Auteur Sujet: Ecologie ....  (Lu 56536 fois)

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Re : Ecologie ....
« Réponse #100 le: 07 janvier 2011 à 11:54:34 »
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Bilan des émissions de carbone et gaz à effet de serre des cultures

Pour la première fois, des bilans exhaustifs et précis de carbone et de gaz à effet de serre (GES) ont été réalisés en Europe durant plusieurs années sur des parcelles cultivées très diverses quant aux localisations géographiques, aux types de culture et aux modes de gestion. Initiée et coordonnée par le Centre d'études spatiales de la biosphère (CESBIO, UPS / CNRS / IRD / CNES), cette étude a mobilisé des chercheurs issus de nombreux pays européens(1) qui ont ainsi pu mettre en évidence des voies possibles d'atténuation des émissions de gaz à effet de serre par les cultures.
Les surfaces cultivées sont parfois présentées comme des opportunités pour stocker du carbone dans les sols et limiter l'effet de serre. Mais qu'en est-il vraiment ?

Les travaux ont débuté en 2003 et depuis lors l'équivalent de 42 années de mesure ont été acquises en cumulé sur les 14 sites expérimentaux. Distribués de l'Espagne au Danemark, ces sites ont hébergé au total 17 cultures différentes, lesquelles ont été traitées selon des modes de gestion variés (fertilisations minérales ou organiques, exportations du grain seul ou du grain et de la paille...). Les dispositifs de mesure utilisés par les chercheurs sur les différentes parcelles étaient en revanche très similaires et leur méthodologie de calcul identique.
Ces travaux ont permis de rendre caduques les hypothèses classiques d'équilibre entre la parcelle et l'atmosphère ou de perte systématique et progressive du carbone dans le sol, mais aussi de quantifier quelques résultats importants et de donner des pistes de gestion pour re-stocker du carbone dans les sols agricoles.
Ainsi, par exemple, concernant les échanges de CO2 avec l'atmosphère sur un pas de temps annuel, si certaines cultures peuvent en absorber, comme le blé, d'autres tendent à en émettre, comme le tournesol, en grande partie à cause de différences dans la longueur de leur saison de croissance. En outre, une culture absorbe plus ou moins de CO2 en fonction de sa localisation géographique (variation dans la durée de la période de croissance), mais aussi et surtout en fonction du mode de gestion utilisé.
Au final, ces résultats montrent que, si une agriculture raisonnée, rationnalisant l'utilisation des intrants (engrais, pesticides), peut permettre de réduire les émissions de GES associées à leur emploi, l'impact restera faible. Une autre piste plus prometteuse serait la mise en place de cultures intermédiaires permettant de limiter les pertes de carbone qui se produisent quand le sol est à nu, voire de stoker de manière significative du carbone atmosphérique. Enfin, nous disposons d'une importante marge de manoeuvre pour améliorer les bilans de carbone et de GES des parcelles cultivées car la quantité de carbone exporté au moment de la récolte résultant de son utilisation (ex : production de céréales pour le grain ou d'ensilage pour alimenter le bétail), elle dépend de fait de nos choix alimentaires.
En savoir plus en lisant
l'article source de notre-planete.info


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4526
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Re : Ecologie ....
« Réponse #101 le: 07 janvier 2011 à 11:56:43 »
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Industrie et classification des substances chimiques ne font pas bon ménage

Œuvrant conjointement avec le programme REACH (1), le règlement relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des produits chimiques, dit règlement CLP, a pour vocation d’aligner le système de classification de l’Union européenne sur le système général harmonisé des Nations unies. Cette mesure vise à décrire et mentionner de manière identique les dangers potentiels sur l’ensemble des étiquetages. Dans le cadre des nouvelles dispositions de ce règlement, toutes les entreprises fabriquant ou important des substances dangereuses étaient tenues de les classer au plus tard pour le 1er décembre 2010, puis de les notifier à l’ECHA (2) pour le 3 janvier 2011. Classés dans des catégories et des classes de danger spécifiques, les substances et mélanges doivent porter une étiquette indiquant les pictogrammes de danger, des mentions d’avertissement, des mentions des risques et des conseils de prudence appropriés. Les fabricants et les importateurs qui mettent des substances dangereuses sur le marché pour la première fois après la date butoir disposent d’un délai d’un mois pour en notifier la classification à l’ECHA. L’enjeu est de permettre aux utilisateurs en aval, de même qu’aux consommateurs finaux, d’identifier les produits les plus dangereux.

Selon la Commission européenne, plus de trois millions de notifications relatives à la classification des substances chimiques ont été soumises à l’ECHA à la date du 3 janvier 2011. Mais dans la mesure où aucun seuil quantitatif n’a été fixé pour ces notifications, contrairement aux dispositions du règlement REACH, beaucoup plus d’entreprises sont concernées par les obligations de notification CLP, notamment de petites entreprises.
Toutefois, ce système suscite quelques réserves, la classification des substances étant le fait des entreprises elles-mêmes. Ainsi, il revient à l’industrie chimique « de trouver un consensus sur la classification de toutes les substances ». De même, dans les cas où des classifications différentes seraient notifiées pour une même substance, les entreprises concernées doivent s’entendre sur une entrée unique. Seule contrainte, en cas de risques particulièrement graves, notamment dans le cas de substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, les autorités des États membres et l’ECHA proposeront des classifications harmonisées que la Commission rendra obligatoires par voie législative.

Cette latitude accordée peut expliquer que les industriels soient plus enclins à coopérer dans le cadre du règlement CLP que pour le respect des échéances du système REACH. En effet, très peu d’entreprises ont tenu compte de l’échéance d’enregistrement des substances chimiques de ce dernier, fixée au 30 novembre 2010. 
Cécile Cassier
1- REACH est le règlement sur l'enregistrement, l'évaluation, l'autorisation et les restrictions des substances chimiques. Entré en vigueur le 1er juin 2007, il rationalise et améliore l'ancien cadre réglementaire de l'Union européenne (UE) sur les produits chimiques.
2- Agence européenne des produits chimiques.


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4524
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Re : Ecologie ....
« Réponse #102 le: 07 janvier 2011 à 12:01:01 »
et faire d'une pierre deux coups !

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Re : Ecologie ....
« Réponse #103 le: 13 février 2011 à 11:40:34 »
Bonne nouvelle.

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Un groupe de restauration collective abandonne l’huile de palme

Se présentant comme l’un des leaders de la restauration collective, Compass Group France a annoncé sa décision de supprimer l’huile de palme de son huile de friture. Cette décision s’appliquera à l’ensemble des marques du groupe, à savoir Scolarest (restaurants scolaires), Medirest (restauration en milieu médico-social), Médiance (restauration en milieu hospitalier) et Eurest (restauration d’entreprise). Elle concernera 2400 restaurants au total.

Pour remplacer l’huile de palme, le groupe a mis au point un mélange d’huile de colza, d’huile de tournesol et d’huile de maïs. A l’heure actuelle, bien que de plus en plus controversée, tant pour son implication dans la déforestation mondiale que pour ses effets sur la santé humaine, l’huile de palme représente 45 millions de tonnes consommées annuellement à l’échelle mondiale.

Cécile Cassier


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4571
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Re : Ecologie ....
« Réponse #104 le: 14 février 2011 à 09:03:24 »
et ça n'est pas peu dire, regardez tous les paquets de gateaux que vous achetez pour les gamins : s'en est bourré !

alors vous allez me dire que non c'est pas vrai quand c'est indiqué "huile végétale" sans autre détail, ben à moins que l'huile de palme soit de synthèse vous pouvez être sûr qu'il y en a dedans...

alors oui ça fait mal à la tête de réflechir, ça prend du temps de trier toutes les conneries vendues dans les superettes, hyper et surpermarchés...

achetez à vos gamins des fruits (à défaut de bio) chez le petit producteur du coin (qui lui produit en culture raisonée, avec traitement minimum de la plante et non du fruit) ça leur sera certainement plus bénéfique !
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Re : Ecologie ....
« Réponse #105 le: 20 février 2011 à 12:37:00 »
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Démarrage incognito de l’abattage de 343 arbres dans le centre parisien

Le 16 février dernier, au matin, Jacques Boutault, maire EELV (1) du 2e arrondissement de Paris, a découvert, alerté par des riverains, qu’avait démarré « en catimini » l’abattage de quelque 343 arbres du jardin des Halles. Cette coupe prend cadre dans le vaste projet de réaménagement du quartier des Halles, incluant notamment la création d’une aire de jeux pour enfants, la rénovation de la gare et du Forum (centre commercial), ainsi que la construction d’une Canopée, immense toit transparent destiné à recouvrir le centre commercial.

Les divers recours déposés par l’association de riverains Accomplir n’auront donc pu empêcher la réalisation de cette phase du projet. Pour Jacques Boutault, cette opération, réalisée « par surprise et sous la protection de la police », « marque bien la défiance de la Ville à l'égard des riverains très attachés à leur jardin ». Selon lui, « ce passage en force » reflète l’opposition des familles du centre de Paris à « ce projet qui fait la part belle aux entreprises privées ».

Lors du Conseil de Paris des 15 et 16 novembre 2010, le maire du 2e arrondissement avait exprimé ses réserves sur ce projet, estimant que les Parisiens n’avaient pas besoin d’un centre commercial à un milliard d’euros, dont la construction nécessite la destruction d’un des rares jardins arborés du centre de Paris. En outre, en privatisant le sol parisien, ce projet annule tout droit d’initiatives et de réaménagements futurs sur le site des Halles.

Si, le matin du 16 février, 250 arbres ont déjà été abattus sur les 343 destinés à connaître ce sort, la mairie de Paris a assuré qu’elle compenserait cette perte par la plantation de 478 nouveaux arbres.

Cécile Cassier

1- Europe Ecologie Les Verts.


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4577
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Re : Ecologie ....
« Réponse #106 le: 20 février 2011 à 12:39:59 »
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Populations rurales : des pesticides jusque dans les tapis et les moquettes

Dirigée par Mary H. Ward, du National Cancer Institute, une équipe de scientifiques américains s’est intéressée à la provenance de résidus de pesticides trouvés dans des moquettes et des tapis d’habitations. A cette fin, ils ont prélevé et analysé des échantillons de poussières dans les moquettes et tapis de 89 résidences californiennes, y recherchant les résidus de 7 pesticides très utilisés en agriculture (1). Parallèlement, ils ont dressé la carte des cultures dans un rayon de 500 m et 1250 m autour des résidences examinées, durant trois périodes de temps différentes avant le prélèvement des poussières : 180 jours, 365 jours et 730 jours.

Les chercheurs ont ensuite recherché une éventuelle relation entre l’usage estimé des pesticides et les concentrations de ces substances dans les moquettes et tapis. D’après leurs conclusions, en cas d’usage de pesticides agricoles dans un rayon de 1250 m autour des habitations durant les 365 jours précédant le prélèvement des poussières, les échantillons concernés présentaient des concentrations de pesticides « significativement plus élevées » que ceux prélevés dans les maisons autour desquelles il n’y avait pas eu d’usage de pesticides agricoles. Cette observation s’est confirmée pour 5 des pesticides étudiés (2). La corrélation la plus forte avec les concentrations de pesticides dans les moquettes était généralement pour un usage de pesticides agricoles dans un rayon de 1250 m autour d’habitations durant les 730 jours précédents. Selon les chercheurs, l’utilisation domestique ou professionnelle des pesticides par les habitants n’a eu qu’un impact mineur sur la variabilité de la concentration des pesticides retrouvés au cours de cette étude. La conclusion finale de ces travaux est que « l’usage des pesticides agricoles aux alentours de ces résidences est un déterminant significatif » pour la présence de ces 5 pesticides dans les moquettes et tapis des maisons prospectées.

A la veille de la tenue du Salon de l’Agriculture, l’association Générations Futures a souhaité attirer l’attention sur cette étude qui démontre que l’utilisation de pesticides agricoles, dont certains sont soupçonnés d’être cancérigènes, a un impact sur les populations avoisinantes et l’air qu’elles respirent. Plus inquiétant, cela s’observe dans un rayon autour des habitations (1250 m) bien plus important que ce que l’on pensait jusqu’alors. L’association espère que ces nouveaux éléments susciteront une prise de conscience au sein du monde agricole et de ceux qui le gouvernent, afin qu’ils reconnaissent que l’usage effréné de pesticides pose un véritable problème de santé publique.



Cécile Cassier

1- carbaryl, chlorpyrifos, chlorthal-dimethyl, diazinon, iprodione, phosmet et simazine.
2- chlorpyrifos, chlorthal-dimethyl, iprodione, phosmet et simazine.


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4581

Sans doute le National Cancer Institute cherche-t-il lui aussi à diviser pour attaquer les agriculteurs, pas vrai, le $arko?  :grrr:
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Re : Ecologie ....
« Réponse #107 le: 03 avril 2011 à 11:16:29 »
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Pas d’interdiction d’importation de produits issus du clonage animal en Europe

Datant de 1997, la législation européenne spécifie que la viande d'animaux clonés doit nécessairement être soumise à autorisation pour être mise sur le marché. En revanche, la viande issue de la descendance des animaux clonés est, elle, libre de toute réglementation.
Réunis en début de semaine pour discuter notamment de la problématique du clonage animal, le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil, représentant les Etats membres, ne sont pas parvenus à s’entendre.

Partisan d’interdire la commercialisation de viande d'animaux clonés ou de leurs descendants sur le marché européen, le Parlement européen avait finalement revu ses exigences à la baisse. Il a, en effet, concédé l’entrée de ces produits sur le marché mais à la condition sine qua non qu’ils soient signalés au consommateur grâce à un étiquetage dédié aux produits issus du clonage animal. Cela n’a, toutefois, pas suffi à convaincre le Conseil et la Commission européenne, lesquels concédèrent l’éventualité d’un étiquetage uniquement dans le cas de la viande de bœuf. Aussi, l’heure est-t-elle désormais au statu quo sur ce dossier, la législation européenne ne pouvant pas évoluer sans accord préalable.
Estimant le refus de ce compromis contradictoire au regard du contexte actuel qui prône une optimisation de la traçabilité des aliments, le Parlement a remis en question la partialité du Conseil. Selon les parlementaires, ce dernier a préféré ne pas contrarier les Etats-Unis, probablement peu favorables à l’option de traçabilité, au détriment de la protection du consommateur européen. En 2008, l’agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) a effectivement autorisé la consommation humaine de viande et de lait provenant de clones de bovins, de porcs et de chèvres, et de leur descendance.
Selon le député européen Marc Tarabella, en charge de la protection du consommateur, entre 300 000 et 500 000 tonnes de viande bovine destinées à la consommation sont importées chaque année. Or, ces viandes proviennent majoritairement des Etats-Unis et d’Argentine, pays ayant autorisé le clonage à des fins commerciales mais n’ayant aucun système de traçabilité.

Si l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) ne reconnaît aucun risque de santé publique inhérent à la consommation de produits issus du clonage animal, d’autres questions s’avèrent moins tranchées, telle que la question du bien-être animal (mortrs prématurées, malformations). Mais ce débat soulève bien d’autres questions, notamment d’ordre éthique, mais également en terme de réduction de la diversité génétique et, par voie de conséquence, de résistance aux maladies.
A l’heure actuelle, selon le Parlement européen, 63 % des citoyens déclarent être opposés à la consommation de viande issue d’animaux clonés.

Cécile Cassier


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4626
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Re : Re : Ecologie ....
« Réponse #108 le: 03 avril 2011 à 13:16:28 »
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Populations rurales : des pesticides jusque dans les tapis et les moquettes

Dirigée par Mary H. Ward, du National Cancer Institute, une équipe de scientifiques américains s’est intéressée à la provenance de résidus de pesticides trouvés dans des moquettes et des tapis d’habitations. A cette fin, ils ont prélevé et analysé des échantillons de poussières dans les moquettes et tapis de 89 résidences californiennes, y recherchant les résidus de 7 pesticides très utilisés en agriculture (1). Parallèlement, ils ont dressé la carte des cultures dans un rayon de 500 m et 1250 m autour des résidences examinées, durant trois périodes de temps différentes avant le prélèvement des poussières : 180 jours, 365 jours et 730 jours.

Les chercheurs ont ensuite recherché une éventuelle relation entre l’usage estimé des pesticides et les concentrations de ces substances dans les moquettes et tapis. D’après leurs conclusions, en cas d’usage de pesticides agricoles dans un rayon de 1250 m autour des habitations durant les 365 jours précédant le prélèvement des poussières, les échantillons concernés présentaient des concentrations de pesticides « significativement plus élevées » que ceux prélevés dans les maisons autour desquelles il n’y avait pas eu d’usage de pesticides agricoles. Cette observation s’est confirmée pour 5 des pesticides étudiés (2). La corrélation la plus forte avec les concentrations de pesticides dans les moquettes était généralement pour un usage de pesticides agricoles dans un rayon de 1250 m autour d’habitations durant les 730 jours précédents. Selon les chercheurs, l’utilisation domestique ou professionnelle des pesticides par les habitants n’a eu qu’un impact mineur sur la variabilité de la concentration des pesticides retrouvés au cours de cette étude. La conclusion finale de ces travaux est que « l’usage des pesticides agricoles aux alentours de ces résidences est un déterminant significatif » pour la présence de ces 5 pesticides dans les moquettes et tapis des maisons prospectées.

A la veille de la tenue du Salon de l’Agriculture, l’association Générations Futures a souhaité attirer l’attention sur cette étude qui démontre que l’utilisation de pesticides agricoles, dont certains sont soupçonnés d’être cancérigènes, a un impact sur les populations avoisinantes et l’air qu’elles respirent. Plus inquiétant, cela s’observe dans un rayon autour des habitations (1250 m) bien plus important que ce que l’on pensait jusqu’alors. L’association espère que ces nouveaux éléments susciteront une prise de conscience au sein du monde agricole et de ceux qui le gouvernent, afin qu’ils reconnaissent que l’usage effréné de pesticides pose un véritable problème de santé publique. "

Cécile Cassier

1- carbaryl, chlorpyrifos, chlorthal-dimethyl, diazinon, iprodione, phosmet et simazine.
2- chlorpyrifos, chlorthal-dimethyl, iprodione, phosmet et simazine.


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4581

Sans doute le National Cancer Institute cherche-t-il lui aussi à diviser pour attaquer les agriculteurs, pas vrai, le $arko?  :grrr:


et dans les légumes et les fruits espagnols....et p'têt bien marocains aussi....
« Modifié: 03 avril 2011 à 14:47:49 par timbur »
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

 La neutralité favorise toujours l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté » (E. Wiesel).

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Re : Ecologie ....
« Réponse #109 le: 03 avril 2011 à 17:46:21 »
merci très cher timbur :love1:
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

 La neutralité favorise toujours l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté » (E. Wiesel).

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Re : Ecologie ....
« Réponse #110 le: 11 avril 2011 à 09:26:04 »
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La filière bijoutière française mise face à ses responsabilités

En raison de l’arrivée d’une multitude de nouveaux consommateurs, avec notamment l’émergence de l’Asie, de l’Amérique latine et du Moyen-Orient, la bijouterie est aujourd’hui à la tête des secteurs utilisateurs. Ainsi, depuis une trentaine d’années, cette filière a transformé entre 60 et 80 % de l’or extrait dans le monde, l’électronique et la dentisterie réunies en consommant moins de 15 %. Malheureusement, l’extraction en amont de ce métal a des conséquences socio-économiques et environnementales aussi nombreuses que la liste des pays producteurs d’or est longue : pollution des fleuves du Plateau des Guyanes, empoisonnement de l’eau potable touchant plus de 2 millions de personnes en Roumanie, destruction d’écosystèmes forestiers uniques en Amazonie, soutien financier aux milices armées de Colombie et du Congo, exploitation de milliers d’enfants au Burkina Faso, Niger et Ghana etc.

En collaboration avec l’Union française de la bijouterie, joaillerie, orfèvrerie, des pierres et des perles (BJOP), la Fédération nationale des horlogers, bijoutiers, joailliers et orfèvres (HBJO) et le Syndicat Saint Eloi, le WWF-France a réalisé une enquête auprès de quelques 200 professionnels de la filière bijouterie-joaillerie française (affineurs, fabricants, distributeurs). Toutefois, sur l’ensemble, 78 % des professionnels n’ont pas voulu répondre aux questions de l’enquête. Concernant ceux qui ont eu le mérite de se soumettre au questionnaire, 82 % reconnaissent ne pas connaître la provenance de l’or qui passe entre leurs mains. La minorité qui affirme en connaître la provenance reste, quant à elle, très évasive, faisant uniquement allusion aux grands bassins de production ou aux principaux continents producteurs (Afrique, Amérique du Sud). Aucun pays, ni localité, n’a été mentionné. Dans son rapport, WWF reprend les propos révélateurs d’un fabricant : «  C’est une réalité, personne ne sait d’où vient l’or. Personne. Ceux qui disent le contraire s’avancent, ou sont des menteurs. Nous sommes tous logés à la même enseigne, et pas seulement en France. C’est pareil pour les collègues partout dans le monde. La situation est celle-là aujourd’hui et pas une autre ».

Nulle surprise donc si 84 % des répondants reconnaissent n’avoir aucune garantie quant à la responsabilité des pratiques d’extraction. Nombreux détaillants avouent cette ignorance, invoquant une confiance aveugle en leurs fournisseurs. Pourtant, la plupart des répondants connaissent les principaux enjeux sociaux, économiques et environnementaux liés à l’exploitation aurifère. Ceux évoqués recouvrent la « forte empreinte écologique », la « destruction du milieu naturel », l’« utilisation intensive de produits toxiques et polluants comme le mercure », le « non respect du droit du travail », l’« insécurité », le « travail des enfants », l’« exploitation clandestine », le « blanchiment de l’or illégal » et le « faible impact économique pour les pays producteurs ». Malgré tout, il apparaît que, d’une manière globale, les professionnels de cette filière sous-estiment la fréquence des problèmes liés à l’extraction aurifère, ne parvenant pas à faire le lien entre une réalité désastreuse sur le terrain et leur quotidien professionnel. Au regard de quoi, plus on s’éloigne de la phase d’extraction, plus les professionnels français ont une vision positive de cette dernière.

Pourtant, 90 % des répondants se déclareraient prêts à agir, à leur niveau. Pour véritablement passer à l’acte, les professionnels doivent, dès à présent, œuvrer à la mise en place d’une traçabilité sûre du minerai, applicable à l’ensemble des étapes de production, de transformation et de distribution. Cela implique d’exiger des fournisseurs la provenance exacte de l’or fourni. Et si ces derniers ne sont pas à même de répondre, il relève de leur responsabilité d’interroger à leur tour leur propre fournisseur.

Cécile Cassier


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4637
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Re : Ecologie ....
« Réponse #111 le: 14 avril 2011 à 18:07:47 »
Glané sur le site de la Déclaration de Berne:

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Le produit phare Gramoxone de Syngenta sur le point d’être considéré officiellement comme pesticide extrêmement dangereux  

Le Comité d’étude des produits chimiques de la Convention de Rotterdam, un groupe composé de 31 experts qui s’est réuni à Rome du 28 mars au 1er avril, recommande d’inclure dans son Annexe III les pesticides contenant 20% ou plus de Paraquat. Cette demande émane du Burkina Faso, du fait de très nombreux empoisonnements occasionnés par l’utilisation du produit Gramoxone Super de Syngenta (qui contient 20% de Paraquat). Cette inscription permettrait d’envisager que de nombreux pays en développement interdisent l’importation du Paraquat, diminuant ainsi massivement le nombre de victimes de cette substance sur le plan mondial.

Lors d’une enquête effectuée au Burkina Faso, 296 empoisonnements liés à l’utilisation de pesticides ont été répertoriés, dont 20% étaient dues au Gramoxone Super. La plupart des agriculteurs interviewés au Burkina Faso sont analphabètes, et donc dans l’incapacité de lire les instructions d’utilisation. Dans de nombreux cas, l’équipement de protection individuelle utilisé était insuffisant ou inexistant. Le port simultané de masques filtrant à cartouche, de gants, de bottes, de combinaison et de lunettes, tel que figurant dans les instructions d’utilisation, ne s’est concrétisé que dans 0.3% des cas. Les symptômes signalés par les victimes comprenaient des brûlures cutanées, de la fièvre, des vertiges, des pertes de conscience, des difficultés respiratoires, des troubles visuels, des vomissements, notamment. Le Comité a souligné le fait que des conditions similaires au Burkina Faso prévalent dans d’autres pays et régions. Ainsi, au Salvador par exemple, chaque année une moyenne de 344 intoxications dues au Gramoxone a été signalée entre 2005 et 2010.

«La vente de produits à base de Paraquat dans de telles conditions représente une violation claire du Code de conduite de la FAO, et devrait être stoppée immédiatement par l’industrie des pesticides» souligne Sarojeni Rengam du Pesticide Action Network. Le Paraquat est déjà interdit dans plusieurs pays, dont ceux de l’Union européenne et la Suisse.

Le Comité a pris sa décision malgré l’opposition des représentants de Syngenta présents à Rome. Durant la réunion, le fabricant suisse de pesticides, le principal producteur mondial du Paraquat, a essayé à plusieurs reprises, en vain, de minimiser les effets négatifs de son produit et d’inciter le Comité à disqualifier la demande du Burkina Faso.

Selon François Meienberg de la Déclaration de Berne, «le lobby de Syngenta est irresponsable, dans la mesure où il tente de priver les pays en développement de leur droit de disposer de toutes les informations sur les dangers du Paraquat, et de prendre des décisions éclairées sur les restrictions d’importation de ce produit hautement nocif».

Si les pesticides contenant 20% ou plus de Paraquat sont listés comme préparations extrêmement dangereuses («severely hazardous pesticide formulation») par la Convention de Rotterdam, tous les pays ont alors la possibilité d’interdire leur importation. L’expérience montre que de nombreux pays en développement saisissent cette opportunité pour rejeter l’importation de pesticides dangereux.

Le Comité doit maintenant rédiger une note décisionnelle, qui devra ensuite être validée par la Conférence des Etats signataires en 2013.


Pour en savoir plus
La Déclaration de Berne, le Pesticide Action Network Asia Pacific et le Pesticide Action Network UK ont publié aujourd’hui une nouvelle mise à jour du rapport «Paraquat – Unacceptable health risks for users». Celui-ci peut être téléchargé sur www.ladb.ch/Paraquat


http://www.evb.ch/fr/p25019200.html


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Sablage des jeans   

La plupart des jeans au style «usé» ou «vintage» que nous portons sont traités dans des conditions dangereuses. Afin d’obtenir cet effet à la mode, les travailleurs en Turquie ou au Bangladesh sont contraints de sabler les jeans manuellement.

Ce procédé est très néfaste, car il expose de manière prolongée les ouvriers à des poussières de sable fortement chargée en silice. Celle-ci attaque avant tout les poumons, causant une maladie respiratoire dévastatrice, la silicose. Alors que cette technique nécessiterait le port de combinaisons de sécurité intégrales, les protections, si protections il y a, sont insignifiantes. On dénombre entre 4000 et 5000 travailleurs affectés par la silicose, un nombre croissant. La silicose est une maladie incurable, dont l’issue est très souvent fatale.

La CCC collabore depuis 2009 avec une organisation partenaire turque, le «Solidarity Commitee of Sandblasting Labourers». Fondée en 2008, celle-ci mène une campagne en Turquie contre le sablage des jeans. Elle sensibilise l’opinion publique sur les dangers de ce procédé et aide les travailleurs de ce secteur informel – généralement des migrants – à s’organiser. Le comité regroupe différents acteurs : anciens sableurs, médecins, juristes et syndicalistes.

Après un premier succès en Turquie, où le gouvernement turc a officiellement banni ce procédé dangereux en 2009, le Comité soutient les anciens sableurs dans leur combat pour faire valoir leurs droits. Il lutte également contre les activités illégales de sablage des jeans en Turquie.

L’interdiction prononcée par le gouvernement turc n’a pas résolu le problème. De nombreux propriétaires d’usine ont en effet déplacé leurs activités dans des pays plus laxistes (la Chine, le Bangladesh, l’Egypte et l’Inde notamment). Le « Solidarity Commitee of Sandblasting Labourers » appelle à un arrêt total des activités de sablage dans l’industrie du jeans.

La Campagne Clean Clothes (CCC) demande à l’industrie du jeans – les marques et les distributeurs – de s’engager publiquement à bannir les procédés de sablage. En collaboration avec une initiative multipartite, elles doivent aussi prendre des mesures afin de vérifier que cet arrêt soit respecté sur l’ensemble de la chaîne de production.


http://www.evb.ch/fr/p25017890.html

Pour signer le manifeste:  http://www.cleanclothes.org/news/killer-jeans
« Modifié: 14 avril 2011 à 18:21:25 par sarkonique »
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Re : Ecologie ....
« Réponse #112 le: 17 avril 2011 à 17:37:41 »
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Des images satellite dénoncent des actes de déforestation

Au Paraguay, de grands propriétaires terriens ont été démasqués après avoir abattu près de 4000 hectares de forêts. Fait notable, ils ont été trahis par des images satellite. En effet, selon l’organisation Survival International, les entreprises brésiliennes en cause, River Plate S.A. et BBC S.A., ont été interceptées lors d’une opération dirigée par les autorités de l'Etat et les Indiens dans la région du Chaco, au Nord du Paraguay. Cette zone abrite notamment les Ayoreo-Totobiegosode, qui représentent le dernier groupe d'Indiens isolés d'Amérique du Sud vivant en dehors du bassin amazonien.

A l’heure actuelle, la majorité des forêts ancestrales dont dépendent les Indiens ont été rasées par de riches propriétaires terriens en vue d’y établir du bétail. En atteste la sédentarisation de bon nombre d’Ayoreo. Face à ce constat, l'Institut national paraguayen de l'Indien (INDI) a récemment annoncé la restitution aux Ayoreo d’une parcelle de 34 000 hectares, rachetée aux éleveurs de bétail. Mais la bataille est loin d’être gagnée pour autant. D’autres compagnies se refusent encore à toute forme de négociations, à l’instar de l’entreprise brésilienne Yaguarete Pora. Toutefois, comme le souligne Stephen Corry, directeur de l’ONG, les entreprises pratiquant la déforestation massive ne pourront plus cacher aussi facilement leurs méfaits sous l’œil avisé des dispositifs satellites.

Cécile Cassier


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4640

Il reste à punir et sévèrement!  :rougefache:
Yguarete Pora: un nom à retenir...  :pan2:
« Modifié: 17 avril 2011 à 17:43:03 par sarkonique »
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Re : Ecologie ....
« Réponse #113 le: 28 avril 2011 à 09:16:25 »
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Mer Méditerranée : lieu de tous les dangers pour les espèces marines


Selon un rapport de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), paru le 19 avril dernier, plus de 40 espèces de poissons présentes dans la mer Méditerranée pourraient disparaître dans les prochaines années. Ainsi, près de la moitié des espèces de requins et de raies (espèces cartilagineuses), et au moins 12 espèces de poissons osseux, pourraient s’éteindre. Les principales causes à l’origine de ce constat sont la surpêche, la dégradation des habitats marins et la pollution.

Des espèces commerciales telles que le thon rouge, le mérou brun, le bar commun ou le merlu commun sont considérées comme menacées ou au seuil de la menace d’extinction à l’échelle régionale, le fléau majeur étant la surpêche. Selon le rapport de l’UICN, la capacité de reproduction des populations de thon rouge dans les eaux se trouvant le long des côtes de l’Europe et de l’Afrique du Nord a diminué de près de 50 % au cours des quarante dernières années. Sans surprise, il apparaît que les quotas de pêche instaurés par l’Union européenne et certains pays pour le thon rouge dans la Méditerranée et l’Atlantique ne sont pas respectés.

Les dauphins, les tortues, les baleines et les oiseaux marins présentent également un danger d’extinction, victimes notamment de la pêche illégale et de la pêche au chalut. Cette dernière a, en effet, été identifiée comme l’un des principaux obstacles à la conservation de nombreuses espèces marines. Non sélective, elle implique, outre la capture de l’espèce ciblée, la prise de nombreuses autres espèces et la destruction des fonds marins.
   
Cécile Cassier


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4656
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Re : Ecologie ....
« Réponse #114 le: 29 mai 2011 à 08:55:55 »
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Brésil : un nouveau code forestier favorisant la déforestation

Jusqu'à récemment le Brésil bénéficiait d’un code forestier, établi en1965, qui permettait de limiter l'usage agricole des terres en obligeant les propriétaires de forêts à en préserver une partie. Ce dispositif protégeait également des zones sensibles comme les rives des fleuves, les sommets et les coteaux des collines. Toutefois, ces dispositions pourraient être en train de vivre leurs dernières heures. En effet, d’après le WWF, le gouvernement brésilien s’apprête à faire voter une réforme du code forestier, élaborée par un défenseur du lobby agricole, Aldo Rebelo. Or, cette révision prévoit notamment une amnistie pour les déforestations antérieures à 2008 ainsi que des zones de protection légale réduites.

De fait, après deux ans de discussions opposant écologistes et lobbying agricole, le nouveau code forestier a été approuvé par 410 voix contre 63 et dix abstentions au sein de la Chambre des députés. Le projet de loi doit encore être approuvé par le Sénat. En attendant, eu égard au record enregistré au cours du mois d’avril 2011, ce flou juridique s’est avéré un terrain propice à la déforestation. En effet, durant ce mois, 593 km2 ont été déboisés, soit une surface six fois plus grande que lors de la même période en 2010 selon les chiffres officiels. Dans ce contexte, le WWF a souhaité rappeler que le brésil ne dispose actuellement d’une couverture forestière que sur 4 % de son territoire.

Cécile Cassier


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4701
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Re : Ecologie ....
« Réponse #115 le: 29 mai 2011 à 11:48:17 »
J'ai cru voir abordé à la tv le cas de deux militants écologistes assassinés récemment, en rapport avec cette histoire...
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Re : Ecologie ....
« Réponse #116 le: 03 juin 2011 à 11:46:55 »
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Le 5 juin, c’est la Fête des mares !

Une semaine après la Fête des mères, Laurent Baffie instaure la Fête des mares. Ce n’est pas une blague : l’humoriste aime réellement les animaux, et il veut inciter le public à creuser des mares afin d’en protéger leurs habitants ; avec ses amis défenseurs de la nature Allain Bougrain-Dubourg et Marc Giraud, et avec l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS), qu’il soutient activement.

Au moment de la migration des crapauds, Baffie aide les amphibiens à traverser la route pour leur éviter de se faire écraser. Il a créé un site spécialisé, www.fetedesmares.com et il entend faire plus : inciter le public à creuser des mares, et ainsi recréer de la biodiversité. Cette démarche deviendra un événement annuel : à chaque édition, nous vous ferons part de l’inauguration de nouvelles mares, ou d’anciennes réhabilitées.
 
La mare est un exemple simple, passionnant et facile à installer de ce que l’on appelle un « écosystème », c’est-à-dire un milieu naturel et ses habitants vivant en équilibre. En créant ces lieux de vie, nous contri­buons à sauvegarder l’étonnante diversité de la faune et de la flore des zones humides.
 
Animaux emblématiques des mares, les amphibiens sont des maillons essentiels de la chaîne alimentaire. Adultes et larves éliminent les moustiques, les limaces et autres bestioles qui sans cela pulluleraient. En une saison, un seul crapaud peut éliminer jusqu’à dix mille invertébrés (escargots, vers, araignées, insectes) ! Insecticides naturels et non polluants, les amphibiens représentent de précieux alliés pour les agriculteurs et les jardiniers.
 
Mais une espèce sur cinq risque de disparaître de France métropolitaine, selon la liste rouge des espèces menacées publiée en 2008 ! En seulement un siècle, les 3/4 des zones humides sur le territoire français ont été asséchées, et 90 % des mares ont déjà disparu.
 
Plutôt que de baisser les bras, soyons réactifs : creusons des mares. Le 5 juin, ça démarre !

Voir la vidéo de lancement de la fête des mares avec Laurent Baffie et Marc Giraud :
http://www.dailymotion.com/ASPAS26#videoId=xj278j


Communiqué de l'ASPAS
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Re : Ecologie ....
« Réponse #117 le: 05 juin 2011 à 20:40:26 »
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Farines animales : une possible réintroduction se précise

Le Conseil national de l'alimentation a rendu vendredi ses premières pistes de recommandations pour une possible réintroduction partielle des farines animales. 

Près d'un an après la proposition avancée par la Commission européenne de lever l'interdiction d'utilisation de certaines farines animales pour nourrir des animaux d'élevage, le Conseil national de l'alimentation (CNA), instance consultative des ministères français de la Santé et de l'Economie a rendu un rapport préliminaire sur cette question avant un avis définitif attendu mi-septembre.

Interdites depuis 2000 suite au développement de la maladie de la "vache folle", les protéines animales transformées pourraient à nouveau servir à nourrir certaines catégories d'animaux, selon le rapport du CNA.

S'appuyant sur plusieurs constats, notamment, "une situation sanitaire maîtrisée", "l'absence de risques pour la santé humaine", "des besoins croissants en protéines pour l'alimentation animale", "des avantages environnementaux probables"... Le CNA recommande dans ce rapport préliminaire la levée de l'interdiction d'utilisation des protéines animales dans un premier temps "dans le secteur de l'aquaculture" ; la filière qui, à ce jour, "est celle qui satisfait au mieux aux diverses exigences identifiées", souligne le CNA.

Une levée de l'interdiction qui pourrait, après "un bilan bénéfices/risques" être étendue à l'alimentation des porcs et des volailles, comme l'envisage la Commission européenne qui cible uniquement les non ruminants.


http://www.metrofrance.com/info/farines-animales-une-possible-reintroduction-se-precise/mkfe!7P3zEiK9aKKoA/

Les gros sous font la loi.  L'agro-industrie finira par nous faire bouffer notre propre merde!  :fache1:
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Re : Ecologie ....
« Réponse #118 le: 06 juin 2011 à 08:26:03 »
...Alors notre cul ne nous appartiendra plus. :gene:
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Re : Ecologie ....
« Réponse #119 le: 06 juin 2011 à 09:47:21 »
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S'appuyant sur plusieurs constats, notamment, "une situation sanitaire maîtrisée", "l'absence de risques pour la santé humaine", "des besoins croissants en protéines pour l'alimentation animale", "des avantages environnementaux probables".

Ils auraient mieux fait de dire directement la vérité, genre : "S'appuyant sur plusieurs constats, notamment, le fait que la plupart des personnes sont trop dans la merde pour s'intéresser à ce qui se passe dans l'agroalimentaire, la volonté de s'en mettre plein les fouilles, etc" :diable:

C'est quoi les besoins croissants en protéines pour l'alimentation animale ? Dit comme ça, on pourrait croire que ce sont les animaux qui ont des besoins croissants de consommer des prot... Les vaches sont au régime Dukan, ou quoi ?  :mrgreen: J'ai toujours cru que les animaux qu'on consomme sont herbivores (sauf le porc qui est omnivore, je crois). :pasdrole:

Sinon, le virus à la base de la paranoia concombresque viendrait quand même de dejection bovine, alors le coup du risque maitrisé hein...  :pascontent1:

Timbur :fleur2:, tu te laches...  :mdr1: :mdr1:
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Re : Ecologie ....
« Réponse #120 le: 06 juin 2011 à 15:12:30 »
un p'tit tour sur wiki, qui est notre ami, ne fait pas de mal, en plus tout l'historique de l'histoire en cours des concombres espagnols tueurs d'allemands... vous allez voir que cette histoire va finalement être du pipeau qui visait à couvrir un nouveau scandale sur la viande :

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E. coli entérohémorragiques (ECEH)[modifier]

Les ECEH sont responsables de colites hémorragiques6. Le principal réservoir de ces bactéries est le tube digestif des bovins; la contamination humaine se fait par l'intermédiaire d'aliments, principalement la viande de bœuf hachée et le lait cru. Le sérotype O157 est le plus fréquent. Il est responsable d'épidémies. Les ECEH produisent une verotoxine (ou Shiga-toxine) qui peut entraîner un syndrome hémolytique et urémique (SHU). Des intoxications à ECEH se sont déclarées suite à l'ingestion de viande contaminée et insuffisamment cuite (hamburger). Une intoxication a eu lieu en France en 2005.

Les cytotoxines (vérotoxines) sont à l'origine de la destruction des cellules intestinales. Les symptômes peuvent aller de la diarrhée simple à une diarrhée sanglante et abondante. Les manifestations sont plus graves chez les enfants de moins de 8 ans et chez les personnes de plus de 65 ans. Le syndrome hémolytique et urémique (SHU) se manifeste entre autres par une anémie hémolytique, une thrombopénie et une insuffisance rénale aiguë.
Crise sanitaire de 2011 en Europe[modifier]
Article détaillé : Épidémie de syndrome hémolytique et urémique de 2011.
   
Cet article doit être recyclé.
Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.

24 mai 2011 : les autorités sanitaires allemandes s'inquiètent de la propagation rapide de L’Escherichia coli entérohémorragique (ECEH), qui serait à l’origine de trois décès dans le nord du pays, en sus de centaines de cas recensés au cours des deux dernières semaines5,7. L’épidémie touche également la Suède, le Danemark, le Royaume-Uni et les Pays-Bas8,9.

26 mai 2011 : alors que la transmission de la bactérie s’opère d’ordinaire par le biais de la viande ou du lait, la Commission européenne lance une alerte pour informer que l’un des facteurs identifiés contribuant à l’essaimage de l’infection serait imputable à la consommation de concombres contaminés, provenant d’Espagne10,8,11.

27 mai 2011 : les concombres espagnols étant soupçonnés d'être à l’origine de l'infection bactérienne qui sévit dans différents pays européens12, dont essentiellement l’Allemagne, Madrid adopte des mesures prophylactiques, en suspendant de facto les activités liées à deux distributeurs, soupçonnés d’exporter des produits contaminés par une bactérie pathogène, mâtinée d’une toxicité potentiellement mortifère13,12.

28 mai 2011 : trois cas suspects d’intoxication alimentaire, liée à la bactérie qui s’est essaimée en Allemagne, sont détectés en France14.

29 mai 2011 : après avoir provoqué la mort de dix personnes en Allemagne, en sus de centaines de personnes infectées, la source de la contamination n’est toujours pas clairement identifiée ; le syndrome se répand dans plusieurs pays européens9.

30 mai 2011 : suite à deux nouveaux décès, annoncés dans l'après-midi, le bilan, en Allemagne, s’élève désormais à 14 morts15, tous directement liés à la contamination incriminée. Par ailleurs, certains hôpitaux, sis dans le nord de l’Allemagne, sont submergés de cas relevant d’infections par la bactérie Escherichia coli entérohémorragique (ECEH). Selon les dernières données en vigueur et actuellement disponiblesnote 1, la piste d’un dénominateur commun – dont le vecteur infectieux serait subordonné à la consommation de légumes crus – paraît de plus en plus plausible15.

31 mai 2011 : un nouveau décès – directement imputable aux conséquences séquellaires résultant de la contamination par l’ECEH – survient, pour la première fois, hors territoire allemand, soit : en Suède16. Cet événement vient grossir le bilan établi qui fait désormais état – à titre provisoire – de 16 morts cumulées16. Rosa Aguilar, ministre espagnole de l'Agriculture, requiert l’élaboration d’une « solution européenne », visant à contrer la chute des ventes de légumes, suite à la découverte de lots de concombres potentiellement contaminés par la bactérie16. Ladite ministre remet également en cause la gestion de la polémique par Berlin16. Par ailleurs, une équipe de chercheurs met au point une technique de dépistage de l’ECEH16.

1er juin 2011 : les concombres – initialement suspectés d’être les vecteurs transmissifs de la pathologie – sont potentiellement mis hors de cause. Selon Bruxelles, il semblerait dès lors apparoir que, en l’état, l’origine fondamentale de l’épidémie – tout comme celle du (ou des) facteur/s causal/aux, qui participerait/ent à sa dissémination factuelle – ne peut encore être clairement identifiée, nonobstant les présomptions liminaires, elles-mêmes devenues caduques, après examens circonstanciés exhaustifs17. Madrid réclame l’indemnisation de son secteur agricole, au sujet duquel elle reproche aux autorités de surveillance d’avoir précipitamment et injustement attribué une alléguée responsabilité génitrice, dans l’émergence de l’épidémie17. Par extension, le gouvernement espagnol envisage d’intenter une action légale à l’encontre des autorités de Hambourg, en réaction implicite aux imputations antérieures, ayant inopportunément incriminé les concombres espagnols comme vecteurs hypothétiques de la contamination17. L’Allemagne enregistre son 17e décès17.

2 Juin 2011 : l’épidémie touche la Grande Bretagne18 : sept nouveaux cas ont été confirmés et, à l’instar des autres malades, tous ont transités par l’Allemagne18. La Russie stoppe l'importation de légumes en provenance de l’Union Européenne19. Les concombres andalous sont officiellement mis hors de cause20. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS/WHO) révèle que la souche bactérienne d’Escherichia coli entérohémorragique (ECEH) présentement incriminée – O104-H4, STEC – n'aurait été identifiée qu’une seule fois, en Corée, en 2005, mais jamais en situation épidémique21,22. Les premières analyses génétiques suggèreraient qu'il se pourrait aussi éventuellement agir d'une mutation22,21, constituée de plusieurs bactéries conglomérées, hypothétiquement porteuses – pour certaines d’entre elles – de gènes potentiellement mortels22, ce qui, le cas échéant, expliquerait la fulgurante dangerosité corrélée à l’ampleur de ce type d’épidémie21,23.

3 juin 2011 : le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, basé à Stockholm, confirme l’identification nominative de l’agent infectieux21. Il s'agirait d’une bactérie Escherichia coli, affiliée à une souche rare, jamais détectée (jusqu’ici) dans une déclinaison épidémique21,22. Son appellation en serait la suivante : « 0104:H4 » ou, plus exhaustivement : ? « Stx2-positive, eae-négative, hly-négative, ESBL, aat, aggR, aap21 ». Son infestation, dans un organisme humain, produirait des shiga-toxines, dont l’invasion s'avérerait actuellement réfractaire à presque toute forme d’antibiothérapie24. En dépit des 199 nouveaux cas de contamination enregistrés, il semblerait que l’épidémie tendrait à se stabiliser25. Néanmoins, le mystère s'épaissit, quant au vecteur causal de transmission, dont l’origine et l’identité, en l’état, persistent à demeurer incertaines, inconnues, sujettes à caution, voire en proie à diverses extrapolations contradictoires 24,25. L’Institut Robert Koch – chargé de la veille sanitaire, en Allemagne – continue de recommander aux consommateurs d’éviter la consommation de légumes crus, quelles qu’en soient la provenance et/ou l’origine24. Même version, du côté du directeur de l’Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques, Andreas Hensel, qui déclare, en substance : « La provenance des produits importe peu24 ». Suivant l’exemple de la Russie, le Liban, à son tour, interdit les légumes européens26.

4 juin 2011 : les recherches stagnent27. Le vecteur de la contamination persiste à demeurer non encore identifié27. Les explorations circonstanciées de diverses autres pistes adjacentesnote 2 – visant à retracer le parcours ou l’origine de la contamination – se sont soldées par un échec, dans le sens qu’elles n’ont pas réussi à être corroborées par des éléments de preuve suffisamment tangibles pour être subséquemment accréditées27. La flambée épidémique causée par l’ECEH – ou syndrome hémolytique et urémique (SHU) – continue sa progression en Allemagne, selon l’Organisation mondiale de la santé, qui publie son 7e bulletin informatif28.

5 juin 2011 : 22 décès résultent désormais du SHU, lui-même entraîné par un contact liminaire – encore non identifié – avec l’ECEH29. Une nouvelle piste est évoquée par Gert Lindemann – ministre de l’Agriculture du Land de Basse-Saxe : elle pourrait impliquer une contamination survenue par le biais de graines germées, parmi lesquelles figureraient des haricots mungos, plus communément connus sous le nom de « germes de soja29 ». Le résultat d’analyses plus formelles est attendu pour le lundi 6 juin 201129.

6 juin 2011 : 18 déclinaisons de graines germées – dont celles issues des haricots mungos, des brocolis, des lentilles ou encore des radis – sont suspectées de véhiculer l’ECEH29 et d’être ainsi potentiellement responsables des pathologies récurrentes liées au SHU épidémique. Les investigations se focalisent notamment sur une entreprise spécifique, située dans l'arrondissement d’Uelzen29. Au cours d'une conférence de presse à Hanovre, Gert Lindemann – ministre de l’Agriculture du Land de Basse-Saxe déclare : « La preuve définitive n'en a pas encore été apportée […] ; les présomptions sont toutefois si fortes que nous devons recommander aux consommateurs de renoncer – pour l'instant – à la consommation de graines germées29 ». La présidence hongroise de l’UE convoque l’ensemble des ministres européens de l’Agriculture et de la sécurité alimentaire à une réunion extraordinaire, qui doit se tenir le 7 juin 2011, à Luxembourg30 : thème central essentiellement axé sur les conséquences sanitaires et économiques subordonnées à l’épidémie de SHU, elle-même implicitement liée à l’essaimage de la bactérie ECEH30. Les exploitants de la ferme « bio » allemande « Gärtnerhof31 », soupçonnés d'être indirectement à l'origine de l’épidémie, font part de leur consternation, face aux imputations larvées portées à leur encontre30 : ils affirment n’utiliser strictement aucun engrais dans leur culture et, selon eux, aucun animal ne se trouverait localisé sur son exploitation agricole30.
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Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
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Re : Re : Ecologie ....
« Réponse #121 le: 06 juin 2011 à 17:00:50 »
...Alors notre cul ne nous appartiendra plus. :gene:

J’aurai mis cette phrase au passé simple:

Alors notre cul ne nous appartint plus !

Ne sens-tu pas l’intensité dramatique se décupler avec cette variation du temps ?


Bon, je vais voir ailleurs si j’y suis ! :sivousme:
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

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Re : Ecologie ....
« Réponse #122 le: 06 juin 2011 à 18:28:08 »
mais vous avez pas suivi ou quoi ? c'est du soja germé bio qui est responsable !!! :fache:

comment faire peur aux gens pour les forcer à bouffer de la merde  -ben oui déjà! ::d-obligatoirement  achetée dans la grande distribution dont les viandes référencées ci-dessus...et sans oublier les céréales ogm en plus des farines de vaches mortes dans les champs et dont on a vu la panse gonfler et cracher ses boyaux au soleil....

bon je vais aller me faire des petits légumes sautés à l'huile d'olive -légumes achetés en amap -
et je vais mettre du soja à germer....
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

 La neutralité favorise toujours l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté » (E. Wiesel).

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Re : Ecologie ....
« Réponse #123 le: 06 juin 2011 à 18:46:49 »
origines des farines animales

http://fr.wikipedia.org/wiki/Farine_animale
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

 La neutralité favorise toujours l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté » (E. Wiesel).

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Re : Re : Ecologie ....
« Réponse #124 le: 06 juin 2011 à 20:37:08 »
Timbur :fleur2:, tu te laches...  :mdr1: :mdr1:
Librement inspiré d'Henry Miller.   :merci:



Citation de: Cervesia
bon je vais aller me faire des petits légumes sautés à l'huile d'olive -légumes achetés en amap -
Il en reste ?


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Re : Ecologie ....
« Réponse #125 le: 07 juin 2011 à 08:59:01 »
Aux dernières nouvelles, peut-être bien que ce n'est pas le soja...

Un chercheur qui cherche, ça se trouve,
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Re : Ecologie ....
« Réponse #126 le: 09 juin 2011 à 12:28:33 »
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Barbie, c'est fini ! Pour être emballée dans une jolie boîte, elle sacrifie les forêts indonésiennes, notamment des régions abritant les derniers tigres et orangs-outans de Sumatra.

C'est Mattel, le fabricant de Barbie, qui encourage cette addiction : il s'approvisionne en papier d'emballage auprès d'Asia Pulp and Paper (APP), entreprise tristement célèbre pour son impact destructeur sur les forêts.

Ne jouons pas avec l'avenir des forêts tropicales. Demandons à Mattel d'arrêter d'emballer ses jouets en sacrifiant les forêts.

http://www.greenpeace.org/barbie



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Re : Ecologie ....
« Réponse #127 le: 07 août 2011 à 21:17:49 »
Une autre sorte de catastrophe pour la faune et sans doute la flore, l'histoire des sangliers morts sur les rives du Gouessant, dans le département des côtes d'armor... La piste des algues vertes, ce phénomène devenu fléau, se confirmerait selon le monde.. (source ici)

La nature paie toujours les conséquences de la modification sans précaution des écosystèmes. Et de nos jours, beaucoup d'être humains n'ont pas encore compris que nous devons faire partie de l'écosystème et le préserver, au lieu de l'utiliser comme un jouet qu'on jette dès qu'il est usé.

Eva Joly défend les agriculteurs, mettant en cause la politique qui les a fait s'agrandir... On peut comprendre ce point de vue, mais il est intéressant tout de même de se demander QUI est à l'origine de cette politique, et si tout de même la corporation agricultrice n'y est pas pour quelque chose...  :merci: :merci:

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Re : Ecologie ....
« Réponse #128 le: 10 août 2011 à 18:34:46 »
Hi hi hi...  :mrgreen:

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Le salon alimentaire de Cologne ferme ses portes au foie gras

Depuis 1993, le gavage est interdit en Allemagne. Et si la transformation, la vente et la consommation de foie gras restent autorisées, la position à l’égard de cette pratique atteste de réticences croissantes. Pour preuve, l’ANUGA, considéré comme l’un des plus grands salons alimentaires et attendu en octobre prochain dans la ville allemande de Cologne, a informé qu’il sera interdit de présenter, de faire déguster ou de communiquer sur le foie gras.

Cette annonce a suscité la colère des producteurs français, lesquels ont protesté auprès du gouvernement français et de l'ambassade d'Allemagne en France. Apportant son soutien aux protestataires, le ministre de l'agriculture français, Bruno Le Maire a menacé de ne pas se rendre à l'ouverture du salon. Il a également fait parvenir un courrier à son homologue allemand, dans lequel il affirme que « la France applique rigoureusement toute la réglementation communautaire sur le bien-être animal ». S’indignant de ces « mensonges », l’association L214 a tenu à rappeler la réalité qui se cache derrière la technique du gavage. En France, 87 % des canards gavés sont maintenus dans d’étroites cages individuelles, pourtant interdites dans l’Union européenne depuis le 1er janvier 2011. Ils sont gavés à l’aide d’une pompe hydraulique ou pneumatique qui injecte, en quelques secondes, jusqu’à 900g de pâtée dans le jabot des oiseaux. Environ un million de canards meurent en cours de gavage en France.   

Cécile Cassier

Bien fait!  :super:
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Re : Ecologie ....
« Réponse #129 le: 21 août 2011 à 08:51:08 »
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2030 : l'agonie de nos sociétés ?

"Le temps est révolu où l'on pouvait se permettre de ne penser qu'à soi, qu'à sa communauté restreinte. Désormais, il nous est impossible d'ignorer tout ce qui nous lie et les responsabilités que cela suppose. Nous sommes plus de six milliards sur Terre, et il n'y aura pas de développement durable si nous ne parvenons pas à vivre ensemble". Yann Arthus Bertrand (6 Millions d'autres)

Cette phrase de bon sens de l'explorateur des extrêmes, Yann Arthus Bertrand, est en fait un voeu pieux. Toutes les hypothèses montrent que nous allons vers un monde de plus en plus incertain. Un monde de Hobbes : « Homo lupus homo », « l'homme est un loup pour l'homme ». Nous allons montrer que l'homme est un prédateur qui ne sait pas s'arrêter.

Etat des lieux de la planète
Si on pouvait réduire la population de la terre à un « village planétaire » d'exactement 100 personnes, en conservant tous les ratios humains, cela ressemblerait à ça : 60 Asiatiques (dont 20 Chinois et 17 Indiens), 14 Américains (Nord et Sud), 13 Africains, 12 Européens et un demi Océanien. 52 femmes, 48 hommes, 70 non-blancs et 30 blancs, 48 vivent dans le village, 52 sont éparpillés dans la campagne.(1)

En 2000, les USA/Canada consommaient 2,555 milliards de tep/an pour 302 millions d'habitants soit 8 tep/hab/an. L'Europe de l'Ouest, 1, 6 milliard de tep pour 385 millions d'habitants soit 4,31 tep/hab/an. La Chine 1,23 milliard de tep/an pour 1,26 milliard d'habitants soit 0,98 tep/hab/an! Enfin, l'Afrique consomme 480 millions de tep/an pour 760 millions d'habitants soit 0,6 tep/hab/an.

6 personnes possèdent 59% de la richesse mondiale, tous les 6 sont des États-Unis. 50 habitants du village vivent avec 2 dollars par jour. 25 vivent avec 1 dollar par jour. 15 produisent plus de la moitié des rejets de CO2 du village. 25 consomment trois quarts de l'énergie totale, les 75 autres consomment eux, le dernier quart de l'énergie. 17 n'ont ni services médicaux, ni abri adéquat, ni eau potable. 50 souffrent de malnutrition, 70 sont analphabètes, 80 personnes vivent dans un logement de mauvaise qualité, 20 contrôlent 86% du PNB et 74% des lignes téléphoniques. 11 habitants utilisent une voiture et sans doute 20 d'ici 20 ans. 20 disposent de 87% des véhicules et de 84% du papier utilisé. 9 ont accès à l'Internet. 1 (oui, seulement 1) à un niveau d'études universitaire. 1 meurt et 2,3 enfants naissent chaque année.

Et en 2030 ?
Justement, le « village planétaire » comptera 135 habitants en 2030. Même si nous ne pouvons prédire des événements futurs précis, il est tout à fait possible d'identifier les tendances et les développements à venir susceptibles d'avoir un impact important sur notre futur. Le passé et le présent ne peuvent être modifiés. Seul le futur est malléable. En 2030, malgré toutes les études concernant les changements climatiques, les scénarii de l'Agence internationale de l'énergie du Conseil mondial de l'énergie prévoient que les énergies fossiles continueront à dominer le bilan énergétique. La part des énergies renouvelables ne dépassera pas les 10%. On prévoit un retour du charbon et du nucléaire ! Malgré ses inconvénients, il continuera à faire partie des bilans énergétiques de beaucoup de pays industrialisés, malgré, en définitive, « la fausse émotion après Fukushima ». Mieux encore, le parc de voitures qui est actuellement de 800 millions de voitures dont le 1/3 est aux Etats-Unis, doublera à cette échéance. L'Américain est responsable de l'envoi dans l'atmosphère de 20 tonnes de CO2 contre 900 kg en Inde et beaucoup moins en Afrique. Pour rappel, en moyenne les 6,5 milliards de Terriens envoient dans l'espace 25 milliards de tonnes de CO2. En Algérie nous sommes responsables de près de 100 millions de tonnes annuellement. C'est beaucoup pour ce que nous en faisons.

En 2030, le groupe des cinq plus grosses économies de la planète sera, quoi qu'il en soit, constitué par les États-Unis, la Chine, le Japon, l'Inde et l'Allemagne. La pression sur les sources d'énergie sera encore plus forte qu'aujourd'hui. Le pétrole restera l'énergie la plus demandée et représentera comme aujourd'hui 35% de la consommation totale d'énergie. Celle du charbon croîtra dans des pays émergents comme l'Inde ou la Chine, qui utilisent ce minerai. L'énergie nucléaire déclinera en Europe mais pas en Asie ; la Chine compte en installer plus de 50 000 MWe.

La hausse des températures et la baisse de la pluviométrie concerneront surtout les régions arides et semi-arides comme le Moyen-Orient, la Corne de l'Afrique, l'Afrique du Nord, le sud de l'Afrique, le nord-ouest de la Chine et l'Asie centrale. Si tout le monde consommait comme un Américain, il nous faudrait 5 planètes ! Chaque année nous dépassons le « overshoot day », le jour du dépassement, plus tôt dans l'année en 2010 c'était le 20 août, en 2011 c'est dans 15 jours... C'est-à-dire que nous avons consommé en sept mois et 10 jours ce que Dame Nature dans son infinie bonté a mis à notre disposition pour une année ! Nous vivons donc en «sur-régime» par rapport aux ressources de la planète. C'est comme si on avait actuellement 1,3 planète ! Ce crédit nous allons le payer en perturbations climatiques. De ce fait, nous mettons gravement en péril les générations futures. Leur avenir se décide ici et maintenant, car nous n'avons pas de planètes de rechange.

Pour Ray Hammond Six facteurs majeurs de changement façonneront le monde en 2030: il y a d'abord l'explosion de la démographie mondiale et les modifications de démographies sociétales. Les changements climatiques et environnementaux, la crise énergétique à venir, la globalisation croissante, l'accélération du développement exponentiel de la technologie. Bien d'autres facteurs influeront sur la vie humaine et la société dans les pays développés et les pays en voie de développement d'ici un quart de siècle, mais ces six facteurs sont de loin ceux qui auront l'impact le plus déterminant.(2)

On le voit, l'auteur pense que la mondialisation sera toujours là, nous n'en sommes pas convaincus. Tout est structuré par l'énergie, certes, il y aura du pétrole, il sera cher, tout le monde ne pourra pas se le permettre, il pourra même être arraché par la force. Justement, les guerres vont structurer durablement le paysage planétaire. S'y ajouteront les conflits de civilisation savamment entretenus par une mondialisation -laminoir qui continuera à broyer les identités et les spiritualités ; ce sera la guerre de tous contre tous. Une nouvelle humanité d'esclaves permettra aux empires (occidental, et asiatique) de se faire la guerre par peuples faibles interposés. Trois types de guerres vont structurer le futur, les guerres pour les matières premières, les guerres pour l'eau et les guerres pour la nourriture dans un environnement climatique de plus en plus hostile. En 2030, le monde sera plus interdépendant et plus interconnecté. Les bienfaits ne profiteront qu'aux pays avancés. De plus, le monde sera encore plus inégal donc, potentiellement plus instable et plus conflictuel. L'inégalité dans la distribution de la richesse continuera de se creuser. La religion restera un facteur important dans les comportements et les attitudes sociales mais son impact sur la vie publique ne devrait pas beaucoup changer. L'Afrique et le Moyen-Orient vont demeurer des régions d'instabilité chronique à l'horizon 2025-2030, avec de nombreux risques d'exacerbation du fait des évolutions démographiques, climatologiques et économiques. Le Produit intérieur brut de la Chine devrait tripler d'ici à 2025-2030. L'Inde deviendra la quatrième puissance économique mondiale. La fin du pétrole bon marché est avérée. Le baril à trois cents dollars n'est plus un mythe. Le Nord pompe à tour de bras depuis près de cent cinquante ans, et le Sud aspire logiquement à le rejoindre. Le problème pour les pays industrialisés est de convaincre les Indiens et les Chinois que leur niveau de vie va s'arrêter à 1500 dollars par habitant, pendant que eux, les riches, sont à 30 000 dollars. Qui se soucie en fait, des populations les plus vulnérables, de celles qui, par centaines de millions, seront les premières victimes d'un pétrole toujours plus cher, qu'elles ne pourront plus s'offrir ? Qui se soucie des futurs réfugiés écologiques ; après avoir connu les réfugiés politiques, puis les réfugiés économiques ; voici venir le temps des réfugiés écologiques.

Comment se préparent les pays à ce rendez-vous avec l'inconnu ?
La dépendance de l'Occident envers les importations d'énergie augmente. Les importations, dont certaines sont en provenance de régions menacées d'insécurité, pourraient passer de 50% aujourd'hui à 70% dans 20 ans. La demande mondiale d'énergie augmente, surtout la demande des pays d'Asie en très forte croissance (Chine, Inde...). Les prix du pétrole et du gaz sont en hausse, et devraient se maintenir à des niveaux élevés. Le pic pétrolier est dépassé. Les réserves en uranium ne sont pas infinies. Elles se situent autour d'une soixantaine d'années, compte tenu des consommations et des réserves connues actuelles. Il existe un risque de changement climatique, si l'on ne développe pas des énergies alternatives aux énergies fossiles. Le livre vert indique que des investissements en capacités de production d'énergie pour les vingt prochaines années sont de l'ordre de 1000 milliards d'euros, en Europe, pour faire face au vieillissement des infrastructures.

Préparer la France à vivre avec quelques degrés de plus, voilà l'objectif de ce plan sur 5 ans, premier du genre en Europe. Pour anticiper les effets inéluctables du réchauffement climatique prévu d'ici la fin du siècle, la France va se doter d'un plan national d'adaptation décliné en plus de 230 mesures et présenté par la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. « Le changement climatique ne faisant aucun doute, l'incertitude qui plane encore sur son ampleur ne doit pas empêcher l'action ». Hausse des températures, sécheresses plus intenses et plus fréquentes, baisse des précipitations estivales ou encore fonte des glaciers sont attendues dans les prochaines décennies. Pour le seul exemple de l'eau, le plan reprend l'idée d'une réduction de la consommation de 20% d'ici 2020, par des aides pour récupérer l'eau de pluie, réutiliser les eaux usées traitées, ou encore mieux détecter les fuites sur les réseaux d'approvisionnement en eau potable. Ces dernières sont actuellement responsables de 25% des pertes de ce précieux élément naturel.(3)

L'eau est un élément majeur dans la vie, son utilisation est variable. Les estimations, quant à la quantité d'eau nécessaire pour l'agriculture US, sont données par le professeur Pimentel, de l'Université de Cornell pour 1 kilo de pommes de terre : 500 litres d'eau, pour 1 kilo de blé : 900 litres d'eau, pour 1 kilo de fourrage : 1000 litres d'eau, pour 1 kilo de maïs : 1500 litres d'eau, pour 1 kilo de riz : 1 900 litres d'eau, pour 1 kilo de soja : 2000 litres d'eau, pour 1 kilo de viande de boeuf : 100-300 litres d'eau.(4)

De même, s'agissant de l'énergie, la quantité de pétrole en litres est la suivante : prendre un bain par jour pendant un an nécessite 1180 litres. Chauffer un appartement de 80 m² pendant un an : 1600 l, parcourir 15 000 km en voiture (moyenne) : 1260 l, la production sous serre d'un kg de poivron, 0,6 l, la production d'un kg de poulet: 0,2 l, la production d'un kg d'agneau: 7,9 l, une paire de chaussures de sport de jogging: 6l, 1 litre de détergent en bouteille plastique: 0,5 l, 1 ramette de papier (500 feuilles, 80 g/m²): 2,8 l, un pneu: 27 l, un ordinateur: 612 l, un voyage Alger-Paris: 1300 l, un kilomètre d'autoroute: 60 000 l. Les camions, les bateaux ou les avions ne polluent pas dans les mêmes proportions. Pour une tonne d'aliments transportée sur un kilomètre, un bateau émet entre 15 et 30 grammes de CO2, un camion entre 200 et 450 grammes et un avion entre 500 et 1 600 grammes. La pénurie inéluctable d'énergie imposera de consommer local. L'aviation sera un luxe.

Conclusion
Un réchauffement de 2°C d'ici la fin du siècle équivaudrait à un déplacement de près de 360 km vers le Nord : la plupart des ensembles forestiers sont incapables de migrer spontanément à cette vitesse virtuelle de 10 cm/jour. De plus, nous exploitons un « stock fini » de matières premières qui s'épuisera bientôt, croissance aidant. La pénurie nous guette, et plus vite qu'on ne le croit : dans trente ans, il ne restera plus de pétrole; dans 60 ans, plus de gaz naturel ; avant la fin du siècle plus d'uranium. La seule solution c'est d'aller vers la sobriété énergétique en évitant tout ce qui est superflu et en revoyant fondamentalement le paradigme consommation d'énergie - niveau de vie.

La nature est la première victime de la gabegie des hommes. Beaucoup d'écosystèmes sont à l'agonie. L'homme s'autorise à prendre la place de tous les autres êtres vivants, qu'il considère comme n'ayant aucun intérêt si elles ne lui sont pas directement utiles. Alors il tue, il pollue, il saccage.

« Si l'humanité continue sur sa lancée, la Terre de 2030 ne ressemblera plus à grand-chose. Beaucoup d'espèces auront disparu. Les derniers animaux sauvages sont traqués et se cachent au plus profond des quelques vraies forêts qui restent. Nous serons plus de 9 milliards à exercer une pression toujours plus constante sur l'environnement. Peu importe que le CO2 produit par les véhicules soit un puissant gaz à effet de serre. Certes, il restera quelques zones sauvages au Canada, en Sibérie, en Antarctique. Le climat se dérègle, c'est désormais une évidence. La situation géopolitique est tendue. Certains pays en développement vont vouloir se hisser au rang des puissances occidentales. L'affrontement risque de devenir inévitable. Le fossé séparant les cultures pourrait être trop large pour que la paix et la sécurité soient préservées. Si les ressources manquaient, qui sera le premier servi ? (...) La montée en puissance de l'individualisme et du libéralisme sauvage est évidente. Que va devenir la solidarité au milieu de cette jungle qu'on nous construit. Les images des enfants mourant de faim à la télé ne nous choquent plus. Nous ne nous soucions pas de l'humanité en général ».(5)

Le drame est que rien ne semble arrêter la course mortelle à la croissance sans laquelle nos brillants économistes sont incapables d'échafauder la moindre perspective d'évolution vers un autre modèle économique. Et nous les citoyens, malgré les efforts de nos gestes écologiques dérisoires, emportés par ce maelström infernal, assisterons au désastre avec cet insupportable sentiment d'impuissance.

Les tensions de tous ordres et le désordre économique et social apparaîtront sans doute bien avant avec la disponibilité décroissante du pétrole que nous ne parviendrons pas à compenser en temps voulu par les autres sources d'énergies. Même en misant tout sur une substitution du pétrole par le charbon et ses dérivés liquides, même en ayant recours massivement au nucléaire avec tous les inconvénients créés par ces deux sources d'énergies, elles seront très insuffisantes pour compenser le déficit d'énergie laissé par le pétrole. Ne parlons pas des énergies dites renouvelables qui plafonneront autour de 10%, dans le meilleur des cas, d'ici à 2030. Nous n'aurons ni le temps ni les moyens financiers pour réussir une mutation nécessaire des infrastructures, le tout dans un climat de crise financière et de récession économique engendrée par le coût croissant et la réduction physique de l'énergie disponible. Et ceci sans compter avec la facture à payer des désordres écologiques et climatiques qui en résultera. Facture qui sera soldée en premier par les variables d'ajustement que sont les peuples harassés du Sud qui auront à combattre l'errance climatique et la faim.

Au lieu de l'appel de Yann Arthus Bertrand, la sentence de Lamarck en véritable visionnaire qui prévoyait, il y a deux siècles, le chaos à venir est d'une brûlante actualité : « L'homme, par son égoïsme trop peu clairvoyant pour ses propres intérêts, par son penchant à jouir de tout ce qui est à sa disposition, en un mot, par son insouciance pour l'avenir et pour ses semblables, semble travailler à l'anéantissement des moyens de conservation et à la destruction même de sa propre espèce... » Triste sort pour l'humanité dans moins d'une génération !

1.Phillip M Harter de Stanford, actualisée par les Humains Associés - 2003
2.Ray Hammond: Le Monde en 2030, par Kathryn Walton Ward, Editions Yago 2008
3.Cyrille Souche - La France présente et l'adaptation au changement climatique 20.07.2011
4.Pr Pimentel, Ecological Integrity: Integrating Environment, Conservation and Health (Island Press, Washington DC, 2001).
5.5. Le monde de 2030

Auteur:
Chems eddine Chitour / Professeur Ecole Polytechnique Alger Ecole d'IngénieursToulouse


http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2916_2030_fin_societes.php
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Re : Ecologie ....
« Réponse #130 le: 21 août 2011 à 16:08:19 »
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En 2030, le groupe des cinq plus grosses économies de la planète sera, quoi qu'il en soit, constitué par les États-Unis, la Chine, le Japon, l'Inde et l'Allemagne.
Je pense que c'est faux, pour les USA et le japon.
Celui qui croit ne pas être responsable de ses erreurs a renoncé à sa liberté

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Re : Ecologie ....
« Réponse #131 le: 12 septembre 2011 à 12:37:17 »
ce qu'il y a de formidable ne ce moment c'est que tout va mal, alors pourquoi donc s'en inquiéter ?   :pleur3:

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Arctique : la banquise vers une nouvelle fonte record

 10 septembre 2011  16:15
En août 2011, l’étendue de la banquise arctique a été de 28% inférieure à la valeur moyenne de la période de référence. Durant les mois d’été, 2011 s’est située à quasi parité avec le minimum historique de 2007. Cette année là, les scientifiques avaient assisté stupéfait à une fonte massive de la banquise, à laquelle ils ne s’attendaient pas avant le milieu du siècle. Aujourd’hui 10 septembre, 2011 et 2007 ne sont plus séparées que par l’épaisseur du trait, et 2011 pourrait établir un nouveau record. Voici le point de la situation au 6 septembre, rédigé par les scientifiques américains du National Snow and Ice Data Center. --- Au-delà d’un éventuel nouveau minimum record de l’étendue, c’est en réalité la situation globale de la banquise qui doit retenir l’attention. Outre l’étendue (qui inclut les marges et les interstices du pack fragmenté), sur tous les paramètres - surface réelle de la glace, âge et épaisseur - les données disponibles indiquent un processus de dégradation accéléré. S’il est prématuré de prononcer un verdict définitif, l’année 2011 renforce l’hypothèse d’une prochaine disparition quasi complète de la banquise durant l’été. Nous serions alors les témoins impuissants du premier bouleversement climatique majeur, en avance de plusieurs dizaines d’années sur les prévisions. Contre Info.
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Re : Ecologie ....
« Réponse #132 le: 12 septembre 2011 à 13:56:30 »
Ce qui est bien quand tout va mal, c'est qu'il y a tout lieu de penser qu'après, ça devrait aller mieux !
Enfin, en théorie...

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Re : Ecologie ....
« Réponse #133 le: 12 septembre 2011 à 17:19:23 »
D'autant plus inquiétant que l'Arctique va être mis en coupe réglée...  :rougefache:

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Arctique et hydrocarbures: les accords russo-norvégiens

Moscou et Oslo signent un accord sur les frontières maritimes arctiques et mettent un terme à plus de quarante années de controverses

Le 27 avril 2010, le Président russe Dmitri Medvedev terminait sa visite de deux jours en Norvège, visite qui avait eu pour but de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays et d’innover dans le domaine de la coopération énergétique.

En présence d’un parterre bien fourni d’entrepreneurs et d’industriels norvégiens, le chef du Kremlin a souligné que son pays voulait améliorer le partenariat stratégique et énergétique avec la Norvège et trouver une issue à la querelle qui oppose Moscou et Oslo pour la maîtrise des eaux territoriales dans la Mer de Barents, dont les fonds recèlent de vastes gisements de ressources énergétiques.

La visite de Medvedev a également permis de conclure un accord historique sur les frontières maritimes dans l’Océan Glacial Arctique, après quarante années de querelles irrésolues. Le premier Ministre norvégien, Jens Stoltenberg, l’a annoncé lors d’une conférence de presse à Oslo, tenue avec le Président russe. “C’est une journée historique”, a déclaré Stoltenberg, “car nous avons trouvé la solution à une question importante, demeurée ouverte, et qui opposait la Norvège à la Russie”. “Nous sommes voisins”, a ajouté pour sa part Medvedev, “et nous voulons coopérer”. Stoltenberg a ensuite souligné que les deux pays se sont mis d’accord sur tout et a précisé que l’accord conclu était “optimal et bien équilibré”. “Cette solution”, a poursuivi le Premier Ministre norvégien, “représente plus qu’une délimitation territoriale sous la surface de l’océan; il s’avère important pour le développement de bonnes relations de voisinage”.

L’enjeu? Une zone de 175.000 km2, situés à proximité de l’archipel des Spitzbergen (qui appartient à la Norvège) et l’île de la Nouvelle-Zemble (qui fait partie de la Fédération de Russie). En 1978 déjà, un accord était entré en vigueur qui consentait aux deux pays de pêcher dans la zone mais sans régler définitivement la question des frontières maritimes. Or la question était épineuse, surtout parce que les experts pensent que dans le fond de l’Océan Arctique se trouvent d’énormes réserves de gaz naturel et de pétrole. La signature de l’accord par les ministres des affaires étrangères norvégien et russe s’est effectuée la veille du départ de Medvedev pour le Danemark, où il s’est rendu pour une visite officielle de deux jours (les 27 et 28 avril 2010).

En juillet 2007, la Russie et la Norvège avaient déjà signé une déclaration de principe pour délimiter les zones offshore du Fjord de Varanger (Varangerfjorden) dans la Mer de Barents: cette fois, les diplomates russes et norvégiens ont décidé de trouver un accord pour les autres frontières maritimes dans la même zone arctique, riche en gaz et en pétrole. La Norvège est le troisième exportateur mondial d’or noir, après l’Arabie Saoudite et la Russie. Oslo possède encore d’abondantes réserves de gaz naturel et s’intéresse au gisement russe de Shtokman, situé dans la partie orientale de la Mer de Barents et à l’exploitation d’autres gisements dans la presqu’île de Jamal, toujours sur territoire russe. La compagnie norvégienne Statoil, qui contrôle 24% des actions émises sur ces gisements, a réussi, fin avril 2010, lors du nouvel accord russo-norvégien à convaincre les Russes de passer à la réalisation du projet d’exploitation du riche gisement de Shtokman, dont Gazprom possède 51% des actions et la société française Total, 25%. Le 13 juillet 2007, Gazprom et Total ont signé un accord-cadre pour financer et construire les infrastructures du gisement. Le 25 octobre de la même année, une déclaration de principe de même nature avait été scellée entre la compagnie d’Etat russe et l’instance qui allait devenir l’actuelle Statoil norvégienne. Le 21 février 2008, les trois compagnies fondent un consortium commun à Zoug en Suisse.

Le soir suivant, Medvedev partait pour Copenhague, où plus aucun chef d’Etat russe ne s’était rendu depuis la visite de Nikita Khrouchtchev en 1964. L’actuel chef du Kremlin a rencontré le 28 avril 2010 les plus hautes autorités du Royaume du Danemark pour discuter d’accords commerciaux et régler les investissements danois dans les secteurs russes de l’énergie et de l’agriculture, sans oublier, bien évidemment, les questions qui touchent à la sécurité de l’Europe.

Andrea PERRONE / a.perrone@rinascita.eu

(article issu de “Rinascita”, Rome, 28 avril 2010; trad. franç.: Robert Steuckers ; http://www.rinascita.eu ).


http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2010/05/17/d5b3950e1b36df6bf1be0de66d42b657.html

Désespérant de connerie!!!  :/
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Re : Ecologie ....
« Réponse #134 le: 12 septembre 2011 à 17:37:13 »
Ne pas oublier le Canada qui vat en faire partie de ce groupe. Et surement les Us plus tard.

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Re : Ecologie ....
« Réponse #135 le: 12 septembre 2011 à 17:53:14 »
Vous remarquerez la totale désinvolture de... la société Total!
Sa fondation a financé une grande partie du film de Jacques Perrin, Océans, dans lequel Perrin dénonce (à la fin du film) la menace qui pèse sur l'Arctique et sa faune.
Ce qui n'empêche pas Total de placer ses pions dans le massacre...  :mrgreen:
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Re : Ecologie ....
« Réponse #136 le: 12 septembre 2011 à 18:17:45 »
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les trois compagnies fondent un consortium commun à Zoug en Suisse
Et pourquoi aller créer ce consortium dans le plus petit canton Suisse ?
Tout simplement parce que c'est un paradis fiscal
Encore des profits dont le Trésor Public français ne verra jamais la couleur...

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Re : Ecologie ....
« Réponse #137 le: 13 septembre 2011 à 07:03:56 »
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D'autant plus inquiétant que l'Arctique va être mis en coupe réglée...

il s'en faudrait de peu de penser que tout ça est fait exprès, pensez donc : plus de glace, moins de soucis pour pomper les ressources ! (et surtout moins de frais pour entretenir le matériel, forer la glace...)

non ça n'est pas un complot, disons que comme pour d'autres situations, toutes les occasions sont bonnes pour ne rien faire qui contreviendrait aux bénéfices et ainsi s'en foutre plein les fouilles dès que le champs est libre... quoi ? le quoi ? le pro-to-cole de -kyo-to ? kézako ? ça sert à rien, de toute façon ils s'en foutent, ce protocole c'était de la façade pour dire que quelque chose a été décidé mais comme aucun moyen pérenne et viable n'a été mis en place (hein ? des mesures sont faites régulièrement ? ... et alors ? quid ? du greenwashing de ci de là pour faire bonne figure... mais le résultat est là : ILS se sont bien foutus de la gueule du monde ! s'ils avaient réellement voulu changer les choses les restrictions auraient été nettement plus importantes, et d'ailleurs elles auraient peut-être bien freinées les conséquences de la crise, peut-être même qu'il n'y aurait pas eu de crise et que le capitalisme serait déjà mort !)

bref pour faire court : la fonte des glace, hors phénomène naturel (éruptions solaires entraînant des canicules à l'échelle mondiale), reste de faite liée à l'activité humaine et donc est la conséquence directe du capitalisme (la couche d'ozone ne s'évapore pas naturellement !).
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Re : Ecologie ....
« Réponse #138 le: 14 septembre 2011 à 13:52:28 »
Pétition pour les océans.

Citation de:
Nos océans subissent une destruction systématique, et nous avons 36 heures pour tirer la sonnette d'alarme. L'industrie des produits de la mer utilise de longues chaînes à lourds maillons métalliques pour traîner de grands filets qui raclent les fonds marins en quête de poissons et emportent tout sur leur passage. Cette technique du "chalutage de fond" revient à saigner à blanc une forêt pour attraper un perroquet, et seul notre cri d'indignation pourra y mettre fin.

Dans deux jours, des décideurs à l'ONU se réunissent pour évaluer l'impact de cette pratique destructrice. Les nations des îles du Pacifique se battent pour sauver les océans et ont demandé aux membres d'Avaaz de les soutenir. Saisissons cette chance de victoire -- si nous sommes suffisamment nombreux à nous exprimer aujourd'hui, cela renforcera leur poids face aux grands pays pêcheurs. Cela encouragera aussi les pays influents comme les Etats-Unis et l'Australie, qui ont déjà interdit le chalutage de fond dans leurs eaux, à demander la protection des hauts-fonds du monde entier.

Lançons un immense appel urgent pour arrêter cette destruction insensée de nos océans -- les délégués remettront directement nos voix à la réunion de l'ONU. Signez maintenant et allons jusqu'à un demi-million de voix dans les prochaines 36 heures:

http://www.avaaz.org/fr/stop_ocean_clear_cutting_fr?tta

De gigantesques chalutiers se déplacent méthodiquement d'un écosystème marin à l'autre, broyant les barrières de corail et aspirant toute créature vivante pour ne laisser derrière eux que de vastes déserts qui ne pourront pas se régénérer avant plusieurs centaines d'années. En un seul passage, certains bateaux sont capables de raser une zone équivalente à 5 000 terrains de football. Le Canada, la Russie et l'Espagne sont en pointe dans l'expansion de cette entreprise destructrice qui touche les eaux profondes les plus diverses et les plus précieuses au monde.

Les principaux pays de pêche ont déjà eu 6 ans pour étudier les effets du chalutage de fond et évoluer vers des pratiques durables. La plupart ont échoué à honorer leurs engagements à protéger les océans et continuent d'allouer d'immenses subventions - plus de 162 millions de dollars par an - à la destruction en règle des océans.

La réunion de cette semaine est notre meilleure chance d'inverser la tendance. Une équipe internationale de scientifiques marins a récemment appelé à mettre un terme définitif à la pêche dans les hauts-fonds, et la Commissaire européenne à la pêche a exprimé son hostilité à l'octroi de subventions publiques aux chalutiers de haute mer. Une nouvelle dynamique est lancée, mais nous aurons besoin d'un tollé mondial des citoyens pour faire de cette réunion à l'ONU un moment important où les nations seront face à leurs responsabilités. Rejoignez l'appel pour sauver les océans, signez la pétition maintenant et faites-la suivre à vos amis:

http://www.avaaz.org/fr/stop_ocean_clear_cutting_fr?tta


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Re : Ecologie ....
« Réponse #139 le: 14 septembre 2011 à 14:09:59 »
Signé  :super:
Et pour avoir vu concrètement les incroyables dégâts provoqué par cette pêche dans plusieurs pays du monde, je vous engage à aller nombreux signer cette pétition  :merci: :merci:
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Re : Ecologie ....
« Réponse #140 le: 15 septembre 2011 à 19:15:27 »
Plein de nouvelles passionnantes, en ce moment, dans l'actualité écologique...  :mrgreen:

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Aveyron : une commune contaminée au cadmium

En 2008, l’antenne régionale de l’InVS (Institut National de Veille Sanitaire) et l’ARS (Agence Régionale de Santé) Midi Pyrénées ont mené une étude afin d’évaluer l’exposition au plomb, au cadmium (1) et à l’arsenic des habitants de la commune de Viviez-Le Crouzet, dans le département de l’Aveyron. Les sols de cette commune présentent, en effet, une pollution résiduelle à ces polluants, héritage de 150 ans d’activité industrielle.   

D’après les résultats présentés le 8 septembre dernier, même les adultes de cette commune n’ayant jamais été exposés au cadmium dans le cadre de leur profession ont une imprégnation au cadmium supérieure à ceux qui vivent sur la commune non polluée de Montbazens. D’autre part, 22 % de ces adultes présentent une imprégnation excessive, pouvant entraîner un risque d’atteinte du rein. De fait, on a dépisté 19 atteintes rénales parmi ces personnes. Selon l’InVS, la consommation de produits locaux (fruits légumes, œufs, volailles, lapins) et l’exposition aux poussières des sols pollués pourraient être à l’origine de cette sur-imprégnation. Concernant les deux autres polluants, aucun cas de saturnisme, à savoir d’intoxication au plomb, n’a été dépisté et l’exposition environnementale à l’arsenic ne soulèverait pas de préoccupation sanitaire.

Pour remédier à cette contamination au cadmium, les sols des jardins privés et les espaces publics de la commune feront l’objet d’un traitement. Par ailleurs, la population locale sera soumise à un dépistage et à un suivi médical adéquat. Commandité par le ministère de l’Ecologie, l’INERIS (2) a en charge la cartographie de la répartition des pollutions dans les terrains privés et publics. Il doit également identifier l’origine de la pollution ainsi que les zones présentant les concentrations les plus élevées, et soumettre des solutions de traitement.

Cécile Cassier
1- Le cadmium est un métal d'un blanc argenté. Il sert surtout en électroplastie pour protéger d'autres métaux ou alliages contre la corrosion. Dans une moindre mesure, d’autres produits intègrent du cadmium, notamment les fongicides pour pelouses de golf, les écrans de protection des réacteurs nucléaires, les huiles à moteur etc.
2- Institut National de l’EnviRonnement Industriel et des riSques.


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4819

Ca vous rend optimiste, hein?  :X:
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Re : Ecologie ....
« Réponse #141 le: 19 septembre 2011 à 09:13:44 »
Lors de mon WE au Karmaling (Encore :mdr1:), j'ai parlé à Ben Cramer qui est un spécialiste des questions d'armement...

Il m'a expliqué que 50 % des rejets de CO2 étaient du au militaire (Productions d'armement jusqu'au théätre d'opération et que c'était une vaste mascarade de nous demander d'être écologiste... Il milite sur ce site :

http://www.option-10.org/fdh/espace-presse/tribunes-monsieur10/bencramer

Et publie ses écrits scientifiques là :

 http://www.cirpes.net/article222.html

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Re : Ecologie ....
« Réponse #142 le: 03 octobre 2011 à 16:06:49 »
Il ne faut désespérer de rien, les gens...  :mrgreen:

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Marée noire de 1967 : les déchets enfin en cours de traitement

Le 18 mars 1967, le Torrey Canyon, tanker affrété par BP, s’échouait sur des récifs au large des Cornouailles, en Grande-Bretagne. Il avait alors à son bord 120 000 tonnes de pétrole brut. La marée noire qui s’en suivit gagna principalement les côtes françaises, affectant lourdement le nord de la Bretagne. Le pétrole déversé en mer fut attaqué à coups de détergents. Tenus de gérer les déchets mazoutés, les militaires creusèrent, dans l’urgence, des fosses sur des parcelles privées, réquisitionnées sur l’île d’Er, en Côtes d’Armor.

Quarante-quatre ans plus tard, les fosses stagnent toujours à ciel ouvert, lessivées par les pluies, les embruns, les tempêtes et les grandes marées. Toutefois, la situation devrait prochainement évoluer dans le bon sens, notamment suite aux demandes répétées de l’association Robin des Bois. En effet, le ministère de l’écologie a ordonné l’évacuation des déchets de la marée noire stockés sur l’île d’Er. On estime entre 400 et 600 tonnes le volume de déchets à évacuer, lesquels seront héliportés vers le continent afin d’éviter de dégrader la flore de l’île par l’usage d’engins lourds. D’un budget pouvant aller jusqu’à un million d’euros, l’opération devrait se clore à la fin de l’année. Un incinérateur de déchets dangereux, situé près du Havre, a en charge le traitement des déchets collectés.   

Cécile Cassier


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4844
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Re : Ecologie ....
« Réponse #143 le: 07 novembre 2011 à 09:48:40 »
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L’utilisation des ressources naturelles a crû de 40 % en 13 ans

Intitulé « Keeping Track of our Changing Environment : From Rio to Rio+20 », un récent rapport des Nations Unies fait le point sur 20 années de surveillance des changements environnementaux. Compilant des données statistiques relatives aux changements climatiques, à l’énergie et à la sécurité alimentaire, il alerte sur l’appauvrissement des ressources premières. En effet, entre 1992 et 2005, l’utilisation des ressources naturelles a augmenté de 40 %, une croissance largement supérieure à l’accroissement démographique. S’intéressant également aux émissions des gaz à effet de serre (GES) et à l’érosion de la biodiversité, le rapport attire l’attention sur la problématique de la déforestation en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes notamment. Depuis 1990, la superficie forestière mondiale a ainsi diminué de 300 millions d’hectares.

Des progrès ont, néanmoins, été observés, à l’instar du développement des « économies vertes », concrétisées par des investissements croissants en faveur d’une gestion efficace des ressources et de la réduction des GES. Sur la base de ce bilan, le rapport a défini les points centraux du prochain Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro en juin 2012 (Rio+20). Seront ainsi au cœur des débats les leviers de l’économie verte, l'éradication de la pauvreté et un nouveau cadre institutionnel pour le développement durable. Pour Achim Steiner, secrétaire général adjoint de l'ONU, il est désormais urgent de donner « l’impulsion nécessaire au retour au vert des différents indicateurs environnementaux », dont nos sociétés dépendent.

Cécile Cassier

1- « Suivre notre environnement en mutation : de Rio à Rio +20 » en français.


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4891

Une bonne nouvelle arrive rarement seule...  :mrgreen:

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15 Etats européens utilisent un pesticide interdit

Immunotoxique, reprotoxique, toxique pour le foie et suspecté d’être cancérigène, le pesticide Metam sodium est théoriquement interdit en Europe. Pourtant, 15 Etats membres de l’Union européenne, dont la France, bénéficient actuellement d’une dérogation, permettant l’utilisation de ce gaz à des fins de fumigation du sol. Seule condition à cette dérogation, les pays utilisateurs sont tenus de rechercher activement des solutions alternatives au produit.

Selon les rapports obligatoires réalisés par les Etats concernés pour 2010, et relayés par l’association Générations Futures, la France s’impose comme le plus grand utilisateur de Metam sodium avec 6 millions et demi de kilos utilisés pour ses terres. Parmi les diverses cultures de légumes et plantes fruitières traitées, figurent la mâche, les carottes, les tomates, les fraises, les asperges, certaines plantes ornementales etc. A l’instar de la France, l’Espagne, le Portugal et la Grèce sont de grands consommateurs de Metam sodium. La Grande-Bretagne et l’Italie n’ont, quant à elles, pas communiqué les quantités utilisées.

Si ces pays profitent largement des dérogations accordées, il n’en va pas de même quant à l’obligation de rechercher des solutions alternatives. Selon Générations Futures, aucun des 15 pays impliqués n’a initié de plan d’actions en ce sens. Pourtant, les alternatives existent bel et bien, notamment la pratique de rotations culturales plus longues ou le choix de variétés plus résistantes. Le fait que 12 Etats au sein de l’Union européenne se passent de Metam sodium parle de lui-même et démontre la non recevabilité des dérogations délivrées.   

Malgré cela, les 15 Etats utilisateurs font pression pour légaliser le Metam sodium via une procédure rapide, ignorant l’avis de l’EFSA (1). Selon elle, les adultes vivant dans un périmètre proche d’un lieu où le produit a été injecté dans le sol dépassent leur limite de sécurité, sous l’action du vent, en l’espace de cinq heures. Pour les enfants, le délai pour dépasser la dose maximale est de seulement une heure. Par la suite, le gaz est relargué pendant plusieurs jours, contaminant les eaux souterraines et tuant la faune présente dans les sols.

Cécile Cassier

1- Autorité Européenne de Sécurité des Aliments.


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4887
« Modifié: 07 novembre 2011 à 09:55:07 par sarkonique »
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Re : Ecologie ....
« Réponse #144 le: 18 novembre 2011 à 11:09:07 »
Il va falloir être plus sévère...

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Thon : surcapacité des flottes mais pas des stocks

Le 31 octobre dernier, le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Marseille a reconnu deux pêcheurs professionnels coupables de pêche illégale de thon rouge, les condamnant respectivement à 5000 et 3000 euros d’amende. Le « butin » s’élevait à deux tonnes de thon rouge, pêchées au moyen
d’un filet maillant dérivant, interdit en Union européenne. Portées parties civiles dans l’affaire, France Nature Environnement (FNE) et sa fédération régionale en région PACA (URVN-FNE PACA) ont salué ce verdict. Elles s’inquiètent, toutefois, du caractère récidiviste de ces actes. En effet, l’un des pêcheurs incriminés avait déjà été condamné en 2010 pour le prélèvement de plus d’une tonne de thon rouge de taille ou poids prohibés.

Confirmant ces inquiétudes, un nouveau rapport du WWF confirme de nouveau que la capacité de capture des navires ciblant le thon rouge est deux fois supérieure aux quotas autorisés dans l’Atlantique Est et en Méditerranée. Aussi, malgré certains progrès, la pêche illicite, non réglementée et non déclarée (INN) est encore très pratiquée en Méditerranée, et plus particulièrement dans les eaux libyennes et au large des côtes italiennes. Selon le WWF, entre 2008 et 2010, on estimait entre 31 500 tonnes et 34 000 tonnes les capacités de pêche. En comparaison, le TAC (total autorisé de capture) est fixé par l’ICCAT (1) à 12 900 tonnes pour l’année 2011. Pour les ONG, la 22ème édition de l’ICCAT, tenue du 9 au 19 novembre 2011, doit être l’occasion de durcir le plan de réduction de la capacité et d’instaurer un système de traçabilité fiable, y compris dans les fermes d’engraissement. Seront tristement à l’honneur de cette 22ème édition le thon rouge et l’espadon de Méditerranée, ce dernier, également menacé, ne bénéficiant d’aucun plan de gestion.   

Cécile Cassier

1- Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique.


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4902

La première chose à faire est de vérifier qu'on n'achète pas du thon rouge.
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Re : Ecologie ....
« Réponse #145 le: 20 novembre 2011 à 17:22:03 »
Y a pas que les thons...
Les garrafish sont utilisés pour la pédicure.

Une idée originale pour un cadeau de noël petit budget ?

Pour couper les ongles, il faut rajouter quelques piranhas.
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Re : Ecologie ....
« Réponse #146 le: 24 novembre 2011 à 17:32:08 »
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2010 : nouveaux records de concentration de gaz à effet de serre

Selon le dernier bulletin de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), les concentrations de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère ont atteint de nouveaux pics en 2010, surpassant les niveaux records déjà observés en 2009. En effet, les GES d'origine anthropique présents dans l’atmosphère ont atteint en 2010 les plus hauts niveaux jamais enregistrés depuis l'époque préindustrielle. On constate également une accélération du taux d’accroissement de ces gaz, avec notamment une augmentation notable de la concentration de protoxyde d’azote. En conséquence de quoi, « le forçage radiatif de l'atmosphère par les gaz à effet de serre », à l’origine d’un réchauffement du système climatique, s'est accru de 29 % entre 1990 et 2010.

A ces conclusions, fait écho un nouveau rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC). Dans ces travaux récemment publiés, les experts climatiques expliquent que les épisodes de fortes chaleurs risquent de se multiplier et de gagner en intensité dans l’ensemble du monde, sous l’effet des émissions de GES. Ainsi, dans le cas du scénario prévoyant des émissions élevées, la fréquence des jours chauds sera probablement multipliée par dix dans la plupart des régions du monde. Les fortes précipitations devraient également être plus fréquentes. Par ailleurs, si leur nombre devrait stagner ou diminuer, les cyclones tropicaux devraient s’illustrer par une augmentation de la vitesse du vent.

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http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4911
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Re : Ecologie ....
« Réponse #147 le: 24 novembre 2011 à 23:23:22 »
Pétition contre le projet de barrage Belo Monte
(une histoire qui ne date pas d'hier, mais qui est toujours d'actualité...)

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Selon la Banque mondiale, les peuples indigènes sont les meilleurs gardiens de l’environnement

Source: Survival France
Selon une nouvelle étude de la Banque mondiale, les peuples indigènes jouent un rôle décisif dans la préservation des forêts du monde, tandis que les zones de conservation qui les excluent se dégradent. Cette analyse montre que le taux de déforestation descend au niveau le plus bas dans les zones protégées où les peuples indigènes peuvent continuer de vivre.

Dans le monde entier, des millions d’autochtones sont devenus des réfugiés de la conservation, mais la Banque mondiale observe que cette fatalité implique que ‘la préservation des forêts s’accomplit aux dépens des moyens de subsistance locaux’.

Utilisant les données satellite des incendies de forêts comme des indicateurs du niveau de déforestation, la Banque mondiale a constaté qu’entre 2000 et 2008, ce taux se réduisait d’environ 16% sur les terres indigènes.

80% des zones protégées dans le monde sont les territoires de communautés indigènes qui y vivent depuis des millénaires. Ce n’est pas une coïncidence : les experts reconnaissent de plus en plus la corrélation entre la présence des peuples indigènes et la préservation des forêts.

Le scientifique Daniel Nepstad estime que les territoires indigènes sont ‘le rempart le plus important contre la déforestation de l’Amazonie’.

Cependant, bien que la Banque mondiale reconnaisse aujourd’hui le rôle crucial des peuples indigènes dans la protection de l’environnement, elle a financé par le passé de nombreux projets controversés menaçant directement leur existence.

Le plus connu d’entre eux est le programme Grand Carajás qui a démarré dans les années 1970 après la découverte d’importants gisements de fer au Brésil. Ce projet de développement a eu des conséquences catastrophiques sur les Indiens awá

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Les experts se rendent enfin compte que la préservation des forêts de la planète passe par le respect du droit des peuples indigènes à rester sur leurs terres. Il est navrant de constater que toutes les organisations de préservation de l’environnement n’aient pas encore compris cela. Mises à part les violations des droits de l’homme qu’implique l’expulsion des peuples indigènes, de telles politiques sont totalement contre-productives’.
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Re : Ecologie ....
« Réponse #148 le: 26 novembre 2011 à 15:28:42 »
Signé.  :merci:

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Re : Ecologie ....
« Réponse #149 le: 26 novembre 2011 à 17:50:32 »
Itou.  :fache13:
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