Auteur Sujet: G8, G20, tous les "puissants" au même endroit...  (Lu 1408 fois)

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G8, G20, tous les "puissants" au même endroit...
« le: 29 juin 2010 à 10:10:08 »
et bon nombre de protestataires au RDV aussi :

http://www.boston.com/bigpicture/2010/06/g20_protests_in_toronto.html

où l'on voit d'ailleurs que les fouteurs de merde ne sont pas toujours ceux que l'on croit, pour que tout dérape et justifie toujours plus de moyens contre nous :

http://www.cbc.ca/canada/montreal/story/2007/08/22/ot-police-070822.html
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Re : G8, G20, tous les "puissants" au même endroit...
« Réponse #1 le: 29 juin 2010 à 11:04:48 »
Tiens donc, on a pas trop parlé des contestataires dans "lémédias" et dans les dépêches AFP.

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Re : G8, G20, tous les "puissants" au même endroit...
« Réponse #2 le: 06 juillet 2010 à 10:39:49 »
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L’élégante matraque de la démocratie
Article placé le 05 juil 2010, par Mecanopolis

Les mauvais mots sont toujours pour les mauvaises personnes, et les mauvaises personnes n’ont généralement… pas un mot à dire. La violence, en ce sens, n’est jamais celle de celui qui en parle. Jamais un politicien, un porte-parole policier ou militaire ou encore — ce qui revient pratiquement au même — un journaliste ne se portera à la défense de la violence. La violence, c’est toujours l’Autre qui l’exerce. Et comme les classes dirigeantes fondent leur légitimité sur la Démocratie et la Liberté, ils ne pourraient, eux qui sont si sensibles et généreux, être des vecteurs de violence.

cop

Il faut analyser les choses objectivement, disent-ils. Notre société donne la parole aux citoyens : les plus timides consomment — que dis-je ! — votent équitable et signent des pétitions, les plus éduqués écrivent des lettres dans les journaux, les nostalgiques fondent des syndicats, les arracheurs de dents peuvent se présenter aux élections et les plus taquins manifestent pacifiquement. Les plus audacieux peuvent même fonder leur propre entreprise citoyenne, organiser des épluchettes de blé d’Inde pour se financer, faire des macarons, passer des tracts… Ils vont bientôt attirer l’attention des forces de l’ordre, mais bon, s’ils n’ont rien à se reprocher, on se demande bien qui ça peut déranger… N’est-ce pas ça, la démocratie ?

Bien sûr, disent encore les gestionnaires du régime, certaines lamentations sont chroniques : des hippies, des anarchistes, des féministes et des révolutionnaires pas trop propres, il y en aura toujours. On se souvient de la violence «terroriste» du Black Bloc lors du Sommet des Amériques et de la violence «organique» des grévistes de l’ASSÉ qui avaient déféqué dans un bureau gouvernemental — ce qui était faux, mais avait quand même permis au ministre de se débarrasser des revendicateurs au profit d’interlocuteurs plus raisonnables, donc plus abrutis, que sont la FEUQ et la FECQ. Comble d’ironie, on se souvient aussi de la violence des «pacifistes» manifestant contre le départ des troupes canadiennes vers l’Afghanistan. Pour l’occasion, toujours bien en laisse, Mario Roy nous avait parlé, tout en se grattant le derrière de l’oreille avec la patte qui n’écrit pas, de «l’assaut de pacifistes guerriers» (La Presse, juin 2007).

Lors des manifestations contre le G20 à Toronto, malgré la très démocratique répression systématique, la présence de plusieurs milliers de flics (ils en importent de Montréal, c’est tout dire), les nombreuses d’arrestations, les gaz, le mur de plusieurs kilomètres, la méthodique campagne de dénigrement, d’espionnage et d’intimidation… La même chanson est sans surprise gazouillée à l’unisson par les amis de l’ordre, bien sûr, mais également par une certaine gauche réformiste désirant charmer l’opinion publique (cette somme abstraite et contradictoire d’électeurs-clients) en bichonnant son image de marque.

Comme toujours, la violence dépeinte par les scribouilleurs en laisse est attribuée à ceux et à celles qui la subissent. Selon les fins critères sensibles de l’esthétique bourgeoise, l’action directe n’aura jamais l’élégance d’un gracieux coup de matraque. Car si la répression policière a la possibilité de se transfigurer, comme l’eau en vin, en «opération de paix», en «maintien de l’ordre», voire en «protection des manifestants», l’action militante n’a pas ce privilège. Elle est et restera de la violence «apolitique», «irrationnelle» et «terroriste».

Tout le monde le sait, mais comme beaucoup de gens — même de gauche — écoutent trop la télé, répétons-le encore une fois : dans le monde, les biens des 200 personnes les plus riches dépassent le revenu total de 41% de la population mondiale — soit le revenu de plus de deux milliards et demi de personnes ; au Canada, le salaire des plus grands dirigeants est de 174 fois plus élevés que celui du travailleur ordinaire et le salaire national moyen est gagné par les plus gras des PDG en une demi-journée de travail. Partout sur terre, des gens meurent parce que leur vie est inutile ou nuisible à l’accumulation du capital ; d’autres sont tués par nos armées sans même que les journaux n’en fassent mention ; des centaines de milliers d’enfants naissent, grandissent et meurent dans des dépotoirs ; des millions de jeunes filles sont vendus sur le marché international… Ajoutons que l’étalage indécent des marchandises protégées par les sbires de l’État est violence pour celui qui ne peut se les payer. Et ajoutons encore, accessoirement, que la planète se dégrade à un tel rythme que l’époque grise et terne qui est la nôtre pourrait bien être … la dernière.

Le mandat officiel du G20 est de «promouvoir la stabilité financière internationale». C’est contre cette stabilité de fosse commune que les gens vont manifester dans des sommets comme celui de Toronto. À la violence systématique, froide et calculatrice, ils opposent la force de leur propre volonté d’émancipation. Non seulement ils subissent la répression brutale des forces de l’ordre, mais doivent, à peine remis de leurs émotions, subir la matraque des flics de papiers, ceux que notre société appelle trop généreusement les «journalistes».

Et si la gauche radicale utilise une certaine violence — minime et symbolique, du moins pour le moment — il ne faut pas perdre de vue que son action vise, justement, la fin de la violence. Elle est destructrice, il est vrai, mais destructrice de destruction. Négatrice de la négation, elle est affirmation de liberté et de dignité. Car il sera toujours moins violent de brûler une banque que d’en ouvrir une.

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Re : G8, G20, tous les "puissants" au même endroit...
« Réponse #3 le: 06 juillet 2010 à 15:54:08 »
Je pense qu'a notre temps. Les réunions des G20/G8 ou G dans le C... ne devraient plus se réunir dans une ville du monde, mais sur l'internet C'a éviterait des frais grandioses. Des millions de $/€ par jour et surtout moins de police payé a temps double. Tout ces voleurs de planette  tiendrairt probablement moins de réunions inutiles. Ce qui serait vraiment démocratique serait que l'on puissent lire sur internet, tous ce qui se dit. Que les constestaters du monde pourraitent s'expriment comme dans tout blogs. Il est permis de rever non?

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Re : G8, G20, tous les "puissants" au même endroit...
« Réponse #4 le: 06 juillet 2010 à 16:04:10 »
une webconf en direct sûr que ça serait le top... mais qui c'est qui voudra se lever à 3 heures du mat' pour voir des pig-nioufs se la jouer maître du monde ?
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Re : G8, G20, tous les "puissants" au même endroit...
« Réponse #5 le: 06 juillet 2010 à 19:51:51 »
Mais ca serait filmé. Aucun probleme de décalage horaire.

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Re : G8, G20, tous les "puissants" au même endroit...
« Réponse #6 le: 22 mars 2011 à 08:34:13 »
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Le G8 est partout, nous aussi !

Appel international à actions décentralisées simultanées les 26 et 27 mai 2011

    Deauville et Cannes sont des villes de casinos où seront décidées fortunes et misères par les tricheur-es des G8 et G20. Mais cette fois nous n'irons pas à leur petite fête.   

Car partout nous côtoyons des lieux, façades ou images qui vantent l'arrogance capitaliste. Les profits de quelques-uns grâce aux crises fabriquées s'affichent sans honte malgré leur recours systématique à la délinquance et au contrôle social.

Le contrôle social ? Chaque mouvement, chaque mot, chaque idée sont fichés, fliqués. Chaque tentative de vivre autrement, ou simplement de défendre ses droits, est réprimée violemment, utilisant les bavures toujours plus graves et couvertes, et les lois antiterroristes qui s'appliquent à tou-tes. Il s'agit du contrôle idéologique, économique, spatial, temporel, numérique… Associé à notre passivité, c'est l'outil indispensable à la survie du capitalisme. 

Les lois internationales ont pour but de favoriser l'implantation solide et en douceur du totalitarisme d'aujourd'hui : le capitalisme et son lot de désastres économiques et écologiques. Les référendums sont invalidés. Les élus ne sont pas au service du peuple. Les manifestations sont réprimées violemment par une police nationale qui défend naïvement un pouvoir supranational qui la méprise et l'utilise comme milice privée. Les recours traditionnels démocratiques sont donc inefficaces, quel que soit le pays où nous nous trouvons. Certains peuples osent aujourd'hui, ne soyons pas seulement téléspectateur-es de leur courage. Ces pays pauvres qui se soulèvent nous montrent l'image d'une révolution saine. Ils ne veulent plus des dictatures mises en place par les pays riches ni de la corruption entretenue par les sociétés multinationales et protégée par les lois internationales… des pays riches.

Ces lieux où s'exercent les capitalismes quotidiens sont autant d'endroits stratégiques, juste là sous nos fenêtres, ce qui se dit durant un G8 se fait devant nos yeux. Le capitalisme est unique et mondial, les luttes sont multiples et locales. Créons, recréons du lien social, seules des échelles locales sont appropriées pour autogérer nos luttes et notre quotidien, utilisons ces liens et ces luttes comme autant de perspectives pour créer un autre modèle de civilisation aujourd'hui indispensable !

Constel'actions

Manifester sur place face à la répression armée répond à certains besoins mais nous limite dans notre efficacité.

C'est pourquoi nous appelons à l'organisation d'actions décentralisées durant la durée du G8, en France et partout ailleurs. Nous appelons des groupes constitués ou non à s'organiser localement pour mener des actions dans les lieux, sur les thématiques et de la manière de leur choix. Blocages, attaques contre les symboles du capitalisme, manifestations, occupations, campements et autres lieux de vie, diffusion de textes, d'images, de paroles…

Pour un impact plus fort, pour une cohérence plus visible, nous proposons que les actions du jeudi 26 mai soient dirigées vers les luttes locales et que celles du vendredi 27 soient concentrées sur le contrôle social généralisé (contrôle idéologique, économique, contrôle spatial, temporel, numérique…). Partout reprenons notre liberté !

Si l'inspiration vous entraîne hors de ce calendrier, foncez ! Chaque pays a ses possibilités, chaque personne ses envies : multiplions-les ! L'imagination est de notre côté, soyons prévisibles, soyons imprévisibles et faisons-le savoir haut et fort avant, pendant ou après.

Le capitalisme est partout, nous aussi,

attaquons-le là où il est.


    NoG2011, 16 mars 2011.
 

 

Appel à la mobilisation pour un village autogéré contre le G8 et le G20 pendant l’été

    La nocivité du capitalisme n’est plus à démontrer. Après des décennies d’analyses politiques et de débats interminables nous savons combien ses effets sont violents, autant à l’égard des peuples que de leur environnement. Les «élites» économiques et politiques se sont arrangées pour instaurer et maintenir un système servant leurs intérêts. La machine est rodée. Elle se renforce, peu de choses l’empêchent de nous exploiter chaque jour davantage. 

    Nous ressentons toujours plus le besoin de nous insurger contre ce monde qui ne nous correspond pas. 

    Dans cette lutte contre l’oppression capitaliste, nous avons plus que jamais besoin des forces et énergies de ceux qui perçoivent que ce système n’est pas viable et souhaitent s’investir pour changer la donne. 

    Nous vous invitons à prendre du temps pour réfléchir ensemble, et s’organiser autrement au sein d’un village long qui se tiendra cet été. 

Notre lutte contre le capitalisme n’en est pas à ses débuts. Au delà des actions locales et individuelles, ce combat a souvent pris la forme de nombreux rassemblements et campements internationaux. Regroupant des milliers de personnes, ces derniers se sont enrichis des expériences menées ici ou là par des collectifs anticapitalistes aux sensibilités et aux modes d’action divers.

En 1999, à Seattle, l’effet de surprise créé par des stratégies de blocage a permis de perturber fortement le sommet.

En 2003, à Évian, nous avons essayé de montrer au travers d’un village autogéré qu’une alternative au capitalisme est possible.

En 2007, à Rostock, des groupes de différents horizons politiques ont réussi à préparer collectivement la mobilisation ; le réseau qui en a émergé s’est avéré efficace lors de luttes ultérieures.

En parallèle de ces contre-sommets, partout en Europe la pratique des campements thématiques s’est développée : les camps No Border, les Camps Action Climat…

Le constat tiré des contre-sommets nous a montré que la pression du temps et la répression nous gênaient dans la réalisation de nos objectifs. Depuis quelques temps, la volonté de sortir des schémas de luttes classiques émerge. Il nous faut utiliser des temporalités et des lieux différents que ceux décidés et utilisés par les gouvernements lors des contre-sommets, permettant ainsi la convergence internationale, l’échange et le partage de pratiques pour la solidification de nos réseaux.

La seule confrontation avec l’ennemi ne peut être satisfaisante. Lors des camps No Border de Calais et Bruxelles et de la mobilisation anti-Otan de Strasbourg, nous avons été confronté.es à une stratégie sécuritaire d’encerclement qui a complètement étouffé notre message politique. Beaucoup ressentent la nécessité de se donner du temps pour réfléchir ensemble, s’organiser autrement et contourner la répression pour prendre le pouvoir à revers.

C’est pour toutes ces raisons, et après un bilan critique des mobilisations passées, que les participant.es aux réunions de préparation des contre-sommets des G8 et G20 (Dijon, novembre 2010 et Paris, février 2011) ont voulu changer les modes d’organisation et faire naître un projet qui soit quelque peu différent des contre-sommets ou des camps habituels.

Partant de ce constat, nous avons décidé d’organiser la mobilisation en trois temps :

    — D’abord, des actions que nous souhaitons décentralisées contre le G8 pour éviter le piège de Deauville : les 26 et 27 mai. 

    — Ensuite, un village long qui nous permette de prendre le temps de la réflexion et de l’autogestion. 

    — Pour finir, des actions contre le G20 en novembre que nous pourrions préparer lors du village long. 

Les priorités pour cet espace alternatif sont donc les suivantes :

    Prendre le temps d’échanger nos pratiques politiques et de vie…

    Nous voulons permettre à chacun.e de participer au village et d’y tisser des liens durables en apportant ses expériences de lutte et de vie, ses questionnements et les limites qu’il-elle rencontre dans ses activités politiques au quotidien.

    L’idée est de poser les premières bases d’une stratégie à long terme rassemblant les sans-papiers, les précaires, les teuffeur.es, les autonomes, les écologistes radicaux, les mouvements queer, féministes, libertaires, antispécistes… et  l’ensemble des individu.es qui partageraient cette envie. 

    L’objectif est de nous donner les moyens d’une véritable perspective de lutte et d’échange sur nos pratiques de luttes et d’activisme, pouvant amener à la  consolidation de nos réseaux à tous les niveaux, et ainsi, combattre l’isolement.

    Enrichir encore un peu plus nos modes d’existence autogestionnaires…

    La convergence sur le long terme de nombreuses personnes issues de milieux et de cultures politiques différentes questionne de nouveau notre manière d’être ensemble et de prendre des décisions. Le fait d’envisager un village qui dure et qui peut devenir pérenne constitue un défi en terme d’organisation collective. Comment envisager des prises de décisions strictement horizontales dans une perspective à long terme ? Comment faire le lien entre les différentes assemblées et faire circuler les informations pendant trois semaines ? Comment se répartir les tâches afin que ce ne soient pas toujours les mêmes qui s’échinent pour les autres ?

    Trouver de nouvelles façons d’agir…

    Dans le cadre du village nous voulons interroger notre rapport à l’«Action» : Comment réaliser la diversité et la complémentarité des tactiques ? Comment faire face à la répression ou comment la contourner ? Comment envisager le village autogéré comme une action politique à part entière ? Le village se fixe comme objectif de revenir sur les actions décentralisées prévues durant le sommet du G8, afin d’en faire un bilan critique et de tenter de préparer collectivement des actions contre le G20 en novembre.

    Aucune action n’a été envisagée durant le temps du village. Ce projet n’est pas compatible avec la pression policière que déclencherait une action. Par contre il est naturellement prévu que le village serait solidaire des actions menées dans le cadre des luttes locales.

    … un peu de culture

    Au côté de tous ces workshops et discussions, certain.es mettront en place des concerts, théâtres, expos, performances etc… (tout en respectant certaines zones de tranquillité). Pour une alternative utopique à cette société de tous les jours malade et morose.

    Concrètement

    Nous avons décidé que le village débutera fin juin et durera au moins 3 semaines. La possibilité de le poursuivre sans fixer de fin a été envisagée et, chaque individu.e, collectif et organisation sont convié.es à se mobiliser pour participer à la réalisation de cet espace d’expérimentation et d’expression alternatif. 

    Nous cherchons encore un lieu qui puisse nous accueillir et du matériel (barnum, tuyauterie, cuisine, table chaises), et des compétences en électricité, menuiserie, bricolage. 

    La prochaine réunion de coordination se déroulera du 1er au 3 avril 2011. 



Appel à actions contre le G8 et G20 à Paris

    De novembre 2010 à novembre 2011, la France s'est vue confier la présidence des G8 et G20. Les 26 et 27 mai, se tiendra le G8 à Deauville

Nos vies sont de plus en plus sous contrôle. Les villes dans lesquelles nous vivons deviennent de véritables laboratoires urbains où s'inventent, s'expérimentent et se mettent en place de multiples
dispositifs visant à faire de nous les cobayes d'un monde où chaque déplacement, chaque rencontre, chaque idée serait sous contrôle.

Paris ouvre la voie vers ces villes du futur où cohabitent des millions d'individu-e-s sans pour autant vivre ensemble, où chacun-e se retrouve seul et isolé face à un étau répressif qui se resserre, où nous devons rester aux places qui nous sont assignées. Notre ville se sophistique, souvent de manière fine voire invisible. Cartes magnétiques pour le métro, «vidéoprotection», fichages, flicage, contrôles récurrents, propagande publicitaire, espaces délimités, cadences imposées… Notre quotidien doit être connu, organisé, contrôlé.

Car nous ne devons pas nous écarter du droit chemin.

Car nous devons travailler, consommer et fermer notre gueule.

En réponse à l'appel international à des actions décentralisées contre le G8 (Appel de Dijon, Deauville nous ne boirons pas de ton eau), un collectif de ParisienNEs s'est monté pour réfléchir aux possibilités d'actions à notre niveau local.

Profitons du terrain particulièrement propice de la capitale pour laisser libre cours à notre imagination. Militant-e-s, artistes, précaires, sans papier-e-s, salarié-e-s, clowns, activistes, squatteur-se-s et tou-te-s celleux qui se sentent exclu-e-s ou ne se reconnaissent simplement pas dans le système actuel, reprenons notre rue.

Pour créer une convergence avec les actions qui auront lieu dans les autres villes, nous proposons d'inscrire nos actions dans le cadre qui a été décidé lors de la dernière réunion internationale qui a eu lieu début février à Paris.

    — Le 26 mai faisons fourmiller Paris de notre contestation, informons et sensibilisons sur l'impact des décisions internationales sur nos vies quotidiennes, sur la vie locale. À nous, à vous, à toutes et tous de construire cette journée. 

    — Le 27 mai, mettons sur pieds une parade festive, offensive, conviviale, créative… afin de nous réapproprier l'espace (géographique, visuel, temporel, sensoriel…), qu'on nous a volé.

Ces deux jours anti-G8 appartiennent à tout le monde. À chacun d'imaginer ses actions ou ses modes d'apparition, ensemble ou de manière affinitaire. Car ce n'est pas une rue, mais tout Paris, que nous voulons : laissons aller notre imagination collective !

Construisons ensemble cette mobilisation :

    RÉUNION DISCUSSION LE 22 MARS 2011 À LA CICP À 19h30.

 
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Re : G8, G20, tous les "puissants" au même endroit...
« Réponse #7 le: 01 novembre 2011 à 12:36:48 »
Pour tout savoir sur le contre-sommet populaire :"tous à Nice"...La frontière franco-italienne sera fermée sur 165 kilomètres .Les grands de ce monde ont peu du peuple .... c'est bon signe !
http://www.mobilisationsg8g20.org/tous-a-nice-face-au-g20/programme-detaille-des-mobilisations-a-nice/article/activites-proposees-par-des-partis-soutenant-l-appel-de-la.html
"Souvenez-vous pour toujours des noms de ceux qui ont refusé ce combat ou, pire, qui ont préféré relayer les arguments calomnieux et anti-communistes de l'extrême-droite contre nous." Jean-luc Mélenchon