Auteur Sujet: Grèce  (Lu 40527 fois)

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Re : Grèce
« Réponse #200 le: 09 février 2015 à 18:35:55 »
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Malgré la pression, Tsipras ne recule pas


Avec une semaine très difficile qui se profile pour la Grèce et au milieu de la pression croissante des créanciers, le Premier ministre Alexis Tsipras a présenté dimanche le programme de son gouvernement au Parlement, s’engageant à mettre en œuvre ses promesses pré-électorale.

"Nous n'avons qu'un seul engagement - servir les intérêts du peuple, le bien de la société", a-t-il dit, ajoutant que c'était la "décision irrévocable" de son gouvernement de mettre en œuvre les promesses de campagne "dans leur intégralité".

Le premier ministre a dit que le gouvernement ne chercherait pas une extension du plan de sauvetage de la Grèce, notant que cela serait équivalent à une "extension d'erreurs et de catastrophes", et a réitéré les demandes grecques pour une phase de transition (bridge) jusqu'à ce qu'un "accord mutuellement acceptable" soit atteint avec les créanciers. "Nous n'avons pas l'intention de menacer la stabilité en Europe", a-t-il précisé, ajoutant toutefois qu'il ne négociera pas la souveraineté du pays. "Notre pays ne reçoit plus d'ordres par e-mail", a-t-il lancé.

Tsipras a déclaré que son gouvernement a besoin d'espace pour une discussion sur la restructuration de la dette de la Grèce et un nouvel accord, ajoutant que l'augmentation de l'austérité ne ferait qu'exacerber le problème.

Il s'est engagé à remplacer l'impôt foncier unifié (ENFIA) par une nouvelle taxe sur les grandes propriétés et à remettre en place le seuil d'exonération des revenus à son niveau d'avant crise, soit 12000€ (contre 5000€ aujourd'hui, soit un revenu imposable dès 416,66€/mois).

Il a également promis d'introduire un système fiscal équitable et de sévir contre l'évasion fiscale et la corruption. Les conventions collectives seront également restaurées. Tsipras a également confirmé que salaire minimum retrouvera son niveau d'avant crise -751 euros- progressivement jusqu'en 2016.

Un 13ème mois de retraite sera également versé pour les retraités qui gagnent moins de 700 euros par mois.

Sa priorité reste la lutte contre la "crise humanitaire", disant que "La Grèce ne peut pas être un pays civilisé si des milliers ont faim". Il promet l'électricité et la nourriture gratuite pour les ménages qui ont été victimes des "mesures barbares" de ces dernières années.

Dans la fonction publique, Tsipras demande la ré-embauche immédiate des femmes de ménage du ministère des Finances, des gardes scolaires et du personnel administratif des universités, notant que cela n'alourdira pas le budget puisque ces ré-embauches remplaceront des embauches prévues pour 2015.

Le premier ministre a également promis de rouvrir ERT, le radiodiffuseur public brusquement arrêté en Juin 2013 par l'ancien gouvernement de Samaras, et va lancer une enquête parlementaire pour déterminer comment la Grèce est entrée dans le mémorandum. Concernant les privatisations, il dit que le gouvernement n'est pas contre l'investissement privé, mais rejette les "ventes massives", ajoutant que les services publics ne seraient pas en vente.

Gros dossier également et source probable de désaccords avec l'Allemagne, Tsipras a dit que c'était un "devoir historique" pour la Grèce de demander des réparations de guerre à l'Allemagne. Manolis Glezos devrait prendre en charge la commission dédiée à ce sujet.

Tsipras a également évoqué la création d'un portefeuille spécial pour superviser la lutte contre la corruption et l'évasion fiscale, avec comme priorité la vérification des listes à disposition (liste Lagarde, etc).

Le premier ministre a annoncé des coupes dans les budgets des ministères : rationalisation de l'administration publique, annulation des privilèges des ministres et des députés, vente d'un des trois avions du gouvernement, vente d'une partie des véhicules de fonctions des députés et révision des droits aux voitures de fonctions pour les députés.

Tsipras a également directement visé les élites grecques en déclarant que le triangle des puissants (banques / médias / politique) sera brisé. Il annonce de profonds changements dans les médias et proposera de nouvelles procédures pour les permis de radiodiffusion et souhaite "vérifier comment les médias obtiennent des prêts", annonçant que les médias privés devront obtenir des licences appropriées et payer leurs fréquences, ce qui n'est toujours pas le cas en Grèce.

Le discours de Tsipras marque le lancement de trois jours de débats qui doivent aboutir à un vote de confiance pour son gouvernement. La coalition est certaine de remporter le vote, avec 162 sièges sur les 300 que comptent la Vouli.

Mais la partie qui s'annonce avec les créanciers du pays sera beaucoup plus difficile. Le ministre des Finances Yanis Varoufakis devra faire face à ses homologues de la zone euro à Bruxelles pour un sommet d'urgence ce mercredi. Tsipras rencontrera ses homologues européens le lendemain lors d'un sommet des dirigeants à Bruxelles.

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Re : Grèce
« Réponse #201 le: 15 février 2015 à 11:21:55 »
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Grèce: le gouvernement veut fermer les centres de rétention
AFP 14 février 2015 à 16:06


Le nouveau gouvernement grec veut fermer les centres de rétention conformément à ses promesses électorales, a annoncé samedi un ministre après le suicide d’un migrant pakistanais.
«Je suis venu ici pour exprimer mon embarras. Nous en avons assez des centres de rétention, laissez-nous quelques jours», a annoncé Yiannis Panoussis, ministre de la Protection des citoyens, après avoir visité le centre d’Amydgaleza près d’Athènes où le jeune homme s’est donné la mort. Il était entré en Grèce via la Crète en décembre, et avait été transféré à Amygdaleza quelques heures avant sa mort.
«Nous allons faire ce que nous avons dit avant les élections, et ce que nous avons dit devant le Parlement», a lancé le ministre. Syriza, le parti de la gauche radicale vainqueur des législatives, avait fait part de son intention de transformer ces centres en centres d’accueil.
Une cinquantaine de personnes ont manifesté devant le centre pendant la visite de M. Panoussis, certaines banderoles demandant «la fermeture des camps de concentration».
De l’autre côté de la clôture, des manifestants brandissaient des panneaux avec des inscriptions en anglais «Liberté. Ici on meurt».
La fermeture des centres de rétention était une des promesses de campagne de Syriza, et déjà récemment, la ministre de l’Immigration Tasia Christodoulopoulou s’y était à nouveau engagée.
Cependant, le partenaire de Syriza au sein de la coalition au pouvoir, les Grecs indépendants, parti de droite souverainiste, est au contraire favorable à un contrôle très rigoureux de l’immigration, et les associations des droits de l’homme en Grèce craignent que le gouvernement n’ait du mal à avancer sur la question des centres de rétention avec un tel allié.
Le centre d’Amygdaleza est critiqué depuis longtemps : prévu pour accueillir un millier de personnes, il en accueille environ le double en ce moment, ce qui a provoqué plusieurs fois des grèves de la faim.
La Grèce est l’une des principales portes d’entrée de l’Europe, notamment pour les migrants venant notamment d’Afghanistan ou de Syrie. Elle a déjà demandé à plusieurs reprises une révision du règlement Dublin qui prévoit que le premier pays d’accueil en Europe d’un migrant est responsable de sa demande d’asile.
AFP
http://www.liberation.fr/monde/2015/02/14/grece-le-gouvernement-veut-fermer-les-centres-de-retention_1202638
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Re : Grèce
« Réponse #202 le: 15 février 2015 à 12:36:50 »
Ce serait une bonne idée :super: La vie pour ces migrants dans ces CRA est parfois inhumaine alors voyons ce qu'ils vont faire et proposer  :merci:

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Re : Grèce
« Réponse #203 le: 16 février 2015 à 19:39:40 »
Il y a tout un tas de réponses dans le kit militant de Syriza concernant l'immigration, posté plus haut en lien dont:
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•facilitation  du  regroupement  familial
•facilitation  de  la  naturalisation  des  immigrés  et  notamment  de  leurs  enfants
•suppression  de  toute  limitation  à  l’accès  à  la  santé  publique  et  à  l’éducation 
pour  les  migrants
•naturalisation de tous  les  enfants  qui  naissent  en  Grèce  ou 
qui  y  sont  arrivés  à  un  jeune  âge
•nationalité  automatique  après  sept  ans  de  présence
•suppression  des  camps  de  rétention  d’étrangers  et  création  de  centres  ouverts 
aux  conditions  dignes
•élimination  des  expulsions  informelles  en  mer  Egée  et  à  la  frontière  de
l’Evros.
•suppression  de  l’expulsion  et  de  la  rétention  administrative  des  mineurs
•régularisation  et  sécurité  sociale  pour  tous  les  immigrés  qui  travaillent  droit 
de  vote  et  de  vote  et  d’éligibilité

Mais avec Kamenos au gouvernement je doute que Syriza ait les coudées franches sur ce thème ainsi que sur le mariage  homosexuel
et  les droits  LGBT.

Depuis le 25 janvier je suis dans l'expectative.Surtout que je lis les articles qui sont contre Syriza et tellement fieleux de jean quatremer** :rougefache:
« Modifié: 16 février 2015 à 19:41:15 par bili »
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Re : Grèce
« Réponse #204 le: 22 février 2015 à 18:04:34 »
 Après de violents heurts (notamment, hasard, avec l'Allemagne), la Grèce a réussi à obtenir un accord (plutôt un compromis) lui permettant de respirer sans renier les promesses de Tsipras.

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ATHENES/BRUXELLES (Reuters) - Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, s'est félicité samedi d'avoir mis fin à l'"austérité" en concluant avec le reste de la zone euro un accord sur la prolongation de l'aide financière, même s'il a dû en passer par d'importantes concessions pour éviter un effondrement du système bancaire.

Pour Athènes, le compromis trouvé vendredi à Bruxelles lors de la réunion de l'Eurogroupe permet d'apaiser les craintes de mesures de contrôle des capitaux, un possible prélude à une sortie de l'union monétaire. Mais une partie des Grecs doute de la réalité des progrès accomplis par le gouvernement.

Après trois semaines de discussions souvent houleuses, l'Eurogroupe a accouché vendredi soir d'un accord prévoyant, sous conditions, une prolongation de quatre mois de l'aide financière dont bénéficie la Grèce, afin d'éviter à cette dernière la cessation de paiement à brève échéance.

"Hier, nous avons franchi une étape décisive en abandonnant l'austérité, les plans de renflouement et la troïka", a déclaré samedi Alexis Tsipras lors d'une allocution télévisée.

"Nous avons gagné une bataille, pas la guerre. Les difficultés, les véritables difficultés (...) sont devant nous", a-t-il ajouté.

Le chef de file du parti de gauche Syriza est assuré d'un large soutien au sein de son électorat, qui lui sait gré d'avoir joué la fermeté face à la "troïka" et à l'Allemagne. Pour autant, il ne peut ignorer qu'une partie des Grecs continuent de craindre une rechute dans la crise.


http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN0LP0EE20150222

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Re : Grèce
« Réponse #205 le: 28 février 2015 à 11:01:40 »
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Contre l'austérité à perpétuité, soutenir la Grèce
Appuyée par la plupart des capitales européennes, l'Allemagne n'accepte pas l'arrivée au pouvoir à Athènes d'un gouvernement de gauche déterminé à appliquer son programme. Elle prétend tirer argument de sa domination économique et financière pour contraindre la Grèce à tenir le cap d'une politique d'austérité qui l'a ruinée. Soutenir la Grèce est donc essentiel, comme le dit Serge Halimi dans le Monde Diplomatique...
http://www.monde-diplomatique.fr/2015/03/HALIMI/52699

 http://www.jean-luc-melenchon.com/lettre/lettre158.html
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Re : Grèce
« Réponse #206 le: 10 mars 2015 à 21:15:54 »
tranquillou, pendant que son peuple souffre :rougefache:



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Partager la publication "Évasion fiscale : l'ancien ministre des finances de Samaras admet avoir envoyé 450.000€ à l'étranger"

 
S'adressant à la chaîne TV Star, Gikas Hardouvelis a confirmé les informations publiées dans les médias grecs concernant le transfert d'un peu moins d'un demi-million d'euros à l'étranger (banque HSBC) en 56 virements de montants compris entre 7700€ et 9800€.

Ancien conseiller économique du Premier Ministre -technocrate et non élu- Lucas Papademos en 2012, Gikas Hardouvelis était le ministre des finances d'Antonis Samaras depuis le remaniement de 2014.

Il a confirmé avoir commencé à transférer l'argent entre les élections du 6 juin 2012 et celles du 17 juin 2012 : "Oui, j'ai transféré de l'argent à l'étranger parce que comme tous les Grecs, j'avais peur que le pays ne s'effondre" a dit Hardouvelis, ajoutant "le Grec regarde toujours dans ses propres poches".

Il a également précisé  qu'il a "transféré l'argent à l'étranger parce que [qu'il avait] peur en Juin 2012, plus qu'aujourd'hui".

L'ancien ministre a également ajouté avoir "transféré l'argent peu à peu en ligne [banque en ligne]" parce qu'il voulait "être sûr qu'il arrive". Et donc, en choisissant des virements compris entre 7700€ et 9800€, le but n'était sans doute pas d'éviter tout contrôle de la Banque de Grèce qui est automatiquement avertie des transferts supérieurs à 10000€.

C'est d'ailleurs tellement clair qu'il ajoute avoir "transféré une grande somme, ce qui montre" qu'il ne voulait pas "cacher quelque chose".

L'autre raison de ces virements serait les études de son enfant : "J'ai eu un enfant à l'étranger et je voulais faire certains paiements". De très coûteuses études, sans aucun doute, qui auraient commencé en fin d'année scolaire...

Aux mauvaises langues qui pourraient douter des arguments de l'ancien ministre de Samaras, il ajoute : "l'argent a été déclaré, taxé et justifié. C'est le produit de 32 années de travail de ma femme et moi. Ma vie est un miroir. Personne ne peut m'accuser de quoi que ce soit".

Hardouvelis a ressenti le besoin de rendre public et de justifier ces transferts d'argent après les révélations parues dans le journal du dimanche Real News qui montrent que l'ancien ministre est "sous enquête par les autorités anti-corruption pour avoir transféré des fonds à l'étranger et sur ??des possibilités d'évasion fiscale".

L'enquête en cours pourra donc sans doute confirmer les explications fumeuses de l'ancien ministre. A moins qu'elle ne conclue à la nécessité de le voir passer par la case "prison" sans passer par la banque ... HSBC.

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Re : Grèce
« Réponse #207 le: 22 avril 2015 à 13:08:58 »
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Grèce : la BCE prête à durcir l'accès au financement d'urgence ?


La BCE compterait rendre un peu plus drastiques ses exigences de garanties pour la fourniture de liquidités aux banques helléniques, selon Bloomberg. Une façon d'accroître encore la pression sur Athènes, menacée d'un défaut de paiement, pour la pousser à présenter une liste de réformes.
sur le même sujet

Énième coup de pression sur Athènes. Selon un article de l'agence Bloomberg, publié mardi 21 avril, la Banque centrale européenne (BCE) compte serrer la vis pour l'accession à la fourniture de liquidités aux banques helléniques.

Le média explique que les services de la BCE avaient rédigé une proposition visant à accroître la décote appliquée aux titres que les banques grecques apportent en collatéral pour les opérations de fourniture de liquidité d'urgence.

Une telle mesure reviendrait à réduire la valeur effective des titres que les banques peuvent apporter en garantie, donc les liquidités auxquelles elles ont accès dans le cadre de la procédure de fourniture de liquidité d'urgence (ELA) de la BCE. Bloomberg précise que la mesure n'a pas encore été formellement débattue par le Conseil des gouverneurs de la banque centrale.

Toujours pas de liste globale de réformes

Cette révélation de Bloomberg intervient alors que les négociations entre Athènes et ses créanciers internationaux, qui visent à débloquer la dernière tranche d'aide à la Grèce en échange de réformes économiques, piétinent. Et le temps presse pour éviter un défaut de paiement.

La Grèce, qui risque de retrouver rapidement à bout de ressources, et la zone euro ont convenu en février qu'elle-même et ses créanciers de la zone euro s'entendent sur une liste globale de réformes afin qu'elle puisse récupérer 7,2 milliards d'euros restant à tirer sur son programme de renflouement. Des responsables de la zone euro espéraient qu'Athènes cèdent sur les réformes voulues par les créanciers avant la réunion de l'Eurogroupe vendredi 24 avril à Riga, mais ce ne sera pas le cas.

La BCE souffle le chaud et le froid. Elle a également rajouté de nouvelles sommes d'argent dans le cadre de la procédure de fourniture de liquidité d'urgence. Mercredi 15 avril, la BCE a relevé le plafond de ce financement d'urgence à 71 milliards d'euros, contre 69,8 milliards précédemment.



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Re : Grèce
« Réponse #208 le: 07 juin 2015 à 13:27:51 »
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Sept économistes dont Piketty et Stiglitz se déclarent en faveur de la Grèce


À CHAUD Dans une tribune publiée par le «Financial Times», sept noms prestigieux plaident pour un abandon du sévère programme d'austérité imposé à Athènes.

C’est clair et cash : dans une tribune publiée ce vendredi dans le quotidien britannique Financial Times, sept économistes parmi les plus renommés au monde se positionnent sans détour en faveur de Syriza, le parti anti-austérité au pouvoir en Grèce, en butte depuis six mois à la rigidité de Bruxelles et du FMI.

«C’est l’avenir de l’Europe qui est en jeu», soulignent pour commencer les signataires du texte, parmi lesquels figurent Thomas Piketty, Joseph Stiglitz, Marcus Miller ou Massimo d’Alema. Avant d’expliquer qu’il faut distinguer «les réformes» (le mot préféré mais elliptique des créanciers) de «l’austérité».

Après avoir rappelé les méfaits de l’austérité endurée par la Grèce depuis cinq ans (qui n’a pas réussi à réduire l’endettement du pays, bien au contraire), ils enchaînent : «C’est un tort de demander à la Grèce de souscrire à un vieux programme [les accords passés entre les créanciers et les précédents gouvernements grecs, ndlr] qui a manifestement échoué, a été rejeté par les électeurs grecs (lesquels pour la première fois en janvier ont plébiscité un part de gauche dite «radicale») et qu’un grand nombre d’économistes (y compris nous-mêmes) jugent qu’il était mal conçu dès le départ.»

Tout en rappelant les risques qu’un défaut de la Grèce feraient courir à toute l’eurozone (contrairement à ce que veulent faire croire certains comme Wolfgang Schäuble, le Ministre allemand des Finances, tête de file du camp des «intransigeants» face à Athènes), nos spécialistes pointent aussi les dangers d’un échec du gouvernement d’Alexis Tsípras pour la Grèce : «Sans la conclusion d’un accord, c’est la démocratie qui sera minée et conduira à l’émergence de forces bien plus radicales et hostiles à l’Europe», expliquent-ils en substance, faisant allusion au parti néonazi Aube Dorée, qui a multiplié ses voix par sept depuis le début de la crise et est entré pour la première fois au parlement gec en 2012.

Enfin, tout en plaidant pour un programme plus orienté vers la croissance et l’emploi, nos économistes concluent en considérant que «la manière dont la Grèce sera traitée sera un message pour tous les partenaires de l’Eurozone». Et qu’il doit être un message « d’espoir et non de désespoir».

Ce n’est pas la première fois que la plupart de ces économistes réputés signent une tribune en ce sens dans le Financial Times : ils l’avaient déjà fait en janvier, juste après l’arrivée de Syriza au pouvoir. Mais depuis, le climat s’est sacrément tendu entre la Grèce et ses créanciers et les finances du pays sont au plus mal, alors que la Grèce n’a reçu aucune aide extérieure depuis l’été dernier (sans accès aux marchés) tout en continuant à rembourser toutes les échéances de la dette. Contrairement à ce que pensaient certainement Bruxelles et le FMI, la Grèce n’a pas cédé. Et ses représentants ont même semblé scandalisés à l’issue de la dernière réunion à Bruxelles, en constatant qu’après six mois de négociations leurs interlocuteurs persistent à vouloir leur imposer ce «vieux programme» d’austérité que dénoncent les économistes dans le Financial Times.

En reportant à la fin du mois le paiement de 300 millions d’euros dus au FMI ce vendredi, Athènes n’a pas flanché mais a montré au contraire une habileté inattendue, en s’appuyant sur un règlement interne au FMI et appliqué une seule fois, en Zambie dans les années 80, qui permet de regrouper en fin de mois plusieurs tranches d’un même remboursement. Même Christine Lagarde, l’intransigeante présidente du FMI, semble avoir été prise de court.

Reste à savoir quel économiste ou spécialiste a déniché cet obscur règlement qui a permis au gouvernement Syriza de court-circuiter des partenaires qui se comportent comme des adversaires… Dans la guerre en cours, les économistes du Financial Times ont en tout cas choisi leur camp.

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Re : Grèce
« Réponse #209 le: 28 juin 2015 à 17:22:48 »
Et un referendum dans la gueule,un!  ::d

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Référendum en Grèce: Rendons à l’Europe le sens de la démocratie!
Le peuple grec se prononcera dimanche 5 juillet lors d’un referendum portant sur la question «Oui ou Non à l’accord proposé par les créanciers.» Athènes, correspondance.

Le Premier ministre Alexis Tsipras est rentré en urgence à Athènes vendredi soir, interrompant les négociations de Bruxelles, après avoir dénoncé la proposition « d’une austérité humiliante, étouffante, antidémocratique » faite par les partenaires-créanciers, chefs d’état et technocrates de l’Eurogroupe, du FMI et de la Banque Centrale Européenne.  « Elle piétine la souveraineté de la Grèce ainsi que les principes d’humanisme et de solidarité qui ont inspiré création de l’édifice européen. »

Alexis Tsipras a convoqué immédiatement un Conseil de crise, transformé vers 23h30 en Conseil des Ministres exceptionnel. Le Premier Ministre grec a ensuite prononcé une déclaration officielle invoquant l’âpreté et la durée des négociations, mais aussi la dignité du peuple grec et sa souveraineté nationale remises en jeu par la proposition des créanciers.  « L’avenir de la jeunesse grecque est compromis par les mesures d’austérité proposées par les autorités de Bruxelles. » Il a conclu enfin que n’ayant pas de mandat électoral pour sortir de l’Union monétaire, il avait décidé avec l’unanimité de son Conseil de poser la question au peuple grec en referendum : accepter ou non l’accord des créanciers et ses conditions léonines, bien qu’il mette définitivement en péril la survie même du pays en violant les droits humains élémentaires.
Tsipras s’est engagé à respecter la décision populaire pour donner ainsi l'exemple de la démocratie à cette Europe qui en a perdu le sens. « Nous prendrons cette décision de manière démocratique, pour nous, pour nos enfants, pour la dignité et la souveraineté de notre peuple.»

Tsipras a annoncé qu’il demanderait samedi aux institutions de prolonger encore quelques jours l’accord-pont du 20 février, pour que les banques du pays fonctionnent jusqu’aux élections « et éviter une pression intolérable sur le droit du peuple grec à un choix démocratique ».

Rappelons que pour les Grecs, le NON est le symbole de la résistance populaire du pays au fascisme, puisque c’est cette réponse opposée à Mussolini le 28 octobre 1940, qui constitue le thème central de l’une des deux fêtes nationales.
« Je vous invite à vous prononcer souverainement, fièrement, comme l’histoire grecque vous y enjoint. Répondons à l’autoritarisme et à l’austérité extrême par la démocratie, avec sérénité et détermination. Que la Grèce, ce lieu qui a vu naître la démocratie, adresse une réponse démocratique retentissante à la communauté européenne, à la communauté internationale.» Tsipras,


vendredi 26 juin 2015.
L'ensemble des ministres s'est prononcé pour le NON, dont Panos Kammenos, ministre de la défense et leader des Grecs Indépendants, qui était parti rejoindre Tsipras et l'équipe grecque à Bruxelles et en est revenu indigné.
De son côté, le KKE a appelé à voter NON, sans succomber à la tentation de l'abstention.
La prochaine étape en cas de victoire du NON, fort possible pourrait être l’annulation unilatérale de la dette illégale, illégitime, odieuse et insoutenable, puis les tribunaux internationaux où tous les éléments rassemblés par la Commission Parlementaire pour la Vérité sur la Dette Publique seraient exploités.
Samedi matin, les réactions des "partenaires-créanciers" européens se faisaient encore attendre.
Les bureaux du FMI avaient annoncé jeudi soir qu’un retard du remboursement de 1,6 milliard d’Euros au FMI mardi 30 juin, date butoir, « ne signifierait rien d’autre qu’un retard de paiement » et non une faillite, démentant l’annonce faite précédemment par Mme Lagarde à la sortie de l'Eurosommet.
Un sondage d'opinion publié par ENIKOS.gr, site d'information de centre-droite du journaliste Nikos Chatzinikolaos, annonçait samedi matin que 63% des Grecs n'ont plus peur d’une sortie de l’Euro (GREXIT).

http://www.humanite.fr/referendum-en-grece-rendons-leurope-le-sens-de-la-democratie-578120
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Re : Grèce
« Réponse #210 le: 29 juin 2015 à 14:05:28 »
Nai ou oxi, c'est le bordel...
"Nai" je suis d'accord pour le "bailout" proposé par les monétaristes, qu'on vient juste de faire capoter en quittant le sommet de la der des der chance...en espérant qu'on va en proposer à nouveau...
"Oxi" on ne veut pas de tout ça, qu'ils aillent tous se faire voir chez les...enfin, chez nous !
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Re : Grèce
« Réponse #211 le: 29 juin 2015 à 17:24:36 »
admettons que les grecs disent oui......ils vont oblitérer l'avenir de leurs jeunes ....que pourrait alors être la suite logique ?????
par ailleurs c bien de donner l'autorisation de retrait quotidien aux grecs et aux touriste mais si les dab sont à sec ils sont à sec !
http://www.rtl.fr/actu/international/grece-pas-de-limites-pour-les-retraits-bancaires-des-touristes-etrangers-7778918843
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Re : Grèce
« Réponse #212 le: 30 juin 2015 à 13:25:07 »
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De quel côté penchera la majorité des Grecs? Des indications existent. Deux sondages, menés sur les propositions européennes en fin de semaine dernière, c'est-à-dire avant l'annonce surprise du référendum, publiés dans la presse grecque, donnent 60 % de oui. Les créanciers comptent sur la peur du Grexit, la sortie de l'euro, pour pousser les électeurs à désavouer leur premier ministre.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/06/29/20002-20150629ARTFIG00340-l-europe-s-en-remet-aux-electeurs-grecs.php.

Si les grecs se prononcent pour le oui , ce n’est plus la peine d’espérer quoi que ce soit. TINA raz la gueule  :berk1:
Premièrement ça me ferait/fera mal. Le peuple grec serait soumis à la finance, n’aurait rien dans le ventre, un peuple imbécile et peureux qui n’aurait plus d’espoir et qui n’en voudrais plus.
J’aurais du mal à le croire et je serais triste. Est ce que tous les peuples ou le peuple en général serait soumis ?
Deuxièmement, la presse de droite finit par me casser les oreilles ;BFM ,i-télé et me pique les yeux ; Le figaro etc….
Je peux toujours éteindre mon ordi et ma télé me direz-vous,mais j’aime savoir ce que pense l’ennemi.
Donc l’ennemi est entré en campagne pour le oui et ça me fait peur.
chi*r aussi. :fache:
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Re : Grèce
« Réponse #213 le: 30 juin 2015 à 18:46:50 »
On attend le commentaire d'expert de Raffarin.

-Win the Grèce needs the yes to win against the no!
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Re : Grèce
« Réponse #214 le: 30 juin 2015 à 21:44:27 »
Trop bonne la blague !
Je l'ai piquée (de manière éhontée !)
Je crois d'ailleur que J-P a sorti cet oracle à l'occasion du référendum sur la traité de Lisbonne ?

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Re : Grèce
« Réponse #215 le: 01 juillet 2015 à 18:59:28 »
Le grec de droite ressemble à Manuel Valls...?
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Frondiste : Néologisme timburien. Désigne tout élu à la députation remplissant la double condition d'être de gauche et du parti socialiste.

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Re : Grèce
« Réponse #216 le: 01 juillet 2015 à 23:02:16 »

C'est vrai, Valls a quelque chose d'un Grec...
Ici Valls/Oedipe essaie de résoudre l'énigme Grecque posée par la sphinge Mélenchon.
Si Valls trouve, ses parents vont passer un sale quart d'heure...
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Re : Grèce
« Réponse #217 le: 02 juillet 2015 à 10:16:04 »
Ils l’ont mauvaise, pour le référendum  :grrr:
Florilège :

http://syriza-fr.org/2015/06/30/referendum-en-grece-les-editocrates-et-la-democratie-en-140-signes/ 

et

Citer
Grèce : le grand concours des âneries apocalyptiques commence !

Nombreux sont les commentateurs de la "crise grecque" - en vérité crise de la construction européenne dans son ensemble - à avoir laissé leur déconomètre en charge toute la nuit. Ce lundi, les machines sont donc au taquet, et la projection dans l'atmosphère de prophéties terrorisantes visant à discréditer le gouvernement grec et son projet de référendum, risque d'atteindre un niveau inégalé.

On va tenter de ici de recenser quelques billevesées, histoire de se marrer un peu. Sans doute cet article sera-t-il évolutif car ça promet de pleuvoir toute la semaine. Sortez les parapluies !
  :hehe:
http://l-arene-nue.blogspot.fr/2015/06/grece-le-grand-concours-des-aneries.html

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Re : Grèce
« Réponse #218 le: 02 juillet 2015 à 10:27:36 »
Sinon, il y a plus analytique, plus réfléchi, mieux pensé
Plus brillant, quoi !
C’est long mais qu’est-ce que c’est bon !

Extrait :
Citer
Cette épreuve n’a de sens, économiquement parlant, que parce qu’elle ouvre par ailleurs de nouvelles opportunités et restaure de nombreux degrés de liberté absolument fermés dans le cadre des institutions de l’euro. En premier lieu elle permet d’en finir avec l’austérité, dont les nouvelles mesures ne relâchaient rien : la Grèce se trouvait enjointe de dégager un excédent primaire de 1 point de PIB cette année même, puis de 2 en 2016, puis de 3 en 2017, puis de 3,5 en 2018 ! Elle se trouve également soulagée des 26 milliards d’euros dus d’ici la fin 2015 à ses créanciers de toute sorte qu’elle va envoyer élégamment se faire foutre – 26 milliards d’euros [6], ça n’est pas loin de… 15 points de PIB ! Voilà à quoi la Grèce se saigne depuis tant d’années : à payer une dette que tout le monde sait insoutenable en dépit de tous ses rééchelonnements et, plus encore, dont elle ne porte pas la responsabilité ! Car les 80 points de PIB de dette pris depuis 2008 ne sont pas, comme le répète l’éditorialisme en pilotage automatique, « la dette de la Grèce » : c’est la dette de l’impéritie européenne, la dette de la plus gigantesque erreur de politique économique de l’histoire du capitalisme, la dette de l’acharnement idéologique, dit plus brièvement : la dette de la zone euro – et par conséquent la dette dont il n’est que justice que la zone euro se la carre dans le train.

L’euro, ou la haine de la démocratie
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lundi 29 juin 2015, par Frédéric Lordon

http://blog.mondediplo.net/2015-06-29-L-euro-ou-la-haine-de-la-democratie

 
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Re : Grèce
« Réponse #219 le: 02 juillet 2015 à 19:11:04 »
Richtig, frau Bili. Richtig!  :super:
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Re : Grèce
« Réponse #220 le: 05 juillet 2015 à 11:37:51 »


En regardant i-télé et BFM j'ai tout compris !
  • Nai = non
  • Oxi= oui
  • Zone €uro = Union Européenne
  • Si les Grecs votent non, ça veut dire qu'ils quittent l'UE.

C'est bien ça ?
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Re : Grèce
« Réponse #221 le: 06 juillet 2015 à 09:14:36 »
presque car nai veut dire oui et oxi veut dire non

j'applaudis des 2 mains à ce résultat et j'attends de voir ce que l’Espagne et le Portugal en pense et vont en faire......
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

 La neutralité favorise toujours l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté » (E. Wiesel).

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Re : Grèce
« Réponse #222 le: 06 juillet 2015 à 11:03:59 »
Ouaip !  :hehe:

Mais il y a un telle mauvaise volonté en face à la table des négociations
qu’ils recommencent à jouer avec mes nerfs.
Style ,il faut des propositions qui vont dans le sens de l’austérité(sans prononcer le mot )sinon pas possible.
Une baffe de 61,34 %  dans les dents.   :aille2: :gehe: ::d
j’ai la douloureuse impression que ce ne va pas être suffisant. :grrr:
Sinon j’ai pris mon pied,  la larme à l’oeil   :) à l’annonce des 60 % hier soir en alternant BFM et i-télé.
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Re : Grèce
« Réponse #223 le: 06 juillet 2015 à 14:06:47 »
J'attends avec impatience voir quelqu'un mettre une torgnole à l'imbuvable Juncker...il ne l'aurait pas volé !



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Re : Grèce
« Réponse #224 le: 06 juillet 2015 à 14:22:01 »
pense à Varoufakis

IL a  dit:

Et je porterai le dégoût que j'ai inspiré aux créanciers avec fierté.  :hehe:


J'aimais bien Varoufakis !
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Re : Grèce
« Réponse #225 le: 09 juillet 2015 à 13:05:17 »

Témoignage terrifiant  :/

http://www.mediapart.fr/journal/international/070715/un-insider-raconte-comment-leurope-etrangle-la-grece?page_article=4
Citer
À la mi-mars, certaines sources bruxelloises ont dit : « Oui, les Institutions (BCE, FMI, Commission) utilisent le crédit pour vous asphyxier, afin de forcer le gouvernement à se soumettre et à accepter les réformes. Faites-le vite. » Pour moi, c’était admettre qu’ils utilisaient le pire des moyens de chantage économique contre le pays. La pire des sanctions économiques. Voyez comment ça s’est passé en Irak ; au lieu d’imposer un embargo commercial, les Américains auraient pu dire : « Nous coupons tous vos actifs, vos banques n’ont plus d’argent, plus de dollars, plus rien, vous ne devez compter que sur les seuls billets de banque, vous allez avoir des restrictions. » Mais ils n’ont pas fait cela en Irak. Il y a eu un embargo commercial, pas une asphyxie organisée financière ou du crédit. Parce qu’à un moment, graduellement, c’est la mort. On ne peut survivre à un tel traitement très longtemps. Varoufakis a appelé cela le supplice de la baignoire (waterboard). Une torture financière et budgétaire.J'ai entendu quelqu'un dire à Varoufakis : « Nous devons faire savoir qu’ils sont en train de commettre un crime équivalent à un crime contre l’humanité. Toute l’économie du pays est détruite. Les gens sont pauvres et sans logis, y compris les enfants. C’est cela la situation. Ces faits ont été conduits de façon intensive pour conduire à une forme de chantage qui est un crime par rapport aux lois internationales, aux traités européens. Nous ne pouvons continuer comme cela car cela reviendrait à ce que nous légitimions ce crime. » Pour moi, c’est abominable. Ce n’est pas une négociation, c’est un acte de torture, comme s’ils nous demandaient de donner les noms des partisans.

Citer
Aujourd’hui c’est trop tard. C’est une question d’hégémonie politique et idéologique. Au début, Varoufakis seul, avec ses arguments, a entrepris de renverser l’opinion publique en Europe et même en Allemagne. Les responsables de l’Eurogroupe ont riposté. Au début de février, Dijsselbloem a dit à Varoufakis : « Soit vous signez le mémorandum, soit votre économie va s’effondrer. Comment ? Nous allons faire tomber vos banques. » Le président de l’Eurogroupe a dit cela. Dans son dernier entretien à la télévision publique grecque, il y a deux jours, Yanis Varoufakis a expliqué : « Je n’ai pas dénoncé ces propos à l’époque parce que j’espérais que la raison prévaudrait dans les négociations. »


je n'ai jamais su quels étaient les composants exacts du fumier avant la lecture de cet article ,maintenant,je sais.
Même si j'en avais une vague idée,jamais je n'aurais pensé un truc pareil, la commission européenne n'en a rien à foutre de la Grèce, de la dette ou d'une crise mondiale.
On peut tous crever,du moment que les intérêts financiers sont préservés, que l'idéologie du chacun pour soit surtout pour les plus riches reste inflexible,dominante et toute puissante.

La seule chose qui me console de cette triste histoire, c'est que le ministre des finances allemand Wolfgang Schäuble,  n'est plus puissant du tout.
(Il est paralysé des membres inférieurs et se déplace en fauteuil roulant, depuis qu'un homme, jugé irresponsable au terme de son procès, lui a sectionné la moelle épinière après lui avoir tiré trois coups de révolver en 1991. WIKI.)
paralysé des membres inférieurs c'est paralysé du bas ventre,désormais il lui est  impossible de jouir de sa position de mâle dominant. :diable:



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Re : Grèce
« Réponse #226 le: 10 juillet 2015 à 17:17:23 »
Honnêtement, je pense que la commission européenne n'en a rien à foutre des européens, point barre. Le bras de fer "grèce/europe" est en fait un bras de fer "peuple grec et gouvernement Tsipras/dirigeants allemands et dans une moindre mesure européens", avec rien de moins comme enjeu que la démocratie et la chute d'un capitalisme débridé, à mon sens.

La grèce n'est que le laboratoire de ce qui attend absolument tous les pays si les peuples ne réagissent pas. La grèce d'abord, peut être ensuite les espagnols, etc. L'idée étant tout simplement de continuer à maintenir l'hégémonie de toutes les personnes assoiffées de pouvoir et d'argent, et tant pis si tout le reste du monde crève !!

C'est vraiment agréable de voir pour une fois un gouvernement (Grec) qui se préoccupe réellement de ses citoyens et de leur souffrance !! Pas comme en France (Hollande, son programme électoral vs ce qu'il nous fait subir depuis qu'il est élu) ou en Angleterre ou par exemple l'électrification du réseau ferroviaire du côté de Manchester était une promesse électorale du gouvernement qui a été élu : ils viennent de dire très clairement que les électeurs pouvaient se la mettre au cul.

Les dirigeants allemands et la politique prônée par l'Allemagne est complètement délirante. 

Je suis heureuse que le référendum Grec leur ait mis un gros "NON" dans les dents, mais je ne suis pas sûre que ça suffise. Au moins le gouvernement Tsipras a l'air de tenir le coup et d'être déterminé à ne pas céder. Je suis de tout coeur avec eux.

Pour ce qui est de Wolfgang Schäuble, bili, même si je peux éventuellement comprendre ce que tu dis, c'est un peu un coup bas.  ;) Si c'était une femme on trouverait ça sexiste, alors je pense que c'est pareil si c'est un homme. Et puis, son malheur ne change rien à celui des Grecs, et qui sait si le fait d'être aigri ne l'a pas mené à la vie qu'il mène. Mais bon je pense que comme c'est comme une croyance idéologique, paralysé ou pas il penserait la même chose.

Tiens, souhaitons lui plutôt de retrouver sa mobilité  :super: comme ça il démissionne de son poste et va faire du trekking en Mongolie. (j'ai des potes panthères des neiges là bas  :mrgreen:).

 :merci: :merci:

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Re : Grèce
« Réponse #227 le: 11 juillet 2015 à 16:13:11 »
Oh que oui,ils en ont rien à foutre, les créanciers,sauf le FMI qui est pour une restructuration de la dette.

Citer
Les Américains tentent de faire pression sur les Européens afin de circonscrire une crise qui menace de plus en plus leurs intérêts économiques et stratégiques. Ils tentent de faire accepter aux Européens un plan de restructuration de la dette grecque, une perspective rejetée par l'Allemagne.

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/les-etats-unis-s-inquietent-de-plus-en-plus-de-l-evolution-de-la-crise-grecque-491453.html

Et pourquoi donc la dette est si importante pour Angela qui ne veut pas la restructurer?

Elle a menti à son électorat en leur faisant gober que la dette grecque serait remboursée.

Citer
Parce que c'est le cœur du discours d'Angela Merkel aux Allemands depuis 2010 : l'aide à la Grèce ne coûtera rien aux contribuables allemands. Lors d'une réunion électorale en mars 2010 en Rhénanie du Nord, elle avait proclamé : « pas un euro pour les Grecs ! » Et lorsque, pour « sauver l'euro » en mai, elle avait dû faire passer la pilule d'un prêt à Athènes, elle avait affirmé que ce prêt serait remboursé

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-pourquoi-angela-merkel-refuse-de-parler-de-la-dette-grecque-490094.html
 
Et les retraités allemands que vont ils devenir si la Grèce ne rembourse pas ?
La  retraite par capitalisation c’est comme les marchés : ça va, ça vient !   :mrgreen:

Citer
En matière de passions, Leparmentier et Quatremer n’ont pas que celle des contribuables : celle des retraités aussi (pourvu qu’ils ne soient pas grecs). « Qu’est-ce que vous dites aux retraités de Bavière si la Grèce ne rembourse pas ? » demande Leparmentier à Piketty qui répond à base de grande conférence sur la dette en Europe [1]. On pourrait répondre aussi que si les Bavarois avaient une retraite entièrement par répartition, cette question n’aurait même pas lieu d’être. On pourrait répondre que c’est bien ce qui arrive quand depuis des décennies on fait le choix de faire passer le financement de toutes les activités sociales — retraites, études universitaires, bientôt santé, etc. — par les marchés de capitaux, ce fléau voué à toutes les catastrophes. Et que, là encore, ça n’est pas « aux Grecs », mais à tous les gouvernants qui ont pris ce parti de la financiarisation qu’il faut s’adresser. Ou bien accepter que la retraite confiée aux marchés, ça fait… comme les marchés : ça va, ça vient, un mauvais investissement et c’est le bouillon.

http://blog.mondediplo.net/2015-07-07-Le-crepuscule-d-une-epoque


Et pourquoi Alexis Tsipras a fait des propositions qui tuent ?
En voilà une question quelle est bonne!
Redonner un coup de fouet à l’économie, un gros appel d’air frais après la fermetures des banques, pour ensuite réformer en profondeur comme promis et aussi pour que l’union européenne assume sa responsabilité dans l’échec des négociations et tout n’est pas négatifs dans les propositions de Tsipras il n’y a pas de baisse de salaire, ni de coupe dans la fonction publique mais tout est mieux développé là :
http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-ou-alexis-tsipras-veut-il-en-venir-491234.html
En résumé
Pour tout comprendre sur la crise Grecque je vous conseille donc de lire l’excellent Romaric Godin de la tribune   :super: et le jubilatoire Frédéric Lordon du monde diplo. ::d

@ val
Si tu savais à quel point ,ils me dégoûtent tous ces technocrates de Bruxelles !  :fache:
que j’assume bien volontiers le coup en dessous de la ceinture sur ce pauvre handicapé de l’empathie et de l’humain, même si la remarque a un petit coté beauf !  :diable:
Et si c’était une femme ,ma foi je l’aurais certainement traitée de s***pe.  :hehe:
comme autrefois Margaret Thatcher.
Que veux-tu, c’est plus fort que moi !  ;)
« Modifié: 11 juillet 2015 à 16:15:41 par bili »
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Re : Grèce
« Réponse #228 le: 12 juillet 2015 à 21:16:36 »
Merci bili pour toutes ces informations, oui c'est super intéressant et on voit que les dirigeants de l'Europe (enfin, quelques uns) sont complètement soumis aux diktats de la finance et du capitalisme en général.
Je trouve d'ailleurs hallucinant qu'on puisse faire comme ça deux poids deux mesures, basiquement dire que les grecs tous autant qu'ils sont peuvent crever, alors que les retraités de la bavière, eux, hein...Ils sont importants les retraités de la bavière, ou les retraités allemands, tiens ceux que "au hasard" l’Allemagne tente d'aller faire vivre ailleurs comme ça ils ne coûtent pas grand chose au système allemand... Ils sont classes sur tous les sujets, les dirigeants allemands...  :] :]

Bien sûr qu'il faut aider les grecs et la Grèce, ils sont humains, ils font partie de l'Europe, nous sommes tous citoyens européens donc normalement tous égaux !! Zut aux dirigeants et à la finance et au capitalisme !!

C'est d'ailleurs terrifiant de voir à quel point les technocrates européens ne trouvent rien à redire à des fachos pur jus par contre dès qu'un gouvernement est de gauche, ouh la la..."Comment, mais vous ne voulez plus mettre le pays et le peuple en couple réglée pour qu'on puisse amasser notre deux centième milliard ? A l'attaque !" Pour moi ça résume tout.

Et qu'est ce qu'ils vont en faire, de leur deux centième milliard ? Rien. Et en attendant des gens crèvent de faim.

Je complète avec un billet de Mélenchon http://www.jean-luc-melenchon.fr/2015/07/07/il-a-la-classe-notre-tsipras-tra-la-la-la-lere/

@ bili : c'est juste que je sais que toi tu n'es PAS handicapée de l'empathie et de l'humain, tout le contraire !  :fleur2: C'est pour ça ça m'a surpris.  ;)

Ah mais moi aussi ils me dégoûtent. Justement parce qu'ils ont le pouvoir de faire le bien et d'améliorer la vie de tous et qu'ils s'en servent pour foutre en l'air la vie des gens.

Perso, ce que je leur souhaite, et ce que je souhaite à TOUS les citoyens qui partagent leur vue (car il y en a), c'est tout simplement.... de vivre avec les conséquences de leur décisions.

Par exemple, à Wolfgang Schäuble, en fait je lui souhaite de se retrouver en Grèce, sans médicaments, avec un vieux fauteuil roulant rouillé, sans électricité, sans nourriture, et que personne ne vienne le voir.
Et ce n'est même pas de la méchanceté, c'est la situation de beaucoup de grecs et Mr Schaübe est concentré sur la "dette".

J'en rêve... Que ceux qui crachent sur les chômeurs se retrouvent au chômage, de préférence longue durée, que ceux qui crachent sur les RSAistes, perdent tout et se retrouvent au RSA, que ceux qui te parlent d'assistanat se retrouvent sans aucun réseau, sans financement public (parce que ça beugle contre l'Etat mais ça le vampirise quand même), dans un HLM délabré, etc...

Enfin bref.  :merci: :merci:

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Re : Grèce
« Réponse #229 le: 12 juillet 2015 à 21:53:22 »


Cet interminable psychodrame nous mène inexorablement en Godwinland.
Le couple Franco-Allemand version 1940, Schaübler/Folamour, collabos, résistants, difficile d'ignorer les parallèles !
Avec son petit mot proposant un grexit sabbatique de 5 ans, Schaübler a poussé le bouchon un peu trop loin...

Pour peu que FH bricole un compromis, aussi insatisfaisant qu'il soit, (et il le sera évidemment) il passera pour Batman, tandis que l'incompréhensible sortie du Grand Diseux mettra tout le monde d'accord pour un Sarkexit.
"Qu'il se ressaisisse ?" Ça veut dire quoi ?
En passant il traite Tsipras de menteur.
Joli coup diplomatique.

Si tout va bien pour Hollande, c'est un coup à se faire réélire !
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Re : Grèce
« Réponse #230 le: 13 juillet 2015 à 22:04:07 »
Citer
Si tout va bien pour Hollande, c'est un coup à se faire réélire !


ça ne sera pas avec ma voix!
Citer
Mais, les bons apôtres de la construction européenne, comme M. François Hollande, ne peuvent – eux non plus – espérer sortir indemne de cette crise. Leur responsabilité est en réalité tout autant engagée que celle des autres politiciens. Si M. Hollande avait été fidèle à ses engagements de la campane présidentielle du printemps 2012, il aurait affronté immédiatement et directement la chancelière allemande. Au lieu de cela, il a accepté d’entrer dans la logique austéritaire qu’elle proposait et il a cédé, en tout ou partie, à ce qu’elle exigeait. Il est alors logique que Mme Merkel se soit sentie confortée dans ses choix et les ait poussés jusqu’au bout de leur absurde et funeste logique concernant la Grèce. M. Hollande cherche depuis quelques jours à faire entendre une musique différente. Mais, il n’est que trop visible que l’homme est déjà en campagne pour sa réélection. Sur le fond, il est un bon représentant de ces fanatiques de la construction européenne, de ces « eurobéats », dont l’attitude va aboutir à faire éclater l’Union européenne.

http://russeurope.hypotheses.org/4095
Depuis l'annonce de cet accord pourri  :fache1:
Je suis écœurée par la tournure que prennent les événements!
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Re : Grèce
« Réponse #231 le: 13 juillet 2015 à 22:36:48 »
j'ai l'impression que le peuple grec vient de se la faire mettre encore et bien profondément...
son 1er ministre vient de découvrir les joies de la sodomie européenne...
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

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Re : Grèce
« Réponse #232 le: 14 juillet 2015 à 19:39:35 »
J'aimerais comprendre: Tsifras a-t-il bluffé son peuple ou est-il un petit malin qui suit une stratégie à plus long terme?  8/
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Re : Grèce
« Réponse #233 le: 14 juillet 2015 à 20:22:12 »
Idées qui me viennent à l’esprit dans l'immédiat.

Je pense qu'il a été naïf,il n'a pas suivi Varoufakis qui était sur une ligne plus dure c'est d'ailleurs pour ça qu'il a démissionné.

Il s'est planté,il aurait fallu suivre une idée plus radicale et préparer le grexit dès le départ

A l’Eurogroupe siègent de véritables ordures face à des pourris,il faut être plus ferme.

Facile àdire après coup.

Mais bien avant l'accord, Lordon dans ses articles prêchait déjà pour un grexit!

Pour en savoir plus:
lire la tribune,le monde diplo, Paul Jorion même dans Libé. et Marianne on peut tomber sur des choses intéressantes.

J'aimerais que le parlement grec ne valide pas l'accord, je rêve...

Ou est l'indépendance des peuples dans l'euro? Nul part!

j'ai mal pour le peuple grec.
J'ai la haine envers Hollande.
J'estime que le peuple grec serait mieux hors de l'euro.
Ca ne peut pas être pire que cet accord austéritaire et fasciste.
La Grèce ne peut pas s'en sortir avec une politique ultralibérale même avec un gouvernement Syriza.



 :nono:
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Re : Grèce
« Réponse #234 le: 16 juillet 2015 à 02:10:54 »
ça y est le parlement grec adopte l'accord ultra libéral qui ne résoudra rien.
Je suis déçue, que le premier ministre pète un câble c'est difficile à avaler mais une assemblée avec une majorité d'hommes proche ou de SYRIZA ?????????????????  :pasdrole:
moi aussi je ne comprends plus,je suis complétement larguée 8| 8/

Citer
Joint par téléphone en direct, le député Plateforme de Gauche et du Pirée, Leoutsakos, a expliqué sur la télévision Ant1 (15 juillet), sa “mission qui est aussi celle de la Plateforme de Gauche et en réalité de tout SYRIZA fidèle à son histoire et à ses engagements vis à vis du peuple grec, référendum compris: informer, lutter, préparer le peuple pour enfin sortir de zone euro, car... aucune politique de gauche n’est possible pour les pays de la dite zone, d’où l’effondrement total de la stratégie SYRIZA jusque là. Si cet accord (le mémorandum III) passe, alors nous lutterons jusqu’à son annulation.”

http://www.greekcrisis.fr/2015/07/Fr0448.html#deb

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Re : Grèce
« Réponse #235 le: 16 juillet 2015 à 08:56:11 »
Je prends connaissance de l'info grâce à toi.  :merci:

J'en suis désolé itou. C'est un accord qui ne changera rien.  :pascontent1:

Tsifras, au fond, n'a pas eu le choix, je pense qu'il n'a pas voulu fermer cette porte à ceux qui désiraient l'ouvrir. Lui-même a dit qu'il a négocié avec un revolver sur la tempe et qu'il désapprouvait l'accord. Je crois qu'en toute logique, il devrait démissionner. Car il comptait sans doute sur un désaveu du Parlement pour ouvrir une autre porte... Sinon, je ne vois pas comment il peut assumer...
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« Réponse #236 le: 16 juillet 2015 à 21:56:06 »
Lettre de M. Tsipras aux citoyens allemands ....à lire :

Citer

13 janvier 2015

Chers lecteurs de Handelsblatt,

Je sais d’avance que la plupart d’entre vous ont probablement une opinion déjà formée sur le contenu de cette lettre. Je vous invite, cependant, à la lire sans préjugés. Les préjugés n’ont jamais été un bon conseiller, et encore moins à un moment où la crise économique les renforce, en entretenant l’intolérance, le nationalisme, l’obscurantisme, et même la violence.

Avec cette lettre ouverte, je souhaite vous exposer un récit différent de celui qui vous a été fait au sujet de la Grèce depuis 2010. Et je tiens aussi et surtout à exposer avec franchise les projets et les objectifs de SYRIZA, si le 26 janvier par le choix des électeurs devient le nouveau gouvernement grec.

En 2010, l’État grec a cessé d’être en mesure de servir sa dette. Malheureusement, les dirigeants européens ont décidé de faire croire que ce problème pourrait être surmonté par l’octroi du plus grand prêt jamais consenti à un état, sous condition que certaines mesures budgétaires seraient appliquées, alors que celles ci, manifestement, ne pouvaient que diminuer le revenu national destiné au remboursement des nouveaux et anciens prêts. Un problème de faillite a été donc traité comme s’ il s’ agissait d’un problème de liquidité. En d’autres termes, l’attitude adoptée, était celle du mauvais banquier qui, au lieu d’admettre que le prêt accordé à la société en faillite a « sauté », il lui accorde des prêts supplémentaires, prétextant que les anciennes dettes restent servies et prolonge ainsi la faillite à perpétuité.

Il s’agissait pourtant d’ une question de bon sens de voir que l’application de la doctrine «extend and pretend» [étendre les maturités de la dette et prétendre que payer les intérêts ne pose aucun problème] dans le cas de mon pays aboutirait à une tragédie. Qu’au lieu de stabiliser la Grèce, l’application de ce dogme installerait une crise auto-alimentée qui sape les fondations de l’UE.

Notre parti, et moi-même, nous nous sommes opposés à l’accord de prêt de mai 2010, non pas parce que l’Allemagne et nos autres partenaires ne nous ont pas donné assez d’argent, mais parce que vous nous avez donné beaucoup plus d’argent que ce qu’il fallait et que nous pouvions accepter. De l’argent qui par ailleurs ne pouvait ni aider le peuple grec puisqu’il disparaissait aussitôt dans le trou noir du service de la dette ni arrêter l’alourdissement continu de celle-ci, obligeant de la sorte nos partenaires prolonger ce fardeau à perpétuité aux frais des citoyens.

Et cette vérité était bien connue par les gouvernants allemands, mais ils n’ont jamais voulu vous la dévoiler.

Et en effet, et avant même que la première année ne se soit écoulée et depuis 2011, nos prévisions ont été vérifiées. L’enchaînement des nouveaux prêts aux réductions drastiques des dépenses a non seulement échoué à dompter la dette, mais il a par surcroît puni les citoyens les plus faibles, en transformant les citoyens ordinaires qui avaient un emploi et un toit à des chômeurs sans-abri qui ont tout perdu, de plus, leur dignité.

L’effondrement des revenus a conduit à la faillite de milliers d’entreprises, augmentant ainsi le pouvoir oligopolistique des entreprises qui ont survécu. De ce fait, les prix diminuaient moins que les revenus tandis que les dettes, publiques et privées, ne cessaient de s’alourdir. Dans ce contexte, où le déficit d’espoir a dépassé tous les autres déficits «l’œuf du serpent » n’a pas mis longtemps pour éclore – et les néo-nazis ont commencé à patrouiller les quartiers en semant la haine.

Malgré son échec manifeste, la logique de «extend and pretend» continue à s’appliquer systématiquement encore aujourd’hui. Le deuxième accord de prêt de 2012, a ajouté une charge supplémentaire sur les épaules affaiblies de l’état grec, en réduisant les fonds de pension, en donnant un nouvel élan à la récession, en finançant aussi une nouvelle kleptocratie avec l’argent de nos partenaires.

Des commentateurs sérieux ont parlé récemment de stabilité et même de croissance à propos de mon pays pour « prouver » que les politiques appliquées ont été efficaces. Aucune analyse sérieuse ne soutient cette « réalité » virtuelle. L’ augmentation récente de 0,7% du revenu national réel ne marque pas la fin de la récession mais sa poursuite, puisqu’elle a été réalisée dans une période d’inflation de 1,8%, ce qui signifie que (en euros) le revenu national a continué de baisser. Simplement, il diminue moins que la moyenne des prix – tandis que les dettes augmentent.

Cet effort de mobilisation des « statistiques grecques », pour démontrer que l’application de la politique de la troïka est efficace en Grèce, est outrageant pour tous les européens qui ont enfin le droit de connaître la vérité.

Et la vérité est que la dette publique grecque ne peut pas être honorée tant que l’économie sociale grecque se trouve en situation de simulation de noyade budgétaire (fiscal waterboarding).

En outre, persévérer dans ces politiques misanthropes et sans issue, dans le refus de reconnaître une simple question d’arithmétique, coûte au contribuable allemand et condamne en même temps un peuple fier à l’indignité. Et le pire : de cet fait, les Grecs se retournent contre les Allemands, les Allemands contre les Grecs, et l’idée d’une Europe Unie Démocratique est offensée cruellement.

L’Allemagne, et plus particulièrement le contribuable allemand qui travaille dur n’a rien à craindre d’un gouvernement SYRIZA. Au contraire. Notre objectif n’est pas d’entrer en conflit avec nos partenaires. Notre objectif n’est pas d’obtenir des prêts supplémentaires ou un blanc-seing pour de nouveaux déficits. Notre objectif est la stabilité économique, des budgets primaires équilibrés et, bien sûr, la cessation des saignées fiscales opérées sur les contribuables depuis quatre ans par un accord de prêt inadéquat aussi bien pour la Grèce que pour l’Allemagne. Nous exigerons la fin de l’application du dogme « extend and pretend » non pas contre le peuple allemand, mais pour le bénéfice de nous tous.

Je sais, chers lecteurs, que derrière les demandes d’une « stricte application des accords » se cache la peur que « si nous laissons les Grecs faire ce qu’ils veulent, ils vont refaire le même coup ». Je comprends cette inquiétude. Mais ce n’était pas SYRIZA qui a érigé en institutions dans mon pays la collusion des intérêts privés et la kleptocratie qui feignent de se soucier de l’observation « des accords » et des réformes puisque celles ci ne les affectent pas, comme le démontrent les quatre dernières années des réformes engagées par le gouvernement Samaras sous la direction de la troïka. Nous, nous sommes prêts à entrer en conflit avec ce système afin de promouvoir des réformes radicales au niveau du fonctionnement de l’état, en établissant la transparence de l’administration publique, la méritocratie, la justice fiscale, la lutte contre le blanchissement d’argent. Ce sont ces réformes que nous soumettons à l’appréciation des nos citoyens aux prochaines élections.

Notre objectif est la mise en place d’ un New Deal pour l’ensemble de la zone euro qui permettra aux grecs comme à l’ensemble des peuples européens de respirer, de créer, de vivre avec dignité. Avec une dette publique socialement viable. Avec une croissance qui est stimulée par des investissements publics financés – seul moyen de sortir de la crise – et non pas par la recette échouée de l’austérité qui ne fait que recycler la récession. En renforçant la cohésion sociale, la Solidarité et la Démocratie.

Le 25 janvier en Grèce, une nouvelle opportunité surgit pour l’Europe. Ne ratons pas cette chance
( http://arretsurinfo.ch/la-lettre-ouverte-dalexis-tsipras-aux-citoyens-allemands-sur-ce-quon-ne-leur-a-jamais-dit-sur-la-dette-grecque/ )

Tags : dette, Grèce, politique
"Souvenez-vous pour toujours des noms de ceux qui ont refusé ce combat ou, pire, qui ont préféré relayer les arguments calomnieux et anti-communistes de l'extrême-droite contre nous." Jean-luc Mélenchon

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Re : Grèce
« Réponse #237 le: 17 juillet 2015 à 17:06:51 »
Merci Sybéria :merci:

Citer
Notre objectif est la mise en place d’ un New Deal pour l’ensemble de la zone euro qui permettra aux grecs comme à l’ensemble des peuples européens de respirer, de créer, de vivre avec dignité. Avec une dette publique socialement viable. Avec une croissance qui est stimulée par des investissements publics financés – seul moyen de sortir de la crise – et non pas par la recette échouée de l’austérité qui ne fait que recycler la récession. En renforçant la cohésion sociale, la Solidarité et la Démocratie.
L’idée est belle mais le moins que l’on puisse dire c’est que c’est complètement raté. :triste1:

Il ne peut y avoir de véritable politique de gauche sans une sortie de l’euro.

j’aimerais bien connaître la position du front de gauche sur la question.

Je sais qu’il y a parmi nous beaucoup de forumeurs qui votent FG et j’aimerais bien aussi avoir leur avis sur la question.

Le FG a appelé à voter contre l’accord, ce qui est tout à fait juste et compréhensible mais quand à savoir si le FG va changer de stratégie comprendre :la négociation avec l’eurogroupe pour appliquer un programme de gauche tout en restant dans l’euro en espérant la contagion des grandes idées sociales aux autre pays de la zone ,me semble être non pas une erreur au regard de ce qui c’est passé ces derniers jours, mais une imbécillité.

Je pense aussi que beaucoup de nos forumeurs sont partis en vacances, donc j’attendrai leur retours mais rien ne nous empêche de commencer le débat,  pour ma part je serai absente du 25/7 au 8/8 .
 :merci: :merci: :merci:



« Modifié: 17 juillet 2015 à 17:10:43 par bili »
Deviens ce que tu es: vote Mélenchon !

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Re : Grèce
« Réponse #238 le: 18 juillet 2015 à 11:53:19 »
Je partirai en vacances plus tard ! En attendant voici un lien qui te permettra peut-être de répondre à ta question . Pour ma part considérant que l'euro est une monnaie surévaluée  qui échappe au contrôle de la souveraineté populaire je plaide pour la sortie de la zone euro . 


http://www.jean-luc-melenchon.fr/arguments/resolution-du-parti-de-gauche-sur-l%E2%80%99euro/



« Modifié: 18 juillet 2015 à 13:12:04 par syberia3 »
"Souvenez-vous pour toujours des noms de ceux qui ont refusé ce combat ou, pire, qui ont préféré relayer les arguments calomnieux et anti-communistes de l'extrême-droite contre nous." Jean-luc Mélenchon

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Re : Grèce
« Réponse #239 le: 18 juillet 2015 à 14:49:43 »
Intéressant, mais  au regard des récents événements :
Citer
il y a en effet une stratégie alternative et plus efficace pour renverser le rapport de forces : sortir de l’application du traité de Lisbonne sans sortir de l’Union.
Illusion  :nono:
Citer
Dans l’état actuel des rapports de forces politiques au sein de l’UE, il est parfaitement illusoire d’espérer une réorientation radicale des politiques et des institutions européennes si l’on se contente d’attendre que tous nos partenaires soient disposés à engager une renégociation des traités. Toutefois, au sein d’une quelconque association, le conflit entre une partie minoritaire et les autres parties prenantes n’a pas que deux issues – la soumission ou la sortie – il existe une troisième issue : l’action subversive au sein même de l’association, action qui a d’autant plus de chances de forcer les parties prenantes à l’accord que celles-ci n’ont pas intérêt à la dislocation de l’association.
Schauble se fout éperdument de la dite dislocation, au pied du mur il faut bifurquer.  :pausecaffé:

Citer
Un gouvernement déterminé peut mener cette action subversive dans l’UE : il peut cesser d’appliquer l’intégralité du traité de Lisbonne, s’affranchir des règles européennes qui imposent aux politiques un carcan néolibéral, et cela sans s’imposer les difficultés supplémentaires qu’engendrerait une sortie de l’euro.

Doigt dans l’œil, dans l’accord imposé à la Grèce, le gouvernement grec a l’obligation stricte d’appliquer des lois austeritaires ,de plus il doit effacer les lois votées depuis le 25 janvier qui déplaisent à l’eurogroupe.  :fache:

Citer
Mais dans la crise politique qui s’ouvrirait alors dans l’UE, le rapport de force est défavorable à ceux qui ont le plus à perdre à l’éclatement de la zone euro (notamment l’Allemagne) et favorable à ceux qui sont disposés à assumer cet éclatement s’il apparaît inéluctable.
Foutaises!
Ils n’en ont rien à battre, soit réellement, soit ils ont bluffé face à Tsipras qui n’a pas arrêté de crier haut et fort qu’il ne sortirait pas de l’euro.
Dès lors c’était foutu d’avance.
Citer
Nous y sommes quant à nous parfaitement disposés et préparés.
Pas tsipras.

Citer
Le PG ne sacralise aucun système monétaire en lui-même, il ne fait prévaloir que l’absolue nécessité de mener les politiques publiques progressistes exigées par le suffrage universel ; en conséquence, si l’alternative qui venait à se présenter était le maintien de la zone euro dans la soumission au carcan néolibéral, ou bien la sortie de l’euro pour appliquer le programme validée par le vote des citoyens, le PG opterait sans hésitation pour cette seconde solution.
Très bien!
Mais pourquoi TSIPRAS a signé ?  :nono: :pasdrole:

Citer
Nous pensons toutefois que, dans l’immédiat, l’alternative réelle est différente. Un gouvernement déterminé peut faire à peu près ce qu’il veut dans la zone euro, et sa détermination a toutes les chances de faire plier des partenaires récalcitrants, mais qui ont fort à perdre dans la disparition de l’euro.
Non!
L’article date de 2011 par conséquent ,il n'est pas en adéquation avec les événements.
Citer
Si d’éminents économistes, y compris économistes de gauche, prennent d’emblée position en faveur d’une sortie de l’euro, c’est notamment parce qu’ils excluent la possibilité dont dispose toujours un gouvernement national : décider unilatéralement de ne plus appliquer certaines dispositions des traités européens. Leur raisonnement est pertinent dans un cadre politique donné : si un État national est censé respecter à la lettre les traités, alors il est exact que la monnaie unique est devenue insoutenable pour un gouvernement qui voudrait rompre avec les politiques néolibérales imposées par le fonctionnement actuel de l’UE et l’idéologie dominante dans les gouvernements européens. Mais pour que ce raisonnement reste cohérent, il faudrait ajouter que la sortie de la seule zone euro ne suffit pas : il faut sortir de l’UE, puisqu’il est nécessaire de s’affranchir d’autres règles européennes que celles concernant la monnaie. Il est notamment indispensable de rétablir un contrôle strict des mouvements de capitaux. Si l’on postule qu’il est impossible de s’affranchir partiellement d’un accord sans rompre intégralement cet accord, alors la question de la sortie de l’euro est indissociable de celle d’une sortie de l’UE.

Là nous sommes d’accord.

Citer
Or le PG  entend œuvrer à une transformation de l’UE, non à sa destruction. Il ne s’agit donc pas seulement d’abandonner l’UE à son triste sort en restaurant la seule souveraineté du peuple français, mais d’engager une épreuve de force au sein de l’UE en démontrant qu’un gouvernement déterminé à le faire peut toujours mener une autre politique.
Re doigt dans l’œil.
Et puis face à la misère, il y a urgence à changer, comme dit Lordon,soit on passe sous la table,soit on la renverse.

Citer
S’affranchir du carcan néolibéral de l’UE, sortir de l’application intégrale du traité de Lisbonne, sans sortir de l’UE, c’est démontrer que l’on peut préserver l’acquis de cinquante ans de construction européenne, en se débarrassant du poison néolibéral. Cette démonstration est un encouragement aux peuples européens pour qu’ils exercent à leur tour leur souveraineté en votant pour des gouvernants qui s’engagent à suivre l’exemple du peuple français.
C’est pas demain la veille.  :nono:

Citer
(aucune procédure n’est prévue dans les traités pour exclure un membre de la zone euro au motif des infractions prévues ci-dessous).
Ils vont se grattés.  :diable:

Bon j’arrête là parce que le texte date un peu beaucoup ,il ne répond donc pas à ma question,je vais attendre le prochain billet de Mélenchon. :merci: merci Syb.

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Re : Grèce
« Réponse #240 le: 18 août 2015 à 07:53:50 »
Bon, mes petits agneaux, chalut, me r'v'là, absence involontaire trop longue à commenter.... J'ai bien hésité avant de savoir sur quel fil j'allais renouer - mais comme j'étouffe une fois de + avec la grecque saga, et qu'au fond cette dernière concentre bon nombre de mes z'autres pertes de souffle, allons-y pour la Grèce. Je trouve que ça ressemble furieusement à plein d'autres trucs anciens et/ou + ou - éloignés géographiquement, pas vous ? Pêle-mêle, p'tites analogies.  "Punir" les grecs d'avoir voté Syriza, d'avoir référendé, d'avoir mal référendé, moi ça me fait penser à l'interminable "punition" des Palestiniens, pour avoir mal voté y'a 10 ans, y'a moins de morts en Grèce ?, ben, faudra voir. La "dette" (voir le rapport devant le Parlement grec) amenant des prêts bien lucratifs pour les créanciers, qui s'enfilent l'un à l'autre (les prêts, pas les créanciers, quoique...  :rouge: ) comme poupées gigogne, ça ressemble-t-y pas de bien près aux prêts personnels multiples rachetés par des officines improbables ? Notez bien que pour l'une comme pour les autres, la durée des "prêts" s'allonge jusqu'au point déraisonnable, nope ? (genre Haïti, "dette" interminable vis à vis des propriétaires français d'esclaves lésés...?). Au fait, avez vous remarqué que l'on ne parle quasi, dans ce bouzin, que du FESF, lequel n'existe plus depuis vilaine lurette, au bénéfice du MES, bien + scélérat encore, "l'esclavage permanent des peuples par l'endettement", eh oui, on a braillé mi-2011, a-t-on oublié depuis ? Re-au fait, cette "dette" grecque, qui c'est donc qui, ki la possède ? Ben, par nature, à 43 % banques privées ET  multinationales ensemble (cherchez l'erreur), 4 % Hedge Funds, ... que je me refuse à traduire, 22 % " Fund MANAGERS" (itou !), 5 % Fonds de Pensions, 5 % Banques Centrales "souveraines", 4 % d'un très vague "Autres", et, last but not least, 8 % "ASSET MANAGEMENT" - puis-je là me risquer à traduire par "Gestion de la Dette", vous savez, genre les "Frais de Rôle" que l'on vous colle sur vos feuilles d'impôt..... Trognon, non ? Et l'origine géographique des créanciers (si l'on peut dire ça en parlant entre autres des multinationales, s'pas ?) ? Ben, intéressant de voir que les plus gros créanciers de  la dette grecque, 29 %, ce sont des grecs - sans doute ceux pour lesquels l'eurogroupe (ce machin.... ::d) n'envisage pas une seconde d'appliquer les réformes fiscales de Varoufakis.
Bon, ça c'est fait... Un peu d'air ? J'étouffe.

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Re : Grèce
« Réponse #241 le: 18 août 2015 à 07:57:54 »
Euh, oublié de mettre en référence à la possession par nature de la dette grecque qu'il s'agit de la dette INITIALE, et non de la dette d'aujourd'hui. Mea culpa.

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Re : Grèce
« Réponse #242 le: 02 juillet 2017 à 11:03:46 »
le fil n'a pas été mis à jour depuis un bail ...

Mais je crois que la problématique de la Grèce se comprend mieux en perspective "longue", donc je poste ici

La Grèce voit à présent ce que va apporter la nouvelle Présidence en France, c'est Bruno Le maire qui est parti y porter la mise en œuvre de la parole macronesque.

Pas l'impression que les grecs aient de quoi se réjouir !

Grèce : la violence imbécile des créanciers
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
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