Auteur Sujet: Question de genres , droit des homos...  (Lu 28929 fois)

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Re : Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #50 le: 29 mai 2011 à 20:42:44 »
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Faire bander les demandeurs d'asile : tchèque et pas réglo
Par Têtu.com | Le site des gays et des lesbiennes | 29/05/2011 | 11H58

Jeudi, la Commission européenne a ouvert une enquête contre des pratiques des autorités tchèques pour vérifier l'homosexualité des demandeurs d'asile.

Indignée, la commissaire en charge de l'immigration, Cecilia Malmström, a fermement expliqué que le « test phallométrique » est dégradant et qu'il ne peut pas être accepté dans l'Union Européenne.

La République Tchèque tente de se défendre en assurant que ces méthodes ne sont plus appliquées. Mes explications sont insuffisantes selon la Commission, qui a donc décidé jeudi d'ouvrir une enquête. Cette décision a par ailleurs été annoncé dans une lettre destinée à l'ambassadeur tchèque mardi, lors de la Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie.
Le sujet est soumis à un film porno hétéro

Qu'est-ce que le « test phallométrique » ? Cet examen au nom barbare consiste à mesurer les réponses érectiles masculines déclenchées durant la présentation de divers stimuli sexuels et non sexuels. Pour vérifier l'homosexualité du demandeur d'asile, l'homme est alors soumis à des images pornographiques hétérosexuelles qui le feront « réagir » ou pas.

Ces actes qui ressemblent à de mauvais traitements ne semblent pas en conformité avec les articles 4 et 7 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, qui interdisent la torture et les traitements inhumains, signale Bruxelles.

La commission rappelle que l'examen des demandeurs d'asile doit toujours être mené dans le respect des droits fondamentaux et les principes généraux de la législation européenne.
Prague juge « inacceptables » les critiques de l'UE

A la suite de ces critiques, l'ambassadeur de la République tchèque auprès de l'UE, Milena Vicenova, a catégoriquement rejeté jeudi comme « inacceptable » et « fondée sur des faits non véridiques » les accusations, dans un communiqué publié sur le site de la représentation tchèque :

    « Il n'y a pas de doute que la persécution des homosexuels et l'intolérance envers eux sont inacceptables dans l'Europe moderne. Mais l'accusation que la République tchèque les commettent est également tout aussi inacceptable. »

Selon elle, ces « graves accusations communiquées avec un langage assez fort » s'appuient sur des « affirmations non véridiques » et « déforment grossièrement la réalité ».

« Cela fait longtemps que la République tchèque a annoncé que cette méthode n'était plus utilisée », a souligné l'ambassadeur, selon qui une « poignée » de ces tests n'avaient été effectués qu'en 2008 et 2009, « avec le consentement écrit et parfois à la demande directe » (de demandeurs d'asile).

« Les autorités tchèques se sont alors retrouvées devant un choix : soit rapatrier ces demandeurs dans leur pays d'origine et les exposer ainsi à un danger de mort, soit leur offrir un examen sexologique, en tant qu'ultime possibilité de vérifier la véracité de leurs dépositions », a déclaré Milena Vicenova. « Grâce à cela, la menace de rapatriement a été conjurée et la République tchèque a accordé l'asile. »

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #51 le: 30 mai 2011 à 13:01:50 »
que ne faut il pas imaginer par peur de donner une carte de séjour, ridicule et scandaleux :taistoi:

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #52 le: 04 juin 2011 à 23:00:13 »
j'ai le plaisir et l'honneur de vous annoncer le mariage d'une amie :fleur2:

http://news.fr.msn.com/m6-actualite/article.aspx?cp-documentid=158074663
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

 La neutralité favorise toujours l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté » (E. Wiesel).

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #53 le: 05 juin 2011 à 06:16:39 »
Les commentaires de l'article sont édifiants.
Il s'agit peut-être de sosies :
« Modifié: 05 juin 2011 à 13:04:39 par oblomov »
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #54 le: 05 juin 2011 à 13:06:39 »
bravo à elles  :super: ... dommage que dans ce pays on continue à se comporter comme de bon vieux rétrogrades.

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Re : Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #55 le: 05 juin 2011 à 20:09:54 »
Les commentaires de l'article sont édifiants.
Il s'agit peut-être de sosies :


????? on dirait benny hill sur cette photo !!!! :nono:photo arrangée ?

http://www.ledauphine.com/france-monde/2011/06/04/deux-lesbiennes-dont-l-une-transgenre-se-sont-mariees-a-nancy
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #56 le: 05 juin 2011 à 20:48:20 »
Je dirais plutôt Elton John. 
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #57 le: 10 juin 2011 à 11:13:20 »
l'UMP toujours 50 ans de retard

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Assemblée nationale

Gouvernement et LUMP disent non au mariage homosexuel, prôné par la gauche

Michel Mercier a exprimé jeudi à l'Assemblée l'opposition du gouvernement et de l'UMP à l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, proposée par les députés PS, estimant que le mariage était "une institution", "un symbole social", qu'il fallait distinguer des "autres types d'unions".

Le gouvernement et l'UMP se sont opposés jeudi à l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, débattue à l'Assemblée nationale dans le cadre d'une proposition de loi socialiste soutenue par toute la gauche mais aussi quelques députés de la majorité.

Douze ans après la création du PaCS en 1999 - "c'était au siècle dernier !", a insisté Sandrine Mazetier (PS) - et à un an de la présidentielle, le texte devrait donc être rejeté lors du vote, mardi.

Si tous les partis de gauche ont lancé des initiatives similaires, c'est la première fois qu'un texte proposant que le mariage puisse être contracté "par deux personnes de sexes différents ou de même sexe" est débattu dans l'hémicycle.

Le rapporteur, Patrick Bloche (PS), qui avait déjà porté le texte sur le PaCS, a jugé "nécessaire de franchir une nouvelle étape sur le chemin de l'égalité des droits", la France étant "aujourd'hui à la traîne" par rapport, notamment, aux sept Etats européens ayant reconnu le mariage homosexuel (Pays-Bas, Belgique, Espagne, Norvège, Suède, Portugal et Islande).

"Il n'est question que d'ajouter un droit nouveau, non de réduire les droits des couples mariés hétérosexuels", a-t-il lancé en direction des rares députés UMP présents.

Il a aussi ironisé sur "le paradoxe qui amène aujourd'hui les députés de la majorité hostiles à l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe, à attribuer toutes les vertus au Pacs, qu'ils ont pourtant combattu hier si violemment".

"Vous ne serez pas surpris : le gouvernement n'est pas favorable à ce texte", lui a répondu le garde des Sceaux, Michel Mercier.

Si "un fort mouvement vers une égalité des droits entre les partenaires d'un Pacs et des époux a été entrepris par le gouvernement", a-t-il affirmé, le mariage "reste une institution, à la base de la cellule familiale" et "cet équilibre" entre les différentes unions "doit être préservé".

La gauche a toutefois dénoncé "les promesses" de la présidentielle de 2007 "non tenues" par Nicolas Sarkozy.

Côté UMP, Claude Bodin a dénoncé un "texte à vocation polémique", estimant que l'homosexualité était "une réalité privée" qui "ne peut devenir une norme parmi d'autres". La droite voit surtout dans le mariage gay le cheval de Troie de la reconnaissance de l'homoparentalité.

Tout en saluant le texte, l'écologiste Noël Mamère a, à l'inverse, regretté qu'il soit "en demi-teinte" : "vous défendez l'homoconjugalité, vous devez défendre aussi l'homoparentalité !", a-t-il lancé au PS.

Quelques députés UMP ont annoncé, sous les applaudissements de la gauche, leur ralliement au texte.

"Offrir à deux personnes qui s'aiment le choix de s'unir selon le même contrat de vie, quelle que soit leur orientation sexuelle, n'est-ce pas dans la droite ligne de notre tradition républicaine ?", a lancé Franck Riester.

"Il n'y a malheureusement pas de consensus sur cette question. Mais chacun doit faire un chemin personnel. J'ai fait le mien", a renchéri Henriette Martinez.

Absent, Christian Estrosi a fait savoir qu'il s'abstiendrait, soulignant qu'il était "l'un des rares maires à célébrer les Pacs en mairie" car il avait "beaucoup évolué" après avoir voté contre le dispositif.

Tout en regrettant "une petite utilisation électorale", le radical Yves Jégo votera lui aussi le texte.

Idem pour Jean-Louis Borloo, le patron des radicaux, qui le fera "à titre personnel", a-t-il déclaré à l'AFP, en soulignant penser "aux douleurs et aux souffrance éprouvées par tous ces jeunes victimes de discrimination liée à l'homophobie".

La gauche s'est abstenue de rappeler les propos polémiques de Brigitte Barèges (UMP) afin, selon Mme Mazetier, de "ne pas souiller l'hémicycle". En commission, Mme Barèges avait lancé : "et pourquoi pas le mariage avec les animaux ou la polygamie?".

Le gouvernement ayant chosi la procédure dite de "réserve des votes", aucune vote n'est intervenu à l'issue du débat. Celui-ci interviendra mardi 14 juin prochain.

Même si aucun suspense ne subsiste sur l'issue du vote en question, il sera intéressant de comptabiliser combien de députés UMP se démarqueront éventuellement de la position gournementale exprimée par le ministre de la Justice.

 REACTIONS A LA PROPOSITION DE LOI PS AUTORISANT LE MARIAGE HOMOSEXUEL

- Martine Billard (Parti de Gauche), première parlementaire à
avoir présenté en juin 2004 une proposition de loi visant à clarifier l'égal accès en droits au mariage entre couple, soutient la proposition de loi socialiste. "Elle permet que la représentation nationale puisse se saisir de cette question qui n'est toutefois qu'une des mesures à mettre en oeuvre pour parvenir à l'égalité des droits", a-t-elle fait valoir.

- Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture et responsable du projet de l'UMP pour la présidentielle, sur Canal + s'est dit "personnellement favorable à l'égalité des droits pour les homosexuels en France", en refusant toutefois de prononcer explicitement le terme de "mariage".

"C'est une position de la majorité qui doit être prise sur le sujet (...). Je suis responsable du projet, je ne veux pas anticiper sur ce que décidera ma famille politique et les différentes sensibilités de ma famille politique".

- Yves Jégo, vice-président du Parti radical, sur LCI : "Oui, je le voterai ce texte. Au Parti radical, on soutient cette idée de pouvoir apporter une forme d'égalité devant le mariage". Au nom de la laïcité, "on considère que les règles religieuses du mariage qu'il faut respecter ne doivent pas forcément s'imposer à la société. La réalité de la société d'aujourd'hui c'est qu'il faut une égalité entre les couples. Je trouve simplement que le Parti socialiste, à quelques mois des élections, fait une petite utilisation électorale de ce sujet".

http://reloaded.e-llico.com/article.htm?articleID=26702


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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #58 le: 10 juin 2011 à 12:28:00 »
Il n'y a pas que l'UMP qui est en retard, le mariage lui-même est dépassé.
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Michel Mercier ..... estimant que le mariage était "une institution", "un symbole social", qu'il fallait distinguer des "autres types d'unions".

M. Mercier n'a pas tout à fait tort...mais le mariage comme institution ne tient plus la route contre le style de vie imposé à un couple "moderne" (flexibilité, mobilité, motivation, bosser sans compter les heures, ie toutes ces conneries qu'un jeune con dynamique doit faire pour espérer garder son boulot de merde. Il va sans dire que les deux doivent travailler.)

Les couples se forment et se défont, au fil des "carrières ;" (vous en avez une, vous, de carrière ?)

Ceci dit, chacun fait comme il veut, si un couple homosexuel veut faire la même connerie qu'un couple hétéro peut faire sans pb, pourquoi pas ?
« Modifié: 10 juin 2011 à 17:59:00 par oblomov »
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #59 le: 25 juin 2011 à 10:36:51 »
en apparté : les deux doivent travailler, ben...encore faudrait-il que les deux trouvent du travail....  :gene: c'est là le paradoxe vicieux.

Sinon, une bonne nouvelle quand même, l'état de New York a légalisé le mariage homosexuel !!! Certes, c'est encore loin, mais on se rapproche, petit à petit...  :super: :super: comme quoi se battre sans relâche peut servir à quelque chose des fois. Contente pour les homosexuels de new york qui veulent se marier !!
La source ici.

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #60 le: 22 juillet 2011 à 10:22:03 »
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Contre l'homoparentalité, l'UMP veut "promouvoir la famille durable"

Un mois après le rejet, par l'Assemblée nationale, d'une proposition de loi PS de l'opposition visant à "ouvrir le mariage aux couples de même sexe", l'UMP a exposé, dans un rapport présenté le 13 juillet, ses propositions pour "valoriser la famille durable", un contrepied au projet socialiste qui ne fait pas l'unanimité au sein même du parti présidentiel.

A l'issue d'un groupe de travail qui a réuni 53 députés UMP, les auteurs du texte, Anne Grommerch et Hervé Mariton, ont listé une trentaine de propositions visant à "promouvoir la famille durable." "Nous faisons le choix de soutenir l'institution du mariage, point de départ de la famille, et meilleur garant de la protection de cette cellule et de chacun de ses membres", argumentent les parlementaires en préambule. Parmi ces propositions, se détachent notamment le maintien et la hausse d'un intérêt fiscal au mariage, la réaffirmation de ce dernier comme le "lien de deux personnes de sexe différents", et la priorité donnée à l'adoption d'enfants par des couples plutôt que par des personnes célibataires.

LES COUPLES HÉTÉROSEXUELS PRIVILÉGIÉS

Conformément à sa proposition de loi rejetée au printemps par la majorité, le Parti socialiste s'est engagé, dans son programme pour la présidentelle, à ouvrir à "tous les couples le droit au mariage". Le projet UMP vise à "maintenir une différence subjective et créancière" de droits entre le pacs ou le concubinage et le mariage. "Un contrat civil comme le pacs, qui s'inscrit dans l'instant, ne peut porter les mêmes droits que l'institution du mariage", estiment les parlementaires UMP qui proposent également de rétablir, seulement pour les nouveaux mariés, la triple déclaration d'impôts la première année de l'union, fiscalement avantageuse.

Les couples hétérosexuels doivent être privilégiés dans la procédure d'adoption, selon l'UMP, qui estime qu'"avoir deux parents de sexe différent [est] un bien élémentaire de l'enfant". Le parti veut donc "prioriser l'adoption par les couples ou par les célibataires du cercle familial. (...) La monoparentalité peut être une circonstance de la vie, elle ne doit pas fonder le projet." L'adoption par des célibataires devrait donc être limitée aux "accidents de la vie" (décès des parents) et réservée aux seuls membres de la famille ( oncle, tante...). Un point de vue qui rejoint celui de Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate et candidate à la présidentielle. L'ex-ministre du logement de Nicolas Sarkozy s'est en effet prononcée pour l'interdiction pure et simple de l'adoption par une personne célibataire, afin d'éviter que des couples homosexuels "détournent la loi".

DIVERGENCES À L'UMP

Toutefois, selon Edwige Antier, députée UMP et membre du groupe de travail qui a donné lieu à ce rapport, les propositions de ses collègues Anne Grommerch et Hervé Mariton ne correspondent pas entièrement au débat qui a été mené. "Notre mission était de formuler des propositions visant à concilier travail et vie familiale, et la conclusion du rapport déborde sur la question de l'adoption par des parents célibataires, le mariage homosexuel... Des points qui n'ont pas été réellement débattus", observe la députée, qui émet des "réserves" sur plusieurs des propositions de ses collègues.

"On ne peut revenir sur le droit pour une personne célibataire d'adopter un enfant acquis en 1966 " estime-t-elle. "Aujourd'hui, beaucoup d'enfants sont élevés par des couples homosexuels et des parents seuls... Il n'est pas possible de jeter un voile sur l'existence de cette partie de la population française." Selon l'Insee, la France comptait en 2006 environ 2 millions de familles monoparentales ou recomposées ; depuis 2004, plus de 130 000 divorces sont prononcés en France chaque année.

LE PS DÉFEND LE MARIAGE HOMOSEXUEL

"Le rapport souligne encore qu'il est préférable pour un enfant d'être élevé par ses deux parents, mais est-ce une règle absolue ? Je n'en suis pas certaine" poursuit Edwige Antier qui, en réponse aux conclusions de ses collègues, propose la création d'une nouvelle mission, clairement anglée sur les questions liées à la composition de la famille. "Il y a au sein de l'UMP des débats à mener sur le statut des beaux-parents, sur l'homoparentalité" estime cette élue UMP qui, en juin, n'avait pas voté contre la proposition de loi socialiste pour le mariage homosexuel.
Au sein de l'opposition socialiste, le débat sur la question du mariage et l'adoption pour les couples de même sexe ne fait plus débat. "Le PS a pris position très clairement sur sa volonté de modifier le Code civil, tant en ce qui concerne le mariage homosexuel que l'homoparentalité " expliquait le député socialiste Patrick Bloche au Monde.fr en juin. "Ces engagements ont été validés dans le projet socialiste pour 2012 et engagent tous les candidats à la primaire socialiste", précise le parlementaire. Quant à la supériorité d'un modèle familial sur un autre, le point est également tranché rue de Solférino: "Ce qui compte avant tout, c'est la qualité du projet familial pour l'intérêt même de l'enfant. Et, en cela, nous considérons que l'orientation sexuelle ne doit pas être un élément de discrimination", résume Patrick Bloche.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/20/contre-l-homoparentalite-l-ump-veut-promouvoir-la-famille-durable_1551011_823448.html

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #61 le: 23 juillet 2011 à 12:34:05 »
nous vivons vraiment une époque formidable :

Un instituteur licencié parce qu'il est gay
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #62 le: 23 juillet 2011 à 12:52:17 »
Quelle époque, en effet.

À mon époque, (j'étais élève dans une école de garçons,) si on s'était amusé à virer tous les profs gays, il ne serait rester personne !
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #63 le: 11 août 2011 à 10:17:44 »
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Global Voices Online
Brésil : une journée de la fierté hétéro… ou de l'homophobie ?
Par Global Voices Online | En français | 10/08/2011 | 11H14


La semaine dernière, le conseil municipal de Sao Paulo, au Brésil, a instauré la journée de la fierté hétérosexuelle, un événement qui sera fêté localement le troisième dimanche du mois de décembre.

Ce projet, proposé par Carlos Apolinario, conseiller municipal chrétien évangélique s'opposant aux droits des homosexuels et membre du Parti démocrate (DEM), a été approuvé en assemblée lors d'un vote symbolique qui présuppose une approbation automatique.

Suite à l'annonce de l'approbation du projet, colère et indignation se sont emparées de la blogosphère et des réseaux sociaux brésiliens. Des internautes, homosexuels comme hétéros, ont montré combien ils étaient écœurés que l'on instaure une journée qui, pour beaucoup, signifie le renforcement d'une tendance croissante à l'homophobie dans le pays.

Plaidoyer ou intolérance ?

Plusieurs internautes considèrent qu'il est insensé de consacrer une journée à un groupe social majoritaire qui n'a jamais souffert de préjugés. Tulio Vianna, professeur, estime :

    « Quand les homosexuels célèbrent leur Gay Pride, ils manifestent leur respect pour leur orientation sexuelle. Quand les hétérosexuels organisent un défilé Straight Pride [fierté hétérosexuelle,ndlr], ils révèlent leur intolérance à l'égard des autres orientations sexuelles. »

Une affiche contre l'homophobie au Brésil.La militante Juliana Freitas s'interroge également sur le besoin d'une « revendication hétéro » et préfère baptiser la journée de la fierté hétéro, « journée de la honte », étant donné qu'on ne rapporte aucun cas de violence à l'encontre des hétéros en raison de leur sexualité.

Lola Aronovich, professeur et militante féministe réfléchit à ce concept :

    « Pensez aux privilèges dont bénéficie une personne hétérosexuelle. Quand avez-vous eu honte d'être hétéro pour la dernière fois ? […] Quand vous a t-on discriminé en raison de votre hétérosexualité ? […]

    Etre fier de son hétérosexualité, c'est vouloir fêter la chance que l'on a d'être tout simplement né hétéro. […]

        Personne ne va vous flanquer à la porte,
        personne ne va vous frapper ou vous tuer,
        personne ne voudra vous changer,
        personne ne dira qu'il ou elle a honte d'être votre père ou votre mère,
        personne ne pensera que son orientation sexuelle est perverse ou ne l'associera à la pédophilie,
        personne ne vous virera de votre boulot à cause de votre hétérosexualité,
        personne ne dira que ce que vous faites est un pêché et que vous brûlerez en enfer pour cela. »

Pour le militant Joao Pedro, des initiatives telles que la journée de la fierté hétéro « ne font que renforcer et encourager les agressions homophobes qui blessent et tuent des milliers de gays, lesbiennes, travestis et transsexuels », comme il le fait remarquer :

    « Tous les deux jours, trois homosexuels sont tués au Brésil uniquement parce qu'ils sont homosexuels. Aucun hétéro ne perd la vie ou n'est moralement ou physiquement agressé juste à cause de son orientation sexuelle. »

Une question de privilèges


Carlos Apolinario (Twitter).Sur le blog O filtro (le filtre), la journaliste Luica Yonaha reproduit les « arguments » du conseiller Carlos Apolinário pour cette proposition de loi, arguments qui reposent essentiellement sur la pénalisation du droit aux démonstrations d'affection entre personnes du même sexe dans les espaces publics et à la télévision :

    « Se peut-il que les homosexuels comprennent le droit à la liberté comme celui qu'ont deux hommes moustachus de rentrer dans un restaurant et de s'embrasser sans le moindre respect pour les autres clients de l'établissement ?

    Ils devraient se comporter de manière convenable en société et réserver les baisers et les gestes d'affection aux espaces privés ou à leur foyer.

    Il se trouve que les homosexuels ne se satisfont pas de l'anonymat et pour attirer l'attention sur eux, ils se mettent à réclamer des droits que même les hétérosexuels ne possèdent pas. Ils se comportent de manière inappropriée et agressent souvent verbalement ceux qui ne partagent pas leurs idées et ils veulent ensuite que la société accepte ce comportement.

    Je suis marié depuis trente-deux ans et malgré cela, je ne pense pas avoir le droit d'embrasser ma femme en public pour lui témoigner mon amour. »

Accusé d'homophobie, le conseiller s'est défendu en déclarant que son coiffeur et son maquilleur étaient gays et qu'il ne faisait que combattre les « privilèges » recherchés par les homosexuels qui vont au-delà des droits accordés à tous.

    @Apolinario_SP : « Le conseil municipal de SP [Sao Paulo, ndlr] a approuvé mon projet pour la création d'une journée hétéro. Je respecte les homosexuels mais je m'oppose aux excès et aux privilèges. »

Sur Twitter, certains utilisateurs comme Shara Maia (@SharaMaia1) et Joao Pedro (@joaopedrocrf) ont soutenu le projet en utilisant le hashtag (mot-clé) #diadoorgulhobabaca (journée de la fierté des cons). La discussion suscitée par un « tweet » de l'étudiante Isabella de Amorim, s'est soldée par sa décision de la supprimer :

    « Et s'il s'agit d'égalité des droits, alors OUI il devrait y avoir une journée de la fierté hétéro, vu qu'il existe une journée de la fierté homo. »

Rosangela Basso, du blog Maria da Penha Neles, suggère avec ironie :

    « Les prochaines journées de fierté à instaurer :

        la journée de la fierté blanche,
        la journée de la fierté de ne pas être handicapé physique,
        la journée de la fierté raciste,
        la journée de la fierté d'être riche,
        la journée de la fierté homophobe. »

Sur Twitter, le vidéo-blogueur PC Siqueira, le producteur Otavio Uga, et le journaliste Daniel Lelis ont également eu recours à l'humour pour formuler leurs critiques :

    @pecesiqueira : « Car il est logique que nous, les hétéros, qui avons subi la répression et les préjugés tout au long de l'Histoire, ayons besoin d'une journée pour affirmer notre position. »

    @otaviouga : « Les homosexuels sont très égoïstes. Battons-nous également pour les droits civiques entre hétéros du même sexe ! Fierté hétéro. »

    @dannlelis : « Fierté hétéro approuvée. Maintenant, les hétéros de Sao Paulo peuvent “enfin” marcher dans la rue main dans la main et même s'embrasser en public. Chapeau, Apolinario ! »

Le projet doit être validé par le maire de la ville, Gilberto Kassab, avant d'être adopté. Conceiçao Oliveira espère « qu'il reste un brin de dignité à Kassab et qu'il opposera son véto à une journée aussi absurde ».

Le conseiller municipal Jamil Murad a publié un article sur son blog qui critique l'approbation de cet événement et l'homophobie en général.

« Orgulho Hétero » (fierté hétéro) et le hashtag #diadoorgulhobabaca (journée de la fierté des cons) sont des Trending Topics (mots-clés les plus utilisés) sur Twitter au Brésil et ont rassemblé des milliers d'opposants à la loi.

Le député fédéral (et évangélique) Eduardo Cunha (PMDB-RJ), connu pour avoir proposé une loi visant à pénaliser « l'hétérophobie » et pour s'opposer aux droits des homosexuels a annoncé qu'il proposerait une journée nationale de fierté hétéro.

Une pétition en ligne demande à Gilberto Kassab d'opposer son véto au projet. Le député fédéral Jean Wyllys se mobilise pour convaincre le maire de ne pas approuver ce projet de loi.

Raphael Tsavkko Garcia. Traduit par Audrey Lamber.
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #64 le: 11 août 2011 à 13:01:25 »
Je suis partagée sur ce genre de choses... En fait je suppose que c'est idiot parce que c'est porté par des gens qui comparent des choses qui ne sont pas comparables. Je n'ai jamais éprouvé le besoin ni l'envie de faire une marche concernant ma sexualité, mais il est vrai que je n'ai jamais été brimée ou embêtée.
Je comprends que ça agace les homosexuels qui tiennent à la marche des fiertés.  :merci: :merci:

Quand aux positions de carlos apolinario, bon... :gene: :gene: Le monsieur se piège tout seul. Si les démonstrations d'affection ne lui vont pas, pourquoi ne pas proposer la pénalisation de TOUTES les démonstrations d'affection ?  :diable: :diable: Ah, les gens qui ne se rendent même pas compte de ce qu'ils disent et de ce qu'ils révèlent...
Pfffff...
Quand à a sa défense assimilable à "mais mon épicier est arabe", merci, mais on connaît déjà...  :gene: :gene:

Allez, tout le monde en robe de bure, c'est mieux.  :mrgreen: :mrgreen:

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #65 le: 31 août 2011 à 11:46:52 »
les intégristes de droite en action...

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Identité sexuelle. Le débat continue autour des nouveaux manuels de SVT

Ce ne sont que quelques lignes intégrées dans les nouveaux manuels de SVT, mais ils font débat depuis maintenant plusieurs mois. Cette année, les élèves de première ES et L apprendront que « l’identité sexuelle » s’explique autant par le contexte socioculturel que par le sexe biologique. Quatre-vingt députés UMP ont demandé ce mardi le retrait de ces lignes.

80 parlementaires demandent un retrait

Dans une circulaire du 30 septembre 2010, le ministère indiquait que les programmes de SVT de première devaient comporter un chapitre intitulé « devenir homme ou femme ». « Si l’identité sexuelle et les rôles sexuels dans la société avec leurs stéréotypes appartiennent à la sphère publique, l’orientation sexuelle fait partie, elle, de la sphère privée », précisait la circulaire.

Depuis quelques mois, on assiste à une levée de boucliers contre cette mesure. Ce mardi, 80 parlementaires, conduits par Richard Maillé, député des Bouches-du-Rhône, font écho aux critiques exprimées au printemps par la direction de l’enseignement catholique.

La lettre est notamment signée par Christian Vanneste, Lionnel Luca et Jacques Myard, fondateurs du collectif de la Droite populaire, Bernard Debré, Eric Raoult et Hervé Mariton.

Le premier signe sur son blog un billet au ton ironique qu’il conclut par ces quelques mots : « qu’une pareille bouillie idéologique puisse être considérée si peu que ce soit avec sérieux et enseignée alors qu’elle ne repose sur aucune connaissance digne de ce nom, ni même sur le minimum de cohérence interne nécessaire à une théorie devrait soulever un inextinguible rire rabelaisien. »

La « théorie du genre »

Dans une lettre au ministre, ces députés estiment que les manuels de SVT (Sciences et vie de la terre) de classe de première font référence à « la théorie du genre sexuel ». « Selon cette théorie, les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités : homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuels », écrivent-ils.

Il s’agit selon eux d’une « théorie philosophique et sociologique qui n’est pas scientifique, qui affirme que l’identité sexuelle est une construction culturelle ».

Plusieurs mois que les réactions fusent

La théorie du genre (« gender »), est venue des Etats-Unis et est très peu connue en France. Le 30 mai dernier, après avoir pris connaissance de ce changement dans les manuels de SVT, France Catholique réagissait en affirmant que cet apprentissage était « une agression caractérisée de nos consciences de pères et mères de familles, d’éducateurs et, tout simplement, d’êtres humains. »

Christine Boutin avait également, en juin, signifié son désaccord avec cette mesure, clôturant son discours sur une phrase controversée : « les civilisations qui ont reconnu l’homosexualité ont connu la décadence ».

En réponse à cette déclaration, l’Institut Emilie du Châtelet a mis en ligne une pétition qui a recueilli 2 260 signatures, appelée « Enseigner le genre : contre une censure archaïque ».

Le syndicat national des enseignants du second degré (SNES) a pris la défense du nouveau programme sur son site internet.

Philippe Meirieu, spécialiste de la pédagogie et président du conseil fédéral d’Europe-Ecologie Les Verts, a dernièrement réagi dans L’Express : « L’assemblée nationale n’a pas à délibérer sur les programmes, sauf s’il s’agit de théories qui touchent aux valeurs de la nation telles que le négationnisme, les lois mémorielles, etc. »

Ce que disent les manuels

Cinq éditeurs sont visés par cette plainte. Le manuel publié par Hachette donne une définition de l’identité sexuelle : « Le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle mais ce n’est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin. Cette identité sexuelle, construite tout au long de notre vie, dans une interaction constante entre le biologique et contexte socioculturel, est pourtant décisive dans notre positionnement par rapport à l’autre ».

Dans le manuel édité par Belin, la notion d’identité sexuelle est expliquée ainsi : « chacun apprend à devenir homme ou femme selon son environnement et l’éducation reçue. Il existe un autre aspect encore plus personnel de la sexualité : c’est l’orientation sexuelle. Je peux être un homme et être attiré par les femmes. Mais je peux aussi me sentir 100 % viril et être attiré par les hommes. »

Et ci-dessous, la page consacrée à ce sujet dans le manuel édité par Bordas :

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #66 le: 09 septembre 2011 à 01:31:36 »
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #67 le: 17 septembre 2011 à 18:27:29 »
Je pense que le fil est adéquat aussi pour cet article:

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«La France est au Moyen Age sur le droit des transsexuels»

Interview
Avec l'autorisation d'un troisième genre sur les passeports par l'Australie, l'avocat Emmanuel Pierrat regrette les retards de l'Europe et de la France dans ce domaine.

Recueilli par Quentin Girard

L'Australie a décidé d'autoriser les personnes transgenres ou transsexuelles à se déclarer comme telles sur leurs passeports, ou à choisir leur sexe, sans exiger qu'elles aient subi une opération chirurgicale. Celles qui ne souhaiteront pas se déterminer se verront attribuer le signe «x» dans la catégorie de genre du passeport. C'est une première pour un pays considéré comme occidental et chrétien. L'avocat Emmanuel Pierrat, défenseur de la cause des transexuels, regrette les retards de l'Europe et surtout de la France dans ce domaine.

Y-t-il eu une polémique en Australie?

Il n'y a pas les mêmes types de résistance en Australie. De la part des politiques mais aussi de la part de la population. On n'a pas dans un pays aussi récent le poids des églises comme ici en Europe. Par exemple si vous prenez l'Espagne qui est tout de même très en avance sur la question des trans – même si aujourd'hui elle parait à la traîne de l'Australie – le principale problème de Zapatero a été l'Eglise catholique.

Vous avez aussi un personnel politique australien, même s'il est conservateur et blanc en apparence, beaucoup plus jeune et moins traditionaliste. Et vous n'avez pas une population prête à descendre par millions dans la rue pour protester au nom des valeurs morales. La dispersion entre 4 ou 5 grosses cités avec une communautée gay friendly urbaine importante fait qu'on n'entend pas ceux qui pourraient être opposés.

Est-ce que ce type de lois vous paraît possible en Europe?

Le problème c'est que pour l'instant dans le cadre de l'Union européenne ou dans celui des pays membres de la Convention européenne des droits de l'homme, tout est renvoyé au législateur national. Tant qu'un Etat n'est pas sanctionné par la Cour européenne des Droits de l'homme, il considère qu'il peut mener sa barque et sa propre politique.

Du coup, cela donne des législations très contrastées. La France en est carrément au Moyen Age pour le droit des trans, quasiment au niveau de la Pologne et de la Turquie. Elle est à des années-lumière des évolutions en Autriche, en Espagne, au Royaume-Uni ou en Belgique.

Le troisième sexe pour les passeports est-il une demande de la part de la communauté transexuelle française?

C'est très compliqué car ce mouvement trans est très divisé. Il y a beaucoup de chapelles et peu de monde. On considère que cela concerne au mieux 10.000 personnes donc, électoralement, cela veut dire zéro. Les revendications surtout peuvent varier selon les mouvement associatifs: sur la question de la psychiatrisation ou non, sur la question du changement de sexe par simple volonté ou par l'opération. Certains mouvements sont radicaux, ils veulent immédiatement la possibilité de choisir son genre ou une troisième case, sans passer par l'opération qu'ils assimilent à la stérilisation. Les autres considèrent qu'il faut y aller étape par étape. C'est très compliqué de prendre parti pour les uns ou les autres. Au moins la position radicale a le mérite d'être très claire. Depuis 1992 et la condamnation de la France pour la Cour Européenne des Droits de l'homme pour les difficultés de changement d'état civil, on progresse à toutes petites enjambées.

Comment expliquez-vous ce retard de la France?

Electoralement les trans ne pèsent rien. Et malheureusement on est dans un pays où le clientélisme politique est très important. Trouvez-moi le député qui a le plus de trans dans sa circonscription?

A Paris?

Oui, à Paris, et encore. Combien de trans par rapport au nombre d'électeurs? Si vous êtes un peu sensible au sujet, très bien, mais après vous vous retrouvez tout seul. Patrick Bloche, par exemple, député socialiste du XIe, est assez sensible à cette question mais s'il veut déposer une proposition de loi il faut qu'elle soit adoptée par l'ensemble du groupe socialiste. Et quand vous voyez qu'ils sont déjà incapables d'avoir une position arrêtée sur le mariage gay...

Est-ce qu'il ne manque pas à la communauté trans une personnalité reconnue pour se faire entendre?

Si, bien sûr, il manque de toute évidence un porte-étendard. Jusqu'ici la communauté trans s'est retrouvée avec des personnalités qui pouvaient être connues mais qui n'étaient pas militantes. Ceux qui sont revendicatifs de façon politique manquent de notoriété au niveau nationale. Il faudrait une sorte de Delanoë trans, cela ferait avancer beaucoup plus vite les choses.


http://www.liberation.fr/societe/01012360322-la-france-est-au-moyen-age-sur-le-droit-des-transsexuels?xtor=EPR-450206
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #68 le: 17 septembre 2011 à 21:56:10 »
Je vois juste un problème... C'est que ça crée un fichier des transgenres. Et ça, my friends, ce n'est pas une bonne idée DU TOUT. Le jour où des neuneus prennent le pouvoir, le jour où ça se sait, certains pays peuvent interdire de séjour les transgenres, ou bien ils peuvent être traqués.

Alors je comprends très bien que certains considèrent ça comme un droit, mais il y a aussi le pragmatisme. Quand on est une fille, on peut être féministe, mais si on est aussi pragmatique, on ne se balade pas dans des endroits mal famés la nuit seule, sous prétexte qu'une femme doit être respectée.

Je suis pour que tous les genres et que toutes les préférences sexuelles aient les mêmes droits d'expression, mais je pense qu'il faut se méfier de certaines choses. Enfin, ça reste un droit, pas une obligation, c'est donc encore une liberté.

 :merci: :merci:

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #69 le: 17 septembre 2011 à 22:38:21 »
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Le jour où des neuneus prennent le pouvoir
On y est, pas un jour ne passe sans qu'un neuneu veuille pondre un décret sur un sujet qui ne devrait pas concerner les politiques : la vie privée, la sexualité, le sentiment patriotique des citoyens, la somme maximum d'argent qu'un profane devrait pouvoir gagner à euromillions...
Ils sont incapables de laisser aux gens le choix de vivre leurs vies comme bon il leur semble, il faut qu'ils interférent dans tous les domaines.

C'est le gouvernement des emmerdeurs !
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« Modifié: 17 septembre 2011 à 22:39:59 par oblomov »
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #70 le: 17 septembre 2011 à 23:17:46 »
Je dois avouer Oblomov, que je ressens un certain malaise à lire ta réponse, et je ne sais pas vraiment expliquer pourquoi !
Si je m'en tiens au thème traité ici, et à ce à quoi répond Val, je devrais être plutôt d'accord avec toi.... et pourtant j'ai l'impression d'être .... euh, je sais pas vraiment.... aussi mal à l'aise que face à une injonction  paradoxale, ou à peu prés ...
 8/ je ne comprends pas tout, je voulais juste partager..... peut-être que toi-même ou quelqu'un d'autre pourra m'aider à comprendre d'où vient ce malaise ???
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #71 le: 17 septembre 2011 à 23:36:45 »
Je dois avoir le don de provoquer les malaises chez toi, déjà les images, maintenant je ne sais pas trop quoi...
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #72 le: 18 septembre 2011 à 11:04:55 »

en même temps c'est un peu le boulot de la politique, dés l'instant qu'un fait à une incidence sur le vivre égaux, le politique doit proposer des choses pour remédier à cela.
jusqu'il y quelques mois le transsexualisme était considéré comme une affection psychiatrique,il reste encore beaucoup à faire notamment concernant le changement d'état civil, j'ai une amie qui est en train de faire les démarche et c'est pas évident, avec quelques autres personnes nous avons écrit une lettre au juge pour prouver que ce changement d'état civil est justifié.

pour l'instant les personnes trans n'ont pas le choix.
« Modifié: 18 septembre 2011 à 11:11:09 par raja »

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #73 le: 18 septembre 2011 à 11:54:15 »
Je ne sais pas pourquoi en France on complique tout alors que c'est le pays qui dispose du plus grand arsenal législatif . Pourquoi une loi spécifique à ce que l'on désigne désespérément comme communauté ? Dès lors qu'une personne peut justifier d'un certificat définitif de reconnaissance du nouveau sexe qui pourrait être délivré par un collège de médecins et par le TGI , l'officier d'état civil devrait être habilité à enregistrer l'acte sur le registre d'Etat civil . Il n'est pas question d'une reconnaissance de droits particuliers à une  communauté mais au contraire de faire en sorte que tout le monde soit reconnu comme citoyen au delà de la question du genre . Y a pas de quoi en faire un plat . Quant à la question du fichier :le registre d'Etat civil en est un par définition : mais indiquer le changement de nom et de prénom n'impose pas de mentionner les circonstances de ce changement . Enfin ....c'est mon humble avis qui repose sur les valeurs essentielles de la République ...
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #74 le: 18 septembre 2011 à 12:55:08 »
Tu as raison, Syberia, si l'on considère que le problème des transgenres n'est qu'une question de changement d'identité. Effectivement, il y a danger de stigmatisation par la création d'un fichier.
Pour ma part, j'ai essentiellement vu à travers cet article un progrès dans l'esprit d'ouverture d'une société. Mais je me demande si le "troisième genre" est toujours réductible au changement d'identité sexuelle et s'il ne devrait pas y avoir un statut particulier aux individus qui désirent rester dans une sorte de bivalence...?
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #75 le: 18 septembre 2011 à 14:02:14 »
Elle est intéressante ta remarque Sarkonique parce qu'elle reflète en partie les dangers qui nous guettent et qui tournent autour de la question de l'identité . Quand tu évoques la possibilité de la reconnaissance d'un statut particulier je ne peux pas m'empêcher d'avoir des frissons d'horreur dans le dos .Pour t'avoir lu maintes fois je sais aussi que tes intentions sont très éloignées de l'horreur à laquelle cette question me renvoie . Pour être claire je pense avec effroi "aux années Vichy" qui conféraient aux juifs , aux  homos et aux tziganes des statuts particuliers avec une signalétique singulière pour chacune de ces communautés . Mon rejet de ce fait "communautaire" est viscérale . Je ne voix pas les gens en fonction de leur couleur , de leur genre  , leur origines , leur préférences sexuelles mais comme des citoyens qui partagent dans leurs diversités un intérêt général qu'on pourrait appeler , pour simplifier , le vivre ensemble . C'est en cela que j'aime le concept de République . Dans l'idéal la République n'est pas une juxtaposition d'intérêts personnels mais un ensemble indivisible qui intègre les différences pour vivre dans une société homogène , généreuse et humaine . Ce qui m'importe chez une personne ce n'est pas qu'elle soit une femme , un homme , noire , trans , homo , handicapée ou ébéniste  ; ce qui m’intéresse ce sont ses valeurs , ses engagements et sa citoyenneté . Il se trouve que dans la situation évoquée plus haut le problème qui me semble majeur et que Raja :fleur2: nomme comme le "vivre égaux" ;c'est bien  la question de l'accès à la  citoyenneté dont il s'agit . Après chacun fait ce qu'il veut avec ce qu'il est . Je ne parle pas de changement d'identité sexuelle , mais de changement d'état civil comme pour une naissance , un mariage , un divorce et un décès . Le changement de genre est une affaire privée et ce que doit "consacrer" la société n'est pas la question privée mais la question civile . Un simple décret suffirait sans qu'il y ait matière à débattre pendant des plombes , n'en déplaisent aux cathos de tout poil .
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #76 le: 04 novembre 2011 à 12:18:09 »
En Tanzanie, la question ne se pose même plus...  :/

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Légalisation de l'homosexualité: la Tanzanie rejette les menaces britanniques

La Tanzanie a rejeté vendredi toute idée de légaliser l’homosexualité, en réaction à la menace du Premier ministre britannique David Cameron de suspendre l’aide de son pays aux pays qui ne reconnaîtraient pas les droits des homosexuels.

«La Tanzanie est un pays pauvre mais nous n’accepterons pas de légaliser cette stupidité pour toucher leur aide et leur argent. L’homosexualité, ce n’est pas notre culture et même nos lois ne l’acceptent pas», a déclaré vendredi le ministre tanzanien des Affaires étrangères, Bernard Membe sur la télévision gouvernementale TC1.

«Oh, mon Dieu! Refuse!»
David Cameron a affirmé dimanche que les pays bénéficiaires de l’aide au développement britannique devaient «respecter les droits de l’Homme et cela incluait le traitement réservé aux homosexuels».

Le chef de la diplomatie tanzanienne a révélé que son gouvernement avait rejeté l’année dernière une demande d’accréditation d’un diplomate homosexuel. «Quand je suis allé faire part au président Jakaya Kikwete de l’identité de cette personne, il m’a répondu en trois mots 'Oh, mon Dieu! Refuse!'».

Membe a estimé que les déclarations de David Cameron risquaient de mettre à mal l’unité du Commonwealth.

Selon la presse locale, Ali Mohammed Shein, le président de l’archipel de Zanzibar qui dépend de la République Unie de Tanzanie, a également rejeté les propos du Premier ministre britannique. «Nous n’accepterons jamais cette option. Ils peuvent arrêter l’aide s’ils le veulent», rapporte le quotidien Daily News citant M. Shein. «Nos valeurs morales et notre culture primeront même si nous demeurons pauvres», a poursuivi le président de Zanzibar.

Ces critiques surviennent alors que le prince de Galles et son épouse sont attendus dimanche en Tanzanie pour une visite officielle de 4 jours.

(Source AFP)


http://www.liberation.fr/monde/01012369567-legalisation-de-l-homosexualite-la-tanzanie-rejette-les-menaces-britanniques?xtor=EPR-450206
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #77 le: 29 juin 2012 à 10:43:13 »
Vu sur BFM : "Le ministère de la famille annonce que les homosexuels pourront se marier et adopter d'ici fin 2013".
___________________________________________________________________________________________________________________________________
Frondiste : Néologisme timburien. Désigne tout élu à la députation remplissant la double condition d'être de gauche et du parti socialiste.

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #78 le: 29 juin 2012 à 11:55:41 »
c'est bien, c'est très bien et en plus ça ne coûte rien c'est pas comme le SMIC ou les régularisations de sans pap.

un sans-pap noir gay gagnant le SMIC pourra toujours se marier pour régulariser sa situation.
« Modifié: 29 juin 2012 à 11:57:48 par bili »
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Foutons le bordel !

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #79 le: 22 juillet 2012 à 13:00:38 »
ça tourne vraiment pas rond dans leur tête

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Un groupe évangéliste propose de soigner l'homosexualité

Un groupe protestant évangéliste nommé "Torrents-de-vie" a organisé cette semaine à Viviers en Ardèche un stage pour aider les homosexuels à restaurer leur hétérosexualité. Les participants déboursent 410 euros pour assister à ce séminaire. Les associations homosexuelles ne l'entendent forcément pas de cette oreille. Une pétition a été lancée sur le site AllOut.org, comptant samedi à 15h plus de 34.000 signataires. Il y est demandé au gouvernement de "dénoncer et interdire ces traitements qui poussent des milliers de gays et lesbiennes dans une sphère d'autodestruction pouvant aller jusqu'au suicide".

L'association évangéliste se défend d'homophobie

Sur son site, "Torrents-de-vie" précise les sujets abordés dans ses programmes. "Les désorientations et déviances sexuelles" en font partie. Déjà en 2011, ce groupe protestant évangéliste avait dû annuler un séminaire du même type que celui proposé en Ardèche après des protestations.

En novembre 2011, le pasteur Werner Loertscher, qui est aussi coordinateur pour l'association "Torrents-de-vie", une filiale du groupe américain Desert Stream, s'était défendu. "On n'est pas homophobes dans le sens d'être contre la personne homosexuelle, on est pour la personne homosexuelle, mais si elle veut changer, on l'accompagne dans cette recherche. Tout être humain a le droit de chercher une solution pour ce qui ne va pas dans sa vie.", avait-il expliqué.

Des séminaires désapprouvés par son concepteur

Desert Stream a été fondé en 1980 par un ex gay du nom d'Andrew Comiskey, ses ouvrages sont d'ailleurs proposés lors des stages de "Torrents-de-vie". Cette organisation voit l'homosexualité comme un péché.

Les solutions présentées par Torrents-de-vie ont été désapprouvées par son concepteur, le psychiatre Robert L. Spitzer. Ce dernier est revenu sur ses travaux publiés en 2001. Il y était noté qu'un homosexuel "très motivé" pouvait réussir en suivant sa "thérapie réparatrice".

En mai 2012, il a fait volte-face : "Je veux m'excuser auprès de toute personne gay qui a perdu son temps et son énergie dans une thérapie réparatrice."

Une pétition pour mettre fin à ces stages

Du côté des associations homosexuelles, la gronde monte. Une pétition a été mise en ligne sur AllOut.org pour demander "aux ministres de la Santé du monde entier" de mettre fin à ces séminaires. "Il n'y a pas de temps à perdre : de nouveaux séminaires sont prévus dans dix pays - du Royaume Uni à la Suisse, de l'Australie aux USA - et le prochain commence ce dimanche en France", précise le texte de présentation de cette action.

Les scientifiques sont catégoriques sur la question de l'homosexualité

Dans le milieu scientifique, l'hypothèse de l’homosexualité comme maladie curable a été largement mise de côté. En 1990, l'OMS avait enlevé de sa liste des maladies mentales.

En 1997, les spécialistes affirmaient qu'aucun traitement efficace ne permettait de combattre l'homosexualité. Ils ajoutaient que l'homosexualité ne ressemble en rien à une tare.

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #80 le: 22 juillet 2012 à 18:52:52 »
Signé!

Ces crétins feraient bien de se soigner eux-mêmes...  :mrgreen:
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #81 le: 24 juillet 2012 à 10:40:48 »
Concernant Spitzer, c'est un peu plus compliqué que ça parce qu'il est une des personnes ayant réussi à faire enlever l'homosexualité de la liste des maladies mentales.

Voici un témoignage sur rue89 qui parle de ces thérapies.

C'est long mais très intéressant.  :merci: :merci: :merci:

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C’est arrivé au début de ma première année de lycée. Alors que je rentrais à la maison, j’ai trouvé ma mère en train de pleurer, assise sur son lit. Elle avait fouillé dans mes e-mails et était tombée sur un message dans lequel je confessais avoir un faible pour un de mes camarades de classe.

« Est-ce que tu es homo ? », m’a-t-elle demandé. Je lui avouais que oui. « Je le sais depuis que tu es petit garçon. » Mais elle ne s’est pas résignée bien longtemps – confrontée à un problème, ma mère ne se démonte pas et se met aussitôt à le résoudre.

Dès le lendemain, elle me tendait une pile de documents imprimés, trouvés sur le Web, à propos de la « réorientation » sexuelle et des remèdes pour soigner l’homosexualité. Je les ai jetés par terre. Je lui ai dit que je ne voyais pas comment parler de moi à un thérapeute allait m’empêcher d’aimer les garçons.

« Les gays ont un mode de vie solitaire »

Ma mère m’a alors demandé si je souhaitais fonder une famille un jour, et puis m’a posé cette question : « S’il existait une pilule qui pourrait te rendre hétéro, est-ce que tu la prendrais ? » J’ai admis que les choses seraient plus simples si une telle pilule existait.

Jusque là, je n’avais jamais réfléchi aux implications que mon attrait pour les garçons allait avoir sur le reste de ma vie. En fait, je m’étais toujours imaginé, arrivé à l’âge de 40 ans, marié à une femme, avec un fils et une fille – mais c’est le cas pour
L’article le plus long
Près de 40 000 signes : le texte de Gabriel Arana est l’un des plus longs que Rue89 ait jamais publiés. Les amateurs de récits au long cours trouveront leur bonheur dans le dernier numéro de Rue89 avec les doigts, notre magazine tablettes dispo sur iPad, qui compile dix textes remarquables, et pas seulement par leur taille. Y.G.

tout le monde, non ? « Les homosexuels ont un mode de vie très solitaire », m’a-t-elle dit. Et puis elle m’a parlé du docteur Joseph Nicolosi, un psychologue clinicien en Californie, alors président de la National Association for Research and Therapy of Homosexuality (Narth, « société nationale pour l’étude et la thérapie de l’homosexualité »).

C’est le plus grand groupe de médecins pratiquant ce type de traitements. Elle m’a expliqué que Nicolosi avait aidé des centaines de personnes, qui pouvaient désormais mener des vies « normales ».

J’ai fini par lire les papiers que ma mère avait récupérés dans la poubelle. C’étaient des entretiens avec des patients de Nicolosi, qui expliquaient comment la thérapie les avaient aidés à surmonter la dépression et à se sentir « à l’aise avec leur masculinité ».

Ces témoignages semblaient authentiques, et les patients, reconnaissants. J’ai accepté de partir de notre petite ville, près de la frontière entre le Mexique et l’Arizona, et d’aller à Los Angeles avec mon père pour une première consultation avec ce thérapeute.

Brusque mais affable, le psy m’a mis à l’aise

La clinique de psychologie Thomas-Aquinas se trouvait au treizième niveau d’un immeuble récent de Ventura Boulevard, une des artères de la San Fernando Valley. Au coin de l’étage, le bureau de Nicolosi était décoré d’un tapis vert émeraude et des étagères en acajou alignaient des livres avec des titres comme « Homosexuality : A Freedom Too Far » (« Homosexualité : quand la liberté va trop loin ») ou « Homosexuality and the Politics of Truth » (« Dire la vérité sur l’homosexualité »).

La quarantaine, les cheveux bruns épais et grisonnants, Nicolosi, qui a grandi à New York, parlait avec un léger accent du Bronx. Brusque mais affable, il m’a mis à l’aise.

Une fois assis, Nicolosi nous a expliqué en quoi consistait son « remède ». Même si je ne ressentirais sans doute jamais un frisson d’excitation en voyant une femme marcher dans la rue, en progressant dans la thérapie, mes pulsions homosexuelles diminueraient. Je serais sans doute encore attiré par les hommes, mais ces envies ne me contrôleraient plus.

Le fait qu’il reconnaisse que le changement ne serait pas total a rendu sa théorie plus crédible à mes yeux. Sa confiance dans une issue positive m’a donné de l’espoir. Avant de parler avec lui, je m’étais résigné à rester homo toute ma vie, que cette idée me plaise ou non. Mais peut-être que je pouvais décider, et non plus subir ?

Lors de la deuxième partie de la séance, je suis resté seul avec Nicolosi. « Parlez-moi de vos amis à l’école », m’a-t-il demandé. Je lui ai répondu que j’avais deux amies proches. « Et des amis masculins ? » J’ai admis que j’avais du mal à me lier avec des garçons de mon âge. Quand j’étais en primaire, je préférais aider le prof à nettoyer la classe plutôt que faire du sport pendant la récréation.
Si c’était ça, être homo...

« Est-ce que tu es prêt à commencer une thérapie ? », m’a demandé Nicolosi. « Si tu penses que ça ne marche pas, tu peux arrêter quand tu veux. » J’étais d’accord pour commencer des séances hebdomadaires par téléphone.

Après cet échange seul à seul, j’ai rejoint d’autres patients pour une thérapie de groupe. J’étais de loin le plus jeune. Les autres, quatre ou cinq en tout, avaient entre 40 et 60 ans, et parlaient de leurs années passées à suivre « le mode de vie homo », ce qui n’avait fait que les rendre malheureux.

Ils voulaient des vies normales, accomplies. Ils en avaient assez de fréquenter les discothèques, de prendre de la drogue, de multiplier les partenaires ou d’entamer des relations amoureuses qui ne durent jamais. Ils se plaignaient de l’obsession de la jeunesse qui imprègnait la culture gay. Si c’était ça, être homo (et comme ils avaient trente ans ou plus d’expérience, je leur faisais confiance à ce sujet), alors moi aussi je voulais être normal.

J’ai quitté le bureau avec un exemplaire du livre de Nicolosi le plus récent, Healing Homosexuality (« Soigner l’homosexualité ») et une brochure qui répartissait différentes émotions entre deux rubriques : le « vrai moi » et le « faux moi ».

Le vrai moi se sentait masculin, était « satisfait, à la hauteur », « en sécurité, confiant, capable » et « à l’aise dans son corps ». Le faux moi ne se sentait pas masculin, était frustré et mal assuré, et ne se sentait pas en phase avec son propre corps.

Ce discours sonnait juste : on s’était moqué de moi pendant toute mon enfance parce que j’étais efféminé ; adolescent dégingandé et maladroit, affligé de problèmes de peau, je n’étais certainement pas en phase avec mon corps.
« La preuve que la vérité peut vous libérer »

Un autre document montrait la « relation triadique » qui mène à l’homosexualité : un père absent et passif, une mère surimpliquée, un enfant sensible. J’étais plus proche de ma mère que de mon père, j’étais timide. L’ensemble semblait coller, ce qui m’a rassuré et m’a conforté dans l’idée que je pouvais être guéri.

Selon Nicolosi, l’identification avec un parent de l’autre sexe est en contradiction avec notre identité biologique et notre évolution en tant qu’adulte. A cause de ça, il était impossible de se sentir un être à part entière en ayant des relations homosexuelles. Je voulais devenir un être à part entière.

Le 13 juillet 1998 – année où j’ai commencé la thérapie – une pleine page de pub est parue dans le New York Times, montrant une dame rayonnante arborant une bague de fiançailles et une alliance. « Je suis la preuve que la vérité peut vous libérer », clamait-elle. Cette femme, Anne Paulk, expliquait que des violences pendant son adolescence l’avaient conduite à devenir homosexuelle, mais qu’elle était désormais guérie grâce à la puissance de Jésus Christ.

Cette campagne de pub a coûté 600 000 dollars. Elle avait été payée par quinze organisations de la droite religieuse, dont la Christian Coalition, le Family Research Council et l’American Family Association. Sa diffusion a duré plusieurs semaines, dans des journaux comme le Washington Post, USA Today et le Los Angeles Times. Robert Knight, du Family Research Council, a comparé cette opération à un « débarquement de Normandie » dans la « guerre des cultures » qu’ils étaient en train de mener.

Des journalistes ont fait de ces témoignages (peu d’entre eux ont pris la peine de les vérifier) le signe d’une nouvelle tendance. Newsweek a fait sa couverture sur les thérapies du changement, présentées de façon bienveillante. Des titres régionaux et nationaux ont publié des récits d’anciens gays. Ma mère n’aurait peut-être pas pu trouver si facilement des informations sur ces traitements si la droite chrétienne n’avait pas aussi bien préparé le terrain.


Derrière ces pubs, un coup bien mené

Cette offensive a été lancée vingt-trois ans après que l’American Psychiatric Association (APA, société américaine de psychiatrie) a retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Des formes extrêmes de réorientation sexuelle avaient alors été abandonnées, comme des séances d’électrochoc ou la prise de médicaments déclenchant des nausées.

Un petit groupe de médecins continuait cependant de pratiquer des thérapies par la parole en incitant les patients à voir l’homosexualité comme un trouble du développement. Ces méthodes sont cependant restées marginales jusqu’à ce que la droite chrétienne en fasse la promotion.

C’était là un coup politique bien mené : au lieu de promettre aux homosexuels des châtiments apocalyptiques depuis les chaires des églises, on montrait de la compassion pour eux. Focus on the Family a ainsi intitulé son initiative pour dépasser l’homosexualité Love Won Out (« l’amour a gagné »), et expliqué qu’il fallait prendre soin des homos. On n’hésitait pas à retourner contre eux les arguments des militants homosexuels : au nom de la lutte contre les discriminations, les homos souhaitant changer de bord devaient être libre de le faire.

Les deux groupes les plus importants du mouvement « ex-gay » étaient Exodus International, une organisation chrétienne, et Narth, son équivalent laïc. Si Exodus était l’âme de cette coalition, Narth en était le cerveau. Les deux organisations comptaient beaucoup de membres en commun, et Exodus répétait les théories sur l’attraction entre personnes du même sexe promues par Narth.

Avec Charles Socarides, un psychiatre qui s’était opposé au retrait de l’homosexualité de la liste des maladies mentales, Nicolosi a créé Narth en 1992, conçue comme « une organisation scientifique qui redonne espoir à ceux qui subissent une homosexualité non-souhaitée ».

En 1998, le groupe tenait une conférence annuelle, publiait son propre journal et formait des centaines de psychiatres, psychologues et thérapeutes. Nicolosi est resté la figure de proue de Narth.


Invité chez Larry King et Oprah Winfrey

Il n’y a pas de statistiques disponibles sur le nombre de patients qui ont reçu une thérapie ex-gay, ni même sur le nombre de médecins qui l’ont pratiquée, mais à la fin des années 90 et au début des années 2000, ces méthodes n’avaient jamais eu autant de légitimité. Exodus avait 83 sections dans 34 Etats.

Son président, Alan Chambers, déclarait en 2004 qu’il avait connu « des dizaines de milliers de personnes qui avaient réussi à changer leur orientation sexuelle ». Nicolosi a participé à des shows télé populaires, comme ceux d’Oprah Winfrey et de Larry King, ainsi qu’à 20/20, l’émission de reportages d’ABC.

Certes l’alliance de la droite chrétienne et du mouvement ex-gay n’avait pas forcément fait basculer la « guerre des cultures » en cours. Mais elle avait réussi à remettre en cause l’idée que le meilleur choix pour les homosexuels était de s’accepter eux-mêmes.

Après notre première réunion, j’ai discuté au téléphone avec Nicolosi une fois par semaine pendant trois ans, de l’âge de 14 ans jusqu’à ma sortie du lycée. Comme un rabbin apprenant la Torah à son élève, Nicolosi m’incitait à interpréter ma vie quotidienne à la lumière de ses théories.

J’ai lu dans l’un de ses livres, Reparative Therapy of Male Homosexuality (« thérapie réparatrice de l’homosexualité masculine ») qu’il essaie de se placer comme une figure paternelle, créant une relation que, selon lui, ses patients n’ont jamais eu avec leur père. Et c’est vrai c’est ainsi que j’ai peu à peu été amené à le voir.

Nous avons principalement parlé de mon identité masculine endommagée, qui se manifestait par mon attraction pour les autres garçons. Nicolosi me faisait parler des élèves pour qui je ressentais de l’attirance, et ce que j’aimais chez eux. Que j’évoque leur corps, leur apparence, leur popularité ou leur confiance en eux, il concluait toujours en me demandant si je souhaitais avoir moi aussi ces qualités, si j’avais envie que l’un d’eux me donne l’accolade, m’apprécie et m’accepte.

Bien sûr, j’avais envie d’être aussi attirant que les camarades que j’admirais ; bien sûr, je voulais être accepté et aimé par eux. Ces séries de questions me rendaient encore plus malheureux.


Un manque de connexion avec mon père

Nicolosi m’expliquait, séance après séance, que je me sentais en décalage parce que je n’avais pas connu une affirmation masculine suffisante pendant mon enfance. J’en suis venu à croire que mon attraction pour les hommes étaient le résultat d’un manque de connexion avec mon père. A chaque fois que je me sentais repoussé par un ami masculin – parce qu’il ne m’avait pas appelé comme promis, ou parce qu’il ne m’avait pas invité à une fête – je vivais à nouveau le rejet que m’avait fait subir mon père.

La plupart des garçons, me disait-il, ne se laissent pas atteindre par ce genre de choses – parce qu’ils ont confiance en leur masculinité – mais moi, j’étais blessé parce que ça me ramenait à un traumatisme antérieur.

Mes parents ont été surpris par cette interprétation. Au départ, Nicolosi leur avait dit que notre famille faisait figure d’exception, ne collant pas au modèle de la « relation triadique » – en d’autres termes, que mon orientation sexuelle n’était pas de leur faute.

Quand il est devenu clair que Nicolosi les tenait pour responsables, ils se sont désengagés. Ils ont continué de payer pour la thérapie mais n’ont pas vérifié que je suivais les sessions ou demandé de quoi nous parlions. J’étais heureux de défier ainsi mes parents. Ils ne me laissaient pas sortir assez tard ? Ils ne me donnaient pas assez d’argent ? J’avais sous la main une autorité de confiance qui m’assurait que leurs décisions étaient injustes.

N’importe quel désaccord devenait une preuve supplémentaire que mes parents avaient raté mon éducation.


Malgré la thérapie, mes penchants restent

Alors que la thérapie avançait, je sentais que je comprenais mieux les origines de mes penchants. Le problème, c’est qu’ils étaient toujours là. A la demande expresse de Nicolosi, j’ai dit à ma meilleure amie qu’il fallait que je prenne de la distance avec elle. A la place, Nicolosi m’encourageait à créer des « liens authentiques et asexués » avec d’autres garçons.

Il me mit en relation avec un autre de ses patients, Ryan Kendall, qui avait mon âge et vivait au Colorado. Nous discutions régulièrement par téléphone. La plupart du temps, nos conversations étaient banales, nous parlions des gens qu’on aimait et de ceux qu’on n’aimait pas, de nos devoirs et de nos succès à l’école. Une discussion entre deux potes qui devait, selon notre thérapeute, nous réparer.

Mais fréquemment, nous déviions. Nous avons flirté, une expérience nouvelle pour moi ; il n’y avait pas d’homos déclarés dans mon lycée. Nous nous décrivions l’un à l’autre : il disait avoir des cheveux et des yeux bruns, être petit mais mignon ; je disais être grand et maigre (je ne mentionnais pas mes problèmes de peau).

Nous nous sommes promis de nous envoyer des photos, mais nous ne l’avons jamais fait. « Que dirait Nicolosi de tout ça ? », nous demandions-nous. C’est devenu un refrain, notre façon de reconnaître que nous étions en train de mal nous conduire.

Si nous avons pu créer des liens, c’est en partie parce que nous partagions la même rébellion contre notre médecin. Pour moi, c’était moins un rejet de la thérapie ex-gay que le plaisir de défier l’autorité, mais Ryan était convaincu que le changement était impossible – « Nicolosi est un charlatan », m’a-t-il dit un jour.


« Votre fils ne vivra pas comme un homo »

Malgré mes transgressions, je croyais encore aux théories du médecin. Mais ma relation avec Ryan ne m’a pas permis de régler un plus grand problème : alors que je découvrais à quel point la relation avec mes parents avait défini ma vie intime, j’étais toujours attiré par les garçons.

J’ai chatté sur Internet avec des hommes plus âgés, et j’en ai rencontré certains. Je me sentais coupable, mais j’avais assez confiance en Nicolosi pour lui avouer que je faisais « des expériences ». Il m’a dit d’être prudent, mais que je ne devais pas ressentir de la culpabilité ou m’appesantir là-dessus.

Et m’a expliqué que mon comportement sexuel était d’importance secondaire : si je comprenais suffisamment qui j’étais et améliorais mes relations avec les hommes, mes pulsions disparaîtraient d’elles-mêmes. Il fallait juste que je sois patient.

A la fin de ma dernière année au lycée, Nicolosi a eu une ultime conversation avec mes parents et leur a dit que le traitement avait été un succès : « Votre fils ne vivra jamais comme un homo », leur a-t-il assuré. Quelques semaines plus tard, notre femme de ménage m’a surpris avec un garçon dans le jardin. C’était la fin de la thérapie pour moi.

Mes parents étaient convaincus qu’elle n’avait pas marché parce que Nicolosi les avait rendus responsables de mon état. Ils m’ont envoyé voir un autre thérapeute, avec qui j’ai suivi une seule session, refusant de poursuivre avec lui. Même si j’avais accepté la théorie de Nicolosi expliquant pourquoi les gens étaient homos, je considérais que continuer à m’épancher ainsi n’y changerait rien.

Lorsque je suis parti à Yale, ma mère m’a averti : si jamais elle découvrais que je vivais « comme un homo », mes parents ne paieraient plus pour mon éducation. « Je t’aime assez pour t’empêcher de te faire du mal », m’a-t-elle dit.
Une caution scientifique majeure

En 2001, l’année où j’ai commencé l’université, le mouvement ex-gay a reçu un soutien inattendu, celui du professeur et influent psychiatre de Columbia Robert Spitzer, qui avait mené le combat en 1973 pour retirer l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Quatre années après les émeutes de Stonewall, à New York, la décision avait été un événement majeur pour les militants des droits des homosexuels.

Mais vingt-huit ans après, Spitzer a publié une étude concluant qu’un changement de l’orientation sexuelle était possible. Basé sur 200 entretiens avec des « ex-gays » – le plus grand échantillon rassemblé jusque là –, elle ne se prononçait pas sur l’efficacité des traitements en question.

Cependant, Spitzer expliquait qu’au moins pour un petit nombre d’individus très motivés, ça avait marché. Ce qui, pour le grand public, est devenu : l’homme à l’origine de la révolution de 1973, qu’on ne pouvait suspecter d’homophobie, a validé le principe de la thérapie ex-gay.

Une dépêche d’Associated Press a qualifié ce travail d’« explosif ». Pour reprendre les mots d’un collègue homo de Spitzer, c’était comme « lancer une grenade dans la communauté gay ». Pour le mouvement ex-gay, c’était du pain bénit. Les autres travaux arrivant aux mêmes conclusions avaient été publiés dans des revues sans contrôle scientifique, dans lesquelles les auteurs paient pour figurer au sommaire, comme Psychological Reports. Le travail de Spitzer était repris dans les prestigieuses Archives of Sexual Behavior.

Cette étude est toujours citée par des organisations ex-gay comme preuve que leurs méthodes ont des résultats. Elle a rendu furieux les militants de la cause gay et beaucoup de psychiatres, qui ont critiqué sa méthodologie et sa forme.

Les participants avaient en effet été adressés à Spitzer par des organisations comme Narth ou Exodus, lesquelles avaient intérêt à lui envoyer des personnes à même de confirmer leurs thèses. On se basait sur leurs seules déclarations, sans comparer les résultats avec ceux d’un groupe de contrôle, ce qui aurait permis d’estimer leur crédibilité.


« Et vous, comment ça s’est terminé ? »

Au printemps, j’ai rendu visite à Spitzer dans sa maison de Princeton. Il est venu m’ouvrir en s’aidant d’un déambulateur. Frêle mais l’esprit toujours vif, Spitzer souffrait de la maladie de Parkinson, « une saloperie ». Je lui ai raconté que Nicolosi m’avait demandé, en 2001, de participer à son étude, comptant mon cas parmi ses réussites. Je ne l’ai jamais rappelé.

« En fait, j’ai eu beaucoup de mal à trouver des participants », se souvenait Spitzer. « Après toutes ces années à pratiquer des thérapies ex-gay, on aurait pu penser que Nicolosi aurait beaucoup de succès à revendiquer. Il ne m’a envoyé que neuf patients. »

« Et pour vous, comment ça s’est terminé ? », a-t-il demandé. J’ai dit que j’étais resté dans le placard quelques années de plus, mais que j’avais fini par accepter mon homosexualité. A la fin de mes études, j’ai commencé à avoir des petits amis stables, et en février – dix ans après ma dernière session avec le docteur Nicolosi –, je me suis marié avec mon partenaire.

Spitzer s’était intéressé aux thérapies ex-gay parce qu’elles étaient controversées – « j’ai toujours été attiré par la polémique » – mais il a été gêné par les réactions que ses conclusions ont déclenchées. Il n’entendait pas prouver que les homos pouvaient entamer des thérapies ex-gay. Son objectif était de déterminer si la proposition inverse – le fait que personne n’aie jamais réussi à changer son orientation sexuelle – était vraie.

Je l’ai interrogé sur les critiques émises contre son travail. « Avec le recul, je dois admettre qu’elles sont en grande parties justifiées », a-t-il répondu. « Ce que j’ai établi, ce n’est rien de plus que ce que disent d’eux-mêmes ceux qui ont suivi un traitement ex-gay. »

Il m’a raconté qu’il avait proposé au rédacteur en chef des Archives of Sexual Behaviour de publier un rectificatif, mais que ce dernier avait refusé (sachant cela, j’ai tenté à plusieurs reprises de joindre ce journal, sans succès).


Il me propose un texte de rétractation

Spitzer m’a confié qu’il était fier d’avoir fait partie de ceux qui ont retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Agé de 80 ans, retraité, il avait peur que l’étude de 2001 entache son héritage et fasse souffrir des gens. Il a reconnu que tenter de faire changer d’orientation un homosexuel pouvait « faire des dégâts ».

Mais il n’avait en revanche aucun doute sur la décision prise en 1973. « S’il n’y avait pas eu de Bob Spitzer, l’homosexualité aurait fini par être retirée de cette liste. Mais ça ne serait pas arrivé dès 1973. »

Spitzer commençait à être fatigué, et m’a demandé combien de questions j’avais encore à lui poser. Aucune, ai-je répondu, à moins que vous ayez quelque chose à ajouter. C’était le cas : il souhaitait que je publie le texte de rétractation proposé à propos de l’étude de 2001, « pour que je n’ai plus à me soucier de ça ».

Au début des années 2000, la caution de Spitzer était d’autant plus précieuse pour le mouvement ex-gay que le besoin de soutiens scientifiques sérieux a commencé à se faire sentir. Un groupe de blogueurs défendant les droits des homosexuels a commencé à s’intéresser de près à ces groupes, prêt à dénoncer le moindre comportement hypocrite dans leurs rangs. Et il y avait de quoi faire.

John Paulk, le fondateur de Love Won Out, membre du conseil d’administration d’Exodus International, et mari d’Anne Paulk, a été repéré et photographié dans un bar gay de Washington.

Richard Cohen était le fondateur de Parents and Friends of Ex-Gays and Gays (Pfox, « parents et amis d’ex-gays et de gays »), pendant de Parents Families and Friends of Lesbians and Gays (Pflag, « parents, familles et amis de lesbiennes et de gays »). Il a été exclu de l’American Counseling Association pour des manquements à l’éthique.


Les dérives du mouvement « ex-gay »

On a aussi appris que Michael Johnston, qui a créé le National Coming Out of Homosexuality Day (« journée nationale de la sortie de l’homosexualité »), avait transmis le virus du sida à des hommes rencontrés sur Internet, lors de rapports non-protégés.

Un membre du comité scientifique de Narth a créé une polémique en suggérant que l’esclavage avait été un bienfait pour les Noirs, qui avaient ainsi pu s’échapper du « sauvage » continent africain. Peu de temps après, le conseil d’administration de Narth a exclu Nicolosi, alors encore président. En 2010, on a appris que la secrétaire de direction de Narth, Abba Goldberg, était un escroc qui avait passé dix-huit mois en prison.

Des thérapeutes en lien avec Narth et Exodus ont été accusés d’avoir agressé sexuellement leurs patients, ou bien d’avoir des pratiques médicales douteuses. Parmi eux, Alan Downing, chef thérapeute au Jews Offering New Alternatives to Homosexuality (Jonah, « juifs offrant de nouvelles solutions à l’homosexualité »), qui demandait à ses patients de se déshabiller et de se toucher devant un miroir ; Christopher Austin, membre de Narth condamné pour avoir abusé sexuellement d’un patient ; Mike Jones, affilié à Exodus, qui a demandé à un patient de retirer son T-shirt pour faire des pompes devant lui.

Le mouvement a aussi été sapé par le départ de personnalités importantes. John Evans, qui avait créé le premier groupe ex-gay en dehors de San Francisco, a renoncé à ces traitements lorsqu’un de ses amis, ne parvenant pas à devenir hétéro, s’est suicidé.

L’ancien ex-gay Peterson Toscano, engagé dans ces organisations pendant dix-sept ans, a fondé Beyond Ex-Gay, une communauté en ligne pour les « survivants » de ces thérapies. En 2007, le cofondateur d’Exodus Michael Bussee a présenté des excuses pour le rôle qu’il a joué dans la création de cette organisation.

Face à la résurgence des thérapies ex-gay, des organisations professionnelles ont aussi pris position. De 2007 à 2009, l’APA a passé en revue toutes les études portant sur les tentatives de changement d’orientation sexuelle.


« Ça donne un faux espoir »

Judith Glassgold, à la tête du groupe de travail concerné, a dit qu’il n’avait trouvé aucune preuve que les thérapies ex-gay pouvaient marcher. En fait, ils ont découvert que les traitements proposés risquaient de rendre les patients angoissés, dépressifs et parfois suicidaires.

« Ça donne un faux espoir, ce qui peut être dévastateur », a expliqué Glassgold. « Ça nuit à l’estime de soi en imposant une vision psychopathologique de l’homosexualité. » L’APA déconseille aujourd’hui ce type de pratiques.

Ces dernières années, même Exodus a commencé a prendre ses distances avec les thérapies ex-gays. L’organisation a nuancé ses positions, encourageant ses membres qui souhaitent respecter leurs valeurs religieuses à rester célibataires plutôt que de tenter de changer d’orientation sexuelle. Le groupe ne parle plus de « se libérer de l’homosexualité » (son slogan) mais insiste sur la noblesse qu’il y a à lutter contre des penchants homosexuels.

Exodus s’est aussi détachée de Narth. En septembre 2011, elle a retiré les références aux livres et article de Nicolosi de son site Web. En janvier, le président d’Exodus Alan Chambers a pris la parole lors d’un rassemblement du Gay Christian Network.

Quand on lui a demandé qu’elle était la probabilité qu’un homo parvienne à devenir hétéro, Chambers – qui a un jour clamé qu’il connaissait des milliers de cas où le changement d’orientation avait réussi – a reconnu que « 99,9% » de ceux qui avaient essayé avaient échoué.

Il y avait d’autres signes de ce déclin. Le public de la conférence Love Won Out de Focus on the Family, plus grand rassemblement annuel du mouvement, s’est fait clairsemé. L’événement a finalement été revendu à Exodus. Les militants ex-gays sont moins présents lors des rassemblements de la droite religieuse. Vingt ans après la fondation de Narth, le mouvement a perdu de son lustre.

J’ai été amené à connaître un certain nombre des patients de Nicolosi, et d’autres qui ont suivi des thérapies avec des membres de Narth. Membres d’un réseau informel d’anciens ex-gays, nous nous voyons de temps en temps à des conférences, et échangeons sur les blogs. Le plus connu d’entre eux est peut-être Daniel Gonzales, qui écrit pour le site Box Turtle Bulletin.

Nicolosi a aussi demandé à Daniel de participer à l’étude de Spitzer. Quand il a arrêté la thérapie, il pensait qu’il avait compris pas mal de choses sur sa condition, mais a fini par abandonner l’espoir de résister à ses pulsions. « J’ai perdu un an et demi de ma vie dans cette thérapie », raconte-t-il.

« Pendant longtemps, les trucs que disait Nicolosi à propos des relations homosexuelles ont continué à me hanter. » Ses histoires avec les hommes échouaient systématiquement parce qu’il était convaincu, comme le lui avait enseigné Nicolosi, qu’elles se termineraient de toute façon dès qu’ils serait en paix avec la part masculine de sa personnalité.


Comme un lépreux sans espoir de guérison

Les idées de Nicolosi ont fait plus que me hanter. Lors de mes deux premières années à l’université, je me voyais, en gros, comme un lépreux sans espoir de guérison. Je suis resté dans le placard, mais j’avais malgré tout des relations sexuelles avec des camarades de classe. Je suis devenu de plus en plus déprimé, refusant cependant d’aller voir un psy, de peur qu’il dise à mes parents que je vivais « comme un homo ».

Je réfléchissais à ce que j’allais faire si mes parents décidaient de me couper les vivres. Je pensais rester à New Haven, et trouver un boulot. Je demanderais une bourse de la Point Foundation, qui accorde des aides financières aux gays abandonnés par leurs parents. Je ne voulais pas retourner en Arizona. Je ne voulais pas voir un thérapeute ex-gay.

J’ai passé des heures à la fenêtre de ma chambre, située au troisième étage, me demandant si une chute me tuerait ou me laisserait paralysé. J’avais obtenu une ordonnance pour des somnifères, et j’envisageais d’avaler le flacon entier, avant de me pencher à l’extérieur, en attendant qu’ils fassent effet.

Je ne sais pas trop comment tout ça m’est venu en tête. Peut-être la pression scolaire, mêlée à la contradiction qui grandissait entre mes idéaux et mon comportement. Mais au printemps de ma deuxième année d’université, les différents aspects de ma personnalité que j’avais réussi à maintenir ensemble – la part qui pensait que c’était mal d’être homo, celle qui couchait quand même avec des hommes, celle que je montrais au monde et celle qui souffrait en silence – se sont effondrés.

Pendant deux nuits, je n’ai dormi que par périodes de vingt minutes, bouffé par le désespoir. Je regardais la bouteille dans le placard avec une sorte d’excitation anxieuse. J’en étais arrivé à un point où j’avais davantage peur de ce que j’étais devenu que de celui que j’aurais été si j’avais assumé d’être homo.


Plus que tout, j’avais peur de rentrer

Réalisant que je n’étais pas loin de passer à l’acte, je suis allé au bureau du doyen de l’université et j’ai dit que j’étais suicidaire. Il m’a conduit à une antenne médicale et j’ai été admis à l’hôpital psychiatrique de Yale. Pendant l’entretien d’admission, j’ai eu une crise de panique et j’ai tendu au psy une note manuscrite qui disait : « Quoiqu’il m’arrive, ne me sortez pas d’ici. » J’avais signé et daté. Plus que tout, j’avais peur de rentrer à la maison.

Il faisait gris et froid lors de ma première nuit à l’hôpital. Je me souviens que je regardais par le fenêtre de la pièce, que je partageais avec un schizophrène. La neige couvrait le sol de la cour intérieur en contrebas. N’arrivant pas à dormir, je me suis rendu dans la salle commune et j’ai emporté une série de magazines.

Je tournais les pages, m’arrêtant sur les hommes posant dans les publicités pour des vêtements. Je déchirais ces pages et les plaçais dans des chemises en plastique. Je me suis allongé sur le lit, le classeur contre ma poitrine, murmurant « c’est OK, c’est OK, c’est OK ».

J’ai dû rentrer à la maison, j’y suis même resté pendant un an avant de retourner à l’université. A ce moment, mon père, qui avait rejoint New Haven tout de suite après ma confession, avait réalisé que la thérapie – et la pression que lui et ma mère avait fait peser sur moi – avait fait plus de mal que de bien. « Je préfère avoir un fils homo qu’avoir un fils mort », a-t-il dit.

Cette épreuve a été un tournant, bien qu’il m’ait fallu des années de suivi psychologique pour me débarrasser des théories inculquées pendant ma thérapie avec Nicolosi. Pour la première fois, je rencontrais des professionnels qui acceptaient mon orientation sexuelle au lieu de la remettre en question. Et pour la première fois, je m’autorisais à penser que c’était normal d’être homo.


La dérive de Ryan, devenu SDF

Ryan, mon partenaire de thérapie, a été encore plus affecté que moi. Il y a deux ans, je suis tombé sur son nom dans les comptes-rendus d’une procédure judiciaire contre l’interdiction des mariages homos en Californie, la proposition 8, dans laquelle il témoignait des dégâts qu’avait causé Nicolosi. Je suis devenu ami avec lui sur Facebook.

Nous nous sommes récemment rencontrés pour la première fois en personne, dans un restaurant de l’ouest de Manhattan. Nous ne nous étions plus parlés depuis douze ans.

Agé de 28 ans, Ryan venait de déménager de New York pour s’installer à Denver, afin de commencer des études à Columbia. Il ressemblait à ses photos sur Facebook : solide, petit, avec le crâne rasé et de grands yeux bruns.

A 16 ans, Ryan a entamé une procédure judiciaire de dependency-and-neglect [qui entraîne le retrait de la garde de l’enfant, ndlr], afin d’arrêter la thérapie ex-gay. C’est à ce moment que nous avons perdu contact. Il a quitté le lycée et vivait avec des amis ou avec son frère, avant que sa maison soit saisie.

Ryan a été sans-logis à plusieurs reprises. Il a exercé une série de petits boulots et vendu de la drogue pendant une période, mais il était fauché la plupart du temps. Pour manger, il lui est arrivé de remplir un chariot de supermarché puis de s’enfuir du magasin. « J’étais hors de contrôle », m’a-t-il raconté. « Quelque chose était cassé en moi. Je cherchais à me détruire parce que j’avais intériorisé toute l’homophobie de cette thérapie. »

« Pourquoi il n’arrête pas les dégâts ? »

Pour lui, la roue a tourné il y a quelques années, quand il a atterri dans un service administratif de la police de Denver. C’est via ce boulot qu’il a commencé à s’impliquer dans les mouvements de défense des droits des homosexuels.

« Quand j’ai participé à la procédure contre la Proposition 8, c’était la première fois que j’avais l’impression que des gens croyaient vraiment en moi. » Je comprenais ce sentiment : c’est à Yale que j’ai eu pour la première fois l’impression d’être reconnu par des gens intelligents, importants.

J’ai demandé à Ryan ce qu’il dirait Nicolosi s’il se trouvait à la table avec nous. « Je lui demanderais juste pourquoi il n’arrête pas les dégâts. »


Les excuses de Robert Spitzer

Ce récit, publié sur le site de The American Prospect sous le titre « My So-Called Ex-Gay Life » (« ma prétendue vie d’ex-gay »), a été largement remarqué, par des blogs gay comme par des médias généralistes comme New York Times ou MSNBC. Comme prévu, le texte de rétractation de Robert Spitzer, visiblement marqué par son entretien avec Arana, a également été publié.

Le chercheur y reconnaît les erreurs commises lors de la réalisation de l’étude de 2001, et présente ses excuses à la communauté gay.

Je n’arrêtais pas de me demander ce que Nicolosi nous dirait, à moi, à Daniel ou à Ryan. Est-ce qu’il estimerait avoir échoué, ou bien que c’est nous qui avons échoué ? A-t-il écouté les récits de ses anciens patients qu’on trouve partout sur YouTube et dans les blogs ? J’ai décidé de l’appeler pour en avoir le cœur net. J’étais anxieux à l’idée de lui parler à nouveau, j’avais peur de ce que notre conversation pouvait ramener à la surface. Quand j’étais adolescent, il me connaissait mieux que mes parents ou mes amis.

Au téléphone, il m’a dit se souvenir bien de moi, et être surpris d’apprendre que « j’avais pris la voie de l’homosexualité. Vous sembliez vraiment avoir compris ». La conversation a été brève, il était entre deux patients, nous avons cependant convenu de parler à nouveau quelques jours plus tard.

Je l’ai rappelé et je l’ai prévenu que j’enregistrais la conversation. « Moi aussi », s’est-il amusé, « juste au cas où vous diriez “Nicolosi m’a dit que les homos étaient des malades, des pervertis et qu’ils devaient tous aller en enfer” ».

J’ai gloussé. Il était comme dans mon souvenir, irrévérencieux et chaleureux. Il m’a dit qu’il avait pensé à moi depuis mon appel précédent. Je lui ai demandé pourquoi il était si sûr que j’avais « compris », vu que je n’avais pas vraiment changé d’orientation sexuelle.

Nicolosi m’a expliqué que ces techniques avaient progressé – maintenant, ses patients se concentrent davantage sur les moments où l’attraction sexuelle se déclenche, au lieu de parler des causes de l’homosexualité en général. La thérapie en était devenue plus efficace.

Mais une des raisons pour lesquelles elle n’a pas fonctionné avec moi, selon lui, c’est que j’étais coincé : il n’y avait pas d’hommes avec qui je pouvais me lier, et mes parents ne me comprenaient pas. En fait, il m’a dit la même chose que ce qu’il me répétait quand j’étais au lycée.


Le psy refuse d’être tenu pour responsable

Et que dit-il de tous ces récits qui remettent en cause son modèle ? « Après trente ans de pratique, je peux dire que je n’ai jamais rencontré un homosexuel qui a eu une relation d’amour et de respect avec son père », m’a-t-il affirmé. J’avais déjà entendu ça.

Alors qu’il parlait, je pensais que même s’il dit comprendre la condition des homosexuels, il n’a aucune idée de ce qu’ils ressentent vraiment. Pour lui, changer l’orientation sexuelle de quelqu’un est une expérience théorique, il ne l’a jamais vécu. Ce sont ses patients qui doivent vivre avec les conséquences de l’échec de ses méthodes.

J’ai mentionné Ryan et je lui ai dit que celui-ci considère qu’il a détruit sa famille. Nicolosi m’a dit ne pas se souvenir de Ryan. Mais il refuse de reconnaître sa responsabilité :

    « Pour ce qui concerne les prétendus dégâts que je fais chez mes patients, de quoi s’agit-il au juste ? Nous traitons en ce moment 137 personnes. Sur trente ans, vous ne pensez pas qu’il devrait y avoir un bus entier de gens abîmés par mon travail ? »

Je lui ai demandé ce dont il se souvenait à mon propos. « Tout ce je peux visualiser, c’est un ado dans sa chambre, dans une petite ville écrasée par la chaleur », a-t-il décrit. « Vous me parliez de la solitude, des enfants à l’école – vous n’aviez vraiment aucun ami. Vous vouliez désespérément vous sortir de l’homosexualité. »

Il a tenté de me tirer les vers du nez, m’a incité à s’ouvrir à lui. C’était lui le thérapeute, et à nouveau j’étais le patient. J’étais réticent. Je lui ai dit que j’avais fini par quitter l’Arizona. « Et je vous ai encouragé à le faire, non ? », a-t-il répondu :

    « Honnêtement, Gabriel, j’espère que vous me voyez comme quelqu’un qui ne vous a pas fait vous sentir mal, quelqu’un qui ne vous a pas forcé à croire en une chose à laquelle vous ne vouliez pas croire. »

C’est vrai que pendant la thérapie, je ne me suis pas senti forcé d’adhérer à ses thèses. Comme pour une catastrophe nucléaire, les dommages sont arrivés après, quand j’ai compris que mon orientation sexuelle ne changerait pas.

J’aurais pu raconter à Nicolosi mes pensées suicidaires, le temps que j’avais passé en hôpital psychiatrique. J’aurais pu lui dire que si mes parents ne me comprennent toujours pas, je suis un adulte désormais, et ça ne pèse plus autant sur ma vie.

J’aurais pu lui dire que je m’étais marié à un homme. Mais j’ai pris conscience que ce n’était pas utile : j’avais changé depuis cette époque, pas Nicolosi. Pendant des années, j’ai partagé mes pensées et mes sentiments les plus intimes avec cet homme. Maintenant je veux les garder pour moi.

Traduit de l’anglais par Yann Guégan


Voilà : à part ça, je connais plein de mecs hétéro qui ont eu des problèmes avec leur père, ou qui sont timides et introverti. Ils ne sont pas homos pour autant.

J'avoue que je ne comprendrais jamais cette passion pour faire changer les gens. Du moment que les rapports sont entre adultes consentants, qui se soucie de la vie sexuelle des gens, qu'elle soit homo, hétéro, bi, avec 50 personnes ? pas moi.  :merci: :merci:

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #82 le: 27 juillet 2012 à 13:27:58 »
Pour continuer dans la droite ligne des théories foireuses,
Citer
Aussi peut-on s’interroger sur l’activisme en présence qui consiste à présenter l’homosexualité sur un mode victimaire alors même qu’elle est publiquement présentée comme un nouveau modèle. Car ça n’est pas une vue de l’esprit : le marketing, la pub, la mode, les compagnies d’assurance, les fictions-télé (pour enfants comme pour adultes, et plus particulièrement pour les adolescents), les campagnes politiques s’appliquent à flatter l’homosexualité, à l’instrumentaliser comme un argument de séduction et de vente.
Cette promotion de l’homo n’est pas seulement le fait de la communauté homosexuelle, fut-elle sur-représentée parmi les instances médiatiques et culturelles et constituées en efficaces lobbies politiques. Elle est relayée par une large fraction de sympathisants et activistes hétérosexuels dont nombre de représentants politiques, journalistiques et culturels investis d’une foi militante, vecteurs d’un puissant prosélytisme.

Citer
[...] Forts de ces puissants soutiens politiques et institutionnels, les lobbies homosexuels ne craignent pas d’exercer ouvertement leurs menaces sur la liberté de penser, parfois même sur le mode crapuleux.

MIAM MIAM MIAM!!!!!  8/ 8/ 8/

C'était juste pour allerter sur l'existance de ce truc. Je n'ai pas encore fini de lire, mais je crois que ça promet un peu quand même...
« Modifié: 27 juillet 2012 à 13:31:12 par Lady Marwina »
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #83 le: 27 juillet 2012 à 13:40:48 »
Et bien je te laisse à ce plaisir "solitaire" ..... car après rapide tentative il m'a semblé particulièrement indigeste  :baille: :baille: :baille: :baille:

petit exemple :

Citer
Afin de mieux cerner le socius et qu’y pénètre plus profondément la promotion des nouveaux modèles, une stratégie coercitive et dialectique s’est constituée. Agissant sur un mode culpabilisateur qui se donne les gants vertueux des Droits de l’homme, elle consiste à exercer une pression idéologique ayant vocation à formater l’opinion publique et une menace sur la liberté de pensée qui tend à la paralyser et à la criminaliser
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #84 le: 28 juillet 2012 à 14:24:41 »
En fait, je crois que c'est un site qui fait -sans le vouloir - la promotion d'une forme d'anorexie "subie": c'est tellement a gerber que tu rends ton repas dès que tu commence à lire, alors, du coup, en lire un petit bout tous les jours juste après le déjeuné fait maigrir.
Pas mal comme concept.  :ange:
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #85 le: 28 juillet 2012 à 18:34:51 »
 :mdr1: :mdr1: :happy1:
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #86 le: 19 novembre 2012 à 15:42:02 »
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Transphobie, suicide d'une Personne trans au centre de détention à Caen, dans la nuit du 14 au 15 novembre 2012

Une Personne trans détenue au centre de détention de Caen s'est pendue dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 novembre, dans sa cellule à l'aide du cordon électrique d'une télévision.

Selon l'Observatoire international des prisons (OIP), qui a publié l'information, le samedi 17 novembre, cette Personne détenue est morte le vendredi 16.
Selon l'OIP, cette Personne venait d'apprendre que son "recours pour obtenir l'autorisation d'utiliser le prénom Nathalie avait été rejeté" et écrivait "une énième lettre pour demander une prise en charge médicale (hormonothérapie, changement de genre..)".
"Depuis plus d'un an, Nathalie demandait des informations sur les structures médicales et associatives, et autres, pour la prise en charge des Personnes trans.
Personne ne répondait à Nathalie au niveau du centre pénitentiaire", a ajouté l'OIP, dans un communiqué.
L'organisme précise que cette Personne détenue avait subi "de nombreuses brimades" comme la non prise en compte de sa transidentité/transsexualité, et le refus réguliers de ses demandes de vêtements féminins.
Contactée par l'AFP, l'administration pénitentiaire a confirmé la pendaison sans commenter les raisons de son geste..
Inadmissible ! aucun respect de la dignité de la Personne et de sa transidentité.
Savez-vous au moins ce que c'est ? vous êtes responsables de sa mort.

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Re : Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #87 le: 19 novembre 2012 à 20:09:23 »
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Transphobie, suicide d'une Personne trans au centre de détention à Caen, dans la nuit du 14 au 15 novembre 2012


Inadmissible ! aucun respect de la dignité de la Personne et de sa transidentité.
Savez-vous au moins ce que c'est ? vous êtes responsables de sa mort.



Dans notre monde nul n'est responsable de rien ni du sort de personne et on se moque bien des minorités. Si vous avez des soucis ou des difficultés, débrouillez-vous comme vous le pourrez et ne comptez pas qu'on vous aide. Chacun pour soi. L'Etat se fout éperdument de ce qui peut arriver a ses citoyens.

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #88 le: 04 décembre 2012 à 14:02:36 »
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SOS Homophobie indésirable dans les collèges et les lycées


La justice vient d’interdire à SOS Homophobie d’intervenir dans les collèges et les lycées au titre des « associations éducatives complémentaires de l’enseignement public ».

La justice vient d’annuler l’agrément accordé pour cinq ans à SOS Homophobie par le ministre de l’Education nationale, en juillet 2009. Cet agrément permettait à l’association d’intervenir dans les collèges et les lycées au titre des « associations éducatives complémentaires de l’enseignement public ».

Le tribunal administratif de Paris, qui a décidé cette annulation le 23 novembre dernier, avait été saisi en octobre 2009 par la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC). Cette dernière considérait notamment que les interventions en milieu scolaire de SOS Homophobie « méconnaissent les principes de neutralité politique et philosophique, de liberté de conscience, de laïcité et du droit des parents sur l’éducation de leurs enfants ».

«Erreur d'appréciation» du ministère de l’Education nationale

Dans le cadre de ce litige, le tribunal administratif a examiné les contenus du « module de sensibilisation » porté à la connaissance des élèves par SOS Homophobie. Le tribunal constate que la « formulation de certaines des réflexions de ce document est susceptible de porter atteinte aux convictions religieuses et philosophiques tant des élèves que de leurs parents ou des enseignants ». Il estime aussi que certaines analyses de témoignages de SOS Homophobie sont « insuffisamment nuancées pour ne pas porter atteinte au principe de neutralité ». En clair, le tribunal considère que le ministère de l’Education nationale, qui devait contrôler le contenu des ces interventions, a commis une « erreur d’appréciation ».


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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #89 le: 13 décembre 2012 à 19:24:47 »
Il en a commis bien d'autres, ce ministère qui s'ouvre aux chasseurs mais pas aux associations de défense des animaux, alors même qu'il "patronne" la SPA...  'X

A côté, celle dont parle l'article me paraît mineure, mais il faudrait en connaître les termes exacts.
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #90 le: 02 décembre 2013 à 11:24:23 »
Un premier pas symbolique vient d'être fait:

Citer
Le nouveau président de l’Association mondiale de psychiatrie fait son coming out
Publié par Maëlle Le Corre

«Je crois qu'il est de notre devoir de nous excuser» a affirmé Dinesh Bhugra en évoquant la responsabilité de la psychiatrie concernant la stigmatisation des gays et des lesbiennes.

Dans une interview exclusive au Guardian datée du 27 novembre, le nouveau président de l'Association mondiale psychiatrique Dinesh Bhugra a fait son coming-out. Le britannique, d'origine indienne vient d'être élu à la tête d'une organisation qui compte 200 000 médecins dans le monde.

S'il est ouvertement gay dans le cadre de sa vie personnelle, c'est la première fois que le médecin s'exprime à ce sujet: «Être gay est une part importante de ce que je suis, mais elle est privée», affirme-t-il. C'est notamment sa rencontre avec son compagnon depuis 30 ans, Mike, qui l'a aidé à assumer son homosexualité auprès de sa famille et de ses ami.e.s: «Mon père a complètement paniqué, ma mère était plus pragmatique et a dit "Qui va s'occuper de toi quand tu seras vieux?"», se remémore Dinesh Bhugra.

Mais aborder son homosexualité lors de cette interview est aussi l'occasion pour le psychiatre de tenir des propos tout à fait inédits concernant l'organisation qui l'a élu président: «Il y a encore des pays qui voient l'homosexualité comme une maladie. Nous devons prendre position.» C'est notamment à cause du risque de suicide plus élevé chez les LGBT que le psychiatre souhaite que la loi établisse que l'orientation sexuelle doit être prise en compte lorsque des personnes mettent fin à leurs jours.

Dinesh Bhugra reconnaît aussi le rôle majeur des psychiatres dans la stigmatisation des homosexuel.le.s: «Il n'y aucun doute que la psychiatrie ne s'est pas couverte de gloire. Je crois qu'il est de notre devoir de nous excuser dans tous les domaines, pas juste un petit peu, par exemple, pour le traitement fait aux femmes. Je me souviens d'une patiente admise en hôpital psychiatrique à 16 ans, parce qu'elle était tombée enceinte en dehors du mariage. Elle est morte là-bas à 80 ans.»

Dinesh Bhugra prendra ses fonctions de président à compter de l'année prochaine et succédera à Pedro Ruiz.
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #91 le: 02 décembre 2013 à 12:10:00 »
Symbolique, peut-être ..... salutaire, sûrement  :super:
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #92 le: 02 décembre 2013 à 18:57:07 »
Encore une fois, sous prétexte de liberté d'expression on peut cracher sa bêtise , utiliser un média écouté pour véhiculer la transphobie et le mépris...

Citer
à RTL transphobe, Bern cautionne la petite bite de Mailhot

Avec cette chronique, les victimes de la transphobie sont donc mortes une deuxième fois. Merci RTL !

Histoire de démontrer que RTL est décidément bien la radio des beaufs, le chroniqueur Régis Mailhot a mouillé le sien pour se fendre d’un billet qui restera dans les annales de la vulgarité, de la méchanceté gratuite et de la méconnaissance la plus totale d’un sujet tragique.

La transphobie et ses conséquences sont hélas un sujet bien d’actualité aujourd’hui, qu’elles soient d’Etat, avec le refus du Gouvernement de s’attaquer réellement aux problèmes liés à la transidentité, notamment sur l’obtention d’un changement d’Etat-Civil simplifié, ou du quotidien.

Le chroniqueur nous a démontré toute son ignorance et sa veulerie, en déclinant les clichés les plus gras concernant les transsexuel-le-s coupables selon lui de créer des embouteillages monstres dans les contre-allées de Rolland-Garros, et en ayant une pensée émue pour, je cite, « notre confrère qui travaille sur le périph’, heu sur une radio périphérique ». Il parlait à ce moment là de Mme Amanda Lear qui sera ravie d’être outée une fois de plus.

Il est étonnant que Mr Bern, dont on connaît la sensibilité, ai pu laisser dire autant de contre-vérités à la minute sans avoir un réflexe d’indignation. Doit-on lui rappeler que jusqu’en 1982, c’est une autre minorité qui faisait partie des maladies mentales ? …Et qu’il y a peu on soignait encore l’homosexualité à coups d’électro-chocs !!

Avec cette chronique, les victimes de la transphobie sont donc mortes une deuxième fois !

Merci RTL !!
La transcription de l’émission du 21 novembre 2013

(transcription Julie M.)

    Et oui l’incroyable est arrivé, Franck Riberi ira bien jouer à la baballe au pays de Zahio

    oui Zahio est la grande sœur de Zahia

    d’ailleurs puisqu’il est question de messieurs dames, hier, hier nous célébrions la journée, la journée du souvenir trans en souvenir des violences faites aux personnes transsexuelles (NDLR : T-DOR)

    une journée qui me touche particulièrement

    saviez vous que la France, la France, est le premier pays au monde à ne plus considérer le transsexualisme comme une maladie mentale

    ah, ça nous arrange un peu au bureau hein

    ça va vous changer la vie Patrice Carbouse

    ou devrais-je dire Lola Carbousia

    sosie officiel, sosie officiel de Catherine Lara chez Michou

    Didier Porte qui le soir venu troque son uniforme de Staline pour enfiler les robes de Louise Michelle

    princesse Erika Dussart

    Stéphane, Stéphane, plus besoin de cacher vos robes de Mireille Mathieu et vos perruques de vieilles chanteuses grecques que vous portiez en honteuse le dimanche après-midi blotti en larmes enfermé dans la salle de bain familiale

    ce n’est pas mal c’est la nature voilà

    en France, depuis 2 ans, la loi stipule les transsexuels ne sont plus considérés comme des malades mentaux

    ouf

    ouf, en revanche si les travelos n’ont pas de problèmes neurologiques, certains automobilistes de la porte Saint-Cloud continuent à avoir de sérieux problèmes oculaires

    hein il faut leur dire à ses braves pères de famille qui roulent en seconde dans les contre-allées de Roland Garros qu’un clitoris de 20 cm avec du rouge à lèvres, ça n’existe pas

    hein, ou alors une vieille grand-mère négligée

    alors, pour conclure cette chronique un peu, un petit peu, un petit peu engagée hein

    et sale surtout, on peut dire que c’est engagé

    c’est une nouvelle d’ailleurs, cette journée heu contre heu pour les trans et une nouvelle saluée par toute la profession

    à notre confrère Amanda Lear qui travaille sur le périph, heu, sur une radio périphérique, pardon

    Amanda Lear un symbole pour la lutte de la différence puisqu’elle a prouvé depuis plus de vingt ans au côté de Philippe Bouvard que les travelos avaient un cerveau

    et que l’on pouvait avoir à la fois une grosse tête et une … à demain


Pour écouter cette chronique dans son intégralité

Le lien sur RTL : http://www.rtl.fr/emission/a-la-bonne-heure/ecouter/le-mailhot-express-la-journee-du-souvenir-trans-7767094813

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #93 le: 04 décembre 2013 à 15:00:13 »
 8| 8| 8| Celui-là on devrait vraiment le prendre comme sujet d'étude ..... une absence totale de cerveau, ce n'est pas fréquent !
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #94 le: 13 décembre 2013 à 19:13:28 »
Citer

L’Inde vient de re-criminaliser l’homosexualité.

Celles et ceux qui se battent pour l’égalité dans le pays ne doivent pas se sentir isolés. Ajoutez votre signature à un message de soutien maintenant :

Chèr-e ***

L’Inde vient tout juste de recriminaliser l’homosexualité. Quatre ans après la suspension de la loi anti-gay indienne, un juge de la Cour suprême vient de nous faire reculer de dizaines d’années. Toutes les personnes lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) en Inde risquent désormais l’emprisonnement, le chantage ou bien pire encore.

La longue lutte menée par les militants indiens se poursuivra. C’est un moment terrifiant pour tous les Indiens ainsi que pour les membres d’All Out en Inde. Mais des journées comme celles-ci sont faites pour se rassembler : de l’espoir et de la force, nous en avons à foison !

Les membres d'All Out en Inde et dans le monde sont en train d'envoyer des messages de soutien aux indiens qui défendent l'égalité. Tous ceux qui liront nos messages comprendront qu’ils ne sont pas seuls.

Ajoutez votre signature maintenant :
http://www.allout.org/fr/india

L’Inde représente 17 % de la population mondiale. Ce sont donc des millions de personnes qui viennent de se faire dérober leurs droits. Dans les manifestations, nous avons entendu des mots d’espoir et de défi : "Ladenge, Jeetenge". Cela veut dire "nous allons nous battre, nous allons gagner".

Les groupes de militants sur place se battent depuis des années au sein du système juridique indien mais le combat est loin d’être terminé. Il est encore possible de faire appel de cette décision de justice. Le Parlement pourrait même choisir d’abroger purement et simplement la loi contre l’homosexualité.

Le chemin à suivre est incertain. Et dans les moments d’incertitude, un mouvement de solidarité mondial peut être suffisant pour redonner force et courage pour continuer. Par exemple, beaucoup de membres russes d’All Out, qui doivent affronter une nouvelle loi anti-gay, confient que nos messages de soutien et d’amitié du monde entier les aident à continuer.

C’est simple et rapide d'ajouter votre nom ici :
http://www.allout.org/fr/india


Trouvé dans ma boîte mail.
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #95 le: 13 décembre 2013 à 21:04:29 »
et regardes donc qui s'en réjouit  :rougefache: :rougefache:


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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #96 le: 13 décembre 2013 à 22:29:40 »
CB semble avoir oublié le modernissime Iran !
D'ailleurs, c'est quoi un "pays moderne ?"
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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #97 le: 19 décembre 2013 à 17:46:16 »
Est-ce encore insultant de traiter quelqu'un de "gay ?"
Juridiquement, "il n'y a pas de mal à ça." "Ça" étant pourtant de "faire les trucs dégueulasses."

N'empêche que l'homophobie/homofoutage-de-gueule est profondément ancrée dans les mentalités, les blagues à ce sujet ont encore de beaux jours devant elles.
Forcément personne n'a envie que l'on ricane de lui à cause de "soupçons" sur sa sexualité. (Bon, j'arrête avec les guillemets, je prends le risque de supposer que le lecteur comprenne ce que je veux dire.)

La réponse de George Clooney a été exemplaire !
Même sur les pages qui ont traiter de ce sujet, on a pu voir les appels aux sondages déprimants, avec les questions pourries, genre :

Citer
Georges Clooney est gay, il a refusé de répondre à la question ?

GC n'est pas gay ?

Ils ont tout compris.

Gay/pas gay est encore tabou au FN, ou du moins une question très gênante, mais la droite n'a absolument pas le monopole de ce dilemme.

L'homosexualité n'est pas forcément d'origine génétique, sans doute l'homophobie l'est. Donc impossible à éradiquer.
« Modifié: 20 décembre 2013 à 16:01:46 par oblomov »
Le travail est l'opium du peuple !

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #98 le: 20 décembre 2013 à 13:23:41 »
Citer
Gay/pas gay est encore tabou au FN, ou du moins une question très gênante, mais la droite n'a absolument pas le monopole de ce dilemme.

il ne marche pas ton lien oblomov  :désolé1:
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

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Re : Question de genres , droit des homos...
« Réponse #99 le: 20 décembre 2013 à 16:03:03 »
Merci ! C'est réparé.

Voici le lien : http://www.liberation.fr/politiques/2013/12/19/fn-interdiction-confirmee-de-l-essai-d-octave-nitkowski_967750

Et voilà que maintenant Copé et les Maritonettes remettent ça...ils appellent ça le "Sens Commun" !
On y voit ici une belle brochette de coprophages ; apparemment on a éloigné les plus cinglé(e)s du mouvement, Barjot, Boutin et Bourges.
« Modifié: 20 décembre 2013 à 16:23:02 par oblomov »
Le travail est l'opium du peuple !