Auteur Sujet: La condition des femmes dans le monde  (Lu 97505 fois)

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Re : La condition des femmes
« Réponse #50 le: 01 juillet 2010 à 10:08:22 »
ils n'ont aucune autorité religieuse et quoi qu'ils veuillent faire des femmes elles ne se laisseront pas faire...

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Re : La condition des femmes
« Réponse #51 le: 03 juillet 2010 à 18:15:39 »
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Devenir blonde pour gagner plus
Selon une étude australienne, les ­femmes aux cheveux d’or s’en sortent bien mieux que les autres au boulot. Ça va donner des idées à certaines...

On n’a pas de conseil à leur donner, mais, dans l’ensemble, les femmes s’y prennent mal. Après des années de vaisselle cassée et de hululements scandalisés, ont-elles progressé d’un pouce sur le chemin de l’égalité?? Même pas. A notre connaissance, elles sont toujours payées 20% de moins que les hommes, les partis politiques se fichent de leurs quotas comme de leur première banderole et, une fois encore, Raymond Domenech n’en a sélectionné aucune pour jouer avec l’équipe de France (du moins sur le terrain). Dommage pour elles, mais c’est un désastre.

La lecture de l’étude que viennent de publier les chercheurs de l’université australienne du Queensland devrait cependant contribuer à leur rendre espoir. Après des mois de compilations statistiques et d’expérimentations en double aveugle dans les immensités finlandaises, ces scientifiques un peu fêlés sont en effet parvenus à la conclusion décoiffante que, pour réussir en politique ou en entreprise, il fallait… être blonde.

Leur échantillon n’étant pas assez fourni, ils n’ont pu jauger les performances des rouquines, mais les brunes et les châtains, même clairs, obtiennent des résultats pitoyables. En moyenne, ont calculé nos experts, les platinées sont payées 7% de mieux que les noiraudes, et elles grimpent plus haut dans la hiérarchie. Si Rachida Dati avait su… Avec une grande humilité, les auteurs de l’étude avouent n’avoir aucune explication à fournir sur cette différenciation économico-capillaire. Mais, à vrai dire, nous avons quand même une petite idée.

Cette formidable découverte australienne est évidemment une excellente nouvelle pour les fabricants de teinture oxygénée. A lui seul, l’éclaircissement des 600 millions de Chinoises devrait éponger plusieurs milliers de tonnes de leur produit, et comme le traitement doit être renouvelé tous les mois, ils auront fortune faite.

En revanche, la blondification massive des ambitieuses risque d’avoir des conséquences dramatiques pour les cravatés des grands groupes, des ministères, et même de plus haut encore. Face à une Martine Aubry redécorée en Lady Gaga, Dominique Strauss-Kahn aura-t-il la moindre chance??

Philippe Eliakim

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Re : La condition des femmes
« Réponse #52 le: 03 juillet 2010 à 18:24:34 »
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pour réussir en politique ou en entreprise, il fallait… être blonde.

ah! bon!
et moi qui croyais qu'il fallait coucher !
tout un mythe qui s'effondre !
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Re : La condition des femmes
« Réponse #53 le: 03 juillet 2010 à 19:25:30 »
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Selon une étude australienne
Ça nous change de "les chercheurs Américains ont trouvé..." bien-aimé des éditeurs en manque de matière pour remplir leurs colonnes ! Tout ça pour une blague à deux balles sur Martine Aubry...
Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne raja

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Re : La condition des femmes
« Réponse #54 le: 07 juillet 2010 à 09:58:42 »
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Ni chignons, ni chiffons, MODERNISONS !

La Barbe est de retour aux rencontres de la Modernisation de l'Etat et des Acteurs Publics.

Année après année, les Rencontres de la Modernisation de l'Etat s'obstinent à laisser les femmes et les question de parité sur le bord du chemin!

En  2009, une intervention des activistes du groupe la Barbe avait donné lieu à une présentation constructive de Françoise Milewski, Haute Fonctionnaire et Economiste, spécialiste de l'égal accès hommes femmes dans la fonction publique.  Au vu du programme 2010, cette intervention n'a visiblement pas marqué les esprits des organisateurs de ces rencontres!

Les activistes du groupe La Barbe ont donc jugé utile de féliciter à nouveau « les Rencontres de la Modernisation De l’Etat et des Acteurs Publics » en présence du ministre du Budget François Baroin.

"Cette année encore, Messieurs les organisateurs, vous nous rappelez à l’ordre :

La modernisation a du poil au menton !

Cette année encore, une seule femme sur les 15 membres du Conseil Scientifique. "Un alibi de bon aloi, qui vous protégera longtemps de la critique féministe.

Vous avez limité à 23 sur 145 le nombre des femmes intervenant durant ces 3 jours dédiés à la rénovation de l'Etat, et nous vous en félicitons !

Mais ne pouviez-vous faire encore mieux, avec encore moins de femmes dans vos salons ? En 2009 elles n’étaient que 14 ! Céderiez-vous à la tentation ?

Se sont-elles exclamées devant un public conquis.

Dans sa grande bonté, Monsieur Pierre-Marie Vidal, organisateur de ces rencontres, a regretté que La barbe ne s’invite pas pour faire une intervention officielle. Décidément il a la mémoire bien courte! Pendant combien d'années encore Françoise Milewski devra-t'elle donc intervenir pour que sa voix soit enfin entendue? .

http://www.labarbelabarbe.org/La_Barbe/Dernieres_Actions/Entries/2010/7/5_Ni_chignons,_ni_chiffons,_MODERNISONS_!.html

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Re : La condition des femmes
« Réponse #55 le: 08 juillet 2010 à 12:01:56 »
bravo Monolecte !

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Coïtum Triste

Par Agnès Maillard le mardi 6 juillet 2010, 14:36


La guerre des classes ne connaît pas de répits : du prétoire au boudoir, selon que tu sois riche ou pauvre, ta condition féminine sera sublime ou dérisoire.

La femme moderne, urbaine et accomplie n'est finalement pas très éloignée des standards sexistes du 19e siècle et de sa trilogie indépassable : une duchesse au salon, une catin dans l'alcôve et une mère exemplaire dès que les nains sont levés. À cela, elle doit aujourd'hui ajouter la réussite professionnelle, impeccable, itinéraire d'une battante méritante, capable d'en faire deux fois plus pour un salaire deux fois plus pourri que celui du plus mauvais de ses collègues masculins.

La femme moderne, urbaine et accomplie est décomplexée du cul tout comme la droite bon teint peut l'être de son racisme ordinaire, un racisme qui ne se circonscrit pas aux seuls métèques, mais aussi à toute cette masse indéfinissable et inquiétante que forme le petit peuple laborieux. Elle a donc une maîtrise es Kama Soutra, ne dédaigne jamais un petit porno entre amis, elle est extrêmement inventive et volontaire, même après ses doubles journées de 16 h, elle n'a plus ni complexes ni tabous et adore les soirées sex toys entre copines dessalées sur le modèle des très décadentes réunions Tupperware.
La femme moderne, urbaine et accomplie ne craint pas de revendiquer haut et fort son droit inaliénable à l'orgasme, assume totalement ses activités masturbatoires et est capable, à ses heures, d'user des hommes comme ceux-ci consomment les femmes habituellement. Elle affirme ses désirs, elle vocalise ses fantasmes, elle n'hésite plus à coucher dès le premier rendez-vous et ses accessoires féminins, du talon aiguille à la guêpière en passant par la culotte fendue sont aujourd'hui autant d'étendards fièrement levés à la gloire du féminisme conquérant.

La femme moderne, urbaine et accomplie est donc tout aussi prisonnière des codes sexuels en vigueur que l'étaient sa mère ou sa grand-mère d'avant les grands mouvements féministes, mais elle, elle est convaincue de dominer la situation et, d'ailleurs, elle ne s'avoue plus féministe, même pas du bout des lèvres, tant elle a peur de passer pour une vieille fille aigrie, réfugiée dans la militance pour échapper au désert affectif que lui aurait légué un physique forcément ingrat.

La femme moderne, urbaine et accomplie peut voter, mais à condition que ce soit utile, peut porter un pantalon, mais joue divinement bien du mollet pour assurer sa promotion sociale et évite soigneusement de paraître trop brillante ou vindicative en société pour ne pas griller toutes ses chances d'avoir une vie normale, c'est-à-dire une vie de famille accomplie qui n'a rien à envier au modèle des années 60.

La femme moderne, urbaine et accomplie est donc le modèle gagnant des années 2000, le stéréotype de la femme postféministe et ne ménage pas ses efforts pour rester à niveau dans une société d'ultraconcurrence érigée en modèle social ultime, où la faute de goût, le refus du conformisme faussement digressif est l'antichambre de la grosse dégringolade socio-économique au bout de laquelle il n'y a jamais de seconde chance.
Femmes en aspiration de libération des chaînes sociales

Car, à l'autre bout du spectre sociétal, il y a toutes les autres femmes. Toutes celles pour lesquelles le grand train du progrès sexuel et social est un TGV qui ne prend jamais le temps de ralentir dans les gares secondaires. Les petites nanas pour lesquelles la jupe au-dessus du genou, ça fait quand même un peu "teupu" ou alors bout de saucisson corse mal emballé, les petites nanas qui ne font retourner personne sur leur passage, les petites nanas ni belles ni moches, qui n'ont pas le temps d'être sexy et qui s'en foutent, tant elles ont d'autres choses à faire, comme survivre à la tête d'une famille monoparentale de trois enfants, survivre à un job de merde à salaire plancher et à horaires contraints, survivre à un proprio inquisiteur et âpre au gain, survivre tout court, malgré le handicap évident d'être des femmes ordinaires dans un monde où elles n'ont pas de place.

Bien sûr, elles lisent les mêmes magasines de merde que les autres, bien sûr, elles ont le droit aux conseils sexo-psycho-mode des wonder-coach du cul. Elles se rayent les rétines à contempler les petits ensembles qui vont bien à 1 200 € seulement ! dans les publireportages qui mettent en scène les femmes modernes qui en veulent et leurs compagnons metrosexuels des centres-villes bourgeois.

C'est juste pour rêver un peu, s'imaginer folles du cul alors qu'elles s'effondrent généralement seules devant la télé aux alentours de 22h. Et si elles ont un peu de chance, elles auront un mec, à domicile ou de passage, qui les honorera d'un missionnaire vite et bien torché quand le boulot, les gosses, le foot, les potes, le bricolage ou même juste l'envie de glander leur laissera un peu de temps libre. Et il le fera en fantasmant fermement sur les nichons rebondis et le petit cul serré de la nénette du porno sur lequel il s'est tiré la nouille la dernière fois que sa régulière est sortie avec ses copines.

On peut dire ce que l'on veut, la sexualité des ploucs et des prolos, c'est quand même vachement moins glamour que dans les pages de Elle ou de Cosmo.

Déjà, le cul dans les classes laborieuses, ça fait rarement fantasmer dans les chaumières. Une partouze dans le 16e, c'est une partie fine. La même chose dans le 9-3, c'est une tournante. On sent bien que l'imaginaire qui est à l'œuvre n'est pas le même de part et d'autre du périph'. D'un côté, il y a les femmes libérées, de l'autre, des putes et des salopes. D'un côté, il y a des phases exploratoires d'une sexualité ouverte et épanouie, de l'autre, il y a des déviances et des perversions. D'un côté, il y a Roman Polanski et de l'autre, les condamnés d'Outreau. D'un côté, le libertinage sexuel que le pouvoir et l'argent autorisent, de l'autre, un sexe sale, coupable, suspect, à contrôler forcément. Le sexe récréatif contre le sexe reproductif, ceux qui explorent contre ceux qui copulent... pour toucher des allocs. Le fait que tout le monde peut toucher des allocs n'enlève rien au fait que les familles nombreuses chez les riches naissent de l'amour des enfants alors que ce n'est que fruit de l'esprit du lucre chez les pauvres.

Le contrôle social des sexes n'est jamais aussi intense qu'envers les plus faibles, c'est à dire les femmes pauvres. Il suffit juste de réfléchir une minute à la manière dont sont attribués les trop bien nommés minima sociaux : non pas en fonction des besoins des personnes, mais des revenus du foyer. La notion de foyer. Le cercle des ayants droit. La famille mononucléaire standard : un couple et sa progéniture... et rien d'autre. Et malheur à ceux qui ne rentrent pas dans le moule. La femme seule est éminemment suspecte de fraude : le contenu de son lit intéresse au plus haut point les fonctionnaires de la CAF. Terminés, la gaudriole, l'épanouissement des corps, le sexe sans entrave et sans tabou. La femme pauvre et seule n'a pas le droit de s'envoyer en l'air ou alors, il faut que l'homme banque. La femme pauvre et seule est donc maintenue dans la dépendance : dépendance de l'aide sociale, de la suspicion, des contrôles de moralités, des dénonciations du voisinage. Dépendance de l'homme, tout simplement. Combien de fois la femme seule et pauvre a-t-elle le droit de baiser avant que la CAF la considère en concubinage notoire et la livre au bon vouloir financier de l'homme ? Peut-elle recevoir chez elle ou doit-elle toujours baiser à l'extérieur ? Est-elle condamnée à l'abstinence de fait ou peut-elle explorer un univers de rencontres érotiques et festives ?

Voilà bien des questions hautement pratiques et nécessaires que nul magazine féminin décomplexé n'abordera jamais.
"Ni Dieu, ni maître.
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Jacques Prévert

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Re : La condition des femmes
« Réponse #56 le: 08 juillet 2010 à 15:56:25 »
post coitum omne animal triste est, sive gallus et mulier  :pleur3:
mulier pauvre, évidemment !

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Re : La condition des femmes
« Réponse #57 le: 08 juillet 2010 à 16:11:35 »
oui aussi ultima ratio regium,non seulement alea jacta est et bien sur,  totus in illis, toute fois veni,vidi,vici avec si vis pacem para bellum,rara avis in terris et pour terminer
sapiens nihil affirmat quot non probet :mrgreen:
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Re : La condition des femmes
« Réponse #58 le: 08 juillet 2010 à 17:11:09 »
Alors, je vais traduire, sauf pour Bili, qui a tout compris:  :mrgreen:
Tous les animaux sont tristes après l'amour, sauf les coqs et les femmes
Méchant jeu de mot (animal au lieu de anima=l'âme) "post coïtum, anima triste est"

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Re : La condition des femmes
« Réponse #59 le: 08 juillet 2010 à 17:47:18 »
ben oui!
il ne faut pas avancer une chose sans être en mesure de la (faire comprendre aux autres) prouver! :fleur2:
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Re : La condition des femmes
« Réponse #60 le: 08 juillet 2010 à 20:08:48 »
Très intéressant, l'article posté par Tyger. Assez flippant, mais...très intéressant.
Notamment dans l'approche de la question par la CAF, on n'est pas loin de la réalité et il y a quand même là quelque chose d'assez révoltant quand on y pense, et j'ai d'ailleurs l'impression qu'on évite d'y penser.
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Frondiste : Néologisme timburien. Désigne tout élu à la députation remplissant la double condition d'être de gauche et du parti socialiste.

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Re : La condition des femmes
« Réponse #61 le: 09 juillet 2010 à 15:29:17 »
excellent billet d'agnés encore :fleur2:

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Re : La condition des femmes
« Réponse #62 le: 13 juillet 2010 à 11:55:38 »
dès fois je vous jure que moi aussi j'aurai des envies de meurtre :

source ici : http://www.viedemeuf.blogspot.com/

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Vie de meuf

27 ans après la première loi sur l'égalité professionnelle, les femmes touchent toujours des salaires inférieurs de 27% à ceux des hommes et constituent 80% des travailleurs précaires. Ce blog a été ouvert par Osez le féminisme pour mettre en lumière ces inégalités flagrantes entre les femmes et les hommes dans le monde du travail et exiger des mesures de la part des pouvoirs publics. Discriminations, sexisme, inégalités de salaires, entretiens d'embauche, montant des retraites, congé maternité ou prise de responsabilité : cliquez ici pour raconter votre "vie de meuf".
mardi 13 juillet 2010



Problèmes mensuels...
"Vous avez le profil idéal mais nous préférons prendre un homme pour ce poste. Une femme nous poserait des problèmes mensuellement... ou pire!"
Entendu lors de l'entretien final pour un poste marketing... en 2007. ça fait peur...
#viedemeuf

Caro


Une famille en or
Aujourd'hui ma marraine m'a dit "tu sais, il ne faut pas qu'une femme gagne plus que son mari, sinon le couple ne peut pas marcher". Est-ce que je dois faire une croix sur mon bac+5 pour gagner moins que le mien ?
#viedemeuf

Léa



Méritocratie à la française
Je suis fonctionnaire, j'ai passé un concours niveau B et je suis arrivée 2éme (résultats France entière) un de mes collègues réussit la même année, dans les derniers. Résultat des courses, je suis sous ses ordres parce qu'un poste d'expert c'est "quand même plus crédible pour un homme". #viedemeuf

EB



Ce ne sera pas vous, mais votre homme
J’ai rencontré mon homme au travail. Nous avons le même poste, la même fonction, à quelques euros près, le même salaire. Lors de mon entretien d’embauche, mon chef me fait miroiter la possibilité de manager le service : il voit en moi les compétences et le profil. Mais, quelques mois après, au retour de mon congé maternité, il me dit : « Ca ne sera pas vous, mais votre homme. Vous comprenez pourquoi ». Bah non.
#viedemeuf

Miss Line



Femme au volant
Je passais mon permis pour la première fois, j'étais très stressée, comme l'immense majorité des candidats. Quand ça a été à moi, l'inspecteur a dit à mon moniteur, bien fort et devant moi, "de toute façon, les femmes, ça sait pas conduire". J'étais en colère, hors de moi. Je me suis plantée. Et j'ai eu droit au regard "Ben je vous l'avais bien dit".
#viedemeuf

CC


C'est votre dernier mot?
A chaque fois que je passe un entretien d'embauche (je travaille en production dans l'industrie chimique) c'est la même rengaine...: "Bon, alors, nous, on n'a que des hommes en production. Comment voyez-vous les choses? Est-ce que vous vous sentez capable d'être le chef de 50 hommes? Êtes-vous sure d'être capable de travailler dans un milieu 100% masculin?"
#viedemeuf

Manue, employée de l'industrie chimique



Rentre ton ventre
Je suis responsable d'une association de soins, j'étais enceinte depuis 5 mois lorsque notre audit qualité à eu lieu, mon DG m'a alors demandé de faire en sorte qu'on ne voit pas mon ventre...
#viedemeuf

Flo C.



Un mari pour signer les papiers
J'ai 26 ans et suis co-gérante de société (mon associé étant mon mari). L'année dernière, problème avec un client, procédure en passant par un avocat...mise en place d'un accord financier. Je vais chez mon avocat et il me dit : "madame, il faudrait que votre mari vienne signer les derniers documents.". Ah !!! que de préjugés...."Je suis co-gérante. J'ai donc autant que lui le droit de signer". "Mmmm" Il me tend le stylo, pas convaincu.
#viedemeuf

Lucie, co-gérante d'entreprise



Directeur de mémoire un peu trop intrusif
Je suis étudiante dans une grande école, et enceinte de mon premier enfant. Je prépare normalement mon M2 pour l'année prochaine. Ça c'était jusqu'à ce que mon directeur de mémoire me signale que mon M2 me prendrait deux ans car il espère bien que je vais allaiter, "des études ont prouvé que c'était mieux pour l'enfant" et qu'il me faudrait "au moins trois mois à ne s'occuper que du petit, car, si c'est pour faire des enfants et ne pas s'en occuper, ca ne sert à rien."
#viedemeuf

Nadia, étudiante


Sexisme ordinaire
Femme. 26 ans. Stagiaire. Postule pour CDI à l'endroit de mon stage. Chef me fait entrer dans son bureau, ferme la porte, me demande si j'aimerais bientôt des enfants, si mon fiancé (étranger) veut rester dans la région (!), me dit qu'il préférerait un père de famille sans ambition pour le poste, quelqu'un qui ne prendrait pas sa place et qui n'irait pas en congé maternité. Sinon il est content de mon travail... dit-il en matant mon décolleté. Quelqu'un aurait-il un flingue?
#viedemeuf

Aurore
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Re : La condition des femmes
« Réponse #63 le: 13 juillet 2010 à 12:04:04 »
Je l'ai envoyé à ma copine  :fleur2: !

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Re : La condition des femmes
« Réponse #64 le: 16 juillet 2010 à 20:52:38 »


<a href="http://www.youtube.com/v/BW30WslahMc&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1" target="_blank" class="new_win">http://www.youtube.com/v/BW30WslahMc&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1</a>


Tellement vrai.
Ma première règle : je ne crois rien de ce que le gouvernement raconte - George Carlin
Je pense que le gouvernement n'a rien à nous dire sur la façon dont nous devons vivre nos vies - Jesse Ventura
On peut aimer son pays sans avoir à aimer son gouvernement - Inconnu

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Re : La condition des femmes
« Réponse #65 le: 09 août 2010 à 15:26:20 »
Merci Michel , de nous remettre dans le droit chemin  :pasdrole:

<a href="http://www.youtube.com/v/EF-JfYFaC7I&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1" target="_blank" class="new_win">http://www.youtube.com/v/EF-JfYFaC7I&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1</a>

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Re : La condition des femmes
« Réponse #66 le: 09 août 2010 à 15:44:58 »
ah mais vio tu as oublié les paroles que décrit très bien CSP ici (bon paraîtrait que les paroles seraient pastichées par Brave Patrie, mais à lire les paroles c'est même plus crédible tellement c'est bien de droite !) :

http://comite-de-salut-public.blogspot.com/2010/08/dj-vieux-con-est-dans-la-place.html

allez je vous mets les paroles pour pouvoir faire la chorale pendant que vous visionnez le clip :

Citer
Dans un voyage en absurdie
Que je fais lorsque je m’ennuie,
J’ai imaginé sans complexe
Qu’un matin je changeais de sexe,
Que je vivais l’étrange drame
D’être une femme, D’être une femme.

REFRAIN
Femme etre une femme

Depuis les années 80,
Les femmes sont des hommes à temps plein
Finis les revendications
C’qu’elles ont voulu maintenant elles l’ont
ce sont toutes des femmes accomplies
Sans vraiment besoin d’un mari
Femme capitaine de société
Elles ont d’autres chats à fouetter
de conseils d’administration
de longs diners en réunion
passer en coup de vent chez le coiffeur
se maquiller dans l’ascenceur
elles rentrent épuisées tous les soirs
la télé elles veulent plus la voir
à peine la couv’ d’un magazine
et un cachet qui les assassine

REFRAIN

Quand a l’amour elles n’y pensent plus
Juste un amant qu’elle revoit plus
d’ailleurs c’est un acte manqué
quand leurs portables se mettent à vibrer
pour la nostalgie d’autrefois
faudrait du temps elles n’en ont pas
elles y reviendront évidemment
avec le premier cheveux blanc
quand tant d’années se sont écoulées
ont-elles perdu ce qu’elles ont gagné
Elles étaient femme en 80
et femmes jusqu’au bout des seins
Question salaire ca ne va pas mieux
Celui d’un homme coupé en deux
On les enfume de parité
mais qui promet l’égalité

REFRAIN

Ce sait que beaucoup en ont marre
et s’il n’est pas encore trop tard
il suffit de r’trouver l’adresse
du type gaché dans leur jeunesse
un homme gentil qu’elles ont laissé
au bord des occasions manquées
refaire sa vie et pourquoi pas
être une belle à la fois
l’amour d’automne c’est encore mieux
laisser un homme faire ce qu’il veut
et puis s’endormir contre lui
jeter les dossiers aux orties
Se dire qu’au fond ce sont les femmes
Et mon dieu ce n’est pas se plaindre
Femme de n’importe quelles années
Femme pour aimer se faire aimer

REFRAIN
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Re : La condition des femmes
« Réponse #67 le: 09 août 2010 à 15:47:33 »
mon seul sentiment est yeukkkkk :berk2: :pendu:

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Re : La condition des femmes
« Réponse #68 le: 11 août 2010 à 11:19:49 »
et bien c'est pas trop tot...enfin c'est bien de reconnaitre dejà une inégalité flagrante

Citer
Discrimination salariale : la jurisprudence de la Cour de cassation évolue en faveur des femmes


Dans un arrêt rendu le 6 juillet dernier, la haute juridiction a reconnu l'existence d'une discrimination homme-femme en se fondant sur une comparaison salariale entre la rémunération des différents membres du comité de direction d'une entreprise.

La pression s'accentue sur les entreprises en matière d'égalité hommes-femmes. Quelques jours avant que les députés renforcent en commission le système de malus proposé par le gouvernement dans son projet de réforme des retraites, la Cour de cassation a assoupli, le mois dernier, sa jurisprudence sur les inégalités de rémunération entre salariés et salariées. En faveur de ces dernières.

Jusque-là, la haute juridiction estimait qu'une femme qui se plaignait du non-respect de la règle « à travail égal salaire égal » ne pouvait s'appuyer sur une comparaison avec des salariés exerçant des fonctions différentes. Il fallait pouvoir présenter des cas de personnes effectuant un travail de même valeur. L'exercice se révélait d'autant plus difficile que l'on se situait dans une petite entreprise ou que l'on grimpait dans la hiérarchie. Et ce, alors qu'il est désormais communément admis qu'en matière d'égalité professionnelle hommes-femmes, l'exemple doit -aussi -venir d'en haut. C'est un des arguments de la loi instituant un quota de femmes dans les conseils d'administration des entreprises cotées (40 % à atteindre d'ici à 2015). Un texte adopté à l'Assemblée nationale qui doit encore être voté par le Sénat.
Un raisonnement validé

Ce contexte a-t-il joué aussi sur la décision rendue par la Cour de cassation le 6 juillet dernier ? En l'espèce, une responsable des ressources humaines, du juridique et des services généraux, membre du comité de direction d'une entreprise, qui s'estimait discriminée, appuyait sa démonstration sur les différences salariales existant avec les autres membres, masculins, de ce comité de direction. La Cour de cassation a validé le raisonnement de la cour d'appel, qui a relevé une « identité de niveau hiérarchique, de classification, de responsabilité, leur importance comparable dans le fonctionnement de l'entreprise, chacune d'elles exigeant, en outre, des capacités comparables et représentant une charge nerveuse du même ordre ». Ainsi que le fait que la responsable des ressources humaines avait, de surcroît, « plus d'ancienneté et un niveau d'études similaire », mais était pourtant moins payée. Et cela sans que l'employeur apporte la preuve d'éléments étrangers à toute discrimination justifiant cette inégalité, a estimé la Cour de cassation.
Une portée plus large

Cette décision ne peut que ravir toutes celles auxquelles elle donne des armes antidiscrimination. Mais pas seulement… La portée de cet arrêt pourrait bien dépasser la seule question de l'égalité salariale hommes-femmes. Il y a deux ans, la haute juridiction avait en effet considéré qu'un directeur des ressources humaines ne pouvait revendiquer une égalité salariale avec un directeur commercial par exemple, même s'ils étaient tous deux membres du comité de direction. Elle a manifestement assoupli sa position sur le sujet.

http://www.lesechos.fr/info/france/020695311139-discrimination-salariale-la-jurisprudence-de-la-cour-de-cassation-evolue-en-faveur-des-femmes.htm

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Re : La condition des femmes
« Réponse #69 le: 11 août 2010 à 16:59:58 »
C'est vraiment con qu'il ait fallu regarder les revenus d'un comité de direction. Là tout de suite ça fait plus "gens respectables" que de simples employés.

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Re : La condition des femmes
« Réponse #70 le: 13 août 2010 à 22:22:17 »
en complement du billet sur "vie de meuf" de tyger

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"Vie de meuf", miroir de l'inégalité professionnelle hommes-femmes

Premier jour dans mon nouveau boulot, ma collègue m'accueille par cette remarque : 'vous avez de la chance d'être là, au début, ils ne voulaient pas de femmes parce que ça tombe enceinte. Mais finalement ils ont changé d'avis : les hommes ça coûte trop cher.'" Cette anecdote est tirée du site Vie de meuf, lancé il y a un mois par le collectif Osez le féminisme pour fêter à sa manière le 27e  anniversaire de la première loi sur l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Une égalité encore bien utopique. Selon l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) dans sa revue du mois de juillet, l'écart des rémunérations atteint une moyenne de 19 %. Chez les cadres, les différences de salaire entre hommes et femmes dépassent les 30 %.
Sur le même sujet

Vie de meuf est construit sur le modèle du site humouristique Vie de merde, où chacun est invité à raconter en une ou deux phrases ses mésaventures au quotidien. Pourtant, la lecture de Vie de meuf ne prête pas vraiment à rire : les près de quatre cents histoires répertoriées à ce jour évoquent pêle-mêle les collègues moins diplômés mais mieux payés, les entretiens d'embauche très poussés sur la vie privée, les mises au placard au retour de congés maternités, ou les emplois refusés par peur que la candidate ne tombe enceinte rapidement.

GARE AUX ENFANTS !

Laetitia, qui débute dans la vie active, raconte ainsi la confession de son manager : il ne l'aurait jamais engagée si elle avait été un peu plus âgée, car "avec une femme de 28-30 ans, à l'embauche on sait qu'elle risque d'être absente deux ou trois fois six mois pour congé maternité".

"Tout se passe comme si les femmes qui n'ont jamais eu l'intention d'interrompre leur carrière n'ont pas pu envoyer un signal crédible aux employeurs sur leur engagement à long terme", indique l'étude de l'OFCE. Cette dernière souligne ainsi qu'avoir ou non des enfants a peu d'influence sur le salaire horaire. Mais gare à celles qui envisagent d'avoir des enfants. Pour avoir évoqué la possibilité d'avoir des  enfants dans les cinq ans à venir, Marie n'a pas eu le poste convointé. "Avoir des enfants avant 35 ans est un signe de manque d'ambition flagrant", lui aurait rétorqué la DRH.

"Mon supérieur direct n'a jamais employé le terme de congé de maternité mais celui de 'convalescence' ! Je lui ai fait remarquer à plusieurs reprises que je n'étais pas malade mais enceinte", déplore de son côté Eve.

PEU DE SANCTIONS

Estelle se fait elle embaucher sans souci en étant enceinte. Mais pas pour les raisons qu'elle imaginait. "Je finis par apprendre que j'ai été embauchée parce que j'étais enceinte, pour faire chier le remplaçant du recruteur... Et mon bac +8 alors, il compte pas ?" Sophie Ponthieux, co-auteur de l'étude de l'OFCE, résume la situation au Parisien : "l'idée qu'on puisse être une mère ou une future mère et une salariée comme les autres n'est toujours pas admise."

Selon la loi sur l'égalité professionnelle de 2006, les entreprises ont jusqu'au 31 décembre 2010 pour ouvrir des discussions sur le sujet. "Aujourd'hui, quatre ans après la loi et six mois avant la date butoir, seules 8 % des entreprises ont signé un accord avec les partenaires sociaux", expliquait Caroline De Haas du réseau Osez le féminisme, dans une tribune au Monde.fr. Quelles seront les sanctions pour les entreprises récalcitrantes ? La loi renvoie au projet de réforme des retraites, où la question de l'égalité professionnelle apparaît dans l'article 13.

"Les sanctions qu'il prévoit sont en réalité largement en deçà de celles prévues en 2006. Elles seront appliquées uniquement aux entreprises de plus de trois cents salariés – moins de 36 % des emplois – et porteront non pas sur l'absence de négociations mais sur l'absence de publications de chiffres sur l'égalité", explique Caroline De Haas. "Pour échapper aux sanctions, il suffira aux entreprises de commander un rapport sur l'égalité professionnelle. Que celui-ci donne lieu ensuite à des changements, peu importe…" Le site Vie de meuf a encore de beaux jours devant lui.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/08/11/vie-de-meuf-miroir-de-l-inegalite-professionnelle-hommes-femmes_1398042_3224.html


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Re : La condition des femmes
« Réponse #71 le: 16 août 2010 à 15:17:55 »
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Les Etats généraux de la femme : une farce du magazine Elle

Publié le 16 août 2010 par Franz Peultier

Le 27 janvier 2010, un événement incommensurable dans l’histoire des femmes s’est déroulé à Lille : ce jour-là, le magazine Elle lance les « Etats généraux de la femme ». Pourquoi cette date ? Pour célébrer avec les Etats généraux que le magazine avait déjà organisés en 1970 : « En novembre 1970, Elle organisait un événement qui a fait date : les Etats Généraux de la Femme. Après une longue enquête préparatoire, trois journées intenses eurent lieu à Versailles avec de nombreux débats sur la condition des femmes. Contraception, IVG, égalité des droits, etc. : à cette époque tout était à conquérir. 40 ans plus tard, Elle lance la nouvelle édition des Etats Généraux. » Dans quel but ?…Pour parler « travail, famille, corps et amour ». Mais pas de la vision médiatique de « la femme », colportée, notamment, par Elle.

Nous sommes à la Chambre de Commerce de Lille, bâtiment prétentieux à l’extérieur comme à l’intérieur. C’est ici que le magazine Elle a réuni une cinquantaine de ses lectrices. Réparties dans quatre salles, elles discutent avec des journalistes de Elle des quatre sujets qui comptent dans la vie d’une femme moderne : travail, famille, corps et amour. Le but : « recueillir leur parole ». Ces Etats généraux doivent se tenir plus tard à Lyon, Marseille et Paris. On en tirera un « livre blanc » qu’on enverra au président de la République en espérant qu’il y prêtera attention.
C’est ainsi que le magazine Elle voit la lutte des femmes pour obtenir l’émancipation : des bavardages organisés dans une institution œuvrant au développement économique de la région. On ne voit pas bien le lien entre la Chambre de Commerce et le combat des femmes. A la limite, c’est même un poil contradictoire, de discuter ces choses-là dans un tel lieu. Un peu comme si le siège de l’OTAN recevait un colloque sur le développement des pays pauvres.

« Travail, famille, corps et amour » : quatre sujets sans doute importants pour les femmes. Certes, il manque la « patrie », peut-être réservée, avec le sport et la bagnole, à de futurs Etats généraux de l’homme. Il en manque un autre, non moins digne de débats : les médias et leur vision de la femme, dont ce choix de sujets est déjà une illustration. Les médias, et tout particulièrement les publications du genre de Elle, qui se donne le beau rôle aujourd’hui. Rappelons ce que relevait le rapport sur l’image des femmes dans les médias remis en 2008 par Michèle Reiser : « Les femmes sont toujours moins présentes dans le contenu et dans l’expression ou le temps de parole. Les femmes présentes dans les médias "sont plus anonymes, moins expertes, davantage victimes que les hommes"  ».

C’est un gros problème. Un énorme problème. Pourtant, à travers ces Etats généraux de la femme, le magazine Elle ne semble guère s’en préoccuper. Il faut dire que réfléchir sur la place des femmes dans les médias impliquerait de s’interroger sur la façon dont Elle représente et se représente les femmes.

Si, comme l’a fait l’auteur de ces lignes, l’on interroge Valérie Toranian, actuelle directrice de la rédaction de Elle sur le contenu de son journal, rempli de pubs, de pages people, mode, psycho, etc., celle-ci répond que « si vous lisiez bien Elle, vous verriez qu’il y a de la beauté, il y a de la mode c’est vrai, il y a de l’astro mais il y a aussi beaucoup de sujets de société ».

Soit. Prenons-la au mot, et lisons bien Elle : le numéro du 22 janvier 2010 offert à qui le voulait lors de ces Etats généraux. Et en effet, il y a des sujets de société… Neuf pages sur 126, pour être précis.

Des « sujets de société », mais pas trop

On a d’abord un article de trois pages — dont une page et demie d’illustrations — sur Haïti, qui surnage entre deux pages de pub pour les « bagues ultra (or blanc 18 carats, céramique et diamants) » de Chanel et une page pour la joaillerie Swatch. Un article qui évoque certes la situation du pays et son avenir… mais sous un angle psychologique, vantant la force de caractère des Haïtiens, essayant de distinguer ceux qui parviendront à « se reconstruire » et ceux qui auront plus de mal… La question du contexte géopolitique et économique international n’est qu’effleurée. Mais l’angle « psycho » est, comme chacun sait, celui qui convient au lectorat féminin.
Ensuite, une interview (deux pages, dont une de texte et une de photo) de Simone Veil, présidente d’honneur des Etats généraux de la femme… qui tourne pour moitié autour de la personnalité de Momone, et pour l’autre moitié sur les progrès accomplis depuis quarante ans… A aucun moment ne sont abordées les luttes d’aujourd’hui. C’est sans doute qu’il ne reste plus grand-chose à faire pour émanciper les femmes.

Enfin, quatre pages sont consacrées à « Ginette, sans-papiers »… Un « témoignage » qui ne mange pas de pain, mais tout de même coupé au milieu par une pub pour Etam.

Et voilà. Le tour des « sujets de société » abordés par Elle est vite fait. Une fois que Elle a rempli son quota de sujets lourds sur neuf pages, le journal est libre de faire ce qu’il veut sur les 117 pages restantes. Tentons de donner un aperçu du résultat.

Une couverture qui hiérarchise

La couverture est occupée par Emmanuelle Seigner, qui « brise le silence » en exclusivité (avant de faire la tournée des plateaux radio et télé deux semaines plus tard…) pour mieux vendre son disque.

Entre l’annonce d’un test dont le but est de faire savoir à la lectrice « à quoi elle est bonne  » (« à tout faire, à marier, à rien… ») et celle d’un article enjoignant à « être bagel  » pour faire des « recettes comme à New York », on trouve l’annonce de la partie plus sociale du magazine : « La douleur de Haïti : comment survivre à la tragédie ».

Le reste de la couverture est occupé par différentes annonces : « 30 trucs pour transformer son stress en énergie », « Pyjama, t-shirt, jogging… Le homewear tue-t-il le couple ? », « Vécu : j’ai peur de ne pas aimer mon deuxième enfant » et « Mode : un peu de blanc, beaucoup de style ». Ca tombe bien : Emmanuelle Seigner porte une chemise blanche.

D’ailleurs, les vêtements portés par Seigner sur cette photo sont détaillés sur la page du sommaire : du Paul&Joe, du maquillage Dior (avec la liste de tous les produits), un collier Stone…

De la pub qui rapporte

Dans Elle, on trouve 31 pages de publicité sur 125, soit 25%du journal. Ces publicités vendent des produits de luxe (Vuitton, Chanel, Hediard…), mais aussi des accessoires « beauté », par exemple un flacon pour « renouveler son collagène » afin d’ « estomper rides et ridules. La peau est visiblement plus jeune. En douceur. » Pour mieux toucher leur cible, certaines pubs recourent même à des moyens innovants : pour vanter son « activateur de beauté », Lancôme se paye une page en papier glacé avec un petit sceau doré « Prix d’excellence de la beauté 2010 » imprimé en relief. Plus loin, la marque Susiwan propose un petit cahier de « recettes faciles » (à base de produits estampillés Susiwan, évidemment) à décoller.

A ces pubs « officielles » s’ajoutent vingt-deux pages de photos à prétention artistique mais dont l’objectif est de vendre des habits et accessoires de mode, qui vont dupantalon en coton à 29 € aux boots à 590 €. A n’en pas douter, une panoplie que doit se procurer toute femme en lutte pour sa liberté.

En comptant ces publicités plus ou moins déguisées, on atteint alors un taux de 42,5% du journal réservés à sa vocation commerciale [1]. A quoi il faudrait ajouter, naturellement, toutes les injonctions — non publicitaires — à acheter tel ou tel bidule pour être belle, pour démêler ses cheveux ou pour se libérer du stress.

Abordons maintenant le corps du magazine.

Rama Yade versus l’héroïne noire de Disney

Commençons par les pages « ElleInfoHebdo ».

On y trouve un décryptage du look de Daisy Lowe (qui est-ce ?) et un article annonçant une nouvelle « ligne pleine de peps » de Castelbajac.

On ne manquera pas l’info qui tue : Claudia Schiffer attend un troisième bébé pour le mois de mai. « Top modèle et maman au top ! » s’enthousiasme Elle.

Une page plus loin, une série de photos prises « en direct du red carpet » des Golden Globes 2010 nous permet d’apprendre quelles tenues portaient les actrices venues à la cérémonie.

Enfin, cerise sur le gâteau, on lira un comparatif inique entre Rama Yade et Tiana, l’héroïne de « La Princesse et la Grenouille », le dernier dessin animé de Disney. Un comparatif uniquement motivé par le fait qu’elles soient noires toutes les deux et qui a pour but de déterminer « laquelle est la plus princesse des deux »… Et de fait, le look, quoi de mieux pour intéresser les femmes à la politique ?

«  Marina Hands, vous êtes blonde ?  »

Mais Elle, ce sont aussi des interviews de people en promo ripolinées en « entretiens confession » avec des photos qui se veulentartistiques ; c’est ce qui doit expliquer que Marina Hands ou Emmanuelle Seigner posent les bras en l’air avec les cheveux au vent. Mais dans ces entretiens, n’allez pas chercher la moindre question ayant trait à la condition des femmes. Sur trois pages d’entretien, Emmanuelle Seigner s’exprime pour moitié sur l’affaire Polanski (son mari). De même avec Marina Hands, très peu interrogée sur son art et beaucoup sur sa vie intime (« Vous êtes blonde ? » ; « Vous avez l’air joyeuse » ; « Comment vivez-vous ? »).

La culture, «  on adore  » !

Elle est aussi un journal qui parle de culture, mais surtout pas de façon compliquée. Les articles sont courts, réduits à des pour/contre (par exemple James Ellroy), à des « on dévore », « on adore », « c’est à voir » à la télévision (par exemple : « les Maçons du cœur »…)

«  Le bon denim look  »

Elle est le journal des femmes modernes et libres. Elle parle donc de tous les sujets fondamentaux. On peut en juger avec cette page « mes cheveux me prennent la tête », qui est évidemment l’occasion de conseiller l’achat de quelques shampooings.
On prendra également des leçons de look grâce à une double-page « Le bon denim look », ornée de filles qui portent le jean de différentes manières.

Mais œuvrer pour la libération des femmes, c’est aussi les aider à améliorer leur vie de couple. Au besoin, en les culpabilisant si elles s’habillent de façon décontractée chez elles… Il se pourrait bien que leur mec se barre. D’où cet avertissement : « Si vous voulez que l’amour dure, pensez à investir la prochaine fois que vous enfilerez un vieux jogging… » Acheter, toujours acheter…

«  Offrez-vous un massage taoïste  » à 85 €

Elle est attentif aux problèmes des femmes. C’est pourquoi le magazine leur propose de lutter contre le stress. Non pas en s’attaquant aux causes sociales du stress (travail dévalorisé, dictature de la beauté, misogynie explicite ou implicite…) mais « en modifiant très légèrement ses habitudes », avec 30 conseils : « mangez à heures régulières », « pratiquez la détox japonaise » (60 € les trente minutes), « misez sur les plantes adaptogènes », « levez le pied sur le café », « faites des listes », « méfiez-vous de l’alcool  », « sniffez la lavande », « passez à la crème de nuit », « offrez-vous un massage taoïste » (85 € l’heure)…

Enfin, comme les femmes ne se laissent pas faire par les charlatanismes, Elle ne propose pas moins de trois horoscopes différents. Un numéroscope, un horoscope solaire et un horoscope lunaire. Car les femmes modernes, aussi libres soient-elles, n’en sont pas moins irrationnelles et sont toujours les premières pour se faire pigeonner. La preuve : elles achètent Elle.

« Les voiles invisibles sont aussi des prisons », écrit Valérie Toranian pour conclure son éditorial consacré à la burqa… Pensait-elle à ces voiles invisibles que pose Elle sur ses lectrices ? L’organisation d’Etats généraux, dernier concept marketing en vogue, ne peut dissimuler que ce journal, comme nombre de ses confrères qui exploitent le même filon, considérant les femmes comme des consommatrices qui ne regardent la vie qu’à travers le prisme de la psychologie, du bien-être et de la beauté, feignant d’accompagner le combat féministe, se situent plus sûrement de l’autre côté de la barricade. La lutte pour la liberté, la dignité et l’émancipation des femmes pourrait peut-être passer, pour commencer, par la contestation de ces formes d’oppression d’autant plus puissantes qu’elles ne sont qu’exceptionnellement dénoncées comme telles.

Franz Peultier

- Cet article reprend sous une forme légèrement remaniée deux articles publiés initialement sur le site du post.fr, respectivement le 13 mars et le 16 mars 2010
Notes

[1] A comparer aux 7% dédiés à sa fibre « sociale ».
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

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Re : La condition des femmes
« Réponse #72 le: 16 août 2010 à 15:42:32 »
d'accord avec ce billet  :super: :super: 

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Re : La condition des femmes
« Réponse #73 le: 17 août 2010 à 12:07:41 »
ce genre de magazine devrait être interdit ! :mrgreen:
comme bien d'autres à destination des adolescentes pré pubères....
le femme doit être beeeeeeeeeeelle et disponible....
pouah!
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

 La neutralité favorise toujours l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté » (E. Wiesel).

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Re : La condition des femmes
« Réponse #74 le: 20 septembre 2010 à 14:26:28 »
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Rêves de femmes


On ne mesure jamais aussi bien la valeur que de ce que l'on a perdu.

Méfiez-vous des évidences ! Interrogez-les, soupesez-les ! Derrière chaque chose banale, incontournable, normale se cache un univers auquel vous n'avez pas accès. C'est ce que vous ne pensez même pas, ce que vous ne voyez pas, ce que vous ne mesurez pas, qui est probablement le plus important et le plus vital pour vous. Et seule son absence va, par contraste, vous révéler à quel point cela était nécessaire, indispensable, incontournable.

La démonstration par le vide

Les invisibles, les sans-grade, les figurants, les clandés... ceux que l'on ne voit pas, qui comptent pour rien, sont généralement ceux qui tiennent toute la structure sociale sur leurs épaules. Les Mexicains, méprisés aux États-Unis et pourtant présents partout ont déjà fait la démonstration de leur puissance, rien qu'en menaçant de disparaître une journée entière. Les dominants font toujours semblant d'ignorer à quel point ils dépendent de la piétaille, à quel point leur propre règne est fragile. Que les petites mains disparaissent du paysage subitement et voilà le roi qui parade nu, au milieu des boulevards déserts. On mesure la puissance et la richesse des nations à leur PIB, on résume le corps social à sa capacité de produire de l'argent, de la valeur ajoutée et on fait semblant de ne pas voir que ce que l'on appelle l'économie n'est que la partie émergée de l'iceberg de notre civilisation, que l'on pourrait faire disparaître sans peine les patrons, les contremaîtres, les chefs, les boursiers, les banquiers, les décideurs, que notre monde, étrangement, resterait encore sur ses pieds. Mais que les éboueurs se croisent les bras et voilà le hideux visage de la pourriture, de la saleté, des courses de rats le long des façades, des odeurs putrides et des miasmes délétères, qui contemple la cité perdue en ricanant.

Parce que l'essentiel est ce que l'on ne voit pas, parce que la vraie richesse est ce dont on ne peut imaginer se passer.

    * "Ce n'est pas que nous ne partageons pas les tâches ménagères, mais j'ai découvert un jour que pour mon mari, le frigo était un instrument magique. Quand les gosses amenaient des copains à la maison, il disait : ne vous en faites pas, je m'occupe de tout ! Et il ouvrait le frigo. Et voilà, il faisait à manger pour tout le monde. Mais il ne s'était jamais posé la question de savoir comment le frigo se remplissait. Il l'ouvrait et il se débrouillait toujours. Jusqu'au jour où je n'ai pas fait les courses en rentrant du boulot. Ce jour-là, il a compris que le frigo, il ne se remplissait pas tout seul."


D'accord, elle est militante féministe, mais comme la plupart d'entre nous, elle se démerde pour que la PME familiale tourne sans accrocs. Que la maison soit toujours accueillante, le linge propre et la bouffe dans le frigo. Comme un réflexe conditionné. L'homme fait la vaisselle. Il mijote ses grands classiques, les jours où il y a du monde. Des fois, même, il a découvert comment appuyer sur le bouton de la machine à laver. Si c'est un oiseau rare, il sait repasser ses chemises et classer ses chaussettes deux par deux.
C'est un homme moderne, quoi !
Proféministe en diable.
Il sait changer les couches du nain.
Et de son stage au MacDo quand il était étudiant, il a ramené l'art de passer la serpillière en huit.
Alors, du coup, elle se dit que c'est cool, la nouvelle génération d'hommes !
Et qu'elle peut mettre la pédale douce sur ses revendications féministes, au moins à la maison.

Mais en fait, elle ne fera jamais aussi bien la démonstration de son importance de femme qu'en cessant d'être là, de faire à longueur de temps toutes ces petites choses sans importance qui font que toute la structure ne tient que par son travail continu et discret.
Les hommes ne prennent toute la mesure de la place réelle que prenait leur femme dans leur vie que le jour où elle les plaque.
En plus du désert affectif.
Quand la vaisselle ne disparaît plus toute seule dans le placard, lequel devient trop petit. Le frigo ne se remplit plus. Les gosses ne rentrent plus miraculeusement de l'école, ils ne trouvent pas tout seuls le chemin du cabinet médical et de la pharmacie, leur emploi du temps de ministre rentre subitement en conflit ouvert avec celui de leur père. Et qui s'occupe du gâteau d'anniversaire, des étrennes des pompiers, du flux subtil des factures, de la visite aux grands-parents, des relations diplomatiques avec les voisins, et des innombrables sollicitations de la vie scolaire ? Organisation des loisirs, des emplois du temps, réactions aux imprévus, baby-sitting au débotté, appeler le véto pour le chat et ne pas oublier le bon Carrefour pour la promo sur le pack de bière.

"Et qu'est-ce qu'on mange ce soir" (dans les limites des préconisations sanitaires contre les maladies liées à la malbouffe !) ?

Toutes ces choses, toutes ces taches, tous ces moments, ces renoncements, ce jonglage permanent et épuisant entre de multiples contraintes, écrasées dans les emplois du temps compressés et contradictoires, tout ce temps, ce travail cette énergie qui ne sont mesurés par personne, comptabilisés en rien mais qui sont le ciment de notre société.

Parfois, elles ont juste un rêve. Celui de ne plus se préoccuper de toutes ces petites choses insignifiantes et permanentes. Toutes ces choses qui sont la moindre des choses...

    * "Ha ben merde, je n'ai plus de dentifrice ! T'as pensé à prendre un tube de rechange ?"


Penser pour les autres, pour le reste de la famille. Ne se voir notifier que les manquements, les oublis, les ratages. Le travail invisible du quotidien, comme le technicien qui sait qu'il a réussi sa prestation quand personne ne parle technique.

    * "Tu vois, un petit coup d'éponge juste après, ce n'est rien à faire."

Effectivement, ce n'est rien. Un petit rien qui suit un autre petit rien, des petits gestes anodins et sans importance qui s'empilent comme les couches du millefeuille et nous rendent indisponibles jusqu'à justifier les différences de salaires, les différences de retraites. La multitude des petits riens qui forme un grand tout, celui de la condition de la femme moderne, ce continent inconnu de travail constant et invisible. Celui sur lequel repose tout le reste. Notre abnégation qui assure leur confort. La source de toutes les inégalités.

À quand la grève générale des femmes ?

http://blog.monolecte.fr/post/2010/09/17/g-Reves-de-femmes

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Re : La condition des femmes
« Réponse #75 le: 23 septembre 2010 à 15:11:25 »
un spot diffusé sur certaines chaines...

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xb9o4a?additionalInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xb9o4a?additionalInfos=0</a>

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Re : La condition des femmes
« Réponse #76 le: 30 septembre 2010 à 12:15:24 »
l'image parle d'elle même

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Campagne de la fondation Brigitte Bardot : Osez le féminisme écrit au Monde

La dernière campagne de la Fondation Brigitte Bardot et de la Sea Sheperd Conservation Society montre un dauphin éventré et son fœtus également mort à ses côtés, tout ceci sur le ventre d’une femme enceinte. Le slogan de cette campagne est « Stop aux massacres des dauphins ».

Une association d’images scandaleuse proche de celles des organisations anti-avortement


Osez le féminisme ! dénonce l’association de toutes ces images (fœtus mort, femme enceinte, mot « massacre »), qui fait dangereusement écho aux campagnes qui prolifèrent sur Internet dénonçant l’avortement comme une « tuerie » ou un « génocide ».

Cette image ne devrait pas avoir sa place dans un grand quotidien comme le vôtre, particulièrement dans un contexte de remise en cause du droit à l’avortement par les fermetures nombreuses de centres IVG. Le droit à l’avortement est un droit fondamental des femmes à disposer de leur corps, de choisir d’être mères ou pas, et le moment de l’être : c’est une des condition sine qua non de l’émancipation des femmes.

On pouvait s'attendre à ce type de message de la part de la fondation Brigitte Bardot, qui a dans le passé confié plusieurs de ses campagnes à l'agence de communication Riwal. Fondée et dirigée par des anciens du GUD, mouvement étudiant d'extrême droite radicale des années 1990, cette agence a également travaillé pour le Front National, dont les positions en matière de droits des femmes sont particulièrement rétrogrades.

« Le Monde » doit faire une mise au point rapide

L’affiche de cette campagne a été insérée en tant qu’encart publicitaire dans l’édition du journal « Le Monde » datée du 30 septembre 2010, en page 7.

Quelle que soit l’opinion de chacun sur la pratique du « Grind » en Mer du Nord, il n’est pas tolérable qu’un journal, pour des raisons financières, publie un message qui va clairement à l’encontre du droit des femmes à disposer de leur corps.

Osez le féminisme a envoyé ce matin une lettre à la fondation Brigitte Bardot pour exprimer son inquiétude ainsi qu'à Eric Fottorino, Président du Directoire de la Société Editrice du Monde et Directeur de la Publication du Monde (voir ci-dessous), pour demander une mise au point de sa part dans leur prochaine édition.

http://osezlefeminisme.fr/article/campagne-de-la-fondation-brigitte-bardot-osez-le-feminisme-ecrit-au-monde



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Re : La condition des femmes
« Réponse #77 le: 04 octobre 2010 à 13:33:54 »
Je suis dégoûtée ! :berk1:

La justice aux sévices services des hommes

C’est une chose étrange qu’est la justice, comme dirait presque Jean d’Ormesson ou un homme qui tue une femme prend 4 ans et ou une femme qui entrouvre une porte est exécutée!
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/09/22/etats-unis-le-sursis-d-une-condamnee-a-mort-a-ete-rejete_1414370_3222.html

Rien ne justifie un tel écart, rien ! ce n’est pas mon genre de crier dans la foule, mort ou perpette pour Cantat quoi qu’il en soit les dés furent jetés d’ailleurs je m’interroge et si la justice se jouait aux dés ? comme se serait plus équitable !!

4 ans c’est peut, il ne s’est rien passé !
C’était un mauvais cauchemar tu peux te réveiller Bertrand Cantat ,tu es libre !

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/culture/20101003.OBS0693/salle-comble-a-begles-pour-le-retour-sur-scene-de-bertrand-cantat.html


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Re : La condition des femmes
« Réponse #78 le: 04 octobre 2010 à 16:26:20 »
C'est difficile de comparer Bili, la justice américaine d'un coté (qui dépend des états qui plus est), et la justice lituanienne d'autre part...

Enfin je te dis ça, mais tu le sais bien.

Dans le cas Térésa Lewis, exécutée le 23 septembre dernier par injection létale, je suis moins gêné par le fait qu'il s'agissait d'une femme que le fait qu'elle était déficiente mentale, de façon semble-t'il assez évidente.

Ceci outre mon opinion ultra-défavorable sur la peine de mort en général, bien sûr.
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Re : La condition des femmes
« Réponse #79 le: 04 octobre 2010 à 18:36:12 »
Oui, j’ai pris deux exemples récents, pour illustrer la justice générale du XXIéme siècle  européenne  et tazuniene, je n’évoque pas celle du moyen-age des pays comme l’Arabie Saoudite ! pour mieux éclairer mon propos j’aurais du te parler des états unis qui condamnent sans scrupules  des femmes à la peine capitale, qui en état de légitime défense ont tué leur mari pour se protéger elle et leurs enfants.(pas le cas  Lewis)
La mort ,pour l’exemple ?!?
Et pour contre balancer j’ai mis en exemple un cas soit !,le seul que je connaisse parce que très médiatisé, d’un type qui a battu à mort sa compagne.
 4 ans pour l’exemple ?!?
Je fais simple volontairement.
Ce n’est pas plus difficile de constater aussi qu’il y a une différence  entre la justice des Noirs la justice des Blancs, celle des riches et celle des  pauvres même si je prends des raccourcis je ne peux que remarquer  cette évidence.
Citer
Dans le cas Térésa Lewis, exécutée le 23 septembre dernier par injection létale, je suis moins gêné par le fait qu'il s'agissait d'une femme que le fait qu'elle soit déficiente mentale, de façon semble t’il assez évidente.

Ceci outre mon opinion ultra-défavorable sur la peine de mort en général, bien sûr.
Je vois ce que tu veux dire même si c’est maladroit


Citer
Orenthal James Simpson, né le 9 juillet 1947, dit O. J. Simpson (OJ est également l'abréviation américaine commune pour orange juice, jus d'orange, et The Juice était le surnom de Simpson), est un ancien joueur professionnel de football américain et un acteur de cinéma. Simpson est également connu pour avoir été accusé d'avoir assassiné son ex-épouse et le compagnon de celle-ci en 1994 et pour avoir été acquitté en 1995 à la suite d'un long procès très controversé et très médiatisé (il fut acquitté au pénal mais reconnu coupable au civil).

Le vendredi 5 décembre 2008, il est condamné à 15 ans de prison ferme pour enlèvement et vol à main armée dans une autre affaire[1].

toujours en faisant simple
1) il tue sa femme: acquitté
2) vol à mains armée: 15 ans

j'invente rien :/
« Modifié: 04 octobre 2010 à 18:47:03 par bili »
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Re : La condition des femmes
« Réponse #80 le: 04 octobre 2010 à 19:21:32 »
Citation de: Bili
Je vois ce que tu veux dire même si c’est maladroit
En ce cas, merci de ne pas m'en tenir rigueur.

Citation de: Bili
pour mieux éclairer mon propos j’aurais du te parler des états unis qui condamnent sans scrupules  des femmes à la peine capitale, qui en état de légitime défense ont tué leur mari pour se protéger elle et leurs enfants.
N'hésite pas à faire connaître ce genre de cas. C'est typiquement le genre le choses que les américains -et leurs alliés idéologiques- reprochent aux pays qu'ils envahissent pour "apporter aux peuples tous les bienfaits de la démocratie".

Le cas Simpson fait partie de ces histoires incompréhensibles et qui semblent complètement dénuées de sens. De véritables défis à la notion de justice.

Le plus dur, je pense, dans ce genre d'affaire (comme dans l'affaire Cantat/Trintignant), c'est le ressenti des femmes qui ont subi -ou subissent encore- des violences. J'imagine que dans ces cas-là, elles doivent se projeter de façon "automatique" à la place de la victime, et se dire que cela aurait pu finir comme ça pour elles.

A ceci près que n'étant pas des "stars", le drame se serait déroulé de façon complètement anonyme, voire dans l'indifférence générale.
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Re : La condition des femmes
« Réponse #81 le: 04 octobre 2010 à 20:07:33 »
Citer
N'hésite pas à faire connaître ce genre de cas. C'est typiquement le genre le choses que les américains -et leurs alliés idéologiques- reprochent aux pays qu'ils envahissent pour "apporter aux peuples tous les bienfaits de la démocratie".
Je n’ai malheureusement pas de cas concret à te proposer, une émission de télé sur arté ou sur la 5,un télé- film américain racontant l’histoire d’une femme commanditaire comme Térésa  Lewis condamnée a perpétuité  pour le meurtre de son époux violent, des cas connus qui ne sont pas médiatisés !
c’est maigre !
je ne pense pas non plus que se soit une invention, l’exécution de Térésa Lewis nous montre le vrai visage de la justice tazuniène.


Pour Cantat, à mon humble avis, il ferait mieux de la mettre en veilleuse, si son affaire est terminée, purgé sa peine etc… et que la vie continue pour lui .

Il ne s’agit pas non plus de s’identifier, car on ne s’identifie pas à quelqu’un qui est mort,
j ’ai l’impression que la vie de la victime ne compte pas, n’a jamais comptée sauf pour la mère et la famille, elle n’a pas compté pour Cantat, elle n’a pas compté non plus pour la justice.
Mais bon !
j’ai comme un arrière goût dans la bouche et je me dis à quoi bon, c’est la condition des femmes qui s’en est pris encore une !
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Re : La condition des femmes
« Réponse #82 le: 04 octobre 2010 à 20:20:48 »
Le fan-club de Cantat a quelque chose de malsain, un peu comme les "amis" qui restaient "solidaires" du trouduc qui a brûlé Sohane.
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Re : La condition des femmes
« Réponse #83 le: 04 octobre 2010 à 20:51:56 »
tiens à ce propos j'ai vu la cité du mâle  :nono:

 effrayant de bêtise,le machisme des cités est violent dans les propos, barbare dans les faits, une fille décérébrée qui juge normale qu'une femme se prenne des baffes si elle  le mérite , des ados paumés qui ne savent pas aligner trois mots, si! putes,chiennes contre propre et vierge.

pour moi le machisme touche toutes les couches de la société ,je ne sais pas ce que les journalistes ont voulu démontrer en montrant ce docu.
 un machisme chez les laissés pour comptes de la socièté, ce sont peut être des victimes, mais très connes! les victimes, les jeunes de banlieue plus instruits,plus tolérants avec un cerveau non pas étés invités à se prononcer sur le sujet.
triste et affligeant ! :/
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Re : La condition des femmes
« Réponse #84 le: 05 octobre 2010 à 10:46:26 »
je trouve la cité du mâle, bien trop partisan et orientée...il va de soi qu'il y a du machisme et du sexisme en banlieue, dire le contraire serait ou naïf ou ridicule de ma part.
comme tu le dis : "pas étés invités à se prononcer sur le sujet."
c'est un peu comme l'histoire du point, l'on veut montrer du sensationnel, ce que les gens fantasment et imaginent.
dommage qu'on prenne le sujet à la légère...
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=9226

en bref je partage ton avis :fleur2:
au passage j'adore ton avatar, la fabuleuse angela davis, pour ceux que ça intéresse vous pouvez jeter un œil sur l'excellent "Femme, Race et Classe"

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Re : La condition des femmes
« Réponse #85 le: 05 octobre 2010 à 11:22:18 »
J’ai toujours eu  depuis mon adolescence, de l’admiration pour cette femme et puis je l’ai  bien rangée dans un coin de ma tête et un matin j’entends du fin fond de ma cuisine ma fille chanter une chanson, j’écoute les paroles et le refrain sur lequel je n’avais porté aucune attention jusqu'à présent, et là j’ai fait le rapprochement, Angéla  de Yannick Noah,  les clips ce n’est pas ma tasse de thé, mais celle de ma fille de dix ans et de ces copines.
Toutes, elles connaissent la chanson, la relève est assurée, merci Yannick !  :mrgreen:

http://www.tictacflo.com/paroles-yannick-noah-angela-clip
« Modifié: 05 octobre 2010 à 11:25:11 par bili »
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Re : La condition des femmes
« Réponse #86 le: 17 octobre 2010 à 14:44:38 »
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La France, mauvaise élève de la parité

La France figure au 127e rang mondial en matière d'inégalité de salaires hommes-femmes à travail égal
selon un rapport du Forum économique mondial
   
Au classement des inégalités hommes-femmes dans le monde, la France est sur le podium... des plus belles chutes. Totalement distancée par un quatuor de tête nordique (Islande, Norvège, Finlande et Suède), la France tombe de la 18e à la 46e position en l'espace d'un an, juste derrière la Pologne, la Jamaïque et la Russie, et frôle son médiocre score de 2007 (50e position). Un résultat d'autant plus inquiétant que 7 pays européens figurent parmi les 10 pays les mieux classés, et 13 parmi les 20 : derrière les quatre "Nordiques", on trouve l'Irlande, la Suisse, l'Espagne, l'Allemagne, la Belgique, le Royaume-Uni, la Hollande et la Lettonie.

Établi par le Forum économique mondial sur 134 pays, ce rapport repose sur quatre piliers : l'éducation, la santé, l'insertion dans la vie économique et dans la vie politique. En matière de différence d'accès à la santé et à l'éducation entre hommes et femmes, la France n'a pas à rougir, et c'est un euphémisme : elle se classe au premier rang mondial - à égalité avec beaucoup d'autres pays - dans ces deux catégories. C'est dire l'écart qui subsiste entre les hommes et les femmes en France en matière de parité économique et politique.

Le désastre des salaires

Avec 19 % de femmes au Parlement en 2010 et 26 femmes à des postes ministériels contre 47 en 2009 et 18 en 2007, les femmes éprouvent le plus grand mal à faire carrière en politique en France. "Entre 2008 et 2009, après l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, il y a eu une hausse très médiatisée du nombre de femmes à des postes ministériels", note le rapport. "Cependant, sur la période que couvre le rapport de cette année, deux de ces ministres femmes ont quitté leurs fonctions alors même que le gouvernement s'est élargi, ce qui a mené à une inversion des proportions hommes-femmes considérable." La France ne pointe qu'à la 47e place mondiale dans le domaine du pouvoir politique offert aux femmes. Une lueur d'espoir tout de même : "Il y a, cependant, une très légère augmentation du nombre de femmes au Parlement depuis l'année dernière et dans la représentation des femmes chez les juristes, les hauts fonctionnaires et les managers", peut-on lire.

Un bilan politique peu reluisant, donc. Mais c'est en économie que les choses se gâtent encore davantage : la France s'écroule à la 60e place sur la participation à la vie économique et les "opportunités" offertes aux femmes. En salaire par rapport à celui d'un homme pour un travail équivalent : les frenchies ne sont que 127e. Quant au revenu moyen des Françaises, il correspond à 64 % de celui de leurs compatriotes mâles. Et si la part des femmes dans la population active totale continue d'augmenter (0,87 femme pour un homme en 2010, contre 0,79 en 2006), leur taux de chômage reste légèrement supérieur (8 % contre 7 %) et leur "capacité à se hisser à des postes de direction en entreprise" est évaluée à 3,54 sur une échelle de 7.

Qu'en est-il donc du meilleur élève ? S'il subsiste, "malgré tout, une différence significative entre les salaires des hommes et des femmes" selon le rapport du Forum économique, l'Islande, championne du monde pour la deuxième année consécutive, a encore gagné en nombre de femmes ministres et peut se targuer d'avoir un parlement pratiquement paritaire. Elle est également en première position en matière d'éducation, de même que sa population active est très largement féminisée. Notons qu'en Islande, le Premier ministre est une femme. À l'heure des petites phrases et des spéculations sur un prochain remaniement, la France dispose là d'une belle occasion de remonter au classement.

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Re : La condition des femmes
« Réponse #87 le: 18 octobre 2010 à 09:45:03 »
aprés ça on donne des leçons de parités aux autres :fache1:

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Re : La condition des femmes
« Réponse #88 le: 20 octobre 2010 à 16:26:47 »
20 semaines de congés maternité

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BRUXELLES (Reuters) - Le Parlement européen s'est prononcé mercredi en faveur d'un congé maternité indemnisé à 100% de 20 semaines minimum, contre 14 semaines actuellement, et pour la reconnaissance dans l'UE du congé paternité.

Cette proposition, adoptée à une très courte majorité et rejetée par les groupes du Parti populaire européen et des conservateurs britanniques, devra désormais être discutée avec les Etats membres de l'UE.

La proposition initiale de la Commission européenne prévoyait un allongement à 18 semaines de ce congé, pour lequel certains pays vont déjà au-delà du minimum légal.

C'est le cas de la France, où il est de 16 semaines auxquelles peuvent s'ajouter un congé pathologique de deux semaines, ou de la Belgique, où il est de 15 semaines.

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Re : La condition des femmes
« Réponse #89 le: 20 octobre 2010 à 20:49:51 »
Une bonne nouvelle, à condition que les femmes concernées aient les garanties suffisantes au niveau de leur emploi... Ce qui n'est déjà pas toujours le cas.
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Re : La condition des femmes
« Réponse #90 le: 20 octobre 2010 à 22:38:48 »
avec Morano,c'est niet! :rougefache:
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Re : La condition des femmes
« Réponse #91 le: 21 octobre 2010 à 13:39:07 »
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Trois semaines après le jour de ces noces, une femme téléphone au prêtre qui l’a mariée :
-mon père, mon mari et moi nous avons eu une scène de ménage épouvantable.
-Calmez vous, mon enfant, lui répond le curé, il ne faut rien dramatiser. Chaque mariage doit avoir sa première dispute. Ce n’est sûrement  pas aussi grave que vous le pensez.
- Je sais, je sais, lui répond la mariée. Mais alors dans ce cas, mon père, juste un dernier conseil : qu’est-ce que je dois faire du cadavre ?

 :grrr:
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Re : La condition des femmes
« Réponse #92 le: 30 octobre 2010 à 10:43:59 »
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Dernière pub Calvin Klein interdite en Australie


« La scène évoque la violence et le viol ». Le Bureau des normes de publicité en Australie qui vient d’interdire la publicité Calvin Klein ne s’embarrasse pas des considérations de second degré et autre liberté d’expression que défend habituellement l’Autorité de régulation de la publicité (ARP) en France.

La vedette de la pub, Lara Stone, est dénudée au milieu de trois hommes. L'un la tient par les cheveux, l'autre par le dos, le troisième fume à côté. La scène se déroule manifestement en ville, devant une grille. Banalisation du viol en réunion ? « Le Conseil a décidé que, bien que l'acte représenté puisse être consenti, l'aspect général, et le plus probable, de cette scène évoque la violence et le viol (...) L'image est avilissante pour les femmes, parce qu'elle suggère qu'elles sont des jouets pour les hommes. Et c'est aussi avilissant pour les hommes, puisque cela les associe à la violence sexuelle faite aux femmes », dit le Bureau des normes qui a reçu de nombreuses plaintes d'associations luttant contre le viol.

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/cafouillage/42-cafouillage/741-derniere-pub-calvin-klein-interdite-en-australie

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Re : La condition des femmes
« Réponse #93 le: 30 octobre 2010 à 12:43:43 »
 8| Le contraire aurait été scandaleux!!!
La photo fait plus que suggérer...  :grrr:
C'est une véritable provocation, comme les aiment ces êtres supérieurs que se croient les publicistes et autres raffarins du tout-fric!  :mrgreen:
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
A. Schopenhauer
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Re : La condition des femmes
« Réponse #94 le: 02 novembre 2010 à 11:53:21 »
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Mère ? Non merci

« Un enfant quand je veux, si je veux », ce slogan féministe des années 70 peut paraître obsolète aujourd’hui. Après tout, les femmes ont obtenu le droit à la contraception orale et à l’avortement… Plusieurs décennies ont passé, et nous avons maintenant les deux pieds bien ancrés dans un XXIème siècle que l’on veut croire empreint de modernité. Mais celles qui choisissent de ne pas faire d’enfant continuent d’être stigmatisées, soupçonnées d’un défaut de fabrication ou d’un égoïsme intrinsèque. Onze femmes entre 25 et 32 ans ont accepté de répondre à mes questions concernant leur volonté de ne pas devenir mères.

Pluri-elles

À travers les témoignages de Julie P., Funambuline, Marie-Amria Cressot, Carine, Aurélie Denne, Magali, M’dame Jo, Julie D., Florence, Hélène et Marie, vous découvrirez que ces femmes sont toutes très différentes, leur seul point commun étant leur désir de rester nullipares. Impossible donc de prétendre dresser un portrait robot de « la femme qui ne veut pas d’enfants ».

Dès la première question, un coup est asséné au prêt-à-penser, qui voudrait que seules les « vieilles filles » choisissent de ne pas faire d’enfants, plus par dépit que par volonté. La plupart de ces jeunes femmes sont en couple (8 sur 11), dont trois sont mariées ou pacsées.

Il a été observé que plus les femmes font d’études supérieures, moins elles font d’enfant. Quant à mes témoins, elles sont salariées du secteur social, documentalistes, masseuses, webdesigners, ingénieures, journalistes, cadres supérieures, graphistes ou travaillent dans l’évènementiel, et une d’entre elles se réoriente dans l’humanitaire (aurait-elle un cœur, alors ?incroyable !).

Si quelques unes trouvent les enfants inintéressants, voire pénibles (et qui ne l’a jamais pensé ?), Funambuline tord le cou aux idées reçues puisqu’elle dit adorer les enfants, et être pour ses neveux « une vraie tata gâteau ».

Un choix ou une « non-envie viscérale » ?

Si certaines arrivent à déterminer le moment où elles ont pris la décision de ne pas procréer, ou le cheminement qui les y a menées, d’autres estiment que leur intention vient des tripes, comme pour d’autres celle d’enfanter.

Funambuline explique « Je n’ai jamais pris cette décision pour la simple et bonne raison que ce n’est pas une décision, ni un choix réfléchi ou conscient. C’est une non-envie viscérale. […] c’est pareil et tout autant non-réfléchi qu’un désir d’enfant ». Pour Magali non plus « ce n’est pas un choix mais un état de fait (comme être gaucher, ou gay). Un manque total d’envie, tout simplement ». Aurélie non plus n’a jamais eu « un quelconque désir de maternité. Ni une aversion. Je ressentais davantage un désintérêt (‘c’est pour les autres’) ».

M’dame Jo (« ce n’est pas plus rationnel qu’une envie de chocolat »), Hélène, Marie et Julie P. rejoignent toutes ces propos : elles n’ont jamais eu envie de pouponner, voilà tout. Mais même celles qui se sentent instinctivement « non-mères » avancent souvent de nombreux arguments en faveur de leur mode de vie « childfree ».

Economie, liberté, écologie…

La raison invoquée le plus fréquemment par les témoins pour ne pas faire d’enfant, c’est la situation socio-économique présente et à venir. Sept des femmes qui m’ont répondu ont cité ce critère comme déterminant. D’une part mettre un enfant au monde aujourd’hui, c’est l’exposer à un avenir probablement précaire. D’autre part, toutes ne sont pas sûres qu’elles pourraient assurer à un enfant des conditions de vie sinon confortables, du moins suffisantes. Car un enfant, Corinne Maier le disait déjà dans son livre « No Kid, 40 raisons de ne pas avoir d’enfants », coûte plus cher qu’une voiture dernier cri, qu’une croisière autour du monde ou qu’un deux pièces à Paris !

Sur la deuxième marche du podium, l’écologie et la liberté sont ex-æquo avec cinq mentions chacune.

L’écologie semble, comme l’économie, être une double préoccupation. D’abord, le réchauffement climatique fait peur, on ne sait pas dans quel état sera la planète dans 10 ou 20 ans. Ensuite, le fait d’amener un nouvel être sur Terre, notamment en Occident, revient à offrir au monde un nouveau petit pollueur. Quand on sait qu’en 2004, chaque citoyen européen produisait 520 kilos de déchets par an, on peut penser que chaque non-mère offre un peu de répit à la Terre.

La liberté, l’indépendance, l’absence de contraintes, voilà des avantages qui tendent à disparaître à l’arrivée d’un enfant. La mère qui n’a pas les moyens de s’offrir une aide à temps plein se voit réduite en esclavage, répondant aux moindres attentes de son enfant. Finies aussi les sorties improvisées, les grasses matinées, les longs voyages à la dernière minute… « A quoi bon avoir un enfant si c’est pour lui reprocher de me priver de ma liberté, de mon indépendance, de ma spontanéité ? » se demande par exemple Aurélie.

Les aspects physiologiques de la grossesse et de l’accouchement (douleur, fatigue, « une scène d’Alien » pour Magali), la carrière et les doutes sur la capacité à être une « bonne mère » sont également des raisons citées plusieurs fois par les témoins.

Pression sociale

Parmi les questions que j’ai posées à toutes ces femmes, celle de l’anonymat dans cet article a amené des réparties intéressantes. Ainsi, seules Marie-Amria et Aurélie n’ont pas souhaité que leur nom soit tronqué. La première parce qu’elle « assume et ne risque rien », la seconde pour « lever, à [sa] petite échelle, ce « tabou » ». Plusieurs souhaitent préserver leur vie privée de l’omniscient Google, mais quatre autres ont précisé qu’elles craignaient une certaine pression sociale, d’avoir à se justifier auprès d’inconnus voire que cela leur porte préjudice pour un prochain emploi.

Car, à l’exception de Florence qui n’a « pas de remarque désobligeante à déplorer pour le moment », toutes ont eu un droit à un florilège d’agressions, souvent en provenance de parfaits inconnus. Plus de la moitié ont été taxées d’égoïsme pour leur choix de vie, comme si faire un enfant pour sauver un couple ou se retrouver dans les traits d’un mini-moi était une preuve d’altruisme exacerbé. D’autres épithètes peu flatteuses sont également fréquentes telles « vieille fille », « aigrie », « triste », « anormale » et même « monstrueuse ».

Autre assertion que six des témoins ont entendue de manière récurrente « Tu changeras d’avis ». Vous avez bien lu, pas de point d’interrogation, c’est une certitude. Parfois associée à l’évocation de la fameuse horloge biologique, cette affirmation présomptueuse agace plus qu’elle ne blesse. Doit-on comprendre que les femmes ne sont que des utérus en attente d’utilisation ? Des pondeuses en puissance prête à se déclencher sur commande d’une bombe à retardement ovarienne ?

La pression sociale et familiale est telle qu’Aurélie dit avoir un instant pensé à céder, juste pour y échapper.

Il y a 61 ans, Simone de Beauvoir écrivait « Le Deuxième Sexe », une réflexion sur la place de la femme dans la société. L’une des idées qu’elle exposait était celle-ci : l’individualité de la femme est combattue par l’intérêt de l’espèce. Au vu des témoignages que j’ai reçu, force est de constater que cette rixe n’est pas terminée. On pardonne rarement à une femme de vouloir être « juste » elle, en tant que personne. On n’admet pas que des projets créatifs, amoureux ou professionnels puissent être source d’épanouissement pour les femmes. Pourquoi ? Parce que ce mode de vie est minoritaire et donc…différent. Différent, le voilà le gros mot, celui qui donne le droit d’ostraciser celles qu’on ne comprend pas, qu’on ne connaît pas.

http://www.lactualaloupe.fr/index.php/france/mre-merci/

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Re : La condition des femmes
« Réponse #95 le: 02 novembre 2010 à 13:08:29 »
C’est tout à fait compréhensible de ne pas désirer d’enfants si j’avais 20 ans de moins je n’aurais certainement pas d’enfants pour les mêmes raisons socio-économiques évoquées dans ce témoignage. Je suis une anxieuse par nature et hélas nous ne sommes pas  gâté avec l’autre zident.

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La liberté, l’indépendance, l’absence de contraintes, voilà des avantages qui tendent à disparaître à l’arrivée d’un enfant. La mère qui n’a pas les moyens de s’offrir une aide à temps plein se voit réduite en esclavage, répondant aux moindres attentes de son enfant. Finies aussi les sorties improvisées, les grasses matinées, les longs voyages à la dernière minute… « A quoi bon avoir un enfant si c’est pour lui reprocher de me priver de ma liberté, de mon indépendance, de ma spontanéité ? » se demande par exemple Aurélie.

Par contre là je ne suis pas d’accord, on peut faire preuve d’intelligence en s’adaptant à cette nouvelle vie ,opinion préconçue et très dévalorisante. quant à "La liberté, l’indépendance, l’absence de contraintes " tu peux la vivre si t’es avec une tête de con ,des femmes qui n’ont pas conscience de vivre avec un égocentrique ça existe aussi .

merci pour cet article  :fleur2:
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Re : La condition des femmes
« Réponse #96 le: 18 novembre 2010 à 17:13:08 »
juste en passant...
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« Ma femme est intelligente » : une faute de goût

Séquence intimité vers 21h30 :

    « J'ai une famille qui me soutient… une femme intelligente… »


Le Président qui dirait « ma femme, elle est belle » ou « ma femme, elle fait bien la cuisine » se rendrait coupable de misogynie, machisme et phallocratie de type 1, berlusconienne.

Le Président qui se sent obligé de dire que sa femme est intelligente (et pas seulement ex-mannequin) se rend lui aussi coupable de misogynie, machisme et phallocratie, mais de type 2 : il s'agit de cette propension à valoriser chez une femme des qualités qui ne vont pas de soi (pour le phallocrate, misogyne, etc ) : à savoir le courage, l'intelligence, le sang-froid.

Le type 2 est toujours associé au sentiment de bien faire, d'être moderne, politiquement correct, féministe.

http://www.rue89.com/2010/11/17/sarkozy-a-la-tele-contreverites-esbroufes-et-fautes-de-gout-176333?ref=nf
« Modifié: 19 novembre 2010 à 11:02:35 par raja »
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

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Re : La condition des femmes
« Réponse #97 le: 19 novembre 2010 à 11:04:01 »
pfff cet homme est irrécupérable  :taistoi:

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Re : La condition des femmes
« Réponse #98 le: 19 novembre 2010 à 19:37:47 »
Meuh non!  :nono:
C'est la méthode Coué!  :] :mrgreen:
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
A. Schopenhauer
http://raconterletravail.fr/

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Re : La condition des femmes
« Réponse #99 le: 22 novembre 2010 à 11:54:49 »
On dirait que la parole raciste et sexiste est si décomplexée que plus grand monde n'y fait attention...

Citer
Robert Ménard, la femme, elle t’emmerde

Vous connaissez ma passion pour l’analyse de texte. Et bien aujourd’hui, j’ai l’impression que le dieu de l’analyse des présupposés sexistes dans le discours verbal a décidé de me faire un bien beau cadeau.

Le 19 novembre, débat sur I-télé. Une émission qui s’appelle « tirs croisés ». Robert Ménard, fondateur de Reporters sans frontières, et Claude Askolovitch débattent de la suppression de l’abattement d’impôt pour les employés de maison. A priori, pas un sujet glamour, un débat qui va ronronner doucement en fond sonore pendant qu’on fait autre chose.

Jusqu’à ce que Dieu intervienne et place ces paroles divines dans la bouche de Robert : «Ça pénalise qui ? Ça pénalise les femmes, parce que pour être clair, la plupart de ces emplois, c’est qui, c’est des femmes de ménage qu’on emploie parce que nos épouses travaillent aussi et qu’elles n’ont pas envie de repasser».

Relisez attentivement cette phrase dont la puissance intellectuelle n’a d’égale que le nombre de verbes. Vous pouvez également la visionner ici, puis vous répondrez aux questions suivantes.

1°) Démontrez en quoi Robert Ménard est l’ami des femmes, et pas seulement l’ami des femmes de ménage. Vous chercherez tous les indices qui prouvent que non, ce n’est pas une déclaration misogyne mais bel et bien une défense du droit inaliénable des femmes à repasser.

2°) Vous justifierez à l’aide de trois arguments l’idée selon laquelle le repassage est une affaire de femmes, que jamais il ne sera possiblement envisageable qu’un individu mâle puisse s’approcher d’un outil chauffant. Vous expliquerez que depuis la nuit des temps, le repassage est un secret que les femmes se retransmettent de mère en fille et dont elles ont interdit l’accès aux hommes. (Vous pourrez vous appuyer sur des études des dessins de la grotte de Lascaux qui prouvent que pendant que l’homme chassait le mammouth à mains nues avec sa bite en lasso, sa congénère en profitait pour sournoisement repasser ses culottes en peau à l’aide de pierres chauffées.)

3°) Vous développerez l’idée audacieuse de Robert Ménard selon laquelle le repassage ce n’est pas une question de temps, de corvée, de truc chiant à faire mais bel et bien une affaire « d’envie ». Vous pourrez exploiter au besoin des données génétiques prouvant le plaisir à repasser chez les femelles guenons en Nouvelle-Guinée. Vous développerez ensuite l’idée selon laquelle le travail salarié a cruellement amputé la femme de cette envie fondamentale de repasser et conséquemment en quoi il est une déviance grave de l’ordre naturel des choses.

4°) Vous ferez la liste de toutes les idées modernes sur les rapports hommes/femmes qui n’apparaissent pas dans cette phrase.

5°) Vous essayerez d’expliquer l’absence totale de réaction des autres interlocuteurs.

6°) Vous réagirez à la phrase d’Isabelle Germain : « Robert Ménard, les femmes, elles t’emmerdent ».

http://www.girlsandgeeks.com/2010/11/21/robert-menard-femme-repassage/