Auteur Sujet: Affaire Karachi  (Lu 63507 fois)

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Affaire Karachi
« le: 30 mars 2010 à 19:09:43 »
Citation de: Bobleflingueur
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PAKISTAN - Les juges antiterroristes ont pourtant abandonné la piste d'Al-Qaida dans l'enquête sur l'attentat qui avait fait 14 morts, dont 11 Français, en 2002. Ils enquêtent du côté de la campagne d'Edouard Balladur ...
Longtemps, l'attentat qui a tué 14 personnes dont 11 Français, en 2002 à Karachi (Pakistan), a été attribué à Al-Qaïda. Une autre piste se dessine aujourd'hui, qui toucherait de hauts responsables politiques français. Selon l'avocat de plusieurs familles de victimes françaises, derrière l'attentat se cache une histoire de commissions. Des sommes d'argent versées dans le cadre d'un marché d'armement conclu entre la France et la Pakistan, et destinées à financer la campagne électorale d'Edouard Balladur, candidat à l'élection présidentielle de 1995.
«La piste Al-Qaïda était un leurre», explique Olivier Morice, l’avocat de sept familles de victimes françaises, joint par 20Minutes.fr. Ce jeudi, en compagnie des familles, il a rencontré les juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier à Cherbourg. «La piste cruellement la plus crédible, c’est que l’attentat a eu lieu car la France n’avait pas versé les commissions sur lesquelles elle s’était engagée, dans le cadre de la vente de sous-marins» poursuit Olivier Morice. «C'est un choc pour les parties civiles, qui sont scandalisées qu'on leur ait caché cela aussi longtemps. Mais pendant des années, on a voulu éviter un scandale d'Etat, puisque la France n'avait pas tenu sa parole».


Objectif: stopper les rétrocommissions

Selon l'avocat, ces commissions n'ont plus été versées à partir de 1996, après «l'arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République». Objectif: «assécher les comptes d'Edouard Balladur, dont les rétrocommissions n'étaient plus versées», affirme l'avocat.

En 1995, Edouard Balladur, alors Premier ministre, avait décidé de se présenter contre Jacques Chirac à l'élection présidentielle, en dépit d'un accord tacite conclu entre les deux hommes en 1993. Mais c'est Chirac qui a été élu président de la République... et qui n'a pas apprécié la candidature de son ancien «ami de 30 ans».

Représailles des autorités pakistanaises

Dans ce scénario, l'attentat aurait été donc commis en représailles au non-versement des commissions à partir de 1996, alors que l'actuel chef de l'Etat pakistanais, Asif Ali Zardari, était ministre dans le gouvernement de son épouse Benazir Bhutto, a ajouté Magali Drouet, fille de l’une des victimes.

«Le fait que l'attentat ait eu lieu 6 ans après l'arrêt du versement des commissions est cohérent, car pendant tout ce temps, il y a eu des manoeuvres pour trouver des solutions», estime l'avocat.
«Si quelqu'un a un témoignage, une preuve à apporter, qu'il saisisse la justice, c'est tout»

Interrogé jeudi par France 3, Edouard Balladur a déclaré avoir «entendu parler de cette histoire depuis des années». Mais il a souligné que tout, selon ce qu'il savait, s'était déroulé de manière «parfaitement régulière». «Si quelqu'un a un témoignage, une preuve à apporter, qu'il saisisse la justice, c'est tout», a-t-il poursuivi.
Une déclaration qui étonne l’avocat des familles: «Si en 1994, on pouvait en effet verser des commissions dans le cadre de contrats d’armement, en revanche, les rétrocommissions étaient déjà illégales».

Interrogé sur le sujet à Bruxelles, Nicolas Sarkozy s’est insurgé: «C'est ridicule, c'est grotesque, respectons la douleur des victimes, qui peut croire une fable pareille?». «Dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d'Etat n'existe plus, quatorze ans après, est-ce que vous êtes au courant de rétrocommissions qui n'auraient pas été versées à des Pakistanais dans le cadre de la campagne de Balladur?»

L'attentat avait, le 8 mai 2002, fait 14 morts, dont 11 ingénieurs français travaillant pour les anciens arsenaux d'Etat DCN (devenus depuis DCNS) ou des sous-traitants, et 12 blessés.

O.R. (avec agences)

source: 20 minutes , article ici
Eh ben cela promet... Villepin qui tacle sarko et qui défend Chirac...
sarko qui explique que c'est une fable...

On nous mène en bateau et on nage encore en eaux troubles... Très troubles
« Modifié: 12 mai 2012 à 15:28:37 par timbur »

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Re: Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #1 le: 30 mars 2010 à 19:10:47 »
Citation de: "TYGER"
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{Revue de presse] - [37] - [23 janvier 2010] KARACHI : UN AVOCAT ACCUSE L'ÉTAT D'AVOIR CACHE DES DOCUMENTS CLASSIFIES
Les Echos, AFP

"Me Olivier Morice, avocat de parties civiles dans l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002, a accusé vendredi le ministère de la Défense d'avoir "caché" l'existence de documents secret-défense alors que les autorités françaises assuraient que tout avait été transmis à la justice.
Cette mise en cause, dans un courrier transmis au juge d'instruction et consulté par l'AFP, intervient alors que la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) a été saisie à nouveau mercredi par le ministère de la Défense qui lui a communiqué, de sa propre initiative, de nouveaux documents classifiés relatifs à cette affaire...."
lien direct : http://www.lesechos.fr/depeches/france/afp_00223939-karachi--un-avocat-accuse-l-etat-d-avoir-cache-des-documents-classifies.htm


ATTENTAT DE KARACHI : MAITRE MORICE FUSTIGE LES MENSONGES DE L'ÉTAT
France soir, Samy Mouhoubi
"L’avocat des parties civiles pousse son avantage. Me Olivier Morice a accusé hier le ministère de la Défense d’avoir « caché » l’existence de documents secret-défense alors que les autorités françaises ont toujours assuré qu’ils avaient été dûment transmis à la justice. Protestant contre un « dysfonctionnement scandaleux de la procédure de déclassification », les parties civiles se réservent selon le conseil « le droit de déposer plainte pour délit d’entrave à la justice. »
C’est par le biais d’un courrier transmis à Marc Trévidic, le juge d’instruction antiterroriste chargé du dossier, que le conseil des familles des défunts met en cause l’Etat français. Cette initiative intervient alors que la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) vient d’être de nouveau saisie mercredi par le ministère de la Défense, lequel lui a communiqué, de sa propre initiative, de nouveaux documents classifiés relatifs à cette délicate affaire à l’origine de laquelle onze salariés de la Direction des constructions navales (DCN) trouvèrent la mort après l’explosion d’une bombe, le 8 mai 2002, dans l’ex-capitale pakistanaise.`
[...]
Parallèlement, l’instruction de Marc Trévidic s’accélère (lire ci-dessous). Le juge a adressé, le 12 janvier, plusieurs commissions rogatoires internationales à la Suisse et au Royaume-Uni en vue d’obtenir des éléments portant sur des faits de corruption imputés avant son élection à Asif Ali Zardari, le président pakistanais, sur lesquels la Suisse et le Royaume-Uni avaient enquêté. Le magistrat soupçonne un possible lien entre l’arrêt net des commissions prévues par le contrat d’armement signé entre la France et le Pakistan avec l’attentat tuant, le 8 mai 2002, onze salariés de la DCN.
[...]

Le juge Trévidic a désormais achevé de réorienter son enquête sur l’hypothèse d’un contentieux franco-pakistanais en marge du contrat de vente de trois sous-marins Agosta dont les salariés de la DCN travaillaient à la construction.
Un rapport baptisé Nautilus, rédigé le 7 novembre 2002 par Claude Thévenet, ex-agent de la DST, à la demande de la société, l’ont amené sur la piste d’un arrêt d’une partie des commissions versées sur ce contrat comme mobile éventuel de l’attentat. Leur versement, soupçonné d’avoir donné lieu à des rétro-commissions vers la France, avait définitivement été suspendu en 1996 sur ordre de Jacques Chirac pour assécher les réseaux d’Edouard Balladur, son « ami de trente ans », dont l’Association pour la réforme, club politique contre lequel les familles des victimes ont porté plainte.
Ces derniers mois, des responsables de la DCN, interrogés par le juge, ont accrédité le contenu du fameux rapport Nautilus. Le magistrat antiterroriste s’échine désormais à vérifier ce postulat en reconstituant le circuit des commissions occultes évaluées à environ 80 millions d’euros, soit 10,25 % du montant prélevé sur le contrat Agosta. Il relate en outre que les commissions versées aux décideurs locaux « s’effectuaient selon un ordre établi par Asif Ali Zardari », l’actuel président pakistanais, plus connu sous le sobriquet de « M. 10 % ». Dès 1997, la justice pakistanaise avait sollicité les chancelleries suisse et britanniques au sujet de faits de drogue et de corruption. Mais aussi sur les avoirs du veuf de Benhazir Bhutto, traquant notamment les contrats d’armement – dont Agosta – susceptibles d’avoir généré de profitables pots-de-vin. Enquêtes dont le contenu allèche désormais le juge Trévidic."
lien direct : http://www.francesoir.fr/faits-divers/2010/01/23/karachi-attentat.html


 


 
Citation de: "TYGER"
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« Nicolas Sarkozy est au cœur de la corruption dans l’affaire de l’attentat de Karachi »

Article placé le 18 fév 2010, par Frédéric Courvoisier Le Président de la république est accusé sans ménagement dans cette affaire dite de « l’attentat de Karachi », où onze ingénieurs et techniciens français de la Direction des constructions navales (DCN) avaient trouvé la mort en 2002.

L’explosion du bus de la DCN avait d’abord été attribuée à Al-Qaeda par le gouvernement pakistanais. Une autre thèse est aujourd’hui privilégiée par le juge d’instruction parisien Marc Trévidic. Celle d’une vengeance de militaire pakistanaise, auxquels des commissions – promise lors de la signature, en 1994, d’un contrat de vente de trois sous-marins français Agosta, n’auraient pas été entièrement versées. Les militaires pakistanais auraient donc organisé une opération false flag, de sorte à faire croire à une attentat terroriste aux populations, tout en envoyant un message clair au gouvernement français, qui ne pouvait ignorer la supercherie mais avait intérêt à laisser camoufler la vérité.

Pour l’heure, le juge d’instruction et ses enquêteurs se concentrent sur ces commissions : 80 millions (soit 10% du marché), ont pu donner lieu au versement des rétrocommissions. Ces fonds, estiment-ils, auraient été destiné à financer la campagne d’Édouard Balladur, candidat à la présidentielle en 1995
Nouvelles révélations
Olivier Maurice, avocat des familles, ne mâche pas ses mots à l’encontre de Sarkozy : « Je confirme de plus belle les propos tenus en décembre, à savoir que Nicolas Sarkozy est au cœur de la corruption » La première fois, l’Élysée avait menacé d’une plainte en diffamation. Pas la moindre réaction depuis.
A l’origine de ces éclats, une autre instruction judiciaire, menée depuis juin 2008, par deux juges du pôle financier de Paris, François Desset et Jean-Christophe Hullin, sur le rôle des intermédiaires utilisés par ce contrat Agosta. La Direction nationale des investigations financières (DNIF), à qui ces magistrats ont confié l’enquête, a rédigé une note confidentielle. Les flics y expliquent comment ont été mobilisées des sociétés écrans, Eurolux et Heine, sur lesquelles a transité l’argent des commissions. La Dnif écrit « Une chronologie fait apparaître que la création de la société Heine, au second semestre 1994, s’est faite après accord du ministre Nicolas Sarkozy, et fait un lien entre ces faits et le financement de la campagne électorale de M. Balladur pour l’élection présidentielles de 1995 ».
Justice suisse
Mais c’est surtout le rapport « Nautilus », rédigé en septembre 2002, par un enquêteur ex-agent de la DST, Claude Thévenet, qui risque de placer le président français dans une situation délicate. Exhumée en 2008, à l’occasion d’une perquisition (sans rapport avec l’affaire) de la Direction des constructions navales, la note « Nautilus » cite les noms de deux intermédiaires utilisés par la France. A commencer par le Libanais Abdul Rahman El-Assir, homme d’affaire proche du pouvoir pakistanais et notamment d’Asif Ali Zardari, aujourd’hui président de la république islamique du Pakistan. Au moment de la négociation du contrat, Zardari était l’époux de la présidente pakistanaise Benazir Bhutto. L’auteur du rapport « Nautilus » cite, sans l’annexer, une « note de la DGSE qui porte sur les relations financières entre El-Assir et Edourad Balladur. Il ne nous a pas été possible de prendre connaissance du contenu complet du document »
Une partie des fonds détournés aurait transité par des comptes bancaires suisses, et le parquet de Genève a ouvert une enquête. Selon une source proche de l’instruction  « Il y a, dans notre dossier, beaucoup de réponses aux questions que se posent les Français. »

Frédéric Courvoisier, pour Mecanopolis


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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #2 le: 04 avril 2010 à 23:16:49 »
ce que cache la burqa ?

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KARACHI : BALLADUR ENTENDU COMME TEMOIN ?
Asi
"Le rapporteur socialiste de la mission d'information, Bernard Cazeneuve, souhaite entendre Edouard Balladur. Le président UMP, Yves Fromion, y est opposé car "aucun élément concret ne permet d'y impliquer Balladur".

Le Point rappelle qu'en toile de fond, il y a la question "des commissions sur la vente de sous-marins au Pakistan, en 1994, dont Jacques Chirac bloqua le versement en 1995, persuadé qu'elles serviraient au financement de son rival. Sans tapage, Cazeneuve a déjà questionné les anciens ministres François Léotard, Charles Millon et Renaud Donnedieu de Vabres, ainsi que... l'ex-directeur de cabinet de Balladur à Matignon, Nicolas Bazire. Pourquoi pas, dès lors, l'ex-Premier ministre lui-même ?"

lien direct : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=7601

VENTES D'ARMES, LE CHANTAGE QUI A FAIT TREMBLER L'ETAT Mediapart, Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme
"Un ancien agent des services secrets a reconnu devant un juge de Nanterre avoir participé au piratage informatique de l'un des hommes-clés de l'armement français qui menaçait l'Etat de faire éclater une affaire de corruption liée aux ventes d'armes. En cause: plusieurs grands contrats comme celui des frégates de Taiwan ou des sous-marins Agosta, vendus au Pakistan (photo), déjà au cœur de l'affaire de l'attentat de Karachi. .."
lien direct : http://www.mediapart.fr/journal/france/260310/ventes-d-armes-le-chantage-qui-fait-trembler-l-etat-ne-pas-prendre

ATTENTAT DE KARACHI ; NOUVEAUX ÉLÉMENTS
AFP / LeFigaro.fr
"Des données informatiques retrouvées à la suite du piratage de l'ordinateur d'un gérant de sociétés offshore par lesquelles ont transité des commissions sur des contrats d'armements, ont été versées au dossier d'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002, a-t-on appris de sources judiciaires. Jean-Marie Boivin, ancien salarié puis consultant de DCNI, branche export de la Direction des Constructions navales (DCN, devenue DCNS), était le gérant au Luxembourg des sociétés Heine puis Eurolux, par lesquelles ont transité des commissions versées en marge des contrats signés par la DCN.

Parmi ces contrats figure la vente de trois sous-marins au Pakistan en 1994 dont des salariés de DCN travaillaient à la construction à Karachi lorsqu'ils ont été victimes d'un attentat (14 morts dont 11 Français). A Paris, les juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier, enquêtant sur l'attentat de Karachi, s'intéressent de près à des commissions qui pourraient avoir donné lieu à d'éventuelles rétro-commissions versées en marge de ce contrat."
lien direct : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/26/97001-20100326FILWWW00544-attentat-de-karachi-nouveaux-elements.php

ATTENTAT KARACHI : NOUVELLES PISTES
Le républicain Lorrain
"...C’est à la faveur d’une enquête instruite à Nanterre, portant notamment sur l’espionnage présumé de Greenpeace par EDF, que le pot- aux-roses a été découvert : Alain Quiros, un hacker présumé mis en examen pour avoir piraté l’ordinateur d’un responsable de Greenpeace, s’est également introduit dans celui de Boivin. Des données dont la nature n’a pas été précisée provenant de l’ordinateur de Boivin ont ainsi été retrouvées par les enquêteurs dans celui de Quiros.

Selon des rapports baptisés Nautilus, établis à la demande de la DCN dès 2002 et versés au dossier antiterroriste fin 2008, les commissions versées en marge du contrat sur les sous-marins vendus au Pakistan pourraient avoir donné lieu à des rétrocommissions illégales pour financer l’activité politique de l’ancien Premier ministre Edouard Balladur, et notamment sa campagne présidentielle en 1995." lien direct : http://www.republicain-lorrain.fr/fr/france-monde/article/2902780,80/Affaire-Karachi-nouvelles-pistes.html
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #3 le: 26 avril 2010 à 10:30:46 »
qu'y a-t-il de plus dangereux ? un niqab au volant d'un véhicule ou un $arkosy à la tête de l'Etat ???

hé, hé....


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[Revue de presse] - [43] - [26 avril 2010]
VENTES D'ARMES AU PAKISTAN : LA PISTE BALLADUR
Liberation.fr
Selon des documents que «Libération» s'est procuré, des intermédiaires proches des balladuriens ont perçu des commissions en 1995 lors d'un contrat de vente de sous-marins français au Pakistan.
La campagne présidentielle d’Edouard Balladur de 1995 aurait reçu 10 millions de francs pouvant provenir de commissions versées sur un contrat de vente de sous-marins au Pakistan auquel s’intéresse un juge antiterroriste enquêtant sur l’attentat de Karachi en 2002. C'est la révélation à lire aujourd'hui dans «Libération» (disponible dans sa version intégrale en kiosque ou sur notre zone payante).
lien direct : http://www.liberation.fr/politiques/0101632141-vente-d-armes-a-pakistan-la-piste-balladur


LES COMISSIONS SUSPECTES DU RESEAU BALLADUR
Libération, Guillaume Dasquié
EXCLUSIF : Les documents bancaires que «Libération» s’est procurés montrent que des intermédiaires imposés par l’ancien Premier ministre ont perçu des commissions liées au contrat d’armement signé avec le Pakistan en 1994.
lien direct : http://www.liberation.fr/politiques/0101632128-les-commissions-suspectes-du-reseau-balladur

SARKOZY EST AU CENTRE DE LA CORRUPTION
Europe1.fr
Pour l'avocat des familles des victimes de Karachi, cette affaire est un "scandale d’Etat".
Propos recueillis par Frédéric Nicolas.
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xd2yjw_quot-sarkozy-est-au-centre-de-la-c_news" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xd2yjw_quot-sarkozy-est-au-centre-de-la-c_news</a>
lien direct : http://www.europe1.fr/Faits-divers/Sarkozy-est-au-centre-de-la-corruption-182505/
« Modifié: 26 avril 2010 à 10:34:05 par TYGER »
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #4 le: 03 mai 2010 à 17:55:38 »
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xd39zt_karachigate-commissions-suspectes-d_news" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xd39zt_karachigate-commissions-suspectes-d_news</a>

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KARACHI, BALLADUR NIE, LIBERATION PERSISTE
France2.fr
Dès lundi, jour des assertions de Libération sur l'éventuel usage de commissions occultes liées à un contrat d'armement avec le Pakistan, Edouard Balladur est monté au créneau sur le Figaro.fr contestant tout financement illégal de sa campagne présidentielle de 1995.

Mardi, Libération répond point par point, aux arguments de M. Balladur.


Le quotidien revient sur quatre des arguments de l'ex-Premier ministre et les confronte aux éléments factuels recueillis au cours de son enquête.

A ses quatres points synthétisés dans les lignes du journal en : "Tout est légal", "Je n'y suis pour rien", "La faute à Chirac" et "Pourquoi maintenant", Libération souligne que M. Balladur ne répond pas sur les éléments clés concernant notamment l'origine du versement des sommes tombées dans sa caisse de campagne et les raisons de la nomination et la rémunération d'intermédiaires surnuméraires.

Le journal souligne en revanche que M. Balladur ne réfute pas les 10 millions versés en espèces sur son compte de campagne et qu'il ne s'explique, ni sur les intermédiaires "supplémentaires" désignés par le pouvoir en place, ni sur le contenu des quatre réunions ministérielles à Matignon, en 1993 et 1994, précédant la signature du contrat mis en cause (vente des trois sous-marins au Pakistan par la France pour 5,4 milliards de francs)..."
lien direct : http://info.france2.fr/france/karachigate-balladur-nie-liberation-persiste-62724319.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+France2-ALaUne+%28France+2+-+A+la+une%29&utm_content=Twitter

SOUVIENS-TOI DE KARACHI
Le coucou de Claviers
"...Souvenons-nous qu'aux USA, lors du Watergate, le Washington Post n'avait pas hésité à aller jusqu'au bout d'une vérité qui emporta Richard Nixon… Ce n'est pas pour rien que chez nous, le suffixe «gate» a fini par être accolé au nom de Karachi, en référence à l'attentat dans lequel périrent 14 personnes dont 11 techniciens Français..."
lien direct : http://unclavesien.blogspot.com/2010/04/souviens-toi-de-karachi.html


ATTENTAT DE KARACHI : RETOUR DE FLAMME
Jean-François Khan, Marianne2.fr
"...Ce qui, dans le cas du contrat d’armement pakistanais, est intéressant c’est que ce scandale (puisque scandale il y a désormais) a pu être peu à peu dévoilé grâce au règlement de comptes entre chiraquiens et balladuriens. Sans quoi l’omerta aurait joué.

En 1995, en effet, Balladur bénéficiait, certes, du soutien des grands financiers et économiques, déjà très liés à Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, mais Chirac contrôlait toujours deux outils de financement : la mairie de Paris et l’appareil du RPR, au sein duquel officiait la fameuse Louise-Yvonne Casetta. Celle qui récoltait l’argent exigé avant la signature de tout contrat avec ce qu’on appelait à l’époque la Générale des eaux ou la Lyonnaise des eaux, aujourd’hui Vivendi ou Suez. En outre c’est Chirac qui avait la ligne directe, via entre autres le libano-saoudien Hariri, avec les régimes arabes. Y compris Saddam Hussein..."
lien direct : http://www.jeanfrancoiskahn.com/Attentat-de-Karachi-retour-de-flamme_a120.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter


LE KARACHIGATE PEUT-IL DEVENIR UN SARKOGATE ?
Juan de SarkoFrance, Marianne2.fr
"...Du côté de l'Elysée, on a visiblement agi en coulisses: en juin 2009, le ministre de la Défense avait promis une déclassification du secret défense sur les documents de l'affaire stockés dans divers placards de la Grande Muette. Plusieurs mois plus tard, le juge Marc Trévidic ne reçut qu'un gros rapport de 137 pages ... dont seuls 6 paragraphes ont été laissés visibles. Le reste a été expurgé, effacé, détruit..."
lien direct : http://www.marianne2.fr/sarkofrance/Du-Karachigate-au-Sarkogate_a45.html


<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xd3u85_karachigate-levebvre-parle-d-allega_news" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xd3u85_karachigate-levebvre-parle-d-allega_news</a>

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BLOCAGES SUR LE KARACHIGATE
Le coucou de claviers
"...Il y a deux jours, on regrettait ici dans un billet sur le Karachigate, que les médias français, la presse en particulier, n'investissent pas davantage d'efforts pour enquêter sur une affaire aussi grave. En commentaire, Martine qui connaît bien la question, nous rappelait que nos plus grands journaux n'ont pas les moyens de détacher deux journalistes pour enquêter durant des mois sur un sujet. Ce fut le cas du Washington Post, dans le scandale du Watergate: on conçoit que les ressources de la presse américaine n'ont rien de comparable aux nôtres…

Il n'empêche qu'en écoutant le journal de 13 h sur France Inter, j'ai été sidéré par la manière dont l'audition d'Édouard Balladur par les parlementaires a été expédié en quelques secondes. Pas le moindre retour sur les soupçons qui pèsent sur lui, et par voie de conséquence sur le président Sarkozy son ministre du Budget de l'époque, et son porte-parole durant la campagne électorale (ils se sont un peu rattrapés au journal de ce soir).

Ce n'est pourtant pas une mince affaire! On s'attendrait à ce que l'ensemble des médias remette sur le feu à chaque édition, avec autant de constance que pour la burqa, un sujet concernant la probité de nos dirigeants. Lorsque le plus haut personnage de la République est susceptible d'être associé à une affaire de corruption, il n'y a pas de place pour la raison d'état..."
lien direct : http://unclavesien.blogspot.com/2010/04/blocages-sur-le-karachigate.html


ATTENTAT DE KARACHI : ENTRE SOUPÇONS ET ZONES D'OMBRE
Le Monde.fr
"Edouard Balladur a été entendu, mercredi 28 avril, par la mission d'information parlementaire sur l'attentat de Karachi de 2002. Il en a fait lui-même la demande à la suite d'un article de Libération l'accusant d'avoir financé sa campagne électorale de 1995 grâce à des rétro-commissions occultes perçues dans le cadre de la vente de sous-marins au Pakistan. Le juge d'instruction chargé de l'enquête sur l'attentat soupçonne ces pots-de-vin d'être à l'origine de l'attaque qui a coûté la vie à onze Français.

Rien n'a filtré de l'audition de l'ancien premier ministre, mais le rapporteur de la mission d'information parlementaire, le député PS Bernard Cazeneuve, a peu après affirmé n'avoir "jamais" rencontré "autant de difficultés" pour mener à bien son travail, en raison des "relations avec l'exécutif". "Un très grand nombre de documents qui ont été demandés n'ont pas été communiqués", a-t-il déploré. La liste de ces documents figurera dans le rapport de la mission, dont la publication est prévue le 12 mai. Si aucune preuve ne permet pour l'heure d'affirmer que le financement de la campagne de M. Balladur et l'attentat de 2002 sont liés, c'est aujourd'hui la piste que privilégie le juge d'instruction chargé de l'enquête, qui parle d'une "affaire d'Etat"..."
lien direct : http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/28/attentat-de-karachi-entre-soupcons-et-zones-d-ombre_1343801_3224.html


ATTENTAT DE KARACHI : LES FREINS DE L'EXÉCUTIF
France Info
..."Rien n’a filtré à propos de cette audition. Mais parmi les cinq députés, membres de la mission, son rapporteur Bernard Cazeneuve a tout de même fait part de ses regrets. Le député PS a constaté qu’ "un très grand nombre de documents qui ont été demandés n’ont pas été communiqués". Visé par ses critiques : le gouvernement.

"Jamais je n’ai été confronté à autant de difficultés pour accomplir une mission d’information parlementaire" a déploré le député-maire de Cherbourg lors d’une conférence de presse. "Les difficultés auxquelles nous avons été confrontés dans le cadre de ce travail parlementaire sont venues des relations avec l’exécutif", a dénoncé Bernard Cazeneuve, regrettant le fait de ne pas avoir obtenu du gouvernement des documents "qui auraient pu être très utiles pour faire avancer la vérité".
lien direct : http://www.france-info.com/france-politique-2010-04-28-attentat-de-karachi-les-freins-de-l-executif-435358-9-10.html


KARACHI : QUAND L'ÉLYSÉE ACCUSAIT LES VICTIMES DE DIFFAMATION
Rimbus le blog
"..."Un très grand nombre de documents qui ont été demandés n'ont pas été communiqués", a ajouté Bernard Cazeneuve, précisant que la liste de ces documents figurerait dans le rapport de la mission, dont la publication est prévue le 12 mai. (Le Figaro)

Médiapart a quant à lui publié les bordereaux bancaires (agence Haussmann du Crédit du Nord, avril 1995 sur le compte n° 327 548 2 dont le titulaire est l'«AFICEB») prouvant des dépôts d'argent en liquide de plus de 10 millions de francs. L'Aficeb est l'acronyme de "Association pour le financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur".

La question qu'on se pose, c'est si on peut attaquer en diffamation quelqu'un qui vous a accusé de diffamation, de manière diffamatoire ?"
lien direct : http://rimbusblog.blogspot.com/2010/04/karachi-quand-lelysee-accusait-les.html


KARACHI : HAMON MOUILLE SARKOZY
Lefigaro.fr
"Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, a estimé aujourd'hui, à propos du dossier de l'attentat de Karachi, que Nicolas Sarkozy ne pouvait pas ne pas être au courant du versement en 1995 de commissions à des intermédiaires pour la vente de sous-marins au Pakistan. Interrogé sur TV5Monde, il a rappelé que le président de la République était ministre du Budget à l'époque.
"Les commissions, j'imagine que, dans le cadre de marchés comme cela, dès lors qu'elles sont versées à des intermédiaires pour faciliter l'obtention de contrats, le ministre du Budget ne peut pas ne pas être au courant", a-t-il déclaré...."
lien direct : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/27/97001-20100427FILWWW00571-karachi-hamon-mouille-sarkozy.php



Citer
L'AVOCAT DES FAMILLES S'EXPRIME
BfmTV

lien direct : http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/karachi-avocat-des-victimes-exprime-3902074/

ENTÊTEMENT KARACHIQUE
Le coucou de claviers
"...Si nous étions en démocratie, il n'y aurait aucune considération au monde qui retiendrait nos gouvernants de révéler au grand jour la totalité des documents concernant l'affaire des ventes d'armes au Pakistan.

Le fait d'en dissimuler des éléments sous le secret d'état, de faire la sourde oreille aux demandes des députés de l'opposition est, en soi, un aveu de mauvaise conscience politique.

Que l'on ne vienne pas nous resservir le contre-argument dilatoire de la présomption d'innocence. Puisqu'il a des choses à cacher au peuple souverain, le pouvoir est au moins coupable de dissimulation. D'ailleurs tout pouvoir qui s'exerce dans le refus d'un contrôle total de la représentation nationale est suspect par essence."
lien direct : http://unclavesien.blogspot.com/2010/04/entetement-karachique.html


NICOLAS SARKOZY ENFIN RATTRAP2 PAR LA FABLE DU KARACHIGATE !
Lait'dbeu
"...Fort heureusement, Libération ne lâche pas le morceau. Quelques articles en octobre et décembre 2009 et le 26 avril 2010 une belle petite grenade dégoupillée lancée en direction de Balladur… Vente d’armes au Pakistan: la piste Balladur. Depuis, les articles se succèdent à un rythme effréné. Guillaume Dasquié - rejoint par Renaud Lecadre - continue d’approfondir toutes les pistes mises à jour l’été dernier. Du vrai journalisme d’investigation !
La défense de Balladur à lire notamment sur le Figaro qui la reproduit in extenso – ses comptes de campagne auraient été validés par le Conseil constitutionnel – est complètement inepte pour ne pas dire : absolument, intrinsèquement et substantifiquement… conne !

A qui fera-t-il croire que de l’argent occulte y apparaîtrait ? Que de surcroît Nicolas Sarkozy soit mouillé jusqu’aux épaules dans cette affaire relève de l’évidence pur et simple : il l’est doublement, en tant que ministre du Budget à l’époque – il ne pouvait ignorer ce genre de tractations portant sur des fonds publics - et comme directeur de la campagne du 1er ministre-candidat contre son «ami de trente ans», Jacques Chirac… Si Balladur avait été élu à sa place, il n’y aurait jamais eu d’attentat de Karachi car le versement des commissions et rétro-commissions n’eût point été bloqué par Jacques Chirac. CQFD."

lien direct : http://kamizole.blog.lemonde.fr/2010/04/30/nicolas-sarkozy-%E2%80%93-enfin-%E2%80%93-rattrape-par-la-%C2%ABfable%C2%BB-du-karachigate/#xtor=RSS-32280322


ATTENTAT DE KARACHI : QU'ILS PARLENT ENFIN !
Fréderic Ploquin, Marianne2.fr
"De nombreux proches d'Edouard Balladur ont en main des éléments complémentaires qui pourraient être utiles à la mission d'information parlementaire chargée de faire la lumière sur l'attentat de Karachi. Mais pour l'instant ils brillent par leur silence. Au risque d'alimenter tous les fantasmes..."
lien direct : http://www.marianne2.fr/Attentat-de-Karachi-qu-ils-parlent-enfin-!_a192274.html?com
« Modifié: 03 mai 2010 à 18:08:30 par TYGER »
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #5 le: 05 mai 2010 à 13:02:34 »
simple réflexion personnelle :

Watergate
Richard Nixon

Monicagate
Bill Clinton

Karachigate
Nicolas Sarkozy (l'américain ?)
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #6 le: 05 mai 2010 à 13:23:45 »
Povcongate
Rachidagate
Frédériquemitterrangate
Dakardiscoursgate
Grenellegate
Clearstreamgate
Crocdebouchergate
Karchergate
Balkanygate
Epadgate
Pouvoirdachatgate
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #7 le: 05 mai 2010 à 13:25:00 »
 :mdr1: :mdr1: il manque le TCEgate

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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #8 le: 05 mai 2010 à 14:41:33 »
Ouais on pourrait imaginer ça :
Frégates de Taïwan : le "Frigate"

Microsoft impose avec l'achat d'un nouvel ordi la livraison de son OS : le scandale du BillGate

Détournement de fond pour l'achat de pain : le Bagate

Balladur qui perd ses couilles lors de sa déculottée en 1995 : le Balladur's Gate

Campagne de publicité des magazines féminins parodiant le féminisme : le Ellegate

Scandale des joueurs de foot concernant des call-girls : le Bragate

etc


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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #9 le: 05 mai 2010 à 16:10:34 »
http://leruisseau.iguane.org

Le porte-parole de l’UMP Renaud Donnedieu de Vabres et l’ex-ministre François Léotard, jugés lundi à Paris pour "blanchiment de capitaux" et "infraction à la loi sur le financement des partis", ont pris leurs distances avec plusieurs de leurs co-prévenus.

Au premier jour d’un procès qui devrait durer un mois, ils ont déclaré qu’ils ne connaissaient ni l’homme d’affaires Ahmed Chaker, ni les ex-dirigeants de la société Fondo sociale di Cooperazione Europea (FSCE), jugés à leurs côtés pour "escroquerie". "Je ne les connaissais d’aucune manière et je n’avais rien lu les concernant", a dit Renaud Donnedieu de Vabres, en élevant la voix. François Léotard a fait une déclaration similaire. Les deux hommes sont poursuivis pour avoir versé en juin 1996 cinq millions de francs (762.000 euros) en liquide au Fondo, qui a ensuite accordé un prêt d’un montant équivalent au Parti républicain, opération qualifiée de "blanchiment" par l’accusation. Les deux ex-ministres ont admis à l’instruction avoir autorisé ce montage, mais le jugent légal puisque l’argent provenait selon eux des "fonds spéciaux", sommes en liquide mises à la disposition des ministères et que François Léotard avait en partie conservées de son passage à la Défense. L’examen des faits commencera le 1er décembre. Lundi, au premier jour du procès, le tribunal a procédé aux interrogatoires de personnalités.


Ce Donnedieu c'est pas lui qui fut l'inventeur de L'ADOPI ou Hadopi?


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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #10 le: 05 mai 2010 à 16:22:21 »
Il y aurait quelque chose à redire concernant les "fonds spéciaux" dont les ministres conservent la solde en quittant leur ministère. À quel titre ?
Ne faut-il pas réformer cette "tradition ?"
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Re : Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #11 le: 06 mai 2010 à 14:38:18 »
Ouais on pourrait imaginer ça :
Frégates de Taïwan : le "Frigate"

Microsoft impose avec l'achat d'un nouvel ordi la livraison de son OS : le scandale du BillGate

Détournement de fond pour l'achat de pain : le Bagate

Balladur qui perd ses couilles lors de sa déculottée en 1995 : le Balladur's Gate

Campagne de publicité des magazines féminins parodiant le féminisme : le Ellegate

Scandale des joueurs de foot concernant des call-girls : le Bragate

etc




 :mdr3:  ... nan stop ElectricEye, prévient la prochaine fois j'ai failli exploser de rire dans le bureau ! safecontrol ouf j'ai tenu.

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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #12 le: 06 mai 2010 à 15:27:00 »
On a failli avoir un "lolgate" en somme.

L'affaire de Sarkozy qui part en croisière sur le Yacht de Bolloré, on pourrait appeler ça le "Seagate" non ?

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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #13 le: 06 mai 2010 à 16:06:49 »
ouaip à 7200 tr/min ça se pourrait bien !  :mrgreen:
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #14 le: 06 mai 2010 à 16:12:51 »
Tiens, je croyais que le "bagate" était circonscrit à Lann-Bihoué...
Quant aux joueurs de foot, il suffit qu'ils referment leur bragate et le dossier sera clos !
euh... les mauvais jeux de mots de JMLP, sont-ce des pénates ?
« Modifié: 06 mai 2010 à 16:16:03 par sarkome »

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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #15 le: 06 mai 2010 à 17:25:08 »
en voulez-vous ? en revoilà !

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mercredi 5 mai 2010
[Revue de presse] - [47] - [04 mai 2010] - [sortie du livre]
ATTENTAT DE KARACHI, L'AFFAIRE QUI FAIT PEUR A SARKOZY
L'express.fr
A l'occasion de la sortie du livre de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme "Le contrat" (stock) l'express consacre un dossier à l'attentat de Karachi, et publie des passages du livre.



UNE ENQUETE "CONFIDENTIEL DÉFENSE"
L'express.fr / Extrait du livre de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme
"...Jean-Louis Porchier, 63 ans, fait partie des "sachants", des initiés. [...] Son témoignage est édifiant. Tout commence à l'été 1995. Membre depuis quelques années déjà du Contrôle général des armées (l'Inspection générale du ministère de la Défense), Jean-Louis Porchier est nommé "rapporteur spécialisé auprès du comité des prix de revient des fabrications d'armement". Rapidement, le contrôleur général Porchier se spécialise dans le suivi des programmes navals. [Au printemps 1997, Jean-Louis Porchier obtient l'autorisation d'enquêter sur l'exécution du contrat Agosta, source de divers problèmes avec le Pakistan.] [...] Sa mission va durer près de deux ans. Un premier rapport est rendu en mai 1998. A l'issue duquel, devant les anomalies constatées, une seconde enquête lui est confiée, cette fois conjointement avec l'Inspection générale des finances (IGF). Le premier rapport sera inclus dans le second. Au mois de mars 1999, il rend son rapport définitif au ministre de la Défense. Que contient-il ? Le contrôleur général Porchier a beaucoup hésité avant d'accepter de se livrer. Et pour cause : le document est toujours classé "confidentiel défense", et donc parfaitement inaccessible. [...] M. Porchier a [...] accepté de résumer le contenu du fameux rapport. "J'ai mis au jour des fautes et des irrégularités qui méritaient des sanctions au niveau le plus élevé, je veux dire jusque dans l'entourage du ministre de la Défense de l'époque, François Léotard, révèle le contrôleur général. Je pense même que ça méritait d'aller au pénal. Que d'anomalies il y avait dans ce contrat ! On avait recours à DCNI alors qu'on n'aurait pas dû, il n'y avait aucun respect du code des marchés publics, et il n'y avait même pas de devis réel !...." ..."
lien direct : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/une-enquete-confidentiel-defense_889728.html


L'AMI QUI DERANGE
L'express.fr / Extrait du livre de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme
"De tous les acteurs de l'ombre qui peuplent le dossier, le personnage le plus actif dans les coulisses d'Agosta et de Sawari II est, de loin, l'homme d'affaires Ziad Takieddine. [...] Mais aujourd'hui, plus personne ne semble vraiment assumer sa proximité d'hier avec l'intermédiaire Takieddine. Comme s'il était subitement devenu un ami trop encombrant pour la Sarkozie. Jean-François Copé, par exemple, n'a pas donné suite à nos nombreuses sollicitations. En revanche, Brice Hortefeux, le ministre le plus proche de Nicolas Sarkozy, avec lequel il travaille depuis 1985, a accepté le principe d'une entrevue. L'actuel ministre de l'Intérieur a accordé cet entretien dans son bureau de la place Beauvau, sans le moindre conseiller pour y assister.

Avenant, il est apparu plutôt embarrassé au moment d'évoquer "le cas Takieddine". "Je l'ai rencontré une fois, au tout début des années 2000, lors d'un dîner chez un ami commun, dont je préfère taire le nom", s'est d'abord souvenu M. Hortefeux. [...] Lorsqu'on évoque sa présence en août 2005 dans la propriété du cap d'Antibes appartenant à M. Takieddine, le ministre de l'Intérieur concède : "C'est vrai, j'avais oublié. Mais je n'ai pas passé mes vacances chez lui ! En fait, ma belle-famille étant basée à Mougins, dans les Alpes-Maritimes, M. Takieddine m'avait invité à une grande soirée dans sa villa. Là encore, il y avait beaucoup de monde, y compris des hommes politiques français. Je me souviens y avoir vu Christian Estrosi et Jean-François Copé. Encore une fois, ce n'était qu'une soirée, d'ailleurs je suis parti parmi les premiers, je suis un couche-tôt." En y réfléchissant bien, M. Hortefeux admet une troisième rencontre, qu'il situe en 2009. "Oui, cela devait être l'année dernière, chez un ami commun." Ami dont, là encore, il préfère préserver l'anonymat...."
lien direct : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-ami-qui-derange_889725.html


NICOLAS SARKOZY DONNE SON ACCORD L'express.fr / Extrait du livre de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme
"[...] Les interventions du ministre Sarkozy ne se sont pas arrêtées là. Lors de son audition devant le juge Trévidic, le 23 novembre 2009, l'ancien directeur international de la DCN, Emmanuel Aris, a détaillé quant à lui la complexité des circuits de paiement des intermédiaires du contrat Agosta, faisant apparaître le rôle central joué par une société luxembourgeoise du nom de Heine, gérée par un certain Jean-Marie Boivin. Peut-être le personnage central du dossier, ce Boivin. Celui qui sait tout. Or, une perquisition réalisée début 2007 au siège de la DCN, dans le cadre de l'enquête financière confiée aux juges Jean-Christophe Hullin et Françoise Desset, a permis aux policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF) de mettre la main sur plusieurs documents internes à l'entreprise d'armement montrant que la société Heine avait été créée en 1994 avec l'aval de Nicolas Sarkozy, au mo-ment même où il validait le plan de financement peu orthodoxe du contrat Agosta. Parmi ces documents figure notamment une chronologie détaillée retraçant les principales dates de l'existence de Heine, entre 1994 et 2004."
lien direct : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/nicolas-sarkozy-donne-son-accord_889716.html


LE TRESOR DE BALLADUR
L'express.fr / Extrait du livre de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme
"Sitôt élu président de la République, Jacques Chirac n'a qu'une idée en tête. Couper les vivres à Edouard Balladur. [...] [Il] en parle dès son premier rendez-vous en tête à tête, dans son bureau de l'Élysée, avec le nouveau ministre de la Défense, Charles Millon. Ce dernier repart avec un "ordre de mission" on ne peut plus clair : faire le ménage dans les contrats d'armement et empêcher que les intermédiaires jugés trop proches du camp Balladur ne touchent leur dû. [...]
Rencontré à plusieurs reprises dans le cadre de cette enquête, M. Millon, initialement très réservé, a consenti à livrer certains secrets dont il est le détenteur. [...] "Ce sont des histoires dangereuses, je n'ai pas envie de prendre une balle", confiera-t-il un jour. Alors, Charles Millon a choisi de distiller ses confidences, comme autant de petits cailloux dont il nous incitait parfois explicitement à suivre la trace. "Le financement des balladuriens ? Mais tout est public ! Les faits sont là, il suffit d'ouvrir les yeux. Reprenez les coupures de presse de l'époque, tous ces déplacements en Arabie saoudite, par exemple..."


Le fac-similé d'un bordereau bancaire montrant le dépôt en 1995 de 10 500 000 francs sur le compte de campagne d'Edouard Balladur
lien direct : http://www.lexpress.fr/actualite/le-tresor-de-balladur_889575.html



LES AMIS SAOUDIENS
L'express.fr / Extrait du livre de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme
"Plus inhabituel encore, le couple El-Assir/Takieddine se trouve donc, exactement à la même période, au coeur d'un autre contrat d'armement signé par le gouvernement Balladur. Cette fois, le client est l'Arabie saoudite. Baptisé Sawari II, le marché porte sur des sommes bien plus importantes que celles en jeu dans le contrat Agosta : 2,9 milliards d'euros pour deux bâtiments de guerre, des frégates en l'occurrence - plus une troisième en option. [...] Décidément omniprésent, Ziad Takieddine se voit promettre 87 millions d'euros pour sa participation aux négociations de Sawari II. De quoi donner le tournis...."
lien direct : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-amis-saoudiens_889709.html



LES INTERMÉDIAIRES
L'express.fr / Extrait du livre de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme
"Son nom complet est Abdul Rahman Salaheddine El-Assir. Né le 26 avril 1950 à Beyrouth, il fait partie d'une caste très fermée : celle des vendeurs d'armes. Par commodité, on dit plutôt "intermédiaires", c'est moins péjoratif. [...] Sous le gouvernement d'Edouard Balladur (1993-1995), Abdul Rahman El-Assir réussit une prouesse. Il est choisi par les autorités françaises pour être l'intermédiaire dans les deux plus gros marchés d'armement du moment. Le premier est le contrat des sous-marins Agosta destinés au Pakistan, signé le 21 septembre 1994. Le second, dit "Sawari II", porte sur les frégates Lafayette vendues à l'Arabie saoudite, et signé le 19 novembre 1994. La DCN, constructeur des sous-marins et des frégates, est en première ligne sur les deux opérations, qui dépassent au total les 3,7 milliards d'euros...."
lien direct : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-intermediaires_889695.html


UN MINISTRE NOMME SARKOZY
L'express.fr / Extrait du livre de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme
"...Le ministre du Budget est celui qui, au sein du gouvernement français, valide les plans de trésorerie des contrats d'armement, les montages financiers, les lignes de crédit... Celui, aussi, qui donne son feu vert aux fameuses commissions versées à des intermédiaires, sous cette énigmatique appellation de "frais commerciaux exceptionnels" (FCE). Pour dire les choses sans détour, c'est donc lui qui donne son approbation - ou non - à l'enveloppe de pots-de-vin destinés aux responsables politiques, administratifs et/ou militaires du pays acheteur. Ce qui, en soit, n'avait rien d'irrégulier en 1994 puisque cette corruption, aussi immorale fût-elle, était encore parfaitement légale.
Mais l'affaire prend une tout autre ampleur quand il y a des raisons de penser - ce qui est le cas pour les contrats Agosta et Sawari II - qu'une partie des commissions versées se sont transformées en rétrocommissions destinées, elles, à financer des hommes politiques français. En toute illégalité, cette fois...."
lien direct : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/un-ministre-nomme-sarkozy_889605.html


QUATRE ENQUÊTES POUR UN ATTENTAT L'express
"...Aujourd'hui, pas moins de quatre enquêtes sont en cours, dont trois sous l'égide de la justice. La quatrième est menée par une mission d'enquête parlementaire de l'Assemblée nationale. Celle-ci doit remettre ses conclusions le 12 mai et a été le théâtre d'une bataille sourde entre le président (UMP), Yves Fromion, et le rapporteur (PS), Bernard Cazeneuve. Bras de fer entre politiques, tensions feutrées entre instruction et parquet, le caractère ultrasensible des investigations rend l'affaire d'autant plus délicate que les familles des victimes ne cessent de réclamer la vérité. Leur avocat, Me Olivier Morice, dénonce "une affaire d'Etat considérable" dans laquelle est engagée, selon lui, la responsabilité de Nicolas Sarkozy. En 1994 et 1995, l'actuel chef de l'Etat était le ministre du Budget du gouvernement du Premier ministre Balladur et le porte-parole de sa campagne..."
lien direct : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/quatre-enquetes-pour-un-attentat_889574.html
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #16 le: 26 mai 2010 à 21:25:58 »
comme je suis faignasse, je vous conseille d'aller voir sur le blog du karachigate pour la suite sinon reprendre par la fin ce post pour remonter tous les évènements dont ce sont très peu fait écho les médias ces derniers temps... bizarre ! vous avez dit bizarre ? comme c'est bizarre...


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[Revue de presse] - [53] - [19 mai 2010]
LONGTEMPS NOUS REVIENDRONS SUR KARACHI
Le coucou de claviers
"Hier mardi, Mediapart se félicitait du rejet en justice d'une plainte de Ziad Takieddine, visant à faire retarder la parution du livre «Le contrat, Karachi, l'affaire que Sarkozy voudrait oublier» écrit par deux collaborateurs du site d'information.

L'un des enseignements que tire Mediapart de cet épisode, c'est que Ziad Takieddine est proche de Nicolas Sarkozy, en dépit de ses dénégations, ainsi que le laissent supposer son entêtement et celui de ses défenseurs à vouloir faire du Karachigate une manipulation chiraco-villepiniste.

Pressé sans doute d'allumer un contre-feu par cet échec cuisant, paraît aujourd'hui sur le site du Nouvel-Obs un entretien dans lequel Ziad Tadieddine revient sur l'hypothèse que l'attentat de Karachi serait une conséquence de la guerre Chirac contre Balladur… Ziad Tadieddine y déclare avoir déposé plainte contre ceux qui le «diffament» et plus particulièrement Dominique de Villepin «qui, à travers les propos reproduits dans l'Express, lance contre moi des accusations mensongères»…"
lien direct : http://unclavesien.blogspot.com/2010/05/longtemps-nous-reviendrons-sur-karachi.html


[INTERVIEW] J'ACCUSE LES CHIRACQUIENS ET DOMINIQUE DE VILLEPIN
Nouvelobs.com
"Nouvelobs.com publie des extrait de la longue interview de Ziad Takieddine à retrouver dans le Nouvel Observateur en kiosques ce jeudi.

[...]

"Z. Takieddine :
- Le contrat Sawari II avait démarré bien avant moi mais restait dans les tiroirs en raison de l’état des relations entre les deux pays […] Je n’imagine pas alors la férocité de la bataille politique en France, les coups tordus qui se préparent. […] Après la défaite d’Edouard Balladur, en 1995, je suis contacté, en mars 1996, par le nouveau ministre de la Défense de Jacques Chirac, Charles Millon, qui me sollicite pour poursuivre mon travail "diplomatique". Le 6 juillet 1996, Jacques Chirac vient en visite officielle en Arabie Saoudite. Et là, il provoque un stupéfiant incident diplomatique. Fait exceptionnel, il exhibe devant le prince Abdallah, alors prince héritier, un contrat "secret-défense", de gouvernement à gouvernement, pour la vente de frégates, le contrat Sawari II, entre la Sofresa et une certaine société Estar. Le président français accuse carrément son hôte d’avoir participé, à travers cette dernière, au financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur ! Du jamais-vu. Les Saoudiens se sont sentis humiliés par ce geste..."
lien direct : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100519.OBS4182/interview-j-accuse-les-chiraquiens-et-dominique-de-villepin.html


KARACHI : LE JUGE BRUGUIERE ET LA PISTE ISLAMISTE
LeFigaro.fr
L'attentat de Karachi de 2002, qui tua 11 Français, est une opération montée par "des organisations affiliées à Al-Qaïda", affirme l'ancien juge d'instruction chargé de l'enquête, Jean-Louis Bruguière aujourd'hui dans un entretien à l'Express. "Il s'agit en fait de terroristes appartenant au deuxième cercle de la nébuleuse d'Oussama ben Laden", dit-il.
"..."La clé est au Pakistan et non à Paris dans un lien qui n'est pas établi entre l'attentat visant les Français et les commissions du contrat Agosta. L'avocat des parties civiles donne de faux espoirs aux familles", a ajouté Jean-Louis Bruguière."
lien direct : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/19/97001-20100519FILWWW00453-karachi-bruguiere-et-la-piste-islamiste.php
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Libellés : karachigate, revue de presse
mardi 18 mai 2010
[Revue de presse] - [52] - [18 mai 2010] - [Le livre va paraitre]
ATTENTAT DE KARACHI : LA JUSTICE REFUSE LE REPORT DE LA PARUTION D'UN LIVRE
Nouveobs.com
"Ziad Takieddine, présenté comme un intermédiaire dans des contrats de vente d'armes, a été débouté de sa demande de report de la parution d'une enquête de deux journalistes sur l'attentat de Karachi en 2002, mardi 18 mai, devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris.

L'homme d'affaires assignait en référé les deux journalistes de Médiapart Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, pour obtenir le report de trois mois de la parution, prévue mercredi, de leur enquête "Le contrat, Karachi, l'affaire que Sarkozy voudrait oublier", éditée chez Stock. (Lire l'interview de Fabrice Arfi)

Ziad Takieddine reprochait à l'enquête des deux journalistes de reprendre une "thèse diffamatoire" le présentant comme un intermédiaire imposé par le cabinet de l'ancien ministre de la Défense, François Léotard, peu de temps avant la conclusion de la vente de sous-marins Agosta en 1994....."

lien direct : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100518.OBS4121/attentat-de-karachi-la-justice-refuse-le-report-de-la-parution-d-un-livre.html

ZIAD TAKIEDDINE DÉBOUTÉ, LE LIVRE "LE CONTRAT" POURRA ÊTRE PUBLIE
Mediapart (article payant)
"Le tribunal de Paris a rejeté, mardi 18 mai, la demande de Ziad Takieddine (photo), protagoniste de l'affaire de Karachi, qui souhaitait empêcher la publication du livre Le Contrat. L'ouvrage sera donc bien en librairie dès mercredi 19 mai. ..."
lien direct : http://www.mediapart.fr/journal/france/170510/devant-le-tribunal-largumentaire-tres-elyseen-de-ziad-takieddine


LE SPARADRAP SALE DE KARACHI
Rue Affre
"...Certes, ce genre de grenouillage liquide par 3000 mètres de fond n’est pas simple à prouver. Il est rare qu’on conserve les factures. Mais sait-on jamais, on a vu des cadavres immergés remonter à la surface.

Que voilà un sparadrap bien collant, bien gluant, bien sale, aux doigts du type qui « nous mentira pas - nous trahira pas » et qu’on sait bien que c’est pas son genre."
lien direct : http://rue-affre.20minutes-blogs.fr/archive/2010/05/16/le-sparadrap-sale-de-karachi1.html
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Libellés : karachigate, revue de presse
lundi 17 mai 2010
[Revue de presse] - [51] - [17 mai 2010]
FABRICE ARFI : UNE AFFAIRE D'INTIMIDATION
Metro
"Co-auteur d'une enquête sur l'affaire de l'attentat de Karachi, [Le contrat ed.Stock] le journaliste Fabrice Arfi réagit à la plainte dont son livre fait l'objet.

Comment analysez-vous cette assignation en référé par Ziad Takieddine ?
Lors de notre enquête avec Fabrice Lhomme, nous savions qu'avec un tel livre, touchant un sujet aussi sensible avec son lot de révélations, nous nous exposions à des pressions. Mais nous sommes assez stupéfaits que Ziad Takieddine, qui apparaît incontestablement comme l'intermédiaire du gouvernement Balladur dans la vente de ces sous-marins, cherche à censurer notre livre. D'autant qu'il use d'arguments pour le moins farfelus, en assurant qu'il n'a pas joué le rôle d'intermédiaire. Hors tout les témoignages recueillis prouvent le contraire. La mission parlementaire, elle même, lui a répondu qu'il s'agissait d'un "mensonge grossier".

Quels sont les passages du livre incriminés ?

Difficile à dire...Ses avocats ont eu eux-mêmes du mal à identifier les passages en question. Si ce n'est que notre enquête démontre son extrême proximité avec les Balladuriens d'hier, et les Sarkozystes d'aujourd'hui , le chef de l'Etat y compris. Il s'est vanté devant nous de cette proximité.
Peut-on imaginer qu'il y est d'autres personnes derrière la plainte qui vous vise ?
Nous le craignons. Derrière cette manœuvre d'intimidation de Takieddine, il y a autre chose... Je ne peux que renvoyer au sous titre de notre livre : "L'affaire que Sarkozy voudrait oublier"."
lien direct : http://www.metrofrance.com/info/fabrice-arfi-une-affaire-d-intimidation/pjeq!3Up05evANMx2m2gyYg9w/


L'ENQUETE SUR L'ATTENTAT DE KARACHI PARAITRA T-ELLE ?
RMC, Jean-Jacques Bourdin
Interview de Fabrice Lhomme et Fabrice Arfi, co-auteurs du contrat
lien direct : http://www.rmc.fr/blogs/bourdinandco.php?post/2010/05/17/karachi


ATTENTAT DE KARACHI ; LA JUSTICE STATUERA MARDI SUR L'INTERDICTION D'UN LIVRE

nouvelobs.com
Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris se prononcera mardi à 10h sur le report de publication d'un livre à paraître mercredi, "Le contrat - Karachi, l'affaire que Sarkozy voudrait oublier", demandé par Ziad Takieddine, présenté comme l'un des intermédiaires de la vente en 1994 de trois sous-marins par la France au Pakistan.

Les avocats de M. Takieddine, Mes Isabelle Thomas-Werner et Olivier Pardo, ont demandé le report de la publication de cet ouvrage dans l'attente que le parquet de Paris se prononce sur les plaintes qu'ils ont déposées pour faux témoignage contre différentes personnes présentant leur client comme l'un des intermédiaires du contrat. Ce que ce dernier dément.

Les avocats, qui n'ont pas lu l'ouvrage mais seulement les bonnes feuilles publiées dans "L'Express", considèrent que la thèse des deux journalistes de Mediapart, Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, procède d'un "montage" qui associe leur client à l'attentat commis le 8 mai 2002 contre des membres de la Direction des constructions navales (DCN) à Karachi.
[...]

La défense des journalistes et de l'éditeur, Stock, a estimé que les poursuites étaient entachées de nullité. Elle a rappelé que le rapport de la mission parlementaire, rendu public le 10 mai, relevait que les déclarations de M. Takieddine se disant étranger à ce contrat constituaient "un mensonge grossier à l'égard de la mission d'information, si l'on en croit les témoignages qui le citent comme un protagoniste de la négociation". AP
lien direct : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100517.FAP1717/attentat-de-karachi-la-justice-statue-mardi-sur-une-demande-de-report-d-un-livre.html


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Libellés : karachigate, presse
vendredi 14 mai 2010
[Revue de presse] - [50] - [14 mai 2010] - [rapport et préssions]
1. LE RAPPORT.

KARACHI : LA REMISE DU RAPPORT PARLEMENTAIRE
France 24
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lien direct : http://www.2424actu.fr/actualite-sociale/la-mission-sur-l-attentat-de-karachi-entravee-par-le-gouvernement-selon-son-rapporteur-841680


2. LES SUITES DU RAPPORT...

KARACHI : "ABSENCE TOTAL DE COOPÉRATION DU GOUVERNEMENT"
Rue 89, David Servenay
"Pas facile, en France, d'enquêter sur des affaires qui sont (peut-être) liées à de gros contrats d'armement. Peuvent en témoigner les députés de la mission d'information sur « les circonstances entourant l'attentat du 8 mai 2002 à Karachi » qui ont essayé d'en savoir plus sur les raisons de l'attentat ayant fait quatorze morts, dont onze Français de la DCN ou de ses sous-traitants.

Deux pistes sont jugées sérieuses : l'attentat islamiste (la France ayant participé à la guerre contre l'Afghanistan) et des représailles après l'arrêt, par la France, du versement de commissions occultes sur la vente d'un sous-marin au Pakistan.

Le rapporteur, Bernard Cazeneuve, n'a fait pas dans la dentelle en présentant ses conclusions mercredi à l'Assemblée nationale :
« Cette mission a été entravée par une absence totale de coopération de l'exécutif et du gouvernement. » (Voir la vidéo)

La mission a ainsi demandé en vain au ministère de la Défense trois documents :

Le contrat signé le 21 septembre 1994 entre la Direction des chantiers navals (DCN) et le Pakistan pour la vente de trois sous-marins de type Agosta 90B.

Le rapport d'un inspecteur des finances sur le montage financier de l'opération.

Le rapport d'un contrôleur général des armées sur l'exécution du contrat.

Mercredi après-midi, le ministre de la Défense s'est empressé de réclamer la déclassification du contrat, ainsi que d'autres documents soudainement réapparus.

« M. Morin est un magicien du secret défense », a immédiatement commenté l'avocat des familles des victimes, maître Olivier Morice..."

lien direct : http://www.rue89.com/2010/05/13/karachi-absence-totale-de-cooperation-du-gouvernement-151197


3. LES PRESSIONS.

RAPPORT SUR LE KARACHIGATE : LAGARDE FAIT DE L'ANTI-JEU
Pierre-Alain,Lepost
"...Ce jeudi, le site d'informations Mediapart a diffusé un courrier écrit de la ministre des Finances Christine Lagarde (article payant) obstruant le travail de la mission parlementaire.

Les députés souhaitaient auditionner des hauts fonctionnaires ayant travaillé sur les ventes de sous-marins au Pakistan dans les années 90.
[...]

Mais les députés n'ont pas pu y voir plus clair. Dans la lettre dévoilée par Mediapart, Christine Lagarde s'est opposée à l'audition des fonctionnaires concernés ses ventes d'armes. "Il ne m'est pas possible de donner une suite favorable" à la requête des députés, écrit-elle.
Elle oppose le fait qu'une enquête judiciaire est en cours et que ses contrats sont protégés par le secret défense. Mediapart réfute ses arguments du fait que plusieurs autres hauts fonctionnaires du ministère de la Défense ont été entendus sur le sujet..."
lien direct : http://www.lepost.fr/article/2010/05/13/2072277_karachigate-christine-lagarde-aurait-elle-fait-obstruction-a-la-mission-parlementaire.html


LES AUTEURS DU LIVRE SUR L'ATTENTAT DE KARACHI ATTAQUES EN JUSTICE
Pascal Ceaux, L'express
"...L'homme d'affaires libanais Ziad Takieddine attaque en justice les éditions Stock et les auteurs du livre Le Contrat, dont la publication est actuellement programmée pour le 19 mai. Cet ouvrage des deux journalistes de Mediapart Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme revient sur l'attentat de Karachi (15 morts, dont 11 Français, en 2002) et sur les circonstances de la signature de deux contrats d'armement à destination du Pakistan (Agosta, trois sous-marin) et de l'Arabie saoudite (Sawari II, des frégates)..."

Lien direct : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-auteurs-du-livre-sur-l-attentat-de-karachi-attaques-en-justice_891506.html


KARACHI : ZIAD, MEDIAPART ET NOUS

Backchich, Xavier Monnier
"...Dernier remous provoqué, la menace d’interdiction du livre le Contrat, de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, journalistes à Mediapart, qui retrace la vie du fameux contrat Agosta de vente des sous marins de la Direction des Chantiers Navals (DCN) au Pakistan.

Une plainte de Ziad Takkiedine, intermédiaire bien connu des amateurs de Bakchich, a suffi à défriser la légendaire moustache d’Edwy Plenel, qui dénonce, dans un édito comme lui seul sait les mitonner, une "offensive judiciaire" contre le bouquin de ses protégés, évidemment téléguidée par l’Elysée…

Passé de l’ombre à la lumière depuis plusieurs années, et franchement frappé d’un coup de soleil dans l’opus des confrères, l’ami Ziad a saisi la justice. Et demande tout bonnement, "le report de la publication pour une durée minimale de trois mois, la suppression des passages qui le concernent et l’insertion d’un avertissement en forme de démenti catégorique, sans compter 20.000 euros de dommages et intérêts." Référé lundi 17 mai, pour une sortie prévue en librairie le surlendemain.

Peu en accord avec l’argumentaire déployé par Médiapart sur ce dossier, et faisant franchement preuve de mauvais esprit à l’occasion, Bakchich n’en est pas pour autant méchant camarade.

Ziad Takkiedine ose traîner nos confrères en justice, arguant qu’il n’a rien à voir avec le contrat Agosta…Petit cachottier !

A l’été 1994, l’intermédiaire franco-libanais a signé un contrat en bonne et due forme, via sa société Mercosur, avec la DCNI, chargé de la vente des sous-marins au Pakistan. Une feuille de papier fort rémunératrice. Sont inscrits noir sur blanc les honoraires auquel le bonhomme aura droit si la vente à lieu… 4% du montant du deal soit près de 33 millions d’euros. Document dévoilé par Bakchich dès le 26 juin 2008...."

lien direct : http://www.bakchich.info/Karachi-Ziad-Mediapart-et-nous,10793.html


LES MAINS SALES
Rimbus
"La République est propre. C'est ce qu'on voudrait croire, on aimerait adhérer aux discours de moralité des hommes politiques et à leurs mains propres.

Hélas, l'actualité nous rappelle, pour qui aime à chercher un peu plus loin, que l'Etat ne dédaigne pas de recourir à des "mains sales" pour faciliter ses affaires.
Et une de ses grandes affaires, c'est la vente d'armes. C'est en tout cas ce qui agite la presse, qui s'intéresse à l'affaire de l'attentat de Karachi. On y voit apparaître un personnage singulier, un Libanais d'origine Druze, Ziad Takieddine. Une de ces figures énigmatiques qui graviterait dans le premier cercle du pouvoir, sans autre légitimité que leur entregent et leur ambition, selon les affirmations de la presse. M. Takieddine réfute ces implications et dépose plainte..."

lien direct : http://rimbusblog.blogspot.com/2010/05/les-mains-sales.html


SARKOZY, CANDIDAT EN 2012, AVEC OU SANS KARACHIGATE
Juan, Sarkofrance
"...Comment bloquer une enquête gênante ?

L'un des députés, socialiste, membre de la commission d'enquête parlementaire sur l'attente de Karachi en mai 2002 qui coûta la vie à 1' personnes dont 11 ingénieurs français, n'a pas apprécié de voir ses travaux entravés par le gouvernement. Nicolas Sarkozy craint-il quelque chose ? Le Monarque est parvenu jusqu'à présent à éviter les affaires gênantes. Et il n'est pas question que le Karachigate soit un obstacle à cette stratégie électorale pour 2012. Concernant l'enquête des députés, la liste des petites tracasseries gouvernementales est édifiante.«Il est vrai que les parlementaires toutes tendances confondues ont fait part de leurs difficultés à obtenir des informations» a reconnu un député UMP.

1. Aucun ministère n'a fourni de documents relatifs au contrat de vente des sous-marins français au Pakistan au motif qu'une enquête judiciaire est en cours.

2. Le Quai d'Orsay de Bernard Kouchner a transmis «une revue de presse nationale et internationale» d'articles sur les attentats et le contexte de la période...

3. Le ministère des finances a transmis une note relative à la légalité (à l'époque) des commissions aux intermédiaires, mais rien sur les motivations de ces troublantes commissions de 1994-1995.

4. Le ministère de la défense a affirmé que «deux rapports du contrôle général des armées, le contrat Agosta et ses annexes» avaient été transmis à la commission de déclassification du secret-défense le ... 12 mai 2010.

En octobre dernier, soit près de 4 mois après les déclarations d'Hervé Morin, ministre de la Défense, le juge Trévidic, en charge de l'enquête, avait obtenu 40 notes de la DGSE déclassifiées du secret défense.

Tout est possible et nécessaire pour protéger un président en campagne."

lien direct : http://sarkofrance.blogspot.com/2010/05/sarkozy-candidat-en-2012-avec-ou-sans.html


LE PEARLTREE DU KARACHIGATE :


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Libellés : karachigate, revue de presse, video
jeudi 13 mai 2010
[Revue de presse] - [49] - [12 mai 2010] - [Remise du rapport et réactions]
ATTENTAT DE KARACHI, LA VÉRITÉ AU NOM DES PÈRES
20minutes.fr, Vincent Vantighem
"Elles savent pertinemment qu'elles n'y apprendront rien. Mais Julie Leclerc et Magali Drouet assisteront, ce mercredi matin à Paris, à la publication du rapport de la mission parlementaire sur l'attentat de Karachi (lire ci-contre). «?On ne va pas laisser tomber, explique la première de sa voix douce. Et c'est une occasion de le montrer.?» «?C'est important de prouver notre détermination?», souligne la seconde.
[...]
L'affaire est complexe. Le dossier volumineux. L'été dernier, Magali Drouet a passé ses congés à le compulser. «Mais début juin, je prendrai des vraies vacances, dit-elle le regard perdu. Ce sera juste avant mon audition par le juge d'instruction…» Comme si elle devait se justifier de penser à autre chose que Karachi. C'est vrai: le jour, elle travaille à la DCNS. Dans l'entreprise où son père était engagé, elle contrôle les comptes des gros contrats. Le soir, elle se plonge dans les tomes de procédure qu'elle a ramenés de Paris. «C'est pour pouvoir tourner la page. Je n'aurais rien fait si je ne pensais qu'à ma vie perso…»

Sous ses taches de rousseur, Julie Leclerc, 29 ans, confie à peine que, de son côté, sa vie privée a repris peu à peu le dessus. «On a mûri. On a grandi, souffle-t-elle. J'ai appris à être moins pressée aussi. A ne plus attendre de réponses pour le lendemain.» En face d'elle, Magali sourit. «De toute façon, on n'a pas le choix?: ce n'est plus imaginable qu'on s'arrête maintenant.»
lien direct : http://www.20minutes.fr/article/404089/France-Attentat-de-Karachi-La-verite-au-nom-des-peres.php


KARACHI : LE LIEN ENTRE L'ARRET DES COMMISSIONS ET L'ATTENTAT NE PEUT PAS ETRE ECARTE

nouvelobs.com
"Le lien entre l'arrêt de versement de certains FCE [commissions, NDLR] et l'attentat ne peut être écarté", selon le rapport parlementaire qui note que la piste islamiste est également "plausible". Selon un rapport interne à la DCN, l'interruption du versement des commissions par Jacques Chirac a été décidé en raison de soupçons de rétrocommissions qui auraient pu servir à financer la campagne électorale d'Edouard Balladur. "L'absence de preuve ne signifie pas que de telles rétrocommissions aient été absentes du contrat mais rien pour l'heure ne permet d'étayer cette thèse", selon le rapport parlementaire."
lien direct : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100512.OBS3835/karachi-le-lien-entre-l-arret-des-commissions-et-l-attentat-ne-peut-etre-ecarte.html


ATTENTAT DE KARACHI, NOUS N'AVONS PAS EU ACCÈS AUX DOCUMENTS L'expresss.fr, Pascal Ceaux
"Rapporteur de la mission sur cet attentat qui a tué 15 personnes en 2002, le député PS Bernard Cazeneuve dénonce l'obstruction de la majorité et du gouvernement.

Question : De quels documents avez-vous pu disposer?

Réponse : Nous avons essuyé un refus catégorique du gouvernement de transmettre les documents. C'est une véritable entrave au travail du Parlement. On en arrive donc à cette situation grave où ni nous ni le juge d'instruction n'avons pu y avoir accès. Lors de la mission sur le Rwanda, 15 000 pages de documents déclassifiés m'avaient été remises. Cette fois-ci, je n'en compte que quelques-unes, de surcroît sans intérêt réel! Alors qu'entre-temps les pouvoirs du Parlement ont été renforcés par la réforme constitutionnelle. Mon objectif n'était pourtant pas de mettre en cause tel ou tel, mais seulement d'aider à l'avènement de la vérité par respect des familles des victimes."

Interview de Bernard Cazeneuve à l'édition de 13 heures de FRANCE2, le 12 mai 2010 (PS) enregistrement par larageauventre


ATTENTAT DE KARACHI, LA COMMISSION 'EXCLUT PAS LES RETROCOMMISSIONS
FranceInfo
"Interviews audios de Bernard Cazeneuve, Magali Drouet (présente dans les tribunes), réponses d'Hervé Morin et Michèle Alliot-Marie"

lien direct : http://www.france-info.com/france-politique-2010-05-12-attentat-de-karachi-la-commission-n-exclut-pas-les-retrocommissions-441076-9-10.html


KARACHIGATE : RAIDISSEMENT DE L'EXECUTIF Peuples.net
"Médiapart vient de rendre public le rapport de la mission d'information au sujet des attentats de Karachi et du contrat de ventes d'armes au Pakistan. J'ai déjà réalisé de nombreux billets sur ce dossier brûlant impliquant Nicolas Sarkozy et Edouard Balladur.

Ce rapport n'apporte rien de neuf sur le fond de l'affaire, d'ailleurs comment aurait il pu le faire avec avec de tels freins au niveau gouvernemental ?

Jugez-en par vous même:

    *

      le Gouvernement a bloqué par avance toute transmission à la mission d’information, ajoutant aux documents déjà demandés par le juge, tous les autres documents ayant trait à cette affaire. Il s’est, en quelque sorte, substitué au juge lui-même dans l’interprétation des documents susceptibles de l’intéresser. (p 43)
    *

      Le 26 mars 2010, le président et le rapporteur de la mission recevaient ainsi la réponse du ministre de l’économie au courrier qui lui avait été adressé le 1er décembre. Elle fait part de son refus de lui communiquer le contrat ou d’autoriser la mission à entendre les fonctionnaires ayant eu à travailler sur ce contrat car cette demande « empiète, par son objet même, sur le champ de l’information judiciaire ». (p 44)
    *

      Le courrier daté du 29 mars 2010 du directeur de cabinet du ministre des affaires étrangères et européennes, Philippe Errera, reprend les mêmes arguments : les demandes de la mission encourent le grief de la violation du principe de la séparation des pouvoirs. (p 44)
    *

      C’est donc bien la légitimité même de la mission d’information qui était ainsi remise en cause. (p 44)
    *

      Enfin, le 13 avril, le président et le rapporteur ont été reçus par le ministre de la défense, Hervé Morin. Celui-ci leur a confirmé la décision, prise au niveau interministériel, de ne communiquer à la mission aucun document « susceptible d’intéresser le juge ». (p 44)..."

lien direct : http://www.peuples.net/post/Karachigate%3A-raidissement-de-l-%C3%A9x%C3%A9cutif


KARACHIGATE : DIS PAPA C'EST QUOI UNE RETROCOMMISSION ? Lepost.fr
"X veut que Z achète les portes-avions de sa société Truc. Mais Z n'est pas forcément chaud. Alors X paye Y, un bon ami de Z, pour qu'il fasse pression sur lui. L'argent venant de la société Truc.

Versement d'une commission
commissionnaire, X ne paye pas Y via un compte bancaire "normal". Il passe par une société dite "écran" située le plus souvent dans un paradis fiscal. Des fausses factures peuvent alors être émises pour masquer la transaction. Du blanchiment d'argent sale, en somme.

Blanchiment

C'est là qu'on comprend mieux ce qu'une une rétro-commission.

X a placé de l'argent de la société Truc dans un paradis fiscal mais ça serait trop bête que ça ne serve qu'à Y. Il en profite alors pour détourner des fonds et récupérer une partie de la commission pour financer illégalement sa campagne électorale (par exemple). La société Truc ayant déjà dépensé de l'argent dans des manœuvres obscures, autant en profiter.

C'est cela une rétro-commission.

Rétro-commission

lien direct : http://www.lepost.fr/article/2010/05/12/2071301_karachigate-dis-papa-c-est-quoi-une-retro-commission.html
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[document] - [Rapport de la mission d'information au sujet des attentats de Karachi]
Rapport de la mission d'information au sujet des attentats de Karachi et du contrat de ventes d'armes au Pakistan. Publié par le site Médiapart, le 12 mai 2010 :

Rapport Karachi
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« Modifié: 26 mai 2010 à 21:32:11 par TYGER »
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #17 le: 02 juin 2010 à 18:35:12 »
Citer
[Revue de presse] - [55] - [2 juin 2010] - [Le rapport de police luxembourgeois]
KARACHI, LA POLICE LUXEMBOURGEOISE MET EN CAUSE SARKOZY Mediapart, Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme
"Un rapport de la police luxembourgeoise désigne Nicolas Sarkozy comme l'architecte, en 1994, d'un dispositif occulte utilisé pour le financement illicite de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur. «Une partie des fonds qui sont passés par le Luxembourg reviennent en France pour le financement de campagnes politiques françaises», affirment les policiers..."
lien direct : http://www.mediapart.fr/journal/france/020610/karachi-la-police-luxembourgeoise-met-en-cause-nicolas-sarkozy


KARACHI : SARKOZY ET BALLADUR DIRECTEMENT IMPLIQUES
Rue89, David Servenay
"....Question subsidiaire qui sous-tend l'enquête sur l'attentat de Karachi : y-a-t-il un lien entre l'explosion du bus de la DCN, le 8 mai 2002 au Pakistan, et le versement de ces commissions ?

En 2006, les administrateurs luxembourgeois interrogent Sarkozy

La réponse ne figure pas dans le rapport du Grand Duché. Au contraire, les policiers luxembourgeois soulignent avec une pointe d'ironie la sophistication du dispositif financier et concluent qu'« il n'existe aucune preuve concrète de corruption ».

Mais cette analyse réaffirme aussi que Nicolas Sarkozy, ministre du Budget de 1993 à 1995, puis ministre de l'Intérieur à partir de 2002, a été informé de près des activités d'Heine. Les enquêteurs mentionnent un détail troublant, celui d'un courrier de deux administrateurs de Heine :

    « […] adressé à M. Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, le 29 novembre 2006 où on lui demande des instructions par rapport à la démarche à suivre concernant le risque de liquidation judiciaire de la société Heine. »

Quel lien existe-t-il précisément entre Nicolas Sarkozy et Heine en pleine campagne présidentielle pour l'élection de 2007 ? Jusqu'à maintenant, le chef de l'Etat a choisi d'éluder le sujet. Une position d'équilibriste de plus en plus difficile à tenir. Autant que les dénégations de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur." lien direct : http://www.rue89.com/2010/06/02/karachi-sarkozy-et-balladur-directement-impliques-153300


KARACHI, UN RAPPORT MENTIONNE SARKOZY France-infos
"...Selon les policiers du Grand-Duché, "une partie des fonds qui sont passés par le Luxembourg reviennent en France pour le financement de campagnes politiques françaises". Cet argent a pu par la suite, financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, candidat que soutenait Nicolas Sarkozy face à Jacques Chirac en 1995. Prudents, les policiers ajoutent cependant qu’il "n’existe aucune preuve concrète de corruption".

Avec une interview audio de Maitre Morice, avocat des familles solicitant la démission de Nicolas Sarkozy. lien direct : http://www.france-info.com/france-politique-2010-06-02-affaire-karachi-un-rapport-de-police-mentionne-nicolas-sarkozy-449631-9-10.html
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #18 le: 02 juin 2010 à 18:37:33 »
j'ai hâte de voir quelle genre de pirouette il va faire pour se justifier même s'il est dit "n’existe aucune preuve concrète de corruption", ça entache...

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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #19 le: 02 juin 2010 à 19:16:16 »
"Grotesque" et "ridicule" sont déjà périmés : il va être obligé de ressortir le slogan de Chi-chi "abracadabrantesque."
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #20 le: 02 juin 2010 à 21:34:37 »
C'est curieux a lire le document, il me reviens en mémoir qu'a cette époque, un article tres simplifier disais, que sarko (avec un nom plus compliqué) était sur le liste de  "Clearstream" au Luxembourg, avec photo copie.Mais jamais revu depuis.
« Modifié: 02 juin 2010 à 21:37:15 par TheTwit »

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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #21 le: 03 juin 2010 à 08:07:39 »
Tiens, ils ont parlé de cette histoire ce matin sur BFM, avec interview de l'avocat des familles de victimes.
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #22 le: 03 juin 2010 à 14:55:36 »
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[Revue de presse] - [56] - [3 juin 2010] - [reactions]
UN VÉRITABLE MENSONGE D'ÉTAT
Europe1.fr
Interview de Maitre Morice sur le rapport luxembourgeois :

lien direct : : http://www.europe1.fr/France/Karachi-nouveaux-soupcons-contre-Balladur-206789/


LUC CHATEL : KARACHI, UNE FABLE A ÉPISODES
LeFigaro.fr, AFP
"Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a dénoncé ce matin "une fable à épisodes" après la publication d'un rapport policier luxembourgeois étayant des soupçons de rétrocommissions vers la France, lors de la vente de sous-marins au Pakistan en 1994.

"Je ne confirme absolument rien, je rappelle qu'il s'agit d'évènements qui sont situés au début des années 1990, à une époque qui suit la signature des contrats concernant ce marché puisque ces contrats avaient eu lieu au tout début des années 90", a déclaré M. Chatel sur LCI.

Il a souligné que "le gouvernement d'Edouard Balladur n'était pas aux responsabilités" à ce moment-là et que "le président de la République a eu l'occasion de s'exprimer sur ce sujet pour dire qu'il s'agissait d'une farce totale". "Là on est plutôt dans une fable à épisodes", a-t-il dit.

"La justice suit son cours, à chaque qu'il y a eu des demandes de la part du juge de lever le secret-défense, le secret-défense a été levé", a aussi déclaré M. Chatel. "Le président de la République est totalement étranger à cette affaire", a assuré M. Chatel. Il faut, selon lui, "faire attention de ne pas se laisser instrumentaliser" et de "ne pas tomber dans les excès, même si on peut comprendre le chagrin et la détresse des familles" des victimes de l'attentat de Karachi..."
lien direct : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/03/97001-20100603FILWWW00444-karachi-une-fable-a-episode-chatel.php

HARLEM DESIR, LE SECRET DÉFENSE DOIT ÊTRE LEVÉ
Lepost.fr, Pierre-Allain
"Harlem Désir, n°2 du PS, a plaidé pour une transparence totale dans l'émission "Face à Nous" diffusée sur Public Sénat : "il est temps que toute la clarté soit faite. Il faut demander aux responsables de l’époque, c'est-à-dire Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy, le ministre du Budget, qui ont été en charge de la transaction et des commissions de donner toutes les informations que les Français attendent. Le secret défense doit être levé pour que cessent les soupçons qui finissent par entacher la réputation de la France".

Une position pas très populaire à l'UMP où l'on y voit surtout une opération de destabilisation du président: "Ca ressemble à une affaire Clearstream bis, évoque Axel Poniatowski (député UMP) sur RMC. Il faudrait savoir qui est derrière tout ça."

Lionnel Luca dénonce une manipulation, sur RTL. "Tout le monde a intérêt à destabiliser le président pour qu'il arrive en miettes au moment de la présidentielle."..."

lien direct : http://www.lepost.fr/article/2010/06/03/2097894_harlem-desir-et-l-affaire-karachi-le-secret-defense-doit-etre-leve.html

KARACHI : SARKOZY MIS EN CAUSE PAR LA POLICE LUXEMBOURGEOISE
Leparisien.fr
"...D’où vient ce rapport? Fin 2008, le Luxembourg est saisi d’une demande d’enquête lancée par les juges Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin, qui instruisent une affaire de corruption à la DCN (la Direction des constructions navales), le fabricant des sous-marins. Une synthèse est tout de même réalisée en janvier 2010. D’après une source luxembourgeoise, « elle a été transmise dès février au parquet général de Paris ». Mais ce n’est qu’en fin de semaine dernière qu’elle aurait été remise aux deux juges d’instruction concernés.

Quelles peuvent être les conséquences? De son côté, le juge Marc Trévidic enquête sur les causes de l’attentat. Le magistrat privilégie l’hypothèse d’un arrêt du versement des commissions qui aurait pu provoquer une mesure de rétorsion des Pakistanais, et la mort des onze salariés français de la DCN en 2002. Mais hier, il n’avait pas encore obtenu officiellement une copie de la synthèse. Pour Me Olivier Morice, avocat de six familles de victimes, ce rapport de police « montre que Nicolas Sarkozy est au cœur de la corruption et qu’il a menti à ces familles ». « Mais c’est bien la première fois qu’on donne du crédit au Luxembourg en matière de lutte contre la corruption, ironise Me Olivier Pardo, l’avocat de Ziad Takieddine, un intermédiaire supposé. Dans cette synthèse, il n’y a que des on croit que, il semblerait que…, bref absolument aucune preuve. » De fait, les enquêteurs luxembourgeois reconnaissent que les documents saisis sont « entièrement vides de noms » et félicitent l’auteur de ce montage financier pour « son travail méticuleux, en avance sur son temps »."

lien direct : http://www.leparisien.fr/faits-divers/karachi-sarkozy-mis-en-cause-par-la-police-luxembourgeoise-03-06-2010-948413.php

LA FABLE DE KARACHI, SUITE
Le coucou de claviers
"....On attend avec curiosité d'apprendre de quelle espèce de rire M. Sarkozy saluera cette nouvelle charge —rire étranglé, constipé, jaune? Et quelle pirouette, quel mensonge il ajoutera à la longue liste de ses acrobaties précédentes pour distraire les braves Français?"
lien direct : http://unclavesien.blogspot.com/2010/06/la-fable-de-karachi-suite.html
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #23 le: 03 juin 2010 à 17:32:50 »
Curieux le doux langage de LUC CHATEL dans cette affaire, d'abitude les pros sarko crie au meure, a l'infamie  :| dans ce genre de débat. Ils se radoucissent les UMP. signe que...........Il a a des sifflements dans les oreilles.
« Modifié: 03 juin 2010 à 17:36:37 par TheTwit »

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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #24 le: 03 juin 2010 à 18:49:07 »
Un vrai dilemme pour les "journalistes" : doivent-ils continuer à faire plaisir à l'Élysée en minimisant l'affaire ou faire une impasse sur tous les scoops au profit des Belges, Suisses etc ?
L'appât du gain sera-t-il plus fort que la loyauté envers l'UMP ? (joke)
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #25 le: 10 juin 2010 à 09:55:37 »
ce qui est bien finalement avec cette affaire c'est que ça n'éclabousse pas seulement $arkozy, mais aussi un bon nombre de clampins de sa clique !!!


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[video] - [Question au gouvernement]
MORIN ET LA COMMISSION DU SECRET DÉFENSE
larageauventre

Lors de la séance de questions au gouvernement, le député Jean-Jacques Candelier (GDR) Nordle interpelle le premier ministre sur les déclarations de plusieurs responsables politiques qui ont affirmé que le ministère tardait à déclassifier les documents liés à cette enquête...

Hervé Morin, Ministre de la défense, répond...

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdlruc_karachigate-morin-et-la-commission_news" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xdlruc_karachigate-morin-et-la-commission_news</a>

Publié par seb musset à l'adresse 13:36 http://www.wikio.fr Liens vers ce message
Libellés : karachigate, video
mardi 8 juin 2010
[Revue de presse] - [57] - [8 juin 2010]
ATTENTAT DE KARACHI : FRAN9OIS LEOTARD CROIT A UNE VENGEANCE LIEE AUX COMMISSIONS.
Hervé Gattegno, Le point.
" Au cours de son audition par la mission d'information parlementaire sur l'attentat de Karachi, l'ancien ministre de la Défense François Léotard a privilégié l'hypothèse d'une "vengeance de personnes n'ayant pas touché leur part de commissions" comme mobile de l'attaque terroriste qui tua onze Français en 2002. M. Léotard avait été convoqué par les députés le 24 novembre 2009. Selon le compte rendu de cette audition - qui n'a pas été publié avec le rapport parlementaire -, il a en revanche écarté le soupçon de "rétrocommissions" en marge de la vente de sous-marins au Pakistan, en 1994.

Après son élection en 1995, Jacques Chirac avait ordonné l'arrêt des versements de commissions sur plusieurs marchés d'armement, parce qu'il soupçonnait l'existence d'un circuit de financement occulte au profit de son ancien rival, Édouard Balladur.

[...]

Léotard minimise son rôle

Au député Cazeneuve, qui lui demandait s'il pouvait citer les noms des intermédiaires mandatés par la Direction des constructions navales (DCN) pour négocier le contrat pakistanais, M. Léotard a répondu qu'il se souvenait "seulement de M. Takieddine". Sur ce point, il contredit donc nettement les affirmations de ce dernier, qui a assuré à la justice et dans la presse n'avoir "rien eu à voir" avec la vente des sous-marins et a démenti avoir touché la moindre commission sur ce marché.

Les intermédiaires "étaient recommandés par le gouvernement pakistanais, mais faisaient l'objet de vérifications par les services de renseignements français, qui attestaient de leur fiabilité", a en outre indiqué François Léotard, en réponse aux affirmations concordantes des dirigeants de la DCN recueillies par le juge Trevidic - chargé de l'enquête sur l'attentat -, selon lesquelles M. Takieddine avait été "imposé" dans le montage financier du contrat pakistanais par "le cabinet du ministre de la Défense".

L'ancien ministre a toutefois minimisé sa connaissance du dossier, assurant que "c'étaient principalement les membres de [son] cabinet qui recevaient les négociateurs" et citant à ce propos ses directeurs de cabinet (civil et militaire) d'alors, son conseiller spécial Renaud Donnedieu de Vabres et... l'actuel ministre de la Défense Hervé Morin, qui n'était pourtant qu'un simple collaborateur." lien direct : http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-06-08/info-lepoint-fr-karachi-leotard-croit-a-une-vengeance-liee-aux-commissions/917/0/464301

ATTENTAT DE KARACHI : "J'ACCUSE JACQUES CHIRAC ET DOMINIQUE DE VILLEPIN".
OuestFrance.
"...Se sentant sali, Ziad Takieddine contre-attaque. Il accuse les Chiraquiens de double-jeu, assurant qu'ils avaient aussi recours à ses services «J'accuse Jacques Chirac et Dominique de Villepin, à l'Elysée, et leurs hommes, le diplomate Maurice Gourdault-Montagne et, notamment, un homme de l'ombre Alexandre Djouhri, d'avoir par leurs agissements, fait que la France passe aujourd'hui pour un des pays les plus corrompus au monde et ne vende plus rien à l'international», affirme l'homme d'affaires libanais...."
lien direct : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Attentat-de-Karachi.-J-accuse-Jacques-Chirac-et-Dominique-de-Villepin_39382-1392206_actu.Htm

ATTENTAT DE KARACHI : LE JUGE FRANCAIS SOLLICITE L'AIDE DE LA JUSTICE GENEVOISE.
Letemps.ch, Fati Mansour
"...Le juge d’instruction français Marc Trévidic, qui enquête sur l’attentat de Karachi et ses liens avec la vente de trois sous-marins Agosta au Pakistan sous le gouvernement Balladur, est venu à Genève au mois de mai, a appris Le Temps. Le magistrat, spécialisé dans l’antiterrorisme, a consulté le dossier plus connu sous le nom de «l’affaire Bhutto». «Il n’a pas été déçu de sa visite et a sollicité la transmission de certains documents très ciblés», précise la juge d’instruction Alix Francotte-Conus, chargée de conduire cette procédure d’entraide...."
lien direct : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/8217b88e-6ff1-11df-8ead-49801438e0a8
« Modifié: 10 juin 2010 à 09:57:15 par TYGER »
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #26 le: 17 juin 2010 à 14:18:20 »
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Revue de presse] - [58] - [15 juin 2010]
AFFAIRE DE KARACHI : NOUVELLE PLAINTE POUR ENQUETER SUR LES RETROCOMMISSIONS
20Minutes
"Six familles de victimes de l'attentat de Karachi en 2002 ont déposé ce mardi une nouvelle plainte pour corruption contre le club politique d'Edouard Balladur. Cette plainte permet à un juge d’instruction de mener une enquête sur d’éventuelles rétrocommissions en faveur de l’ancien Premier ministre en 1995, a annoncé leur avocat. Cette plainte avec constitution de partie civile a été déposée auprès du doyen des juges d'instruction à Paris. Elle vise nommément l'Association pour la réforme, club politique créé en 1995 par Edouard Balladur, pour «corruption active et passive», a déclaré Olivier Morice à l'AFP.

L’avocat dénonce des «pressions»

Les six familles ont déjà déposé une plainte pour les mêmes chefs auprès du procureur de la République de Paris le 14 décembre dernier, entraînant l'ouverture en février d'une enquête conduite par le parquet. «Puisque les conditions procédurales sont réunies, nous sollicitons l'ouverture d'une information judiciaire, afin que des magistrats indépendants du pouvoir exécutif soient désignés», a ajouté l’avocat. D’après ce dernier, les parties civiles se tournent vers un juge d'instruction car elles «soupçonnent le pouvoir exécutif au plus haut niveau de l'Etat de faire des pressions afin d'empêcher que ne puisse éclater la vérité, en ralentissant le cours de l'enquête préliminaire».

Cette nouvelle plainte est liée à la piste suivie par les juges antiterroristes dans l’enquête sur l’attentat du 8 mai 2002, qui a fait 15 morts dont 11 salariés de la Direction des constructions navales (DCN) à Karachi pour construire des sous-marins vendus par la France en 1994. Avec les derniers éléments, le juge s’oriente vers des représailles pakistanaises après l’arrêt de commissions sur ce contrat soupçonné d'avoir donné lieu à des rétrocommissions pour financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, selon des témoignages et rapports versés au dossier."
lien direct : http://www.20minutes.fr/article/578347/Societe-Affaire-de-Karachi-Nouvelle-plainte-pour-enqueter-sur-les-retrocommissions.php#commentaires


ATTENTAT DE KARACHI : PERQUISITION CHZ TAKKIEDINE
Europe1
"Une perquisition a été menée lundi au domicile parisien de Ziad Takieddine, soupçonné d'avoir été un intermédiaire dans la vente de sous-marins par la France au Pakistan en 1994 –ce qu'il dément. Cette perquisition, révélée par le JDD.fr, intervient dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris à propos des rétro-commissions qui auraient été versées au camp balladurien et qui pourraient être à l'origine de l'attentat de Karachi qui avait coûté la vie en 2002 à onze Français qui travaillaient à la construction de ces sous-marins. "
lien direct : http://www.europe1.fr/France/Attentat-Karachi-Perquisition-chez-Takieddine-215401/

SOUS-MARINS, POTS-DE-VIN ET URNES A L'ORIGINE DU CARNAGE DE KARACHI ? L'alsace.fr, dossier de Raymond Couraud
"...Comme le note la commission parlementaire, qui vient de rendre son rapport sur cette affaire, « la négociation de contrats de cette importance est un processus long, étalé sur plusieurs années, qui fait intervenir de nombreux acteurs. »

550 millions de commissions

Dans cette affaire, un premier groupe de négociateurs aurait touché une commission de 6,25 % sur le contrat. Un second groupe d’intermédiaires aurait exigé 4 % de commissions. Au total, 550 millions de francs auraient dû « arroser » les intermédiaires. Seulement, toutes les commissions n’ont pas été versées. Dès 1995, Jacques Chirac, alors président de la République, annule le versement de 4 %.

Cette décision présidentielle pourrait être la cause réelle de l’attentat du 8 mai 2002 : des intermédiaires en colère auraient décidé de faire payer cher à la France son manquement à la parole donnée. On retrouve cette piste dans le rapport parlementaire. Ce document revient aussi sur la raison du veto de l’Élysée : la présidence de la République aurait voulu tarir une source de financement de la campagne électorale d’Édouard Balladur. Une partie des commissions aurait regagné la France à ces fins. L’ancien Premier ministre dément avec vigueur ces assertions, tout comme son directeur de campagne d’alors : Nicolas Sarkozy.

Cette partie sombre de l’affaire de Karachi est étayée par des rapports de la police luxembourgeoise et des articles de la presse française.

Les juges français, quant à eux, continuent à demander la levée du secret défense qui entoure des documents indispensables à leur enquête. Ils connaîtront la réponse du ministère de la Défense ces jours-ci. Les demandes précédentes avaient été rejetées, ce qui n’a pas peu contribué à rendre ce dossier hautement explosif."

lien direct : http://www.lalsace.fr/fr/article/3318016/Sous-marins-pots-de-vin-et-urnes-a-l-origine-du-carnage-de-Karachi.html
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #27 le: 18 juin 2010 à 22:58:30 »
je serai curieux de savoir dans quel état d'esprit sont ceux qui sont concernés par cette affaire : sereins ou prêts à mettre les voiles ???

Citer
[Revue de presse] - [60] - [vendredi 18 juin 2010]
LE JUGE CONFIRME L'EXISTENCE DE RETRO-COMMISSIONS ILLICITES
Lemonde.fr
"Le juge Marc Trévidic, chargé de l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002, a confirmé l'existence de "rétro-commissions illicites" en marge du contrat de vente de sous-marins au Pakistan, a indiqué vendredi 18 juin un avocat des parties civiles de l'attentat, Me Olivier Morice, à l'issue d'une réunion avec le juge. Marc Trévidic a aussi annoncé qu'il demanderait en septembre la co-désignation d'un juge financier pour explorer cette piste, politico-financière, dans le cas où le parquet refuserait toujours d'ouvrir une procédure distincte."
lien direct : http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/18/karachi-le-juge-confirme-l-existence-de-retro-commissions-illicites_1375135_3224.html

VIDÉOS RUE 89 :

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdqaqj_karachi-un-intermediaire-au-coeur-d_news" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xdqaqj_karachi-un-intermediaire-au-coeur-d_news</a>

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdqamc_karachi-les-familles-accusent-le-go_news" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xdqamc_karachi-les-familles-accusent-le-go_news</a>


AFFAIRES : LA PRESSE ÉTRANGÈRE JUGE SÉVÈREMENT NOS MINISTRES
Nouvelobs.com
"...Karachi, nouveau Watergate ?

L'affaire la plus embarrassante concerne finalement le président de la République lui-même, avec l'attentat de Karachi : la justice explore la piste de rétrocommissions à des fins de financement politique. "Au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy serait mort !", s'avance Charles Bremner, "ce serait un énorme scandale qui resterait à la une de la presse pendant des semaines et des semaines. Le président Nixon a démissionné pour avoir fait espionner ses adversaires démocrates. Ce n'est rien à côté d'une affaire qui a indirectement provoqué la mort."

Et dans ces pays, Nicolas Sarkozy ne serait pas protégé par l'immunité présidentielle. "Le Chancelier allemand n'est pas au dessus des lois. Il pourrait par exemple être convoqué comme témoin", relève Gero Von Randow. "Si Barack Obama était mis en cause dans une affaire de financement occulte, ce serait extrêmement dangereux pour lui", souligne Ted Stanger. "Un procureur serait nommé, et si l'enquête établissait que les soupçons sont fondés, le président ferait face à une procédure d'impeachment."

lien direct : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100617.OBS5721/affaires-la-presse-etrangere-juge-severement-nos-ministres.html


L'EXISTENCE DE RETRO-COMMISSIONS ILLICITES EST CONFIRMÉE SELON UN AVOCAT Nouvelobs.com

"... Un magistrat critiqué. Les familles de victimes de l'attentat de Karachi (Pakistan) ont par ailleurs critiqué vendredi Yves Jannier, le magistrat à la tête du pôle antiterroriste du tribunal de Paris, auquel elles reprochent de ne pas enquêter sur la piste d'un mobile financier à l'origine de l'attentat.

Premier vice-président du tribunal de grande instance de Paris en charge de l'instruction antiterroriste, Yves Jannier, qui a succédé à Jean-Louis Bruguière, est un des deux juges avec Marc Trévidic en charge de l'enquête sur l'attentat de Karachi, qui a causé la mort de 15 personnes dont 11 Français en mai 2002.

Or, il n'a pas participé à la réunion des parties civiles organisée vendredi matin par le juge Trévidic, en présence de la chef de la section antiterroriste du parquet de Paris, Anne Kostomaroff.

Trévidic dénonce le manque de moyens

"Le juge Trévidic nous a expliqué qu'Yves Jannier ne croyait pas à la thèse d'un mobile financier pour expliquer l'attentat et que par conséquent il avait décidé de ne pas travailler sur cette thèse", a déploré Magali Drouet, fille d'une des victimes de l'attentat.

"Il y a deux juges mais il y en a un dont on se demande ce qu'il fait là", a-t-elle ajouté, regrettant également l'absence du procureur de Paris, Jean-Claude Marin, alors que cet attentat "a laissé 11 veuves et 27 orphelins".

Le juge Trévidic, qui a réorienté son enquête vers un arrêt du versement de commissions sur un contrat de vente de sous-marins comme mobile de l'attentat, a par ailleurs "stigmatisé le fait qu'il était seul, qu'il manquait de moyens pour enquêter", selon un des avocats des parties civiles, Me Olivier Morice.

"Le juge a regretté l'absence de moyens donnés pour faire éclater la vérité et notamment un certain manque de coopération de la DCRI", la Direction centrale du renseignement intérieur, a ajouté l'avocat."

lien direct : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100618.OBS5763/karachi-l-existence-de-retrocommissions-illicites-est-confirmee-selon-un-avocat.html


QUAND UN PRINCE SAOUDIEN TENTER D'AMADOUER LA DCN
Franceinter
"Parmi les éléments qui avaient réorientée l’enquête du juge Trévidic sur l’attentat de Karachi : un rapport baptisé « Nautilus », rédigé pour le compte de la DCN en 2002, mais soigneusement gardé au secret, depuis, par la Direction des constructions navales (rebaptisée DCNS en 2007, suite à son rapprochement avec Thalès). Ce rapport, découvert lors d’une perquisition dans le cadre d’une autre procédure judiciaire décrivait l’attentat de Karachi comme une vengeance de militaires pakistanais, avec liaison avec l’ISI (les services de renseignement pakistanais), en représailles aux non-versements de commissions dans la vente en septembre 1994 de sous-marins « Agosta » au Pakistan par la France.

Mais un autre élément -jusqu’ici resté dans l’ombre- de ce rapport « Nautilus » décrit également l’étrange action souterraine de l’Arabie Saoudite.

[...]

C'est le point numéro 2 du rapport Nautilus daté du 14 octobre 2002, 5 mois après l'attentat de Karachi.

L'ancien membre de la DST, Claude Thévenet, qui rédige ce rapport pour le compte de la Direction des constructions navales fait clairement référence à une possible intervention financière d'un prince saoudien.

« Le prince saoudien Sultan bin Khaliffa a effectué un don (ou serait sur le point de la faire) », auprès des familles de victimes de l'attentat.

« Son but, écrit l'auteur du rapport, est d'amadouer la DCN dans le cadre de l'achat de frégates furtives dont il tiendrait absolument à doter son pays. »

Même si les familles ne toucheront finalement aucun argent saoudien, cette éventualité couchée noir sur blanc interpelle la fille d'une des victimes de l'attentat, Magali Drouet...


« Pourquoi aurait-il souhaité nous indemniser si l'Arabie Saoudite n'avait pas un rôle à jouer là-dedans ? Et pourquoi l'Etat français l'aurait empêché de le faire s'il n'y avait pas un intérêt français aussi de ce côté là ? Pourquoi un pays-tiers pourrait avoir envisagé de "faire taire" les familles à coup de million ? Cela nous a fait penser, à beaucoup de parties civiles, avec ce qui s'est passé avec l'attentat du DC 10 où les familles ont été indemnisées par l'Etat libyen. On s'est posé la question de savoir si Bin Khaliffa n'était pas quelque part, entre guillemet, notre Kadhafi. »

Deux mois après le contrat pakistanais, suivi de près par Riyad (selon le rapport Nautilus, c'est l'Arabie Saoudite qui aurait « subventionné l'essentiel du contrat pakistanais »), deux mois plus tard, était signé le contrat Sawari 2 : la vente par la France de frégates à l'Arabie Saoudite, contrat beaucoup plus important : 3 milliards d'euros, contre 840 millions d'euros dans le contrat pakistanais, avec les mêmes réseaux d'intermédiaires et les mêmes soupçons de rétro-commissions.

Interrogé par la justice le 14 mai 2009 sur cette possible intervention du prince Saoudien Sultan bin Khaliffa, l'ancien directeur financier de la branche internationale de la DCN, Gérard-Philippe Menayas, s'est borné à ce seul commentaire : « Il y avait une proximité entre l'Arabie Saoudite et le Pakistan ».

Une piste à creuser dans l'attentat de Karachi."

lien direct : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1352
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #28 le: 02 juillet 2010 à 23:52:03 »
attention de ne pas suivre de trop près l'affaire Bettencourt et laisser tomber cette affaire-ci qui peut être le début d'un jour meilleur :

Citer
[revue de presse] - [62] - [2 juillet 2010]
NOTRE DEBAT SUR KARACHI, L'AUTRE AFFAIRE QUI AFFOLE L'ELYSEE
Mediapart, Igor Gauquelin et Fanny Bragard
"...La soirée démarre avec la diffusion d'une interview vidéo des deux journalistes de Mediapart, retraçant les principaux éléments de l'enquête. Ils y détaillent aussi les soupçons de financement illégal de la campagne d'Edouard Balladur en 1995 et le rôle de Nicolas Sarkozy. Après cette projection, les protagonistes du dossier prennent la parole. Fabrice Arfi explique d'abord que le dossier Karachi pourrait prochainement s'accélérer, le juge Marc Trévidic voulant recourir à de nouvelles auditions. Puis Fabrice Lhomme rapporte les difficultés auxquelles ils se sont heurtés: «A chaque fois qu'une piste s'ouvrait à nous, on tombait sur des portes cadenassées. J'ai rarement vu un climat d'enquête si lourd.»

Lorsque le journaliste confie que ces enquêtes ont longtemps suscité le «scepticisme», Magali Drouet réagit: «Ce n'est pas vrai: c'est en lisant ces articles que nous avons décidé de changer d'avocat», le précédent n'étant pas très vindicatif. Me Morice se lance alors dans un compte rendu pointilleux des difficultés rencontrées dans ce dossier. En premier lieu, l'obstruction opérée selon lui par le procureur de Paris: «Notre combat a été d'autant plus difficile que celui qui devait être notre principal allié, M. Marin, le procureur de Paris, a tout fait pour freiner les procédures et protéger les personnes au pouvoir. Nous avons fait face à un parquet manquant totalement d'indépendance...»

lien direct : http://www.mediapart.fr/club/edition/complices/article/010710/notre-debat-sur-karachi-lautre-affaire-qui-affole-lelysee


KARACHI : AFFABULATIONS POLITICIENNES EN EAUX TROUBLES
Piratages
"La France est (devenue) un pays formidable. On y raconte des histoires à dormir debout. Des récits fantasmagoriques qui auraient pour personnages principaux les hauts dignitaires des palais et autres châteaux de la République. Des affabulations journalistiques mettant en exergue des pratiques répréhensibles pour le commun des citoyens, des turpitudes entrainant la mort de ressortissants français travaillant à l’étranger. De grandes amitiés de trente ans, qui finissent en petites coupures et en tôles dévastées. Avec l’affaire Karachi, l’Hexagone plonge dans le trou noir de la République. L’inavouable business occulte de la mort et de la politique. Celui que l’on lit habituellement dans les chefs-d’œuvre de J. Le Carré..."
lien direct : http://piratages.wordpress.com/2010/07/02/karachi-affabulations-politiciennes-en-eaux-troubles/


KARACHIGATE : IRL MAIS PAS FABLE
Sebmusset
"...Magali Drouet, qui est également salariée à la DCN, éclaire une salle abasourdie sur d’autres dimensions de « la pression ».

Après des années de mépris et de minimisation, elle a enfin été contactée par un haut-responsable de la DCNS "qui [lui] a mis un chiffre sous le nez, 674.000 euros, et a dit "mademoiselle Drouet maintenant qu'est ce que l'on peut faire pour vous ?"

Ce à quoi elle a répondu :

" - Je leur ai dit qu'il fallait simplement qu'ils vident leurs fonds de tiroir et qu'il les transmettent au juge Trévidic."

Applaudissements de la salle..."
lien direct : http://sebmusset.blogspot.com/2010/07/karachigate-irl-mais-pas-fable.html
« Modifié: 02 juillet 2010 à 23:53:53 par TYGER »
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #29 le: 05 août 2010 à 13:18:30 »
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[Revue de presse] - [64] - [4 aout 2010]
VENTE DE SOUS-MARIN AU PAKISTAN : AVIS FAVORABLE A LA DECLASSIFICATION D'UN DOCUMENT
Lexpress.fr / 30 juillet 2010
"La CCSDN, saisie par le ministre de la Défense, Hervé Morin, a donné son feu vert à la déclassification, sollicitée par le procureur de la République, Jean-Claude Marin, du contenu d'un disque dur saisi lors d'une perquisition menée fin mai au siège de la DCN..."
lien direct : http://www.lepoint.fr/bourse/attentat-de-karachi-rien-a-voir-avec-le-contrat-de-sous-marins-zardari-03-08-2010-1221625_81.php


QUAND LE JUGE TREVIDIC PARLE DU KARACHIGATE
Les bas-fonds de sarkofrance // 27 juillet 2010
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xe4fh2_attentat-karachi-juge-marc-trevidic_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xe4fh2_attentat-karachi-juge-marc-trevidic_news?additionalInfos=0</a>

lien direct : http://sarkofrance.20minutes-blogs.fr/archive/2010/07/27/quand-le-juge-trividic-parle-du-karachigate.html

KARACHI : UN PUR ACTE DE TERRORISME SELON ZARDARI
Lenouvelobs.com // 3 aout 2010
""Rien à voir avec le contrat" des sous-marins français Agosta et un "pur acte de terrorisme". C'est dans ces termes que, dans une interview publiée mardi 3 août dans Le Monde, le président pakistanais Asif Ali Zardari a parlé de l'attentat de Karachi qui a causé la mort de onze Français en 2002.

Des malversations financières pourraient s'être produites en marge de la vente au Pakistan des trois sous-marins de la Direction des constructions navales (DCN) française en 1994. Des juges français soupçonnent que des rétrocommissions illégales aient servi à financer la campagne présidentielle de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur en 1995.

Ils ont évoqué une possible cause de l'attentat dans le non-paiement de pots-de-vin à des intermédiaires pakistanais.

Hors de cause

Interrogé sur ces hypothèses, Asif Ali Zardari a estimé que "cet attentat n'a rien à voir avec le contrat des sous-marins sur lesquels travaillaient les victimes", car "c'est un pur acte de terrorisme"..."

lien direct : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100803.OBS8033/karachi-un-pur-acte-de-terrorisme-selon-zardari.html
« Modifié: 05 août 2010 à 13:21:33 par TYGER »
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #30 le: 06 septembre 2010 à 12:43:02 »
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"SARKOZY A T-IL DU SANG SUR LES MAINS ?
20Minutes
"Ventes d’armes et corruption ont-elles financé les campagnes électorales et des partis politiques?» C’est la question que pose le magazine français «Vox» dans son édition de ce jour. Et ce, accompagné d’un titre des plus percutants: «Sarkozy a-t-il du sang sur les mains?» Dans un e-mail envoyé hier à la presse, un journaliste du magazine explique que l’article en question révèle «comment l’actuel chef de l’Etat a mis en place un système de rétro-commissions dont une partie est venu alimenter les caisses de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995». L’article parle de l’attentat de Karachi qui avait vu onze Français se faire tuer en 2002 sur un chantier naval au Pakistan. Cette attaque avait été attribuée à Al Quaïda mais depuis quelques temps, plusieurs médias français laissent penser que son origine serait autre..."
lien direct : http://www.20min.ch/ro/entertainment/people/story/-Sarkozy-a-t-il-du-sang-sur-les-mains---12748925


ESPIONNAGE DCN : FIN DE L'ENQUÊTE
LeFigaro.fr
Les juges enquêtant sur des faits d'espionnage et de corruption au profit de l'ex-Direction des constructions navales (DCN, devenue DCNS) ont récemment mis fin à leurs investigations, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Dans cette enquête, au cours de laquelle sont apparues des ramifications avec les investigations antiterroristes sur l'attentat de Karachi en mai 2002, les juges financiers parisiens Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin ont notifié vendredi aux parties qu'ils considéraient leur instruction comme terminée, deux ans et demi après son ouverture.

Sept personnes au total sont mises en examen dans ce dossier, selon ces sources. Ils ont notamment mis en examen pour abus de biens sociaux Philippe Japiot, président de DCNI, branche internationale de la DCN de 2001 à 2007, ainsi qu'Alex Fabarez, directeur général délégué de DCNI de 2003 à 2008, avant de clore leur instruction.
lien direct : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/01/97001-20100901FILWWW00568-espionnagedcn-fin-de-l-enquete.php

KARACHI N'A PAS LIVRE TOUS CES SECRETS (13 aout 2010)
Marianne2 / Régis Soubrouillard
"...A quelques jours d’un repos bien mérité au Cap-Nègre, Nicolas Sarkozy, recevait justement le président pakistanais Asif Ali Zardari, déjà présent dans le gouvernement de son épouse Benazir Bhutto, en 1994 quand la France balladurienne céda 3 sous-marins nucléaires à son pays.

Surnommé «Monsieur 10%», « à l'image du pourcentage de commissions occultes qu'il était censé réclamer sur chaque gros contrat » selon Sarkofrance, l’affaire aura ainsi occupé les derniers jours de travail du chef de l’Etat avant son repos estival...."
lien direct : http://www.marianne2.fr/Karachi-n-a-pas-livre-tous-ses-secrets_a196207.html


AFFAIRE DE KARACHI : OU EN EST L'ENQUÊTE (05 août 2010)
Le Monde, Samuel Laurent
"Pour certains observateurs de la vie politique, la séquence sécuritaire lancée par Nicolas Sarkzoy à Grenoble est avant tout destinée à détourner l'attention de l'opinion de l'affaire Woerth. Mais celle-ci avait déjà poussé quelque peu dans l'ombre une autre affaire, d'une ampleur aussi grande sinon plus encore : celle de Karachi...."
lien direct : http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/08/02/affaire-de-karachi-ou-en-est-l-enquete_1394957_823448.html
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #31 le: 17 septembre 2010 à 10:31:38 »
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KARACHI : LE PARQUET DE PARIS N'OUVRIRA PAS D'ENQUÊTE POUR CORRUPTION
Lepoint.fr / 14.09.2010
Le parquet de Paris n'ouvrira pas d'information judiciaire pour corruption ou abus de biens sociaux dans le dossier concernant le paiement de commissions occultes en marge d'une vente de sous-marins français au Pakistan, a-t-on appris mardi de source judiciaire. Le procureur Jean-Claude Marin juge que ces faits sont prescrits ou que les plaignants, les familles des victimes d'un attentat anti-Français, commis à Karachi en 2002 et supposé être lié à l'affaire, n'ont pas qualité pour agir sur le volet corruption...
lien direct : http://www.lepoint.fr/societe/attentats-de-karachi-le-parquet-de-paris-n-ouvrira-pas-d-enquete-pour-corruption-14-09-2010-1236055_23.php


SELON L'AVOCAT DES PARTIES CIVILES, LE PARQUET PROTÈGE SARKOZY
L'express, Pascal Ceaux / 14.09.2010
"J'accuse le procureur de la République de Paris de vouloir étouffer un scandale d'Etat qui touche le président de la République." C'est par des mots sans équivoque que Me Olivier Morice a stigmatisé, mardi 14 septembre, le procureur Jean-Claude Marin, chef du parquet de Paris. L'avocat des familles des 11 victimes françaises de l'attentat de Karachi en 2002 estime que tout est mis en œuvre pour empêcher ses clients de connaître la vérité sur les causes de la mort de leurs proches. "Les tentatives de diversion continuent, poursuit Me Morice. Mais la piste politique est loin d'être enterrée."..."
suite : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/affaire-karachi-selon-l-avocat-des-parties-civiles-le-parquet-protege-sarkozy_919498.html


ATTENTAT DE KARACHI, UNE NOUVELLE ENQUETE A LA MARGE
France Info / 14.09.2010
"C’est une enquête dans l’enquête qui s’est ouverte fin août, à la marge de l’affaire. Une enquête pour faux témoignage et entrave à la justice a été confiée au juge Van Ruymbeke. En revanche, le parquet de Paris estime que les faits de corruption ou d’abus de biens sociaux sont couverts par la prescription. Le parquet de Paris ne veut pas d’une nouvelle enquête pour corruption ou abus de biens sociaux dans ce dossier - très épais - de l’attentat de Karachi. Ou plus précisément, celui qui concerne le paiement de commissions occultes en marge d’une vente de sous-marins français au Pakistan - on dit que c’est l’arrêt du versement de ces commissions qui a provoqué les attentats...
Le procureur Jean-Claude Marin juge que ces faits sont prescrits ou que les plaignants, les familles des victimes, n’ont pas qualité pour agir sur le volet corruption.
Ce volet visait explicitement le club politique d’Edouard Balladur - le financement de sa campagne présidentielle en 1995... dont le trésorier s’appelait Nicolas Sarkozy.
Cela dit, une information judiciaire a tout de même été ouverte fin août, à la marge de l’affaire. L’enquête, confiée au juge Van Ruymbeke, porte sur des faits de faux témoignage et d’entrave à la justice..."

suite + audio : http://www.france-info.com/france-justice-police-2010-09-14-attentat-de-karachi-la-piste-politique-enterree-485082-9-11.html


MARC TREVIDIC, LE JUGE BRETON QUI DÉFIE SARKOZY
Le télégramme de Brest / 5.09.2010
"Il est l'un des symboles de la révolte des juges. Marc Trévidic, âgé de 45 ans, juge antiterroriste, président de l'Association française des magistrats instructeurs (Afmi), mène la fronde contre la suppression du juge d'instruction, décidée par Nicolas Sarkozy. Pourquoi? Dans son bureau de la galerie Saint-Éloi, au dernier étage du palais de justice de Paris, la réponse figure sur un autocollant rose flashy, ostensiblement placé au dos de l'écran de son ordinateur: «Assis, debout mais pas couché. Pas de justice sans indépendance». En quelques années, cet homme à la silhouette gracile et austère et à l'étonnant franc-parler s'est taillé une solide réputation. Bûcheur, tenace. Mais ouvert et humain. Un «incorruptible» de la trempe des Renaud Van Ruymbeke, Eva Joly, Thierry Jean-Pierre ou Éric Halphen..."
suite : http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/marc-trevidic-le-juge-breton-qui-defie-sarkozy-05-09-2010-1039201.php


QUI VA PAYER LE MILLIARDS DE FREGATES DE TAIWAN ? VOUS.
Le télégramme de Brest / 5.09.2010
"...Dans cette «farce», l'actuel président jouait un rôle de premier plan. Il était ministre du Budget. À ce titre, il aurait autorisé la création de la société par laquelle auraient transité des rétrocommissions ayant alimenté les caisses du candidat Balladur, dont il était aussi le porte-parole. Mais cette piste-là est interdite au juge. Elle a officiellement été confiée au parquet de Paris, qui a ouvert une enquête préliminaire placée sous son seul contrôle. Et celui, politique, de la Chancellerie. «J'ignore totalement ce que fait le parquet dans cette soi-disant enquête. Existe-t-elle seulement?», interroge, acide, Marc Trévidic. «S'il n'y avait rien à cacher, il fallait ouvrir une information judiciaire pour corruption, confiée à un juge d'instruction indépendant». Les questions du juge dérangent. Que ce soit pour le dossier de Karachi ou pour le génocide rwandais ou encore l'assassinat des sept moines de Tibéhirine..."
lien direct: http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/qui-va-payer-le-milliard-des-fregates-de-taiwan-vous-05-09-2010-1039193.php
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #32 le: 02 octobre 2010 à 21:20:12 »
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[Revue de presse] - [67] - [1er octobre 2010] - [Audition de Rondot]
TIBEHIRINE, KARACHI : RONDOT ENTENDU 27/09/2010
Lefigaro.fr
"Le général Philippe Rondot était entendu depuis ce matin comme témoin par un juge antiterroriste dans le cadre des enquêtes sur la mort des sept moines de Tibéhirine en 1996 et sur l'attentat contre des salariés de la DCN en 2002 à Karachi, selon des sources proches du dossier. Le général Rondot a suivi de près ces deux affaires, ayant travaillé pour la DST et comme conseiller du ministre de la Défense pour le renseignement et les opérations spéciales (Cros) de 1997 à 2005. Il consignait dans des carnets, dont une partie a été saisie par la justice, la teneur de ses rencontres et entretiens. Son audition par le juge antiterroriste Marc Trévidic a débuté dans la matinée par le dossier de l'attentat de Karachi, a-t-on précisé de mêmes sources. L'attentat fit 15 morts, dont 11 Français de la Direction des constructions navales (DCN) le 8 mai 2002 à Karachi, au Pakistan, où le général Rondot s'est rendu le mois suivant. Il fait état dans ses carnets d'un entretien avec le ministre des Affaires étrangères de l'époque, Dominique de Villepin, le 23 mai 2002, à l'issue duquel il note "interrogation sur le rôle de l'ISI", les puissants services de renseignement pakistanais..."
la suite : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/27/97001-20100927FILWWW00558-tibehirine-karachi-rondot-entendu.php

KARACHI, LA MISSION CACHEE DES SERVICES SECRETS FRANÇAIS
Fabrice Lhomme, Fabrice Arfi, Mediapart
"Le général Philippe Rondot a révélé au juge Marc Trévidic avoir mené à Karachi, en juin 2002, juste après l'attentat qui a coûté la vie à onze Français, une mission de la DGSE et de la DST. Le juge n'en avait jamais été informé, malgré ses demandes au ministère de la défense. Il s'est aussi vu refuser l'accès aux auditions réalisées par la mission d'information parlementaire sur l'attentat..."
La suite : http://www.mediapart.fr/journal/france/290910/karachi-la-mission-cachee-des-services-secrets-francais


KARACHI, BETTENCOURT : SARKOZY MULTIPLIE T-IL LES ENTRAVES A LA JUSTICE
LePost
"...Pire. MédiaPart révèle que le président de la commission de la défense à l'Assemblée nationale, Guy Tessier (UMP), a par ailleurs refusé, pendant l'été, de communiquer au juge Trévidic le contenu des auditions réalisées par la mission d'information parlementaire sur l'attentat.
Voilà qui montre une nouvelle fois que le pouvoir fait tout pour entraver la marche de la justice dans une affaire dont certains développements pourraient effectivement mettre directement en cause Nicolas Sarkozy....
la suite : http://www.lepost.fr/article/2010/09/30/2242526_karachi-bettencourt-le-pouvoir-sarkozy-multiplie-t-il-les-entraves-a-la-justice.html
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #33 le: 13 octobre 2010 à 12:38:02 »
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KARACHI : LE PARQUET FAIT APPEL DE LA DÉCISION DU JUGE VAN RUYMBECKE D'ENQUÊTER SUR DE POSSIBLES RETROCOMMISSIONS LeMonde.fr
"Le parquet de Paris a annoncé jeudi 8 octobre qu'il faisait appel de la décision du juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke d'ouvrir une enquête pour corruption concernant un marché d'armement au Pakistan en 1994. Mercredi, ce dernier a jugé recevable, contre l'avis du procureur qui jugeait ces faits prescrits, une plainte pour "corruption et abus de biens sociaux" concernant un éventuel retour en France d'une partie de commissions destinées à des officiels pakistanais.

"Pour nous, c'est une victoire considérable. C'est la preuve que notre plainte est tout à fait fondée", avait réagit Olivier Morice, l'avocat des familles de victimes de l'attentat, après la décision du juge d'instruction. Mais l'appel du parquet suspend la possibilité pour Renaud Van Ruymbeke de procéder à des investigations dans ce dossier où le nom de Nicolas Sarkozy est mentionné. "Le cadre d'une information ouverte sur le fondement d'une telle plainte n'est manifestement pas approprié, en droit, pour investiguer sur des faits d'abus de biens sociaux au préjudice de la DCN-I et de corruption dans des conditions juridiques solides", écrit le procureur de la République dans un communiqué. Il reviendra à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris de délimiter les contours de l'enquête du juge..."

suite : http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/10/07/attentat-de-karachi-le-juge-van-ruymbeke-va-enqueter-sur-des-soupcons-de-retrocommissions_1421520_823448.html

KARACHI : LE DOCUMENT QUI RELANCE L'AFFAIRES
Mediapart
"Mediapart publie l'intégralité de l'ordonnance du juge Renaud Van Ruymbeke qui a décidé d'enquêter sur la corruption et les lourds soupçons de financement politique occulte qui pèsent, dans le volet financier de l'affaire de Karachi, sur la vente, en 1994, de sous-marins au Pakistan par le gouvernement d'Edouard Balladur. Une nouvelle très embarrassante pour l'Elysée..."
suite : http://www.mediapart.fr/journal/france/071010/karachi-le-document-qui-relance-laffaire

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xf3yg5_attentat-de-karachi-les-parties-civ_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xf3yg5_attentat-de-karachi-les-parties-civ_news?additionalInfos=0</a>

KARACHI : "LES DOCUMENTS METTENT EN CAUSE BALLADUR ET SARKOZY"
Nouvelobs.com Baptiste Legrand et Sarah Halifa-Legrand
"Des documents de l'enquête préliminaire sur l'affaire Karachi "mettent explicitement en cause Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy comme donneurs d'ordre des rétro-commissions", a affirmé jeudi 7 octobre l'avocat des parties civiles, Me Olivier Morice, lors d'une conférence de presse.
[...]
"Le pouvoir a peur"

Jeudi matin, des sources judiciaires avaient annoncé que le juge d'instruction Renaud van Ruymbeke allait enquêter sur les soupçons de rétro-commissions.

Mais le parquet de Paris avait aussitôt annoncé qu'il comptait faire appel de la décision du juge.

La position du parquet de Paris "s'apparente à une entrave à la manifestation de la vérité", a dénoncé l'avocat. Cette décision démontre, selon lui, que "le pouvoir a peur".

Et de conclure que "c'est la première fois en France que l'on trouve une affaire qui mêle scandale politique avec la mort de nos ressortissants". "Nous sommes confrontés à un mensonge d'Etats, Etats avec un 's'", souligne-t-il. Lors de sa visite à Paris, le président pakistanais Zardari a soutenu que l'attentat de Karachi était "un peur acte de terrorisme" qui "n'avait rien à voir avec les contrats"."
lien direct : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20101007.OBS0936/karachi-les-documents-de-l-enquete-mettent-en-cause-balladur-et-sarkozy.html



Citer
REPORTAGE I-TELE + ITW FABRICE LHOMME
08/10/2010
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xf4g17_affaire-karachi-balladur-sarkozy-ju_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xf4g17_affaire-karachi-balladur-sarkozy-ju_news?additionalInfos=0</a>


CAMPAGNE DE 1995 : LES DOCUMENTS QUI ACCABLENT BALLADUR
Libération Guillaume Dasquié
Depuis hier, les archives confidentielles du Conseil Constitutionnel affolent les Balladuriens. Libération publie les extraits les plus sulfureux de ces archives, dans le fichier à télécharger ici. Ils montrent qu’en 1995 de graves irrégularités ont entaché le financement de la candidature d’Édouard Balladur à la présidentielle, dont Nicolas Sarkozy était alors le porte-parole..."
lien direct : http://www.liberation.fr/politiques/01012295099-campagne-de-1995-les-documents-qui-accusent-balladur


KARACHIGATE : CETTE ENQUÊTE QUE SARKOZY VEUT BLOQUER
Sarkofrance
"Un juge s'obstine. L'affaire dit du Karachigate a pris une nouvelle tournure cette semaine. le juge Renaud van Ruymbeke a décidé d'enquêter sur des «faits de corruption active et passive» dans le cadre du financement de la campagne d'Edouard Balladur en 1995. Le parquet de Paris n'a pas apprécié, jugeant que cela n'a rien à voir avec l'attentat de Karachi du 8 mai 2002. le procureur Marin avait déjà annoncé que les faits étaient de toute façon prescrits.

Le communiqué du parquet de Paris pour justifier son obstruction est éloquent :« Le cadre d'une information ouverte sur le fondement d'une telle plainte n'est manifestement pas approprié, en droit, pour investiguer sur des faits d'abus de biens sociaux au préjudice de la DCN-I et de corruption dans des conditions juridiques solide. »

Le ministère de la Justice explique donc, maladroitement, qu'en « droit », le juge ne devrait pas enquêter sur ces soupçons de corruption sarko-balladurienne sur la seule base d'une plainte des familles de victimes d'un attentat. Il y a 3 semaines, le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, avait déjà jugé que cette affaire était prescrite. Jean-Claude Marin est ce procureur qui décidé de faire appel contre la relaxe de Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream..."
suite : http://sarkofrance.blogspot.com/2010/10/karachigate-cette-enquete-que-sarkozy.html


OLIVIER MORICE, L'AVOCAT QUI DÉFIE SARKOZY
Le télégramme de Brest
"Vendredi 7octobre. 15h30. Ses cossus bureaux parisiens sont envahis par les journalistes. Devant maître Morice, quatre épais dossiers et une simple étiquette «Attentat de Karachi». Télés, radios, il faut savoir en jouer. Olivier Morice n'a pas besoin d'attaché de presse. Au coeur de la mêlée, l'avocat, entouré des familles des victimes, attend. L'air grave, il va expliquer que le juge Van Ruymbeke a décidé d'enquêter sur la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995 et d'éventuelles rétrocommissions. C'est, dit-il, «une victoire considérable». Pourtant, l'avocat reste imperturbable. Il n'est pas homme à sauter au plafond. Toujours le contrôle, toujours la maîtrise de soi. Il passe à l'attaque. Il va crescendo. «C'est la preuve que nous sommes en présence d'une affaire d'État mettant en cause Zardari (le président pakistanais), l'actuel président de la République et tout le financement de la campagne d'Édouard Balladur!». Chaque mot est pesé, chaque formule mûrement réfléchie. Les «j'accuse!» ne lui font pas peur. Il dénonce les mensonges d'État. «Quand je suis convaincu de la vérité d'un combat, rien ne m'arrête», assure-t-il...."
texte intégral : http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/olivier-morice-l-avocat-qui-defie-sarkozy-10-10-2010-1077449.php


REPORTAGE FRANCE INFO - ITW OLIVIER MORICE + FAMILLES DES VICTIMES
07/10/2010
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xf46b5_attentat-de-karachi-enquete-sur-les_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xf46b5_attentat-de-karachi-enquete-sur-les_news?additionalInfos=0</a>


BERNARD CAZENEUVE VEUT DES EXPLICATIONS
France3 Normandie
"Le parquet étant placé sous l'autorité directe du ministère de la Justice, Bernard Cazeneuve a protesté contre "une entrave à la justice organisée par le pouvoir".

"Je souhaite une explication du Conseil constitutionnel et une levée du secret sur ses délibérations pour comprendre pourquoi les préconisations des rapporteurs n'ont pas été suivies", a t-il déclaré.

La question du financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur a de nouveau été posée ces derniers mois en raison de soupçons de rétrocommissions sur la vente de sous-marins au Pakistan en 1994, qui a donné lieu au versement de commissions.

Trois rapporteurs du Conseil constitutionnels avaient proposé le rejet des comptes de campagne du candidat Balladur en raison de dons en espèces d'une dizaine de millions d'euros "sans justificatifs enregistrés comme des dons de personnes physiques".

Le Conseil constitutionnel, alors présidé par Roland Dumas, avait finalement validé les comptes de campagne en octobre 1995.

Le député de la Manche s'est parallèlement étonné du refus opposé à la transmission des auditions réalisées par la mission parlementaire, dont les travaux se sont achevés en mai,
au juge d'instruction chargé de l'enquête sur l'attentat, Marc Trévidic.

"Il s'agit là d'une entrave au travail de la justice venant de la majorité parlementaire", a encore déclaré Bernard Cazeneuve, précisant avoir appris ce refus par la presse..."

Texte intégral : http://normandie.france3.fr/info/basse-normandie/bernard-cazeneuve-veut-des-explications-65284741.html


LE PRESIDENT ASIF ALI ZARDARI MENTIONNE DANS L'AFFAIRE KARACHI
L'express
"L'ordonnance du juge Renaud Van Ruymbeke, que Reuters a consultée, estime que "l'enquête préliminaire de police tend à confirmer l'existence d'une corruption au Pakistan" lors de cette vente de sous-marins Agosta qui a donné lieu à un accord sur le paiement de 84 millions d'euros de "commissions". Deux réseaux d'intermédiaires se distribuaient ces commissions, dont un dirigé par l'homme d'affaires Amir Lodhi, un proche d'Asif Ali Zardari, écrit le juge Van Ruymbeke. "Des documents ont été saisis chez l'homme d'affaires M. Lodhi montrant les liens qu'il entretenait avec l'amiral Mansur Ul Haq et M. Zardari", lit-on dans l'ordonnance du juge. [...] Reçu à l'Elysée par Nicolas Sarkozy en août dernier, Asif Ali Zardari a passé plusieurs années en prison dans son pays pour des affaires de corruption. Il a nié tout lien avec ce dossier français. Il conteste aussi être impliqué dans l'attentat anti-français de Karachi de mai 2002 ayant tué ayant 11 ingénieurs et techniciens français fabriquant les sous-marins, action que la justice française pense liée à la corruption..." Texte integral : http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-president-asif-ali-zardari-mentionne-dans-l-affaire-karachi_926016.htm

REPORTAGE FRANCE 2
07/10/2010
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #34 le: 21 octobre 2010 à 21:10:50 »
merci aux vrais journalistes de faire l'effort de reporter toutes ces informations à la population !

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KARACHI : REVELATIONS SUR L'INTERMEDIAIRE BALLADURIEN
Mediapart, Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme, 11/10/ 2010
"Interrogé comme témoin le 15 avril par le juge Trévidic, qui enquête sur un lien éventuel entre les troubles dessous financiers du contrat des sous-marins Agosta et l'attentat de Karachi, qui a causé la mort de onze Français le 8 mai 2002, Ziad Takieddine avait par exemple affirmé à plusieurs reprises: «En ce qui me concerne, je ne me suis pas occupé du contrat des sous-marins.»

Seulement voilà, le 16 juin dernier, Emmanuel Aris, un ancien haut dirigeant de la Direction des construction navales (DCN, rebaptisée depuis DCNS), le constructeur des sous-marins vendus au Pakistan, a livré aux policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF) un contrat signé de la main de Ziad Takieddine concernant le versement des fameuses commissions suspectes en marge du marché Agosta. Derrière elles se cache peut-être un système de financement politique illicite grâce aux ventes d'armes.

Mediapart, qui a obtenu copie de ce document clé, le publie en intégralité ci-dessous: "

lien direct : http://www.mediapart.fr/article/offert/e5d6f3af3f35803f58563845f08b46f3
CONTRAT-TAK



BALLADUR 1995 : LES SECRETS DE LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
Mediapart, Mathilde Matthieu, 11/10/2010
"Octobre 1995, rue Montpensier, à Paris. Roland Dumas, président du Conseil constitutionnel, lève la séance. Les neuf membres de l’institution viennent de se livrer à un exercice encore inédit sous la Ve République: contrôler les comptes de campagne des candidats à l’élection présidentielle (remportée quelques mois plus tôt par Jacques Chirac).

En cinq jours de débats, ils ont rejeté un seul dossier pour irrégularité – celui de Jacques Cheminade (0,28% des voix). Sur tous les autres, les «Sages» ont apposé leur tampon – permettant le remboursement par l’Etat d’une partie des dépenses engagées. Pour marquer ce moment historique, Roland Dumas invite tout le monde à déjeuner: ses huit collègues, mais aussi les dix rapporteurs adjoints du Conseil.

Désignés trois mois plus tôt, ces hauts fonctionnaires, maîtres des requêtes au Conseil d’Etat ou conseillers référendaires à la Cour des comptes, ont abattu seuls le travail d’«instruction»: pour évaluer l’exhaustivité et la sincérité des comptes, ils ont épluché les volets dépenses et recettes, les factures présentées par les candidats, les listes de donateurs, etc.

Ce jour-là, au moment où le Conseil lève le camp, ils se braquent et refusent l’invitation – une claque pour Roland Dumas. En fait, ces rapporteurs sont excédés, certains écœurés: alors qu’ils recommandaient le rejet pur et simple du compte d’Edouard Balladur, leur avis vient d’être balayé en séance par les «Sages», qui ferment les yeux sur une recette de 10 millions de francs en espèces d’origine non justifiée…

Quinze ans plus tard, ce secret – censé dormir dans les archives de la rue Montpensier jusqu’en 2020 – s’étale au grand jour: vendredi 8 octobre, Libération a publié des extraits des conclusions rédigées par les rapporteurs à l’époque. En fait, c’est la Brigade centrale de lutte contre la corruption de Nanterre qui a fouillé les archives du Conseil constitutionnel, dans le cadre d’une enquête préliminaire en marge de l‘attentat de Karachi sur l’hypothèse d’un financement illégal de la campagne d’Edouard Balladur (par le biais de «rétrocommissions» récupérées sur des ventes d’armes au Pakistan).

Avec quinze ans de «retard», Mediapart a reconstitué cet épisode peu reluisant: comment le Conseil, garant de la régularité de l’élection du Président, a-t-il pu valider un compte jugé irrégulier par ses propres rapporteurs?

Dix millions dans un coffre
Tout démarre, en fait, le 12 juillet 1995: Roland Dumas désigne ce jour-là une équipe de dix «adjoints», qui vont se répartir les comptes de campagne tout juste déposés par les candidats – dont ceux d’Edouard Balladur (éliminé dès le premier tour), de Lionel Jospin (battu au second) et de Jacques Chirac (entré le 17 mai à l’Elysée). Parmi ces hauts fonctionnaires, pas mal sont trentenaires, scrupuleux, le mors aux dents. Mais leur tâche de contrôle s’annonce périlleuse: ces rapporteurs n’ont aucun pouvoir d’investigation réel – en tout cas pas ceux d’un officier de police judiciaire. Ils peuvent simplement réclamer – sinon quémander – «toute information utile» ou «document relatif aux recettes et aux dépenses», auprès des intéressés ou de tiers. Ce manque de moyens tranche avec l’énormité des enjeux: si le compte de Jacques Chirac est rejeté, son élection sera tout bonnement annulée; si le dossier d’un perdant est retoqué, ce dernier perdra son droit au remboursement par l’Etat d’une partie de ses frais de campagne – en clair, il sera ruiné…

Trois d’entre eux empoignent le dossier de l’ancien Premier ministre, Edouard Balladur, qui a présenté le bilan suivant (pour ses 12 mois de campagne):

Très vite, les rapporteurs froncent les sourcils, surpris par deux incongruités majeures: d’abord, un paquet de dépenses ne sont pas comptabilisées dans les 83,8 millions déclarées (sachant qu’un plafond légal de 90 millions a été fixé pour le premier tour de l’élection); ensuite, aucune pièce ne justifie l’origine d’un versement de 10,25 millions de francs en espèces, déposés en grosses coupures le 26 avril 1995 sur le compte bancaire de l’AFICEB (l’association de financement de sa campagne)…

Dès la fin du mois de juillet, les fonctionnaires entament un échange de courriers avec le représentant du candidat – Edouard Balladur ne répondra jamais en direct, malgré plusieurs lettres recommandées à son nom avec accusés de réception… A la fin de l’instruction, leur religion est faite: ils jugent indispensables de «rétablir l’exhaustivité des dépenses», en clair de réintroduire des millions de francs correspondant à des réunions publiques, des voyages outre-mer, des locations de permanences électorales, des frais de sécurisation de meetings, ou encore des sondages… Avec leurs calculs, le plafond légal est enfoncé.

Surtout, dans leur rapport, ils écrivent: «Le candidat ne sait manifestement pas quelle argumentation opposer aux questions» soulevées par le dépôt des 10,25 millions de francs, «dépourvu de tout justificatif». D’où vient cet argent liquide? Des fonds secrets de Matignon? D’un circuit de financement occulte? Sinon, pourquoi tant de liasses déposées d’un seul coup? Interrogé, le représentant d’Edouard Balladur a bien tenté deux explications: cette somme proviendrait de «ventes diverses de gadgets et de tee-shirts, ainsi que de “collectes au drapeau” effectuées lors des manifestations et réunions publiques»; elles «auraient été accumulées dans un coffre-fort et déposées sur le compte bancaire globalement, à la fin de la campagne, pour éviter les transports de fonds»….

Mais les rapporteurs rappellent qu’il aurait fallu, dans ce cas, détailler les «recettes manifestation par manifestation», et produire «un relevé sommaire des objets vendus» – comme d’autres candidats l’ont fait, Lionel Jospin par exemple. Enfin, ils n’accordent aucun crédit à l’hypothèse de dons gardés au chaud et versés d’un bloc – d’autres sommes en espèces ayant été «déposées régulièrement sur le compte bancaire» (précisément 22 fois entre le 13 mars et le 14 avril 1995). Les fonctionnaires, au passage, s’autorisent un trait d’ironie cinglant: «On voit mal un ancien ministre des Finances (…) laisser dormir jusqu’à dix millions dans un coffre au lieu de les placer pour récupérer quelques intérêts…» En bref, à leurs yeux, l’équipe d’Edouard Balladur n’apporte «aucun commencement de preuve».
Dans leur rapport final, ils lâchent donc le mot fatidique, proposant le «rejet» du compte!..."
suite : http://www.mediapart.fr/journal/france/101010/balladur-1995-les-secrets-de-la-decision-du-conseil-constitutionnel



KARACHI : L'UMP REFUSE DE LIVRER DES DOCUMENTS A LA JUSTICE
Nouvelobs.com, 14/10/2010
"Y a-t-il "entrave à la justice" dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Karachi ?

Interrogée sur ce point mercredi lors de la séance des questions au gouvernement par le député PS Bernard Cazeneuve (rapporteur de la mission parlementaire sur l'attentat de Karachi en 2002 qui avait coûté la vie à onze salariés de la Direction des constructions navales et fait naître des soupçons sur le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995), la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie a nié toute obstruction au travail judiciaire.

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xf7d4l_attentats-de-karachi-mam-repond-a-c_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xf7d4l_attentats-de-karachi-mam-repond-a-c_news?additionalInfos=0</a>

Pourtant, si les documents que publie Mediapart, jeudi 14 octobre, ne suffisent à accréditer cette accusation, ils montrent néanmoins que rien n'est fait pour faciliter la tâche de la justice. Il s'agit de lettres échangées ces derniers mois entre le député UMP Guy Teissier, président de la commission de la défense à l'Assemblée, et le juge d'instruction Marc Trévidic, chargé du versant terroriste de l'affaire Karachi..."

suite : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101014.OBS1265/karachi-l-ump-refuse-de-communiquer-des-documents-a-la-justice.html

INTERVIEW : TEISSIER [UMP] SUR KARACHI : "JE NE FAIS AUCUNE RÉTENTION D'INFORMATION.
Nouvelobs.com 15/10/2010
"...S'appuyant sur des lettres que vous avez échangées avec le juge d'instruction Marc Trévidic, Mediapart vous accuse de faire obstruction au magistrat dans le cadre de son enquête sur l'affaire Karachi. Que répondez-vous à ces accusations ?

Réponse : Je suis d'abord scandalisé que ces courriers que nous avons échangés, le juge et moi-même, puissent circuler ainsi au grand jour.

Ensuite, je trouve que l'attitude de Mediapart est une posture politicienne. Je ne fais absolument pas de la rétention d'informations, bien au contraire, puisque c'est moi qui ai voulu cette mission d'information parlementaire sur l'affaire Karachi. J'ai même fait en sorte qu'elle soit plurielle avec deux UMP, un PS, un communiste, un centriste…

Pour ce qui est de la demande du juge d'instruction, je vous répète ce que je lui ai écrit et que vous avez pu lire puisque cela a été publié. Il n'y a pas de verbatim des auditions, mais seulement des prises de notes, des brouillons. Je ne pense pas qu'il y ait dans ces brouillons autre chose que ce qui a été rendu public. Je ne comprends pas qu'il veuille accéder à ces notes.

Mais s'il le souhaite, il y a un procédé légal : il peut déposer une demande sur le bureau de l'Assemblée, et ce sera alors au président de l'Assemblée de statuer [Bernard Accoyer, UMP, ndlr.]. Moi je ne suis que le président de l'une des commissions de l'Assemblée, ce n'est pas à moi de prendre cette décision...."

suite : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/opinion/20101014.OBS1308/interview-teissier-ump-sur-karachi-je-ne-fais-pas-de-retention-d-informations.html

ATTENTAT KARACHI : UNE NOTE SECRET DE BERCY SÈME LE DOUTE
LeMonde - 15/10/2010
"Selon des informations diffusées par Mediapart, une note classée "confidentiel défense" datant de 1993 et adressée à Matignon "montre que le contrat des sous-marins Agosta au cœur de l'affaire de Karachi était considéré par un haut fonctionnaire de Bercy, alors au service du ministre des finances Michel Sapin (PS), comme 'risqué' et 'déraisonnable' pour l'Etat".

Or, explique le site, le contrat sera quand même signé "en hâte" en septembre 1994 par le gouvernement d'Edouard Balladur, avec l'aval de François Léotard, alors ministre de la défense, et de Nicolas Sarkozy, ministre du budget.

Quinze personnes, dont onze employés français de la direction des constructions navales (DCN), qui travaillaient à l'exécution du contrat Agosta au Pakistan, ont été tuées le 8 mai 2002 dans un attentat à Karachi. Une "vengeance" qui pourrait être liée au non-versement de rétrocommissions illégales à des intermédiaires pakistanais chargés de faciliter l'exécution du contrat, d'une valeur de 826 millions d'euros. La justice soupçonne le RPR d'avoir récupéré ces rétrocommissions pour alimenter son compte de campagne.

Selon Mediapart, "la découverte de ce document confidentiel vient renforcer, une fois de plus, les soupçons sur les arrière-pensées politiques qui ont présidé à la conclusion de ce marché d'armement". Au mois de juin, Mediapart avait rendu public des éléments d'un rapport de synthèse de la police luxembourgeoise, daté du 19 janvier 2010, qui met en cause Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget, pour avoir "directement supervisé et validé depuis Bercy la constitution au Luxembourg d'une obscure société offshore, baptisée Heine, par laquelle ont transité les commissions"."

lien direct : http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/10/15/attentats-de-karachi-une-note-secrete-de-bercy-seme-le-doute_1426921_823448.html


KARACHI : LA COMMISSION DU SECRET DEFENSE A LA DECLASSIFICATION DE DOCUMENTS
Lemonde.fr 16/10/2010
"...Dans le dossier de l'attentat de Karachi, instruit pour son volet terroriste par le juge Marc Trévidic, qui avait demandé la déclassification en mai, l'avis favorable porte sur "un document émanant de la DGSE du 1er septembre 2000", "onze documents émanant de la DGA", la Délégation générale de l'armement, et "un télégramme du 9 février 1998 de la mission française d'Islamabad". Pour l'un des documents de la DGA, datant de 1994, l'avis favorable ne concerne toutefois que les deux premières pages...."
suite : http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/10/16/karachi-la-commission-du-secret-de-la-defense-favorable-a-la-declassification-de-documents_1427007_3224.html
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #35 le: 17 novembre 2010 à 14:38:32 »
Charles Millon, ancien ministre de la Défense de Chirac, karachie dans la colle* en confirmant l'existence de rétrocomissions. Dans le même temps, Debré (Jean-Louis) refuse de livrer au juge Reanud "Scrabble" Van Ruymbeke les documents qui lui permettraient de comprendre pourquoi les rapporteurs du Conseil Constitutionnels avaient des doute sur les comptes de campagne du candidat Balladur.

Citer
Il y aurait bien eu des rétrocommissions dans l'affaire Karachi. C'est l'ancien ministre de la Défense, Charles Millon, qui l'a lui-même affirmé.
Entendu lundi par le juge Renaud Van Ruymbeke - chargé d'une enquête pour faux témoignage et entrave à la justice dans l'affaire de l'attentat de Karachi en 2002 -, celui-ci a confirmé l'existence de rétrocommissions versées jusqu'en 1995 en marge d'un contrat de vente au Pakistan de sous-marins français.(...)

Reste qu'en 1995, les rapporteurs du Conseil constitutionnel avaient prôné un rejet des comptes de campagne d'Edouard Balladur. Un avis non suivi par le Conseil, alors présidé par Roland Dumas, qui les avait validés. Pour quelle raison les rapporteurs avaient-ils rendu cet avis ? Étaient-ils au courant pour les rétrocommissions ? Pour le savoir, le juge Van Ruymbeke a demandé l'accès au contenu des échanges entre les membres du Conseil. Mais mercredi, une source proche du dossier a indiqué que le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, lui avait opposé le secret du délibéré. Dans un courrier daté du 9 novembre, Jean-Louis Debré argue du «secret qui s'attache aux délibérations», fixé selon lui à 5 ans par l'article 63 de la Constitution. Pourtant le 20 octobre dernier, Michèle Alliot-Marie, qui était encore garde des Sceaux, avait assuré à l'Assemblée nationale que la justice pouvait avoir accès au contenu de ces débats internes.

Il y a une semaine, c'est le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui avait de la même manière refusé de communiquer au juge les comptes rendus des auditions réalisées par les députés dans cette affaire. Nourrissant ainsi les soupçons des familles des victimes au sujet de prolongements politiques éventuels de l'affaire Karachi.

Là.


NB : cet article policé vient du Figaro. Sur Reuters, par exemple, on parle carrément de "corruption confirmée". :]



*Ce jeu de mots douteux, inscrit au patrimoine mondial de la scatologie, m'aura au moins permis de prouver que, quand je veux, je peux être plus rapide que Laurent Ruquier.
« Modifié: 17 novembre 2010 à 14:42:16 par timbur »
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #36 le: 17 novembre 2010 à 16:27:50 »
c'est le gros titre de Rue89 : Karachi : devant le juge, Millon confirme les rétrocommissions


bon sinon sur le reste depuis mi octobre :

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[Revue de presse] - [71] - [Mercredi 10 novembre 2010]
2 actualités ce jour :

1 / La sortie du livre : "On nous appelle les Karachi" de Magali Drouet et Sandrine Leclerc


KARACHI : "ON A VOULU NOUS ÉCARTER DE L'ENQUÊTE"
Metro, Adrien Cadorel / 09.11.2010
"...Question : A la fin du mois de décembre 2008, soit près de six années après l'ouverture de l'information judiciaire, vous choisissez de changer d'avocat. Pour quelles raisons ?
Magali : Simplement parce qu'au cours de l'année 2008, nous avons appris que notre avocat du moment (Georges Holleaux ndlr) était également celui du ministère de l'intérieur, lorsque Nicolas Sarkozy était locataire des lieux. On en vient à se poser certaines questions. Lors de ma dernière discussion téléphonique, il m'a dit : "Vous m'emmerdez avec cette histoire, il serait temps de grandir, de tourner la page et de tirer un trait sur toute cette histoire". Je lui ai répondu que s'il souhaitait perdre l'affaire, il n'avait qu'a le dire. Il m'a répondu : "Oui, ca m'arrangerait"..."
intégralité de l'interview : http://www.metrofrance.com/culture/karachi-on-a-voulu-nous-ecarter-de-l-enquete/mjkh!IVNE0dWmt6Slo/

MATINALE EUROPE 1 / 10.11.2010
Interview audio de Magali Drouet et Sandrine Leclerc
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfl0z7_quot-ils-controlaient-notre-etat-psychologique-quot_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfl0z7_quot-ils-controlaient-notre-etat-psychologique-quot_news?additionalInfos=0</a>

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfl0t8_quot-nos-papas-ont-ete-tues-a-karachi-quot_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfl0t8_quot-nos-papas-ont-ete-tues-a-karachi-quot_news?additionalInfos=0</a>


ON LES APPELLE LES KARACHI
Seb Musset
"...La première partie du récit est proprement hallucinante quant aux agissements de la Direction des constructions navales (dépendant du Ministère de la Défense au moment de l'attentat et employeur des victimes, l'État y est toujours actionnaire à hauteur de 75%), aussi bien sur sa gestion de la sécurité avant l'attentat que dans son suivi de l'affaire, pour le moins étrange dès les premières heures, et sa volonté appuyée que les familles ne creusent pas davantage que la thèse "officielle" : c'est un attentat d'Al-Qaida (jamais revendiqué). Tout y passe : mensonges, encadrement serré en public alternant au mépris total en privé, puis l'inverse, instrumentalisation, intimidations, même une tentative pour faire interner une des veuves..."
lien direct : http://sebmusset.blogspot.com/2010/11/on-les-appelle-les-karachi.html

2 / La plainte déposée par les familles contre Bernard Accoyer qui refuse de livrer des pièces au juge :

KARACHI : LE PARLEMENT DIT NON AU JUGE
Gilles Klein, arrêt sur images
"...Dans une lettre longue de deux pages que « aujourd’hui en France » - « le Parisien » s’est procurée, Bernard Accoyer est clair : les travaux de la mission d’information sur Karachi ne seront pas transmis au juge. Pour « des raisons constitutionnelles », au nom du « principe de la séparation des pouvoirs », le président du Palais Bourbon annonce que l’ensemble des documents, audiovisuels ou écrits, produits ou recueillis dans le cadre des travaux de la mission d’information « doivent être considérés comme des documents internes non accessibles à des tiers »
lien direct : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=9594


KARACHI : LES PARTIES CIVILES PORTENT PLAINTE CONTRE BERNARD ACCOYER
LeMonde.fr
"Les familles des victimes de l'attentat de Karachi vont porter plainte contre le président de l'Assemblée nationale, qui refuse de communiquer à la justice des éléments sur cette affaire aux prolongements politiques, a indiqué mercredi 10 novembre leur avocat. "En réalité, le président de l'Assemblée nationale protège un certain nombre d'hommes politiques des investigations du juge Trévidic", accuse leur avocat, Me Morice..."
lien direct : http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/11/10/attentat-de-karachi-l-assemblee-refuse-de-communiquer-des-auditions-au-juge_1438016_3224.html


Et une info glanée par le Point :

LE RAPPORTEUR DE LA MISSION D'INFORMATION SUR KARACHI S'EST VOLER SON ORDINATEUR
Lepoint, Hervé Gattegno
"...Interrogé mercredi matin par Le Point, le député de la Manche a confirmé le vol d'un ordinateur portable, le 26 novembre 2009, dans son bureau de la communauté urbaine de Cherbourg, dont il est le président. Mais il a tenu à préciser : "J'ai les pieds sur terre, je ne succombe à aucune paranoïa. J'ai été victime d'un vol, mais je ne dispose strictement d'aucun élément qui me conduise à le relier à mes activités parlementaires, ni a fortiori à la mission d'information sur l'attentat de Karachi. Je ne souhaite donc faire aucun commentaire à ce propos."
Selon nos informations, ce vol aurait été accompli sans effraction mais son auteur n'a pas pu être identifié. Le dispositif de géolocalisation contenu dans l'appareil n'aurait jamais été déclenché, ce qui signifie qu'il n'a pas été allumé depuis qu'il a été dérobé. Cette indication pourrait signifier que seul le contenu de l'ordinateur intéressait le ou les voleurs, ce qui écarterait l'hypothèse d'un simple acte crapuleux....
lien direct : http://www.lepoint.fr/societe/le-rapporteur-de-la-mission-d-enquete-sur-karachi-s-est-fait-voler-son-ordinateur-10-11-2010-1260757_23.php



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[Revue de presse] - [72] - [12 novembre 2010]
L'HEURE DU CRIME : SPÉCIAL KARACHI
RTL, l'heure du crime, Jacques Pradel
Invitées : Magali Drouet, Sandrine Leclerc et Fabrice Lhomme

Écoutez l'émission.


BERNARD ACCOYER ACCUSE D'ENTRAVE A LA JUSTICE
Bfmtv
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfl70m_karachi-accoyer-accuse-dyentrave-a-la-justice_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfl70m_karachi-accoyer-accuse-dyentrave-a-la-justice_news?additionalInfos=0</a>

LCP-AN:
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xflt5v_affaire-karachi-obstruction-a-la-justice-ou-separation-des-pouvoirs-y_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xflt5v_affaire-karachi-obstruction-a-la-justice-ou-separation-des-pouvoirs-y_news?additionalInfos=0</a>

QUAND LA FABLE DEVIENT FARCE
Letelegramme, Hervé Chambonniere
"Des commissions du contrat de vente de sous-marins au Pakistan qui reviennent en France financer la campagne de Balladur, en 1995 ? Une version qualifiée de «fable», il y a quelques mois, par Nicolas Sarkozy. Même réplique agacée de la part du premier concerné, Edouard Balladur, qui faisait valoir que ses comptes de campagne avaient été certifiés et approuvés par le Conseil constitutionnel. Comment dix millions d'euros sont-ils arrivés, en liquide et en grosses coupures, dans ses comptes ? Grâce aux dons de militants, avait répondu sans ciller Balladur. Circulez, il n'y a rien à voir. Il y a quelques semaines, on apprenait que cette certification du Conseil constitutionnel avait été rendue alors que les auditeurs s'étaient prononcés... contre. Fable encore l'hypothèse de l'arrêt du versement de commissions à des intermédiaires pakistanais, toujours dans le cadre du même contrat, pour expliquer l'attentat de Karachi ? Le juge d'instruction, Marc Trévidic, se heurte au Secret défense... malgré les assurances répétées, appuyées, main sur le coeur, du gouvernement pour faire «toute la lumière». Le juge veut vérifier les déclarations des personnes entendues, notamment celle d'Edouard Balladur, par la mission d'information parlementaire créée pour enquêter sur les circonstances de l'attentat ? Le président de la mission refuse, invoquant le principe constitutionnel de séparation des pouvoirs. Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, évoque le même principe. Principe qui n'avait pas été opposé au juge Bruguière sollicitant l'accès aux travaux de la commission parlementaire sur le génocide rwandais ! Ultime justification, ultime pirouette : Bernard Accoyer met en avant la promesse de l'Assemblée que les propos recueillis resteraient «confidentiels». Et ose conclure, lui aussi avec le plus grand sérieux, que l'Assemblée n'a «strictement rien à cacher»... Ce n'est plus une fable. C'est une farce."
lien direct : http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/commentaires/quand-la-fable-devient-farce-11-11-2010-1111835.php


L'ASSEMBLEE NATIONALE N'A STRICTEMENT RIEN A CACHER [...] [je partage] le souci de la vérité des familles."
Dixit
Voilà qui sent à nouveau la bananeraie à plein nez ! Après les trous de mémoire de Roland Dumas sur les comptes de campagne de Balladur (un des volets de l'affaire) et le peu d'empressement du gouvernement a demander les archives sur ces mêmes comptes auprès du Conseil Constitutionnel, après les arguments foireux d'Hervé Morin (et de MAM qui le précéda) et le sempiternel "secret défense", voici donc le président de l'assemblée représentant 65 millions de Français qui s'oppose lui aussi - en notre nom donc - à la recherche de la vérité. Si son souci est cette vérité, si l'Assemblée Nationale n'a rien a cacher, alors pourquoi? En vertu de la séparation des pouvoirs ? Mais bien sûr ! Quand on voit la grande vertu du pouvoir politique en place concernant l'indépendance de la justice (Woerth-Bettencourt notamment) et le respect de la Constitution, l'argument est tout à fait recevable et il serait malhonnête de notre part d'insinuer le contraire ! Parce qu'il ne faudrait mettre à bas la confiance de ceux à qui on a promis ? Mais bien sûr, encore! Ces promesses sont forcément au-dessus du devoir de justice et de la dignité des victimes et de leurs familles, comprenez-le ! Tout cela pue très fort et ces petits arrangements sont une insulte absolue dans un scandale d'Etat majeur. Mais il y a surtout de grosses légumes à protéger, à commencer par la plus petite d'entre elles, malgré ses talonnettes : Nicolas Sarkozy qui, à l'époque de la vente des sous-marins au Pakistan, était le ministre du Budget qui valida la création des sociétés destinées à verser les commissions et le directeur de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur ...
PS : A propos de PS justement, le silence de l'opposition sur tout cela laisse pour le moins songeur !...
lien direct : http://dixit-blog.com/2010/11/11/lassemblee-nationale-na-strictement-rien-a-cacher-je-partage-le-souci-de-la-verite-des-familles/



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[vidéo] - [interview Sandrine Leclerc et Magali Drouet] - |Mediapart]
15/11/2010 - Interview de Magali Drouet et Sandrine Leclerc,
réalisée par le site Mediapart.fr


"Magali Drouet et Sandrine Leclerc, 35 ans, ont perdu leurs proches dans l’attentat de Karachi, au Pakistan, le 8 mai 2002. Dans un livre publié le 10 novembre aux éditions Fleuve Noir "On nous appelle les Karachi", elles livrent leur vision de cette histoire qui a viré à l’affaire d’Etat. Un témoignage édifiant et un entretien en six volets sur Mediapart."


1 / 6 Bruguière, circulez y'a rien à voir
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfn7mw_affaire-karachi-1-6-bruguiere-circulez-y-a-rien-a-voir_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfn7mw_affaire-karachi-1-6-bruguiere-circulez-y-a-rien-a-voir_news?additionalInfos=0</a>


2 / 6 Trevidic, le juge qui a tout changé
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfn9ni_affaire-karachi-2-6-trevidic-le-juge-qui-a-tout-change_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfn9ni_affaire-karachi-2-6-trevidic-le-juge-qui-a-tout-change_news?additionalInfos=0</a>


3 / 6 Plongés dans une affaire d'état
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfn8by_affaire-karachi-3-6-plonges-dans-une-affaire-d-etat_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfn8by_affaire-karachi-3-6-plonges-dans-une-affaire-d-etat_news?additionalInfos=0</a>


4 / 6 Sarkozy, le coup du mépris
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfnahn_affaire-karachi-4-6-sarkozy-le-coup-du-mepris_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfnahn_affaire-karachi-4-6-sarkozy-le-coup-du-mepris_news?additionalInfos=0</a>


5 / 6 Une affaire très suivie
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfn7se_affaire-karachi-5-6-une-affaire-tres-suivie_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfn7se_affaire-karachi-5-6-une-affaire-tres-suivie_news?additionalInfos=0</a>


6 / 6 On veut la vérité
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfn8wd_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfn8wd_news?additionalInfos=0</a>

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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #37 le: 18 novembre 2010 à 12:42:05 »
Citer
[revue de presse] - [73] - [mercredi 17 novembre 2010]
Ce blog a battu, hier, son record de visites quotidiennes.

- BFM TV 17 Novembre 2010 :
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfo0fg_karachi-millon-confirme-des-retro-commissions_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfo0fg_karachi-millon-confirme-des-retro-commissions_news?additionalInfos=0</a>

Autre article :
- Jean-Louis Debré refuse de transmettre des documents sur Karachi, Yahoo

ATTENTAT DE KARACHI : UN TEMOIN DESIGNE SARKOZY
Guillaume Dasquié, Libération
"Le 9 novembre, dans le bureau du juge Renaud Van Ruymbeke, un témoin de premier ordre a désigné Nicolas Sarkozy comme le commanditaire, en 2006, de discrètes négociations portant sur deux sociétés offshore installées au Luxembourg.Gérard-Philippe Menayas, ancien directeur financier au sein de la société d’armement Direction des constructions navales (DCN), a raconté qu’entre octobre et novembre 2006, Sarkozy avait envoyé des messagers pour régler des questions touchant deux structures dédiées aux opérations financières occultes de la DCN, les sociétés Heine et Eurolux, notamment pour les maintenir en activité.
Homme clé. Initialement, l’audition de ce témoin avait pour objectif de comprendre plusieurs notes manuscrites, truffées d’initiales et d’abréviations, et rédigées entre le 3 novembre et le 21 décembre 2006. Des documents saisis il y a plus de deux ans à la DCN. Le cadre supérieur a expliqué qu’il en était bien le rédacteur et qu’elles représentaient une synthèse de ses discussions de l’époque avec Jean-Marie Boivin, homme clé des opérations douteuses de la DCN, organisées depuis le Luxembourg. Boivin, obéissant aux instructions données par Paris, utilisait notamment la société Heine pour payer discrètement des hommes politiques étrangers achetant des matériels de guerre à la France.
Sur les feuilles de Gérard-Philippe Menayas, on peut lire : «Les deux visiteurs du 26/10 étaient bien mandatés par NS» ; ils ont fait part à Boivin «de l’irritation des autorités françaises et lux quant aux courriers reçus, et plus part. le courrier reçu par NS». «Ils demandent le maintien en vie de HH et de €L…»
suite : http://www.liberation.fr/societe/01012302496-attentat-de-karachi-un-temoin-designe-sarkozy

KARACHI : SARKO A-T-IL VOULU ETOUFFER L'AFFAIRE ?
Nouvelobs, Serge Raffy
"Au départ, il y a un maître chanteur, un certain Jean-Marie Boivin, PDG d'une société luxembourgeoise, Heine, qui deviendra plus tard Eurolux. Selon divers documents, cette société a été créée en 1994 avec l'aval de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget d'Edouard Balladur. Jean-Marie Boivin est un "compagnon de travail" de Menayas. Un as des montages financiers, jovial, polyglotte, jonglant les yeux fermés avec les sociétés offshore. Pendant des années, Menayas l'a accompagné dans sa gestion du maquis des sociétés-écrans. Il confirme au magistrat que Boivin, à travers la société Heine puis Eurolux, avait bien été recruté en 1994 pour "créer des plates-formes étrangères destinées à véhiculer des commissions sur des contrats" pour ne pas impliquer la DCN dans une comptabilité douteuse. Boivin le petit génie est chargé de ventiler l'argent des commissions des frégates vendues à Taïwan (contrat Bravo), à l'Arabie Saoudite (contrat Sawari II) et des sous-marins vendus au Pakistan (contrat Agosta). Il utilise une technique imparable, à double fond pourrait-on dire, ou à deux niveaux. Un premier niveau, que Boivin appelle la plate-forme de rang 1, où apparaissent les commissions légales versées aux intermédiaires, surnommés les "agents ". Un second niveau, plus opaque, moins avouable, la plate-forme de rang 2, où sont organisées les rétrocommissions. Dans l'une de ses perquisitions à la Direction générale des Impôts, le juge Van Ruymbeke a récupéré une note manuscrite et non signée, datée du 11 décembre 2006, rédigée vraisemblablement par un fonctionnaire du bureau CF2 de la sous-direction du contrôle fiscal, qui confirme les montages de Boivin. "1er étage: Luxembourg et Irlande. 2e étage : île de Man, Bahamas et îles Caïmans." Pour ce deuxième étage, la plate-forme de rang 2, selon la terminologie de Jean-Marie Boivin, le fonctionnaire ajoute : "Brouillage de piste par l'éclatement des sommes en cas de contrôle du bénéficiaire." Pourquoi donc brouiller les pistes sinon pour masquer l'illégalité de ces transactions, et donc la nature frauduleuse de cette "plate-forme de rang 2 " ?
Pendant dix ans, l'as des shadow companies vit sur un nuage...."
suite : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101116.OBS3043/karachi-sarkozy-a-t-il-voulu-etouffer-l-affaire.html

Autres articles :
- De l'attentat au Karachigate, Le Figaro
- Karachigate, l'étau se resserre autour de Sarkozy, Plume de presse


[INFO OBS] KARACHI : LA BOMBE MILLON
Nouvelobs
"L'ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac, Charles Millon, entendu le 15 novembre par le juge Van Ruymbeke, vient de lâcher une petite bombe, en confirmant pour la première fois devant la justice, qu'il y avait bien eu des rétrocommissions dans les dossiers gérés par le gouvernement Balladur en 1994 et 1995. "En ce qui concerne le contrat pakistanais, a poursuivi Charles Millon, au vu des rapports des services secrets et des analyses qui ont été effectuées par les services du ministère, on a eu l'intime conviction  qu'il y avait eu des rétrocommissions." En d'autres termes : des retours d'ascenseurs financiers de la part d'intermédiaires qui ont reversé une partie de leurs propres commissions pour financer des hommes politiques français. Charles Millon a également confirmé devant le magistrat parisien que Jacques Chirac lui avait bien ordonné de mettre fin à ce système.
Lors de son audition, Charles Millon a déclaré : "le président de la République m'a dit, comme il l'a déclaré lors d'une conférence de presse aux alentours du 14 juillet (1995,NDLR), qu'il souhaitait une moralisation de la vie publique et politique et qu'il y avait trop de bruit autour des contrats d'armement dû à l'existence de rétro-commissions. Il m'a donc demandé de faire procéder à une vérification sur tous les contrats." 
suite : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101116.OBS3044/info-obs-affaire-karachi-la-bombe-millon.html

Autres articles :
- Intégralité de la déposition de Charles Millon, NouvelObs
- Devant les juges, Millon confirme les rétro-commissions, Rue89
- Le "Karachigate", une affaire d'état, Monsieur Jo
- Corruption confirmée dans le dossier Karachi, L'express
- Millon confirme l'existence de retrocommissions, Le Monde

BFM-TV, RÉACTION DU PS
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfo4yp_karachi-le-ps-demande-que-lyenquete-avance_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfo4yp_karachi-le-ps-demande-que-lyenquete-avance_news?additionalInfos=0</a>


LES FAMILLES DE VICTIME VEULENT LA VERITE SUR KARACHI
La nouvelle république, Christophe Colinet
« Pendant six ans on a eu un juge qui se bornait à une piste - celle d'al-Qaida - alors que des éléments forts dans le dossier auraient dû le pousser à se poser des questions. De plus, notre ancien avocat ne travaillait que pour le ministère de l'Intérieur. Jusqu'en 2008, pendant six ans, jamais il ne nous a reçues dans son bureau pour faire un point sur le dossier et lorsque notre nouvel avocat est allé au Palais de justice pour demander une copie du dossier d'instruction, on s'est rendu compte que ça n'avait jamais été fait auparavant. C'est pour cela que le dossier avance enfin. Le changement de juge et d'avocat a fait la différence : ils veulent connaître la vérité. »

Question : Qu'est-ce qui vous a permis de tenir tout ce temps ?

« Il y a une chose qui est certaine : il n'y a pas de haine. Il y a forcément de la colère, parce que quand on a vécu ce qu'on a vécu depuis huit ans et qu'on se rend compte que plus ça va et pire c'est, il y a de la colère. Mais pas de haine. »
lien direct : http://www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/Faits-Divers/24-Heures/Les-familles-de-victimes-veulent-la-verite-sur-Karachi



ON NOUS APPELLE LES KARACHI : LA REPUBLIQUE MEPRISANTE
Le Monde, Jacques Follorou
"C'est une véritable charge, signée par deux filles de victimes, Magali Drouet et Sandrine Leclerc. L'originalité de l'ouvrage réside dans l'absence de pathos et la description d'une quête de justice en butte à cette raison d'Etat qui devait, pensaient-elles, soutenir leur besoin de comprendre pourquoi leurs pères sont morts à Karachi.
Confrontées à ce drame, elles découvrent, dans un premier temps, l'impréparation de la DCN, dès lors qu'il agit de venir en aide aux onze familles touchées par l'attentat. L'accès aux corps est entravé et les informations sur les circonstances de l'attentat sont rares. Les familles sont contraintes de se prêter à des mises en scène.
Quant aux représentants de l'Etat, ils ne leur opposent que des mots. Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la défense, se déclare joignable à tout instant sans même leur donner un numéro de téléphone. Cela n'empêchera pas Mme Alliot-Marie de communiquer en prétendant recevoir régulièrement les familles endeuillées, les choquant encore davantage.
Les revendications des familles de victimes, soucieuses aussi de voir la justice enquêter activement sur l'attentat, sont présentées comme des caprices, voire pis. Faute de rentrer dans le rang, elles sont accusées, par la DCN, de vouloir tirer un profit financier de la mort de leurs pères. Face à ce qu'elles considèrent comme "de la négligence" et "du mépris", elles vont découvrir l'utilité d'un allié, les médias..."
lien direct : http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/11/16/on-nous-appelle-les-karachi-de-magali-drouet-et-sandrine-leclerc_1440768_3260.html
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #38 le: 18 novembre 2010 à 13:13:46 »
désormais je vais rayer le mot "coïncidence" de mon vocable...

Citer
Karachigate: l’étau se resserre autour de Sarkozy

Deux témoignages capitaux sont récemment venus enrichir le dossier du karachigate. La thèse que nous évoquions dans nos trois longs articles de juin 2009 se confirme de jour en jour. Et Nicolas Sarkozy est impliqué très directement.

« Dans l’enquête sur l’attentat de Karachi, Gérard-Philippe Menayas, ancien haut dirigeant de la DCN [Direction des constructions navales, NdA], vient de révéler qu’une partie des commissions suspectes, qui auraient permis en 1995 le financement de la campagne de Balladur, a transité par la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream. Le nom de Nicolas Sarkozy est cité à de nombreuses reprises » … »
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #39 le: 18 novembre 2010 à 14:31:10 »
C'est vrai, il n'y a pas coïncidence...
Il n'y a qu'un faisceau de présomptions concomitantes  :mdr1:

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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #40 le: 18 novembre 2010 à 16:11:24 »
aux infos sur m6 ce jour 13h, des témoins, parents directes des victimes de karachi, parlent ouvertement et accusent ns  !
qui va avoir des problèmes suite à cette interview ? m6 ? les familles ? ns ?
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #41 le: 18 novembre 2010 à 16:58:55 »
En effet, on est dans un contexte pas très catholique ; les barbouzes, sommes d'argent importantes de provénance douteuse, secrets défense...il s'est déjà vu que dans ces circonstances les gens disparaissent, qu'il leur arrive les accidents...qu'ils deviennent subitement dépressifs, voir suicidaires...
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #42 le: 19 novembre 2010 à 09:52:36 »
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[revue de presse] - [74] - [jeudi 18 novembre 2010]
Même Christophe Barbier s'y met ! Suite à l'audition de Charles Millon, après des mois d’atonie, quelques jours après le remaniement ministériel, les médias semblent enfin s'emparer de l'affaire Karachi. Bien, pourvu que cela dure... Nous venons également d'apprendre que Magali Drouet et Sandrine Leclerc seront les invitées de l'émission "Salut les terriens!" de Thierry Ardisson, samedi prochain à 20h.
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfo736_affaire-karachi-millon-confirme-l-existence-de-retrocommis_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfo736_affaire-karachi-millon-confirme-l-existence-de-retrocommis_news?additionalInfos=0</a>

Voici une sélection des articles et vidéos du jour... Il en manque surement...

La grosse actualité du jour :
LES FAMILLES DES VICTIMES DEMANDENT L'AUDITION DE NICOLAS SARKOZY
NouvelObs - AP
Les familles des victimes de l'attentat de Karachi ont annoncé jeudi leur intention de faire entendre le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy comme témoin dans l'enquête sur l'attentat, qui avait fait 15 morts dont onze Français de la DCN en mai 2002 au Pakistan.

Nathalie Drouet et Sandrine Leclerc, filles des victimes ont annoncé cette nouvelle lors d'une conférence de presse au cabinet de leur avocat Me Olivier Morice.
Ce dernier a indiqué à la presse avoir sollicité l'audition comme témoin de l'ancien président Jacques Chirac et de son ancien secrétaire général à l'Elysée Dominique de Villepin.
Lundi, lors de son audition devant le juge Renaud Van Ruymbeke, l'ancien ministre de la Défense Charles Millon a déclaré que l'ancien président de la République Jacques Chirac lui avait demandé en 1995 de vérifier l'existence de possibles rétro-commissions, sur des contrats d'armements passés par le gouvernement d'Edouard Balladur.
A la suite d'enquêtes des services secrets français, plusieurs contrats de commission avaient été arrêtés.
Le statut pénal du chef de l'Etat prévoit qu'il ne peut être entendu ni comme témoin ni poursuivi le temps de son mandat."
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfoipx_karachi-l-appel-des-familles-des-victimes-nov-2010_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfoipx_karachi-l-appel-des-familles-des-victimes-nov-2010_news?additionalInfos=0</a>
lien direct : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20101118.FAP1190/karachi-les-familles-des-victimes-demandent-l-audition-de-nicolas-sarkozy.html


<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfoj2k_karachi-la-piste-des-retro-commissions_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfoj2k_karachi-la-piste-des-retro-commissions_news?additionalInfos=0</a>


MAITRE MORICE / LA CONTROVERSE
France Inter 7 / 9
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfojox_karachi-me-morice-avocat-des-familles-des-victimes_webcam?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfojox_karachi-me-morice-avocat-des-familles-des-victimes_webcam?additionalInfos=0</a>




DEBAT SUR KARACHI
BFM TV
Avec Magali Drouet, Fabrice Lhomme, Alain Richard (PS)
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfom1v_debat-sur-l-affaire-karachi_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfom1v_debat-sur-l-affaire-karachi_news?additionalInfos=0</a>


- Articles et éditos du jour :
- BONS BAISERS DE KARACHI, Politis

- KARACHI, 18 ANS D'AFFAIRE, Le Monde
- KARACHI : LA VERITE, Christophe Barbier, L'express
- KARACHIGATE : OU EN EST L’ENQUÊTE ?, 20 Minutes
- MILLON : UNE AUDITION EXPLOSIVE, Charente Libre




LE STORY-TELLING POSTE REMANIEMENT CONTINUE, LE KARACHIGATE AUSSI
Sarkofrance
"...Autre information, cette fois-ci publiée par Mediapart, Gérard-Philippe Menayas, directeur financier et administratif de la Direction des constructions navales (DCN) entre 1992 et 2008, a fait quelques révélations et confirmations au même juge :

(1) diverses sociétés écrans ont été créées (dont l'une au Luxembourg et l'autre à l'île du Man) pour faire transiter les commissions occultes versées aux intermédiaires dans la vente des sous-marins Agosta ; dont l'une d'entre elles, baptisée HEINE, était dirigée par Jean-Marie Boivin.

(2) Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget, avait connaissance du montant de ces commissions, de l'identité des bénéficiaires : « le volume total des commissions était validé, contrat par contrat, par les deux ministres du budget et de la défense ». Et d'ajouter: «Puis chaque année, après paiement des commissions, je me rendais à la direction de la législation fiscale au ministère de l'économie et des finances (bureau CF3) auquel je remettais les déclarations DAS II Bis sur lesquelles je fournissais des explications orales sur la destination de ces commissions.»

(3) le système de sociétés offshore aurait été monté avec l'aval du ministère du budget de l'époque, comme l'avait déjà affirmé la police luxembourgeoise dans un précédent rapport;

(4) Le paiement des commissions occultes, d'après ce témoin, aurait transité par la chambre de compensation Clearstream.

(5) L'ancien directeur de la société HEINE s'est confié régulièrement à M. Meneyas. Selon ce dernier, Boivin a exercé un chantage auprès de divers responsables politiques français après son licenciement (« Dès 2004, M. Boivin a réclamé des sommes d'un montant croissant dans le temps et envoyait des courriers d'abord à l'entreprise, puis à des responsables de l'Etat français, voire M. Sarkozy lui-même avant qu'il ne soit président »). Boivin s'est même adressé à l'avocat associé de Nicolas Sarkozy, juste avant la présidentielle, et aurait été physiquement menacé, fin 2006, par deux anciens agents secrets, envoyés, selon Boivin, par Nicolas Sarkozy."
lien direct : http://sarkofrance.blogspot.com/2010/11/le-story-telling-post-remaniement.html




KARACHIGATE, UN RESUME
Intox2007
"...Voici donc les questions légitimes qu'on peut se poser

1/ Le financement de la campagne de Balladur en 1995 a il été fait en partie avec de l'argent sale ? Le directeur de campagne (Sarkozy)  était il dans ce cas au courant ou acteur?

2/ La fine équipe Chirac/Villepin en coupant le robinet à fric des intermédiaires est-elle directement responsable de la mort des 11 citoyens Français ?

3/ L'argent des commissions a-t-il irrigué d'autres officines liées à des citoyens Français politiques ou proches de politiques ou des entreprises ? si oui lesquels ?

Si tout ceci se vérifie alors nous pourrons dire encore une fois que la république est pourrie, et qu'elle est comme le poisson pourrit toujours par la tête…. Et que des mécanismes de transparence, de contre-pouvoirs doivent être mis en place."
lien direct : http://www.intox2007.info/index.php?post/2010/11/18/Karachigate:-un-resume




LE "KARACHIGATE" FAIT RÉAGIR
JDD
"Les révélations de l'ancien ministre de la Défense, Charles Millon, mercredi, dans ce qu'il convient désormais d'appeler le "Karachigate", ont provoqué des réactions en série. La plus symbolique d'entre elles est sans conteste la demande de familles de victimes de l'attentat de Karachi, le 8 mai 2002 au Pakistan, d'une audition par un juge d'instruction de Nicolas Sarkozy, cité dans ce dossier en tant que porte-parole de la campagne d'Edouard Balladur en 1995 et ministre du Budget de l'époque.

Une demande dont s'est emparée l'opposition, à l'image de Jean-Christophe Cambadélis. Le député socialiste a en effet estimé jeudi que le président de la République devait s'expliquer. Et d'ajouter, sur France Info: "Sinon, c'est clair, cette affaire sera à Nicolas Sarkozy ce que fut l'affaire des diamants à Valéry Giscard d'Estaing." Difficile de faire plus clair, à moins de s'appeler… Eva Joly. La probable candidate d'Europe Ecologie à l'élection présidentielle de 2012 n'a en effet pas hésité à lier la suppression du juge d'instruction, chère à Nicolas Sarkozy, et son éventuelle implication dans ce dossier brûlant...."
lien direct : http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Les-revelations-sur-l-attentat-de-Karachi-ont-provoque-de-nombreuses-reactions-234712/


Autre article :
- LE PS EXHORTE N.SARKOZY A S'EXPLIQUER SUR KARACHI, Nouvelobs


Et last but not least :
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfoi11_karachi-la-verite_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfoi11_karachi-la-verite_news?additionalInfos=0</a>

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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #43 le: 22 novembre 2010 à 18:11:03 »
pas le temps et trop de liens à remettre en forme, donc pour la mise à jour de l'affaire en cours c'est ici :

[revue de presse] - [75] - [vendredi 19 novembre 2010]

[revue de presse] - [76] - [20 novembre 2010]

[revue de presse] - [77] - [Dimanche 21 novembre 2010]
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #44 le: 22 novembre 2010 à 19:43:34 »
"Le ministre de la Défense comme moi-même sommes décidés à ce que tous les documents qui seront demandés soient communiqués en temps et heure"

c'est moi qui souligne
cette phrase pourrait sous-entendre qu'il pourrait y avoir d'autres documents existants mais si on les demande pas ....

nul n'est sensé ignorer la loi mais la loi elle, elle nous ignore pas mal ....
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

 La neutralité favorise toujours l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté » (E. Wiesel).

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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #45 le: 22 novembre 2010 à 20:58:25 »
Le coup de dire "respectons le deuil des familles" lui est revenu en pleine gueule, ce sont justement les familles endeuillées qui lancent la polémique !
L"arroseur arrosé," ou plutôt "l'arrosé arrosé," enfin, vous voyez...
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #46 le: 22 novembre 2010 à 21:14:08 »
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La colère off de Sarkozy

 Pour dénoncer les méthodes d'un journaliste qui l'interrogeait sur l'affaire Karachi, le président lui a demandé comment il réagirait s'il était taxé de pédophile.
  
Vendredi 19 novembre, dans la soirée, Nicolas Sarkozy s'est énervé au cours d'une rencontre informelle avec les journalistes, en marge du sommet de l'Otan à Lisbonne. Le chef de l'Etat, un micro à la main, a d'abord évoqué l'Afghanistan, avant d'être interrogé sur les derniers rebondissements dans l'affaire de Karachi. Le président a relevé qu'il avait été présenté, à tort, comme "le trésorier" du candidat Edouard Balladur, pour la campagne présidentielle de 1995. "Vous dites n'importe quoi, vous ne vérifiez rien", a lancé Nicolas Sarkozy aux journalistes.  

Une question précise lui a ensuite été posée sur son rôle spécifique à l'époque (ministre du Budget, puis porte-parole du candidat Balladur), après que Charles Millon eut évoqué l'existence de rétrocommissions. Et c'est là que les choses ont dégénéré, lorsque le président a ciblé, au second degré, le journaliste qui l'a interrogé: "Vous êtes un pédophile, j'en ai l'intime conviction, j'ai vu les services secrets mais je ne vous dirai pas lesquels, j'ai vu quelqu'un mais je ne vous dirai pas qui c'est, et c'était oral. Mais j'en ai l'intime conviction, vous êtes un pédophile!" En s'exprimant de la sorte, Nicolas Sarkozy voulait dénoncer ceux qui parlent sans preuve.  

La conversation a été enregistrée sur le circuit interne du sommet. Après le debriefing, l'Elysée a fortement insisté, dès lors que la conversation était off, pour que les bandes soient totalement effacées... L'Elysée qui dément les propos relatés: "Jamais le président de la République n'a insulté un journaliste en le traitant de pédophile", conteste son entourage.


http://www.lexpress.fr/actualite/indiscrets/affaire-karachi-la-colere-off-de-sarkozy_939031.html

Radio Elysée ment
Radio Elysée est dément!

Peut-être est-ce ce que voulait dire le Berlusconi en faisant le signe "toc! toc!" à son homologue roumain...

http://www.rmc.fr/editorial/135940/que-sest-il-passe-entre-nicolas-sarkozy-et-traian-basescu/

Toujours est-il qu'en dépit des sornettes du petit menteur, l'omerta continue:
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/11/22/karachi-fillon-refuse-au-juge-van-ruymbeke-une-perquisition-a-la-dgse_1443568_3224.html#ens_id=1438027
« Modifié: 22 novembre 2010 à 21:25:22 par sarkonique »
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
A. Schopenhauer
http://raconterletravail.fr/

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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #47 le: 22 novembre 2010 à 21:57:05 »
il en rate pas une le $arko, tout en disant "je n'étais pas trésorier" il omet de dire qu'il était juste directeur de campagne de Balladur... décidément ces journalistes ne font pas leur boulot, je suis bien d'accord avec lui...

"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #48 le: 23 novembre 2010 à 09:03:28 »
Citer
[revue de presse] - [78] - [lundi 22 novembre 2010]
Deux records sont atteints ce week-end : pour les connexions au site et pour le nombre d'articles publiés sur l'affaire Karachi:

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfq0ox_karachi-villepin-revient-sur-ses-declarations_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfq0ox_karachi-villepin-revient-sur-ses-declarations_news?additionalInfos=0</a>

1 / VILLEPIN REVIENT SUR SES DÉCLARATIONS

"AUCUN LIEN" ENTRE ARRÊT DES COMMISSIONS ET ATTENTAT SELON VILLEPIN
Le Parisien
"Dominique de Villepin a affirmé dimanche soir sur TV5Monde qu'"à (sa) connaissance, il n'y avait "aucun lien" entre l'arrêt à partir de 1995 du versement de commissions dans le cadre d'un contrat d'armement avec le Pakistan et l'attentat de Karachi en 2002.
"A ma connaissance, il n'y a aucun lien. Nous sommes dans un cas en 1995, nous sommes dans l'autre cas en 2002, ce n'est pas le même gouvernement pakistanais, ce ne sont pas les mêmes circonstances au Pakistan", a déclaré Dominique de Villepin.

"Ce qui a été arrêté dans le contrat pakistanais, ce ne sont pas les commissions qui étaient dues légalement à des intermédiaires pakistanais" et "le président de la République a choisi d'arrêter les commissions dues à des intermédiaires non pakistanais, a précisé Dominique de Villepin à propos de la décision d'arrêter des versements.
lien direct : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/karachi-aucun-lien-entre-attentat-et-arret-des-commissions-selon-villepin-21-11-2010-1159694.php

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfq27p_lyaffaire-de-lyattentat-de-karachi-relance-la-bataille-villepin-sarkozy_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfq27p_lyaffaire-de-lyattentat-de-karachi-relance-la-bataille-villepin-sarkozy_news?additionalInfos=0</a>


2 / LES FAMILLES VEULENT FAIRE TÉMOIGNER ALAIN JUPPE


LES FAMILLES DES VICTIMES VEULENT QUE JUPPE S'EXPLIQUE
Le parisien
"Des familles des victimes de l'attentat de Karachi en 2002 comptent demander ce lundi l'audition comme témoin du ministre de la Défense Alain Juppé, qui a affirmé dimanche ne pas avoir souvenir de rétrocommissions vers la France dans un contrat d'armement avec le Pakistan.

Après avoir tour à tour mis en cause ces derniers jours le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, son prédécesseur Jacques Chirac, et Dominique de Villepin, ces familles attendent du maire de Bordeaux qu'il dise au juge Renaud Van Ruymbeke ce qu'il sait de l'interruption de commissions sur certains contrats d'armements décidée en 1995 par Jacques Chirac.
[...]
Elles n'ont en effet pas été convaincues par les déclarations d'Alain Juppé qui a assuré dimanche qu'il n'avait pas lui-même entendu parler de «rétrocommissions» quand il était Premier ministre, sur des contrats de ventes d'armes au Pakistan. Il a bien confirmé qu'à son arrivée à Matignon en 1995, Jacques Chirac lui avait dit qu'il avait «donné instruction au ministre de la Défense (Charles Millon, ndlr) de suspendre le versement de certaines commissions liées à des ventes d'armes», parce que tout ça n'était «pas clair».
lien direct : http://www.leparisien.fr/faits-divers/karachi-les-familles-des-victimes-veulent-que-juppe-s-explique-21-11-2010-1159763.php?xtor=EREC-109


EXCLUSIF : LE JUGE D'INSTRUCTION ECRIT A ALAIN JUPPE
France info
"...La première demande du juge Marc Trévidic date du 5 mai 2010.




A ce jour, il n’a obtenu aucune réponse. Et la commission consultative chargée de se prononcer sur la déclassification n’a toujours pas été saisie, alors que le "délai habituel est de deux mois", précise-t-on de source judiciaire.
Ce matin, le juge Trévidic, qui enquête sur l’attentat, a donc écrit au nouveau ministre de la Défense, Alain Juppé, pour réitérer sa demande.
Dans cette lettre, le juge rappelle qu’il n’a pas obtenu les documents classés "secret défense" qu’il réclame depuis de nombreux mois : des résultats d’enquêtes administratives sur le versement des commissions, et un rapport de Dominique Castellan, un dirigeant de la DCN, sur l’arrêt du versement des commissions..."
lien direct :  http://www.france-info.com/france-justice-police-2010-11-22-exclusif-karachi-le-juge-d-instruction-ecrit-a-alain-juppe-498701-9-11.html


Autres articles :
- L'ENQUETE SUR KARACHI RELANCEE : LE GOUVERNEMENT SOUS PRESSION, Reuters
- AUTOUR D'ALAIN JUPPE, Europe1




3 / MICHEL MAZENS NUANCE

POUR MICHEL MAZENS L'ATTENTAT N'EST PAS LIE AUX RETROCOMMISSIONS
Le Monde.fr
"L'ex-cadre supérieur de l'armement Michel Mazens, témoin-clé dans l'affaire de Karachi, admet l'arrêt des rétrocommissions mais selon lui, elles sont sans lien avec l'attentat de 2002. Interrogé par Libération, l'ancien président de la Société française d'exportation de systèmes avancés (Sofresa) estime qu'il y a eu une "exagération" et une "sur-interprétation" de ses propos.

"L'attentat s'est déroulé longtemps après cet épisode. A mon sens, il n'y a pas de lien entre les deux. Je n'ai jamais reçu la moindre information qui m'aurais permis de le penser", déclare M. Mazens au cours de l'interview. "Sa mise au point diminue le bien-fondé d'une plainte visant Jacques Chirac, un peu vite accusé d'avoir, en stoppant les rétrocommissions, entraîné l'attentat sept ans plus tard", réagit Libération.
[...]
Vendredi, Mediapart dévoilait les déclarations de Michel Mazens, la veille, devant le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke. Selon le site d'information, M. Mazens avait été chargé en 1995 d'interrompre le versement de commissions sur le contrat Sawari II de vente de frégates à l'Arabie saoudite. En avertissant Dominique Castellan, ex-président de DCNI – la branche internationale et export de la DCN (Direction des constructions navales) –, que les commissions promises en marge d'un contrat de vente de sous-marins au Pakistan en 1994 ne seraient pas versées, ce dernier lui aurait fait part des risques encourus par le personnel de la DCN : "Un soir, je suis ainsi allé voir M. Castellan dans son bureau pour lui faire part de la directive de M. de Villepin. Il a réagi en disant que pour lui c'était compliqué, car c'était faire courir des risques au personnel."

Mais Libération souligne que le magistrat ne lui a pas demandé de préciser ces "risques". Le quotidien va encore plus loin en affirmant que les conclusions de Mediapart résultent d'une "lecture hâtive" des déclarations de Michel Mazens. "On m'a déjà fait dire beaucoup de choses (...) mais là ça me semble un peu léger comme conclusion", affirme d'ailleurs ce dernier dans Libération. "J'ai senti Dominique Castellan soucieux, dit-il, mais pas au point de craindre un acte criminel, ça ne se situait pas sur ce plan-là."
lien direct : http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/11/22/karachi-pour-michel-mazens-l-attentat-n-est-pas-lie-aux-retrocommissions_1443132_823448.html

Autre article :
- LA MISE AU POINT D'UN TEMOIN CLE, Le Figaro

4 / LES MENSONGES DE SARKOZY

L'AVOCAT DES FAMILLES DEMANDE A SARKOZY D’ARRÊTER DE MENTIR
RMC, Jean-Jacques Bourdin
"Invité de Bourdin Direct ce lundi, l’avocat des familles de victimes de l’attentat de Karachi, Me Olivier Morice, demande à Nicolas Sarkozy d’ « arrêter de mentir ». Il lui reproche d’être passé d’une « posture de fable » à une « posture de bon plaisir » et lui demande de transmettre des documents, selon lui, indispensables à l’enquête...."
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfq18l_karachigate-maitre-olivier-morice_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfq18l_karachigate-maitre-olivier-morice_news?additionalInfos=0</a>
lien direct : http://www.rmc.fr/editorial/135947/karachi-l-avocat-des-familles-demande-a-sarkozy-d-arreter-de-mentir/


KARACHI LES DOCUMENT QUI DESIGNENT SARKOZY
Mediapart, Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme
"L'Elysée a beau affirmer que l'affaire de Karachi «ne concerne en rien» Nicolas Sarkozy, les éléments contenus dans le dossier judiciaire démontrent le contraire. Plusieurs documents impliquent directement le chef de l'Etat dans ce dossier de corruption qui ébranle sa présidence. Mediapart les publie..."

lien direct : http://www.mediapart.fr/journal/international/211110/karachi-les-documents-de-lenquete-qui-designent-sarkozy



LA SOCIETE HEINE AU COEUR DU MONTAGE FINANCIER
Le blog finance
"...Dans un rapport de synthèse établi par la police luxembourgeoise, les enquêteurs - agissant dans le cadre d'une commission rogatoire internationale délivrée par deux juges parisiens - estiment que plus de 76 millions d'euros ont transité entre 1994 et 2004 entre DCN International, émanation de l'entreprise d'Etat DCN (aujourd'hui DCNS), et Heine SA.

Créée en 1994 au Luxembourg, avec l'aval de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget d'Edouard Balladur, cette société était utilisée par DCNI en vue notamment de régler des commissions à des intermédiaires dans le cadre de ventes d'armes à l'étranger. Parmi eux : l'homme d'affaires d'origine libanaise Ziad Takieddine, soupçonné d'être impliqué dans la vente de sous-marins Agosta par la France au Pakistan en 1994.

Les enquêteurs - luxembourgeois - estiment que "le bénéficiaire économique de ces deux sociétés est l'Etat français", ajoutant qu'après avoir transité par le Luxembourg, les sommes de 76 millions d'euros ont pris le chemin de comptes offshore, notamment à l'Ile de Man.

Vu les montants en jeu, le rapport exclut que cet argent ait pu rémunérer des services de consultants.

"Il ne s'agissait de rien d'autre que de corruption par l'intermédiaire d'une société luxembourgeoise faisant écran, de la part d'une entreprise française, DCNI, vers les pays où elle convoitait les marchés", peut-on lire dans le rapport. ..."
article complet : http://www.leblogfinance.com/2010/11/affaire-de-karachi-la-societe-heine-au-coeur-du-montage-financier.html


5 / BERNARD CAZENEUVE (PS) CHEZ JEAN-PIERRE ELKABACH
Europe1
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfq0ww_karachi-quot-les-suspicions-ne-sont-pas-des-preuves-quot_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfq0ww_karachi-quot-les-suspicions-ne-sont-pas-des-preuves-quot_news?additionalInfos=0</a>

Devant cette abondance de rebondissements et de dénégations, un avertissement d'Arret sur Images :

6 / UNE MISE AU POINT D'ARRET SUR IMAGES

KARACHI : DANGER DU TAPAGE
ASI, Daniel Schneidermann
"...Vertiges du lecteur, et trembement de la vérité. Il y a deux manières d'étouffer un scandale : l'indifférence, et le tapage. Devant la gravité potentielle de l'enquête sur l'attentat de Karachi, dès lors que la Justice y subodorait un lien avec le financement de la campagne de Balladur en 1995, nous avons ouvert dès juin 2009 un dossier, sur le site. A l'époque, de terrifiantes allégations tombaient dans le trou noir de l'indifférence des jités de 20 Heures, qui regardaient ailleurs. Le scandale de Karachi est aujourd'hui tout aussi potentiellement grave, et même davantage, le faisceau de soupçons autour de l'existence de rétrocommissions ne cessant de se resserrer. Simplement, ce n'est plus l'indifférence qui le menace, mais le tapage."
lien direct :  http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=9716


7 / LES ANALYSES SUR LES BLOGS :

KARACHI, FIN DE PARTIE POUR SARKOZY
Le blog de Superno
"Je sais, il est prématuré de s’emballer ainsi, mais les derniers développements du Karachigate font naître un espoir fou : qu’il se casse, à la fin, sans attendre la boucherie de 2012, ce nain maléfique : sous les huées, les œufs et les tomates pourries !

Tout le monde n’est pas abonné à Mediapart, mais ce journal d’informations en ligne est un véritable bol d’air dans un paysage médiatique convenu, et dont la complaisance avec Sarkozy avait atteint des altitudes indécentes jusqu’à récemment encore.

L’affaire Woerth-Bettencourt, dont la publication par Médiapart des fameux enregistrements du majordome a révélé à la France entière dans quel monde parallèle nos dirigeants se vautraient, a été un détonateur salutaire. Le Karachigate est une affaire nettement antérieure, mais dont le “secret défense” se lézarde depuis quelques jours à vitesse accélérée.

Et ce n’est sans doute qu’un début : les égouts de la ripoublique vont sans doute déverser à grands jets fétides un torrent de fange dont les héros sont encore et toujours les mêmes (les noms de Chirac, Balladur, Pasqua, Villepin, Juppé, Léotard et donc Sarkozy sont encore cités), les malfrats qui depuis deux décennies ont mis la France en coupe réglée. Les mêmes qui font mine de s’insurger quand des politiciens prennent les habits de chevalier blanc et dénoncent la pourriture infecte de nos dirigeants. Beurk, des “populistes” !

Le Karachigate peut se résumer simplement. La France, et plus exactement la clique de politiciens et de marchands de canons qui ont le vrai pouvoir, a vendu des sous-marins de guerre au Pakistan pour la coquette somme de 5.4 milliards de francs (environ 820 millions d’euros). Dans un système où le PIB justifie tout, tout le monde semble admettre que ce soit normal. Glissons. Au passage, le montant du contrat a été sous-évalué, occasionnant selon la Cour des Comptes une perte de 76 millions d’euros pour la DCN, et donc pour nous autres contribuables.

Pour pouvoir réaliser cette vente, la France (c’est-à-dire vous, moi, les contribuables) a dû payer une “commission” (en français correct des “pots de vin”) à des parasites intermédiaires véreux, ce genre d’individus infects qui vivent grassement de la mort des autres.

Ces commissions ont représenté environ 10% du contrat, soit plus de 80 millions de francs. Sur ces 10%, 4 seraient tombés dans la poche d’intermédiaires ajoutés par Donnedieu de Vabres, proche de Léotard, ministre de la défense de Balladur. Balladur, jadis surnommé “couille molle”, dont on découvre 15 ans plus tard quel nuisible profiteur cynique et suffisant il fut. On pensait qu’il s’était contenté de bénéficier indument d’un chalet de fonction sur les fonds (publics) de la Société du Tunnel du Mont Blanc, ou de se faire prendre en stop par la cousine de Georges Tron pour “faire peuple” (il en aurait fallu considérablement plus !), on le découvre aujourd’hui en chef mafieux entouré de flingueurs prêts à tout..."
suite : http://www.superno.com/blog/2010/11/karachi-fin-de-partie-pour-sarkozy/

Autres articles :
- SONT-ILS INTOUCHABLES ?, Une autre vie
- POURQUOI SONT-ILS TOUS PRUDENTS ?, Sarkofrance
- KARACHI, MENSONGES A TOUS LES ETAGES, Yann Savidan
- MONSIEUR LE PRESIDENT, LES DOCUMENTS NOUS LES VOULONS LUNDI MATIN, Richard Trois, Le post


Pour la déconne, un laquais à l'oeuvre sur RTL :
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfq0q8_villepin-sarkozy-et-l-affaire-de-karachi_news?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xfq0q8_villepin-sarkozy-et-l-affaire-de-karachi_news?additionalInfos=0</a>
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

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Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
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Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
« Réponse #49 le: 23 novembre 2010 à 19:08:48 »
M'énerve particulièrement, le Fillon qui fait obstruction à l'avancée de l'enquête...  :fache1:
Pendant que son petit copain le bouffon se plante (et c'est bien fait), lui, il tire tranquillement les marrons du feu, tout en se conduisant comme une belle  :caca:
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