Auteur Sujet: Sarkozy et l'éducation  (Lu 3836 fois)

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Sarkozy et l'éducation
« le: 27 mars 2010 à 11:24:35 »
Déclaration du Président à l'issue du Conseil des ministres, hier...
http://www.elysee.fr/documents/index.ph ... w&cat_id=1

c'est grave, trés grave, au lieu de mettre des psy scolaire dans chaque école, des pions, des cpe, des infirmerie scolaire on préfère des écoles spécialisés pour ne pas mélanger les bons et mauvais enfants.
 

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L'Ecole enjeu du recadrage droitier post-électoral
    Au lendemain de sa défaire électorale, Nicolas Sarkozy promet des sanctions pour les familles en cas d'absentéisme scolaire. Il annonce aussi la mise à l'écart des " jeunes qui ne peuvent pas suivre une scolarité normale".
     
    Dans une déclaration à l'Elysée, le président de la République a mis la sécurité à l'Ecole au premier plan de son action. "Nous n’avons pas jugulé la montée de la violence dans les stades, dans les transports, dans les établissements scolaires", a-t-il déclaré. "Cette situation ne peut pas durer. Je suis décidé à m’engager personnellement dans la lutte contre cette violence, la plus brutale, qui est devenue intolérable pour chacun d’entre vous. Ceux qui attendent ou qui espèrent une réaction ferme de ma part ne seront pas déçus".
     
    Il a précisé ses intentions. "Trop longtemps on a toléré que la violence pénètre à l’école, que l’agresseur soit traité avec plus d’égard que la victime, que le travail soit dévalorisé, que le mérite ne soit plus récompensé. Eh bien, je m’y engage, il n’y aura plus aucune concession…. L’absentéisme scolaire est un fléau. La responsabilité des parents doit être engagée, les sanctions en matière d’allocations familiales doivent être effectives, les jeunes qui ne peuvent pas suivre une scolarité normale seront placés dans des établissements adaptés où ils ne perturberont plus la vie des autres et où ils feront l’objet d’un accompagnement spécifique".
     
    Dans la journée, ces propos étaient repris par le ministre de l'éducation nationale à propos de l'incident de Créteil. "L'agression d'un enseignant… par un élève violent qui rencontre de graves difficultés pour suivre une scolarité normale, montre le besoin d'un accompagnement spécifique de certains jeunes, dans des établissements adaptés". Ces propos étaient tempérés par un dernier paragraphe. "Luc Chatel tient à rappeler que les états généraux de la sécurité à l'école qu'il organise les 7 et 8 avril permettront de trouver des réponses à ces questions".
     
    Le 24 mars au collège Schweitzer de Créteil, une collégienne de 15 ans a donné quelques coups de tringle à rideau (devenu "barre de fer" dans certains médias !) à une professeure de français. Une élève a aussi été touchée. Elles souffrent toutes deux de contusions légères.
     
    Dans un communiqué du 24 mars, le Se-Unsa, en manifestant sa solidarité avec la collègue, réagit aux propos élyséens. "Cette agression démontre combien il est urgent de traiter la question de la sécurité des personnes et des biens dans les enceintes scolaires. Ce sujet est difficile et complexe. Il ne peut se satisfaire de coups de mentons ou de sentences martiales censés redonner le moral à une majorité en berne. La réponse sécuritaire, la remise au goût du jour de « centre de redressement », la stigmatisation des familles sont autant de propositions aussi éculées qu’inefficaces".

    http://www.cafepedagogique.net/lexpress ... cueil.aspx



   
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Violences : on paye cash l’abandon de l’Ecole

    Le SE-UNSA dénonce l’agression inqualifiable dont a été victime un jeune enseignant ce matin. Il apporte tout son soutien à ce collègue blessé et affiche sa totale solidarité avec l’ensemble de la communauté éducative du collège Albert Schweitzer de Créteil.

    Cette agression démontre combien il est urgent de traiter la question de la sécurité des personnes et des biens dans les enceintes scolaires. Ce sujet est difficile et complexe. Il ne peut se satisfaire de coups de mentons ou de sentences martiales censés redonner le moral à une majorité en berne. La réponse sécuritaire, la remise au goût du jour de « centre de redressement », la stigmatisation des familles sont autant de propositions aussi éculées qu’inefficaces.

    Le SE-UNSA s’est félicité de l’organisation d’« Etats généraux de la sécurité à l’école », pilotés par Eric Debarbieux. Dès la semaine prochaine, le syndicat y participera et y défendra le droit absolu des élèves et des personnels à pouvoir travailler en toute sécurité. Cette question requiert d’être traitée hors de toute passion et doit, pour aboutir utilement, associer les multiples acteurs institutionnels et locaux. Dans le même temps, la question de l’encadrement éducatif, celle de la formation des personnels et de la stabilité des emplois ne pourront être indéfiniment éludées.

    Pour le SE-UNSA, ceux qui ont érigé le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux en dogme, ne peuvent, à bon compte, s’exonérer de leur responsabilité dans la dégradation des conditions d’accueil et de sécurité des établissements.

    http://www.se-unsa.org/spip.php?article2131

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Re: Sarkozy et l'éducation
« Réponse #1 le: 27 mars 2010 à 11:25:27 »
Excellente réaction du SE-UNSA. Pas grand-chose à rajouter, surtout après la dernière phrase du communiqué.
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #2 le: 06 mai 2010 à 18:23:02 »
on récapitule peu d'enseignement et de l'ordre...super
Ces internats, qui pourraient être baptisés "établissements de réinsertion scolaire", seront fondés "sur une pédagogie qui mettra l'accent sur l'apprentissage de la règle, le respect de l'autorité et le goût de l'effort"

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Nicolas Sarkozy dévoile son projet d'internats réservés aux élèves perturbateurs

Depuis le 20 avril, les spécialistes de l'éducation s'interrogeaient. Qu'allaient donc être les "établissements spécialisés" pour élèves perturbateurs dont le chef de l'Etat avait promis la création lors de la prise de fonctions, à Bobigny (Seine-Saint-Denis) du préfet Christian Lambert ? C'est ce mercredi 5 mai que Nicolas Sarkozy a décidé de l'annoncer, dans un discours-cadre prononcé devant 300 personnalités conviées à l'Elysée : préfets, recteurs et inspecteurs d'académie.

Le président de la République a dévoilé la création d'internats destinés "aux élèves exclus au moins une fois", comme l'indique son entourage. Ces nouveaux internats spécialisés seraient des "mini-structures", annexes aux collèges, qui accueilleraient des élèves de 13 à 16 ans.

Il s'agirait de dispositifs dérogatoires dont les équipes seraient composées d'enseignants, d'éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse et de jeunes accomplissant un service civique. Un encadrement serré pour prendre en charge les "perturbateurs" que le président avait décrits, le 20 avril, comme des "jeunes qui rendent la vie impossible" au sein de leur établissement, voire "terrorisent les autres, y compris les parents, y compris les enseignants".

Autre facette de cette nouvelle réponse, le projet veut aussi donner une seconde chance à ces exclus à répétition. Il est présenté comme une "solution éducative" destinée, notamment, à éviter à ces jeunes de sombrer dans la délinquance. Ce qui permet du même coup à M. Sarkozy de ne pas limiter sa lutte contre les violences scolaires, ou l'absentéisme, à un arsenal purement répressif.

Le 20 avril, M. Sarkozy avait rappelé l'existence des dispositifs relais (classes ou ateliers), qui accueillent environ 8 000 élèves en difficulté scolaire, et des établissements dits "fermés", où sont placés, sur décision judiciaire, les mineurs ayant commis des délits. "Entre les deux, il n'existe rien", avait-il déploré. C'est ce manque, selon lui, que M. Sarkozy entend combler. Les futurs internats - dont l'appellation doit être révélée mercredi - ne doivent pas être confondus avec d'autres dispositifs déjà existants et qui ont fait, en leur temps, l'objet d'annonces gouvernementales.

Lancés en 2005 dans le cadre du plan de Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement, les "internats de la réussite" au nombre d'une trentaine en 2009, sont en voie d'extinction. En application d'une circulaire de mai 2009, ils sont convertis en "internats d'excellence", mesure du plan espoir banlieues de Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la ville.

Ces internats ne sont pas destinés aux perturbateurs, mais à des élèves "motivés". Le premier internat d'excellence a été ouvert à la rentrée 2009 à Sourdun (Seine-et-Marne). Actuellement, 2 900 places sont "labellisées", en partie par transformation de places existantes. Mme Amara prévoit d'atteindre le nombre de 20 000 d'ici à 2013, entièrement par création de nouvelles places ou de nouveaux établissements, grâce à une enveloppe spécifique de 250 millions d'euros issus du grand emprunt.

Il existe déjà des internats classiques, qui accueillent "des élèves qui ont besoin de se mettre au vert", rappelle Pierre Capdeviel, principal du collège d'Olliergues, dans le Puy-de-Dôme. Les 22 places de son petit internat sont occupées par des jeunes à qui on offre là "un cadre de travail, un encadrement, une écoute pour qu'ils reprennent confiance". Ils sont parfois exclus d'établissements, parfois en rupture familiale.

Dans la Nièvre, Marie-Claude Moncorger dirige depuis vingt-cinq ans un lycée agricole sous contrat qui accueille 15 internes venus de la région parisienne. Parfois exclus de leur établissement, parfois repérés avant. Avec eux, son entrée en matière est toujours la même : "Ce que tu as fait avant ne m'intéresse pas." A ses yeux, si des enfants sont remis d'aplomb, c'est "parce qu'ils sont loin de leur quartier, mais aussi parce qu'ils côtoient là des élèves lambda". Selon elle, cette mixité est indispensable à la réussite.

Les responsables syndicaux sont sceptiques sur l'utilité d'internats réservés aux élèves exclus. "Je ne connais pas de système qui isole des individus aux mêmes caractéristiques sans générer de ghetto", s'insurge le secrétaire général du SIEN-UNSA, Patrick Roumagnac.

Responsable du Syndicat des inspecteurs d'académie, Robert Prosperini rappelle qu'on ne peut obliger un élève à intégrer un internat si sa famille s'y oppose. Aujourd'hui, seuls 3,8 % des élèves du secondaire, soit environ 160 000 élèves, sont internes.



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Sécurité à l’Ecole : la fuite en avant

Le Président de la République vient de tenir son énième discours sur la sécurité. Cette intervention succède aux « Etats généraux de la sécurité à l’école » initiés par Luc Chatel. Il en était ressorti que cette problématique était complexe, multiforme. Elle ne pouvait donc se traiter sérieusement qu’en y associant tous les acteurs et en construisant des dispositifs inscrits dans la durée.

L’impatience présidentielle aura fait voler en éclats ces conclusions. Nous avons eu droit à une compilation des refrains chers au Président, et à des solutions magiques censées régler en un tournemain ces questions : l’ordre, la règle, la vidéosurveillance, les portiques, les policiers référents, la suppression des allocations familiales…

Sans doute fallait-il redorer un blason passablement écorné par le souffle des dernières élections régionales. Sans doute fallait-il faire diversion et détourner ainsi l’attention de nos concitoyens des problèmes sociaux et économiques graves qu’ils rencontrent.

Pour le SE-UNSA, le Président de la République stigmatise une fois de plus la jeunesse de notre pays, vécue comme un danger. C’est l’arsenal répressif et judiciaire qui est encore dégainé, jusqu’à annoncer une modification du droit pénal des mineurs.

Seule nouveauté : la création « d’établissements de réinsertion scolaire » accueillant des jeunes « condamnés à la délinquance ». Après les internats d’excellence, on entre ainsi dans une logique de tri et de fragmentation de l’Ecole. Les bancs de l’Ecole de la République seraient-ils trop étroits pour accueillir tous les jeunes ? Etrange conception du « vivre ensemble » !

Enfin, cynisme absolu, le Président de la République nous dit vouloir agir sur la formation initiale des enseignants alors même que la réforme qu’il a voulue la vide de toute professionnalisation.

Pour le SE-UNSA, il s’agit là d’une instrumentalisation de l’école. Nicolas Sarkozy s’est il jamais interrogé sur les causes profondes de cette violence ? Son discours martial ne peut l’exonérer des conséquences de la politique sociale, économique et budgétaire qu’il conduit depuis trois ans.

http://www.se-unsa.org/spip.php?article2127

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #3 le: 01 juin 2010 à 19:28:34 »
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Augmentation du nombre d’élèves par classe : la polémique continue

Des chercheurs affirment que réduire le nombre d'élèves par classe a des effets bénéfiques sur la réussite scolaire bien que l'hypothèse inverse soit à l'étude au ministère de l'Education et continue à faire polémique.

Des documents internes au ministère dévoilés le 31 mai révèlent que le ministère entend élaborer, avec les recteurs d’académies d’ici au 15 juin, un « schéma d’emplois 2011-2013? visant à supprimer des postes de professeurs.
Parmi les pistes de réflexion figure celle d’augmenter les effectifs par classe en primaire et au collège. Argument : les études récentes montreraient qu’une diminution du nombre d’élèves par classe n’aurait pas un effet « avéré » ou « probant » sur la réussite des élèves.

« C’est faux », a déclaré le chercheur Pascal Bressoux, qui dirige le laboratoire en sciences de l’Education de l’Univesité Pierre-Mendès-France de Grenoble. « Les études montrent que la réduction de la taille des classes a un impact très significatif sur les acquis des élèves, par exemple, en français et en mathématiques, mais aussi sur les facteurs comportementaux : ils travaillent plus en cours », a-t-il expliqué.
Cet effet « joue plus à l’école primaire, un petit peu moins au collège et encore un peu moins au lycée », a-t-il ajouté. « Il est toutefois vrai que ce n’est pas le seul levier sur lequel jouer pour améliorer la réussite scolaire : il y a aussi les pratiques pédagogiques », a-t-il relevé.

Thomas Piketty, professeur à l’Ecole d’économie de Paris et directeur d’études à l’EHESS, est l’auteur d’une étude publiée en 2006 par les services du ministère. « Je montrais qu’en primaire, on apprend mieux à lire et à calculer quand on est 20 au lieu de 25. C’est encore plus vrai pour les enfants de milieux défavorisés », a-t-il expliqué.

Interrogé dans les couloirs de l’Assemblée, Luc Chatel a affirmé que « la question des moyens n’[était] pas la réponse aux problèmes de l’Education nationale aujourd’hui ». « C’est une question d’organisation, d’efficacité du système », qui relève d’un travail « académie par académie, école par école à partir des besoins locaux », de sorte de « s’adapter à la diversité des situations que l’on rencontre ».
Selon lui, il y a 700.000 élèves de moins en France qu’au début des années 1990 et 50.000 professeurs de plus.

Selon l’OCDE en 2007, la France avait 22,6 élèves par classe en primaire et 24,3 dans le secondaire (moyenne OCDE: respectivement 21,4 et 23,9 élèves).
Les mesures à l’étude (diminution de la scolarisation des deux ans en maternelle, recours aux non-titulaires pour les remplacements courts, suppression au moins partielle des postes « Rased » par exemple) ont continué de susciter la critique.

Le Snes-FSU (premier syndicat des collèges et lycées) a relevé que le ministère mettait en place, dans le même temps, des internats d’excellence (faibles effectifs, ndlr) dont les taux d’encadrement « font rêver tous les établissements ».
Cela va « creuser l’écart entre les élèves les plus fragiles et leurs camarades », a estimé le SIEN-Unsa (inspecteurs).

Chez les parents d’élèves, la FCPE a déploré que l’on « racle les fonds de tiroirs ». Pour la Peep, si « la question des moyens » n’est pas « centrale », « il y a des seuils à ne pas franchir », notamment le « non-remplacement des professeurs absents ».
L’UNL (lycéens) a dénoncé « une saignée supplémentaire » et le Parti socialiste a qualifié de « cynique et brutale » l’attitude du gouvernement.

http://infos.lagazettedescommunes.com/39503/augmentation-du-nombre-deleves-par-classe-la-polemique-continue/

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #4 le: 22 juin 2010 à 12:54:02 »
POUR LE MAINTIEN DES PSYCHOLOGUES DE L’EDUCATION NATIONALE DANS LE SERVICE PUBLIC D’EDUCATION?
de la maternelle à l'université

http://www.pourlemaintiendespsychologuesdansleservicepublicdeducation.org/index.php?petition=2&signe=oui

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #5 le: 26 juin 2010 à 16:13:11 »
Le manque de moyens et les aberrations sont telles que même les recteurs, à mi-mots, reconnaissent leur désarroi face aux syndicats. Les témoignages sur ce point, évidemment, circulent oralement en catimini, omerta oblige!
La gabegie qui s'annonce à la rentrée va être terrible!

Sur ce plan comme sur les autres, le machin  :blingbling: a tout cassé et rien construit!
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
A. Schopenhauer
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #6 le: 14 septembre 2010 à 08:18:34 »
Les effets pervers de l'idéologie $arkozy (quoique le mot soit trop grand pour un si petit cerveau) déteignent jusque là où on ne les attendait pas (bien à tort).
Exemple: des candidats au Bac de la "banlieue difficile" se sont fait insulter, lors de leur session de rattrapage, par un jury venu les évaluer. Sous-notation, brimades verbales... Les jeunes en sont revenus écoeurés. Ce jury était constitué de profs de... Versailles!
C'est ça, la "droite décomplexée". Elle est faite de Français qui s'imaginent que maintenant, ils ont le droit de péter au nez du public! Encore un peu et ce sera l'insulte raciste.
Je suppose que ces examinateurs imbéciles se réclament des "idées" de Brighelli et qu'ils sont persuadés que la République a "trop avantagé les jeunes immigrés"...
En quoi ces messieurs ne font que révéler une légèreté d'esprit indigne d'enseignants républicains.
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #7 le: 16 décembre 2010 à 13:49:18 »
« Des conversations d'intellectuels qui ne servent à rien » une phrase qui a elle seule decrit la politique sarkozyste et les attaques contre les sciences humaines et la culture

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Des militaires pour former les profs stagiaires

Jusqu'à l'an dernier, les professeurs stagiaires travaillaient à mi-temps, ce qui leur permettait de suivre une formation en alternance à l'IUFM. Aujourd'hui, ils se retrouvent devant leur classe sans aucune préparation mais avec la promesse de bénéficier de quelques sessions de formation en cours d'année. Le 3 décembre, l'une de celles-ci se tenait à Bordeaux. Julie -son prénom a été changé- y était. Elle raconte ce qui ressemble à « une mauvaise blague ».

Lors de la réunion de « formation » du vendredi 3 décembre, qui s'est tenue au lycée Gustave Eiffel à Bordeaux, les professeurs stagiaires ont été conviés à suivre un cours magistral de 9h30 à 12h30.
Les professeurs ne sont pas une profession libérale

Les interventions successives n'ont répondu en rien à nos demandes les plus pressantes et à nos inquiétudes. Alors même qu'aucun d'entre nous n'a commencé sa formation disciplinaire ce qui, de l'avis de tous, est une urgence bien réelle.

A la fin de la troisième intervention détaillant les droits et devoirs du fonctionnaire, un responsable des ressources humaines nous a rappelé que nous « devions » 35 heures par semaine à l'Etat et que nous n'étions pas une profession libérale et que nous dépendions d'une hiérarchie structurée.

Un collègue a posé la question suivante :

    « Tout ce que vous nous dites est certes intéressant et je suis d'accord qu'en tant que fonctionnaire, nous nous devons de connaître le fonctionnement de notre institution mais qu'en est-il de notre droit à la formation disciplinaire ? Nous n'avons encore eu à ce jour aucune formation ! »

A cette invective fortement applaudie par tous, une inspectrice a pris la parole et a répondu : « Il faut savoir qu'il est du devoir de tout enseignant de s'autoformer et les tuteurs sont aussi là pour vous aider… »
Orienter nos élèves en difficulté vers des carrières militaires

A notre grande surprise, à 14 heures, lorsque la réunion a repris, nous avons vu se succéder à la tribune deux militaires, un major et un colonel (si je me souviens bien) accompagné d'un IPR [inspecteur pédagogique régional, ndlr] d'histoire-géographie et d'un professeur agrégé d'histoire, commandant de réserve.

Les thèmes abordés ont été alors plus exotiques les uns que les autres : « l'enseignement de la défense », « la défense aujourd'hui : nouvelles menaces, nouvelles configurations, les enjeux », « un exemple de partenariat Défense-lycée », « le recensement et la JAPD », etc.

Tous ces thèmes ont été servis avec une sauce idéologique particulièrement intéressante : « Grâce à Dieu, grâce à Dieu, grâce à Dieu nous connaissons la paix en Europe depuis plus de soixante ans », « La paix a été préservée grâce à la bombe nucléaire », etc…

Nous avons aussi été incités à orienter nos élèves en difficulté vers des carrières militaires ! Tout ça avec, en arrière-plan, des images de jeunes militaires avec des armes à la main en exercice de tirs, etc…

Nous avons été plusieurs à nous demander si ce n'était pas une mauvaise blague avec une caméra cachée.
« Mademoiselle, vous êtes payée pour suivre ces formations »

Evidemment, beaucoup de nos collègues furieux que l'on se moque de leurs préoccupations quotidiennes (apprendre à construire des séquences de cours ou évaluer les élèves par exemple) ont déjà commencé à quitter massivement les lieux…

L'IPR, irrité, lâche alors quelques remarques injurieuses allant jusqu'à remettre en doute notre posture professionnelle. Peut-être aurait-il dû se féliciter d'avoir devant lui des enseignants avec un esprit critique !

La fin de la séance est épique, l'IPR nous interpellant : « Bon, nous sommes en retard mais… à qui la faute ? »…

Il apostrophe ensuite une professeure stagiaire qui était en train de se diriger vers la sortie et lui dit :

    « Mademoiselle, vous n'avez pas le droit de quitter la salle, vous êtes payée pour suivre ces formations »…

A la professeure stagiaire de lui rétorquer courageusement :

    « J'ai un train à prendre, il est 16h31 et je ne suis payée que jusqu'à 16h30. »

« Des conversations d'intellectuels qui ne servent à rien »

Face à l'hostilité généralisée et réciproque, beaucoup ont quitté la salle. Le commandant de réserve, visiblement en colère, se permet une comparaison hasardeuse :

    « En salle des profs, on entend des conversations d'intellectuels qui ne servent à rien alors que nous, dans l'armée, on est dans l'action pour la nation. »

Un autre gradé de l'armée prend la suite en affirmant de manière décomplexée qu'il n'y a pas de déontologie dans l'éducation nationale !

Pour conclure, nous nous sommes tous sentis insultés tant par le choix des thèmes abordés, qui témoignent d'une ignorance totale de nos problèmes quotidiens, que par des propos inacceptables à notre égard et sur l'ensemble de la profession que, quelque part, nous représentions ce jour-là.

http://www.rue89.com/2010/12/15/des-militaires-pour-former-les-profs-stagiaires-180932

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #8 le: 16 décembre 2010 à 17:56:36 »
bon! les amis je vote socialo au 2eme tour 2012 parce que là c'est trop
au ministère de l'éducation un socialiste va tout nous remettre d'aplomb (enfin j'espère) :triste1:, en économie je dis rien,ça sera pareil, mais là c'est à vomir
faut faire quelque chose ,je ne peux pas m'abstenir  :pasdrole:
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #9 le: 16 décembre 2010 à 19:24:49 »
Qu'est ce qui te fait croire qu'un ministre de l'Education "PS" va tout remettre d'aplomb ?

Claude Allègre était PS lui.

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #10 le: 16 décembre 2010 à 19:58:05 »
Jack Lang

J’ai commencé son livre l'école abandonnée; lettre à Xavier Darcos

Je me suis arrêtée page 44,tellement j'étais écœurée, il faut que je m'y remette  reste 90 pages.

extrait du résumé
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Un maître mot résume votre plan : paupérisation. Cette école au rabais, vous la fondez sur trois principes : réduction du temps réservé au service public de l’école, l’appauvrissement des programmes et des contenus, l’asphyxie des moyens. Trois principes camouflés sous vos annonces martiales d’un retour aux sources, qu’en réalité vous asséchez…. C’est aux parents et à leurs enfants que je pense etc.…….

Bien sûr Jack Lang a fait pas mal de con… depuis mais en tant que ministre de l’éducation nationale , il a fait du bon travail.
D’ailleurs c’est en lisant le conseil  de sarkonique que j’ai eu l'envi de lire ce bouquin.

De toutes façons,  je me pose pas mal de questions sur le 2eme tour, ça ne sera pas forcément Strauss-Kahn, mais quoi qu'il en soit ne compte pas sur moi pour que l'autre tache soit reconduite, ça au moins c'est clair dans ma tête  :merci:
« Modifié: 16 décembre 2010 à 20:02:41 par bili »
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #11 le: 16 décembre 2010 à 22:34:04 »
Oublie DSK ; si on croit les sondages il va se trouver face à Rama Yade
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #12 le: 16 décembre 2010 à 23:16:46 »
 :mdr1: rama yade  une femme noire présidente de la république , quand les poules auront des dents  :hehe:
« Modifié: 16 décembre 2010 à 23:18:54 par bili »
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #13 le: 17 décembre 2010 à 08:43:54 »
une femme tout court présidente ça risque pas d'arriver déjà malheureusement pas avant un bon bout de temps :)

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #14 le: 17 décembre 2010 à 08:53:22 »
Une femme ? pourquoi pas ?
Mais pas une femme tout court ! On subit actuellement les turpitudes d'un homme tout court... on sait où ça entraîne, la petite taille...  :mdr1:

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #15 le: 17 décembre 2010 à 10:27:47 »
Aucun risque, apparemment la jeune femme mesure 1,76m.
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #16 le: 17 décembre 2010 à 12:39:18 »
Ensemble, tout est possible !
Même un élevage de jockeys...


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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #17 le: 20 janvier 2011 à 10:48:49 »
des profs formés à l'université dans les écoles primaires ???? ça promet des beaux pétages de câbles ....et ça craint pour les mouflets....
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/01/19/01016-20110119ARTFIG00698-sarkozy-veut-modifier-la-formation-des-enseignants.php
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

 La neutralité favorise toujours l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté » (E. Wiesel).

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #18 le: 20 janvier 2011 à 19:15:01 »
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"(...) passer d'un niveau licence à un niveau master ne suffit pas», a déclaré Nicolas Sarkozy. «Il y a toute la question de la formation pratique, je pense qu'il ne faut pas avoir peur d'améliorer en permanence notre système», a-t-il ajouté, esquissant ainsi un geste en direction des syndicats d'enseignants, très critiques sur cette réforme et qui avaient pour la plupart boudé sa cérémonie.

Je le répète: exiger un diplôme plus élevé est parfaitement inutile. Tout est problème de formation "pratique".
Le pinocchio de l'Elysée, comme toujours, ment: les syndicats n'ont pas peur qu'on améliore le système, puisqu'on fait exactement le contraire!

Comme toujours, le Figaro triche en laissant croire, à la fin de l'article, que les syndicats "se réjouissent" des précisions apportées par $arkozy. Alors qu'ils ne sont absolument pas satisfaits de ces précisions. Ils constatent simplement que l'idiot du village reconnaît que son système ne marche pas.

La rhétorique du mensonge, de la manipulation verbale: pas besoin d'un master pour la démonter devant des élèves... Quand on est titulaire. Par contre, un contractuel osera-t-il? Son CDI sera peut-être en jeu...
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #19 le: 20 janvier 2011 à 19:54:36 »
Il est completement stupide de vouloir faire passer une maitrise un master pour des professions manuelles, exp. couvreur, plombier, homme ou femme de ménage techniciens(es) de surface, pompiste, ne me souvien plus du nom que vous leur donné. cuisinier etc. L'essentiel est la satisfaction du devoir bien accompli. Je connais dans ma region des hommes d'affaire qui n'ont toujours eu que de petites moyennes au secondaire, L'esprit d'iniciative suplait largement a des diplomes inutiles. Il est vrai cependant que ca n'est pas facile pour un jeune de se lancer en affaire, L'administration francaise c'est un vrai bordel. Mais au fait il devrait au segondaire leur donner un cour, comment traverser les invraisemblaes démarche pour etre en affaire. D'autant plus que ces gens de par leurs experience embaucheraient plus facilement des nons diplomés. Il y a bien assé d'officiers de marine pour faire des rond dans l'eau. Vous dites !  Sarkome J'ai pas bien entendu. :diable:

ce que j'en dis c'est histoire de faire un message. :frime1:
« Modifié: 20 janvier 2011 à 20:08:00 par TheTwit »

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #20 le: 22 janvier 2011 à 17:41:21 »
En parlant de faire des ronds dans l'eau, ça me rappelle un motif de punition à bord de la Jeanne d'Arc
"Pisser par-dessus bord en sifflant la Marseillaise pour masquer le bruit de la chute:hehe:

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #21 le: 22 janvier 2011 à 18:53:11 »
D'ailleurs, la question pourrait se poser: en pissant dans l'eau à partir du pont d'un bateau en mouvement, fait-on des ronds dans l'eau ? :gene:

Pour en revenir à l'Education Nationale, il y avait des manifs aujourd'hui contre les suppressions de poste prévues à la rentrée prochaine (16 000...de plus !). Il a manqué de monde. Je dois dire que, même en ayant un pied dans le milieu militant, je n'étais pas au courant. Serait-ce parce que je ne suis pas parent d'élève ? Il y a peut-être là un souci de communication.
Bon, il faut dire que sur ce point les syndicats ne sont pas aidés.
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #22 le: 03 février 2011 à 21:12:50 »
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La destruction méthodique de l'Education nationale
...
Le dernier volet concerne le renforcement des prérogatives des chefs d'établissement. Le dispositif CLAIR (Collèges et Lycées pour l'Ambition, l'Innovation et la Réussite, cf. deux circulaires parus dans le BO du 22 juillet 2010,) indique la voie qui va être suivie. Il est expérimenté dans 105 établissements depuis la rentrée et permet un recrutement plus souple des personnels enseignants, ceux-ci « bénéficieront de dispositifs spécifiques de rémunération complémentaire ». L'annonce faite par L. Chatel sur France Info le 25 janvier 2011, annonçant des primes triennales de l'ordre de 6000 € pour les chefs d'établissement, va de même dans le sens de l'individualisation des rémunérations
Nous attendons maintenant les nouveaux éléments qui seront portés à notre connaissance pour achever de constituer le puzzle. Il est aisé d'imaginer qu'ils porteront de nouveau sur la suppression de postes de titulaires, sur la diminution de ceux offerts au concours et sur une plus grande liberté managériale pour les chefs d'établissement. Au final, il s'agit d'une remise en cause radicale du modèle sur lequel a été fondée l'école républicaine en appliquant des schémas proches de ceux du privé. Si cette politique avait été assumée et affichée, elle aurait suscité un débat politique, or, elle est mise en œuvre de manière pernicieuse, pas à pas, sans jamais indiquer la nature de l'objectif final. Les ruptures engagées vont bientôt rendre impossible un retour en arrière. Deux questions pour le moins mériteraient d'être posées : Quelles seront les conséquences en termes d'efficacité scolaire ? Les résultats de l'étude PISA 2009, rendus publics le 7 décembre 2010 ont révélé la détérioration de la situation française, du fait de l'accroissement des écarts entre les élèves. Tout laisse à penser que ces mesures accentueront le phénomène car elles vont davantage fragiliser les établissements les plus défavorisés. Ensuite, est-il acceptable de conditionner l'avenir du pays aux seules contraintes d'économies budgétaires ? Si N. Sarkozy a raison de dire que la formation des enseignants est « le chantier de l'avenir », les réponses qu'il adopte sont presque systématiquement les plus mauvaises qu'il se puisse imaginer. Il est probable par conséquent que nous aurons à payer longtemps les dégâts occasionnés par cette approche idéologique. Nous sommes en droit d'attendre dans ce domaine, des choix radicalement différents, soucieux de l'intérêt général et s'appuyant sur les capacités d'implication et d'innovation du monde enseignant. Ceci suppose au préalable un respect réel pour ceux qui s'engagent dans ces métiers et non quelques récompenses au mérite pour certains et l'instabilité pour le plus grand nombre. Cela suppose également d'offrir des perspectives à moyen terme et non de maintenir en permanence les acteurs concernés dans l'incertitude voire le chaos. L'enjeu est en effet primordial pour l'avenir même du pays.


http://www.mediapart.fr/club/blog/didier-desponds/020211/la-destruction-methodique-de-leducation-nationale
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #23 le: 29 mai 2011 à 14:22:06 »
Opération foutage de gueule...  :mrgreen:

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Education nationale : Chatel recrute 17 000 personnes

    Le ministre Luc Chatel lance mercredi une campagne de recrutement dans l’Éducation nationale tout en maintenant la suppression de 16.000 postes selon une information du JDD. Interrogé Luc Chatel s'explique dans les colonnes du journal sur cette vague d'embauches.
   
«L’objectif, c’est d’abord d’attirer les meilleurs talents. Ensuite, nous voulons rappeler que l’Éducation nationale, malgré les restrictions budgétaires, reste aujourd’hui le premier recruteur de France. Nous embaucherons 17 000 personnes en 2011 dans des métiers très différents,» explique Luc Chatel au JDD.

3 000 postes sont ainsi à pourvoir dans le premier degré, 8 600 dans le second, des agents administratifs, du personnel de santé scolaire... de nombreux secteurs devraient être ouverts selon le ministre. «Nous voulons, à travers cette campagne, rappeler que nous avons revalorisé le métier d’enseignant,» rappelle le ministre.

«Nous allons chercher 17 000 jeunes talents»

Luc Chatel assure qu'il n'y a aucune contradiction entre cette vague d'embauche et la suppression des 16 000 postes.  «Nous ne remplaçons pas 16 000 postes, mais nous allons chercher 17.000 jeunes talents» Et d'ajouter : « Il y a cette année 33 000 départs à la retraite : 16 000 ne seront pas remplacés, 17 000 donneront lieu à un recrutement. La moitié des économies réalisées grâce à cette règle est réaffectée à la revalorisation des profs. Depuis 2007, cela représente un milliard d’euros!»

Le ministre de l'Education souligne par ailleurs que même si le nombre d'élèves enregistre une baisse notable depuis plusieurs années, notamment en maternelle ou dans les lycées professionnels, le nombre  des professeurs à la rentrée prochaine plus important qu'au début des années 1990. «On ne manque pas de profs mais il y a une volonté de remplacer les professeurs absents. Et pour cela, on a besoin de contractuels, j'ai donc demandé à chaque recteur de constituer un vivier de professeurs contractuels,» précise encore Luc Chatel pour justifier l'opération de «prérecrutement» organisée jeudi à Paris  avec Pôle emploi.


 http://www.leparisien.fr/societe/education-nationale-chatel-recrute-17-000-personnes-29-05-2011-1471764.php

Dans la novlangue, on appelle "jeunes talents" le personnel sous-qualifié, voyez-vous...  :frime:

Tiens, j'y pense: j'ai appris par mon syndicat que dans le 91, les profs d'école se verront toutes et tous refuser leurs demandes de temps partiel "pour raison de service". Comme la profession dans ce secteur est très féminisée, les collègues vont devoir sacrifier leur vie de mamans. On ne doute pas qu'elles n'en seront que plus efficaces, n'est-ce pas?

Eh oui, c'est ça, la merde France du  :blingbling:
 

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #24 le: 05 juin 2011 à 20:24:32 »
en complément de ton info sarkonique  :merci:

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La « provocation » de Luc Chatel


Ils sont jeunes et beaux. Leur visage est tourné vers l’avenir... Le bel avenir que promet le métier de prof. "Laura" et "Julien" sont les égéries de la nouvelle campagne de recrutement du ministère de l’éducation nationale, "L’éducation nationale recrute", lancée mercredi 1er juin. Dotée d’un budget de 1,35 million d’euros, elle est diffusée dans la presse, à la radio et sur le web. Un site internet, leducationrecrute.fr, y est également dédié.

Trois jours auparavant, le 29 mai, le ministre Luc Chatel l’avait annoncé dans le Journal du dimanche : "J’embauche 17 000 personnes en 2011." Mais pas question, pour autant, de remettre en cause la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, avait-il averti. Le calcul est simple : 33 000 enseignants partent à la retraite cette année. 16 000 ne seront pas remplacés, 17 000 seront embauchés (dont 8 600 professeurs de collège et de lycée et 3 000 professeurs des écoles). En 2010, les embauches avaient été plus nombreuses (17 615 postes créés et 16 000 supprimés).

"Crise du recrutement"

Cette campagne de recrutement sonne comme une "provocation" pour les syndicats d’enseignants. Pour le SGEN-CFDT, elle fait figure de "piètre paravent" pour cacher les suppressions de postes. S’inscrit-elle dans une stratégie électorale ? Le ministère de l’éducation nationale craint-il d’aller trop loin dans les coupes budgétaires, jusqu'à déclencher un grand mouvement d’opposition ? Face aux mobilisations de parents d’élèves, de personnels et d’élus locaux, Luc Chatel multiplie, depuis plusieurs jours, les signes d’apaisement. "Nous devrons veiller à fermer le moins de classes possible au primaire [l'an prochain]", avait-il ainsi déclaré dans une interview donnée à La Croix, le 27 mai.

"C’est un coup médiatique pour montrer que le ministre se préoccupe de la crise aigue du recrutement", considère, de son côté, Daniel Robin, cosecrétaire général du SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le secondaire. De fait, le nombre de candidats aux concours d’enseignants a chuté au cours des dix dernières années, en particulier dans les disciplines scientifiques. Aux capes de mathématiques, les candidats étaient presque trois fois moins nombreux en 2010 qu’en 1997 (2 770 en 2010 contre 8 200 en 1997). En 2011, ils sont quasiment aussi nombreux que les postes offerts au concours ! (Ils ont ainsi une chance sur 1,3 d’être admis.)

Préjugés sexistes


Laura, égérie de l'éducation nationale


Julien, jeune prof dynamique

Le métier d’enseignant est boudé. Les raisons de cette désaffection sont multiples, relèvent les experts. Une diminution régulière du nombre de postes depuis 1996, une faible rémunération (1 500 euros nets par mois en début de carrière), des études théoriques, longues (bac+5) et donc coûteuses. "L’image du métier se dégrade", soutient Patrick Rayou, professeur en sciences de l’éducation à l’université Paris-VIII. "La précarité, la souffrance, les conditions de travail dégradées, sont des thématiques émergentes." La tendance est mondiale. "Aux Etats-Unis, la moitié des enseignants ont changé de profession au bout de cinq ans d’exercice", poursuit M. Rayou. Au Canada, l’Etat distribue des brochures aux établissements pour leur expliquer "comment garder les enseignants dans l’emploi"…

Tout l’enjeu, pour le ministre, est donc de susciter des vocations. Dans une vidéo postée sur le site leducationrecrute.fr, des enseignants témoignent de leurs valeurs et leur passion. "J’aime mon métier !", affirme l’un. "J’y trouve beaucoup de bonheur et ne donnerai ma place pour rien au monde", soutient un autre. Sur les "annonces presse", Laura, une jeune enseignante, lit un recueil de nouvelles, sereine. Son collègue Julien travaille, tout sourire, sur son ordinateur. Sur la toile, le message passe mal. "Coup de com" , "enfumage!", lit-on sur le réseau twitter. Quant au choc de l’image, d’aucuns y voient des préjugés sexistes. Le SE-UNSA est scandalisé : "D’un côté, une Laura éthérée qui rêve et de l’autre, bien sur, un Julien volontaire qui lui, est bourré d’ambition. Autant de clichés que nous essayons justement de faire dépasser à nos élèves. Merci, monsieur le ministre !"

http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2011/06/02/la-provocation-de-luc-chatel/

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #25 le: 05 juin 2011 à 22:45:09 »
Tiens, tiens! Ces deux affiches fourniront un excellent support pour apprendre à nos élèves à débusquer les préjugés... C'est un comble: l'EN, risée... des élèves!

Fallait un $arkozy au pouvoir pour voir ça!!!  :mrgreen:
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #26 le: 25 juin 2011 à 00:19:03 »
Grande braderie: le Bac avec 9/20 !!!
Suite aux fuites, il eût été logique de faire repasser l' -les- épreuve-s- incriminée-s-
Luc Chatel a trouvé mieux: on ne tiendra pas compte des sujets ayant été divulgués. Et on accordera le bac S aux cancres.
Concrètement, les lycéens qui décrocheront une note comprise «par exemple entre 7 et 8», pourront accéder «au niveau de l’oral de rattrapage». Luc Chatel a clairement affirmé que les lycéens qui obtiendraient «entre 9 et 10» pourraient donc obtenir leur baccalauréat. Concernant les problèmes des mentions, le ministre a expliqué que les lycéens devraient avoir «entre 15 et 16» pour décrocher une mention très bien.

Ainsi en décide la circulaire ministérielle :

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Mesures prises suite aux soupçons de fuite
Les consignes données aux correcteurs de l’épreuve de mathématiques de la série S
· La copie sera notée sur 20.
· L’exercice 1 ne sera pas pris en compte.
· La notation portera donc sur les 3 autres exercices.
o L’exercice 2 sera désormais noté sur 6 points au lieu de 4.
o L’exercice 3 sera noté sur 9 points au lieu de 7.
o L’exercice 4 sera noté sur 5 points : cet exercice est en effet différent selon que le candidat a choisi ou non la spécialité « Mathématiques » et le nombre de points est fixé réglementairement à 5.
Pour chacun de ces exercices, il est demandé de répartir les points redistribués sur les réponses les mieux réussies par les candidats, sur la base de l’échantillon des copies-tests déjà examinées, comme chaque année, dans les commissions d’entente (ces commissions ont pour objet de préciser les critères de correction ; elles sont animées par les IPR).

Les recommandations adressées aux jurys de la série S

J’ai demandé aux Recteurs de bien informer les présidents de jurys des décisions que j’ai prises pour la correction de l’épreuve de mathématiques en série S.
Afin de ne pénaliser aucun candidat, une attention particulière sera portée, lors des délibérations, à ceux dont la moyenne générale est à un point d’un des seuils décisifs tels que :
· admission à l’oral (entre 7 et 8),
· obtention au premier tour (entre 9 et 10),
· mentions (respectivement entre 11 et 12, entre 13 et 14, entre 15 et 16).
Devra être particulièrement considéré l’écart produit par une note de mathématiques manifestement éloignée du niveau des candidats tel qu’attesté par leur livret scolaire.
L’ensemble de ces consignes répondent à un objectif clair : faire en sorte qu’aucun élève ne soit lésé par cette fuite.

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #27 le: 25 juin 2011 à 11:13:06 »
Je me demande s'il n'était pas plus simple de demander aux correcteurs d'ajouter un point systématiquement, plutôt que d'abaisser le seuil de réussite. Ainsi, le candidat qui aurait du avoir 9 se retrouve avec une note de 10. Le résultat est le même, mais ça fait plus propre et nuit moins à l'image de l'épreuve.
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #28 le: 26 juin 2011 à 23:41:12 »
Tricheries au BTS...
Commentaire d'un prof:

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D'abord on a licencié à tour de bras les personnels surveillants permanents...On doit embaucher vite-fait, en les rémunérant bien, mal des inconnus complètement hors du monde éducatif (je ne dis pas sans morale ni principes, hein ! ), cette pétaudière qu'est l'éducation nationale n'est pas fichue de mieux s'organiser pour rendre impossibles certains types de triches absolument ÉVITABLES (sorties multiples aux toilettes sans être accompagné, obligation de déposer sacs, vider poches avec portables, etc etc...elles sont archi connues ces combines), on oublie de féliciter les profs qui, convoqués à corriger cette épreuve à lourd coefficient, ont pris l'initiative de dénoncer les très nombreuses tricheries ÉVIDENTES et, même s'il leur en coûte, exiger l'annulation de l'épreuve pour retrouver ÉQUITÉ et JUSTICE pour ce diplôme de valeur que doit rester le BTS... Quant à décider de refaire passer l'épreuve un dimanche matin...Cela s'est déjà produit dans l'histoire des examens et il aurait été normal de prendre les dispositions permettant aux candidats ayant fait l'effort de revenir "plancher"...d'entrer dans les salles d'examen et ne pas laisser les partisans du "non" (après tout, étudiants majeurs) bloquer précisément ces entrées !!! j'y vois là encore des défaillances administratives, de supérieurs hiérarchiques qui ne savent manifestement pas gérer ce type de situation... Je suis prof, oui, et je vois bien que toutes ces suppressions de postes à tous niveaux, depuis la maternelle jusque dans le supérieur en passant par les collèges*** nous mènent tous, enseignants, parents et surtout enfants à la catastrophe ! *** Au collège de Castillon la bataille, il n'y avait pas de piscine. L'épreuve de natation s'est faite...sur l'herbe !!!

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #29 le: 27 juin 2011 à 05:20:23 »
Je ne saisi pas bien cette histoire de bac a des collegiens. J'en ai parlé avec un de mes petits fils a Montréal. voici sa réponse.

" Au Québec, le baccalauréat est un diplôme universitaire de premier cycle, correspondant au niveau licence de l'enseignement supérieur français. Il s'effectue en trois ans (4 ans pour les programmes spécialisés de génie, d'enseignement etc..) à l'université après la formation pré universitaire ou technique au collège."



Si je comprens bien votre bac c'est de la M.... et dire qu'au téléjournal de Fr2 Ils en parlent pandant deux semaines avant, comme ci c'etait le diplome du siecle. Bon modernisez-vous faites comme le monde entier. Votre bac a la poubelle. il y aurat aussi moin de triche.

Donnez moi dont l'adresse courriel de ce ministre que je lui expedit ma facon de penser.  Et la (garde a vue?) pour triche? ca devien l'enfer. C'est ministres qui ne pensent qu'a tricher et mentir tous les jours.  :fache1:
  :bombe:
« Modifié: 27 juin 2011 à 05:42:34 par TheTwit »

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Re : Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #30 le: 27 juin 2011 à 11:08:11 »
Si je comprens bien votre bac c'est de la M....
Non, c'est le plus haut niveau d'étude que l'on peut atteindre à 18 ans scolarité normale au monde. L'équivalent d'un diplôme universitaire premier cycle au Canada (comme l'explique ton petit fils) et dans bien d'autres pays.

Les diplômes suivant sont dans le même registre. Je ne sais pas à quoi correspond un niveau licence ailleurs.
Je sais que les cours que j'ai suivi au Canada (Ontario) lorsque j'avais 16 ans correspondait pour moi a un niveau 5ème tout au plus (12 ans) - j'étais très étonnée. Ne parlant que très mal l'anglais, c'est moi qui me retrouvais à aider les autres pour les devoirs demandés en cours. Mais, globalement, les ados avec qui j'étais en cours avaient bien 4 ans de retard sur moi.
(et, du coup, je m'emm* un peu quand même...)

Il est vrai que le niveau est en baisse pour le BAC. Mais comme les niveaux sont en baisse partout dans le monde...
J'angoisse un peu de voir un jour pointer du nez des sujets aussi débiles en première L que ce que j'ai pu avoir en cours de littérature au Canada.
Celui qui croit ne pas être responsable de ses erreurs a renoncé à sa liberté

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #31 le: 27 juin 2011 à 14:36:34 »
Lady :fleur2:Merci pour cette mise au point. A vrai dire je ne connais pas le systeme scolaire du Canada. Mais est fait une partie de mon secondaire en France. Les profs etaient supers avec moi qui avait de la difficulté avec la langue francaise.

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #32 le: 27 juin 2011 à 16:47:47 »
Tu as eu de la chance de tomber sur des bons profs. Remarque: je pense que je suis également tombée sur des bons profs au Canada. C'est juste que le niveau global était très en retard par rapport à la même tranche d'âge en france.
(mais il est beaucoup plus simple de suivre des cours dans une langue étrangère quand c'est des révisions ou de l'acquis, donc ça avait aussi son avantage...)
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #33 le: 27 juin 2011 à 21:17:03 »
Une "anecdote" à lire absolument, elle me semble illustrer à merveille comment, à travers les "petites" choses du quotidien, se met en place toute la politique du camembert  concernant l'éducation ....


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Quand Milton Friedman s’invite à l’école

Ce matin l’école maternelle du Loch à Auray dans le morbihan engageait sa dernière semaine dans l’incertitude totale concernant l’organisation de la rentrée. Pas moins de soixante dix sept élèves sont inscrits et il est prévu une fermeture de classe (donc passage de trois classes à deux).

Bien entendu les parents en colère se sont déplacés et un représentant de l’inspection est venu dans le but de répondre aux interrogations. Sa réponse était à quelques mots près : nous ne prendrons de décisions qu’à la rentrée en fonction du nombre de présents.

Ce qui revient de façon insidieuse à encourager les parents à inscrire leurs enfants ailleurs (dans le privé en général) de façon à ce qu’ils aient l’assurance que leurs enfants ne soient pas dans une classe surchargée. A la rentrée le problème aura été résolu naturellement puisque l’effectif ne justifiera plus une réouverture de classe....

J’avais l’impression d’être en face du fossoyeur de l’école publique et laïque qui par ses réponses emplies d’incertitudes nous dirigeait indirectement vers d’autres que celles qui était censée réduire les inégalités et contribuer à la formation d’un citoyen éclairé.

Indirectement l’ombre de Milton Friedman planait sur l’école du Loch. Celui qui fut l’un des bâtisseurs de la doctrine économique de l’école de Chicago pronait entres autres la fin de l’institution publique en vue de la distribution de bons d’éducations (ceux ci correspondrait au cout de la scolarité) afin que chaque parent puisse inscrire son enfant dans l’école (bien entendu privée) qui lui semblera la plus adéquate.

Par conséquent l’école devient une entreprise au service de l’entreprise et doit faire des bénéfices financiers (fini la valeur ajoutée éducative).

Par conséquent fini la formation et la formation continue des enseignants, fini les rased et tous les services périphériques (c’est dans ces suppressions et les salaires diminués des enseignants que doivent se trouver une partie des bénéfices)

Du coup, je pensai que le représentant de l’académie était le fossoyeur, mais en fait je m’étais trompé, il n’était que l’éxécutant d’une politique néolibérale définie par le vote de ses concitoyens. Ceux la même qui étaient en face de lui en train de lui réclamer une ouverture de classe. Ceux qui n’ont pas compris que l’entreprise néolibérale était la politique de soumission aux marchés de l’Union pour la Minorité des Patrons et du Peuple Sacrifié pour ne point les nommer. Là est la principale attaque à la laïcité bien plus dangereuse qu’une adolescente voilée !!!




article à retrouver ici
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #34 le: 01 juillet 2011 à 12:25:09 »
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Consignes ambiguës : les correcteurs du brevet appelés à l'indulgence

Couacs, fraudes et incidents divers ont émaillé la tenue de concours, examens ou évaluations cette année. Après la fraude massive au bac S, l'épreuve de BST annulée pour "irrégularités", c'est désormais au tour du brevet d'être perturbé par des problèmes d'organisation.

Une des consignes d'un sujet de l'épreuve de français du brevet, passée mardi matin par les élèves, ne correspondait pas à l'exercice demandé et était "ambiguë". Le ministère a donc passé la consigne aux correcteurs "de ne pas pénaliser" les élèves qui seraient induits en erreur par l'énoncé.

L'intitulé de la rédaction, sujet valant 15 des 40 points de l'épreuve de français, a été changé quelques jours avant l'épreuve car il était trop compliqué.

Mais cela n'a pas été le cas des consignes l'accompagnant, si bien que l'une d'entre elles "pouvait être source d'ambiguïté pour les élèves", a expliqué le directeur général de l'enseignement scolaire (Dgesco), Jean-Michel Blanquer.


"Des consignes orales ont donc été données aux correcteurs de ne pas pénaliser les élèves selon qu'ils ont interprété la consigne dans un sens ou dans un autre", c'est-à-dire s'ils ont rédigé un texte se passant pendant la seconde guerre mondiale ou bien aujourd'hui, a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, le SNES-FSU, principal syndicat des collèges, a regretté cet incident et a demandé au ministère de l'éducation nationale des "consignes claires, publiques et transparentes" pour les correcteurs.


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BTS perturbé : Pécresse annonce une nouvelle épreuve d'ici à la mi-juillet

La ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a annoncé mercredi à l'Assemblée nationale qu'une "nouvelle épreuve" serait organisée "d'ici mi-juillet", pour ceux qui n'avaient pu passer l'épreuve du BTS perturbée dimanche par des étudiants bloqueurs.

Dimanche, 2 500 étudiants franciliens du BTS "Négociation et relation client" (NRC) avaient dû repasser cet examen entaché la première fois de fraudes, mais certains avaient bloqué l'accès au centre d'examen en signe de protestation.

La veille, la ministre avait appelé les étudiants qui estimaient ne pas avoir pu plancher dimanche à se faire connaître pour le cas échéant leur permettre de repasser l'épreuve. Sur les 2 500 candidats d'Ile-de-France convoqués dimanche, "1 115 étudiants ont pu recomposer dans de bonnes conditions", selon le ministère de l'enseignement supérieur.


http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/06/29/bts-perturbe-pecresse-annonce-une-nouvelle-epreuve-d-ici-a-la-mi-juillet_1542629_3224.html#ens_id=1541181
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #35 le: 01 juillet 2011 à 15:53:02 »
CA atteint un niveau d'incompétence jamais vu. c'est magnifique...  :X:
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #36 le: 01 juillet 2011 à 18:04:59 »
De mon temps, un ministre aurait démissionné pour moins que cela !
Maintenant, on lui donne une promo...
La voilà bombardée ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'Etat, et, en prime, porte-parole du Gouvernement !
S'il y a autant de fuites dans son nouveau ministère qu'il vient d'y en avoir dans l'ancien, il va y avoir une avalanche de délits d'initié !

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #37 le: 30 août 2011 à 11:35:26 »
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L'éducation nationale, ce mammouth mis au régime minceur



Politique d'austérité, décentralisation : depuis dix ans, cette administration se remodèle. Non sans conséquences. Par Caroline Brizard.

Vive la rentrée ! Comme chaque année, le ministre de l’Education va faire des annonces, les syndicats vont les dénoncer, ce qui n’empêchera pas les 12 millions d’élèves de retrouver le chemin de l’école le 5 septembre, voire cette semaine pour un certain nombre d’entre eux.

Un rituel immuable, qui masque une vraie révolution. Car depuis dix ans, le mammouth a été mis au régime minceur. On lui a imposé des gains de productivité de 1,5% à 2% par an, comme dans l’industrie. Non seulement des milliers de postes ont été supprimés, mais l’architecture même du ministère a changé. L’Education nationale n’est plus cette administration hyper centralisée où se prenaient toutes les décisions. "Le centre s’est effacé", résume Philippe Tournier, le secrétaire national du syndicat national des chefs d’établissements de l’Education nationale (SNPDEN) lors de sa conférence de presse de rentrée, le 29 août.

Des recteurs font la pluie et le beau temps

Le pouvoir réel est passé aux mains des 30 recteurs, qui font la pluie et le beau temps dans leur académie. Ils ont notamment la charge délicate d’appliquer la politique d’austérité imposée par Bercy. Telle est, résumée en quelques mots, le résultat de l’enquête menée en mars 2011 par le SNPDEN auprès de 1500 collèges et lycées (sur un total de 8.000).  Au ministre de l’éducation : les programmes, les priorités et le budget global. Aux recteurs, tout le reste : les postes à supprimer dans les établissements, les heures supplémentaires à répartir…

Inégalités

Avec des disparités importantes. "Chaque académie fonctionne à sa façon", poursuit Philippe Tournier. Ici, la discussion est ouverte avec les proviseurs. Là, il n’en est pas question, si bien que près d’un chef d’établissement sur cinq n’a aucune idée de la façon dont sa dotation est calculée. Et on trouve des écarts de 10% entre des collèges et lycées totalement identiques.

La mauvaise foi est aussi monnaie courante : 20% des collèges et lycées déclarent que le rectorat a sous-évalué le nombre d’élèves qu’ils accueillent pour réduire les sommes qu’il leur verse. Enfin, l’enquête révèle que, dans cette période de crise, ce sont les établissements qui accueillent les élèves défavorisés qui trinquent plus que les autres.

http://sauvons-lecole.over-blog.com/article-l-education-nationale-ce-mammouth-mis-au-regime-minceur-82878919.html

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #38 le: 30 août 2011 à 11:58:23 »
Excellent, le dessin: c'est tout à fait ça!  :super: Sauf que Chatel a pris le relais, mollement... et semble n'en avoir plus grand chose à f. de l'éducation de ces p'tits cons de Français...  :mrgreen:

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Ecole : quand les postes sautent, c'est l'aide aux élèves qui trinque

Le SNPDEN, syndicat des chefs d'établissement, présentait ce lundi son enquête sur les effets des suppressions de postes répétées.

Comment faire autant avec moins ? C'est le dilemme des chefs d'établissements scolaires, à quelques jours de la rentrée des classes, marquée depuis maintenant dix ans par des baisses d'effectifs. Cette année, ils devront composer avec 16.000 suppressions de postes. Comment, dans ces conditions, boucler les emplois du temps et tenter d'assurer la continuité du service public ? Où couper ? Des suppressions pures et simples de classes à la suspension des cours de soutien faute de mieux... Quelles sont les répercussions pour les élèves ?

«Paradoxalement, les effets ne se voient pas forcément le jour de la rentrée. Mais plus tard, au fil des mois, quand se pose la question du remplacement d'un professeur par exemple», déplore Philippe Tournier, le secrétaire général du syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN). A défaut d'études et de données chiffrées fournies par le ministère, ce syndicat majoritaire des chefs d'établissement a mené une enquête auprès d'un panel de 1500 établissements.

Premier constat: ce sont les cours à effectifs réduits qui trinquent en priorité. «Un tiers des établissements suppriment les opérations d'aide aux élèves», comme l'accompagnement personnalisé, mesure phare de la réforme du lycée de Xavier Darcos. «La politique du ministère n'est pas assumée. Ils suppriment des postes mais ne changent pas leur discours "on fait la même chose qu'avant et même on en fait toujours plus". Il n'y a que rue de Grenelle que l'on peut penser faire pareil avec moins», peste Philippe Tournier. «On lance des projets éducatifs qualitatifs et l'année d'après, on est obligé de les stopper faute de budget. C'est décourageant. L'effet est nul sur le plan pédagogique et dévastateur sur le moral des enseignants», ajoute Catherine Petitot, secrétaire générale adjointe du syndicat.

Les heures sup et le casse-tête des emplois du temps

Autre conséquence de la suppression de postes, le nombre d'heures supplémentaires flambe. Jusqu'à 6% de hausse en un an dans les lycées. En pratique, les heures supplémentaires cumulées représentent en moyenne l'équivalent de neuf postes temps plein au lycée, quatre au collège. «Si demain les professeurs d'un établissement refusent, comme cela leur est permis, de faire des heures sup, il y aura 28 heures non assurables, soit l'équivalent d'une classe sans professeur.»

En pleine prise de tête sur les emplois du temps, un principal de collège, à Marseille, témoigne: «dans l'enveloppe budgétaire qui nous est attribuée, on se retrouve avec de plus en plus d'heures supplémentaires à ventiler. Par exemple, là où j'avais deux postes temps plein de professeur de langue vivante, je suis forcé de demander à l'un des profs de faire des heures supplémentaires et à l'autre d'aller faire six heures de service dans un autre établissement».

Résultat, prévisible: les profs râlent, ils ne sont statutairement pas obligés d'accepter, mais en pratique, un peu forcés de jouer le jeu. «Ils finissent par accepter par conscience professionnelle mais cela ne contribue pas à travailler dans un climat serein», se désole ce principal.

«Chatel, la rentrée, il la regarde de loin»

Selon l'enquête du SNPDEN, les établissements les plus défavorisés sont les plus touchés par ces suppressions de poste. «Les retraits de moyens se font en priorité là où des moyens supplémentaires ont été mis. Cette démarche, qui semble répondre à du bon sens, a pour conséquence redoutable de toucher de plein fouet les établissements déjà fragilisés par leur situation scolaire ou sociale.»

Le syndicat pointe aussi les disparités dans l'attribution des ressources entre les établissements. Tout se décide au niveau des rectorats, qui choisissent d'allouer telle ou telle dotation à tel ou tel établissement, parfois sans réelle justification. 16% des établissements interrogés disent ne pas savoir comment leur dotation est calculée. Cela participe à un climat tendu entre les établissements et le rectorat. Et Philippe Tournier de regretter: «Contrairement à ce que pense l'opinion publique, Chatel, la rentrée, il la regarde de loin. Le ministère ne s'en occupe plus du tout.»


http://www.liberation.fr/societe/01012356766-ecole-quand-les-postes-sautent-c-est-l-aide-aux-eleves-qui-trinque?xtor=EPR-450206

Et en plus...

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Le coût de la rentrée scolaire en hausse de 3,1%

Le coût de la rentrée scolaire est cette année en hausse moyenne de 3,1%, soit «la plus forte depuis 2008», a calculé la Conférence syndicale des familles (CSF) dans sa traditionnelle enquête, publiée mardi, en réclamant à nouveau une TVA à 5,5% sur les fournitures scolaires.

Selon les calculs de cette association, les coûts moyens sont de 122,62 euros en cours préparatoire (CP), 356,96 euros en sixième, 579,36 euros en seconde générale, 829,10 euros en seconde «technologique et industrielle» ou encore 725,80 euros en seconde «bac pro industriel».

A titre d'exemple, pour une famille de trois enfants (CM2, 6e, 4e) avec un parent travaillant 35 heures par semaine au Smic, et les différentes aides prises en compte, la rentrée scolaire représente 36,6% du budget de septembre.

Quant aux achats en ligne, «ils ne coûtent pas moins chers», assure l'association, un «panier de fournitures» valant en moyenne «11,7% de plus» sur internet qu'en magasin, selon ses calculs.

Cette enquête, que la CSF réalise pour la 38ème année, est fondée sur le relevé de 4.090 références par 240 familles.

Selon Familles de France (FDF), l'autre association qui a publié sa propre enquête il y a deux semaines, la hausse du coût de la rentrée pour un enfant entrant en sixième est de 6,8%, à quelque 187 euros. Mais FDF ne prend en compte que les fournitures scolaires stricto sensu quand la CSF ajoute vêtements, équipement sportif, manuels et autres frais comme l'assurance.

L'Allocation de rentrée scolaire (ARS) a augmenté cette année de 1,5% «mais sa modulation n'est pas satisfaisante», déplore encore la CSF: «En effet si elle couvre largement les frais en primaire, ce n'est pas le cas au collège et encore moins pour les lycées».

L'ARS a été versée, à partir du 19 août, à hauteur de 284,97 euros pour les 6-10 ans, 300,66 pour les 11-14 ans et 311,11 pour les 15-18 ans.

(Source AFP)


http://www.liberation.fr/societe/01012356953-le-cout-de-la-rentree-scolaire-en-hausse-de-3-1?xtor=EPR-450206
« Modifié: 30 août 2011 à 12:04:13 par sarkonique »
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #39 le: 30 août 2011 à 12:14:51 »
1) Associer sarkozy et l'éducation, c'est le même rapport qu' associer un chat avec l'eau  !!!

2) Souvenir souvenir : le discours de sarko sur l'égalité républicaine en matière d'éducation pendant que le fiston allait trouver un "stage en or" à l'EPPAD

Nicolas très "élégant" envers Jean ou La splendeur des Sarkozy
:mdr1: :mdr1: :mdr1:

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #40 le: 22 septembre 2011 à 13:15:54 »
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Pau : l'Education nationale condamnée pour licenciements abusifs

Les employés de vie scolaire étaient sous-payés. En contrepartie, ils devaient être formés. L'obligation non remplie, considère le tribunal, les contrats se transforment en CDI

La chambre sociale de la cour d'appel de Pau vient de condamner le ministère de l'Education nationale à verser entre 6.500 euros et 9.000 euros à quatre anciens employés de vie scolaire qui ont travaillé pendant deux ans dans des écoles de Pau et de Sauvagnon, jusqu'à ce que leurs contrats ne soient plus renouvelés.

Depuis plusieurs années déjà, l'Education nationale utilise des contrats précaires de deux ans renouvelables pour l'emploi d'EVS ou d'AVS chargés de tâches administratives ou afin d'accueillir des élèves handicapés. Mais ces contrats, basés sur les modèles des contrats d'avenir ou d'aide à l'emploi, payés en dessous du SMIC, incluent une obligation de formation afin de trouver un travail à l'issue.

C'est sur ce point que l'Education nationale vient d'être condamnée pour n'avoir pas formé ses propres employés... « Automatiquement, si l'obligation de formation n'est pas respectée, ces contrats se transforment en CDI, explique Me Jean-Michel Gallardo, du barreau de Pau, qui défendait les EVS en lien avec le comité des précaires de l'Education nationale des Pyrénées-Atlantiques. « A partir du moment où les contrats n'ont pas été renouvelés, cela s'apparentait à un licenciement abusif », poursuit l'avocat. D'autres décisions du même type sont déjà tombées en France. Et dans les Pyrénées-Atlantiques, deux autres dossiers soutenus par le Comité des précaires sont encore pendants.



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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #41 le: 22 septembre 2011 à 13:27:45 »
Et bien j'espère que cela va faire jurisprudence pour tous les emplois jetables qui ont été créés pour le fun .J'ai l'impression depuis quelques temps que le droit du travail se réveille . C'est langoureux mais bon....merci Raja :fleur2:tu ne peux pas t'imaginer à quel point cette info me fait plaisir .C'est insuffisant mais c'est un bon début .
"Souvenez-vous pour toujours des noms de ceux qui ont refusé ce combat ou, pire, qui ont préféré relayer les arguments calomnieux et anti-communistes de l'extrême-droite contre nous." Jean-luc Mélenchon

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #42 le: 22 septembre 2011 à 21:21:43 »
 :super:  :frime1:
Cela me rappelle une collègue, aujourd'hui à la retraite, qui m'avait accueilli en me rappelant que l'Etat était le premier maquereau de France...  :mrgreen:
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #43 le: 30 septembre 2011 à 12:58:30 »
C'est bien connu: il n'y a que les c. qui ne changent pas d'avis...  :mrgreen:

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Fonte des profs : Chatel persiste et signe
Rebond de colère syndicale après l’annonce de la suppression de 14 000 postes en 2012.


Par Véronique Soulé

Rentrée scolaire à l'école Harouys à Nantes, le 05 septembre 2011 (AFP Frank Perry)

Vingt-quatre heures à peine après une mobilisation réussie dans l’Education, l’annonce du projet de budget 2012 a provoqué hier la colère des syndicats. Indifférent aux protestations, le gouvernement a maintenu la suppression de 14 000 postes l’an prochain au nom de la réduction de la dette publique. Au total, quelque 80 000 postes auront ainsi disparu depuis 2007.

A la suite de ce que le ministère appelle un «dialogue de gestion» avec les recteurs, censé améliorer l’efficacité du système et surtout conduire à des économies, les coupes se répartissent ainsi : 5 700 postes supprimés dans le primaire, 6 550 dans le secondaire, 1 350 dans le privé et 400 dans les services administratifs. Le ministère n’a pas su dire combien on attendait d’élèves supplémentaires à la rentrée 2012. Mais avec le dynamisme démographique de la France, les effectifs devraient continuer de gonfler.

«Leviers». Comme les années précédentes, le ministère assure que l’on fera dans la dentelle et qu’il reste encore des marges à grignoter sans pour autant s’attaquer à la qualité de l’enseignement. Les recteurs, qui sont les personnages clés dans cette affaire, devront trouver les «leviers à actionner» pour récupérer des postes. Comme cette année, les économies porteront notamment sur les effectifs des classes qui vont continuer d’augmenter, sur les enseignants qui ne sont pas affectés à une classe - comme les Rased (maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire) -, sur les intervenants en langues étrangères en primaire qui, selon le ministère, n’ont pas fait leurs preuves. Autres postes d’économies : les options rares, qui vont être regroupées dans un seul établissement du secteur, la scolarisation des moins de 3 ans, qui va continuer de chuter, et enfin les remplacements.

Classe unique. Sous la pression des élus locaux mobilisés pour sauver leurs écoles - les maires mais aussi les sénateurs voyant venir les élections -, Nicolas Sarkozy s’est engagé à «sanctuariser» le primaire en 2012, c’est-à-dire à ce qu’il y ait autant d’ouvertures que de fermetures de classes - 1 050 ont déjà disparu à cette rentrée. Mais on se demande comment il va pouvoir tenir sa promesse. Les écoles rurales à classe unique et toutes celles avec de faibles effectifs, dont certaines ont déjà été menacées cette année et se sont battues, risquent d’être les premières victimes.

Si les «leviers» habituels ne suffisaient pas, le ministère a d’autres idées. Ainsi, a expliqué le directeur de cabinet du ministre Luc Chatel, il n’est pas raisonnable, financièrement, d’«avoir à cette rentrée 3 000 places vacantes de BTS (brevet de technicien supérieur) ou des classes préparatoires avec 4 ou 5 élèves». «C’est nous qui payons les professeurs», a-t-il précisé, même s’il s’agit d’enseignement supérieur.

«Il est encore temps d’agir», estime le Snuipp-FSU, principal syndicat du primaire, qui a appelé hier «les parlementaires à revoir la copie du gouvernement» en ne votant pas le budget. «Pour Luc Chatel, la vraie question aujourd’hui c’est le sur-mesure, ironise le syndicat Unsa-Education, mais cela fait longtemps que le gouvernement n’ajuste plus : il met en pièces.»


http://www.liberation.fr/societe/01012362890-fonte-des-profs-chatel-persiste-et-signe?xtor=EPR-450206
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #44 le: 30 septembre 2011 à 14:23:22 »
tout ça c'est juste pour aligner le niveau des français sur celui du camembert : il est interdit d'être plus intelligent que lui ! :diable:
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

 La neutralité favorise toujours l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté » (E. Wiesel).

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #45 le: 04 octobre 2011 à 10:00:23 »
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Fronde contre le programme d'histoire-géo de première

Comment faire en un an à peu près ce que l'on faisait en deux ans, en plus devant des élèves de séries différentes dont certains passeront la matière au bac à la fin de l'année et d'autres non ? A la suite de la réforme de la classe de première, les professeurs d'histoire-géo sont face à ce défi. Et protestent contre un programme indigeste.

 L'une des principales nouveautés de la première qui se met en place à cette rentrée dans le cadre de la réforme du lycée, est l'introduction d'un tronc commun aux élèves de S, L et ES. Il s'agit de 15 heures de cours au total, en français, histoire-géo, langues vivantes, EPS (éducation physique et sportive) et ECJS (éducation civique).

L'idée, selon les concepteurs de la réforme, est de permettre aux lycéens qui se seraient trompés de filière de changer et de passer dans une autre sans être trop perdus.

Pour ses détracteurs, le but est tout autre: en regroupant les séries, on peut entasser davantage d'élèves, par exemple compléter une classe de S avec des élèves de L, des ES avec des L (toujours les moins nombreux), etc. Et on économise des profs...

Le problème est que - autre nouveauté - les S vont désormais passer l'histoire et la géographie au bac en  première. Les L et les ES poursuivront, eux, en terminale tandis que la matière deviendra optionnelle pour les S  - cela avait provoqué un tollé dans les milieux histoirens en 2009, sans aucun effet.
Pour écrire le nouveau programme de première d'histoire-géo - 4 heures par semaine -, on a dû faire avec, notamment en songeant aux S qui risquent de s'arrêter là. Or, auparavant ils avaient 2 heures et demie par semaine en première, et autant en terminale. Résultat: il a fallu comprimer le programme.

Pour illustrer les problèmes que cela pose, voici des extraits d'un courrier d'un professeur d'histoire-géographie du lycée Juliette Récamier de Lyon, Jérôme Trésallet:

En début d'année, "l'élève de première sera plongé dans la guerre totale et ses remèdes pendant seize heures (c'est-à-dire un mois), de l'attentat de Sarajevo en 1914 jusqu'à la mort de Ben Laden en passant par la Seconde Guerre Mondiale. Tous ces conflits sont totaux, selon le nouveau programe. Pourtant ces guerres n'ont ni causes, ni enjeux, ni conséquences. De toute façon, nous n'aurons pas le temps de les expliquer !

Les seules conséquences à enseigner devront être les volontés successives des Etats de construire une paix durable à travers la SDN et l'ONU ... tout en démontrant l'échec (cf. Al Qaïda).

Après un mois passé dans le "le sang et les larmes", la totalitarisme doit ête présenté aux élèves en mélangeant naturellement et de façon thématique les expériences fasciste, nazie et communiste. On comprendra enfin les causes de l'extermination des Juifs évoquée rapidement (comme tout le reste !) dans la leçon précédente.

Dans un manuel, on pourra même trouver sur une même page les paroles de l'Internationale, préexistante à l'URSS et les lois de Nüremberg excluant les Juifs de la société allemande. De l'aberration à la malhonnêteté intellectuelle, il n'y a qu'un pas ! Cette leçon se termine sur la sortie du totalitarisme avec une étrange mise en parallèle de la dénazification et des politiques menées par Khrouchtchev et Gorbatchev.

Mais le problème ne se limite pas aux cours. Comment concevoir des contrôles à partir de leçons qui mettent dans un même sac Hitler et Ben Laden, Nüremberg et Boris Eltsine ?"

Le 21 septembre, le Snes-FSU a lancé une pétition, dénonçant "un programme insoutenable qui dénature la discipline et nos métiers". "Il faudrait en 120 heures couvrir 48 "questions" ou études en histoire et en géographie, ce qui fait en moyenne 2 heures et demi chacune. Or chacune peut donner lieu à un sujet au bac pour la série S", soulignent les signataires.

Le Snes demande que pour l'épreuves anticipée de juin 2012, il y ait "une liste limitative" de sujets possibles, puis que tout le programme soit revu.

Le 29 septembre, Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT a adressé une lettre ouverte au ministre Luc Chatel, évoquant "les légitimes interrogations et inquiétudes". Il demande qu'il y ait en juin 2012 "un choix plus grand dans les questions portant sur le programme, afin ne pas sanctionner les élèves qui n'auront pas sacrifié au rite du bachotage".

Au delà, il réclame une "réflexion approfondie" sur le bac: "il serait grand temps d'en finir avec les épreuves marquées par un encyclopédisme de façade". Mais là, c'est un autre débat et tout le monde est loin d'être d'accord.


http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2011/10/programme-d-histoire-geo-trop-c-est-trop-.html?xtor=EPR-450206
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #46 le: 04 octobre 2011 à 11:34:17 »
Mon programme : un an de seconde consacré à la 1ère Guerre Mondiale, un an de première consacré à le 2ème, indispensable pour appréhender la seconde moitié du 20e siècle en terminale (guerres coloniales, guerre froide, balkans, terrorisme...)
Votez pour moi. :fleur1:
« Modifié: 04 octobre 2011 à 11:36:10 par timbur »
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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #47 le: 04 octobre 2011 à 14:27:52 »
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Si les «leviers» habituels ne suffisaient pas, le ministère a d’autres idées. Ainsi, a expliqué le directeur de cabinet du ministre Luc Chatel, il n’est pas raisonnable, financièrement, d’«avoir à cette rentrée 3 000 places vacantes de BTS (brevet de technicien supérieur) ou des classes préparatoires avec 4 ou 5 élèves». «C’est nous qui payons les professeurs», a-t-il précisé, même s’il s’agit d’enseignement supérieur.
Heu...Quelles classes préparatoires avec 4 ou 5 élèves ? Où ça ? IL a des exemples ? Y en a-t-il au moins une en France ?  :fache: :rougefache: :fache: :rougefache:

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En début d'année, "l'élève de première sera plongé dans la guerre totale et ses remèdes pendant seize heures (c'est-à-dire un mois), de l'attentat de Sarajevo en 1914 jusqu'à la mort de Ben Laden en passant par la Seconde Guerre Mondiale. Tous ces conflits sont totaux, selon le nouveau programe. Pourtant ces guerres n'ont ni causes, ni enjeux, ni conséquences. De toute façon, nous n'aurons pas le temps de les expliquer !

Les seules conséquences à enseigner devront être les volontés successives des Etats de construire une paix durable à travers la SDN et l'ONU ... tout en démontrant l'échec (cf. Al Qaïda).

Après un mois passé dans le "le sang et les larmes", la totalitarisme doit ête présenté aux élèves en mélangeant naturellement et de façon thématique les expériences fasciste, nazie et communiste. On comprendra enfin les causes de l'extermination des Juifs évoquée rapidement (comme tout le reste !) dans la leçon précédente.

Heu... Je viens de juste de décider de ne pas envoyer mon enfant (si j'en ai un jour) à l'école. Pas à cette école en tout cas. Je sais que les professeurs n'y sont pour rien, mais là...  :happy1: :aille2: :happy1: :aille2: :hurt1: :hurt1: :hurt1:

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #48 le: 12 octobre 2011 à 17:35:06 »
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Frictions à l'école un mois après la rentrée
Les syndicats avaient prévenu: les suppressions de postes ont des conséquences désastreuses et très concrètes dans les classes. Revue des problèmes.

 
Le ministre de l'Education Luc Chatel a beau dire, l'école ne va pas fort. Un mois après la rentrée, les coupes budgétaires à répétition (encore 16.000 suppressions de postes cette année) ont des conséquences désastreuses et très concrètes : fermetures de classes en pagaille, profs non remplacés, classes surchargées... Le malaise est perceptible à tous les niveaux. Nombre d'enseignants (débutants comme expérimentés) sont désabusés et seront dans la rue à nouveau ce mardi. Des parents d'élèves se révoltent et les lycéens commencent à se mobiliser ici et là. Revue des problèmes et signes de tension, dans le désordre.

Les profs manquent à la pelle
Katherine, parent d'élève, croisée dans la manif parisienne le 27 septembre dernier, se désolait de voir son fils — «en quatrième dans un collège plutôt bien loti» de Courbevoie dans les Hauts-de-Seine — sans prof de maths depuis la rentrée. «En arrêt maladie et toujours pas de remplaçant...» Un cas loin d'être isolé. Dans plusieurs académies, les rectorats tentent de faire face à la pénurie d'enseignants dans les collèges et lycées, en recrutant des personnels sous-qualifiés. A coups de campagnes d'affichage dans les facs pour trouver des étudiants prêts à faire des remplacements, petites annonces au Pôle emploi ou sur leboncoin.fr. [Enquête à lire ici.]

Quant aux profs titulaires, ils se retrouvent à empiler les heures sup contraintes pour limiter les dégâts. Dans le primaire, la situation n'est guère plus reluisante. La FCPE (principale fédération de parents d'élèves) estime qu'avec la suppression de 6 000 postes de remplaçants, «75 000 enfants risquent de se retrouver sans enseignant» si leur prof tombe malade. La situation ne devrait pas s'arranger si l'on s'en tient à l'annonce du budget 2012 (14.000 suppressions de postes prévues).


Des classes surchargées
Chatel a beau essayer de convaincre que l'on peut faire aussi bien avec moins de profs, l'équation ne tient pas. Au collège, la génération issue du baby-boom du début des années 2000 arrive en sixième, «ce qui signifie entre 30 000 et 35 000 élèves de plus pour 2 000 à 3 000 enseignants en moins», selon les estimations de la FCPE. Le ministère de l'Education, qui a toujours des statistiques rassurantes à brandir, annonce le chiffre moyen de 24,2 élèves par classe au collège en cette rentrée contre 24 en 2010, soit une petite hausse de 0,2 élève par classe.

Sauf que derrière ces moyennes se cachent des inégalités: on ne compte plus les classes de sixième qui dépassent les trente élèves, les maternelles n'accueillent pratiquement plus les moins de trois ans faute de places disponibles... Les parents d'élèves se mobilisent un peu partout. [Tribune signée par des collectifs de parents d'élèves, publiée dans Libé le 26 septembre]

Le privé n'est pas épargné
Fait inédit et signe de l'ampleur du malaise, le 27 septembre dernier, six des sept syndicats du privé ont appelé à joindre à la journée de grève pour dénoncer les suppressions de poste. «Depuis 2008, le privé a perdu 5000 postes. Et la ponction annoncée pour 2012 serait de 1300 nouvelles suppressions, explique Bruno Lamour, secrétaire général de la Fep-CFDT, principale fédération des enseignants du secteur privé sous contrat. On est au-delà des querelles idéologiques entre enseignement public et privé: il s'agit de défendre une école de qualité, c'est une lutte commune.» [Intégralité de l'interview à lire ici.]

Les enseignants, en manque de reconnaissance
Comme lors de la précédente rentrée, les petits nouveaux, ces profs stagiaires qui ont débarqué le jour de la rentrée sans aucune formation (résultat de la fameuse réforme de masterisation), sont en difficulté. Mais les enseignants qui ont un peu plus de bouteille, sont aussi nombreux à être découragés et/ou désabusés. Au delà de la dégradation de leurs conditions de travail, ils se plaignent d'un manque de reconnaissance, à la fois salariale et institutionnelle. La France est l'un des rares pays où le salaire moyen réel des profs n'a pas augmenté depuis 1995, rappelait l'OCDE dans une récente étude.

«Les enseignants se prolétarisent», assurent par ailleurs Guy Dreux et Francis Vergne, membres de l'institut de recherches de la FSU. Dans une tribune publiée le 16 septembre dans Libé, ils expliquent que les profs «sont de plus en plus dépossédés du sens et du contenu de leur mission». La rédaction de Libération reçoit un tas de courriers d'enseignants exprimant leurs découragements. Nous en avons publié une sélection [à lire ici] Certains profs en viennent à quitter l'Education nationale et changer complètement de métier. [Témoignages ici]

Hic sur les programmes
D'abord, il y a eu ce débat sur les manuels de première en SVT  (sciences de la vie et de la terre) qui aborde la «théorie du genre sexuel», insistant sur la dimension culturelle de l'identité sexuelle. Grosse colère et mobilisation de la droite catho depuis le printemps dernier et qui a gagné en septembre les rangs de l'assemblée.

De leur côté, les profs d'histoire-géo protestent contre un programme indigeste, confrontés à une équation insoluble: comment faire en un an à peu près ce que l'on faisait en deux ans, en plus devant des élèves de séries différentes dont certains passeront la matière au bac à la fin de l'année et d'autres non ? [A lire sur le blog C'est classe]

Lycées sous tension
Retour dix jours en arrière. Une rumeur sur la suppression de vacances se propage via les SMS et Facebook. En quelques heures, plusieurs lycées en région parisienne, dans le nord et l'est de la France, sont bloqués. La semaine dernière, nouveaux blocages, cette fois à Paris uniquement, sans mot d'ordre très défini. Un tout: des classes surchargées, des redoublants priés d'aller voir ailleurs faute de place... La mobilisation est encore sporadique mais témoigne d'un malaise.


http://www.liberation.fr/societe/01012364835-frictions-a-l-ecole-un-mois-apres-la-rentree?xtor=EPR-450206
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Hors ligne sarkonique

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Re : Sarkozy et l'éducation
« Réponse #49 le: 12 novembre 2011 à 14:01:31 »
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La République contre son École de Muriel FITOUSSI, Eddy KHALDI

Certains, après la sortie de « Main basse sur l’école publique », (1) n’ont pas voulu croire, au moins dans un premier temps, dans la radicalité des postulats et parti-pris idéologiques qui avaient présidé, comme nous le dénoncions alors, aux mesures initiées par Xavier Darcos. Puis la « fusée des réformes » a décollé, et les yeux de nombreux citoyens, au-delà même de la communauté éducative, ont été décillés. Les atteintes graves au service public d’éducation se sont succédées à un rythme infernal, de la suppression annoncée de la carte scolaire à une survie problématique des IUFM et des maternelles, de la confirmation, pour les communes, d’une obligation de chèque-éducation au bénéfice des établissements privés, au plan banlieue encourageant la création de nouvelles écoles privées catholiques, en passant, bien sûr, par des suppressions de postes d’enseignants (dont les RASED) planifiées sur au moins deux années, par dizaine de milliers, entraînant, ici, des suppressions de classes et même d’écoles, là, l’explosion des effectifs par classes, pour le public.

Une vigilance démocratique s’est fait jour au fil de l’automne 2008, authentique réveil citoyen, soucieux de voir survivre l’idéal républicain d’une école publique, gratuite et laïque. Des parents d’élèves s’inquiètent ainsi de ce qui apparaît a minima, comme un désinvestissement des pouvoirs publics, de sa mission éducative, pourtant inscrite dans la Constitution. Certains s’interrogent avec acuité : « Aujourd’hui, nous pouvons légitimement nous poser la question : l’Etat a-t-il toujours les mêmes ambitions en ce qui concerne l’instruction de ses citoyens et l’intérêt commun de la société portés par un service public d’éducation de qualité soutenu par une volonté politique forte ? »

Réveil significatif d’une prise de conscience nouvelle et qui se généralise, du fait que les coups portés à l’institution-Ecole font partie d’un plan d’ensemble dont la perspective et les fins non seulement, ne sont pas portées au débat public, mais sont tout bonnement occultées. Prise de conscience d’autant plus inquiète, que, comme nous l’avons déjà pointé du doigt, plus personne aujourd’hui, ne pose plus sur la table, une question public-privé prétendument dépassée.

A l’heure d’une rigueur inégalée, qui pour reprendre l’expression d’observateurs, s’est aujourd’hui « attaquée à l’os » du service public d’éducation, jamais dans le même temps, l’Etat n’avait autant organisé la concurrence de son propre service public.

Certes, la République n’est plus aussi directement exposée qu’elle a pu l’être en diverses occasions de son histoire, de ses débuts, à l’obscure parenthèse de Vichy. Cependant, en changeant ainsi radicalement la conception de son école, en son organisation, en ses finalités et ses missions, c’est l’âme même de cette « République sociale », rétablie après-guerre, qui est altérée par le détournement actuel des principes d’égalité, de laïcité et de liberté de conscience. « On n’enseigne pas la liberté, et en premier lieu la liberté de conscience, quand l’enseignement repose sur un dogme prétendant détenir à lui seul la vérité absolue. Et on n’enseigne pas l’égalité quand c’est l’argent qui fait la différence de l’accueil au service des élites et des gens fortunés. »

Alors qu’une forme d’omerta entoure la question scolaire Public-privé, ce livre a ainsi, vocation à faire vivre le débat démocratique, en opposant à la mort programmée de l’école publique et laïque, une contre-offensive citoyenne et républicaine.

La République contre son école , Eddy KHALDI, Muriel FITOUSSI, Demopolis, 14 novembre 2011.

(1) Le Monde,27 septembre 2011, article de Maryline Baumard : « Dans Main basse sur l’école publique, un livre à succès sorti à la rentrée 2008, Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi montraient que l’école privée était instrumentalisée pour concurrencer et démanteler le service public »

Visitez le site : http://www.la-republique-contre-son-ecole.fr/


http://www.legrandsoir.info/la-republique-contre-son-ecole.html
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