Auteur Sujet: Espagne  (Lu 13620 fois)

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Re : Espagne
« Réponse #50 le: 01 février 2015 à 12:02:59 »
Et la france c'est pour quand? :nono:

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Podemos a rassemblé des dizaines de milliers d'Espagnols à Madrid


-Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi 31 janvier dans les rues de Madrid aux côtés de Podemos.
-Le parti de gauche radicale avait invité les Espagnols à participer à grande « marche pour le changement ».
-L'Europe observe de près cet événement qui, une semaine après la victoire de Syriza en Grèce, représente un nouveau message anti-austérité.


Près d'une semaine après la victoire de Syriza en Grèce, c'est au tour du parti espagnol Podemos de faire résonner le message anti-austérité en Europe. Ce jeune parti de la gauche radicale, issu du mouvement des indignés qui a soulevé des foules en Espagne contre l'austérité à partir du 15 mai 2011, a rassemblé des dizaines de milliers de sympathisants, samedi 31 janvier, dans les rues de Madrid, pour sa grande « marche pour le changement ».

« Le vent du changement a commencé à souffler sur l'Europe », a déclaré Pablo Iglesias, le leader du parti, devant une foule compacte réunie place de la Puerta del Sol dans le centre de Madrid, brandissant drapeaux grecs et républicains de la gauche espagnole. Auparavant, les manifestants ont défilé depuis la place de Cibeles, à moins de deux kilomètres, où ils avaient conflué par dizaines de milliers dans le centre historique de la capitale.

La foule a écouté avec ferveur Pablo Iglesias, 36 ans, et sa jeune équipe, en scandant régulièrement, poing droit levé « Si se puede, si se puede! (Oui c'est possible!) ». Podemos, qui signifie « Nous pouvons », dénonce la haute finance, l'austérité et l'establishment accusé de corruption, la « caste », qui aurait laissé le peuple dans une situation « d'humiliation et d'appauvrissement ».

Le leader de Podemos, Pablo Iglesias, lors de la "marche pour le changement", à Madrid, le 31 janvier 2015.

« Tic tac, tic tac, c'est l'heure du changement », lisait-on aussi sur les calicots de manifestants débarqués de bus des quatre coins de l'Espagne sous un froid soleil d'hiver. En Espagne, « les privilégiés ont rompu le pacte de coexistence », a lancé Iñigo Errejon, 31 ans, le numéro deux de Podemos. « Nous sommes venus célébrer le fait qu'en 2015, le peuple va recupérer la souveraineté! ».

C'est le premier grand rassemblement de ce parti qui grimpe dans les sondages et dépasserait déjà le Parti socialiste (PSOE), dans l'opposition, et même parfois les conservateurs du Parti populaire, au pouvoir, à quelques mois des élections régionales de mai.

« UN TREMBLEMENT DE TERRE » POUR MÉLENCHON

Cette mobilisation inspire d'autres partis européens. Après avoir soutenu le parti grec Syriza avant le scrutin du 25 janvier, le fondateur du Parti de gauche (PG), Jean-Luc Mélenchon, qui siège au Parlement européen aux côtés du chef de file de Podemos, Pablo Iglesias, a lui aussi participé à la manifestation.

« Ce qui s'est passé en Grèce est historique. Tout le monde sait que la suivante, c'est l'Espagne », a assuré samedi au quotidien en ligne Publico, M. Mélenchon. « On est dans un tremblement de terre politique européen », a-t-il déclaré lors de la manifestation. « L'histoire est en train de se faire ». La victoire du parti anti-libéral Syriza en Grèce « est considérable, la mobilisation en Espagne, je ne sais pas si elle sera victorieuse, mais elle fait déjà bouger les lignes », a-t-il poursuivi.


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Re : Espagne
« Réponse #51 le: 25 mai 2015 à 09:04:50 »
Des résultats électoraux, qui font penser à ce qui pourrait se passer en France... Si la soupe n'était servie avec tant de régularité au Front National.

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Rien ne va plus pour le Parti populaire et le Parti socialiste, les deux poids lourds de la vie politique espagnole. La percée des mouvements politiques issus des "indignés" à l'occasion des élections municipales et régionales, dimanche, rebat les cartes dans le pays, avec un possible basculement des deux plus grands villes, Madrid et Barcelone, dans le giron de la gauche. A l'échelon national, le parti de gauche radical Podemos confirme sa troisième place. 

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Re : Espagne
« Réponse #52 le: 26 mai 2015 à 16:41:25 »
Oui, c'est réjouissant.  :super:

Mais quand on pense à la Grèce... on peut se demander si ça servira à grand chose...  :/
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
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