Auteur Sujet: Affaire Karachi  (Lu 63503 fois)

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #150 le: 05 mars 2012 à 18:11:03 »
Citer
[video] - [Karachi : enquête sur un trésor de guerre]
PIÈCES A CONVICTION
France 3 / 7.02.2012

"Affaire Karachi enquête sur un trésor de guerre"

Présenté par Patricia Loison. Un documentaire Ligne de Mire productions. Débat en plateau avec le réalisateur et Sandrine Leclerc, fille de victime de l'attentat du 8 mai 2002.

Partie 1
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xognkb" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xognkb</a>

Partie 2
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xognlm" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xognlm</a>

Partie 3
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xogovt" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xogovt</a>
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #151 le: 28 mars 2012 à 12:14:39 »
Citer
[revue de presse] - [121] - [12 février - 27 mars 2012]
1. LES SUITES JUDICIAIRES

LES FAMILLES DE VICTIMES PARTIES CIVILES DANS LE VOLET FINANCIER
L'express / 08.03.2012
"Le juge Roger Le Loire, qui instruit avec Renaud Van Ruymbeke l'enquête sur d'éventuelles rétrocommissions en marge de contrats d'armement avec le Pakistan et l'Arabie Saoudite, a rendu une ordonnance dans laquelle il juge recevable la demande des familles, a-t-il précisé. "C'est une victoire pour les familles des victimes, d'autant plus que les magistrats ont jugé cette demande recevable contre l'avis du parquet", a dit Me Morice à l'AFP, confirmant une information du Monde.

Les familles seront reçues lundi après-midi par le juge Le Loire. Le parquet peut encore faire appel de cette décision des magistrats financiers. Les deux juges enquêtent sur le versement d'éventuelles rétrocommissions en marge des contrats de sous-marins Agosta et de frégates Sawari II soupçonnées d'avoir alimenté la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Ils s'intéressent également à une éventuelle subornation de témoins visant l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, soupçonné d'avoir fait pression sur sa femme..."
suite de l'article: http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/karachi-les-familles-de-victimes-parties-civiles-dans-le-volet-financier_1091301.html

Autres articles :
- UN RESCAPÉ DE L'ATTENTAT DE KARACHI ENTENDU PAR LA DCRI
AFP Le point / 28.02.2012



2. FRANÇOIS HOLLANDE REÇOIT LES FAMILLES

KARACHI: FRANCOIS HOLLANDE S'ENGAGE A LEVER LE SECRET DÉFENSE
La voix du Nord / 13.03.2012
"L'attentat de Karachi est l'objet de deux informations judiciaires, l'une sur l'attentat conduite par le juge antiterroriste Marc Trévidic, l'autre confiée à deux juges financiers qui enquêtent sur des soupçons de rétrocommissions en marge de deux contrats d'armement, dont la vente de sous-marins au Pakistan, ayant pu alimenter la campagne d'Édouard Balladur en 1995.

Un dossier extrêmement sensible sur lequel François Hollande s'est engagé hier, s'il est élu, à autoriser la levée du secret-défense sur tous les documents le concernant l'affaire Karachi et à laisser les juges travailler « en toute indépendance », selon Magali Drouet, une porte-parole des familles de victimes.

Seul bémol : cette levée du secret défense se fera « à condition que cela ne mette pas en danger la sûreté de l'État », a indiqué François Hollande au cours d'une rencontre avec les membres de familles des victimes.

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xpevhk" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xpevhk</a>
Reportage France3 Basse Normandie / Stéphanie Potay Sylvain Rouill / 13.03.2012

François Hollande a également promis d'étendre la protection statutaire des victimes d'attentat à leurs proches. « Les frais judiciaires sont très lourds », a rappelé Magali Drouet. Priée de dire si les familles rencontreraient d'autres candidats, cette dernière a répondu : « Il y a des personnes que je refuserai de voir et je ne donnerai pas les noms, sauf pour Nicolas Sarkozy. Je refuserai catégoriquement de le voir, cela fait trois ans que nous avons demandé à être reçus et à chaque fois il a refusé. Je ne vois pas pourquoi il accepterait si ce n'est pour grappiller un ou deux points dans les sondages. » Elle a rappelé que les familles avaient été reçues en avril 2008 par Nicolas Sarkozy avant que l'affaire Karachi ne devienne une affaire politique : « Il avait promis de nous recevoir une fois par an et à partir du moment où des éléments ont mis en cause des proches du chef de l'État, à savoir en particulier Édouard Balladur, il n'a plus été question de nous recevoir et la séparation des pouvoirs nous a été opposée systématiquement », a-t-elle indiqué.

 La porte-parole de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, a raillé l'engagement de François Hollande : « Quand François Hollande dit "« Je rendrai publics tous les documents sauf ceux qui ne sont pas compatibles avec la sûreté de l'État", il propose de faire exactement la même chose, ni plus ni moins, que ce qui a été fait par le président de la République, a -t-elle déclaré hier. Les documents ont systématiquement été déclassifiés quand la commission donnait son feu vert.  a a été le cas dans la plupart des cas et les rares fois où la commission ne l'a pas donné, c'est justement au nom de la sûreté de l'État. »
lien direct: http://www.lavoixdunord.fr/Election-presidentielle-2012/2012/03/13/article_affaire-karachi-francois-hollande-s-enga.shtml

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xpebvh" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xpebvh</a>
BFMTV, 13.03.2012


3. TAKIEDDINE CONTRE-ATTAQUE LA CHIRAQUIE

KARACHI: TAKIEDDINE DÉNONCE UNE TENTATIVE D’ÉLIMINATION DE SARKOZY
Metro / 08.03.2012
"Mis en examen dans l'affaire Karachi, Ziad Takieddine publie un livre dans lequel il dénonce une instrumentalisation contre Nicolas Sarkozy et pointe du doigt le camp chiraquien..."
suite de l'article: http://www.metrofrance.com/culture/karachi-takieddine-denonce-une-tentative-d-elimination-de-sarkozy/mlch!pcvMqtFHjW84M/

TAKIEDDINE CHEZ ZEMMOUR ET NAULLEAU
http://livestre.am/1kBgP


KARACHI : DE PLUS EN PLUS PRES DE JACQUES CHIRAC
Le Parisien, Thibault Raisse, 25/02/2012
"...Selon nos informations, les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, chargé du volet financier de l’affaire Karachi, ont lancé en fin d’année une commission rogatoire internationale sur trois versements opérés par la France sur un compte bancaire suisse entre 1997 et 2000.

Ces nouvelles investigations confirment l’accélération de l’enquête sur des commissions liées à des ventes d’armes après 1995, soit après l’élection de Jacques Chirac à l’Elysée. Une hypothèse sur laquelle les magistrats ont obtenu l’autorisation d’enquêter via un réquisitoire supplétif délivré le 25 novembre dernier par le parquet de Paris. Explications.



De quoi s’agit-il ? Les juges d’instruction ont saisi la justice suisse pour enquêter sur un versement d’un peu plus de 85 MF (13 M€) effectués par la Sofresa, une société française dépendante du ministère de la Défense, dans le cadre du contrat d’armement Sawari II signé en 1994 avec l’Arabie saoudite. Cette somme a été créditée sur le compte d’une filiale du Crédit agricole à Lausanne en trois fois : 118000 F en 1997 (18000 €), 50 MF (7,6 M€) en 1999 et 35 MF (5,3 M€) en 2000. Le compte appartient à Parinvest, une société du groupe saoudien Bughsan (lire encadré). Les juges s’interrogent : s’agit-il de commissions? A qui étaient-elles destinées? Le résultat des investigations de la justice suisse est attendu dans les toutes prochaines semaines.

Dès 2009, l’enquête sur l’attentat de Karachi a mis au jour un système de versement de commissions sur des ventes d’armes entre la France et l’Arabie saoudite, un système — à l’époque légal — mis en place par le gouvernement d’Edouard Balladur jusqu’en 1995. Il s’agissait de rémunérer des intermédiaires afin de remporter le contrat Sawari II. A son arrivée au pouvoir, Jacques Chirac met fin au versement des commissions. C’est du moins ce qu’affirment Dominique de Villepin, alors secrétaire général de l’Elysée, et Charles Millon, ministre de la Défense. Mais l’enquête des juges met à mal cette version lorsqu’ils découvrent de nouveaux versements opérés par la France après 1995. Selon deux témoins du dossier, ces 85 MF correspondent en fait à des commissions destinées à de nouveaux intermédiaires liés aux réseaux chiraquiens. Les investigations lancées en Suisse visent à vérifier cette hypothèse.

Si cette hypothèse est avérée, les juges devraient réentendre notamment Dominique de Villepin sur les destinataires finaux de ces sommes. En septembre, un ancien dirigeant de la Sofresa avait affirmé que « le réseau Bugshan avait été imposé par des ordres supérieurs ». Si ce témoin s’est mystérieusement rétracté, l’intermédiaire en vente d’armes Ziad Takieddine a confirmé cette version devant les juges, et pointé les liens entre Villepin et Ali Bugshan, par ailleurs décoré de la Légion d’honneur par Jacques Chirac en 2004. Interrogé le 9 janvier par les juges, Villepin a balayé cette hypothèse, reconnaissant simplement « avoir fait la connaissance de Bugshan dans [ses] fonctions d’avocat début 2008 ». "
lien direct: http://www.leparisien.fr/faits-divers/karachi-de-plus-en-plus-pres-de-jacques-chirac-25-02-2012-1877731.php

Autre article :
- CAMPAGNES DE BALLADUR ET CHIRAC EN 1995: SOUVENIRS D'UNE ARNAQUE, Les inrockuptibles / 23.02.2012


4. BONUS


KARACHI VU DEPUIS WASHINGTON
Guillaume Dasquié OWNI 17/01/2012
"Dès le 8 mai 2002, les services américains estimaient que l’attentat de Karachi ne ressemblait à aucun autre intervenu dans la mégapole pakistanaise. OWNI révèle 28 pages de notes du consulat américain de Karachi en relation directe avec l’attentat contre le bus de la DCN. Et permettant d'évoquer l'implication des forces paramilitaires pakistanaises... "
article complet avec les notes: http://owni.fr/2012/01/12/karachi-vu-par-washington/
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5841
Re : Affaire Karachi
« Réponse #152 le: 15 mai 2012 à 15:08:03 »
Et bien  8|.... je ne m'attendais pas à voir apparaitre ce genre d'info dés aujourd'hui, jour de la passation de pouvoir

Citer
Karachi: Thierry Gaubert mis en examen pour blanchiment aggravé

Cet ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy a déjà été mis en examen en septembre par les juges parisiens qui enquêtent sur un éventuel financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur en 1995.

Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy, a annoncé ce mardi avoir été mis en examen pour blanchiment aggravé dans le cadre du volet financier de l'affaire Karachi. 

Il a qualifié cette décision d'"absurde". "Après m'avoir mis en examen pour recel d'abus de biens sociaux, pour des sommes prétendument de M. Takieddine, le juge Van Ruymbeke vient de me mettre en examen pour blanchiment pour des sommes que j'aurais soi disant dépensées", a-t-il déclaré à la sortie du bureau du juge, à l'AFP et à I-Télé.

Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly en 1983 puis au ministère du Budget (1993-1995), M. Gaubert avait déjà été mis en examen en 2011 pour recel d'abus de biens sociaux et subornation de témoin, dans l'enquête sur le volet financier de Karachi. 

Devant les enquêteurs et les juges, Hélène Gaubert avait évoqué l'implication de son mari dans un possible financement illicite de la campagne d'Edouard Balladur de 1995, en parlant de voyages à Genève de son époux avec Ziad Takieddine, et de remises d'argent à Nicolas Bazire, directeur de campagne de l'ancien Premier ministre.

MM. Takieddine et Bazire ont également été mis en examen par les juges. 
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Affaire Karachi
« Réponse #153 le: 16 mai 2012 à 13:35:03 »
il faut dire aussi que j'avais raté pas mal d'épisodes de la période des présidentielles, du coup la découverte d'un talon du fameux retrait de 10 millions (tout rond ça s'invente pas !) d'une banque suisse, semble conforter les juges dans la pistes du financement occulte. Si j'en crois (oui je sais les promesses n'engagent que ceux qui y croient - merci papy Pasqua) la volonté de la nouvelle présidence à respecter l'indédendance de la justice, des têtes devraient vraisemblablement très vite tomber !!! Yeeeeeeeeeeeeessssssssssssssss !

Citer
[revue de presse] - [122] - [28 mars - 8 mai 2012]

8 mai 2012. Cela fait aujourd'hui 10 ans qu'a eu lieu l'attentat de Karachi faisant 14 morts, dont 11 ouvriers français... Nous voulons toujours la vérité.


KARACHI : LES FAMILLES PEUVENT SE CONSTITUER PARTIES CIVILES
Métro, 04.04.2012
"... La Cour de cassation a en effet jugé ce mercredi recevable une telle constitution dans le volet financier de l'affaire pour les chefs de "corruption d'agent public français, abus de biens sociaux et recel aggravé". La plus haute juridiction annule ainsi la décision rendue le 31 janvier 2011 par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris qui les en empêchait. "C'est une décision forte qui marque la volonté de la Cour de cassation de remettre les victimes au coeur du processus judiciaire de l'affaire Karachi", a salué Me Patrice Spinosi qui défend plusieurs familles. "Nous avons toujours pensé que juridiquement, notre constitution de partie civile était légitime sur l'étendue de notre plainte y compris sur les abus de biens de sociaux et les faits de corruption", a commenté Me Olivier Morice, avocat d'autres familles qui s'est réjoui que la Cour de cassation ait "fait droit à notre argumentaire, au-delà même de l'ordonnance rendue par le juge van Ruymbeke".

Dans son arrêt, la Cour de cassation a en effet retenu qu'on ne pouvait exclure un lien entre l'attentat de Karachi, qui le 8 mai 2002 avait causé la mort au Pakistan de quinze personnes dont onze Français, et l'interruption du versement de certaines commissions à des intermédiaires en armement. Dans la foulée, elle a "ordonné le retour du dossier au juge d'instruction du tribunal de grande instance de Paris afin de poursuivre l'information". "Il se déduit des plaintes des parties civiles", écrit la Cour, "que les faits dénoncés sous les qualifications d'abus de biens sociaux, corruption d'agent public français, recel aggravé sont susceptibles de se rattacher par un lien d'indivisibilité aux faits d'assassinats".

Depuis plusieurs semaines, les familles avaient déjà accès à l'ensemble du dossier. Le juge Roger Le Loire, qui instruit avec le juge Renaud Van Ruymbeke l'enquête sur d'éventuelles rétrocommissions en marge de contrats d'armement (1994) avec le Pakistan et l'Arabie saoudite, avait rendu une ordonnance dans laquelle il avait jugé les familles recevables. Cet arrêt par la chambre criminelle de la Cour de cassation rend pérenne cet accès des familles au volet financier."
lien direct: http://www.metrofrance.com/info/karachi-les-familles-peuvent-se-constituer-parties-civiles/mldd!uQiaR7d86tdc/


KARACHI : L’ENQUÊTE ÉLARGIE A DES FAITS DE BLANCHIMENT JUSQU’À MARS 2012
TF1 NEWS, 23.04.2012
"Désormais, les juges chargés du volet financier de l'enquête Karachi pourront se pencher sur près de 19 ans de dossiers. Le parquet de Paris les a autorisés a à étendre leurs investigations à des faits de blanchiment aggravé de 1993 à mars 2012, a-t-on appris lundi de source proche du dossier. Une décision qui pourrait conduire à une nouvelle mise en examen de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, qui doit de nouveau être entendu par les juges mardi matin. "Il existe contre M. Takieddine et tous autres des indices graves et concordants d'avoir commis des faits de recel d'abus de biens sociaux, aggravé par l'habitude et de blanchiment aggravé par l'habitude, de 1993 à ce jour", peut-on lire dans le réquisitoire des juges. L'avocate de l'homme d'affaires franco-libanais, déjà mis en examen pour complicité et recel d'abus de biens sociaux, Me Samia Maktouf, a soulevé la nullité du réquisitoire du parquet autorisant l'extension des poursuites. "Il vise des faits supposés de blanchiment antérieurs à la loi de 1996, il est donc entaché de nullité", a-t-il déclaré à l'AFP. Elle a ainsi dénoncé "une procédure inique et un acharnement contre son client". Cette décision du parquet fait suite à une demande des juges Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke déposée le 20 mars. Ils souhaitaient pouvoir élargir leur enquête sur la base de "faits nouveaux" révélés par des commissions rogatoires menées en 2011. Trois l'ont été en France, et six à l'étranger, dont la Suisse, l'Espagne et le Lichtenstein. Elles ont permis de mettre au jour des mouvements bancaires jugés suspects par les magistrats.
Lien direct: http://lci.tf1.fr/france/justice/karachi-l-enquete-elargie-a-des-faits-de-blanchiment-jusqu-a-mars-7187299.html



A NOUVEAU MIS EN EXAMEN, TAKIEDDINE ACCUSE SARKOZY
NouvelObs, Thierry Leveque, 24.04.2012
" L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine a été à nouveau mis en examen mardi, pour "blanchiment et recel d'abus de biens sociaux aggravés", dans l'enquête sur une possible corruption en marge de la présidentielle de 1995, a-t-on appris auprès de son avocate, Samia Maktouf. A son arrivée au pôle financier du tribunal de Paris, il s'en est pris à Nicolas Sarkozy - dont plusieurs proches sont mis en examen aussi dans ce dossier - n'hésitant pas à s'adresser aux électeurs pour leur demander de le chasser de l'Elysée. "Je m'adresserai aux Français pour leur dire à qui ils vont avoir affaire s'ils ne font pas les choses qu'on leur offre de faire, (...) éradiquer ce système de corruption qui vous mène depuis quelques années, depuis 1995, et en tout cas fortifié aujourd'hui", a-t-il dit aux journalistes. Il a mis en cause "un système qui gère la France et qui a la tête quelqu'un qui s'appelle peut-être le président de la République". Il propose aux électeurs de voter pour quelqu'un de "propre", sous-entendu François Hollande, pour lequel il a déjà annoncé sa préférence auparavant. A la sortie du bureau des juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, il a annoncé par ailleurs le lancement d'un site internet. Il publiera des documents à l'adresse www.takieddine.fr pour "mettre la vérité en face des Français", a-t-il dit à Reuters...."
Article complet: http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120424.REU4795/a-nouveau-mis-en-examen-ziad-takieddine-accuse-nicolas-sarkozy.html


 EN CAS DE DEFAITE NICOLAS SARKOZY POURRAIT ETRE CONVOQUE PAR LA JUSTICE
NouvelObs, 26.04.2012
"...Le président sortant rejette ces accusations et parle de "boules puantes". "Ces comptes de ma campagne de 2007 sont tellement exacts que personne n'y a retrouvé à redire. Il n'y a pas eu un contentieux", a-t-il insisté fin mars. En cas de défaite au second tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy gardera son immunité pendant un mois puis, le cas échéant, pourra répondre aux juges s'il est convoqué. L'article 67 de la Constitution stipule que le président de la République "ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l'objet d'une action, d'un acte d'information, d'instruction ou de poursuite". Ces procédures peuvent être reprises ou engagées contre lui à l'issue "d'un mois suivant la cessation des fonctions""
lien direct: http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120426.FAP3083/en-cas-de-defaite-nicolas-sarkozy-pourrait-etre-convoque-par-la-justice.html

KARACHI : GUÉANT POURRAIT ETRE ENTENDU PAR LES JUGES
Le Parisien, 15.04.2012
"Claude Guéant et Bernard Squarcini, respectivement ministre de l’Intérieur et patron du renseignement français, pourraient prochainement être entendus comme témoins par les juges chargés du volet financier de l’enquête sur l’attentat de Karachi. La demande d’audition émane de Me Marie Dosé, avocate de Gilles Sanson, un des survivants de l’explosion qui a causé la mort de quinze personnes dont onze salariés de la Direction des constructions navales (DCN) le 8 mai 2002. Elle aurait été « très favorablement accueillie » par Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, chargés du dossier au pôle financier. Initialement saisis du contrat Agusta, signé entre la France et le Pakistan fin 1994, les magistrats ont vu leur champ d’investigation s’étendre peu à peu. Ainsi s’intéressent-ils également aux circuits financiers entourant le contrat Sawari II, conclu avec l’Arabie saoudite fin 1994. Mais aussi, plus récemment, aux acteurs des négociations visant à obtenir le contrat Miksa, finalement jamais signé par la France.

Claude Guéant et Bernard Squarcini figurent depuis de longues années dans le cercle très fermé des intimes de Nicolas Sarkozy. Leur mise en cause dans le dossier résulte notamment de deux récentes auditions de Ziad Takieddine. Incontournable intermédiaire dans la signature de la plupart des contrats avec le Moyen-Orient, ce Franco-Libanais a longtemps minimisé son propre rôle devant les juges. Aujourd’hui pointé du doigt par son ex-épouse, lâché par ses « amis » et mis en examen pour « abus de biens sociaux » dans le cadre de l’enquête sur l’attentat de Karachi, il semble décidé à faire la lumière sur les coulisses de ces sulfureuses négociations. Ses récentes affirmations concernent notamment le contrat Miksa, que la France espérait signer avec les autorités saoudiennes avant que celles-ci ne se rétractent début 2004. Ziad Takieddine affirme avoir tenté de sauver le contrat coûte que coûte. Il en aurait été empêché par l’apparition d’Alexandre Djouhri, un protégé de Bernard Squarcini passé en 2006 du côté de Claude Guéant et de Nicolas Sarkozy. Claude Guéant fut directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur de 2002 à 2004, puis secrétaire général de l’Elysée en 2007. Bernard Squarcini, nommé numéro deux des renseignements généraux en 1994, resta dix ans à ce poste-clé. Avec Alexandre Djouhri, les deux hommes formeraient un « triumvirat » sous la protection de Nicolas Sarkozy, assure Ziad Takieddine. A la faveur des négociations de Miksa, ils auraient notamment cherché à utiliser un nouveau circuit de rétrocommissions, le réseau « Bugshan/Djouhri », conduisant finalement à l’échec du contrat. Ultime manœuvre d’un intermédiaire grillé pour tenter de se sortir de la nasse judiciaire en chargeant ses anciens alliés? « Ziad Takkiedine ne dit peut-être pas la vérité, mais il faut que les personnes qu’il met en cause s’expliquent », estime pour sa part Gilles Sanson.
lien direct: http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/karachi-gueant-pourrait-etre-entendu-par-les-juges-15-04-2012-1955106.php


Autres articles :
DE KARACHI A KADHAFI, CES AFFAIRES QUI MINENT L'ENTRE-DEUX TOURS DE SARKOZY
France Television, 30.04.2012

AFFAIRE KARACHI : AVIS FAVORABLE A LA DECLASSIFICATION DE 65 DOCUMENTS
LePoint.fr, 04.05.2012
"...Quatre avis de la CCSDN, publiés vendredi au Journal officiel, se prononcent pour la déclassification de 65 documents et la déclassification partielle de quatre autres et refusent la déclassification de deux documents."
lien direct: http://www.lepoint.fr/societe/affaire-karachi-avis-favorables-a-la-declassification-de-65-documents-04-05-2012-1457946_23.php


LES FAMILLES SAISISSENT LA COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L'HOMME
L'express.fr, 07.05.2012
"Dix ans après l'attentat de Karachi, le combat continu pour les familles des victimes. Les familles ont saisi ce vendredi la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour faire condamner la France qui laisse au seul pouvoir exécutif la décision de déclassifier un document secret défense, a déclaré leur avocat Olivier Morice.

 Le Conseil constitutionnel, saisi par les familles, a censuré en novembre les règles relatives aux lieux classés secret défense, mais a jugé conformes à la Constitution les dispositions encadrant la classification des documents. Les familles avaient alors annoncé leur intention de saisir la CEDH.

 Le rôle de la commission remis en cause Actuellement, la déclassification d'un document demandée par l'autorité judiciaire est soumise à la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) qui rend un avis consultatif qu'est libre ou non de suivre le ministre concerné. Les avis de la CCSDN sont généralement suivis par l'exécutif. "Un niveau de protection adéquat ne peut être garanti que si une autorité judiciaire indépendante et impartiale est mise à même de s'assurer de la légitimité du refus opposé à la divulgation d'informations placées sous le sceau du 'secret-défense' notamment au regard du bien-fondé de l'accusation", selon la requête des familles. Or "la décision de déclassification est abandonnée au pouvoir exécutif en charge de la classification après avis d'une commission n'offrant pas de garanties suffisantes pour préserver les droits de l'accusé et par voie de conséquence ceux des victimes", poursuit-elle. Cette commission "n'est pas une autorité judiciaire mais une autorité administrative ayant une fonction consultative" et "n'a pas connaissance de l'intégralité des éléments de la procédure", rappelle l'avocat dans sa requête. Cette requête intervient alors que la CCSDN a émis un avis favorable, publié vendredi, à la déclassification de 65 documents relevant de Matignon, des Affaires étrangères et, pour une vingtaine d'entre eux, de la Défense. Elle a émis un avis favorable à la déclassification partielle de quatre autres et défavorable à la déclassification de deux documents. Les ministères concernés ont annoncé qu'ils suivraient ces avis."
lien direct: http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/affaire-karachi-les-familles-des-victimes-saisissent-la-cedh_1112327.html


Citer
[revue de presse] - [123] - [mercredi 9 mai 2012]

DIX ANS APRÈS L'ATTENTAT DE KARACHI, LES VICTIMES ATTENDENT LA VÉRITÉ
Nouvel Obs
"Les victimes de l'attentat de Karachi se sont réunies mardi à Cherbourg pour les 10 ans de l'attaque qui avait causé la mort de onze Français, le 8 mai 2002 au Pakistan, avec l'espoir que l'élection de François Hollande facilite la manifestation de la vérité dans ce dossier. Une centaine de personnes, parmi lesquelles des familles, des rescapés et des élus, ont participé à des dépôts de gerbes devant les plaques commémoratives apposées à l'arsenal de la DCNS, l'ancienne Direction des chantiers navals, pour qui travaillaient les victimes, et à la Cité de la mer de Cherbourg.

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xqohyh" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xqohyh</a>

Dix ans après les faits, et alors que deux informations judiciaires se poursuivent cahin-caha, les victimes attendent toujours que soient établies les causes de l'attentat, sur fond de soupçons de rétrocommissions pakistanaises lors de la campagne d'Edouard Balladur en 1995. "Pendant cinq ans, l'Etat nous a caché la vérité. On a conscience d'avoir été trahis par notre pays, notre entreprise, notre drapeau", a déclaré l'un des représentants des rescapés, Gilles Sanson, dans un entretien à France Info. "On vient de subir avec le quinquennat de Nicolas Sarkozy des entraves permanentes sur le dossier", a-t-il ajouté, rappelant que "le parquet a fait systématiquement appel de toutes les mesures qu'on a engagées". Seul orateur lors de cette cérémonie très sobre, le député-maire de Cherbourg Bernard Cazeneuve (PS), par ailleurs porte-parole de M. Hollande, a souligné que "la vérité est pour l'Etat et ses pouvoirs constitués un devoir moral qui suppose que toutes les institutions de la République se mobilisent pour la rendre possible". "Ces salariés accomplissaient pour le compte de l'Etat, et plus particulièrement pour les Chantiers navals, qui à l'époque étaient une administration centrale de l'Etat, une mission qui les a conduits à la mort", a-t-il rappelé.


Début avril, la Cour de cassation a jugé que les familles des victimes pouvaient se constituer partie civile dans le volet financier concernant des soupçons de corruption et d'abus de biens sociaux à propos d'un contrat d'armement franco-pakistanais conclu en 1994. Selon une hypothèse, l'attentat pourrait avoir été provoqué par l'interruption de versements de commissions au Pakistan en marge d'un contrat d'armement conclu en 1994. L'intermédiaire en contrats d'armement Ziad Takieddine doit de nouveau être auditionné mercredi dans ce dossier. "La décision prise par François Hollande de supprimer la Cour de justice de la République peut permettre de faciliter l'aboutissement des procédures en cours", a estimé M. Cazeneuve, interrogé par l'AFP, tout en mettant en garde contre "toute forme d'instrumentalisation politique" et toute accusation "outrancière". Selon lui, "les juges d'instruction indépendants qui enquêtent" - Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke pour le volet financier, Marc Trévidic pour l'attentat - "doivent pouvoir aller au bout de leurs investigations sans que le parquet fasse systématiquement appel" de leurs ordonnances destinées à élargir l'instruction. En outre, "cela suppose aussi que le secret de la Défense nationale soit levé sur la totalité des documents relatifs à cette affaire", a estimé M. Cazeneuve.

 Vendredi, la Commission consultative du secret de la défense nationale s'est déclarée en faveur de la déclassification de 65 documents mais s'est dite défavorable à la déclassification de deux documents, et favorable à une déclassification partielle seulement de quatre autres. Les familles des victimes ont saisi vendredi la Cour européenne des droits de l'Homme pour contester que la déclassification d'un document secret défense appartienne au seul pouvoir exécutif, en France, selon leur avocat, Olivier Morice. "
lien direct: http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120508.AFP5523/dix-ans-apres-l-attentat-de-karachi-les-victimes-attendent-la-verite.html

Autres articles:
- ATTENTAT DE KARACHI, IL Y A DIX ANS, Ouest France
- "IL Y'A EU UNE ENTRAVE DU TRAVAIL PARLEMENTAIRE" (B.CAZENEUVE, PS), France Info
- UNE COMMÉMORATION 10 ANS APRES A CHERBOURG, Tendance ouest
- 10 ANS APRES, UN RESCAPÉ SE SOUVIENT, RTL



LES NOUVEAUX ÉLÉMENTS


KARACHI : LE CAMP QUI EMBARRASSE BALLADUR
Le Parisien, Thibault Raisse
"C’est une pièce capitale. Depuis deux ans, le volet financier de l’affaire Karachi n’a qu’un but : rechercher l’origine douteuse d’un versement de 10 millions de francs (1,5 M€) sur le compte de campagne du candidat Balladur, le 26 avril 1995. Selon la thèse suivie par les juges, cet argent proviendrait du détournement de commissions — les rétrocommissions — issues de contrats d’armement signés sous le gouvernement Balladur.



Une piste plus que jamais crédible depuis la découverte, le mois dernier, d’un bordereau de retrait en liquide effectué en Suisse par un prête-nom de l’intermédiaire Ziad Takieddine. Sa date : 7 avril 1995. Son montant : 10 MF. Bref, tout colle. Les juges Van Ruymbeke et Le Loire étaient sur les traces de ce document depuis le mois de mars. A cette époque, un banquier de Genève fait une révélation : un cheikh saoudien a mis à la disposition d’un prête-nom de Takieddine une somme de 10 MF « courant avril 1995 » sur un compte de transit. Les magistrats ignorent alors si cet argent a bien été retiré et, surtout, à quelle date précise. « Sans le bordereau, il était impossible de savoir si le retrait avait été effectué, si oui comment, et s’il était antérieur au dépôt effectué le 26 avril sur le compte de Balladur », souligne une source proche de l’affaire. Ce bordereau mettra plusieurs semaines à être déterré par les enquêteurs suisses, son contenu confirmant finalement les soupçons des juges. Plus troublant encore, la somme a été mise à disposition pour une période allant « du 7 au 25 avril », soit la veille du dépôt suspect à Paris, selon un fax adressé le 5 par le cheikh saoudien à son banquier, que nous avons pu consulter.

Quelle était la destination finale de l’argent ? L’homme venu chercher l’argent n’est pas un inconnu. Durant l’enquête, Mustafa al-Jundi est apparu en tant que détenteur d’actions d’une société luxembourgeoise de Ziad Takieddine. « Un prête-nom », selon les propos du juge Van Ruymbeke lors de l’audition de l’intermédiaire franco-libanais le 11 avril dernier. Ce dernier a reconnu connaître Al-Jundi, mais a nié toute relation d’affaires ou amicale. Il sera entendu par le juge ce matin. Deux questions restent en suspens. D’abord, d’où vient l’argent? Un premier indice apporte une réponse : les enquêteurs ont découvert un virement de 5 MF effectué par Abdul Rahman al-Assir le 5 avril sur le compte du cheikh. Cet homme d’affaires libanais fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par l’Espagne. Impliqué dans différents contrats d’armement entre la France et le Moyen-Orient, il était un proche de Takieddine.

Ce virement confirme qu’il pourrait être le véritable commanditaire du retrait, comme l’a suggéré Takieddine aux juges à plusieurs reprises. Enfin, la destination finale de la somme reste incertaine. Deux témoins du dossier ont décrit de nombreux allers-retours de Takieddine et Thierry Gaubert, alors chef adjoint du cabinet du ministre du Budget Nicolas Sarkozy, entre la France et la Suisse en 1994 et 1995. Ces voyages auraient eu pour but de récupérer de fortes sommes d’argent en liquide remises ensuite à Nicolas Bazire, alors directeur de campagne de Balladur. Un scénario dont les juges n’ont toujours pas la preuve irréfutable, mais qui apparaît aujourd’hui plus crédible que jamais."
lien direct: http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-document-qui-embarrasse-le-camp-balladur-09-05-2012-1991757.php

FRANCE 3 BASSE NORMANDIE
ENQUÊTE ATTENTAT DE KARACHI, 10 ANS APRES
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xqo9v0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xqo9v0</a>

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xqo9r2" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xqo9r2</a>


Autres articles:
- NOUVEAU RENDEZ-VOUS CHEZ LES JUGES POUR ZIAD TAKIEDDINE, Le Monde
- ATTENTAT DE KARACHI : "C'EST UNE ENQUÊTE INTERDITE"
Le Monde, 08.05.2012, compilation vidéo
http://karachigate.blogspot.fr/#ooid=A2dmFuNDrHuhncv31GHkOsQnRbBhzLbV
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne Kostyks

  • egemony
  • Sarkophobe
  • *
  • Messages: 32
Re : Affaire Karachi
« Réponse #154 le: 16 mai 2012 à 21:04:39 »
Citer
Karachi: Jospin informé en 1998 de soupçons de rétrocommissions

PARIS (AFP) - 16.05.2012 18:32
Une note d'avril 1998 issue des archives du cabinet du Premier ministre et publiée mercredi par Mediapart, indique que Lionel Jospin avait été informé de soupçons de rétrocommissions en marge de la vente de sous-marins au Pakistan.

Lionel Jospin arrive au palais de l'Elysée, le 15 mai 2012 pour l'investiture de François Hollande.
AFP - Martin Bureau
Une note d'avril 1998 issue des archives du cabinet du Premier ministre et publiée mercredi par Mediapart, indique que Lionel Jospin avait été informé de soupçons de rétrocommissions en marge de la vente de sous-marins au Pakistan.
Ce document a été déclassifié le 4 mai et communiqué aux juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, qui instruisent l'enquête sur le volet financier de l'affaire Karachi.
Dans cette note datée du 17 avril 1998, où figure une annotation manuscrite de M. Jospin, le conseiller défense du chef du gouvernement, Louis Gautier, et le chef du cabinet militaire, le général Louis Le Mière, évoquent des "circuits de financement suspects" en marge du contrat Agosta conclu en 1994 et portant sur la vente de trois sous-marins au Pakistan. Les deux hommes indiquent cependant que ces financements suspects ont été "définitivement taris".
Les juges Van Ruymbeke et Le Loire tentent actuellement de déterminer si le versement -alors légal- de commissions en marge de ce contrat a généré des rétrocommissions qui auraient contribué au financement illicite de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.
Les versements de commissions auraient été stoppés par Jacques Chirac en 1996 en raison de soupçons de rétrocommissions.
Dans cette note, MM. Gautier et Le Mière s'interrogent alors sur l'opportunité pour la France de maintenir ou non le gel des exportations militaires vers le Pakistan, décidé par le gouvernement Jospin "à la mi-septembre 1997 à la suite d'interrogations sur les paiements associés aux contrats d'armement français vers le Pakistan".
Dans une note du Quai d'Orsay datée de 1997, révélée en 2011, un autre haut fonctionnaire du gouvernement Jospin, Pierre Sellal, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, s'était déjà inquiété des répercussions d'une enquête pakistanaise sur le contrat Agosta sur deux anciens ministres de la Défense, Pierre Joxe et François Léotard, et sur Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur à Matignon.
M. Bazire fait partie des personnes aujourd'hui mises en examen par les juges Van Ruymbeke et Le Loire.


Source : TV5 Monde

Hors ligne raja

  • Administrateur
  • Pata Citoyen
  • *****
  • Messages: 28612
Re : Affaire Karachi
« Réponse #155 le: 04 juin 2012 à 18:17:30 »
c'est mon petit bonheur du jour :coeur: :coeur: je sais que c'est rien au vue de l'affaire mais imaginer sa gueule déconfite face à un juge c'est trop fun :D

Citer
Karachi : Morano mise en examen pour diffamation

"Vous faites votre pub sur le dos du président de la République", avait lancé l'ex-ministre à l'avocat des familles des victimes de l'attentat.

L'ancienne ministre UMP Nadine Morano, poursuivie devant la justice par l'avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi qui a fait 15 morts en 2002, a été mise examen lundi 4 juin pour diffamation, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

La mise en examen de la personne poursuivie est automatique en matière de diffamation.

Me Olivier Morice, avocat des familles des victimes, avait porté plainte fin octobre 2011 contre l'ancienne ministre de l'apprentissage qui avait accusé l'avocat de "se faire de la pub sur le dos" de Nicolas Sarkozy.

Lors d'un vif échange, le 22 septembre sur Canal +, alors que deux proches de Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert venaient d'être mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, Me Morice avait accusé l'ex-chef de l'Etat d'être "au coeur de la corruption, c'est-à-dire au coeur du système qui a été mis en place pour verser des commissions et surtout pour permettre le retour illicite" de rétrocommissions.

"Vous êtes en train de faire votre pub sur le dos du président de la République", avait répliqué Nadine Morano en accusant l'avocat de "ne pas défendre dignement les familles" des victimes.
Il "devrait être fracassé"

Dans sa plainte, Me Morice estimait qu'"il s'agit d'une accusation extrêmement grave à l'égard d'un avocat" et que l'ex-ministre a porté "une atteint majeure à l'honneur professionnel".

Simultanément, l'avocat avait porté plainte pour "menaces" contre Brice Hortefeux après que l'ex-ministre de l'Intérieur eut déclaré dans un hebdomadaire que Me Morice "devrait être fracassé". Le procès de Brice Hortefeux se tiendra le 18 octobre 2012.

L'attentat de Karachi, le 8 mai 2002, qui a fait 15 morts, dont 11 salariés français de la Direction des Constructions Navales (DCN), pourrait être lié, selon les enquêteurs, à l'arrêt, en 1996, du versement de commissions liées à des contrats d'armement.

Dans le volet financier de l'enquête, les enquêteurs s'interrogent sur l'existence de rétrocommissions qui auraient financé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.

Hors ligne raja

  • Administrateur
  • Pata Citoyen
  • *****
  • Messages: 28612
Re : Affaire Karachi
« Réponse #156 le: 18 juin 2012 à 13:31:25 »
Citer
Karachi : plainte contre M. Sarkozy pour "violation du secret de l'instruction"


L'avocat Olivier Morice avec deux filles de victimes de l'attentat de Karachi, Magali Drouet (à gauche) et Sandrine Leclerc (à droite) lors d'une conférence de presse à Paris, le 18 novembre 2010.

L'ex-président de la République Nicolas Sarkozy est nommément visé par une plainte avec constitution de partie civile pour "violation du secret de l'enquête et de l'instruction", et "violation du secret professionnel", dans le cadre de l'affaire de Karachi. Cette plainte, qui vise également celui qui fut, à l'Elysée, son conseiller chargé de la communication, Franck Louvrier, et son ex-ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, a été déposée lundi 18 juin devant le doyen des juges d'instruction du TGI de Paris par Me Olivier Morice, avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi, qui causa la mort de 14 personnes dont 11 Français, en mai 2002 au Pakistan.

Depuis le 15 juin, M. Sarkozy est susceptible d'être visé par une procédure judiciaire, l'immunité présidentielle découlant de l'article 67 de la Constitution ne pouvant plus lui être appliquée. La plainte vise un communiqué diffusé par la présidence, le 22 septembre 2011, alors que des articles de presse évoquaient l'éventuelle implication de l'ex-chef de l'Etat dans le volet financier de l'affaire de Karachi. Les médias s'interrogent alors sur son rôle dans l'éventuel financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur en 1995.

"S'agissant de l'affaire dite de Karachi, affirmait le communiqué, le nom du chef de l'Etat n'apparaît dans aucun des éléments du dossier. Il n'a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier (...). Cela apparaît dans les pièces de la procédure." Cette déclaration, dont les services dirigés par M. Louvrier avaient endossé la paternité, violerait le principe d'indépendance de la justice dont le chef de l'Etat est institutionnellement le garant. L'Elysée n'était pas censé avoir connaissance de pièces directement issues d'une procédure gérée, à Paris, par les juges d'instruction du pôle financier Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke.

"MANQUEMENT À SES DEVOIRS"

Dès le 26 septembre 2011, Me Morice avait déposé une plainte visant les conseillers de la présidence de la République. Elle avait été classée sans suite par le parquet de Paris le 22 décembre 2011. Le 4 janvier 2012, le procureur de Paris, François Molins, écrivait à Me Morice, pour justifier le classement de la plainte : "Aucune enquête n'a été ordonnée à propos du communiqué de presse du 22 septembre 2011, dès lors que ce communiqué a été publié au nom du président de la République." Ce courrier désignait donc directement M. Sarkozy comme ayant été à l'origine de la publication du communiqué. Or, le chef de l'Etat ne peut être mis en cause pour des actes rattachés à sa fonction et réalisés durant sa présence à l'Elysée que par la Haute Cour, et en cas de "manquement à ses devoirs", selon l'article 68 de la Constitution. Pour Me Morice, si l'Elysée a bien eu accès aux pièces de procédure, "un tel comportement est de nature à caractériser un manquement" aux devoirs de l'ex-chef de l'Etat.

Par ailleurs, sur le fond du dossier, la plainte de Me Morice rappelle qu'"il est manifeste à travers le communiqué de la présidence de la République que Nicolas Sarkozy n'est pas mis en cause, dans l'affaire dite de Karachi, en sa qualité de président de la République, mais du fait des fonctions qui étaient les siennes, en sa qualité de ministre du budget du gouvernement dirigé par Edouard Balladur de 1993 à 1995. Les actes qui sont susceptibles de lui être reprochés sont des actes totalement étrangers à sa fonction de président de la République".

Dans le volet financier de l'enquête, il est apparu que M. Sarkozy, alors ministre du budget, avait permis la création de la société luxembourgeoise Heine, par laquelle ont transité des commissions suspectes liées à la vente de sous-marins au Pakistan. M. Sarkozy était aussi porte-parole de la campagne présidentielle de M. Balladur en 1995, et les juges postulent que des rétrocommissions, issues des marchés d'armement, auraient pu aider au financement de cette campagne. A la suite de la plainte de Me Morice, un juge d'instruction devrait être désigné pour mener des investigations, s'il l'estime nécessaire.


Hors ligne sarkome

  • Smart Citoyen Incurable
  • Messages: 10521
Re : Affaire Karachi
« Réponse #157 le: 25 juin 2012 à 16:55:41 »
Citer
Selon le juge d'instruction Marc Trevidic, l'exécution du journaliste américain Daniel Pearl en 2002 et l'attentat de Karachi la même année pourraient être liés au non respect de contrats d'armement avec le Pakistan.   
Deux affaires en lien? Les familles des victimes et les survivants de l'attentat de Karachi étaient reçus ce lundi matin à Paris par le juge d'instruction Marc Trévidic en charge de l'enquête. Ce dernier a certainement évoqué ses soupçons de corrélation entre l'affaire Karachi et l'assassinat de Daniel Pearl, un journaliste américain enlevé et tué au Pakistan en 2002.   
En effet, les 15 victimes de l'attentat, dont 11 salariés de la Direction des Constructions Navales (DCN), et le reporter Daniel Pearl, étaient tous des ressortissants de pays qui n'auraient pas tenu leurs engagements de ventes d'armes au Pakistan.   
De 2002 à 2007, le juge d'instruction chargé de l'enquête, Jean-Louis Bruguière, a privilégié la thèse d'un attentat kamikaze perpétré par un islamiste d'Al Qaïda. Mais Marc Trévidic, qui a hérité du dossier, a ensuite orienté son enquête vers une attaque qui aurait un rapport avec l'arrêt, en 1996, du versement de commissions liées à des contrats d'armement avec la France. 
Des éléments similaires
Dans le cadre de la vente de sous-marins français au Pakistan, des commissions auraient été versées légalement à des dirigeants pakistanais. S'y seraient ajoutées des rétro commissions au bénéfice de politiques français, qui auraient pu financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Jacques Chirac, une fois président, aurait fait cesser les versements à destinations du Pakistan, ce qui aurait déclenché ces attentats. Selon le Parisien, Marc Trevidic pense que cet arrêt pourrait être la cause de l'attentat de Karachi.   
Deux juges du pôle financier de Paris tentent, parallèlement à l'enquête menée par Marc Trévidic, de vérifier l'existence des rétrocommissions qui auraient pu contribuer au financement illicite de la campagne d'Edouard Balladur. 
La mort de Pearl aurait été un avertissement
Il semble que l'exécution de Daniel Pearl découle de causes similaires puisque les conditions de sa libération reposaient en partie sur l'éxécution de contrats de vente F-16 entre les Etats-Unis et le Pakistan ou le remboursement de leur paiement, selon Le Parisien. 
Le juge Trévidic a notamment auditionné en février Omar Cheikh, un Pakistano-Britannique emprisonné au centre de détention de Guantanamo, considéré comme l'organisateur de l'enlèvement du journaliste américain, rapporte Le Parisien.   
Pris en otage en janvier 2002 au Pakistan, le reporter du Wall Street Journal, dont la femme était française, avait été exécuté par ses ravisseurs. Dans un rapport, dit rapport Nautilus, fait pour le compte de la DCN, un ancien agent de la DST Claude Thévenet avait lié l'assassinat du journaliste et l'attentat de Karachi, considérant le premier comme un "avertissement".


« Modifié: 26 juin 2012 à 17:00:36 par raja »

Hors ligne oblomov

  • Smart Citoyen Prometteur
  • Messages: 5009
  • Alles was mich nicht umbringt macht mich stärker!
    • oblomov.fr
Re : Affaire Karachi
« Réponse #158 le: 03 septembre 2012 à 17:05:55 »
Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne sarkome

  • Smart Citoyen Incurable
  • Messages: 10521
Re : Affaire Karachi
« Réponse #159 le: 10 janvier 2013 à 09:03:01 »
Citer
Sarkozy visé par une enquête en marge de l'affaire Karachi

Les juges sont allés contre les réquisitions du parquet qui estimait qu'il n'était pas possible de poursuivre M. Sarkozy en vertu de l'article 67 de la Constitution.

Trois juges d'instruction ont décidé d'enquêter pour déterminer si l'ex président français Nicolas Sarkozy s'est rendu complice d'une violation du secret de l'instruction lors de la diffusion d'un communiqué par l'Elysée sur l'affaire Karachi le 22 septembre 2011, a appris jeudi l'AFP de source judiciaire.

Des familles de victimes de l'attentat de Karachi avaient porté plainte le 18 juin 2012 contre Nicolas Sarkozy à la suite de ce communiqué de l'Elysée qui affirmait que "s'agissant de l'affaire dite de Karachi, le nom du chef de l'Etat n'apparaît dans aucun des éléments du dossier".

Les juges sont allés contre les réquisitions du parquet qui estimait qu'il n'était pas possible de poursuivre Nicolas Sarkozy en vertu de l'article 67 de la Constitution stipulant que le président de la République "n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité".

"A le supposer établi, le fait de permettre la divulgation d'informations issues d'une instruction en cours n'entre pas dans les fonctions du Président de la République telles qu'il les tient de la Constitution", estiment toutefois les juges Sylvia Zimmermann, Sabine Kheris et Camille Palluel dans une ordonnance consultée par l'AFP et également révélée par Le Monde.

Dès lors "l'irresponsabilité du chef de l'Etat ne pourra être retenue en l'espèce" et donc "il y a lieu d'informer sur les faits visant M. Nicolas Sarkozy", ajoutent les juges.

source

Hors ligne Val

  • Administrateur
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 19237
Re : Affaire Karachi
« Réponse #160 le: 10 janvier 2013 à 13:05:06 »
TANT MIEUX !!!

Hors ligne raja

  • Administrateur
  • Pata Citoyen
  • *****
  • Messages: 28612
Re : Affaire Karachi
« Réponse #161 le: 10 janvier 2013 à 13:47:24 »
que justice soit faite mais helas je crains que cette fois aussi il passe à travers les gouttes :triste1:

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5841
Re : Affaire Karachi
« Réponse #162 le: 10 janvier 2013 à 16:31:23 »
Je tire mon chapeau aux familles des victimes de l'attentat de Karachi  :super: Ils ont vraiment une incroyable constance et un réel courage dans leur combat  :fleur2:
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne oblomov

  • Smart Citoyen Prometteur
  • Messages: 5009
  • Alles was mich nicht umbringt macht mich stärker!
    • oblomov.fr
Re : Affaire Karachi
« Réponse #163 le: 18 mai 2013 à 15:18:40 »
Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7866
Re : Affaire Karachi
« Réponse #164 le: 18 mai 2013 à 18:04:18 »
Citer
TANT MIEUX !!!

 :salive:

Et pourtant, c'est tout simplement la justice qui fait son travail. Sereinement, cette fois.  :super:
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
A. Schopenhauer
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5841
Re : Affaire Karachi
« Réponse #165 le: 01 juin 2013 à 11:30:38 »
Cela bouge "à la marge" de l'affaire Karachi  :super: :super: :super: :

Ziad Takieddine mis en examen et écroué
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7866
Re : Affaire Karachi
« Réponse #166 le: 01 juin 2013 à 18:33:57 »
Et toc! Il n'y a pas copé:mrgreen:
Show content
Mais son tour viendra!  :mrgreen:
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
A. Schopenhauer
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne raja

  • Administrateur
  • Pata Citoyen
  • *****
  • Messages: 28612
Re : Affaire Karachi
« Réponse #167 le: 02 juin 2013 à 11:53:15 »
Ziad Takieddine balancera surement les autres, il refusera, j'en suis sure, de tout prendre seul.

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5841
Re : Affaire Karachi
« Réponse #168 le: 17 février 2014 à 12:55:25 »
Tiens au fait, je n'ai pas suivi ce qui s'est passé ensuite ..... Il a mouillé qui, Takieddine ?  ;) ;) ;) ;)
Ceci dit je dis chapeau aux familles des victimes qui continuent, de diverses manières, à tenter de mobiliser la justice pour qu'un jour la vérité finisse par se faire  :merci: :merci: :merci:

Citer
Affaire Karachi : des victimes de l’attentat poursuivent l’Etat pour « faute lourde »

Le tribunal de grande instance de Paris (TGI) vient d'être saisi d'une procédure assez exceptionnelle, intentée en marge de l'enquête sur l'attentat de Karachi, qui coûta la vie, le 8 mai 2002, à onze employés français de la direction des constructions navales (DCN, rebaptisée DCNS). Vendredi 14 février, Mes Anne Battini et Jean-Pierre Versini-Campinchi, parties civiles, ont assigné l'Etat, au civil, pour « faute lourde » et « déni de justice ». L'assignation a été délivrée à l'agent judiciaire de l'Etat, représentant le ministère de l'économie et des finances.

Dans les faits, elle vise l'ex-juge Jean-Louis Bruguière, chargé jusqu'en 2006 de l'enquête sur l'explosion du bus qui transportait les employés de la DCN à Karachi. Les avocats demandent au tribunal d'accorder 100 000 euros à chacune de leurs deux clientes, qui ont perdu leur père dans l'attentat.

Ils reprochent notamment à M. Bruguière de ne pas avoir coté un élément décisif dans le dossier : le rapport d'autopsie – remis le 7 juillet 2002 – du corps de la personne soupçonnée d'avoir fait exploser le bus. Collant à la version des autorités pakistanaises visant à imputer l'attentat à Al-Qaida et avançant que l'explosion avait été provoquée par un kamikaze embarqué dans une voiture, méthode typique du mouvement terroriste, l'ex-magistrat avait omis de verser à la procédure les conclusions des médecins légistes.

Or, leur rapport « révèle que la personne autopsiée a été tuée par le souffle de l'explosion et qu'il était en position debout au moment où il est mort : ce détail démontre que la personne ne conduisait pas le véhicule, et n'était de ce fait pas le kamikaze », soulignent les deux avocats. « Ces révélations appelaient nécessairement à diriger l'enquête sur une voie différente, ce qui n'a pas été fait. Pis, en ne cotant pas le rapport d'autopsie, M. Bruguière n'a pas permis aux parties civiles et/ou à toutes les autres personnes concernées par l'enquête, de réorienter celle-ci sur la piste actuelle d'un attentat d'origine politico-financière », ajoutent-ils.

(lire la suite pour les détails)



Vous noterez l'extrême discrétion d'un tel article, qui ne met en avant que le 1er visé : le juge Bruguières.  'X Autant dire que quelqu'un qui n'est pas particulièrement sensibilisé à cette affaire va zapper l'article  :X:
Une telle discrétion pourrait être jugée normale, sauf qu'au même moment je vois apparaitre des titres de papiers comme "Les 5 étapes du retour de Sarkozy", "municipales : sarkozy à Nice" ! Alors franchement ça me fout en pétard  :fache1:

edit :
TIENS DONC  :gehe:
Avec toujours une certaine discrétion dans la formulation, notamment du titre, un autre article apparaissit alors que je postais ici :
On dirait que ça bouge sacrément de ce côté-là  :super: :diable:

Citer
Karachi : MM. Balladur et Léotard se rapprochent de la Cour de justice de la République

Le procureur général de Paris, François Falletti, a donné son feu vert à la saisine de la Cour de justice de la République (CJR) dans le volet financier de l'affaire de Karachi.
(...)
Les juges, sur la piste de rétrocommissions versées en marge de contrats d'armement, s'étaient déclarés le 7 février « incompétents » pour enquêter sur Edouard Balladur et François Léotard, ministres au moment des faits (1993-1995) pouvant leur être reprochés
(...)
En conclusion de leur ordonnance d'incompétence, les juges écrivaient à leur sujet : « Il résulte de l'information que certains témoignages et documents saisis pourraient aboutir à la mise en cause pénale d'Edouard Balladur et François Léotard, anciens membres du gouvernement, pour des faits susceptibles d'avoir été commis dans l'exercice de leurs fonctions. »
(...)
Les deux hommes sont soupçonnés d'avoir favorisé des intermédiaires, notamment l'homme d'affaires Ziad Takieddine, incarcéré depuis le 31 décembre 2013. Une partie des faramineuses commissions perçues par M. Takieddine et ses partenaires auraient en fait servi à financer de manière illicite, sous forme de « rétrocommissions », la campagne présidentielle de M. Balladur, en 1995


Campagne présidentielle dans laquelle Sarkozy avait jouer un rôle important, si je ne me trompe ???  :diable:
« Modifié: 17 février 2014 à 13:07:13 par reveillonsnous »
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne oblomov

  • Smart Citoyen Prometteur
  • Messages: 5009
  • Alles was mich nicht umbringt macht mich stärker!
    • oblomov.fr
Re : Affaire Karachi
« Réponse #169 le: 17 février 2014 à 13:49:32 »
Citer
Campagne présidentielle dans laquelle Sarkozy avait jouer un rôle important, si je ne me trompe ???


En effet, Sarko n'était ni trésorier, ni directeur de campagne...officiellement il était son porte-parole.

En tant que tel, il ne s'occupait pas des ventes scandaleuses de pins, t-shirts* qui ont généré des vingtaines de millions de francs !

Puisque le franc n'existe plus, il doit avoir prescription, non ?

Quand à Takiéddine, "il peut le dire..."
Qu'on sache, il est encore vivant, alors, il n'a rien dit pour l'instant.

*T-shirt encore disponible ICI !!!

Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5841
Re : Affaire Karachi
« Réponse #170 le: 17 juin 2014 à 21:54:56 »
J'étais tellement "plombée" par le post de Raja sur le fil "paupérisation de ..." que j'ai failli quitter le forum sans ne plus rien poster ...
Mais avant de tout éteindre, est apparu cette info que j'avais mis de côté en allumant l'ordi, ce n'est pas essentiel, c'est vrai, au vu de ce qui est vraiment important ; mais tout de même ...
Même si le sarkozysme semble être passé, pour laisser malheureusement la place à un truc qui, alors qu'il est soi-disant de gauche, prend des décisions qui continuent à conforter l'enrichissement des riches et l'appauvrissement des pauvres  :X: :X: :X:
Ben faut pas oublier le droit de suite :

Citer
Affaire de Karachi : Nicolas Sarkozy n'est pas tiré d'affaire

Le Monde a pu prendre connaissance de l’ordonnance des juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire qui ont renvoyé devant le tribunal correctionnel,  jeudi 12 juin, les principaux protagonistes du volet financier de l'affaire de Karachi.
Six personnes comparaîtront – principalement pour « abus de biens sociaux, complicité et recel ». Il s’agit des deux intermédiaires Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir, de Thierry Gaubert, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère du budget, du directeur du cabinet d'Edouard Balladur à Matignon, Nicolas Bazire, de l'ex-conseiller de François Léotard à la défense, Renaud Donnedieu de Vabres, et enfin de l'ancien PDG de la branche internationale de la direction des constructions navales (DCNI), Dominique Castellan.
(...)

Show content
Longue de 258 pages, l’ordonnance synthétise près de quatre ans d’enquête sur les dessous de contrats d'armement passés dans les années 1990 avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite et dont la véritable finalité aurait été un financement politique occulte, notamment celui de la campagne présidentielle de M. Balladur en 1995.

Deux membres du gouvernement Balladur (1993-1995) auraient commis des délits, dont ils devront répondre devant la cour de justice de la République (CJR), seule instance habilitée à juger d’anciens ministres : il s'agit de l'ancien premier ministre Edouard Balladur lui-même et de son ministre de la défense de l'époque, François Léotard.

Reste en suspens le cas de Nicolas Sarkozy, qui était à l'époque ministre du budget. Son cas est évoqué en ces termes par les deux magistrats dans leur ordonnance de renvoi : « L’audition du ministre du budget, dont les collaborateurs ont été entendus sur les conditions dans lesquelles des décisions avaient été prises à l’encontre de la position de la Direction du Budget qui avait exprimé ses réticences et avaient permis l’apposition du visa du contrôleur financier, n’a pu être réalisée, celui-ci relevant du statut de témoin assisté et donc de la compétence de la Cour de justice ».

« INDICES »

En clair, il est reproché à M. Sarkozy d’avoir donné son feu vert à la conclusion des contrats controversés – ils ne pouvaient être signés sans l’aval des ministres de la défense et du budget, contre l’avis de sa propre administration. Toutefois, s’il existe à l’encontre de l’ex-président de la République des « indices » qu'il aurait commis un délit, ils ne sont aux yeux des magistrats instructeurs ni « graves » ni « concordants », conditions nécessaires pour une mise examen.

Mais l’octroi du statut – hybride – de témoin assisté pouvant s’apparenter à un acte de poursuite, seule la CJR est habilitée à recueillir les explications de M. Sarkozy. Elle pourrait même, si elle le souhaite, lui signifier une mise en examen. M. Sarkozy n’est donc pas encore, contrairement à ce qu’il espérait, totalement mis hors de cause dans cette affaire.

Show content
Mais l’octroi du statut – hybride – de témoin assisté pouvant s’apparenter à un acte de poursuite, seule la CJR est habilitée à recueillir les explications de M. Sarkozy. Elle pourrait même, si elle le souhaite, lui signifier une mise en examen. M. Sarkozy n’est donc pas encore, contrairement à ce qu’il espérait, totalement mis hors de cause dans cette affaire.

Dans leurs conclusions, les juges se montrent par ailleurs sévères à l'égard de MM. Balladur et Léotard ainsi que vis-à-vis de leurs collaborateurs, MM. Bazire et Donnedieu de Vabres particulièrement, accusés d'avoir injustement favorisé le réseau « K », derrière lequel se dissimulaient pour l'essentiel les hommes d'affaires d'origine libanaise Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir.

« Non seulement ces contrats de commissions étaient inutiles », écrivent-ils à propos de fonds versés à MM. Takieddine et El-Assir, « mais en outre, grâce à M. Douffiagues [décédé depuis] et M. Donnedieu de Vabres, ils [MM. Takieddine et El-Assir] vont obtenir des conditions de paiement privilégiées qui vont leur permettre d'encaisser ces commissions en avance sur la réalisation des contrats de vente ». « Ces contrats de commissions, écrivent les magistrats, ont permis à M. Ben Moussalem [un autre intermédiaire, décédé entretemps], M. El-Assir et M. Takieddine de se constituer des fortunes considérables au détriment des industriels et de l'Etat ».

« CIRCUIT OCCULTE ET SOPHISTIQUÉ »

Les juges notent qu'« un circuit opaque spécifique a été mis en place par la DCN-I dans des paradis fiscaux pour masquer le fait que l'organisme payeur des commissions versées au Liechtenstein n'était autre que la DCN-I, structure commerciale mise en place par l'administration dont dépendait la DCN (direction des constructions navales) et relevant du ministère de la défense. De nombreuses commissions rogatoires internationales, adressées entre autres au Liechtenstein et en Suisse, ont permis de reconstituer le circuit occulte et sophistiqué des commissions. Elles ont révélé que que M. El-Assir et M. Takieddine avaient mis en place un mécanisme opaque de retraits en espèces de fonds en Suisse grâce à l'utilisation d'un compte d'un émir du Koweit peu regardant ».

Les investigations permettent d'établir que MM. El-Assir et Takieddine ont retiré sur leurs comptes suisses, jusqu'à l'arrêt des commissions décidé en juillet 1996, un total de « 70 millions de francs en espèces. Ces fonds correspondent aux commissions liées à trois marchés saoudiens (Mouette, Shola, SBS) et au marché pakistanais (Agosta) ». « Cependant, précisent les magistrats, les commissions les plus importantes, liées au contrat Sawari II, venaient à peine de commencer à être versées. Le système était mis en place pour que ces retraits en espèces puissent perdurer pendant des années au fur et à mesure de l'encaissement des commissions ».

Une partie de ces sommes aurait profité au Parti républicain de M. Léotard mais surtout au financement occulte de la campagne présidentielle malheureuse de M. Balladur. L'enquête, rappelle l'ordonnance, a « révélé que la campagne de M. Balladur avait été alimentée par d'importants apports de fonds en espèces, dont une partie a été comptabilisée dans le compte de campagne (15 millions de francs). Est ainsi apparue une importante remise de 10,25 millions de francs quelques jours après l'échec subi par M. Balladur au premier tour. Aucune explication cohérente n'a été apportée par les responsables de la campagne quant à cette remise de fonds exceptionnelle par son montant ».

« PORTEUR DE VALISES »

S'agissant de M. Donnedieu de Vabres, les juges vont jusqu'à pointer son rôle de « porteur de valises » et observent notamment que « M. Takieddine a déclaré [lui] avoir remis en plusieurs versements environ 250 000 francs en espèces ». Quant à Nicolas Bazire, il est épinglé à la fois en tant qu'ancien directeur du cabinet de M. Balladur, mais aussi de sa campagne présidentielle. Depuis son poste à Matignon, il lui est reproché d'avoir imposé MM. El-Assir et Takieddine auprès de la DCN, « en suivant, avalisant et validant, par des interventions et arbitrages, des conditions contractuelles exorbitantes (…) faisant courir un risque budgétaire, tout en sachant que les prestations étaient inutiles, sans contrepartie économique ».

« En sa qualité de directeur de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur », concluent les juges à propos de M. Bazire, ce dernier aurait « sciemment recélé des espèces à hauteur d'au moins 6,2 millions de francs qu'il savait provenir du délit d'abus de biens sociaux commis au préjudice de la SOFRESA et de la DCN-I, espèces retirées en Suisse par Ziad Takieddine et provenant de commissions indues perçues sur les contrats d'armement saoudiens et pakistanais ».

Le procès des six prévenus pourrait avoir lieu dès 2015. L'enquête de la CJR, quant à elle, s'annonce longue et incertaine.
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5841
Re : Affaire Karachi
« Réponse #171 le: 30 mai 2017 à 19:31:42 »
La vache! ça aura mis le temps mais on dirat que ENFIN ça bouge dans l'affaire Karachi ! Le "canard enchainé" de demain annonce que Balladur est mis en examen
par la Cour de Justice de la République
dans l'affaire Karachi

 :gene3: :super: :super: :super: :super: :super: :super:
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5841
Re : Affaire Karachi
« Réponse #172 le: 18 juillet 2017 à 20:54:14 »
oui ça bouge, car après la mise en examen de Balladur voici que cela s'étend

Affaire Karachi: L'ancien ministre François Léotard mis en examen

Une pensée pour les familles des victimes, qui se battent seules, depuis tout ce temps  :merci:
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod