).

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Re : Syrie
« Réponse #15 le: 16 décembre 2016 à 21:01:08 »
sur la Syrie, et surtout sur le drame d'ALEP , je constate que nous nous taisons

J'en déduis que vous êtes tous aussi désarçonnés que moi ?

Perso je ne sais vraiment plus quoi penser, (penser, genre analyser, je veux dire ... l'émotion et l'indignation sont là , c'est le "comprendre" qui manque)

Franchement depuis Sarajevo, j'ai la tête à l'envers face aux guerres ! Je ne sais plus qui , quoi, comment, croire ou ne pas croire aux infos qui nous parviennent !!!
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
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Re : Syrie
« Réponse #16 le: 17 décembre 2016 à 09:33:11 »
Alors alors.... Avant que de me taire un peu à partir de demain - départ un peu loin pour les obsèques d'un très cher proche - , je me permets d'infirmer, RN, qu'en ce qui me concerne je taciturne parce que désarçonnée. J'ai fermé mon grand bec, (et espère-je, d'autres avec moi pour les mêmes motifs), parce que, ben, l'oubli, le terrible oubli..... de la Libye....

Comment est-il possible que, si peu de temps après la Libye, ce fil Syrie n'ait plutôt relayé que des trucs du même tonneau, bois et contenu ensemble, jusqu'à la caricature, que ceux qui ont présidé à la manipulation méga massive d'alors en Libye, et comment est-il possible qu'avec les "révélations" successives qui ont prouvé mezzo voce que les alter-médias d'alors (évidemment réputés complotistes, ça devrait pourtant servir de label, non ?) étaient en réalité en dessous de la vérité ?

Désarçonnée, RN ? Je te suggère pour ne plus l'être de retourner sur le fil Libye, tiens, aux environs des interventions de Sarkome  :merci: vers le 10/04/2011, celles de Syberia et Tyger, et d'autres, les miennes  :gene1: fin 12/2011, début 2012...et 21/03/....2015.....oh, et puis après tout,  je te suggère en fait de prendre le temps de lire les 3 pages : entre autres absolues similitudes, tu y trouveras la même méthodologie d' "infos" mensongères claironnées, puis démenties à bruit minuscule, les mêmes "témoins" de [im-]moralité de (sympathiquement) nommés "rebelles" appelant à sauver un peuple mille fois massacré, "rebelles" miraculeusement sortis d'une épouvantable dictature dans laquelle on ne pouvait bouger un cil, et les mêmes dénigrements de la parole des quelques voix ayant réussi à s'élever contre la leçon-doxa que l'on t'intimait de croire...
Tout particulièrement d'actualité, tu reverras peut-être avec intérêt le témoignage de Lizzy Phelan sur Tripoli ( témoignage vis à vis duquel le tombereau de crachats a été ....  :jesus: ), et pourras ainsi le comparer avec celui aujourd'hui d'Eva Bartlett sur Alep Est, témoignage dont l'extrait (qualifié derechef, par les mêmes, de "viral", ben oui, on s'fait coller une maladie, beleus que nous sommes....) fait le tour de la toile actuellement.

Chiche ? Ou bien on préfère l'oubli ? Le redoutable oubli ?

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Re : Syrie
« Réponse #17 le: 17 décembre 2016 à 09:44:10 »
Juste un petit "s'cusez" pour les post de ce fil qui ont un peu modéré la portée de la donne médiatique, il y en a !

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Re : Syrie
« Réponse #18 le: 17 décembre 2016 à 16:58:22 »
Condoléances chère vieille chose !
Et oui, j'irais relire le fil Lybie, mais je doute que cela suffise à m'éclaircir les idées ... car si je suis lucide et critique sur les infos que nous assènent la majorité des médias, je suis aussi un pouillou dubitative devant celui d'Eva Bartlett, diffusé depuis le QG de la Russie à l'ONU ...

(gros lapsus ! je voulais dire le QG de la Syrie à l'ONU)

Les mensonges et la désinformation me semblent venir de tous les côtés !
« Modifié: 17 décembre 2016 à 17:41:05 par reveillonsnous »
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Re : Syrie
« Réponse #19 le: 17 décembre 2016 à 17:56:52 »
Oui oui, je sais, Eva Barlett est une pimbêche, les States lui avaient proposé le leur, de QG à l'ONU, pour la conf de presse, mais elle n'aimait ni leurs toilettes, ni le PQ ( qui s'avère avoir été un double-pin : imprimé p'tites fleurs et parfumé !)...  :diable: Quant à celui de la France, proposé aussi comme bien tu le penses, elle a trouvé qu'il y avait une déco de chiottes...  :naah:





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Re : Syrie
« Réponse #20 le: 11 mars 2017 à 12:31:02 »
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Lafarge, du financement de groupes armés au mur anti-migrants de Trump


L’entreprise franco-suisse de ciment LafargeHolcim a reconnu, ce 2 mars, avoir financé des groupes armés en Syrie entre 2012 et 2014 pour maintenir en activité son usine syrienne dans un pays en pleine guerre (lire leur communiqué en anglais). Six mois après les premières révélations du quotidien Le Monde sur les pratiques douteuses de l’usine syrienne de Lafarge, l’entreprise a concédé que « les mesures prises pour poursuivre l’activité de son usine étaient inacceptables » et que la filiale locale de Lafarge avait « remis des fonds à des tierces parties afin de trouver des arrangements avec un certain nombre de ces groupes armés, dont des tiers visés par des sanctions ».

Selon Le Monde, ces arrangements ont profité à l’organisation Etat islamique, présente dans la zone. Le ministère de l’Économie et l’ONG Sherpa ont saisi la justice contre Lafarge pour financement présumé du terrorisme.

En conséquence de ces « erreurs », l’entreprise a décidé de mettre en place un nouveau comité d’éthique, d’intégrité et d’évaluation du risque. Celui-ci va-t-il bientôt devoir plancher sur l’un des nouveaux marchés potentiels de Lafarge : celui du mur anti-migrants que Trump veut faire construire à la frontière des États-Unis avec le Mexique. Selon les informations d’un journal suisse, le Tagesanzeiger, le fabriquant franco-suisse de ciment serait en effet parmi les entreprises candidates à cet immense marché public : l’érection d’un mur le long d’une frontière de plus de 3000 kilomètres, sur lequel viendront s’échouer les migrants les plus pauvres d’Amérique latine.
« Modifié: 11 mars 2017 à 13:15:32 par raja »

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Re : Syrie
« Réponse #21 le: 11 mars 2017 à 12:51:29 »
On aboutit, avec les turpitudes successives de Lafarge, (que leur cour est pleine....  :diable:), à avoir Trump-le Mexique dans le fil Syrie, alors je continue avec une question subsidiaire qui devrait aussi être dans un autre fil   :diable:  :diable: :

SE POSE-T-ON LA QUESTION ? TRUMP CONSTRUIT UN MUR ENTRE LES STATES ET LE MEXIQUE POUR EMPÊCHER LES MEXICAINS D'ENTRER DANS LES STATES (depuis des années on "se contente" de pucer au mieux, d'assassiner au pire, les "clandestins" mexicains tentant le voyage), ALORS QUE MEXIQUE ET STATES SONT LIES PAR UN TRAITE DE LIBRE ECHANGE (AVEC LE CANADA) AU MEXIQUE DEPUIS, QUOI, VINGT ET QUELQUES ANNEES AU MOINS ?

J'trouve que ça en dit plus long qu'un long discours sur ce que sont les traités de libre-change, comme en dit long sur la direction de Lafarge ses longues amitiés successives avec certains phares du FN.  C'est un raccourci hasardeux ?   :jesors:

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Re : Syrie
« Réponse #22 le: 07 avril 2017 à 08:43:23 »
Bon alors, c'est le jour où l'on voit que nos joyeux médias, cherchez l'erreur, viennent de décréter que les candidats à la présidentielle doivent avoir un avis sur la frappe Trump en Syrie, je cite  "en représailles à l'utilisation d'armes interdites par Assad contre son propre peuple"....., et surtout un avis sur Assad et Poutine, tiens donc... Des fois que ça en mette certains "en difficulté", parmi ces candidats, dont un qui monte qui monte dans les sondages ...

De mon côté ce n'est que moi, je trouvais quand même raisonnable qu'une enquête ONU ait bien lieu avant de décréter coupables des dont sincèrement je ne vois pas une seconde l'intérêt qu'ils auraient à un tel acte, et en second effet kiss cool, la présomption d'innocence qu'on nous brandit à tout va dans la campagne prez en d'autres sujets, elle est où, là, alors même que l'on a sous le coude X précédents où ce que l'on imputait à Assad comme à d'autres s'est révélé faux.

Au fait, rappelez-moi, c'est bien contre Daesh en principe qu'on se bat en Syrie actuellement, ou je m'gourre ?  :]

Pis rappelez-moi aussi, Trump, c'est bien ce p'tit gars qui un peu + d'jeune que maintenant, après que 3 jeunes noirs aient été arrêtés pour les viol et assassinat d'une blanche , crimes dont ils contestaient formellement être les auteurs, appelait urbi et orbi dans tous les médias à ce qu'on les exécute tout de suite, et déclarait qu'il y mettrait lui-même la main si possible  ? C'est çui là qui, une fois l'innocence de ces 3 prouvée, s'est dispensé d'excuses pour ses appels au meurtre à leur encontre ? On parle bien du même ?  :]  :]  :]