Auteur Sujet: Politique familiale, allocations CAF  (Lu 19091 fois)

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Politique familiale, allocations CAF
« le: 30 mars 2010 à 21:56:01 »
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Les CAF restent portes closes jusqu'à la fin du mois
   
De telles mesures d'exception font écho à la situation rencontrée à Marseille, où les guichets sont fermés depuis le lundi 16 mars en raison d'un mouvement de grève de salariés qui protestent contre des effectifs insuffisants, selon eux, pour résorber le nombre record de dossiers en retard (voir en Bouches-du-Rhône).

"Pour donner la priorité aux paiements, la CAF ferme temporairement ses accueils", indique la caisse d'allocations familiales de la Seine-Saint-Denis sur son site Internet, en invoquant "un accroissement sans précédent de sa charge de travail" depuis plusieurs mois, à l'instar des "autres organismes de la branche famille".
Les accueils des agences familles de Bobigny, Noisy-le-Grand, Rosny-sous-Bois et Saint-Denis/Pleyel fermés depuis le jeudi 12 mars le resteront ainsi jusqu'au mardi 31 mars inclus, précise la CAF, en ajoutant que d'autres accueils, habituellement ouverts quelques jours ou quelques heures par semaine, garderont porte close jusqu'à mi-avril : c'est le cas des permanences prestations d'Aubervilliers, d'Epinay-sur-Seine, de La Courneuve, de Monfermeil et de Stains et de la permanence prestations-action sociale d'Aulnay-sous-Bois.
"Les raisons en sont multiples et cumulatives : mise en place du fichier national unique (...), saisie des ressources des allocataires dont les revenus n’avaient pas été fournis aux impôts ou n’avaient pu être traités, saisie des quittances de loyer…", explique la CAF, qui souligne aussi que l’application en janvier (au lieu de juillet les autres années) du nouveau barème des prestations a engendré de nouveaux courriers, appels téléphoniques et visites à l’accueil.
"C’est ainsi que nos flux de contacts ont progressé de manière très significative entre février 2008 et février 2009", poursuit la CAF, qui affirme avoir été confrontée à une augmentation de + 36 % de demandes à l'accueil, + 31 % par courrier et + 105 % par téléphone.

Une situation "inacceptable" pour le conseil général
 
"Traiter les dossiers au plus vite est donc une priorité pour la CAF pour permettre aux allocataires de recevoir leur paiement", assure-t-elle encore, en un retard de traitement de 15 jours, alors qu’il est de 5 jours en moyenne en temps normal.
La plate-forme téléphonique de la CAF reste cependant joignable au 0820 25 93 10, notamment pour prendre rendez-vous en cas de besoin avec une assistante sociale, de même que le serveur vocal accessible 24 h sur 24 au 0820 25 93 10 ou le site Internet www.93.caf.fr.
Une situation que le président socialiste du conseil général, Claude Bartolone, a par ailleurs jugé "absolument inacceptable", dans un courrier adressé le jeudi 12 mars au Premier ministre, François Fillon, dans lequel il s'inquiète de "la situation extrêmement préoccupante de la CAF de la Seine-Saint-Denis".
Et ce d'autant plus qu’au-delà des prestations familiales et de logement, la caisse d’allocations familiales aura, dès le 1er juin prochain, à prendre en charge l’instruction des demandes de revenu de solidarité active (RSA).
"En Seine-Saint-Denis, ce sont plus de 60 000 demandes à traiter qu’il faudra pouvoir honorer, au risque de compromettre la réalisation du RSA dans notre département et de susciter le mécontentement d’une population fortement en attente par rapport à l’augmentation de son pouvoir d’achat", avertit ainsi l'élu, en dénonçant l'insuffisance des moyens accordés à la CAF par l'Etat pour la mise en oeuvre du dispositif (24 emplois) et dont il demande le renforcement.

http://www.ash.tm.fr/front/infos.php?Act_Id=16830

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Re: Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #1 le: 30 mars 2010 à 21:59:57 »
Citation de: "lady Marwina"
Chers tous,

C'est de plus en plus DEBILE... Je pèse mes mots.
Alors voilà, donc, l'an dernier ils ont décidé de changer les méthodes de calcul des APL, on en parle plus haut sur ce fil, et ça a provoqué une certaine panique. En gros, au lieu de se baser sur la déclaration de situation que l'on envoyait au CAF tous les ans, ils se basent à présent sur la déclaration de revenus faite aux impots. Donc, basiquement, vous avez deux ans entre les revenus pris en compte et le moment ou vous recevez l'APL.

Cela donne lieu a des situations absurdes, du genre la mienne.
L'an dernier, j'étais au chômage et mon époux également, on vivotait avec 900€ par mois, c'était un peu la galère, et donc a cause de ce nouveau système de calcul notre APL avait été revue franchement à la baisse. C'est à dire divisée par 5, le bonheur intense, de 100€ on est passé à 20, merci pour l'aumone.
Dans le cours de l'année mon époux a retrouvé du travail et donc notre APL a carrément été supprimée (mais là pour le coup c'était normal, enfin dans une certaine mesure, mixer les revenus d'il y a deux ans et la situation actuelle c'est vraiment une idée tordue ne pouvant germer que dans un cerveau UMP absurde, enfin passons)

Aujourd'hui, notre situation s'est considérablement améliorée, j'ai crée mon entreprise et ça marche plutôt bien, je tourne autour de 2000 à 2300€ par mois environ (suivant le chiffre d'affaire qui est un peu fluctuant), mon mari est de nouveau au chomage mais enfin il a ses indemnités, en gros on vit avec environ 3000€ par mois.
Et je viens d'avoir un coup de fil des CAF pour m'annoncer que je vais de nouveau avoir l'APL.
Ils ne plaisantaient pas.
Une APL TROIS fois plus élevée qu'a l'époque ou nous avions 900€ par mois.
LOGIQUE! Puisqu'aujourd'hui nous avons TROIS fois plus.. ... Shocked Shocked

C'est du grand débile.
Cet argent, j'en avais besoin il y a 12 mois bande d' :rougefaché:

Nous vivons dans la France d'Après.

Citation de: "pascal06220"
Cela dit il est vrai que notre système ne manque pas d'incohérences.
Ce qui est également préoccupant est de savoir ce qu'il va advenir du millions de chômeurs qui arrive en fin de droits en cours d'année
Citation de: "sarkome"
C'est simple !
Ils vont être retirés des statistiques, ce qui permettra d'annoncer fièrement "Baisse importante du chômage ! La France sort du tunnel ! La reprise est évidente !"
Citation de: ""pascal06220"
Avec 600.000 suppressions d'emplois annoncés voici une arithmétique qui risque de ne plus faire succès.
Là où les uns remplaceront les autres se sont les indices de l'ASS et du RSA qui vont exploser, sans compter tous ceux qui ne seront plus en mesure de satisfaire leur loyer, condamnés à la "clandestinité" sociale une fois jetés dans la rue ...

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #2 le: 20 avril 2010 à 10:48:30 »
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Absentéisme scolaire: une proposition de loi pour supprimer les allocations familiales déposée la semaine prochaine

 
BOBIGNY (AP) ? Une proposition de loi sera déposée la semaine prochaine à l'Assemblée nationale pour donner un "caractère systématique" à la suspension des allocations familiales "en cas d'absentéisme scolaire injustifié et répétitif d'un élève", a annoncé mardi Nicolas Sarkozy.

A la prochaine rentrée scolaire, des établissements spécialisés seront créés pour accueillir les jeunes de moins de 16 ans qui perturbent gravement la vie scolaire, dont certains en Seine-Saint-Denis, a par ailleurs expliqué le chef de l'Etat en déplacement dans ce département.

La proposition de loi sur la suppression des allocations familiales sera déposée par Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et secrétaire national de l'UMP en charge des questions de sécurité, a précisé M. Sarkozy.

http://www.challenges.fr/depeches/politique_economique/20100420.FAP1924/absenteisme_scolaire_une_proposition_de_loi_pour_suppri.html


encore une fois une solution humaine, concrète et non discriminante n'est pas d'actualité...encore une fois les familles déjà en grande difficulté seront les premières victimes...
plus de personnel, plus de moyen, plus de perspective voilà ce qu'il faut à ces gosses, priver des allocations et donc pénaliser la famille et les autres enfants est injuste...
certaines parents partent 3-4-5 ou 6h du mat comment peuvent ils contrôler les aller et venu des enfants...si ceux ci leur disent qu'ils y vont et dans le cas ou l'école envoie un courrier, l'enfant peu intercepter le document...bref couper les alloc  est surement le meilleur moyen de noyer encore plus les gens...

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #3 le: 29 avril 2010 à 09:42:18 »
 
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Fraudes à la CAF, un vrai marronnier !

Tous les ans on y a droit : il faut détourner l'attention des Français sur la fraude en col blanc en focalisant sur celle pratiquée par les pauvres.

Depuis trois ans, la vraie vie de millions de Français est niée par le biais d'écrans de fumée divers et variés. Une fois de plus, avec la complicité des médias, le gouvernement fait en sorte de jeter le voile sur l'ampleur du chômage grâce à sa polémique sur la burqa. Et quand il s'agit, pour une fois, de parler des Français en grande difficulté, on s'arrange pour leur jeter l'opprobre.

Cet étude "inédite" de la CNAF qui occupe les médias aujourd'hui tombe à pic pour condamner ces pauvres qui, non contents de ne pas pouvoir travailler plus pour gagner plus, fraudent aux allocs. De la même façon qu'on prétend que le chômage recule, des titres à l'emporte-pièce affirment que ces fraudes sont en hausse alors qu'il n'en est rien.

2,15% de fraudeurs

D'abord, le rapport de la CNAF précise que, jusqu'ici, fautes d'indicateurs et de moyens suffisants, la fraude était sous-évaluée. Ce qui ne signifie pas qu'elle a augmenté.

Grâce à Eric Woerth, les dispositifs de contrôle ont été nettement renforcés : «Depuis deux ans, nous sommes en droit de demander certains documents directement aux assurés, mais aussi à certains organismes : relevés de comptes bancaires, factures EDF, opérateurs téléphoniques, etc. Cela nous permet de connaître le train de vie réel d’un allocataire ou encore de nous assurer du caractère avéré, ou fictif, d’un célibat déclaré. Nous avons également mis sur pied des comités de lutte départementaux contre la fraude, qui permettent aux caisses d’allocations familiales de recouper rapidement leurs données avec le fisc, Pôle Emploi, la gendarmerie, etc. Enfin, nous attendons l’accord de la CNIL pour pouvoir utiliser un fichier national interne à notre réseau, qui répertoriera tous les fraudeurs», explique Daniel Buchet, le "Monsieur Fraude" de la CNAF. C'est une affaire qui marche !

Ensuite, relativisons. La CAF, c'est 65 milliards d’€ de prestations annuelles versées à quelque 11 millions d'allocataires, dont le taux de «bon droit» (prestations versées à bon escient) atteint 96,16%. Ce qui signifie que la quasi totalité des bénéficiaires ne gruge pas.

Selon cette étude, en 2009, l'impact financier théorique des fraudes serait compris entre 0,91% et 1,36% des prestations, soit entre 540 et 808 millions d'€, et concernerait quelque 200.000 malhonnêtes.
Sortons notre calculette. En fourchette basse (540 millions d’€ pour 200.000 voleurs), on trouve un montant moyen de 2.700 € par fraudeur. En fourchette haute (800 millions), on atteint 4.000 €. Ça, c'est du grand banditisme ! Quand on pense que les 200 «cadres expatriés, dirigeants ayant réalisé des transactions avec des partenaires étrangers», «évadés» français du Liechtenstein épinglés en 2008 ont à eux seuls détourné 1 milliard d’€, on imagine ce dont sont capables d'autres délinquants en col blanc qui ne se sont toujours pas fait attraper...

Fraude sociale, fraude fiscale : deux poids, deux mesures

Rappelons qu'en France, la lutte contre la fraude fiscale (évaluée en moyenne à 45 milliards d’€ de manque à gagner annuel pour l'Etat) et les délits financiers ne fait pas l'objet du même volontarisme que la lutte contre la fraude sociale, nettement moins coûteuse (un manque à gagner de 5 à 8 milliards, selon Brice Hortefeux) => Lire ici les explications du Syndicat national unifié des impôts (SNUI).

Si, grâce à la crise, tout le monde y passe dans les médias (traders, spéculateurs, évadés fiscaux, grands patrons…), reconnaissons que les montants en jeu ne sont absolument pas les mêmes et que s'il faut lutter contre toutes les fraudes, de la petite à la grosse, autant le faire équitablement ! Mais en France, alors que la délinquance en col blanc est plus lucrative et surtout plus néfaste pour l'économie, on préfère mettre le paquet sur ce qui rapporte le moins. Cette lutte disproportionnée contre le chômeur, la mère célibataire ou le RMIste, cette stigmatisation des faibles ne visent qu'à mieux faire passer la pilule auprès des classes moyennes.

Et les erreurs de la CAF ?

Le rapport n'en dit rien. Pourtant, la fraude est loin d'expliquer tous les "indus" qui se multiplient. La complexification de la règlementation, jumelée aux effets de la crise qui charrie toujours plus de demandes, est source de graves erreurs que la CAF refuse de reconnaître et dont les conséquences sur les allocataires peuvent être dramatiques, financièrement et psychiquement.

A l'instar de Pôle Emploi qui n'arrive pas à faire face, au lieu d'aider ceux qui en ont besoin, la CAF est devenue créatrice de détresse sociale. Mais ça, chuuuuut, faut pas le dire.

http://www.actuchomage.org/2010042911001/Social-economie-et-politique/fraudes-a-la-caf-un-vrai-marronnier.html

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #4 le: 29 avril 2010 à 18:45:05 »
De plus en plus le soutien se transforme en bourreau. Tout le monde est fliqué...Même quand il n'y a rien à fliquer.

Il y en a même qui arrivent à culpabiliser parmi ces "salauds de pauvre".
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #5 le: 09 juin 2010 à 08:22:46 »
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Renforts de bénévoles à la CAF : devenez délateur de proximité

Vos voisins font-ils autorité sur votre vie privée ?

Pour la CAF, oui. Même si en droit, les seuls témoignages de tiers ne peuvent suffire à faire requalifier votre situation familiale, dans les faits, les contrôleurs, même lorsqu’ils n’ont aucun autre élément se permettent désormais de décréter la vie maritale et de sucrer les allocations sur cette base.

Une concierge fouineuse et un voisin haineux ont suffi à la femme dont le témoignage suit pour se trouver brutalement dans l’incapacité de payer son loyer.

Le contrôleur n’avait aucun document qui puisse justifier d’une vie commune, d’un domicile commun ou d’une solidarité financière entre l’allocataire et son ami.

Peu importe. Reste évidemment les recours, mais en attendant, l’allocation est bien suspendue.

Je me rapproche de vos services car ma mère a fait l’objet d’un contrôle de la Caf très persécuteur et sans fondements justifiés.

Ma mère a perdu un enfant il y a 9 ans et elle vit seule dans un HLM depuis 30 ans (loyer à jour) ; d’ailleurs j’ai moi même vécu dans cet appartement. Il y a 10 ans j’ai quitté la région et j’ai laissé ma mère seule dans cet appartement,

Ma mère ne sait ni lire ni écrire et aurait aimé plus que tout vivre ailleurs que dans ce HLM au prix de 670 euros par mois.

De part sa situation elle bénéficiait d’une allocation logement à hauteur de 400 euros.

Je tiens également à vous préciser qu’à 56 ans elle effectue des saisons dans une fromagerie de AOUT A SEPTEMBRE de 4h du matin à 13 heures 6 JOURS SUR 7 pour le Smic depuis 3 ans ;

Et depuis 3 ans du fait de l’attribution de l’allocation logement dont elle n’aurait surement pas besoin si les référents lui avait trouvé un logement plus petit et moins coûteux.

Je trouve inacceptable le harcèlement de ce contrôleur que j’ai moi même appelé :selon son ENQUÊTE qui est essentiellement basée sur des témoignages de la concierge et d’un voisin du dessous qui est l’archétype du voisin à problème (ex : drap déchiré lorsque ceux ci sont aérés, paillasson qui prend feu...).

J’ai toujours dit à ma mère de ne pas rentrer dans cette guerre de voisinage mais je vois que cette fois ils sont allés vraiment très, très loin.

Monsieur l’enquêteur suite à son enquête (préfecture pour la validité des papiers de ma maman, relevés bancaires, et témoignages) a conclu que ma Maman ne pouvait plus bénéficier de L’Allocation Logement car il avait des doutes sur le fait qu’elle vivait seule. Il aurait pu aussi citer les qualités de ma maman, femme seule ne sachant pas lire, travaillant 6 mois à un rythme que ce contrôleur ne pourrait surement pas suivre et une éducation de ses enfants.

Effectivement ma mère à un Ami et heureusement ! Ils ne vivent pas ensemble, aucune adresse physique ou justificatif n’indique un domicile commun. Il l’aide dans ses démarches administratives et de la vie courante et il arrive qu’il dorme chez ma mère (est ce interdit ?!!!), il a une adresse physique, il paye ses impôts comme tous citoyens etc....

Je suis vraiment outrée de cette nouvelle démarche des services de la caf qui se permet de statuer sans justifications mais juste en tenant compte de témoignages de voisins "VEREUX" et d’une concierge qui est amie avec ce voisin.

Ma mère est une femme avec des souffrances terribles, jamais les services sociaux ne sont venus nous aider quand nous en avions besoin, j’ai grandi avec mon frère et ma maman en cité pendant des années avec une enfance assez difficile,

Ma mère s’est battu pour que je devienne une femme Travailleuse et honnête et je l’en remercie tous les jours.

Je suis heureuse d’avoir eu l’éducation d’une mère qui me permet à ce jour de ne pas avoir recours aux services sociaux et souhaite NE JAMAIS avoir besoin de CAF car je me sentirai autant HUMILIÉE que toutes ces personnes qui subissent cette pression incroyable de contrôleurs complètement SUBJECTIFS et aucunement dotés d’une réflexion humaine.

Je vais prendre des dispositions qui auront des conséquences dans ma vie et celle de mon enfant car je vais prendre ma MAMAN à charge pour éviter qu’elle tombe une nouvelle fois dans une dépression !! QUelle catastrophe les conséquences que peuvent avoir une décision comme celle ci sans justifications !!!!

Pour conclure : En ce qui me concerne je préférerai encore avoir faim et des dettes plutôt que de subir une pression de cette CAF et je vous dis ceci car cela a été ainsi quand j’étais enfant : la seule fois où ma mère avait demandé une aide à l’assistante sociale pour nous donner à manger celle ci n’avait trouvé comme solution que de me placer en foyer et J AI EU la chance de pouvoir dire NON et de me trouver à ce jour dans une situation de chanceuse .


http://www.collectif-rto.org/spip.php?article858
« Modifié: 09 juin 2010 à 08:25:27 par raja »

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #6 le: 09 juin 2010 à 13:11:46 »
C'est bizarre comme ça me rappelle une certaine période .... :taistoi:
La délation est un sport national (cf les lettres anonymes qui arrivent dans les commissariats tous les jours "telle voiture plaque xxxx est mal garée ...) mais se servir d'enquêtes de voisinage comme preuve quand on est un organisme chargé de soulager un peu la détresse financière de beaucoup, c'est carrément ignoble et contraire à la mission des organismes sociaux.

 :pascontent1:

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #7 le: 15 août 2010 à 11:47:47 »
commençons dejà par la gueule du champion : derriére nous voyons sont domicile personnel, vous remarquerez qu'il n'a probablement pas à se plaindre...alors pourquoi?



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Un député propose de verser l'allocation scolaire en bons d'achats
 
Les vacances estivales ne sont pas encore finies mais la rentrée scolaire se profile déjà à l'horizon, alimentant d'ores et déjà les débats politiques. C'est sur ce thème d'ailleurs que le jeune député de l'Oise, Edouard Courtial, se manifeste ce week-end du 15 août. Dans une interview parue dimanche dans le JDD, il prone une réforme de l'aide accordée aux familles pour la prochaine rentrée scolaire.

Proche de Brice Hortefeux et secrétaire aux fédérations de l’UMP, Edouard Courtial  estime que cette «allocation scolaire» qui s'élève de 280 euros à 306 euros selon l’âge de l’enfant et qui doit être versée à partir du 21 août aux familles modestes, doit impérativement changer pour éviter son «dévoiement».

«J’ai recueilli de nombreux témoignages: certains bénéficiaires attendent son versement pour s’acheter un téléviseur ou effectuer d’autres dépenses qui n’ont rien à voir avec l’école, souligne dans l'interview accordée au JDD, le député de l'Oise. L’allocation de rentrée scolaire doit désormais être accordée sous forme de bons d’achat et non plus par simple virement bancaire. Ces bons seraient valables uniquement dans les rayons de fournitures scolaires. Ma proposition de loi a reçu 115 signatures de députés UMP.»

Edouard Courtial considère en effet que si la majorité des bénéficiaires de l'allocation est préoccupée par la réussite de leurs enfants et utilise cet argent à bon escient, d'autres familles au contraire ne sont pas dans ce cas. Ce sont précisément ces dernières qui selon lui doivent être contraintes à équiper leurs enfants pour le travail en classe. Et le député de l'Oise de souligner pour contrecarrer ses éventuels détracteurs : «Je rappelle que la gauche a mis en place des dispositifs comparables dans les régions qui financent les livres scolaires, via des bons d’achat.»

http://www.leparisien.fr/politique/un-depute-propose-de-verser-l-allocation-scolaire-en-bons-d-achats-15-08-2010-1032349.php


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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #8 le: 15 août 2010 à 16:56:38 »
ah ben excellent idée ces bons d'achats .... et pour payer la cantine ? le transport scolaire ? les activités extra scolaires ?  les gardes périscolaires ?
juste pour acheter les livres et les cahiers ? fin aout ??? c'est déjà un peu tard les achats sont déjà faits ....

c'est toujours des crétins patentés de cet acabit -qui n'ont aucun problème de pognon...- qui veulent décider pour les autres ...
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #9 le: 15 août 2010 à 18:23:26 »
On a coutume de dire que l'habit ne fait pas le moine, et c'est vrai.

Néanmoins, en voyant ce mr Courtial, force est de reconnaître que certains font tout, mais alors tout, pour correspondre aux clichés qu'on attribue à leur "catégorie".

De tels efforts méritaient d'être reconnus; c'est chose faite. :pasdrole:
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #10 le: 15 août 2010 à 18:46:13 »
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J’ai recueilli de nombreux témoignages
Ceci vaut largement un "tout le monde sait que" de F. Lefebvre. On peut faire les délations pour les alloc' de la rentrée maintenant ?
Pour se faire un nom, à l'instar d'Estroni, les obscurs députés UMP font les surenchères pour inventer les règlements pour nous emmerder, toujours punitifs.
C'est quoi, exactement, une fourniture scolaire ? Un plumier rose avec la gueule de Britney Spears dessus, ça compte ?
Les macaroni (très prisés par les maitresses pour les cartes pour la fête des mères) non-utilisés, on pourra les manger ?
Quels magasins vont accepter cette monnaie de singe ? Il y aura un appel d'offres ?
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #11 le: 16 août 2010 à 08:47:26 »
Pan sur le bec, Morano renvoie le gamin à ses cahiers, à l'aide d'arguments et d'une études dont la teneur sont rares en Sarkozie.

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(...)Objectif (du projet de loi, NdTimbur): faire en sorte que l’argent versé soit vraiment utilisé pour les enfants. Mais la proposition de loi n o 2190 dort dans un tiroir de la commission des Affaires culturelles. Et risque d’y rester longtemps.

Car Nadine Morano a fait réaliser des études par la Caisse d’allocations familiales. Elle en conclut, nous a-t-elle confié hier soir, que la proposition du député est « louable, mais pas indispensable ». Le surcoût d’une telle disposition serait de 30 M€ (impression des bons d’achat, terminaux chez les commerçants…) alors que l’allocation de rentrée scolaire (ARS), qui sera versée à partir de jeudi, coûte 1,5 Md€. Or, selon la CAF après une étude sur 10 000 allocataires, neuf sur dix des familles bénéficiaires utilisent bien l’ARS pour la rentrée de leur enfant et pas pour acheter un écran plat ou un téléphone portable. Principales dépenses engagées : matériel scolaire, paiement de la cantine, des transports, des assurances scolaires, sports et loisirs. Les dépenses non liées à la rentrée sont donc « marginales » selon Nadine Morano, qui évoque « des excès très minoritaires, qui deviennent des caricatures ».




Mais le petit effronté ne baisse pas les bras, et insiste à grand renfort d'aguments qui devraient plaire à Oblomov.
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Courtial, à qui la ministre de la Famille a déjà dit tout cela, revient pourtant à la charge. Il veut « faire une démonstration de force », nous a-t-il expliqué hier. Certain que « 80 % des Français sont d’accord » avec lui, il espère convaincre un total de 250 signatures de députés pour convaincre le groupe UMP d’inscrire sa proposition de loi à l’ordre du jour.

Là.


Et il fait quoi si on lui dit non une deuxième fois, le gamin, il arrête de respirer ?


...Chiche !
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #12 le: 16 août 2010 à 08:52:39 »
Nadine peut être surprenante, les salles de shoot, et maintenant une fessée pour le m*rdeux Courtial. Elle va finir par devenir sympa.
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #13 le: 16 août 2010 à 08:57:48 »
Je me souviens aussi d'un mini-clash avec Boutin au sujet de la politique familiale.

Mais je lui fais pleinement confiance pour nous retrouver une casquette bien démago à retourner d'un instant à l'autre.
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #14 le: 16 août 2010 à 10:48:11 »
Vrai. Un peu comme Karoutchi ; il leur arrive quand même de sortir quelque chose d'intelligent de temps en temps, mais on les fait vite comprendre qu'il ne faut pas outrepasser leur rôle de porte-parole.
Pour Nadine, ce qui lui en reste de bon sens populaire n'a pas sa place à l'UMP, qui ne tolère pas l'improvisation.
Quant aux "80% de français qui sont d'accord" on a outrepassé les arguments de Fredrix, on nage carrément dans la dictature du prolétariat. Et si tous ces sondages n'étaient que l'oeuvre des crypto-coco-fascistes payés avec l'or de Moscou ?
Pour le caca nerveux de Courtial, il s'est peut-être inspiré du comportement de son maître à penser, qui a du mal à digérer les référenda, constitution européenne, non de l'Irlande etc.
Finalement, Sarko a beaucoup de patience, les emmerdeurs hyper-actifs nous auront toujours à l'usure.
Il faut qu'on se surveille, ces excès de langage pratiqués par NS and co. commencent à déteindre sur nous...
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #15 le: 16 août 2010 à 14:11:52 »
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il espère convaincre un total de 250 signatures de députés

Il faudrait, pour ce faire, qu'il fasse plus assidûment acte de présence au Parlement...
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Les-deputes-contestent-leur-absenteisme

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #16 le: 16 août 2010 à 14:56:27 »
Un lien intéressant...on apprend qu'il copine avec un certain M. Ciotti, pour faire un machin sur l'absentéisme scolaire ! Avec Estroni et Mariani ça fait déjà 3 signatures.
Une autre perle : François-Michel Gonnot : « Je faisais mon rapport sur les quotas de CO2." Il en économisait en racontant moins de conneries à l'assemblée ?
Tous ils veulent faire des procès à qqun, pour Gonnot ce sont des rappeurs.
Vous vous souvenez de ces misérables trouducs qu'on ne fréquentait pas à l'école ? Ils sont restés dans leur coin à mijoter des vacheries, maintenant ils nous gouvernent ! Imagine un petit gosse gâté-pourri, au physique ingrat, pas très fûté, grassouillet, avec un nom (peut-être hongrois) à coucher dehors, qui met 40ans à comploter sa revanche contre les Français ? 
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #17 le: 17 août 2010 à 16:49:08 »
La lubie de Courtial ne date pas d'hier...déjà en 2008 il s'est fait remarqué : http://k.mouhoubi.free.fr/monblog/?p=744
Têtu comme un âne !

Si vous avez envie de contacter M. Courtial, même lui téléphoner, c'est par ici !
« Modifié: 17 août 2010 à 20:14:51 par oblomov »
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #18 le: 17 août 2010 à 22:49:23 »
Copain de Douillet, né à Neuilly, voisin d'Éric Woerth, comme le monde est petit.
C'est fou comme il a l'air sympa ce bel adolescent, dans une de ses rares interventions à l'assemblée. Ça doit dater de l'époque où Mr Bean gênait le passage du Prince Jean à l'EPAD :
<a href="http://www.youtube.com/v/Yv45Ijb2xgw?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;rel=0" target="_blank" class="new_win">http://www.youtube.com/v/Yv45Ijb2xgw?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;rel=0</a>
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #19 le: 16 septembre 2010 à 10:23:48 »
en toute discrétion, les plus démunis seront encore pénalisés alors que ceux qui ont les moyens ne seront pas touchés par l'absentéisme de leur cher bambin
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Le Parlement adopte la suspension des allocations familiales pour absentéisme scolaire

Le Sénat a voté sans le modifier le texte déjà adopté le 29 juin par les députés, ce qui rend l'adoption définitive.

Le Parlement a adopté définitivement, mercredi soir, une proposition du député UMP Eric Ciotti prévoyant la suspension des allocations familiales pour absentéisme scolaire, sur demande d'un inspecteur d'académie. Le Sénat a voté sans le modifier le texte déjà adopté le 29 juin par les députés, ce qui rend l'adoption définitive. Seule la majorité l'a approuvé, la gauche votant contre. Ce texte répond à un vœu répété à de nombreuses reprises par Nicolas Sarkozy, qui a qualifié de "priorité absolue" la lutte contre ce "cancer".

"Pour certaines familles, l'aide et le dialogue ne suffisent pas. Certaines familles refusent d'assumer leur autorité sur leur enfant, laissent libre cours à son absentéisme", a plaidé le ministre de l'éducation, Luc Chatel, pour qui la suspension des allocations est "un ultime recours".

L'opposition a combattu ce texte, également dénoncé par les principaux syndicats d'enseignants et la première fédération de parents d'élèves, la FCPE. Il s'agit d'une "mesure simpliste, inefficace, populiste et agressive", "d'une nouvelle forme de double peine pour les plus pauvres ; c'est indécent", s'est indignée Marie-Christine Blandin, des Verts. Pour Marie-Agnès Labarde (CRC-SPG, communistes et Parti de gauche) l'absentéisme "reste un phénomène marginal" qui, "contrairement à ce qu'on nous indique, est relativement stable". "On est passé de 6 à 7 %, ce n'est pas une explosion", a-t-elle soutenu. Yannick Bodin (PS) a dénoncé "une visée répressive insupportable" du gouvernement, qui "s'inscrit dans le contexte malsain de ces derniers mois", où il s'est "réapproprié des discours autoritaristes et démagogiques proches de l'extrême droite".

La majorité sénatoriale a voté le texte sans enthousiasme. Déjà à l'Assemblée, le projet n'avait pas fait le plein des voix de la droite, des élus de premier plan n'ayant pas pris part au vote ou s'étant abstenus, comme les UMP Christian Jacob ou Pierre Méhaignerie. Une bonne partie des centristes se sont abstenus et les élus du MoDem ont voté contre.

La proposition du député niçois prévoit une réponse graduée. Lorsque le chef d'établissement constate l'absentéisme de l'élève – au moins quatre demi-journées d'absence non justifiées en un mois –, il le signale à l'inspecteur d'académie. Ce dernier adresse alors un avertissement à la famille et "l'oriente vers des dispositifs d'aide". Parallèlement, il saisit le président du conseil général afin que soit mis en place un contrat de "responsabilité parentale".

Si, au cours du mois suivant, l'absentéisme de l'élève est à nouveau constaté, l'inspecteur d'académie a alors "l'obligation" de saisir le directeur de la Caisse d'allocations familiales, qui suspendra le versement des allocations.

Si l'enfant retrouve le chemin de l'école et que son "assiduité" est constatée sur une durée d'au moins un mois, le versement des allocations pourra alors être rétabli. La possibilité de suspendre les allocations familiales est déjà inscrite dans la loi du 31 mars 2006 relative à l'égalité des chances, mais, jusqu'à présent, la décision était du seul ressort des présidents de conseils généraux.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/09/15/le-parlement-adopte-la-suspension-des-allocations-familiales-pour-absenteisme-scolaire_1411707_823448.html

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #20 le: 16 septembre 2010 à 19:11:38 »
Substituer l'inspecteur d'académie (nommé) au président du CG (élu), il fallait être sarkoziste pour y penser...

Enfin ça aurait pu être pire, on aurait pu confier ce pouvoir aux préfets une nouvelle fois.

La démagogie fonctionne tellement bien, elle a de beaux jours devant elle.
« Modifié: 30 octobre 2010 à 08:50:41 par timbur »
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #21 le: 30 octobre 2010 à 08:18:45 »
des economies de bout de chandelle sur les aides sociales :fache1:

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Fin de la rétroactivité pour l’aide au logement

Les députés ont terminé hier l’examen du projet de budget de la Sécurité sociale 2011 (PLFSS), marqué de bout en bout par des recherches d’économie pour tenter de contenir le déficit à 21,3 Mds€ en 2011 (contre 23,1 Mds€ en 2010). La secrétaire d’Etat à la Famille, Nadine Morano, a convaincu sa majorité de supprimer la rétroactivité de trois mois pour l’aide personnalisée au logement (APL), ce qui permettra 240 M€ d’économie.
Jusqu’à présent, si la Caisse d’allocation familiale activait les APL en octobre pour un demandeur, alors elle lui versait les trois mois d’aide précédents (juillet, août, septembre) s’il vivait déjà dans ce logement et remplissait les mêmes conditions d’octroi. Ce droit était notamment utilisé en cas d’oubli ou de délais de dossier importants. En revanche, Morano n’a pas persuadé les députés de voter le report du versement de la prestation accueil du jeune enfant (Paje, quelque 178 € mensuels) au mois suivant la naissance (64 M€ d’économie escomptés). Cette allocation de base de 177,95 € sera donc toujours versée à partir du jour de la naissance, si le Sénat ne change rien.

http://www.leparisien.fr/economie/fin-de-la-retroactivite-pour-l-aide-au-logement-30-10-2010-1129401.php

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #22 le: 23 janvier 2011 à 12:17:09 »
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Absentéisme : la suspension des allocations familiales au JO

Selon une étude du ministère de l'Education nationale, 7% des élèves des collèges et lycées ont été touchés par l'absentéisme scolaire en 2007-2008 : 15% des élèves de lycées professionnels, 6% dans les lycées d'enseignement général, 3% des collégiens.
(c) Reuters Selon une étude du ministère de l'Education nationale, 7% des élèves des collèges et lycées ont été touchés par l'absentéisme scolaire en 2007-2008 : 15% des élèves de lycées professionnels, 6% dans les lycées d'enseignement général, 3% des collégiens.

Le décret qui permet de suspendre ou de supprimer les allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire est paru ce dimanche 23 janvier au Journal officiel. Ce décret découle de la proposition de loi du député UMP Eric Ciotti qui avait été adoptée le 29 juin par l'Assemblée nationale puis votée dans les mêmes termes le 15 septembre par le Sénat.

 "En cas d'absentéisme scolaire (au moins quatre demies journées sur un mois, ndlr), le directeur de l'organisme débiteur de prestations familiales est tenu de suspendre, sur demande de l'inspecteur d'académie, le versement de la part des allocations familiales dues au titre de l'enfant absentéiste", est-il précisé en introduction. Le décret, qui va entrer en vigueur lundi, précise "les modalités de calcul de la part des allocations familiales suspendues ou supprimées en cas d'absentéisme scolaire".

 

Décision des inspecteurs d'académie

Ainsi, selon le texte, le montant des allocations perçues par une famille est multiplié par "le nombre d'enfants en cause", puis "divisé par le nombre total d'enfants à charge" dans cette famille. Par exemple, une famille de deux enfants dont l'un des deux serait "absentéiste" verrait le montant de ses allocations divisé par deux. Cette loi, dénoncée par la gauche, les principaux syndicats d'enseignants et la première fédération de parents d'élèves, la FCPE, répondait à un voeu exprimé à de nombreuses reprises par le président Nicolas Sarkozy pour lutter contre l'absentéisme scolaire. Sa principale nouveauté est que la décision de suspendre les allocations revient aux inspecteurs d'académie, après signalement du chef d'établissement et avertissement à la famille, alors que, depuis une loi de 2006, cette responsabilité était du seul ressort des présidents de conseils généraux, lesquels ne s'en étaient pratiquement pas saisis dans les faits.

Dans un communiqué commun, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel et la ministre des Solidarités Roselyne Bachelot soulignent que la publication du décret "montre l'engagement continu du gouvernement pour favoriser la responsabilisation des parents d'élèves et leur implication dans la scolarité de leur enfant". Sans cette implication, "l'Ecole ne pourra à elle seule ramener les quelque 300.000 élèves absentéistes dans les établissements scolaires", ajoutent-ils. Selon eux, la suspension des allocations constitue "l'ultime recours" dans le dispositif de lutte contre l'absentéisme scolaire".

http://www.challenges.fr/actualite/toute_lactu/20110123.OBS6756/absentisme__la_suspension_des_allocations_familiales_au.html

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #23 le: 23 janvier 2011 à 17:06:52 »
D'après Montebourg, il ne faudra pas trop compter sur la complicité des présidents des Conseils Généraux.
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #24 le: 24 janvier 2011 à 11:04:40 »
j'espére vraiment, c'est vraiment une preuve supplémentaire, s'il nous en fallait encore une, de l'irréalisme et le désintérêt de ce gouvernement pour les plus pauvres.

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #25 le: 21 février 2011 à 11:28:09 »
nous avions la méthode peu sérieuse et humaine de 'lUMP , suppression des allocs et nous avons un travail sérieux.

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L'école buissonnière : pour penser autrement l'absentéisme


Qui sont ces élèves « absentéistes » que l’on rencontre pourtant si souvent dans leurs collèges ? Pendant près de trois ans, Étienne Douat a suivi ces collégiens qui font l’école buissonnière : ni décrochés ni accrochés tout à fait. Ses investigations restituent et analysent l’oscillation de leurs pratiques et leur ambivalence face à l’institution scolaire, faites d’expériences socialisatrices contradictoires par rapport aux impératifs scolaires, aussi bien dans les familles ou les groupes de pairs, que dans les collèges eux-mêmes.
En nommant « absentéistes » des élèves qui sont en réalité encore très présents, en se polarisant sur la surveillance, le comptage et la répression de ces jeunes et de leurs familles, supposées défaillantes, l’institution s’interdit de penser la complexité du phénomène, tout en déployant des dispositifs souvent contre-productifs. À l’opposé d’une pensée qui « déscolarise » la question, ce livre propose au contraire de mettre la focale sur ce qui se joue au coeur de l’école elle-même.
Les acteurs éducatifs mobilisés autour de la question de l’absentéisme pourront ainsi s’appuyer sur l’analyse des relations avec les familles et les élèves, ainsi que de la manière dont on confronte ces derniers aux apprentissages, à un certain emploi du temps et du corps et aux verdicts scolaires.

http://www.laurent-mucchielli.org/

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #26 le: 15 avril 2011 à 17:32:54 »
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Deux ministres s'attaquent à la fraude sociale
Source : La Tribune.fr - 15/04/2011 | 17:23 - 427 mots

Qualifiant la fraude sociale de vol, Xavier Bertrand veut "passer à la vitesse supérieure" et alourdir les pénalités. Le ministre de la Santé en rajoute ainsi une couche sur un thème au sujet duquel Roselyne Bachelot est également intervenue la semaine dernière. La CGT met en garde contre une atteinte à la justice sociale.

Xavier Bertrand est clair: la fraude sociale, c'est du vol. Les fraudeurs doivent donc s'attendre à être davantage poursuivis et surtout davantage punis. Voici en substance ce que le ministre de la Santé Xavier Bertrand a annoncé ce vendredi. Plus précisément, il a annoncé vouloir alourdir et "développer des pénalités financières et administratives". A condition que toutes les branches appliquent ces pénalités. Ces pénalités devraient s'ajouter au remboursement des sommes indûment perçues par le fraudeur, a expliqué le ministre. De telle façon que passer à travers "va devenir mission impossible".

Mais Xavier Bertrand, cette lutte n'est légitime que si elle vise "tous les fraudeurs quel que soit leur statut", mentionnant notamment "l'employeur qui fait fonctionner son entreprise avec du travail dissimulé". Rappelons que les redressements intervenus pour travail illégal ont atteint 185 millions d'euros en 2010, un record. Autre chiffre : le travail au noir représenterait pour les caisses de la sécurité sociale" un manque à gagner compris, d'après les estimations du Conseil des prélèvements obligatoires, entre 6,2 et 12,4 milliards d'euros.

Pour rendre la lutte contre la fraude sociale plus efficace, Xavier Bertrand préfère mieux cibler les contrôles, plutôt que de les multiplier. Tout en rappelant que dans les cas les plus graves, une éventuelle pénalité administrative n'excluera en aucun cas la possibilité d'une procédure judiciaire.  En 2010, la Cour des comptes a rapporté que la fraude aux prestations sociales, toutes branches confondues, atteint "entre 2 et 3 milliards d'euros" par an pour le régime général de la Sécurité sociale.

Les allocations familiales dans le viseur de Roselyne Bachelot

Le sujet semble donc d'actualité puisque, la semaine dernière, la ministre des Solidarités et de la cohésion sociale, Roselyne Bachelot, s'était elle aussi attaquée à la fraude sociale liée aux allocations familiales. Elle a même annoncé renforcer les contrôles en la matière dans les caisses (CAF) de treize départements.

Tout en se disant "opposée à la fraude avérée et organisée", "la CGT ne peut que condamner ces directives contraires à une justice sociale raisonnée et aux principes des libertés fondamentales", écrit le syndicat dans un communiqué publié ce vendredi. Il dénonce "un amalgame volontaire" qui "assimile les indûs à une suspicion de fraude pour justifier un renforcement de sanctions et de surveillance". La CGT réclame plutôt qu'"une véritable politique préventive soit la règle de fonctionnement des CAF pour répondre à une réglementation complexe et mouvante", ce qui exige notamment la réouverture de "tous les points d'accueil physique et téléphonique actuellement fermés au public".

"Cette initiative gouvernementale s'inscrit dans un climat d'une politique extrémiste ambiante", estime dans un communiqué la centrale de Bernard Thibault.

Et comme d'habitude qui va etre stigmatisés, fliqués, humiliés ?
Les chefs d'entreprises ?... Eh non, la classe qui a déjà trinqué à toutes les réformes précédentes de ce gouvernement.
 :pascontent1:
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #27 le: 15 avril 2011 à 18:14:53 »
Ca me rend malade.  :berk1: :berk1: :berk1: Toujours les mêmes ficelles, à croire que les gens sont des poissons rouges (et je demande pardon aux poissons rouges). La même campagne que 2007, déjà....
"on s'attaque à la fraude sociale"  bien sûr pas celle des entreprises qui doivent des milliards et qui continuent à recevoir des subventions, non... Celle du malheureux à qui la CAF a versé trop de prestations et qui est compté comme "fraudeur" alors qu'il n'a rien fait... Et si on comptait toutes les allocations qui sont "économisées" parce que les gens ne connaissent pas leurs droits ou ne s'inscrivent pas ? Mmmmmm ??  :fache1: :fache1:

Et pis après, au hasard, ils vont dire "la délinquance ça suffit", c'est ça ?   :rougefache: :rougefache: :rougefache:

On ne croirait pas qu'ils sont au pouvoir depuis 10 ans, à les entendre...

De toute façon au rythme où vont les choses, il ne pourra plus y avoir de fraude puisque les particuliers n'auront plus droit à rien....  :merci: :merci: :merci:

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #28 le: 15 avril 2011 à 19:27:25 »
Je me demande comment tous ces "fraudeurs" felons arrivent à leurs fins...j'ai le plus grand mal à obtenir seulement ce que m'est dû, et encore, je n'y arrive pas toujours à trouver les justificatifs des justificatifs! (on m'a demandé récemment un fichier d'état civil "de la mairie" qui n'existe plus depuis les années)
Les fraudeurs doivent être des surdoués !

Leur dernier joke, à la CAF, il fallait que je rembourse un trop perçu d'alloc "par virement bancaire". Or, ils ne donne jamais leur numéro de CCP...difficile de faire virer dans ce cas. Encore une demi journée de perdue au guichet, finalement on me demande de remplir une autorisation de prélèvement, "c'est pareil !"

C'est celà...ils font tellement de conneries qu'ils risquent de me mettre sur la paille. (Il y a deux ans j'ai perdu 9 mois d'allocs, définitivement) De plus il faut 3/4 mois pour rectifier (si on a de la chance) À la fin j'ai payé par mandat, €8 dans le baba.
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #29 le: 10 juin 2011 à 09:55:44 »
comme on est un pays de super reproducteurs :hehe:, peut être que ce type d'annonce ferra réagir nos concitoyens, qui sait?


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Allocations familiales au premier enfant: bonne idée ?

L'UMP Christian Estrosi a déposé une proposition de loi prévoyant le versement des allocations familiales dès le premier enfant et d'un montant identique pour les suivants. Une idée qui met en colère les associations familiales.

Le texte, soutenu par 91 autres députés UMP, préconise que la somme touchée soit désormais identique pour chaque enfant à compter du premier inclus, à budget constant (c'est à dire sans surcoût pour les CAF). Actuellement, aucune allocation familiale n'est versée pour le premier né d'une famille. Un montant de 125.78 euros par mois est versé pour le deuxième. 286.94 euros pour le troisième. Puis 161.17 euros mensuels par enfant supplémentaire. Selon Christian Estrosi, le système actuel « exclut le premier enfant alors même que c'est celui qui coûte le plus cher à un couple qui s'installe. La justice, c'est d'accompagner ces gens ». L'ancien ministre estime ainsi qu'il n'est pas normal que les allocations touchées pour chaque nouvel enfant augmentent alors que  leur « coût est identique voire décroissant, puisque les affaires du premier servent souvent au second . Donc il n'y a aucune raison que la somme soit progressive ».

« Encore de l'assistanat ! »

Qu'en pensent les premiers intéressés, les parents eux-mêmes ? Karine, mère d'une fille unique de 17 ans, n'a jamais bénéficié d'allocations familiales. Et elle est contre la proposition de l'UMP: « On n'est quand même pas payés pour faire des enfants. Ca ne coûte pas si cher un enfant, il ne faut pas plaisanter. Dans le hard-discount, on trouve des petits pyjamas à 3 ou 4 euros, c'est pas des fortunes. C'est après qu'ils coûtent cher, pas quand ils sont bébés. On verse trop d'allocs en France. Allocations logement, allocations familiales, allocations ceci ou cela... Et maintenant allocation de premier enfant. Et après ça va être quoi ? C'est encore de l'assistanat, je trouve qu'il y en a assez comme ça en France ! ».

« On est toujours content d'avoir une petite aide »

Blandine, 41 ans, a également une fille unique de 15 ans. Elle et son mari n'ont pas eu d'autre enfant pour des raisons financières, dit-elle. Et elle aurait bien aimé toucher une allocation: « Si on avait été un peu plus à l'aise, on aurait pu envisager plus facilement d'en faire un deuxième, c'est vrai. Quand on est jeune et qu'on démarre dans la vie, on est toujours content d'avoir une petite aide pour élever ses enfants. On est jeune en général quand on fait le premier enfant, et on ne roule pas sur l'or ».

« On peut se passer les petites culottes, mais pas le beefsteak »

Chez beaucoup d'associations familiales en revanche, la mesure proposée provoque une vraie colère comme chez Dominique Marcilhacy (Union des Familles en Europe). « Contrairement à ce que prétend monsieur Estrosi, ça coûte plus cher d'avoir trois enfants à élever que d'en n'avoir qu'un seul. Alors on peut peut-être se passer les petites culottes d'une génération à l'autre, ça c'est entendu. Mais s'agissant du beefsteak, on a des difficultés à se le passer. Et puis s'agissant aussi de tous les frais à côté, en particulier les mères obligées de passer à temps partiel pour s'occuper d'une famille nombreuse, ça fait des recettes en moins. Donc je dirais simplement à monsieur Estrosi d'arrêter de dire absolument n'importe quoi ».

http://www.rmc.fr/editorial/165606/allocations-familiales-au-premier-enfant-bonne-idee/


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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #30 le: 10 août 2011 à 08:52:38 »
[Mode Mariani ON] ah tous ces vilains français qui fraudent les institutions publiques, ce sont tous ceux qui vident les caisses de l'Etat, c'est bien connu... [Mode Mariani OFF]

... sauf que, sauf que...

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C'est l'hôpital qui se moque de la charité (pas les assurés)...
9 août 2011 16:33, Les mots ont un sens, par Napakatbra

N'en déplaise à notre Robin des lois national, Thierry Mariani, hôpitaux et professionnels de santé représentent la quasi-totalité des fraudes aux prestations sociales de l'assurance-maladie !
Fraudes sociales

Les fraudes sociales ? Evaluées entre 10 et 18 milliards d'euros, selon un rapport de la Mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (MECSS), publié en juin dernier.

La faute aux resquilleurs venus d'ailleurs qu'il faut ficher à tout prix ? Que nenni, les "fraudes sociales" sont majoritairement commises par les entreprises (fraude aux cotisations), pour un montant global compris entre 8 et 15 milliards d'euros. Quant à la fraude aux prestations, elle se limiterait à 2-3 milliards. C'est beaucoup, estimait-on alors. Assez pour lancer une campagne de dénigrement systématique des resquilleurs, et laisser tranquilles les entreprises... N'est-ce pas Mr Mariani ?

L'hôpital se moque de la solidarité...

Patatras, Les Echos publie ce jour quelques chiffres clés d'un récent rapport de la Délégation nationale à la lutte contre la fraude. Sur les 156 millions d'euros de fraudes aux prestations d'assurance-maladie réellement détectées l'an dernier, seuls 5% sont le fait des assurés (7,9 millions d'euros) ! En revanche, 45% sont dûs aux hôpitaux, 8% aux infirmiers, 4% aux transporteurs, 3% aux médecins...

Quant aux fraudes aux prestations (RSA, API...) de la Caisse nationale d'allocations familiales (CNAF), la Cour des Comptes les évaluait en septembre 2010 à 675 millions d'euros par an. L'écrasante majorité étant détectée, le préjudice financier final lié à ce type de fraude serait de l'ordre de 170 millions d'euros.

8 à 15 milliards pour les entreprises, nettement moins d'un milliard pour les assurés... Thierry Mariani se fiche du peuple !



on nous aurait menti ?
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #31 le: 10 août 2011 à 09:52:19 »
si encore ils se contentaient de nous mentir ....
à chaque 'nouveauté', la poignée de sable est de plus en plus grosse .... :rougefache:
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

 La neutralité favorise toujours l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté » (E. Wiesel).

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #32 le: 10 août 2011 à 09:56:48 »
Je connais un pote à Lyon qui a quitté une filiale de la sécu chargée de contrôler le monde médical.... Voyant que tout le mal qu'il se donnait ne servait en définitive à rien (sa vie de famille en souffrait d'ailleurs aussi), il en a eu marre et est parti...

Durant 3 mois, ils préparaient avec d'autres administrations 5URSAFF, Impôts...) le contrôle d'une clinique par exemple...

Quand ils méttaient à jour des irrégularités avec des dossiers très conséquents, ben que se passaient ils ? Le directeur de la clinique contactait les politiques...

Le dossier était "récupéré" par des politiques locaux ou nationaux en très haut lieu et entérré en première classe...

Et bachelot ? Eh ben, mon pote, il me disait que cela servait tout simplement à faire des statistiques pour dire qu'ils contrôlent pour assainir les comptes de la sécurité sociale...

Mais c'est une mascarade...

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #33 le: 21 septembre 2011 à 11:05:30 »
beh oui, xav', comme il connait tout les français et qu'il parle en leur nom, je peux l'appeler xav, donc xav quand on vit avec 400 euros par mois ou même moins la fraude est du système D, puis lolo saches que le cancer de la société c'est ton gouvernement.

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Haro sur la fraude sociale

On pensait bêtement que les déficits publics étaient dus à la compression salariale, aux allègements de charges patronales ou bien à l’évasion fiscale. On n’y était pas du tout. La vraie cause est bien plus sournoise et souterraine : la « frrraude sociâle » ! Illustration.

Avis à la population, les Caisses d’allocs familiales (CAF) communiquent ! Toulouse : 462 fraudes détectées en 2010 contre 316 en 2009. Vienne : la lutte contre la fraude en 2010 a permis une économie de 449 000 euros contre 170 000 l’année précédente. Loire : la commission fraude a enregistré une hausse de 40 % de dossiers litigieux en 2010. Plus dévastatrice qu’une salade de graines germées, la fraude sociale enfle d’année en année et siphonne nos maigres finances publiques. Sécurité sociale, assurance-chômage, RSA, impôts : aucun secteur n’est épargné. Et nos hauts responsables de se tirer la bourre à coup de surenchères médiatiques.

On pense à Éric Ciotti, président du conseil général des Alpes-Maritimes, et son projet de brigade anti-fraude aux aides sociales. On pense à Laurent Wauquiez, ministre des Affaires européennes, pour qui l’assistanat est un « cancer de la société française ». On pense aussi à notre ministre du Travail, Xavier Bertrand, qui rappelait le 15 avril que « la fraude, c’est pas du système D, c’est du vol ». Le 22 juin, le Parlement enfonce le clou : la fraude sociale coûterait 20 milliards d’euros par an – dont les trois quarts imputables au seul travail au noir, donc, soulignons-le, aux patrons qui ne déclarent point leurs soutiers ! On propose alors un panel de mesures destinées à stopper l’hémorragie : carte Vitale biométrique, extension des fichages et des contrôles, durcissement des sanctions pénales… Les dispositifs disciplinaires s’empilent les uns sur les autres : dès 2008, les caisses de l’assurance maladie facilitaient les échanges de données avec leurs homologues du fisc. Échanges sans cesse étendus au fil des différentes lois de financement de la sécurité sociale. Depuis 2010, chaque département est doté d’un Comité opérationnel départemental anti-fraude (Codaf) dans lequel œuvrent douane, police, inspection du travail, organismes sociaux… Conseiller Pôle emploi à Gaillac (Tarn), Thomas Domenech nous éclaire : « Depuis la circulaire Hortefeux de 2007, on ne peut inscrire un demandeur d’emploi qu’après avoir vérifié la véracité et l’authenticité soit de sa carte d’identité soit de sa carte de séjour. Notre premier rapport avec l’usager est devenu un rapport de soupçon. L’opération a lieu en cachette : on se lève pour faire une photocopie et on passe le document sous la lampe UV. À notre mission d’accompagnement, on veut substituer des missions de contrôle. Or ces deux notions sont incompatibles. » Nombre d’agents refusent ce rôle [1], mais d’autres font du zèle. En 2009, un sans-papiers mauritanien se faisait cueillir par la police aux frontières (PAF) au sortir d’une convocation au Pôle emploi d’Orléans. Thomas poursuit : « À partir du moment où tu mets dans la tête des gens que le bon Français, c’est celui qui se tue à la tâche pour le Smic tandis que son feignant de voisin vit grassement des aides sociales, tu produis une politique de stigmatisation des plus pauvres. On revient à des conceptions du XIXe siècle où la mendicité et l’oisiveté étaient considérées comme un crime. » Philosophie partagée par Sophie Roquelle, du Figaro : « On les surnomme parfois “les canapés”. Dans le milieu de l’insertion professionnelle, on connaît bien ces demandeurs d’emploi qui ne demandent plus grand-chose, sinon de rester chez eux devant la télévision. Le travail n’est plus qu’un vieux souvenir. Leur univers se résume à un gros sofa face à un immense écran plat […]. » [2] Saisissant portrait de l’infâme fraudeur !

Mais les chiffres de la fraude sont gonflés à l’hormone sécuritaire. Le directeur de la CAF de Haute-Garonne l’avoue : sur 40 millions d’indus récupérés par son organisme, seuls 0,15 % concernaient des fraudes avérées [3]. Un fait corroboré par Thomas : « Au niveau des prestations chômage, la fraude est très limitée. Tout simplement parce que 55 % des inscrits ne perçoivent ni indemnités ni RSA. La véritable fraude provient des employeurs, mais comme leurs attestations sont assises sur une masse salariale globale, il est impossible de les contrôler. » Et de se souvenir : « Un jour, je reçois une dame. Je lui demande : “Vous faites quoi ?” Elle me dit : “Rien, mon fils est autiste et ça m’arrange de rester au chômage.” Je fais quoi, moi ? Aux yeux de la loi, elle fraude. Je la radie, ou je fais un entretien bidon ? » Et pourquoi pas direct en garde à vue ? La LOPPSI 2 [4] permet désormais aux agents Pôle emploi d’être admis dans la réserve civile de… la police nationale ! S’il y avait encore besoin de lever certaines ambiguïtés…

Notes

[1] Le 28 février dernier, des agents Pôle emploi Midi-Pyrénées ont saisi le tribunal administratif pour dénoncer le fait qu’on veuille les transformer en auxiliaires de police.

[2] Le Figaro du 3 juin 2011.

[3] La Dépêche du 19 mai 2011.

[4] Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure adoptée en mars 2011.

http://www.cqfd-journal.org/Haro-sur-la-fraude-sociale

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #34 le: 01 janvier 2012 à 17:52:52 »
bonne annéeeeeee!!!

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La crise, des deux côtés des guichets de la misère

Les demandes d’aides sociales explosent. Les familles sont de plus en plus nombreuses à solliciter la Caisse d’allocations familiales et les salariés qui les accueillent sont au bord de la rupture. Notre reportage à Saint-Denis.

Saint-Denis, tour Pleyel. L’antenne des allocations familiales, un mercredi pluvieux de décembre. 200 mètres de queue. Scène ordinaire de la surcharge des caisses d’allocations familiales. Sur la porte, gardée par un vigile tel un cerbère, une affichette donne le ton: «Nous pouvons être amenés à fermer régulièrement ce lieu d’accueil afin de ne pas dépasser le nombre de personnes accueillies (200) simultanément.» Il est 15h5 et la structure fermera ses portes à 16h30. Dans la file, on rouspète. «Ils coupent les allocs sans prévenir. Ça fait trois jours que j’appelle, mais personne ne répond. Il faut bien que quelqu’un m’explique pourquoi je ne touche plus rien», s’inquiète une jeune mère de famille. Derrière elle, un homme a vu son APL (aide personnalisée au logement) diminuer de 50 euros, sans explication: «Je suis au Smic, avec un loyer de 650 euros, je ne sais pas comment je vais faire. Quand on est pauvre, ce n’est pas possible…?»

« Je suis déjà venue deux fois la semaine dernière »

Tandis que la file s’allonge, l’agent de sécurité ouvre la porte et laisse rentrer au compte-gouttes cinq personnes. Une maman venue avec ses trois enfants déposer une demande de RSA s’impatiente. «Je suis déjà venue deux fois la semaine dernière, je n’ai pas pu rentrer. Alors quand je lis, “Pour gagnez du temps, venez au bon moment”, il faudrait qu’ils me disent quand c’est!!! Moi, mon dossier, je ne veux pas l’envoyer par courrier, j’ai trop peur qu’ils le perdent et de devoir repartir à zéro.»

Dans cette ville de Seine-Saint-Denis, «département de la misère», comme dit Abdel, venu lui aussi déposer un dossier de RSA, les prestations versées par les CAF constituent leurs seules ressources. C’est le cas de cet homme d’une cinquantaine d’années, sans emploi depuis un accident du travail : «Sur Internet, il est écrit : “Votre dossier a été traité”, mais je n’ai rien touché.?» Les CAF sont en burn-out, ce n’est rien de le dire. Depuis 2009, le nombre d’allocataires, et donc de dossiers, explose. D’après les derniers chiffres, le nombre de bénéficiaires du RSA y est passé de 78000 à 80000 ces dernières semaines. «On a dépassé les 300000 allocataires», confirme Patrick Brechotteau, administrateur CGT de la CAF de Seine-Saint-Denis. Depuis deux ans, les stocks de dossiers s’accumulent. «On estime à environ 80?000 le nombre de pièces en retard, soit l’équivalent de 40000 matricules», précise l’administrateur.

Face à cette charge de travail, Patrick Brechotteau fustige d’abord la baisse des effectifs. «Que la direction ferme les antennes tous les jeudis parce qu’il y a du retard, il n’y a pas le choix, mais ça ne règle pas le problème. Il faut que l’État débloque des postes pour faire face à notre mission. Avec la mise en place du RSA, certes, il y a eu des recrutements, mais avec le non-remplacement d’un départ en retraite sur deux depuis trois ans, au final, on a supprimé davantage de postes qu’on en a obtenus. Il faudrait embaucher 100 personnes pour traiter les dossiers et proposer un service public de qualité. On vient d’embaucher 22 personnes, mais ce sont des médiateurs, tout en bas de l’échelle, pour éviter que les gens râlent. Ce n’est pas ce que les allocataires attendent.»

«Hier, on s’occupait des familles. Aujourd’hui, on traite des dossiers.» Marie-Françoise Mays, déléguée CGT de la CAF de Seine-Saint-Denis, parle d’un «travail d’usure». «La situation est de pire en pire, car les gens qui viennent nous voir sont ceux dont les situations sont les plus difficiles à gérer.» Son quotidien et celui de ses collègues, ce sont les impayés de loyer, les calculs de droits, la précarité financière, le tout sous la pression permanente de la direction. Toutes les CAF ont des objectifs chiffrés : 85% des dossiers des minima sociaux doivent être traités en 10 jours, 85% des autres pièces doivent être traitées en moins de 15 jours. Il faut répondre à 90% des appels téléphoniques. Et le temps d’accueil doit être inférieur à 20 minutes. En septembre dernier, des responsables nationaux de la CAF avaient reconnu l’impossibilité de respecter l’objectif de traiter 85% des dossiers en moins de 15 jours.

« On nous gère comme une usine »

La direction ne nie pas l’alourdissement des charges. Pour y remédier, elle a mis en place un atelier de régulation des charges depuis 2009. C’est le principe de la mutualisation?: les CAF aident les CAF en difficulté. «Ici, on a quatre salariés payés pour aider la Seine-et-Marne et l’antenne de Clermont-Ferrand. C’est un comble quand on sait que la Seine-Saint-Denis a 80?000 pièces en retard, et des dossiers pas traités depuis septembre», s’emporte Marie-Françoise Mays, qui déplore aussi le recours aux heures supplémentaires obligatoires. «On travaille à flux tendu. On nous gère comme une usine avec des normes de production, des objectifs, des process… Et les agents au guichet sont tellement exténués qu’au bout de deux ans, ils craquent?!?»

Les aides contre la précarité Les aides contre la précarité constituent le deuxième poste de dépenses de la branche famille de la Caisse d’allocations familiales : 23,2 milliards d’euros, soit un peu plus de 31 % des dépenses de prestations. Leur progression reste soutenue en 2010 (+ 2,7 %). On compte 1,8 million de foyers bénéficiaires du RSA fin 2010. Les dépenses au titre de l’AAH (allocation aux adultes handicapés) sont en nette progression (+ 8,1 %). Les aides contre la précarité recouvrent aussi les dépenses d’aides au logement en faveur d’allocataires sans enfant à charge qui représentent 7,6 milliards d’euros (+ 2,1 % en un an). Au total, 5,6 millions d’allocataires bénéficient de prestations dans le cadre ?de la lutte contre la précarité.

Du côté des CCAS, en 2011, 83% des structures ont constaté une hausse globale des demandes d’aides, soit quatre points de plus qu’en 2010 et huit points de plus qu’en 2009. Pour la première fois depuis 2009, les demandes d’aides financières (65%) passent en tête, devant les aides alimentaires.
« Modifié: 01 janvier 2012 à 18:06:37 par raja »

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #35 le: 24 octobre 2012 à 11:26:47 »
il est important de savoir que cette loi ciotti ne fonctionne pas et est loin d'être efficace.

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Allocations familiales : une proposition de loi mettant fin à la suspension en cas d'absentéisme scolaire adoptée

Le Sénat a adopté hier en com­mis­sion une pro­po­si­tion de loi de la séna­trice PS Françoise Cartron, visant à sup­pri­mer la loi Ciotti sus­pen­dant les allo­ca­tions fami­liales en cas d'absentéisme scolaire.

Une pro­po­si­tion de la séna­trice PS Françoise Cartron, visant à sup­pri­mer la loi Ciotti sus­pen­dant les allo­ca­tions fami­liales en cas d'absentéisme scolaire, a été adop­tée hier par la com­mis­sion culture, éduca­tion et com­mu­ni­ca­tion du Sénat.

Selon Françoise Cartron, les sus­pen­sions d'allocations fami­liales en cas d'absentéisme "étaient appa­rues pour nombre de par­le­men­taires à la fois inap­pro­priées au regard de l'objectif pré­ten­du­ment défendu, celui de lut­ter contre l'absentéisme sco­laire, mais aussi pro­fon­dé­ment injustes, et au final, contre-productives." De plus, "de nom­breux chefs d'établissements[...] estiment que les familles concer­nées par l'absentéisme de leurs enfants sont le plus sou­vent dépas­sées par les événe­ments. La sanc­tion finan­cière ne peut que les affai­blir un peu plus", explique-t-elle dans l'exposé des motifs.

David Assouline, séna­teur PS et rap­por­teur de la loi, a pré­senté un amen­de­ment visant à offir aux familles des absen­téistes "une aide et un accom­pa­gne­ment adap­tés et contrac­tua­li­sés avec celles-ci". "Un ensei­gnant est dési­gné pour suivre les mesures mises en oeuvre au sein de l'établissement" a-t-il précisé.

Le député à l'origine du dis­po­si­tif incri­miné, Eric Ciotti, a dénoncé "l'"aveuglement idéo­lo­gique" et l'"incompétence" des socia­listes. "Depuis l'entrée en vigueur de cette loi jusqu'au mois d'août der­nier, 95% des cas dont se sont sai­sis les ins­pec­teurs d'académie ont été réso­lus [...] Les résul­tats montrent bien que lorsque les parents manquent à leur devoir, la simple menace d'une sus­pen­sion des allo­ca­tions fami­liales per­met de les res­pon­sa­bi­li­ser", a-t-il déploré dans un com­mu­ni­qué.

La loi Ciotti avait ins­tauré en jan­vier 2011 un dis­po­si­tif auto­ri­sant la CAF à sus­pendre tota­le­ment les allo­ca­tions fami­liales d'une famille si leur enfant était trop sou­vent absent à l'école pour des rai­sons injustifiées.

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #36 le: 28 novembre 2012 à 11:03:18 »
c'est long mais ça donne une idée de ce qu'il se passe dans les CAF et surtout ce que le gouvernement ne se décide pas à améliorer, ou il est le plan CAF promis?

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Quand la CAF devient une machine à broyer usagers et salariés

Partout en France, l’accueil des usagers des caisses d’allocations familiales (CAF) est aussi déplorable que les conditions de travail de ses agents. Politique du chiffre, réductions d’effectifs, impuissance face à l’augmentation de la pauvreté, les salariés se sentent dépossédés du sens même de leur travail. Le malaise et la souffrance se répandent, des deux côtés du guichet.

Une file d’attente, des vigiles en guise de comité d’accueil. « Ça devient vraiment n’importe quoi », lâche une femme en arrivant ce 19 novembre devant la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) du 13e arrondissement de Paris. Devant elle, une soixantaine de personnes piétinent sur le trottoir. Découragés d’avance, certains font demi-tour. « Je suis venue ce matin à l’ouverture, c’était pareil, soupire une allocataire venue retenter sa chance pendant sa pause déjeuner. Encore foutu, il faut que je retourne bosser ». La semaine dernière, elle avait trouvé porte close. « Ils ont fermé une semaine, sans prévenir. Comment fait-on dans ce cas-là pour faire nos démarches ? » Par téléphone, c’est payant, et ils sont injoignables, expliquent les allocataires. « Et puis sur Internet le service est très limité. A part télécharger un justificatif de base, vous n’avez accès à rien. »

« Si on est là, ce n’est pas par plaisir, c’est parce qu’on y est obligé », soupire un jeune homme. Il n’a plus touché d’allocations logement depuis son déménagement. « Ça fait six mois, je ne m’en sors plus. » Une autre brandit deux courriers, adressés le même jour. « Dans l’un, ils me disent que je leur dois 800 euros, dans l’autre qu’ils m’en doivent 500... » Quant à sa voisine, elle s’est vu suspendre le versement de ses allocations, alors que sa situation n’a pas changé depuis deux ans. Dans la queue, la tension est palpable. Ici, deux hommes s’accrochent pour une histoire de cigarettes, là, des bébés pleurent. Une femme perd l’équilibre, déstabilisée par un coup de poussette involontaire. Les gens soupirent, regardent l’heure. Il y a aussi une femme enceinte et des personnes âgées qui, vu l’ambiance, n’ont pas osé faire état de leur droit d’accès prioritaire.

Remplir un formulaire à quatre pattes sur le trottoir

Des cris poussés devant la porte viennent ajouter encore au malaise. « Vous n’avez pas le droit de nous traiter comme des chiens », s’emporte une retraitée. A l’origine de l’altercation, le refus de l’agent de la CAF de la laisser entrer, même pour remplir un formulaire. « Il faut bien que je m’assois pour écrire ! Vous voulez que je me mette à quatre pattes sur le trottoir ? » L’agent se montre intransigeant. « Il y a 200 personnes à l’intérieur. C’est la capacité maximale. Pour des raisons de sécurité, on ne peut pas faire entrer davantage de monde. » Un rebord de fenêtre fera finalement l’affaire, mais, prévient la dame, ils auront de ses nouvelles. « C’est normal qu’on pète les plombs, soit vous êtes fermés, soit vous êtes débordés, plaide un homme, pour sa défense. On est tous en train de devenir fous. »

Le calvaire ne s’arrête pas là. Une fois entré, il faut refaire la queue pour accéder aux guichets. « C’est comme ça depuis 8h30. En temps normal, on reçoit mille personnes par jour, aujourd’hui ce sera au moins le double », estime l’agent, qui s’est vu confier la tâche ingrate de réguler les entrées au compte-goutte. « Les gens sont énervés, mais il faut se mettre à leur place. » Bien qu’en première ligne pour essuyer les mécontentements, il ne se considère pas comme le plus mal loti. « Je plains surtout les techniciens au guichet. Comment voulez-vous qu’ils fassent bien leur boulot ? »

163 000 dossiers en souffrance dans le Nord

Loin d’être exceptionnelle, cette situation n’est que la déclinaison locale d’un problème d’ampleur nationale. Sur tout le territoire, les fermetures des CAF au public sont devenus monnaie courante pour tenter de rattraper les retards. Dans les tiroirs des agents croupissent des documents parfois vieux de plusieurs mois. A Paris, près de 200 000 lettres, dossiers et documents seraient en attente de traitement selon une source syndicale. Les centres de gestion sont forcés de baisser régulièrement leur rideau.

Même scénario dans l’Aude, où l’accueil est fermé une semaine par mois. Dans les Bouches-du-Rhône, où le retard avoisine les 76 000 courriers. Ou encore dans les Yvelines ou dans la Vienne, où l’accueil est suspendu un jour par semaine. Avec 163 000 dossiers en souffrance, les huit antennes du Nord étaient inaccessibles au public du 19 au 23 novembre. En temps normal, ce sont 3 000 personnes qui fréquentent quotidiennement les accueils. Radicales, ces mesures n’en demeurent pas moins insuffisantes. Dans ce département, la précédente mise en sommeil de la CAF pendant dix jours n’avait permis de traiter que 52 000 dossiers, soit un tiers du stock accumulé.

Réduction des coûts et externalisations

Crise oblige, la demande sociale explose. Dans le Nord, les caisses enregistrent une hausse de 10 % de leur charge de travail. Même tendance au niveau national, où le nombre de pièces à traiter par les CAF a augmenté de 15,5 % entre 2008 et 2011 [1]. Les caisses ne sont pas armées pour faire face à cette augmentation d’activité. C’est même plutôt l’inverse. Soumises, comme tout service public, à la règle du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, elles accusent la suppression d’un millier de postes sur trois ans. « Il y a une inadéquation totale entre la charge de travail et les moyens mis en regard. On ne peut plus répondre aux besoins », observe Isabelle Lerat, secrétaire générale CGT des personnels de la CAF du Nord.

« Les CAF sont les grandes oubliées à un moment où elles se retrouvent en première ligne face aux effets de la crise », souligne Mohamed Lounas, responsable à la CGT. Pour « faire plus avec moins », le fonctionnement des CAF a dû s’inscrire dans une logique de productivité et de rentabilité. « Dans une optique de réduction des coûts, on n’entend plus parler que d’externalisation, de départementalisation, de mutualisation et de tout un tas de méthode qui nous permettrait soi-disant d’arriver à une "efficience des services". Mais sur le terrain, on ne voit que les dysfonctionnements », poursuit Isabelle Lerat.

Le service public, qui se veut de proximité, est en déliquescence. « Dans le Var, dix permanences d’accueil ont été fermées, contraignant les allocataires à des déplacements longs et coûteux », indique Frédéric Cotrone, élu au Comité d’entreprise et délégué syndical CGT de la CAF du Var. Dans les Alpes-Maritimes, le Vaucluse ou encore les Bouches-du-Rhône, les syndicats conduisent depuis plusieurs mois un mouvement social pour tenter de stopper l’hémorragie. « Les fermetures des accueils se banalisent, ce qui dans des territoires économiquement et socialement sinistrés est une véritable catastrophe », insiste Mohamed Lounas.

« On gère des humains, pas des boîtes de conserve ! »

Dans le cahier des charges des CAF, « l’efficience du service » passe aussi par la politique du chiffre. Les Caisses sont légalement obligées de respecter des délais dans le traitement des dossiers et l’accueil du public, via une Convention d’objectif et d’orientation (COG) signée avec l’État. Ainsi, la COG 2009-2012 impose, par exemple, que l’accueil des allocataires dans les agences n’excèdent pas 20 minutes, et que les demandes de minima sociaux soient traitées en moins de 15 jours. Des injonctions louables sur le papier, mais qui s’avèrent dans les conditions actuelles totalement intenables.

Aux fermetures ponctuelles, s’ajoute un recours massif aux contrats précaires et aux heures supplémentaires. A tous les niveaux, le personnel est soumis à une pression du chiffre et du rendement, parfois poussée jusqu’à l’absurde. « On nous impose un rythme de travail totalement incompatible avec l’aspect social de nos missions. On gère de l’humain, pas des boîtes de conserve ! Pourtant, on nous fait bosser à la chaîne, comme à l’usine », s’indigne une technicienne de la CAF de Lille. La performance des salariés ne se mesure plus qu’au chronomètre, quitte à devoir bâcler pour satisfaire aux exigences de productivité.

Des erreurs qui s’élèvent à 1,6 milliard d’euros

« Mieux vaut régler un appel en deux minutes sans apporter de réponse, en obligeant l’allocataire à se déplacer en agence ou à faire un courrier, que de prendre le temps de répondre », témoigne un conseiller de la plateforme téléphonique du Nord. « A l’accueil, on va considérer comme un bon point le fait de renseigner les allocataires en moins de 7 minutes. Mais c’est désolant, c’est le signe qu’au guichet, les salariés sont dans l’obligation de mal travailler », remarque Patrick Grèze, représentant CGT des caisses de la sécurité sociale de l’Aude.

« Avant, on avait le souci de bien ficeler les dossiers, avec une vraie conscience du travail social et de la qualité du service rendu, aujourd’hui on fait de l’abattage », se désole une agent de la CAF des Pyrénées Orientales, en poste depuis 20 ans. « Ils ont fait le choix de la quantité au mépris de la qualité du service, confirme un salarié de la CAF de Paris. L’essentiel, c’est d’augmenter les cadences pour continuer à tenir des objectifs devenus inaccessibles. Et tant pis si ça génère des erreurs. »

Mal travail et perte de sens

En juin 2012, la Cour des comptes a refusé de certifier les comptes de la CAF, chiffrant à 1,6 milliard d’euros le montant des erreurs dans les versements. Dans 17 % des cas, les agents sont jugés fautifs. « La Cour des comptes ne travaille pas dans les mêmes conditions que les agents, s’agace Jean-Louis Deroussen (CFDT), président du conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). Le problème, c’est qu’on a complexifié les règles de calcul des droits au point de rendre le risque d’erreurs trop important. Ça pénalise l’agent qui a dû travailler trop vite pour remettre un dossier qui n’est pas abouti, et à l’autre bout de la chaîne, l’allocataire, bien sûr, qui est obligé de rembourser, de téléphoner ou d’écrire pour régulariser sa situation. »

Contraints de mal travailler, dépossédés du sens social de leur mission, les personnels souffrent de ne plus se reconnaître dans les valeurs de l’organisme. Une employée de la CAF du Nord se souvient de la gratification que pouvait apporter « une campagne d’appels sortants, où on contactait les gens qui ne bénéficiaient pas de l’intégralité des prestations auxquelles ils avaient droit. Aujourd’hui, ce n’est plus du tout le même état d’esprit, on lutte contre la fraude... » Le cadre de la CAF de Paris se rappelle lui aussi avec amertume de l’époque où les agents avaient le temps et les moyens d’aller « au-devant des besoins de l’allocataire ». Une période révolue. Pas étonnant que dans L’Envers de la fraude (aux éditions La Découverte), un collectif de chercheurs vienne de mettre en évidence que chaque année, 5,3 milliards d’euros de RSA et 4,7 milliards d’euros de prestations familiales et de logement ne sont pas versés à leurs destinataires. Cette stratégie vise-t-elle, sans l’avouer, à décourager les gens de faire valoir leurs droits ?

Un allocataire s’immole par le feu

Avec le retard dans le traitement des dossiers et la multiplication des erreurs, le mécontentement s’exprime de plus en plus souvent au guichet. « Les incivilités et les agressions se multiplient. La police est régulièrement appelée, des plaintes sont déposées. Dans les agences de Paris, les effectifs des agents de sécurité ont doublé, c’est un signe », note un cadre du département. « Le plus difficile à gérer, ce sont les appels d’allocataires en détresse, en très nette augmentation, estime le conseiller téléphonique de la CAF du Nord. Ce sont des situations bouleversantes, mais quand on n’a pas de solutions, il faut vite enchaîner avec la personne suivante ».

Même ressenti et même aveu d’impuissance du côté du personnel d’accueil. « Faut voir comme les gens sont malheureux et dépendants de leurs allocations. Quand vous n’avez que les ressources de la CAF pour survivre, une irrégularité dans le paiement peut avoir des conséquences catastrophiques », souligne Nicole Gennatiempo (CGT), à la CAF des Bouches-du Rhône. Ce n’est pas le drame survenu en août dernier qui va la contredire. Privé de son RSA depuis mai, un homme de 51 ans, à qui on réclamait pour la quatrième fois des pièces justificatives complémentaires, s’est immolé par le feu à l’accueil de la CAF de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines.

« Je me surprends à ne plus rien ressentir »

« Parfois, quand je rentre le soir chez moi, je repense à ma journée, à la détresse des gens, à leur misère et je me surprends à ne plus rien ressentir. J’ai l’impression de devenir une machine », confie un employé de la CAF de Lille. « La souffrance est là, mais elle est très difficile à exprimer. Les agents encaissent en silence, parce qu’ils ont conscience qu’au bout, c’est l’allocataire qui risque d’être pénalisé », observe Isabelle Lerat.

Aux dires des syndicats, les arrêts maladie et les dépressions se multiplient. Selon FO, l’absentéisme concernerait 15 % des personnels d’accueil cette année, contre 3 % pour l’ensemble du personnel. Dans l’Aude, une lettre anonyme envoyée fin octobre à la presse locale dénonce la dégradation des conditions de travail et le mal-être qui en découle. La conclusion est sans appel. « Si, dans les mois qui viennent, un membre du personnel se suicide, vous penserez à ce courrier. »

2 000 suppressions de postes envisagées

Partout en France, les CAF sont « au bord de l’explosion », résument les fédérations CGT, FO, CFE/CGC dans le communiqué appelant à la grève du 22 novembre, suivie par un quart du personnel. Venus manifester à Marseille, plus d’une centaine de grévistes ont envahi le palais des Congrès où s’étaient rassemblés les dirigeants des CAF pour aborder les futures orientations de la convention d’objectifs et de gestion (COG), qui doit préfigurer l’avenir de l’organisme jusqu’en 2016.

Les syndicats ont toutes les raisons de penser que la prochaine feuille de route va les envoyer dans le mur. Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS ), encore confidentiel, indique qu’une nouvelle réduction de 2 000 postes serait envisagée sur les quatre prochaines années. « On ne peut pas supprimer de nouveaux emplois sans mettre en péril le service des CAF. Le traitement des dossiers et le paiement des minimas sociaux dans les délais ne sera plus possible. On est à la limite de la rupture. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités », avertit Jean-Louis Deroussen, le président de la CNAF.

« Il est où le changement ? »

Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, a proposé aux dirigeants des CAF de puiser dans les emplois d’avenir (CDD de trois ans maximum destinés aux jeunes peu ou pas qualifiés) pour pallier les manques d’effectifs. Pas vraiment du goût des syndicats qui y voient « un cautère sur une jambe de bois ». « Ce n’est pas de ça dont les caisses ont besoin , souligne un cadre. Les techniciens conseils se recrutent aujourd’hui à Bac+2 et il faut compter au moins deux ans pour qu’ils soient véritablement opérationnels. » Pour les syndicats, recourir ainsi aux contrats aidés, c’est « scier la branche sur laquelle on est assis. On est encore sur des exonérations de cotisations sociales, donc toujours moins de moyens pour la sécurité sociale et pour les CAF. » Le gouvernement semble n’avoir pas entendu les appels au secours. Les syndicats envisagent de durcir leur mouvement pour faire entendre la voix des salariés avant la signature de la prochaine COG, prévue d’ici mars 2013.

Dans les files d’attente, les allocataires n’ont aucun mal à désigner le responsable des dysfonctionnements des Caisses. « Tout ça c’est de la faute de l’État. Les politiques, ils sont tous pareils. Regardez-nous ! On n’a plus de boulot, on n’arrive plus à nourrir nos familles. Il est où le changement ? On file des milliards aux banques, aux entreprises, et pour les pauvres, rien du tout, on nous laisse dans la misère », s’énerve une femme. Et son voisin de prévenir. « S’il continue comme ça, un jour où l’autre, il va y avoir une révolution. Il faut qu’il fasse attention. » Un accident est si vite arrivé lorsqu’on casse un amortisseur social.

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #37 le: 28 novembre 2012 à 11:25:39 »
Ce qui prouve bien malheureusement que nous avions raison. Délirer sur la RGPP et "faire des économies de dépenses publiques" et de l'autre côté dire "on va améliorer la vie des gens", c'est de la connerie. Beaucoup d'administrations aujourd'hui ont besoin de moyens humains et matériels pour répondre tant bien que mal à la demande et là j'apprends qu'ils pensent supprimer des postes ????  :fache: :fache:
ils sont fous ou quoi ??

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #38 le: 20 février 2013 à 11:01:26 »
Je ne sais pas trop quoi penser de cette question de fiscalisation des allocations familiales, qu el'on voit apparaitre comme sujet de débat ces jours-ci  :naah: D'un côté je ne vois pas bien pourquoi des gens qui ont très largement les moyens d'élever leurs enfants toucheraient ces prestations, mais d'un autre côté c'est directement lié à la façon dont le CNR voyait le monde "payer selon ses moyens, recevoir selon ses besoins" .... :X: :gene4: :X:
Alors je viens vous demander ce que vous en pensez ...... ça m'aidera à réfléchir  :fleur2:
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #39 le: 20 février 2013 à 12:05:31 »
"payer selon ses moyens, recevoir selon ses besoins" logiquement ça devrait fonctionner comme cela mais dans le cas de familles ayant les moyens et qui toucheraient des allocations ce n'est pas le cas.De toute façon personne n'osera toucher à cette politique familiale.
Pour d'autres aides comme le rsa, les apl ... les conditions de ressources sont requises alors pourquoi pas quand des familles aisées touchent des prestations?
je pense que fiscaliser serait inutile il suffit de tout remettre à plat et de donner des aides à ceux qui en ont besoin.

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Fiscaliser les prestations familiales, un vieux champ de mines politique

Fiscaliser les prestations familiales ? A peine esquissé par Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes, le sujet fait déjà bondir toute la classe politique. La droite dénonce une mesure qui "mélange les instruments", la gauche s'interroge, les associations familiales s'inquiètent. La question, politiquement sensible, touche au cœur d'un particularisme français entretenu depuis longtemps : la politique familiale.

    Une politique en place depuis 80 ans

De quoi parle-t-on ? Depuis quatre-vingts ans, la France a mis en place une politique de natalité qui passe par des aides spécifiques aux personnes ayant des enfants. La loi Landry (11 mars 1932) met en place des caisses chargées d'aider les salariés ayant deux enfants. Une nouvelle loi, en 1938, créera des allocations familiales, versées sans conditions de ressources à toutes les familles, avec un barème progressif qui augmente en fonction du nombre d'enfants et sans tenir compte des revenus du ménage.

Fixé dans le droit avec les ordonnances de sécurité sociale de 1945 et la loi du 22 août 1946, ce découplage entre niveau de revenus et niveau des prestations familiales perdure, au point de constituer un pilier de la politique de la famille en France : que l'on soit riche ou pauvre, on touche des allocations familiales en fonction de son nombre d'enfants. En 2013, en France, toute famille a droit à 127 euros par mois à partir de deux enfants, et jusqu'à 452 euros pour quatre enfants, plus 162 pour chaque bambin supplémentaire.

    Un choix national qui a un coût certain

Ce choix politique a un coût, non négligeable : 30,7 milliards d'euros en 2011 pour les seules prestations familiales (allocations, prestation d'accueil du jeune enfant, complément familial...), selon la Sécurité sociale, contre 23,2 milliards dix ans plus tôt. C'est deux fois le montant de l'aide au logement (16,5 milliards d'euros en 2011). Environ la moitié des 30 milliards d'euros que la France consacre à la politique familiale va à des prestations sans conditions de ressources.

Ce principe d'égalité, quel que soit le niveau de revenus de la famille, a des effets pervers : certaines prestations, comme la Paje (prestation d'accueil du jeune enfant, elle-même divisée en plusieurs prestations en fonction du mode de garde), bénéficient largement plus aux familles aisées.

Selon un calcul de la Cour des comptes, les 10 % de familles les moins aisées ont touché en 2010 120 millions de "complément de libre choix du mode de garde", l'allocation Paje pour les enfants gardés à domicile ou chez une nourrice, quand les 10 % de familles les plus aisées touchaient, pour la même allocation, 1,05 milliard d'euros, soit le décuple. Derrière cette injustice, une combinaison d'effets de bord : on touche plus d'aides pour une nourrice à domicile, qui ouvre droit à des réductions d'impôts, que pour une place en crèche.

    Une question politiquement explosive

Régulièrement, la question se pose dans le débat politique de revenir sur ce calcul. Deux questions différentes peuvent se poser :

La plus fréquente est celle de la mise sous conditions de ressources des allocations familiales. En pratique, cela signifie qu'on intégrerait au calcul des prestations familiales la question du revenu des parents. A l'heure actuelle, selon la Caisse nationale d'allocations familiales (CNAF), 4,92 millions de familles, soit 73 %, perçoivent des allocations familiales.

Parmi elles, des familles très aisées qui auraient pu se passer de cette prestation. D'où la tentation politique de dire qu'en période de crise et de rigueur budgétaire, on pourrait réfléchir à une mise sous conditions de ressources. Evoquée depuis très longtemps (Raymond Barre en parlait dans ses meetings en 1987), l'idée n'a été mise en pratique qu'une fois, comme le rappelle Rue89 : inspiré par Martine Aubry, Lionel Jospin avait instauré un plafond aux allocations familiales. Fixé à 25 000 francs (3 800 euros) par mois par foyer, il avait abouti à supprimer les aides pour 351 000 foyers, occasionnant, selon la caisse d'allocations familiales, 837 millions d'euros d'économies.

Mais le projet, combattu pied à pied à la fois par les caisses d'allocations familiales et par l'opposition de droite, a rapidement pris l'eau, malgré les tentatives d'aménagement successives, qui ont notamment augmenté le plafond à 32 000 francs (4 200 euros). Et Lionel Jospin a fini, au bout de dix mois, par purement et simplement abandonner cette idée, pour la remplacer par un abaissement du plafond du quotient familial.

L'autre possibilité est celle d'une fiscalisation des prestations familiales. Il s'agit, cette fois, de considérer que les prestations familiales sont un revenu et de les soumettre au barème de l'impôt, avec d'éventuels aménagements. Raymond Barre le proposait également en 1987. Alain Juppé avait, lui aussi, évoqué cette piste en 1995 dans le cadre de son plan. Mais le projet, arrivé à l'Assemblée après les grandes manifestations contre sa réforme des retraites de la fonction publique, avait été reporté sine die.

Enfin, un troisième cas mérite d'être évoqué : celui de Bruno Le Maire. L'ancien ministre de l'agriculture, un temps chargé de l'esquisse du programme du candidat Sarkozy en 2012. Il avait lui aussi proposé une fiscalisation des allocations familiales, en contrepartie d'une allocation donnée dès le premier enfant, ce qui lui permettait d'équilibrer son projet.

Là encore, la proposition, jugée trop inconoclaste et électoralement dangereuse, avait été rapidement abandonnée, comme à chaque tentative de revenir sur la politique familiale française. L'urgence budgétaire rendra-t-elle la situation différente en 2013 ? On peut en douter. Le gouvernement a annoncé attendre la remise d'un rapport sur la question pour se décider. Mais François Hollande, questionné par l'Union nationale des associations familiales (UNAF) durant la campagne, avait jugé que "les allocations familiales n'ont pas à être imposées". 


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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #40 le: 20 février 2013 à 18:16:05 »
pour moi ça se résume à quelque chose de très simple :
donner d'une main pour reprendre de l'autre

si besoin des alloc il y a, pourquoi revenir dessus sous prétexte que ça devrait être une ressource imposable ?

comme l'alloc logement : ce n'est qu'une aide partielle qui au moment ou on monte un dossier devient une ressource ??
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #41 le: 04 mars 2013 à 17:30:09 »
Je ne suis pas d'accord du tout avec cette idée de fiscaliser les allocations familiales. Car ce qui est regroupé sous ce vocable n'est pas seulement les allocations pour les enfants, mais aussi les allocations logement, et pourquoi pas le RSA (distribué par la CAF, après tout...)
Fiscaliser les allocations, c'est foutre en l'air l'aide qu'on apporte au plus démunis.

Par contre, mettre un plafond aux allocations destinées à élever des enfants, je ne vois pas où est le problème. Bien sûr, il y a toute cette connerie d'opposition droitarde et pleurnicharde "nos enfants ne valent pas moins que les autres, gnagnagna", mais à ce compte là, pourquoi ne pas appliquer ce même genre de pleurnicherie aux allocations logement ? "nos châteaux et villas ne valent pas moins que vos HLM", ou autre connerie du genre.

Il ne s'agit pas de la valeur de ce qui est aidé, mais bien des moyens de faire face du foyer. En mettant en place un plafond qui augmente avec le nombre d'enfant à élever, je ne vois absolument pas où est le problème. Du genre 3500 euros pour un enfant, 5000 euros pour deux, etc..

Et quand aux gens qui vont venir m'expliquer combien leur vie est dure avec par exemple 4000 euros par mois et un enfant, je leur dirai que j'échange immédiatement ma place avec la leur.
Les gens très aisés utilisent les allocations familiales comme petit plus de luxe, et certainement pas pour élever leur gosses.
Quand on voit que les allocations logement ont des plafonds qui sont à pleurer de rire (genre à 1700 euros par mois  pour deux tu es carrément "au dessus du plafond"), on ne comprend pas bien pourquoi les allocations pour les enfants n'ont pas de plafond.
Qu'à la rigueur l'allocation naissance soit donnée à tout le monde, pourquoi pas vu qu'en gros c'est une sorte de prime " c'est bien tu as fait un bébé". Mais le reste....

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #43 le: 13 mars 2013 à 12:16:18 »
"Rien n'est encore décidé mais cela n'empêche pas l’ouverture d'un débat au sein des classes moyennes et supérieures, bénéficiaires de la politique familiale" ils n'oseront jamais, ils préfèrent taper chez les pauvres...

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #44 le: 06 avril 2013 à 18:12:43 »
on vit dans un pays formidable :pascontent1: :pascontent1:


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3.000 lettres de délation: ça balance pas mal à la CAF


En une année, plus de 3?000 lettres de dénonciation ont été reçues par les services des allocations familiales. Lues et conservées, elles peuvent être utilisées contre les personnes qui ont été dénoncées.

En dégainant son numéro vert garantissant l’anonymat à toute personne susceptible de fournir des informations à la police, le préfet de Marseille n’a rien inventé. Il a perpétué une vieille tradition qui a connu son heure de gloire sous l’Occupation et qui continue de distraire d’honnêtes citoyens en mal de justice et d’équité: Sa Majesté la délation.

Pratiques de l'ombre

Pour la seule année 2011, la Caisse nationale des affaires familiales (Cnaf) a enregistré pas moins de 3?200 lettres de dénonciation récoltées par ses 102 antennes départementales. «Elles ne sont pas jetées, elles sont lues et peuvent être utilisées si elles apportent des faits éclairants», explique un porte-parole de la Cnaf.

À en croire Anne-Lise Ulmann, maître de conférences au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et coauteure de Citoyens et délateurs (éditions Autrement, 2005, 218 pages, 19,30?euros), ce mal social embarrasserait au plus haut point cette institution. «Pratiques de l’ombre par excellence, ces lettres gênent parce qu’elles font obstacle à l’idéal de transparence humaniste, relève-t-elle.?Face à ce phénomène, les contrôleurs que j’ai pu rencontrer sont partagés entre la volonté d’ignorer et le sentiment d’accomplir, grâce à ces lettres, une action de rééquilibrage salutaire. On prend aux fraudeurs pour redistribuer à ceux qui en ont vraiment besoin.» Faut-il encore se mettre d’accord sur la définition du mot «fraudeur». «Un retard dans la mise à jour de votre situation, un courrier confus et vous pouvez rapidement vous retrouver dans cette case», avertit-elle.

"Un bon Français"

Dans les lettres qu’Anne-Lise Ulmann a manipulées, apparaissent le plus souvent «des situations de concubinage non déclarées ou des revenus cachés». «Le papier utilisé peut être une petite feuille arrachée d’un carnet à spirales, une feuille quadrillée de cahier», et, toujours selon elle, la syntaxe incohérente et les phrases incomplètes trahiraient «la passion indignée» ou la «frustration insupportable» de l’auteur. Si ces délateurs ont un problème de forme, pas de souci. Ils peuvent se tourner vers Internet et demander, par exemple?: «Comment dénoncer anonymement une personne à la CAF?» Les utilisateurs des nombreux forums de discussion (Aufeminin, Yahoo…) en sont particulièrement friands. Et avec seulement 4?euros en poche, ils pourront s’offrir un «modèle de lettre de dénonciation» (sic) auprès du site marchand Modele-lettre.com. En plus de l’orthographe et de la syntaxe, les délateurs s’achèteront une bonne conscience. Jugez plutôt?: «Il est tout à fait révoltant de constater de telles tricheries qui mettent en péril notre système de solidarité nationale envers les personnes les plus démunies et portent atteinte aux contribuables et citoyens honnêtes que nous sommes», conclut, sans rire, la lettre type adressée à «Monsieur l’inspecteur de la CAF». Et signée «Un bon Français»!

Montants minimes

«Les dénonciations sont des lettres de désespoir», corrige Anne-Lise Ulmann. «Avec la baisse des moyens, de moins en moins d’intervenants vont voir ces personnes perdues, isolées et qui ne connaissent souvent pas leurs droits.» En face, on trouve des dénoncés souvent tout aussi largués et qui vont devoir rembourser des sommes vitales. «En plus, les montants sont généralement minimes», note l’enseignante. Aux finances et à la répression des fraudes, ça dénonce aussi. Mais là-bas, on a fait le choix de ne pas communiquer sur ce phénomène. «Les lettres, pas des tonnes quand même, sont reçues par les directions départementales, mais nous n’avons pas de politique précise en la matière», affirme une porte-parole de la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF). Étonnant, d’autant que les témoignages de commerçants «victimes» de dénonciations ne tarissent pas. Mais on ne vous filera pas leurs noms: on n’est pas des balances.

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #45 le: 04 novembre 2013 à 11:57:24 »
Et la on peut leur répondre que le montant de la "fraude" est inférieur a celui du non recours. Marrant comme parfois les gens qui conchient la fraude trouvent que ce n'est plus de la fraude auqnd il s'agit de gens qu'ils apprécient...
Je me rappellerai toujours de la discussion avec une collègue plutôt de droite donc contre la "fraude" qui un jour voyant ma situation m'avait conseillé de demander quelque chose auquel j'avais effectivement droit. Mais, certains mois, j'allais toucher de l'argent et donc ne plus y avoir droit pour un mois. Elle m'avait dit "mais tu t'en fous, c'est pas pour la somme que tu vas gagner". En soi, elle n'avait pas tort, mais ça aurait été de la fraude, donc je ne l'ai pas fait. Et dans ce cas particulier, ça ne l'aurait pas gênée que je fraude....

Perso je l'ai déjà dit mais je serai ravie qu'une étude extensive soit faite sur la fraude, mais aussi sur les erreurs administratives qui foutent en l'air la vie des gens. Et la on verrait la fraude se réduire a peau de chagrin....

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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #46 le: 18 novembre 2013 à 14:41:42 »
Le nouveau dada du gouvernement, à travers la voix de Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée en charge de la lutte contre l'exclusion, le dossier unique pour les bénéficiaires des minima sociaux.
C'est très mignon tout ça mais nous connaissons tous les queues interminables de la CAF, il manque déjà du personnel, les dossiers sont traités au ralentie si dans son projet elle prévoit moins de personnel j'imagine déjà la catastrophe.
De plus, je suis peut être un peu parano mais j'imagine déjà le flicage simplifié.

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Vers un dossier unique pour toucher les minima sociaux

Le gouvernement prévoit de mettre en place un dossier unique pour les bénéficiaires des minima sociaux afin de faciliter leurs démarches, a indiqué lundi 18 novembre Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée en charge de la lutte contre l'exclusion.

"Je vais proposer la création d'un dossier unique lors du prochain comité interministériel de modernisation publique de décembre", déclare Marie-Arlette Carlotti dans une interview au quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France.

A terme, "on remplira un seul formulaire pour obtenir les minima sociaux ainsi que les aides au logement (APL) et à la santé", précise-t-elle.

"En touchant le RSA (revenu de solidarité active), on bénéficiera par exemple de façon automatique de la complémentaire santé et de l'APL. Ce sera utile pour les administrés comme pour l'administration", selon elle.

"Moins de paperasse, c'est moins de formulaires à traiter et à classer, c'est moins de travail et donc de postes", note-t-elle également.
Fusion du RSA et de la prime pour l'emploi

Interrogée sur le calendrier, "ce sera compliqué à mettre en oeuvre car il faudra déroger aux procédures mises en place dans chaque administration", et "on ne peut donc pas encore savoir dans combien de temps cette réforme sera effective", répond-elle.

La ministre réaffirme également sa "volonté de réformer le RSA-activité et la prime pour l'emploi pour en faire une prestation unique, individuelle et simple", comme le suggère un rapport du député socialiste Christophe Sirugue remis en juillet.

Introduit mi-2009, le RSA-activité, qui sert de complément à un petit salaire, n'est demandé que par un tiers des personnes qui y ont droit, notamment en raison de la complexité des démarches à effectuer pour le toucher.

Près de 2,23 millions de foyers recevaient le RSA fin juin (dont 492.000 recevaient le RSA-activité), un chiffre en progression de 7% sur un an, selon la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf).


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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #47 le: 18 novembre 2013 à 16:40:11 »
aujourd'hui aux infos sur m6 à 13h ! ils ont dit que l'état économisait 432 millions d'euros de rsa non réclamé !!! soit un une personne sur deux  y ayant droit mais pour les raisons que nous connaissons déjà, ne le demande pas !

un genre de non-fraude....
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #48 le: 18 novembre 2013 à 17:17:18 »
Je suis grandement -et agréablement- surpris que ce genre d'infos passe sur une chaîne comme celle-ci à une heure de grande écoute.

La poisse qui colle aux bénéficiaires des minimas sociaux -comme des demanderus d'emploi d'ailleurs- depuis les années Sarkozy a du mal à s'en aller.
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Re : Politique familiale, allocations CAF
« Réponse #49 le: 19 novembre 2013 à 10:09:18 »
WHAOH  :gehe:
Eh bheh, manquerait plus qu'ils commencent à expliquer pourquoi une personne sur deux ne le demande pas plutôt que d'annoncer le truc ainsi de manière neutre, et on aura pour de bon fait un vrai pas en avant...

Je dis ça parce que je pense vraiment que tant que cette politique immonde de discriminations et oppression sur les plus pauvres ne sera pas publiquement condamnée (par quelqu'un d'autre que Mélenchon, seul gauchiste suffisamment médiagénique pour avoir droit à un micro régulièrement), on ne s'en sortira pas. Juste pas...
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