Auteur Sujet: La condition des femmes dans le monde  (Lu 97504 fois)

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Re : La condition des femmes
« Réponse #100 le: 22 novembre 2010 à 12:30:57 »
J'ai eu le malheur de tomber sur cette émission deux ou trois fois. Les deux gueulards n'ont pas d'opinion, que des certitudes...
Question existentielle, qui est le plus imbuvable, Ménard ou Assholovitch ?
Deux beaufs qui se coupent mutuellement la parole, c'est extrèmement fatiguant pour le téléspectateur, qqchose avec les hémisphères du cerveau.
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Re : La condition des femmes
« Réponse #101 le: 24 novembre 2010 à 12:54:23 »
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Viol : la honte doit changer de camp !


En France : 75 000 femmes sont violées chaque année, 200 femmes sont violées par jour, 1 femme est violée toutes les 7 minutes. Ça fait beaucoup pour des « cas isolés »

Pour que ces crimes cessent, le Collectif féministe contre le viol, Mix-Cité et Osez le féminisme lancent aujourd’hui un manifeste contre le viol sur http://www.contreleviol.fr, signé par une centaine de personnalités, parmi lesquelles :

Isabelle Alonso, Anne Alvaro, Clémentine Autain, Zabou Breitman, Isabelle Carré, Eva Darlan, Mercedes Erra, Giulia Foïs, Marina Foïs, Florence Foresti, Geneviève Fraisse, Violaine Gelly ,Brigitte Gresy, Benoîte Groult, Gisèle Halimi, Natacha Henry, Françoise Héritier, Agnès Jaoui, Marie-Ange Le Boulaire, Nolwenn Leroy, Marie Moinard, Florence Montreynaud, Orlan, Michelle Perrot, Muriel Robin, Olivia Ruiz, Nathalie Rykiel, Sabine Salmon, Marion Sarraut, Colombe Schneck, Coline Serreau…

L’objectif de cette campagne est de briser le silence de la société qui entoure encore ces crimes. Nous voulons démonter les préjugés qui entourent le viol : dans 8 cas sur 10, la victime connaît le violeur et le plus souvent, le viol a lieu chez elle ou chez l’agresseur.
Seuls 2% des violeurs sont condamnés.

Nous refusons la culpabilité qu’on veut faire peser sur les femmes en considérant qu’elles l’auraient cherché. Le viol est le seul crime où l’on réussit le tour de force de faire croire que c’est la victime qui est coupable, et non l’agresseur.

Au delà des histoires individuelles, le viol est avant tout un fait de société, un crime sexiste, une marque que les relations femmes-hommes restent profondément inégalitaires en France. Cela doit changer.

Nous invitons femmes et hommes à signer la pétition en ligne sur le site http://www.contreleviol.fr, par laquelle nous exigeons notamment des moyens financiers supplémentaires des pouvoirs publics pour une meilleure prise en charge des victimes et des campagnes d’information et de prévention des violences sexuelles, parce que cette situation ne pourra changer que grâce à un changement des mentalités.

http://osezlefeminisme.fr/article/viol-la-honte-doit-changer-de-camp

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Re : La condition des femmes
« Réponse #102 le: 25 novembre 2010 à 11:52:54 »
et il n'y a pas que le viol !

à lire :

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"Quand tu te fais cogner"

    Le 25 novembre prochain sera la «Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes». Quoi qu’on pense de ce genre de journées, Mademoiselle y voit l’occasion de donner la parole à une amie, militante féministe d’une cinquantaine d’années, qui s’est régulièrement fait cogner par son ex-mari, instituteur et militant de gauche. Extrait de l’entretien :

 

«Quand tu as un cancer, tu sais que tu as un cancer, mais quand tu te fais cogner, tu ne te dis pas que tu es une femme battue.Tu te dis : “Ben mon mari, il a disjoncté, quoi ! Et puis demain ça va aller mieux !” […] Il était pas au chômage… Il était pas alcoolique… Tout allait bien, sauf que je m’en prenais plein la gueule quand je rentrais le soir. […] Rien qu’à la façon dont il fermait la porte, on savait comment il allait être… Et puis alors, il pouvait être charmant, adorable, rentrer avec des fleurs, avec des chocolats et tout, et puis un quart d’heure après, il se mettait à me cogner dessus, tu ne savais pas pourquoi. Parce que… je m’étais mis du rouge à lèvres, alors il pensait que j’étais allée voir un mec… Parce que je m’étais habillée un petit peu plus… élégamment… Ou alors, si j’allais quelque part, et que je restais trop longtemps […] Et en fait, un soir… quand je suis rentrée chez moi, ben il était complètement dingue. (Elle baisse le ton.) Il me disait : “Ouais ! C’est moi qui suis obligé de faire la vaisselle, parce que toi, tu vas aux réunions [de l’association féministe], Madame va à l’association (Elle imite son ton dédaigneux) !”… Et donc, il m’a tapée (Elle appuie sur le mot), mais alors tant qu’il a pu ! […] Le sang pissait partout… Parce qu’en fait, la dernière fois qu’il m’a tapée, il m’a tapé (Elle baisse encore le ton) avec une casserole et alors là (Elle me montre une partie de son crâne), ça s’était ouvert sur trois ou quatre centimètres, là, et ça pissait ! On avait une cuisine comme ici, tu vois, mais les éléments, ils étaient blancs, tout était blanc… Y avait du sang partout ! Tu vois, avec la casserole, il avait tapé (Elle refait le geste), ça avait éclaboussé, le sang, partout ! Alors j’ai commencé à prendre une serpillière, à nettoyer. […] Et un jour, je suis partie. Carrément, du jour au lendemain, j’ai quitté le domicile. Mais discret ! Enfin, tu vois, pas avec des valises et tout ça ! Je suis partie, j’ai pris des sacs plastiques et… j’ai foutu deux, trois… deux, trois trucs dedans, et voilà.»

 

    Mademoiselle - CQFD no 83, novembre 2010.
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Re : La condition des femmes
« Réponse #103 le: 25 novembre 2010 à 11:58:56 »
en général le viol conjugal est suivi ou précédé de violence...cet aticle montre bien que la violence ne se limite pas aux quartiers pauvres, aux pauvres alcooliques mais un homme éduqué peut être violent.

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Re : La condition des femmes
« Réponse #104 le: 25 novembre 2010 à 12:21:47 »
en voilà une autre de violence, heureusement que des citoyens et élus s'opposent à la viandardisation des corps :

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Miss France à Caen : "Nous ne serons jamais des dindes" - 22 novembre
 


Concours Miss France : les candidates chahutées à Caen

Une dizaine de manifestants ont empêché le tournage d’un clip pour TF1, lundi après-midi, dans les rues de Caen (Calvados). Les 33 prétendantes au titre de miss France 2011, dont l’élection se déroulera le 4 décembre au Zénith de la ville, ont été contraintes de se réfugier à l’intérieur d’un magasin de prêt-à-porter pendant une demi-heure.

 
 

«C’est bientôt Noël, mais on n’est pas des dindes», scandaient les militants, se revendiquant «féministes». «On ne veut pas bloquer le tournage, c’est juste histoire de marquer le coup», assurait Chloé, du collectif la Toison rouge. Cette élection est «une belle occasion pour lutter contre la société patriarcale et contre le diktat de la beauté féminine superficielle», selon elle. Quelques badauds étaient présents pour voir les miss. «Vous êtes jalouses de leur beauté, c’est pour ça que vous les bloquez», leur a répondu une retraitée.

À Caen, lorsque les élus se sont prononcés sur la convention entre la ville, le Zénith et la société Miss France, les sept écolos de la majorité avaient voté contre, dénonçant «un concours rétrograde».
 

    Leur presse (Laurent Leclerc,
     Le Parisien), 23 novembre 2010.
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Re : La condition des femmes
« Réponse #105 le: 25 novembre 2010 à 12:55:57 »
J'ai vu les images sur Canal +. Ces miss étaient toutes fières d'avoir "corrigé" des fautes sur le tract distribué par les militantes.

Si la correction en question est celle qui apparaît dans l'article, il n'y avait franchement pas lieu de faire les malines.


En effet, quand le "patriarcat souhaite" il s'agit bien du singulier, mesdemoiselles; en outre, un sourire "vide de toute humanité" est non seulement une formulation correcte mais également plus adéquate du point de vue syntaxe.


Ensuite,

Il est à rappeler que, "on" est, à la base, un pronom indéfini qui représente la 3ème personne... du singulier. Personnellement, je suis pour la souplesse dans l'accord, quand on le sait représenter la multitude. Mais la règle, c'est le singulier.

C'est assez emblématique de la culture TF1, finalement. :]
« Modifié: 25 novembre 2010 à 13:19:27 par timbur »
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Re : La condition des femmes
« Réponse #106 le: 25 novembre 2010 à 13:07:19 »
ce qui démontre bien que finalement ce ne sont que des corps creux...
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Re : La condition des femmes
« Réponse #107 le: 25 novembre 2010 à 14:43:32 »
On est loin des Rosières du temps jadis !
Encore que cette tradition perdure encore à Suresnes, en Ile de France:
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La fête des Rosières
Chaque année la Fête des Rosières est célébrée à Suresnes.
A travers une cérémonie religieuse et une cérémonie laïque, deux jeunes Suresnoises méritantes sont récompensées par une couronne de roses, assortie de cadeaux et parfois même d’une dot, pour leur dévouement et leurs actions dans leur vie quotidienne. Elles s'impliquent dans leurs études tout en travaillant pour les financer, s'investissent dans des associations auprès de jeunes, de personnes âgées, seules ou démunies. Elles aident leur famille et leurs proches au quotidien.
source

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Re : La condition des femmes
« Réponse #108 le: 25 novembre 2010 à 15:41:12 »
Gaelle-Marie qui dt tout haut ce que je pense depuis des jours :frime1:

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Journée de la jupe : toi aussi, brandis ta chatte comme argument et milite avec ton cul !


Militante féministe en pleine action

Afin de foutre en l’air la crédibilité de toutes les luttes militantes concernant de près ou de loin l’égalité des sexes, je t’invite, ô Lectrice, à démolir le travail des vraies féministes à cerveau (mâles, femelles et autres sexes). Oui, prends en main ton destin de femelle et sois une vraie victime-rebelle ! Surtout ne fais pas comme ces gens cérébrés qui privilégient la dignité de l’individu plutôt que son appartenance à un genre sexué.

Toi, tu es une femme avant d’être une personne, et puis tu es une vraie sacrifiée, une combattante. Tu as des choses à prouver. Mais pas avec ta tête.

Pour cela, rien de bien compliqué : au lieu de mettre en avant le contenu de ton cerveau indépendamment de ton sexe, cesse de réfléchir, et suis le mouvement initié par une association qui a servi la soupe à Besson. Tu n’auras plus besoin de réfléchir, il te suffira de brandir ta possession la plus glorieuse : ta chatte.

Alors si tu as envie de te joindre à la meute bêlante des femelles asservies aux codes superficiels, cette journée de la jupe est faite pour toi : le symbole frelaté d’une action militante, réduisant ton cerveau au contenu de ta culotte, te permettra de te rafraîchir les escalopes en te donnant bonne conscience. Aujourd’hui 25 novembre donc, mets une jupe et milite avec ton cul.

Simplement, après ça, fais-nous une faveur : quand les 3 suisses prétendront que ton point G est dans ta penderie, s’il te plaît, tais-toi. Tu te rendras service.

http://www.zonezerogene.com/magazine/journee-de-la-jupe-toi-aussi-brandis-ta-chatte-comme-argument-et-milite-avec-ton-cul/25/11/2010/

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Re : La condition des femmes
« Réponse #109 le: 25 novembre 2010 à 17:01:39 »
BravePatrie s'y met aussi :

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C’est la journée de la jupe

La rédaction, jeudi 25 novembre 2010 - 11:22 Partager sur Facebook Tweeter Enregistrer sur del.icio.us Enregistrer sur Google Bookmarks Enregistrer sur Yahoo! Envoyer par e-mail

Déjà, on voit bien que ce sont les hommes, ces infâmes machos, qui ont fixé la date. Parce que porter une jupe pour être solidaire envers les victimes de violences conjugales, je veux bien, mais pourquoi faire tomber ce jour lorsqu’il fait -3°C dans les rues ? Ce serait plus sympathique en plein mois de Juillet tout de même.

C’est donc affublée d’une jupe en laine mohair et de bottes en peau fourrées que j’affirme ma solidarité envers mes chères amies victimes d’un mari un peu trop bourru à leur goût. Car, depuis l’affaire de Marie et Bertrand, tout le monde sait que les violences ne sont pas le privilège des pauvres. Nous aussi, nous avons des hommes, des couillus, à la maison. Nos violences sont tout aussi atroces, mais plus chic. Marie-Amélie qui l’autre jour avait raté la cuisson du rôti dimanche (ce qui lui a valu un 2/10 pour la cuisine par Melle Weednut) a reçu pour la peine un coup de ceinturon Hermès bien senti sur l’arrière-train. Plus technologique, Anne-Charlotte, toujours aussi nulle, n’a pas été capable de télécharger la recette de la Daube de Noël sur l’iPad de Jean-Sté. Fou de rage, celui-ci lui a brisé l’appareil sur le dos.

Ces exemples sont légion. Dans notre milieu, nous appelons cela le dressage domestique, ou encore l’ "Agility-mondain". Toutes ces histoires croustillantes alimentent les soirées-thé entre amies, mais contrairement à Sandy-Jennifer qui se répandait ce matin sur les chaînes d’information, nous avons la pudeur de garder cela pour nous.
Je tiens cependant à rendre justice à nos époux qui, égalité hommes-femmes exige, ne bronchent par lorsque, dans un réflexe de défense, nous leur envoyons notre flacon de Shalimar au visage.
En ce qui concerne l’égalité, je conclurai par ces mots de Raoul, grand philosophe PMU-Fluide Glacial, qui déclarait il y a déjà 20 ans : « L’égalité des femmes, je suis Pour. Comme je le dis toujours, c’est bien toutes les mêmes ».


ou

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Femmes battues : l’horreur au quotidien - en promo aujourd’hui seulement !

La rédaction, jeudi 25 novembre 2010 - 10:34 Partager sur Facebook Tweeter Enregistrer sur del.icio.us Enregistrer sur Google Bookmarks Enregistrer sur Yahoo! Envoyer par e-mail

Hormis quelques associations droit-de-la-femmistes exceptionnellement tolérées ce jeudi, personne ne mentionne au quotidien les violences physiques et psychologiques dont les femmes sont victimes. Cette journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes permet de dévoiler l’horreur permanente, et de faire prendre conscience au plus large public des engrenages anodins qui mènent au pire. Témoignage.

Sa voix brisée et vulnérable a ému des millions d’auditeurs ce matin. Cindy [1] est le témoin du jour sur les antennes de Radio France. Pour elle tout a commencé, comme pour tant d’autres, par le conte de fées dont elle rêvait depuis qu’elle était petite fille et portait des robes de princesse.
Elle aimait son prince charmant et son prince charmant l’aimait, il lui apportait réconfort et protection dans les moments difficiles, elle savait l’apaiser par sa douceur et sa féminité.
Quelques années après, la peur s’est installée, et seule l’incarcération de son compagnon a permis à Cindy de s’émanciper.
Comme elle le dit elle-même : « S’il aurait pas été mis en prison, je ne sais pas si j’aurais eu le courage de le quitter. »

« Ça a commencé un jour comme les autres. Je n’avais rien fait de mal, le repas était bon, on discutait, puis il s’est levé pour aller coucher la petite. Quand il est revenu, il avait un Bescherelle à la main et il a commencé à me frapper avec.
Au début je ne voulais pas en parler, je maquillais mes bleus. Mais quand il a pris le Littré c’est devenu impossible pour les cacher. Alors je lui ai dit que j’allais partir, que j’allais prendre la petite et retourner chez ma mère, à Avignon. Ça a été terrible : il a essayé de m’étouffer dans la série bleue IGN 3041OT. Là j’ai appelé la police. »

Pour une Cindy sauvée, combien de femmes y laissent la vie ?
L’accent est aujourd’hui mis sur l’éducation, qui permettra, espèrent les organisateurs de cette journée, que plus jamais de tels incidents ne surviennent.
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Re : La condition des femmes
« Réponse #110 le: 25 novembre 2010 à 18:19:53 »
@ Raja

Difficile de concilier cette "exhibition"   et la rigueur climatique !
Au lieu d'une micro-jupe, puis-je te suggérer une jupe descendant aux chevilles
et, en guise de string, un shorty en pilou-pilou...  :frime1:
Un rhume de :fesse: , c'est long à guérir !

Euh... NPNS ... c'est Ni Pull, Ni Chemise ?

Vas-y, Raja, brandis ta chatte !
Pauvre Nefi !!!  :pleur3:
« Modifié: 25 novembre 2010 à 21:25:04 par sarkome »

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Re : La condition des femmes
« Réponse #111 le: 26 novembre 2010 à 10:35:08 »
Moi aussi je vais monter une association pour l’égalité des droits entre hommes et femmes et qui viendra en aide aux femmes battues «  Belles et Putes » et croyez-moi ! Ça va cramer. :diable: :fouet2:
Bon !c’était la minute : on rigole , on se marre !

Trêve de plaisanteries.

Je n’aime pas trop l’idée qu’on se foute de la gueule des associations, surtout NPNS, bien elle va toucher du blé de Besson ou c’est déjà fait et alors ! Il faudrait savoir ce qu’on veut.
Lors du débat sur la burqa j’ai été touchée par les arguments de Raja m’expliquant que c’est aux assos de militer, d’expliquer, d’éduquer les femmes et non pas une énième loi bidon et répressive sarkoziene,(j’ai été aussi  sensible aux arguments de Kiosk) apparemment des femmes de cet avis comme Badinter, Fourest et Halimi ont été entendues, car si j’ai bien suivi, dans un premier temps ,on explique et dans un second temps on frappe.

Ensuite vous pouvez argumenter pour m’apprendre en quoi les représentantes de cette assos se trompent ou tout simplement pourquoi, elles vous débectent ?
C’est vrai que la journée de la jupe par ce temps ça peut paraître "malheureux " comme initiative mais c’est un détail qui n’a aucune espèce d’importance.

Vous pouvez aussi me dire que ça ne changera rien au problème ; Ce n’est pas avec une journée d’action pour dénoncer le nombre de femmes mortes sous les coups qui changera la mentalité des gars violents.

Cependant j’ai entendu parler d’une loi qui donnerait automatiquement raison à la femme battue lors du divorce ,elle gagnerait le droit de garder le logement et ce serait au tour des maris fautifs de se retrouver à la rue.
Dans la plupart des cas, c’est elle qui part et on lui colle un abandon de domicile conjugal, ou un divorce à l’amiable où personnellement ,je me suis retrouvée à la rue avec 10 000 francs de dommages et intérêts, la liberté était à ce prix.
J’ai opté pour le divorce à l’amiable car pour avoir des attestations témoignant des coups reçus devants les " copains " rien, plus personne, le vide intersidérale : la plus grande lâcheté dans toute sa splendeur . :nono: :pascontent1:

La famille est là pour vous soutenir mais ce n’est pas facile d’aller vivre chez les uns et chez les autres, il est dur parfois d’accueillir quelqu’un sous son toit, si c’est pour quinze jours ça va, j’ai erré 7 ans à droite à gauche.

Donc cette loi, je ne sais pas si elle est en vigueur actuellement mais je la trouve juste ,il faudrait qu’elle soit aussi étendue aux couples pacsés et non pacsés si l’appart est aux deux noms et bien sûr ,étendus aux hommes qui s’en prennent plein la gu….aussi par des femmes violentes.

Un petit séjours au ballon pour coups et blessures me semblerait juste aussi et me ferait le plus grand plaisir. :mrgreen:
Si vous avez des propositions de lois ou des idées pour régler le problème, je suis toute ouie ! :merci:
« Modifié: 26 novembre 2010 à 12:38:13 par bili »
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

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Re : La condition des femmes
« Réponse #112 le: 26 novembre 2010 à 12:28:13 »
je suis d'avis que les femmes possèdent des tasers et hop un coup de taser dans les roubignolles :hehe:, non je plaisante.
la loi dont tu parles je suppose que c'est La loi du 9 juillet 2010 qui à mon sens ne va pas encore assez loin.
Tout comme la journée de la femme ou des violences faites aux femmes, c'est toujours hyper people, tu l'as justement dit pour moi les associations de terrain sont le mieux placés, elles connaissent leur travail, sont formés pour accueillir en vitesse une femme en grande difficulté ect...sauf que elles n'ont plus de moyens, le gouvernement hypocrite a coupé pas mal de subventions à certaines associations pour renflouer les caisses d'associations alibi, pour info les NPNS ont que très peu de membres, beaucoup de comités de l'époque ont fermés et certains marcheurs à l'origine du boom de cette association l'ont quitté et on fait part de leur mécontentement, la soeur de sohane faisant partie de ceux là.
quand on regarde les médias on a l'impression que NPNS est la seule association féministe ou pseudo je dirais alors que je connais des associations qui prennent en charge des femmes brisés, et à une vitesse folle, les hébergent dans des logements loin du mari ou conjoint, ces associations ne sont pourtant jamais mise en avant par les medias.
de plus je deteste le fait de racialiser, ethniciser la violence comme si les hommes de banlieue étaient seuls violents et les autres non...ah oui et aussi elles ne vont jamais dans les quartiers, ça ne les intéresse plus c'est pas assez médiatique, c'est mieux de faire des gala et des soirées.

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Re : La condition des femmes
« Réponse #113 le: 26 novembre 2010 à 12:48:26 »
d'accord je comprends mieux les réticences envers NP avec NS
 merci pour ces éclaircissements
 :merci:
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Re : La condition des femmes
« Réponse #114 le: 29 novembre 2010 à 14:14:39 »
excellent cet article :mdr1:
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En pantalon à la soirée de la jupe


Mémorable soirée au Palais de Tokyo où l’association Ni putes ni soumises organisait une vente aux enchères de jupes appartenant à des personnalités pour la journée contre les violences faites aux femmes.

Ni putes ni soumises est contre le viol. Les Inrockuptibles, magazine engagé, ne peut qu’approuver et enchérir: non aux viols, non aux prises d’otages, non à la séquestration du prix Nobel chinois, non à l’exploitation sexuelle des enfants, non aux vols d’iPhone. C’est dit.

Jeudi soir donc, on luttait contre le viol au Palais de Tokyo, à Paris. En jupe, comme la journée qui lui est dédiée, parce que la jupe représente la féminité et vice versa. Toute nana normalement constituée incapable de se départir de son pantalon un 25 novembre (3° à Paris) ou émettant un doute sur le symbole suscite des regards de type: “Elle est pas bien celle-là, c’est quoi son problème.” Mais tout le monde reste très poli. On est là pour faire le bien.

Mannequins suspendus

Flagrante marque de sexisme: tous les vigiles sont des hommes. Indignation mentale. La salle, tu vois, c’est du béton au sol, des photos de meufs sur les murs et des jupes de célébrités suspendues tout le tour sur un bas de mannequin, avec un triangle bleu en néon (comme les colliers minables du 14 juillet qui arrêtent de faire de la lumière avant la fin du feu d’artifice) accroché en dessous, pointant vers le nom de la pimpante célébrité écrit par terre.

Pour qui kiffe les jupes, c’était the place to be. Rouge (Isabelle Alonso), à nénuphars (Agnès B.), noire et plissée (Sophie Marceau), écossaise (Inès de la Fressange), droite (Fanny Ardant). Elisabeth Badinter est écrit EliZabeth Badinter, ce que remarque immédiatement une blonde en mini-jupe. Comme quoi... Faut-il le préciser, toutes ces stars internationales ayant mieux à faire que d’aller vendre elles-mêmes leurs fripes aux enchères, on ne les a pas vues. Adjani était au Luxembourg, paraît-il.

Des scouts, Fadela Amara, Raymond Domenech

Destin implacable de l'association Ni putes ni soumises, il y a beaucoup de journalistes et pas de gens. Ah si, une délégation du scoutisme française. Une sorte d’animatrice vient les voir, et tente: “Alors les filles? C’est soirée aïpe? Soirée fachione?”

Mais oui, grave. Alors que la lumière rose et la musique lounge résonnent dans une ambiance salon Air France / morue de cocktail, LES PEOPLES ARRIVENT. Tous en même temps, une nuée de photographes les attend en haut de l’escalier, ils montent les marches comme à Cannes. Du lourd : Raymond Domenech et madame, Cyril Hanouna, Corinne Lepage et Fadela Amara, ouiiiiiiiii, la vraiiiiiie Fadela.

Sapristi de crénom d’une chienne de garde. Fadela Amara porte un pantalon. Devant les caméras, elle appelle à “assumer sa féminité, ne pas se cacher derrière des vêtements”. Peut-être n’a-t-elle pas compris qu’une caméra, ça filme. Peut-être le plan serré sur son visage l’épargnera de l’humiliation éternelle.

Qui veut la jupe d'Anne Roumanoff?

Techniquement, la soirée est difficile. La musique empêche d’écouter les conversations de tous ces gens qui ressemblent vaguement à des gens connus (notamment un sosie de Fidel Castro aux alentours de 1994) mais n’en sont pas. Pour nous aider, un homme porte un pull “Skilled guitarist”. Laisse moi deviner, tu es Jimi Hendrix? Il y a aussi une femme voilée en jupe longue. No comment.

Deux vieilles dames discutent. L’une ronchonne, l’aspect “show business” l’ennuie. L’autre la réconforte: “Oui mais le but c’est de faire de l’argent, elles sont obligées d’avoir des noms connus. C’est comme quand tu vends une toile de Damien Hirst, tu vends pas la toile d’un inconnu.” Un homme essaie de s’insérer dans son groupe de copines : “C’est vrai que c’est... c’est plutôt... bah tu vois c’est important.”

Dehors, autour du cendrier, des filles se plaignent de se faire siffler 40 fois par jour dans la rue. Mais il faut vite remonter, les enchères commencent. Le pitch : les jupes de stars citées plus haut vont à présent être vendues pour une bonne cause, la construction d’appartements relais pour les femmes victimes de violence. Une opération “vends ta jupe, fais pas ta pute”, en quelque sorte.

La présidente de Ni putes ni soumises, Sihem Habchi, remercie les gentils sponsors, dit que l’égalité c’est important et souhaite à Fadela Amara une bonne carrière politique. Celle-ci rit, probablement consciente de sa propre actualité.

Le président du palais de Tokyo, Pierre Cornette, assisté de Monia, jouera le commissaire-priseur. Ça tombe bien, c’est son métier. “Tous ceux qui utilisent la violence sont des lâches et des imbéciles”. Alors là, il a bien raison. La jupe d’Agnès B. part à 1000 euros, comme à peu près toutes. Cependant, personne ne veut de celle d’Anne Roumanoff et c’est très triste. La moitié ”journalistes” de l’auditoire sourit vaguement quand on présente la jupe de Claire Chazal comme “cousue sur fil d’AFP”. Pouët pouët.

“Ah, j’ai 1000 euros par ici”, s’exalte Pierre Cornette, qui possède un rire très angoissant. “J’ai dit 600”, répond le client. Petit malaise au moment de mettre en vente la jupe de Daphné Bürki, “qui se zippe et se dézippe facilement”. Ne pas relever. Ne pas relever.

Un mécène de jupes

Une consoeur journaliste nous le fait remarquer avec délicatesse: “En fait y’a que Domenech et sa femme comme peoples”. “Non, y’a Cyril Hanouna aussi.” “C'est qui?” “Euh sinon y’a Corinne Lepage”. “Ah ah ah.”

Monia clôt la vente: “Il nous en reste deux ou trois et ça se vide cruellement autour de nous, si vous pouviez vous rapprocher je me sentirais moins seule.” Elle veut en réalité annoncer une surprise de taille 36: “Cette jupe a été effleurée de la main par Nicolas Sarkozy, parce qu’elle appartient à Carla Bruni.” C’était “pas prévu” assure l’organisation. Genre, la fille qui sert de mannequin s’est changée dans les chiottes alors que Carla Bruni avait fait amener sa jupe par convoi exceptionnel? Fous toi de ma gueule.

Un monsieur, Abdel Aissou, a raflé les trois quarts de la vente. Au micro, il se décrit comme “un chef d’entreprise, compagnon de route de Ni putes ni soumises depuis le début”. Il est modeste, mais aussi énarque, “Monsieur diversité 2007”, ancien membre du cabinet de Villepin à l’Intérieur, chargé de remettre un rapport à Fadela Amara quand elle était ministre de la Ville, pote de Domenech. Et surtout, sauveur de la soirée. 11000 euros récoltés en tout, de tête environ 7000 de sa poche, merci à lui.

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/55798/date/2010-11-26/article/en-pantalon-a-la-soiree-de-la-jupe/


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Re : La condition des femmes
« Réponse #115 le: 14 décembre 2010 à 13:45:23 »
pour ceux qui ont canal+ ce soir à 22h55 l'excellent "La domination masculine" :super:

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Re : La condition des femmes
« Réponse #116 le: 14 décembre 2010 à 14:52:35 »
Et en début de soirée Nina Hagen sur France 4 !
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Re : La condition des femmes
« Réponse #117 le: 15 décembre 2010 à 15:30:12 »
je conseille la lecture de ce sympathique billet sur les Fauteuses de trouble
http://www.fauteusesdetrouble.fr/2010/12/liberez-les-papas/
Citer
Les hommes, grands absents de l’univers des enfants

Hélas, la réalité est loin d’être aussi souriante.

Certes, le congé paternité est un succès (voir encadré), mais en ce qui concerne le congé parental, il est majoritairement  pris par la mère. Il en est de même pour le temps partiel : d’après cette brochure du ministère du Travail, les salariés à temps partiel le sont pour des raisons familiales à 43% chez les femmes, mais à seulement 7% chez les hommes… Dans de nombreuses entreprises, il est encore plutôt mal vu, ou mal compris, pour un homme, de se mettre à 80% ou d’interrompre sa carrière pour élever ses enfants. Encore plus lorsque le père en question occupe un poste « à responsabilité ». Il semble que pour la majorité des gens, c’est toujours à la mère que revient la tâche d’éduquer les enfants.

Les pères ne sont pas valorisés en tant que tels, dans la société française actuelle.

Les hommes sont les grands absents de l’univers des enfants. Dans le secteur de la petite enfance (auxiliaires de puériculture, sages-femmes, personnel des écoles maternelles…), un nombre infime d’emplois est occupé par des hommes, toujours d’après la même brochure. D’ailleurs, quoi de plus éloquent que ces noms de métiers : « assistante maternelle » (99,1% de femmes, et pas d’équivalent masculin du terme, semble-t-il), « puéricultrice » (très rarement décliné au masculin), « sage-femme »… La possession d’un pénis est-elle incompatible avec l’exercice de telles fonctions ?

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Re : La condition des femmes
« Réponse #118 le: 15 décembre 2010 à 18:43:58 »
Il y a beau temps, pourtant, qu'on avertit, chez les psy, sur la nécessité de cette présence du père pour que les enfants se construisent. Particulièrement un psychanalyste dissidente, Christiane Olivier. Dans Les Enfants de Jocaste, elle défend la thèse qu'une sexualité féminine épanouie tient à la présence concrète du père dans les premiers mois auprès de sa fille, pour la langer, la nourrir, etc.

Je crois que les Français manquent de souplesse au niveau de l'image de leur virilité, contrairement aux Scandinaves... A moins que ce soient de gros feignants?  :mrgreen:
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
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Re : La condition des femmes
« Réponse #119 le: 28 décembre 2010 à 11:31:57 »
On pourra toujours faire pire en 2011

Et voilà, encore une année à battre le pavé, et nous voilà maintenant. Mademoiselle a pris quelques mois de repos bloguesque, parce que parfois, la plume ne prend plus. Alors pour revenir en douceur, parce que ce n'est pas l'envie qui lui en manque, Mademoiselle vous propose une petite vidéo, histoire de se remettre en route pour l'année à venir.

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xgap5u?width=&amp;theme=none&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;start=&amp;animatedTitle=&amp;iframe=0&amp;additionalInfos=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xgap5u?width=&amp;theme=none&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;start=&amp;animatedTitle=&amp;iframe=0&amp;additionalInfos=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0</a>

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Re : La condition des femmes
« Réponse #120 le: 11 janvier 2011 à 09:21:55 »
Citer
Résolutions proféministes du Nouvel An pour les gars hétéro
Par Bill Patrick, Nouveau-Brunswick (Canada)

Avec la nouvelle année qui approche à grands pas, j'ai pensé que ce pourrait être un bon moment pour envisager des résolutions que peuvent prendre les gars hétéro pour garantir un monde plus juste pour les femmes et, ce faisant, pour se rapprocher également d'une identification complète à notre propre humanité. (Certaines de ces résolutions peuvent sans doute s'appliquer à des gars qui ne s'identifient pas comme hétérosexuels, mais comme je suis hétéro, c'est la seule population à laquelle je me sens compétent de faire ces suggestions). Alors voilà:

En tant qu'hommes hétéro, je propose que nous prenions les résolutions suivantes:

1. Prendre soin de nous-mêmes. Pendant trop longtemps, beaucoup d'entre nous ont négligé notre santé physique, mentale et spirituelle. Et pour beaucoup d'entre nous qui avons des femmes dans notre vie, nous avons été trop prompts à laisser ces responsabilités entre leurs mains. Les femmes prennent souvent nos rendez-vous chez le médecin ou le dentiste, et elles insistent pour que nous prenions soin de nous-mêmes. Et que faisons-nous en réponse? Nous les querellons de nous harceler! Alors reprenons la responsabilité de faire ces choses conçues pour nous garder heureux et en vie. Si nous voulons que les femmes qui sont dans notre vie soient là pour nous, alors nous devons nous assurer de faire les choses qui nous permettront d'être là pour elles!

2. Assumer la responsabilité de maintenir et de préserver nos relations sociales. Au fil des années, une des principales différences que j'ai remarquées entre les hommes homosexuels et hétérosexuels, c'est que beaucoup d'hommes gais travaillent efficacement à l'entretien et à l'amélioration de leurs réseaux sociaux. En contrepartie, beaucoup de gars hétéro n'ont tout simplement pas de tels réseaux. Je connais très peu de gars hétéro qui s'acquittent de tâches d'entretien social aussi simples que de poster des cartes postales en vacances, acheter des cadeaux à leurs neveux et nièces, se rappeler des anniversaires ou organiser des soupers ou des petites rencontres. Arrêtons de laisser à nos partenaires de sexe féminin la tâche d'entretenir nos autres liens sociaux!

3. Écouter les femmes. Je veux dire être vraiment à leur écoute. Ne les interrompez pas. Ne réfutez pas instantanément ce qu'elles disent. Évitez de les critiquer ou de rire d'elles. Faites juste écouter. Écoutez les femmes comme si elles étaient des êtres humains qui sont capables d'une pensée rationnelle et de commentaires judicieux. Parce que c'est ce qu'elles sont. Et si nous nous taisons assez longtemps, il se peut bien que nous apprenions quelque chose!

4. Demander aux femmes leur avis. Ce qui est encore mieux que de simplement écouter quand des femmes proposent une opinion, c'est de la leur demander! Là, nous sommes certains d'apprendre quelque chose!

5. Faire la lessive correctement. Vous et moi savons que nous connaissons tous la bonne façon de faire une lessive. Il est temps d'arrêter de feindre l'ignorance. Et pour les quelques gars qui ne savent réellement pas comment faire, vous pouvez l'apprendre! C'est beaucoup plus facile que de faire une vidange d'huile, percer un baril de bière, réparer une toilette qui fuit ou brancher ce nouveau téléviseur à plasma.

6. Éliminer les propos misogynes de ce que vous dites - et de ce que vous pensez. Quand une femme vous coupe au volant, ne pas la traiter de « salope » - même mentalement!

7. Avoir nos propres condoms et proposer de les utiliser avant que notre partenaire ait à nous le demander. Il n'y a qu'à enfiler ce satané machin. Nous le lui devons bien. Et nous le devons à nous-mêmes.

8. S'abstenir de toute activité sexuelle qui objective, exploite, blesse ou rabaisse les femmes.

9. N'avoir que des relations sexuelles que nous savons avec certitude être consensuelles. Cela signifie qu'elle n'est ni ivre, ni confuse ni craintive, et que nous ne sommes pas non plus. Qu'elle n'a pas été manipulée ou forcée. Et nous non plus.

10. Honorer pleinement tout engagement que nous avons pris en matière de pension alimentaire pour enfants - quel que soit notre degré de ressentiment ou de désaccord avec la mère. Même si nous pensons que leur mère n'est pas une bonne personne, voulons-nous vraiment que nos enfants pensent la même chose de nous?

11. Régler tout conflit que nous avons de façon non violente et non abusive. Cela devrait aller de soi. Mais la réalité est que la société irait beaucoup mieux si plusieurs d'entre nous vivions de cette façon.

12. Dire à un autre homme que nous l'aimons. Et le penser vraiment. Si nous n'avons pas au moins un autre homme dans notre vie à qui nous pouvons dire ça, alors cette résolution devrait être d'en trouver un. Il y a des milliards d'hommes sur cette planète. Nous pouvons certainement tous en trouver au moins un qui mérite notre amour et notre affection!

13. Travailler à éliminer notre homophobie. L'homophobie détruit notre lien avec tous les autres hommes. Elle nous empêche de nous aimer les uns les autres. Et nous devons tous être en mesure de nous aimer profondément. En tant qu'hommes, nous méritons d'être en mesure de donner et de recevoir un tel amour - et pas seulement des femmes.

14. En apprendre plus au sujet du féminisme. Il y a toujours beaucoup plus à apprendre au sujet du féminisme. C'est l'un des plus puissants mouvements de libération de notre temps. Nous devons à nous-mêmes - et aux femmes de la planète - d'en apprendre davantage à ce sujet! Le féminisme est incroyablement diversifié. Il y a de bonnes chances que nous ne soyons pas d'accord avec tout ce que nous y rencontrerons. Mais au moins, nous en saurons assez pour réagir de façon éclairée (plutôt que réflexe) aux divers éléments de la lutte pour la libération des femmes.

15. Tenir au moins certaines de ces résolutions. Un des aspects ironiques de la compilation d'une telle liste est que les femmes ont, en fait, beaucoup plus de chances de tenir leurs résolutions que nous les hommes. Alors essayons de surprendre tout le monde en tenant quelques-unes de ces promesses! Nous le devons aux femmes. Nous devons à la société. Et nous le devons à nous-mêmes.

(Version française : M. Dufresne)
http://billsprofeministblog.blogspot.com/2010/12/pro-feminist-new-years-resolutions-for.html?spref=fb

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Re : La condition des femmes
« Réponse #121 le: 11 janvier 2011 à 11:14:39 »
Eh ! J'ai pas un si mauvais bilan !  :mrgreen: (me la pète-je)
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Re : La condition des femmes
« Réponse #122 le: 11 janvier 2011 à 12:00:41 »
tu es même à la pointe du féminisme :hehe:

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Re : Re : La condition des femmes
« Réponse #123 le: 11 janvier 2011 à 14:36:26 »
Eh ! J'ai pas un si mauvais bilan !  :mrgreen: (me la pète-je)

Attends... Je vérifie...

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12 . Dire à un autre homme que nous l'aimons.

Dis, Timbur... Tu m'aimes ?

 :mdr1: :mdr1: :mdr1:

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Re : La condition des femmes
« Réponse #124 le: 11 janvier 2011 à 20:57:19 »
Bien sûr, mais pour ce faire, un passage en mode d'jeun'z s'impose.  :mrgreen:

[mode d'jeun'z/on]
Wesh Sarkome, comment j'te kiffe, grave chanmé !
[mode d'jeun'z/off]

Ca y est, c'est fait.  :mrgreen:




...Amis des clichés, bonsoir. :]
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Re : La condition des femmes
« Réponse #125 le: 23 janvier 2011 à 13:24:53 »
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La bonne française

Selon le Figaro d'hier, 20 janvier 2011, "la Française a en moyenne deux enfants". Rien à voir avec "la charolaise" qui elle, est plutôt connue pour sa bonne viande.

Depuis quelques jours, Lafâme française est couverte de compliments... parce que elle a fait beaucoup de bébés en 2010 (prononcer des bèèèbèèès) : 828 000 enfants en 2010. Nous avons atteint les 65 millions de personnes en France, vous rendez-vous compte ? C'est merveilleux, enfin une bonne nouvelle et une sacrée dose d'optimisme, braille-t-on sur les plateaux télés, surtout que les bèèbèès c'est trop mignon, c'est l'avenir, c'est quand même le minimum qu'on demande à une femme, et ce qu'elle fait de mieux. Non, ça, on ne peut pas le dire aussi clairement. Mais on le pense bien fort.

Voilà donc, la grande messe de la natalité recommence chaque année, avec son lot d'explications vaseuses entrecoupées par quelques gluantes remarques sur l'espoir que peuvent représenter pour le pays ce bataillon de petits bras potelés appelé à téter de l'intérim dans 20 ans, cette réserve de soldats en couches qui apprendront à se vendre pour devenir de jolis petits loups sur le marché de l'emploi.

Kévin, Léa, bienvenue.

Mais avant d'aborder votre avenir, nous allons parler de ce que votre douce présence, merveilleuse et réconfortante, va faire à votre chère môman. Outre l'épisiotomie, la culpabilité d'avoir bu un verre de vin pendant la grossesse, la honte de ne plus être désirable pour Jules avec ces affreuses vergetures.

Mettons nous d'accord dès le départ, c'est pas de votre faute à vous, et de toutes façons vous le paierez à votre tour, et plus vite que prévu : l'échec scolaire va vous guetter dès la maternelle. Alors ne vous en faites pas, vous en baverez ailleurs que dans votre joli bavoir. Mais pour l'instant, occupez vous juste d'essayer de digérer comme vous pouvez le lait premier âge qu'on vous colle dans le gosier, faites des trucs de filles -un gentil gazouilli- si vous êtes une fille et des trucs de garçons -une grosse colère affirmée- si vous êtes un garçon, pour rassurer tout le monde, ça suffira.

Ce n'est donc pas de votre faute, et Mademoiselle ne doute pas une seconde que votre arrivée soit un vrai bonheur pour votre entourage. Vous ne l'avez pas entendu, mais vos parents ont certainement dit un truc comme "c'est le plus beau jour de ma vie" quand vous vous êtes pointés. Ils disent tous ça.

Ce n'est pas de votre faute, mais ça démangeait Mademoiselle de mettre quelques bémols à cette effusion de joie version Poupina.

Alors, môman, toi qui viens de mettre un bèèbèè au monde, sache qu'à partir de maintenant tu ne vas plus VIVRE. Non, non. Tu vas CONCILIER. Et même que ça ne va pas toujours être une réussite.

On va te demander d'être une Lamère, une Lafâme, une Lafâmactive et une Lafâmageorges (une amante quoi). Et sache le, tu vas te louper. Enfin, plus tu vas faire de gosses, plus tu as de chances de te louper, de te faire avoir jusqu'au trognon. Et tu penseras que c'est de ta faute, parce que tout est censé être fait pour que Lafâme concilie dans la bonne humeur.

Peut-être que tu vas très bien le vivre, peut-être même que tu vas échapper aux statistiques, mais sache le, elles courent très vite.

Avant d'aller plus loin, arrêtons nous une seconde.
Ce texte ne s'adresse pas à celles qui...

- ont un mec/mari génial qui les aide beaucoup ;

- pensent que c'est mesquin de voir les gosses comme ça.

D'abord, sachez le, Mademoiselle croise en majorité des femmes qui ont "un mec vachement bien qui les aide beaucoup". Rappelons cependant que "aider" ne signifie pas partager. Ça signifie donner un coup de main à la personne en charge de réaliser une tâche. Ce n'est pas une obligation, c'est un "plus", et on n'est pas obligé de renouveler l'offre.

Mais tout de même, devant tous ces témoignages de femmes ayant des maris "vachement bien", Mademoiselle s'est posé des questions :

Où les statisticiens de l'INSEE vont-ils chercher leurs chiffres pour trouver une répartition si inégale des temps domestiques entre hommes et femmes, puisque tout à l'air merveilleux ?

Passeraient-ils une annonce du type :

"Institut respectable cherche gros macho vissé au fauteuil et femme soumise attachée à son aspirateur pour produire des statistiques faussées ? "

Faut croire. À moins que l'INSEE ne soit un véritable repaire de féministes. Mais lorsqu'on voit qu'ils comptent le jardinage/bricolage dans le temps domestique, permettez moi d'en douter. Nous reparlerons certainement de cette histoire de bricolage, elle vaut le détour. Mais pour l'instant passons.

Sur le caractère mesquin de ces remarques, eh bien... oui, je le reconnais, il est terriblement mesquin de se pencher sans cesse sur ce qui ne va pas. Manque d'optimisme chronique. C'est un peu comme parler du chômage au lieu de se concentrer sur les gens qui ont du boulot et qui font tourner l'entreprise France. D'ailleurs, la transition est toute faite. Parlons du chômage et des bèbèès.
Le double effet "kiss cool" du bèbèèè :

Être mère, c'est comme une promesse Kiss cool : "Avec des effets qui se vivent physiquement". D'abord, on trouve ça doux et agréable, ensuite, ça vous arrache un peu la gueule. C'est le concept. Que voulez-vous. Et c'est justement ce que les présentateurs télé et journalistes (quelle différence ?), ont oublié de vous dire, après avoir chanté les louanges de la maternité.

Prenons un exemple.

Si Jeanine et Gérard ont deux enfants, dont un a moins de trois ans :

- Sache que toi, Jeanine, tu vas consacrer 6 heures 27 par jour en moyenne à t'occuper de la maison, des courses, des gosses.

- Quand à toi, Gérard, tu vas y consacrer en moyenne 2 heures 37.

(Pour ceux et celles qui n'y croient pas, les chiffrent sont là, Principaux temps sociaux au cours d'une journée moyenne selon le type de ménage, sur le site de l'INSEE.)

Mais, allez vous me dire, que fout Gérard pendant que Jeanine se démène ? Facile. Il bosse. Enfin, je veux dire, comme Jeanine, sauf qu'il est PAYÉ, lui, pour le faire. Et qu'il va parler à des gens qui ont plus de 5 ans pendant sa journée. Non pas que Léa n'ait pas une conversation passionnante du haut de ses 5 ans, ou que Bob l'éponge ne soit pas un programme sympa à regarder. Entendons nous bien.

En image, ça donne ça, (en moyenne évidemment, et toujours selon les chiffres de l'INSEE cités plus haut) :




On voit donc que "les nouveaux pères" étaient malheureusement absents lorsque l'INSEE a fait ses enquêtes, c'est pas de bol, non vraiment.

Bref, voyez bien, chères mômans, que vos journées ne vont pas ressembler à celles des pôpas.

En terme d'emploi, cela se traduit assez concrètement : avec deux enfants, les femmes actives sont 37% à être à temps partiel, contre 3.8% des hommes. (source INSEE).

Et ce n'est pas la maternité en soi que Mademoiselle pointe du doigt. En couple sans enfant, les femmes font déjà le double de tâches ménagères (4h14 contre 2h03 pour les hommes. même source). Sur de telles bases, il n'y a rien d'étonnant à ce que l'arrivée d'enfants au sein du couple se traduise de cette façon.
À rebours des calculs...

Selon le Figaro, nous ferions des gosses "à rebours des calculs". Très juste. Lafâme devrait faire plus de calculs.

"C'est l'un des charmes de la France. On s'y plaint sans cesse. Mais, chaque année, une moisson de nouveau-nés semble célébrer l'avenir. À rebours de la morosité européenne, des précautions, des craintes et des calculs, les Français savourent les joies de la paternité."

Oui paternité, parce que c'est le masculin qui l'emporte pour le terme. Les femmes, elles, combattent bien mieux les couches sales.

"Ces dix dernières années, la famille traditionnelle s'est fragilisée mais pas le désir d'enfants."

L'instinct de la Nation. À en faire ovuler des foules de Lafâme.

Dans Libé, on apprend que "Cette spécificité française est attribuée à sa politique familiale. Dans l’Hexagone, on concilie relativement bien activité professionnelle et natalité." (Libération du 19/01/11)

Heureuses de l'apprendre ?

«Tous les pays qui favorisent cette conciliation ont un taux de fécondité parmi les plus élevés», pointe France Prioux. C’est le cas de la Norvège (1,98) ou de la Suède (1,94), qui ont des taux de fécondité proches du nôtre. En revanche dans les pays où, traditionnellement, la tâche d’élever l’enfant revient à la mère, les taux de fécondité sont plutôt bas." (Libération du 19/01/11)

Parce que dans notre pays, la tâche d'élever les enfants ne revient pas à la mère ? Rappelle nous les chiffres Jeanine.

Pour deux enfants, dont un âgé de moins de trois ans, Lafâme consacre 2 heures 35 de soins aux enfants, contre 0 heures 56 pour les hommes.

Ah, ben heureusement que la tâche ne nous revient pas dis donc, Jeanine. Qu'est-ce que ce serait sinon.

Heureusement Le Figaro est plus honnête et parle des françaises qui "assument maternité et travail". (Le Figaro, 20/01/11)

Ah oui, "assumer" est l'autre terme avec "concilier", pour dire qu'on se fait exploiter. Assumer, c'est signe de maturité. exemple : un ado n'assume pas toujours les conséquences de ses actes ; une Lafâme névrosée n'assume pas toujours sa féminité. Voyez ?

Bref, notre "modèle intéresse", figurez-vous :

"Des experts venus du monde entier cherchent à percer les secrets des Françaises, qui assument maternité et travail et jouissent d'une longévité exceptionnelle!" (Le Figaro, 20/01/11)

Vous le voulez le secret ? Un patriarcat toujours bien assis sur ses bases, renforcé par une novlangue nous ramenant à la maison en douceur, à coup de cocooning, de déco zen, de "retour de la maternité", d'horloge biologique, ou de temps partiels imposés.

Et hélas, tout est fait pour garder le secret.

http://www.entrailles.fr/index.php?post/la_bonne_francaise


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Re : La condition des femmes
« Réponse #126 le: 23 janvier 2011 à 14:01:26 »
mais de quelle politique familiale parle-t-on ?! c'est se foutre de la gueule du monde que d'ériger la politique familiale française en modèle ...Je crois me souvenir que la durée de nos congés maternité ne sont pas même pas en conformité avec les recommandations européennes ....Qu'il n'y a pas d'allocations pour le 1er enfant ....
Et pas suffisamment de crèches, que les parents (la mère, soyons clair) travaillent à temps partiel pour élever ses mômes . Et des moyens de pression ridicule pour obliger les pères à donner pension alimentaire (30% des pensions impayées en France).
Moi, j'ai un seul môme parce que la galère de l'éducation  d'un enfant , j'ai fait une fois mais on ne m'y reprendra pas ...(Même si je l'adore , mon môme, bien sur ....)

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Re : Re : La condition des femmes
« Réponse #127 le: 23 janvier 2011 à 15:23:02 »
Moi, j'ai un seul môme parce que la galère de l'éducation  d'un enfant , j'ai fait une fois mais on ne m'y reprendra pas ...(Même si je l'adore , mon môme, bien sur ....)
Je crois que je vois assez bien ce que tu veux dire... ... ...  :gene:

Sur les chiffres cités, je trouve les 2h35 quotidiennes de soin aux enfants très étonnantes. Intuitivement, j'aurais plutôt dit 5 ou 6 heures, mais il est vrai que le modèle sur lequel je me base à moins de deux ans, soit pile l'âge ou il est très compliqué à nourrir, et comme il s'agit d'un curieux insatiable, très demandeur d'attention. (mais c'est meugnon un môme qui vous court après avec un livre à la main) -- [Précisions: ce n'est pas le mien, mais je suis en stage un jour par semaine depuis sa naissance ou peu s'en faut. Il est adorable ce petit, mais il m'a fait franchement beaucoup relativiser le bonheur de la maternité, en ce sens qu'en temps que chef d'entreprise j'ai bien pris conscience d'à quel point c'était mon entreprise ou la maternité. Mais pas les deux. Juste mort. :triste1: ]
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Re : La condition des femmes
« Réponse #128 le: 16 février 2011 à 20:06:44 »
<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xh20an?theme=none" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xh20an?theme=none</a>

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Re : La condition des femmes
« Réponse #129 le: 16 février 2011 à 22:54:14 »
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Selon le Figaro d'hier, 20 janvier 2011, "la Française a en moyenne deux enfants". Rien à voir avec "la charolaise" qui elle, est plutôt connue pour sa bonne viande.

Oui ,c’est bien !seulement entre 1986 et 1989 (de mémoire) la femme française faisait 2.4 enfants en moyenne ,donc le taux baisse inexorablement . Le figaro peut toujours se gargariser en faisant des comparaisons avec les autres pays européens, c’est une illusion ! dans 20 ans à ce rythme là ,ce sera 1.6 enfants par femme.
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
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Re : La condition des femmes
« Réponse #130 le: 17 février 2011 à 09:50:19 »
Les chiffres sont faux bien sûr.
2 enfants selon le Figaro, 7 arabes selon le FN.
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Re : La condition des femmes
« Réponse #131 le: 19 février 2011 à 04:31:41 »
Des promesses, encore des promesses...

Citer
Le gouvernement prévoit d'imposer la parité dans la haute fonction publique
.
Il était temps. "Avec seulement 16,1% de femmes hauts fonctionnaires, l'Etat est loin de montrer l'exemple", s'indigne Angèle Malâtre, chargée d'études à l'Institut Montaigne. Sa dernière étude promet d'apporter de l'eau au moulin de la députée UMP Françoise Guégot, qui doit bientôt remettre son rapport sur l'égalité hommes-femmes dans l'administration.

Capital.fr : D'ici 2017, les grandes entreprises devront obligatoirement compter 40% de femmes dans leur conseil d'administration. Mais l'Etat respecte-t-il cette loi ?
Angèle Malâtre : Pas du tout. Malgré loi sur l'égalité hommes-femmes dans la fonction publique en 2001, une charte et treize plans pluriannuels adoptés par différents ministères, la situation a peu évolué. Si la fonction publique est largement féminisée (ndlr, 51% des effectifs), les femmes n'occupent que 16,1% des postes de direction !

Capital.fr : Les grands corps d'Etat sont-ils plus exemplaires ?
Angèle Malâtre : Ce sont au contraire les plus étanches : pas une vice-présidente au Conseil d'Etat depuis 1944, pas une présidente à la Cour des Comptes depuis 1946… Sur les 570 postes nommés dans la haute fonction publique par le gouvernement, seuls 11,6% sont des femmes. Dans l'enseignement supérieur, le bilan n'est pas plus brillant. Sur les 94 sièges de présidents d'université, neuf sont occupés par des femmes. Et la liste de telles inégalités est longue.

Capital.fr : Ces femmes disposent-elles des compétences pour occuper de tels postes ?
Angèle Malâtre : Ce n'est pas le vivier qui manque. Les femmes occupent 57% des postes de fonctionnaires de catégorie A, c'est-à-dire d'encadrement. Et les 10 dernières promotions de l'ENA comptaient 30% d'étudiantes. Mais elles ont tendance à s'autocensurer et ont plus de mal à être cooptées par leurs pairs masculins.

Capital.fr : C'est donc avant tout une question culturelle…
Angèle Malâtre : Pour faire évoluer les mentalités, une parité volontariste avec des objectifs chiffrés me paraît indispensable. Notamment dans les jurys des concours de l'administration. Je suggère qu'il y ait au moins 40% de femmes par jury et d'alterner systématiquement les deux sexes à la présidence. Pour tous les postes nommés par l'exécutif, il faut imposer la stricte parité.

Capital.fr : Cette méthode des quotas est pourtant loin de faire l'unanimité…
Angèle Malâtre : Certes, mais aucunes incitations concertées ont jusqu'ici abouti. La loi impose déjà la parité sur les listes électorales. Pourquoi ne pas aller plus loin ? Une impulsion sur les plus hauts fonctionnaires irriguera tout l'encadrement dans la fonction publique, et indirectement, dans les entreprises privées.

Propos recueillis par Sandrine Chauvin


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Re : La condition des femmes
« Réponse #132 le: 19 février 2011 à 09:53:52 »
pfff j'y crois pas une seconde, le gouvernement n'est même pas paritaire.

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Re : La condition des femmes
« Réponse #133 le: 21 février 2011 à 12:19:44 »
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Cantonales : où sont les femmes ?

"Les hommes n'aiment pas abandonner les lieux de pouvoir", constate Marie-Françoise Pérol-Dumont, présidente socialiste du département de la Haute-Vienne, l'une des rares femmes à détenir un tel mandat en France. En effet, les conseils généraux, dont les élus seront partiellement renouvelés lors des élections cantonales des 20 et 27 mars, font partie de ces lieux où la gent masculine protège son entre-soi.

La loi du 6 juin 2000 sur la parité en politique a cependant amorcé une féminisation des assemblées. L'Assemblée nationale compte aujourd'hui 112 femmes sur 577 députés, soit près de 19 % des élus. Le Sénat fait un peu mieux avec 22 % de femmes sur 343 sénateurs. Mais sur les 101 conseils généraux que compte la France, seulement 6 sont présidés par une femme.

87 % D'HOMMES DANS LES CONSEILS GÉNÉRAUX

Si les présidences départementales sont accaparées par les hommes, c'est qu'elles sont souvent le reflet de leurs assemblées, constituées à plus de 87 % par le genre masculin, selon l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes (OPFH). En 2011, certains conseils généraux sont encore exclusivement masculins. Ainsi, le département du Tarn-et-Garonne, présidé par l'ancien ministre Jean-Michel Baylet (PRG), ne compte aucune femme parmi ses trente élus. Aucune femme non plus aux côtés des 22 conseillers généraux de l'Ariège, présidé par le socialiste Augustin Bonrepaux.

Beaucoup d'autres départements, dotés d'exécutifs de droite, de gauche ou du centre, ne font guère mieux : les départements du Haut-Rhin, présidé par Charles Buttner (UMP) ; des Vosges, présidé par l'ancien président du Sénat Christian Poncelet (UMP) ; de l'Orne, présidé par Alain Lambert, ancien ministre du budget (UMP) ; de l'Indre, présidé par Louis Pinton (UMP) ; de la Haute-Savoie, présidée par Christian Monteil (DVD) ; et du Gers, présidé par le socialiste Philippe Martin, ne comptent qu'une femme dans leur conseil.

La loi du 26 février 2008 était censée "renforcer la parité au sein des conseils généraux". Le texte a institué un(e) suppléant(e) de sexe opposé aux candidat(e)s aux élections cantonales. En cas de décès ou de démission, le suppléant ou la suppléante remplace le titulaire sans élection partielle. Une manière de forcer une féminisation au compte-gouttes des conseils généraux. "Un artifice", juge Josette Durrieu, présidente PS du conseil général des Hautes-Pyrénées. "On fait semblant de jouer le jeu de la parité, mais on ne laisse monter les femmes que pour des fonctions de doublure", regrette la sénatrice. Une analyse recoupée par les calculs de l'OPFH : "Le dispositif a visiblement conduit à reléguer les femmes aux fonctions de suppléantes, puisque 79,1 % des titulaires investis furent des hommes en 2008."

"LES HOMMES NE SE POSENT JAMAIS CE GENRE DE QUESTIONS"

Le mandat de conseiller général ne se gagne pas sans "aller au charbon", explique une élue. Les élections cantonales sont un scrutin uninominal à deux tours, et les enjeux rattachés à ce mandat sont locaux. Les candidats se doivent donc de tisser un réseau qui les ancrera sur le territoire. "Ce type de scrutin les oblige à se frotter avec le terrain, aux électeurs", témoigne Claude Roiron, présidente PS du conseil général d'Indre-et-Loire. "Il est souvent plus simple d'être un homme pour s'investir dans cette course locale", poursuit-elle. "Un conseiller général ne touche qu'entre 1 500 et 2 500 euros d'indemnités, il n'a pas de retraite, il doit donc souvent conserver une activité à temps partiel en parallèle ou cumuler un autre mandat. A cela, les femmes doivent souvent ajouter la charge de l'éducation de leurs enfants, celle de leur foyer. Elles doivent y ajouter une vie militante, une vie politique souvent active le dimanche. Et enfin il faut trouver un compagnon qui l'accepte... C'est chronophage."

"Nous avons longtemps été un peu inhibées dans nos ambitions politiques", estime Josette Durrieu. Beaucoup d'entre nous ont pensé que le simple fait d'être une femme pouvait nous faire courir un risque dans le gain du mandat pour lequel nous postulions. Les hommes ne se posent jamais ce genre de questions", estime la présidente.

UN UNIVERS "MACHISTE"

Les conseils généraux conservent "une image de notabilité avec un scrutin de territoire qui s'appuie sur des élus locaux, souvent ruraux", explique Claude Roiron. "Nous sommes dans un univers machiste et misogyne où il n'est pas encore accepté qu'une femme puisse détenir le pouvoir", poursuit-elle. Le principe de parité hors d'une obligation législative ou réglementaire ne s'impose pas pour de nombreux décideurs politiques ."Il faut donc contraindre par la loi et imposer aux partis qui ne jouent pas le jeu des pénalités financières plus dissuasives", estime Marie-Françoise Pérol-Dumont.

Néanmoins, la riposte que prévoit la présidente socialiste du département de la Haute-Vienne ne fait pas l'unanimité chez ses consœurs. Si la plupart des femmes politiques reconnaissent l'impact positif de la loi pour la parité dans la féminisation du personnel politique, un renforcement d'une politique coercitive ne fait pas consensus. "Est-ce que la loi sur la parité fait monter les meilleures d'entre nous ? Je ne le crois pas", tranche Josette Durrieu. Les Britanniques, les Scandinaves ont de longue date imposé la parité dans leurs systèmes électifs. Cependant, au sein des assemblées européennes, ces élues, on ne les entend pas..."

"Les pénalités financières pèsent surtout sur les petits partis sans grands moyens, alors que l'UMP et le PS paieront les amendes comme ils l'entendront", avertit Hermeline Malherbe, récemment élue présidente du conseil général des Pyrénées-Orientales (DVG).

Enfin, malgré une réglementation plus stricte concernant le respect de la parité, les circonvolutions pour échapper à l'esprit de la loi ne manquent pas. "Les conséquences de la loi sur la parité sont que les femmes sont choisies pour remplir les cases vides des circonscriptions, des cantons que l'ont croit perdus d'avance", témoigne Josette Durrieu. "L'objectif est de remplir les quotas, d'éviter au parti de payer des amendes, mais pas de favoriser la féminisation de l'exécutif politique."

Quant aux conseils des régions, si la loi impose la parité pour les élections régionales via un système de liste (hommes et femmes en alternance), "combien de femmes sont présidentes de région ?", questionne une élue. Réponse : deux. Ségolène Royal en Poitou-Charentes et Marie-Guite Dufay (PS) en Franche-Comté. Sur 22 régions.

"Longtemps, aux législatives comme aux cantonales, on a présenté des femmes dans les bastions de la droite, là où le profil sociologique de la population nous donnait perdantes", raconte Marie-Françoise Pérol-Dumont. "Eh bien, certaines ont fini par gagner", conclut-elle, malicieuse.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/21/cantonales-ou-sont-les-femmes_1482327_823448.html#ens_id=1468778&xtor=RSS-3208

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Re : La condition des femmes
« Réponse #134 le: 25 février 2011 à 13:04:37 »
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Sortie féministe contre le Conseil général du Tarn-et-Garonne à 100% masculin

Quatre femmes affublées de belles barbes ont interrompu ce jeudi 24 février la séance budgétaire du conseil général du Tarn-et-Garonne pour interpeller l'assemblée 100% masculine présidée par Jean-Michel Baylet, président du PRG, a constaté un correspondant de l'Agence France Presse.

«C'est exceptionnel en France puisque, avec l'Ariège, vous êtes les deux seules assemblées départementales à avoir résisté à la présence des femmes: encore bravo!», ont lancé ironiquement ces femmes, membres du "collectif de la barbe".

«Messieurs, il vous reste une dernière élection départementale en mars prochain, et pour finir en beauté, nous comptons sur vous pour faire à nouveau barrage à toute créature femelle voulant s'immiscer dans vos rangs», ont-elles ajouté.

Jean-Michel Baylet a répondu en fin de séance qu'il espérait que la situation s'améliorerait avec les cantonales des 20 et 27 mars et «l'arrivée d'une ou plusieurs femmes». Il a rappelé que sa propre mère, Evelyne-Jean Baylet, avait présidé le conseil général du Tarn-et-Garonne dans les années 1970

http://www.libetoulouse.fr/2007/2011/02/sortie-f%C3%A9ministe-contre-le-conseil-g%C3%A9n%C3%A9ral-du-tarn-et-garonne-%C3%A0-100-masculin.html


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Re : La condition des femmes
« Réponse #135 le: 28 février 2011 à 12:46:50 »
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Des féministes du groupe la Barbe briquent le "Parquet" de la Cour de Cassation
Dura lex? Duralex! la justice aux hommes, la vaisselle aux femmes
<a href="http://www.youtube.com/v/5CEIkQ_O6zY&amp;hl=en_US&amp;feature=player_embedded&amp;version=3&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true" target="_blank" class="new_win">http://www.youtube.com/v/5CEIkQ_O6zY&amp;hl=en_US&amp;feature=player_embedded&amp;version=3&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true</a>
7 activistes du groupe féministe la Barbe, se sont invitées ce matin à la Cour de Cassation de Paris, à l'occasion du Bicentenaire du Code Pénal, en présence du Garde des Sceaux Monsieur Michel Mercier.
Elles ont félicité avec leur ironie coutumière la Cour de cassation conjointement avec le Sénat d'avoir choisi, pour incarner cette continuité, d'éminents professeurs et magistrats, exclusivement des hommes, pour éclairer les débats.
"Cette composition virile est à l'image du Parquet général près de la Cour de cassation, dont 40 des 48 membres sont des hommes. Car s'il est déjà à déplorer que la magistrature du siège se féminise, y compris au sein des chambres de la Haute Juridiction, la Barbe ne peut tolérer une telle tendance lorsque la Justice s'incarne dans le glaive"
Pourtant, le Parquet, notamment son secrétaire général, manifestement empêtré dans un costume trop grand pour lui, a préféré rester sourd aux propos élogieux de la Barbe. La barbe, privilège de ces messieurs, détournée par pastiche, les gênerait-ils soudain ? Cette confusion des genres et classes pourrait inciter certains d'entre eux à relire Foucault, penseur à l'honneur lors de cette conférence publique ?

Espérons-le car si une royaliste notoire a pu écrire qu'une femme peut monter à l'échafaud, elle ne peut encore briguer la tribune du Parquet.
Elle peut tout au mieux le briquer....
En effet, après ces félicitations, les activistes barbues se sont assises dignement, avant d'être "glissées" vers la sortie sur le "Parquet" de la Cour de Cassation, non sans élégance et panache comme ce haut lieu le demande...

La Barbe

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Re : La condition des femmes
« Réponse #136 le: 01 mars 2011 à 19:27:24 »
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Des Ukrainiennes seins nus contre un concours sexiste

Ces militantes protestent contre un concours d'une radio néo-zélandaise qui promet au vainqueur de "gagner une épouse" ukrainienne.
Une ukrainienne membre de l'association FEMEN


Une dizaine de jeunes ukrainiennes ont manifesté mardi 1er mars seins nus à Kiev contre le caractère sexiste d'un concours organisé par une radio néo-zélandaise qui promet au vainqueur une conjointe ukrainienne avec le slogan "Gagne une épouse".

"L'Ukraine n'est pas un bordel", ont scandé les protestataires, militantes du mouvement féminin FEMEN habitué à faire des coups d'éclat, qui se sont déshabillées devant le service de l'état-civil de la capitale. Portant leurs traditionnelles couronnes de fleurs d'épousailles et des voiles de mariée, les jeunes femmes brandissaient des pancartes sur lesquelles il était écrit: "Fiancée pour un sauvage" ou encore "Bienvenue en enfer".
Une rencontre avec une Ukrainienne "sexy"

"Les Ukrainiennes ne sont pas des prostituées", a clamé une militante, Olexandra Chevtchenko, dans un communiqué du mouvement. La radio néo-zélandaise The Rock FM a organisé en février un concours dont le vainqueur, choisi lundi en fonction des votes en ligne pour sa photo et de tests psychologiques, obtiendra une rencontre avec une Ukrainienne "sexy, qui deviendra peut-être un jour sa femme".

L'homme pourra passer 12 jours à Zaporijia, ville industrielle dans le sud-est de l'Ukraine, où il rencontrera son épouse potentielle, qu'il choisira parmi les candidates sélectionnées par une agence matrimoniale néo-zélandaise, selon les conditions publiées sur le site de la radio. En Ukraine, ex-république soviétique où plus d'un quart de la population vit sous le seuil de pauvreté, nombre de femmes tentent de trouver un époux à l'étranger.


(Nouvelobs.com)

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Re : La condition des femmes
« Réponse #137 le: 02 mars 2011 à 09:34:17 »
elles ont raison :frime1: ... enfin je parle mais ce qu'on propose aujourd'hui à la tête c'est pas mieux.

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Re : La condition des femmes
« Réponse #138 le: 02 mars 2011 à 09:50:03 »
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Travail, vie familiale : les opinions évoluent, les inégalités demeurent    

Le travail des femmes, dont celui des jeunes mamans, fait encore débat dans la société française, mais les points de vue égalitaires s'imposent peu à peu, révèle une étude de l'INSEE. Autre constat : le rôle du père dans la famille est davantage reconnu. Toutefois, une autre analyse de la même enquête concluait en 2010 que le partage des tâches « reste un idéal qui ne se concrétise pas ».

« Lorsque l'emploi est en crise, les hommes devraient être prioritaires sur les femmes pour trouver un emploi » : un quart des Français sont d'accord avec cette affirmation
. C'est l'un des résultats de l'étude intitulée « Couple, famille, parentalité, travail des femmes », publiée par l'INSEE mardi 1er mars.

A l'heure où l'emploi des femmes risque d'être victime de la crise à retrardement, la préférence masculine reste ancrée dans les mentalités. Mais la question, issue de l'enquête internationale GGP (1), n'a pas été posée en sens inverse. Impossible de savoir si les Français préfèreraient que l'emploi aille en priorité aux femmes. Signe que, pour les statisticiens aussi, le travail masculin va de soi, contrairement au travail féminin.

« Glissement vers un point de vue moins traditionnel »

Les opinions sur la préférence masculine pour l'emploi varient peu selon le sexe. Les femmes sont plus nombreuses à n'être « pas d'accord » (53% contre 46% des hommes), mais elles sont autant (24 contre 25%) à être d'accord ou plutôt d'accord.

Les réponses selon les tranches d'âge montrent toutefois que les opinions sur la question « ont beaucoup évolué », note l'INSEE : si la moitié des septuagénaires approuvent cette idée d'accorder aux hommes la priorité pour l'emploi, cet avis n’est plus partagé que par trois quinquagénaires sur dix, et par un adulte sur dix de moins de 30 ans (voir graphique ci-dessous).

En outre, constate l'INSEE, ce « glissement des opinions vers un point de vue moins traditionnel » se fait ressentir rien qu'entre 2005 et 2008 : entre ces deux vagues d'enquête, le désaccord a progressé de 6 points.

Crise ou pas, les femmes sont de plus en plus présentes sur le marché du travail : les deux tiers des Françaises sont actives. Les mères de jeunes enfants (de moins de 3 ans) sont même près de huit sur dix à être actives. Pour autant, plus de la moitié des personnes pensent qu’un enfant d’âge préscolaire risque de souffrir du fait que sa mère travaille (53 % des hommes et 49 % des femmes).

Mais là aussi, les avis dépendent beaucoup de l’âge : en dessous de 40 ans, quatre adultes sur dix associent le travail de la mère au risque de souffrance des jeunes enfants. La proportion monte à sept sur dix pour les 65 ans et plus.

Partage des tâches : progrès et régressions

Dans la famille, le rôle des pères est davantage reconnu, estime également l'INSEE. Ainsi, deux tiers des hommes comme des femmes pensent que « les enfants souffrent souvent du fait que leur père est trop préoccupé par son travail ». A noter : la question est sensiblement différente de celle posée pour les mères. Pour elles, on interroge le fait de travailler ; pour eux, celui de trop s'investir au travail.

Pour l'INSEE, « les faits confirment l’évolution des mentalités : les hommes sont désormais plus investis dans l’éducation de leurs enfants, et ce, au quotidien. Ils consacrent 11 minutes par jour en moyenne à leurs enfants en 1999, contre 8 minutes en 1975. » L'institut statistique nuance  aussitôt cette évolution, car « on reste loin du temps qu’y consacrent les femmes : 38 minutes par jour en 1999, comme en 1975. »

Des résultats de la même enquête, analysés cette fois par l'INED (Institut national des études démographiques) en 2010, viennent apporter une autre nuance sur le partage des diverses tâches dans le couple (document disponible sur le site de la Cnaf). A la maison, l'homme s'occupe « toujours » de la cuisine, du ménage ou des courses alimentaires dans moins de 5% des cas. Mais c'est le rôle exclusif de la femme dans au moins 30% des cas.

Et les inégalités se renforcent, au détriment des femmes, donc, avec l'arrivée d'un enfant. De même, « le partage égalitaire des tâches de soins et d’éducation reste un idéal qui ne se concrétise pas. S’occuper des enfants reste une prérogative féminine ».
 
(1) Les données ont été collectées par l'INSEE en deux vagues, en 2005 et 2008, auprès d'environ 10 000 personnes, dans le cadre d'une enquête internationale : GGP, Generations and Gender Programme, coordonné par la Commission économique de l'ONU pour l'Europe. C'est dans ce cadre qu'on été élaborées les questions.

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/parite/958-travail-femmes-vie-familiale-inegalites

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Re : La condition des femmes
« Réponse #139 le: 03 mars 2011 à 16:13:52 »
Pour ceux qui pensent que faire la guerre c'est défendre un drapeau voici deux textes-témoignages qui rappellent que celles dont on ne parle jamais et qui ne sont jamais décorées sont avec les enfants les premières victimes de la folie meurtrière des hommes . je veux parler évidemment des femmes .
 Quand aujourd'hui ressemble à hier :
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Une femme sur le marché d'Adjame, en Côte d'Ivoire, le 9 février 2011 (Thierry Gouegnon/Reuters).

Alors que les hommes se disputent violemment le pouvoir, les femmes pâtissent discrètement du conflit. En Côte d'Ivoire, pays déchiré entre pro-Ouattara et pro-Gbagbo, le viol est utilisé comme arme de guerre. Gaëtan Mootoo et Salvatore Saguès, deux chercheurs d'Amnesty International en charge de l'Afrique de l'Ouest, ont enquêté sur le sujet.

Dans un camp comme dans l'autre, on profite de l'escalade de violence pour détruire les populations, moralement comme physiquement. Le but ? Affaiblir le camp adversaire. Salvatore Saguès parle d'humiliation :

    « On viole des femmes, des fillettes de 5-6 ans aux vieilles dames de 60 ou 70 ans. Et le fait que des femmes de tout âge soient victimes de ce genre d'actes montre bien qu'il y a une volonté de rabaisser la femme et la communauté dans son ensemble. »

Gaëtan Mootoo insiste sur le fait que les femmes sont victimes de violences sexuelles par les deux parties :

    « A la fois du groupe d'opposition armé – les membres des Forces nouvelles – et des membres des Forces de défense et de sécurité loyales au Président sortant Laurent Gbagbo. »

Les premiers soutiennent Alassane Ouattara, qui a été internationalement reconnu comme le vainqueur de l'élection présidentielle ; les seconds sont partisans de Laurent Gbagbo, le Président sortant qui refuse de reconnaître les résultats entérinés par l'ONU.
« Ils se sont jetés sur moi. Ils m'ont tous violée à tour de rôle »

Les deux chercheurs ont recueilli des témoignages de ces femmes, agressées par l'un ou l'autre des groupes. Les récits qui suivent ont été publiés dans un pré-rapport d'Amnesty International.

L'une raconte que le 19 décembre 2010, des hommes ont fait irruption chez elle au milieu de la nuit :

    « Ils sont rentrés, ils étaient huit : quatre en civil et quatre au corps habillé, en treillis foncé et cagoulés. Deux ont emmené mon mari dehors et six sont venus vers moi. Ils m'ont demandé de me déshabiller et je ne l'ai pas fait alors ils se sont jetés sur moi. Ils m'ont tous violée à tour de rôle.

    Ils ont jeté les enfants par terre. Les enfants pleuraient. Moi je criais. […]

    Puis ils sont partis, et j'ai trouvé mon mari couché dehors sur le ventre. Il était mort. Les gens qui m'ont violée m'ont dit que si je voulais me plaindre, je n'avais qu'à aller voir ADO [Alassane Dramane Ouattara, ndlr]. »

Une autre, une jeune fille de 15 ans qui vivait dans un village situé à 600 km à l'ouest d'Abidjan, a eu affaire à des hommes pro-Ouattara en janvier :

    « Je rentrais chez moi vers 16 heures. Le commandant FN [Forces nouvelles, ndlr] m'a forcée à monter dans son véhicule et m'a emmenée dans la brousse, à l'extérieur du village et m'a violée à l'arrière du véhicule. Après, il m'a mise dehors et m'a laissée là-bas. »

A Abidjan, la capitale économique, les habitants mettent même en place des stratagèmes pour essayer de faire fuir les agresseurs. Dans le quartier Abobo, considéré comme hostile à Laurent Gbabgo, des descentes des Forces de défense et de sécurité ont régulièrement lieu. La population a mis en place « l'opération casseroles », sur lesquelles ils tapent pour faire un maximum de bruit et faire fuir l'ennemi. Mais le bruit ne suffit pas toujours à épargner les femmes.
« Elles ne peuvent plus exercer leur travail »

Ces femmes à qui on enlève tout : leurs agresseurs pillent leur travail. Gaëtan Mootoo raconte que les Forces de sécurité emportent tout sur leur passage :

    « Ce sont des femmes qui sont dans des activités non formelles, qui vendent des chaussures, des vêtements. Elles sont victimes de violences sexuelles et on emporte tout. Elles ne peuvent plus exercer ce qui les lie à la société : leur travail. Aucune activité après, c'est la mort lente. »

Une femme raconte :

    « Le lundi 3 janvier, ils sont venus très tôt le matin. […] Ils avaient des couteaux et des machettes. Ils ont cassé la porte de ma maison et sont tombés sur moi. Ils s'étaient masqués le visage avec du charbon.

    Ils n'ont rien dit ; ils se sont jetés sur moi. Ils ont fait n'importe quoi avec moi. Ils m'ont violée, trois ou quatre d'entre eux. Ils ont brûlé ma maison, la maison de ma famille et ils ont tué mon frère. Ils ont tout volé dans le magasin et puis ils l'ont brûlé. Le même jour, nous avons fui avec ma maman et la femme de mon frère et ses enfants ».

Leur pays ne condamne pas ces agresseurs. En République démocratique du Congo, des officiers ont été condamnés pour viol en février dernier, mais ces condamnations restent rares. Pourtant, pour Salvatore Saguès d'Amnesty International, c'est la seule issue possible vers la fin de cette méthode ultra-violente d'intimidation. (Voir la vidéo)


Ces viols se déroulent dans une grande indifférence : en dehors de quelques associations militantes pour les droits humains, personne n'en fait une priorité.
« On parle géopolitique, on parle cacao », mais pas des femmes

Pour Gaëtan Mootoo, ce sont des victimes « oubliées » : « On se focalise sur l'impasse constitutionnelle. » Les deux chercheurs constatent que lorsqu'on parle de la Côte d'Ivoire, « on parle géopolitique, on parle cacao, on parle de l'ONU » mais que l'on oublie que « dans une guerre civile, des deux côtés il y a des hommes qui sont tués, des deux côtés il y a des femmes qui sont violées ».

Mais ces femmes violées sont « niées », raconte Salvatore Saguès :

    « On ne reconnaît même pas qu'elles ont été violées. La reconnaissance passe d'abord par le fait de dire : “Oui vous avez été victime, oui ce n'est pas votre faute, oui il y a des agresseurs. Voilà les agresseurs et voilà ce qu'on va faire à ces agresseurs”. »

Une fois le mal fait, elles n'ont pas la possibilité de se retourner vers la justice – celle-ci n'existe quasiment plus de depuis près de dix ans. Salvatore Saguès s'emporte :

    « L'impunité est totale : vous pouvez tuer des gens, vous pouvez violer des gens. Quasiment personne n'a été traduit en justice. On ne peut pas reconstruire un pays si la population n'a aucune confiance dans sa justice. »

Pour les deux chercheurs, la reconstruction du pays ne peut attendre la fin du conflit :

    « On ne pourra pas régler la question de la Côte d'Ivoire si on ne règle pas le problème du respect des droits humains et de l'Etat de droit. »


<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xhc2kg?" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xhc2kg?</a>



et voici un rapport de la LDH de Toulon : J'invite Sven à méditer là-dessus et à se rappeler qu'à la fin de la dernière guerre mondiale l'Etat Major des Armées autorisaient à violer les femmes allemandes :c'était la récompense du guerrier !

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Le tabou du viol des femmes pendant la guerre d’Algérie commence à être levé


article de la rubrique les deux rives de la Méditerranée > la France et son passé en Algérie
date de publication : samedi 1er décembre 2001


De toutes les exactions commises par l’armée française pendant la guerre d’Algérie, le viol est la plus cachée, la plus obstinément tue depuis quarante ans. Il n’y eut jamais d’ordres explicites de viol, et encore moins d’ordres écrits. Mais, loin d’avoir constitué de simples "dépassements", les viols sur les femmes ont eu un caractère massif en Algérie entre 1954 et 1962.

par Florence Beaugé [Le Monde, 11 octobre 2001]

Les anciens appelés interrogés par "Le Monde" témoignent du caractère massif de l’humiliation des femmes entre 1954 et 1962. Selon l’un d’eux, les détenues subissaient ce sort "en moyenne neuf fois sur dix". Un homme né en 1960 du viol d’une Algérienne par des soldats français demande aujourd’hui réparation. De toutes les exactions commises par l’armée française pendant la guerre d’Algérie, le viol est la plus cachée, la plus obstinément tue depuis quarante ans, par les auteurs autant que par les victimes. Certains commencent pourtant à lever ce tabou, confirmant peu à peu ce que l’écrivain Mouloud Feraoun dénonçait autrefois dans son journal comme étant une pratique courante, du moins en Kabylie. Il apparaît que, loin d’avoir constitué de simples "dépassements", les viols sur les femmes ont eu un caractère massif en Algérie entre 1954 et 1962, dans les villes mais surtout dans les campagnes, et plus encore vers la fin de la guerre, en particulier au cours de "l’opération Challe", menée en 1959 et 1960 sur le territoire algérien pour venir à bout de l’Armée de libération nationale (ALN). L’ouverture de la totalité des archives et la lecture de tous les "journaux de marche" des soldats ne donneraient sans doute qu’une très petite idée de l’ampleur du phénomène, parce qu’il n’y eut jamais d’ordres explicites de viol, et encore moins d’ordres écrits. En outre, rares sont les hommes qui se seront vantés, dans leurs carnets personnels, de tels comportements.

Tous les appelés interrogés le disent : "Tout dépendait du chef." Si l’officier, ou le sous-officier, affichait des positions morales sans équivoque, il n’y avait ni viol ni torture, quel que soit le sexe des détenus, et quand une "bavure" se produisait la sanction était exemplaire. D’une compagnie à l’autre, on passait donc du "tout au rien". "Donner l’ordre, comme cela a été fait, de toucher le sexe des femmes pour vérifier leur identité, c’était déjà ouvrir la porte au viol", souligne l’historienne Claire Mauss-Copeaux, pour qui deux facteurs au moins expliquent que ce phénomène ait pris de l’ampleur. D’une part, l’ambiance d’extrême racisme à l’encontre de la population musulmane. D’autre part, le type de guerre que menait l’armée française, confrontée à une guérilla qui l’obligeait à se disperser et à laisser une grande marge de manœuvre aux "petits chefs", lesquels, isolés sur le terrain, pouvaient s’attribuer droit de vie et de mort sur la population.

"PIRE QUE DES CHIENS"

"Dans mon commando, les viols étaient tout à fait courants. Avant les descentes dans les mechtas (maisons en torchis), l’officier nous disait : "Violez, mais faites cela discrètement"", raconte Benoît Rey, appelé comme infirmier dans le Nord constantinois à partir de septembre1959, et qui a relaté son expérience dans un livre, Les Egorgeurs. "Cela faisait partie de nos "avantages" et était considéré en quelque sorte comme un dû. On ne se posait aucune question morale sur ce sujet. La mentalité qui régnait, c’est que, d’abord, il s’agissait de femmes et, ensuite, de femmes arabes, alors vous imaginez..." Sur la centaine d’hommes de son commando, "parmi lesquels des harkis redoutables", précise-t-il, une vingtaine profitait régulièrement des occasions offertes par les opérations de contrôle ou de ratissage. A l’exception de deux ou trois, les autres se taisaient, même si ces violences les mettaient mal à l’aise. La peur d’être accusé de soutenir le Front de libération nationale (FLN) en s’opposant à ces pratiques était si vive que le mutisme était la règle.

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Une vieille femme venue se plaindre que sa fille a été violée par des militaires français près d’Aumale/Sour el-Ghozlane, en 1961 - Marc Garanger

"Les prisonniers qu’on torturait dans ma compagnie, c’étaient presque toujours des femmes, raconte de son côté l’ancien sergent Jean Vuillez, appelé en octobre 1960 dans le secteur de Constantine. Les hommes, eux, étaient partis au maquis, ou bien avaient été envoyés dans un camp de regroupement entouré de barbelés électrifiés à El Milia. Vous n’imaginez pas les traitements qui étaient réservés aux femmes. Trois adjudants les "interrogeaient" régulièrement dans leurs chambres. En mars 1961, j’en ai vu quatre agoniser dans une cave pendant huit jours, torturées quotidiennement à l’eau salée et à coups de pioche dans les seins. Les cadavres nus de trois d’entre elles ont ensuite été balancés sur un talus, au bord de la route de Collo."

Affecté comme appelé en 1961 à la villa Sesini (nommée aussi par erreur Susini), Henri Pouillot révèle avoir assisté à une centaine de viols en l’espace de dix mois, dans ce qui était le plus célèbre des centres d’interrogatoire et de torture de l’armée française à Alger. De ses souvenirs, il vient de faire un livre douloureux mais au ton juste, La Villa Susini (Ed. Tirésias). "Les femmes étaient violées en moyenne neuf fois sur dix, en fonction de leur âge et de leur physique, raconte-t-il. On s’arrangeait, lors des rafles dans Alger, pour en capturer une ou deux uniquement pour les besoins de la troupe. Elles pouvaient rester un, deux, ou trois jours, parfois plus." Pour Henri Pouillot, il y avait deux catégories de viols : "Ceux qui étaient destinés à faire parler, et les viols "de confort", de défoulement, les plus nombreux, qui avaient lieu en général dans les chambrées, pour des raisons de commodité." Il se souvient que la quinzaine d’hommes affectés à la villa Sesini avait "une liberté totale" dans ce domaine. "Il n’y avait aucun interdit. Les viols étaient une torture comme une autre, c’était juste un complément qu’offraient les femmes, à la différence des hommes."

"UN ANÉANTISSEMENT"

Mesuraient-ils alors la gravité de leurs actes ? La plupart n’ont pas de réponse très tranchée. "On savait que ce que nous faisions n’était pas bien, mais nous n’avions pas conscience que nous détruisions psychologiquement ces femmes pour la vie, résume l’un d’eux. Il faut bien vous remettre dans le contexte de l’époque : nous avions dans les vingt ans. Les Algériens étaient considérés comme des sous-hommes, et les femmes tombaient dans la catégorie encore en dessous, pire que des chiens... Outre le racisme ambiant, il y avait l’isolement, l’ennui à devenir fou, les beuveries et l’effet de groupe." Certains ne se sont jamais remis d’avoir commis ou laissé faire ce qu’ils qualifient avec le recul de "summum de l’horreur". La psychologue Marie-Odile Godard en a écouté quatorze pour faire une thèse de doctorat sur les traumatismes psychiques de guerre. "Ils m’ont parlé des viols comme quelque chose de systématique dans les mechtas, et c’est souvent à l’occasion de telles scènes d’extrême violence que leur équilibre psychique a basculé", raconte-t-elle.

L’avocate Gisèle Halimi, l’une des premières à avoir dénoncé, pendant la guerre d’Algérie, les multiples viols en cours - en particulier dans un livre écrit avec Simone de Beauvoir, Djamila Boupacha -, estime elle aussi que neuf femmes sur dix étaient violées quand elles étaient interrogées par l’armée française. Dans les campagnes, dit-elle, les viols avaient pour objectif principal "le défoulement de la soldatesque". Mais, lors des interrogatoires au siège des compagnies, c’est surtout l’anéantissement de la personne qui était visé. L’avocate rejoint ainsi l’idée exprimée par l’historienne Raphaëlle Branche, dans son livre La Torture et l’armée (Gallimard), à savoir que la torture avait moins pour objet de faire parler que de faire entendre qui avait le pouvoir. "Ça commençait par des insultes et des obscénités : "Salope, putain, ça te fait jouir d’aller dans le maquis avec tes moudjahidins ?", rapporte-t-elle. Et puis ça continuait par la gégène, et la baignoire, et là, quand la femme était ruisselante, hagarde, anéantie, on la violait avec un objet, une bouteille par exemple, tandis que se poursuivait le torrent d’injures. Après ce premier stade d’excitation et de défoulement, les tortionnaires passaient au second : le viol partouze, chacun son tour."

Contrairement à l’idée répandue, les viols ne se sont presque jamais limités aux objets, ce qui achève de détruire l’argument selon lequel les sévices sexuels visaient à faire parler les suspectes. Gisèle Halimi révèle aujourd’hui que, neuf fois sur dix, les femmes qu’elle a interrogées avaient subi successivement tous les types de viols, jusqu’aux plus "classiques", mais que leur honte était telle qu’elles l’avaient suppliée de cacher la vérité : "Avouer une pénétration avec une bouteille, c’était déjà pour elles un anéantissement, mais reconnaître qu’il y avait eu ensuite un ou plusieurs hommes, cela revenait à dire qu’elles étaient bonnes pour la poubelle."

Saura-t-on un jour combien de viols ont eu lieu ? Combien de suicides ces drames ont provoqués ? Combien d’autres victimes, souvent encore des enfants, ont subi des agressions sexuelles (fellations, masturbations, etc.) devant leurs proches pour augmenter encore le traumatisme des uns et des autres ? Il faudra aussi se pencher sur la question des "Français par le crime", comme se définit Mohamed Garne, né d’un viol collectif de sa mère, Khéira, par des soldats français, alors qu’elle était âgée de quinze ans. Il reste de nombreuses pistes à explorer, et tout d’abord à écouter la parole qui se libère d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée. "Il faudrait aussi travailler sur l’imaginaire des anciens d’Algérie, souffle l’historien Benjamin Stora. Ils ont écrit plus de trois cents romans, où presque tous "se lâchent" et relatent des scènes de viols terrifiantes. C’est alors qu’on prend la mesure de ce qu’a dû être l’horreur."

"Souvenez-vous pour toujours des noms de ceux qui ont refusé ce combat ou, pire, qui ont préféré relayer les arguments calomnieux et anti-communistes de l'extrême-droite contre nous." Jean-luc Mélenchon

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Re : La condition des femmes
« Réponse #140 le: 03 mars 2011 à 17:25:06 »
merci pour ces textes, j'avais lu récemment ceci "La justice face aux viols de guerre"
http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/942-la-justice-face-aux-viols-de-guerre

c'est encore rien, pas assez mais c'est un debut...le viol étant l'arme de guerre la plus répandu au monde.

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Re : La condition des femmes
« Réponse #141 le: 03 mars 2011 à 18:00:19 »
En Irak, les gentils G.I et les collabos ne se sont pas gênés et ont fait exactement la même chose que nos militaires en Algérie. Mais peu de filles et de femmes seront là pour témoigner.
La plupart de celles qui ont subi un viol se sont suicidées, ou ont été exécutées par un père, ou un frère...
Leur sens de l'honneur est différent de celui des occidentaux...
Mais ce que j'ai pu constater, c'est que, au cours des interrogatoires qui se sont ensuivis, aucun G.I n'a manifesté le moindre remord, pas même l'once d'un regret. Ils n'ont même pas compris pourquoi on les accusait ...
Comme, de plus, ils étaient assurés de l'impunité...

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Re : La condition des femmes
« Réponse #142 le: 04 mars 2011 à 11:22:40 »
merci pour ce témoignage, en temps de conflit ou de guerre les hommes pensent que c'es un devoir de violer ou molester les femmes.ça doit être sévèrement puni sinon rien ne changera.

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ont été exécutées par un père, ou un frère
c'est des sales cons :fache1:

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Re : La condition des femmes
« Réponse #143 le: 04 mars 2011 à 12:11:26 »
Les "crimes d'honneur" existent encore, même en Turquie, pays réputé laïc depuis presque cent ans, dans les coins reculés.
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Re : La condition des femmes
« Réponse #144 le: 04 mars 2011 à 15:37:10 »
L'armée américaine a traduit en cour martiale le jeune bidasse qui avait balancé des infos à Wikileaks ...pas les auteurs de viols pourtant considérés par la convention de Genève comme crimes contre l'Humanité ... Y a de quoi ruminer des rancœurs  pendant plusieurs générations .
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Re : La condition des femmes
« Réponse #145 le: 04 mars 2011 à 22:32:07 »
Pardon si je suis un peu têtu  :gene2:, mais on a le droit d'avoir de la suite dans les idées, non?  :mrgreen:

Ce quelques citations, en écho à une conversation un peu houleuse mais saine  :] , pour disculper un homme à la personnalité peut-être discutable, à qui il faut pourtant rendre justice sur certains points, par exemple celui de sa prétendue misogynie:

"Les femmes doivent être davantage impliquées dans nos sociétés et participer à la construction d'un monde plus paisible, plus solidaire et moins violent."

"L'exil a changé notre manière d'appréhender la réalité des femmes. (...) Nous avons pris conscience de la situation désastreuse des nonnes et de la dépendance des femmes laïques vis-à-vis de leurs époux. Nous nous efforçons d'y remédier. Pour que cela aille plus vite, les femmes ne doivent pas hésiter à revendiquer ouvertement leurs droits afin que leur place dans la société et leur rôle dans la spiritualité soient reconnus , et à se mobiliser sans attendre que les hommes leur cèdent la place. Rien ne justifie dans aucun pays du monde les violations de leurs droits et la discrimination à leur encontre."

"Le Bouddha a enseigné qu'hommes et femmes étaient égaux." (*)

"J'ai sans doute été femme dans certaines de mes vies antérieures."


Extraits de Catherine Barry, Paroles du dalaï-lama aux femmes (chapitres 1 et 6, Pockett).

Bon, la dernière déclaration n'engage pas à grand chose  :mrgreen: et (*) il n'en reste pas moins vrai que le Bouddha se méfiait assez des femmes, c'est-à-dire, en fait, du désir sexuel. Dommage, mais logique  :désolé1:

« Modifié: 04 mars 2011 à 22:36:52 par sarkonique »
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
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Re : La condition des femmes
« Réponse #146 le: 05 mars 2011 à 03:53:28 »
Au nom de l'égalité ...  :fache1:

Citer
Assurances : les femmes devront bientôt payer plus
Au nom de l’égalité hommes/femmes, la Cour de justice européenne vient de sanctionner les différences de traitement entre assurés et assurées.

Elle a jugé que la prise en compte du sexe du souscripteur en tant que facteur de risque dans les contrats d'assurance constituait une discrimination. Les assureurs ont jusqu’au 21 décembre 2012 pour gommer ces disparités sur les primes et prestations de leurs contrats en fonction du sexe.

Assurances auto, santé mais aussi invalidité, décès ou retraite, dont les tarifs sont calculés selon des tables de mortalité différentes en fonction du sexe (les femmes ayant une espérance de vie plus longue) sont concernées.

La pilule risque d'être dure à avaler pour les femmes. Prenons le cas de l'assurance auto. Actuellement, elles paient des primes plus faibles que les hommes puisqu'elles sont responsables de moins d'accidents. Avec l'arrêt de la Cour de justice européenne femmes et hommes paieront le même prix. Soit une augmentation moyenne théorique de 25 % pour les conductrices et pouvant même atteindre jusqu’à 45 % pour les jeunes filles.

Bizarrement, les prévisions des experts tirent les prix vers le haut. Les assureurs ne pourraient-ils trouver des solutions intermédiaires. Dans le cas de l’assurance auto, pourquoi ne pas baisser un peu les primes « masculines » tout en augmentant un peu les primes « féminines »? Les assureurs que nous avons contactés n'ont pas souhaité se prononcer. Quant à la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), elle refuse d’anticiper une augmentation des tarifs des contrats, mais craint un appauvrissement de l’offre du fait de l’interdiction de tarifer en fonction du risque réel.

Chantal Masson
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Re : La condition des femmes
« Réponse #147 le: 05 mars 2011 à 10:17:54 »
quelle hypocrisie, quand ça concerne un désavantage des femmes on s'en fout mais quand les hommes sont concernés on fait vite le nécessaire...

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Re : La condition des femmes
« Réponse #148 le: 06 mars 2011 à 11:33:55 »
« Modifié: 06 mars 2011 à 11:40:19 par raja »

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Re : La condition des femmes
« Réponse #149 le: 06 mars 2011 à 11:37:30 »
Je ne sais pas s'il faut en rire ou bien en pleurer  8|
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !