Auteur Sujet: Les restos du coeur c'est reparti  (Lu 920 fois)

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Les restos du coeur c'est reparti
« le: 30 mars 2010 à 21:50:50 »
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Restos du coeur : une fréquentation stable cet hiver, mais de nouveaux venus

Hier matin, les bénévoles des antennes lilloises des Restos du coeur se sont réunis ...pour dresser le bilan de leur campagne hivernale, qui s'est terminée la semaine dernière. Globalement, le nombre de bénéficiaires de l'association à Lille reste constant.

« Avant la campagne, on s'attendait à une explosion. Donc on a eu des consignes strictes au niveau des inscriptions », indique Jacky Motte, responsable de l'antenne du Centre. Avec 186 inscrits, soit environ 400 bénéficiaires, les bénévoles du Centre ont distribué plus de 40 000 repas. Un chiffre stable, comme dans la plupart des antennes lilloises. Il n'y a guère qu'au Faubourg de Béthune ou à Hellemmes que le nombre de familles bénéficiaires augmente, + 10 % et + 25 %. Mais, à Hellemmes, après « des baisses de fréquentation depuis deux ans, c'est un retour à la normale », nuance Paul Delmer, animateur des Restos.
Du bébé au retraité

Partout, de plus en plus de nouveaux venus sollicitent en revanche l'association. « On a aidé moins de grandes familles, mais davantage de jeunes, de retraités, de gens en fin de droit, détaille Jacky Motte. Des personnes qui venaient pour la première fois... » Même son de cloche aux Bois-Blancs, où Fabienne Serpaud, référente d'antenne, compte 60 nouvelles familles, sur 135. « Des jeunes, des personnes âgées, des femmes seules. » « C'est dramatique, des gens qui ont travaillé quarante ans et qu'on retrouve aux Restos, se désole Myriam Catrisse, responsable du centre du Faubourg de Béthune. Leur retraite n'est pas très élevée et ils ne sont pas propriétaires, donc c'est compliqué. » La bénévole s'attriste aussi du sort des « salariés en CDI, mais à temps partiel ».

Le cas des chômeurs en fin de droit ou des jeunes de moins de 25 ans, qui ne bénéficient pas du RSA, est aussi évoqué par les bénévoles. Beaucoup de femmes seules avec enfants également. « On a une augmentation de 3,5 %, ce qui n'est pas excessif, observe Jean Hazebroucq, à Wazemmes.

En revanche, on a une explosion de + 20 % des bébés de moins de 18 mois. » À Wazemmes, ainsi qu'à Moulins, les deux plus gros centres lillois, les Restos poursuivent leur action par l'intercampagne.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lill ... able.shtml

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Re : Les restos du coeur c'est reparti
« Réponse #1 le: 18 octobre 2011 à 10:07:36 »
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Les Restos du cœur cherchent des bénévoles

Alors que la campagne d'hiver des Restos du Cœur approche à grand pas, force est de constater, qu'en Isère, le compte de bénévoles n'y est pas. «?Nous avons besoin de plusieurs dizaines de personnes pour faire face aux besoins importants, particulièrement dans l'agglomération grenobloise?», explique Dominique Hugon, présidente départementale des Restos du Cœur de l'Isère. La situation observée depuis plus d'un an laisse, en effet, présager une augmentation de la fréquentation de l'ordre de 10 à 20?% en fonction des centres.
Problème?: les murs n'étant pas extensibles, les conditions d'accueil deviennent de plus en plus difficiles. «?C'est un peu désespérant pour les bénévoles qui ont parfois l'impression d'être des distributeurs de marchandise?», déplore Dominique Hugon. Pas besoin pour autant d'avoir un emploi du temps très souple pour s'engager. Une demi-journée par semaine peut suffire, le tout étant d'être régulier

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Re : Les restos du coeur c'est reparti
« Réponse #2 le: 21 octobre 2011 à 14:20:54 »
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L'aide alimentaire sous la menace d'une diète sévère
130 millions de repas ne seront pas distribués en France en 2012.

Le maintien de l'aide européenne a été bloquée jeudi...

Stupeur chez les associations caritatives. Le Conseil des ministres européens de l'Agriculture, qui se tenait hier à Luxembourg, ne s'est finalement pas décidé sur un maintien à flot du Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD). Les six pays (Allemagne, Suède, Pays-Bas, République tchèque, Autriche, Danemark) qui s'opposaient à l'utilisation de ce fond à des fins sociales, ont persisté dans leur démarche, jugeant que le soutien à l'aide alimentaire doit être assuré par les Etats.

Aucun compromis pour l'heure

Une situation de blocage dont les conséquences seront lourdes: car, sauf nouvelle décision, le PEAD sera donc bel et bien amputé de 80% en 2012. Son budget passera donc de 500?millions à seulement 113 millions l'an prochain. Ce sont «18?millions d'Européens totalement démunis qui devront tenter de survivre aux deux prochains hivers sans le support de l'Union européenne. Bienvenue au Moyen Age!», s'est enflammé Marc Tarabella, chef de la délégation PS au Parlement européen dans un communiqué.

Avec des répercussions en cascade: «Pour la France, cela signifie que 63?millions d'euros manqueront au budget des associations en 2012 et que 130 millions de repas ne seront pas distribués l'an prochain. Et la situation devrait être pire pour 2013», explique Jean-Louis Callens, secrétaire général du Secours populaire. Son seul espoir désormais, «que les associations et l'opinion publique fassent un grand ramdam dans les prochains jours pour pousser les pays réfractaires à faire marche arrière». Si aucune situation n'est trouvée, les associations n'auront plus qu'un recours: demander à l'Etat français de mettre la main à la poche. Dès jeudi, dans une interview à La Croix, le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, envisageait que la France compense le manque à gagner des associations. «Nous ne laisserons pas tomber les associations caritatives», a-t-il déclaré. Une promesse qui n'est pas tombée dans l'oreille de sourds

ICI

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Re : Les restos du coeur c'est reparti
« Réponse #3 le: 08 février 2012 à 16:10:57 »
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Les Restos du coeur saccagés à Perpignan lors de leur 8e cambriolage (AFP)

Les Restos du coeur des Pyrénées-Orientales viennent de subir leur huitième cambriolage cet hiver, de la part d'individus qui, cette fois, ne se sont pas contentés de voler mais ont mis à sac le centre, ont indiqué des responsables de l'association mercredi.

Quand les bénévoles sont arrivés lundi au centre du Vernet à Perpignan et "qu'ils ont vu le désastre, ils en auraient pleuré, et ils se sont demandé s'ils allaient continuer la distribution", a rapporté la présidente locale des Restos du coeur, Régine Tixador.

Les voleurs, probablement passés par le toit, n'avaient pas seulement vidé les congélateurs, et emporté les boîtes de conserve et de quoi nourrir 600 bénéficiaires; ils avaient ouvert les boîtes de crème au chocolat, les avaient répandues sur le sol et projetées sur les murs. Dans un local attenant, ils avaient renversé les meubles que stocke l'association pour les redistribuer, et vidé les cartons de vêtements triés et pliés par les bénévoles.

Et ils ont bombé sur les tables des insultes et des messages glorifiant leur forfait.
Pas importunés sur cette zone artisanale désertée le week-end, ils ont pu charger le ou les véhicules avec lesquels ils avaient dû venir.

C'est la huitième effraction dans le département et la quatrième au Vernet cet hiver, dénombre Mme Tixador. Mais c'est la première fois que les Restos subissent un tel saccage.

"Tant qu'ils emportaient de la marchandise, on se disait: c'est pour manger. Mais là, on n'arrive pas à se l'expliquer, on ne comprend pas", dit-elle.

Les Restos du coeur des Pyrénées-Orientales, qui offrent environ un million de repas à 11.000 personnes sur une année, ont vu le nombre des bénéficiaires augmenter de 43% en trois ans, dit-elle. La misère sociale peut en pousser certains à voler, dit-elle.

Mais son prédécesseur, Pierre Olibo, redoute à mots couverts des trafics aux dépens des démunis. Certains des vols subis par les Restos avaient une ampleur telle que "manifestement, celui qui volait ne consommait pas tout tout seul".

Passé l'abattement, les bénévoles ont nettoyé lundi et procédé à la distribution de repas mardi, en faisant appel aux réserves des autres centres, a dit Mme Tixador.


http://www.liberation.fr/societe/01012388664-les-restos-du-c-ur-de-perpignan-de-nouveau-cambrioles

Les insultes et le saccage, à quoi bon? Faire diversion? Pas si sûr.  tresfache
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

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Re : Les restos du coeur c'est reparti
« Réponse #4 le: 09 février 2012 à 11:35:02 »
il n'y a aucune gloire à voler des démunis :nono:

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Re : Les restos du coeur c'est reparti
« Réponse #5 le: 09 février 2012 à 12:04:09 »
Après les inondations de juin 2010 (Draguignan) on avait fait des collectes de nourriture et de vêtements, stockés à la Maison des Jeunes. (Rien dans les magasins d'alimentation pendant 15 jours, dégats dans les supermarchés inondés et stocks en flux-tendu obligent...)

Le stock a été presque immédiatement saccagé ; on a prétendu que les services de la mairie étaient débordés. (Pour assurer du courant pour les chaînes de télé et pour organiser la visite crocodilo-lacrymale de NS ?)

Admettons. Mais le stock d'aliments etc a ensuite été détruit une deuxième et une troisième fois, la police municipale (pléthorique) n'a absolument rien fait pour l'empêcher !
Heureusement que l'armée était présente pour acheminer et distribuer l'eau potable.
Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne raja

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Re : Les restos du coeur c'est reparti
« Réponse #6 le: 08 novembre 2013 à 08:42:00 »
encore une grosse déception. :pascontent1: :pascontent1:

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Restos du Coeur cherchent bénévoles. Femmes voilées s’abstenir.


Je fais partie de cette génération qui a grandi avec l’idée que les Restos du Cœur étaient cette association qui prenait le relais lorsque les politiques publiques n’étaient plus capables de faire face à la détresse humaine.

On voyait Coluche, entier et généreux, réunir ses copains, dénoncer l’insupportable gaspillage de la consommation de masse, tandis que tout près de chez nous, des familles avaient besoin d’aide.

On imaginait d’immenses tablées, du partage, des sourires, de la fraternité. Le doux rêve qu’à défaut d’être réalisée par ses lois et ses institutions, la devise de ce pays reprenait sens par les efforts d’une poignée d’hommes et de femmes pour qui la précarité et la solitude n’étaient pas une fatalité.

Pour l’essentiel, les Restos du Cœur ont été fidèles à cette idée.

Pour l’essentiel, seulement.

Sous les projecteurs, privée de son fondateur, l’association est aussi devenue un lieu de représentation où le showbiz venait laver sa réputation, s’acheter une cible marketing réceptive à un humanisme de façade. Des « Enfoirés » qui se battent pour être sur l’affiche et qui posent l’air fatigué pour la promo de leur album, les petits caprices de stars qui s’encanaillent avec les pauvres avant de retrouver l’ambiance feutrée des palaces une fois les éclairages éteints.

Machine à projeter de la bonté, il n’a pas fallu longtemps avant que la Gauche socialiste ne s’empare des Restos du Cœur, pour capter par le symbole le capital sympathie associé à une justice sociale dont sa politique la privait déjà.

Comme SOS Racisme, les « Restos » remplissaient, indépendamment de leur action réelle (ou pour l’une des deux, supposée), une fonction politique pour cette Gauche là, à mi-chemin entre l’alibi du criminel et l’effet placebo du clinicien.

Au fil de ces années, les Restos du Cœur ont poursuivi leur mission, avec une réalité et des expériences décalées, entre le bal des pantins auquel se livraient ses plus médiatiques soutiens d’une part, et de l’autre, la formidable œuvre humaine que réalisaient (et continuent à réaliser) ses bénévoles sur le terrain.

Oui mais voilà, il y a quelque chose qui s’est cassé. On ne sait pas où, on ne sait pas quand, mais voici que les Restos du Cœur de 2013 ont un problème avec les bénévoles qui portent un foulard ou une kippa.

Durant les derniers mois, le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) a reçu un nombre significatif de signalements, de la part de bénévoles qui se sont vues refuser toute participation, au motif que leur foulard contrevenait au règlement de l’association.

Au mépris de la loi, la « neutralité laïque » se retrouvait une fois de plus dévoyée de son sens initial et appliquée, dans une structure privée, en totale contradiction avec les principes d’égalité, de respect et de tolérance que l’association était censée incarner.

Soucieux de comprendre, le CCIF a mené un travail d’analyse afin de déterminer la position des Restos du Cœur sur le sujet. Sans surprise, l’association avait été réceptive à un environnement politique dans lequel les concepts de laïcité et de neutralité avaient été détournés et progressivement utilisés à des fins d’exclusion de nos concitoyens musulmans.

Interrogés aujourd’hui sur le sujet, les Restos du Cœur confirment, se cachant derrière l’idée d’une neutralité politique et religieuse.





Ce à quoi l’on répondra simplement que refuser une bénévole pour un simple foulard, dans la France de 2013, est plus que jamais un geste éminemment politique.

Si la création des Restos du Cœur par Coluche devant l’individualisme et les dérives de la société de consommation n’était pas politique, alors qu’était-elle ?

Si l’idée qu’il relève de la responsabilité de tous d’être solidaires avec les plus démunis n’est pas politique, alors qu’est-ce qu’elle est ?

Si le rejet des femmes portant un foulard au motif d’une laïcité confisquée par l’extrême droite n’est pas politique, alors qu’est-ce qu’il est ?

L’association recherche des volontaires dans tous les départements de France pour faire face à des inégalités chaque jour plus grandes, à l’approche d’un hiver qui, comme chaque année, fera de nombreuses victimes et, dans le même temps, se prive de centaines de personnes disponibles, tout simplement parce qu’elles ont le tort d’être musulmanes et de ne pas s’en cacher. Ce sont les démunis qui souffrent en premier lieu d’une telle situation, puisque les moyens de les aider sont dès lors structurellement amputés de forces vives supplémentaires.

Association cherche bénévoles. Femmes voilées s’abstenir. Voilà le message absurde qu’adressent les Restos du Cœur par leur politique de recrutement, aux antipodes de leurs valeurs fondatrices.

En quelques heures, plus de 100 000 personnes se sont saisies de l’information sur les réseaux sociaux, choquées à l’idée qu’une association qui fait partie des icônes humanistes du pays soit devenue capable de produire du rejet et de l’exclusion.

Si les Restos étaient une farce politique, s’ils étaient une énième esbroufe vouée à cacher le cynisme d’entreprises prêtes à tout pour redorer leur image, si cela n’était au fond qu’une thérapie de groupe pour chanteurs des années 80’ en difficulté morale face à l’inanité de leur condition, il serait facile de les disqualifier et d’être indifférents aux renoncements d’une organisation dont on n’attendrait rien.

Oui mais voilà,  les Restos du Cœur c’est aussi (et surtout) des milliers de bénévoles qui, loin de partager le package idéologique et politique du moment, donnent du temps et de l’amitié pour changer le monde à leur façon, un geste après l’autre, un sourire après l’autre… un repas après l’autre. C’est le cœur de l’association, qui change la donne dans nombre de quartiers où la précarité est le quotidien d’une majorité d’habitants. Plusieurs de ces antennes ont depuis bien longtemps rompu avec ce genre de pratiques d’exclusion.

Voilà pourquoi je pense que les Restos du Cœur méritent un peu plus que des injections d’idéologie socialiste contaminée à la froide et détachée islamophobie du non-dit :

Celle qui n’a pas de problème à distribuer de la soupe à des musulmanes en détresse, mais ne peut plus les voir dès qu’elles sont en capacité d’agir sans avoir honte de ce en quoi elles croient…

Celle qui ne saurait être raciste, puisqu’elle porte un pin’s pour s’en prémunir : ne touche pas à mon pote, c’est moi le premier à le discriminer…

Celle qui aura beau se cacher derrière la « laïcité » pour ne pas se regarder dans la glace, toutes les excuses du monde ne justifieront jamais le rejet.

Une telle approche est si absurde qu’elle aurait conduit à refuser mère Théresa, l’abbé Pierre ou Gandhi parmi les bénévoles, au motif que leur visible religiosité était ostentatoire, là où c’est aussi à partir de cette foi et de cet espoir qu’ils retrouvaient les autres dans leur humanité.

En vérité, la seule question que devraient se poser les responsables des Restos du Cœur est la suivante :

Est-ce que Coluche aurait rejeté une bénévole au simple motif qu’elle porte un foulard ?

A défaut de trouver une réponse utile à cette interrogation, le slogan de l’association résonnera désormais d’une faute morale à corriger :

Aujourd’hui, on n’a plus le droit d’avoir faim… ni d’avoir foi.