Auteur Sujet: RaciséEs : condition, traitements, fantasmes  (Lu 11667 fois)

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RaciséEs : condition, traitements, fantasmes
« le: 30 mars 2010 à 23:25:33 »
Citation de: Raja
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Imaginaire colonial autour des figures féminines de la « diversité » : les cas de Dati et  Amara   
 
Il est apparu, depuis peu, dans l’imaginaire médiatique, une nouvelle figure : celle de la beurette méritante, fragile créature à mi-chemin entre Antigone [1] et Cendrillon. Une histoire telle que les médias les aiment, un parcours de la misère vers la lumière avec pour bonne fée la République bienveillante.

Cette dernière transformerait avec sa baguette magique "école-républicaine" cette brune Cendrillon : sa pauvre djellaba devenant un joli tailleur, ses babouches (pour faire couleur locale) devenant de vertigineux talons, ses cheveux hirsutes se domestiquant pour acquérir tout le lustre et la raideur requise, bref toute la panoplie établie de l’executive woman.

Une brune Antigone habiterait également cette figure médiatique, se dressant contre tous les Créons familiaux (le Mâle-Mal). A la tradition inique, au culturalisme, elle opposerait tous ses diplômes et sa modernité nouvelle chèrement acquise sur les bancs émancipateurs de l’école.

Happy end donc. Clap de fin.

Deux personnes (faut-il dire personnages ?) ont illustré cette jolie histoire médiatique : Rachida Dati et Fadela Amara. L’une comme l’autre ont plus qu’obsédé les médias (enfin, l’une plus que l’autre) ces dernières années. Toutes les deux ont lutté, toutes les deux ont un eu une blessure secrète qui nous est bien sûr révélée (car il faut bien faire pleurer notre Marianne thaumaturge), et toutes les deux ont triomphé. Leur histoire a été disséquée, enrobée de bandelettes médiatiques et couchée dans le sarcophage du mérite individuel, prête à passer à l’éternité républicaine et laïc.

De la république émancipatrice

Rachida Dati représenterait la version classique : une beurette travailleuse, ayant gravi une à une les marches de la méritocratie, essayant successivement la chaussure de vair de comptable, puis de magistrate et enfin de ministre.

Fadela Amara, quant à elle, figurerait le versant associatif de l’histoire : la passionaria, "grande gueule" (selon ses propres termes), épousant des combats, les construisant, les déconstruisant hélas parfois. Elle serait celle, qui à défaut d’avoir des diplômes, a des "colères".

Pourtant tout n’est pas aussi simple que dans ces médiatiques chansons de geste. Alors que tous célébraient les nominations de ces deux femmes à des postes ministériels, un soupçon s’est glissé. Un simple soupçon lancinant mais tenace, une question qui ébranlerait l’échafaudage narratif de ce joli conte émancipateur. Rachida Dati et Fadela Amara sont-elles vraiment des exemples d’intégration républicaine ou traduisent-elles, par leur mise en avant, un imaginaire plus trouble, directement hérité de la colonisation ?

La question peut surprendre. Mais c’est justement la mise en avant de ces deux femmes, la façon qu’ont eue les médias et les politiques de les présenter qui a instillé ce doute.

Tout d’un coup, elles sont devenus des figures sublimées : de deux parcours singuliers, tout en chemins de traverses, on a fait des archétypes, artefact médiatique du visage de l’intégration à la française.

Leurs histoires ont été constamment envisagées sous le seul point de vue réducteur et facile de leur culture d’origine, rarement sous l’angle social et économique de leur milieu. Dans un renversement commode, on ramenait alors le curseur explicatif vers le poids religieux ou des traditions pour mieux éviter de pointer une société française figée, où les élites sont dans une scissiparité sociale constante, et où la paupérisation est le vrai drame et le vrai frein.

Dans un balancement schizophrénique, les médias soulignaient à tout va leurs origines, pour mieux ensuite tenter de les acculturer, les "déculturer", les "reculturer" au gré des vicissitudes de la narration.

Leur parcours, sublimé à l’extrême, est celui d’une avancée vers le souverain "Bien" républicain, d’une re-naissance citoyenne qui se serait faite contre l’obscurantisme supposé des origines.

Et c’est justement cette référence constante et inconsciente à une culture ontologique totalisante sous-jacente à de nombreuses analyses qui fait poser cette question. Verbatim à Nicolas Sarkozy : "Quand je choisis Rachida Dati pour être ma porte-parole, le fait qu’elle soit Rachida, ça compte". N’est-ce pas leur "exotisme" qui les a fait choisir ?

Toute entreprise de colonisation est surtout censée avoir été une entreprise de civilisation et de libération de peuples arrachés ainsi à l’obscurantisme, quel qu’il soit. Le colon débarquait le fusil dans une main, dans l’autre soit la Bible, soit la Déclaration des droits de l’homme, et la tête remplie d’une bouillie de certitudes impérialistes.

Mais Edward Saïd [2] a également finement montré le lien subtil existant entre l’entreprise coloniale et la sexualité : il s’agissait de terres "vierges" à "découvrir", à "conquérir" ; on colonisait parce qu’on était viril et fort, qu’on appartenait à un peuple mâle qui se devait de soumettre des peuples dits plus faibles, des peuples femelles ou infantiles. D’où l’imaginaire colonial qui revêtait ces peuples conquis des attributs de l’enfant ou de la femme : "naïf", "grands enfants", "neuf", "ingénu".

L’imaginaire colonial se cristallisera de façon presque libidinale sur la femme indigène, objet d’émancipation par rapport à une culture prétendument inférieure et coercitive, objet d’une lutte insidieuse entre l’homme indigène et le colon pour sa protection et sa possession et enfin allégorie charnue de cette terre à conquérir et à dévoiler.

La peinture dite orientaliste ainsi que les premières photos prises notamment au Maghreb conquis parlent d’elles-mêmes : les hommes sont peu représentés. Les seuls à y être individualisés sont la femme et parfois l’enfant a-sexué. La femme, peinte ou photographiée, est toute offerte, dénudée. Que ce soit la femme d’intérieur, odalisque alanguie, ou la femme d’extérieur vaquant à ses occupations ménagères, peu nous est caché de leur anatomie. Tout se passe comme si les artistes orientalistes avaient voulu créer un imaginaire d’une terre nue, à la population féminine totalement accessible, soumise par avance au colon. Dans une société du 19ème siècle corsetée, crinolinisée, cet exotisme de bon aloi, cette nudité non transgressive devaient avoir quelque chose de délicieusement exotique et pourtant de moralement décent puisque ce n’était, tout compte fait, que des indigènes. Car le corps, et Foucault l’a bien montré, est un enjeu politique, lieu de marquage symbolique de la domination, quelle qu’elle soit. Et dans ce cadre spécifique, le corps de la femme indigène était assurément un enjeu de domination coloniale.

Tous cela n’est pas sans rapport avec Rachida Dati et Fadela Amara. La question est de savoir si il y a eu réactivation ou continuité de l’imaginaire orientaliste et colonial au travers de ces deux femmes en particulier et plus généralement de la "beurette" ?

L’Odalisque et la Mauresque

Deux figures féminines de l’imaginaire colonial traversent les parcours "narrativés" de Dati et Amara : l’odalisque et de la mauresque.

L’Odalisque a souvent été magnifiée dans le peinture, pour des raisons évidentes de non accès au Harem pour tout homme, a fortiori occidental. Les peintres orientalistes avaient donc plus qu’imaginé ces véritables houris, somptueusement féminines, toutes en poses alanguies, dans l’attente de leur maître. Elles étaient ainsi dans l’attente du seul plaisir d’un homme jamais représenté, mais auquel le contempleur européen de la toile était invité à s’identifier. C’est un imaginaire béat qui tient des mille et une nuits, très masculin et paradoxalement très occidental dans ce qu’il a de fabriqué. C’est l’Orient imaginaire, l’Orient iconographique dans lequel l’homme européen débarquait avec des idées somme toute bien simplistes.

Rachida Dati, au travers des médias, a inconsciemment été comparée à une Odalisque. Dés le début, les journalistes se sont attardés sur sa joliesse et sa façon de s’habiller jusqu’au trop plein de la couverture de Match. Cette image d’elle en Dior rappelle d’ailleurs étrangement certaine des toiles orientalistes : Madame Dati y est photographiée quasi de plein pied, robe léopard fushia sur fond pourpre, couleurs fauves foisonnantes. La pose est séductrice, le bras droit replié derrière la tête, comme certaines femmes peintes par Delacroix ou d’Ingres.

Ensuite, au temps du désamour, les médias s’attarderont sur ses "manigances", ses "caprices", "son autoritarisme", "ses folles dépenses", "son goût du luxe", ses "rivalités" avec Rama Yade, puis avec Carla Bruni...toute une atmosphère de harem, de stratégies autour d’un seul homme, de complots féminins accompagneraient cette odalisque de la république.

Le livre Belle amie de Michaël Darmon et Yves Derai est en cela intéressant par ce qu’il dit de Rachida Dati mais également des politiques et des journalistes eux-mêmes. Les auteurs y dressent le portrait peu flatteur d’une femme qui serait parvenue à de hautes fonctions grâce à ses connivences avec des personnalités influentes. Elle aurait d’abord admirablement interprété la "beurette apeurée et travailleuse", jouant avec maestro des clichés habituels pour mieux les maîtriser. Ensuite, dans une atmosphère de drame conjugal, elle aurait été l’intermédiaire entre la Sultan et sa première épouse, pardon entre Nicolas Sarkozy et Cécilia.

Il est intéressant de noter que c’est à partir du moment où elle ne joua plus sur cette gamme éculée de la gentille beurette-travailleuse-et-méritante, réfutant même au hasard d’interviews ces stéréotypes, que les médias ont pu lui tomber dessus à plumes raccourcies. Sans cette mythologie de brune cendrillon, qui l’avait faite et la protégeait, elle ne pouvait être que démystifiée, ramenée à une construction médiatique bancale, mettant les médias devant leur propre artifice. Coquille vide, refusant désormais d’habiter son rôle, elle ne bénéficiait plus de la mansuétude originelle. Cela Rachida Dati l’a finalement compris, faisant ce constat amère : "ils me font un procès en illégitimité (...). Ce qu’ils n’ont pas compris, c’est que je fais partie de leur monde, je connais leurs codes (...).".

Effectivement, on ne lui demandait pas de prétendre être l’égale de cette élite politico-médiatique mais de demeurer dans un état de gratitude constante. On lui demandait de jouer et re-jouer sa partition "culturaliste" pour mieux permettre aux hommes politiques, aux intellectuels médiatiques, aux journalistes de s’auto-congratuler dans l’idée de cette République si généreuse. Paradoxalement, on l’enfermait ainsi dans sa culture tout en prétendant l’en libérer. On prétendait la libérer tout en maintenant une subordination symbolique. On la sommait d’"avoir été" sans lui permettre d’être de façon autonome et de devenir de façon singulière. Curieuse vision d’une émancipation péremptoire...

Plus tard, quand sa répudiation politique sera consommée, quand on lui demandera de se retirer gentiment dans les chambres intérieures de l’Europe, et de jouer la tête de gondole aux élections européennes au côté de Barnier, Nicolas Sarkozy aura cette phrase : "Elle ne connaît rien à l’Europe. Et ce n’est pas avec Barnier (...) qu’on va faire bander les gens. Rachida peut être utile pour ça".

Dans cette crudité de verbe et de pensée, tout était dit.

La Mauresque de la République

Si Rachida Dati peut figurer le côté "femme de l’intérieur" de l’imaginaire oriental, Fadela Amara est indubitablement la "femme de l’extérieur", la mauresque du souk ou de la Casbah si souvent photographiée.

Fadela Amara est présentée comme une "self-made-woman" à la base associative. Son association, à la crudité incongrue pour beaucoup, semble parfois plus correspondre aux attentes des marteleurs d’opinion qu’à celles de banlieues où elle ne semble pas avoir la même popularité que celle qui lui est prêtée dans et par les médias.

Elle est devenue ministre es-banlieue en raison d’une expertise qui semble inversement proportionnelle à son exposition médiatique. Elle dénonce à tout va, opacifiant et privatisant sur sa seule voix de véritables souffrances sociales. Sauf qu’à ne faire que dénoncer, on n’énonce pas forcément.

Mais peu importe car à travers elle, Fadela Amara raconte l’histoire d’une France qui donnerait sa chance à tous quelque soit son capital universitaire, social ou culturel. Elle rassure également les élites parisiennes pour lesquelles dépasser le périphérique reviendrait à s’aventurer dans des réserves tribales : elle leur offre de l’exotisme de bon aloi, caricature lénifiante de ce qu’ils s’imaginent être ces allogènes si récemment français. Tout comme les représentations coloniales tenaient plus à une projection de fantasmes qu’à la réalité, Fadela Amara tient plus d’une projection chimérique, d’un habit chargé et construit qu’elle a docilement endossé et qu’elle fait placidement vivre.

Et il n’est pas peut dire que Fadela Amara a cultivé avec soin ce côté populaire et pittoresque. Sa façon de parler, son accent, mélange auvergnat et arabe (copyright à Hortefeux), ses fautes de syntaxe, sa coiffure à la diable, sa mise approximative, tout cela semble faire partie d’une pantomime pré-écrite qu’elle interprète admirablement.

Elle est ainsi devenue la caricature de la beurette populo, celle qui parle verlan et djeun’s. Elle appelle "franchise" sa façon d’émailler ses propos de mots d’argots et arabes, de tautologies qui médusent les plus aguerris des journalistes (Aphatie par exemple). Son outrance, sa tchatche d’échappée de la cité lui servent d’unique viatique pour des problèmes sociaux pourtant infiniment urgents. Lors de son premier conseil des ministres, elle racontera fièrement avoir dit :: "Monsieur le Président, pour la banlieue, il faut y aller à donf’"...fin de l’expertise !

Tout comme Rachida Dati, elle s’est pliée à des injonctions culturalistes et performatives, les a même poussé à l’outrance, devenant une caricature utile et débonnaire.

Et si Rachida Dati est celle qui flatte une République-pygmalion face à sa Galatée [3] exotique, Fadela Amara est là pour rassurer en raison même de son côté populo-exotique. Elle est là pour conforter et réconforter à la fois. Car la République ne peut que s’aimer, ne peut que s’auto-célébrer pour sa générosité envers Fadela Amara, dans un artificiel feux compassionnel. Et plus cette dernière creusera le sillon, plus la République pourra s’élever. Encore une fois, comme pour Rachida Dati, l’argument culturaliste est à la fois souligné pour être ensuite mieux déconstruit ou dénoncé, dans une dialectique continue et continuelle.

Elles disent beaucoup aussi d’un über-président qui semble obnubilé par les femmes en détresse, des infirmières bulgares, en passant par Ingrid Bettencourt, Florence Cassez, les françaises en République dominicaine, auprès de qui il pourrait se poser aisément en protecteur. On pourrait chercher l’explication, dans un "psychologisme" facile, du côté d’une enfance où il aurait décidé de protéger sa mère tôt divorcée et déclassée. Mais on peut aussi rechercher du côté d’un inconscient général où la beurette figure la nouvelle victime à sauver, dans un occident où le féminisme cuissardé ne permet plus ces fantaisies héroïques et masculines. Et ce serait encore, au travers de cette figure "orientalisée", tout l’Occident sûr de lui et paternaliste qui fait encore entendre sa voix et indique la seule voie.

Marianne et les frères

Revenons un temps à la peinture dite orientaliste : les hommes y étaient rarement représentés si ce n’est en groupe, rarement seul, comme pour mieux souligner leur côté tribal. Car lors de la conquête et de l’expansion, le colon, notamment le colon français en Algérie, a vite rencontré une menace évidente à son dessein : les hommes autochtones. Ceux-ci ont été réifiés en une masse informe, dangereuse, anonymisée, "barbarisée". L’indigène homme était fantasmé en un être doté d’une sexualité agressive, primaire et concurrente de celle du colon. Aussi si la femme était hyper-érotisée dans une attitude totalement passive, l’homme, quant à lui, était hyper-sexualisé, prédateur à la fois de la femme du colon et de la femme indigène. Il devait donc faire l’objet d’une surveillance accrue et d’une coercition constante. Par opposition, la femme indigène a été parfois appelée à se libérer de cet homme : au moment de la guerre d’Algérie, avaient été instituées des cérémonie de "dévoilement" au cours desquelles des femmes indigènes, sous l’égide des autorités locales, retiraient leur voile et le brûlaient, comme pour mieux permettre à la France de conjurer un désir d’indépendance général en réanimant ce mythe de la république émancipatrice.

La France s’interroge sur la place de ces enfants d’immigrés, interrogations qui se cristallisent surtout sur l’Islam avec des débats byzantins sans fin sur les signes ostentatoires ou ostensibles des signes religieux.

Et si finalement, c’est précisément cette population qui est devenue par elle-même trop ostensible, c’est-à-dire trop visible, et trop ostentatoire, c’est-à-dire réclamant à la France le respect du principe d’égalité des citoyens et la mettant face à ses contradictions ? L’immigration maghrébine en France n’est pas un phénomène récent ; mais là où les parents rasaient les murs souvent construits par eux, dans une double "visibilité-invisibilité" commode, les enfants ont une présence exigeante et perturbante pour certains.

Là encore traduire politiquement en termes de religion, de culture, de tradition ce qui est surtout un fait social et économique permet de transformer aisément les premières victimes de l’inégalité, les hommes issus de l’immigration, en ennemis. Bourreaux de leurs soeurs d’abord, qui elles bénéficieront en contre partie de toute la mansuétude républicaine. Epouvantails dangereux aussi qui cristallisent sur leur seule existence toutes les exigences sécuritaires d’une France qui joue à se faire peur. En saturant l’espace médiatique avec ces deux femmes, les médias et les politiques ont ainsi permis l’occultation de cette autre partie de la diversité, trou noir et angle mort dans la construction de l’intégration à la française. Réalité qu’une République, qui tire sa légitimité de mythes fondateurs comme l’égalité, n’est pas prête à accepter.

Or, nous sommes, avec ces deux femmes, dans une République, non pas égalitaire, mais dans une République qui s’aime d’être généreuse, charitable, avec ce que cela suppose de condescendance et de mépris social inconscient.

Archétypées, Rachida Dati et Fadela Amara sont devenues de simples prénoms qui claquent comme une "dé-nomination" et une réduction. "Dé-nomination" forcée de leur patronyme, c’est à dire de leur identité paternelle, de l’homme de la famille forcément férocement prédateur. Réduction aussi à un impératif d’exemplarité sous peine d’être renvoyées dans les limbes de leur culture et de voir cette dernière devenir le mode explicatif du moindre de leur comportement.

Devenues "Rachida" et "Fadela", leurs exemples, en dehors duquel il n’y a pas de salut (républicain et laïc s’entend), enferment ainsi toute la masse silencieuse des Français issus de l’immigration : la réussite de ces deux femmes devient le modèle à suivre et les renvoie, en cas de difficultés, à un échec personnel qui n’aurait rien à voir avec une société française frileuse. Car l’archétype a ceci de pratique qu’il occulte la règle générale et la réalité

Dati et Amara sont des simulacres médiatiques et politiques : des créatures incertaines pour lesquelles on a substitué un paternalisme culturel ou religieux à un autre paternalisme, républicain celui-là. Tout se passe comme si elle avaient été nommées pour être des "ethno-ministres", pour une "ethno-politique" et maniant un "ethno-langage" en direction d’"une ethno -frange" de la population française.

Elles sont les "icônes utiles", palimpsestes édifiants qui couvrent volontairement de bien tristes tropismes.

[1] Fille d’Oedipe, elle s’opposa à son oncle Créon, roi de Thèbes et fut condamner à être enterrée vivante. Elle est la figure de la lutte contre l’Etat inique.
[2] Voir son oeuvre majeure, L’Orientalisme. L’Orient créé par l’Occident, Seuil, 2005.
[3] Statue façonnée par le sculpteur Pygmalion qui en tomba si amoureux qu’il demanda aux dieux de lui donner vie.

Hassina Mechaï


http://bougnoulosophe.blogspot.com/2010/02/imaginaire-colonial-autour-des-figures.html




http://lmsi.net/spip.php?article1005
« Modifié: 20 mars 2015 à 12:26:13 par raja »
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Re: La place des minorités dans la société
« Réponse #1 le: 30 mars 2010 à 23:26:05 »
Citation de: "karg se"
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Et dans ce cadre spécifique, le corps de la femme indigène était assurément un enjeu de domination coloniale.
C'est marrant, je viens de me faire éjecter d'un forum parce que j'étais pas d'accord avec le concept de domination des immigrés sur les souchiens à travers des mariages mixtes qui seraient 90% hommes arabes/noirs femmes blanches. Faire de ça un enjeux est un piège terrible...
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Re: La place des minorités dans la société
« Réponse #2 le: 30 mars 2010 à 23:26:39 »
Citation de: "Raja"
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Dans une société du 19ème siècle corsetée, crinolinisée, cet exotisme de bon aloi, cette nudité non transgressive devaient avoir quelque chose de délicieusement exotique et pourtant de moralement décent puisque ce n’était, tout compte fait, que des indigènes. Car le corps, et Foucault l’a bien montré, est un enjeu politique, lieu de marquage symbolique de la domination, quelle qu’elle soit. Et dans ce cadre spécifique , le corps de la femme indigène était assurément un enjeu de domination coloniale.
je préfère remettre la phrase dans sa totalité...

je comprend pas vraiment ce que tu dis, tu pense que les hommes arabes ou noirs se marient avec des blanches  pour dominer?
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #3 le: 01 avril 2010 à 11:05:55 »
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En 2008, 3,1 millions de personnes âgées de 18 à 50 ans, nées en France métropolitaine, sont enfants d’immigrés. La moitié d’entre elles ont moins de 30 ans. 50 % ont deux parents immigrés, 20 % sont descendants d’immigrés uniquement par leur mère et 30 % uniquement par leur père.

La moitié des descendants directs ont un parent immigré né en Europe et quatre sur dix sur le continent africain, essentiellement au Maghreb. Les descendants les plus jeunes ont des parents d’origines plus variées et plus lointaines. Les enfants d’immigrés de 18 à 30 ans ont une fois sur deux une ascendance africaine.

La répartition régionale des descendants s’écarte peu de celle des immigrés. Ainsi, un tiers des descendants âgés de 18 à 50 ans sont franciliens.

Près du quart des descendants ayant la nationalité française ont au moins une autre nationalité.

Pour la grande majorité des descendants, la langue française a été transmise dans leur enfance par au moins un de leurs parents. À la génération suivante, les descendants devenus eux-mêmes parents parlent français avec leurs enfants vivant en France, dans 99 % des cas.

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1287

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #4 le: 19 avril 2010 à 11:54:07 »
en librairie le 20 avril

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"S’offusquer d’un « nique la France » en occultant qu’il émerge en réponse à « la France tu l’aimes ou tu la quittes » revient à inverser l’ordre des causes et des conséquences. S’indigner d’une Marseillaise sifflée en occultant l’instrumentalisation des symboles nationaux depuis près d’une décennie, c’est de nouveau présenter comme une cause ce qui n’est qu’un résultat."


*La « Zone d’Expression Populaire » et Darna Edition présentent leur premier ouvrage. Un outil accessible à tous et indispensable pour comprendre le « Nique la France » comme l’expression de notre Devoir d’insolence. Mais aussi comme l'expression d'une nécessité, celle de refuser l’invisibilisation et de dénoncer l’injonction à la politesse et toute autre forme de chantage à l’intégration.


« Discrimination », « racisme », « immigration », « intégration », « paternalisme », « néocolonialisme », « exceptionnalité française», « identité nationale »… sont autant de thèmes sur lesquels nous avons demandé au sociologue Saïd Bouamama de se pencher afin de nous éclairer sur la légitimité du rejet d’une France raciste.



* Saïd Bouamama est un sociologue, docteur en socio-économie, né en 1958. Militant engagé depuis de nombreuses années dans les luttes de l'immigration pour l'égalité réelle des droits en France. Il est directeur de recherche à l'IFAR située à Villeneuve-d'Ascq (59).


Musique : Z.E.P
Photographies : Pitinome et Pib

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #5 le: 19 avril 2010 à 14:35:06 »
Ah, je vais vous raconter une belle histoire.

De la république émancipatrice et d’une beurette travailleuse, ayant gravi une à une les marches de la méritocratie, pour paraphraser l’article Imaginaire colonial autour des figures féminines de la « diversité » : les cas de Dati et  Amara (le lien ne fonctionne pas).

C’est l’histoire d’une jeune femme marocaine, qui est venue en France pour chercher un remède contre une maladie génétique des yeux, dans un labo d’ophtalmologie d’un hôpital parisien, elle y travaillait avec mon frère. (Donc source : mon frère).
Elle est venue en France car elle est francophone et il y a des laboratoires bien équipés, financé celui-là par une association.

C’était l’année dernière, une jeune femme reconnue et estimée dans le milieu, payée au SMIG pour faire ses recherches, elle a finalement trouvé une voie, un truc, enfin quelque chose d’intéressant qui permettrait de guérir ou de supprimer la maladie contre laquelle elle se bat, je n’ai pas plus de détails.

Seulement voilà, toute géniale qu’elle est, la jeune femme n’en est pas moins d’origine douteuse et sans papier.
Ah ! Mais il n’en faut pas moins pour que le ministre de l’immigration et de l’identité nationale de l’époque Brice Hortefeux te me la foute dehors.

D’après son estimation, notre chercheuse de renommée mondiale, avait encore besoin du laboratoire pendant un an, afin de terminer son travail, mais pas le choix, obligée de plier bagages. Qu’à cela ne tienne ! Le brevet restera en France et le boulot sera terminé par les collègues.

Elle est partie au Canada, ou les chercheurs de la-bas et le gouvernement canadien l’ont accueilli à bras ouverts.
Elle gagne maintenant l’équivalent de 15 000 € et tout le monde sait dans ce milieu que c’est elle qui a trouvé la solution au problème de cette maladie.

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« Modifié: 19 avril 2010 à 14:38:38 par bili »
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #6 le: 19 avril 2010 à 16:44:39 »
Cette "chercheuse de renommée mondiale" s'appelle comment ?
Le travail est l'opium du peuple !

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #7 le: 19 avril 2010 à 17:51:23 »
15.000 Eur par mois?

 15.000,00  Euro  = 20.571,93 CAD par mois me parrait tres tres exesif pour une personne nouvelement arrivée, qui n'a pas encore fait ses preuves. $244000. (Par contre par années c'est dérisoir).Alors qu'au plus haut niveau  aujourd'hui du salaire annuel est de $92478, un de mes enfants.

 Meme le premier ministre ne touche pas ca comme salaire de base.


Ne sagit'il pas d'une des soeurs jumelles, Salima et Salma Boulhazar,dont une etait illégalement en France, lycéene qui travaillait, dans un labo? :nono: payé au SMIG. Tous ca me parait un peu leger.Je peux me tromper :siffle:
 
« Modifié: 19 avril 2010 à 18:13:17 par TheTwit »

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #8 le: 19 avril 2010 à 18:05:13 »
À moins que ça soit Selma aux USA ?
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Re : Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #9 le: 19 avril 2010 à 23:32:55 »
Cette "chercheuse de renommée mondiale" s'appelle comment ?

je téléphone  demain à mon frère dès que j'ai l'info ,je la poste, je ne crois pas qu'elle soit connu du grand public,c'est surtout dans le milieu de la génétique qu'elle est reconnue,sinon le nom de son big boss de l'époque c'est Axel Kahn.
pour les 15000€ ,peut etre que le frangin à embelli le truc, je lui reposerai la question,si elle est aussi compétente qu'il le laisse imaginer ,pourquoi pas?
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #10 le: 20 avril 2010 à 00:06:27 »
c'est clair si elle est reconnut dans son milieu, 15000 euros c'est pas cher payé...en tout cas moi si j'étais à leur place je ne l'aurais jamais laissé partir et je lui aurais proposé des papiers et un excellent salaire :super:

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #11 le: 20 avril 2010 à 00:18:03 »
«  Mauvais, non performants, archaïques, idéologues, partisans, conservateurs, aveugles, refusant de voir la réalité, immobilistes, ayant des mentalités à changer, installés dans le confort de l’autoévaluation et travaillant dans des structures obsolètes, archaïques et rigides." Voici les termes que Nicolas Sarkozy a utilisés dans son discours du 22 janvier 2009, pour dire ce qu’il pense de nous et de nos institutions. Et il a ajouté : « N’y a-t-il pas urgence à en finir avec une organisation désastreuse. Les organismes de recherche doivent opérer leur transformation en agence de moyens  »

http://dunjouralautre.over-blog.com/article-27790661.html


tu connais notre zident ,ce nest plus la peine de se poser des questions :aille:
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #12 le: 20 avril 2010 à 20:53:18 »
@oblomov

Elle s’appelle Bahidja, je ne donnerais que son prénom pour ne pas qu’elle ait de problèmes, je ne donnerais pas non plus son cursus et diplômes etc.…
Donc elle est connue par les gens qui ont travaillé avec elle et par  ceux qui ont lu ses publications.
Partir au Canada était son ambition, les 15 000€ évoqués plus haut sont ce qu’elle peut espérer au bout de quelques années de labeur dans un labo de ce pays selon l’idée qu’elle se fait de ce pays.
Quoi qu’il en soit, elle ne craint pas l’avenir, elle veut travailler dans un pays ou elle ne sera pas rejetée et mieux rémunérée, même au Maroc les universités de la-bas rattraperont très bientôt les universités françaises si le nombre de publications des chercheurs français passe en dessous de celui  des chercheurs marocains. C’est ce qui est en train de se passer.
Voilà le fin mot de l’histoire .

Juste une petite réflexion à propos des minorités méritantes de la bonne fée république.
Les hommes d’origines maghrébines n’ont pas l’air de briller comme les Rachida, Fadala et Rama.
Est-ce que ça veut dire que les hommes issus des minorités seraient moins compétents, moins méritants ou complètement incompatibles avec l’humeur du Président ?
Ou pour faire des économies le Président aurait choisi des femmes ethno-ministres  pour faire du 2 en 1 à la fois femme pour la parité et ethnique pour «  faire montrer qu’on est pas raciste « ?
« Modifié: 20 avril 2010 à 21:04:12 par bili »
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #13 le: 20 avril 2010 à 22:15:56 »
"Rachida, Fadala et Rama" ne brillent pas à cause de leur mérite ni leurs compétences, Rachida serait arrivée en intriguant ; elle serait peut-être descendue pour les mêmes raisons, en tout cas on l'a accusée pour ça. Sous Chirac il a eu Azouz Begag, malheureusement trop intègre pour une carrière en politique, surtout à l'UMP. Sarkozy aurait voulu utiliser le génial Yazid Sabeg pour faire un census de l'appartenance ethnique des citoyens, il a sûrement estimé qu'en nommant un arabe pour cette tâche indigne ça aurait pu passer. Néanmoins, ça n'est pas passé comme prévu.
L'arabe de service, c'est comme dans le bâtiment, il y a du monde au portail. Sarko se flatte de bombarder dans les postes pour lesquelles ils/elles ne sont pas qualifiés, après il les vire/relègue sans état d'âme (Nora Berra, Marie-Luce Penchard, voir Rachida Dati et Rama Yade.)
On peut reconnaître une certaine expérience du terrain chez Fadéla Amara,  mais elle s'est laissée piègée par les discours Sarkozystes sur les élites, pôles d'excellence et autres foutaises. Pour Rachida et Rama, il vaut mieux se taire. Ce sont les arrivistes décoratives nommées par le prince. Les noir(e)s aux Sports, ça s'est déjà vu, dans les sports, c'est connu, les noirs sont les plus forts ! (v Soumaré) On n'est pas prêts à les accepter dans un autre rôle où ils feraient concurrence aux européens. De toute manière, un(e) ministre ou sécrétaire d'état sous Sarko n' aucune autorité, le président décide de tout. Il peut nommer une femme, un arabe, un sportif un socialiste, Besson, Kouchner ou Bernard Laporte, ça n'a pas d'importance.
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #14 le: 20 avril 2010 à 22:30:00 »
Mais tout ce que tu racontes ne m'étonne pas !

Si les ministres issus des minorités etniques ne sont là que pour la déco ,c'est certain que les problèmes d'intégration,de banlieues,de ceci de cela,ne vont pas s'arranger.de toute façon les ministres de Sarko sont présents pour servir la cause des puissants ,les autres c'est de l'esbroufe.nous sommes d'accord.
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #15 le: 30 avril 2010 à 20:49:22 »
On sous estime le principe de caste en France. Peu importe le talent, la motivation, l'objectif (en l'occurence un objectif très noble puisqu'il s'agit de trouver un remède contre une maladie), si tu n'es pas née dans le bon milieu, n'attends pas d'être reconnue à ta juste valeur. Et cela est valable pour les français de la classe ouvrière comme pour les étrangers.

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #16 le: 03 mai 2010 à 09:59:19 »
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La France : raciste, xénophobe ou hypocrite ?


Débat sur l’identité nationale, loi sur le port du voile intégral, sursaut électoral de l’extrême droite lors des régionales, tous ces éléments amènent à penser que la France est un pays non pas majoritairement raciste,  mais du moins intolérante.

Si les politiques de tous bords se sont accaparés ce débat, c’est une fois de plus non pas pour y trouver une solution, mais pour servir leurs propres intérêts, détournant ainsi l’attention d’un peuple dans les faits bien plus préoccupé par d’autres soucis que la couleur de peau de leur voisin. Il est de plus utile de rappeler que le racisme fait référence à la supériorité d’une race donnée par rapport à une autre, ce qui sur le terrain se révèle très loin de la réalité.

Si le racisme a bien été une des composantes de la vie sociale Française lors des diverses périodes où les colonisations, la traite des noir et autre esclavage sévissaient, d’ailleurs pas que dans notre pays, il n’est plus aujourd’hui un sentiment majoritaire, même si 1/3 de la population se déclare franchement raciste. Ces 30 % semblent être le reliquat génétique de siècles de pratiques dégradantes tant pour les populations concernées que pour leurs auteurs, et il faudra sans doute encore quelques décennies avant de voir ce chiffre baisser, n’ayant que peu d’espoir d’une totale disparition.

Une fois la version du racisme écarté, que reste-t’il ?

Et bien tout simplement la xénophobie, et c’est sans doute là qu’il faut chercher  un début de réponse. Si pas plus que pour le racisme, la France n’a l’exclusivité de ce sentiment, il y est sans doute plus développé, et ce pour des raisons historiques, dont certaines sont étroitement liées avec notre ancien empire colonial, et d’autres à un passé plus récent.

Il est en effet évident que les conditions dans lesquelles ces territoires hors de France ont été « lâchés » n’ont pas été sans marquer les esprits, tant en raison des nombreuses victimes, que pour d’autres par l’abandon forcé de leurs biens. Voir arriver ensuite plus ou moins en masse des personnes originaires de ces pays, autrefois considérés comme Français, ne peut qu’indisposer une population, de plus confrontée à des problèmes économiques, ce qui n’arrange rien à la situation.

En dehors des peuples issus de ces anciens territoires, il faut également se souvenir du ressentiment tenace vis-à-vis des Anglais, et ce avant que les Allemands ne leur ravissent la première place, les « boches » reléguant même les « Macaronis » Italiens en fin du classement des populations les plus détestées. Il en est de même pour les Belges, qui bien que nous le rendant bien, ont été la cible de multiples moqueries durant des décennies, ce qui renforce l’idée d’une certaine xénophobie, bien plus que d’un racisme pur.

Si ces distensions se sont affaiblies au fil du temps, on le doit principalement à la création de la communauté Européenne, qui telle une éponge géante a estompé ces différences qui, bien qu’encore présentes, sont loin d’être celles du passé.

Certains mettront en exergue le fait que la communauté asiatique n’a pas été la cible de ce sentiment xénophobe, ce qui s’avère absolument faux, l’ayant connu lors de ma jeunesse, où il était de bon ton de traiter de « sale chintok » une personne originaire de l’actuel Vietnam. Si cette communauté asiatique a toutefois connu bien moins de soucis que celle originaire d’Afrique noire ou du Maghreb, la raison en est intimement liée à un aspect culturel, induisant une certaine discrétion que certains appellent intégration, ce qui est loin d’être sûr. Toujours est-il que c’est cette qualité à se fondre dans la masse qui a fait que l’immigration asiatique est pendant longtemps passée inaperçue, ce qui n’est pas le cas de certaines communautés étrangères actuelles, amenant avec elles tant leurs modes vestimentaires, que leurs religions.

Ce que n’apprécieraient donc pas une partie des Français semble en effet être bien plus lié à ces deux points, c’est-à-dire à une trop grande visibilité publique et religieuse, semblant vouloir s’imposer de force, au lieu comme auparavant de se fondre dans la masse des jeans et autres vêtements Indiens des années 70. Un autre élément indissociable de cette xénophobie latente se révèle être les attentats du 11 septembre ainsi que d’un certain nombre d’actions terroristes revendiqués par la mouvance islamiste intégriste, désignant par amalgame des coupables que l’on avait sous la main, faute de connaître ou d’attraper les réels responsables.

C’est cet ensemble d’éléments conjugués, de plus exacerbés par quelques extrémistes cette fois bien Français ou gouvernants en mal d’idées nouvelles, qui crée ce climat délétère propice à toutes les dérives indignes d’un pays se disant être celui des droits de l’homme. S’il n’est pas question, comme l’avait dit Michel Rocard, d’accueillir toute la misère du monde, ce qui aurait pour effet de rendre tout le monde malheureux, entretenir ce sentiment xénophobe risque de se retourner contre ses initiateurs, créant autant de communautés d’exclus, terrain alors propice à tous les extrémismes dont les plus dangereux risquent d’être non pas les plus voyants, mais ceux qui tapis dans l’ombre ont pour tâche d’exploiter au maximum ce domaine de l’exclusion.

Nous vivons la période où la note présentée est celle d’une décolonisation bâclée, d’une politique sur l’immigration gérée en fonction d’intérêts partisans du moment, et où les vrais coupables sont bien plus dans les palais dorés des ministères que dans les banlieues défavorisées, qui ne sont que ce que nous en avons fait, c’est-à-dire des ghettos où l’on a entassé à la va-vite un certain nombre de communautés, se souciant peu à l’époque de ce qu’elles allaient devenir.

La phrase de conclusion sera donc à l’intention de ces communautés : Faites ce que vous voulez, vivez comme vous le désirez, mais surtout de manière cachée, l’hypocrisie étant pour le coup un sentiment bien Français.

http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/hypocrite/

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #17 le: 06 mai 2010 à 16:57:40 »
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Houria Bouteldja poursuivie en justice par l’extrême-droite
Par Parti des Indigènes de la République    
   
Notre porte-parole, Houria Bouteldja, doit comparaître devant le Procureur de la République jeudi 6 mai 2010 pour avoir employé le mot « souchien », en référence à « Français de souche », lors d’une émission télévisée (« Ce soir ou jamais », FR3, juin 2008). C’est une association d’extrême-droite, dénommée l’Agrif, qui a porté plainte contre elle, l’accusant en substance de racisme anti-blancs.

   
Cela fait plusieurs années que l’extrême droite se déchaîne en vitupérations haineuses contre notre mouvement. Rien de plus normal puisque notre objectif est justement de lutter contre le national-racisme et de défendre les populations que ces courants voudraient bien, s’ils le pouvaient, jeter à la mer !

Un nouveau palier a été franchi en 2008 à l’occasion de la Marche annuelle des indigènes. De nombreux sites, blogs, forum, d’extrême-droite ont alors appelé à mener des actions pour empêcher notre manifestation, certains n’hésitant pas à suggérer l’emploi de la violence. Leur voix a été entendue par Jean Marie Le Pen qui a exigé des autorités qu’elles prennent une mesure d’interdiction à notre encontre. Ce fut ensuite le tour de Hortefeux de prendre le relais, annonçant des poursuites judiciaires contre les Indigènes de la République et, plus particulièrement, contre Houria Bouteldja. Sans doute par peur du ridicule, l’ancien ministre de l’identité nationale n’a pas donné suite à ses menaces.

Nous avons maintes fois, déjà, montré l’inanité des accusations qui sont portées contre nous par ces mêmes courants qui cherchent à mobiliser une partie de l’opinion publique contre l’immigration et les enfants issus de l’immigration. Une fois de plus, ils témoignent là de leur cynisme et de leur capacité à faire feu de tout bois pour aiguiser le racisme contre les Noirs, les Arabes et les Musulmans.

Pour notre part, notre détermination à défendre la justice et la dignité ne fléchira pas. La caravane passe...

Le SE du PIR, Saint-Denis, 5 mai 2010

VENEZ EXPRIMER VOTRE SOUTIEN A HOURIA BOUTELDJA, CE 8 MAI A PARTIR DE 14H A L’OCCASION DE L’INAUGURATION DE NOTRE NOUVEAU LOCAL A SAINT DENIS, 81 RUE GABRIEL PERI, METRO LIGNE 13, STATION BASILIQUE OU PORTE DE PARIS

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=961

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #18 le: 06 mai 2010 à 19:19:29 »
L'expression "sou(s)chiens," je pense qu'on aurait pu s'en passer.
J'ai vu Houria Bouteldja pourrir pas mal de "débats" à la télé, de toute évidence cette femme est dérangée, une sorte de troll en temps réelle, un catastrophe.
Que l'extrème droite attaque l'extrème connerie, je n'y vois pas d'inconvénient. Qu'ils se bouffent entre eux !
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #19 le: 07 mai 2010 à 12:44:30 »
je ne suis pas d'accord avec toi, pour l'avoir aussi vu débattre, elle s'en sort pas mal, elle pose les vrais question sur la place des minorités dans ce pays, de plus elle est rarement invité...de plus c'est pas les minorités qui précise qu'ils sont de souche...tout ce qu'elle voulait dire c'était ça...je devrais peut être porter plainte pour le terme "beur" ... ça n'a pas l'air de déranger comme terme...
je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'elle dit mais elle est intéressante.

Citer
Emanant de certains milieux réactionnaires bien connus, une campagne de presse a pris pour cible notre porte parole Houria Bouteldja. Ce qui lui est reproché ? Officiellement, l’usage qu’elle a fait au cours d’une émission de télé du néologisme « souchien », désignant de façon humoristique d’hypothétiques Français de souche. En réalité, jouant sur une ridicule homophonie et prétendant que la véritable signification de cette expression serait « sous-chien », certains de ces écorchés vifs du drapeau, de droite comme de gauche, ont trouvé là une occasion inespérée pour évacuer le débat de fond : à savoir le développement d’une conception raciale de l’identité française caractérisée notamment par l’expression « Français de souche ». Une aubaine pour eux…La réaction d’Houria Bouteldja :
Petite leçon de français d’une sous-sous-chienne aux souchiens malentendants


SOUCHE, subst. fém.

A. Usuel Base du tronc d’un arbre (ou d’un grand arbuste) prolongée par ses racines.

B. P. anal. De souche. D’origine. Français de souche.

C. Biologie Ensemble des individus de même espèce provenant d’un ancêtre unique.

SOUCHIEN, SOUCHIENNE, adj. et nom, de souche.

Néologisme, formé par des descendants d’immigrés post-coloniaux qui après avoir été désignés successivement par les expressions : « Français musulmans », « nord-africains », « immigrés », « deuxième, troisième… cent trente et unième génération », « issus de l’immigration maghrébine ou africaine » puis à nouveau « Français musulmans » et enfin « issus de la diversité » sans parler dans un registre moins soutenu par les « sidis », « bougnoules », « rats », « ratons », « crouilles », « melons », « bicots », « gris » ou encore l’intemporel « négros », ont constaté que ce raffinement dans la péjoration raciste dont ils sont l’objet trouve son optimum savant dans un autre néologisme, banalisé et valorisant lui : « Français de souche ». Cette dernière expression utilisée publiquement pour la première fois, semble-t-il, par un certain Jean-Marie Le Pen en 1979, institutionnalisée depuis par des chercheurs ou démographes de l’INED, mais repris aussi par tout un chacun, est censée désigner ceux qui, parce que blancs, sont considérés comme les authentiques et légitimes habitants de ce pays par opposition avec les descendants de colonisés, sans racine ni attaches particulières, qui de ce fait ne constitueraient eux qu’une variété aérienne, délétère et volatile de l’espèce humaine.

Ainsi l’adjectif « souchien » construit en toute francophonie à partir de « Français de souche » constitue une première contribution indigène à l’enrichissement de la langue que désormais doivent maîtriser ceux qui prétendent venir vivre au Paradis. Il permet de mettre en évidence le caractère inerte, pesant et figé de cette conception raciale des Français. Exactement comme a pu le faire l’humoriste Djamel Debouze avec son expression « Icissiens » (sans doute à partir du concept des « Gens d’Ici » cher au philosophe Alain Badiou) afin d’établir l’évidence de la légitimité pour tous à vivre dans ce pays à égalité de droit et de considération.

Evidemment « souchien » ne peut pas être confondu, comme le font volontairement certains philosophes médiatiques, journaux nationaux-républicains comme Marianne [1] ou autres officines laïco-intégristes comme Respublica [2]], à la trompe d’Eustache décidément bien emboutie, avec l’expression « sous-chiens », sinistre jeu de mot, révélateur tout à la fois de l’ état d’esprit de ceux qui prétendent l’avoir entendu autant que des méthodes malveillantes auxquelles ils ont recours puisque qu’ils tentent ensuite d’en attribuer la paternité au MIR. On ne sera pas étonné d’apprendre que parmi ces malentendants anti-indigènes qui assurent avoir compris « sous-chien » au lieu de « souchien » figure l’inénarrable Alain Finkielkraut [3]] dont tous les sonotones de la terre ne pourront jamais corriger l’oreille désespérément sélective. En terme clairs lui et tous ceux qui aujourd’hui poussent des cris d’orfraies ne s’indignent guère du traitement sémantique administré à leurs concitoyens basanés. En revanche, si la notion de « Français de souche », en 27 ans d’existence, n’a toujours pas heurté leurs oreilles délicates, c’est parce qu’elle traduit bien une certaine acception ethnique qu’ils se font de l’identité française. Celle-ci est une façon élégante de dire Français blanc. Ainsi pour tous, il est bien clair que Kanaks, Antillais et autres Réunionnais ne sauraient être qualifiés de « Français de souches ». Leurs ancêtres pourtant n’étaient-ils pas formellement Français il y a au moins deux siècles à un moment où ceux de Messieurs Sarkozy, Finkielkraut, Devedjian ou Gallo étaient encore sujets Ottoman, austro-hongrois ou italien ?

Le plus indécent dans cette histoire, c’est que parmi les véritables "sous-chiens" (parce que traités comme tels) vivant dans ce pays, figurent précisément les noirs, les arabes, les musulmans et autres métèques. On se souvient que le (très grand) contrebassiste américain Charles Mingus, qui était métis noir-chinois et identifié comme noir, très mobilisé sur la question du combat anti-raciste, avait intitulé son autobiographie "Beneath the Underdog" : "en-dessous du sous-chien" !

Houria Bouteldjajeudi 5 juillet 2007
« Modifié: 07 mai 2010 à 12:54:34 par raja »

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #20 le: 07 mai 2010 à 12:57:21 »
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de souche...tout ce qu'elle voulait dire c'était ça...
Vraiment ?
Si l'on souhaite vivre ensemble en bonne intelligence, un concours de surnoms n'est pas le meilleur moyen pour briser la glace.
Quant à ses qualités de débatteuse (?) je ne l'ai vue qu'à la télé, sur FOG il me semble ; il est vrai que ce soir-là c'était elle qui avait la plus grande gueule.
Beur, black, blanco, l'euphémisme d'aujourd'hui est l'épithète de demain...
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #21 le: 07 mai 2010 à 13:08:13 »
c'est certains mais elle n'a pas lancée ce dit concours, elle ne s'attendait probablement pas à vexer ceux qui à longueur de temps emploi le terme beur, chez FOG je l'ai trouvée bonne aussi...c'est une vraie militante.
en tout les cas je la soutien  :super:

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #22 le: 29 juin 2010 à 18:21:45 »
Argenteuil: Fillon propose un deal aux musulmans. Chantage et hypocrisie!

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Vous me laissez interdire le voile intégral et, en échange, je m’engage à lutter contre les actes antimusulmans. A quelques jours du débat parlementaire sur le niqab, François Fillon a proposé ce marché aux musulmans de France, dans son discours prononcé hier lors de l’inauguration de la mosquée Al-Ihsan d’Argenteuil (Val-d’Oise).

Après une brève envolée sur les «tirailleurs, Spahis, Tabors […], tous ces soldats épiques, descendus de l’Atlas et des Aurès pour faire don de leur vie à la France», le Premier ministre est entré dans le vif du sujet. «Aujourd’hui, les personnes de confession musulmane et leurs lieux de culte sont encore trop souvent l’objet de discriminations, et la cible d’agressions que nous ne pouvons tolérer», a-t-il souligné. Ajoutant que, «l’année dernière, 30% des faits de violence raciste - des menaces dans la très grande majorité des cas - ont visé des personnes de confession musulmane». «Oui, il y a en France des actes antimusulmans», a-t-il martelé.

Le choix des mots, dans le discours d’un ministre, a son importance. Plutôt que de parler d’islamophobie, comme le font couramment les musulmans, Fillon a préféré évoquer des actes antimusulmans. Comprendre qu’on a le droit de critiquer l’islam, mais pas ses fidèles ?


«détournement».
Le Premier ministre a enchaîné sur «la question du voile intégral». Rappelant que le projet de loi d’«interdiction de la dissimulation du visage» sera discuté à partir du 6 juillet. Et demandant l’aide des musulmans pour lutter contre «cette pratique minoritaire, qui bafoue les règles fondamentales du vivre-ensemble et qui heurte nos concitoyens», et «méprise votre adhésion pleine et entière aux principes laïcs et républicains». «C’est pour cela que vous devez vous dresser, au premier rang, contre ce détournement du message religieux, a lancé Fillon aux musulmans. C’est à vous, les premiers, de faire gagner l’intelligence contre l’obscurantisme, la tolérance face à l’intransigeance.»

Poliment, l’assistance, triée sur le volet puisque l’accès se faisait sur invitation - des portiques de détection d’armes ayant même été installés à l’entrée - a applaudi.


L’occasion était solennelle. C’est la première fois dans l’histoire de la République qu’un Premier ministre  inaugure une mosquée. Avec ses 3 000 m2, cette dernière, aménagée dans un ancien garage Renault, après près de onze ans de travaux, sera l’une des plus vastes de France. Sa façade a été arabisée avec des ouvertures façon mauresque et elle est coiffée d’un dôme, et surmontée d’un petit minaret. Les services de Fillon n’ont pas choisi cette mosquée par hasard. Elle est située en banlieue. A Argenteuil (Val-d’Oise), dont on estime que près d’un tiers de la population est musulman, soit 28 000 personnes sur 100 000 habitants. Et à quelques encablures de la fameuse dalle où Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait lancé, le 26 octobre 2005, cette apostrophe culte : «Vous en avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien, on va vous en débarrasser.»

«discrédit».
Enfin, la mosquée Al-Ihsan appartient à la Fédération de la mosquée de Paris, qui revendique un islam modéré et républicain. Dalil Boubakeur, le très politique recteur de ce dernier lieu de culte, était présent, ainsi que Mohammed Moussaoui, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), et vice-président du Rassemblement des musulmans de France, très lié au Maroc.

Lors de son audition par la mission parlementaire d’information sur le port du voile intégral, le 14 octobre 2009, ce même Moussaoui avait dénoncé «la montée inquiétante des actes racistes et islamophobes», et demandé «solennellement la création d’une commission d’enquête ou d’une mission d’information dont l’objectif serait de dresser un état des lieux de la montée de l’islamophobie».

Dans son discours, le Premier ministre a rappelé que Brice Hortefeux venait de signer, avec le CFCM, une «convention-cadre pour mettre en œuvre un suivi statistique et opérationnel des actes hostiles aux musulmans de France».

Le ministre de l’Intérieur était annoncé, ce qui est logique puisqu’il est également chargé des cultes. Il a brillé par son absence. Selon Matignon, il a préféré plancher sur le dossier des collectivités territoriales en discussion hier soir au Sénat.

Le maire d’Argenteuil, le socialiste Philippe Doucet, invité à cette inauguration, a jugé «assez stupéfiante» l’absence d’Hortefeux. Il y a vu la marque du «discrédit» qui touche le ministre de l’Intérieur depuis sa condamnation début juin pour «injure raciale» après ses propos sur les Arabes, un jugement dont il a fait appel. Pour l’élu local, ce ministre «a perdu une part importante de sa crédibilité». Quant à la visite de Fillon, elle n’avait, selon lui qu’un objectif : «Racheter la faute du gouvernement sur le mauvais débat à propos de l’identité nationale.»


http://immigration.blogs.liberation.fr/coroller/2010/06/fillon-propose-un-deal-aux-musulmans.html?xtor=EPR-450206

Donc, les musulmans n'étaient pas encore protégés... Malgré la liberté de conscience (la "laïcité positive", comme disait l'aut' Guignol)?
Et s'ils n'acceptent pas de condamner le voile intégral, ils ne seront pas protégés? :pasdrole:

Y a des guillotines qui se perdent! :X:

Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
A. Schopenhauer
http://raconterletravail.fr/

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #23 le: 01 juillet 2010 à 10:03:18 »
ça donne des leçons aux musulmans, quel hypocrite... :bling: et de sa clique
« Modifié: 01 juillet 2010 à 20:54:23 par timbur »

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #24 le: 04 juillet 2010 à 12:29:22 »
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Pour en finir avec Alain Finkielkraut : Le fossoyeur du vivre-ensemble

« Les Juifs de France n´ont d´avenir que si la France reste une nation ; il n´y a pas d´avenir possible pour les juifs dans une société multiculturelle, parce que le pouvoir des groupes antijuifs risque d´être plus important. »
Alain Finkielkraut

C´est par ces phrases que depuis plus d´une quinzaine d´années le philosophe Alain Finkielkraut combat la communauté musulmane déniant de ce fait à la République d´être une société multiculturelle exception faite, on l´aura compris, de la culture Yddish fondement de son identité originelle. Ce faisant, il ne perd pas une occasion de mettre de l´huile sur le feu en attisant les haines et en désignant du doigt les Arabes, les Noirs, et les Antillais. Il explique le mal-être français par le brunissement des Français.

D´où est issu Finkielkraut ? C´est un émigré polonais de la deuxième génération qui n´est pas marqué au fer rouge quant au numéro de son ascendance. Né en 1949, il se veut plus français que les Français de souche et à ce titre, se découvrant aussi un zèle de bénédictin pour la cause sioniste. Il « dérive » sans arrêt, dans l´impunité la plus totale, profitant de l´indulgence du pouvoir et de l´inexistence d´un contre-pouvoir d´intellectuels d´origine maghrébine ou plus généralement arabe capable de lui donner la réplique. Ce n´est pas demain que Malek Chebel, Tahar Ben Djelloun ou Abdelwahab Meddeb répliqueront à Alain Finkielkraut ! Au contraire, ces intellectuels sont sans aspérités, au besoin, ils piétinent leur identité originelle.

Pour rappel, les Juifs polonais n’étaient pas en odeur de sainteté en Pologne. Dès les années trente et pendant la Seconde Guerre mondiale, certains des massacres perpétrés par les nazis furent menés avec l’appui, voire la participation active, des habitants comme lors du massacre de Jedwabne au cours duquel entre 300 à 1600 Juifs furent torturés et mis à mort par une partie des habitants de Jedwabne. On recense 32 autres villes où des pogroms se déroulèrent On comprend dans ces conditions que Finkielkraut père ait fui la Pologne.

Alain Finkielkraut est un philosophe éclectique, certes, brillant, mais faisant de la défense d´Israël un sacerdoce. Il diabolise tout ce qui pourrait entacher une République française qu’il veut blanche aseptisée, libre de tout arabe et mélanoderme, pour lui responsables du mal-être français.

Tentons de rapporter en honnête courtier quelques-unes de ses prouesses.

Fustigeant Mai 68, il y ajoute l’anti-sémitisme qui d’après lui ,libère la parole. « Au nom de la lutte contre une pensée unique, qui serait composée d’un soixant’huitardisme d’arrière-garde, d’un antiracisme dogmatique et d’un antisémitisme larvé, il est aujourd’hui possible de dire à peu près tout et n´importe quoi. » Ces propos d’Alain Finkielkraut, rapportés par le quotidien israëlien Haaretz expliquent donc que la prise en compte des diverses cultures qui composent la France au fil des métissages et de l’immigration est en soi une menace pour les juifs. Comprenez bien aussi qu’une société multiculturelle se résume à une lutte de pouvoirs entre les parties qui la composent ».

Dans le viseur de Finkielkraut, l’Islam et les immigrés quand bien même ils seraient de dixième génération. « Aujourd’hui, nous dit-il en substance, toujours selon Haaretz, il serait impossible de critiquer les immigrés. Et on voit bien, en effet, dans quelle espèce d’estime ces derniers sont tenus dans le débat public quand on ne parle que d’irrégularités administratives, de polygamie voire à l´occasion de rites barbares organisés dans les appartements de banlieue. Quand, pour la dernière fois, a-t-on parlé d´immigration sans parler d´insécurité ? Il y a quelques mois, Finkielkraut, malgré les explications des renseignements généraux qui ne purent que constater le malaise social à l´origine des émeutes de 2005, affirmait que nier la dimension ethnico-religieuse de ces émeutes était sacrifier à cette bien-pensance de plomb.

Dans un petit livre réjouissant qui s’embarrasse moins d’idéologie qu’il ne s’intéresse aux faits, le journaliste Sébastien Fontenelle explique comment Alain confond, quand ça l’arrange antisémitisme et antisionisme. Finkielkraut tient des propos nauséabonds et se pose en victime dès qu’on les conteste, criant au procès et en réclamant presque un. (1)

Il n´est pas étonnant de ce fait, qu’Alain Finkielkraut joue le rôle du redresseur de torts à sa façon, ainsi, il prend la défense de Brice Hortefeux après la condamnation du ministre de l´Intérieur à 750 euros d’amende pour injure raciale De plus, « Interrogé sur l’attaque de la flottille par l’armée israélienne, Alain Finkielkraut affirme que l’attaque de Tsahal n’était pas appropriée ». « Cest un fiasco ». Il ajoute cependant : « Mais ce n’est pas ce qu’on entend. On assiste à un véritable déferlement de haine, comme s´il s’agissait d’un crime contre l´humanité. Et ce n’est même pas non plus un crime contre les humanitaires, car si les militants de ces bateaux étaient des humanitaires, ils auraient accepté que la marchandise soit déchargée dans un port israélien à des fins de contrôle et acheminée par la route à Ghaza ».

Après ses déclarations sur l’équipe « black, black, black », Alain Finkielkraut avait été repris de volée par le monde du football, Lilian Thuram en tête. Il ne critique pas les joueurs pour ce qu’ils font, mais pour ce qu’ils sont : des jeunes issus de la diversité et des banlieues. Pascal Boniface eut à réagir contre ce parti pris injuste. « Après un crochet par Jérusalem, passant sans transition de Ghaza au Mondial, et de la déconfiture des Bleus à nos banlieues, Finkielkraut, le philosophe tout terrain, mais à la pensée unilatérale, ne pouvait trouver plus belle opportunité que celle offerte par la tragi-comédie footballistique, pour déverser avec gourmandise sa théorie du chaos social au service d’une cause subliminale, toujours en toile de fond, même si elle se joue au Proche-Orient. La jubilation de Finkielkraut sur les ondes d´Europe 1 est très perceptible lorsqu’il va jusqu’à préconiser la composition de la future équipe de France, en fonction de critères qui lui agréent, du niveau culturel requis, jusqu’au profil type du joueur idéal, plutôt » gentleman « que » voyou, de la génération caillera, les considérations ethnique et religieuse étant clairement citées.(2)

« On se rappelle qu´en 2005, ce philosophe s´était gaussé de l’équipe "black, black, black" dans une interview au journal Haaretz, où il attribuait l’origine de la crise des banlieues à un problème ethnique. Par la suite, il s’était offusqué que des Français puissent vibrer lors de la qualification de l´équipe d´Algérie. Sur Europe 1, il a déclaré : « On a plutôt envie de vomir avec la génération caillera, il est temps de ne plus sélectionner des voyous arrogants et inintelligents et de sélectionner des gentlemans. Il faut prendre acte des divisions ethniques et religieuses qui minent cette équipe. (...) Il y a finalement une logique dans la pensée de Finkielkraut. Les Noirs et les Arabes sont des voyous, les joueurs de l’équipe de France sont principalement des Noirs qui viennent des banlieues ; ils sont donc des voyous. (...) Peut-on expliquer la débâcle actuelle par les divisions ethniques et religieuses ? Une fois encore, Alain Finkielkraut semble obsédé par la question ethnique ou religieuse à laquelle il ramène tout. Le problème est un problème d’individu ou de groupe, pas un problème de religion ou d’origine ethnique. (...) Faut-il rappeler à Alain Finkielkraut, chantre de l’homogénéité, que même l’équipe d´Israël est diverse puisqu’il y a des Arabes qui en font partie ? »(2)

En fait, Alain Finkelkraut est avant tout un communautariste pro-israelien, et qui se permet de donner des leçons de patriotisme à la France entière ! Il devrait le savoir, lui et tant d’autres charriant la misère, désignant la « caillera » le philosophe, l’intellectuel sinon la représentation des inégalités. Il s’est targué de parler de la Cité oubliant son pendant, la banlieue, qui n’est autre que la représentation géographique, ethnique et sociale d’une mise au banc de la Cité.

Finkelkriaut passe le plus clair de son temps à défendre la République contre les assauts du démon communautariste, mais que fait-il finalement ? Défendre les intérêts de sa communauté, devenant ainsi lui-même un communautariste. Alain Finkielkraut rejette le concept d´une Société française multiculturelle. La nation n’est pas une notion statique. Passé commun et vouloir-vivre collectif, la Nation se nourrit d’apports successifs des groupes qui viennent la rejoindre. Je n’ose pas le penser mais j’espère qu´A-F acceptera, au même titre que les juifs, les Polonais, les Italiens l’ont fait que les apports noirs et arabes viennent enrichir la nation française... Pourquoi Finkelkraut dit-il systématiquement qu’une société multiculturelle est incompatible avec le concept de nation ? Qu’y a-t-il d´antinomique ? Ne pouvons-nous pas tous être français, juifs, chrétiens, musulmans, bouddhistes, athées, agnostiques, blancs, noirs, jaunes, arabes... ?

Les Antillais aussi

Alain Finkielkraut n’en veut pas seulement aux Français comme lui, mais toujours Arabes et musulmans dans sa classification, il a aussi une dent contre les Antillais qu’il accuse d’être des assistés de la République. Le philosophe antillais Raphael Confiant lui répond : « Depuis quelques semaines, le philosophe Alain Finkielkraut se répand dans tous les médias, en particulier sur les radios juives, pour stigmatiser les Antillais, en particulier les Martiniquais, au motif que ces derniers seraient tout à la fois des "assistés" et des antisémites. (...) Mais venons-en maintenant à la question de l’antisémitisme des Antillais. Et là, que l’on me permette d’énoncer une vérité d’évidence : la Shoah est un crime occidental ! Comme l’a été le génocide des Amérindiens, Le terme de "crime contre l’humanité" est une hypocrisie.(...) Ce ne sont pas les Juifs vivant dans les pays arabes, les Séfarades, qui ont dû fuir comme des dératés pour s’en aller construire un Etat où ils seraient enfin libres mais bien les Juifs d´Europe, les Ashkénazes, parce qu’ils avaient compris qu’ils ne pouvaient plus vivre sur ce continent. (...) » (3)

« Ma question à Alain Finkielkraut est donc simple, naïve même : pourquoi après avoir subi tant d’avanies de la part de l´Occident vous considérez-vous quand même comme des Occidentaux ? Pourquoi un ministre des Affaires étrangères d’Israël s’est-il permis de déclarer récemment : "Nous autres, Occidentaux, nous ne nous entendrons jamais avec les Arabes car ce sont des barbares." Comment, monsieur Finkielkraut, peut-on se réclamer de l’Occident après avoir subi l’Inquisition, les pogroms, les chambres à gaz et la rafle du Vel d’Hiv ? Un ultime point tout de même : quand vous déclarez, sur Radio communauté juive, que nous détesterions Israël "parce que ce n’est pas un pays métissé", je préfère croire que vous voulez rire. Quel pays est plus muticulturel et plus multilingue qu’Israël avec ses blonds aux yeux bleus russophones, ses Noirs d’Ethiopie (Falashas) parlant l’amharique, ses Séfarades au type sémite et souvent arabophones et même ses Juifs hindous et chinois ? » (3)

« Non, ce que ne supporte pas Finkielkraut, c’est que des noirs et des arabes « menacent » notre belle République ; ainsi, le problème que ces jeunes d’immigration maghrébine et africaine posent se substitue aux problèmes auxquels est confrontée l’éducation nationale dans son ensemble. Au fond, il a à peu près le même raisonnement que Zemmour, et on a l’impression qu’il appartient au « jeune musulman » de façon essentielle, et non pas circonstancielle, de saper les fondements de notre démocratie. (...) Mais le plus grand danger de cette lancinante mise au pilori est l’oubli dans lequel elle nous plonge du racisme quotidien auquel sont confrontés ces Français musulmans, dont le problème n’est pas de vouloir s’intégrer, mais d’y être invités. (...) Quelle vision a donc Alain Finkielkraut de cette société française, divisée entre sa jeunesse noire et arabe et le reste, des Français bien comme il faut ? » (4)

A l’autre bout de la communauté juive, il se trouve des Juifs tolérants, ouverts, des humanistes, Edgar Morin est l´un d´eux. Philosophe d’origine juive, il a été condamné on s’en souvient par la cour d´appel de Versailles, en juin 2005, pour « incitation à la haine raciale » pour avoir écrit à propos d’Israël : « On a peine à imaginer qu´une nation de fugitifs issus du peuple le plus longtemps persécuté dans l´histoire de l’humanité, ayant subi les pires humiliations et le pire mépris, soit capable de se transformer en deux générations en peuple dominateur et sûr de lui et à l’exception d´une admirable minorité en peuple méprisant ayant satisfaction à humilier ». Les juifs d´Israël, descendants des victimes d’un apartheid nommé ghetto, ghettoîsent les Palestiniens. Les juifs qui furent humiliés, méprisés, persécutés, humilient, méprisent, persécutent les Palestiniens. Les juifs qui furent victimes d’un ordre impitoyable imposent leur ordre impitoyable aux Palestiniens. Les juifs victimes de l’inhumanité montrent une terrible inhumanité. Les juifs, boucs émissaires de tous les maux, « bouc-émissarisent » Arafat et l’Autorité palestinienne, rendus responsables d’attentats qu’on les empêche d´empêcher ».

Déjà dans L´Arche, n°533-534 de juillet-août 2002, Alain Finkelkraut, s’en prend également à Edgar Morin, osant même écrire « Aucun Le Pen au monde ne va aussi loin », et qualifiant le texte de l’article publié dans Le Monde de « Manifeste de la haine antijuive ». En définitive, cet empêcheur de vivre-ensemble, cet intolérant ce « Fidèle d´Israël, ne supporte pas ces enfants d’immigrés bruyants, revanchards et indomptables à l’école. Ils corrompent son idéal et son vieux monde. En haut de la rue Jean-Pierre-Timbaud, dans le Paris populaire, là où son grand-père avait ouvert la petite maroquinerie reprise, il y a maintenant des magasins où l’on vend des djellabas, des voiles et aussi des burqas, une boucherie halal et un peu plus bas une mosquée. » (....) Il n’a plus aucune indulgence. La question sociale n´est pas la sienne. Il ne veut plus rien entendre des traumatismes de l’histoire. La repentance coloniale n’a, dit-il, produit que la haine de la France. Il ne veut pas se rappeler que les pères de ces enfants, arrivés il y a quarante ans, étaient durs à la tâche et silencieux. Il parle de mode de vie incompatible. (5)

Tout est dit. Alain Finkielkraut a comme son ami Pascal Bruckner formaté durablement les imaginaires des dirigeants actuels. Il n´est plus question de « Nation comme un plébiscite de tous les jours, un vouloir-vivre collectif » pour citer Ernest Renan et qui ce désir d’être ensemble et défendre des valeurs communes.

Sombres jours pour les mélanodermes et les Arabes même s’ils sont français depuis plusieurs générations.

Pr Chems Eddine CHITOUR
Ecole Polytechnique enp.edu.dz
http://www.legrandsoir.info/Pour-en-finir-avec-Alain-Finkielkraut-Le-fossoyeur-du-vivre-ensemble.html

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #25 le: 04 juillet 2010 à 13:42:47 »
Je n'ai pas réussi à tout lire sur finkielkraut, c'est au dessus de mes forces. cependant je voulais relever ceci  : ce machin, un philisophe ?? Non. Il n'est pas plus philosophe que je suis un chameau. il y a quelques années, je ne connaissais pas cet hyper médiatique. Il se trouve que je me suis trouvée en train de lire une phrase qu'il aurait dite. Ma première réaction : j'ai éclaté de rire. Pour moi il était complètement inconcevable d'avoir une autre réaction, tellement le discours était creux, rebattu, bancal, s'effondrant de lui même comme une bouse fraîche... Quelle n'a pas été mon immense surprise à voir l'auteur qualifié de "philosophe" et de voir des personnes hocher sentencieusement la tête à ses propos...  :gehe: :gehe:
Pour moi, Finkielkraut est un caniveau par temps de déluge, soit dit un égoût qui déborde. Rien de plus.
Quant à la place des minorités dans la société, j'avoue n'en plus pouvoir de voir les gens tout ramener aux origines, à la couleur de peau. Avant d'arriver en France, je ne savais pas ce que c'était qu'être "d'origine". Quelle importance ? Ce qui compte c'est la personne elle même. Je constate tout de même que ces histoires "d'origine" se sont quand même bien accentuées depuis 2004-2005...
Bref....  :/

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #26 le: 04 juillet 2010 à 16:02:44 »
Idem, je n'ai lu l'article qu'en diagonal, mais qui lit du
Finkielkraut?
Ma boulangère et ma voisine qui ont le même regard sur les musulmans ? Je ne crois pas !Déjà pour acheter un bouquin de Finkielkraut, il faut un budget livres, une certaine éducation, une certaine vision du monde, il prêche chez les convaincus, les « ceux qui ont voté Sarkozy et qui ont de l’argent » quel est son impact sur l’opinion public ? J’ose espérer minime. Dès que tu commence à t’intéresser au monde qui t’entoure, à te poser des questions, tu sais d’ores et déjà qu’il a tord !

Ceci dit si je ne souffre pas du concept d 'origine  parce que de souche, j’ai constaté néanmoins depuis  2004-2005,une dégradation économique, moins de boulot beaucoup plus de chômage  toussa..et par conséquent recherche du bouc émissaire. Enfin bref !La cuisine habituelle !
« Modifié: 07 juillet 2010 à 15:43:34 par bili »
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #27 le: 04 juillet 2010 à 22:00:24 »
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Déjà pour acheter un bouquin de Finkielkraut, il faut un budget livres, une certaine éducation, une certaine vision du monde,
Il faut surtout avoir du temps à perdre! :mdr1:
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #28 le: 05 juillet 2010 à 10:58:43 »
Citation de: Bili
quel est son impact sur l’opinion public ? J’ose espérer minime. Dès que tu commence à t’intéresser au monde qui t’entoure, à te poser des questions, tu sais d’or et déjà qu’il a tord !
Excellente question. Qu'on peut d'ailleurs étendre à tous ses confrères, BHL entre autres, ainsi qu'aux éditorialistes de tous poils dont les plus virulents opèrent souvent dans des journaux politiquement identifiés (et prêchant donc d'abord des convaincus).
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Re : Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #29 le: 05 juillet 2010 à 11:28:49 »
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Déjà pour acheter un bouquin de Finkielkraut, il faut un budget livres, une certaine éducation, une certaine vision du monde,
Il faut surtout avoir du temps à perdre! :mdr1:
ouais aussi !  :)

@timbur
c'est qui BHL?
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #30 le: 05 juillet 2010 à 11:40:36 »
BHL = Bernard-Henry Lévy, autre sommité de la nullité médiatico-blingbling, mais sous une forme plus bénigne. :mrgreen:
« Modifié: 05 juillet 2010 à 11:42:07 par sarkonique »
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #31 le: 05 juillet 2010 à 11:48:18 »
c'était une boutade de Dijon...... :merci:
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #32 le: 06 juillet 2010 à 12:51:52 »
Fait rien: ça fait du bien à dire!! :hehe:

Une info sans autre source que celle de témoignages que je reçois de la part de collègues mutés à Mayotte.
L'île est prise d'assaut par les fonctionnaires français musulmans. Ils savent qu'une grande partie des gens là-bas sont de la même confession. Affinités religieuses sur fond d'exotisme? Pas seulement. Beaucoup attendent d'être sur place pour imposer le voile intégral à leur compagne, se laisser pousser les poils et créer une communauté intégriste. Le pire est que c'est le fait de représentants de l'Etat!!!
Il faut s'attendre à ce que tout cela pose problème un de ces jours... Car il s'agit de bourrer la tête aux nombreux immigrés commoriens. Charmante perspective d'un Etat dans l'Etat!
J'ai un collègue musulman croyant qui, ainsi, a viré de chez lui deux autres colocataires profs fanatiques. Pour lui, ils ne servent pas l'islam mais Satan! Heureusement qu'il y a de la résistance chez les musulmans eux-mêmes! :triste1:
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #33 le: 06 juillet 2010 à 13:04:35 »
Tu m'étonnes. C'est récent ce phénomène-là ?
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #34 le: 06 juillet 2010 à 17:58:33 »
Il faut arrêter de croire que les religieux sont des enfants de cœur, les fanatiques de toute obédience que se soit s’engouffrent dans la moindre brèche, ça ne m’étonne pas !Si en face il n’y a pas la  volonté de combattre réellement cette intrusion, sous prétexte de liberté de conscience ou  de tolérance ,cette liberté du respect de l’autre  rendu possible par la laïcité, sera piétinée et bafouée.
L’un ne peut avoir de place que si et seulement si,il respecte la liberté de l’autre, par conséquent il ne peut être fanatique et imposer sa volonté à l’autre.
Autrement dit j’accepte ta religion mais viens pas m’emm…. ! :diable: Foutez-moi ça dehors!
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #35 le: 07 juillet 2010 à 11:19:54 »
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C'est récent ce phénomène-là ?
C'est du direct. Est-ce que ce phénomène se développera ou au contraire s'enrayera, c'est ce qui reste à voir. Mais l'engouement pour Mayotte de la part des fonctionnaires musulmans est sensible. Et l'éclosion sur place de vocations intégristes aussi, du moins au sein de l'Education Nationale, donc au contact de jeunes gens vulnérables.

Je constate aussi, dans mon propre établissement où c'est que je bosse, la tendance au communautarisme de la part de profs musulmans... Pas question de généraliser ni à d'autres établissements, ni à tous les adultes musulmans qui travaillent dans l'EN. Mais c'est la prem's fois que je voyons ça en 20 ans, les ch'tits gars! :happy1:
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #36 le: 07 juillet 2010 à 11:56:02 »
M'étonne pas outre-mesure. Reste à espérer que ça n'aille pas trop loin.
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #37 le: 08 août 2010 à 19:08:44 »
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sarkonique Une info sans autre source que celle de témoignages que je reçois de la part de collègues mutés à Mayotte

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #38 le: 27 août 2010 à 22:35:45 »
Et c'est bien ce que j'ai précisé, The Twit. Aurais-je eu tort? J'espère que le fait ne sera pas confirmé, mais il y a lieu de surveiller le sujet, n'est-ce pas?

Autre chose.

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Roms : un tribunal annule quatre arrêtés de reconduite à la frontière

'La préfecture, pour prendre ces arrêtés, a invoqué le fait que l'occupation d'un terrain privé constituait un trouble à l'ordre public, ce qu'a contesté le président du tribunal', selon le greffe du tribunal administratif, information confirmée par la préfecture du Nord. L'avocat des quatre Roms, Me Norbert Clément, a salué une 'première' depuis le discours sur la sécurité de Nicolas Sarkozy, le 30 juillet à Grenoble, et a estimé que ce type de décision pouvait constituer 'un bâton sérieux dans les roues des préfectures'.

'PRESSIONS'

Le tribunal s'est appuyé sur un arrêt rendu par la cour d'appel de Versailles en juillet 2009, selon lequel l'occupation illégale d'un terrain communal ou privé 'ne suffit pas à caractériser l'existence d'une menace à l'ordre public'. Selon leur avocat, il s'agissait de trois femmes âgées de 24, 34 et 52 ans et d'un homme de 25 ans, arrivés en France il y a moins de trois mois. Me Clément affirme par ailleurs que la police a exercé des 'pressions' sur les Roms, notamment en leur confisquant leurs papiers, ce qu'a démenti la préfecture du Nord.

Depuis juillet, neuf cent soixante-quatre Roms ont été renvoyés chez eux, ce qui porte à huit mille trois cent treize le nombre de Roumains et de Bulgares issus de cette communauté reconduits depuis le début de l'année, indique le ministère de l'immigration. Malgré les critiques des institutions européennes, internationales et des ONG, Paris a réaffirmé 'respecter scrupuleusement' les lois européennes en la matière.


http://fr.news.yahoo.com/64/20100827/tfr-roms-un-tribunal-annule-quatre-arrts-a2f96e4.html

Paris oublie simplement de préciser à quelle sorte d'Europe ayant déjà existé on fait référence... :mrgreen:

Cependant, contrairement aux temps anciens, l'Eglise ne collabore pas, elle...

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L'archevêque de Toulouse dresse un parallèle entre Roms et Juifs

De nombreux représentants de l'Eglise catholique française ont déjà exprimé leur désaccord avec la politique gouvernementale de renvois groupés de Roms dans leur pays d'origine.

Devant quelque 4.000 personnes rassemblées en la basilique de Lourdes, Monseigneur Robert Le Gall a lu, durant son homélie, la lettre rédigée en août 1942 par son prédécesseur, Monseigneur Jules-Géraud Saliège, appelant à protéger les Juifs.

"Ils font partie du genre humain. Ils sont nos Frères comme tant d'autres. Un chrétien ne peut l'oublier", disait notamment cette lettre dont il avait ordonné la lecture publique.

"Les Roms sont nos frères comme tant d'autres", a répété Monseigneur Le Gall à Lourdes, a-t-on appris auprès de son service de presse.

"En août 2010, en France, des campements de Roms sont démantelés et des expulsions soi-disant volontaires du territoire français sont largement médiatisées", a-t-il ajouté.

"Avec le pape Benoit XVI, nous souhaitons rappeler les catholiques de notre diocèse et tout homme de bonne volonté à 'l'accueil des hommes de toutes origines" et à la "fraternité universelle".

Dimanche dernier, le souverain pontife, s'exprimant en français, a appelé les pèlerins à "savoir accueillir les légitimes diversités humaines".

Clément Guillou, édité par Gérard Bon


http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE67Q0T820100827
« Modifié: 27 août 2010 à 23:03:15 par sarkonique »
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #39 le: 28 août 2010 à 01:31:02 »
??? Comprend pas a quoi vous faites allusion, je m'appercois que le mésage plus bas est vide de commentaire. je n'ai rien écris 8|

J'ai du oublier de renvoyer le message :D  .Un peu en dehors de vos propos. En fait je voulais faire remarquer qu il est tres avantageux pour un fonctionnaire d'etre muté dans les iles faisant partie du territoir Francais. Surtout pour la retraite, parcequ'il touche un suplément d'éloignement de leur pays natal ( France) non négligeable. Y ayant rencontré dans le passé au cours de mes voyages, pas mal de fonctionnaires mutés, la rallonge n'est pas a rejeté. Mais qui dans les fait, habitent dans des cartiers chics de Paris. Ils recoivent leurs cheques dans une boite a lettre qui sert de domicile dans ces iles dans lesquelles y passent seulement l'hiver. Il se peut que de nos jours cette combine soit arretté tout comme le suplément de retraite, froncierement discreminatoire.

NB il n'est pas question non plus pour moi de généraliser, Rencontré au plus un dizaine d'anciens fonctionnaires dipolamattes qui mon bien recu.

Je ne  parle pas des petits fonctionnaires.  :frime1: Je ne fréquente que la haute societé.  :| Qui ne fatiguent  pas au travail.
« Modifié: 28 août 2010 à 01:50:37 par TheTwit »

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #40 le: 10 septembre 2010 à 10:00:47 »
ce n'est pas vraiment le bon endroit mais ce billet délicieux de mademoiselle mérite d'être lu :super: :super:

Citer
Quel français êtes vous ?

Mademoiselle a décidé de vous aider à y voir plus clair dans votre vie. Aujourd'hui, elle vous propose un grand test pour vous aider à savoir si vous faites partie des "français d'origine étrangère ou des français vrais de souche pure".

Si cette question lancinante vous réveille en pleine nuit, comme une vilaine crampe, ce test est fait pour vous !

Si la nationalité non française qui entache votre souchitude ne se situe pas quelque part sur le continent africain, mais sur un continent plus respectable (européen, par exemple), ce test n'est fait que pour vous distraire. (attention, amis espagnols, italiens et surtout portugais : vous êtes sur le fil). Pour les autres, c'est du sérieux.

Les point sont comptabilisés en saucissons.
1. Vous êtes :

    *      Né(e) français(e), de parents français, qui eux-mêmes sont nés de parents français, ayant eux-même des parents français, qui eux-même avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-même étaient potes avec Charlemagne ?

= un saucisson pur porc aux noisettes origine France

    *      Né(e) français(e), de parents français, qui eux-mêmes sont nés de parents français, ayant eux-même des parents français, qui eux-même avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, mais vous n'êtes pas certainE qu'ils étaient potes avec Charlemagne ?

= un saucisson pur porc sans noisettes

    *      Né(e) français(e), de parents français, qui eux-mêmes sont nés de parents français, ayant eux-même des parents français, mais ces derniers n'avaient pas des parents français ?

= un saucisson de sanglier aux noisettes origine France

    *      Né(e) français(e), de parents français, qui eux-mêmes avaient des parents français, mais ces derniers n'avaient pas de parents français ?

= un saucisson de sanglier sans noisettes origine France

    *      Né(e) français(e), de parents français, mais ces derniers n'avaient pas de parents français ?

= un saucisson de cheval au poivre origine France

    *      Né(e) français(e), mais de parents qui n'étaient pas français -mais nés hors continent africain- ?

= un saucisson de cheval sans poivre origine France

    *      Né(e) non français(e) ou de parents, grand-parents ou arrière-grand-parents nés sur le continent africain ?

= uniquement du poivre -vous l'avez bien cherché-

2. Cette question concerne la catégorie PUR-SOUCHE
(ceux ayant obtenu des points saucisson "pur porc" et "sanglier")

Vous tirez le plus de fierté de :

    * Du blason de votre famille en forme de tête de cochon ? (3 saucissons pur porc aux noisettes origine France)
    * Du courage de votre arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand oncle paternel ? (2 saucissons pur porc aux noisettes origine France)
    * De l'érudition de votre arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand père maternel ? (2 saucissons pur porc aux noisettes origine France)

3. Cette question concerne les ENSOUCHÉS respectables
(ceux ayant obtenu entre des points "saucisson de cheval")

Vos parents ou grand-parents -nés hors continent africain- ont :

    * Toujours mangé du cochon ? (3 saucissons de cheval au poivre origine France)
    * Trouvé ça mignon qu'on les traite d'ivrognes en tant que Polonais, de métèques en tant qu'espagnol, de "tout juste bon à tenir une truelle" en tant que portugais ? (2 saucissons de cheval sans poivre origine France)
    * Ils se sont tout de suite sentis à l'aise, ils avaient beaucoup d'argent ? (2 saucissons de cheval au poivre origine France)


4. Cette question concerne les AUTRES :

Vous, vos parents, vos grand-parents, vos arrière-grand-parents, êtes venus pour :

    * Nous faire chier ? (du poivre)
    * Parce que travailler à la chaine des boîtes de vitesse, ça a toujours été le rêve de votre père, grand-père, et maintenant le vôtre ? (du poivre)
    * Saboter l'industrie charcutière en France ? (du poivre)
    * Transformer les églises en mosquées ? (du poivre)


Questions subsidiaires :

a. Préférez vous :

    * Vivre sur les aides sociales ? (du poivre)
    * Nous prendre nos emplois ? (du poivre)
    * Violer nos femmes ? (du poivre)
    * Porter atteinte à l'honneur de nos cochons ? (du poivre)
    * Bouder la messe du dimanche matin ? (du poivre)


b. Vous sentez-vous en mesure de contaminer la société française, telle une taupe infiltrée :

    * En appelant votre enfant "Charles, Louis ou François", comme les gens normaux ? (du poivre)
    * En priant cachés dans une cave ? (du poivre)
    * En cherchant un travail de blanc, rémunéré à peu près normalement ? (du poivre)
    * En vous déguisant en cochon ? (du poivre)


RÉSULTATS DU GRAND TEST DE LA SOUCHITUDE !

    *      Si vous avez une majorité de points saucisson pur porc, avec ou sans noisettes :


La France compte sur vous, et les vraies valeurs vraies que vous tenez de vos arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-parents.

Vous gagnez un magnifique saucisson :



    *      Si vous avez autant de points "saucisson pur porc" que point "saucisson au sanglier" :

Vous êtes encore un français un peu sauvage, dont le poil dru peut en effrayer certains. Cependant, vous êtes sur la bonne voie !

Vous gagnez notre deuxième lot, un magnifique pied de cochon !



    *      Si vous avez une majorité de points  "saucisson de cheval" (avec ou sans poivre origine France) :

Trois pater, deux ave, quatre boudins, un litre de vin et vous devriez guérir en quelques générations !

Vous gagnez notre cadeau de consolation, un magnifique lot de groins :


    *      Si vous avec une majorité de point "poivre" :

Nous ne pouvons rien pour vous, la souchitude s'éloigne à mesure que vous avancez. Seule solution : faites vous discrets -mais pas trop sinon ce serait suspect-, trouvez du travail -mais pas le nôtre- et intégrez-vous -mais pas trop, on ne voudrait pas être confondu avec vous-. C'est pourtant simple, non ?

http://www.entrailles.fr/index.php?post/quelfrancaisetesvous&pub=0#pr



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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #41 le: 10 septembre 2010 à 15:32:04 »
Wouhouh ! J'ai gagné du saucisson !  :salive:
Ca tombe bien je n'aime ni le groin ni les pieds de porc.  

Ah ?! C'était pas tout à fait le but du test que de gagner de la nourriture ?!
Mais je peux quand même garder mon saucisson ?  :mrgreen:

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #42 le: 11 septembre 2010 à 09:11:38 »
Je me trouve quelque part entre le pur porc sans noisettes et le sanglier aux noisettes; il y a là comme un vide que Mademoiselle n'a pas pensé à remplir.
C'est quoi ce travail ?
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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #43 le: 11 septembre 2010 à 10:21:57 »
moi j'ai juste du poivre :mdr1: :mdr1:

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #44 le: 11 septembre 2010 à 22:26:50 »
Je t'aurais bien proposé d'en mettre sur mon saucisson mais à la réflexion c'est peut etre un peu trop salace !  :mrgreen:

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #45 le: 12 septembre 2010 à 00:08:03 »
Raja, ne te laisse pas engeoler enjôler par ce vilain vantard !
D'ailleurs, c'est du sel qu'on met sur la queue des volatiles pour les attraper !

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #46 le: 01 octobre 2010 à 16:46:44 »
Citer
Le Point en flagrant délit de bidonnage

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xf11j3?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xf11j3?additionalInfos=0</a>
Il habite Clichy-sous-Bois et a grandi à Montfermeil. Il désespère de la mauvaise image de ces deux communes voisines de Seine-Saint-Denis, qu'il estime amplifiée à tort par les médias. Il a donc décidé de piéger Le Point, en se faisant passer, au téléphone, pour une épouse de polygame dont le fils serait au bord de la délinquance.

Son faux témoignage constitue le pilier d'un des articles publiés cette semaine par l'hebdomadaire dans son dossier "Immigration Roms, allocations, mensonges… Ce qu'on n'ose pas dire". Dans l'article, les journalistes laissent croire qu'ils ont rencontré la femme en question. Pourquoi cette imposture ? Abdel raconte.

http://www.dailymotion.com/video/xf11j3_le-point-en-flagrant-delit-de-bidon_news

no comment :fache1:

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #47 le: 01 octobre 2010 à 16:54:54 »

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Re : La place des minorités dans la société
« Réponse #48 le: 05 octobre 2010 à 08:38:17 »
Au delà de l'affaire en elle même scandaleuse mais peu choquante (ça fait des années que l'on sait que les journalistes ne font plus leur boulot), je trouve comme même assez osé de la part de l'intervenant/usurpateur d'essayer de faire passer des violences urbaines pour une manifestation, une lutte des classes.
Que les habitants de banlieue en aient marre d'etre stigmatisés, ça se comprends largement. Menfin lui visiblement ne doit pas connaitre la différence entre des violences urbaines et une manifestation. C'est assez grave...

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Re : Minorités : condition, traitements, fantasmes
« Réponse #49 le: 05 octobre 2010 à 12:59:59 »
Voici un exemple de cette "micro-résistance" qu'il faut opposer au discours officiel.

Je cite cet homme, évêque de Vannes, parce qu'il s'agit d'un ancien camarade de classe que j'ai retrouvé sur internet par hasard. J'ai été agréablement surpris par cette prise de position courageuse qui montre par ailleurs que, malgré l'action de séduction du début de son mandat, l'ordure que vous savez n'est pas parvenue à se rallier l'Eglise. Et c'est bien fait pour sa g.!

Citer
"Nous devons nous inspirer des gens du voyage."

Les commentateurs ont salué les prises de position de l’Église sur les Roms, mais ont semblé surpris d’un tel engagement.
C’est que nombre de commentateurs ignorent tout du message et du rôle de l’Église. La sécularisation de notre société enferme la religion dans la sphère privée, dans le meilleur des cas dans la sphère de la morale individuelle, mais l’Église est aussi porteuse d’un message. Et au premier rang de ce message se trouve la dignité de la vie humaine, depuis sa conception jusqu’à son terme naturel, ce qui englobe tous les aspects de cette vie.

Certes, mais ce message est aussi entendu comme politique.
Ce n’est pas pour autant qu’il faut le taire – nous sommes invités à annoncer l’Évangile à temps et à contretemps. C’est le rôle des États de gérer la question migratoire en fonction des exigences du bien commun, mais dans le respect de la personne, sans lequel la notion de bien commun finit par disparaître.

Vous soulignez que notre société ferait bien de s’inspirer des valeurs qui sont celles de gens du voyage.
Quand on connaît un peu ces populations, on voit que l’une de leurs valeurs fondamentales, c’est la famille. Jamais on n’envoie une personne âgée en maison de retraite !
Les anciens restent avec leur famille qui s’occupent d’eux, et on trouve souvent plusieurs générations sur un même terrain, dans une même caravane. Autres valeurs : la solidarité entre les familles, ou encore l’accueil de la vie. Les enfants, chez les gens du voyage, ont une place toute particulière.

Que pensez-vous du reproche que certains leur font de ne pas vouloir se sédentariser ?
Le conflit entre les populations sédentaires et les populations nomades est vieux comme le monde ! C’est l’opposition entre Caïn, qui travaillait la terre, et Abel qui était berger et donc plus mobile. Le chrétien que je suis n’en pense pas moins que les gens du voyage sont le signe que nous sommes en pèlerinage sur la terre. Que nous sommes d’éternels ­voyageurs et que notre véritable patrie, c’est le royaume de Dieu et pas un coin de terre bien déterminé.


http://www.lavie.fr/hebdo/2010/3393/raymond-centene-prenons-exemple-sur-les-gens-du-voyage-07-09-2010-9233_156.php

La Vie est une revue catholique ouverte et progressiste.
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
A. Schopenhauer
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