Auteur Sujet: Affaire Karachi  (Lu 71860 fois)

Hors ligne oblomov

  • Smart Citoyen Prometteur
  • Messages: 5013
  • Alles was mich nicht umbringt macht mich stärker!
    • oblomov.fr
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #50 le: 23 novembre 2010 à 19:54:32 »
Pour la diatribe journalistes/pédophiles, c'est ici, à env 5 minutes
Bof, une démonstration par l'absurde, assez puérile et répétitive, mais pas du tout un pétage des plombs.
Après son fameux étonnement bidon vis-à-vis la colère de Ségolène Royale, c'est bien fait pour sa gueule, l'arroseur arrosé une fois de plus.
Copé et Bertrand se seraient dits "choqués" pour moins que ça...
Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7887
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #51 le: 23 novembre 2010 à 21:03:28 »
Ce bouffon (vous avez remarqué: il claque tout le temps dans ses mains  :mrgreen:) a l'air de soupçonner Van Ruynebecq d'acharnement (Cleartream + Karachi)... Il fait à ce propos de cet homme ce qu'il reproche aux journalistes: il en suggère du mal sans en avoir rien à dire de sérieux...   :pasdrole:

Finalement pas un coup de gueule, non, juste un long et indigeste monologue...  8/

Et toujours, aux journalistes: "Faites votre travail..." Parce qu'il leur facilite la tâche, lui?  :nonon:

Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne cervesia

  • Smart Citoyen
  • Messages: 2380
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #52 le: 23 novembre 2010 à 22:56:50 »
"Et toujours, aux journalistes: "Faites votre travail..." Parce qu'il leur facilite la tâche, lui? "

sans même parler de leur faciliter le boulot, est-ce qu'il fait le sien lui ???? :fache1:
tiens je me rappelle plus il est préz ou démolisseur ???? pas clown non ça on le saurait .... :nono:
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

 La neutralité favorise toujours l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté » (E. Wiesel).

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #53 le: 24 novembre 2010 à 08:39:45 »
Citer
[revue de presse] - [79] - [mardi 23 novembre 2010]
1 / LE POINT SUR L'AFFAIRE


DES VERROUS PARTOUT POUR FREINER LA VÉRITÉ
Rue 89
 "Comment verrouiller au mieux le dossier Karachi et son volet embarrassant sur les « rétrocommissions » ? Comme dans toutes les affaires, l'objectif inavoué de l'exécutif est de ralentir au mieux le cours de la justice. Pour cela, il n'y pas 36 méthodes, mais plutôt quelques aspects sur lesquels agir.
[...]
1 / Le secret-défense, un verrou à triple-tour.[...]
Pour l'instant, malgré plusieurs demandes du juge antiterroriste Marc Trévidic, seuls des documents « confidentiel-défense » lui ont été transmis. Malgré les déclarations répétées de l'ex-ministre de la Défense Hervé Morin, on est donc loin du compte.
Autrement dit, pour enfouir une information gênante, il suffit d'avoir recours au plus niveau de classification, sachant que le « TSD » est décidé par le Premier ministre (Alain Juppé pour la période 1995-1997) et que de telles informations ultra-sensibles ne peuvent faire l'objet d'aucun archivage !
[...]
2 / Le verrou financier de Bercy
[...] Si la vision de Bercy s'arrête aux frontières du Luxembourg et de la Suisse (Eurolux, une autre off-shore, y était établie), en revanche les limiers de la DGSE qui ont enquêté en 1996 à la demande de Jacques Chirac sont parvenus à reconstituer l'itinéraire des flux financiers. C'est en tout cas ce qu'affirme l'ancien ministre de la Défense Charles Millon, sans qu'il ait été contredit.
3 / Le verrou du conseil constitutionnel.
[...]
L'actuel président du Conseil constitutionnel argue d'une loi de 2008 sur les archives qui interdit leur consultation pendant vingt-cinq ans, ceci afin de respecter le secret des délibérés des Sages. Au passage, il oublie de préciser que le gouvernement peut demander à Jean-Louis Debré la levée de ce secret.
La consultation des délibérations des Sages du Conseil constitutionnel permettrait peut-être de comprendre pourquoi 13 millions de francs de recettes ont été versés en liquide sur les comptes de campagne du candidat Balladur.
4 / Le verrou de la mission d'information parlementaire
[...] Il y a dix jours, le président de l'Assemblée nationale avançait le « principe de séparation des pouvoirs » pour justifier son refus de transmettre au juge Trévidic les auditions menées par la mission. Un argument qui n'a jamais été retenu lorsque le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière voulut avoir accès aux auditions de la mission d'information sur le génocide rwandais…
article complet :  http://www.rue89.com/2010/11/22/dossier-karachi-des-verrous-partout-pour-freiner-la-verite-177261


POURQUOI SARKOZY EST SOUCPONNE DE VOULOIR ETOUFFER L'AFFAIRE
Alex Lemarié, Le post
"...Mais un point précis intrigue : le changement d'attitude de Nicolas Sarkozy au fil des mois (remarqué aussi par le Posteur Cinquiemevitesse). Ce changement de cap donne du grain à moudre à ceux qui l'accusent de chercher à étouffer l'affaire par tous les moyens.
[...]
Après avoir ignoré cette affaire, la ligne de défense présidentielle consiste désormais à dire qu'il n'était au courant de rien, souligne Libération. Nicolas Sarkozy "espère ainsi prouver sa bonne foi et rappeler que tout au long de sa carrière, il n'a jamais été condamné, voire impliqué directement, dans la moindre affaire de financement politique", selon le quotidien.
[...]
Toujours est-il que l'attitude de l'Etat à l'égard de la justice nourrit les soupçons.
"Les piteuses défenses de l'Etat forgeront peut-être la conviction populaire: tant de précautions doivent bien cacher quelque chose", résume Claude Askolovitch dans Le Journal du Dimanche.
Au point de "plomber" la candidature de Nicolas Sarkozy pour sa réelection ?
C'est ce que redoute un des ténors de la droite, qui confie au JDD : "Sarko a été élu en 2007 grâce à Van Ruymbeke qui a démontré que Clearstream était faux. Il sera battu en 2012 si le même Van Ruymbeke démontre que Karachi est vrai"."
article complet : http://www.lepost.fr/article/2010/11/22/2313362_karachi-pourquoi-sarkozy-est-soupconne-d-avoir-etouffe-l-affaire.html


Autre article :
- LA PRINCIPALE MENACE EMANE DU PARQUET ESTIME LE SOCIALISTE JEROME CAHUZAC, AFP



2 / FILLON S'OPPOSE A UNE PERQUISITION A LA DGSE

MATIGNON REFUSE UNE PERQUISITION A LA DGSE AU JUGE VAN RUYMBECKE
Nouvelobs
"Le Premier ministre François Fillon a refusé vendredi d'autoriser le juge Renaud Van Ruymbeke, en charge du volet financier de l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002, à perquisitionner à la DGSE, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Le magistrat avait écrit le 18 novembre au président de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) afin d'obtenir une déclassification temporaire des locaux de la Direction générale des services extérieurs (DGSE).
La loi du 29 juillet 2009 de programmation militaire instaure la notion de lieux protégés. Dans la réponse adressée au magistrat instructeur, le directeur de cabinet du Premier ministre, Jean-Paul Faugère, souligne que le président de la CCSDN a donné un avis défavorable à cette perquisition.
Toutefois, il souligne avoir demandé au ministère de la Défense, dont dépend la DGSE, d'identifier les documents sollicités par le juge dans son courrier au président de la CCSDN.
Cette mesure permettra d'engager une procédure de déclassification sur les documents concernés, a précisé à l'AP une autre source proche du dossier..."
Article complet : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20101122.FAP1359/matignon-refuse-au-juge-van-ruymbeke-une-perquisition-a-la-dgse.html

LES EXLICATIONS AU MIEL D'ALAIN JUPPE SUR RTL :
<

Autre article :
- FILLON REFUSE QUE LES LOCAUX DE LA DGSE SOIENT PERQUISITIONNES, Jdd



3 / SANDRINE LECLERC AU GRAND JOURNAL DE CANAL +

J'ACCUSE MR BALLADUR D'AVOIR FINANCE SA CAMPAGNE AVEC DES RETROCOMISSIONS
Richard trois, Le Post
Hier soir Sandrine Leclerc, porte-parole des familles des victimes de l'attentat de Karachi et leur avocat Maître Olivier Morice étaient les invités d'une émission très forte
 [...]
Sous une émotion palpable et rentrée, Sandrine Leclerc a dit de manière rationnelle le besoin essentiel des familles de connaître la vérité et de rendre justice à leurs pères et à leurs maris tués à Karachi, malgré les entraves caractérisées auxquelles elles doivent faire face depuis 8 ans.
[...]
Et Olivier Morice, leur avocat, a pris ses responsabilités en accusant nommément "Monsieur Balladur d'avoir financé sa campagne présidentielle avec des fonds qui proviennent des commissions de ces contrats [contrats d'armement pakistanais et saoudiens, nda]".

Quant à Jean-Michel Aphatie, je lui ai trouvé, un air de procureur, le doigt levé, menaçant, faisant par avance le procès de ceux qui auraient un mot de travers. Jouant à l'avocat du système UMP, Jean-Michel Aphatie est allé jusqu'à reprendre les déclarations de Michel Mazens, ancien responsable de l'Armement, à Libération où celui-ci contredit son témoignage devant le juge. Un témoignage où Michel Mazens chargé par Jacques Chirac d'arrêter le versement de commissions illégales avait expliqué au juge ce que le patron de la DCN (ex-Chantiers Navals) lui avait alors dit :

« Un soir, je suis ainsi allé voir M. Castellan dans son bureau pour lui faire part de la directive de M. de Villepin [secrétaire général de l’Elysée, chargé de faire appliquer la décision de Chirac]. Il a réagi en me disant que pour lui, c’était compliqué car c’était faire courir des risques à ses personnels», avait ainsi déclaré Michel Mazens tel que précisé dans un PV dévoilé vendredi par Mediapart et dont Libération a obtenu copie.

Jean-Michel Aphatie avait-il peur que Nicolas Sarkozy l'accuse en retour de pédophilie ?..."
Article complet : http://www.lepost.fr/article/2010/11/23/2314568_j-accuse-monsieur-balladur-d-avoir-finance-sa-campagne-avec-des-retrocomissions.html


4 / PERQUISITION A BERCY


PERQUISITION A BERCY DANS LE CADRE DE L'AFFAIRE KARACHI
Marion Brunet, Le Figaro
«...Il y a une dizaine de jours, dans la plus grande discrétion, le juge Renaud Van Ruymbeke a perquisitionné la Direction générale des Impôts, au ministère du Budget à Bercy, affirme le quotidien. Et le journal d'ajouter : «Lors de sa perquisition, le juge du pôle financier aurait mis la main sur des documents ‘extrêmement intéressants'. Il s'agirait de notes manuscrites, non signées, datées de fin 2006». Ces dernières «confirmeraient et détailleraient les montages financiers opaques mis en place autour du contrat Agosta, notamment les circuits empruntés par l'argent à l'aller (vers le Pakistan, ndlr) comme au retour (en direction de la France, ndlr)». Autre information révélée par les documents saisis : il «serait question de plusieurs pays (...) dans lesquels les fonds transitent». ..."
Article complet : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/11/23/01016-20101123ARTFIG00328-perquisition-a-bercy-dans-le-cadre-de-l-affaire-karachi.php


5 / LE DERAPAGE DE SARKOZY FACE AUX JOURNALISTES

KARACHI: QUAND SARKOZY DERAPE FACE A DES JOURNALISTES
Liberation, Afp
"Le président Nicolas Sarkozy s’est récemment emporté face à des journalistes à propos du dossier Karachi, affirmant à l’un d’eux: «Il semblerait que vous soyez pédophile, j’en ai l’intime conviction» pour signifier qu’on ne peut mettre en cause quelqu’un sans preuve.
L’échange, relayé lundi soir par plusieurs sites internet, a eu lieu en marge du sommet de l’Otan à Lisbonne vendredi soir, alors qu’au même moment en France Dominique de Villepin relançait les soupçons de rétrocommissions vers Paris en 1995, dans le cadre du contrat d’armement avec le Pakistan au coeur de l’affaire de l’attentat de Karachi.
A l’époque Nicolas Sarkozy était ministre du Budget et porte-parole de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, sur laquelle planent des soupçons de financement illégal potentiellement lié à ces rétrocommissions.
«On est dans un monde de fous», a déclaré le président. «Il n’y a pas un seul parmi vous qui croit que je vais organiser des commissions et des rétrocommissions sur des sous-marins au Pakistan, c’est incroyable.» Puis il s’adresse à un journaliste, dans une démonstration par l’absurde: «Et vous, j’ai rien du tout contre vous. Il semblerait que vous soyez pédophile… Qui me l’a dit? J’en ai l’intime conviction (…) Pouvez-vous vous justifier?».
Le président emploie encore le mot deux ou trois fois, preuve de sa colère. «Amis pédophiles, à demain!», lance-t-il en quittant les journalistes qu’il allait retrouver samedi en conférence de presse..."
Article complet :  http://www.liberation.fr/politiques/01012303913-karachi-quand-sarkozy-derape-face-a-des-journalistes

Autres articles :
- KARACHIGATE, SARKOZY ET LES PEDOPHILES, Sarkofrance
- LE DERAPAGE DE SARKOZY CONTRE "UN JOURNALISTE PEDOPHILE", Nouvel Obs
- NICOLAS SARKOZY CALLS JOURNALIST A PAEDOPHILE, Telegraph


6 / L'ECUME DES LOURDS :

KARACHI, ADLER NE CONNAIT PAS LA DATE DE L'ATTENTAT
Arret sur image
"....Très remonté contre un "avocat visiblement très partisan", Adler s'est employé à nier la pertinence de la piste suivie actuellement par le juge Renaud Van Ruymbeke, qui s'intéresse de près aux rétrocommissions qui auraient pu financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur. Thèse clairement fumeuse pour Adler, qui préfère s'intéresser, comme Jean-Louis Bruguière, le premier juge d'instruction qui a travaillé sur le dossier, aux possibles motivations de "représailles" d'al-Qaeda contre la France.
Mais l'argumentation de l'historien est entachée par une bête erreur factuelle, comme nous l'a signalé un @sinaute. Adler affirme que l'attentat a eu lieu "à peu près quinze jours après le 11 septembre 2001". A peu près, en effet : l'attentat a eu lieu le 8 mai 2002."
Article direct :  http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php#9718


L'ELYSEE EXIGE DE NE PLUS FAIRE POINTER LE SITE KARACHIGATE.FR VERS SON SITE
Numerama
" "...Jeudi 18 novembre j'ai acheté karachigate.fr, sans idée particulière. Et au moment de choisir entre achat rapide ou configuration, je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête, mais j'ai cliqué à droite plutôt qu'à gauche. Emporté par mon élan, j'ai fais rediriger le domaine vers elysee.fr, parce que je trouvais vraiment important que chacun sache que notre Président n'était pour rien dans cette affaire. Et au lieu de faire dépenser bêtement des sous par le SIG ou l'UMP en achat de mots clefs sur Google pour que la bonne parole des communiqués officiels arrivent rapidement aux cerveaux malades de ceux qui croient ce que disent Médiapart, Rue89, et autre organes de presse, autant directement acheter le domaine et le faire pointer vers la voix de son maître", écrit ainsi le blogueur. En lieu et place de motifs juridiques, l'Elysée s'est contentée d'écrire à Gandi que "ce renvoi est abusif et nous condamnons fermement cette pratique". Menaçante, la missive ajoute que "la Présidence de la République se réserve de donner toutes les suites requises à cet abus dans le cadre du respect de ses droits", sans préciser lesquels."
article complet :  http://www.numerama.com/magazine/17408-l-elysee-exige-de-ne-plus-faire-pointer-karachigatefr-vers-son-site.html

7 / SUR LES BLOGS


NOS PÈRES NE SONT PAS MORTS POUR LA FRANCE, MAIS A CAUSE DE LA FRANCE
Cpolitic
"« Nos pères ne sont pas ‘morts pour la France’ mais ‘à cause de la France’ »
Une phrase lourde et poignante qui résume à elle seule toutes les coulisses macabres derrière ces tragiques décès. La France dont l’image est une énième fois ternie par ses représentants, se croyant au-dessus des lois.
Et cette jeune inconnue se levant devant l’omerta politique se permet même d’ajouter en réaction aux récentes déclarations de Nicolas Sarkozy:
« Cela sonne comme un aveu. Il reconnaît qu’il existe des documents intéressant l’instruction qui n’ont pas encore été transmis. En expliquant qu’il les donnerait « en temps et en heure », il ignore cette séparation des pouvoirs qu’il nous opposait avant pour ne pas s’exprimer sur le dossier. Mais il ne s’agit pas d’un remaniement ministériel. Ce n’est pas à lui de décider. Nous exigeons qu’ils transmettent ces documents le plus tôt possible. »
Besoin d’en dire plus pour comprendre l’horreur de ce que peuvent vivre les victimes? Tous les jours, elles entendent, voient, brassant l’air de préjugés, un homme responsable du malheur de leur famille en deuil, un homme « président de la République » et de ce fait « intouchable » tout en se drapant dans la Raison d’Etat.
Intouchable pour le moment…
On peut s’étonner de l’étrange empressement, dorénavant, que les politiques de tout bord, font preuve pour que la vérité sorte.
2012 approche! Il ne faudrait pas passer pour un opposant de la Justice faisant le malheur de familles déjà épleurées.
Car voilà, le remaniement faisant son lot de déçus, le calendrier électoral avançant, les langues se délies, et les braises des rivalités politiques entre Chiraquiens et Sarkozistes s’en trouvent ravivées avec la même intensité qu’au premier jour.
Évidemment, rien n’y personne ne pourra rendre vie aux 14 victimes (11 ingénieurs et 3 accompagnateurs pakistanais).
Sarkozy comme Villepin ne veulent pas la Vérité pour la Vérité mais bien détruire définitivement l’autre avec cette vérité, une vérité que l’on devine implacable, amorale voire malsaine pour une sombre histoire de pots de vins. Il fallait bien subvenir aux besoins financiers de son maître Balladur en campagne électorale présidentielle, désormais seul contre le RPR tout acquis à la cause chiraquienne.
Mais cette vérité, toute cette Vérité n’est peut être pas bonne à dire, à mettre en place publique. Il faut se battre pour qu’elle apparaisse au grand jour… mais pas trop comme le montre la reculade de Dominique de Villepin, après son attaque (trop) frontale...."
article complet :  http://www.cpolitic.com/cblog/2010/11/22/nos-peres-ne-sont-pas-morts-pour-la-france-mais-a-cause-de-la-france/

Autre article :
- DEFENSE DE TOUCHER AUX SECRETS, Le coucou de claviers

Et... le laquais du jour :
YVES FROMION (UMP) QUI DEMONTE LA MISSION D'INFORMATION PARLEMENTAIRE "A quoi bon relancer une nouvelle mission..."
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfqpdq_yves-fromion-france-info-23-11-2010_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfqpdq_yves-fromion-france-info-23-11-2010_news?additionalInfos=0</a>
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #54 le: 24 novembre 2010 à 11:40:57 »
punaise que j'aimerai que cette affaire en éclabousse un max et nous débarasse de tous ces cloportes !

en tout cas le peuple pourra toujours avoir loisir de regarder à deux fois ceux qui se présenteront à toutes les élections !!!


Citer
[revue de presse] - [80] - [Mercredi 24 novembre 2010]
 

MARC TREVIDIC SUR  FRANCE CULTURE
Les matins de France Culture (durée : 15 minutes)
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfr84c_les-matins-marc-trevidic_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfr84c_les-matins-marc-trevidic_news?additionalInfos=0</a>

ACCOYER REFUSE UNE NOUVELLE MISSION PARLEMENTAIRE
Liberation
"«J’ai fait savoir que cette mission ne pouvait pas être créée car la première mission vient de remettre ses conclusions», a déclaré, à l’issue de la conférence des présidents, Bernard Accoyer, qui a aussi fait valoir qu’il y avait des «poursuites judiciaires en cours».
La mission parlementaire avait achevé ses travaux en mai 2010. Après avoir demandé plusieurs fois la réouverture de cette mission, le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, a écrit lundi à Bernard Accoyer pour solliciter l’ouverture d’une nouvelle mission d’information au vu de «nouveaux éléments».
article complet : http://www.liberation.fr/politiques/01012303958-karachi-accoyer-refuse-une-nouvelle-mission-parlementaire

Autres articles :
- CES DOCUMENTS QUI RESTENT CACHES, Le Monde


DES DOCUMENTS SAISIS PAR LE JUGE CONTREDISENT NICOLAS SARKOZY
Mediapart, Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme
"Contrairement à ce qu'il a affirmé à Lisbonne, le 19 novembre, Nicolas Sarkozy a bien eu connaissance, en tant que ministre du budget entre 1993 et 1995, des aspects financiers du contrat des sous-marins de la DCN vendus au Pakistan, aujourd'hui au cœur du volet politico-financier de l'affaire de Karachi. Mediapart publie les documents.."
article complet : http://www.mediapart.fr/journal/france/241110/karachi-des-documents-saisis-par-les-juges-contredisent-nicolas-sarkozy

 
IL SEMBLERAIT QUE VOUS SOYEZ PEDOPHILES : ECOUTEZ CE QU'A DIT VRAIMENT NICOLAS SARKOZY
Liberation, David Dufresne
 "Libération publie l'enregistrement sonore intégral du point presse off du président où, pour dénoncer la supposée absurdité des soupçons qui le frappent, il a évoqué la pédophilie imaginaire d'un journaliste. Analyses et enquêtes à lire demain en kiosque et dans notre zone abonnés."
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfr6re_karachi-sarkozy-off-a-lisbonne-integral_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfr6re_karachi-sarkozy-off-a-lisbonne-integral_news?additionalInfos=0</a>
Lien direct et enregistrement audio : http://www.liberation.fr/politiques/06012715-il-semblerait-que-vous-soyez-pedophile-ce-qu-a-vraiment-dit-nicolas-sarkozy


JOURNALISTE PEDOPHILE : SARKOZY ESQUIVE ENCORE SARKOZY
Rue 89, Pascal Riché
"...La colère de Sarkozy est-elle seulement dirigée contre les journalistes ? Rien n'est moins sûr.
Le Président s'en prend ainsi à ceux qui l'interrogent sur la base de leur prétendue « intime conviction ». Ce n'est pas là un terme de journaliste. Les journalistes ont des soupçons s'interrogent, suivent des pistes, cherchent des recoupements, mais ne prétendent pas avoir une « intime conviction ».
C'est d'abord un terme renvoyant à la justice pénale : selon l'article 427 du Code de procédure pénale, « les infractions peuvent être établies par tout mode de preuve et le juge décide d'après son intime conviction ». Et justement, Nicolas Sarkozy, lors de son briefing, s'en prend directement au juge Renaud Van Ruymbeke :

    « Vous voyez le ministre du Budget qui va signer un document pour donner son aval à une société luxembourgeoise ? Pendant deux ans, on m'a poursuivi pour l'affaire Clearstream au Luxembourg. Tiens, c'était Van Ruymbeke aussi ; tiens, c'était le même ; alors c'est curieux, tiens… »

Sarkozy n'aime pas les juges, on le savait. Mais sa détestation de Van Ruymbeke va bien au-delà...."
lien direct : http://www.rue89.com/mon-oeil/2010/11/23/karachi-sarkozy-et-le-journaliste-pedophile-177375


A LISBONNE, SARKOZY KARACHI DANS LA COLLE
Lait d'beu
"...J’en reviens à la dernière prestation de Nicolas Sarkozy : Le président commence par reprendre le communiqué de presse de l’Elysée dans lequel il est dit que «
Nicolas Sarkozy est victime d’une rumeur malveillante et d’allégations calomnieuses qui ne reposent sur aucun commencement de preuve
». Le président ajoute que «la presse raconte n’importe quoi». Mais quand il lui est rappelé que son nom figure notamment dans des documents montrant qu’il a donné son aval à la création d’une société-écran luxembourgeoise – très certainement la désormais fameuse société Heine - par laquelle transitaient les commissions, il «pète les plombs» selon de nombreux journalistes présents en s’adressant à celui qui a osé lui poser la question..."
article complet : http://kamizole.blog.lemonde.fr/2010/11/23/a-lisbonne-sarkozy-karachi-dans-la-colle-il-traite-un-journaliste-de-%C2%ABpedophile%C2%BB

Autre article :
- LA COLERE OFF DE LISBONNE, L'express

A l'etranger :
- VILLEPIN BACKS "KARACHIGATE" CLAIMS AGAINST SARKOZY, The Independent
- SARKOZY CALLS JOURNALIST A PAEDOPHILE, The Guardian

A la télé :
CA VOUS REGARDE "KARACHI, LES DESSOUS D'UN SCANDALE"
LCP / AN
Emission durée : 43 minutes
Invités : Bernard Cazeneuve, Yves Fromion, Jean de Tonquedec...
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfr5jm_karachi-les-dessous-dyun-scandaley_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfr5jm_karachi-les-dessous-dyun-scandaley_news?additionalInfos=0</a>

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfr5jc_lyaffaire-karachi-acces-a-la-dgse-refuse_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfr5jc_lyaffaire-karachi-acces-a-la-dgse-refuse_news?additionalInfos=0</a>

L'OPACITE DES COMMISSIONS DE LA DCN POINTEE DANS UN RAPPORT
NouvelObs
"... Le rapport souligne en outre que le "montant des commissions est exagéré". Pour le contrat Mouette en Arabie Saoudite, (rénovation de quatre frégates et de deux pétroliers) par exemple, il s'élève à 20,9% du marché. Pour le contrat Bravo (frégates de Taïwan), il s'élève à 15% du marché.
La société Estar, par laquelle a transité l'argent provenant des commissions, est également citée dans le rapport. Dans une interview au Nouvel Observateur en mai 2010, l'intermédiaire Ziad Takieddine rapporte un incident impliquant Estar : "Le 6 juillet 1996, Jacques Chirac vient en visite officielle en Arabie Saoudite. Et là, il provoque un stupéfiant incident diplomatique. Fait exceptionnel, il exhibe devant le prince Abdallah, alors prince héritier, un contrat "secret-défense", de gouvernement à gouvernement, pour la vente de frégates, le contrat Sawari II, entre la Sofresa et une certaine société Estar. Le président français accuse carrément son hôte d'avoir participé, à travers cette dernière, au financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur !"
En conclusion du rapport, la Direction des vérifications nationales et internationales, chargée d'examiner la déductibilité des commissions, s'interroge sur l'opportunité de rejeter les commissions. Elle indique qu'"une position 'dure' serait de rejeter l'ensemble des commissions (...) dès lors que les bénéficiaires n'ont pas été spontanément désignés." Ce qu'elle ne fera finalement pas."
article complet : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101123.OBS3478/info-obs-karachi-l-opacite-des-commissions-de-la-dcn-pointee-dans-un-rapport.html


A la radio :
BERNARD CAZENEUVE sur RFI
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfr8gd_bernard-cazeneuve-depute-ps-de-la-manche_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfr8gd_bernard-cazeneuve-depute-ps-de-la-manche_news?additionalInfos=0</a>


BONUS ;
VGE : LE VIEUX FUSIL A UN COUP
Intox 2007
"PAN ! le vieux fusil à un coup , alias VGE a été utilisé. En général il ne sert qu'une fois tous les 36 du mois. Et là, on va faire simple: une vidéo !..."
lien direct : http://www.intox2007.info/index.php?post/2010/11/24/Karachigate-:-le-vieux-fusil-a-un-coup
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne timbur

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 13020
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #55 le: 24 novembre 2010 à 19:11:59 »
Pour le cas des relations Sarkozy/journalistes, la question sera éventuellement développée dans un fil plus approprié. :merci:
___________________________________________________________________________________________________________________________________
Frondiste : Néologisme timburien. Désigne tout élu à la députation remplissant la double condition d'être de gauche et du parti socialiste.

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #56 le: 26 novembre 2010 à 11:31:17 »
Citer
[revue de presse] - [81] - [jeudi 25 novembre 2010]
SARKOZY A MENTI
BFM TV / 25.11.2010
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfs1vo_karachi-nicolas-sarkozy-a-menti_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfs1vo_karachi-nicolas-sarkozy-a-menti_news?additionalInfos=0</a>
VILLEPIN ENTENDU PAR LE JUGE
BFM TV
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfsizy_karachi-villepin-entendu-par-le-juge_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfsizy_karachi-villepin-entendu-par-le-juge_news?additionalInfos=0</a>
Autre article :
- Affaire karachi : "Aucun lien entre l'arrêt des commissions et l'attentat, Le Monde.fr


EN 1995, SARKOZY INFLUANT PORTE PAROLE DE BALLADUR
Le Monde.fr
"...Contrairement à ce que croyaient nombre de gens sur ces bases, reprises dans certains articles de presse, Nicolas Sarkozy n'a jamais été officiellement ni directeur ni trésorier de la campagne d'Edouard Balladur. Son titre officiel, qu'on retrouve dans les archives de la presse de l'époque, dont Le Monde, était bel et bien celui de porte-parole (voir par exemple cet article des Echos du 28 mars 1995). Le directeur de la campagne d'Edouard Balladur était Nicolas Bazire, son autre homme de confiance, qui gérait son cabinet à Matignon, finalement préféré à Nicolas Sarkozy. Quant au trésorier de la campagne, il s'est exprimé sur le site Mediapart : il s'agit de René Galy-Dejean, longtemps député et maire du 15ème arrondissement à Paris.
[...]
Nicolas Sarkozy était-il pour autant privé de toute influence, comme il a tenté de l'expliquer aux journalistes, vendredi 19 novembre ? Pas sûr. D'une part, il jouait un rôle d'homme de confiance auprès d'Edouard Balladur. Après son ralliement au camp du premier ministre, celui-ci n'a eu de cesse de lui confier missions et tâches : ministre du budget, il obtient le porte-parolat du gouvernement et, lorsqu'Alain Carignon est mis en examen en 1994, il récupère son portefeuille de ministre de la communication.
Les "deux Nicolas", Bazire et Sarkozy, comme les baptisera la journaliste Ghislaine Ottenheimer dans un livre (Les Deux Nicolas, la machine Balladur chez Plon), jouent un rôle prépondérant auprès du premier ministre. Omniprésents, ils arbitrent, décident, cornaquent les autres membres du gouvernement... Un article de L'Expansion de 1994 reprend la formule d'Ottenheimer, les présentant comme "les deux gamins les plus puissants de France". La journaliste s'interroge :  "Pourquoi [Edouard Balladur] en a-t-il fait ses deux conseillers exclusifs ? Car ils sont sa machine de guerre pour conquérir l'Elysée". Et précise: "Sarkozy a pris le rôle du propagandiste et Bazire celui du machiniste."..."

 lien direct :  http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/11/24/karachi-en-1995-sarkozy-influent-porte-parole-de-balladur_1444252_823448.html


ENQUÊTE SUR DES ALERTES NÉGLIGÉES
France Inter


"...« Il n’y avait pas de menace particulière » soutient le responsable de la DCN en poste à Karachi, à l’époque, Gérard Clermont. Une version aujourd’hui démentie par l’ancien chef d’antenne à Karachi pour le compte du Service de coopération technique internationale de police (SCTIP), de 2001 à 2003, Mustapha Laraich, qui, à l’époque, avait alerté sur des « projets d’attentats ». Ce policier révèle également au micro de France Inter que, selon ses sources pakistanaises, les salariés de la DCN auraient été « suivis » et donc « ciblés » trois semaines avant l’attentat. Les notes internes de la DCN que nous avons pu consulter permettent de retracer le fil des alertes depuis le 11 septembre 2001 jusqu’à l’attentat de Karachi. Des notes qui font apparaître une menace bien réelle…
[...]
Ce chef d’antenne pour le Service de coopération technique internationale de police (SCTIP), de janvier 2001 à juillet 2004, réputé pour son savoir-faire et sa bonne connaissance du terrain, est alerté par deux importantes sources pakistanaises de l’imminence de « projets d’attentats » contre « des occidentaux ».
Face à ces informations qu’il juge importantes vis-à-vis de la sécurité des Français encore présents sur place après les attentats du 11 septembre 2001, et notamment le personnel de la DCN (Mustapha Laraich hébergera même à son domicile, après le 11 septembre, l’un des organisateurs de la logistique de DCN), le policier rédige immédiatement une note, datée du 16 avril 2002, qu’il transmet à son autorité de tutelle, le Ministère de l’Intérieur, à Paris.
Quelques jours plus tard, lors d’une réunion de sécurité au Consulat de Karachi, Mustapha Laraich expose ses craintes, et développe le contenu de sa note, en présence de représentants de DCN et de la DGSE, les services secrets français.
Ecoutez le témoignage de Mustapha Laraich. (4’15)
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1515


VGE : IL EXISTE UNE LISTE DE RETROCOMMISSIONS
LePost.fr 24/11/2010
Bonus track: "Il existe une liste des rétrocommissions puisqu’on la protège par le secret-défense. Si elle n’existait pas on n’aurait pas besoin de la protéger ". Les rétrocommissions sont  un scandale , qui  n’ont rien à voir avec le secret défense.
http://www.lepost.fr/article/2010/11/23/2315640_vge-sur-karachi-il-existe-une-liste-de-retrocomissions.html


KARACHI; UN DÉPUTE PRÊT A REMETTRE LES PV DE LA MISSION PARLEMENTAIRE (oh oui, oh oui chiche !!!)
Le Monde.fr
"Le député PCF du Nord Jean-Jacques Candelier s'est dit prêt à remettre à la justice les procès-verbaux de la mission d'enquête parlementaire sur l'attentat de Karachi, dont il a été membre, dans une lettre à l'un des juges chargés du dossier, rendue publique jeudi 25 novembre.

"Je suis informé de votre volonté d'accéder au verbatim de la mission d'information sur 'les circonstances entourant l'attentat du 8 mai 2002 à Karachi', mission dont j'ai été membre", écrit le député dans un courrier daté de mercredi au juge d'instruction antiterroriste Marc Trévidic, chargé de l'attentat à Karachi, qui a fait quatorze morts, dont onze Français. Rappelant que le magistrat est soumis au secret de l'instruction, il l'informe se tenir à son "entière disposition" pour lui "communiquer les différents PV" de la mission en sa possession...."
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/11/25/karachi-un-depute-pret-a-remettre-a-la-justice-les-pv-de-la-mission-parlementaire_1445007_3224.html#ens_id=1438027


KARACHI : 8 MILLIONS POUR L’INTERMÉDIAIRE OCCULTE
Guillaume Dasquié, Liberation
"...
Au nom de l’industrie de l’armement, un haut fonctionnaire de l’Etat Français a conclu, le 24 janvier 2009, un accord avec Jean-Marie Boivin, le financier qui coordonnait le versement de commissions occultes dans le cadre de ventes d’armes, notamment celle des sous-marins au Pakistan. Ledit accord prévoit de le dédommager à hauteur de 8 millions d’euros, comme nous l’évoquions ces dernières semaines. Au large de l’Irlande et de l’Angleterre, se sont ainsi achevées les curieuses tractations engagées dès 2006 entre Jean-Marie Boivin, gérant de la société offshore Heine, et divers ministres en exercice - dont Michèle Alliot-Marie, Thierry Breton ou Nicolas Sarkozy.
Ile de Man. Hier, Libération a obtenu auprès du greffe de la Haute Cour de l’île de Man (Royaume-Uni) la copie certifiée conforme d’un jugement qui atteste de l’existence de cet accord - une pièce qui n’est pas, à ce jour, versée au dossier de Renaud Van Ruymbeke.
La décision de justice de l’île de Man donne force de loi à un contrat du 24 janvier 2009 entre des sociétés privées et un officiel envoyé par Paris. Il stipule qu’«un haut fonctionnaire du gouvernement français», représentant les sociétés d’armement «DCN International SA, DCNS SA et Thales SA», a conclu une transaction au terme de laquelle il accepte de payer une «note d’honoraires émise par M.Boivin», dont «le montant est de 8 millions d’euros». Et elle justifie ces émoluments par les bons offices de Jean-Marie Boivin qui «ont été assurés à travers la Société de développement international Heine SA»...."
http://www.liberation.fr/societe/01012304119-karachi-8-millions-pour-l-intermediaire-occulte


ET LES COMPTES D'EDOUARD BALLADUR FURENT VALIDES
Le Monde.fr, Raphaelle Bacqué et Pascale Robert Diard
"Le Monde de jeudi 25 novembre (daté 26 novembre) relate, par le menu, les débats qui ont déchiré le Conseil constitutionnel, en octobre 1995, à l'occasion de l'examen des comptes de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur.


Président du Conseil constitutionnel à l'époque, Roland Dumas, qui déclare aujourd'hui au Monde être favorable à la publication des procès-verbaux de la séance, actuellement couverts par le secret de la délibération, a pesé de tout son poids lors du vote final. C'est lui qui a donc emporté la décision.
Les comptes de M. Balladur comportaient pourtant une anomalie : le versement suspect de 10,25 millions de francs (1,56 million d'euros), en espèces. Cet argent pourrait provenir de rétrocommissions, selon une hypothèse privilégiée dans l'enquête menée par le juge Renaud Van Ruymbeke sur la vente de sous-marins au Pakistan, en 1994.
Selon les informations du Monde, dès l'ouverture des débats au Conseil, M. Dumas met en garde ses collègues. Les comptes de Jacques Chirac, leur rappelle-t-il, présentent, eux aussi, des recettes injustifiées et une sous-estimation des dépenses. Et il insiste : si on annule les comptes de l'ancien premier ministre, il faudra aussi annuler ceux du président élu.
Il observe que les dépassements chez celui-ci sont "beaucoup plus sérieux". "Peut-on prendre le risque d'annuler l'élection présidentielle et de s'opposer, nous, Conseil constitutionnel, à des millions d'électeurs et ainsi remettre en cause la démocratie ?", fait-il valoir.
Maurice Faure, éphémère ministre de la justice de François Mitterrand en 1981, rechigne pourtant. "Je n'accepte pas cette solution", dit-il. Il est l'un des seuls à s'émouvoir publiquement. Les rapporteurs, eux, continuent de batailler. A quoi donc ont servi leurs investigations si c'est pour capituler ?
M. Dumas décide alors de suspendre la séance. Il demande aux rapporteurs de revoir leur copie et de modifier les modes de calcul qu'ils ont retenus. Les comptes de campagne d'Edouard Balladur seront finalement validés après cinq jours de débats houleux, malgré l'avis négatif des rapporteurs.
lien direct :   http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/11/25/et-les-comptes-de-campagne-d-edouard-balladur-furent-valides_1444772_823448.html#ens_id=1438027


KARACHI : LA DCN AURAIT ETE ALERTEE DU RISQUE D'ATTENTAT
Le telegramme
Nouvelle pièce pour le volet attentat de l'affaire Karachi: selon un ancien policier en poste à Karachi à l'époque, et DCN et les autorités avaient été prévenues d'un risque d'attentat contre les salariés du groupe. Elles n'auraient eu aucune réaction.
«Il y avait des projets d'attentat contre des Occidentaux. C'était des informations obtenues auprès de terroristes (...). Mais après le 11septembre, il y avait très peu d'Occidentaux en dehors des gens de la DCN», a indiqué hier sur France Inter Mustapha Lahrech, à l'époque chef d'antenne à Karachi pour le service de coopération technique internationale de police. Alerté, il en aurait alors averti sa hiérarchie, et aurait répété ses craintes lors d'une réunion de sécurité au consulat de France en présence de représentants de DCN. Sans que des mesures particulières soient prises, accuse-t-il. Les salariés, selon ce policier, «ont été filochés pendant 21jours pour savoir où ils allaient, comment ils allaient, leur parcours...». Jusqu'à ce 8mai 2002, où l'attentat coûte la vie à 15 personnes, dont onze Français.
lien direct : http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/affaire-karachi-dcn-aurait-ete-alertee-du-risque-d-attentat-25-11-2010-1126674.php


KARACHI : L'EMOUVANT TEMOIGNAGE D'UNE FILLE DE VICTIME
Le Dauphine
"..Je pense que Sandrine et moi-même avions à la fois l’envie et le besoin de raconter notre histoire, nous avons donc attendu de “ressentir” les choses, d’être intimement persuadées que le moment était venu. Ce livre est avant tout un témoignage en hommage à nos pères et aux autres personnes décédées lors de cet attentat, permettant de garder une trace écrite de cette histoire afin qu’ils ne soient pas enterrés une seconde fois. L’ouvrage est également pour nous l’occasion de raconter, à qui voudra le lire, la façon dont l’État a géré la crise sur le plan humain (en ce qui nous concerne, le terme “inhumain” serait très certainement plus juste), afin que chacun puisse prendre conscience que nous ne sommes pas des privilégiées. Karachi c’est une affaire d’État certes, mais c’est avant tout une histoire d’hommes et de femmes qui se battent pour que la vérité puisse faire surface. Le livre est aussi une façon de “démocratiser” l’affaire, en expliquant ce dossier complexe avec des mots simples, des mots de victimes et non de journalistes ou d’hommes de loi...."
lien direct : http://www.ledauphine.com/isere-sud/2010/11/24/l-affaire-karachi-pour


KARACHI : ON NE SAURA JAMAIS
Charente Libre
"Odette Delavie, la mère de Jean-Pierre Delavie, le salarié de la DCN Ruelle décédé dans l'attentat de Karachi en 2002, habite toujours en Charente. «Je vais souvent chez ma fille, à Paris. Mais je demeure toujours à Garat», précise-t-elle.
Elle vit très mal les derniers rebondissements et la polémique sur l'attentat de Karachi. «Pour moi, c'est dur, très dur», dit cette mère qui a perdu son fils. Elle assure: «Si mon mari est mort cet été, c'est à cause de ça.» Mort de ne pas savoir, d'avoir l'impression de se battre «contre quelque chose de beaucoup trop gros». «On se bat contre le gouvernement et nous, on est des petits. Le pot de terre n'a jamais brisé le pot de fer.» Elle en est convaincue: «On ne saura jamais.»
Avec son mari, Odette Delavie faisait partie de l'association «SOS Attentat». «En juin, mon mari a reçu un courrier de SOS Attentat. Il l'a lu et m'a dit "ça ne sert à rien. On ne saura jamais"», dit-elle. Son époux décédait quelques semaines plus tard, miné par cette affaire qui a emporté son fils, âgé de 34 ans en 2002. «Aujourd'hui, je fais comme l'a dit mon mari. Je laisse tomber. Qu'est-ce que je peux faire? Je lis, j'écoute ce qui se dit à la télé, ça me fait mal. Mais que puis-je faire?»
lien direct : http://www.charentelibre.fr/2010/11/24/odette-delavie-on-ne-saura-jamais,1008107.php
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #57 le: 11 décembre 2010 à 16:49:53 »
Citer
[video] - [@si : investiguer sur Karachi]
Version intégrale du débat diffusé sur Arretsurimage.net au sujet de "l'affaire Karachi".
Enregistré le 26 novembre 2010. Durée : 1h30.
Animé par Daniel Schneidermann avec Magali Drouet, Fabrice Arfi, Guillaume Dasquié, Dan Israel, Didier Porte...
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xft1cg_le-canard-les-barbouzes-les-retro-commissions-et-internet_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xft1cg_le-canard-les-barbouzes-les-retro-commissions-et-internet_news?additionalInfos=0</a>

[revue de presse] - [87] - [5-10 décembre 2010]
KARACHI : UN HAUT-FONCTIONNAIRE CONFIRME LES RETRO-COMMISSIONS
LeMonde.fr, Gérard Davet
"Contrôleur général des armées, Jean-Louis Porchier s'est longuement confié à la mission parlementaire d'enquête sur l'attentat de Karachi, qui a fait onze victimes françaises, en 2002. Son témoignage, que Le Monde a pu consulter, est resté confidentiel depuis le 15 décembre 2009, date de son audition. Il est essentiel.
Car M. Porchier sait tout du contrat Agosta, signé le 21 septembre 1994 par le gouvernement d'Edouard Balladur, prévoyant la livraison de trois sous-marins au Pakistan. Or, le juge antiterroriste Marc Trévidic estime que l'arrêt du versement des commissions promises pour ce contrat à divers intermédiaires, imposé par Jacques Chirac en 1995, a pu déclencher un mécanisme conduisant à l'attentat de Karachi.
Le juge financier Renaud Van Ruymbeke postule, quant à lui, que le contrat Agosta a pu générer des rétrocommissions venues gonfler les caisses de M. Balladur pour sa campagne présidentielle, en 1995. En mars 1999, M. Porchier avait rendu un rapport d'enquête au ministère de la défense, détaillant de nombreuses irrégularités dans l'éxécution du contrat.
Les commissions ? "On arrivait ainsi à un total de 800 millions de francs de commissions [122 millions d'euros] ce qui est totalement excessif et injustifié", explique le contrôleur général. Lors de son enquête, il va donc se rapprocher d'un personnage clef de l'industrie de l'armement français, Michel Ferrier, ex-directeur des transferts sensibles au secrétariat général de la défense nationale (SGDN)..."
suite de l'article : http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/10/karachi-un-haut-fonctionnaire-confirme-les-retrocommissions_1451582_3224.html

Télécharger : LE PROCES VERBAL DE L'AUDITION DE JL PORCHIER A LA MISSION PARLEMENTAIRE


LES COMPTES DE CAMPAGNE DE BALLADUR EN 1995 SERAIENT IRREGULIERS
Le Point.fr, Thierry Leveque - 8/12
"PARIS (Reuters) - Les comptes de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 étaient sous-évalués de plus de 13 millions de francs (deux millions d'euros) et auraient pu donner lieu à de lourdes pénalités, selon des pièces saisies par la police publiées mercredi.

Les rapporteurs du Conseil constitutionnel estimaient les dépenses totales de la campagne du rival de Jacques Chirac à 97,2 millions de francs et non 83,8 comme l'avait déclaré le trésorier, dans un rapport d'experts du Conseil constitutionnel cité par le site internet d'information Mediapart.

Ce rapport sur les comptes d'Edouard Balladur a été saisi et placé sous scellés avec les pièces comptables par la police en mai dernier, dans une enquête pénale sur un supposé financement de la campagne par une corruption en marge d'une vente de sous-marins au Pakistan.

Le total de 97,2 millions de FF excédait le plafond légal de 7,2 millions de FF (1,09 million d'euros), somme qui aurait donc dû être remboursée au Trésor public, selon le code électoral. Par ailleurs, Edouard Balladur n'étant plus éligible aux aides publiques pour ses dépenses, il aurait aussi dû rembourser beaucoup d'argent.

Les rapporteurs faisaient par ailleurs mention de versements en espèces de 13 millions de FF aux caisses de campagne, non justifiés, car l'explication d'Edouard Balladur parlant de vente de T-shirts et de gadgets était jugée peu crédible, selon des éléments déjà publiés dont Reuters a eu connaissance.

Au vu de tous ces éléments, les rapporteurs ont proposé au Conseil constitutionnel de rejeter les comptes mais l'institution, sous la présidence du socialiste Roland Dumas, l'a refusé après une réunion à huis clos le 3 octobre 1995, selon la décision finale officielle..."
suite de l'article : http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/les-comptes-de-campagne-de-balladur-en-1995-seraient-irreguliers-08-12-2010-1272626_240.php


KARACHI : DES LETTRES ET UNE FACTURE DE 2007 IMPLIQUENT L'ELYSEE
Mediapart, Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme - 6/12
"Des documents confidentiels placent l'Elysée au cœur du volet financier de l'affaire Karachi. Après son élection à la présidence, Nicolas Sarkozy a été destinataire de la copie d'une facture de 8 millions d'euros, prix d'un «chantage d'Etat» sur fond de ventes d'armes. Un autre courrier adressé fin 2007 par un dirigeant de la DCN à François Pérol, alors en poste à l'Elysée, évoque l'affaire. La police a également récupéré des éléments sur les liens actuels entre Claude Guéant et Brice Hortefeux et l'homme d'affaires Ziad Takieddine..."
suite de l'article (payant) : http://www.mediapart.fr/journal/france/051210/karachi-des-lettres-et-une-facture-de-2007-impliquent-lelysee

Karachi: des lettres et une facture de 2007 impliquent l'Elysée
http://www.scribd.com/doc/44741758/Karachi-des-lettres-et-une-facture-de-2007-impliquent-l-Elysee   

Autres articles :
- KARACHI, SARKOZY INFORME DE L'EXISTENCE D'UNE FACTURE, 20 Minutes
- QUAND BOIVIN ENVOIE UN DOUBLE DE SA FACTURE DE 8 MILLIONS D'EUROS A NICOLAS SARKOZY, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, Imhotep, Agoravox


KARACHI : PLAINTE CONTRE VILLEPIN ET FILLON
Challenges - 6/12
"[...] Selon le Journal du dimanche, Ziad Takieddine veut être entendu par le juge Renaud van Ruymbeke pour s'expliquer sur les termes du contrat "Sawari II" de vente de frégates militaires à l'Arabie Saoudite.
Le JDD évoque également une "note confidentielle", datant de septembre 1996, de l'homme d'affaires remise au Premier ministre libanais d'alors, Rafic Hariri, dans laquelle "il accuse les chiraquiens de vouloir faire main basse sur les commissions". Il est également question d'une intervention, inconnue jusqu'à présent, du proche de Jacques Chirac, dont la banque aurait débloqué, dans le plus grand secret, 300 millions de francs de l'époque... Une intervention qui pourrait relancer l'affaire.
Pour Ziad Takieddine, les 11 salariés français morts à Karachi sont les "victimes probables de règlements de comptes franco-français"..."
Suite : http://www.challenges.fr/actualites/asie/20101206.CHA0909/karachi__plainte_contre_villepin_et_millon.html
« Modifié: 11 décembre 2010 à 16:58:34 par TYGER »
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #58 le: 20 décembre 2010 à 18:44:28 »
Citer
[revue de presse] - [88] - [14-18 décembre 2010]

2 QUESTIONS AU GOUVERNEMENT AU SUJET DE "L'AFFAIRE KARACHI" 14/12/2010
BERNARD CAZENEUVE (PS)
(réponse par FRANCOIS BAROUIN (UMP)
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xg5fpi_question-au-gouvernement-le-14-12-2010_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xg5fpi_question-au-gouvernement-le-14-12-2010_news?additionalInfos=0</a>

L’ASSEMBLÉE NE COMMUNIQUERA PAS AU JUGE LES DOCUMENTS SUR KARACHI
Patrick Roger, Le Monde 17/12/2010
La majorité du bureau de l'Assemblée nationale a refusé, mercredi 15 décembre, de transmettre au juge Marc Trévidic les documents et les enregistrements des auditions réalisées par la mission d'information sur l'attentat de Karachi, en 2002. Le bureau de l'Assemblée, invoquant le "principe de séparation des pouvoirs", a estimé que la demande d'accès du juge à des documents internes "interfère avec l'exercice de la mission de contrôle" du Parlement. La transmission des documents, ajoute le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, remettrait en cause la décision de la commission de la défense de ne pas rendre publiques ses auditions. [...] Le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault, déplore cette décision qui, selon lui, "ne grandit pas le Parlement".
lien direct : http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/16/l-assemblee-ne-communiquera-pas-au-juge-les-documents-sur-karachi_1454257_3224.html

LIRE EGALEMENT :
- KARACHI, RWANDA : LA SEPARATION DES POUVOIRS A BON DOS, David Servenay, Rue 89, 17/12


KARACHI : NOUVELLE ENQUÊTE OUVERTE
Mina Kaci, L'humanité 15/12/2010
"L’information judiciaire pour enquêter sur des soupçons de corruption autour d’un contrat d’armement, dit Sawari II, avec l’Arabie saoudite est ouverte. Le parquet de Paris a en effet donné son feu vert après la demande faite, en novembre, par le juge Renaud Van Ruymbeke, qui investiguait sur le volet de l’affaire Karachi. Cependant, ce dernier n’enquêterait pas sur ces faits nouveaux au motif qu’ils sont de «nature différente», selon le parquet de Paris, non sans provoquer la colère des parties civiles, voyant dans cette décision une volonté d’écarter le juge Van Ruymbeke.
Conclu dans les années 1990, ce contrat prévoyait la vente de frégates La Fayette pour 2,9 milliards d’euros. Le montant des commissions, légales jusqu’en 2000, s’élevait à 18 % de la somme du contrat. Les juges examinent l’hypothèse selon laquelle l’attentat de Karachi de 2002 aurait été commis en raison de l’arrêt du paiement des commissions. Deux intermédiaires ont touché d’importantes sommes, comme ils l’ont fait sur un autre contrat effectué la même année avec le Pakistan.
Selon Bernard Cazeneuve, rapporteur de la mission parlementaire sur l’attentat, « pour raisonner sur la problématique » d’un lien entre un arrêt de versement de commissions et la tuerie, « il faut prendre en compte » à la fois le contrat de vente de sous-marins conclu avec le Pakistan et la vente de frégates, la même année, à l’Arabie saoudite.
Le député socialiste a dénoncé hier de « nouvelles manœuvres », après l’ouverture de l’instruction distincte. Il revient désormais à la présidente du tribunal de grande instance de Paris de désigner le juge d’instruction qui réalisera cette nouvelle enquête. «Je m’inquiète du risque de saucissonnage» du dossier Karachi, déclare Bernard Cazeneuve. «Cette stratégie du parquet, d’entrave du travail des juges indépendants, constitue une nouvelle manifestation de mépris à l’égard de la volonté des familles d’accéder à la vérité», ajoute le rapporteur de la mission parlementaire."
lien direct : http://www.humanite.fr/16_12_2010-karachi%E2%80%89-nouvelle-enqu%C3%AAte-ouverte-460244

LIRE EGALEMENT :
- FRÉGATES D'ARABIE SAOUDITE, LE TRÉSOR DE LA CAMPAGNE BALLADUR, Régis Soubrouillard, Marianne2, 18/12


KARACHI : UNE ONG ANTICORRUPTION PORTE PLAINTE
Guillaume Dasquié, Libération 15/12/2010
"L’ONG Anticor, dédiée à l’étude des phénomènes de corruption, a déposé plainte ce mercredi dans le volet financier du dossier Karachi. Cet après-midi, l’avocat d’Anticor, Jérôme Karsenti, s’est constitué partie civile entre les mains du juge Renaud Van Ruymbeke.

Dans un courriel transmis à «Libération», l’avocat estime que «les révélations de ce dossier mettent en évidence l’importance structurelle de la corruption dans le fonctionnement de l’Etat et ce jusqu’à son plus haut niveau. La gravité des faits dénoncés ne peut échapper à personne, tant elle démontre, que les plus hautes autorités de l’Etat ont utilisé les prérogatives du pouvoir qui leur étaient démocratiquement confiées par les citoyens, pour satisfaire contre l’intérêt général, contre l’intérêt économique, des intérêts partisans et personnels».

Une audience de la chambre de l’instruction consacrée au volet financier du dossier Karachi se déroulera le 10 janvier. Cette chambre chargée d’examiner le bien-fondé des procédures judiciaires devra se prononcera sur la recevabilité de l’instruction de Renaud Van Ruymbeke sur les soupçons de corruption entourant la vente de sous-marins Agosta, en 1994, au Pakistan..."
suite de l'article : http://www.liberation.fr/politiques/01012308296-karachi-une-ong-anticorruption-porte-plainte


LIRE EGALEMENT :
- KARACHI : LA NOUVELLE ENTRAVE PRÉSIDENTIELLE, Sarkofrance 17/12
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #59 le: 30 décembre 2010 à 18:10:52 »
Citer
[revue de presse] - [89] - [19-29 décembre 2010]

KARACHI : UN EX DE LA DGSE EVOQUE UNE INTERVENTION DE L’ÉLYSÉE
Liberation
"Deux ex-de la DCN placés sous le statut de témoins assistés et un ancien de la DGSE qui évoque une intervention de l’Elysée, confirmant les informations de Libération: du nouveau dans la complexe enquête sur l’affaire Karachi.
Chargé d’un volet des investigations sur l’attentat de Karachi en 2002, Renaud Van Ruymbeke, a ainsi placé deux anciens responsables de la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCN), sous le statut de témoins assistés. Comprendre: un statut intermédiaire entre ceux de simple témoin et de mis en examen. Il s’agit de Philippe Japiot, ancien président de la DCN International et Alex Fabarez, directeur général de la DCNI au moment de l’attentat, selon l’AFP, confirmant une information de France Inter.
Ils sont soupçonnés de ne pas avoir transmis à la justice des documents évoquant un possible lien entre l’attentat et l’arrêt des commissions versées dans le cadre de la signature de contrats d’armement avec le Pakistan en 1995 et l’attentat de Karachi, qui a tué 15 personnes en mai 2002, dont 11 salariés français de la DCN. Parmi ces documents, figure le rapport Nautilus, saisi en 2008 au siège de la DCNS (ancienne DCN), selon lequel l’arrêt des commissions, décrété après l’élection de Jacques Chirac à l’Elysée en 1995, «visait à assécher les réseaux de financement occultes de l’Association pour la Réforme», l’association de financement de la campagne électorale d’Edouard Balladur, suggérant le versement de rétro-commissions vers la France.
«Je ne connais pas le dossier Nautilus», se défend Philippe Japiot, interrogé, le 5 mai, par la mission d’information parlementaire sur Karachi. Aussi interrogé par les députés, en décembre 2009, Alex Fabarez a douté de l’hypotèse selon laquelle des intermédiaires mécontents auraient laissé passer plusieurs années entre l’arrêt de commissions et l’attentat, selon le rapport de la mission.

«Voir ce qu’il y a derrière tout ça»

Par ailleurs, un ancien membre de la DGSE (Direction générale des services extérieurs), Alain Juillet, a rapporté au juge Renaud Van Ruymbeke avoir été mandaté par l’Elysée en 2008 pour prendre contact avec Jean-Marie Boivin, témoin-clé de l’affaire Karachi,. Une confirmation des informations révélées par Libération le 25 novembre dernier..."
Article complet : http://www.liberation.fr/politiques/01012309716-karachi-un-ex-de-la-dgse-evoque-une-intervention-de-l-elysee

INTERVENTION DE L'ELYSEE SELON UN TEMOIN
France2
"...Juillet était convaincu que Boivin avait des archives
M. Juillet, ancien membre de la Direction générale des services extérieurs (DGSE), a affirmé le 17 décembre au juge Van Ruymbeke avoir été contacté en juin 2008 par Bernard Delpit, à  l'époque collaborateur de François Pérol, ancien secrétaire général adjoint à l'Elysée, pour qu'il prenne attache avec M. Boivin.
M. Juillet, qui exerçait alors les fonctions de haut-responsable à  l'intelligence économique auprès de Matignon, a ainsi rencontré M. Boivin à trois reprises, à Londres, entre septembre 2008 et mai 2009.
"J'étais convaincu qu'il (M. Boivin) avait des archives et qu'il valait mieux les récupérer et négocier avec lui une indemnité de départ raisonnable", a expliqué M. Juillet.
 Lors de leurs différentes rencontres à Londres, M. Boivin "a surtout parlé de Karachi", a assuré l'émissaire de l'Elysée. "C'est le premier que j'ai entendu dire que l'attentat était lié à l'arrêt du versement des commissions. Pour lui, c'était une évidence", a ajouté M. Juillet, 68 ans.
 Celui-ci a précisé au juge Van Ruymbeke avoir pris avec des pincettes les affirmations de son interlocuteur : "Quand on l'écoutait, on a l'impression qu'il savait tout. Mais quand on lui posait des questions précises, c'était totalement flou", a poursuivi M. Juillet.
"La cerise sur le gâteau, c'est que j'ai reçu, il y a un mois et demi, une lettre de Suisse m'informant que M. Boivin avait remis toutes les pièces à un représentant de la DCN", ajoute M. Juillet, laissant entendre que M. Boivin aurait renoncé à une partie des documents qu'il affirmait détenir dans un coffre en Suisse.
article complet : http://info.france2.fr/france/intervention-de-l-elysee-en-2008-selon-un-temoin-66536845.html


KARACHI : ANTICOR SE CONSTITUE PARTIE CIVILE
Anticor
"L’association Anticor a décidé lors de son Conseil d’Administration du 2 décembre 2010, par l’intermédiaire de son Conseil Maître Jérôme KARSENTI du barreau du Val de Marne, de se constituer partie civile dans le cadre de l’information judicaire ouverte chez le juge Van Ruymbeke à la suite de l’attentat de Karachi notamment pour les faits de corruption active et passive relatifs aux contrats d’armement.
L’association estime en effet, que les révélations de ce dossier mettent en évidence l’importance structurelle de la corruption dans le fonctionnement de l’Etat et ce jusqu’à son plus haut niveau. La gravité des faits dénoncés ne peut échapper à personne, tant elle démontre, que les plus hautes autorités de l’Etat ont utilisé les prérogatives du pouvoir qui leur étaient démocratiquement confiées par les citoyens, pour satisfaire contre l’intérêt général, contre l’intérêt économique, des intérêts partisans et personnels.
L’association Anticor espère que le pouvoir en place, usant de son bras armé judiciaire le parquet, ne tentera pas par des manœuvres de procédure, de diviser de manière artificielle un dossier qui a sa cohérence propre.
C’est pour l’ensemble de ces raisons que l’association Anticor estime de son devoir impérieux de contribuer à permettre l’aboutissement de la vérité. »
lien direct : http://anticor.org/2010/12/27/karachi-anticor-se-constitue-partie-civile/


KARACHI : CETTE AFFAIRE EMPECHERA T-ELLE SARKOZY D'ETRE PRÉSIDENT
SarkoFrance
"...De nouvelles informations, une succession de courriers, d'extraits d'audition ou de contrats, ont été publiés par France Inter jeudi 23 décembre. Le journaliste Benoit Collombat révèle notamment, documents à l'appui, que les services juridiques de la branche commerciale de la Direction des constructions navales (DCNI) se sont inquiétés de savoir, fin 2000 et début 2001, si le non-versement des 15% de commissions occultes dues sur le contrat Agosta, décidé par Jacques Chirac en 1996, pouvait poser problème vis-à-vis des intermédiaires. Pourquoi ? Trois faits troublaient la direction de la DCNI : les intermédiaires concernés ne réclamaient rien, le contrat original n'était plus en leur possession, alors que les autorités françaises avaient mentionné l'existence de rétro-commissions.

Or, une convention de l'OCDE avait rendu illégale, à compter de septembre 2000, ce type de commissions versées à des intermédiaires pour faciliter la vente de matériel, en l'occurrence militaire.

Le journaliste fait notamment état de quatre documents :

1. En juillet 2000, dans une note intitulée « Consultancy Agreement 12 juillet 1994. Reprise de provision », adressée à la direction juridique de la DCNI, on peut lire cette troublante confirmation des déclarations de Dominique de Villepin et Charles Millon voici 3 semaines devant les juges: « en juillet 1996 les paiements [de commissions] sont bloqués sur instructions des autorités françaises faisant état de retours illicites de tout ou partie des commissions en France. » Nicolas Sarkozy, lors du sommet de Lisbonne, s'était étonné de ces accusations de rétro-commissions qu'il assimilait à des rumeurs.

2. Le 30 août 2000, un conseiller juridique, Guy Robin, écrit au directeur de la DCNI sur l’« analyse de l’Accord M», désignant un Consultant et une société, Mercor Finances, enregistrée au Panama, l'un des destinataires de commissions occultes du contrat Agosta. Il souligne que le Consultant ne s'est pas manifesté depuis l'arrêt des versements 4 ans plus tôt. Mais il s'interroge surtout sur la réalité du contrat : « L’accord n’a pas clairement et précisément défini les obligations contractuelles pesant sur le Consultant. » Et il souligne son « doute quant à la réciprocité réelle des obligations entre les Parties et, plus particulièrement, quant à la réalité des prestations d’informations et d’assistance venant en contrepartie de la rémunération. » En d'autres termes, le conseiller juridique de la DCNI dénonce explicitement le caractère fictif du contrat de commission.

3. Le 18 janvier 2001, le même Guy Robin écrit à l’avocat Eric Ginter, du cabinet Gide-Loyrette-Nouel, qui conseillait alors la DCNI. Il s'inquiète à nouveau de « la conduite à tenir vis-à-vis de ce consultant sur le plan strictement juridique et sur le traitement tant comptable que fiscal à réserver au solde des sommes qui ont été provisionnées. » Autrement dit, la DCNI s'inquiète toujours des conséquences éventuelles de l'arrêt du versement des commissions. Rappelons la thèse défendue par Dominique de Villepin, selon laquelle le lien entre cet arrêt et l'attentat est inexistant. Vraiment ?

4. Le 24 janvier 2001, dans un autre courrier à la direction de la DCNI, Guy Robin explique qu'il considère que l'interdiction de versement de commissions, désormais effective, constitue « un argument juridique suffisamment fort pour mettre un terme à l’accord de consultance en question du fait de sa violation à l’ordre public français et, plus particulièrement, à la loi pénale française. »

Benoit Collombat fait également état de certaines auditions menées par le juge Marc Trévidic auprès de trois dirigeants de la DCNI en 2009 et 2010 :  Guy Robin  (directeur juridique), Emmanuel Aris (directeur international), et Gérard-Philippe Ménayas (directeur financier). Selon ces témoignages troublants :

1. La société Heine, dirigée par Jean-Marie Boivin, et dont la création a été validée par le ministre du Budget Nicolas Sarkozy en 1994, a servi à faire transiter les quelques 33 millions d'euros de commissions, de la DCNI vers des « petites banques régionales », « pour des raisons de discrétion.»

2. Le fameux contrat de consultant, par lequel Ziad Takiedine a perçu des commissions malgré un rôle imprécis dans la vente des sous-marins serait stocké dans le coffre d'un notaire en Suisse : « le 22 septembre 2000, le PDG de DCNI, Dominique Castallan envoie un courrier au notaire suisse, Maître Pierre Natural, censé détenir l’original de ce fameux contrat de consultant », dans lequel il fait état d'un « accord transactionnel » signé par la DCNI en faveur du consultant.

Au passage, quelques noms surgissent ici ou là dans ces révélations : Eric Ginter, à l'époque avocat de la DCNI, est actuellement avocat du frère de l'émir du Qatar, Abdallah Ben Abdallah Al-Thani. Son cabinet de l'époque, Gide-Loyrette, fut le même qui, de 2007 à 2010, a embauché Jean-François Copé, actuel secrétaire général de l'UMP.

Le monde est petit. Très petit.

Jeudi 23 décembre, Mediapart révélait que l'Elysée avait commandé, en 2008 et 2009, une mission secrète pour « négocier avec l'ancien dirigeant d'une société écran de la Direction des constructions navales (DCN) ». L'information est tirée du témoignage de l'ancien numéro deux de la DGSE, le service de contre-espionnage français, auprès du juge Renaud Van Ruymbeke. Alain Juillet, à l'époque, travaillait à Matignon : 
«Début juin 2008, Bernard Delpit, adjoint de François Pérol à l'Elysée (M. Pérol était alors secrétaire général adjoint de la présidence, NDLR) me téléphone et me dit: "On a un problème. Quelqu'un nous a écrit en nous demandant des indemnités très importantes. Est-ce que vous pouvez voir ce qu'il y a derrière tout cela ?"»
Ce quelqu'un est Jean-Marie Boivin. Il y a 3 semaines, on a appris que ce Boivin avait écrit à plusieurs reprises à Nicolas Sarkozy, jusqu'à lui faire suivre, le 16 mai 2007, jour de son intronisation, la copie d'une facture de 8 millions d'euros pour « services rendus. » Dix-huit mois plus tard, le 24 janvier 2009, un protocole d'accord était conclu, attribuant effectivement 8 millions d'euros à Jean-Marie Boivin.

Alain Juillet explique ce qu'il découvre, après ses 3 rencontres officieuses avec Boivin: « dans la société Heine, il y avait des quantités de mouvements financiers». Et : « Je pensais qu'il n'était pas de l'intérêt général que toutes ces histoires sortent dans les médias luxembourgeois ou ailleurs, même si à l'époque ces commissions étaient légales ». Soyons précis : Alain Juillet mentionne que les commissions, à l'époque, étaient légales. Il ne s'agirait donc pas de rétro-commissions selon lui. Selon lui, il lui semblait « légitime » d'indemniser Boivin de 2,5 à 3 millions d'euros. Il détailla au juge Van Ruymbeke toutes ses démarches de négociations pour convaincre Jean-Marie Boivin que 3 millions d'euros étaient une indemnité largement suffisante. Sa mission terminée, Juillet quitta un peu plus tard Matignon.

En janvier 2009, Boivin reçut effectivement une indemnité. Elle ne fut pas de 3 mais de 8 millions d'euros, l'exact montant qu'il réclamait depuis le début. La réaction de Juillet, devant le juge, est une évident surprise : « «Je n'en suis pas revenu, pour moi ce n'était pas possible (...) Si on lui a payé 8 millions, comme le disent les journaux, c'est qu'il y a des choses qui m'ont échappé.» Mieux, il explique même que Boivin, selon ses informations, aurait depuis remis toutes ses archives compromettantes à l'Elysée.

Résumons-nous :

1. Finalement, la thèse d'un lien entre l'arrêt des versements de commissions à certains intermédiaires non pakistanais refait surface.

2. L'Elysée a fait enquêter, pour négocier un « accord du silence » avec l'un des hommes clés de cette affaire de Karachi, Jean-Marie Boivin, à l'exacte même période où Nicolas Sarkozy qualifiait de fable la thèse d'un lien entre ces commissions occultes et l'attentat de Karachi."
article complet : http://sarkofrance.blogspot.com/2010/12/karachigate-cette-affaire-empechera-t.html

Article connexe :
- Quand DCNI passe en revue les contrats qui fâchent, France Inter
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #60 le: 10 janvier 2011 à 11:45:37 »
Citer
[revue de presse] - [90] - [1-10 janvier 2011]

KARACHI : VENGEANCE PAKISTANAISE ? (LIBERATION)
Arretsurimages.net, Gilles Klein
"Nouvelle piste pour expliquer l'attentat de Karachi ? "L'attentat du 8 mai 2002 serait une vengeance pakistanaise liée à la vente par la France de sous-marins à l'ennemi indien," selon Libération, qui cite deux sources. Dans un second article, le journal n'écarte néanmoins pas la piste de l'arrêt du versement des commissions...


"L'attentat de Karachi du 8 mai 2002 ayant tué onze salariés de la Direction des constructions navales (DCN) aurait été perpétré avec l'aval des services secrets pakistanais de l'ISI pour sanctionner la décision de la France de vendre des sous-marins à l'Inde, ennemi politique et militaire du Pakistan. Cette piste - déjà avancée - apparaît aujourd'hui d'autant plus plausible à la faveur des confidences inédites recueillies par Libération auprès de deux témoins de premier plan de l'époque", écrit le quotidien.
"Alain Juillet a occupé les fonctions de directeur du renseignement de la DGSE d'octobre 2002 à décembre 2003 (...). Il se montre catégorique. Pour lui, «l'hypothèse d'un attentat commis sur demande de l'ISI [les services secrets pakistanais, ndlr] doit être retenue». Et il pointe l'existence d'un événement déclencheur «que représente le choix de la France de vendre des sous-marins à l'Inde» alors que Paris avait pris l'engagement de ne pas armer le rival du Pakistan."
"Cette piste est également confirmée, sous couvert d'anonymat, par un officier qui a autrefois côtoyé les salariés de la DCN présents au Pakistan, notamment au travers des prestations de la société Deflog. (...) L'officier, avec lequelLibération a échangé plusieurs courriers, assure lui aussi que l'attentat a été commis par un groupuscule contrôlé par l'ISI pour punir la France de sa décision de vendre des sous-marins plus performants à l'Inde."



Lien direct : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=9981

 

ALAIN JUPPE DECIDE DE DECLASSFIER LES DOCUMENTS SUR L'ATTENTAT DE KARACHI
LePoint, AFP
« Le ministre de la Défense Alain Juppé a décidé mercredi de déclassifier tous les documents demandés par le juge Trévidic, chargé du dossier de l'attentat de Karachi, pour lesquels la commission sur le secret défense a émis un avis favorable, a-t-on appris auprès du ministère. La commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) a émis le 16 décembre un avis favorable à la déclassification d'une partie de 54 documents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Son avis est paru le 30 décembre au Journal officiel… »
suite de l'article : http://www.lepoint.fr/societe/alain-juppe-decide-de-declassifier-les-documents-sur-l-attentat-de-karachi-05-01-2011-1282456_23.php


 

KARACHI : ALAIN RICHARD CONFIRME LES LIENS ENTRE LES ISLAMISTES ET LES SERVICES SECRETS PAKISTANAIS
Liberation, Guillaume Dasquié
« Alain Richard révèle sa version de l'attentat de Karachi. Il occupait le poste de ministre de la Défense jusqu'au 7 mai 2002, veille de l'attaque terroriste perpétrée le 8 mai 2002 […]

Q : Entre 2001 et 2002, que saviez vous des relations des services secrets pakistanais de l'ISI avec les guérillas islamistes locales?
R : Sur la question des relations de l'ISI avec des groupes de militants islamistes armés, qui trouve son origine dans la très longue implication de cet ensemble de services dans le conflit du Kashmir, nous avons été alertés de façon récurrente par la DGSE et cette  appréciation était partagée par tous les services de renseignement avec lesquels nous avions des relations de confiance. Cela signifiait pour nous que, si des groupes extrémistes préparaient des attentats, ils pourraient bénéficier de complicités au sein de l'ISI qui compliqueraient la tâche des autorités pakistanaises pour détecter et déjouer ces projets. Cela s'est vérifié plusieurs fois à l'époque et surtout dans les années suivantes. Bien entendu si le pouvoir pakistanais pouvait être pris au dépourvu par ces attentats du fait de la non-fiabilité de ses propres services, c'était radicalement impossible pour des services étrangers de repérer des menaces précises. Je n'ai pas vu, dans ces notes, de signalements de menaces venant de ces réseaux et visant spécifiquement la France.... »
Suite de l'interview : http://www.liberation.fr/societe/01012311233-karachi-alain-richard-confirme-les-liens-entre-les-islamistes-et-les-services-secrets-pakistanais
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne oblomov

  • Smart Citoyen Prometteur
  • Messages: 5013
  • Alles was mich nicht umbringt macht mich stärker!
    • oblomov.fr
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #62 le: 31 janvier 2011 à 11:29:45 »
Le "pearltree" ne fonctionne pas..
Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne timbur

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 13020
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #63 le: 31 janvier 2011 à 14:10:18 »
Ça fonctionne, chez moi. :merci:
___________________________________________________________________________________________________________________________________
Frondiste : Néologisme timburien. Désigne tout élu à la députation remplissant la double condition d'être de gauche et du parti socialiste.

Hors ligne oblomov

  • Smart Citoyen Prometteur
  • Messages: 5013
  • Alles was mich nicht umbringt macht mich stärker!
    • oblomov.fr
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #64 le: 31 janvier 2011 à 15:00:56 »
Maintenant chez moi aussi !
Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #65 le: 05 février 2011 à 20:40:43 »
Citer
[revue de presse] – [92] – [1 au 5 février 2011]



KARACHI : LEOTARD PENSE AVOIR ETE PLACE SUR ECOUTE EN 1995
Le Monde.fr
Selon une source proche du dossier, l'ancien ministre François Léotard a fait part au juge Marc Trévidic, qui l'a entendu lundi 31 janvier dans l'enquête sur l'attentat de Karachi, de sa conviction d'avoir été placé sur écoute après l'élection deJacques Chirac en 1995. L'ancien ministre de la défense d'Edouard Balladur a été entendu comme témoin pendant plusieurs heures par le juge chargé de l'enquête sur l'attentat de mai 2002.
Le magistrat suit la piste d'un attentat qui aurait été organisé en réaction à l'arrêt du versement de commissions, décidé par Jacques Chirac en 1995, sur des contrats conclus par le gouvernement Balladur. Le successeur de François Léotard à la défense, Charles Millon, avait reconnu en novembre devant la justice que des membres du cabinet de M. Léotard avaient été placés sur écoute par la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Mais il avait précisé qu'"à [sa]connaissance" M. Léotard n'en faisait pas partie.
M. Chirac avait chargé certains services d'étudier à la loupe les contrats conclus par le gouvernement précédent, notamment par M. Léotard. Ces vérifications avaient fait naître des soupçons de "rétrocommissions" vers des décideurs français. Le juge chargé d'un autre volet de l'affaire Karachi, Renaud VanRuymbeke, avait demandé en novembre au premier ministre, François Fillon, de déclassifier le contenu des écoutes réalisées par la DGSE, mais celui-ci avait refusé, après un avis défavorable de la commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN).
Lien direct : http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/01/karachi-leotard-pense-avoir-ete-place-sur-ecoute-en-1995_1473705_823448.html

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xgtol7_attentat-de-karachi-leotard-entendu-ce-lundi_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xgtol7_attentat-de-karachi-leotard-entendu-ce-lundi_news?additionalInfos=0</a>

KARACHI LES FAMILLES DES VICTIMES DEMANDENT L'AUDITION DE CHIRAC
Mediapart (payant), Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme
Les familles de victimes de l'attentat de Karachi demandent au juge Trévidic l'audition comme témoin de Jacques Chirac. Lundi, l'ancien ministre de la défense François Léotard avait affirmé, dans une déposition à laquelle Mediapart a eu accès, que l'arrêt décidé par M. Chirac du versement de commissions était sans doute lié à l'acte terroriste qui a coûté la vie à onze Français en mai 2002.
Suite : http://www.mediapart.fr/en/journal/international/030211/karachi-les-familles-de-victimes-demandent-laudition-de-chirac

 

ATTENTAT DE KARACHI : DES PARTIES CIVILES DEMANDENT A NOUVEAU L'AUDITION DE JACQUES CHIRAC
L'Alsace

« …Ils ont réitéré ce souhait dans un courrier de leur avocat Olivier Morice adressé à Marc Trévidic et publié jeudi par Mediapart et le Monde.

«Il est indispensable à la manifestation de la vérité que M. Jacques Chirac puisse être entendu, en qualité de témoin, notamment vis-à-vis des accusations qui sont portées contre lui par M. François Léotard et sur les circonstances exactes ayant conduit à l´arrêt du versement de certaines commissions du contrat Agosta» de vente de sous-marins au Pakistan, écrit l´avocat.
François Léotard a assuré lundi devant le juge Marc Trévidic que l´arrêt des commissions versées sur des contrats d´armement, décidé par Jacques Chirac, avait pu être le «détonateur» de l´attentat de Karachi en 2002, selon l´avocat des familles de victimes.
En juin 2007, Jacques Chirac avait refusé de témoigner devant les juges instruisant l´affaire Clearstream, estimant qu´il ne pouvait «être contraint à fournir un témoignage sur des faits accomplis ou connus durant son mandat».
En novembre, l´avocat des familles de victimes avait déclaré qu´il demanderait l´audition de M. Chirac dans le cadre du volet financier de l´enquête sur Karachi instruit par le juge Renaud van Ruymbeke.
François Léotard a également assuré lundi au juge Trévidic que les commissions versées sur le contrat Agosta n´avaient pas donné lieu au versement de rétrocommissions vers la France.
La justice s´interroge sur l´existence d´éventuelles rétrocommissions liées à la vente de sous-marins au Pakistan qui auraient été destinées au financement de la campagne présidentielle de l´ex-Premier ministre Edouard Balladur.
Fin 2010, l´ancien Premier ministre Dominique de Villepin, secrétaire général de l´Elysée au moment de la décision de M. Chirac d´interrompre les commissions, avait exclu tout lien avec l´attentat et assuré que l´arrêt des commissions avait été décidé en raison de soupçons de rétrocommissions sur certains contrats d´armement. »

Lien direct : http://www.lalsace.fr/actualite/2011/02/03/attentat-de-karachi-des-parties-civiles-demandent-a-nouveau-l-audition-de-jacques-chirac


KARACHI : LES FAMILLES EXCLUES DU VOLET FINANCIER
AFP / VIdeo
La cour d'appel de Paris a refusé lundi 31 janvier la constitution de partie civile de familles de victimes de l'attentat de Karachi au Pakistan en mai 2002 dans le volet qui concerne des soupçons de corruption sur un contrat d'armement franco-pakistanais conclu en 1994.
VOIR LA VIDEO

L'ENQUETE KARACHI « FAIT PEUR A NICOLAS SARKOZY »
France Info

"François Léotard "est au centre" de l'affaire des rétro-commissions, affirme Eva Joly. "Il y a une crainte à ce que le juge Van Ruymbeke arrive à remonter les montants et la distribution des rétro-commissions qui sont revenues en France, et qui ont bénéficié (...) aux forces politiques françaises", explique l'ancienne magistrate spécialiste des délits financiers.

"Je n'ai pas arrêté de dénoncer les entraves de la justice dans l'affaire Karachi. Lorsque Nicolas Sarkozy voulait supprimer le juge d'instruction, j'avais dit que c'était l'enquête Karachi qui lui faisait peur et qu'il était urgent pour lui de reprendre le contrôle", poursuit Eva Joly.

"Est-ce qu'il y a eu des rétro-commissions, de quel montant et qui a pu en bénéficier ? Nous voyons bien que la justice essaye d'arrêter cette enquête parce qu'elle concerne, pas seulement Léotard, mais aussi Nicolas Sarkozy", martèle Eva Joly."

Lien direct : http://www.france-info.com/chroniques-les-invites-de-france-info-2011-01-31-l-enquete-karachi-fait-peur-a-nicolas-sarkozy-eva-joly-512565-81-188.html


<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xgtocd_lyenquete-karachi-fait-peur-a-nicolas-sarkozy-eva-joly_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xgtocd_lyenquete-karachi-fait-peur-a-nicolas-sarkozy-eva-joly_news?additionalInfos=0</a>

BONUS VIDEO :
SARKOZY : UN REPORTAGE SUISSE CENSURE EN FRANCE (24 minutes)
TSR
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7887
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #66 le: 06 février 2011 à 15:21:35 »
L'audition de Chirac? Mais elle est quasi nulle! Pis quand on a des fuites de mémoire, M'sieur l'Juge...  :mrgreen:
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #67 le: 14 février 2011 à 10:33:52 »
si nulle que ça son audition ? pourtant il entend très bien ce que Trevidic lui demande...

et sa mémoire quasi nulle ? visiblement il se rappelle très bien des articles de la constitution et des droits de l'Homme...

Citer
[revue de presse] – [93] – [6-12 février 2011]


CHIRAC NE TEMOIGNERA PAS DANS L'AFFAIRE KARACHI
Challenges.fr

« Le juge antiterroriste Marc Trévidic, chargé de l'enquête sur l'attentat de Karachi (Pakistan) en 2002, ne pourra pas compter sur l'audition de Jacques Chirac, ce dernier ne comptant pas répondre à une éventuelle convocation comme témoin, a indiqué vendredi 11 février une source proche du dossier, confirmant une information de Paris Match.

Le juge Trévidic avait récemment écrit à l'avocat de l'ancien Président, Me Jean Veil, pour déterminer les conditions dans lesquelles il pourrait être entendu.
...

Selon cette source, Jacques Chirac a invoqué l'article 67 de la Constitution, selon lequel le président de la République n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité, et l'article 16 de la déclaration des droits de l'Homme sur la séparation des pouvoirs.

En juin 2007, il avait refusé de témoigner devant les juges instruisant l'affaire Clearstream, estimant qu'il ne pouvait "être contraint à fournir un témoignage sur des faits accomplis ou connus durant son mandat".
François Léotard, ministre de la Défense du gouvernement d'Edouard Balladur lors de la vente au Pakistan en 1994 de sous-marins Agosta, a déclaré le 31 janvier au juge que l'attentat pourrait notamment être dû à l'arrêt, décidé par Jacques Chirac en 1995, du versement des commissions sur ce contrat.
L'attentat de Karachi qui avait fait 15 morts, dont 11 salariés français de la Direction des constructions navales. »

Lien direct : http://www.challenges.fr/actualites/politique_economique/20110211.CHA3134/chirac_ne_temoignera_pas_dans_laffaire_karachi.html

Autres articles :
- CHIRAC REFUSE DE TEMOIGNER DANS L'AFFAIRE KARACHI, Ouest France
- UN JUGE VOUDRAIT ENTENDRE CHIRAC DANS L'AFFAIRE KARACHI, Liberation


KARACHI, LA COLERE DE CHIRAC CONTRE LEOTARD
Jean Guisnel, Owni
"Jean Guisnel est journaliste au Point, où il suit les questions de défense et de nouvelles technologies. Il publie aux éditions La Découverte une enquête intitulée Armes de corruption massive, secrets et combines des marchands de canon. OWNI l'a interviewé et publie trois extraits de son nouveau livre. Retrouvez également comment la France a, en 2007, échangé les infirmières bulgares contre des missiles à la Libye et les mésaventures américaines du Rafale au Maroc.
L'affaire Karachi occupe un long chapitre de l'ouvrage de Jean Guisnel. Présent dans la ville pakistanaise avec la nouvelle ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, au lendemain de l'attentat à la voiture piégée qui a fait 14 morts le 8 mai 2002, le journaliste détaille les différentes hypothèses susceptibles d'expliquer les raisons de cet acte. Sans trancher de manière définitive (il ne croit pas au lien entre l'arrêt du versement des commissions et l'attentat), il revient sur le ballet des intermédiaires qui a entouré le contrat Agosta (vente de trois sous-marins au Pakistan), mais aussi les contrats Sawari 2 et d'autres, moins connus.
Où se révèle le rôle de premier plan joué par François Léotard (Parti Républicain) alors ministre de la Défense, soupçonné d'avoir ainsi favorisé le financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur en 1995.  Extrait.
L'activisme du ministre de la Défense François Léotard

Nous pouvons être un peu plus précis : en 1995, la colère chiraquienne contre François Léotard et les éventuels « retours de commissions » qui auraient été organisés par ses soins au profit d'Édouard Balladur, concerne au moins trois contrats, celui des sous-marins pakistanais n'étant que le premier.
Le deuxième est l'achat par la France de drones (petits avions d'espionnage télécommandés) de type RQ-5 Hunter auprès d'Israel Aircraft Industries (IAI). François Léotard s'était en effet personnellement et très fortement impliqué dans cette affaire, au grand dam de plusieurs industriels nationaux, dont Sagem, qui estimaient disposer d'un matériel répondant tout aussi bien aux besoins de l'armée française1 . Les drones Hunter étaient destinés à la toute nouvelle Direction du renseignement militaire (DRM), mais celle-ci se montrera pour le moins réticente en raison des très médiocres qualités de l'engin. Quatre appareils seront finalement acquis, par l'entremise d'un agent à la fois bien introduit en Israël et très en vue sur la place de Paris, où il exerce alors le noble métier d'éditeur. Les drones arriveront en France en 1999, sans jamais quitter leur affectation au Centre d'expériences aériennes militaires (CEAM) de Mont-de-Marsan, sinon pour effectuer quelques missions au-dessus du Kosovo, en 1999, et lors du G7 d'Évian en 2003…. »
Suite sur le site OWNI.fr : http://owni.fr/2011/02/10/karachi-la-colere-de-chirac-contre-francois-leotard/


CAMBRIOLAGE CHEZ UN JOURNALISTE DE MEDIAPART
L'Express
« Un cambriolage a eu lieu chez un journaliste auteur de révélations sur les affaires Bettencourt et Karachi, annonce mercredi son employeur, le site internet d'information Mediapart.
Fabrice Lhomme, qui travaille occasionnellement dans ce studio du XIVe arrondissement de Paris mais n'y réside pas, s'est notamment fait dérober lundi un ordinateur portable et un disque dur externe mais pas d'argent liquide ni des bijoux pourtant bien en vue, relate Mediapart, soulignant que "le studio ne semble pas avoir été fouillé".
Les locaux du site internet ont été visités en octobre dernier et des CD-Roms contenant des dossiers sensibles sur les liens entre l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt et le pouvoir avaient été dérobés.
Les ordinateurs de deux autres journalistes en pointe sur cette affaire aux implications politiques, Gérard Davet du Monde et Hervé Gattegno du Point, ont également été volés en octobre dernier.
"Il ne faut pas sombrer dans la paranoïa", dit Fabrice Lhomme, cité par Mediapart. "Pour l'instant, s'agissant de mon studio, même si certains éléments peuvent paraître troublants, je privilégie la piste du maraudeur. Mais vu le contexte, on ne peut exclure aucune hypothèse."
Fabrice Lhomme a, avec son collègue Fabrice Arfi, écrit un ouvrage faisant référence sur l'enquête dans l'attentat ayant causé la mort de 11 Français à Karachi en 2002.
Ils ont également révélé les implications politiques de l'affaire Bettencourt, qui a entraîné la mise à l'écart de l'ex-ministre du Travail Eric Woerth lors du remaniement de novembre dernier.
Lien direct : http://www.lexpress.fr/actualites/2/actualite/corr-cambriolage-chez-un-journaliste-de-mediapart_960629.html


BONUS :
MARC TREVIDIC (juge affaire Karachi) SUR FRANCE INFO, 07/02/2011
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xgxjek" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xgxjek</a>

Article complémentaire :
- ITW MARC TREVIDIC dans Métro
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #68 le: 02 mars 2011 à 17:20:41 »
Citer
[revue de presse] - [94] - [13-28 février 2011]
LES SUITES DE L'AFFAIRE KARACHI (VIDEO) // (A PROPOS DE LA PISTE INDIENNE)
France 24 (21.02.2011)
"Entretien  avec Fabrice Arfi  (Mediapart) et reportage au Pakistan avec Matthieu Brulliard, correspondant F24 à Islamabad"
lien direct : http://www.france24.com/fr/20110221-focus-france-pakistan-les-suites-de-l-affaires-karachi



AFFAIRE KARACHI : UNE NOTE CONFIDENTIELLE OUVRE DE NOUVELLES PISTES AUX ENQUETEURS
LeMonde.fr / Gérard Davet (14.02.2011)
"...En effet, ce document, récemment transmis par le ministère des affaires étrangères, à la demande du magistrat, et que Le Monde a pu consulter, pose la question du degré de connaissance qu'ont eu les socialistes, revenus au pouvoir en 1997, sur les conditions douteuses dans lesquelles la vente de sous-marins français au Pakistan – le contrat Agosta – avait eu lieu trois ans plus tôt, en 1994, sous le gouvernement Balladur. Or, le juge Trévidic estime que l'arrêt du versement des commissions – 122 millions d'euros – promises à divers intermédiaires pour la vente des sous-marins, a pu enclencher le mécanisme de l'attentat, qui a fait onze victimes françaises en 2002.
[...]
La note, datée du 29 août 1997, est signée de Pierre Sellal, alors directeur de cabinet du ministre socialiste des affaires étrangères (1997-2002) Hubert Védrine. Cette note est adressée à son ministre. "Le gouvernement pakistanais aurait décidé de lancer une offensive politique 'mains propres' qui pourrait avoir des conséquences délicates pour nous, écrit M. Sellal. L'affaire de la vente de sous-marins Agosta qui ferait l'objet d'une enquête pourrait en effet impliquer d'anciens ministres de la défense (MM. Pierre Joxe et Léotard) et M. Nicolas Bazire."
Tant Nicolas Bazire, directeur de cabinet du premier ministre Edouard Balladur de 1993 à 1995, que François Léotard, ministre de la défense de ce même gouvernement Balladur, ont effectivement eu à connaître les détails de ce contrat Agosta. Pierre Joxe, ministre de la défense de François Mitterrand (1991 à 1993), a pour sa part engagé le processus de la vente, convenue lors de sa visite à Islamabad, le 24 septembre 1992.
[...]
Jusqu'ici, chiraquiens et balladuriens se renvoient la balle dans le dossier. François Léotard, ministre de la Défense à l'époque de la signature du contrat, ou Renaud Donnedieu de Vabres, alors membre de son cabinet, ont ainsi affirmé que Dominique de Villepin et Jacques Chirac, en interrompant brutalement les flux d'argent des commissions versées aux intermédiaires, car ils soupçonnaient qu'une partie de ces fonds revenait en France au bénéfice de leurs adversaires balladuriens, avaient pu déclencher la colère de certaines autorités pakistanaises.
La gauche avait jusqu'à présent été peu concernée par l'affaire. Le rapport parlementaire sur l'attentat indiquait qu'en 1998, suite à un rapport, Dominique Strauss-Kahn, alors ministre de l'économie et des finances, et Alain Richard, ministre de la défense, ont pointé leurs inquiétudes quant au fait que la direction des constructions navales (DCN), opératrice de la vente, était déficitaire sur ce contrat.
Alain Richard aurait par ailleurs, en 2001, cherché à faire revenir les techniciens de l'entreprise qui travaillaient au Pakistan, ceux-là même qui seront visés par l'attentat, deux jours après le départ de M. Jospin de Matignon. L'ancien ministre de la défense a cependant assuré qu'il n'avait jamais eu vent de menaces directes sur ces personnels."
Article complet : http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/14/affaire-de-karachi-une-note-confidentielle-ouvre-de-nouvelles-pistes-aux-enqueteurs_1479631_823448.html

A LIRE EGALEMENT :
- KARACHI : LES INTERROGATIONS DU GOUVERNEMENT JOSPIN, Nouvel Obs


KARACHI / CHIRAC : PAS DE CONVOCATION FORCÉE
Le Figaro / Afp (16.02.2011)
"...Le juge chargé de l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002 a fait savoir aux familles de victimes qui réclamaient l'audition de Jacques Chirac qu'il n'utiliserait pas "la contrainte" pour obtenir ce témoignage, selon une source proche du dossier..."
Article complet : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/16/97001-20110216FILWWW00463-karachi-chirac-pas-convoque-de-force.php


Citer
[revue de presse] - [95] - [mardi 1er mars 2011]

LES SEPT MILLIONS MYSTERIEUX DE LA CAMPAGNE D'EDOUARD BALLADUR EN 1995
Le Monde, Gérard Davet
"Le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, en 1995, apparaît de plus en plus suspect. C'est en tout cas ce qui ressort de l'audition de l'ancien député et maire RPR du 15e arrondissement de Paris, René Galy-Dejean, entendu le 15 février, comme témoin assisté, par le juge du pôle financier Renaud Van Ruymbeke.
M. Galy-Dejean, âgé aujourd'hui de 79 ans, était le trésorier de la campagne de M. Balladur. Il ne s'explique pas le versement, en espèces, sur le compte de campagne de l'ancien premier ministre, d'une mystérieuse somme de 7 millions de francs (un peu plus d'un million d'euros) qu'il assure n'avoir jamais déposée, le 26 avril 1995. " Je n'ai déposé que les 3 millions de francs", assure M. Galy-Dejean au magistrat. "Je suis incapable de vous dire d'où vient cet argent que je n'ai pas déposé", précise-t-il.
[...]
Du coup, le juge Van Ruymbeke, qui enquête depuis le 14 décembre 2010, en marge des investigations liées directement à l'attentat de Karachi, sur des faits d'abus de biens sociaux apparus lors de la passation en 1994 des contrats d'armement Agosta et Sawari II, a obtenu, à la mi-février, que soit versée au dossier d'instruction la procédure dite du "Fondo", une affaire mettant en cause, en 1996, le financement du Parti républicain (PR), proche soutien de M. Balladur.
Les enquêteurs avaient cherché la provenance d'une somme de 5 millions de francs versée pour l'achat du siège du parti présidé, jusqu'en 1995, par Gérard Longuet, aujourd'hui ministre de la défense, sans jamais trouver de réponse satisfaisante.
Le juge Van Ruymbeke semble établir un lien entre ces deux affaires, il estime que des rétrocommissions ont pu être versées, en marge des contrats d'armement, à des décideurs politiques français proches du camp Balladur, et que cet argent a pu nourrir la campagne présidentielle du rival de Jacques Chirac.
L'avocat de plusieurs parties civiles, Me Olivier Morice, compte demander l'audition de M. Longuet, qui avait, par ailleurs été, poursuivi dans une affaire distincte de financement du PR, avant de bénéficier d'un non lieu, en 2010."
article complet : http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/03/01/les-sept-millions-mysterieux-de-la-campagne-d-edouard-balladur-en-1995_1486550_3224.html

A LIRE EGALEMENT :
- L'ANCIEN TRÉSORIER DE BALLADUR CONFIRME LES SOUPÇONS, Médiapart
- L'AUDITION DE LONGUET DEMANDEE, LE NOM DE FILLON CITE, Médiapart
- A PEINE NOMME, LONGUET DÉJÀ INQUIÉTÉ PAR LA JUSTICE, L'express
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne oblomov

  • Smart Citoyen Prometteur
  • Messages: 5013
  • Alles was mich nicht umbringt macht mich stärker!
    • oblomov.fr
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #69 le: 02 mars 2011 à 18:13:35 »
Est-ce qu'il reste un seul "ministrable" qui n'ait une batterie de casseroles au cul ? À ce train-là, sera obligé de nommer Balkany !
Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #70 le: 16 mars 2011 à 15:41:56 »
Citer
[revue de presse] - [96] - [2-13 mars 2011]


AFFAIRE KARACHI : LE TEMOIGNAGE D'UN PORTEUR DE MALLETTE DE BALLADUR
FRANCE INFO (6/03)
Témoin dans l'enquête sur l'affaire Karachi, Alexandre Galdin, membre de l'équipe de campagne Édouard Balladur en 1995, s'est confié dans une interview publiée ce matin dans Le Parisien. Il affirme avoir déposé à la banque plusieurs mallettes remplies de billets peu avant l'élection présidentielle.

"Tous les trois jours environ, j'allais déposer de l'argent liquide, dans une mallette, au Crédit du Nord" raconte Alexandre Galdin, alors employé par l'Association de financement de la campagne d'Édouard Balladur (Aficeb). Se définissant comme une "petite main" de la campagne présidentielle, il a été entendu le 25 février dernier par le juge Renaud van Ruymbeke selon Le Parisien.

"En tout, entre le 13 mars et le 24 avril, j'ai dû procéder à vingt-deux dépôts " déclare Alexandre Galdin. Les montants transportés pouvaient "aller de 100 francs à près de 500.000 francs " (environ 75.000 euros), détaille Alexandre Galdin sur France Info. "Je pensais que c'étaient des fonds secrets dont tout le monde savait que M. Balladur bénéficiait".

Il évoque également un dépôt plus important "peut-être trois millions de francs", effectué le 26 avril 1995 : "Ce matin là, quand je suis arrivé au siège de l'association à 9 heures, nos bureaux étaient recouverts de hautes piles de billets de 500 francs. Un spectacle incroyable. J'étais stupéfait. "Qu'est-ce que c'est ?", ai-je demandé. La réponse qu'on m'a faite, en substance, c'était : "Ne pose pas de questions". Et je n'en ai pas posé", raconte Alexandre Galdin.
Il aurait été accompagné ce jour là à la banque par le trésorier de campagne d'Édouard Balladur, René Galy-Dejean. Ce dernier a été entendu comme témoin assisté le 15 février par le juge Van Ruymbeke.

Aujourd'hui âgé de 43 ans, il a fait part, selon Le Parisien, de ses doutes quant à l'origine des fonds au juge Van Ruymbeke : "Je pensais alors qu'il s'agissait de fonds secrets de Matignon. Tout le monde, au QG, le subodorait".

Selon lui "même si nous n'en parlions pas à l'époque, la thèse selon laquelle cet argent liquide pourrait provenir de rétrocommissions liées aux contrats d'armement me paraît également plausible. En tout cas, elle doit être explorée".

L'enquête du juge Van Ruymbeke s'interroge sur l'existence d'éventuelles rétrocommissions liées à la vente de sous-marins au Pakistan, qui auraient été destinées au financement de la campagne d'Edouard Balladur. Pour l'ancien Premier ministre, les allégations de financement politique occulte sont "parfaitement infondées".

Le candidat à la présidentielle de 1995 avait affirmé que les fonds pouvaient provenir de meetings et de quêtes. Une version balayée par Alexandre Galdin : "Les explications d'Édouard Balladur, à cet égard, sont évidemment mensongères".

L'ancien membre de l'Aficeb, juge le financement de la campagne de 1995 : "politiquement inavouable et moralement condamnable, mais je ne me sentais pas, alors, dans l'illégalité".
Lien direct et interview audio : http://www.france-info.com/france-politique-2011-03-06-affaire-karachi-le-temoignage-d-un-porteur-de-mallettes-de-balladur-519856-9-10.html

DE RETOUR DE LIBYE, L'HOMME D'AFFAIRE ZIAD TAKIEDDINE EN GARDE A VUE
L'EXPRESS (7/03)
"L'homme d'affaires Ziad Takieddine a été placé en garde à vue, le samedi 5 mars au soir, alors qu'il rentrait de Libye, dans un avion privé affrété par Tripoli. Peu après l'atterrissage, à l'aéroport du Bourget (Seine-Saint-Denis), au nord de Paris, les douanes ont opéré un contrôle et découvert 1,5 million d'euros en liquide.
Ziad Takieddine a été placé en garde à vue sous le contrôle du parquet de Bobigny. L'enquête, qui porte sur des "manquements aux obligations déclaratives" et une "suspicion de blanchiment", est désormais confiée au Service national de la douane judiciaire (SNDJ), dépendant de Bercy. Takieddine a été remis en liberté, dans la soirée de dimanche, sans faire, semble-t-il, l'objet de poursuites. Une enquête préliminaire a tout de même été ouverte pour vérifier ses déclarations. L'argent a été saisi.

Deux journalistes du Journal du dimanche se trouvaient également à bord de cet appareil en provenance de Tripoli. Ils rentraient à Paris, après avoir réalisé, plus tôt dans l'après-midi, un entretien du leader libyen, le colonel Mouammar Kadhafi. Ils n'ont pas été inquiétés.
Takieddine est considéré par la justice comme l'un des interlocuteurs clefs du contrat de construction de trois sous-marins, signé avec le Pakistan, en 1994; un rôle qu'il conteste. L'homme d'affaires fut également un rouage essentiel d'un autre contrat d'armement, Sawari II, signé cette fois, avec l'Arabie saoudite, en 1994, pour la vente de frégates. Ces deux dossiers se trouvent actuellement à l'instruction, les juges soupçonnant l'existence de rétro commissions destinées à alimenter la campagne de l'ex Premier ministre Edouard Balladur pour l'élection présidentielle de 1995."
Lien direct : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/de-retour-de-libye-l-homme-d-affaires-ziad-takieddine-en-garde-a-vue_969481.html


 
AFFAIRE KARACHI : LE MYSTERE DE VADUZ

L'EXPRESS / J.M Pontaut et Anne Vidalie – (9/03)

« Dans l'enquête sur les ventes d'armes françaises au Pakistan et à l'Arabie saoudite, de nouveaux rebondissements conduisent à plusieurs circuits financiers complexes. L'un des intermédiaires, Ziad Takieddine, est suspecté d'avoir mis en place, lors des contrats Agosta et Sawari II, une société-écran basée à Vaduz, au Liechtenstein.
L'Express peut révéler que cette société, la Rabor Anstalt, a été fondée le 22 septembre 1993, année où les balladuriens, alors au pouvoir, s'intéressaient à ces contrats. Administrée officiellement par deux avocats de Vaduz, elle a été mise en liquidation le 9 octobre 2008, alors que le volet financier de l'enquête entrait dans une phase décisive...
Seule une commission rogatoire internationale délivrée par la France permettrait de retracer le cheminement des fonds et d'identifier les bénéficiaires d'éventuelles rétrocommissions. En Suisse, la justice française a déjà retrouvé la trace d'une autre société intermédiaire, la Mercor. Une perquisition menée chez un notaire a permis de saisir l'original d'un contrat de vente sur lequel le nom de Ziad Takieddine aurait été maladroitement effacé. "

Lien direct : http://www.lexpress.fr/actualite/indiscrets/affaire-karachi-le-mystere-de-vaduz_970017.html


 
DOMINIQUE DE VILLEPIN NE VOIT PAS DE LIEN ENTRE L'ATTENTAT DE KARACHI ET LA DÉCISION DE CHIRAC
TV5

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xhfyyu" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xhfyyu</a>

JEAN DE TONQUEDEC, BAROUDEUR TRANQUILLE
Le télégramme de Brest, Thierry Dussard
"Ancien marchand d'armes, à la belle époque des commissions, Jean de Tonquedec a été entendu par le juge Trévidic dans le cadre de l'enquête sur l'attentat de Karachi. Piste islamique ou vengeance politique, nous sommes allés lui demander sa version.

Pourquoi écartez-vous la piste islamique que le juge Bruguière a pourtant suivie pendant près de cinq ans? «Parce que le sport favori, au Pakistan, c'est de faire sauter les dirigeants et le général Musharraf, qui a été à la tête de son pays entre1999 et 2008, y a toujours échappé grâce à sa maîtrise parfaite des services secrets, l'ISI. Ceux-ci ont enfumé le juge antiterroriste français, qui aurait dû comprendre qu'al Qaïda n'a aucun soutien à Karachi pour y organiser un attentat». La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) a d'ailleurs affirmé que l'attentat «ne portait pas les marques d'une opération montée par alQaïda», dans un document déclassifié à la demande du juge Trévidic, chargé de l'enquête depuis 2007. Mais dans une autre note, datée du11mai 2002, la DGSE écrit que «l'Inde peut être considérée comme un des responsables possibles». Précision: après avoir vendu trois sous-marins Agosta au Pakistan, en 1994, Paris a vendu trois autres sous-marins Scorpène à New Delhi, en janvier2002, soit quatre mois avant l'attentat. Les Pakistanais, ennemis historiques des Indiens, auraient alors frappé les Français pour manifester leur mécontentement. «Je ne crois pas une seconde à cette hypothèse, réplique Tonquedec. Parce que les clauses de non-concurrence n'existent pas dans les contrats d'armement. Autrement dit, le Pakistan ne pouvait pas exiger de la France la non-fourniture d'armes à l'Inde. Et je ne pense pas que la DCN aurait signé une clause aussi stupide. Il y a parfois des clauses de non-réexportation mais elles sont rarement respectées». François Léotard, à la Défense de 1993 à 1995, est celui qui a signé le contrat de Karachi et le 31janvier dernier, il déclare au juge Trévidic que «l'engagement de ne pas vendre de sous-marins à l'Inde a pu causer l'attentat».

Mais le «détonateur» du drame de Karachi est «l'arrêt des commissions que la France s'était engagée à verser» à des intermédiaires pakistanais, révèle Le Monde. Élu en 1995 à l'Élysée, Jacques Chirac a, en effet, aussitôt demandé à son ministre de la Défense, Charles Millon, de mettre fin aux commissions, dont il soupçonnait qu'elles alimentaient, en retour, les caisses des balladuriens. «Un contrat naval, explique Jean de Tonquedec, c'est un saucisson qu'on découpe en rondelles, avec des commissions que l'on verse au prorata des sommes encaissées par le vendeur: 10 à 15% à la signature, 5% à la mise sur tin... et le solde au changement de pavillon. À l'époque, les commissions sont légales. Ce qui l'est moins, ce sont les rétrocommissions qui repartent ensuite vers un parti politique». Il faut rappeler que deux mois après le contrat pakistanais, la France vend à l'Arabie Saoudite trois frégates La Fayette, le contrat Sawari II, pour un prix trois fois et demi plus important (2,9millions d'euros). 

«Les contrats pakistanais et saoudiens sont liés car ce sont les mêmes intermédiaires, assure Jean de Tonquedec. Un trio composé d'un homme d'affaires saoudien, Ali Ben Moussalim, décédé en 2004 à Lausanne, et de deux Libanais, Abdulrahman El Assir, ainsi que le fameux Ziad Takiedine. Celui-ci a été reçu plusieurs fois par Léotard après la signature des deux contrats, ce qui ne peut se comprendre que pour parler des rétrocommissions. Je n'ai aucune preuve mais c'est ce que j'ai dit le 26janvier au juge Trévidic». À 79 ans, Jean de Tonquedec est sans illusion. «Ça se terminera par un non-lieu, comme pour les frégates de Taïwan mais le juge veut aller le plus loin possible»."
lien direct : http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/jean-de-tonquedec-baroudeur-tranquille-13-03-2011-1233550.php





LORSQUE L'ON REPARLE DU KARACHIGATE
Yann Savidan
"Il est impensable qu'il se représente une fois de plus devant le peuple en 2012 sans avoir fait toute la lumière sur cette sombre et sinistre affaire qui a coûté la vie  à14 personnes à Karachi, au Pakistan, dont onze Français de la Direction des chantiers navals (DCN) qui travaillaient sur la construction de sous-marins vendus à Islamabad.
D'après Me Olivier Morice, avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi, Nicolas Sarkozy alors directeur de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, était forcément informé de la situation. Il doit donc en rentre des comptes maintenant.
Je veux une République irréprochable. Le Président de la République, c'est l'homme de la nation. Ce n'est pas l'homme d'un parti, ce n'est pas l'homme d'un clan. Qu'il disait !"
Lien direct : http://www.yann-savidan.com/2011/03/lorsque-lon-reparle-du-karachigate.html
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne sarkome

  • Smart Citoyen Incurable
  • Messages: 10521
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #71 le: 16 mars 2011 à 15:53:57 »
À l'époque, les commissions sont légales
Oui, mais à condition qu'elles soient raisonnables.
Un intermédiaire pouvait toucher sans scrupule une commission de 0,25 %, ce qui est déjà une somme énorme pour des contrats de plusieurs milliards !

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #72 le: 04 avril 2011 à 16:04:15 »
le monde est vraiment, mais alors vraiment très petit...

Citer
Sous-marins malaisiens : la piste des rétrocommissions se précise
Par Céline Boileau | Journaliste | 02/04/2011 | 21H40

Dans la série « soupcons de corruption liée à un contrat d'armement », une affaire est en train de rejoindre celles qui ont suivi la vente de frégates à Taïwan puis au Pakistan : celle des sous-marins français achetés par la Malaisie
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #73 le: 11 mai 2011 à 10:51:06 »
Citer
[revue de presse] - [97] - [23 mars - 5 mai 2011]
CA VOUS REGARDE : UNE ENQUÊTE QUI N'EN FINIT PAS
LCP
Débat diffusé sur LCP le 4 mai 2011 à l'occasion de la sortie du livre de Bernard Cazeneuve, "l'enquête impossible".
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xik8pz" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xik8pz</a>

AFFAIRE KARACHI : LE RAPPORT D'AUTOPSIE QUI CHANGE TOUT
20 Minutes / 28.04.2011
"Énième rebondissement dans l'affaire Karachi. Le juge Trévidic a découvert que le rapport d'autopsie du supposé kamikaze responsable de l'attentat qui a coûté la vie à 14 personnes, dont 11 Français, en 2002, n'avait jamais été versé au dossier, révèle Lemonde.fr.

Pourtant, Dominique Lecomte, auteure du rapport et directrice de l'Institut médico-légal de Paris a affirmé avoir bien remis ce document au juge Jean-Louis Brugière, en charge de l'affaire jusqu'en 2007, mais qui ne l'a jamais versé au dossier. «Jean-Louis Bruguière nous a demandé le rapport avec insistance. Nous lui avons remis le 7 juillet 2002 l'original», a-t-elle expliqué lors de son audition devant le juge Trévidic le 25 mars dernier.

La thèse du kamikaze a du plomb dans l'aile

Or, cette autopsie, dont le juge a obtenu copie, change tout: elle montre que le supposé kamikaze se trouvait «près du foyer d'explosion» et «était en position debout». «Une information capitale», «qui change tout», selon le journal puisque cela signifie que le supposé kamikaze n’était pas assis dans le véhicule mais bien à l’extérieur. Ce qui ne colle pas avec la thèse du kamikaze, la thèse toujours officiellement retenue par les autorités françaises et pakistanaises, mais qui a de plus en plus du plomb dans l’aile. Interrogé par Le Monde sur l'absence de cette pièce dans le dossier, le juge Bruguière n'a pas fourni d'explications..."
lien direct : http://www.20minutes.fr/article/714569/societe-affaire-karachi-rapport-autopsie-change-tout

AFFAIRE KARACHI : LA LOI SUR LE SECRET-DEFENSE CONTESTEE
LeMonde.fr / Fabrice Lhomme et Gérard Davet / 29.04.2011
"Saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), le juge antiterroriste Marc Trévidic l'a transmise, mercredi 27 avril, à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. Cette QPC pourrait remettre en question la législation actuelle sur le secret-défense. Il faudra, pour cela, passer le filtre final de la Cour de cassation, afin que le Conseil constitutionnel se prononce dans un délai de trois mois.

La QPC est soulevée par Me Olivier Morice, l'avocat de nombreuses parties civiles dans l'affaire de Karachi, dont sont saisis les juges Renaud Van Ruymbeke, pour le volet financier, et Marc Trévidic, pour l'aspect terroriste. Ceux-ci se sont heurtés à plusieurs reprises, dans leurs investigations, au secret-défense invoqué par les autorités, tant dans la déclassification de documents que dans l'éventualité de perquisitions.

La QPC évoque, dans un premier temps, la loi du 29 juillet 2009, qui a modifié les articles 413-9 et suivants du code pénal en sanctuarisant nombre de lieux comme les ministères ou les locaux de police. Deux types d'endroits sont définis, dans lesquels les magistrats ne peuvent plus pénétrer ni saisir d'objets sans être accompagnés par le président de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CSSDN) – celle-ci devant en outre donner un avis au ministre sur l'autorisation d'utiliser ou non ces saisies.

Un décret et deux arrêtés parus en juin 2009 ont défini ainsi une vingtaine de "lieux faisant l'objet d'une classification", ne relevant que des ministères de l'intérieur et de la défense (tels que les centres opérationnels). Ils sont décrits dans une annexe, elle-même classifiée pour cinq ans. Le second arrêté régit les "lieux abritant des éléments couverts par le secret", sans que la liste soit publiée. Le juge doit interroger la chancellerie, détentrice de la liste, pour savoir si l'endroit qu'il envisage de perquisitionner en fait partie.

L'opposition, à l'époque, n'avait pas déposé de recours devant le Conseil constitutionnel, peut-être parce que la loi contestée était discrètement inscrite au chapitre de la programmation militaire. "En interdisant la perquisition dans ces lieux, indique Me Morice, la loi a rendu encore plus difficile la tâche des magistrats." C'est ainsi que le juge Van Ruymbeke n'avait pu se livrer, en novembre 2010, à une perquisition dans les locaux de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Le magistrat avait pourtant sollicité la déclassification temporaire du siège des services secrets pour mener cette perquisition.

"LE MAGISTRAT N'EST PAS UN MINEUR SOUS TUTELLE"

"La déclassification temporaire de tout ou partie des locaux de la DGSE (…) ne peut recueillir mon accord, lui avait répondu le premier ministre François Fillon, compte tenu en particulier de l'avis défavorable émis ce jour par le président de la CCSDN." La QPC déposée par Me Morice soulève aussi l'épineux problème des documents classifiés. "Le magistrat n'est pas un mineur sous tutelle", indique le texte. Selon l'avocat, les dispositions législatives actuelles offrent la possibilité à l'exécutif "d'intervenir de manière déterminante dans l'issue d'une procédure judiciaire, en n'hésitant pas à entraver la recherche de la vérité".

Selon un avis du 6 avril, la CCSDN s'était ainsi dite défavorable à la déclassification de documents réclamés par le juge Renaud Van Ruymbeke. Le ministre du budget, François Baroin, a suivi l'avis de la commission. Le magistrat cherchait à obtenir des documents liés au contrat d'armement Sawari II, dans le cadre de son enquête sur d'éventuelles rétrocommissions versées pour la campagne d'Edouard Balladur, en 1995..."
suite de l'article : http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/04/28/affaire-de-karachi-la-loi-sur-le-secret-defense-contestee_1513887_823448.html

A lire également :
- AVEC LE SECRET DEFENSE, UNE DERAISON D'ETAT, Mediapart, Fabrice Arfi 19.04.2011


KARACHI : LE DEPUTE CAZENEUVE RELATE "UNE ENQUETE IMPOSSIBLE"
AFP
"Le député PS Bernard Cazeneuve décortique dans un livre les obstacles rencontrés par la mission parlementaire sur l'attentat de Karachi, qui a tué onze Français en 2002, du refus de transmettre des documents confidentiels à l'impossibilité d'auditionner certains témoins-clé.
Le maire de Cherbourg, dont étaient originaires les onze victimes françaises de l'attentat, estime qu'au cours de cette mission dont il était le rapporteur et qui a rendu ses travaux il y a un an, "la séparation des pouvoirs a été instrumentalisée".
"Elle a été invoquée aux juges pour empêcher la communication des auditions de la mission et au Parlement pour l'empêcher d'enquêter en lui refusant par exemple l'audition de collaborateurs du ministère de l'Economie ou la déclassification de documents", explique-t-il à l'AFP.
Dans "Karachi, l'enquête impossible" (Ed. Calmann-Lévy) à paraître mercredi, il relate ainsi comment le ministère de la Défense transmet des documents, demandés par les parlementaires, à la Commission consultative du secret-défense (CCSDN) pour obtenir son avis.
N'ayant pas été initialement saisie par un juge, la commission ne peut se prononcer sur leur éventuelle déclassification et par conséquent ni les juges ni la mission n'obtinrent ces documents avant la publication du rapport.
"Nous, parlementaires, n'avons même pas franchi l'obstacle de la séparation des pouvoirs avant même de pouvoir regarder ce qui était couvert par le secret-défense", estime le député.
Pour lui, "la question du secret-défense devra également être revisitée", soulignant qu'il a été "plus renforcé qu'allégé au cours de la législature".
M. Cazeneuve narre aussi la polémique entre parlementaires sur la transmission des comptes-rendus d'audition de la mission au juge Marc Trévidic, qui furent finalement spontanément transmis par l'un des membres de la mission.
Il fait aussi part des reproches exprimés au ministre de la Défense Hervé Morin, devant le "mépris" du gouvernement pour les parlementaires...."
suite de l'article : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g8NtfhehptcBDbtSpIg-IoWAOIvg?docId=CNG.16d814a5d5a94e5b3aa4b452e5101484.241


BERNARD CAZENEUVE DENONCE LE MEPRIS DE L'ETAT
Le télégramme de Brest
"...Vous évoquez des entraves à la mission. De quel ordre étaient-elles?
Au nom de la séparation des pouvoirs, les parlementaires n'ont pas eu accès aux documents dont ils souhaitaient disposer, comme le contrat Agosta, des compte-rendus de réunions interministérielles. On nous a refusé aussi des documents que le juge n'avait pas demandés, sous prétexte qu'il pourrait les demander un jour! C'est hallucinant!..."

suite de l'article : http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/karachi-bernard-cazeneuve-denonce-le-mepris-d-etat-05-05-2011-1290808.php

A lire également :
- LE DEPUTE CAZENEUVE DENONCE UN "CYNISME D'ETAT, Mediapart, Fabrice Arfi 03.05.2011



et après ça que les responsables viennent encore nous bourrer le mou avec le respect des victimes... en fait ils n'en ont strictement rien à foutre des victimes et de leurs proches, ce qui compte pour eux c'est de protéger leur carrière !
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #74 le: 13 juin 2011 à 09:11:48 »
Citer
[revue de presse] - [98] - [27 mai - 8 juin 2011]

Petit retard dans le traitement des articles liés au Karachigate, pourtant nous avons connu quelques avancées ces dernières semaines...

1 /
LE SECRET DÉFENSE PASSERA AU CRIBLE DE LA COUR DE CASSATION
NouvelObs 27.05.2011
"La cour d'appel de Paris a donné vendredi son feu vert à la transmission à la Cour de cassation d'une Question prioritaire de Constitutionnalité (QPC) déposée par les familles des victimes de l'attentat de de 2002 à Karachi pour contester la loi sur le secret défense.

[...]

Le 27 avril, Me Olivier Morice, avocats de familles de victimes, a donc déposé une QPC auprès du juge antiterroriste Marc Trévidic, en demandant que le juge instructeur effectue des perquisitions dans des locaux soumis au secret défense sans solliciter l'autorisation du pouvoir exécutif.

[...]

Le parquet général s'était prononcé contre une transmission de la QPC, estimant notamment que "les demandes formulées" sur la déclassification de documents avaient été "jusqu'à présent satisfaites".
A plusieurs reprises, les juges chargés de l'enquête se sont toutefois vu opposer le secret défense par le gouvernement qui, suivant les avis de la CCSDN, a refusé des déclassifications de documents et une perquisition.

[...]

La décision de la cour d'appel "est une grande victoire pour les familles des victimes", a réagi Me Olivier Morice. Il voit dans cette décision "une avancée judiciaire susceptible de contribuer à élucider les dossiers les plus gênants pour le pouvoir exécutif et à faire respecter les principe de la séparation des pouvoirs".
Dans son délibéré consulté par l'AFP, la cour d'appel a pris le contre-pied des arguments du parquet général en soulignant en particulier les risques "d'atteinte à un procès équitable" qui se caractérise notamment selon elle par "le respect de la séparation des pouvoirs"."
lien direct : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110527.AFP2687/karachi-la-cour-d-appel-transmet-la-qpc-sur-le-secret-defense.html


INTERVIEW DE BERNARD CAZENEUVE
TELE BRETAGNE OUEST / Mai 2011
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xj892f" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xj892f</a>

2 /
LES 91 PAGES DE DOCUMENTS DE LA DGSE SUR L’AFFAIRE KARACHI
Guillaume Dasquié Owni.fr / 08.06.2011
"91 pages de notes, de télex et de rapports de la DGSE sur l’attentat de Karachi, publiés ici pour la première fois, permettront à chacun de se forger une opinion sur ce que les services secrets français savent de cette ténébreuse affaire.

[...]

La lecture de ces 91 pages comblera les esprits soucieux de reconstitution factuelle. En particulier, elle leur permettra de découvrir, en détail, les violentes tensions provoquées au Pakistan par le niveau de corruption sur ce contrat. Mais elle décevra les partisans d’histoires vites résumées, défenseurs de thèses définitives. Ceux-là seront frustrés d’y découvrir que la responsabilité d’Al-Qaida n’a jamais été prise au sérieux par les premiers enquêteurs. Ou que la DGSE n’a jamais rédigé, le jour de l’attentat, une note établissant un lien entre cet attentat et un arrêt de commissions décidé par Jacques Chirac dans le cadre de rivalités propres à la scène française.
Ces pages ont été déclassifiées en plusieurs fois, et adressées au juge Marc Trévidic en charge de l’instruction judiciaire, bien souvent sans soucis de cohérence. Nous avons décidé de vous les présenter en restituant l’ordre dans lequel elles ont été rédigées, entre 1994 et 2009. Et en les regroupant dans dix dossiers chronologiques, correspondant à dix moments importants de l’affaire :

1 – Du 5 mai 1994 au 24 octobre 1997: les premières tensions au Pakistan (11 pages).
La négociation du contrat pour la vente des trois sous-marins Agosta, signé le 21 septembre 1994, fait intervenir un important intermédiaire pakistanais, Amer Lodhi, correspondant local des industriels français de l’armement. Le schéma de corruption profite en particulier à Ali Zardari – époux du Premier ministre de l’époque Bénazir Bhutto, avant de devenir plus tard président du Pakistan. Dès 1997, ces circuits financiers posent problème au Pakistan.

2 – Du 26 juin 1998 au 1er septembre 2000: au Pakistan de multiples procédures contre les bénéficiaires de ce contrat (15 pages).
Sur fonds de rivalités politiques, les militaires ayant profité des schémas de corruption pour le contrat des sous-marins sont inquiétés et poursuivis par l’administration pakistanaise.

3 – Du 8 mai au 11 mai 2002: les télégrammes adressés à la DGSE juste après l’attentat (5 pages).
Dans ce lot de documents, des sources judiciaires ont évoqué la présence d’une note datée du 8 mai 2002 faisant le lien entre l’attentat de Karachi, perpétré le jour même, et l’arrêt du versement de rétro commissions à des bénéficiaires français décidé en 1995 par Jacques Chirac. En réalité, la note où les services secrets français formuleraient eux-mêmes un tel lien n’existe pas. En revanche, il existe quatre comptes rendus de discussions, envoyés au quartier général de la DGSE entre le 8 mai et le 11 mai 2002, où des responsables politiques ou religieux pakistanais formulent leurs propres hypothèses au sujet de l’attentat. Cette liasse se lit plutôt comme un état des lieux des rumeurs sur place, recueillies peu après l’attaque terroriste. Dans ces télégrammes, un sénateur et un ambassadeur, connus pour leur hostilité envers l’Inde, y voient la marque des services secrets indiens. Et, surtout, le responsable d’une fondation islamique, farouchement opposée au président Pervez Musharraf (alors au pouvoir), y voit donc un règlement de compte anti français en relation avec des opérations de corruption au profit du même Musharraf. Sans faire aucun lien avec un arrêt du paiement de commissions ordonné par Chirac.

4 – Du 14 mai au 3 juin 2002: les premiers temps de l’enquête antiterroriste (14 pages).
Les Pakistanais tentent d’accréditer l’idée que l’attentat est l’œuvre d’Al-Qaida, ou d’un groupe venu de l’étranger. Cependant la DGSE montre, dans ses notes, qu’elle privilégie un attentat commis par des Pakistanais.

5 – Du 19 septembre au 26 décembre 2002: la DGSE reçoit les preuves des falsifications (12 pages).
La police pakistanaise interpelle deux suspects dans le dossier de l’attentat du 8 mai. Les agents de la DGSE relèvent des incohérences et surprennent les Pakistanais en flagrant délit de falsification (voir la note au sujet de la carte grise d’un présumé jihadiste).

6 – Du 14 mars au 8 septembre 2003: une évolution dans l’enquête (11 pages).
À la veille du procès des deux suspects, des services secrets français doutent toujours de leur culpabilité et s’intéressent à un important chef pakistanais, à la tête de plusieurs groupes islamistes armés, Amjad Farooqi.

7 – 28 septembre 2004: la mort d’Amjad Farooqi (5 pages).
Le 26 septembre de la même année Amjad Farooqi est tué dans une opération de police. La DGSE le présente clairement comme le cerveau de l’attentat du 8 mai 2002, mais précise qu’il n’entretient pas de lien étroit avec Al-Qaida. Des mentions blanchies dans la note ci-dessous donnent à penser qu’Amjad Farooqi était considéré comme un supplétif d’une partie des services secrets pakistanais de l’ISI.

8 – Du 7 mars au 9 septembre 2004: l’apparition tardive de l’hypothèse Al-Qaïda (9 pages).
Les interrogatoires de lieutenants d’Al-Qaïda emprisonnés à Guantanamo relancent la piste de l’organisation d’Oussama ben Laden comme responsable de l’attentat du 8 mai 2002. Mais dans ces documents, la DGSE ne règle pas les contradictions qu’elle avait elle-même identifiées pour écarter cette hypothèse.

9 – 17 février 2006: l’agrégation d’éléments disparates (6 pages).
Dans cette synthèse d’étape, la DGSE continue de pointer la responsabilité d’Amjad Farooqi tout en rajoutant celle d’Al-Qaïda.

10 – 7 mai 2009: l’acquittement des principaux suspects (3 pages).
La DGSE maintient sa version mais prend acte de l’acquittement des deux principaux suspects pakistanais. Les rédacteurs de la note rappellent les contradictions des éléments matériels recueillis par la police pakistanaise."
PAGES A CONSULTER ICI  : http://owni.fr/2011/06/08/91-pages-de-documents-de-la-dgse-sur-l%E2%80%99attentat-de-karachi/


3 /
TREVIDIC CONTRE BRUIGIERE, LE SCRIPT DE LA BAGARRE
Guillaume Dasquié / Owni / 08.06.2011
"...Jusqu’en 2007, le juge Jean-Louis Bruguière pilotait l’enquête sur l’attentat de Karachi du 8 mai 2002, en même temps qu’il présidait ce pôle spécialisé du tribunal. Or, son successeur Marc Trévidic a dernièrement découvert quelques curiosités quant aux actes naguère réalisés – ou oubliés – par son glorieux confrère dans ce dossier.

L’essentiel de cette audition porte sur un rapport d’autopsie capital. Celui du médecin légiste Dominique Lecomte, effectué peu après l’attentat, et qui contredit la thèse de l’attentat suicide. Un rapport passé aux oubliettes sous Bruguière et récemment découvert par Trévidic. Leurs explications à ce sujet, auxquelles participent Olivier Morice l’un des avocats des parties civiles, donnent le vertige. On y apprend que si la justice a été soigneusement tenue dans l’ignorance de ce document, en revanche les services de la DCRI (ex DST) en avaient vu passer une copie, qu’ils se sont bien gardés de transmettre au juge. Alors même que la DCRI travailla – a priori – pour le magistrat dans ce dossier."
Lien direct : http://owni.fr/2011/06/07/trevidic-contre-bruguiere-le-script-de-la-bagarre/
« Modifié: 13 juin 2011 à 09:21:02 par TYGER »
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #75 le: 16 juin 2011 à 11:17:40 »
Citer
[revue de presse] - [99] - [15 juin 2011]
ATTENTAT DE KARACHI : PLAINTE CONTRE LE JUGE BRUGUIERE
Nouvelobs.com / vidéo : BFM TV
"Des familles de victimes de l'attentat de Karachi ont déposé plainte vendredi contre l'ancien juge d'instruction Jean-Louis Bruguière après avoir constaté qu'un rapport médical affaiblissant la piste islamiste ne figurait pas au dossier, a-t-on appris auprès de leur avocat, Me Olivier Morice.

L'ancien magistrat, figure de la lutte antiterroriste jusqu'à son départ en 2007, est visé par une plainte simple pour "faux témoignage" et "entrave à la justice".

<a href="http://www.youtube.com/v/wT_Zc8VEjo4?version=3&amp;amp;hl=fr_FR" target="_blank" class="new_win">http://www.youtube.com/v/wT_Zc8VEjo4?version=3&amp;amp;hl=fr_FR</a>

Ce rapport d'autopsie, en date du 23 mai 2002, établi par deux médecins légistes de l'Institut médico-légal de Paris, Dominique Lecomte et Walter Vorhauer, ne figurait pas au dossier alors que les deux spécialistes affirment l'avoir remis en juillet 2002.
L'un des médecins a même remis un récépissé de dépôt de ce dossier au greffe du juge d'instruction Jean-Louis Bruguière.
Ce rapport d'autopsie remet en cause la thèse de l'attentat-suicide commis par Al-Qaïda. "Le sujet se trouvant près du foyer d'explosion était en position debout", selon les légistes. Ce qui, selon Me Morice, "exclut à l'évidence quelqu'un conduisant le véhicule se faisant exploser près du car" transportant le personnel français de la Direction des constructions navales (DCN). Cet attentat, le 8 mai 2002, a tué 15 personnes dont 11 Français de la DCN.
M. Bruguière, entendu par le juge qui lui a succédé dans ce dossier, Marc Trévidic, assure que ce rapport ne lui a jamais été remis sinon il figurerait au dossier. M. Bruguière n'était pas joignable dans l'immédiat.
Ce rapport était en possession de la DST et d'un autre service de police, chargé de la coopération internationale.
Par ailleurs, l'avocat des parties civiles a demandé au garde des Sceaux Michel Mercier de saisir l'Inspection générale de services judiciaires afin de diligenter une enquête sur d'éventuels dysfonctionnements du service public de la justice."
lien direct : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110615.FAP9685/attentat-de-karachi-plainte-contre-l-ancien-juge-bruguiere.html

Autres articles :
- ATTENTAT DE KARACHI :N'OUBLIONS PAS ! - Rimbus le blog
- LA PLAINTE DES FAMILLES CONTRE L'EX JUGE BRUGUIERE - Mediapart
« Modifié: 17 juin 2011 à 09:09:31 par TYGER »
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5846
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #76 le: 16 juin 2011 à 21:14:25 »
Bien vu de la part des avocats des familles de victimes ! :super: Cela ralentira peut-être le total enlisement du dossier ? :désolé1:
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #77 le: 20 juin 2011 à 10:45:18 »
Longuet ne se sentirait-il pas un peu mal à l'aise dans ses godillots ? la honte !

Citer
[revue de presse] - [100] - [Ni fleurs, ni discours: la vérité]



KARACHI :LONGUET REFUSE DE RENCONTRER LES VICTIMES A CHERBOURG
Arret sur images

"Après une visite à la base navale de Cherbourg, le ministre de la défense a déposé une gerbe de fleurs au pied la plaque rendant hommage aux victimes de l'attentat du 8 mai 2002 à Karachi (14 morts dont 11 Français). Mais il n'a pas souhaité avoir un entretien avec les familles des victimes, qui, du coup, n'ont pas participé à la cérémonie.
"Les familles n'ont pas supporté qu'on leur propose d'assister à cette cérémonie sans que ne soit prévu d'entretien privé avec le ministre."
"Une heure après le dépôt de gerbe du ministre, l'une des veuves, Gisèle Leclerc, a déposé une banderole au-dessus de la gerbe au nom de trois veuves (Leclerc, Lecarpentier, Laurent). On pouvait y lire: "ni fleurs, ni discours, la vérité" signale l'AFP
"Le gouvernement nous dit on pense à vous. Mais par derrière, rien ne suit. Au contraire, le ministère fait tout ce qu'il peut pour qu'on ne sache rien de l'affaire", a déclaré Mme Leclerc."
lien direct : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11463

Autres articles :
- NI FLEURS, NI DISCOURS, LA VERITE - Guy Birenbaum
- LONGUET A CHERBOURG, LES FAMILLES DES VICTIMES ABSENTES, Nouvelobs

"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne Bobleflingueur

  • Sarkophobe
  • Messages: 436
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #80 le: 11 juillet 2011 à 10:14:57 »
Ce qui m'inquiète, c'est qu'ils rassemblent toutes les pièces... Qu'ilsd transmettent l'enquête
à la chancellerie avec la liste des pièces dans le dossier !

Puis, il y aura une officine de barbouzes qui récupérera les pièces impotantes...

Je sens cela au pifomêtre !

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #81 le: 18 juillet 2011 à 16:04:27 »
du lourd, j'en connais un qui doit commencer à avoir les talonnettes qui chauffent...

[revue de presse] - [101] - [20 juin -12 juillet 2011]

[revue de presse] - [102] - [13-17 juillet 2011]
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5846
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #82 le: 18 juillet 2011 à 21:30:27 »
Je m'étonnais que  notre Tigrou ne nous ai pas fait un genre de synthèse en 3 ou 4 phrases, qui serait bien évidemment de type accusatoire  :] :gene3:...
.
Mais aprés avoir consulté les deux liens qu'il nous a mis
(le premier presqu'en entier, le deuxième à peine survolé)...
... je confirme .... c'est du lourd, du trés lourd même....!!!!!
 :| 8| 8/
Lisez-les ....

je les relirais aussi d'ailleurs dés que j'aurais un peu plus de temps....
Et s'il vous plait mettez en exergue ce qui vous semble essentiel ! ....

Ce n'est pas seulement les talonnettes qui vont lui chauffer si nous réussissons à faire massivement circuler le plus  compromettant de ces messages :hurt5: :aille2:
 
(mais pas tout car , là, c'est trop ! Le  "français moyen" ne pourra jamais s'avaler tout ça ! ... :baille: :pasdrole: 8/ :baille:....

 à se demander d'ailleurs si ceux qui divulguent tout ça d'un coup ne cherchent pas à noyer le poisson ?????) :diable: :fache1:

Mais nous, ici, nous avons la capacité de faire ressortir ce qui pourra lui nuire le plus, non ???????????
« Modifié: 18 juillet 2011 à 21:36:50 par reveillonsnous »
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne Lady Marwina

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 7362
  • Le Chwanana est Grand
    • Avanti-populo.com
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #83 le: 18 juillet 2011 à 22:42:44 »
Citer
Sont concernés: l’ancien ministre de l’intérieur Brice Hortefeux, l'ancien conseiller de Sarkozy Thierry Gaubert,
C'est très fail pour mon oncle, qui est un homonyme parfait, et qui va encore avoir plein de questions stupides (je suppose).
Mouarf.

Je lirais ça plus posée demain et je tacherais de tenter une fiche de lecture. Miaou
Celui qui croit ne pas être responsable de ses erreurs a renoncé à sa liberté

Hors ligne TheTwit

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 3957
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #84 le: 18 juillet 2011 à 22:55:57 »
Mais qu'atend la gauche pour exploiter le filon pandant des mois et des mois. Jusqu'aux élections. présidentiel. Le copé purrait en prendre plein la G....E :fache1:
« Modifié: 18 juillet 2011 à 22:57:45 par TheTwit »

Hors ligne oblomov

  • Smart Citoyen Prometteur
  • Messages: 5013
  • Alles was mich nicht umbringt macht mich stärker!
    • oblomov.fr
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #85 le: 19 juillet 2011 à 04:57:55 »
Pour le moment la presse est bien pusillanime, les "articles les plus lus" sur google-actualités sont Hollande qui va être entendu par les flics en septembre, (pour non-dénonciation de ouï-dire ?) la mère de Tristane Banon qui a été elle aussi éconduite par DSK, (et qui n'a rien dit aux flics non plus) les conneries sur les i-phone etc.

En cherchant bien on trouve Hamon qui interpelle Valérie Pécresse, mais pas grand chose d'autre sur le sujet.

Sinon les blogs.
Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne Bobleflingueur

  • Sarkophobe
  • Messages: 436
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #86 le: 19 juillet 2011 à 14:37:54 »
Je pense que la gauche garde cela "au congélateur"...

Sortir cela maintenant serait un "pétard mouillé"...

Mais au bon moment, ce ne sera pas un pétard mouillé si
le filon est bien exploité... Comptez aussi sur Villepin
qui ne se privera pas de d'apporter sa petite "pierre" à
l'édifice :)

Ce ne sera pas un pétard mouillé mais une jolie "bombinette" !!!

Hors ligne oblomov

  • Smart Citoyen Prometteur
  • Messages: 5013
  • Alles was mich nicht umbringt macht mich stärker!
    • oblomov.fr
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #87 le: 19 juillet 2011 à 15:01:12 »
Pas sûr, il y a de quoi faire des kilomètres, avec les delais de la justice ça peut faire un feuilleton aussi long que les histoires de cul de DSK.

Copé va pouvoir s'indigner, être choqué, s'étonner, tous les tweets seront permis ; ensuite idem pour Brucie et les autres figurants pour terminer en beauté avec le Grand Diseux himself.


On ne va pas tarder à rentrer dans la zone rouge ou les gens disparaissent, se suicident etc, un peu comme avec l'histoire de Rupert Murdoch...

D'ailleurs le filon DSK s'épuise, il aurait baisé la mère de Tristane Banon, ok, mais maintenant Koubbi essaie de nous faire croire qu'il ait sauté François Hollande.
La mayonnaise ne prend pas...
« Modifié: 19 juillet 2011 à 15:04:30 par oblomov »
Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne oblomov

  • Smart Citoyen Prometteur
  • Messages: 5013
  • Alles was mich nicht umbringt macht mich stärker!
    • oblomov.fr
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #88 le: 20 juillet 2011 à 19:55:45 »
Vivement les vacances !
Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #89 le: 21 juillet 2011 à 11:04:15 »
[revue de presse] - [103] - [17-19 juillet 2011]

une paille :

Citer
De 2002 à 2007, puis au moins en 2009, le «montant net » de l'imposition de M. Takieddine s'est élevé à zéro !


Citer
Devenu le suspect n°1 du volet financier de l'affaire Karachi, bénéficiaire de 91 millions d'euros de commissions lors de la vente par la France de frégates à l'Arabie saoudite en 1997 et 1998, chacun comprendra que sa situation fiscale n'est pas de l'ordre du privé mais relève directement de l'intérêt général.


Citer
Au moment où le secrétaire général de l'UMP, relayé par des ministres et des ténors du parti présidentiel, lance une grande campagne contre la fraude aux aides sociales (RSA, allocations familiales et indemnités chômage), il apparaît pour le moins légitime de s'assurer que l'égalité devant la loi fiscale s'applique également aux très grandes fortunes amies du pouvoir.


Citer
"Ce 14 Juillet ? Une polémique inutile sur le défilé militaire...."
...vous m'en direz tant !

Citer
On comprend aussi que Ziad Takieddine, furieux, après son arrestation en mars dernier à l'aéroport du Bourget avec une valise de 1,5 millions d'euros en liquide, a ainsi menacé de "faire sauter le gouvernement" lors d’une conversation téléphonique avec son ami Thierry Gaubert, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy...

...Au point que l'on a plus de nouvelle de l'enquête des Douanes liée à l'arrestation de Ziad Takieddine.


Citer
Ziad Takieddine ne paye pas un centime d'impôt sur le revenu ni sur la fortune malgré un patrimoine français, estimé de 40 millions d'euros...

Voilà qui relativise la polémique sur le défilé militaire.
« Modifié: 21 juillet 2011 à 11:06:33 par TYGER »
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #90 le: 28 juillet 2011 à 11:05:43 »
bonne remarque Seb Musset, si j'ose dire la réponse est dans la question !

Citer
[revue de presse] - [104] - [20-28 juillet 2011]
Pourquoi le feuilleton Takieddine ne prend pas dans les médias ?

C'est la question que pose Arret sur Images. En effet, on peut trouver surprenant que les rédactions de nos chaines d'information continue s'étalent à longueur de journée sur les atermoiements d'une Tristane Banon dont tout le monde se contrefout, où s'indignent de l'âge de la compagne d'un député socialiste et fassent si peu de cas des dernières révélations de Médiapart assorties de leurs documents et guignolesques photos de pontes UMP. Le blog est là pour ça, mais nous n'avons pas la même audience... Je n'ai donc pas trouvé un seul sujet vidéo réalisé en juillet parmi les milliers d'heures d'infos télé consacré aux révélations de Mediapart !

Publications de la semaine passée groupées en thématiques.
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne Bobleflingueur

  • Sarkophobe
  • Messages: 436
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #91 le: 01 septembre 2011 à 16:05:20 »
Allez, cela commence pour ceux qui s'intéresse de trop près au pouvoir et à cette affaire qui sent de plus en plus mauvais...

http://fr.news.yahoo.com/un-journaliste-mediapart-d%C3%A9pose-plainte-pour-menaces-mort-125726380.html

Second point, certains s'intérroge pourquoi l'affaire ne prend pas... Il faut que la justice mette la main sur un document prouvant leur implication et c'est pas gagné...

http://fr.news.yahoo.com/affaire-karachi-secret-défense-examiné-qpc-111200248.html


Hors ligne Bobleflingueur

  • Sarkophobe
  • Messages: 436
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #92 le: 01 septembre 2011 à 16:10:57 »
C'est moi qui a foiré :

Donc http://www.liberation.fr/societe/01012357385-affaire-karachi-le-secret-defense-examine-par-une-qpc


******
J'ai retiré les deux "erreurs" intermédiaires
-timbur-
« Modifié: 01 septembre 2011 à 19:27:40 par timbur »

Hors ligne oblomov

  • Smart Citoyen Prometteur
  • Messages: 5013
  • Alles was mich nicht umbringt macht mich stärker!
    • oblomov.fr
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #93 le: 01 septembre 2011 à 16:28:53 »
Question prioritaire de constitutionnalité ?
C'est comme ça qu'on l'appelle maintenant, "la raison d'état ?"
On rentre dans le domaine où les gens se trouvent dans la Seine...
Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5846
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #94 le: 14 septembre 2011 à 07:52:27 »
Heureusement que Mediapart continue à suivre l'affaire !

Voici ce que l'on peut lire retransmis par rue89 :
Citer
Selon ce témoin, entendu jeudi dernier à la Division nationale des investigations financières (Dnif), Gaubert a accompagné à plusieurs reprises Takieddine en Suisse pour retirer des espèces, remises ensuite à Bazire.

Nicolas Bazire, connu des gazettes comme témoin du mariage de Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni, fut le directeur de la campagne d'Edouard Balladur en 1995. Thierry Gaubert est un collaborateur de longue date du chef de l'Etat.

Si les déclarations de ce témoin sont confirmées, la piste du financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur sera renforcée.



Financements : l'affaire Karachi se rapproche de Sarkozy


Les contre-feux du genre Bourgi ferait-il long feu ? ::d ::d
 :caf: :caf:
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne oblomov

  • Smart Citoyen Prometteur
  • Messages: 5013
  • Alles was mich nicht umbringt macht mich stärker!
    • oblomov.fr
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #95 le: 14 septembre 2011 à 08:20:32 »
Pourquoi Bourgi vend-t-il la mêche ?
Jalousie ?
Aurait-il été remplacé par M. Balkany ?
Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne oblomov

  • Smart Citoyen Prometteur
  • Messages: 5013
  • Alles was mich nicht umbringt macht mich stärker!
    • oblomov.fr
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #96 le: 14 septembre 2011 à 17:25:27 »
Takieddine mis en examen.
Enfin.
Demain NS fait une visite "surprise" en Libye. Accompagné de 160 CRS.
Toujours aussi discret.
Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne sarkome

  • Smart Citoyen Incurable
  • Messages: 10521
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #97 le: 14 septembre 2011 à 18:25:45 »
C'est ça sans doute, le secret de polichinelle !
Tout le monde est au courant mais, comme dit le Nouvel Observateur,
Citer
Dans le plus grand secret, le chef de l'Etat s'apprête à se rendre à Benghazi et Tripoli pour une visite surprise.
Avec ses Raybans, évidemment, il passera inaperçu...

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5846
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #98 le: 14 septembre 2011 à 18:41:16 »
 :gehe: :super: :hehe: :hehe: Bien vu !
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne Bobleflingueur

  • Sarkophobe
  • Messages: 436
Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #99 le: 17 septembre 2011 à 01:18:30 »
L'étau se resserre autour de sarkozy et de ses "amis"... :super:

Mais ne vous inquiétez pas.. Sur le Titanic, le capitaine est resté à la barre et  l'orchestre a continué de jouer jusqu'au naufrage ! :mdr3: :mdr3: :mdr3: