Auteur Sujet: Capitalisme, libéralisme & Co  (Lu 19532 fois)

Hors ligne raja

  • Administrateur
  • Pata Citoyen
  • *****
  • Messages: 28625
Capitalisme, libéralisme & Co
« le: 30 mars 2010 à 14:36:16 »
Citation de: "tyger"
Citer
Les secrets du patronat

Ceux qui dirigent notre pays n’aiment pas parler de leur ascension. La raison est simple. Ils ont utilisé de leur autorité et de leurs relations pour obtenir les marchés les plus importants, les marchés des états et collectivités. Si le pouvoir est de gauche on profite de son ignorance ou d’une relation pour agir. Si le pouvoir est de droite on essaye de l’amadouer politiquement en siégeant dans ces partis souvent financés par le patronat.



On apprend ainsi dans « L’Histoire Secrète du Patronat » aux éditions « La Découverte » que le R.P.R. De Jacques CHIRAC siège en Suisse, qu’il est financé par actions par BOLLORE. Pire Monsieur DASSAULT a financé la première campagne de Jacques CHIRAC. Jacques CHIRAC est certes un bon orateur, mais c’est surtout un fils d’entrepreneur capable de diriger par ses amis tout syndicat créé par le patronat.

Car les différents pouvoirs de droite ont créés ou modifiés des syndicats afin que les cotisations servent à financer le MEDEF, l’UIMM, ou des intérêts personnels. Ainsi De Gaulle a créé la FNSEA en obligeant à cotiser pour des intérêts personnels de propriétaires terriens. Le gouvernement JOSPIN s’en est rendu compte et a fait machine arrière.

Une partie des cotisations du CNPF et d’autres organisations finançaient le MEDEF et l’UIMM. Ces financements ont servi à acheter la gauche et la droite plus facilement pour eux certes, sous les ordres de ALBERTINI, un ancien communiste converti au libéralisme économique. On apprend alors toujours dans le livre que les avancées sociales de la droite servaient à canaliser la population tout en finançant le patronat.

On apprend que la santé du travail et les Congés Individuels de Formation finançaient aussi pour parti le patronat. Les médecins du travail servaient au départ de délateurs. Cela était mis en place sous une gouvernance de droite sans forcément être écarté sous une gouvernance de gauche. On peut se poser des questions alors quant aux réformes actuelles sur la formation professionnelle. Ces réformes manquent comme toute gouvernance de droite de transparence. Et ce manque de transparence de la droite lui permet d’être réélue car le citoyen n’aime pas les polémiques. Les médias ont pour but depuis De Gaulle de parler des polémiques de gauche, pas celles de droite, comme la mise en place de dictatures en Afrique depuis De Gaulle.

Le couple MADELIN et DEVEDJAN, est actuellement bien en vu sous SARKOZY. MADELIN était un casseur de syndicaliste avéré, DEVEDJAN un bon manipulateur. Je ne comprends pas les politiciens de gauche qui ne parlent que très peu de ce passé avéré. On n’a entendu d’eux qu’un article sur le journal alors qu’ils ont longuement amadoué la justice. En effet leurs peines étaient minimes comparé à l’ampleur de leurs casses sociales. Refuserait-on dans les médias ceux qui parleraient de leur passé ? En effet si on peut amadouer la justice il est sans doute possible d’amadouer les médias.

On lit dans le livre l’expérience LIP. On apprend alors que les salariés ayant acquis leur indépendance ont ensuite fait fructifier leur pouvoir. Cela n’a pas plus alors au gouvernement giscardien en place. Ce gouvernement a tout fait pour reprendre le contrôle de l’entreprise par leurs amis, échec cuisant alors. Ne pouvant casser la grogne sociale ils ont tout fait pour couper le pouvoir des salariés. Ainsi LIP n’existe plus en 2000 qu’avec une filiale.

Ces informations sont donc dans la première partie du livre comprenant certains secrets avérés du patronat, « L’Histoire Secrète du Patronat ». Je ne comprends pas que les éditions « La Découverte » aient pu répertorier cet historique aussi lourd sur la corruption organisée du grand patronat, ayant pour tête les DASSAULT, ceux qui arment l’état français. La plupart des économistes et sophistes sont éduqués par les DASSAULT selon le livre. Vous pouvez conseiller ce livre historique dans votre bibliothèque. Ce livre est beaucoup plus détaillé qu’une encyclopédie ou un livre d’histoire. A conseiller autour de vous donc !

http://www.agoravox.fr/actualites/socie ... onat-71861

Hors ligne Lady Marwina

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 7362
  • Le Chwanana est Grand
    • Avanti-populo.com
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #1 le: 21 mai 2010 à 16:11:53 »
Alors, depuis que je suis "chef d'entreprise" (la bonne blague, mouarff mouarff mouarfff) je reçois évidement divers sollicitations, y compris et surtout du genre complètement à côté de la plaque, c'est à dire que mes noms et adresses doivent trainer sur des listes pas spécialement épurées des toutes petites entreprises d'une seule personne qui n'ont pas vraiment d'intérêt à se lancer dans des plans pharaoniques. Enfin, bref, on me prend de temps a autre pour un "vrai patron" et je me marre.

La dernière en date c'est CIC. Ah, CIC, parce que le monde bouge...  Et que la vie est belle sans doute.
Alors, CIC, pendant que, comme toutes les banques, vous autre plèbe vulgaire ramez avec des taxes et frais mirobolants du genre 50€ pour un dépassement de 3€ du découvert autorisé, nous autres patrons choyées recevons des merveilleuses invitations sur papier dessin de haute qualité (grammage plus fort que le Canson ordinaire), avec rehaut des couleurs au vernis lissé, plus le superbe dépliant trois volet en papier glacé couleur très très beau chatoyant toussa, plus encore le carton à renvoyer, papier vélin de qualité, chwanana qui tue. Genre:

Notez le "Cette cérémonie sera suivie d'un cocktail déjeunatoire" Trop de bonheur.

Comme quoi, définitivement, la crise oui mais pas à toutes les échelles.
Si vous vous demandiez ce que les banques font de tous ces frais qu'elles prélèvent (indument) sur vos comptes bandes de pauvres, ne cherchez plus, sur qu'entre les bonus faramineux, les salaires de folie et les plans com' à 5€ enveloppe envoyés à n'importe qui, plus le prix de toutes ces fioritures, cocktail etc machins bidule (et les conférences, les rencontres CIC sont avant tout un machin avec pleins de conférences sur des tas de sujets pour chefs d'entreprise), enfin bref.

C'est lorsque l'on reçoit ce genre de connerie que l'on se dit que le monde va bien, et pas du tout droit dans le mur.
Remarquez, je suis persuadée que la même invit sur papier ordinaire n'aurait pas du tout le retour sur investissement de ce machin hyper-gaspillage qu'ils envoient. Car il faut bien comprendre que, si l'on reçoit ce genre de délire postal, c'est bien parce que les chefs d'entreprise prêts à se lancer dans des plans d'investissements intéressants pour les banques sont parfaitement demandeurs de ce type de communication.

Je vais lancer une pétition pour que les relevés de frais annuels émis par les banques soient également tirés sur vélin surfin de haute qualité, avec rehaut vernis sur le signe de l'établissement. :gene:

Miaou.
C'est beau le capitalisme.
Vive les banques!!!!!! !!!!! !!!!! Vive les bisounours !!! !!! !!!!!!

NB: si quelqu'un a une idée de ce que Christine Lagarde (ministre donc) à avoir avec CIC (banque privée il me semble), huh, je veux bien des pistes.  8|


F**** de g*****
Ca donnerait presque envie d'inviter la moitié du forum à leur machin déjeunatoire, juste pour le fun. (je peux multiplier mon invitation si je viens accompagnée de collaborateurs)
« Modifié: 21 mai 2010 à 16:17:03 par Lady Marwina »
Celui qui croit ne pas être responsable de ses erreurs a renoncé à sa liberté

Hors ligne karg se

  • Smart Citoyen
  • Messages: 2587
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #2 le: 21 mai 2010 à 18:38:37 »
Citer
autres patrons choyées recevons des merveilleuses invitations sur papier dessin de haute qualité (grammage plus fort que le Canson ordinaire), avec rehaut des couleurs au vernis lissé, plus le superbe dépliant trois volet en papier glacé couleur très très beau chatoyant toussa, plus encore le carton à renvoyer, papier vélin de qualité, chwanana qui tue.
J'ai même pas de chemise rigide pour mettre les contrats et les protocoles pour mes agris.

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #3 le: 06 octobre 2010 à 15:49:17 »
Citer
La compagnie aérienne irlandaise Ryanair a appelé mardi à retirer le droit de grève aux contrôleurs aériens en Europe, après un nouveau mouvement la semaine dernière en Belgique qui l'a obligé à annuler des vols.

«Il est ridicule que les contrôleurs du ciel belges, français et espagnols puissent faire grève de manière répétée sans aucune pénalité financière, tandis que les compagnies aériennes sont obligées de s'occuper de leurs passagers et supportent le coût de ces interruptions», s'est insurgé le patron de Ryanair, Michael O'Leary, lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

«Il est temps de retirer le "droit de grève" pour ce service essentiel, comme c'est le cas aux Etats-Unis. Si ces gens ne veulent pas travailler, alors remplaçons-les par des militaires ou d'autres contrôleurs du ciel qui veulent travailler», a-t-il insisté.

Suite: http://www.liberation.fr/economie/01012294455-le-patron-de-ryanair-appelle-a-retirer-le-droit-de-greve-aux-controleurs-du-ciel?xtor=EPR-450206


Et si on décrétait Ryanair société autogérée?  :mrgreen:
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #4 le: 14 octobre 2010 à 07:48:43 »
Je ne sais pas vous, mais moi, il commence à me chatouiller la lanterne, le PDG de Ryan'air... :fache1:

Citer
Mise en examen pour «travail dissimulé», Ryanair ferme son unique base française  

La compagnie aérienne low-cost Ryanair a annoncé mercredi la fermeture en janvier de son unique base française à Marseille, en réaction à sa mise en examen pour «travail dissimulé» à la suite de la plainte de plusieurs syndicats de personnels.

Lors d'une conférence de presse à l'aéroport de Marignane (Bouches-du-Rhône), le PDG de la société irlandaise, Michael O'Leary, a critiqué «la décision des autorités françaises d'engager des poursuites contre la base de Ryanair à Marseille, qui est totalement conforme à la réglementation de l'Union européenne pour les travailleurs mobiles des transports».

«C'est un jour très sombre mais nous ne pouvons pas attendre une année, voire plus, pour risquer d'éventuelles amendes plus importantes si la procédure judiciaire ne nous était pas favorable», a déclaré le PDG de Ryanair.

Ryanair a «une impudence extraordinaire»

«Rappelé à ses obligations, Ryanair préfère partir plutôt que de (les) respecter», a réagi le SNPL (Syndicat national des pilotes de ligne), stigmatisant dans cette décision «une impudence extraordinaire».

La compagnie, installée à Marseille depuis octobre 2006, conteste le décret du 21 novembre de la même année soumettant les personnels navigants des compagnies étrangères installées en France au droit français. Ses quelque 200 salariés sont assujettis à la réglementation du travail irlandais.

«Il ne s'agit absolument pas d'un chantage, sinon nous aurions fermé toutes nos lignes sur les 26 aéroports que nous desservons en France, a déclaré le PDG de la compagnie low-cost. Et si les juges, qu'ils soient européens ou français, disent que la législation européenne est supérieure à la législation française, nous serons ravis de rouvrir notre base ici.»


Ryanair avait fermé sa base de Valence (Espagne) il y a deux ans, avant de la rouvrir, et s'apprête à faire de même à Belfast.

Les quatre avions et les employés transférés

A compter du 11 janvier 2011, les quatre avions de la compagnie ainsi que ses employés basés à Marseille seront transférés dans d'autres aéroports européens. Parmi les pistes envisagées, Kaunas en Lituanie, Barcelone en Espagne et Bari, Brindisi ou Milan en Italie.

Selon son PDG, Ryanair «ne perd rien dans cette opération, mais Marseille perd des touristes, des visiteurs et des emplois».

Un avis partagé par la Chambre de commerce et d'industrie Marseille Provence (CCIMP), qui gère l'aéroport. «Ce départ est une très mauvaise nouvelle pour les entreprises et les commerces» et «constitue un coup d'arrêt pour le développement» du territoire, a réagi son président Jacques Pfister.

«En moins de quatre ans, Ryanair (...) a permis la création de 1.000 emplois directs et indirects et procuré plus de 550 millions d'euros de retombées économiques», a-t-il précisé, annonçant son intention de saisir «l'Etat et les responsables politiques régionaux pour demander l'abrogation de ce décret».

Transavia arrive

Pour l'aéroport Marseille Provence, où Ryanair est le deuxième transporteur derrière Air France, avec 1,7 million de passagers attendus en 2010, la fermeture de 13 de ses 23 lignes devrait faire perdre un million de voyageurs sur une année, a chiffré O'Leary.

Une baisse estimée par l'aéroport à 30.000 voyageurs dès janvier, et 50.000 en février et mars.

Hasard du calendrier? Transavia, filiale à bas coûts d'Air France, a annoncé ce mercredi son arrivée à Marseille Provence à partir du 22 octobre, avec deux vols par semaine à destination de Monastir.

(Source AFP)



http://www.liberation.fr/economie/01012296102-mise-en-examen-pour-travail-dissimule-ryanair-ferme-son-unique-base-francaise?xtor=EPR-450206

"Pas du chantage", hein? Ca y ressemble bougrement, mon cochon! :mrgreen:

Quant au droit étranger qui prévaudrait sur un territoire national, ce serait purement et simplement consacrer le triomphe de l'impérialisme marchand, la loi du plus fort et du plus cynique... Non mais il croit qu'on a fait la Révolution pour quoi, cet enfant de s.?  :rougefache:
« Modifié: 14 octobre 2010 à 07:54:48 par sarkonique »
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #5 le: 09 novembre 2010 à 08:03:30 »
Incapables d'éviter une crise et de gérer sainement une économie, les néolibéraux préfèrent éliminer l'aspect humain du problème. C'est au Royaume-Uni. Demain, ce sera en France.

Citer
La Grande-Bretagne envisage le travail gratuit des chômeurs
Par Isabelle de Foucaud
 
Le gouvernement britannique présentera cette semaine son nouveau plan anti-chômage. Deux semaines après avoir dévoilé un plan de rigueur sans précédent, le gouvernement britannique s'apprête à prendre des mesures musclées pour lutter contre le chômage. Ce nouveau dispositif sera présenté cette semaine par le ministre britannique du Travail, Iain Duncan Smith. L'objectif affiché du ministre est ambitieux : réduire la facture des allocations, qui coûtent chaque année 190 milliards de livres sterling (220 milliards d'euros), et «casser le cycle de la dépendance».

Iain Duncan Smith décrit ce nouveau plan anti-chômage comme un «contrat» qu'il entend passer avec les 1,4 million de chômeurs de longue durée qui touchent des allocations hebdomadaires de 65 livres sterling (75 euros). Ces derniers se verraient contraints d'effectuer 30 heures par semaine de travail bénévole, donc non rémunéré, comme le ramassage d'ordures, le balayage des rues ou l'entretien des parcs et jardins. Et ce, pendant quatre semaines. En échange, le gouvernement compte garantir au bénévole un nouveau «crédit universel» qui remplacerait les catégories d'allocations existantes. Si le demandeur d'emploi ne se présentait pas à son poste, en revanche, il perdrait ses allocations pendant au moins trois mois.

Redonner aux chômeurs une «routine de travail»
«Il s'agit simplement de redonner aux chômeurs une routine de travail, ce qui rendra leur profil bien plus intéressant pour un employeur qui cherche à pourvoir un poste», explique une source proche du ministère britannique du Travail au Guardian. Par ailleurs, des sanctions comme la suppression des allocations existent déjà pour les bénéficiaires qui refuseraient de participer à une formation ou de se rendre à des entretiens d'embauche.

Pour autant, le nouveau plan de la coalition britannique suscite la «controverse» outre-Manche, indique le journal. La députée travailliste Anne Begg a estimé que ces périodes de travail bénévole priverait les chômeurs d'un temps précieux pour la recherche d'emploi. «Le problème, c'est justement de trouver un travail», a-t-elle déclaré. Harriet Harman, une autre députée travailliste, a déclaré que les réformes étaient sans doute nécessaires, tout en jugeant les projets du gouvernement «inéquitables».

Il y a tout juste deux semaines, la Grande-Bretagne a annoncé les coupes budgétaires les plus radicales de l'histoire moderne du Royaume-Uni. Le chancelier de l'Echiquier, George Osborne, a confirmé l'objectif annoncé en juin pour la réduction des dépenses publiques, alors fixé à quelque 83 milliards de livres (95 milliards d'euros) d'ici à 2015. A cet horizon, la Grande-Bretagne va supprimer 490.000 emplois publics , pour «éviter la faillite» et «s'éloigner du précipice».

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/11/07/04016-20101107ARTFIG00167-la-grande-bretagne-envisage-le-travail-gratuit-des-chomeurs.php

Si cette ignominie est appliquée et si elle ne marche pas, je crois qu'il ne restera plus qu'à euthanasier les chômeurs longue durée...  :mrgreen:
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne ElectricEye

  • Smart Citoyen
  • Messages: 2933
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #6 le: 09 novembre 2010 à 09:27:16 »
Dites j'ai voulu vérifier les 220 Milliards d'euros par an de coût des allocations. Si les chômeurs sont 1.4 Millions, qu'ils reçoivent 75 € par semaine, ça fait au mieux 5 Milliards d'euros par an. Où sont les 200 Milliards restants ???

Hors ligne bili

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 3179
Re : Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #7 le: 09 novembre 2010 à 12:15:14 »
Citer
Si cette ignominie est appliquée et si elle ne marche pas, je crois qu'il ne restera plus qu'à euthanasier les chômeurs longue durée...  :mrgreen:
Tu sais quoi Sarkonique? c'est pas aux chômeurs qu'il faut destiner la piqûre au souffre  :fache: :nonon: :diable:

Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #8 le: 09 novembre 2010 à 17:33:15 »
Certes, certes... et avec grand plaisir!  :mrgreen:

Jusqu'où iront les néo-cons? Même l'église est contre eux:

Citer
L'Eglise anglicane s'en mêle

Le ministre du Travail et des retraites, Iain Duncan Smith, a défendu ce mardi le projet controversé. «5 millions de personnes en âge de travailler sont au chômage, dont 1,5 million depuis dix ans», rappelle-t-il. «Demander à quelqu'un qui est sans travail depuis longtemps de participer à un programme de travail pour stimuler son estime de soi n'est pas une recette de désespoir mais une façon de réparer des vies briséees», a souligné le ministre.

Il réagit ainsi dans le «Daily Mail» aux critiques formulées par l'archevêque de Canterbury. Le chef de l'Eglise anglicane s'est dit très inquiet. «Je ne pense pas que celà soit juste», a réagi l'archevêque de Canterbury Rowan Williams. «Les gens qui se battent pour trouver du travail, et qui se battent pour un avenir sûr, sont entraînés encore plus dans une spirale d'incertitude, et même de désespoir lorsqu'ils sont mis sous pression de la sorte», a-t-il commenté.

Mardi matin, la presse conservatrice tirait à boulets rouges sur le chef de l'Eglise anglicane : «Gauchiste chevelu», s'exclame le «Daily Express», pour qui l'archevêque a «passé la plus grande partie de sa vie dans une tour d'ivoire». Le Times suggère que l'archevêque a fait preuve d'une «passion» disproportionnée sur le sujet, et qu'il est mieux inspiré lorsqu'il s'agit de questions touchant à l'église.


http://www.leparisien.fr/international/londres-veut-faire-travailler-ses-chomeurs-gratuitement-09-11-2010-1142601.php
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne timbur

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 13020
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #9 le: 09 novembre 2010 à 20:36:35 »
Je vois que leur presse est à peu près aussi peu intéressée que chez nous.

Si le truc prend de l'ampleur, c'est le genre de sujet qui pourrait nécessiter une intervention publique de la famille royale. Ce serait marrant.
___________________________________________________________________________________________________________________________________
Frondiste : Néologisme timburien. Désigne tout élu à la députation remplissant la double condition d'être de gauche et du parti socialiste.

Hors ligne ElectricEye

  • Smart Citoyen
  • Messages: 2933
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #10 le: 10 novembre 2010 à 11:50:55 »
En tout cas ici, c'est trop tard, le débat est lancé sur plusieurs forums et listes de commentaires. "Faire travailler les chômeurs ? Ah bah oui ça a l'air d'être une bonne idée mais blablabla abus blablabla". On a fait rentrer dans la tête des gens depuis des années que les chômeurs étaient des assistés, des fainéants et que les allocations qu'ils recevaient, "payés par le contribuaaaable", on le leur donnait parce qu'on est bien gentil mais que bon on voit pas au nom de quel principe on devrait le faire. Ben maintenant, même les gens avec des opinions un peu plus mesurées ("les chômeurs ne sont pas tous des fainéants") ne trouvent pas ça choquant, parce que de fait les chômeurs SONT redevables de l'aide fournie, et que c'est presque de leur faute (sinon, de la faute à personne) si ils n'ont plus d'emplois ! Oh et ne parlons pas de la bien-pensance "oui mais les chômeurs ont besoin de s'impliquer dans quelque chose et ça fera bien pour leur CV !". Comme si le bénévolat n'existait pas (non mais là ça va être du bénévolat obligatoire) et comme si aucun ne s'impliquait dans la vie associative.
Bref, voilà comment on fait passer des idées. On prépare bien le terreau, puis on plante une graine et on regarde. Voilà, comment on change les idées, comment on fait passer quelque chose de scandaleux pour quelque chose d'acceptable.


Sinon je vois que mon commentaire plus haut n'a fait sursauter personne. Merci, c'est vachement rassurant.

Hors ligne timbur

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 13020
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #11 le: 10 novembre 2010 à 12:59:58 »
Oui, faudrait pas qu'on devienne blasés non plus. Cela dit, il est vrai que cela devient difficile d'être surpris.

Nous sommes nombreux, je pense, à nous être demandés ce qui devait arriver pour qu'enfin les "gens réalisent". Ce peut être ceci, ce peut être autre chose.

Mais même en Angleterre, ce n'est pas encore fait. Attendons de voir quand le scud sera effectivement lancé.
« Modifié: 10 novembre 2010 à 18:38:00 par timbur »
___________________________________________________________________________________________________________________________________
Frondiste : Néologisme timburien. Désigne tout élu à la députation remplissant la double condition d'être de gauche et du parti socialiste.

Hors ligne Lady Marwina

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 7362
  • Le Chwanana est Grand
    • Avanti-populo.com
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #12 le: 23 janvier 2011 à 18:06:42 »
Il paraitrait que ça bouge... dans les méninges  :super:
Pas encore de quoi instaurer une nouvelle fête nationale de la libération de la connerie, mais quand même un premier pas  ;-)

Citation de: Paul Jorion
« NE LE DITES SURTOUT PAS AUX AUTRES… »

Hier matin, j’étais aux côtés de Laurent Joffrin et Jacques Mistral à une journée organisée à Paris par le Nouvel Observateur. Le thème de notre table ronde était : « Les Financiers : ils n’ont rien compris, ils n’ont rien appris ». J’ai profité d’une question venant de la salle pour expliquer ma proposition d’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, qui a toujours été accueillie jusqu’ici par un silence poli teinté de perplexité et là, j’ai été surpris de voir cet auditoire jusque-là très silencieux, éclater en applaudissements.

Bon, on pourrait imaginer qu’à force de vanter ma camelote, j’ai découvert le moyen d’améliorer mon boniment. Il y a peut-être un tout petit peu de ça, mais il y a d’autres signes qui me permettent de constater que mes interventions sont reçues avec un enthousiasme grandissant.

J’accepte les invitations les plus diverses, y compris dans des cadres a priori conservateurs, voire même très conservateurs, où je m’attends à ce que mes thèses soient mal reçues. Je vais les tester là « en terre de mission ». Or, il m’arrive maintenant au moment où je dis, par exemple, qu’il va falloir remettre en question la manière dont nous concevons la propriété privée, de noter avec surprise les nombreux hochements de tête approbateurs qui accueillent mes paroles dans la salle.

Bien sûr, j’interviens souvent dans des cadres où l’auditoire m’est acquis, mais dans ces autres, où l’accueil devrait logiquement être plutôt froid, j’échange quelques mots à la fin de l’exposé, avec les auditeurs qui tiennent à me parler. La teneur de ce qu’ils me glissent dans le tuyau de l’oreille est toujours la même : « Ne le dites surtout pas aux autres, mais je suis tout à fait d’accord avec vous ! », et ils m’expliquent alors pourquoi, me prouvant qu’il ne s’agit pas simplement d’un accord superficiel. Une personnalité du milieu financier – qui se reconnaîtra sans doute puisqu’elle me prouva être un fidèle parmi les fidèles – m’a ainsi dit lors d’une de ces conversations rapides : « Je suis étonné que vous soyez arrivé à ne jamais rater un seul de vos rendez-vous vidéo du vendredi ! ». Rentré chez moi, j’ai voulu en avoir le cœur net : quelle constance lui avait-il fallu pour être si sûr de son fait ? La réponse : fidèle au poste depuis quatre-vingt-trois semaines. Chapeau !

Je sais comment vont réagir à ce que je rapporte ici certains d’entre vous : un peu d’agacement à découvrir que le petit club n’est pas aussi sélect qu’ils ou elles l’imaginent. J’y vois moi un énorme encouragement : que les idées que nous discutons ici font leur chemin, aussi bien au niveau d’un évêché ou d’un club Rotary que des banques coopératives ou des syndicats.

La question que je me pose en ce moment, c’est celle-ci : toutes ces personnes qui me disent en catimini, « Ne le dites surtout pas aux autres ! », que se passerait-il si elles se rendaient compte soudain que tous ces fameux « autres », me disent en réalité exactement la même chose qu’eux ?

   Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.
Celui qui croit ne pas être responsable de ses erreurs a renoncé à sa liberté

Hors ligne syberia3

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4265
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #13 le: 11 mars 2011 à 16:05:26 »
Il y a quelques temps j'ai entendu Christine lagarde dire que c'était simpliste et dangereux de stigmatiser les riches . Soyons dangereux et simplistes alors !

Citer
Surprofits du CAC 40: mais pourquoi la gauche est presque muette?
Les sociétés du CAC 40 ont enregistré 83 milliards d'euros de bénéfices en 2010. Soit le double de l'année précédente. Des chiffres que certains évoquent à gauche. Mais sans surtout trop s'appesantir... Et pourtant, c'est peut-être là que se trouve la solution pour retrouver des couleurs.


(photo: L.C.Nøttaasen - Flickr - cc)

Champagne ! En 2010, les profits des sociétés du CAC 40 ont doublé pour atteindre la somme faramineuse de 83 milliards d'euros. Et une bonne moitié de cette somme devrait tomber dans l’escarcelle des actionnaires. Mieux, notre bien aimé Bernard Arnault, héros de notre vaillante industrie du luxe, s'est hissé à la quatrième place des grandes fortunes de la planète. Il occupe même le rang enviable de l'Européen le plus riche du monde. Autre incroyable scandale : au sein du CAC 40, les banques réalisent des profits spectaculaires : presque 8 milliards pour la BNP-Paribas, 4 pour la Générale. Or l'Etat, c'est-à-dire chacun d'entre nous, leur a sauvé la mise voici deux ans en garantissant leurs avoirs et en leur prêtant de l'argent à des taux ridiculement bas. On voit mieux rétrospectivement, l'arnaque sarkozyste lorsque, à la télévision, le Président est venu nous dire que les prêts de la France aux banques ne nous coûteraient rien. En réalité, elles auraient pu rapporter bien davantage au pays si le gouvernement, au lieu de prêter, s'était introduit dans le capital des banques en danger.


Oui mais tout cela, c'est du passé. Et l'éditorialiste des Echos de s'inquiéter : comment se pourrait-il, « cher âmi », que ces bonnes nouvelles de la bonne santé de nos belles entreprises soient si peu partagées par le pays profond qui semble sombrer dans une mélancolie générale dont nous parviennent chaque jour de nouveaux indices ?


Cette information-là, sur l'insolente prospérité de nos grandes entreprises, n'a pas fait la une de nos journaux, surtout ceux de gauche qui s'empressent de regarder ailleurs dès qu'il s'agit d'économie. A-t-elle au moins fait l'objet de commentaires ou de déclarations de nos hommes et femmes politiques ? Ne sommes-nous pas à un an du scrutin présidentiel, en droit de débattre de ce contraste entre l'éclatante prospérité des actionnaires et la médiocre situation des salariés, des chômeurs et des jeunes ?


On a été voir. Et on n'est pas déçu du voyage. Que l'UMP ne communique pas sur les profits du CAC 40, nul ne s'en étonnera. Mais la gauche ?


Eh bien cette fois-ci, la gauche s'y met. Un peu. Si Mélenchon n'a pas (encore) traité le sujet sur son blog, si le NPA s'est contenté d'un communiqué, hier matin, jeudi 10 mars sur France Inter, Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS et proche de François Hollande, a lui dénoncé (mais sans trop s'appesantir tout de même) les « super profits du CAC 40 » et rappelé l’importance de « la question du partage du fruit de l’effort ». Certes, mais comment ? Faut-il un impôt spécial crise aux actionnaires pour les faire contribuer au redressement national ? Augmenter le Smic ? Indexer le taux d'imposition des grandes entreprises sur leurs contributions aux investissements ? Nous n'avons rien entendu de tout cela. Du coup, répétée comme un mantra, cette dénonciation peut même faire passer le plus libéral des responsables politiques pour un ultra gauchiste en puissance. Mais la dénonciation ne suffit pas. Il faut comprendre comment et, surtout, à quel prix pour les salariés, de tels profits sont possibles ? Et avoir aussi des propositions à avancer.

Heureusement, ce même jour, un autre hollandiste, Michel Sapin, en sa qualité de secrétaire national à l’Economie du Parti socialiste a eu la bonne idée de revenir sur les « dividendes records des groupes du CAC 40 » au travers d’un communiqué : « Il est temps de mettre un terme au divorce entre les superprofits de quelques-uns et le recul économique et social pour tous les autres, écrit-il. Des solutions existent. Les bénéfices réalisés par les grandes entreprises ne doivent pas uniquement servir à verser des dividendes. Ils doivent servir à financer l’investissement, à créer des emplois et à relancer la politique salariale. Pour cela, le Parti socialiste propose de moduler le taux de l'impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont distribués sous forme de dividendes ou de rachats d'actions, ou servent à financer l’investissement, à créer des emplois ou à augmenter les salaires. »

Voilà une belle et riche idée. Car si les dividendes des 40 du CAC sont si élevés, c’est notamment parce que ces entreprises-là ne paient que 8% d’impôts sur le bénéfice des sociétés quand la norme se situe pourtant à hauteur de 33% ; 33% c’est le taux d’imposition auquel sont assujettis ces milliers de PME si longtemps oubliées par le Parti socialiste. Encore que. Martine Aubry, à la manière de Jean-Marc Ayrault, évoque parfois leur sort, à la volée. Comme elle évoque, souvent dans la foulée, mais toujours à la volée, la nécessité d’une véritable « politique industrielle » pour les aider. Le PS dispose d'ailleurs d’un éventail de 54 propositions pour « refaire de la France une grande nation industrielle ».


Cette semaine, les leaders de gauche ont donc adopté un ton grave pour s'inquiéter de la montée du leader populiste Marine Le Pen. Mais comment la contrer si les partis de gauche demeurent si peu diserts sur une question aussi fondamentale ?


Car les profits du CAC devraient être l'occasion de poser trois questions :

- Celle de la fiscalité privilégiée de ces groupes. On l'a vu : plus leur centre de gravité se déplace hors de France, moins ils payent d'impôts même sur ce qu'ils déclarent en France, en fonction d'un chantage implicite scandaleux : si vous nous imposez trop, nous installons notre siège social ailleurs...

- Celle de la répartition des efforts pour le redressement des finances publiques ; puisque, selon François Hollande et les autres, la situation des finances publiques est catastrophique, pourquoi ne pas instaurer une contribution exceptionnelle prélevée sur les dividendes et les plus-values mobilières ?

- Celle du traitement inacceptable que les grands groupes imposent aux PME qu'ils esclavagisent en les obligeant sans cesse à baisser leurs prix sous la menace de faire appel à d'autres sous-traitants.


Si la gauche souhaite réellement se distinguer de la droite et du FN, elle doit montrer qu'elle a changé depuis ce temps où le gouvernement Jospin déroulait le tapis rouge devant Messier et Vivendi ou EADS et Lagardère. Apparemment, ce n'est pas gagné.

Vendredi 11 Mars 2011
Philippe Cohen et Gérald Andrieu - Marianne


"Souvenez-vous pour toujours des noms de ceux qui ont refusé ce combat ou, pire, qui ont préféré relayer les arguments calomnieux et anti-communistes de l'extrême-droite contre nous." Jean-luc Mélenchon

Hors ligne Le sang coule

  • Smart Citoyen Prometteur
  • Messages: 5919
  • ANTICAPITALISTE ANTIFASCISTE
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #14 le: 12 avril 2011 à 11:08:37 »
Citer
La droite est morte, il est temps que renaisse la gauche
Par Philippe Marlière | Politiste à Londres | 10/04/2011 | 15H00

En Europe, c'est partout la même antienne : nous serions condamnés à toujours travailler davantage pour bénéficier d'une protection sociale toujours moindre.

De Bruxelles au FMI, en passant par les gouvernements nationaux, c'est le même mot d'ordre à l'encontre du salariat : il faut produire, on verra ensuite pour la distribution des fruits du capital.

On connaît le scénario : au salariat les miettes du banquet, une fois que les actionnaires et les banquiers se sont bien gavés. Les gouvernements nous expliquent qu'ils n'y peuvent rien. Le libre-échange, la privatisation du monde, la gabegie capitaliste seraient des processus aussi naturels que le mouvement des planètes.

La dernière crise cyclique du capitalisme frappe aujourd'hui le monde des producteurs. Les rentiers n'en ont cure car nos gouvernements à Paris, Londres, Berlin, Madrid, Lisbonne ou Athènes continuent d'entonner la même rengaine : il faut que les travailleurs se serrent la ceinture pour maintenir un système discrédité au service d'une caste banquière parasitaire.
La petite musique néolibérale ne trompe plus personne

Depuis 2008, l'humeur générale a changé : la petite musique néolibérale ne trompe plus personne. Au moment où partout en Europe des coupes budgétaires d'une violence inouïe affectent les salariés et leurs familles, la révolte populaire gronde.

Il y a peu, une manifestation pour la défense des services publics a rassemblé un nombre record de personnes à Londres. Les Grecs et les Portugais se mobilisent contre le diktat du FMI et les politiques d'austérité. Les Français continuent de lutter contre les réformes antisociales de Sarkozy, en dépit de l'échec sur les retraites.

L'Europe entière rejette les politiques néolibérales, qu'elles soient administrées par des gouvernements de droite ou sociaux-démocrates.

Les partisans du statu quo, dans leur version décliniste ou hyper-mondialisée, ne désarment pourtant pas. Leur contre-attaque est toute trouvée : les peuples seraient foncièrement de droite et ne souhaiteraient que des politiques qui confortent leurs aspirations réactionnaires et sécuritaires.

Selon cette thèse jamais démontrée, nos sociétés se droitiseraient, s'individualiseraient, se fragmenteraient à l'infini, empêchant toute politique redistributrice, égalitaire, de gauche. En gros, le salariat qui produit les richesses nationales refuserait de recevoir les dividendes de ce qu'il a créé !

Une affirmation aussi farfelue que débile. Il n'en reste pas moins que cette idée fausse finit par justifier des comportements politiques, selon le phénomène de la prophétie autoréalisatrice. Les partis politiques de droite se droitisent et la social-démocratie se déporte aussi à droite. Ce sont donc les appareils politiques – et non le peuple – qui se droitisent.
La droite des valeurs… extrémistes

La droite européenne est de plus en plus de droite ; à un point tel que très peu la sépare de l'extrême-droite. En conséquence, l'extrême droite prend l'ascendant partout en Europe. Les cas italiens et français sont édifiants. En Italie, Silvio Berlusconi gouverne (ou a gouverné) avec des partis xénophobe (La Lega) et issu de la mouvance mussolinienne (Gianfranco Fini).

Il est intéressant de noter que ces deux formations de droite dure font aujourd'hui figure de forces modérées en comparaison de Berlusconi. En France, Nicolas Sarkozy s'est affranchi de toutes les traditions de la droite française : le social-populisme d'un de Gaulle, le colbertisme technocratique d'un Pompidou, le libéralisme sociétal d'un Giscard ou encore le radicalisme conservateur d'un Chirac.

Le sarkozysme se situe aujourd'hui aujourd'hui à cheval entre le Tea Party étatsunien et le Front national. La droite française se droitise et délaisse le terrain social (il est vrai, comment défendre des politiques aussi caricaturalement antisociales ? ) pour camper sur le terrain des valeurs et des mœurs.

Aux Etats-Unis, on appelle cela les « cultural wars », c'est-à-dire les querelles politiques qui tournent essentiellement, obsessivement autour des valeurs et des modes de vie des individus (religion, avortement, sexualité, etc.).

Dans ce domaine, Sarkozy et ses ministres font une surenchère continuelle :

    * Les déficits publics ont été alourdis par les banques ? Parlons d'immigration et de délinquance !
    * Le retardement du départ à la retraite a été imposé à tous ? Interdisons le port de la burqa !
    * Des services publics disparaissent ? Organisons une journée de débat sur la laïcité !
    * Le pouvoir d'achat décline ? Menons une petite guerre en Libye !

Evidemment ce qui devait arriver arriva : le Front national et Marine Le Pen – un leader capable et sans profil facho – s'en trouvent confortés. Comme le dit Le Pen fille : « Sarkozy et ses ministres reprennent mes idées et font le sale travail pour moi. Ils me légitiment et je monte dans les sondages. »
Une social-démocratie qui ne remplit plus son rôle

Depuis l'après-guerre et jusqu'aux années 70, la social-démocratie avait joué un rôle de modérateur du capitalisme. Loin de le menacer, ses politiques « welfaristes » l'avaient conforté, en humanisant le système, en le rendant acceptable aux peuples.

A partir des années 80 (mitterandisme) et des années 90 (blairisme), la gauche gouvernementale a de plus en plus renié son engagement en faveur de la justice sociale. Sous couvert de « modernisme », elle jeta par-dessus bord son credo égalitariste pour favoriser – voire encourager – la financiarisation du capital et la privatisation du monde. Il en est résulté ce capitalisme voyou que l'on connaît.

On pourrait émettre l'hypothèse que c'est la droitisation radicale de la social-démocratie (et de ses alliés au gouvernement), qui a permis à la droite gouvernementale de perdre ses dernières inhibitions.

La chute de l'URSS survenue et la social-démocratie largement acquise au néolibéralisme, qu'est-ce qui pouvait empêcher cette droite de paraître et d'être brutalement de droite ? On le voit, la responsabilité de ce qui arrivé depuis une vingtaine d'années incombe essentiellement à la social-démocratie qui a déserté la gauche.

La droite outrancièrement de droite s'est décrédibilisée. Elle est politiquement morte et devrait être hors jeu pour longtemps. Ceci dit, les électeurs ne remarqueront le cadavre de la droite que si la gauche social-démocrate cesse d'apparaître comme une version mollasonne de la droite dure.

Les salariés n'attendent pas des salades sur la laïcité, l'islam ou la petite délinquance (toujours un indicateur de déclin social, n'en déplaise aux « modernes » de Solférino), mais des mesures pour relancer les salaires, le pouvoir d'achat, l'emploi, pour redynamiser les services publics, pour protéger l'environnement. Ils souhaitent plus de liberté individuelle et non pas une énième péroraison sur une laïcité et une république policières.

L'enjeu de la gauche social-démocrate est là : la droite est morte, mais pour sa part souhaite-t-elle renaître ? Entend-elle rompre avec des décennies de politiques erronées, se démarquer de la droite et redonner envie aux salariés de voter pour elle ?

Voulait créer un fil sur les responsabilités de la sociale-démocratie face à la pérennisation du système capitaliste :mrgreen:... Mais finalement, je vais suivre les conseils de Raja et le mettre là. :super:
Aboutd'nerf-iste

Hors ligne raja

  • Administrateur
  • Pata Citoyen
  • *****
  • Messages: 28625
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #15 le: 12 avril 2011 à 11:23:00 »
le sang :fleur2:en tout cas c'est très interessant comme billet, j'espére qu'il sera lu et fera réfléchir la gauche :super:

Hors ligne syberia3

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 4265
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #16 le: 12 avril 2011 à 11:47:30 »
ha ben !j'ai bien fait de venir sur le fofo aujourd'hui ! j'y lis des choses édifiantes et tellement justes ! Merci le Sang Coule  :fleur2: J'aurai appris à mettre des mots sur ce que je désignais jusqu'à présent comme du gadget sociétal : la "cultural wars"...bien vu ! :merci:
"Souvenez-vous pour toujours des noms de ceux qui ont refusé ce combat ou, pire, qui ont préféré relayer les arguments calomnieux et anti-communistes de l'extrême-droite contre nous." Jean-luc Mélenchon

Hors ligne Afro Mafios

  • Sarkophobe
  • Messages: 109
  • Ambak
    • Grande Conne Malade
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #17 le: 14 août 2011 à 20:15:49 »
Je pense que c'est le bon sujet pour poster ce reportage de la NIA (national inflation association)

End of Liberty Vostfr 1/5


il est en 5 parties, je poste seulement la première, les 4 autres devraient apparaître dans les vidéos liées une fois la vidéo terminée ;)
Ma première règle : je ne crois rien de ce que le gouvernement raconte - George Carlin
Je pense que le gouvernement n'a rien à nous dire sur la façon dont nous devons vivre nos vies - Jesse Ventura
On peut aimer son pays sans avoir à aimer son gouvernement - Inconnu

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #18 le: 14 septembre 2011 à 13:57:33 »
Une multinationale à l'assaut des institutions...  :fache1:

Citer
Lorsque Syngenta finance la recherche académique   

Le 11 novembre dernier, l’Institut fédéral de technologie de Zurich (ETH) et Syngenta annonçaient le lancement d'une nouvelle chaire sur les agroécosystèmes durables.

Cette nouvelle chaire s’inscrira dans la World Food System Initiative de l’ETH et son financement sera assuré par Syngenta à raison de 10 millions de francs pour dix ans. Le partenariat entre Syngenta et l’ETH doit servir de plateforme pour de futurs projets communs sur les thèmes de la sécurité alimentaire et de l’agriculture durable.

Intriguée par cette annonce, la Déclaration de Berne a mené sa propre enquête. Il faut dire que depuis la création de Syngenta, la DB ne cesse d’attirer l’attention sur les pratiques commerciales peu durables de l’entreprise bâloise. Elle a ainsi épinglé le géant agrochimique pour l’empoisonnement de milliers de paysans via la commercialisation du Paraquat (un dangereux pesticide) et mis en évidence le frein à l’innovation engendré par sa politique des brevets. La DB a en outre montré par quelles techniques de lobbying et de communication Syngenta fait progresser ses ventes de pesticides et de semences génétiquement modifiées. Dans de telles conditions, l'entreprise Syngenta est-elle vraiment un partenaire crédible et fréquentable pour l’ETH dans le domaine des "agroécosystèmes durables"?


Rencontre avec les dirigeants de l’Institut
Au sein du groupe de travail suisse SAG sur le génie génétique, de nombreuses organisations membres partagent les doutes de la DB. La présidente Maya Graf et François Meienberg, de la DB, ont cherché à en savoir plus. Suite à plusieurs échanges de courrier avec Ralph Eichler, président de l’ETH, une rencontre avec les représentants du SAG a pu être organisée, à laquelle Tina Goethe (Swissaid), Nina Buchman, professeure à l’Institut des sciences agraires et directrice du centre de compétences pour un système d’alimentation mondiale (ETH), et Nikolaus Gotsch, membre de la présidence, ont également assisté.

La politique de transparence de l’ETH est à saluer. En effet, les membres de l’Institut nous ont mis sous les yeux les détails du contrat conclu avec Syngenta, ce qui nous a permis de mieux comprendre la nature de ce partenariat.

Un siège pour Syngenta au Comité de sélection des professeurs
Conformément au contrat, Syngenta a droit à un siège au Comité de sélection des professeurs (composé de 16 membres). Le ou la représentant/e de Syngenta est le seul membre qui ne soit pas issu d’une institution de recherche publique. Si Syngenta devait émettre une réserve justifiée à l’égard d’un ou une candidat/e, le président de l’ETH est tenu de la prendre en considération au moment de décider quels candidats seront proposés au Conseil de l’ETH pour le poste.

La DB estime que le contrat accorde trop de pouvoir à Syngenta. Le choix des professeurs a en effet des répercussions sur la gestion de la chaire. Une entreprise qui, dans le domaine de la recherche, représente ses propres intérêts commerciaux à tout à gagner de figurer dans un tel comité de sélection. Ce sont les personnes jugées les plus compétentes dans le domaine qui doivent être engagées, indépendamment de l'avis de Syngenta.


Une adhésion au « Partnership Council » qui ne pose pas problème
Comme d’autres donateurs de la «world Food System Initiative» (Coop, Fondation Mercator, Bühler) Syngenta sera également représentée au sein d'un « Partnership Council ». Cette représentation semble légitime dans le cadre des échanges entre l’ETH et ses bailleurs de fonds, puisque cette instance ne prend aucune décision relatives aux projets de recherche. Syngenta ne sera pas représentée dans le « Advisory Board » du World Food System, qui a une fonction consultative.


Une influence incontestablement douteuse
Selon la DB, Syngenta exerce une influence informelle sur la chaire, dont l'existence n'est possible que grâce au financement de l'entreprise bâloise. La chaire aura certainement quelques scrupules à publier des résultats dénonçant les pratiques commerciales de son précieux donateur. Compte tenu des domaines de recherche dans lesquels la future chaire pourrait s’investir, ces relations étroites sont très inquiétantes. Il est par exemple envisagé de comparer les conséquences environnementales de l’agriculture biologique et celles de l’agriculture conventionnelle. Une question sur laquelle Syngenta, premier vendeur de produits agrochimiques, a sans doute une opinion très claire.

Cette influence informelle est inévitable, même si les partenaires s’engagent contractuellement – comme c’est le cas ici – à garantir l’indépendance de la recherche, de l’enseignement et des publications de la nouvelle chaire.


Syngenta comme futur partenaire?
Selon Syngenta et l’ETH, le partenariat servira de plateforme pour de futurs projets. Cela signifie-t-il que Syngenta deviendra le partenaire attitré de la chaire, prétendument indépendante, pour d’autres projets?

Ralph Eichler, président de l’ETH, a répondu par la négative, assurant que la nouvelle chaire serait libre de choisir ses partenaires. Dans ce cas, pourquoi l’institut se félicite-t-il, dans le communiqué, de ce don présenté comme la base d'une plateforme pour une future coopération. Selon la DB, le choix de futurs partenaires risque d'être influencé par ce don de Syngenta, malgré les affirmations du président de l’ETH.


Conclusion
Cette coopération présente résolument des aspects très gênants. L’ETH de Zurich semble avoir agi de manière quelque peu naïve, tant les conséquences néfastes du financement d’une chaire sur les agroécosystèmes durables par le premier producteur de pesticides dans le monde sont évidentes. Que dirait-on si une grande marque de cigarettes finançait une chaire sur la prévention de l’addiction?

A l'avenir, l’ETH devrait éviter des collusions d’intérêt aussi flagrantes. L’indépendance de la recherche au service de la collectivité est un bien précieux, qu’il s’agit de défendre coûte que coûte face aux intérêts des particuliers.


http://www.evb.ch/fr/p25019481.html
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne Afro Mafios

  • Sarkophobe
  • Messages: 109
  • Ambak
    • Grande Conne Malade
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #19 le: 14 septembre 2011 à 22:36:00 »
Deux vidéos très synthétique et pédagogiques sur le travail. Le channel est très bien documenté.

Mondialisation : Le travail, pourquoi ? 1/2


Mondialisation : Le travail, pourquoi ? 2/2


Bon évidemment parfois il est un peu lourd à répéter, mais c'est comme ça que ça rentre dans le crâne...
Ma première règle : je ne crois rien de ce que le gouvernement raconte - George Carlin
Je pense que le gouvernement n'a rien à nous dire sur la façon dont nous devons vivre nos vies - Jesse Ventura
On peut aimer son pays sans avoir à aimer son gouvernement - Inconnu

Hors ligne Val

  • Administrateur
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 19242
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #20 le: 16 septembre 2011 à 15:12:30 »
OUI, c'est vrai ça rentre bien dans la tête, et en même temps, c'est désespérant et déprimant. Voir qu'il y avait une possibilité d'orientation vers moins de travail pour tout le monde, et donc la possibilité de faire autre chose pour tout le monde, et que ce qui a été privilégié est globalement un esclavagisme moderne avec les conséquences qu'on lui connaît, tout ça pour engraisser des gros pleins de soupe...

Cela dit, je pense quand même qu'une certaine productivité aurait été nécessaire, afin de pouvoir suivre l'augmentation de la population.  :merci: :merci:

Bref, ça fait un peu occasion manquée, tout de même...  :pleur4: :pleur4:

Bon, hauts les coeurs, on va arriver à inverser la tendance !!  :gene: :gene:

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #21 le: 19 octobre 2011 à 12:34:25 »
Les chocolatiers suisses n'ont pas tenu leurs promesses quant au travail des enfants!
Citer
La «10 Campaign» est une campagne internationale de lutte contre le travail des enfants et le travail forcé. Elle a été lancée le 19 septembre 2011, jour du 10e anniversaire de la signature du Protocole Harkin-Engel, par lequel l’industrie du cacao s’est engagée à éliminer les pires formes de travail des enfants et le travail forcé. En six points centraux, cette initiative volontaire visait à améliorer les conditions de travail précaires dans le secteur du cacao.

En 2011, un rapport de l'Université de Tulane, mandatée pour documenter la mise en œuvre du Protocole, constatait qu'aucun des six objectifs n'avait été pleinement rempli. C'est pourquoi la 10 Campaign demande aux gouvernements des pays importateurs de mettre en œuvre des lois afin de remédier à cette situation intolérable.

Vous trouverez sur le site source une vidéo de CNN sur le sujet:
http://www.evb.ch/fr/p19500.html

Pour signer la pétition: http://www.10campaign.com/
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #22 le: 14 novembre 2011 à 10:13:07 »
Citer
Vers la plus grande zone de libre-échange au monde

Barack Obama est parvenu à faire décoller son projet de création de la plus grande zone de libre-échange du monde en réunissant dimanche à Honolulu le sommet de l’Asie-Pacifique. Obama, natif d’Hawaii qui aime se présenter comme le premier président américain originaire du Pacifique, a obtenu dimanche le ralliement du Canada et du Mexique à ce projet de Partenariat transpacifique (TPP), après avoir déjà enregistré vendredi celui du Japon.

Cette zone de libre-échange, rassemblant près de 800 millions de consommateurs et près de 40% de l’économie mondiale, deviendra si elle voit le jour la plus grande union commerciale du monde, loin devant l’Union européenne qui ne produit que le quart de la richesse mondiale. «Nous avons aujourd’hui la chance de progresser vers notre objectif ultime: une économie régionale sans entraves», a déclaré Obama en recevant ses 20 partenaires du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec).

Le président américain avait annoncé samedi que neuf d’entre eux (Australie, Brunei, Chili, Malaisie, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, Vietnam) s’étaient mis d’accord sur «les grandes lignes» du projet, qui doit aboutir selon lui l’an prochain à un premier «texte juridique». Des experts doutent cependant de cette échéance, au vu des résistances qui se manifestent dans plusieurs pays, notamment au Japon, face à la perspective d’ouverture des frontières.


http://www.liberation.fr/economie/01012371390-vers-la-plus-grande-zone-de-libre-echange-au-monde?xtor=EPR-450206
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #23 le: 15 novembre 2011 à 10:34:53 »
Citer
Campagne «Droit sans frontières»

   En Suisse, de nombreuses entreprises violent les droits humains et les standards environnementaux dans le cadre de leurs activités à l’étranger, et ce en toute impunité. Le 3 novembre dernier, la DB et quelque 50 organisations ont lancé la campagne «Droit sans frontières» afin de demander au Conseil fédéral et au Parlement d’imposer des règles juridiquement contraignantes aux sociétés ayant leur siège en Suisse. Engagez-vous avec nous, signez la pétition!

 Pour en savoir plus et participer à la campagne: http://www.rechtohnegrenzen.ch/fr/

Communiqué de la Déclaration de Berne.
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne Val

  • Administrateur
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 19242
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #24 le: 15 novembre 2011 à 15:31:28 »
Alors  :

1 - une zone de "libre échange" selon "capitalisman", ça fait peur. Surtout quand on voit ce que donne l'Union Européenne.  :pleur4:

2 - je vais regarder la campagne de "droit sans frontière".  :merci:

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #25 le: 15 novembre 2011 à 18:12:55 »
Oui: ce que le communisme n'a pas fait, l'ultralibéralisme est en train de le bâtir, je veux parler de sa mondialisation, grâce à sa capacité de s'accommoder de la démocratie.  :pascontent1:
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #26 le: 18 novembre 2011 à 11:19:08 »
Citer
L'intervention d'Areva, une lumière crue sur le travail des lobbies

PARIS - L'intervention fracassante d'Areva dans les négociations PS/EELV au nom de la défense du nucléaire repose la question des lobbies - leur place, leur poids, leur méthode - dans l'élaboration des lois et programmes, et leur rapport de force avec les élus.

Les groupes de pression' Vieux comme la démocratie. En 1935, un député, Paul Reynaud, plaide - en vain - à l'Assemblée pour une armée offensive de métier face au lobby tout-puissant de la ligne Maginot. Il se faisait l'écho des thèses d'un simple lieutenant-colonel qui l'avait approché, un certain Charles de Gaulle.

Mais mercredi, le lobbying, qui se pratique en coulisse, a surgi dans le débat public, quand Areva a fait savoir que ses services avaient prévenu Bernard Cazeneuve (PS), porte-parole de François Hollande, des dangers d'un accord avec EELV sur la fermeture de 24 réacteurs.

Manière de faire un peu stupide, commente à l'AFP le député-maire de Cherbourg (Manche, qui accueille le chantier de l'EPR de Flamanville). Mon analyse de la politique industrielle ne dépend pas d'Areva ou d'EDF. C'est normal que les industriels expliquent leurs enjeux. Ce n'est pas pour cela que les élus se dispensent de leur libre-arbitre.

Les élus sont systèmatiquement invités par différents groupes de pression, témoigne à l'AFP le député UMP Lionel Tardy. Les grands groupes - Renault, Peugeot - vont directement voir le gouvernement.

Suivant leur capacité technique, ils nous envoient des amendements tout rédigés. Un organisme m'en a envoyé 15. Je n'en ai retenu qu'un, expliquait à l'AFP le député UMP Michel Raison en mai 2008 lors de la loi de modernisation économique (LME).

Un lobbiste d'une entreprise du médicament m'a dit: +on ne comprend pas ce qui se passe avec vous. Cela s'est toujours bien passé avec les députés de droite et de gauche+, raconte la députée PS Catherine Lemorton, bête noire de l'industrie pharmaceutique.

Selon l'élue, pharmacienne à Toulouse, l'Etat perd la bataille de l'expertise face aux moyens déployés par le secteur privé.

Mme Lemorton a aussi dénoncé en 2008 une tentative d'infiltration de la commission santé du PS par une salariée des laboratoires Pfizer. Elle est candidate PS aux municipales sur une liste socialiste à Montrouge, siège de Pfizer (...). Mes collaborateurs découvrent qu'elle va aussi à la commission santé du Nouveau centre. Elle cherchait par mon entremise une caution pour Pfizer qui développait un anti-douleur.

Les présidents de l'Assemblée et du Sénat tentent depuis deux ans de prévenir les conflits d'intérêt (institution d'un déontologue, chargé de recevoir les déclarations d'intérêts des députés élus en 2012, sur une liste qui ne sera pas publique). A l'Assemblée, Bernard Accoyer souhaite aussi mieux encadrer les colloques et les déplacements à l'étranger.

Pas assez, pour l'association Anticor qui refuse de banaliser le lobbying sous couvert de transparence: l'intérêt général doit primer sur les luttes d'influence, pour sa fondatrice, Séverine Tessier.

A Bruxelles, certains élus choisissent la voie du contre-lobbying, comme l'eurodéputé EELV Pascal Canfin, initiateur de Finance Watch, groupe d'experts indépendants qui aura une mission de lobbying auprès de la Commission et du Parlement européen pour contrer le travail dinfluence permanent des banques.

AREVA

EDF

RENAULT

PSA PEUGEOT CITROEN

PFIZER


(©AFP / 17 novembre 2011 18h16)


http://www.romandie.com/news/n/_L_intervention_d_Areva_une_lumiere_crue_sur_le_travail_des_lobbies171120111811.asp

Eh oui: tout politicien n'est pas larbin, tout le monde n'est pas $arkozy...
« Modifié: 18 novembre 2011 à 11:21:13 par sarkonique »
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #27 le: 20 novembre 2011 à 11:29:12 »
Citer
Total, Shell, Eni : les magnats pétroliers pillent le Nigeria

En septembre 2011, un collectif d’ONG (1) s’est rendu en mission de terrain dans le Delta du Niger. Dans leur rapport « La réalité derrière la sécurité énergétique de l’Union européenne », elles témoignent des dégâts sociaux et environnementaux causés par les compagnies pétrolières Total, Shell et Eni au Nigeria. Suite à d’importantes fuites de pétrole du géant pétrolier anglo-néerlandais Shell en 2004, 2008 et 2009, la communauté Goi a été contrainte d’abandonner ses terres agricoles. De même, bien qu’informée depuis 2005 des effets néfastes du torchage du gaz sur la santé et l’environnement, la multinationale italienne Eni maintient cette pratique. Selon les Amis de la Terre, en mai 2011, le PDG d’Eni avait pourtant garanti aux actionnaires l’abandon du torchage en juin 2011.

Implantée au Nigeria depuis 1962, la multinationale française Total y extrait 10 % de sa production globale de pétrole. Or, si elle se targue sur son site Internet d’avoir établi des « relations cordiales » avec les communautés locales, l’enquête réalisée sur place révèle une tout autre réalité. Les témoignages attestent d’expulsions forcées survenues en 2006, privant les populations de leurs moyens de subsistance sans compensation aucune. En novembre 2010, une manifestation pacifique, contre le non respect d’un protocole d’entente signée entre Total et les populations locales, s’illustra par la mort de deux personnes et plusieurs blessés.

En 2008, la compagnie Shell doit répondre de deux déversements d’hydrocarbures à Bodo, en pays ogoni, dans le Delta du Niger. Selon une évaluation indépendante, la quantité de pétrole échappée de l’oléoduc aurait pu atteindre les 4 000 barils par jour. D’après Amnesty International, la compagnie, dont les profits pour juillet – septembre 2011 s’élèvent à environ 5,2 milliards d’euros, a initialement fourni 50 sacs de riz, des haricots, du sucre et des tomates en guise d’aide humanitaire. Sans réparation, ni indemnisation autre depuis lors, les habitants de Bodo ont ouvert une procédure judiciaire auprès des tribunaux du Royaume-Uni cette année. Le 10 novembre dernier, Amnesty International et le Centre nigérian pour l’environnement, les droits humains et le développement (CEHRD) déclarèrent que Shell devait s’engager à effectuer un versement d’environ 722 millions d’euros pour initier la première phase de dépollution dans le Delta du Niger.

Pour les ONG, les compagnies pétrolières, leurs pays d’origine et le gouvernement nigérian ont tous une lourde responsabilité dans la dévastation sociale et environnementale du Delta du Niger. Une juridiction contraignante doit être mise en place, dès à présent, pour que chacun prenne ses responsabilités. En outre, des études environnementales sont nécessaires dans chacun des territoires concernés par la prospection pétrolière. Mais, plus globalement, c’est l’ensemble de la stratégie de « sécurité énergétique » qui doit être repensée. Premier importateur d’énergie dans le monde, l’UE importe plus de 52 % de son énergie totale et sa dépendance au pétrole représente 83,5 %. Le pétrole en provenance du Nigeria représente 20 % du pétrole commercialisé sur le territoire européen.

Cécile Cassier

1- Campagna per la Riforma della Banca Mondiale, Environmental Rights Action, CEE Bankwatch, Les Amis de la Terre et The Corner House.


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4909
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #28 le: 07 février 2012 à 10:36:54 »
Citer
Tribunal des Peuples pour un salaire de subsistance


Du 5 au 8 février 2012, à Phnom Penh, au Cambodge, se tient le deuxième Tribunal des peuples pour un salaire de subsistance et des conditions de travail dignes dans les usines textiles. Un jury international se penchera sur quatre violations concrètes des droits du travail et des droits humains. Plus de 300 employé-e-s et victimes seront présent-e-s à l'audience. Adidas, Puma, GAP et H&M, qui se fournissent auprès des usines impliquées, ont été invitées à s'exprimer.

Après le premier Tribunal des Peuples pour un salaire de subsistance et des conditions de travail dignes dans les usines textiles à Colombo, au Sri Lanka (27 au 30 mars 2011), le deuxième Tribunal a lieu au Cambodge, sous la direction de l’Asia Floor Wage Alliance (AFW) et de AFW-Cambodge. D’autres tribunaux seront ensuite organisés en Inde et en Indonésie.

Le Tribunal des Peuples est une audience durant laquelle un jury international indépendant du système juridique étatique examine les violations des droits du travail et des droits humains dont la population a été victime et fait part de son évaluation et de ses recommandations. Le Tribunal des Peuples pour un salaire de subsistance et des conditions de travail dignes dans les usines textiles a été initié par l’AWF, en réponse aux violations persistantes des droits du travail et des droits humains dans l’industrie vestimentaire. Il devrait contribuer à améliorer les conditions de travail, avec une attention particulière portée aux droits des femmes, majoritaires dans ce secteur. Le Tribunal devrait aussi contribuer à élever les salaires à un niveau de subsistance.

La faim malgré le travail
En 2011, au Cambodge, plus de 200'000 ouvriers et ouvrières des usines textiles se sont mis en grève, afin de demander que le salaire minimum légal soit élevé à un niveau de subsistance. Après d’âpres négociations avec le gouvernement, le salaire minimum a été augmenté, passant de 56$ à 61$ par mois. Un montant ne couvrant toutefois que la moitié environ des dépenses mensuelles d’une famille. La situation alimentaire de la plupart des employé-e-s est par conséquent très mauvaise, l’argent gagné ne suffisant pas à se nourrir suffisamment et de manière équilibrée. L’an passé, de nombreux cas d’évanouissements ont eu lieu dans les usines de vêtements, avec douze à cent personnes perdant connaissance au travail. La sous-alimentation, combinée parfois à une mauvaise ventilation, à la chaleur et à l’utilisation de produits chimiques toxiques ont conduits à ces problèmes lourds de conséquences.

Au Cambodge, 80% à 90% des exportations concernent l’industrie textile et vestimentaire. En tant qu’acheteur de ces biens d’exportation, les grandes marques d’envergure internationale ont un rôle important à jouer pour l’amélioration des conditions de travail dans les usines.

Quatre cas concrets
Dans le cadre du Tribunal des Peuples, les cas spécifiques suivants seront examinés:

• Pertes de connaissances fréquentes dans les usines de vêtements
• Passage d’emplois permanents à des emplois temporaires
• Manifestations sur les questions salariales de 2011 (plus de 200'000 participant-e-s), avec pour conséquences plus de 1000 licenciements de syndicalistes
• Discrimination liée au genre dans les usines textiles

Quatre entreprises directement concernées ont été invitées à prendre part au Tribunal des Peuples. Elles achètent toutes de la marchandise aux usines au sein desquelles ces cas ont été dénoncés. Il s’agit d’Adidas, Puma, GAP et H&M.

Plus de 300 travailleurs et travailleuses devraient prendre part au Tribunal des Peuples, une partie d’entre eux en tant que témoins. le jury entendra également le point de vue du gouvernement, des propriétaires des usines en question ainsi que des organisations de défense des droits du travail et des droits humains.

Le Tribunal des Peuples est dirigé par cinq membres du jury:
• Dr. Gianni Tognoni (Secrétaire général du Tribunal des Peuples)
• Prof. Gill H. Boehringer (former Dean of Macquarie Law School, Macquarie University, Sydney, Australia)
• Mr. Nhean So Munin (National Legal Advisor/expert en droit foncier est-ouest, Management Institut)
• Ms. Prok Vanny (Consultante sur les questions de genre et développement social)
• Dr. Kek Galabru (ancien Président de la ligue cambodgienne pour la promotion et la défense des droits humains (LICAHDO)

Pour en savoir plus sur le Tribunal des Peuples au Cambodge (en partie avec des comptes-rendus en direct):
• Asia Floor Wage Campaign sur Facebook
• Blog de l'Asia Floor Wage Campaign
• Site internet de l'Asia Floor Wage Campaign


http://www.evb.ch/fr/p19843.html
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #29 le: 08 février 2012 à 09:50:49 »
merci Sarkonique de nous faire connaître cet évènement. C'est effectivement un très beau mouvement de solidarité entre les travailleurs qui daignent se bouger les miches pour une amélioration de leur condition de travail ET de vie au quotidien.

Même si l'on peut être sceptique, le fait que ce tribunal des peuples bouge dans différent pays pour mettre dos au mûr tous les responsables de la paupérisation des peuples, est preuve que ce mouvement à toute son importance.

C'est ensemble que nous sommes, plus ou moins, victime de la pression économique imposée par ces entreprises, c'est donc ensemble que nous devons les combattre pour une plus juste répartition des fruits du travail de chacun d'entre nous !

Ce genre de mouvement est un très bel outil de contre-propagande capitaliste à faire vivre !
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #30 le: 15 février 2012 à 17:01:21 »
Citer
Fusion Glencore-Xstrata: quelle gouvernance pour le futur géant « Glenstrata »?

La fusion d’entreprise la plus importante de l’histoire économique suisse a lieu dans le secteur des matières premières, d’une opacité notoire. Les négociants  - et avec eux, la place commerciale suisse dans son ensemble - sont critiqués pour des affaires de blanchiment d’argent, de corruption et d’évasion fiscale. En raison des violations des droits humains et des dommages environnementaux dont elle est coutumière, l’exploitation minière est également un secteur à haut risque. Xstrata, quatrième entreprise minière au niveau mondial, est depuis longtemps sous les feux des projecteurs. Bien moins toutefois que Glencore, deuxième plus important négociant en matières premières au monde.

Selon les chiffres de la Deutsche Bank, environ 70% de la valeur des actifs de Glencore immobilisés dans des sites de production sont situés dans des pays ultra corrompus et/ou frappés par des conflits armés comme la Colombie, le Kazakhstan, la Guinée Equatoriale et la République Démocratique du Congo. Et c’est précisément dans ces régions que la nouvelle entité entend renforcer ses investissements. Xstrata sera ainsi active dans des pays que, jusqu’ici, elle a toujours évités pour ne pas nuire à sa réputation.

L’autorégulation ne suffit pas pour maitriser des entreprises aussi puissantes. C’est pourquoi la campagne «Droit sans frontières» demande au Conseil fédéral et au Parlement d’édicter des lois afin que les multinationales dont le siège se trouve en Suisse soient tenues de respecter les droits humains et l’environnement partout dans le monde. Les victimes de violations des droits humains et d’atteintes à l’environnement doivent pouvoir porter plainte contre la maison mère en Suisse.

Soutenez cette campagne en signant la pétition et parlez-en à votre entourage !


Communiqué de la Déclaration de Berne.
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne Val

  • Administrateur
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 19242
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #31 le: 10 mars 2012 à 08:59:51 »
Je lis avec beaucoup de retard ces initiatives qui sont formidables et dont je suis heureuse qu'elles existent. J'espère simplement que les membres du jury sont au dessus de tout soupçon de corruption. Désolée, mon cynisme qui ressort.
J'espère surtout que ça aboutira à quelque chose, et qu'il faut en parler pour les personnes qui sont dans les pays "développés" et qui achètent ces produits puissent faire pression.
Rien de tel qu'une mauvaise publicité pour obliger les multinationales à montrer patte blanche...  :diable: :diable:

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #32 le: 16 mai 2012 à 06:39:32 »
Citer
L'ONG britannique Word Development Movement s'apprête à remettre à Barclays son «prix de la honte»

En janvier 2012, en marge du forum économique mondial de Davos (WEF), la DB a décerné ses Public Eye Awards à des entreprises particulièrement irresponsables. Vale, entreprise brésilienne active dans l'extraction minière et les barrages, a raflé le prix du public pour sa participation au projet du barrage de Belo Monte dont les conséquences sont désastreuses sur le plan social et écologique. Le jury a quant à lui décerné le Public Eye Global Award au géant bancaire Barclays pour son activité de spéculation sur les produits alimentaires.

Spéculation sur les prix des produits alimentaires

Barclays affiche la plus grande croissance du secteur alors son activité de spéculation fait grimper le prix des produits alimentaires aux dépens des plus pauvre. Rien qu’au second semestre 2010, ce sont 44 millions de personnes dans le monde qui se sont retrouvées en situation d’extrême pauvreté en raison de cette hausse des prix. «Les femmes des pays du Sud sont le plus durement affectées par la spéculation sur les denrées alimentaires», déclare Amy Horton du World Development Movement, l’ONG qui avait nominé Barclay pour les Public Eye Awards.

Barclays accepte son «prix de la honte» à contrecoeur

L'ONG britannique World Development Movement (WDM), active tout comme la DB sur la question de la spéculation alimentaire, s'est chargée de remettre le Public Eye Award à la direction de Barclays. Affirmant vouloir remettre un prix à M. Bob Diamond, PDG de Barclays, les deux représentants de l'ONG sont parvenus à rentrer dans l'enceinte de la banque. Agréablement surpris, un collaborateur de la direction est venu chercher le prix. Le sourire a ensuite rapidement disparu du visage de l'employé lorsqu'il en a compris le but critique.

En plus d'attirer l'attention sur l'activité de spéculation irresponsable de la banque dans le domaine des produits alimentaires, cette remise des prix a probablement provoqué une réaction au sein de la banque qui a ordonné après coup à sa sécurité de poser des questions supplémentaires aux représentants de WDM.


http://www.evb.ch/fr/p20101.html
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #33 le: 23 mai 2012 à 13:20:13 »
   
Citer
Respect des droits humains: renforcez la pression sur les multinationales!

Depuis la fin des années 80, la Confédération et les cantons offrent de nombreux avantages aux multinationales pour les encourager à installer leur siège sur le territoire helvétique. Des rabais fiscaux, bien sûr, mais aussi des conditions-cadre attrayantes: des banques, du personnel qualifié et surtout des lois peu contraignantes pour le secteur privé.

Nestlé, Syngenta, Glencore, Novartis, Holcim et UBS sont des entreprises connues de tous et toutes. Or, ces firmes, leurs filiales et leurs fournisseurs violent fréquemment les droits humains à l’étranger, ou portent atteinte à l’environnement, sans pour autant devoir répondre de ces actes en Suisse! Une complaisance qui explique en partie pourquoi notre pays détient le record mondial en matière de concentration de multinationales par habitant.
Les initiatives volontaires, qui reposent sur l’autorégulation des entreprises, ne suffisent pas. C’est pourquoi une vaste coalition regroupant 50 ONG suisses, parmi lesquelles la Déclaration de Berne, a lancé la campagne «Droit sans frontières». Notre objectif? Pousser les autorités helvétiques à mettre en place des bases légales pour que les entreprises ayant leur siège en Suisse soient contraintes de respecter les droits humains et l’environnement dans tous les pays où elles sont actives. Aidez-nous à lutter contre les violations des droits humains par les multinationales, en Suisse et à l’étranger!
      
Signez la pétition avant le 31 mai!


Communiqué de la Déclaration de Berne
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5846
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #34 le: 01 juillet 2012 à 10:06:41 »
Quand le discours managérial se fait de plus en plus totalitaire

Ou quand le simple décrytage d'une pleine page de publicité nous montre clairement quelle image ces gens-là ont du monde  tresfache tresfache tresfache

Citer
L’humain et la nature ne sont qu’un capital, des chiffres et des courbes à gérer. L’entreprise, au contraire, c’est la vie, avec un ADN. La vie dont il faut prendre soin dans l’environnement des marchés.

Show content
C’est une pleine page du Monde [1]. Une page de publicité que d’habitude on tourne sans voir. Là le regard s’attarde. Des lettres, des mots retiennent l’attention, provoquent un léger frisson. Leur sens prend corps, vaguement dérangeant. Puis clairement inquiétant. D’abord : « Air Liquide : Le Lauréat du Trophée du Capital Humain 2012. » Ensuite, cette citation mise en valeur : « La compétence, la performance et la motivation des collaborateurs sont une caractéristique majeure de l’ADN de l’entreprise. » Les mots s’entrechoquent. Capital humain, ADN de l’entreprise. Les images se bousculent. Leur signification se précise.

L’entreprise, ce sont des molécules, ce sont des gènes, ce sont des cellules, c’est une histoire biologique. Un ADN. Un organisme. C’est la vie. La Vie dont il faut forcément prendre soin.

L’humain est un capital. Un capital, cela se dépense, cela s’accumule. Cela se place. Cela se dilapide. Ce doit être rentable, cela doit rapporter. Ce sont des chiffres. Ce sont des additions. Ce sont des courbes. Ce sont des taux. Au service de l’entreprise, au service de la Vie. Capital humain, ADN de l’entreprise.

L’auteur de la citation s’appelle François Abrial. Mais son nom importe peu. Lui aussi fait partie du capital humain. Un numéro parmi d’autres, proche du sommet de la pyramide, certes, mais quantité négligeable dans le cycle de vie qu’est l’entreprise. Sa fonction pèse davantage : le DRH du groupe, une fonction vitale pour l’organisme vivant qu’est devenu Air Liquide.

Ce n’est pas l’humain François Abrial qui s’exprime dans le publi-interview. C’est le gestionnaire du capital (humain). Il répond avec autant de vie, de chaleur, de philosophie et de clarté qu’un bilan comptable. Lisez plutôt : « Le programme Alma (âme en espagnol, ndlr) fédère les collaborateurs du Groupe autour d’une ambition et d’objectifs communs. Il s’agit de saisir toutes les opportunités d’un monde qui change. Pour anticiper les transformations de ses marchés. Air liquide a choisi de réaffirmer son ambition (…) en se dotant d’objectifs à moyen terme et en définissant une stratégie pour atteindre ces objectifs. »

On pourrait s’amuser à inverser les mots pour démontrer le vide du propos. Par exemple : « Il s’agit de saisir toutes les transformations des marchés. Pour anticiper les opportunités d’un monde commun » ou « Air liquide a choisi de réaffirmer ses objectifs (…) en se dotant d’une stratégie à moyen terme et en définissant une ambition pour atteindre ces objectifs. » Discours managérial type. Mots creux, mots uniformes, mots substituables. Langage totalitaire. Oppressant. Il ne laisse aucune prise, aucun point d’appui. Aucune discussion. Aucune interrogation. Ceux et celles qui le reçoivent, les 46 200 collaborateurs (le capital) du Groupe (l’ADN), ne peuvent qu’acquiescer.

L’ensemble de l’entretien – une demi-page – est une mine inépuisable pour ce genre d’exercice. D’ailleurs, une fois qu’il l’a parcouru, un lecteur ne connaissant pas Air liquide ne sait toujours pas ce que fait cette entreprise. Quelle est son activité, son utilité ? Est-ce finalement si important ? [2]

L’essentiel n’est pas là. Mais dans ce qu’on y apprend vraiment. En plus d’un ADN, l’entreprise a une âme. Cette âme, c’est son programme de gestion des ressources humaines Alma. Et quand on invoque le groupe, on l’écrit avec un G majuscule, un G tout-puissant. Comme État. Comme Dieu. Au service de cette puissance, l’humain n’est qu’employabilité, performance, motivation, compétence, expertise. Un capital humain dont il faut modeler les comportements, les attitudes, quitte à les récompenser.

Cette publicité, ces mots, résument à eux seuls la vision – l’idéologie – qui domine le monde. Qui domine les salariés. Qui domine les citoyens des États endettés auprès des marchés. Qui domine la démocratie. Qui domine la nature. Ou tente de le faire. Avec la complicité consciente ou inconsciente de ses sponsors (HEC, mais aussi Le Point et Le Monde [3]). « Ces mots, il faut les combattre, parce qu’ils ne sont pas inoffensifs. Ils modifient profondément notre réalité et nous font penser différemment », rappelle Franck Lepage, spécialiste en matière de décryptage de langue de bois, de langue totalitaire. Il est temps que la vie, la vraie, reprenne ses droits.

Ivan du Roy


Un article a lire absolument  :super: :super: :super:
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #35 le: 01 juillet 2012 à 21:33:25 »
Excellent, cet article, Nounourse.  :super:

La novlangue de ces petits soldats anthropophages est en marche pour manipuler les cerveaux...  :vampire:

L'ennui, c'est que leur "capital humain", ces petits crétins, ils s'acharnent à le ruiner sur toute la planète, après avoir bradé le leur!  :mrgreen:
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5846
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #36 le: 30 juillet 2012 à 14:10:54 »
Alerte aux excès de profits aux Etats-Unis !

Excellent article ...... Avec une intéressante analyse du côté inévitablement pervers du système !

Illustré d'un graphique extrêmement parlant titré "la crise? Quelle crise?" que j'aurais bien aimé reproduire ici, ce que je n'ai pas réussi  :désolé1: (si quelqu'un peut pallier à mon incompétence  :])
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne raja

  • Administrateur
  • Pata Citoyen
  • *****
  • Messages: 28625
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #37 le: 31 juillet 2012 à 09:03:33 »
il suffit de demander ma chère :ange: :fleur2:


« Modifié: 31 juillet 2012 à 09:45:04 par raja »

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5846
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #38 le: 05 août 2012 à 10:01:21 »
Le chantage à l'emploi des évadés fiscaux ....... ça se passe aux Tazunis (comme dirait Cervesia !) mais cela me semble tellement symptomatique de la mentalité décomplexée de presque tous les capitalistes et financiers du monde entier que j'ai préféré le mettre ici !

Quand on y pense franchement ça rend fou de rage  :fache2: :fache2: :fache2: :pan3:

Citer
Des entreprises américaines possédant des comptes offshore bien garnis proposent à Washington de rapatrier leurs fonds pour créer des emplois contre une relaxe fiscale.

Incroyable ! En termes d'immoralité, les Etats-Unis ne se lassent pas d'innover. Ces champions de la dérégulation financière et de la "main invisible du marché", du dumping social qui scie la branche, du consumérisme à outrance, de la malbouffe et de la destruction de la planète, inventeurs des subprimes qui ont déclenché la plus grande crise financière, économique, sociale et morale depuis 1929, continuent d'afficher une désarmante irresponsabilité.

(....)

On a maintenant de grandes entreprises américaines comme Pfizer, Apple, Microsoft, Google et Cisco qui, après avoir planqué dans des paradis fiscaux un trésor de guerre dont elles ne savent que faire, proposent aux autorités de Washington d'aménager le code fiscal pour pouvoir rapatrier ces fonds sans acquitter une trop lourde facture : c'est dans l'intérêt du pays, argumentent-elles, pour investir et créer des emplois aux Etats-Unis. Ainsi inaugurent-elles un chantage à l'emploi d'un nouveau genre...

La candeur des sociopathes

Cinq ans après le début de la crise, les voici qui se réveillent ! Mais ce soudain élan de "patriotisme économique" ne va pas sans contrepartie. Après avoir volé leur pays (certes, en toute légalité), elles plaident l'indulgence. On se croirait face à un escroc qui promet de revenir dans le droit chemin — on pense à la fable du scorpion et de la grenouille — et faire une bonne action moyennant sa relaxe. Une repentance dénuée de scrupules, digne d'un enfant aussi inconscient que mal élevé (effectivement, ces "valeurs" leur ont été inculquées. Les Etats-Unis sont un mauvais parent qui fabrique ses propres monstres)… ou d'un adulte immature et sociopathe (car leur empathie a mis cinq ans pour se manifester, leur ressenti de culpabilité s'avère somme toute assez léger, leur irrespect des règles et des normes sociales reste vivace, et leur dédain de la faute commise s'exprime bel et bien à travers sa rationalisation via des excuses plausibles).

(...)

"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne Lady Marwina

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 7362
  • Le Chwanana est Grand
    • Avanti-populo.com
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #39 le: 05 août 2012 à 10:07:45 »
De toutes façon, tant que l'on ne mettra pas vraiment les formes pour mettre ces gens la en taule, on ne s'en sortira pas.
Pourtant, leur laisser le choix entre purger leur peine et récupérer une partie des capitaux en question, pour les rappatriés et créer des emplois et purger leur peine et ne rien récupérer parce que les dits capitaux seront intégralement saisis reste une possibilité.
Celui qui croit ne pas être responsable de ses erreurs a renoncé à sa liberté

Hors ligne raja

  • Administrateur
  • Pata Citoyen
  • *****
  • Messages: 28625
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #40 le: 16 novembre 2012 à 09:23:46 »
j'adore cette mise en parallèle :super: on est pas grand chose les ami(e)s.


Hors ligne Val

  • Administrateur
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 19242
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #41 le: 16 novembre 2012 à 09:34:59 »
Ah ? Z'ont pas mis "tu ne dois pas tuer", pour les citoyens. On peut tuer les multinationales ?  :diable: :diable: :diable: :diable:

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #42 le: 16 novembre 2012 à 22:20:16 »
On doit tuer les multinationales!  :fache:
Ou elles nous tueront...  :|
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #43 le: 24 janvier 2013 à 09:57:39 »
    
Citer
Shell et Goldman Sachs, pires entreprises de l'année!
   
 
   Shell remporte le prix de la honte!

Grâce à la remis e des Public Eye Awards 2013 la Déclaration de Berne, en partenariat avec Greenpeace, dénonce des atteintes aux droits humains ainsi que des crimes environnementaux particulièrement graves, commis par des entreprises irresponsables.

Le prix du jury revient cette année à la banque américaine Goldman Sachs. Le prix du public est décerné, quant à lui, selon la volonté de 41'800 personnes qui ont voté en ligne et avec une nette avance sur ses concurrents, à la compagnie pétrolière Shell.

Les deux prix ont été remis dans le cadre du Forum économique mondial (WEF) à Davos le 24 janvier 2013. Outre les deux lauréats du prix de la honte 2013, cinq autres entreprises étaient nominées: Alstom (FR), Coal India (IN), G4S (UK), Lonmin (ZA) et Repower (CH).


http://5664.cleverreach.de/show_mailing.php?id=5406853&h=38501-c1df49c75176d79c26d62d799b462055
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5846
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #44 le: 24 janvier 2013 à 10:08:02 »
Voilà deux trophées qui sont amplement mérités  :diable: et tu as bien raison Sarkonique , il faut leur donner le plus d'écho possible  :mrgreen: alors merci à toi  :merci:
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #45 le: 25 mars 2013 à 12:18:45 »
Citer
Plus d'excuses - un salaire de subsistance pour tous!

Un salaire de subsistance, c'est l'assurance de pouvoir mener une vie dans la dignité. C'est un droit humain et un droit du travail important. Pourtant, dans les pays où sont produits les habits et textiles que nous portons, les salaires des travailleuses et travailleurs sont loin de leur garantir des conditions d'existence dignes.

Au Cambodge, le salaire minimum légal s'élève à 61US$ (57.50 CHF) par mois. Bien trop peu pour couvrir les besoins de base de celles et ceux qui le reçoivent. Même en faisant des heures supplémentaires, les travailleurs et travailleuses ne parviennent pas à se nourrir ou à se soigner (de même que leur famille). Ces dernières années, cette situation a conduit à des vagues d'évanouissement parmi les couturières. Depuis 2011, près de 2900 employées du secteur ont perdu connaissance sur leur lieu de travail.

H&M, Gap, Levis et Zara font partie des principaux acheteurs au Cambodge. Nous avons dressé les portraits de ces entreprises, qui disposent d'une réelle marge de manœuvre. Ces entreprises peuvent contribuer à améliorer la situation des travailleurs et travailleuses cambodgien-ne-s, en s'engageant à payer un salaire de subsistance.
     
Envoyez maintenant un appel aux dirigeants de H&M, Gap, Levi's et Zara:

Madame, Monsieur,

Je suis très préoccupé-e par la situation des travailleurs et travailleuses qui produisent mes habits au Cambodge. Sans salaire de subsistance, ces personnes sont contraintes de vivre dans la pauvreté. Je vous demande donc de:

1) Soutenir et mettre en œuvre l'objectif des syndicats cambodgiens visant à établir un salaire mensuel minimum de 150 dollars US;

2) Payer des indemnités de transport, de logement, de repas ainsi que des primes d'assiduité plus élevées dans les usines de vos fournisseurs;

3) Mener régulièrement des négociations salariales avec les syndicats;

4) Vous doter d'un plan d'action concret visant à verser un salaire de subsistance (selon la définition de l'Asia Floor Wage) sur l'ensemble de votre chaîne d'approvisionnement et le rendre public.

Merci de m'informer de ce que vous allez faire pour remédier à cette situation.

Avec mes meilleures salutations,


 http://www.evb.ch/fr/index.cfm
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7884
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #46 le: 29 avril 2013 à 16:49:31 »
Citer
Plus de 300 morts suite à l’effondrement d’une fabrique au Bangladesh   

Le 24 avril 2013, un bâtiment de huit étages s’est effondré à Savar près de Dacca, la capitale du Bangladesh. Suite à cet événement tragique, plus de 370 personnes ont perdu la vie et plus de 2400 autres ont été blessées selon les données officielles. Des centaines de personnes sont encore portées disparues.

Selon le ministère de l’intérieur bangladais, trois des huit étages ont été construits illégalement. Dans ce bâtiment se trouvaient, outre des banques et des magasins, cinq fabriques de textiles. Entre-temps, cinq grandes marques ont confirmé qu’elles étaient clientes de ces fabriques: Bon Marche (UK), El Corte Ingles (Espagne), Primark (UK/Irlande), Mango (Espagne) et Joe Fresh (marque de Loblaw’s, la plus grande chaîne de supermarchés. canadienne). Les activistes locaux ont également trouvé dans les décombres des labels, des vêtements et des bons de commande d’autres marques, dont les suivantes: Benetton (Italie), Cato Fashions (USA), Children’s Place (USA), Carrefour (France). Jusqu’à présent, ces marques rejettent ces informations ou nient le fait qu’ils étaient client au Rana Plaza. Selon le site internet de la fabrique, des vêtements pour les marques C&A, KiK et Walmart étaient également produits dans ce bâtiment. Certaines de ces entreprises faisaient également produire des textiles par Tazreen, une usine qui se trouve non loin de Savar, et qui avait pris feu en novembre 2012 causant le décès de 112 ouvriers et ouvrières.

Mesures de prévention défaillantes
L’effondrement de cette fabrique vient s’ajouter aux nombreux incendies survenus au Bangladesh et démontre que la vie des ouvriers et ouvrières n’est pas assez protégée. Avant l’incident, ils avaient averti les responsables que des fissures étaient apparues dans les murs. Mais il leur a été demandé de poursuivre leur travail à l’intérieur du bâtiment. De tels événements pourraient être évités si la sécurité des employés et des employées était prise au sérieux.

La Campagne Clean Clothes (CCC), avec les syndicats bangladais et internationaux, exige une mise en œuvre durable et efficace de mesures de sécurité. Signer la Convention sur la protection contre les incendies initiée par IndustriALL et la CCC représenterait un pas important. Ce texte oblige le gouvernement et les entreprises à améliorer la sécurité technique des fabriques. Il implique des contrôles de la sécurité des bâtiments effectués par des spécialistes indépendants, la formation de comités de sécurité au travail de même que la production de rapports publics sur tous les contrôles. Du côté européen, seul Tchibo a jusqu’à maintenant signé la convention.

Contexte
Les accords multifibres qui régulaient, par des quotas, le commerce international dans la filière textile ont expiré en 2005. Suite à cela, la compétition internationale s’est accentuée. Le Bangladesh en tant que pays de production disposant de bas salaires est particulièrement compétitif. Beaucoup de produits de masse, qui se retrouvent aussi dans les magasins en Suisse, sont produits là-bas. L’industrie textile bangladaise a connu ces dernières années d’énormes taux de croissance. Pourtant, malgré une industrie en plein boom, les salaires des couturiers et des couturières restent bien en dessous du revenu minimal de subsistance. Même les marges pour les fabriques sont en règle générale très basses. Il n’est donc pas étonnant que dans les dernières dix années aucun investissement n’ait été réalisé pour les infrastructures et la sécurité des bâtiments.

Des entreprises internationales ont comblé le vide laissé par l’industrie locale, voire l’ont même dopée avec leur politique de prix. Celle-ci est actuellement criminelle pour les ouvriers et ouvrières, et elle n’est pas durable pour les pays de production. Il est nécessaire que les marques adaptent leur politique de prix, qu’elles donnent aux pays de production des chances de développement véritables et durables, et qu’elles versent des salaires de subsistance aux ouvriers et ouvrières pour la production de produits de marque.

Les images du drame sont choquantes et rappellent l’effondrement de la fabrique Spectrum en 2005, de même que les nombreux incendies mortels des dernières années. Tant que personne ne travaille de manière transparente au développement de mesures contraignantes, à l’amélioration dans tout le secteur de la sécurité des bâtiments et à la protection contre le feu, en étroite collaboration avec les syndicats locaux, de telles tragédies pourront toujours se produire.


http://www.evb.ch/fr/p25021398.html

Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5846
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #47 le: 29 avril 2013 à 22:08:42 »
L'action d'envoi de lettre aux enseignes citées dans l'article (selon un modèle similaire à celle des posts juste au dessus) pourrait je trouve être une action, minuscule peut-être,  mais pas inutile ....

Par ailleurs l'action dont nous avait parlé old machin menée par Fakir (avec la participation des mutins de pangée) pour que nous prenions des actions pour participer aux Assemblée Générale des sociétés a commencé ...... (j'ai pris une action mais n'ai pu aller à l'AG -trop loin de chez moi-)..... Voici un article qui rend compte (avec video) de l'action lors de l'AG du groupe Vinci (où ils mettent en évidence la paie d'un ouvrier portugais travaillant pour Vinci, via un sous-traitant -610€- et l'augmentation que vient de voter l'AG au PDG (1,9 millions d'€)
A lire et à visionner  :super:
Des Mutins chez Vinci
Dans la foulée on revisionnera aussi la video qui avait anticipé
le plan de bataille des financiers
avant l'élection de François Hollande : totalement visionnaire  :frime: Nous l'avions eu ici sur le forum à l'époque, mais vu maintenant c'est hallucinant !

edit : la video intégrée semble avoir des soucis mais le lien contenu dans la légende en dessous fonctionne !
« Modifié: 29 avril 2013 à 23:13:56 par reveillonsnous »
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5846
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #48 le: 30 avril 2013 à 09:11:02 »
Et s'il y avait encore un doute sur la "cible" que Hollande cherche prioritairement à séduire : Une standing ovation, c’est ce qu’ont fait les chefs d’entreprises présents au printemps de entrepreneuriat au Président de la République et à la Ministre Fleur Pellerin.

Mais pour vous faire savoir ce que j'en pense, je préfère aller au chapitre "conception de l'éducation"
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

Hors ligne raja

  • Administrateur
  • Pata Citoyen
  • *****
  • Messages: 28625
Re : Capitalisme, libéralisme & Co
« Réponse #49 le: 30 avril 2013 à 10:38:50 »
c'est bien beau d’indemniser, 100 euros par victimes surement... il vaudrait mieux que ces grandes enseignes respectent le droit du travail même dans ces pays  :rougefache: :rougefache:

Citer
Drame au Bangladesh : des marques vont indemniser les victimes

La marque Primark a annoncé qu'elle s'engageait à "verser des indemnités" aux victimes de l'usine de son fournisseur, située dans l'immeuble qui s'est effondré au Bangladesh.

La marque de textile britannique Primark a annoncé, lundi 29 avril, qu'elle s'engageait à "verser des indemnités" aux victimes de l'usine de son fournisseur à Dacca, au Bangladesh, qui s'est effondrée mercredi, faisant plus de 380 morts. La marque n'a précisé aucun montant d'indemnisation, mais assure que "cela comprendra la fourniture d'une aide à long terme pour les enfants qui ont perdu leurs parents, une aide financière pour les personnes blessées et des paiements aux familles des défunts".

Dans la foulée, le groupe canadien de grande distribution Loblaw a annoncé à son tour son intention d'indemniser les familles des employés de son fournisseur bangladais. La chaîne de supermarchés a assuré vouloir faire en sorte que cette aide soit "percutante et significative", expliquant souhaiter "que les victimes et leurs familles puissent en bénéficier maintenant et dans le futur". Loblaw a également souligné son intention de "favoriser la mise en place de changements afin d'éviter qu'un tel incident ne puisse se reproduire", exprimant ses "plus sincères condoléances" aux victimes de la tragédie.

La catastrophe survenue au Rana Plaza, à Savar, banlieue de la capitale Dacca, a fait au moins 381 morts et un millier de blessés graves, en majorité des femmes, selon l'armée, mais le nombre total des victimes était impossible à établir avant l'enlèvement des décombres, étage après étage. Selon la fédération des ouvriers du textile, environ 3 000 personnes étaient employées dans les cinq ateliers de confection installés dans l'immeuble.

Il s'agit du pire accident dans l'histoire industrielle du Bangladesh, pays d'Asie du Sud qui a fait de la confection le pivot de son économie.