Auteur Sujet: Le président UMP de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer  (Lu 4073 fois)

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Le président UMP de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer
« le: 30 septembre 2010 à 12:03:40 »
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Quand Accoyer salue l'arrivée de Ceausescu dans l'hémicycle


Le président UMP de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a commis un lapsus de taille mercredi. Lors de l'ouverture de la traditionnelle séance de questions au gouvernement, Bernard Accoyer a souhaité la bienvenue dans l'hémicycle "à une délégation de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, conduite par son président". Mais au moment de citer le président, le Turc Mevlüt Cavusoglu, il a écorché son nom en prononçant "Mevlüt Ceausescu", dans une confusion avec le patronyme de l'ancien dictateur roumain, Nicolae Ceausescu. S'y reprenant à deux fois pour prononcer le nom du dictateur, Bernard Accoyer ne s'est pas rendu compte de son erreur... et l'assistance n'a pas bronché.

Deux semaines après la séance explosive lors de laquelle a été votée la réforme des retraites, il faut dire que Bernard Accoyer reste sous pression. Cette semaine encore, dans une tribune publiée dans Le Monde daté de mercredi, les présidents de groupe et députés de l'opposition ont réclamé sa démission. Ces derniers lui reprochent d'avoir interrompu la séance d'explication des votes, alors que 142 députés de gauche étaient encore inscrits. "L'Élysée a préféré le coup de force. L'honneur du président de l'Assemblée nationale aurait dû être de faire respecter le Parlement plutôt que d'imposer l'arbitraire. Une fois encore, une fois de plus, une fois de trop", écrivent les parlementaires. À cette attaque, le président de l'Assemblée nationale a répliqué "avoir rempli sa mission" et "protégé l'institution" contre "l'obstruction" parlementaire. "La question de ma démission ne se pose pas. La remise en cause institutionnelle (par la gauche) n'a pas de fondement", a-t-il insisté.

Malgré son malencontreux lapsus, Bernard Accoyer n'a pas volé la vedette à Rachida Dati qui a alimenté le buzz cette semaine. Invitée dimanche sur Canal+, l'ancienne garde des Sceaux s'en prenait aux fonds d'investissement étrangers lorsque sa langue a dérapé : "Quand je vois certains qui demandent des taux de rentabilité à 20, 25 %, avec une fellation quasi nulle"... Dès le lendemain, Rachida Dati s'est expliquée en postant un commentaire sur sa page Facebook. "Cela peut arriver de parler trop vite dans ce format d'émission", a-t-elle estimé, trouvant toutefois "dommage que ce soit le seul message politique qui ait été repris, surtout sur un sujet aussi grave."

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