Auteur Sujet: La condition des femmes dans le monde  (Lu 97398 fois)

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La condition des femmes dans le monde
« le: 30 mars 2010 à 17:15:17 »
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Une pub « Ma bite, elle est dans le garage » ça passerait ?


Quelques jours après la journée internationale des droits de la femme, difficile d'échapper à la campagne de publicité lancée par la marque 3 Suisses. Dans toute la France 23 000 panneaux d'affichage, des visuels dans la presse gratuite, régionale, dans les magazines féminins en plus d'un manifeste déclinent le « concept » de « chouchouthérapie ».

    « Pour nous, les femmes, la mode est essentielle. Essentielle pour s'exprimer, pour s'affirmer, pour avancer. La mode, ça fait trop de bien pour s'en passer »

Alors que l'une des affiches annonce un « Liberté, égalité, mode pour toutes », souillant l'idéal républicain au profit du consumérisme, une autre montre trois femmes manifestant sous le slogan « Fauchées mais Fashion », méprisant ainsi les légitimes revendications féministes.

Certains ont déjà réagi en rectifiant ces visuels à coup de marqueur noir. Ainsi cet exemple vu à Caen, où sur l'un d'eux, à côté du slogan « pas besoin d'être PDG pour avoir une p….. de garde robe », on peut lire « Putain de sexisme »
« Notre point G, il est dans la penderie »

Mais l'affiche récoltant un maximum de « corrections » est sans doute celle qui dans un summum de misogynie nous assène « notre point G, il est dans la penderie ».

Au-delà de la syntaxe approximative de cette déclaration, difficile de ne pas faire le rapprochement avec les propos de Silvio Berlusconi, cité par La Republica, le 3 novembre 2007 :

    « J'ai découvert que le point G des femmes, c'est la dernière lettre du mot shopping. »

On saluera donc une fois de plus l'audace et l'imagination fertile des publicitaires (ici ceux de BTEC EuroRSCG) qui n'hésitent pas à bousculer les consciences et à se placer à l'avant-garde des combats féministes.

Alors que l'affiche de l'album de Damien Saez montrant une femme nue dans un caddie surmontée d'un « j'accuse » a été censurée par l'Autorité de régularisation professionnelle de la publicité (Arrp), comment expliquer que la campagne des 3 Suisses n'ait dérangé personne ?
« Si c'est pour vendre du soutif ça passe »

A moins qu'il ne faille donner raison au chanteur, quand, à propos de son affiche et dénonçant l'impossibilité de la société de consommation à se regarder en face, il affirme :

    « Si c'est pour vendre du soutif ça passe, si c'est pour dire j'accuse, ça ne passe pas »

Et si pour une campagne vantant les mérites d'une voiture je propose comme slogan : « notre bite, elle est dans le garage », ça passe ?

http://www.rue89.com/2010/03/29/une-pub ... ait-144968
« Modifié: 18 mai 2012 à 13:17:36 par timbur »

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Re : Re : La condition des femmes
« Réponse #1 le: 09 avril 2010 à 19:36:41 »
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"Faut-il que les garçons soient enceintes pour que la contraception nous concerne tous ?" Tel est le slogan de la nouvelle campagne de sensibilisation lancée jeudi 8 avril par le ministère de la Santé et l'Institut national de prévention et d'éducation à la santé (Inpes).
source


<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/xcsi6h" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/xcsi6h</a>



« Modifié: 09 avril 2010 à 20:30:34 par timbur »

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Re : La condition des femmes
« Réponse #2 le: 11 avril 2010 à 19:37:21 »
peut être que ça pousserait beaucoup d'hommes à s'interroger sur la contraception notamment la leur :)

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Re : La condition des femmes
« Réponse #3 le: 11 avril 2010 à 21:10:17 »
Le féminisme d'aujourd'hui à pour but de transformer les femmes en consommatrices, et en incitatrices à la consommation.
Comme d'habitude, une cause qui parait juste, est récupérée par le système et totalement détournée de son but initial. C'est un fait, la machine avale tout, englobe tout.

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Re : La condition des femmes
« Réponse #4 le: 12 avril 2010 à 11:04:15 »
c'est très mal  connaitre le féministe clément...

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Re : La condition des femmes
« Réponse #5 le: 12 avril 2010 à 11:37:46 »
voici une des plus grosse connerie que j'ai pu lire aujourd'hui :|
et c'est elle la rapporteure de l'observatoire de la parité, avec des prejugés pareils la parité a de la marge encore :pascontent1:

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"Je ne suis pas féministe, je suis mariée..."   
 

Chantal Brunel...Ainsi parle la nouvelle rapporteure de l'observatoire de la parité, Chantal Brunel  dans lesinrocks.com : « J’ai envie d’apporter ma pierre à ce combat de l’égalité homme-femme. Mais je ne suis pas féministe, dans la mesure où je suis mariée, j’ai des enfants et je sais combien la vie familiale et privée est importante. Mon mari m’a toujours soutenue. »… Curieuse vision...

Être féministe n’est-ce pas un simple aspect de la démocratie qui concerne l’égalité hommes femmes ? Faut-il être femme, célibataire, et sans enfant pour être féministe ? Qu’en pense Patric Jean, l’auteur du film « la domination masculine ? » ou Thomas Lancelot, co-fondateur de Mix-Cité ? Et tous les hommes et femmes, quels que soient leurs choix de vie, engagés en faveur de l’égalité ? La rapporteure de la parité entre les femmes et les hommes va avoir du mal à se faire comprendre. Si elle a donné un élan significatif à la loi contre les violences faites aux femmes, elle a déjà choqué les défenseurs de la cause des femmes en se prononçant en faveur de la réouverture des maisons closes.

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/component/content/article/42-cafouillage/295-qje-ne-suis-pas-feministe-je-suis-marieeq

Hors ligne Myrtille

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Re : La condition des femmes
« Réponse #6 le: 13 avril 2010 à 08:07:56 »
Parce que quand une femme est mariée, elle n'est pas censée être féministe ? C'est n'importe quoi !   

Hors ligne clement711

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Re : Re : La condition des femmes
« Réponse #7 le: 13 avril 2010 à 10:01:24 »
c'est très mal  connaitre le féministe clément...

A bon? J'en ai assez vu, entre le déchaînement et les diffamations sur B. Cantat suite à la mort de M. Trintignant, et tout ce qu'on peut voir aujourd'hui ca me suffit.
Les féministes avaient tué la présemption d'innocence et ont érigé Cantat comme symbole de la violence faite aux femmes, alors qu'il n'a jamais été avéré qu'il ait frappé sa femme avant ce soir.

Elles marchent à coup de "scandales" ou elles n'ont pas à mettre leur nez, et n'ont pas l'air de s'émouvoir de la publicité et de la "mode" qui font de la femme une consommatrice écervelée et superficielle (à moins que ce ne soit ça, la femme, pour elles).

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Re : La condition des femmes
« Réponse #8 le: 13 avril 2010 à 10:21:56 »
tu dis les féministes comme si nous étions une entité unique, pour ma part et comme beaucoup de féministes nous n'avons pas érigé cantat comme l'homme violent par excellence et sa défunte conjointe comme l'étendard des femmes battus...si tu relis le vieux forum sur ce sujet, tu y liras mon avis.
donc comme je le dis souvent il y a autant de féministe que de vision du monde et d'histoire...
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Elles marchent à coup de "scandales" ou elles n'ont pas à mettre leur nez, et n'ont pas l'air de s'émouvoir de la publicité et de la "mode" qui font de la femme une consommatrice écervelée et superficielle (à moins que ce ne soit ça, la femme, pour elles).
desolée mais là encore c'est une méconnaissance des mouvements féministes, l'on parle pas là de certaines trés médiatique...et si les gens préférent s'arrêter là et ne pas s'intéresser à des assoc ou site de mouvement féministes de terrain comme "la barbe" "tapages" "Re-Belles" "l'espace Simone de Beauvoir" "mouvement français pour le planning familial" ou les "Panthères roses", y'a pas que les chiennes de garde

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Re : La condition des femmes
« Réponse #9 le: 13 avril 2010 à 13:01:41 »
Je suis d'accord avec... vous deux. :mrgreen:

Les mouvements dénoncés par Clément ont effectivement à leur actif les méthodes qu'ils leur attribue. Particulièrement contre-productifs car, entre-autres, affectés d'une certaine propension au "fourre-tout" pour s'assurer de la présence médiatique, la plupart du temps au plus grand bonheur des Zemmour et Soral de tous poils qui n'en demandent pas tant.
Les plus connus sont souvent bien chapeautés par les politiques. Pour ma part, je ne peux plus voir la représentante des NPNS sans percevoir l'UMP derrière elle.

Mais Raja a raison, il ne faut pas s'arrêter à ces bien malhabiles porte-drapeaux qui ne défendent pas grand-chose d'autre que leur propre temps de parole. Il y a du travail, beaucoup de travail qui s'effectue derrière.

Comme pour les syndicats ou les partis ? Ben, oui. Comme beaucoup de choses aujourd'hui, finalement.

Enfin, ce n'est que mon avis.
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Re : La condition des femmes
« Réponse #10 le: 26 avril 2010 à 09:55:25 »
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On est fé-, on est fé-, on est fé- ministes!

Dans le Canard Enchaîné du 31 mars dernier, je lisais (en retard) un article sur les difficultés pour les femmes de trouver un centre hospitalier capable de pratiquer une IVG dans un délai raisonnable. Avec la “rationalisation” des hôpitaux en France, qui a parfois amené à la disparition de centres de spécialisation réputés en dépit du bon sens, on a assisté à un resserrement de l’accès à de bonnes conditions et rapidement à l’Interruption Volontaire de Grossesse.

Et d’évoquer le cas d’une femme qui dut attendre un mois pour être opérée. Ce qui, pour ce type de cas, est largement excessif, quand on sait de quoi il s’agit.

Surtout qu’évidemment, les intégristes “pro-life” en profiteront pour critiquer une pratique qui s’attaque à une vie à un stade plus avancé, et patati, et patata.

Sans compter la souffrance d’une femme qui porte en elle un embryon avec tout ce que cela implique d’émotionnel et de physique.

Ceci pour rappeler que, contrairement à une certaine “idée reçue”, le féminisme n’a pas le droit de baisser les bras pour cause d’acquis. Aussi bien dans ce type de cas que dans bien d’autres, comme les droits du travail, les violences conjugales ou autres, les discriminations machistes, les insultes, les attitudes paternalistes, misogynes, et j’en oublie sûrement encore, les acquis du XXe Siècle, qui a vu effectivement le statut des femmes tendre vers un mieux indiscutable, ne sont et ne seront jamais que très fragiles et nécessitant une surveillance constante face aux reculs désirés par bien des mouvements rétrogrades.

À commencer par la religion et les mouvements d’extrême-droite, naturellement, mais aussi par le marché, premier bénéficiaire du conservatisme social, du conformisme familial, de la discrimination salariale et de la consommation bête, cette dernière poussant les femmes à se rappeler qu’elles ne sont que de beaux objets ménagers au milieu d’un environnement propre à être modelé en fonction de ce statut.

Le seul exemple du congé parental devrait nous éclairer plus que tout autre. Ils sont encore trop rares les pays qui non seulement autorisent, mais imposent un congé parental protégé au père comme à la mère, et non de ne l’accorder généreusement qu’à la mère, histoire de la confiner un peu plus entre ses murs et à justifier des différences de revenus entre les sexes.

Lorsque Giuliano est venu au monde, Claudia a bénéficié de 5 mois de congé parental, et ce fut pour elle une excellente chose, elle a pu s’occuper de son fils de manière appropriée. Quant à moi, je n’aurais bénéficié que d’une semaine maximum de congé post-natal. Congé qu’en raison des circonstances je n’ai pas réclamé, car je venais d’être engagé à l’essai et je craignais de perdre mon travail.

IVG, congé parental. En deux anecdotes, deux lieux de combats encore tout à fait d’actualité pour le féminisme qu’il serait honteux de critiquer sous prétexte d’être parvenu à une grande quantité d’acquis étalés sur un siècle. On est encore loin du compte.

http://thitho.allmansland.net/?p=1184

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Re : La condition des femmes
« Réponse #11 le: 29 avril 2010 à 11:14:56 »
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Féministe, pour quoi faire ? Ne pas tomber dans le panneau, peut-être


Court coup de gueule du matin. Avec les résidentes du FIT (ou plutôt, du C.H.R.S “Les UniversElles)”, nous sommes en train de faire un film : “féministes, pour quoi faire ?”

Et forcément, vu l’actualité, et que plusieurs des participantes sont musulmanes, on peut difficilement éviter le sujet de l’interdiction du voile intégral.

Aujourd’hui, le gouvernement nous présente la loi d’interdiction au nom du droit des femmes. Ce serait en fait pour les musulmanes, opprimées par leur mari qu’on le ferait. Ce serait, même, féministe. Or, comment réagissent les musulmanes de mon groupe ? Pour elle, c’est très clair, on leur interdit de s’habiller comme elles veulent (et ça, même si elles-mêmes ne portent jamais de voile et sont contre la burqa), parce qu’elles ne sont pas “françaises” (parce que musulmane).

Pour moi aussi, c’est très clair. Ce que fait le gouvernement, ce n’est pas féministe. C’est anti-féministe. Ce n’est pas pour les femmes musulmanes. C’est contre l’islam. Sauf que pour faire passer cette politique discriminatoire, encore une fois, comme toujours dans l’histoire, on se sert de qui ?
Des femmes.

Désolée, mais sans moi. Je préfère continuer à avancer avec des jeunes femmes musulmanes vers une prise de conscience, ensemble, de la nécessité pour les femmes de lutter contre les verrous spécifiques qui les empêchent de faire ce qu’elles veulent (et en plus, de ce qu’elles peuvent apporter à la société, si elles y prennent part, comme elles m’apportent en atelier) plutôt que de m’associer à un gouvernement dont le but est de monter les uns contre les autres, les unes contre les autres, pour assurer son maintien au pouvoir. Je préfère cet échange, positif, entre nos deux mondes. Femmes, libres ou bientôt libres, musulmanes, elles ont beaucoup, énormément à apporter à la société française. Il serait temps qu’elles y aient leur place. Telles qu’elles la définissent, elles-mêmes.

Sandrine Goldschmidt
http://sandrine70.wordpress.com

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Re : La condition des femmes
« Réponse #12 le: 03 mai 2010 à 11:32:27 »
<a href="http://www.youtube.com/v/8B2I1HUj0Z4&amp;rel=0&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xd0d0d0&amp;hl=en_US&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" target="_blank" class="new_win">http://www.youtube.com/v/8B2I1HUj0Z4&amp;rel=0&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xd0d0d0&amp;hl=en_US&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1</a>
La Barbe s'invite au Nouvel Observateur

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Re : La condition des femmes
« Réponse #13 le: 03 mai 2010 à 13:31:24 »
Au poil  :mrgreen:
Qu'elle est belle cette petite famille des médias... :pascontent2:
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Re : La condition des femmes
« Réponse #14 le: 04 mai 2010 à 13:56:48 »
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Vers une légalisation du port féminin du pantalon ?

Des députés radicaux de gauche proposent d'abroger les dispositifs réglementaires, toujours en vigueur, qui interdisent le port féminin du pantalon. Une réponse à l'objectif de délégifération fixé par Nicolas Sarkozy?

La présidence de l'Assemblée nationale a enregistré jeudi 29 avril une proposition de loi de députés du parti Radical de Gauche et apparentés visant à supprimer les dispositions réglementaires qui interdisent, aujourd'hui encore, le port féminin du pantalon.

Ses auteurs - Gérard Charasse, Chantal Berthelot, Paul Giacobbi, Annick Girardin, Joël Giraud, Albert Likuvalu, Jeanny Marc, Dominique Orliac, Sylvia Pinel et Chantal Robin-Rodrigo - répondent-ils ainsi à l'objectif de "délégifération" fixé au Parlement par Nicolas Sarkozy? Dans un entretien mi-mars au Figaro Magazine, le chef de l'Etat avait déclaré: "Au second semestre 2011, le gouvernement marquera une pause pour que le Parlement puisse, s'il le souhaite, délégiférer".

Une législation obsolète

Le caractère "insolite" de ladite proposition et la date de son dépôt, le 1er avril, aurait pu laisser croire à un poisson d'avril. Rien de plus sérieux, au contraire. La loi du 26 brumaire an VIII qui précise que "toute femme désirant s’habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l’autorisation" et qui a été modifiée par deux circulaires de 1892 et 1909 autorisant le port féminin du pantalon "si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d’un cheval", n'a jamais été abrogée malgré l'inscription dans la Constitution de 1946 du principe d'égalité des droits entre homme et femme. L’article 3 du préambule de la constitution de 1946, qui a valeur constitutionnelle, énonce en effet que "la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme".

La proposition de loi soumettra également au Parlement la suppression des références obsolètes à la peine de mort qui demeurent aux articles 83 et 85 du code civil (articles 1er et 2).

(Nouvelobs.com)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100503.OBS3394/vers-une-legalisation-du-port-feminin-du-pantalon.html


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Re : La condition des femmes
« Réponse #15 le: 04 mai 2010 à 14:45:35 »
Ils n'ont rien de mieux à faire, à l'Assemblée Nationale, pour discuter ainsi de l'abrogation d'une loi obsolète et tombée dans les oubliettes depuis George Sand.
Pour meubler leur évidente oisiveté, je devrais leur écrire, car j'ai connaissance de certaines lois relatives à la Royale, datant de Colbert, qui n'ont jamais été abrogées.
Par exemple, que tout marin, en fin de lien, est autorisé à demander le prêt d'un cheval pour rentrer dans ses foyers (à charge pour lui de le remettre à la gendarmerie la plus proche de son domicile...). Et ça, je l'avais vérifié dans le B.O de la Marine, le jour où deux de mes matelots m'avaient, ensemble, réclamé une 2CV (Citroën) ...

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Re : La condition des femmes
« Réponse #16 le: 11 mai 2010 à 12:10:32 »
un long et bon billet de ma mademoiselle préférée :super:
je conseille de jeter un oeil directement sur son blog pour y voir les images d'illustration...

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ELLE remet ça


Il y a quarante ans, le magazine ELLE posait des questions cruchonnes à Lafâme.

Bonne nouvelle, ELLE recommence en 2010 !

Ah Lafâme ELLE en 2010... qui est elle donc ? En voilà une question qui nous démange. Rassurez-vous, je vous épargne l'insoutenable suspense : Lafâme sera toujours Lafâme, comme Lafrance sera toujours Lafrance. Non mais je préfère le préciser, parce qu'on va dire des trucs un peu tangents du style : La multiplicité des facettes de Lafâme s'exprime en 2010, blablabla, mais en fait, Lafâme fait toujours la lessive, elle nettoie toujours les chiottes et elle a toujours un salaire de merde. Hein, rassurez vous. Un peu comme lorsqu'on parle de la multiplicité des facettes de l'identité nationale, alors que dans le fond, on se rassure en se disant que la VRAIE identité, elle est blanche, un peu catho et elle mange du porc. C'est pas moi qui le dis, ce sont nos représentants démocratiquement élus. Donc on est d'accord, on va pouvoir faire semblant de s'interroger, semblant de donner la parole à des vraies gens et tout le tintouin. Mais en fait rien ne changera, surtout pas, et on fera tout pour que la France éternelle conserve des femelles éternelles.

Alors... il y a quarante ans, disais-je, ELLE posait des questions neuneues à des Lafâmes sélectionnées pour le grand jeu concours du "Lafâme prend la parole". Comme ELLE n'est pas un magazine féminin comme les autres, mais un magazine engagé contre les méchancetés qu'on fait aux femmes (surtout celles qui viennent du sud), ELLE remet le couvert en 2010.

 Et comme en 1970, Mademoiselle pourrait écrire :

    "Cette campagne laisse croire aux femmes qu'on leur demande leur avis ; elle propose aux femmes des choix de détail qu'elle fait prendre pour des choix essentiels, quand les choix essentiels ont été pris pour elles et à leur place.

    Leur oppression fondamentale reste. L'amour, le mariage, le couple, la féminité, l'instinct maternel, le travail ménager, etc., ne sont pas remis en question.

    Ils essayent d'imposer l'idée que ces conceptions appartiennent à la "nature éternelle de la femme", ce que nous contestons violemment."

    (extrait tiré de "mlf textes premiers")

Les questions étaient tellement cruchonnes et pas menaçantes, disais-je, que Parisot ou Fillon n'ont pas hésité à venir, leur féminisme tout frais sous le bras, pour se prendre un ou deux flashs de bonne conscience et des petits fours pas chers.

Sont y pas mignons ?

Pour illustrer le comble de la subversion féministe du magazine, je ne résiste pas au plaisir d'une citation choisie (et le choix est grand) :

    "La présidente du MEDEF a pris position et vraiment. Bien campée sur la scène, en pantalon bleu marine et chemisier en soie verte, elle sait ce qu’elle veut. Elle soutient haut et fort les 24 propositions du Livre Blanc des États Généraux de La Femme et a décidé de s’engager envers l’ensemble des participantes."

Nous voilà rassuréEs. Merci ELLE. Lafâme touchée par le précariat forcené voulu par Parisot respire :

''Si je suis réélue le 1er juillet, je vais saisir le Comité Éthique du Medef''

Vlan !

Outre le comité de Mme Parisot, qui est à l'éthique ce que le poisson pané est à la faune océane, le magazine ELLE n'hésite pas à faire violemment bouger les lignes avec des questions sur... la fameuse conciliation entre vie professionnelle et vie privée.

Traduction.

D'abord, il n'y a que les femmes qui concilient. Les hommes eux, ils vivent.

Conciliation = la nature t'a doté d'un utérus ? Cet utérus hurle la nuit "remplis moi et tu deviendras une vraie Lafâme ?", pas d'hésitations, tu es bien une Lafâme. Par nature. C'est incontestable. La nature t'appelle donc à un certain nombre de tâches comme :


Malgré tout cela, tu as VOULU travailler (connasse)... Dans notre grande mansuétude, nous t'avons autorisé à le faire, à condition que tes tâches naturelles, comme celles du zèbre ou du léopard, n'en pâtissent pas. Un peu comme avec les enfants : Kévin a le droit d'aller s'amuser avec ses copains, à condition que ses devoirs soient faits. Brenda a le droit de prendre des cours de chant pour devenir chanteuse à condition que sa scolarité n'en pâtisse pas. Ben c'est pareil pour toi Lafâme.

Comme nous sommes modernes, on appelle ça "conciliation", ça fait joli, ça a l'air sympa, et surtout, ça ne sonne pas comme :

En rentrant de ton boulot de merde en CDD que tu as pris à la va-vite après avoir élevé Kevin et Brenda, avec ton salaire pourri et ta petite voiture (monsieur en a une plus grosse c'est bien connu), tu vas avoir le temps de passer faire des courses, récupérer les mômes, donner un coup de ménage tout en faisant la cuisine et en surveillant les devoirs (avec un peu de chance tu es caissière et tu peux faire tes courses sur ton lieu de travail, veinarde).

Et même si la conciliation lui casse les pattes de fatigue le soir venu, même si la conciliation lui donne envie de baffer Kévin l'hyperactif qui demande un énième verre d'eau avant de faire dodo, même si la conciliation lui verse un salaire amputé de 25%, Lafâme ne peut que se réjouir qu'on l'aide. D'autant plus que les hommes donnent de plus en plus un coup de main à Lafâme. C'est ce qu'a retenu Pujadas des États Généraux de ELLE, et ce qu'il a annoncé béat à l'ouverture du 20 heures la semaine dernière... Rien d'étonnant à cela, c'est ce que le magazine sous-entend avec ces questions minables :

"Pour chacune des tâches suivantes, dites-moi si votre mari ou compagnon vous aide à (ou vous a aidée à)..."

Qu'on pourrait traduire par :

"Dans votre lot quotidien de tâches naturelles qui vous reviennent naturellement, est-ce que votre compagnon ou mari a-t-il eu la grande gentillesse au moins une fois dans sa vie d'attraper une éponge, ou de passer l'aspirateur quand vous aviez une sciatique carabinée ? Votre gentil mari a-t-il au moins une fois essuyé la vaisselle parce que vous étiez débordée ou répondu à Kévin quand il ne savait pas faire son devoir de mathématiques et que vous étiez trop occupée à aider Brenda qu'est en CP à ne pas confondre le "p" et le "b" ?"

Résultat, ELLE se réjouit : "Bonne nouvelle : les hommes ont accompli beaucoup de progrès". Tu m'étonnes.

On apprend donc que ce qui caractérise Lafâme 2010, c'est "sa détermination à tout concilier"... où comment réinventer le triptyque "maman, putain, sainte" en y ajoutant "salariée sous payée".

Tiens, ben qu'est-ce que je disais :

 

Mais ce qui reste le plus rigolo, ce sont les injonctions contradictoires du magazine...
ELLE lance par exemple un petit cri improbable contre les "DIKTATS" imposés aux femmes :

    "CORPS

    À BAS LES DIKTATS !

    Femmes libérées mais corps sous contrôle ?

    Elles sont nombreuses à se plaindre des injonctions à la minceur et à la jeunesse.

    Leur rêve ? Se débarrasser de ces contraintes qu'elles s'imposent souvent à elles-mêmes"

On croit rêver. Une page après ce miaulement, la publicité d'une femme à l'incroyable tignasse teinte. Les diktats de la coloration ne sont visiblement pas au programme...

Le dossier est d'ailleurs parsemé de publicités contre les "Diktats" :

Et en feuilletant les pages du magazine, oh surprise, on trouve des "fesses anti-diktats"...

Des "cuisses anti-diktats"...

Des "culottes anti-diktats"...

Des "messages à caractère informatif anti-diktats"...

D'ailleurs, le dossier "États Généraux de la femme" annonce bien la couleur, puisqu'il ouvre sur l'image d'une jeune fille de 16 ans qui doit faire trente kilos toute mouillée, et dont l'image a dû passer par des outils des retouche informatique. Convenez que de bouffer de la salade verte et des carottes ne lui donne pas l'air très vif... Supposons que cela représente la multiplicité des facettes complexes de Lafâme moderne un peu fragile et forte à la fois (tu sais c'est pas si facile d'être une Lafâme libérée)...


Si le magazine annonce qu'il redonne la parole aux femmes, pardon à Lafâme, ce qui saute aux yeux, ce sont plutôt les bouches ouvertes, muettes et passives des "femmes-cintres" représentées par les publicités.

Lafâme de ménage

Lafâme de Georges

Lafâme douce

Lafâme enfant

Lâfame chaude comme la braise

Lâfame compliquée

(Le fameux syndrome de la bouche ouverte sévit donc toujours)


Les quelques femmes qui émettent des bruits avec leur bouche sont appelées "Les vigilantes". Et on regrette presque qu'elles parlent.

    "Elles sont enseignante, blogueuse, chef d'entreprise et ont accepté d'être nos vigilantes..."

(elles ne sont pas caissières ni chômeuses hein, et bien blanches dans l'ensemble)

    "Pendant six mois, ces citoyennes avisées ont observé avec nous le travail des associations qui aident les femmes. Elles nous racontent leur expérience... "

Parmi ces vigilantes, une directrice de je ne sais quoi, animatrice de blog (enchantée si tu nous lis) bave qu'il faut être "humanistes plutôt que féministes", parce que "le temps n'est plus à l'idéologie ni aux clivages rigides mais au pragmatisme". On dirait du Sarkozy dis donc.

Eh bien soit.

Regardons pragmatiquement sur la page d'à côté. Tiens une publicité pour un supplément bouffe.

Le supplément propose "80 recettes pour croquer les beaux jours", et non pour faire 80 fois la bouffe, ne soyons pas idéologique (berk pas bien), et tout un tas de recettes qui ne font pas faire la cuisine, mais voyager, découvrir et être tendance.

On se demande juste si la recette de l'andouille momolle et son accompagnement de mini truc flashy anti-oxidents bio dégradés est au programme, histoire de confirmer que quarante ans après, ELLE est toujours aussi ramollie.

http://www.entrailles.fr/index.php?post/ELLE-remet-ca&pub=0#pr

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Re : La condition des femmes
« Réponse #17 le: 11 mai 2010 à 12:46:16 »
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il faut être "humanistes plutôt que féministes", parce que "le temps n'est plus à l'idéologie ni aux clivages rigides mais au pragmatisme"
Déclaration classique dans le style de "que la dernière rentrée ferme la porte !"
J'ai fait mon trou, les autres n'ont qu'à faire pareil.
C'est comme l'American Dream : l'Amerique permet l'avancement social individuel ; corollaire : si tu ne "réussis" pas,  c'est que tu es taré.
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Re : La condition des femmes
« Réponse #18 le: 11 mai 2010 à 13:14:29 »
sinon n'est elle pas talentueuse :fleur1:

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Re : La condition des femmes
« Réponse #19 le: 14 mai 2010 à 10:25:12 »
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"Pourquoi les mères doivent mettre la barre plus bas"
Newsweek
le 6 mai.
Une manifestation du MLF pour l'avortement et le droit a la contraception, en 1979 à Paris (Sipa)

Lorsque des journalistes ont annoncé à Doris Lessing en 2007 qu'elle venait de remporter le prix Nobel de littérature, l'auteur, qui sortait ses courses d'un taxi déclara : "J'ai remporté tous les prix décernés en Europe. Jusqu'au dernier. Je suis ravie. C'est le grand chelem". Personne ou presque ne conteste qu'elle est un excellent auteur. Son travail est lucide, inspirant, et provocant.

Il est plus difficile d'affirmer qu'elle fut une très bonne mère. En partant pour Londres mener une carrière d'écrivain et se battre pour ses idéaux communistes, elle a laissé avec leur père en Afrique du Sud deux enfants en bas âge (un autre enfant, issu de son second mariage, l'accompagnait). Elle devait raconter par la suite qu'à l'époque, elle ne pensait pas avoir d'autre choix. "Longtemps, j'ai estimé avoir fait quelque chose de très courageux. Rien n'est plus ennuyeux pour une femme intelligente que de passer des heures sans fin avec des enfants en bas âge. J'avais l'impression de ne pas être très qualifiée pour les élever. J'aurais fini alcoolique ou intellectuelle frustrée, comme ma mère."

L'éternel, l'ennuyeux, l'assourdissant débat sur les mauvaises mères

J'aime penser à des femmes comme Lessing le jour de la fête des mères. Elles nous choquent aujourd'hui, ces femmes qui ont résisté aux conventions et mené leur vie à la façon des hommes —avec le même égoïsme et la même froideur — rejetant la maternité d'une façon qui semble être un défi à la nature. Prenez Dorothea Lange, la photographe qui payait des familles d'accueil pour s'occuper de cinq de ses enfants (et beaux-enfants) des mois durant, pendant qu'elle parcourait la Californie pour photographier des travailleurs migrants. Ces femmes furent-elles de mauvaises mères? Ou des femmes de talent, obnubilées par leur œuvre, qui ont lutté pour trouver le moyen de créer tout en subvenant aux besoins de leurs enfants ?

À côté d'elles, nous passons pour extraordinaires —et elles permettent de mettre en perspective l'éternel, l'ennuyeux, l'assourdissant débat sur les mauvaises mères. Aujourd'hui, les femmes n'ont plus besoin d'abandonner leur famille pour travailler ou être heureuses. Aujourd'hui, il leur suffit d'échapper à leur fantasme de ce que doit être la mère idéale. La culpabilité, l'autocensure et la méfiance envers l'ambition féminine sont des constantes de la condition parentale moderne, tout comme les livres sur les angoisses féminines qui ces dernières années se sont transformés en festival de dégoût de soi. Nous passons aujourd'hui plus de temps avec nos enfants que les femmes dans les années cinquante, et on rapporte pourtant des niveaux de stress plus élevés.

Paradoxalement, les études rapportent toutes que les mères sont moins heureuses que les femmes sans enfants. Et les livres qui parlent de mauvaises mères ou de mères trop strictes sont plus anxiogènes et sur la défensive que provocateurs et libérateurs. Au lieu de faire un bras d'honneur à la police des parents sur les thèmes de la nourriture, du dodo, du travail et de l'école —sur la vie, tout simplement—on écrit des apologies. Après des millions d'années d'évolution, n'est-il pas établi que la grande majorité des mères serait capable de se couper la tête pour protéger sa progéniture? Ca suffit. Si vous aimez vos gosses et que vous faites de votre mieux, s'ils sont vivants, en sécurité, et en bonne santé, vous pouvez arrêter de vous faire du mouron.

"Nous avons toujours été de mauvaises mères"

Curieusement, plus nous nous sommes impliquées, plus nous nous sommes senties coupables. Dans l'Angleterre victorienne du 19e siècle, les enfants étaient cantonnés à la nursery. En France, les femmes mettaient leurs enfants en nourrice afin de "continuer à mener une vie sociale et avoir des relations sexuelles avec leurs maris", écrit la philosophe française Elizabeth Badinter. "Nous avons toujours été sur ce point de mauvaises mères." Le succès de librairie publié par Badinter "Le Conflit, la Femme et la Mère" a passionné les Européens avec sa thèse, selon laquelle les femmes ne doivent pas laisser la maternité les rendre malheureuses. Selon elle, nous ne sommes plus sous la coupe des hommes, mais de nos enfants. Badinter considère que l'insécurité qui règne dans le monde du travail et la pression des terres-mères qui condamnent les couches jetables, les aliments préparés et le lait infantile en poudre, ont transformé les bébés en tyrans : "Nous sommes passés de l'enfant-problème à l'enfant-roi".

Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'elle dit —il est évident que ce n'est pas la faute des enfants— mais j'apprécie sa franchise. Qu'elle insiste sur le fait qu'il faut d'abord être femme, et mère ensuite, est rafraîchissant : décomplexé, assuré. C'est vrai, l'idéal impossible de la mère parfaite est devenu une tyrannie et nous refusons les moyens de se simplifier la vie dont rêvaient nos grand-mères. Alors qu'on nous autorise à être plus que des mères, nous nous demandons si nous avons le temps d'être autre chose si nous voulons être authentiquement bonnes.

J'ai récemment demandé à ma propre mère —une femme d'une très grande gentillesse et d'une grande élégance— des conseils sur la façon d'élever mes enfants. Elle m'a répondu que nous devions les aimer, les accepter et leur pardonner —leur enseignant ainsi, avec un peu de chance, à nous aimer et à nous accepter également. C'est une vision sereine de la parentalité qui intègre la notion d'imperfection: la leur, la nôtre, la sienne. Essayons de faire de 2010 l'année où nous mettrons la barre plus bas. Ou, pourquoi pas, l'année où nous irons au bar. Joyeuse Fête des Mères.

Par Julia Baird

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Re : La condition des femmes
« Réponse #20 le: 14 mai 2010 à 18:19:36 »
Qui mieux qu’une femme intellectuelle, qui a reçu de l’instruction, qui a fait des études, écrivain qui peut analyser notre société, n’est pas au courrant que la contraception existe que l’avortement aussi, qui sait que  depuis la nuit des temps la femme est cantonnée aux tâches ménagères, que si elle dévie de la droite ligne qui lui est dévolue , elle  sera la cible des quant dira-t-on, etc.….. Et puis d’abord, est-ce que cette femme se plaint de son sort ?
Je ris de lire un tel article, j’ai l’impression que les femmes sont immatures ou irresponsables.

Il est clair pour moi, que dans notre société, soit tu travailles, soit tu es mère au foyer, les deux me semble difficile du moins si tu es carriériste.
Il ne faut surtout pas culpabiliser.
Si c’est pour faire garder tes enfants par autrui, les faire élever par autrui, c’est pas la peine, tu prends la pilule ou tu avortes, ta vie ne dure que 60 ans tu es au courrant de la règle du jeu, tu n’as guère le choix.
Tu peux aussi militer pour faire bouger les choses, mais pour faire bouger quoi, tu te sens mère ou tu n’a pas la fibre maternelle, mais ça c’est une question de vie privée, de perception de la vie , de ta vie.


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Curieusement, plus nous nous sommes impliquées, plus nous nous sommes senties coupables. Dans l'Angleterre victorienne du 19e siècle, les enfants étaient cantonnés à la nursery. En France, les femmes mettaient leurs enfants en nourrice afin de "continuer à mener une vie sociale et avoir des relations sexuelles avec leurs maris", écrit la philosophe française Elizabeth Badinter. "Nous avons toujours été sur ce point de mauvaises mères." Le succès de librairie publié par Badinter "Le Conflit, la Femme et la Mère" a passionné les Européens avec sa thèse, selon laquelle les femmes ne doivent pas laisser la maternité les rendre malheureuses. Selon elle, nous ne sommes plus sous la coupe des hommes, mais de nos enfants. Badinter considère que l'insécurité qui règne dans le monde du travail et la pression des terres-mères qui condamnent les couches jetables, les aliments préparés et le lait infantile en poudre, ont transformé les bébés en tyrans : "Nous sommes passés de l'enfant-problème à l'enfant-roi".
là je suis morte de rire ,qui détient l'autorité,qui est adulte,depuis quand,un petit mome dicte sa loi?
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Re : La condition des femmes
« Réponse #21 le: 16 mai 2010 à 11:26:48 »
je me fous comme de mon premier soutien gorge de Polanski, aucun interet qu'il aille maintenant en prison même si c'est un violeur de gamine mais les pseudos défenseur de la veuve et l'orphelin qui ne sont concernés ni par les violences faites aux femmes, ni par la précarité dans notre pays ni par les violences faites aux enfants de sans papiers mais juste par l'injustice faite à un violeur ça me dépasse...

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Et si Polanski n’était pas extradé ?


Il paraît, c’est lui qui le dit (mais ça doit bien pouvoir se vérifier auprès de la justice américaine), que Polanski avait purgé sa peine de 42 jours de prison. Il paraît, et c’est BHL qui le dit, que pour un crime sexuel en 1977, cette peine de 42 jours était sévère. Il paraît, que le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, est un menteur (c’est le texte de la pétition  qu’il a lancé auprès des festivaliers de Cannes qui le dit).

Il paraît, que c’est terrible, parce que Polanski est le seul criminel sexuel à être aujourd’hui derrière les barreaux (enfin, assigné à résidence) alors que c’est 33 ans après les faits, alors que des vrais méchants comme Berlusconi, les prêtres pédophiles (tiens, eux aussi, c’était il y a longtemps, non ?), sont libres.

Vous trouvez que ça ressemble à des arguments, vous ? Ce n’est pas parce que Berlusconi ou un prêtre pédophile n’est pas pour l’instant jugé qu’un autre homme doit ne pas l’être. Ce n’est pas parce que Polanski a écrit une lettre, fut-elle bien écrite (ça fait partie des arguments de BHL sur Europe 1, si, si, voyez cette video sur le site), qu’il dit la vérité.

Mais vous savez quoi ? Il y a pire. Il y a une femme, Charlotte Lewis, qui a affirmé avoir été abusée sexuellement par Polanski à l’âge de 16 ans. Bien sûr, ce n’est pas parce qu’elle le dit que c’est vrai. Cela n’a pas été jugé, alors on ne sait pas. Mais vous savez ce qu’il en a dit,  BHL ?

“Le plus vraisemblable est que cette histoire est un mensonge pur et simple. Cette histoire n’a existé que dans l’imagination de cette jeune femme. Il estime que Charlotte Lewis “exerce un chantage de dernière minute”.

Non mais pour qui il se prend ? Pour la vérité immanente ? Qu’est-ce qui lui permet de dire ça, à notre auto-déclaré philosophe national ? Sur quoi il se fonde ? Passe encore que l’avocat de Polanski dise ça, c’est son boulot, mais BHL ?

Et pourquoi il trouve ça bizarre qu’elle n’en ait pas parlé avant ? Il n’a donc jamais entendu parler de ce que vivent les victimes d’abus sexuels, lui qui sait tout ? Du déni ? De la culpabilité ?  De la lutte pour obtenir l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur les enfants, justement parce que les mineur-es, sous emprise, ne sont pas capables de parler, et souvent avant des décennies ? Que c’est justement ce qui fait la différence en la matière entre la France et beaucoup d’autres pays, dont celui qui nous intéresse ici, les Etats-Unis, où il n’y a pas de prescription ?

Le monde à travers un regard, association de luttre contre l'inceste et la pédocriminalité

Là encore, on voit qu’il s’intéresse à la “victime de la justice californienne Polanski”, mais qu’il ne s’est jamais intéressé aux victimes d’inceste et d’abus sexuels. Que l’emprise peut durer longtemps, très longtemps. Ne pourrait-il pas y avoir une explication très simple au silence de Charlotte Lewis ? Une explication qui m’est venue par une photo circulant sur Twitter, de l’actrice posant en une de Playboy, et qui bien sûr, est là pour mettre en doute ses accusations. Alors peut-être que tout simplement elle ne s’est pas sentie légitime, pendant longtemps, pour parler, parce qu’elle s’imaginait que si elle posait pour ce genre de magazines, on ne la croirait pas.

Parce que les femmes trouvent toujours une bonne raison pour se dire que c’est de leur faute, si elles sont abusées, violées. Qu’elles ont dû faire quelque chose de mal. Que peut-être, si elles se sont parfois prostituées pour survivre, ou pour réussir, elles n’ont pas le droit de se plaindre. Mais le viol est un crime, quelles que soient les circonstances ! On n’a pas plus le droit de violer une prostituée que l’on ne peut dire de la jeune femme qui a été violée par Mike Tyson, c’était de sa faute parce qu’elle est venue dans sa chambre (ce qui a souvent été entendu, lors de prêches dans des églises américaines, voir l’excellent NO! The Rape Documentary d’Aishah Shahidah Simmons) !!!

Et BHL pourrait aussi s’imaginer que Charlotte Lewis puisse s’être dit, comme trop de femmes, qu’on ne la croirait pas. Peut-être qu’il lui a fallu tout ce temps, et sûrement, un appui de la justice californienne, pour se dire qu’elle pouvait parler. Peut-être aussi qu’elle ment, je ne  me prononcerai pas. Mais je ne vois pas pourquoi BHL se permet, lui, de tels commentaires.

Mais ce qui est le plus grave, c’est que cette référence intellectuelle française, avec une attitude pareille, envoie un message aux victimes qui risque de les enfermer dans leur silence. Pour pouvoir parler, il faut se sentir soutenu-e par les autorités morales. Et là, il se pose en autorité morale qui ramène l’inceste et le viol sur des enfants ou des mineurs à l’état de fantasme où il a trop longtemps été cantonné.

Et du coup, aujourd’hui, si la justice suisse décidait de ne pas extrader Polanski, ce serait un message catastrophique pour toutes les victimes.

Sandrine Goldschmidt
http://sandrine70.wordpress.com/2010/05/16/et-si-polanski-netait-pas-extrade/

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Re : La condition des femmes
« Réponse #22 le: 16 mai 2010 à 11:38:33 »
oui ,je sais c'est écoeurant ! :fache:
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Re : La condition des femmes
« Réponse #23 le: 18 mai 2010 à 11:20:26 »
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Femme sexy, tu mérites d’être battue

Waow, je suis toute abasourdie. Une émission américaine propose de voir, en caméra cachée, ce que les gens feraient devant telle ou telle situation. Pour cet épisode, ils ont testé comment les clients d’un restaurant réagissent devant un cas manifeste de femme battue par son copain (les comédiennes sont grimées façon Halloween, on ne peut pas les louper). Résultat : si la victime est habillée de manière conventionnelle, les inconnus interviennent. Si elle est habillée de manière sexy (une robe noire courte), tout le monde s’en fout.

Donc si on porte un décolleté, notre mec peut nous taper dessus en toute impunité. Les clients, interrogés par la suite, peuvent donner les raisons de leur inaction… pas franchement convaincantes. Est-ce qu’on mérite d’être battue en n’étant pas convenable ? Ou en étant assimilée à une pute ? Aucune des explications ne devrait m’aider à faire de beaux rêves cette nuit. Parce qu’à l’arrivée on a toujours l’idée qu’en devenant désirable, une femme accepte de se mettre sous le pouvoir absolu et sans limites d’un homme. La minijupe se transforme en boîte de Pandore. Si tu attires le regard, tu attires aussi la queue et aussi les poings.

Je ne peux pas m’empêcher de penser à cette étude qui montrait que pour un tiers des Anglaises, une nana sexy mérite de se faire violer. C’est la même dynamique. Quand même, ça doit être la classe d’être un mec : t’es jamais responsable de rien. Eternel mineur.

A noter que dans le même genre et via le même site, on apprend que Google refuse d’accepter la publicité d’un site de rencontres pour cougars, pour cause de valeurs non familiales, alors que les sites pour sugardaddies ne posent aucun problème. On peut être un homme et vouloir se taper une jeunette, mais être une femme et vouloir bouffer du damoiseau ? Pas moral.

Alors j’entends régulièrement qu’il n’y a plus de tabous dans notre société pervertie, que tout est autorisé et toutes les pratiques égales. Et pourtant, mes amis, et pourtant. La sexualité des enfants. La sexualité des vieux. Les désirs des femmes de cinquante ans. La prostituée comme victime-à-tout-faire, acceptable et invisible. La prise de risque des femmes dans l’espace public…

On n’est pas arrivés. Droite la route et forte, forte la pente.

http://www.sexactu.com/2010/05/15/femme-sexy-tu-merites-detre-battue/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+sexeactu+%28Sex+Actu+2%29

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Re : La condition des femmes
« Réponse #24 le: 23 mai 2010 à 11:17:31 »
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Pour ne plus raser les murs

Bonne nouvelle, un collectif organise une Manif de nuit féministe à Lille le samedi 29 mai 2010 à 21h, devant l'opéra de Lille. La manif est "non-mixte femmes, lesbiennes, gouines, bisexuelles, asexuelles, hétérosexuelles, pansexuelles (que nous soyons trans ou cisgenres) "...

"Tant que nous ne serons pas considérées comme des individues à part entière, tant que nous serons des citoyennes de seconde zone, tant que nous n’aurons pas notre place dans la rue, tant que notre accès à l’espace public sera soumis à des conditions hétérosexistes, nous ne lâcherons pas l’affaire !

Nous continuerons à nous mobiliser, à investir l’espace, à exiger notre place et à combattre ce système patriarcal, capitaliste, raciste, classiste, binaire et hétéronormé.

Marchons la nuit, pour ne plus jamais nous faire marcher dessus !"

Voici le tract dans son intégralité :

"Nous sommes diverses, multiples et mouvantes.

Nous sommes des féministes, femmes, lesbiennes, gouines, et/ou transgirls …

Nous sommes bisexuelles, hétérosexuelles, autosexuelles, asexuelles, homosexuelles…

Nous sommes précaires, pauvres, salariées, sans-papières, ouvrières, étudiantes, chômeuses, femmes au foyer, travailleuses du sexe, mères célibataires, organisées ou isolées…

Nous sommes noires, blanches, métisses, asiatiques, arabes, latinas, berbères…

Nous sommes grosses, maigres, fortes, minces, rondes, poilues, rasées, plates ou à gros seins, à cheveux longs ou crâne rasé, avec crête de punk ou raie sur le côté, avec un voile, une casquette ou un chapeau…

Nous aimons les mini-jupes et les caleçons, les baggys et les talons, les grosses godasses et les tops à paillettes…

Nous sommes jeunes, vieilles, avec handicap ou pas pour l’instant…

Nous sommes féministes tant qu’il le faudra !

La nuit nous appartient !

En tant que personnes catégorisées femmes, nous sommes en permanence matraquées par des règles de conduites qui restreignent nos libertés : «Ne sors pas toute seule le soir», «Ne mets pas de mini-jupe, c’est de la provocation» ou encore «Fais-toi raccompagner par un homme». Ces injonctions conditionnent nos agissements et ne nous donnent pas d’outils pour nous défendre. Et si on ne suit pas ces règles, on a encore plus peur, on est culpabilisées et rappelées à l’ordre.

La peur entretenue de la nuit fait de l’ombre aux violences de la journée. NON, les violences n’ont pas d’heure et elles sont partout : dans les maisons, dans la rue, au travail… En effet, les femmes sont majoritairement agressées par des hommes qu’elles connaissent (conjoint, collègue, voisin, patron, oncle, père…) dans un lieu qui leur est familier. Cependant, l’espace public reste majoritairement - voire exclusivement - le territoire des hommes, d’autant plus la nuit.

Pour les personnes catégorisées comme femmes, la rue est un espace où l’on est en permanence considérées comme disponibles sexuellement; un espace de harcèlements, de reluquages, d’attouchements sexuels, d’injures, de sifflements et de peur des agressions masculines (qu’elles soient physiques, verbales, sexuelles, psychologiques).

Pour exprimer notre force et notre parole en autonomie par rapport aux mecs, cette manifestation est organisée entre féministes, femmes, filles, lesbiennes, gouines et/ou transgirls ; celles qui en ont marre de se faire mater comme un bout de viande ou d’être considérées comme des poupées gonflables, celles qui vivent dans la rue ou y travaillent, celles qui veulent embrasser leur copine dans le bus, celles à qui on dit qu’elles se sont trompées de chiottes, celles qui sont racisées et exotisées, celles qui en ont marre des mains au cul, celles qui veulent boire un coup sans se faire draguer...

Cette manifestation est pour toutes celles qui reconnaissent des petits bouts de leurs vies dans ces violences et cette oppression.

Marre du contrôle de nos corps et de nos vies ! Marre de se prendre des claques dans la gueule (au propre comme au figuré) ! Marre d’être de la chair à viol !

Nous voulons que nos corps nous appartiennent enfin !

? Parce qu’il n’est pas normal que nous ayons peur quand nous marchons seules la nuit.

? Parce qu’on en a marre de ne croiser que des mecs dans la rue, les gares, les métros… après 23h

? Parce que nos corps ne nous appartiennent toujours pas

? Parce qu’on nous impose le modèle hétérosexuel et que toute autre sexualité est diabolisée ou invisibilisée

? Parce que les canons de beauté qu’on nous impose (pubs, journaux, films, télé…) sont fixés par et pour les hommes.

? Parce que les violences conjugales et intrafamiliales sont la première cause de mortalité et d’invalidité des femmes en Europe

? Parce qu’une femme est violée toutes les 10 minutes ! Et parce qu’en face, la réponse des institutions (quand elles la croient !) n’est que demande de preuves et infantilisation.

? Parce que ras-le-bol de l’obligation d’être polies, souriantes, douces et aimables.

? Parce qu’être sans-papières, c’est travailler pour peu ou pas de rémunération et sans la protection du droit du travail.

? Parce que la situation de semi-clandestinité dans laquelle sont placées les femmes sans-papiers, les empêche de porter plainte en cas d’abus ou d’agressions de peur de l’expulsion et les place à la merci de dominations patriarcale, capitaliste et raciste plus accrues.

? Parce que parfois les seules sources lumineuses dans la rue sont des pubs de femmes à poil pour vendre du carrelage.

? Parce que les lesbiennes sont victimes de lesbophobie (agressions physiques, verbales, viols, blagues, invectives, remarques…)

? Parce que tous les trois jours une personne trans est assassinée dans le monde.

? Parce que la transphobie n'est même pas reconnue par la loi française

? Parce que les personnes bi vivent avec l'injonction permanente de choisir leur camp et que la biphobie n'est pas reconnue par les institutions

? Parce que le caractère lesbophobe ou transphobe de certaines agressions est rarement reconnu ; et que le caractère sexiste des agressions sur les femmes trans est généralement nié

? Parce que celles qui ont choisi de ne pas avoir d'enfants vivent avec l'injonction d'en avoir, et parce que celles qui en ont vivent avec l'injonction d'être des "bonnes mères" (douces, entièrement vouées à leurs enfants, devant renoncer à la vie nocturne…)

? Parce qu’en condamnant le racolage passif, l’État accroît la répression à l’encontre des prostituées et les met encore plus en danger

? Parce que dans notre société binaire (masculin/féminin) et patriarcale, les dominations masculine et hétérosexiste continuent d’exister même dans les milieux « ouverts d’esprit ».

? Parce qu'on est censées être baisables mais pas baiseuses.

? Parce qu’on en a marre d’entendre « alors, vous êtes seules les filles ? » alors que non, on est quatre, « connard ! »

? Parce qu’on a beau avoir beaucoup d’humour, les remarques, invectives et blagues sexistes ne nous font toujours pas rire !

Ainsi pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, nous sommes dans la rue aujourd’hui et dans la lutte au quotidien. Nous ne souhaitons pas accéder aux privilèges des hommes mais abolir tous les privilèges et les systèmes de dominations qui les entretiennent;

nous voulons pouvoir nous définir par nous-mêmes et pour nous-mêmes.

Tant que nous ne serons pas considérées comme des individues à part entière, tant que nous serons des citoyennes de seconde zone, tant que nous n’aurons pas notre place dans la rue, tant que notre accès à l’espace public sera soumis à des conditions hétérosexistes, nous ne lâcherons pas l’affaire !

Nous continuerons à nous mobiliser, à investir l’espace, à exiger notre place et à combattre ce système patriarcal, capitaliste, raciste, classiste, binaire et hétéronormé.

Organisation ! Résistance Féministe! Solidarité!

ÉMANCIPATION !

Marchons la nuit, pour ne plus jamais nous faire marcher dessus !"

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Re : La condition des femmes
« Réponse #25 le: 30 mai 2010 à 11:28:19 »
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La fête des mères et la politique nataliste française.

« Fêter les mamans » est, aujourd’hui, un acte institué et banalisé. Ce sont les enfants qui offrent des cadeaux à leur mère : vestige de la politique de Pétain.

Mais la fête des mères est une journée dédiée, à l’origine, aux mères de familles nombreuses, honorées parce qu’elles repeuplaient la France. Les hommes, les politiques célébraient la femme parce qu’elle avait engendré pour « la patrie » ! On cantonnait les femmes à un rôle de mères, comme les franquistes l’ont fait en Espagne et les nazis en Allemagne.

Sous la III ème république, la France a connu un déclin des naissances. En 1896, le docteur Jacques Bertillon (propagandiste nataliste, fonde l’Alliance nationale pour l’Accroissement de la population française.

Parmi les actions et les manifestations de cette organisation, la fête des enfants est instituée. Mais bien plus que les enfants, c’était le « fruit des mères » qui est célébré.

En 1906, l’ Union fraternelle des Pères de Famille Méritants d’Artas (fondée en 1904 par Prosper Roche) instaure une médaille destinée aux mères de famille nombreuses : « La récompense du haut mérite maternel« .

En dépit des initiatives, la fête des mères ne devient pas un événement national.

En 1918, la fête des mères prend son essor, dans la ville de Lyon. Le 16 juin de cette même année, les lyonnais promeuvent la fête des mères comme une adaptation française du Mother’s Day. Mais ce n’est qu’un argument publicitaire car lorsqu’on voit l’affiche, il est évident que le but nataliste est la véritable raison de cette fête des mères. Lors de cette journée, n’étaient récompensées que les femmes fécondes en raison de  » L’intelligence et le dévouement dans les soins donnés à leurs enfants« . Le Colonel Lacroix-Laval et Mr Auguste Isaac, tous deux fondateurs de l’Association La plus Grande Famille, étaient les investigateurs de cette journée lyonnaise.

Le projet fut ensuite confié à l’Alliance Nationale, à la ligue « pour la vie » et la Ligue des Pères et Mères de Famille Nombreuse, afin d’être généralisé à tout le territoire français. Une première date a été arrêtée : le 15 août 1919, jour de l’Assomption de la vierge Marie.

Mais, en 1920, la date est décalée au 9 mai, jour où est remise la médaille de la famille française.

En 1941, Pétain fait prendre à la fête des mères, un côté enfantin. Désormais, ce sont les enfants qui doivent célébrer leur mère en préparant des cadeaux, dans les écoles. Dans toutes les écoles françaises, les enseignants doivent faire apprendre un poème aux enfants et leur proposer un cadeau à offrir.

Ta maman a tout fait pour toi, le Maréchal te demande de l’en remercier gentiment.

Invente la surprise la plus belle que tu pourras, celle qui lui fera le plus grand plaisir.

Offre-lui des fleurs que tu auras cueillies…
ou un cadeau que tu auras fabriqué exprès pour elle…
Fais-lui un dessin aussi beau que tu pourras…
Fais un effort en classe pour rapporter de bonnes notes…
Ne te dispute pas avec tes frères et sœurs…
Va faire les commissions sans qu’elle te le demande…
Aide au ménage en souriant…

Apprends une jolie récitation…

Travail-Famille-Patrie.

Avec la généralisation de la fête des mères, c’est la vision des femmes qui changent sous Vichy. Un Commissariat général de la famille est créé. Il anime des émissions de radio appelées  » France-famille « .

En parallèle, une législation familiale est mise en place. On ne fête plus alors que les mères de famille nombreuse mais toutes les mères.

Les journaux féminins emboîtent le pas au gouvernement en incitant leurs lectrices à ne pas oublier leurs devoirs vis-à-vis de la Patrie. Le journal la Mode du jour écrit en juin 1941 : « Les temps sont révolus où la femme pouvait n’être qu’une poupée maquillée. La débâcle est venue, entraînant la souffrance, et la souffrance nous a appris à nous connaître. «

En plus des affiches, des émissions de radios, des fascicules sont vendus pour « restaurer la famille française ». On peut y lire, concernant la mère française :

     » Mères françaises, mères chrétiennes, mères héroïques et douces, ô nos saintes mères ! Vous étiez autrefois oubliées par un peuple insouciant qui ne songeait pas à vous rendre un hommage public. Il vous dédommage maintenant. Vous nous avez comblés de gâteries lorsque nous étions enfants : laissez-nous, à notre tour, vous gâter un peu en vous prodiguant les témoignages de notre ardente gratitude. Par la voix joyeuse de vos fils et de vos filles, c’est la France entière qui vous dira merci. » Abbé Thellier de Poncheville, l’ Amour maternel, 1941.

Aujourd’hui encore, les enfants fabriquent des cadeaux à l’école, apprennent des poésies pour leur mère. La société patriarcale française s’illustre dans son incapacité à considérer les destins de chacun, de son peuple. C’est mépriser les femmes, les familles de continuer de fêter les mères. C’est mépriser , continuer à les célébrer parce qu’elles sont mères.
Une femme n’est pas qu’un utérus !

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« Modifié: 31 mai 2010 à 08:44:42 par raja »

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Re : La condition des femmes
« Réponse #26 le: 30 mai 2010 à 12:56:50 »
Les considérations bassement commerciales bien sûr. Le lobby des macaronis/coquillettes a scellé un pacte diabolique avec les maîtresses d'école en manque d'imagination ! Les fabricants de pâtes réalisent une part importante de leur chiffre d'affaires avec la confection de cartes de voeux.
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Re : La condition des femmes
« Réponse #27 le: 30 mai 2010 à 13:08:06 »
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« Fêter les mamans » est, aujourd’hui, un acte institué et banalisé. Ce sont les enfants qui offrent des cadeaux à leur mère : vestige de la politique de Pétain.

Si j'avais dis ça à ma mère, elle m'aurait mis une tarte dans la gueule. C'était du genre "C'est la fête des mères/mon anniversaire/noël alors vous m'offrez un cadeau ! Maintenant !"

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Re : La condition des femmes
« Réponse #28 le: 30 mai 2010 à 14:41:43 »
Chez moi, c'était plutôt le contraire. J'ai arrêté d'offrir un cadeau en 6ème, quand j'ai compris que ma mère s'intéressait beaucoup plus à mon éveil artistique qu'a recevoir quoi que ce soit en rapport avec cet héritage survivant de Vichy.
Après, je ne pense pas que je réagirais autrement qu'elle devant le fait des cadeaux de fête des mères (lorsque j'aurais des enfants en age de m'offrir d'immondes colliers de nouilles peints avec maladresse et amour), c'est à dire en encourageant la créativité de ma progéniture sans condamner ouvertement le machin sur des notions incompréhensibles pour des enfants en bas âge. En fait, je vois ça un peu comme le Père Noël: je ne leur mentirais pas si ils me demandent ce qu'est la fête des mères, mais je ne leur interdirait pas de m'offrir un cadeau pour autant.

Et j'obtiendrais d'immondes teignes qui iront sans doute, dès le CE2, traumatiser avec délectation tous leurs petits camarades de classe en faisant un exposé sur l'instauration de la fête des mères par Pétain. Mais c'est une autre histoire.
Ce sera juste avant l'exposé sur le paganisme catholique induit par le culte des saints et de la vierge, citations de la Bible condamnant le dit culte à l'appui, et parallèles avec les fêtes celtes. Et juste après celui démontrant que le Père Noël ne peut pas exister au vu de la tache qui lui incombe, et du déficit financier induit par la charge, sans contrepartie ni réduction ou crédit d'impôt.
Au secours...  8| 8| 8|
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Re : La condition des femmes
« Réponse #29 le: 30 mai 2010 à 19:35:31 »
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Aujourd’hui encore, les enfants fabriquent des cadeaux à l’école, apprennent des poésies pour leur mère. La société patriarcale française s’illustre dans son incapacité à considérer les destins de chacun, de son peuple. C’est mépriser les femmes, les familles de continuer de fêter les mères. C’est mépriser , continuer à les célébrer parce qu’elles sont mères.
Une femme n’est pas qu’un utérus !



non, mais là c'est du grand n'importe quoi! le ou la qui a écrit ces con.....,faut qu'il arrête le jaja le matin,ça abime !

s'il est vrai que la femme n'est pas qu'un utérus, elle le prouve en prenant une contraception,en travaillant ou en s'amusant avec  ses amants, mais le cadeau fabriqué par un gamin pour sa mère est le geste le plus tendre que je connaisse dans ce monde de barbares et le plaisir qu'il en ressent en vous l'offrant est innestimable !....n'importe quoi :aille:
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Re : La condition des femmes
« Réponse #30 le: 04 juin 2010 à 15:29:25 »

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Re : Re : La condition des femmes
« Réponse #31 le: 07 juin 2010 à 12:32:56 »
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Aujourd’hui encore, les enfants fabriquent des cadeaux à l’école, apprennent des poésies pour leur mère. La société patriarcale française s’illustre dans son incapacité à considérer les destins de chacun, de son peuple. C’est mépriser les femmes, les familles de continuer de fêter les mères. C’est mépriser , continuer à les célébrer parce qu’elles sont mères.
Une femme n’est pas qu’un utérus !



non, mais là c'est du grand n'importe quoi! le ou la qui a écrit ces con.....,faut qu'il arrête le jaja le matin,ça abime !

s'il est vrai que la femme n'est pas qu'un utérus, elle le prouve en prenant une contraception,en travaillant ou en s'amusant avec  ses amants, mais le cadeau fabriqué par un gamin pour sa mère est le geste le plus tendre que je connaisse dans ce monde de barbares et le plaisir qu'il en ressent en vous l'offrant est innestimable !....n'importe quoi :aille:


et moi qui ne suis qu'homme, j'ai juste un p'tite question pour que tenter de te faire comprendre un autre point de vue : faut-il qu'il n'y ait que le jour de la fête des mères pour qu'un enfant offre un cadeau à sa génitrice ???

c'est un peu comme la Saint-Valentin et le reste, tout ce qui est institutionalisé de l'ordre du privé est-il la panacée dans un monde où nous voudrions voir évoluer et s'épanouir notre descendance en dehors des us et coutumes avec un arrière goût de droite et/ou libérale ???

d'ailleurs vous remarquerez que les enfants n'ont pas besoin de ça, car avant même de connaître l'école, combien n'ont pas un jour spontanément cueilli des fleurs pour leur maman ?
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Re : La condition des femmes
« Réponse #32 le: 07 juin 2010 à 18:55:59 »
Oui d’accord et après ?
Noël aussi est institutionnalisé le dimanche également faut-il pour autant les supprimer ou les dénoncer comme dans cet article ridicule à propos de la fête des mères ?
L’article perd  de sa crédibilité car ce n’est pas en dénonçant la fête des mères que la cause des femmes sera le mieux défendue, il y a d’autres priorités qui à mon sens sont plus urgentes, plus importantes, plus légitimes.
 Oui c’est Pétain qui créa cette fête, je le sais, tu le sais nous le savons et le gars de l’article aussi, mais pas les gosses, tu me vois leurs expliquer le truc ?
Cet article je l’ai trouvé excessif, déplacé presque totalitaire, c’est comme les témoins de gévéor qui renoncent à toutes les fêtes, même les anniversaires parce que c’est d’origine païenne.
Faut-il penser comme ces fanatiques aux QI identiques aux bactéries des étangs primitifs et se comporter comme eux ?
Non, je ne crois pas !
J’ai beau être une athée convaincue de la non existence de Dieu, je fête Noël et il y a même une crèche que mes gamins s’amusent à monter pour l’occasion, elle appartenait à mon mari petit, d’origine catholique il est baptisé et croyant pourtant nous ne nous sommes pas mariés à l’église et mes enfants ne sont pas baptisés et chacun respecte la conscience de l’autre, comme je respecte ton point de vue, mais cet article, ha ha ! :hehe: Laisse tomber !
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Re : La condition des femmes
« Réponse #33 le: 07 juin 2010 à 22:05:19 »
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Re : La condition des femmes
« Réponse #34 le: 08 juin 2010 à 10:34:22 »
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Revendications antisexistes


Il y a quelques années un groupe de travail dont certains commentateurs/trices du blog faisaient partie, avait posé la base de revendications antisexistes.
A l’époque on avait envoyé ce texte à nos députés ; en pure perte, vous l’imaginez.
Avec les réseaux sociaux, il me semble que, si l’on s’attelle collectivement à diffuser ces revendications, on peut avoir davantage de succès.
Je vous propose donc de diffuser ce texte sur votre blog, facebook, twitter, bref ce que vous voulez. Vous mettez ou non un lien vers ce blog ; je vous demande juste, si vous décidez, parce que certaines revendications ne vous conviennent pas, de les ôter, d’alors faire un lien vers ce billet qui comprend l’ensemble des revendications.

Le sexisme est la discrimination d’un sexe sur l’autre. Le féminisme veut que cessent les discriminations à l’égard des femmes et, les études féministes s’orientant de plus en plus vers l’antisexisme, nous avons été amenés à étudier également les discriminations subies par les hommes, car elles découlent du même principe.

En matière de sexisme, l’essentialisme repose sur l’idée que la sexuation des humains devrait se traduire par une différence de statut et de traitement entre deux classes de sexe, avec en arrière-plan l’idée d’une complémentarité dans la différence qui trouverait sa pleine actualisation dans le couple hétéronormé.

Nous rejetons l’essentialisme, en ce qu’il :
- constitue le noyau dur du système sexiste contre lequel nous luttons
- nie l’existence des personnes intersexuées et transgenres
- freine la liberté des individus à concevoir leur identité en dehors de cadres sexués normatifs

NB ; Certains points, comme le fait de supprimer le sexe de tout document officiel sont partagés par peu de personnes.
Diffusez donc sans mettre ce point là s’il vous gêne.
Pour une fois - et je parle surtout pour les militantes féministes - tâchons de nous concentrer sur ce qui rassemble et pas sur des querelles internes.

Les principales revendications féministes sont les suivantes :

LUTTE CONTRE L’ESSENTIALISME ET LES STEREOTYPES DE GENRE

- Lutter contre les stéréotypes de genre dans l’éducation, l’enseignement, les médias, les jouets.
- Mise en place de campagnes pour valoriser le partage des tâches ménagères.
- Les échographies doivent juste servir à détecter d’éventuelles maladies et non plus le sexe de l’enfant ; sa connaissance favorisant l’essentialisme.

LOIS

- Promulgation d’une loi anti-sexiste équivalente à la loi anti-raciste
- Le terme de proxénétisme doit être redéfini afin de ne pas y inclure les éventuels compagnons et compagnes d’une personne prostituée. Les peines contre le proxénétisme doivent être renforcées et les crimes supplémentaires que peuvent commettre les proxénètes (coups et blessures, viols …) doivent être jugés séparément.

DEPENALISATION

- Abrogation des lois pénalisant le travestissement (dont le port du pantalon pour les femmes).
- Abrogation des lois sur le racolage passif et actif.

TRAVAIL

- Egalité stricte des salaires avec obligation pour les entreprises de rendre public un bilan détaillant les salaires, les promotions et les formations par sexe.
- Concernant l’égalité salariale, une femme estimant être victime de sexisme pourrait demander au tribunal qu’il examine un compte rendu des salaires lequel pourrait être utilisé comme preuve du caractère sexiste de la discrimination ; de même, qu’une personne s’estimant victime de racisme, d’âgisme, etc.
- Suppression de l’interdiction empêchant les femmes d’exercer certaines professions (dans l’armée par exemple).
- Application des mêmes critères de recrutement en ce qui concerne les hommes et les femmes (ex : épreuves sportives pour certains corps de métier).

EDUCATION

- L’éducation doit être identique pour les filles et les garçons et doit promouvoir l’épanouissement de l’enfant indépendamment de son sexe.
- les professions en rapport avec l’enfance doivent être formées au concept d’anti sexisme.
- L’éducation scolaire doit promouvoir le rôle des femmes dans l’Histoire et la littérature.
- Les images dans les manuels scolaires montrant les femmes sous un aspect dévalorisant ou entretenant un stéréotype sexiste doivent être supprimées ; sauf dans les cours d’Histoire où ces stéréotypes peuvent être utiles à l’étude de l’Histoire (comme on peut montrer des caricatures de juifs des années 30 pour illustrer l’antisémitisme).
- L’éducation sexuelle doit devenir obligatoire dés le collège et enseignée par des professionnels, des associations, des médecins et des psychologues.
- Cette éducation sexuelle doit être une éducation sexuelle non hétéronormée. Elle doit également traiter à égalité des diverses orientations et pratiques sexuelles, sans chercher à les hiérarchiser au motif d’un jugement moral, religieux ou d’une analyse visant à démontrer un supposé caractère pathologique.

CORPS

- Interdiction de toute forme de mutilation sexuelle sur les mineurs : excision, infibulation, circoncision, réassignation sexuelle d’enfants intersexués.
- De campagnes de sensibilisation et des sanctions adéquates doivent être mises en place pour assurer l’effectivité de cette interdiction.
- Les techniques permettant de reconstruire les organes sexuels des femmes excisées et des intersexués mutilés doivent être remboursées par la sécurité sociale.

SEXUALITE

- Chaque être humain doit avoir le droit de choisir et de pratiquer la sexualité qui lui convient, dans le respect de la sexualité et du consentement d’autrui, toute sexualité entre adultes consentants relevant strictement du domaine de la vie privée.
- Tout acte de discrimination sexiste, en parole, écrit ou acte, visant à limiter l’exercice librement consenti de sa sexualité, soit directement (contrainte ou interdiction) soit indirectement (doctrine prônant ou valorisant la virginité, l’abstinence hors mariage par obligation morale ou religieuse) doit être considéré/condamné a minima comme incitation au sexisme et entrave au droit à la liberté de choix sexuel.
- Commettre un acte attentatoire à une personne (violence, séquestration, meurtre, “crimes d’honneur”…) au motif du non respect d’une obligation morale, religieuse ou sociale limitant le droit à la sexualité (”perte de virginité”, relation hors mariage, relation entre personnes de confession religieuse différente …) doit relever pénalement du délit ou crime commis avec circonstances aggravantes par la nature sexiste de l’acte.
- La virginité relève de la vie privée et de l’intimité de chaque personne. La virginité, en particulier des femmes, n’a pas à être promue comme idéal ; sa perte ne peut en aucun cas être condamnée.

CONTRACEPTION

- Les différents moyens de contraception doivent être intégralement remboursés et toute forme de préservatifs (condom, diaphragme et digue dentaire) doit être gratuite.
- Des moyens doivent être mis en œuvre pour le développement des méthodes contraceptives masculines comme la pilule contraceptive masculine.

INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE

- L’ivg doit être un droit pour toute femme enceinte.
- L’ivg doit être autorisée aux femmes étrangères même si elles ne sont pas en règle.
- Le nombre de lits disponibles en hôpital doit être augmenté afin que toute femme puisse avorter quand elle le souhaite.
- Le délai de réflexion de 7 jours précédant une IVG dit être supprimé.

MALADIES

- Renforcer la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles par des campagnes continues de sensibilisation insistant sur la responsabilité des deux partenaires quant aux rapports protégés.
- le préservatif féminin doit être promu et mis en avant dans la publicité pour la protection contre les MST.
- Les tests jugeant de la fiabilité d’un médicament doivent être pratiqués sur des groupes d’hommes et de femmes ; ce qui n’est pas fait aujourd’hui. De nombreux médicaments sont donc inadaptés aux femmes.
- La gynécologie médicale doit être revalorisée afin que les femmes n’aient pas à s’adresser à leur médecin généraliste, non spécialisé.

LANGAGE

- Mettre en place un comité de linguistes afin de neutraliser le langage et d’en faire le langage officiel obligatoire dans l’administration, sur le lieu de travail et à apprendre dans les écoles.
- OU féminisation des noms de métier. (* les deux idées font débat dans la communauté féministe francophone).
- supprimer sur le plan légal les notions de père et de mère pour les remplacer par “parents”, ceux-ci étant définis comme “personnes ayant un projet parental”, sans discrimination de sexe ou d’orientation sexuelle.
- Supprimer dans le langage toute référence à l’état de “disponibilité/indisponibilité sexuelle ou affective” des femmes. Cette suppression passe par l’interdiction dans tout document administratif et officiel de l’usage des termes “mademoiselle”, “nom de jeune fille”, “née X” …
- Suppression des termes “monsieur” et “madame” dans les documents administratifs ; les prénoms et le nom suffisent.
- Supprimer l’appellation “école maternelle” pour la remplacer par “école préélémentaire”
- Suppression de la mention du sexe à l’état civil ; le sexe n’apparaîtrait plus sur aucun document de l’État. Dans la mesure où le sexe civil est abrogé, le sexe indiqué sur les documents légaux relatifs à la santé devraient refléter une réalité médicale : sexe masculin, féminin ou intersexe.
- Suppression du vocable et du statut de “chef de famille” (ou de “personne de référence”), les adultes d’un “groupe familial” doivent être traités à égalité.
- Remplacer la notion de “bon père de famille” par “personne citoyenne et responsable” (Belgique).

VIOLENCES CONJUGALES

- Créer des maisons d’accueil et d’hébergement dans chaque préfecture et sous-préfecture.
- Toute personne victime de violence conjugale doit pouvoir conserver le domicile conjugal.
- Prise en compte et poursuites de toute plainte pour violence conjugale.
- Mise en place de service d’aide aux victimes et aux auteurs de violence.

VIOL

- La loi définissant le viol contre des personnes adultes doit inclure la notion de non-consentement.
- Suppression de la notion de pénétration (différence non justifiée entre viol et agression sexuelle).
- suppression de “l’enquête de moralité” sur les victimes de viol.

FAMILLE

- Remplacement du mariage par un “partenariat enregistré” ne reprenant que les aspects économiques du mariage, en ne tenant plus compte des aspects de la vie privée comme “fidélité” et obligation de vie commune.
- Interdiction des “unions forcées” (”mariages forcés”) et sanction effective des personnes ayant organisé une union forcée.
- Le sexe des contractants n’entrant pas en ligne de compte, le partenariat enregistré serait accessible tant aux couples homosexuels qu’aux couples hétérosexuels.
- Remplacer les congés dits de maternité et de paternité par un “congé parental” égal pour tous ; le congé médical suivant l’accouchement n’étant pas inclus dans le congé parental, il s’additionne à ce dernier.
- Le nombre de places dans les crèches doit être augmenté et être égal au nombre de demandes.
- Modification des disposition relatives à la filiation pour rendre celle-ci égalitaire pour les deux parents (notamment supprimer la loi décrétant automatiquement parent la femme qui accouche, ceci afin de supprimer la différence de traitement entre “maternité naturelle” et “paternité légale”).
- Autorisation d’adoption pour tous les couples, quel que soit le sexe des parents
- Généralisation de la garde alternée en cas de désunion des parents

ETRANGERS

- Donner le statut de réfugiée politique à toute personne victime de violences sexistes dans son pays ; cela vaut donc pour toutes les prostitué-e-s clandestin-e-s.
- Organiser des cours gratuits de langue et de fonctionnement de l’Etat à toute personne étrangère s’installant dans le pays, y compris dans le cadre du regroupement familial, afin de permettre aux personnes nouvellement arrivées (et en particulier aux femmes) d’être le plus rapidement possible autonomes.
- Renforcer la lutte contre les réseaux internationaux de traite des êtres humains, en particulier dans le cadre de la prostitution et de l’esclavage domestique.

http://www.crepegeorgette.com/2010/06/06/revendications-antisexistes/

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Re : La condition des femmes
« Réponse #35 le: 10 juin 2010 à 16:31:45 »
un petit cadeau pour les mamans ou les autres futurs maman...un site drôle, trés second degré et déculpabilisant :mrgreen:
http://www.mauvaisesmeres.fr/

il y a quelques jours, j'ai croisé dans la même journée deux femmes sur-enceintes qui arboraient fièrement ces ignobles T-shirts portant l'inscription « c'est pour juillet! » avec en prime une petite flèche vers le bas qui évoque davantage un problème de fuites urinaires que la magie de la naissance. Et là, il y a un truc qui j'arrive pas à piger.

Mesdames, vous êtes enceintes, c'est à peu près clair pour tout le monde, alors pourquoi??? Parce que là, c'est un peu comme si vous portiez votre test de grossesse en pendentif. On a bien compris que vous étiez enceinte, bravo tout ça. Mais vous ne comptez pas porter des vêtements portant l'inscription « Episiotomie: aïe » après votre accouchement, si ? Bon ben là, c'est pareil. On ne veut pas avoir d'infos sur vos suites de couches, pas plus que sur la date prévue pour le démoulage.

Imaginez un peu qu'on se mette tous à afficher nos petits pépins de santé en portant des T-shirts « Sous antifongiques cause mycose » ou « transit paresseux ». Tout de suite, Paris serait un peu moins la capitale de la mode, hein.



et un autre article rigolo de l'adorable Gaelle-Marie ::d

Etre parents et baiser : guide de survie du couple en milieu hostile
http://www.zonezerogene.com/2010/06/08/guide-de-survie-du-couple-en-milieu-hostile/

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Re : La condition des femmes
« Réponse #36 le: 10 juin 2010 à 17:00:15 »
C’est rigolo effectivement mais j’émettrais un petit bémol
Les mots tels que démoulage par exemple dans le texte sont à proscrire ! Pourquoi ?
Parce qu’ils m’agacent tous ces mots d’argot sur la grossesse, la femme enceinte et l’accouchement si la femme en prend plein la figure dans cette société d’hommes  pour les hommes eh bien ! la mère de famille ,c’est pire ! et ce chez n’importe qui, même chez les féministes c’est comme une honte d’être mère à la portée de n’importe qu’elle gourde, c’est une image de la femme qui n’est pas valorisante,  peut être à cause des Morano et autres Boutin ,très conservateur toussa...
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Re : La condition des femmes
« Réponse #37 le: 12 juin 2010 à 09:29:39 »
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L'ONU veut féminiser sa police

L'ONU veut plus de femmes dans sa police, en particulier pour accompagner les victimes d'abus sexuels et de violences. « Nous espérons que 20% des forces de police de l'ONU seront composées de femmes d'ici 2014 », a déclaré jeudi 10 juin Ann-Marie Orler, la conseillère adjointe pour les questions de Police au Département des Opérations de maintien de la paix. Avec 13 680 membres, le nombre de policiers déployés dans le monde par les Nations Unies n'a jamais été aussi important. Les femmes ne représentent que 8% des effectifs globaux des forces de maintien de la paix, mais leur présence se renforce peu à peu.

Entre autres exemples, une unité composée exclusivement de femmes est venue renforcer au début du mois de juin la Mission pour la stabilisation en Haïti. Un contingent composé de 136 policières a également été récemment affecté à la Mission des Nations Unies et de l'Union africaine au Darfour.

Les femmes et les jeunes filles qui ont été abusées « savent qu'elles vont trouver de la sympathie » quand elles voient des femmes Casques bleus, avait souligné au début du mois le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Et les violences sexuelles sont malheureusement récurrentes dans les situations de conflit.

L'Allemagne a annoncé qu'elle investirait 1,7 millions de dollars pour l'élaboration d'un programme de formation sur la prévention des crimes sexuels basés sur le genre. Mais « il nous manque encore 3.500 policiers, et nous sommes particulièrement enclin à engager plus de femmes et plus d'officiers francophones », a rappelé Ann-Orler. Un appel du pied aux pays francophones.

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/component/content/article/53-nouvelles-breves/408-lonu-veut-feminiser-sa-police

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Re : La condition des femmes
« Réponse #38 le: 14 juin 2010 à 19:32:28 »
Comment peut-on penser pouvoir s'occuper correctement de la condition des femmes, alors qu'il est déjà si difficile de satisfaire les conditions d'une seule d'entre elles ?
N'en déplaise aux bas du front et autres excités de la récidive, les statistiques sont formelles : les individus ayant commis au moins un crime sont plus nombreux que ceux qui en ont commis deux ou plus.

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Re : La condition des femmes
« Réponse #39 le: 14 juin 2010 à 19:39:31 »
 :mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3:
débrouillez-vous! vous avez fait des études ! c'est le moment de le prouver  :mrgreen:
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Re : La condition des femmes
« Réponse #40 le: 14 juin 2010 à 20:17:06 »
Doit on comprendre que les femmes ne font pas d'études ?

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Re : La condition des femmes
« Réponse #41 le: 14 juin 2010 à 20:21:22 »
meu non! si on peut plus rigoler! :]
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Re : La condition des femmes
« Réponse #42 le: 15 juin 2010 à 11:41:43 »
pardonnez moi c'est un peu long mais le texte est si interessant que je voulais le partager en totalité :fleur2:

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COMME UN SEUL HOMME

Certains refrains ne s’usent jamais et s’entonnent à plusieurs d’une voix forte et assurée, bras dessus-bras dessous, comme un seul homme.

Et depuis des mois, une chanson inaltérable répète encore et encore l’histoire d’un Tout (puissant), « au-dessus de ça », « grand artiste », un « bienfaiteur de l'humanité », assigné à résidence dans cette « prison » qu'est son chalet suisse de 1800 m². Face à Rien, quelques tristes gueuses à la recherche de leurs « trente deniers ».

Évidemment, tout ça n’a rien d’un conte, ce brouhaha incessant, ce bruit de fond, ce grésillement permanent renouvelé sans arrêt au gré des relais médiatiques. C’est une histoire « idiote », « sans importance », une accusation qui « n’a pas de sens », « absurde » et « infâme », à peine un « délit », cette affaire vieille de « trente-trois ans », « ridicule » !

Avec d’un côté, ceux qui comme un seul homme s'insurgent, font signer des pétitions et se soulèvent, prennent la plume et l’audience à témoin : c’est intolérable, ça leur « soulève le cœur » qu'on puisse ainsi s'attaquer à un des leurs, déjà traqué, diminué, diffamé. De cocktail en interview, à la une de partout, comme un seul homme, la mine offusquée et le verbe vibrant, les voilà qui se font juges, parce que c’est ainsi, ils SAVENT : cette « pure et simple opération de chantage » est « vraisemblablement » un mensonge...

Alors nous l'écoutons attentivement, cette caste des hommes entre eux, bien serrés, bien rangés, avec l’aplomb de leur rang, cette auto-proclamée élite intellectuelle au verbe haut, abasourdie d’être mise en cause contre des pas grand choses, bien dispensables. Une élite mâle qui s’arroge le droit du corps de quelques interchangeables et désobéissantes victimes qui ouvrent enfin la bouche.

Ceux pour qui elle était toujours habillée trop court, trop moulant, trop transparent, pour qui elle le voulait bien, faisait déjà femme, était une pute, ce n'était pas le premier, et ça l'arrangeait bien, qu'il prenne les devants. Trop provocatrice, trop inconsciente, trop lolita, trop menteuse, trop folle – et si ce n'est pas elle, c'est donc sa mère qui l’a laissée aller au rendez-vous. Et qui dit non consent, bien entendu... Et qui sont-elles, celles dont on parle, extirpées du silence où elles étaient rangées soigneusement après utilisation ? A cette question, comme un seul homme, il nous est répondu qu’il n’y a rien à voir, allez, les plaignantes ne sont : Rien.

Rien, à peine quelques tas de culs et de vagins anonymes et utilitaires devenus viande avariée de « mère de famille » pour l’une et « prostituée peut-être » « en mal de publicité » pour l’autre, petite chose oubliée, fille de rien, une petite voix sortie du passé et une photo trimballée sur le net, l’histoire d’une nuit dégueulasse commentée à l’infini.

Nous, nous passons des nuits blanches à nous retourner dans les échos de leurs précisions sordides « ce n'était pas un viol, c'était une relation illégale avec une mineure ». A nous demander, nous aussi, ce qui se passe là, ce qui se déroule sous nos yeux pour qu'ils puissent affirmer, sans rougir, sans transpirer, que le viol d'une adolescente de 13 ans, droguée, sodomisée, ayant dit non à dix-sept reprises, ayant porté plainte le soir même puisse être défini en ces termes légers. Cette histoire nous la connaissons depuis longtemps, et tous ces propos, ces adjectifs, nous les avons déjà entendus ou nous les entendrons. Propos banals, courants et vulgaires. Consternants. Les mêmes mots pour les mêmes histoires, encore, toujours, encore.

Nous sommes toutes des filles de rien. Ou nous l’avons été.

Nous filles de rien ne savons plus avec combien d’hommes nous avons couché.

Nous avons dit non mais pas assez fort sans doute pour être entendues.

Nous n’avons réussi à mettre des mots sur cette nuit-là qu’un an, dix ans, vingt ans plus tard mais nous n’avons jamais oublié ce que nous n’avons pas encore dit.

Nous filles de rien avons été ou serons un jour traitées de « menteuse », de « mythomane », de « prostituée », par des tribunaux d’hommes.

Nous avons été ou serons accusées de « détruire des vies de famille » quand nous mettrons en cause un homme insoupçonnable.

Nous filles de rien avons été fouillées de mains médicales, de mots et de questions, expertisées interrogées tout ça pour en conclure que nous n’étions peut-être pas des « innocentes victimes ». (Il existe donc des victimes coupables…)

Nous ne sommes rien. Mais nous sommes beaucoup à l'être ou à l’avoir été. Certaines encore emmurées vivantes dans des silences polis.

Et nous les détectons ces droits de cuissage revenus à la mode, ces amalgames défendant la révolution sexuelle, hurlant au retour du puritanisme, inventant commodément un « moralisme » « sectaire » et « haineux », faisant les gros yeux parce qu'une de ces innombrables, anonymes, utilitaires, sort de son « rang », oublie de se taire et parle de justice. Relents de féodalité drapée dans « l'honneur » des « citoyens » « de gauche », éclaireurs de la nation, artistes, intellectuels, tous d'accord, riant à gorge déployée à la bonne blague des « moi aussi Polanski m'a violé quand j'avais 16 ans » - en être, entre soi, cette connivence des puissants. A la suivante.

Nous la voyons cette frousse qu'on vienne, à eux aussi, leur demander des comptes, y regarder de plus près dans leur vie et au lit, y voir comment des viols, ces stratégies de pouvoir criminels, se font passer, sans l'ombre d'un doute, pour de la sexualité normale, joyeuse et libre, une sexualité avec sa « complexité » et ses « contradictions ». Nous l'avons vue, cette peur de l'effet « boule de neige » : et si toutes les autres, toutes ces filles de rien et de passage, toutes celles à qui il arrive, aujourd'hui, tous les jours, de se retrouver dans la situation de Samantha Greismer en 1977, si toutes ces quantités négligeables se mettaient à avoir un visage, une voix, une identité, une valeur ? Et si elle se mettaient à parler, à l'ouvrir bien grand cette bouche traditionnellement en cœur, faisant valdinguer tous leurs accords tacites, leurs secrets d'alcôve ? Que feraient-ils, ces hommes de gloire, d'exception, ces au-dessus de la mêlée, du peuple, de la masse, ces gardiens de tours d'ivoire, ces êtres si sensationnels et précieux ?

Ils se rendraient compte que tout cela n'a rien à voir avec cette « affaire politique » ou encore ce « choc des cultures » qu'ils essayent de nous vendre. Que tout cela ressemble à tous les viols de toujours où la victime n’est jamais assez victime : où on n’est jamais assez sûr qu’elle ait bien dit non.

Car ce qui se joue là c’est bien Ceux-là contre Rien, comme ils disent, tant il est entendu qu’il faut être Quelqu’Un(e) pour être entendue d’Eux.


Lola Lafon & Peggy Sastre
8 juin 2010


P.S les mots placés entre guillemets sont tous extraits de tristes discours existant
http://fillesderien.blogspot.com/2010/06/comme-un-seul-homme.html

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Re : La condition des femmes
« Réponse #43 le: 22 juin 2010 à 12:28:50 »
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Jeu vidéo de femme pour la fête des pères !


Cette après-midi, voici une animation dessinée par Stéphanie Mercier, illustratrice de talent et femme également qui a réalisé un court sur le thème de la femme, la femme qui travaille, la femme qui a une vie de mère, la femme par rapport à l’homme  :) C’est critique, acide, drôle,

Elle raconte :

    Film d’animation limitée sur le thème du dessin de presse (avec au choix : Ecologie, consommation, censure ou inégalité homme/femme). La consigne était faire un film de 40 secondes avec une technique connue, en noir et blanc et en 3 semaines. Le mien dure 2 min 20, fait sous After Effect, intégralement en couleur et et m’a pris 2 semaines de plus sur mon temps libre, signe indéniable de total amateurisme de ma part.

<a href="http://www.youtube.com/v/vMDEhc_qBaQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" target="_blank" class="new_win">http://www.youtube.com/v/vMDEhc_qBaQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;</a>

http://graphism.fr/jeu-video-de-femme-pour-la-fete-des-peres

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Re : La condition des femmes
« Réponse #44 le: 29 juin 2010 à 15:04:11 »
Citation: L'homme est le seul mâle qui batte sa femelle. On doit donc en déduire que l'homme est le plus brutal des mâles... a moins que la femme ne soit, de toutes les femelles, la plus insupportable. (Georges Courteline)

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Le Parlement crée le délit de "violence psychologique" conjugal

En France, 156 femmes sont décédées en 2008 sous les coups de leur conjoint, soit un décès tous les trois jours

Le Parlement français a adopté à l'unanimité mardi une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes qui prévoit notamment la création d'un délit de "violence psychologique". Les députés ont adopté sans le retoucher le texte tel que le Sénat l'avait modifié - à l'unanimité - la semaine dernière. La proposition de loi des députés Danielle Bousquet (PS) et Guy Geoffroy (UMP) est donc définitivement adoptée.

Cette proposition de loi avait été débattue en première lecture à l'Assemblée en février dernier, une semaine après le meurtre d'une femme par le père de son fils à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne). Le meurtrier présumé était sous contrôle judiciaire et soumis à une mise à l'épreuve judiciaire avec interdiction de rencontrer sa victime, dispositifs qui n'ont pas fonctionné. La création d'un délit de "violence psychologique" dans un Code pénal qui réprime déjà violences, menaces et autres faits concrets, suscite de vives critiques dans la magistrature, où l'on craint des problèmes de définition et de preuve. Le délit de violence psychologique est défini par "des actes répétés, qui peuvent être constitués de paroles et/ou d'autres agissements, d'une dégradation des conditions de vie entraînant une altération de la santé physique ou mentale". La peine maximale encourue est de trois ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Les meurtres au sein du couple représentent près de 20 % des homicides

La ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie et Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, défendent cette disposition. "Le juge pourra statuer au regard de lettres, de SMS, de messages répétitifs, puisqu'on sait très bien que les violences psychologiques sont faites d'insultes", a dit cette dernière. On pourra aussi avoir recours aux témoignages des proches et à des certificats médicaux démontrant l'existence de dépressions nerveuses, par exemple, a-t-elle estimé. La proposition de loi entend répondre à un phénomène jugé préoccupant. Selon le gouvernement, 675.000 femmes ont été victimes de violences ces deux dernières années en France, 166 femmes sont décédées en 2007 et 156 en 2008. Les meurtres au sein du couple représentent près de 20 % de l'ensemble des homicides.

Le texte adopté comporte d'autres mesures s'appuyant sur l'exemple espagnol comme la possibilité d'imposer le port du bracelet électronique à un conjoint violent ou bien encore la création d'une "ordonnance de protection" pour les victimes. Il prévoit également la possibilité de retrait de l'autorité parentale au parent auteur ou complice d'un meurtre sur la personne de l'autre parent et instaure une journée nationale de sensibilisation aux violences faites aux femmes le 25 novembre.
source
« Modifié: 29 juin 2010 à 21:05:48 par sarkome »

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Re : La condition des femmes
« Réponse #45 le: 29 juin 2010 à 21:16:04 »
Estce que sa veu dire  que j'ai le droit d'user de "violence psychologique" conjugal . Si je ne suis pas  marialement reconnu?. C'est ma Maitresse qui me le demande. Il m'arrive de l'envoyer se promener avec le chien quand il fait horage (au despoir) :fache:, Ca ca ne compte pas j'espere.  :ange:
« Modifié: 29 juin 2010 à 21:18:03 par TheTwit »

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Re : La condition des femmes
« Réponse #46 le: 29 juin 2010 à 21:55:16 »
Alors ça, ce n'est pas gentil...
... pour le chien !
Pour ce qui est de l'accompagnatrice, je vous comprends !
Moi-même, il m'arrive de souhaiter la voir promener ses chiens quand arriverait une ...
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Re : La condition des femmes
« Réponse #47 le: 01 juillet 2010 à 02:29:41 »
connaissez-vous l'amja ? (asso musulmane de juristes américains) et bien ils veinnent de pondre une nouvelle série de fatwas contre les femmes musulmanes ....


"Voici une liste de choses qui sont interdites aux femmes musulmanes vivant en Amérique, selon les fatwas de l’AMJA :

    * faire pousser leurs ongles et porter du vernis à ongles (sauf le henna)
    * épiler leurs sourcils
    * montrer leurs cheveux en public
    * porter des jeans en public
    * manipuler le coran ou prier à la mosquée pendant leurs menstruations
    * voyager sans être escortées par un membre masculin de leur famille
    * résister aux avances sexuelles de leur mari en dehors de la période menstruelle
    * prier aux côtés des hommes dans une mosquée ou à proximité de la partie avant de la salle de prière
    * nager ou prendre un bain de soleil en maillot de bain, même dans une zone réservée aux femmes
    * la contraception par voie chirurgicale, comme la ligature des trompes
    * briguer une charge publique
    * afficher des photos d’elles-mêmes sur Facebook ou MySpace

Selon l’AMJA, « La femme est le piège de Satan. »

L’AMJA préconise l’application des peines prévues en vertu de la charia, y compris la flagellation des femmes qui ont des rapports sexuels avant le mariage (zina) et la lapidation des femmes adultères.

Les savants de l'AMJA déclarent : « Nous insistons sur le fait que de nos jours, la solution à ces maux réside dans l’application de la charia et l’imposition, par les dirigeants, des peines décrétées par Allah, le Tout Puissant et le Majestueux (hudood), car l’application, dans un pays, de l'une des peines du hudood apporte un plus grand bienfait au peuple que s’il devait pleuvoir tous les matins pendant 40 ans. »

Source : WND, 8 mars 2010 Traduction d'extraits


elle est pas bellle la vie ? :pascontent1:
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

 La neutralité favorise toujours l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté » (E. Wiesel).

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Re : La condition des femmes
« Réponse #48 le: 01 juillet 2010 à 08:35:31 »
Si la femme est le piège de Satan, pourquoi ils ne se la coupent pas ?  Comme ça peinards !
Et ils n’emm… plus le monde avec leurs connn…. :rougefache:
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

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Re : La condition des femmes
« Réponse #49 le: 01 juillet 2010 à 09:34:00 »
Un grand ramassis de n'importe quoi...
Vu les rapports des américains avec la religion, ce genre de pratiques risque de plus de se trouver "noyée" au milieu de centaines d'autres.
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