Auteur Sujet: RaciséEs : condition, traitements, fantasmes  (Lu 11668 fois)

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #50 le: 14 novembre 2010 à 12:30:43 »
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« Elle est beurette, diplômée, ne fait pas le ramadan »

Faut vraiment tenir en haute estime ses sujets administrés pour nommer à une haute fonction une personne du fait de ses vomissures contre une partie de la population. C’est donc cela la République.

Elle est beurette, diplômée, ne fait pas le ramadan

Cet article d’un blog du site lemonde.fr fait référence à la surprenante volte-face de la Halde dans une affaire privée entre une employée et son employeur (voir « Pour Valls, hijab et porno, c’est pareil »). Non, évidemment, il n’y a pas instrumentalisation ni confiscation d’une institution publique pour servir les fins peu glorieuses de quelques parvenus.

Même si cela n’était que rumeur, lire cela dans un grand quotidien en dit long sur l’état de la putréfaction de la politique française.

http://www.al-kanz.org/2010/11/14/beurette/


alors c'est donc ça l'intégration, être plus royaliste que le roi :nono:

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #51 le: 14 novembre 2010 à 22:03:16 »
Mouais ! Foutue discrimination positive !
Ah, c'était pas le sujet ?  :mrgreen:

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #52 le: 17 novembre 2010 à 12:26:08 »
elle marche sacrément bien la discrimination positive...
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Les enfants d'immigrés du Maghreb à l'écart de l'emploi

Le taux d'emploi des Français descendants d'immigrés du Maghreb est de 65% pour les hommes et de 56% pour les femmes.

Le taux d'emploi des Français enfants d'immigrés du Maghreb est de 20 points inférieur à celui des Français de "parents nés français", différence qui ne s'explique que partiellement par le diplôme et peut découler aussi de la discrimination, selon une étude de l'Insee rendue publique mercredi 17 novembre.

Le taux d'emploi des Français descendants d'immigrés du Maghreb est de 65% pour les hommes et de 56% pour les femmes, contre respectivement 86% et 74% pour les "Français de naissance" (deux parents français), relève l'Insee.

"Les différences d'expérience, de diplôme, de situation familiale et de lieu de résidence entre les deux populations n'expliquent qu'un tiers de cet écart", souligne l'institut. "Le reste peut provenir de l'existence de discrimination, mais aussi de tout ce qui n'est pas mesurable directement (réseaux professionnels, capital culturel, etc. )". Pour les hommes, "l'écart d' inexpliqué est plus faible lorsque le diplôme est plus élevé ou l'expérience plus importante". "Il est en revanche relativement constant pour les femmes". Pour les Français dont les parents sont des immigrés originaires d'Europe, les taux d'emploi sont "plus proches", relève l'étude.

http://www.challenges.fr/actualite/toute_lactu/20101117.OBS3071/les_enfants_dimmigrs_du_maghreb__lcart_de_lemploi.html

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #53 le: 17 novembre 2010 à 23:39:31 »
Je ne remets pas en cause le fait que la discrimination existe (qu'elle soit prétendue "positive" ou non) mais j'ai du mal à croire ce genre de chiffres quels qu'ils soient.
Exemples tout simples le fait de dire "plus proches", montre bien que l'on parle de quelque chose difficilement mesurable et quantifiable. Les statistiques, c'est beau, mais ça dépend surtout des opinions de celui qui les faits. J'avais un prof de maths au lycée qui disait "méfiez vous des chiffres. J'ai un ami qui s'est noyé dans un lac d'un centimètre de profondeur moyenne. Pas de chance, le lac est très étendu et profond de moins d'in centimètre sauf sur une petite portion ou la profondeur est de trois mètres. C'est là dedans que mon ami est tombé."
Avec les statistique on peut faire tout et n'importe quoi. Preuve en est les chiffres fournis à chaque fois par le gouvernement qui ne sont pasfaux, simplement mal utilisés. On ne peut comparer que ce qui est comparable. Et comparer le taux de chomage à taux d'études identiques pour des population d'origines différentes n'est pas utile pour obtenir des statistiques viables. Il faut comparer le taux de chomage à taux d'études identiques et dans les mêmes filières pour obtenir quelque chose de valable. Par exemple, j'ai un niveau d'étude nettement inférieur à certains amis (qui ont déjà validé un master et sont actuellement en doctorat faute de mieux), mais recherchent activement du boulot en vain, alors que moi j'ai un cdi depuis plus de deux ans et je n'ai que le bac. Certaines filières sont plus encombrées que d'autres, certaines permettent d'obtenir un emploi plus facilement. A niveau d'étude égal, c'est à dire master, mon ex est actuellement à la recherche d'un emploi après son master de Terre-atmosphère-océan à l'ENS de Paris sans avoir aucune piste, alors que mon coloc' bosse à la société générale après un master de maths appliquées dans la petite fac du mans et reçoit dans sa boite mail au moins une offre d'emploi par semaine.

Donc les chiffres, je me méfie assez...

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #54 le: 18 novembre 2010 à 09:13:52 »
que les chiffres de certains instituts farfelus de statistiques fassent des études pour le fun et pour qui voudra les payer, journaux, politiques ect...est une chose, mais l'INSEE reste un institut plutôt fiable et beaucoup de statisticiens font du travail remarquable, aprés on peut dire ce que l'on veut avec les chiffres soit, mais les études menés sur les populations issue de l'immigration maghrébine, les discriminations et les freins à l'emploi sont réalistes et crédibles.

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Et comparer le taux de chomage à taux d'études identiques pour des population d'origines différentes n'est pas utile pour obtenir des statistiques viables. Il faut comparer le taux de chômage à taux d'études identiques et dans les mêmes filières pour obtenir quelque chose de valable.
mais enfin, le but de l'étude est de comprendre pourquoi à diplôme égal, un français de branche à moins de chance de décrocher un emploi, je te rassure les sociologue-statisticien font ce genre de travail minutieux sauf qu'il propose au grand publique la conclusion de leur travai, il es facile de trouver leur méthode.

pour le reste de ton intervention, il va de soi qu'un type qui a un bep plomberie travaillera plus facilement qu'un type qui a un doctorat quelconque...aujourd'hui l'on ne demande plus de connaissance on veut de la main d'œuvre rapide et peu cultivé, c'est plus facile à manipuler ou à faire avaler des couleuvres.

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #55 le: 18 novembre 2010 à 11:34:30 »
attention aussi à l'immigration choisie où il est question d'embaucher des têtes chercheuses dans tous les domaines qui rapporte ,ingénieurs mécanique,informatique chimie et autre pour pas chère, enfin c'était un choix du guignol   :/ qu'en est-il aujourd'hui avec sa politique de reconduite aux frontière ????? Mystère et boules puantes !
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #56 le: 24 novembre 2010 à 17:29:59 »
La blague Auvergnate de Brucie refait surface, Amine en a assez de passer pour un con, il va porter plainte.
En passant, on apprend l'aimable concours d'Édouard Courtial, de Neuilly (il doit avoir un nid là-bas, il faut détruire les oeufs...) qui était dans le coup.
Il aurait harcelé Amine jusqu'à ce qu'il invente une histoire à peu près crédible pour dédouaner Hortefeux.
Souvenez-vous, les allocs de rentrée, ça ne vous rappelle rien ?
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #57 le: 16 janvier 2011 à 23:35:47 »
Citation de: le blog de Firmin
Ce n'est pas le métissage qui mettra fin au racisme, mais le métissage sera le signe de la fin du racisme. Nommer des journalistes, PDG, préfets ou autres professionnels en raison de leur appartenance ethnique ou religieuse est un scandale. Et ce scandale a lieu actuellement.[...]

On parle de discrimination positive pour rendre aux Noirs la place que les Blancs leur refusent ? Mais les café-au-lait ? Ceux qui ne sont pas assez typés pour appartenir à une « catégorie », où iront-ils ? Existeront-ils dans une société qui se souciera tant de la couleur des gens.

Être français n'est pas une question de couleur. [...]
Pourquoi faut-il absolument 50% de femmes en politique, 50% d'hommes chez les esthéticiennes, 90% d'hétérosexuels chez les coiffeurs ou 50% de blonds pour jouer les Arabes du film « Indigènes » ? Quelle est donc cette comptabilité raciste, discriminatoire ?

Nous devons, à tout prix, nous diriger vers le métissage qui met fin aux guerres, après avoir unis Bretons, Corses et Vendéens dans une même République. Alors, pourquoi nous dessine-t-on une société de castes, de groupes, de fichiers ethniques.
Malheur à celui qui n'appartiendra à aucun groupe.
Malheur au métis, au libre-penseur, malheur au châtain clair, malheur au bisexuel.
Et l'enfant adopté, noir, portant un nom « français » et habitant les beaux quartiers, quel handicap comblera-t-on en lui faisant la charité d'un poste pour lequel il est moins compétent qu'un autre ?[...]

Quelque soit son bord, j'éliminerai d'emblée de mon vote tout candidat qui parlera de discrimination, positive ou pas.
D'emblée, car il n'y a pas de crime plus grave que celui-là.

C'est un crime contre l'Humanité.

Le blog de Firmin est un petit blog qui a publié particulièrement en 2006 et 2007, fruit du travail conjoint entre un grand père (qui parle dans un microphone) et son petit fils (qui retranscrit et publie les propos de son grand père). Certains billets sont vraiment rafraichissants.
« Modifié: 16 janvier 2011 à 23:38:58 par Lady Marwina »
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #58 le: 13 février 2011 à 12:13:04 »
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Multiculturalisme: «Sarkozy déplace le débat»

Chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), Christophe Bertossi estime que «le discours sur le multiculturalisme et sa crise», repris, jeudi sur TF1 par le Président, comme par Merkel et Cameron, «ne porte sur aucune réalité».

Christophe Bertossi est responsable du programme de recherche Migrations, Identités, Citoyenneté de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Il revient sur les déclarations, jeudi soir sur TF1, de Nicolas Sarkozy, interrogé par un internaute sur le «multiculturalisme». «Oui, c’est un échec. La vérité c’est que dans toutes nos démocraties, on s’est trop préoccupé de l’identité de celui qui arrivait et pas assez de l’identité du pays qui accueillait», a affirmé le Président.

Comment comprenez-vous la position du chef de l’Etat sur l’«échec» du multiculturalisme?

Le discours sur le multiculturalisme et sa crise ne désigne rien, il ne porte sur aucune réalité. Il fait croire que l’Europe a été un jour multiculturaliste et que cette approche aurait mené à une crise de l’intégration. En fait, l’Europe n’a jamais connu ce «multiculturalisme d’Etat» dont on parle, pas même dans des pays comme la Grande-Bretagne ou les Pays-Bas, où la situation est plus complexe qu’on ne le dit. Et encore moins en France!

Ce discours n’est qu’une mise en scène: il évoque une crise de confiance des Européens à propos de l’intégration des migrants. Il propose un seul cadre explicatif des problèmes socio-économiques, institutionnels, politiques: les cultures immigrées et les «communautés».

En parlant ainsi, Nicolas Sarkozy se réapproprie ce qu’ont dit Angela Merkel, David Cameron et les débats aux Pays-Bas depuis une dizaine d’années.

Cette prise de position correspond-elle à un revirement des politiques d’intégration, menées ces dernières années?

Non, Nicolas Sarkozy est plutôt en train de déplacer le débat: il est plus facile de dire que les immigrés et leurs enfants sont responsables de l’échec de l’intégration que de remettre en cause certains échecs de ses politiques d’intégration elles-mêmes.

Quand on explique tout par l’identité et la culture, on ne parle plus des discriminations et des inégalités socio-économiques. Parler de «multiculturalisme» est une manière d’aller au bout de cette logique de culturalisation des problèmes.

On reste bien, en France, dans l’approche classique qui refuse la reconnaissance de «communautés» - avec toutes les contradictions que l’on connaît. Mais l’identité est récemment devenue un enjeu sans doute encore plus sécuritaire. C’est la base juridique de la loi sur le niqab: le «vivre ensemble» est devenu une question «d’ordre public».

Pour revenir au contexte européen, la problématique ne s’est pas posée de la même façon d’un pays à l’autre. La voix choisie par la Grande-Bretagne n’a pas été celle de la France, avec son modèle dit d’«intégration républicaine»?

Oui, mais le «multiculturalisme» britannique n’a jamais été une philosophie, loin de là. Au-delà d’histoires et de politiques d’intégration très différentes, les leaders des principaux pays d’immigration en Europe, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, expliquent à leurs citoyens: «votre problème c’est la diversité.»

Et Nicolas Sarkozy se sert de ce que décrit David Cameron sur la société britannique pour parler d’une réalité qui n’existe pas en France. Il dit: «regardez, la Grande-Bretagne est victime du multiculturalisme, nous avons aussi des musulmans, donc la situation est la même!» Mais en France, l’islam ne pose pas de problèmes, et notre société d’intégration fonctionne bien mieux qu’on ne le dit.

Le Président parle d’un «prosélytisme agressif», mais où est-il?  L'image que Nicolas Sarkozy et ses homologues européens ont construite du «musulman» typiquement prosélyte, macho et barbare devient une réalité pour des centaines de millions de citoyens européens qui y croient. Et cela blesse et stigmatise d’autres millions de citoyens européens qui sont enfermés dans cette image dans laquelle ils ne peuvent pas se reconnaître parce qu’elle ne les concerne pas.

Un terrain qui est traditionnellement celui de l'extrême droite, et en France, du FN...

Oui, mais il ne s’agit pas seulement pour la droite classique de capter des voix d’extrême droite. Le conflit droite-gauche est débordé par ce débat, les frontières idéologiques traditionnelles sont brouillées. C’est d’ailleurs l’une des faillites des partis traditionnels de la social-démocratie qui se montre incapable de se positionner efficacement sur ces questions.

http://www.liberation.fr/politiques/01012319475-multiculturalisme-sarkozy-deplace-le-debat

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #59 le: 15 février 2011 à 20:57:27 »
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Jusqu'où iront les discriminations dans notre brave pays ?

C'est en effet la question qu'on est en droit de se poser après cette nouvelle affaire, édifiante, de discrimation.

Cette fois il ne s'agit pas d'une discrimination à l'embauche ou au logement, lesquelles sont souvent basées sur les origines présumées de la personne (ethnique ou religieuse), mais d'une discrimination sociale directement liée au quartier d'habitation !

En effet, une cliente de supermarché s'est vu refuser un chèque dans un Super-U du Mesnil-le-Roi (Yvelines), au motif que l’adresse indiquée était à Mantes-la-Jolie, une ville classée comme zone sensible par le ministère de l’Intérieur...

La cliente a porté plainte : tous les détails de l'affaire ici (source : Le Parisien).

Le directeur du magasin, entendu par la police, se serait justifié en indiquant que son problème était avant tout "purement financier", en expliquant que les chèques en bois émanant des quartiers sensibles (Les Mureaux, Mantes...) lui auraient déjà coûté des milliers d'euros. Il aurait alors décidé de n'accepter que les chèques des clients habitant Maisons-Laffitte ou Mesnil-le-Roi...

Pour les enquêteurs, le délit est néanmoins constitué.

Le dossier sera transmis au parquet de Versailles, qui décidera, dans les prochaines semaines, de la suite à donner à l’affaire.

Ce nouveau type de discrimination, purement sociale et basée sur les capacités financières d'un client habitant un quartier réputé défavorisé, est surprenant et ne manque pas de nous interpeller sur le niveau de déliquescence dans lequel nous nous enfonçons peu à peu.

Sous prétexte qu'on habite un quartier classé comme sensible, doit-on maintenant être nécessairement considéré comme un mauvais payeur par les commerçants ? Certes le chèque n'est pas un moyen de paiement aussi sûr que la carte bancaire pour un responsable de magasin, et ce dernier, contrairement à ce que beaucoup de monde pense, est tout a fait en droit de refuser un chèque ou de ne l'accepter qu'a partir d'un certain montant (il doit toutefois en informer clairement sa clientèle sous peine de devoir malgré tout l'accepter si le client ne dispose pas d'autre moyen de paiement).

Mais en cette période de crise, le chèque reste un moyen de paiement pratique et sans frais pour bon nombre de personnes ; notamment pour les personnes vivant dans des quartiers défavorisés, ou considérés comme tels, qui apprécieront d'être une nouvelle fois stigmatisées..

source

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #60 le: 15 février 2011 à 23:18:19 »
Elle n'a qu'a habiter Versailles ou le Vésinet. Pas de ségrégation dans ces villes. Et pourquoi ne pas payer avec la carte de paiement direct. Ca n'existe pas CA?.soyez plus fonctionel au lieu de vous compliquer la vie.

Ben oui    :jesors:
« Modifié: 15 février 2011 à 23:21:29 par TheTwit »

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #61 le: 16 février 2011 à 10:36:41 »
Pauvre France
Cher pays de mon enfanceeeee....
bercée de tant d'indifférence

voilà ce qu'elle devrait chanter, l'autre carla bruti :pascontent1:
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #62 le: 16 février 2011 à 12:09:01 »
Réponse en mode Zemmour :

"Il est tout-à-fait normal de refuser les chèques de ces personnes-là, puisque la plupart des gens ayant des difficultés de paiement viennent de quartiers pauvres.
C'est un fait".




C'est facile, finalement.
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #63 le: 16 février 2011 à 12:29:37 »
 oh non!  :hehe:
et comme disait si bien Coluche, les pauvres sont des cons...
c'est bien connu!
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #64 le: 16 février 2011 à 12:37:11 »
Et bien, si tu lis les commentaires de l'article posté par Sarkome, on n'en est pas loin du tout. Dans l'ordre du "quand un pauvre est pauvre, c'est bien de sa faute et/ou celle de la gauche".
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #65 le: 16 février 2011 à 13:37:19 »
Ceci illustre le corollaire inacceptable du rêve Américain, "rags to riches" etc.
Les Américains montre en exemple les millionnaires qui ont débarqué comme des clodos sur Ellis Island, qui, grâce au système Américain qui encourage l'initiative et le mérite, ont su prospérer.
Ceci est/était en partie vrai.
Si tu ne réussis pas, c'est donc de ta faute. (Forcément, tu avais envie d'être riche.)
En Europe on a affaire à des castes qui gardent jalousement leurs privilèges, seulement les plus cupides et aggressives arrivent à franchir la barrière de classe.
Ça n'empêche pas de nous gaver avec les "self-made men," genre Tapie, quoique lui, il est un peu passé de mode. (Il s'est fait pincer.)
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Re : Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #66 le: 11 mars 2011 à 19:28:10 »
Réponse en mode Zemmour :

"Il est tout-à-fait normal de refuser les chèques de ces personnes-là, puisque la plupart des gens ayant des difficultés de paiement viennent de quartiers pauvres.
C'est un fait".
Le seul chèque sans provision que j'ai eu... en 2 ans... venait d'une cliente habitant Neuilly sur Seine...
MDR!  :ange:
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #67 le: 11 mars 2011 à 19:55:34 »
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Le seul chèque sans provision que j'ai eu... en 2 ans... venait d'une cliente habitant Neuilly sur Seine...
:mdr3: :mdr3: :mdr3: la prochaine fois tâche d'être vigilante !
"Souvenez-vous pour toujours des noms de ceux qui ont refusé ce combat ou, pire, qui ont préféré relayer les arguments calomnieux et anti-communistes de l'extrême-droite contre nous." Jean-luc Mélenchon

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #68 le: 11 mars 2011 à 20:43:09 »
Dans ces quartiers-là, il est de bon ton d'utiliser l'enveloppe krafft.
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #69 le: 06 avril 2011 à 11:01:54 »
<a href="http://download.arteradio.com/flash/arteradiov4player.swf?mediaId=615946&quot; /&gt;<br /> &lt;embed src=" target="_blank" class="new_win">http://download.arteradio.com/flash/arteradiov4player.swf?mediaId=615946&quot; /&gt;<br /> &lt;embed src=</a>

« Ils tuent, ils rotent, ils violent »

On a enfin compris ce qui inspire la politique gouvernementale, mais aussi les éditoriaux dans les journaux et les chroniqueurs à la radio. Claude Guéant, Eric Zemmour, Robert Ménard, Elisabeth Lévy, bien d'autres, disent tout haut ce que chacun pense tout bas quand il ne pense pas. Pour mettre notre grain et résumer leur position, vite, une chanson.

http://www.arteradio.com/son.html?615946

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #70 le: 12 mai 2011 à 13:22:06 »
L'ENVERS DU DÉCOR DE LA COMMÉMORATION DE L'ABOLITION DE L'ESCLAVAGE du 10 mai 2011.
c'était une intervention pacifiste et les membres de l'association étaient invités à la commémoration, heureusement que ceux ci étaient patients, vue l'attitude des policiers et des agents de sécurité.


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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #71 le: 12 mai 2011 à 13:47:27 »
Putain  8|!
J'aimerai bien savoir ce que va dire sven pour les défendre.

Moi même, je crois que je me serai jeté sur les flics pour les égorger avec mes dents (que je sois frappé, "immobilisé" n'a pas d'importance, tout ce que j'aurais envie de faire c'est de céder à la sauvagerie la plus extrême), tellement ce genre de situation peut me rendre fou !

Je crois que les forces de sécurité en général feraient mieux de choisir autre chose que des malabars sans cervelle et revoir sérieusement leur protocole. Ces gens là n'ont rien fait de mal et il est clair qu'ils ont tout fait pour que ça dégénère. Tout.

Si je dois être mis "sur écoute" pour ça, cher sven, j'aimerais bien le savoir car j'ai l'impression que l'on ne peut plus remettre la police, et surtout leurs méthodes, en cause.
« Modifié: 12 mai 2011 à 13:49:17 par ElectricEye »

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #72 le: 12 mai 2011 à 14:13:57 »
Euh  8/ ...
Tout pareil que toi E.E !
J'aurais fini par essayer de les mordre, les frapper, etc

C'est les keufs (je vais pas dire policiers, aucun respect pour des s***** du genre) qui font sciemment monter la sauce et tout pour que ça dégénère (peut-être pour légitimer leur action, qui est de l'ordre du grand n'importe quoi ?).
Et le gars qui prend à témoin et qui se fait quasi-étrangler, on lui reproche quoi ? De parler ?

Censure, abus de pouvoir, c'est du joli ...

Seul point positif, on a leur tête à ces b******, ce qui peut toujours servir. :diable:
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #73 le: 25 mai 2011 à 13:22:54 »
l'application "Amalgame" ? :hehe:

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #74 le: 04 juin 2011 à 13:42:42 »
voilà les copain(e)s on est à moins d'un an des prochaines présidentielles et on va de nouveau recommencer avec les propositions limites et la méthode du bouc émissaire... c'est vrai qu'il n'y a pas de chômage, pas de précarité, pas de probléme de logement...ect...

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Double nationalité, la majorité présidentielle divisée


La proximité sémantique est troublante. Dans un courrier envoyé le 30 mai aux cinq cent soixante-dix-sept députés de l'Assemblée nationale, les pressant de rouvrir le débat sur l'interdiction de la double nationalité pour les citoyens français, Marine Le Pen, présidente du Front national, explique que le "sentiment d'appartenance à une même nation" est en danger du fait de la "multiplicité des appartenances à d'autres nations".

"La double nationalité peut conduire à des contradictions majeures." Un argument qui ressemble à cet autre, un peu antérieur : "La possibilité qui est aujourd'hui offerte à certains citoyens de bénéficier de la double nationalité est en contradiction avec l'essence même de la nationalité, qui est le sentiment d'appartenir à une nation." Cette seconde phrase ne provient pourtant pas du Front national. Il s'agit, en réalité, de l'exposé sommaire d'un amendement, présenté fin 2010 par une poignée de parlementaires UMP de la Droite populaire, qui vise à supprimer la possibilité pour un citoyen français de posséder une double nationalité.

Le texte a finalement été repoussé. Toutefois, ce collectif de parlementaires reste courtisé au sein de la majorité. Ces élus ont d'ailleurs été reçus, mercredi 1er juin, à l'Elysée. A l'issue de cette rencontre, les députés Lionnel Luca, Jean-Paul Garraud et Philippe Meunier ont assuré, selon Le Figaro, qu'ils bénéficiaient du soutien de Nicolas Sarkozy sur la question. Mais la droite est divisée.

MAJORITÉ SCHIZOPHRÈNE

La majorité est-elle schizophrène ? Alors que des députés UMP se réjouissent de la réouverture d'un débat laissé dans les oubliettes parlementaires depuis des mois, Nathalie Koscuisko-Morizet, ministre de l'écologie, et Jeannette Bougrab, secrétaire d'Etat chargée de la jeunesse et de la vie associative, ont, elles, vivement dénoncé l'initiative de Marine Le Pen. Tout en se gardant bien de se prononcer sur l'initiative des députés de leur propre parti.

La proposition de Marine Le Pen, "c'est l'extrême droite, le rejet de l'autre, de la différence, du métissage", a déclaré, jeudi 2 juin, Jeannette Bougrab sur France 2. "Stigmatiser ainsi des personnes qui n'ont pas deux parents français, je trouve ça dommage", a poursuivi la secrétaire d'Etat.

"Dommage" et "inapplicable" dans de nombreux cas, juge pour sa part Etienne Pinte, député UMP. Pour Nathalie Koscuiko-Morizet, dans un livre Le Front antinational (Edition du Moment. 9,95 euros) , à paraître le 9 juin, "bon nombre de nos concitoyens, selon les histoires familiales ou le hasard du lieu de naissance, sont français et allemands, français et suisses, français et américains. Sont-ce ceux-là que le FN veut contraindre à choisir d'être français ? Bien sûr que non", ironise la ministre.

FLATTER LE CHAUVINISME FRANÇAIS

Selon Dominique Paillé, président du conseil d'administration de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et ancien porte-parole de l'UMP, la relance du débat sur la binationalité vise seulement a "créer un point de fixation sur une thématique qui ne le mérite pas". L'objectif est "la stigmatisation de l'étranger" relève également M. Pinte. "C'est un mauvais débat. En France les binationaux ne posent aucun problème particulier. Il s'agit pour le Front national de trouver un nouveau cheval de bataille et de flatter le chauvinisme français en imposant un choix de nationalité", poursuit Dominique Paillé.

Alors que les élus de la Droite populaire se targuent du soutien de l'Elysée, l'UMP ne rejette cependant pas cette thématique des binationaux : "Nous serons certainement amenés à aborder cette question lorsque nous aurons notre convention sur l'immigration et l'intégration", début juillet, a déclaré Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP.

Curieusement, Thierry Mariani, secrétaire d'Etat aux transports et fondateur de la Droite populaire, a déclaré ne pas partager l'analyse de ses amis de la droite de la droite. En effet, lorsqu'il était rapporteur à la commission des lois, il a rejeté l'amendement de son collègue Lionnel Luca sous prétexte que la bi-nationalité est une "tradition" française. Est-ce un hasard ? Thierry Mariani est l'un des onze candidats de l'UMP pour les circonscriptions des Français de l'étranger . Des circonscriptions hors frontières, où votent de très nombreux Français...binationaux.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/06/03/double-nationalite-la-majorite-presidentielle-divisee_1531744_823448.html

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #75 le: 04 juin 2011 à 14:03:37 »
Mis à part les "bi-nationaux" visés, ie ceux-qui-ne-sont-pas-comme-nous, il y a aussi les ressortissants de pays membres de la CEE.
Théoriquement ils n'ont nullement besoin de prendre la nationalité Française pour avoir des mêmes droits et devoirs que les citoyens Français. (sauf les Comanchéros issus des pays merdiques comme la Roumanie et la Bulgarie. Enfin, je crois...)
Ils ont même le droit de voter/se présenter aux municipales.
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #76 le: 04 juin 2011 à 15:39:03 »
En règle générale, la bi-nationalité ne pose pas problème.
Toutefois, il y a risque de conflit d'intérêts pour tout candidat se présentant aux législatives et aux présidentielles. Auquel cas, il serait légitime de le voir abandonner, s'il est élu, sa seconde nationalité.
Il y a également conflit d'intérêts pour tout bi-national choisissant de faire une période de service militaire dans sa deuxième patrie, et étant alors amené à porter les armes contre un pays ami.
C'est le cas, par exemple, du franco-israélien Shalit, qui revendique sa double appartenance lorsqu'il s'agit de le faire sortir de son emprisonnement, mais qui n'avait pas de scrupule à porter les armes contre le Liban, pays ami de la France... ce qui, en France, relève de la compétence des Assises

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #77 le: 04 juin 2011 à 16:54:10 »
démonstration sans appel  :super:

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #78 le: 25 juin 2011 à 11:22:44 »
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Pourquoi les enfants d’immigrés réussissent mieux à l’école que les autres
le 21 juin 2011
En apparence, les jeunes d’origine immigrée réussissent moins bien que les autres à l’école. Mais si l’on tient compte de leur milieu social, c’est tout l’inverse... L’analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.


Entre 50 et 55 % des enfants dont la famille est originaire du Maghreb, d’Afrique sub-saharienne ou du Portugal obtiennent le bac, contre 64,2 % pour les enfants de famille non-immigrée, selon les données du ministère de l’éducation [1]. Le taux est de 33 % pour les enfants originaires de Turquie, mais de 66,8 % pour ceux dont la famille vient d’Asie du Sud-Est.

Ces données sont trompeuses car les enfants d’origine immigrée sont, en moyenne, issus de milieux beaucoup moins qualifiés. Or, pour l’ensemble de la population, le taux de bacheliers parmi les enfants dont la mère n’a aucun diplôme est de 40 %, contre 90 % pour celles dont la mère est diplômée de l’enseignement supérieur. Bref : on compare des populations qui ne peuvent pas l’être.

Si on ne considère que les enfants dont aucun des parents n’a le bac, les écarts sont quasiment nuls entre immigrés et non-immigrés pour l’obtention du bac général ou technologique. Sauf pour deux types de populations : les enfants dont la famille est d’origine turque, qui réussissent moins bien que la moyenne, et ceux d’origine d’Asie du Sud-Est, qui réussissent mieux.

Pour aller encore plus loin dans l’analyse, il faut construire des "modèles" plus complexes. L’exercice consiste à déterminer la probabilité de réussite pour des populations comparables : à catégorie sociale, niveau de diplôme des parents ou composition familiale équivalents. "Toutes choses égales par ailleurs", comme disent les statisticiens. On prend comme référence les enfants dont la famille est d’origine non-immigrée, et on observe ce qui se passe pour les autres enfants. Si le coefficient est supérieur à 0, alors, les enfants d’une catégorie donnée ont tendance à mieux réussir "toutes choses égales par ailleurs" que les enfants de parents non-immigrés. C’est justement le cas : hormis pour les enfants d’origine turque où les résultats ne sont pas significatifs (l’écart est trop faible), les enfants d’origine immigrée réussissent toujours mieux ! Les enfants d’origine maghrébine ou asiatique ont la probabilité la plus forte de réussite.

Au total, les enfants d’immigrés ont de moins bons résultats scolaires, non parce qu’ils sont immigrés, mais parce que leurs parents appartiennent à des milieux sociaux défavorisés. A milieu équivalent, ils sont même plutôt meilleurs. Comment expliquer ce phénomène ? Selon une étude du ministère de l’Education, les aspirations scolaires des enfants d’immigrés et de leurs parents sont plus fortes. Pour deux grands types de raisons : ceux qui émigrent ont souvent un projet d’ascension sociale, pour eux comme pour leurs enfants ; ils n’ont pas ou peu été scolarisés et ils n’ont donc pas été mis en échec par le système éducatif, contrairement aux parents peu qualifiés qui ne sont pas d’origine immigrée. "Ils se positionnent donc de manière plus positive par rapport au système éducatif français", concluent les chercheurs.

L’une des raisons mise en avant pour refuser d’entrouvrir les frontières aux personnes venues de l’étranger est leur difficulté à s’intégrer en France. Les difficultés rencontrées par les immigrés à l’école et par la suite dans le monde du travail sont réelles. Sauf qu’elles n’ont pas grand chose à voir avec une question d’intégration, d’apprentissage de la langue ou autre. Les immigrés rencontrent les mêmes difficultés que les catégories modestes en général, en particulier une école taillée sur mesure pour les milieux favorisés. Renvoyer la responsabilité de l’échec scolaire ou du chômage sur les migrants n’est pas récent et, dans l’histoire de notre pays, se répète à chaque crise [2]. C’est une façon de déterminer des boucs-émissaires, mais aussi d’éviter de s’attaquer aux causes profondes des difficultés de ces couches sociales, de l’école au marché du travail.

[1] Données tirées du suivi d’une génération d’élèves entrés en sixième en 1995, qui a donc passé son bac autour de 2002.

[2] De même qu’à l’inverse l’optimisme béat sur cette question quand l’économie va mieux.


L'observatoire des inégalités

Après les propos tenus par la rectrice d'orléans sur fond d'idéologie nauséabonde de la part des politiques, ça fait du bien de lire une analyse staistique qui confirme ce qu'on rabache, les origines etc ne changent rien, tout ça n'est pas une question "raciale" mais bien sociale...
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #79 le: 27 juin 2011 à 10:04:21 »
intéressant billet, on devrait l'envoyer à guéant.

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #80 le: 23 octobre 2011 à 11:48:52 »
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L’Effronterie Des « Noirs De France » N’A Décidément Plus Aucune Limite



Ce matin, dans Marianne, une certaine Laureline Dupont [1] s’émeut (et s’offusque) de la stupéfiante arrogance de nos Noir(e)s de proximité, qui font, désormais, tout à fait comme s’ils ne nous étaient plus redevables de rien.

(Alors que bon : je te rappelle quand même, Mamadou, que, globalement, si de généreux Blancs n’avaient pas rompu tes chaînes, tu serais encore en train de psalmodier de pénibles gospels dans ta cotonnerie - merci qui, Mamadou ?

Merci la Société des amis des Noirs.)

L’effroi de Laureline Dupont vient de ce qu’elle a découvert ceci : le dernier numéro de Respect Mag est un « numéro spécial » [2] qui se présente comme « 100% Noirs de France ».

C’est genre, tiens-toi bien : non seulement la totalité de cette publication est consacrée à ce que son directeur de la rédaction appelle (dans son édito) « la “France noire” » [3], mais les mecs poussent l’effronterie, précise l’indignée collaboratrice de Marianne, jusqu’à traiter, sur 90 pages [4], de « thèmes aussi variés que “la coiffure afro”, “le poids des communautés noires” dans la société, ou encore les discriminations dont ces dernières sont victimes » [5].

Pour Laureline Dupont, c’en est (beaucoup) trop : elle en tire l’évidente conclusion que ce « journal trimestriel “urbain, social et métissé” a troqué son traditionnel discours prodiversité contre une profession de foi communautariste » - et, disons-le, raciste.

(Anti-Blanc(he)s.)

Car en effet, demande Laureline Dupont, qu’est-ce qui se serait passé, mâme Durand, si un magazine avait publié un numéro spécial dont la une aurut été barrée « d’un bandeau : “100% Blancs de France” » ?

Laureline Dupont va vous l’expliquer, mâme Durand.

Laureline Dupont va vous dire la vérité sur ce qui se serait passé - et cette vérité est que « les associations antiracistes auraient crié au scandale, si un magazine avait eu la mauvaise idée de tamponner sa une d’un bandeau : “100% Blancs de France” ».

Et les associations antiracistes auraient eu vachement raison, d’après Laureline Dupont, parce que si qu’on commence à consacrer tout un numéro d’un trimestriel métissé rien qu’aux Nèg... Rien qu’aux « Noirs de France », c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres, et y aura bientôt, pourquoi se gêner, « un numéro “100% gays de France”, ou “100% juifs de France”, ou “100% bouddhistes de France” ».

(Dans l’esprit de Laureline Dupont, la couleur de peau et le choix d’un engagement religieux vers chez ?????????????????? relèvent donc d’un même cheminement personnel - de sorte que si tu es encore contrôlé ce soir au faciès, Mamadou, faudra pas non plus que tu viennes geindre que c’est la cinquième fois aujourd’hui : personne t’obligeait à naître avec ce voyant teint d’ébène, alors, s’il te plaît, ne t’en prends qu’à toi-même.)

Laureline Dupont, dans sa puissantissime démonstration, a manifestement décidé, relevons-le, de ne pas s’embarrasser du minuscule détail que les magazines et autres médias dominants françousques sont, de fait, tout blancs, tout le temps - et qu’ils n’ont par conséquent aucune raison de fabriquer des numéros spéciaux 100% Whites : ça serait aussi incongru (ou redondant) que si, par exemple, ton boulanger doublait son enseigne d’une banderole proclamant que chez lui on fait du pain.

Prenons, au hasard, le dernier numéro de Valeurs actuelles, et cherchons-y du Noir de France : nous rentrons bredouilles, car tout le truc est d’une immaculée blancheur (sauf dans ses moments de podologie).

Prenons, au hasard, la chefferie de Marianne, et voyons si quelque Noir(e) de France s’y serait (par ruse) introduit(e) ?

Nenni : l’endroit est de la teinte claire d’une cagoule pointue d’Alabama.

Vérifions si les présentateurs et trices des two principaux jités français seraient pas des fois limite blackos ?

Point non plus : Pujadasse est blanc, Delahousse est blanc, Chazal est blanche, Ferrari est blanche.

Et tou(te)s ces Blanc(he)s font tous les jours et toutes les semaines une presse et une télévision bien blanches, éventuellement attentives aux « discriminations » qu’endure dit-on Mamadou [6] - mais qui jamais ne vont jusqu’à se mélanger de trop de Noir(e)s, un Roselmack une fois de (long)temps en (long)temps, on dit pas, mais point trop n’en faut.

(Et à Dieu ne plaise qu’un(e) Français(e) de pure souche congolaise s’introduise dans la rédaction en chef de Marianne, ou de tout autre hebdomadaire de même qualité : black is beautiful, d’accord, mais Laurent Joffrin is mieux encore.)

Question : Laureline Dupont s’est-elle jamais scandalisée, en ces cas, de ce qu’un esprit taquin pourrait presque prendre pour une espèce de très pérenne « communautarisme » ?

Qu’on sache : neun.

Qu’on sache : Laureline Dupont ne déplore jamais que les « Noirs de France » soient, chez la direction de Marianne [7], comme dans les pages de Marianne (où ils n’apparaissent, dans la plupart des cas, que dans les “brèves” de l’espace dédié à la « culture » [8]), assez faiblement représentés.

Qu’on sache : jamais Laureline Dupont ne s’est fendue d’un vif papier pour déplorer que l’éditocratie nous sature de grotesques débats 100% Blanc(he)s de France - allons, allons, ce n’est pas comme si des Noir(e)s pouvaient avoir sur d’aussi graves sujets que la primaire socialiste d’aussi tranchants avis que les nôtres.

Par contre : Laureline Dupont se met tout de suite à crier au « communautarisme » et au racisme, quand des Noir(e)s se regroupent dans une publication métissée sans inviter Blanche-Neige.

En cela : Laureline Dupont est bien d’une époque où de rigoureux intellectuels poussent des hurlements, dès qu’ils repèrent, dans un recoin de la société, un tout petit endroit où les « Noirs de France » ont l’à peine croyable prétention d’être ponctuellement plus nombreux que les Blanch(e)s.

D’une époque dans laquelle un ovationné « philosophe » peut délirer pendant des plombes sur le thème je-sais-que-si-qu’on-ose-dire-ça-la-police-de-la-pensée-de-la-tyrannie-de-la-bien-pensance-nous-enferme-à-la-Loubianka-mais-y-a-quand-même-vachement-de-Reunes-dans-l’équipe-de-France-de-football-hein-mâme-Dupont - sans jamais s’étonner que l’équipe de France de handball soit de son côté Whites only.

D’une époque dans laquelle Manuel Valls réclame qu’on lui mette vite fait des-Blanc(he)s-au-milieu-de-cette-incommodante-négritude dans tel marché de la ville d’Evry - mais sans jamais noter qu’il y a pénurie de Blacks au marché bio du boulevard Raspail.

En cela : Laureline Dupont est bien, aussi (et surtout), d’une époque qui tolère tout à fait les « Noirs de France ».

(Tant qu’ils restent à la place que leur assigne la presse blanche : celle de sujets, pour d’iconoclastes considérations éditocratiques d’où ressort que si-que-t’es-noire-quand-je-suis-blanc-Rokhaya-c’est-bien-qu’il-y-a-des-races-c’est-logique-Rokhaya-même-toi-tu-peux-le-comprendre, ou pour de très humanistes papiers déplorant que nos chers frères d’ascendance nègre fassent encore les frais, c’est vrai (c’est triste, mais c’est vrai), de quelques discriminations [9].)

Mais qui n’aime pas du tout que ces impudents personnages se rassemblent seuls, et sans Blanc(he)s dans leur entour, pour fomenter, horreur, un numéro spécial - vois-tu pas que, s’enhardissant, les mêmes ourdissent, la fois d’après, de faire loin de nous une presse militante ?

100% de Blanc(he)s ne provoquent jamais l’ire de qui s’énerve pourtant de 100% de Noir(e)s : tu peux le noter dans ton calepin, ça te resservira.
Notes

[1] Qui n’a, qu’on sache, aucun lien de parenté direct avec notre chère vieille mâme Dupont, que nous remplacerons ici, pour simplifier le propos, par sa voisine du troisième - l’excellente mâme Durand.

[2] Respect Mag n°31, octobre-novembre-décembre 2001.

[3] Voudrait-on pousser à bout Laureline Dupont, qu’on ne s’y prendrait probablement pas autrement.

[4] Bonjour les arbres qu’on abat.

[5] Le vieux coup des discriminations, combien de fois ils nous l’ont fait, sans déconner ?

[6] Qui les a un peu cherchées, quand il a fait le choix délibéré d’être un bouddhiste noir, plutôt qu’une white anglo-saxon protestant.

[7] Ou de n’importe quel autre « magazine » hebdomadaire.

[8] S’ils ont du moins pris la précaution d’enregistrer un album de reggae (ou de chaudes mélopées tribales).

[9] Mais ne les ont-ils pas eux-mêmes provoquées, à force d’exclure les Blanc(he)s des numéros spéciaux de Respect Mag ?

http://www.politis.fr/L-Effronterie-Des-Noirs-De-France,15711.html

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #81 le: 29 novembre 2011 à 13:45:30 »
Eros a comme seul défaut, aux yeux, de certains de nos concitoyens, d'être noir, il ne porte ni casquette à l'envers, ni jogging, il a fait des études, souriant, classe pourtant toujours les même suspicions.

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Le jour où j’ai voulu ouvrir un compte…Par EROS SANA Citoyen français

Je m’appelle Eros Sana. Même si ce nom peut laisser à penser que je viens du pays de Berlusconi ou de celui de Papandréou, je suis français. Depuis des années, je suis militant dans le Val-d’Oise ainsi qu’écologiste convaincu. Fort de ces convictions, je viens de créer une association. Très vite, le Crédit mutuel nous propose d’ouvrir un compte. Je saisis l’occasion et obtiens un rendez-vous.

A 10 heures, je suis le tout premier client face à la grille de l’agence. Avec le conseiller financier, tout commence bien : je lui présente les papiers de l’association, lui brosse nos projets et perspectives. Puis je lui tends mon passeport pour qu’il en fasse des photocopies. Je lui demande alors de faire attention, car il est en mauvais état après un séjour pluvieux en Colombie. Il se lève, me laissant seul dans son bureau entrouvert. Les minutes s’égrènent. Puis j’entends cette phrase : «C’est l’exemple typique de passeport falsifié ; il faut le faire circuler à titre d’exemple.» Mon sang ne fait qu’un tour. Ah oui ! Je dois vous préciser : je suis français d’origine congolaise. Et donc noir.

Après de longues minutes, le conseiller revient. Il n’ose plus me regarder dans les yeux et me demande mon numéro, avant de m’annoncer que l’on me recontactera. Intérieurement, je bouillonne. Mais je tente de lui faire calmement remarquer qu’il ne m’a donné aucune indication sur les prestations proposées par le Crédit mutuel. Il se contente de me tendre une série de prospectus. Là, je lui dis ce que j’ai entendu. Blême, il me rétorque que je me trompe. Je lui affirme que j’ai bien entendu. Je lui réexplique la raison de l’état de mon passeport, tente de lui montrer les visas où figurent des photos supplémentaires. Je lui explique que j’ai été collaborateur au Sénat et conseiller de deux candidats à la présidentielle (Eva Joly et José Bové), que l’on trouve ma photo sur Internet du fait de mes activités militantes et politiques. Rien n’y fait. Il veut au plus vite mettre un terme à l’entretien, en m’assurant qu’en tout cas, «lui» n’a rien dit.

Je me lève, furieux, et sors de l’agence en me questionnant. Le propre des pratiques discriminatoires est d’amener la personne discriminée à s’interroger sur la réalité de ce qu’elle a subi. Mais une fois arrivé chez moi, je réalise que je n’ai pas rêvé et qu’on ne m’a posé aucune des questions lorsque l’on demande à ouvrir un compte : «Compte de dépôt ou compte d’épargne ? Qui sera titulaire de la signature ? Désirez-vous un chéquier ? Une carte bancaire ?» Je décide de rappeler l’agence. Au standard, je demande à être mis en relation avec ledit conseiller. On me met en attente puis la communication est coupée. Je rappelle, je me présente, on me met de nouveau en attente, puis on m’annonce qu’il ne peut me répondre. Je réponds que ceci ne restera pas sans conséquence. Voici ce témoignage. Le premier que j’écris, à 33 ans, sur une expérience personnelle de discrimination.


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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #82 le: 29 novembre 2011 à 13:56:23 »
Le délire gouvernemental est bien rentré dans "les têtes bien pleines" de connerie... Un français qui n'est pas "blanc" et ne s'appelle pas Jean-Pierre Simon est désormais un suspect...   :poète:

Mes salutations à ce monsieur, qui a lui l'air d'"une tête bien pleine ET bien faite", dans le sens le plus noble du terme.  :merci:
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #83 le: 29 novembre 2011 à 14:48:18 »
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #84 le: 27 janvier 2012 à 12:43:13 »
suite de l'affaire, j'en parlais en 2010 ici

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"Souchiens" n'est pas une injure raciste

Le tribunal correctionnel de Toulouse a rendu son délibéré, hier après-midi, dans l'affaire qui opposait Houria Bouteldja, une militante antiraciste, porte-parole du Parti des Indigènes de la République, à l'Agrif (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne).

La jeune femme était poursuivie pour injure raciale après avoir, en 2007, lors d'une émission télévisée, utilisé le terme de « souchiens » pour désigner les Français de souche. Ceux qui l'attaquaient considéraient en effet que ce néologisme revenait à traiter de « sous-chiens » ces Français de souche.

Le tribunal, devant lequel l'affaire avait été plaidée mi-décembre, a estimé hier qu'il n'en était rien. Houria Bouteldja a été relaxée.

Après l'énoncé du délibéré, Me Pierre-Marie Bonneau, l'avocat de l'Agrif a réagi : « La relaxe est un terme vague qui ne me permet pas d'apprécier de façon approfondie la décision. Avant de décider de faire appel ou non, je dois lire le jugement et en parler avec mon client. Je souhaiterais connaître aussi la position du parquet. »

Lors de l'audience, le parquet n'avait pas requis de peine, préférant s'en remettre à la « sagesse » du tribunal. Il avait toutefois convenu que l'homophonie entre « souchiens » et « sous-chiens » créait une ambiguïté.

Houria Bouteldja n'était pas présente hier au tribunal. En décembre, elle s'était défendue à la barre, expliquant que « souchiens » « n'est pas un jeu de mot. Je n'ai voulu insulter personne. Ce n'est pas mon registre. C'est un néologisme pour dire la réalité d'une société qui se dit universelle et qui discrimine en fonction des origines ».

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #85 le: 27 janvier 2012 à 13:07:59 »
Dans un sens, attirer l'attention sur l'origine "raciale" de quelqu'un est une forme de racisme.
Les mots qualifiés de racistes sont à l'origine descriptifs, donc neutres ; là où le bât blesse c'est quand il y a condition d'infériorité, réelle ou imaginée de celui qui est "traité".
"Souchien" ne qualifie pas quelqu'un de socialement inférieur, il est alors censé être "pas méchant".
Pourtant, le mépris y est, sinon pourquoi en faire référence ?
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #86 le: 27 janvier 2012 à 15:32:39 »
Il faut faire la nuance entre les "souchiens" et les surchieurs!  :mrgreen:
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #87 le: 27 janvier 2012 à 15:39:49 »
t"as raison sarkonique  :mdr1:
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #88 le: 27 janvier 2012 à 16:11:42 »
Les surchieuses aussi !
Il s'agit bien d'une surenchère de la connerie ; la référence canine est tout sauf innocent.
On devrait traiter ceux qui s'amusent à balancer les les surnoms racistes comme des trolls, ie ne pas les "nourrir".

En s'abaissant à leur niveau Houria Bouteldja a marqué un but contre son camp !
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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #89 le: 28 janvier 2012 à 14:19:31 »
Quelque part je suis d'accord avec toi. J'aurai trouvé idiot qu'elle soit condamnées, mais je pense que passer son temps à catégoriser les gens est un peu idiot quand on se dit "anti-raciste".
Et puis, "de souche" jusqu'où ? J'ai toujours trouvé ce terme d'un bête... L'espèce humaine est de toute façon le produit de mélange... Il suffit de remonter assez loin. Pour moi, le terme "gnagnagna de souche" est inutilisable parce que non défini ( jusqu'où on remonte ? les parents, les grands parents ? les cousins, ? pfff )
Nous sommes tous des êtres humains, voire des êtres vivants, et c'est tout ce qui compte (du moins pour moi).
Catégoriser en permanence est un chemin très savoneux. Qu'on le fasse dans le sens "raciste" ou "anti-raciste".

Attention, je ne dis pas qu'il ne faut jamais catégoriser. Non. Je dis juste que vivre sa vie et percevoir les gens autour de soi uniquement en catégorisant, je n'aime pas ça.

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Re : RaciséEs : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #90 le: 20 mars 2015 à 12:29:21 »
Je trouve cette réflexion intéressante car elle permet de nous poser des questions sur notre propre vision du migrant et nous permet de faire notre autocritique.

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Comment se fait-il que les Blancs soient des expatriés alors que nous autres sommes toujours des immigrés ?

Réflexion sur la hiérarchisation des races et ses formes euphémisées par Mawuna Remarque Koutonin


Il semblerait évident que toute personne qui quitte son pays pour aller travailler à l’étranger soit qualifié d’expatrié, et pourtant non : le terme ne s’applique, exclusivement, qu’aux Blancs.

Car dans le registre de la migration humaine, il existe encore des termes qui perpétuent une vision hiérarchisée du monde dans laquelle les Blancs sont au-dessus des autres. Le terme d’« expatrié » en est un.

Mais d’abord, qu’est-ce qu’un expatrié ? Et qui est expatrié ? Selon Wikipedia, un expatrié (qu’on réduit souvent à « expat ») est une personne qui réside de façon temporaire ou permanente hors de son pays d’origine. Le mot vient du grec exo (« en dehors de ») et patrida (« le pays »).

On pourrait alors s’attendre à ce que toute personne qui travaille dans un pays étranger soit considérée comme expatriée quelles que soient sa couleur de peau et son origine. Il n’en est pourtant rien. « Expatrié » est un terme qu’on réserve aux Blancs occidentaux qui partent travailler à l’étranger.

Les Africains, les Arabes, les Asiatiques sont vus comme des immigrés. Les Européens sont des expatriés car ils ne sont pas considérés comme étant au même niveau que les autres. Ils sont supérieurs. « Immigré » est un terme qu’on réserve aux « races inférieures ».

Vous n’êtes pas obligé de me croire. Mais le Wall Street Journal, qui est l’un des journaux d’actualités économiques les plus en vue, héberge un blog dédié à la vie des expats et qui a récemment publié une histoire intitulée : « Mais, au fait, qui est expat ? »

En voici les principales conclusions :

« Certaines personnes sont considérées comme "expatriées", d’autres comme des "immigrés", et d’autres encore juste comme "migrants". Tout dépend de leur classe sociale, de leur pays origine et de leur statut économique. Il est surprenant de voir certaines personnes à Hong Kong être désignées comme "expat", d’autres jamais. Par exemple, une femme de ménage qui vient des Philippines est considérée comme une "invitée" même si elle vit dans le pays depuis des décennies. Des Chinois du continent qui parlent le Mandarin y sont rarement considérés comme des expats … Il s’agit d’un deux-poids deux-mesures inscrit dans les statuts administratifs et les politiques migratoires ».

Il en va de même en Afrique et en Europe. Des cadres Africains qui partent travailler en Europe ne sont pas vus comme des expats, ils sont des immigrés. Le simple fait d’être noir ou de couleur m’interdit le qualificatif « d’expat ». Comme le souligne un travailleur migrant Africain :

« Dans le langage politiquement correct, je suis un immigré "hautement qualifié". »

La plupart des Blancs nient le fait qu’ils bénéficient des privilèges d’un système raciste. Et pourquoi pas ? Mais il est de notre responsabilité de pointer et de leur nier ces privilèges tout droit hérités d’une idéologie suprémaciste dépassée. La prochaine fois que vous voyez un de ces expats en Afrique, appelez-le immigré comme tout le monde. Si cela le heurte, il peut bien faire des bonds et en rester là. Mais la déconstruction politique de cette représentation surannée du monde doit se poursuivre.


P.-S.

Cet article a été publié dans The Guardian en mars 2015. Nous le publions avec l’autorisation de l’auteur. Mawuna Remarque Koutonin est le responsable du site SiliconAfrica.com et militant au sein de l’organisation Africa Renaissance.

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Re : RaciséEs : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #91 le: 20 mars 2015 à 13:00:06 »
Un "expat" peut être un immigré qui n'est pas obligé d'adopter la nationalité de son pays de résidence, par exemple un ressortissant de l'UE qui vit de manière permanente en France.
Le travail est l'opium du peuple !

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Re : RaciséEs : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #92 le: 11 mars 2017 à 12:45:25 »
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Bar PMU de Sevran : la contre-enquête du Bondy Blog

Le reportage avait déclenché une polémique nationale et suscite encore aujourd’hui des commentaires politiques à tout va. Le 7 décembre 2016, France 2 diffusait un reportage tendant à montrer qu’un bar PMU de Sevran en Seine-saint-Denis refusait l’accès aux femmes. Contre-enquête.

“ces traitements journalistiques qui tapent toujours sur les mêmes”. Et de poursuivre : “J’ai habité dans un immeuble juste à côté de ce bar pendant plus de 15 ans et je n’ai jamais eu de problème, je suis très choquée. Je crois que ce qui m’a le plus marqué c’est lorsque nous avons organisé une réunion de quartier juste après la polémique et que les habitants demandaient à ce que le maire réagisse. On nous disait : ‘Mais on nous salit, on nous stigmatise, on nous dénigre, alors que c’est faux’. Cette histoire a profondément touché à la dignité des gens”

SUITE ...

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Re : RaciséEs : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #93 le: 12 mars 2017 à 22:57:54 »
Merci Rajounette !  :fleur2:

J'avais vu cette superbe contre-enquête du bondyblog, et je voulais d'ailleurs la poster là où , en étais-je persuadée, nous avions parlé de ce soi-disant scandale du bar PMU de Sevran ... faut croire que je neuneutais car j'ai jamais retrouvé ! Et puis du coup j'avais zappé !  :gene4:
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