Auteur Sujet: Jean-Luc Mélenchon  (Lu 89964 fois)

Hors ligne old machin

  • old machin
  • Smart Citoyen
  • *
  • Messages: 2854
Re : Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #450 le: 11 avril 2014 à 05:16:44 »
Gros clash entre J.L Mélenchon et  Bourdin.
Mélenchon à juste titre a fait remarquer à Bourdin que durant la campagne des municipales la chaine de Bourdin avait consacré 0% d'audience au FG. Bourdin l'a très mal pris.

Vidéo

J'en profite pour dire à ceux qui peuvent être à Paris le 12 avril de mobiliser un maximum de monde. Moi je n'ai pas les moyens de monter à Paris et je me sens frustrée. J'espère qu'il y aura un maximum de monde. Ils auraient du prévoir des mobilisations aussi dans les grandes villes car énormément de personnes aimeraient pouvoir y participer mais n'ont pas les moyens.

Alors à ceux qui le peuvent, criez pour moi  :fleur2: :fleur2: :fleur2: :fleur2: :fleur2: :fleur2:


Bon, dans l'ordre....Alors, pour ce qui est de Bourdin/JLM, je les avais regardés dès que sur blog, avec amusement, je trouve perso qu'il y avait un petit goût arrière de complicité entre ces 2 là, qui s'entendent me semble plutôt bien de chez bien : tu me passes le séné de la protestation contre la réelle obstruction médiatique, et ake je te passe la moutarde de ma protestation de loyauté envers la chaîne qui m'nourrit des fois à contre cœur, mais, audience oblige ?  :diable: :ange:

Pis pour la marche demain, ben, je braillerai pour vous mes fieux, comme d'hab  :diable: ! Pour les - je les comprends si bien - frustrés de l'absence, j'ai quand même vu , toujours sur blog/commentaires, l'organisation de marches en province. Perso(s) : aux dernières marches, on avait regretté avec certains de ne pas s'être reconnus en se croisant peut-être, on se fait un message perso pour voir un peu à quoi on ressemblera demain ?  ;-)

Hors ligne old machin

  • old machin
  • Smart Citoyen
  • *
  • Messages: 2854
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #451 le: 13 avril 2014 à 07:36:39 »
Alors quelques petites news matutinales de la marche d'hier, histoire de vous donner le goût et la gnaque d'y venir à la prochaine si vous n'avez pô pu : impression perso : malgré l'absence de tout le sud, regroupé sur des marches pro domo (Toulouse et Marseille), et bien que ce soit le jour J des vacances scolaires pour Paris-RP (pas un pelé, hostile, curieux ou, chic, collaboratif, aux balcons et autres terrasses/fenêtres du biau boulevard), bien que comme d'hab quand on est dedans on n'y voie pas lerche, j'ai eu l'impression que nous étions aussi nombreux que les autres fois, et comme je situe les z'autres à 80-90 000, en calculant cette fois, cela a des chances d'être juste. Donc une bonne grosse marche, toujours festive, toujours vraiment transgénérationnelle, et toujours bien amiteuse même quand les ceusses de devant ou derrière se prennent nos drapiaux dans la gu... :rouge:. Toujours hyper bien organisé, bravo à l'atelier !, et toujours le joyeux bordel qui s'ensuit quand même. Le fait que d'autres orgas que le FdG aient appelé à la marche ne me semble pas avoir gonflé notoirement la chose, et j'en conclus,( sans triturer le = moins de parisiens/sudistes, plus d'orgas = blanc bonnet bonnet blanc) que d'habitude aux autres manifs "les nôtres" viennent, quels que soient les mots d'ordre ou leur absence.

Un changement, tiens, me semble se faire jour, dans le traitement de la chose par les médias et le gvmt : pour les premiers, mais j'étais crevée en rentrant , pô regardé grand chose, il me semble qu'ils zappent moins ce matin notre joyeuse foule que par le passé. Et pour le second, ben, surprise, on revient à des proportions "normales" entre organisateurs et Intérieur = divisé par 4 par le gvmt, on rentre dans la norme. Est-ce parce qu'on a tous, Méluche en tête, plaisanté du futur chiffre qui serait annoncé annoncé, et ouvert des paris (nous dans notre petit coin on disait 711  :diable:), j'en sais rien, m'enfin, telles sont les constatations, je n'ai entendu nulle part raconter comme par le passé que nous étions 2 pelés et 3 clebs..., et je viens de voir pas mal d'images. La volaille élyséenne aurait-elle chaud aux plumes, en calculant que c'est bien le diable si chacun d'entre nous ne représente pas ("n'emporte pas") une vingtaine d'autres "incapables" de venir, sais pô. Tu y étais, RN ?

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5844
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #452 le: 13 avril 2014 à 20:03:06 »
Ben non, j'avais mis un message ici sur le fofo pour dire que je pouvais pas   :désolé1: Autrement , tu penses bien que je t'aurais envoyé un MP, j'étais trop fumace de t'avoir croisée sans te reconnaitre la dernière fois  :fleur2:

Je n'ai pas pu suivre non plus la façon dont ils en parlaient dans les medias, mais sachant que, comme je l'ai mis dans "vie du PS", il y avait même des parlementaires socialistes qui avaient annoncé qu'ils manifesteraient, je pense que cela les amènent à regarder les choses sous un autre angle que "ouais, de toutes façons ce ne sont que des illuminés extrêmeistes sans aucun sens des réalités , gnagnagna ..."
 :super: :super: :super: :super: :super:

Allez tiens, un article au hasard, genre "neutre" qui se mouille toujours dans le sens du vent  :mrgreen: (c'est 20minutes et c'est le premier que je lis)

Les manifestations anti-austérité lancent la campagne des européennes


Citer
Les partis de gauche et extrême-gauche européens mobilisent contre l’austérité économique européenne avant les élections du 25 mai…

Ils voulaient envoyer «vallser» l’austérité. Ce samedi, 100.000 manifestants selon les organisateurs, 25.000 selon la police, ont battu le pavé parisien pour s’opposer à l’austérité et à la politique du gouvernement. Si l’arrivée de Manuel Valls à Matignon a cristallisé le mécontentement des militants d’extrême gauche français, la dimension européenne de la manifestation était incarnée par Alexis Tsipras, le dirigeant du parti grec d’extrême gauche, invité d’honneur de Jean-Luc Mélenchon (PG) et Pierre Laurent (PCF). Arrivé vendredi pour participer au lancement de la campagne du Front du gauche pour les élections européennes, le candidat à la présidence de la Commission européenne a martelé: «Soit on est avec Mme Merkel et sa politique, soit on est à gauche et pour la rupture des politiques d’austérité», alors qu’au même moment Athènes accueillait, après plusieurs jours de manifestations, la chancelière allemande venue symboliquement saluer le retour de la Grèce sur les marchés financiers.
«Violence du désespoir» en Italie et en Grèce

Les slogans anti-austérité qui ont également résonné ce samedi à Rome, où 15.000 personnes étaient rassemblées, n’avaient toutefois pas tout à fait le même sens qu’à Paris ou Athènes. «La situation sociale n’est pas la même en France et en Grèce, reconnaît Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche, mais ce sont les mêmes mécanismes qui présentent les mêmes dangers: laisser la main aux marchés, à une économie dont le seul critère de succès est les taux de profit et pas le taux de chômage ou la protection sociale». Plus musclées, les manifestations dans le sud de l’Europe se font «avec la violence du désespoir», estime Eric Coquerel, qui pense que «la montée de l’extrême droite» et «le saccage du projet de coopération européenne basée sur la solidarité» sont à mettre sur le compte de «l’Europe de François Hollande et Angela Merkel qui donne le pouvoir à la finance».
Objectifs nationaux pour des élections européennes

Le 4 avril dernier, alors qu’une manifestation anti-austérité était organisée à Bruxelles à l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES), Harlem Désir, qui n’avait pas encore été nommé secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, annonçait le premier meeting de la campagne du Parti socialiste en insistant sur la volonté de «rompre avec les politiques d’austérité imposées par les conservateurs et donner la priorité à la croissance et l’emploi». Même son de cloche en Italie, où le chef du gouvernement Matteo Renzi a lancé la campagne de son parti de centre gauche en affirmant son opposition à une politique européenne uniquement basée sur l’austérité.

Une «entourloupe», selon Eric Coquerel, pour qui les socialistes français ne peuvent pas utiliser l’argument de l’opposition à l’austérité européenne pour faire campagne tout en «votant et appliquant des traités qui vont dans le sens de la réduction des dépenses publiques et de l’austérité salariale»: «Les européennes ne sont qu’une étape, précise le secrétaire national du Front de gauche. Notre objectif est d’arriver dans un an à ce que la défaite du PS ne soit pas la défaite de la gauche dans son ensemble et empêcher que le scénario se termine par un retour de la droite voire de l’extrême droite au pouvoir.» Des objectifs nationaux qui pourraient peser lourd dans les urnes pour les élections du 25 mai prochain.





ça serait pas toi par hasard  ;-) ;-) ;-) ;-)
« Modifié: 13 avril 2014 à 20:24:29 par reveillonsnous »
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne old machin

  • old machin
  • Smart Citoyen
  • *
  • Messages: 2854
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #453 le: 14 avril 2014 à 06:04:02 »
Vi, excuse moi RN, c'est vrai que t'avais annoncé ton absence, que veux-tu, la vieuserie !  :diable: Et nope, ce n'est pô moi mais elle est bien sympatoche la mamie.
Vu méluche à 18h hier sur France 5, ça le faisait ai-je trouvé.

A la prochaine, ça va pas tarder me semble !

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5844
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #454 le: 16 avril 2014 à 22:52:16 »
Bon, je vais probablement me faire allumer pour poster ça, surtout si Syberia passe par là  :mrgreen:, mais tant pis .... même si je déteste ça (le conflit), il me semble important de m'en faire l'écho  :désolé1:

Parmi les polémiques qui sont soulevées autour du personnage Mélenchon, certaines me semblent totalement dénuées d'intérêt, mais d'autres prennent une place qui a son importance.
C'est le cas (pour moi) de la façon dont il remplit le mandat européen pour lequel il est payé !
Certains l'ont attaqué pour ça (José Bové entre autres...) et lui s'est défendu, avec sa verve habituelle.
Je n'avais, jusqu'à présent, lu aucun article qui tentait de vérifier, de façon neutre et objective, qui avait raison dans cette histoire  :nono:
Je viens de prendre connaissance d'une analyse qui me semble avoir du corps, alors la voici :

Citer
Mélenchon, eurodéputé assidu... à l'écrit (Le Monde)
Par Anne-Sophie Jacques le 16/04/2014   

Le feuilleton entre Jean-Luc Mélenchon, les chiffres et les médias se poursuit. Après le comptage de la manifestation du Front de gauche ou le traitement médiatique de leurs résultats aux élections municipales, voici les chiffres sur l’assiduité de l’eurodéputé Mélenchon au Parlement européen. Ce dernier se défend d’une "présence épisodique" et sort les chiffres d’un site de classement qui le désigne parmi les députés les plus actifs. Mais selon LeMonde.fr, qui a fouillé du côté des données, Mélenchon use d’astuces pour apparaître assidu.

Mélenchon, mauvais élève au Parlement européen ? Sûrement pas clame le chef de file du Front de Gauche qui s’en prend aux médias sur son blog : ces derniers focaliseraint uniquement sur le classement de Votewatch, un site qui mesure l’activité des eurodéputés à partir des données du Parlement. Sur ce site, Mélenchon est classé 677e sur 764 pour sa participation aux votes.

Pourtant, assure l’eurodéputé, un autre site de classement, MEP ranking, le donne 39e, "bien loin de l'image de moi qu'essaient de véhiculer ceux qui disent que j'ai une «présence épisodique» au Parlement européen, image reprise par les «commentateurs politiques» fainéants qui ne se donnent pas la peine d'aller vérifier !"

Des fainéants ? Samuel Laurent et Alexandre Léchenet, deux journalistes de l’équipe des Décodeurs du Monde, ont relevé le défi et vérifié les données du site MEP ranking. Tout comme celles de Votewatch, elles sont issues des chiffres fournis par le Parlement européen. La différence tient au fait que MEP ranking prend en compte les "interventions en séance."
   Le Monde Mélenchon

En quoi consistent ces interventions de séance ? "Chaque eurodéputé a la possibilité de déposer une déclaration courte à propos des votes, expliquant sa position, et qui sera inscrite au procès-verbal de séance". Une déclaration écrite ou orale, peu importe. Or, dans cette activité, Mélenchon se distingue : l’eurodéputé en comptabilise "1 110 sur sa mandature, soit cinq fois le score moyen des eurodéputés français (209)."

Les journalistes se penchent alors sur ces interventions et constatent que c’est une technique simple pour donner l’impression d’une activité soutenue : "il suffit d’envoyer (ou de faire envoyer par son équipe) suffisamment de mails d’explication de vote". Et de citer le dernier rapport sur l’activité des eurodéputés français réalisé par la fondation Robert Schuman qui expliquait le mécanisme : "certaines astuces permettent "d'améliorer" ses statistiques de présence. On notera que les explications de vote sont reprises en tant qu'intervention par le Parlement alors que dans de nombreux cas il s'agit d'un courrier électronique justifiant une position sans aucune prise de parole réelle en plénière…"

Reste une question : les interventions de séance de Mélenchon sont-elles orales ou écrites? Pour y répondre, les deux journalistes ont "extrait, directement depuis le site du Parlement européen, les 400 interventions effectuées par M. Mélenchon entre le 20 novembre 2013 et aujourd’hui (soit l'intervalle maximum possible techniquement). Ces 400 interventions représentent donc plus d'un tiers du total de ses interventions en séance depuis le début de son mandat. […] Or, sur ces 400 interventions «en séance», M. Mélenchon en a effectué une seule à l’oral. Les 399 autres sont des questions écrites. En clair, il n’est jamais intervenu en séance autrement que via une explication écrite". Mélenchon, assidu à l’écrit donc.
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne old machin

  • old machin
  • Smart Citoyen
  • *
  • Messages: 2854
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #455 le: 17 avril 2014 à 06:50:51 »
Meuh non tu ne vas pas te faire allumer ! ...
Je te mets cependant ici quelques extraits du règlement du Parlement européen, en te demandant de cogiter en amont sur la place du "groupe" de JLM dans cette institution :

Citer
4.1 TYPES DE DÉBATS

Déclarations du Conseil, de la Commission et du Conseil européen (article 110)
Les membres de la Commission, du Conseil et du Conseil européen peuvent à tout moment demander au Président de leur donner la parole pour une déclaration. Le Président décide du moment où cette déclaration peut avoir lieu et si celle-ci peut être suivie d'un débat approfondi ou par trente minutes de questions brèves et précises de la part des députés.
Lorsqu'une déclaration suivie d'un débat est inscrite à l'ordre du jour, le Parlement décide de clore ou non le débat par une résolution.


Questions orales au Conseil et à la Commission (article 115)

Un débat sur une ou plusieurs questions orales peut être conclu par le dépôt de propositions de résolution.
L'auteur d'une question orale déposée par une commission parlementaire dispose généralement de cinq minutes de temps de parole pour la présenter. Cependant, si un débat est organisé autour de plusieurs questions orales déposées par les groupes politiques sur le même sujet, chaque auteur d'une question dispose généralement d'une minute pour la présenter.




Débats sur les rapports

Pour qu’un rapport parlementaire soit mis au vote, il doit auparavant faire l’objet d’un débat, sauf s'il a été adopté en commission selon la procédure simplifiée (article 138), qui ne prévoit pas de débat ni d'amendements en Plénière.
Ce débat permet au représentant de la Commission et éventuellement du Conseil, au rapporteur, aux rapporteurs pour avis éventuels, aux représentants des groupes
politiques ainsi qu'aux députés qui le souhaitent (à condition d’être préalablement inscrits sur la liste des orateurs validée par la Conférence des présidents) de prendre tour à tour la parole.
Le temps de parole est distribué par chaque groupe politique aux députés qui en font partie. Le temps de parole attribué à chaque groupe politique pour chaque tranche horaire est fonction du nombre de sièges dont disposent les groupes. La Commission et le Conseil interviennent généralement au début,puis à la fin du débat.

Brève présentation (articles 138 et 139)
Les rapports d'initiative qui ont été adoptés en commission, moins d'un dixième des membres de la commission votant contre le texte, sont inscrits à l'heure des votes du jeudi dans le projet d'ordre du jour de la période de session concernée.
Le rapporteur ou un groupe politique peut demander qu'un rapport fasse l'objet d'une brève présentation en plénière. Dans ce cas, le rapport sera examiné le premier soir de la période de session.
Les brèves présentations consistent en une intervention du rapporteur (3 minutes) et une réaction de la Commission, suivies d'un débat de 10 minutes au plus, au cours duquel le Président peut donner la parole, pour un maximum d'une minute chacun, aux députés qui la demandent.
La Commission peut ensuite intervenir à nouveau et le débat sera clôturé par le rapporteur (1minute).

Interventions à la demande (article 149, paragraphe 6)

Pour chaque débat, une période est réservée pour des interventions succinctes des députés (en général d'une durée maximale d'une minute) sur la base de la procédure d'intervention à la demande (pour laquelle il n'existe pas de liste d'orateurs).
Ces interventions ont lieu à la fin de la liste normale des orateurs, immédiatement avant les interventions de clôture du Conseil (le cas échéant), de la Commission et du ou des rapporteurs. L'ordre du jour réserve habituellement une période de cinq minutes pour la procédure d'intervention à la demande, mais elle peut être restreinte ou prolongée par le Président en vertu du pouvoir que lui confère l'article 149. Les députés qui souhaitent intervenir conformément à cette procédure doivent attirer l'attention du Président en levant la main. La priorité sera donnée aux députés qui ne sont pas intervenus durant le débat en question ou durant le créneau horaire au cours duquel le débat a lieu. En conséquence, le Président, assisté par les fonctionnaires de la direction de la séance, veille à respecter un équilibre et une alternance entre les groupes politiques et les nationalités.


.... Etc etc..... L'intervention d'une minute de JLM lors de la mandature actuelle, mentionnée par les bien-intentionnés, figure sur son blog : lors de cette minute, il conclut montre en mains en revenant sur ces attributions de temps de parole - évidemment pour les dénoncer.

Quand même une petite mention de ma part : ergo, comparer les interventions d'un député d'un mini voire micro groupe, avec celles d'un bon gros groupe genre droite, c'est du foutage de gueule. Nope ? :diable:

effectué modification mise en page
RN
« Modifié: 17 avril 2014 à 10:06:01 par reveillonsnous »

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5844
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #456 le: 17 avril 2014 à 10:10:21 »
Merci Old  :merci: Tes interventions me semblent parfois obscures, mais le plus souvent très éclairantes ! Et ici c'est le cas  :fleur2:
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne oblomov

  • Smart Citoyen Prometteur
  • Messages: 5009
  • Alles was mich nicht umbringt macht mich stärker!
    • oblomov.fr
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #457 le: 22 août 2014 à 14:29:34 »
J-L suspendu à titre conservatoire ?

Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne timbur

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 13020
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #458 le: 25 août 2014 à 06:17:37 »
Tiens ? Hollande a finalement quelque chose de rouge...
___________________________________________________________________________________________________________________________________
Frondiste : Néologisme timburien. Désigne tout élu à la députation remplissant la double condition d'être de gauche et du parti socialiste.

Hors ligne syberia3

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4264
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #459 le: 14 septembre 2014 à 08:24:20 »
Citation de: reveillonsnous
Bon, je vais probablement me faire allumer pour poster ça, surtout si Syberia passe par là



Allumeuse moi ? Tiens! ................... bon il est vrai que cette histoire d'assiduité me gonfle singulièrement . Old Machin :fleur2: dont j'ai foulé les terres très récemment a répondu en partie à ce sujet . Mais je crois que même en faisant la danse du ventre certains journalistes qui se disent objectifs bêleront toujours avec Quatremer et Bové ....(Bové ferait mieux de la fermer y compris au parlement car grâce à son groupe l'Europe ultra libérale prend des couleurs vert-de-gris!).

Bon ils ont fini par déguiller Mélenchon . Tout le monde est content en ce moment : Marine le pen occupe la place de la contestataire homologuée ...c'est cool !

Mise en page,  :merci:
Val



« Modifié: 22 février 2017 à 17:19:26 par Val »
"Souvenez-vous pour toujours des noms de ceux qui ont refusé ce combat ou, pire, qui ont préféré relayer les arguments calomnieux et anti-communistes de l'extrême-droite contre nous." Jean-luc Mélenchon

Hors ligne bili

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 3166
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #460 le: 14 septembre 2014 à 10:13:26 »
Non, j'ai décidé de passer un agréable dimanche,tant que l’exécrable blondasse ne ferra pas plus de 19%  au 1er tour de 2017 tout ira bien et si elle passe au second,elle se ramassera un grande claque dans les dents.
Plus la désillusion sera grande plus la défaite sera amère,à provoquer des ulcères purulents.
 :diable:
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

Hors ligne syberia3

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4264
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #461 le: 15 septembre 2014 à 07:46:41 »
« Modifié: 22 février 2017 à 17:20:33 par Val »
"Souvenez-vous pour toujours des noms de ceux qui ont refusé ce combat ou, pire, qui ont préféré relayer les arguments calomnieux et anti-communistes de l'extrême-droite contre nous." Jean-luc Mélenchon

Hors ligne Val

  • Administrateur
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 19237
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #462 le: 22 février 2017 à 17:42:03 »
Je viens de finir de lire "Le hareng de bismarck" écrit par M.Mélenchon
Un livre très intéressant, bourré de faits, et qui peint une image absolument horrible, d'autant plus horrible qu'elle est réelle, de l'annexion et de la transformation de l'Europe par l'Allemagne au profit de la finance internationale et d'elle même.

Entendons nous, quand je dis l'Allemagne, je devrais être plus précise, et dire "les dirigeants allemands" et spécifiquement Schröder et Merkel.
Si on veut résumer, l'Allemagne vieillit et pour soutenir ses retraités influents; eh bien l'Europe et le monde si possible doivent être mis au service de l'excédent commercial allemand.

Le peuple allemand en souffre tout autant !!

Ce livre décrit une situation terrifiante mais aussi à quel point nous, les français, sommes bien placés pour changer la donne. Nous avons le pouvoir de le faire, en élisant des personnes qui arrêteront la course à la libéralisation, la destruction des droits des peuples à une vie digne.

Bref, un livre salutaire.
Je me fais une cure de Mélenchon en ce moment, avec le programme "L'avenir en commun" (programme de la France insoumise), Le hareng de Bismarck, Qu'ils s'en aillent tous! que je lis en ce moment, et je finirai par L'ère du peuple:mrgreen:

Ça fait du bien à l'âme.  :merci: :merci:

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7866
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #463 le: 21 mars 2017 à 19:29:43 »
Oui, mais... Je ne lance pas ça pour faire le vilain, mais parce que ça me gêne vraiment beaucoup.
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
A. Schopenhauer
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne Val

  • Administrateur
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 19237
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #464 le: 21 mars 2017 à 23:04:16 »
Mais sarkonique, bien sûr que tu ne lances pas ça "pour faire le vilain", on est ici pour débattre !!  :fleur2: :fleur2: Le but n'est pas de tous tourner en rond en pensant la même chose !
Je me lance pour essayer de te répondre.  :fleur2: :fleur2:

Alors, la question que je voulais te poser, c'est qu'est ce qui te gêne ? le soi disant "alignement russe extrême" de Mélenchon, ou bien ce qui est dans l'article que tu cites ?
Parce que ça fait une dizaine d'années que je suis Mélenchon régulièrement, sans pour autant bien sûr lire tous ses écrits (qui sont innombrables si on ajoute son blog au reste), et l'article que tu mets en source me paraît bien plus que de parti pris.
(pour ne pas dire presque délirant).
déjà parlons de la fameuse "gauche autoritaire".
Au minimum depuis 2012, le credo de Mélenchon est de demander au peuple, à nous donc, citoyens, de nous bouger le cul pour récupérer le pouvoir.
Ensuite, Mélenchon est un historien amateur certes, mais qui fait soigneusement ses recherches. Qu'il fasse une potentielle connerie à la télé, je veux bien le croire. Mais qu'il se trompe dans tout un article de son blog (car l'article que tu cites mets lui même des liens vers l'article de blog de Mélenchon sur le sujet), ça je ne le crois pas.
Évidement ne connaissant ni l'un ni l'autre, je ne peux pas apporter ici même et maintenant de démenti sur ce point précis.

Par contre je peux parler du soi disant alignement extrême sur la russie.
Je trouve intéressant, vois-tu, que Mélenchon soit vu comme aligné sur la russie, quand apparemment le fait que l'Europe se laisse marcher sur les pieds par les USA ne perturbe pas.
"espionnez nous, pas de souci" "on vous donne nos données y compris celles de nos compte en banque, pas de souci" "signons un accord qui permet de faire venir du boeuf au hormones; du poulet à l'eau de javel et des OGM partout en Europe, pas de souci" "Mettez des missiles américains ET DES TROUPES AMÉRICAINES AU SOL en pologne (!!!!!), pas de souci.
La France dans l'OTAN basiquement aux ordres, pas de souci.

Tout ça, c'est réel, c'est déjà arrivé, mais cela semble "normal" (je ne dis pas que tu trouves ça normal, sarkonique  ;), mais que cette situation ne perturbe apparemment pas les médias dominants) apparemment.

Par contre, que Mélenchon dise autre chose que "haro sur les russes", et le voilà "extrêmement aligné sur la russie"....  8/ 8/

Depuis le début de la campagne j'ai écouté une bonne tonne de vidéos et d'intervention de Mélenchon, voici donc en toute bonne foi ce qu'il dit (selon moi bien sûr) sur la russie.

1 - Que les russes sont nos partenaires, de longue date (ce qui est vrai)

2 - Qu'il faut arrêter de délirer sur la soi disant course aux armements de la russie, étant donné que le budget militaire américain actuel est égal à SIX FOIS LES BUDGETS MILITAIRES DE LA CHINE ET DE LA RUSSIE RÉUNIS...
On est d'accord hein : budget militaire USA= 6*(budget militaire russe + budget militaire chinois)

3 - Qu'il pense que quelque soit le pays (et ça vaut pour la russie), la France doit laisser les PEUPLES décider pour eux mêmes quels dirigeants ils veulent et arrêter de s'ingérer sauf à agir sous mandat clair de l'ONU

4 - Qu'il a peur que le climat actuel mène à la guerre (or les démocrates américains juste avant l'élection de Trump ont à peu près tout fait pour une déclencher une, de guerre) (et accessoirement moi aussi j'ai la trouille)

5 - Que lorsque le général de Gaulle a reconnu la Chine, ladite Chine était dirigée par Mao, qui "n'était pas un ami de camping du général de Gaulle" (pour illustrer le fait qu'on doit traiter d'Etat à Etat).

6 - Et surtout, surtout, que la France doit être une force indépendante pour pouvoir promouvoir la PAIX.


Maintenant, mon opinion personnelle. Moi, je suis prête à m'entendre avec tout le monde. Avec les peuples, j'entends. Nous sommes tous sur la même planète, et la guerre, ça ne profite qu'aux multinationales et aux puissants. Donc perso TOUS CEUX que j'entendrais balancer "oh ben attention hein faut se défendre et pis vite allons acheter des armes (à qui, aux américains, c'est ce qui est sur la table en ce moment....) pour se défendre", la question qui n'est jamais posée est "contre qui se défendre"...

Nous vivons sur un territoire (l'Europe de l'ouest) qui n'a pas connu la guerre depuis plus de 70 ANS. Et pourquoi ? Parce que ça a été rendu impossible par le travail sans relâche de gens qui avaient comme objectif de s'entendre, plutôt que de se taper sur la gueule.

Les propos de Mélenchon sur la Russie (ses vrais propos à lui, pas ce qu'en disent les autres) ne sont pas une approbation ou un soutien à Poutine spécifiquement, mais un appel constant et répété à LA PAIX.

Pour le reste, et comme je le disais plus haut, pour n'importe quel pays, c'est le peuple qui doit déterminer ce qu'il veut (s'il le peut).

Bon je ne sais pas si j'ai répondu de façon à te convaincre, je n'ai vraiment pas une connaissance encyclopédique sur le sujet, loin s'en faut.
Donc je fais ce que je fais toujours dans ce cas là : j'écoute les uns et les autres, j'essaie d'appliquer ma logique et ma vision du monde.

Rien que cette histoire d'Europe de la "défense" et d'une "armée européenne". Sous le commandement de 15 gugusses non élus, NON MOSSIEUR  :gene: :gene:
Et puis vraiment, vraiment, personne ne nous dit contre qui on est censé se défendre. Donc ça pue.

Je suis pour la paix. Et les budgets militaires qui augmentent, les "armons nous jusqu'aux dents" "défendons nous" gnagnagna, tout ça, c'est pas les russes...

Encore une fois il faut distinguer le peuple et les dirigeants.

Mais dis moi si je pèche quelque part, je veux bien débattre moi. Je ne pense pas automatiquement avoir raison.  :fleur2: :fleur2:

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7866
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #465 le: 22 mars 2017 à 19:16:50 »
Merci, Val, d'avoir pris le temps de me répondre, et de façon aussi aimable.  :fleur2:

Je retiens finalement cela de ton argumentaire (évidemment plus riche):
Citer
Les propos de Mélenchon sur la Russie (ses vrais propos à lui, pas ce qu'en disent les autres) ne sont pas une approbation ou un soutien à Poutine spécifiquement, mais un appel constant et répété à LA PAIX.

Je m'accroche à ce qui est une déclaration d'intention louable à laquelle je veux volontiers croire.

Juste: quels que soient les investissements financiers de deux Etats inégalement riches (USA / Russie) et en reconnaissant que la rampe de lancement de missiles installée en Pologne est une erreur, un affront pour ceux qui sont visés, en admettant enfin et bien sûr qu'un contrepoids à l'Est est indispensable (clairvoyance gaullienne), je constate que malgré des apparences de démocratie, la Russie n'appartient pas aux Russes, mais à un Ubu qui me semble plus en roue libre que Trump, lequel est encadré par des pas-complètement-torchés secrétaires d'Etat, alors que l'autre est seul maître chez lui... Je crains plus l'ex-KGBiste, véritable mafieux régnant sans partage, que l'autre Mickey (pardon Donald) qui reste possiblement éjectable.

Mélenchon a reconnu lui-même devant Pujadas (qui pour une fois intervenait en bien) s'être gouré à propos d'une victime de Poutine, Nemstov, agoni sur les réseaux par lui (ce qu'il a eu l'air de découvrir), car confondu avec Navalny. C'est vraiment dommage, voire inquiétant. Mais, à son honneur, Mélenchon a reconnu son erreur.

Je crois que là, on n'a pas le droit à l'erreur, justement. Tu parles d'un cadeau aux adversaires: tiens tiens le stalinien-et-maoïste, voyez la question du Tibet... Alors que les véritables lécheurs de derche poutinesque sont la MLP et le fillon.

NB J'aimerais bien savoir s'il a évolué sur la question du Tibet, sachant que le Dalaï a laissé place nette à une transition démocratique très loin d'une théocratie médiévale et que la Chine sinise à mort, culturellement et même démographiquement, autrement dit ethniquement.

D'accord, ce n'est pas l'essentiel du programme de Mélenchon et du FDG. C'est juste que, comme ça, y a des choses qui me tiennent à cœur.
A mes mirettes, cela reste tout de même plus solide que le programme de Hamon.
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
A. Schopenhauer
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne Val

  • Administrateur
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 19237
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #466 le: 22 mars 2017 à 22:31:44 »
Mais je t'en prie.  :fleur2:
J'estime que c'est bien normal, et franchement, je peux dire que je soutiens la France insoumise (qui va bien plus loin que Mélenchon lui même) les yeux grand ouvert.
Les gourous, très peu pour moi, et ça tombe bien, il n'en est pas un.

Si je peux me permettre, les "revues de la semaine" sur  la chaîne youtube Mélenchon sont plutôt intéressantes (une demi heure chacune environ) et parlent beaucoup de l'Europe.
Tu peux aller voir et décider par toi même si c'est convaincant ou pas.

J'ai lu une bonne partie de l'article que tu as cité au départ (celui de médiapart) et je suis allée sur le lien vers le blog de Mélenchon concernant Nemstov. J'ai lu aussi la majorité du billet. Je ne crois pas que Mélenchon ait fait une erreur.
C'est bien d'avoir reconnu qu'il aurait pu confondre, mais quand tu lis son billet, tu vois que Nemstov, tout en étant victime, apparaissait également plus ou moins proche de Navalny, qui effectivement lui était anti-sémite. Bref...

A mes yeux, Mélenchon a une "faiblesse" (façon de parler), c'est que ça fait tellement longtemps qu'il en prend plein la gueule, tellement longtemps qu'on lui tend les mêmes pièges, qu'on lui pose les mêmes questions débiles destinées à lui faire perdre son sang froid, que parfois il se laisse emporter, ou bien a un "accès de mauvaise humeur", qu'on ne peut comprendre que lorsqu'on sait ce qu'il subit depuis des années.

C'est que ce n'est pas un jeu, pour lui, vois tu. Il est convaincu, il est indigné, et l'Etat de la France le fait vraiment souffrir au sens littéral. Et je pense (c'est personnel, je ne le connais pas) que chaque fois que qui que ce soit le compare à Marine Le Pen, ça lui fait vraiment du mal.
Alors tu vois, quand c'est la campagne tout du long, qu'il doit être partout (car la France Insoumise bosse bien sûr autant que lui, mais étant le représentant, la figure de proue, c'est lui qui doit encaisser la force médiatique), et qu'à chaque fois il faut qu'il prenne "bien" les horreurs qu'on lui dit, je crois que parfois il en a marre.
Enfin c'est mon interprétation perso.

Pour le reste, je ne partage pas ton opinion sur les USA malheureusement. Je pense que le problème est bien plus fondamental que celui que pose M.Trump, car tout ce que j'ai cité a été fait bien avant qu'il soit élu, et depuis une bonne décennie facile.
Et si géopolitiquement tu as raison (contrepoids à l'Est, cependant la Chine est là aussi), j'aimerai vraiment qu'on sorte de cette logique d'affrontement, et que si on doit affronter qui que ce soit, ce soit non pas sur le terrain de l'armement, mais bien sur le terrain social, en faisant mieux que nos voisins et leur donnant envie de nous imiter.
Et rayonnement, de sauver le monde....  :rouge: :rouge: :rouge: :rouge: :rouge:

Pour ce qui est de la déclaration d'intention, cela va bien plus loin, crois moi. C'est une conviction basée sur une analyse de la situation que personne n'évoque à part lui. Et je pense en fait que ça s'inscrit bien dans le programme, car je pense que le programme de la France Insoumise est la base à partir de laquelle le fait de promouvoir la paix pourra être fait d'une position de force, en disant "regardez ce que nous faisons, travaillons ensemble".
Je m'arrête là pour ce soir.  :fleur2: :fleur2: :fleur2:

Hors ligne bili

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 3166
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #467 le: 09 avril 2017 à 18:43:58 »
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7866
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #468 le: 11 avril 2017 à 18:04:55 »
Je m'en réjouis aussi, Bili.  :super:

Pourtant, si je suis la logique de qui pense que les sondages sont manipulés pour influencer le vote, notamment les intentions de vote pro-MLP pour faire peur, alors, pourquoi pas ce sondage-là aussi?

Bénéfice: les "extrêmes" montent, restez dans les clous, les gens, entre L'Ripou et l'hurlUBERlu auto-lancé mode savonnette. Autre: discrédit sur Hamon, votez pas pour lui, le PS reviendrait à gauche...

 :mrgreen:

J'espère me tromper, concernant ce sondage. J'espère aussi que MLP ne fera pas 20%. I have dreams...  :cote:
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
A. Schopenhauer
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne bili

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 3166
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #469 le: 12 avril 2017 à 20:03:34 »
MDR  :mdr1:

Mélenchon "le rouge" attaqué par la presse conservatrice.

Citer
le « délirant projet castro-chaviste » ; les électeurs de Mélenchon ? Ils « se laissent bercer par le sentiment, […] se persuadent de sa bienveillance, sans comprendre que derrière le constat, il n’y a rien »

« le délirant projet du Chavez français ».

« c’est Cuba sans le soleil ».   etc....

Et j’en passe et des meilleures !


https://www.marianne.net/politique/melenchon-le-rouge-attaque-par-la-presse-conservatrice

Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

Hors ligne bili

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 3166
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #470 le: 13 avril 2017 à 20:18:19 »
Un très bon résumé du programme de Mélenchon, décidément j’adore la Tribune !  :super: :super:

Mélenchon, ou la relance par l'investissement public

Par Mathias Thépot  |  11/04/2017, 18:41  |  1319  mots
Citer
Désormais troisième dans les sondages, le candidat de la France insoumise souhaite mener un plan de relance par l'investissement public, notamment dans la transition énergétique. Il en attend d'importantes retombées économiques.
« Je ne suis pas candidat pour être ministre des Finances. » Lorsqu'il s'agit de débattre du chiffrage précis de telle ou telle mesure de son programme électoral, Jean-Luc Mélenchon, désormais troisième dans les sondages, aime rappeler qu'il est avant tout habité par une vision politique globale, et refuse souvent de se livrer à des débats d'économies de bouts de chandelle. Lui qui tente de remettre une bonne dose d'humanisme dans la campagne (il évoque souvent dans ses discours la vie, la nature ou même l'amour) s'affiche comme celui qui prend de la hauteur sur les débats de techniciens et s'oppose à « la logique comptable » en politique.
Une logique trop longtemps reprise par des gouvernements qui se sont progressivement éloignés de la réalité de leurs électeurs. Ainsi, Mélenchon tente de convaincre ceux qui souhaitent un changement profond, bien loin des autres candidats qui se battent sur le nombre de milliers de fonctionnaires à supprimer, ou sur le nombre de points de TVA ou de CSG à augmenter. Sa « révolution citoyenne » se caractérise notamment par la création d'une Constituante qui viendrait complètement bouleverser le schéma institutionnel actuel. Une manière de convaincre un électorat, notamment les jeunes, en recherche de radicalité dans un cadre humaniste.
Un cadrage budgétaire précis
Dès lors, le débat sur le cadrage budgétaire de son programme économique en deviendrait presque secondaire. Mais ses équipes s'y sont tout de même attelées avec une certaine précision. C'était nécessaire car si, pour Mélenchon, l'économie n'est pas la matière principale à traiter pour redresser le pays, la maîtriser lui confère des gages de crédibilité dans l'optique de rassembler plus largement. Le candidat a ainsi scrupuleusement détaillé son ambitieux plan de relance afin de faire taire ses détracteurs qui le taxent de « laxiste », en dehors des réalités économiques du pays. Il communique donc sur trois chiffres : 100 milliards d'euros de nouveaux investissements financés par l'emprunt, 173 milliards de dépenses courantes supplémentaires, et une hausse des recettes de 190 milliards d'euros.
Les conséquences sur les différents agrégats économiques sont également détaillées : un déficit budgétaire de 3,5 % du PIB en moyenne sur le quinquennat, qui se creusera en 2018 à 4,8 %, mais finira à 2,5 % du PIB ; des taux de croissance de 1,8 point les deux premières années, pour dépasser ensuite les 2 %;  un taux d'endettement public qui baissera de 98 % à 87 % du PIB grâce aux recettes sociales et fiscales générées par la relance ; environ 3 millions d'emplois créés pour un taux de chômage en 2022 d'environ 6 % ; le retour de l'inflation : 2,6 % en 2018, 3,2 % en 2020, et 4,2 % en 2022 ; une hausse du taux de prélèvements obligatoires qui passerait de 45 % du PIB aujourd'hui à 49,2 % en 2022. En enfin une augmentation des dépenses publiques de 4 points à 59,2 % du PIB à la fin du quinquennat.
Importantes retombées économiques
Tout est donc sur la table. Et ce qui saute aux yeux, c'est que ce programme d'inspiration keynésienne mise sur d'importantes retombées économiques. Mais il n'y a pas le choix. En effet, le postulat de Mélenchon est clair : selon lui, les politiques de l'offre sont un échec cuisant et il est désormais nécessaire de mettre en œuvre un plan de relance. « La seule politique économique qui marche, c'est d'agir directement par la relance budgétaire », estimait l'économiste Jacques Généreux lors de la présentation du cadrage budgétaire du programme économique de la France insoumise. Et d'ajouter :
« Nous avons absolument besoin d'un choc d'investissements en Europe. Même le FMI, l'OCDE et les économistes de la Commission européenne le disent désormais. »
Avec Benoît Hamon, qui cible une hausse de la consommation par le biais notamment de son revenu universel, Mélenchon est ainsi le seul « grand candidat » de cette élection à vouloir un plan de relance par la demande. Mais « un plan de relance ciblé uniquement vers la consommation favorise surtout les importations, et ne crée pas forcément des emplois supplémentaires », note Jacques Généreux.
Ne pas cibler que la consommation
C'est pourquoi Mélenchon se différencie de Hamon en misant sur 100 milliards d'euros d'investissements, financés par la création monétaire de la banque centrale européenne, dont l'Etat se servira pour emprunter par le biais d'une banque publique. Très vite après son arrivée au pouvoir, Mélenchon veut débloquer 45 milliards d'euros pour l'urgence sociale (logement social, places en crèches et en EHPAD, accessibilité aux handicapés) et 50 milliards d'euros pour l'urgence écologique ( dont 25 milliards d'euros pour le Plan 100 % énergies renouvelables et 20 milliards d'euros pour l'isolation thermique de 700.000 logements). Enfin, 7 milliards d'euros seront consacrés à la couverture très haut débit du territoire, à la rénovation des universités, des prisons et des tribunaux, ainsi qu'à la construction de logements étudiants et de lycées professionnels.
Augmenter les salaires
Ce plan de relance de l'investissement s'accompagnera en parallèle d'une hausse de 173 milliards d'euros des dépenses courantes, ciblée sur la consommation. Ce plan englobe notamment le retour de la retraite à 60 ans, la hausse du Smic à 1.326 euros net (plus de 3 millions de salariés seront concernés), la revalorisation des salaires dans la fonction publique, et l'inversion des logiques de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et de la modernisation de l'action publique (MAP) avec la création de dizaines de milliers de postes dans l'éducation et la santé. Au total, le leader de la France insoumise compte ainsi créer 3 millions d'emplois pérennes sur le quinquennat, dont 2 millions dans le secteur marchand, 420.000 dans le secteur public, 440.000 emplois aidés pour les jeunes, ainsi que 820.000 contrats coopératifs qui seront proposés par l'Etat aux chômeurs de longue durée.
Un budget de fonctionnement excédentaire
Certes très ambitieux, ce plan ne se ferait pas dans une logique déficitaire : « le budget de fonctionnement de l'Etat sera excédentaire », assure Liêm Hoang Ngoc, également conseiller économique du candidat. Le camp Mélenchon espère ainsi 55 milliards d'euros de recettes supplémentaires liées aux retombées économiques de la relance de l'activité, car « plus d'emplois, c'est plus de cotisations sociales et plus de recettes fiscales ». Les niches fiscales seront également rabotées de moitié pour environ 38 milliards d'euros, alors que la lutte contre l'évasion fiscale (estimée à 80 milliards d'euros par an) rapporterait 30 milliards d'euros. Symbole de la politique de l'offre menée par François Hollande, le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (21 milliards d'euros) sera par ailleurs supprimé, même si en parallèle, l'impôt sur les sociétés sera abaissé à 25 %. Une hausse de TVA sur les produits de grand luxe, pour financer les baisses de TVA sur les produits de première nécessité, rapportera également 5 milliards d'euros.
Hausse des prélèvements obligatoires
Enfin, les prélèvements obligatoires seront augmentés de 33 milliards d'euros. La moitié de cette hausse étant supportée par les prélèvements sociaux afin de financer le remboursement des soins à 100 % par la sécurité sociale et la retraite à 60 ans. L'autre moitié reposera notamment sur une hausse de la fiscalité sur le revenu : un barème à 14 tranches sera instauré et augmentera la fiscalité des revenus supérieurs à 6.000 euros par mois. En parallèle, la hausse des droits de succession sur les gros patrimoines et le renforcement de l'ISF contribueront à hauteur de 3 milliards d'euros au budget de l'Etat. Enfin par une taxe progressive, les hautes transactions immobilières rapporteront 5 milliards d'euros supplémentaires chaque année. Un programme qui déplaira à certains, assurément, mais qui a le mérite de la clarté. C'est important à quelques semaines d'un premier tour de l'élection présidentielle qui s'annonce indécis comme jamais.


http://www.latribune.fr/economie/presidentielle-2017/melenchon-ou-la-relance-par-l-investissement-public-684971.html


 A Sarkonique, tu as parfaitement raison sur les sondage d’ailleurs dans cette même Tribune, j’ai dégoté cet article :

Présidentielle 2017 : quatre choses à savoir avant de lire un sondage

Par Jean-Christophe Catalon  |  13/04/2017, 7:30  |  1350  mots


http://www.latribune.fr/economie/france/presidentielle-quatre-choses-a-savoir-avant-de-lire-un-sondage-685767.html.


Et toujours sur le même site :

Un autre sondage

Mélenchon devient la personnalité politique préférée des Français !

Par Jean-Christophe Chanut  |  06/04/2017, 17:00  |  588  mots

http://www.latribune.fr/economie/presidentielle-2017/melenchon-devient-la-personnalite-politique-preferee-des-francais-680778.html

Nous ne sommes plus à une contradiction prêt !  :mrgreen: :mrgreen:


PS : Moi aussi je rêve que MLP passe en dessous des 18%.  :diable: :diable:



Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

Hors ligne old machin

  • old machin
  • Smart Citoyen
  • *
  • Messages: 2854
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #471 le: 14 avril 2017 à 05:37:28 »
Juste en passant...., car médias/sondages me bouffe tout mon temps... :jesus:  :diable: , mais je ne pouvais pas ne pas réagir, justement, car c'est un peu quand même aussi le sujet.
Même si perso c'est de loin que j'ai suivi La Tribune (et corrélativement Les Echos ) journal "économique", ses démêlés notamment avec LVMH, les risques de sa disparition à chaque à coup durant les 2 dernières décennies, le Contrat d'Indépendance des journalistes bafoué, la disparition du journal papier, etc, j'avais aussi de temps à autres capté de rafraîchissantes publications , telles que celle-ci, signalisées et saluées mezzo voce par les confrères presse. Mathias Thépot semble en tête de proue de cette petite vague - juste assez petite pour ne pas bousculer le proprio Weill (et juste assez grande pour lui donner des arguments "d'éthique perso"), passant un peu sous les foudres d'Anastasie du fait notamment de son format ajd exclusivement numérique (à méditer, non ?  :pasdrole: ). Juste assez grande aussi pour mettre Thépot dans le camp des "économistes atterrés" - notamment avec des articles qui pourfendent les chiens de garde "économistes", en les comparant aux "scientifiques" climatosceptiques.
L'a co-publié  "Lettre aux générations futures en espérant qu'elles nous pardonneront" avec M. Rocard dans son vieux, faisant repentance, un peu tard vieil homme, de ses conneries politiques passées et des credos massacreurs mis en oeuvre avec entrain et certitudes (genre programme Fillon).

Toujours est-il que oui, ça fait du bien, à l'heure où l'on voit dans les étranges lucarnes une armée de doctes mercenaires découvrir brusquement que F.I. a un programme, mais ne l'ayant d'évidence pas lu, et que celui-ci va en gros mettre not' beau pays au niveau économique du Bhoutang, ( le ch'tiot valeureux qu'a la chance d'être perché trop haut pour être vraiment atteint pour l'instant, et qui donc actuellement encore a la chance de pouvoir parler de ses citoyens administrés, avant de causer du rang économique du pays ?  8| ?)

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7866
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #472 le: 14 avril 2017 à 12:37:27 »
L'empressement merdiatique (pour parler conmme toi, Old  :cote:) à interviewer des gens (tiens, tiens!) "unanimes" fait sourire. Derrière l'apparente intention de rendre objectivement compte de la contre offensive qui vise un candidat en progrès dans les sondages, on n'entend qu'un seul refrain, c'est la vieille scie qu'on croyait disparue: "c'est un communisss", son projet est "totalitaire" (contre l'enrichissement éternel des milliardaires, pas faux)... On fourbit des armes qui s'enrayent et n'effrayent plus. Tout ça à cause de l'article 62 du programme qui projette un embrigadement de la France dans l'ALBA.

Je reconnais que je ne suis pas convaincu de l'utilité de l'adhésion. Des choses là-dedans sentent le rance: par exemple l'invitation de la Russie du mafiocrate Poutine à participer ou le soutien au nationalisme argentin dans l'affaire des Malouines...

Mais le danger totalitaire et communiste... tu parles!  :mrgreen:

La Russie et le redécoupage à l'Est, donc, et maintenant l'ALBA: cela fait deux cibles sur la question des relations internationales.
Autre point contesté: le fait que dès 5000 euros de revenu, un ménage voie ses impôts augmenter, alors qu'à deux, c'est une somme juste correcte et souvent péniblement gagnée.

Mélenchonophile, je me fais l'écho de ces récriminations non pour contrarier, mais pour faire réagir les mélenchonistes que vous êtes.

RE. Bon ça y est, j'ai trouvé la réponse, les enfants!  :]

Merci à Old' pour les sources:merci:

Sauf que leur simulateur d'impôt y fonctionne pas.  :baille:
« Modifié: 15 avril 2017 à 11:45:52 par sarkonique »
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
A. Schopenhauer
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne bili

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 3166
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #473 le: 19 avril 2017 à 12:48:19 »
Il n'est pas mal aussi celui-là, comme article.

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/04/18/pour-une-politique-economique-serieuse-et-a-la-hauteur-des-enjeux-votons-melenchon_1563456

Citer
Tribune
Pour une politique économique sérieuse et à la hauteur des enjeux, votons Mélenchon
Par Un collectif d'universitaires — 18 avril 2017 à 14:37

Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

Hors ligne kiosk

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4718
    • Pôv' con
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #474 le: 13 septembre 2017 à 15:05:18 »


N'en déplaise aux bas du front et autres excités de la récidive, les statistiques sont formelles : les individus ayant commis au moins un crime sont plus nombreux que ceux qui en ont commis deux ou plus.

Hors ligne kiosk

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4718
    • Pôv' con
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #475 le: 13 septembre 2017 à 15:06:44 »


N'en déplaise aux bas du front et autres excités de la récidive, les statistiques sont formelles : les individus ayant commis au moins un crime sont plus nombreux que ceux qui en ont commis deux ou plus.

Hors ligne kiosk

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4718
    • Pôv' con
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #476 le: 13 septembre 2017 à 15:07:32 »


N'en déplaise aux bas du front et autres excités de la récidive, les statistiques sont formelles : les individus ayant commis au moins un crime sont plus nombreux que ceux qui en ont commis deux ou plus.

Hors ligne kiosk

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4718
    • Pôv' con
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #477 le: 13 septembre 2017 à 15:09:47 »
Pendant que la foule afflue au meeting de Mélenchon à Strasbourg, au JT de France 2 :


N'en déplaise aux bas du front et autres excités de la récidive, les statistiques sont formelles : les individus ayant commis au moins un crime sont plus nombreux que ceux qui en ont commis deux ou plus.

Hors ligne kiosk

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4718
    • Pôv' con
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #478 le: 13 septembre 2017 à 15:10:41 »
Sur un texte d'Alexandre Astier :



N'en déplaise aux bas du front et autres excités de la récidive, les statistiques sont formelles : les individus ayant commis au moins un crime sont plus nombreux que ceux qui en ont commis deux ou plus.

Hors ligne kiosk

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4718
    • Pôv' con
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #479 le: 13 septembre 2017 à 15:12:02 »
Sur un texte d'Alexandre Astier, à une lettre près...


N'en déplaise aux bas du front et autres excités de la récidive, les statistiques sont formelles : les individus ayant commis au moins un crime sont plus nombreux que ceux qui en ont commis deux ou plus.

Hors ligne kiosk

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4718
    • Pôv' con
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #480 le: 13 septembre 2017 à 15:13:02 »


N'en déplaise aux bas du front et autres excités de la récidive, les statistiques sont formelles : les individus ayant commis au moins un crime sont plus nombreux que ceux qui en ont commis deux ou plus.

Hors ligne kiosk

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4718
    • Pôv' con
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #481 le: 13 septembre 2017 à 15:13:56 »


N'en déplaise aux bas du front et autres excités de la récidive, les statistiques sont formelles : les individus ayant commis au moins un crime sont plus nombreux que ceux qui en ont commis deux ou plus.

Hors ligne kiosk

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4718
    • Pôv' con
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #482 le: 13 septembre 2017 à 15:14:44 »


N'en déplaise aux bas du front et autres excités de la récidive, les statistiques sont formelles : les individus ayant commis au moins un crime sont plus nombreux que ceux qui en ont commis deux ou plus.

Hors ligne kiosk

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4718
    • Pôv' con
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #483 le: 13 septembre 2017 à 15:16:54 »


N'en déplaise aux bas du front et autres excités de la récidive, les statistiques sont formelles : les individus ayant commis au moins un crime sont plus nombreux que ceux qui en ont commis deux ou plus.

Hors ligne kiosk

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4718
    • Pôv' con
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #484 le: 13 septembre 2017 à 15:17:39 »


N'en déplaise aux bas du front et autres excités de la récidive, les statistiques sont formelles : les individus ayant commis au moins un crime sont plus nombreux que ceux qui en ont commis deux ou plus.

Hors ligne kiosk

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4718
    • Pôv' con
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #485 le: 13 septembre 2017 à 15:18:39 »


N'en déplaise aux bas du front et autres excités de la récidive, les statistiques sont formelles : les individus ayant commis au moins un crime sont plus nombreux que ceux qui en ont commis deux ou plus.

Hors ligne kiosk

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4718
    • Pôv' con
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #486 le: 13 septembre 2017 à 15:20:18 »
Voleurs Actuels n'a hélas pas eu à traiter ce sujet :


N'en déplaise aux bas du front et autres excités de la récidive, les statistiques sont formelles : les individus ayant commis au moins un crime sont plus nombreux que ceux qui en ont commis deux ou plus.

Hors ligne bili

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 3166
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #487 le: 13 septembre 2017 à 17:06:21 »
 :mdr1:

ah! y avait longtemps que nous ne t'avions pas lu, Kiosk!

Toujours aussi drôle. :mrgreen:

Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

Hors ligne Val

  • Administrateur
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 19237
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #488 le: 15 septembre 2017 à 09:07:06 »
Eh bien Kiosk, tu es déchaîné !! Et dans le vrai, comme souvent (toujours ?)  :mrgreen: :mrgreen:
Merci, ça fait du bien de pouvoir sourire tout en lisant des vérités pas toujours très roses.

Et ça résume très bien la situation.  :merci: :merci:

 :fleur2: :fleur2: :fleur2: :fleur2: :fleur2: :fleur2:

Hors ligne kiosk

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4718
    • Pôv' con
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #489 le: 26 septembre 2017 à 10:06:26 »
Libération s'offre une couverture très tendancieuse contre Mélenchon.
Après une petite modification, ça passe mieux.

N'en déplaise aux bas du front et autres excités de la récidive, les statistiques sont formelles : les individus ayant commis au moins un crime sont plus nombreux que ceux qui en ont commis deux ou plus.

Hors ligne bili

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 3166
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #490 le: 28 septembre 2017 à 12:14:16 »
Et pour encore plus d’inspiration, ce soir sur France 2 à 20h55,seulement ce soir 28/9.

Philipe vs Mélenchon.

 
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

Hors ligne Val

  • Administrateur
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 19237
Re : Jean-Luc Mélenchon
« Réponse #491 le: 25 octobre 2017 à 14:40:37 »
Je reproduis ici le billet de blog de Jean Luc Mélenchon, très intéressant.
Où j'apprends que des groupes d'extrême droite ont menacé d'attentat des lieux de cultes et également la vie de personnalités comme M. Castaner et M.Mélenchon, et qu'ils n'ont même pas été prévenus des menaces à leur encontre.... tresfache tresfache
Je trouve que les choses empirent  de plus en plus....  :rougefache: :rougefache: :rougefache:

source du billet
Citer
En ce temps là, Macron cajolait les riches

La semaine qui vient de s’écouler aura été riche en symboles et changements d’époque. Nous avons eu la révélation du complot d’un groupe d’extrême droite contre des lieux de culte musulman et des responsables politiques comme Monsieur Castaner et moi. Et la réplique unanime de l’Assemblée nationale debout contre les violents. Puis le début de la discussion sur le premier projet de loi de finances du quinquennat. Sa signature de classe est si violente qu’il marquera pour longtemps les esprits. Ses mesures spectaculaires marquent lourdement le moment comme par exemple avec la suppression de l’impôt sur la fortune, la flat-tax sur les revenus financiers et la coupe de 4,5 milliards d’euros dans les dépenses de santé.

La même semaine aura été marquée par la journée consacrée à la misère dans notre pays dans un contraste suffocant. Mais il y aura eu aussi un rebondissement dans les aventures de la décomposition européenne avec le rejet de la position française sur les travailleurs détachés et l’impuissance affichée à propos de la situation en Catalogne. N’oublions pas bien sûr la décision personnelle du président de la République française d’écrire à Donald Tusk pour lui annoncer qu’il reconnaissait le drapeau marial européen, quoi qu’il n’ait aucun droit constitutionnel de le faire !

« La France insoumise » aura été sur tous les fronts, non seulement au plan local, comme beaucoup d’entre vous ont pu se rendre compte, mais également sur la scène nationale. Du coup je veux souligner notre rôle, une fois de plus, dans l’action internationale. C’est ici la tenue de la « conférence européenne du plan B » à Lisbonne. C’est la cinquième session de ce forum que nous avons créé il y a maintenant deux ans. Petit à petit, il est reconnu sur toute la scène de la gauche alternative européenne et de nombreux observateurs du monde entier s’y associent désormais pour suivre les travaux. Pendant ce temps, « la vieille gauche » croupit dans ses structures bureaucratiques accrochées au rêve de « faire changer l’Europe » en faisant des compromis avec la politique qu’imposent les traités européens. Le PSE des sociaux-démocrates, et le PGE où dominent les amis d’Alexis Tsípras, pataugent dans les méandres du « soutien critique » à l’Europe. Du côté du « plan B » la conclusion des travaux à Lisbonne par la dirigeante du Bloco de Esquerra est au diapason de la nôtre : « entre les traités et les peuples, nous choisissons les peuples ». Bien sûr je n’oublie pas le fond de scène qui aura été le nôtre toute la semaine : encore une fois nous aurons dû subir des flots d’injures et de comparaisons absurdes comme celle de Pascal Ory m’assimilant à Mussolini.

Mais je veux insister sur le fil conducteur qu’a été une nouvelle fois, pendant tout ce temps, la relation à la lutte sociale. Présents aux côtés de Philippe Christmann condamné à 17 000 € pour avoir jeté des confettis au siège patronal du bâtiment et rejugé en appel à l’initiative du parquet pour le faire condamner à de la prison ferme, nous connaissons le prix de la lutte. Les gouvernements de Valls et de Cazeneuve ont eu la main lourde sur les manifestants et pour criminaliser l’action syndicale ou écologiste. À présent, l’équipe Macron n’a plus qu’à mettre ses pieds dans les brodequins cloutés que ses prédécesseurs ont assouplis. Nous ne perdons donc jamais de vue la nécessité de toujours mener les actions dans le cadre le plus large et avec la plus grande cohésion possible pour éviter la marginalisation qui ne peut profiter qu’à nos adversaires.

C’est avec cet état d’esprit que j’ai conclu la marche du 23 septembre. Toute notre équipe était consciente du piège que pouvait constituer l’opposition permanente que mettaient en scène les médias entre la France insoumise et le mouvement syndical ! J’ai donc été chargé de proposer aux syndicats de prendre la tête de la lutte en assurant d’avance que nous serions derrière eux. J’avais proposé l’idée d’une grande marche sur les Champs-Élysées. Le bilan depuis cette date n’est pas bon. Les syndicats se sont réunis pour rien, une nouvelle journée d’action a été annoncée sans concertation pour le 19 octobre et son succès a été aussi mitigé que les conditions de la convocation… J’ai dit franchement ce que j’en pensais, par écrit sur ce blog, puis oralement sur le plateau de TF1. Il ne peut être question pour nous d’agir autrement qu’a découvert. C’est notre devoir de dire ouvertement ce que nous croyons bon pour tous. Depuis la première heure du combat nous sommes irréprochables sur les bancs de l’Assemblée nationale comme dans la rue. Nous n’avons guère été encouragés et ce fut même parfois le contraire. Dans ces conditions, ce serait nous rendre suspects et incompréhensibles que de faire comme si de rien n’était.

Nous étions prêts à jeter toutes nos forces dans une bataille d’ensemble. Non seulement on ne nous a rien demandé ni proposé mais nous avons été rabroués. Ce n’est pas le plus important, même si cela compte. L’essentiel est de voir où nous avons été conduits par ceux qui revendiquaient la conduite exclusive de l’action. Nous ne sommes pas satisfaits de ce qui se passe. Et nous sommes consternés de voir cent ans de compromis social, concentrés dans le code du travail, perdus en quelques semaines d’un combat mené de façon aussi inefficace. La réplique en anglais faite à ma remarque par Jean-Claude Mailly aggrave le diagnostic. Sans rien proposer, il se sera contenté de me critiquer. Les sempiternels renvois à la charte d’Amiens du syndicalisme français en 1905 ne peuvent servir d’argument pour justifier un tel acharnement à vouloir séparer le mouvement social et le mouvement politique de masse que nous sommes. Mais s’il doit servir d’argument alors ce sera avec le sourire.

Car la charte d’Amiens proclame en effet la séparation du syndicat d’avec les « sectes socialistes » que représentait la division en cinq partis du mouvement socialiste naissant. Le motif de cette séparation était qu’il fallait « préserver l’unité de la classe ouvrière » pour qu’elle puisse faire « la grève générale révolutionnaire » ! À moins que quelqu’un soit en train de préparer une grève générale révolutionnaire, ce dont je doute, on voit que la vocation de la charte d’Amiens est un pur prétexte pour une stratégie politique d’isolement du mouvement social permettant qu’il reste sous la houlette de gens qui refusent de s’unir même pour l’essentiel.

J’ai l’impression que Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT en vient à partager ce diagnostic. Il était ce vendredi au Passage d’Agen dans Lot-et-Garonne, au congrès de l’union départementale de la CGT du Lot-et-Garonne. Il y a publiquement regretté la division syndicale « qui pèse fortement sur la mobilisation » contre les ordonnances réformant le droit du travail tout en constatant : « Il y a encore des gens qui sont mobilisés contre la loi travail… ça ne s’est pas forcément vu dans la rue hier (jeudi) parce qu’il y a besoin aujourd’hui que l’ensemble des syndicats qui contestent les ordonnances s’unissent », et « cette division syndicale pèse fortement sur la mobilisation ». Quant à la réunion intersyndicale prévue pour le 24 octobre, le secrétaire général de la CGT espère qu’elle débouchera « sur une proposition de journée d’action qui conjugue public, privé, jeunes, moins jeunes et qu’on puisse aller vers une journée nationale interprofessionnelle unitaire ». Son point de vue est encore plus proche du notre quand il pointe du doigt la possibilité d’une convergence des colères et des luttes en déclarant : « On parle beaucoup des ordonnances mais il y a aussi la CSG pour les retraités, la sélection à l’entrée de l’université pour la jeunesse (…), la baisse de l’impôt sur la fortune qui va favoriser les plus riches. Il est temps de mettre un gros coup de semonce ». Le site France 3 local note après cela : « Interrogé sur les frictions internes à la CGT quant aux modes d’action à adopter, Philippe Martinez a répondu : « Qu’il y ait de l’impatience, c’est une très bonne chose. Moi, je veux des militants qui aient envie d’en découdre mais on ne peut pas avoir des actions où il y en a quelques-uns qui bougent et les autres qui les regardent au balcon ». Puis, sans que l’on comprenne pourquoi, il en vient à critiquer notre idée de grande marche nationale. « Le secrétaire général de la CGT confirme : « Une manifestation de 500.000 personnes c’est bien, mais ça fait du monde qui regarde. Il vaut mieux 60% d’arrêts de travail dans toutes les entreprises. Ça inquiète beaucoup plus le patronat et le gouvernement ». » Est-ce une fin de non-recevoir ? Nous allons le savoir bientôt sans doute.

Mais dans l’intervalle, il faut bien comprendre qu’au total il est impossible d’organiser une résistance de masse et collective dans de telles conditions. Impossible d’adosser une rébellion des jeunes sans aucun point d’appui dans le calendrier. Tout frémit, rien ne bout. La débandade n’est plus loin. Les fédérations syndicales des métiers les plus cruciaux pour l’économie négocient une par une le retour au principe de faveur contre l’accord de branche et celui d’entreprise. Routiers, dockers, pétroliers tirent leur épingle du jeu. Qui pourrait le leur reprocher quand rien de collectif n’est proposé ? Les métiers les plus exposés à la surexploitation et à la souffrance au travail n’auront qu’à se débrouiller entreprise par entreprise.

Pour autant, nous ne resterons pas l’arme au pied. Le tract contre le coup d’État social qui explique le contenu des ordonnances continue à être diffusé. Trois millions d’exemplaires, bientôt quatre auront été distribués. Je ne prétends pas que ce soit autre chose qu’un travail sérieux de conscientisation. Il est donc utile et portera ses fruits à un moment ou un autre. Mais notre responsabilité de principale force politique populaire liée au mouvement ouvrier nous oblige à réfléchir sérieusement à ce qui vient de se passer. C’est notre devoir de dire tout haut ce que nous en pensons ! Il y va du lien précieux pour nous de notre crédibilité aux yeux du grand nombre. Aucune complicité ou proximité ne doit nous conduire à partager la responsabilité d’une stratégie dont on nous a dit qu’elle serait meilleure si nous ne nous mêlions pas de sa conduite. Et il nous revient aussi de tracer des pistes pour qu’il en aille autrement dans l’avenir le plus proche.

Les identités assignées

Le plus pénible des jours en cours n’est pas tant d’exposer nos idées, ni de polémiquer avec ceux qui les contredisent. Le plus pénible est de devoir passer son temps à se défaire des assignations identitaires auxquelles nous condamnent ici et là les petits procureurs de la vie médiatique et leurs divers répétiteurs automatiques. Et le plus pénible dans ce domaine est le niveau d’ignorance et de grossièreté intellectuelle de ceux qui s’expriment contre nous. La polémique sur le rôle de la rue dans la lutte contre les nazis a débouché sur une révision générale de l’Histoire par des gens qui n’en connaissent ni le premier mot ni les enjeux. Dire que la rue a fait les nazis est un contresens historique total. Les nazis n’ont jamais gagné de majorité électorale en Allemagne. En France non plus, car les ligues fascistes ont été dissoutes en 1934 et il aura fallu la défaite de 1940 pour que soit imposée au peuple français la « révolution nationale ». Si le peuple français ne joue aucun rôle dans sa libération et que tout est dû à l’action des alliés anglo-saxons, on comprend la suite. L’armée rouge ne joue aucun rôle, la résistance populaire n’existe pas, le général de Gaulle a eu tort de s’opposer à l’installation de l’administration américaine qui était prévue, et la France n’avait pas sa place à la table des vainqueurs.

On connaît cette thèse. On sait qui la portait autrefois en France… Elle a dorénavant gagné assez de terrain pour qu’il n’y ait pas une seule protestation quand l’action populaire dans la libération du pays face aux nazis est ramenée par le journal « Charlie » à une caricature qui me représente avec un brassard FFI en train de tondre une femme. La résistance tondait les femmes en tant qu’activité principale ? Elle se faisait fusiller et torturer en tant que second job ? Elle ouvrait les combats libérateurs à Paris et Marseille pour se distraire ? Les plaques dans toutes les rues de Paris à la mémoire des combattant du 19 août 1944 sont le street-art de l’époque ? Le discours de de Gaulle à l’hôtel de ville de Paris a un rapport avec la cigarette que fumait le général ? Bref, dans la mesure où il s’agit de nous traîner dans la boue, tout est bon y compris le renoncement à un des fondamentaux du récit des vainqueurs français de 1945.

Après cela est venu l’épisode misérable contre Danièle Obono et Clémentine Autain à propos de laïcité. La charge contre « la France insoumise » est tout de même parue ridicule à certains des commentateurs qui suivent l’action politique de nombre d’entre nous depuis plus de 20 ans sur le sujet. Ils ont donc cru habile de chercher à opposer les uns aux autres. Et cela jusqu’au point de pouvoir titrer en « une » de Marianne que la question « déchire les insoumis » à la faveur d’un échange avec un inconnu sur Facebook (ça m’appendra à répondre sans connaître). On ne saurait aller plus loin dans l’invention de l’actualité. La vérité est terrible. Il n’y a pas eu une seconde de débat collectif ou singulier ni au groupe parlementaire la « France insoumise », ni dans « l’espace politique » du mouvement, ni dans aucune de nos instances avant, pendant ou après les épisodes montrés du doigt. Vous me lisez bien ? Pas une minute. Mais cela n’empêche pas tel ou tel média d’inventer de toutes pièces un « déchirement » entre nous. Il n’y en a pas. Il n’y en aura pas. Jamais. La ligne du mouvement « la France insoumise » concernant la laïcité dans tous ses aspects est contenue dans le livret programmatique sur le sujet.

Ce livret, comme les 39 autres, est signé à la dernière page par les deux coordinateurs de ces livrets : Laurent levard et… Danièle Obono. Cela ne peut donc pas être plus clair ! Tout ce qui précède ce texte, ou l’environne, est du domaine de la liberté individuelle de chacun d’entre nous. Tel est le mouvement. Ce qui compte c’est le programme. Quant à nos inquisiteurs, leur biographie ne plaide pas toujours pour la sincérité de leurs questionnements. Ce sont le plus souvent des obsédés de la haine des musulmans qui s’avancent sous divers déguisements et prétextes. Ils n’ont rien de laïques. Un drapeau européen confessionnel chrétien ne les gêne pas. C’est de la « politique infantile » selon le sénile Libération. Le concordat d’Alsace-Moselle, quand nous le dénonçons, nous fait montrer du doigt. Et ainsi de suite.

De notre côté, nous n’avons pas de laïcité à géométrie variable. Nous défendons les chrétiens d’Orient contre les persécutions musulmanes, les musulmans birmans contre les persécutions bouddhistes, nous luttons contre l’antisémitisme, nous n’avons jamais manqué un rendez-vous contre le racisme, et ainsi de suite. Nous nous efforçons de tenir les deux bouts de la chaîne qui, seule, peut unir notre peuple. Car nous faisons partie de ceux qui n’ont qu’une patrie : la République. Pas de religion en politique ! Pour cela nous ne voulons participer, de près ni de loin, à aucune stigmatisation des musulmans. Pas davantage que des juifs, des chrétiens, des protestants etc. Nous voulons incarner la bienveillance et la tolérance des 60 % de Français qui affirment n’avoir aucune religion mais acceptent que les autres en aient une à la condition qu’elle ne cherche pas à dominer ou imposer ses vues. Pour nous, la laïcité est une protection de la liberté de conscience. Pas un manuel d’inquisition.

À présent, voici que surgit une nouvelle tentative d’assignation identitaire. Je serai parcouru d’une « tentation souverainiste ». La tentation dans le vocabulaire religieux est le risque du péché. Le péché c’est le mal. Le mal est le contraire du bien. Donc le souverainisme c’est le mal. Mais le bien ? Où est-il ? Devinez ! On voit dans quelle alternative étroite est installée le débat en deux mots « tentation souverainiste ». Comme depuis 2005 il y a le camp du vrai, du bon, du juste, du beau, du noble, de l’intelligent. C’est le « oui, oui, oui ». L’Europe qui nous protège, l’Europe des pères fondateurs, du pragmatisme, de la modernité et blablabla. Toute critique est une marque instantanée d’appartenance au camp du mal, du « non », du « repli national », de l’égoïsme cocardier, du chauvinisme, de la xénophobie. Un mot désigne donc dorénavant ces nouvelles gémonies : le souverainisme. Qu’il s’agisse de souveraineté nationale, de souveraineté populaire, peu importe.

Macron peut parler de « souveraineté européenne » et utiliser 18 fois le mot dans un discours, sans le définir une seule fois, il ne peut pas être considéré comme « souverainiste » car il est dans le camp du bien. Nous pouvons utiliser plusieurs dizaines de fois le mot « indépendantisme français » ou bien « universalisme républicain » pour nommer notre position, peu importe. Nous sommes nécessairement des « souverainistes » donc détestables. Nous sommes dans le camp du mal qui ne veut ni de défense européenne, ni d’indépendance de la banque centrale, ni d’Europe allemande, comme l’exige sans discussion possible l’appartenance au camp du bien. À vos risques et périls messeigneurs et gentes dames les médiacrates. Mais vous y viendrez. Quand j’ai commencé à critiquer le statut de travailleur détaché, ce fut une pluie d’injures sur ma xénophobie, le « flou » et donc « le loup » que contenait ma position selon quelques bonnes âmes spécialisées dans l’indignation et le sursaut à chacune de nos paroles. Dorénavant tout le monde est d’accord avec moi : le problème existe ! Et le président Macron est obligé lui aussi de faire semblant, même si ce qu’il propose n’a strictement rien à voir avec ce que je dénonce puisqu’il ne veut pas toucher à la cotisation sociale dans le pays d’origine du travailleur détaché. De même pour la manière de régler le problème de la guerre en Syrie et ainsi de suite.

Nous voici en route vers les élections européennes. Les vieux disques rayés de la politique française jouent sans discontinuer les refrains perdants de 2005. Macron est moins bête qu’eux. Il a enfourché le cheval de la « souveraineté », lui aussi, dans ses trois discours sur le sujet. La souveraineté européenne. Les fainéants des plateaux de commentaires n’ont rien noté. Ils ont bêlé en cadence leur admiration européiste. Seul « Le Monde », dans son cahier spécialisé, a montré que la « souveraineté européenne » se substituait dorénavant à la « souveraineté nationale » dans le vocabulaire du chef de l’État. Ce débat n’est pas médiocre. Il est même décisif. Il n’a rien à voir avec le souci qui m’est prêté à cette occasion de « vouloir occuper la première place face à Macron » sur le sujet. Comme si c’était à faire ! Ou de reprendre l’espace de « l’euroscepticisme », notion gélatineuse grotesque pour salle de rédaction fatiguée.

Nous avons le droit au débat politique. Nous avons le droit de proposer des sujets, sans être rabougris instantanément aux pauvres cases préconçues qui fixent les limites de l’intelligence médiatique officielle actuelle. Si le débat des européennes doit se limiter à la caricature de 2005 ce serait un drame moral. Nous nous en tirerons bien de toute façon. Les euro-bêlants et les euro-rêveurs ne motivent plus grand monde. Je partage l’avis d’Emmanuel Macron qui veut faire de cette élection le moment d’un vrai choix. Un choix libre. C’est-à-dire le choix entre les options réellement présentes et non pas celles qui ont été fantasmées par les répondeurs automatiques médiatiques en poste à Bruxelles avec bureaux et activités cloisonnées depuis plus d’une décennie.

Bien sûr il nous faut encore tracer notre chemin. Ce tableau est-il mis en place par sottise et ignorance ou par volonté de manipulation ? Comme il est impossible de modifier quoi que ce soit d’un refrain médiatique quand il est lancé, comment pouvons-nous utiliser le plus efficacement possible cette situation ? Je parle évidemment ici la façon de faire campagne. Parce que pour le reste tout est déjà en place. La ligne stratégique est décrite dans le programme L’Avenir en commun. Le regroupement transnational qui correspond est le fameux « forum du plan B » qui vient de tenir sa cinquième session à Lisbonne. La variété des listes de la vieille gauche pour « refonder », « changer », « améliorer », « relancer » l’Europe et autres songe-creux est aussi une opportunité tactique pour nous. Surtout si tout ce petit monde a le bon goût de faire liste commune pour terminer le tableau de l’angélisme européiste de la vieille gauche.


Le budget des riches et l’impossible ruissellement


Le débat parlementaire sur la loi de finances est l’événement central de la vie de l’Assemblée nationale. Bien sûr, il faut dorénavant y ajouter le débat sur le projet de loi de finances de la sécurité sociale puisque son montant est plus élevé que celui du budget de l’État. Pour un groupe parlementaire comme le nôtre, ce moment est une épreuve de vérité. En effet c’est la toute première fois que nous effectuons un tel travail consistant à examiner mission par mission, ligne budgétaire par ligne budgétaire l’ensemble des recettes et des dépenses de l’État. La nouveauté pour nous n’est pas dans l’exercice de critique de la construction générale du budget. Nous le faisons chaque année et, depuis la création du Parti de Gauche, nous avons déjà présenté trois « contre budget ». Nous avons également procédé à un chiffrage général de nos mesures dans le cours de la campagne des élections présidentielles, après la publication du programme L’Avenir en commun. Nous avions d’ailleurs fait une émission de télévision sur le thème. Elle avait dû durer cinq heures pour pouvoir faire alterner sur le plateau tous les spécialistes et autorités intellectuelles qui travaillaient le sujet pendant notre campagne.

Quoi qu’il en soit, rien de tout cela n’est aussi exigeant qu’un débat parlementaire comme celui auquel nous avons participé. Dans tous les autres groupes il y a des anciens ministres des Finances, des anciens rapporteurs de la commission des finances et ainsi de suite. Chacun d’entre eux bénéficie donc d’un accès à une expérience et à la continuité de ses propres prises de position. Rien de tout cela n’existe à « la France insoumise ». Nous siégeons pour la première fois à la commission des finances de l’Assemblée nationale. L’équipe de nos assistants parlementaires aussi fait ce travail pour la première fois. Et cette activité s’inscrit dans un contexte nouveau pour le groupe. En effet, en juillet, il n’y avait que deux projets de loi sur la table, elle concentrait toute l’attention, et les commissions ne faisaient que se mettre en place. Depuis, toutes les commissions sont installées. Elles comptent toutes deux commissaires de « la France insoumise ». Ceux-là sont donc déjà absorbés par leur propre responsabilité sur les thèmes concernés (culture, défense, environnement etc.) et par les innombrables représentations dans des organismes les plus divers qu’il leur faut assumer. Dans ces conditions, la conduite de la bataille du projet de loi de finances a surchargé des emplois du temps déjà largement remplis.

Pour autant, nous avons maintenu notre système de la présence en alternance en séance. Tous, à tour de rôle, de nuit et de jour, en semaine et le samedi nous somme présent sur notre banc par équipe entre 4 et 10 personnes. Ce roulement, hélas, ne suffit pas à nous faire éviter les absences simultanées quand nous sommes convoqués aux mêmes heures à plusieurs réunions en même temps ! Quant à notre groupe d’assistants ils n’ont pas, hélas pour eux, l’avantage de pouvoir organiser un roulement. Il n’y a donc pas d’autre possibilité que leur dévouement absolu. Ils le donnent, dans l’anonymat, de toutes leurs forces. Je donne toutes ces précisions pour que ceux qui me lisent puissent bien réaliser les conditions concrètes de notre combat politique. C’est bien pourquoi les campagnes de calomnies médiatiques et de chasse à l’homme ou à la femme trouve une certaine efficacité puisqu’ils usent psychologiquement et meurtrissent les individus au moment même où ils doivent fournir tout leur effort. Dans les faits les agressions, insultes, menaces s’additionnent à tout le reste comme un tout au service exclusif de nos adversaires. Et ceux qui s’y livrent le savent parfaitement.

Dans notre bataille contre la première loi de finance du quinquennat, nous avons avancé sur deux lignes d’argumentation concomitantes. D’un côté, marteler et démontrer sans relâche le contenu antisocial du premier budget du « président des riches ». De l’autre expliquer et déconstruire la logique économique et politique qui est à l’œuvre dans ce budget. Je crois qu’à cette heure beaucoup de gens ont désormais compris que les cadeaux fiscaux aux plus riches de notre pays seront, au sens propre, payés par tous les autres. Les milliards d’impôts qui ne seront pas encaissés par l’État devront être compensés par des coupes claires dans les divers budgets. La comparaison des montants permet de réaliser l’ampleur des sommes concernées. Avec les sommes que garderont les riches avec le nouvel impôt sur la fortune et le nouveau modèle de taxation des revenus financiers, on aurait pu créer 60 000 postes d’enseignants, 75 000 logements HLM, 150 000 places de crèches… et ainsi de suite. Comme vous l’avez peut-être compris l’impôt sur la fortune est aboli. Un nouvel impôt est créé : il ne s’applique qu’aux seules propriétés d’immeuble, maison, appartement. Aucun patrimoine financier n’est plus imposé. Bien sûr, cela est d’abord totalement injuste socialement. Les patrimoines financiers sont la première cause de la production et la reproduction des inégalités sociales qui rongent les sociétés. Mais le fait d’exempter le patrimoine financier est d’abord un acte idéologique.

J’ai déjà évoqué ici et dans mes diverses interventions cette théorie du « ruissellement ». Elle suppose que plus les revenus des riches sont très importants plus il tombe de grosses miettes sur tous les étages inférieurs de la pyramide sociale. Ici, il est supposé que les milliards que ne paieront pas les riches en impôts, ils les placeront dans l’économie réelle, c’est-à-dire dans les entreprises. C’est une croyance sans aucun fondement. Et même pire : la réalité actuelle démontre le contraire. Il y a peu, les bénéfices produits par une entreprise n’étaient versés que pour 33 % en dividendes aux actionnaires. Nous en sommes rendus aujourd’hui à plus de 57 % ! Autrement dit, les capitalistes ne choisissent pas d’abord l’investissement dans leurs propres entreprises quand ils en ont les moyens. Ils préfèrent se servir de la rente en quantité toujours plus grande.

Un second aspect souligne le caractère irréel de la thèse d’après laquelle l’argent ainsi économisé irait dans l’économie réelle. J’ai demandé à plusieurs reprises au ministre de l’économie, monsieur Le Maire, de nous dire pour quelle raison il croit que ce serait le choix que feront les « épargnants ». Il m’a répondu qu’il le ferait par « bon sens ». Le bon sens de « l’épargnant » qui place lui-même son argent en bourse en faisant le choix de ses placements financier n’existe pas. Ou bien il est totalement résiduel dans l’ensemble du fonctionnement de la circulation des capitaux.

Que l’on soit un particulier ou un collectif, l’argent est placé sur la base des conseils d’un banquier qui cherche lui-même à y trouver son compte. L’essentiel de l’accumulation capitaliste se fait dans la sphère financière, telle est la vérité facile à vérifier. Et elle se réalise à des taux qu’il est impossible de trouver dans l’économie réelle. En toute hypothèse la création de nouvelles actions au profit des entreprises n’atteint pas aujourd’hui un volume capable d’absorber l’arrivée de nouveaux capitaux. De tout cela nous avons des preuves concrètes. Le fait que le capital aille prioritairement dans la sphère financière est avéré par la comparaison entre le niveau de capitalisation boursière et le niveau de la production réelle, ou bien par la comparaison du niveau des échanges réels avec celui des échanges financiers. Dans les deux cas, les échanges réels et l’évolution de la production réelle sont totalement marginaux par rapport à la masse d’accumulation boursière et de circulation des capitaux.

Les écarts sont si vertigineux qu’on a du mal à y croire. Le montant des échanges financiers sans aucun rapport avec la réalité de la production est 4000 fois supérieures à celui des échanges réels. Ultime signal : il y a 40 ans la durée moyenne de possession d’une action était de six ans ! Dorénavant, avec le « trading à haute fréquence », une action est détenue en moyenne 20 secondes. Au total, la vision d’après laquelle l’argent qui ne serait pas collecté en impôts sur les riches serait alloué avec « bon sens » vers la production est une vue de l’esprit qu’il est impossible de vérifier dans la vie réelle. Les nouveaux cadeaux aux riches, venant après les dons monstrueux du CICE finiront comme tous les autres, non en investissements et en emplois, mais en placement financier et en spéculation. Non seulement ils ne créeront pas en seul emploi mais ils en détruiront des centaines de milliers.

Pour nous, au groupe parlementaire « la France insoumise », la discussion du projet de loi de finances n’a jamais perdu ce double objectif : dénoncer les conséquences antisociales des choix faits en faveur des plus riches et démontrer l’inanité d’un modèle économique qui aboutit au résultat inverse de celui qu’il annonce.

Un autre aspect essentiel pour nous dans ce débat, c’est de multiplier les propositions alternatives. D’ailleurs nous présenterons un « contre-budget » le 2 novembre prochain. Mais au fil des débats, nous avons beaucoup amendé point par point. Nous avons voulu montrer inlassablement qu’on pouvait agir, concrètement, tout à fait autrement. Par exemple nous sommes revenus à la charge avec notre proposition d’établir un nouveau barème de l’impôt sur le revenu qui comporterait quatorze tranches au lieu de cinq comme actuellement. Cette simple proposition technique permettrait de répartir l’effort de manière plus équitable sur l’ensemble des contribuables et d’éviter la surcharge de tous les efforts sur la classe moyenne centrale. De la même manière, nous somme revenus à la charge avec la création de l’impôt universel. Il s’agit d’obliger chaque Français où qu’ils soit dans le monde à payer ce qu’il devrait à la France s’il s’y trouvait. Autrement dit, chacun paye dans le pays où il se trouve l’impôt qu’il doit mais il paye ensuite au fisc français la différence de ce qu’il aurait dû lui payer s’il se trouvait en France. C’est le meilleur dispositif possible pour combattre l’évasion fiscale. Rappelons que les États-Unis d’Amérique le pratiquent et organisent une recherche extrêmement active de tous leurs nationaux dans le monde pour les soumettre à l’impôt américain ! Des propositions de ce type sont celles que nous avons tirées du programme L’Avenir en commun qui reste en toutes circonstances notre document de référence.

En ce sens, le débat sur le projet de loi de finances aura été une très utile occasion de se confronter et d’affiner notre argumentation. Mais aussi, pourquoi le taire, cela est une occasion de préparer une large équipe à l’exercice concret du pouvoir. C’est pourquoi il était si important que tous les membres du groupe, à tour de rôle, participent au roulement sur les bancs pour prendre en charge la position commune. Et c’est ainsi que s’est confirmée l’importance de l’existence d’une charte et d’une règle de conduite centrée sur la mise en œuvre du programme L’Avenir en commun. S’il avait fallu discuter avant chaque mesure, chaque amendement, chaque chapitre, chaque article, et définir au coup par coup une position commune, le travail eût été impossible. Je le dis pour que cela serve à l’avenir. Je le dis aussi pour qu’on se souvienne qu’au moment où cette charte et ce programme ont été mis au centre de tout, certains hurlaient contre la caporalisation, et même la « dictature stalinienne » que cette méthode aurait instaurée. Dans les conditions actuelles, chaque électeur sait que ses députés « la France insoumise » mettent en œuvre avec fidélité le mandat qu’ils ont reçu de lui.


Extrême droite : un danger concret


Un groupe de pieds nickelés d’extrême droite avait imaginé divers complots morbides. Leur projet essentiel consistait à s’attaquer à des lieux de culte musulman. Mais ils imaginaient aussi, entre deux bières, s’attaquer à des responsables politiques. C’est ainsi que mon nom et celui de monsieur Castaner ont été évoqués. Je ne surestime pas l’importance des conclusions des soirées bien arrosées au cours desquels de tels olibrius s’exaltent. Ceux-là semblent particulièrement stupides. Pour autant, je ne sous-estime pas non plus la menace. Car l’extrême droite identitaire s’est bien structurée et organisée ces dernières années. Plusieurs grandes villes, comme Lyon et Lille en connaissent une infection particulière. Pendant que toute la bonne société concentrait sa vigilance et ses capacités d’indignation sur les musulmans et les actes terroristes qui pourraient en venir, leurs gosses, imbibé par l’ambiance dominante, se sont organisés en société violente. Il n’en est jamais question. Ce complot d’extrême droite permet enfin qu’un peu de lumière passe sur cet univers si glauque.

Car ce ne sont pas les islamistes qui montent en commando dans les autobus de Lille ni qui font des « vérifications d’identité » dans certaines rues de Marseille. Ce sont les groupes de nazillons. Les parades dans la rue avec les drapeaux ethniques, les intrusions de toutes sortes, les clubs réservés à certain public et ainsi de suite, tout cela est une réalité bien concrète. Il n’y a pas besoin d’être très intelligent, ni très visionnaire, pour deviner ce qui va finir par se produire. Le groupe « OAS » qui voulait commettre un attentat contre monsieur Castaner et contre moi avait surtout en vue des lieux de culte musulman. La rumeur veut, si l’on en croit monsieur Collomb, le ministre de l’Intérieur, que ce groupe n’était pas « très avancé » dans ses plans meurtriers. Mais ces divers projets ont une cohérence qu’ont également bien d’autres groupes de cette nature. Au demeurant, il semble que tout cela ait été en tout cas assez sérieux pour que le dirigeant du groupe ait déjà fait quatre mois de prison préventive et que ses neuf complices soient mis en examen pour des incriminations extrêmement graves. J’ai demandé la fermeture du local à Marseille dans lequel ces comploteurs ont tous fait de nombreux passages. Au demeurant, plusieurs plaintes ont été déposées contre les occupants de ce local compte-tenu des exactions auxquelles ils se livrent dans le quartier. Nous verrons quelles seront les conclusions des autorités sur le sujet.

En réalité, il s’agit de savoir si le gouvernement est réellement prêt à s’attaquer aux problèmes de la violence d’extrême droite ou s’il s’en accommode. Dans ce cas, il commettrait une grave erreur dont il devra assumer les conséquences si l’un ou l’autre de ces groupes finit par pouvoir passer à l’action ! Pour l’instant j’ai bien noté la jubilation de certains médiacrates. Et le travail qu’ils effectuent pour protéger les militants d’extrême droite des conséquences de leurs actes. Les exemples ne manquent pas. Traitement « à la rigolade », photos flétrissantes de moi et ainsi de suite. Parfois, des records d’ignominie sont battus. Ainsi quand certains mettent sur un même plan la violence contre le véhicule d’un DRH et une tentative d’attentat contre monsieur Castaner et moi. C’est le cas de Monsieur Aphatie pour qui ma vie a la même valeur que celle d’une voiture. La dégringolade du sens des valeurs et du respect dû aux autres est un des spectacles les plus consternants qu’il m’a été donné de constater après que l’affaire de ce complot d’extrême droite a été connue.

On se souvient que j’avais ici même mis en garde contre le harcèlement et la hargne de ceux qui, à force de nous montrer du doigt dans de tels termes, nous désignaient à la vindicte des violents. J’avais même écrit que si leurs actes aboutissaient, les plus moralement dégénérés dans la sphère médiatique n’hésiteraient pas à dire même que « vous l’avez bien cherché » ! C’est exactement ce qui vient de se produire. À l’époque où j’avais fait cette analyse l’infamie du système médiatique avait consisté pour Le Canard enchaîné comme pour quelques autres, à présenter mon propos comme une menace… contre les journalistes ! Autre manière de nous désigner encore une fois comme des cibles « qui l’ont bien cherché ». Je n’y reviens que pour mettre en garde une nouvelle fois. Quand un journal comme « Minute » peut afficher sur sa une la photo de Danièle Obono avec en grand titre « Faites la taire », dans un tel contexte, comment peut-on le comprendre autrement que comme une injonction violente ? Pourquoi aucun des grands indignés permanents n’ont-ils pas un mot sur le sujet ? Qu’est-ce qui les bloque avec Danièle ? Ce cas est extrême mais je ne compte plus le nombre de déclarations ou de phrases dans des tribunes où l’on nous enjoint de nous « taire » face aux arguments prétendument imparables qui nous sont opposés. D’une façon ou d’une autre ce vocabulaire est un aveu. Appliqué au cas de Danièle Obono, il se présente comme une menace physique. Ni le président de l’Assemblée nationale dont elle est membre, ni aucun commentateur spécialisé dans l’indignation permanente n’aura rien dit ! Les bras m’en tombent ! Faut-il que nous soyons vraiment « à part » pour qu’un tel traitement nous soit infligé en toute bonne conscience. Ce n’est pas tout.

Je suis stupéfait de voir que personne ne se pose de questions quant un ministre de l’Intérieur ne prévient ni un de ses collègues au gouvernement ni le président d’un groupe d’opposition de menaces contre eux. Je suis sidéré de voir que le même ministre de l’Intérieur peut annoncer que, sans m’avoir prévenu, il m’a fait suivre pour ma sécurité pendant quatre mois. Personne ne trouve cela dérangeant quand il s’agit du président d’un groupe d’opposition et d’un pays démocratique. Rien. Pas un mot. Toutes les grandes âmes qui s’indignent contre nous pour un oui pour un non, un demi-adjectif, un mot manquant dans une phrase, qui n’hésitent devant aucune outrance verbale ni aucune comparaison les plus démentes à notre sujet, tout ceux-là n’expriment aucun doute sur une telle situation. Pas plus que personne ne semble troublé par le fait que je n’ai jamais été informé d’aucune manière au cours de ces quatre derniers mois avant l’arrestation de tout le groupe ni, surtout, depuis lors ! Oui, à cette heure, personne n’a encore pris contact avec moi pour m’expliquer, si peu que ce soit, ce qui s’est passé.

Pour ma part je n’ai pas hésité un seul instant à manifester ma solidarité avec monsieur Castaner, comme je l’avais fait, en pleine campagne présidentielle avec messieurs Fillon et Macron et madame Le Pen dont on apprenait qu’ils avaient été menacés ! Je n’ai pas hésité à associer tous les députés, quelles que soient leurs convictions, à la résistance que je voulais exprimer face aux menaces des violents. Toute la représentation nationale s’est alors levée pour partager ma réplique. C’est un grand moment républicain que je n’oublierai pas. Mais je n’oublierai pas non plus le silence des dirigeants des partis de la vieille gauche dont pas un responsable n’a trouvé le temps de faire un communiqué ou d’exprimer une pensée personnelle. Je crois que cela témoigne du nombrilisme dans lequel ils ont sombré, incapables aussi qu’ils sont de prendre la mesure des dangers qui planent sur nous tous. Et du fossé qui désormais nous sépare quand le mot « camarade » ne veut plus rien dire, même face aux fascistes.