Auteur Sujet: Grèce  (Lu 44793 fois)

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Re : Grèce
« Réponse #100 le: 13 février 2012 à 12:48:33 »
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

 La neutralité favorise toujours l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté » (E. Wiesel).

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Re : Grèce
« Réponse #101 le: 13 février 2012 à 13:27:48 »
Je crois bien au contraire que si "tu" perds tes enfants ou s’ "ils" touchent aux enfants, les grecs n’auront plus rien à perdre, néanmoins face à une telle situation, je redoute que les  dirigeants grecs jouent le pourrissement, je ne sais pas ce qu’il faut leur mettre dans les dents pour qu’ils cèdent. incendies ?manifs ?grèves ? désobéissance civile ? policiers, militaires et civils mains dans la mains, morts d’hommes ? je ne sais pas.

Printemps grec, suivi d’un printemps portugais et espagnol et pourquoi pas italien et anglais  et là peut être. Du gros , du bon, du solide ,de l’incommensurable, de l’inéluctable !


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Re : Grèce
« Réponse #102 le: 13 février 2012 à 17:10:22 »
 Appel des indignés grecs à se mobiliser contre le nouveau plan d’austérité
Posted on 12 février 2012 par Collectif pour un audit citoyen

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3 jours dans la rue

Les masques sont finalement tombés. Le FMI, l’Union européenne, et notre « gouvernement » (non-élu, avec un ex-banquier pour premier ministre et des alliés politiques parmi les principaux dirigeants ces 40 dernières années, soit les premiers responsables de cette crise…) ont décidé hier de mettre en œuvre un plan d’austérité de trois ans, encore plus dur et destructeur, qui renverra la Grèce à sa propre situation au lendemain de la deuxième guerre mondiale…
Cet accord ramènera les salaires en moyenne à un niveau d’environ 350 euros, dans un pays où le coût de la vie ne cesse d’augmenter (et notamment le prix de la nourriture, de l’essence, des services). Les coupes dans les salaires durant les 2 dernières années ont diminué de plus de 50% le salaire moyen, et dans le même temps les banques grecques reçoivent des millions, et les grandes corporations payent de moins en moins de taxes.
La dette ne cesse d’augmenter alors que l’économie est paralysée. La politique de l’austérité a mené le pays dans l’impasse. Dans un pays de 10 millions d’habitants, 4000 personnes perdent leurs emplois par jour, le nombre de sans-abris dans les rues d’Athènes a augmenté rapidement les derniers 5-6 mois… Des sans-abri qui jusqu’à récemment avaient une maison et une vie normale…
Nous avons besoin de votre solidarité. Diffusez les informations, ne croyez pas les grands medias… Il y a un appel pour une grève générale de 48h et des manifestations pour les trois jours qui viennent. La Grèce est juste le laboratoire pour un modèle économique qui va se généraliser en Europe.
Il n’y a plus des « sauveurs »…
Prenons nos vies entre nos mains !
Agissons maintenant !
http://www.audit-citoyen.org/?p=1631


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Re : Grèce
« Réponse #103 le: 13 février 2012 à 20:32:40 »
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

 La neutralité favorise toujours l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté » (E. Wiesel).

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Re : Grèce
« Réponse #104 le: 13 février 2012 à 22:34:02 »
C'est bizarre ce titre "les députés choisissent l'euro, la rue s'enflamme"
 vu qu'aux infos de France Inter de ce soir ils disaient "le peuple grec refuse le plan d'austérité mais veut garder l'euro" (de mémoire)

Ce serait-y que chez les journalistes chacun interprète à sa manière ce que que pense "la rue", "le peuple" ?????
 :grrr: :grrr: :grrr: :fache: :fache: :fache:
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
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Re : Grèce
« Réponse #105 le: 16 février 2012 à 21:17:21 »
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L’Allemagne doit payer à la Grèce ses obligations qui sont impayées longtemps.

Signez la demande

En octobre 1940, la Grèce est entraînée dans la Seconde Guerre mondiale suite à l’invasion de son territoire par Mussolini. Pour sauver Mussolini d’une défaite humiliante, Hitler a envahi la Grèce en 1941.

La Grèce est pillée et dévastée pas les Allemands comme aucun autre pays sous leur occupation militaire. La Croix Rouge Internationale a jugé qu’entre 1941 et 1943, au moins 300,000 grecs sont morts de la faim- un résultat direct du pillage de la Grèce par les Allemands. Mussolini s’est plaint à son ministre des affaires étrangères, le Conte Ciano « Les Allemands ont pris des Grecs même leurs lacets de souliers ».

L’Allemagne et l’Italie, en plus de faire la Grèce payer des sommes exorbitantes en dépenses d’occupation, ont obtenu de la Grèce par la force un prêt (un prêt d’occupation) de $3.5 billion. Hitler lui-même a reconnu la nature légale de ce prêt et a donné des ordres pour le commencement du remboursement du prêt. Après la fin de la guerre, la Grèce est accordée $7.1 billion à la Conférence de Paris en 1946, des $14.0 billion demandées, pour les réparations en dommages résultant de la guerre.

L’Italie a remboursé la Grèce de sa part du prêt d’occupation, l’Italie et la Bulgarie ont payé la Grèce les réparations en dommages de guerre, et l’Allemagne a payé les réparations en dommages de guerre à la Pologne en 1956 et à l’ex-Yougoslavie en 1971. La Grèce a demandé de l’Allemagne le paiement du prêt d’occupation en 1945, 1946, 1947, 1964, 1965, 1966, 1974, 1987 et en 1995. Toutefois, l’Allemagne refuse constamment à payer ses obligations à la Grèce qui s’élèvent du prêt de l’occupation et des réparations en dommages de guerre. En 1964, le Chancelier Allemand Erhard s’est engagé à rembourser le prêt après la réunification de l’Allemagne, qui s’est produite en 1990.

Les suivants sont révélateurs de la valeur courante des obligations Allemandes à la Grèce : se servant du taux d’intérêt moyen du Bon du Trésor des É.U., depuis 1994, comme le taux d’intérêt, qui est à peu près 6%, il est estimé que la valeur courante du prêt d’occupation est $163.8 billion et que les réparations en dommages de guerre sont $ 332 billion. Jacques Delpla, l’économiste et consultant français au gouvernement Français, a déclaré le 2 juillet 2011 que l’Allemagne doit la Grèce 575 billion euros résultant des obligations de la Seconde Guerre mondiale (Les Echos, Samedi, le 2 juillet, 2011). Dr. Albrecht Ritschl, l’historien allemand en économie, a averti l’Allemagne de prendre une approche plus chaste dans la crise de l’euro du 2008-2011, comme elle peut se voir confronter des demandes renouvelées et justifiées en réparations de dommages de la Seconde Guerre mondiale (Der Spiegel, le 21 juin 2011, guardian.co.uk, le 21 juin 2011).

Les Allemands n’ont pas seulement pris « même les lacets de souliers » des Grecs. Durant la Seconde Guerre mondiale la Grèce a perdu 13% de sa population, dont une partie en bataille, mais surtout de la faim et des crimes Allemandes de guerre. Les Allemands ont tué la population des 90 villages et villes grecques, ils ont brûlé complètement plus que 1,700 villages et plusieurs de leurs habitants étaient aussi exécutés, ils ont réduit le pays en décombres, et ils ont pillé les trésors archéologiques du pays.

Nous demandons du gouvernement Allemand à honorer ses obligations à la Grèce, qui sont longtemps impayées, en s’acquittant du prêt d’occupation obtenu par la force, et en payant les réparations en dommages de guerre proportionnellement aux dommages matériaux, aux atrocités et au pillage commis par les machines guerrières Allemandes.

Translated by – traduit par: Helen Bomis


http://www.greece.org/blogs/wwii/?page_id=448

Tout le ménage n'est sans doute pas fait, dans ce pays où la corruption va bon train, soit.
Ce n'est pas une raison pour laisser la RFA jouer les kékés en Europe sans assumer ses responsabilités historiques.  :grrr:
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
A. Schopenhauer
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Re : Grèce
« Réponse #106 le: 22 février 2012 à 01:54:55 »
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En imposant son plan aux Grecs, l'Europe commet une faute politique historique
Romaric Godin

résumé:En faisant le choix de mettre la Grèce sous tutelle politique et économique, en installant un contrôle direct sur les comptes grecs pour "geler" l'effet des élections d'avril, les gouvernements européens jouent avec le feu. Et sèment en réalité l'humiliation et la paupérisation, là où l'Europe devrait redonner l'espoir et favoriser la croissance.
L'Europe confirme au grand jour le fond de sa pensée, celui qui circulait dans la presse allemande au début de la crise : le peuple grec est incapable de prendre en main son destin, il a besoin de tutelle pour revenir sur le bon chemin. 


L'accord dont a accouché une nouvelle fois la nuit bruxelloise de lundi à mardi est un événement. Mais ce n'est pas un événement financier ou économique. Les Européens n'ont finalement rien accordé de plus, ou presque, que ce qu'ils avaient promis le 21 juillet dernier. A la mesure de cette crise, quelques milliards de plus ou de moins comptent finalement fort peu et ne changeront pas grand chose.

Non, cet accord est en réalité un événement politique.

Mise sous tutelle

Il restera dans l'histoire de la construction européenne comme le moment où l'Europe s'est définie dans son opposition à la démocratie. Car l'essentiel de cet accord repose sur les conditions politiques imposées à Athènes. Les bailleurs de fonds occidentaux ont exigé de la Grèce que ses finances publiques soient désormais mises à la disposition de ses créanciers. Ils ont ainsi exigé, sous le bel euphémisme d'une proposition grecque, que la priorité soit constitutionnellement donnée au remboursement de la dette. L'aide versée à la Grèce sera désormais retenue sur un compte bloqué, versé aux échéances des créances et réservé à ce seul effet. Voilà qui permet de relativiser le raccourci trop souvent employé de « sauvetage de la Grèce ». Qui est ici sauvé ? Le peuple grec soumis à la paupérisation, au manque de perspectives et à l'absence d'emploi ? Ou les créanciers, dont certains jouaient encore ces derniers jours à acheter à prix cassé des titres dont, malgré les décotes annoncées, ils tireront un large bénéfice garanti par les grands argentiers européens ? Pour finir ce sombre tableau, la Commission va établir une « présence renforcée et permanente sur le sol grec » (ce sont les termes - fort martiaux - du communiqué officiel) afin de « développer sa capacité à fournir et à coordonner une assistance technique ». En clair, les commissaires de Bruxelles vont se charger eux-mêmes de ce que les fonctionnaires européens appellent non sans dédain « la construction de l'Etat grec ».

A l'abri des élections

Avec ces mesures, l'Europe confirme enfin au grand jour le fond de sa pensée, celui qui circulait dans les colonnes des journaux allemands dans les premiers jours de la crise : le peuple grec est incapable de prendre en main son destin, il a besoin de tutelle pour revenir sur le bon chemin. Car l'accord européen n'a en réalité qu'une seule fonction : mettre la dette grecque à l'abri des élections qui devraient avoir lieu en avril prochain et qui devraient, à l'évidence, balayer les forces politiques traditionnelles qui sont les responsables de la situation du pays. Pour les ministres des Finances, il fallait empêcher à tout prix qu'un gouvernement issu de ces élections ne fût tenté de couper franchement le nœud gordien qui garrotte le pays depuis trois ans. Il fallait donc à tout prix « neutraliser » la démocratie, l'empêcher d'agir pour l'empêcher de nuire. Une telle dérive européenne n'est pas une surprise : elle est le fruit d'une école de pensée. Celle qui, considérant que le peuple est en permanence soumis « aux plus bas instincts », il ne peut être l'artisan de la politique économique, fût-ce par ses représentants. Une telle pensée a conduit à l'indépendance stricte des banques centrales et à la constitution de la Commission et des instances bureaucratiques européennes. En Europe, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, est le champion de cette conception, et le président grec, la semaine passée, ne s'y était pas trompé. Dimanche, dans une interview au Tagesspiegel, Schäuble s'offusquait ainsi que les Grecs n'aient pas accepté les propositions allemandes « d'assistance technique ».

En 1831 déjà, un roi bavarois...

Il y aurait fort à dire sur la responsabilité des grandes puissances européennes qui, depuis l'indépendance, font la pluie et le beau temps en Grèce, dans la gabegie de l'Etat grec. Mais un rapide rappel suffira. En 1831, les grandes puissances d'alors jugèrent déjà les Grecs trop « immatures » pour se gouverner eux-mêmes. On leur envoya un roi bavarois accompagné d'une armée de fonctionnaires allemands. Le résultat fut un désastre économique et politique. Il est donc à craindre que les Européens, encore une fois, fassent fausse route. Là encore, les erreurs et l'aveuglement des Européens sont manifestes : Comment une démocratie pourrait accepter de faire passer les intérêts de ses créanciers avant ceux de son peuple ? Comment les Européens peuvent-ils aujourd'hui s'appuyer en Grèce sur les deux partis responsables des erreurs du passé et sur une élite économique largement corrompue ? L'Europe sème en réalité l'humiliation et la paupérisation, là où elle devrait redonner l'espoir et favoriser la croissance. Elle prend des risques considérables en refusant d'accepter la logique fondamentale de la démocratie. « Le peuple, écrivait Bakounine, peut se tromper souvent et beaucoup, mais il n'existe personne au monde qui puisse corriger ses erreurs et réparer le mal qui en résulte toujours que lui-même ».

Si cette réparation ne peut intervenir par les urnes, elle interviendra inévitablement par la rue. Et encore une fois, l'Europe aura été, par sa volonté de « civiliser » les Grecs, le mauvais génie du peuple hellène.
source

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Re : Grèce
« Réponse #107 le: 22 février 2012 à 11:07:02 »
Merci Sarkome pour ce texte drôlement bien argumenté . J'ai appris que dans le "énième pack de sauvetage de la Grèce",l'Allemagne faisait obligation à celle-ci de lui acheter des armes lourdes . Cela n'a fait réagir personne à l'époque où j'écrivais en substance sur ce forum que les technocrates et les banquiers européens avec le soutien du FMI allaient faire subir aux peuples européens ,via leurs états  ce que les pays du Sud ont subi dans les années-80-90: les programmes d'ajustements structurels qui ont fait crever les trois-quarts de l'Afrique tout en permettant à des pays comme le Mozambique de posséder un sur-équipement militaire digne du PIB de la France . Chaque mesure "d'accompagnement de la dette "des Etats africains étaient assorties d'une obligation de faire des coupes dans les budgets sociaux et d'importer des armes des pays"aidants" ....... :fouet2:
"Souvenez-vous pour toujours des noms de ceux qui ont refusé ce combat ou, pire, qui ont préféré relayer les arguments calomnieux et anti-communistes de l'extrême-droite contre nous." Jean-luc Mélenchon

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Re : Grèce
« Réponse #108 le: 26 mars 2012 à 17:02:28 »
Il ne reste plus qu'à faire le bilan...
Financier, parce que, sur le plan social, c'est la cata...
Le texte qui suit est long et ardu. Mais nécessaire pour comprendre.

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Plan de sauvetage grec, l'heure du bilan
La Chronique Agora
Mory Doré
Avec tout ce qui s'est dit sur le plan de sauvetage grec et sur l'abandon "volontaire" d'une partie des créances des investisseurs privés, il me semble nécessaire de faire un petit bilan et de quantifier quel est le montant réel des pertes.

 Reprenons déjà le déroulement des opérations
1/ Mai 2010 : premier plan de sauvetage. L'Europe décide d'accorder 110 milliards d'euros à la Grèce, financés pour les 2/3 par le FESF et l'Union européenne et, à 1/3, par le FMI. Ce plan existe toujours avec des déblocages successifs sur trois ans et une durée de remboursement initiale de cinq ans, rallongée à sept ans.

Rappelez-vous : ce plan était censé couvrir les besoins de la Grèce sur 2011-2014... Sauf que l'on s'est rendu compte, au printemps 2011, que ces besoins étaient plutôt de l'ordre de 120 milliards d'euro de plus, excusez du peu. Des impôts qui ne rentrent toujours pas, des dépenses inutiles qui ne baissent toujours pas, une croissance économique toujours pas au rendez-vous, bref la totale (et pas assez d'inflation diront les plus indulgents).

2/ Donc second plan d'aide le 21 juillet 2011 avec cette fois-ci deux volets :

- nouveau plan de 109 milliards d'euros selon la formule habituelle (2/3 FESF et 1/3 FMI avec déblocages successifs). Sauf que là, on utilise l'artillerie très lourde en achetant massivement du temps : maturité minimale de 15 ans et maximale de 30 ans ;
- et puis nouveauté, on instaure une contribution dite "volontaire" des créanciers privés avec abandon de créance de 21% -- soit une contribution de près de 50 milliards d'euros.

3/ Mais ce plan ne suffit pas pour venir à bout de l'insolvabilité grecque (le problème c'est que l'on cherche à venir à bout de l'insolvabilité comme si l'on était face à une crise classique de liquidité). Donc second plan bis du 27 octobre 2011 avec toujours les deux volets :
- toujours les 109 milliards d'euros (2/3 FESF et 1/3 FMI) ;
- et cette fois, les créanciers privés abandonnent toujours "volontairement" 50% de leurs créances -- soit une contribution cette fois-ci de près de 100 milliards d'euros.
4/ Dernier rebondissement puisque ce deuxième plan bis ne suffit toujours pas et les conditions exigées par le trio Union européenne/BCE/FMI sont de plus en plus pressantes avec l'idée d'une mise sous tutelle. Le second plan bis est donc remplacé par un second plan ter le 20 février 2012. On verse de plus en plus dans la sophistication et on compte désormais trois volets :
- les 109 milliards d'euros se transforment en 130 milliards d'euros. Là ou le bât blesse, c'est que l'on semble s'éloigner de la répartition désormais habituelle (2/3 FESF et 1/3 FMI) puisque le FMI ne versera finalement que 18 milliards d'euros (donc seulement 13% du package de 130 milliards d'euros) ;
- la contribution (toujours "volontaire") des créanciers privés passe à 53,5% (soit 107 milliards d'euros). Un petit calcul actuariel simple montre qu'avec l'allongement significatif à 30 ans de la dette portée par les investisseurs et les abaissements de coupons sur les nouveaux papiers échangés, la perte économique actuarielle se situera entre 75% et 80% selon la maturité des titres apportés (mais d'irréductibles optimistes vous diront que tout va bien puisqu'autour de 70% a été provisionné dans les comptes au 31/12/2011 et donc que le système peut absorber tout cela... Drôle de mentalité quand même, d'autant que l'on verra plus loin que l'histoire n'est malheureusement pas finie) ;
- et comme tout ceci ne suffisait toujours pas pour faire retomber le ratio dette/PIB grec d'ici 2020 (rions un peu quand on sait qu'aucun ministre des Finances n'est capable -- et ce n'est pas une tare -- de savoir où sera le ratio dette/PIB de son pays à la fin de cette année !!)... on a donc pensé à inviter très officieusement l'incontournable BCE dans le sauvetage.

 Comment cet argent est versé et d'où vient-il réellement ?
Le FESF n'a pas d'argent et doit recourir à des émissions au compte-gouttes sur les marchés. Or face à l'urgence qui le tenait pour faire face à l'échéance grecque de 14 milliards d'euros du 20 mars dernier, on ne pouvait compter intégralement sur lui car cela l'aurait obligé à accélérer son programme d'émissions sur les marchés et donc à dégrader ses conditions de refinancement. Donc les montants d'aide FESF n'existent pas en tant que tels et ils sont donc à emprunter.

Le FMI a des ressources monétaires -- les fameux quote-parts des Etats sous forme de DTS (Droits de Tirages Spéciaux). Chaque pays dispose au FMI, en fonction de son poids économique, de DTS. Nous avons un total de 58 milliards d'euros de DTS dans la Zone euro.

Il existe une règle qui fixe à 10 fois les quotas la limite de financement : cela signifie que la Zone euro a théoriquement la capacité de lever jusqu'à 580 milliards d'euros. Une partie de ces 580 milliards est utilisée ; et on peut imaginer que le FMI utilise la quote-part d'autres Etats pour financer au compte-gouttes la Grèce ce mois-ci et par la suite. En tout cas, cet argent existe mais les moyens du FMI s'amenuisent -- d'où les appels au secours à certains émergents (qui n'ont toujours rien promis) pour le renflouer.

Donc il est tout à fait possible que l'on ait aussi affaire à un tour de passe-passe de la BCE avec un financement indirect de cette échéance à la Grèce via un peu de LTRO spécifiquement alloué aux banques grecques : on utilise les collatéraux de plus ou moins bonne qualité...

 Etape suivante, très technique : la mise en oeuvre du PSI (private sector involvment)
Comment techniquement les créanciers privés peuvent-ils abandonner 53,5% de leurs créances sur la Grèce ? Eh bien il a été décidé de créer une usine à gaz pour cette offre publique d'échange ; c'est bien connu, plus c'est complexe, plus cela a la prétention d'un montage financier solide et crédible et moins les marchés se posent de questions.

Prenez un investisseur qui avait 10 millions d'euros d'exposition sur des titres grecs. Celui-ci va se voir échanger contre ses anciennes positions :
- 31,5% de nouveaux titres de l'Etat grec divisés en 20 lignes distinctes échéancées entre 2023 et 2042 (on croit rêver, n'est-ce pas !) et amortissables de 5% du capital chaque année. Donc au total, notre investisseur privé recevra 3,15 millions d'euros divisés en parts égales sur ces 20 maturités. Afin de ne pas trop alourdir le fardeau, les coupons versés sur ces papiers seront très progressifs : 2% jusqu'en 2015, 3% jusqu'en 2020, 3,65% en 2021 et 4,3% entre 2022 et 2042 ;
- deux fois 7,5%, soit 15% de titres émis par le FESF avec une maturité maximale de deux ans (on ne reviendra pas sur les perspectives négatives de la qualité de crédit de cet émetteur) ;

Cerise sur la gâteau, les investisseurs vont "bénéficier" d'une sorte d'option gratuite donnant droit à des titres grecs supplémentaires (jusqu'aux 31,5% récupérés lors de l'échange) avec un taux d'intérêt égal à la différence entre la croissance réelle de l'économie grecque et la croissance du PIB prévue réalisée et l'objectif fixé (entre 2% et 2,8% sur les 30 ans qui viennent). Donc tout ceci suppose que la croissance grecque surperformera les objectifs. Mon point de vue : tout ceci n'est fait que pour amuser la galerie, d'autant que ces options ne valent pas grand-chose.

La perte est donc de 53,5% pour les créanciers privés et ils possèdent des nouvelles positions qui valent 46,5% (soit 31,5% + 7,5% + 7,5%) de la valeur des anciennes expositions. Si l'on veut estimer la perte économique réelle pour les investisseurs, c'est bien plus que 53,5% (qui est une perte apparente comptable).

Une façon simple d'estimer la perte économique est la suivante :

- on prend les 31,5% de nouveaux titres grecs. On va actualiser les coupons annuels estimés à 3,70% en moyenne sur 20 ans (durée moyenne du nouvel échéancier de dette grecque puisque les titres sont supposés s'amortir de 5% par an). On a supposé que le taux d'actualisation est plutôt doux à 12% (moins que les niveaux de taux sur la dette portugaise). La valeur économique est donc de 10,8% (vous actualisez à 12% des revenus futurs à 3,70% l'an, donc vous ne pouvez que détenir un titre déprécié) ;
- plus simple, on prend les 7,5% de nouveaux titres FESF à un an que l'on actualise au taux un an de ce type d'émetteur, soit 0,60%. Pas de décote ici, la valeur économique égale la valeur comptable donc 7,5% (taux coupon = taux d'actualisation) ;
- plus simple encore : on prend les 7,5% de nouveaux titres FESF deux ans que l'on actualise au taux deux ans de ce type d'émetteur, soit 0,90%. Là aussi, la valeur économique égale la valeur comptable, donc 7,5%.

Résultats des courses : l'investisseur qui a comptablement perdu 53,5% et qui possède de nouveaux titres à 46,5% de son ancienne valeur de bilan dispose en réalité d'une valeur économique de 10,8% + 7,5% + 7,5% = 25,8%.

Que va-t-il se passer si les marchés font monter sur les marchés secondaire les taux à 20 ans sur la dette grecque (ce qui est inévitable) ? Ils sont aujourd'hui à 12% :
- s'ils passent à 15% au lieu de 12%, les 10,80% de valeur économique deviennent 8,02% ;
- à 20%, les nouveaux papiers ne valent plus que 5,80% ;
- et à 30%, la valeur moyenne de ces titres grecs baisse à 3,80%.

On aura l'occasion, me semble-t-il de vérifier très vite sur le marché secondaire mes petits calculs actuariels...

Mais, braves gens, ce qu'il faut retenir c'est que l'échange a officiellement réussi ! Je vous rappelle que trois scénarios étaient possibles :
- une participation des créanciers privés dépassant les 90% ;
- une participation se situant entre 75 et 90%, conduisant les autorités grecques à activer ce que l'on a appelé les CAC (pour clauses d'actions collectives) pour contraindre les réfractaires à participer à l'offre et porter le taux de participation au-dessus de 90% (afin de satisfaire l'objectif prévu par le plan de réduction du ratio dette/PIB) ;
- une participation inférieure à 75%, conduisant à l'abandon du PSI car insuffisant pour réduire le ratio de dette.

Vous le savez, c'est le scénario 2 qui a finalement prévalu. Les détenteurs de 152 milliards d'euros de titres grecs régis par la loi grecque (soit 85,8%) et 20 milliards d'euros régis par le droit anglais (69%) avaient accepté "volontairement" l'offre d'échange du PSI.

Donc, au total, ce sont 172 milliards d'euros qui ont été apportés pour un encours total concerné de 207 milliards d'euros, soit 83,4%. Ce taux de participation a donc conduit à déclencher les CAC pour permettre à la Grèce d'obtenir 25 milliards d'euros de participation supplémentaire.


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Re : Grèce
« Réponse #109 le: 05 avril 2012 à 18:36:43 »
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Un retraité se suicide en pleine rue. La Grèce est sous le choc.

«Le gouvernement d’occupation de Tsolakoglou (*) a littéralement anéanti tous mes moyens de subsistance, qui consistaient en une retraite digne, pour laquelle j’ai cotisé pendant 35 ans, (sans aucune contribution de l'État). Mon âge, ne me permet plus d’entreprendre une action individuelle plus radicale (même si je n’exclus pas que si un grec prenait une kalachnikov je n’aurais pas été le deuxième à suivre), je ne trouve plus d’autre solution qu’une mort digne, ou sinon, faire les poubelles pour me nourrir. Je crois qu’un jour les jeunes sans avenir, prendront les armes et iront pendre les traîtres du peuple, sur la place Syntagma, comme l’ont fait en 1945 les Italiens pour Mussolini, sur la Piazzale Loreto, à Milan ».

 [Lire l'article complet sur greekcrisisnow.blogspot.fr]
"Ni Dieu, ni maître.
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Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
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Re : Grèce
« Réponse #110 le: 06 mai 2012 à 18:53:20 »
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Grèce. Législatives : le parti néo nazi annoncé au gouvernement

6 mai 2012 à 18h37 -


Les Grecs votaient ce dimanche pour élire leurs députés. Dans un contexte marqué par la contestation et l'austérité, les deux partis pro-austérités s'effondrent, selon les premières estimations alors que le parti néo nazi Chryssi Avghi (Aube Dorée) est crédité lui de 6 à 8 % des suffrages ce qui devrait lui permettre d'entrer au parlement. 

Les deux partis pro-austérité grecs, le Pasok (socialiste) et la Nouvelle Démocratie (droite), qui gouvernaient ensemble au sein d'une coalition depuis novembre 2011 se sont effondrés lors des législatives de ce dimanche, recueillant entre 31 et 37% des voix contre 77,4% en 2009.

S'il se confirmait, cet effondrement rendrait quasi impossible la formation d'un gouvernement de coalition par ces deux partis pour poursuivre la politique de rigueur dictée par l'UE et le FMI. Ce scrutin a été dominé par la contestation de la politique d'austérité, donnant au petit parti de gauche radicale Syriza entre 15,5 et 18,5% des voix.

Entre 6 et 8% des suffrages pour le parti néo nazi Chryssi Avghi
Il est également marqué par l'ascension du parti néo nazi Chryssi Avghi (Aube Dorée). Ce dernier devrait entrer au parlement après avoir obtenu entre 6 et 8% des voix, selon un sondage sortie des urnes diffusé sur les chaînes de télévision. Ce parti qui plafonnait à 0,29% des voix aux dernières législatives de 2009.

Marche forcée vers une tentative de redressement économique
Les derniers jours de la campagne n'ont pas dissipé l'incertitude sur le gouvernement que pourra se trouver le pays, pourtant appelé à poursuivre à marche forcée sa tentative de redressement de l'économie.

Crédité par les sondages de la première place mais sans espoir de décrocher la majorité absolue au parlement, le conservateur Antonis Samaras, bientôt 61 ans, a lancé, jeudi, à Athènes, un vibrant appel à "isoler les nazis", le parti néonazi Aube dorée, qui était crédité dans les sondages de 5% des intentions de vote.

Devant ses militants, Antonis Samaras a rejeté la possibilité d'une coalition avec le parti socialiste Pasok et son leader Evangélos Vénizélos, avec lequel son parti Nouvelle Démocratie gouverne à contrecoeur depuis novembre pour éviter la faillite du pays.

Mais la division du camp conservateur a pris une ampleur inédite après le virage à 180 degrés d'Antonis Samaras sur les mesures d'austérité demandées par les créanciers pour débloquer un deuxième plan d'aide à la Grèce début 2012. Un nouveau parti populo-nationaliste opposé à la rigueur et baptisé Grecs Indépendants s'est créé.

Redaction web et AFP




Source


Une petite pensée pour le Peuple grec qui s'en prend plein la gueule depuis des mois, et qui votent aussi aujourd'hui ... En espérant que leur colère deviendra rouge plutôt que brune ! :merci:

Vu un reportage sur "Aube dorée", ces tarés multiplient les "ratonnades" en plein jour dans les rues d'Athènes ... tresfache
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Re : Grèce
« Réponse #111 le: 06 mai 2012 à 18:59:45 »
Ça, c'est l'info du jour qui craint un max. :pasdrole:
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Re : Grèce
« Réponse #112 le: 06 mai 2012 à 20:18:16 »
il faut aussi faire la part des choses, et c'est là où les médias la joue fine : l'extrème droite reste tout de même minoritaire puisque près de 30 % des voix sont allés à l'extrème gauche désavouant ainsi le bipartisme (qui n'obtient que 40 %) que nous connaissons chez nous.

donc acte, faisons subir la même chose aux prochaines législatives !!!
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Re : Grèce
« Réponse #113 le: 06 mai 2012 à 21:40:05 »
Tu as raison quant aux chiffres, tyger.
Néanmoins, et c'est là que je suis perturbé pour ma part, il ne s'agit pas seulement de l'extrême-droite. Il s'agit clairement et ouvertement de néo-nazis, qui intègrent le Parlement à l'occasion de ces élections.

La simple existence de cette vermine-là est déjà une insulte au bon sens; qu'elle soit représentée politiquement en Europe, c'est à dire à nos portes, est une tâche gluante sur la carte du monde.
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Re : Grèce
« Réponse #114 le: 08 mai 2012 à 09:58:26 »
En plus de cette mauvaise nouvelle sur le plan politique, une rechute des bourses européennes (voire mondiales), et des économies européennes (voire mondiales) est à redouter.

Quelle époque ...  :nono:
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Re : Grèce
« Réponse #115 le: 18 juin 2012 à 13:05:54 »
bon beh les grecs ont fait le mauvais choix... :triste1:

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Les Grecs ont fait durer le suspense

Selon les premiers résultats connus, hier soir, le parti de droite Nouvelle Démocratie est arrivé en tête. Il se trouve même en position de former un gouvernement de coalition avec le Pasok.

Décidement, la Grèce réinvente à sa façon la série Urgence avec une gestion assez inédite du suspense électorale: hier soir, toutes les chaînes de télévision ont pour la première fois, retardé d'une demi-heure l'annonce des résultats des élections législatives de dimanche, avant de confirmer la très courte victoire des conservateurs de Nouvelle Démocratie.
Les premiers sondages de sortie des bureaux de vote, jouaient en effet sur moins de 0,5 % de différence entre les deux grands favoris: Nouvelle Démocratie d'un côté et la Coalition de la Gauche radicale, Syriza, qui talonne les conservateurs. « Au fond, ce sont eux les vrais vainqueurs du scrutin » commentait un journaliste sur la chaîne publique Net, sitôt les chiffres définitis connus.

Syriza en force

Syriza est en effet passé de 4,6% en 2009, à 16% le 6 mai dernier, avant de bondir à 27 % dimanche. Faute d'avoir permis de dégager une majorité suffisante pour gouverner le 6 mai, les électeurs grecs avaient été à nouveau appelés aux urnes hier, à l'issue d'une campagne sous forte pression internationale. Selon les instituts de sondage, 13 % des électeurs se sont décidés le jour même, en allant au bureau de vote. Il faut croire que la peur et la menace d'une sortie de l'euro ont joué. Car pendant toute la campagne, et surtout au cours des derniers jours, les avertissements des responsables européens n'ont pas manqué pour annoncer une sortie de la Grèce de la zone euro au cas où « un parti remettant en cause le plan d'austérité gagnerait les élections».
La cible subliminale était évidente. Vendredi l'édition allemande de Financial Times l'a montré plus clairement en s'adressant en page de Une aux électeurs grecs, en allemand et en grec, pour les dissuader de voter «contre le démagogue»: Alexis Tsipras, le leader de Syriza qui avait annoncé une renégociation unilatérale du plan de sauvetage et surtout l'arrêt immédiat des mesures d'austérité les plus dures imposées à la Grèce depuis deux ans.

Maintenir la Grèce
Le « Besancenot grec » avait beau répété qu'il souhaitait le maintien de la Grèce dans la zone euro, c'est bien le spectre d'un retour à la drachme qui a été agité par les partenaires européens du pays, ainsi que par Antonis Samaras le leader de la Nouvelle Démocratie. Ce dernier s'était malgré tout démarqué des déclarations intrusives du Financial Times allemand qui pouvait le desservir dans un pays quelque peu secoué par les diktats interventionnistes venus de l'étranger.
En offrant 29% de leurs voix à Nouvelle Démocratie, les électeurs grecs ne donnent pas pour autant un chèque en blanc aux conservateurs. Certes, grâce à la loi électorale grecque, ils sont assurés d'obtenir d'office, en tant que premier parti, 50 des sièges au Parlement. Au final, Nouvelle Démocratie aura 127 députés, contre 72 à Syriza. Mais on reste encore loin de la majorité absolue (151 sièges) nécessaire pour former un gouvernement et surtout faire voter les réformes nécessaires au redressement du pays.
Paradoxalement, c'est donc le Pasok socialiste qui a gouverné entre 2009 et 2012, qui jouera le rôle d'arbitre. Triste et difficile destin pour un parti qui avait longtemps été habitué à des scores de prés de 40 %, avant de chuter à 12% dimanche. Acceptera-t-il, pour ne pas laisser la Grèce ingouvernable, de participer à un gouvernement avec le frère ennemi historique que constitue Nouvelle Démocratie ?
C'est un sacrifice que les socialiste du Pasok prendraient alors le risque de payer cher. A moins qu'Antonis Samaras, le leader de nouvelle Démocratie ne cherche le soutien des nationalistes des Grecs indépendants, issus d'une scission de son propre parti et qui sont ouvertement opposés au mémorandum de Bruxelles et du FMI ? Ces deniers sont désormais le troisième parti, avec 20 sièges dans la nouvelle Assemblée.

Il faudre renégocier
Samaras qui avait fini par voter le plan de sauvetage fin 2011, aprés y avoir été longtemps opposé, sait qu'il devra de toute façon renégocier certaines mesures d'austérité pour ne pas être trop vite désavoué par la rue. Il l'a annoncé pendant la campagne électorale et il sait déjà que fort de son score et de l'appui des syndicats, Syriza lui mènera la vie dure. Ancien nationaliste reconverti en européen convaincu, Samaras bénéficiera certainement d'une certaine compréhension à Bruxelle et au FMI. Mais sa marge de manoeuvre sera de toute façon serrée alors que les résultats des élections montrent que l'hostilité à l'austérité reste majoritaire dans le pays. Autre ombre au tableau: le maintien des néo nazis de l'Aube Dorée à 7%, comme lors du scrutin du 6 mai, font planer un parfum de République de Weimar dans un pays à bout de souffle qui craint déjà de devoir retourner aux urnes dans quelques mois.


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Re : Grèce
« Réponse #116 le: 18 juin 2012 à 16:33:02 »
bon ben en grece c comme chez nous .... y a encore un bon pourcentage de cons qui ont fait le choix du pire ...

toutes mes condoléances au pauvre peuple grec qui va en faire les frais et en crever .... :fache1:
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Re : Grèce
« Réponse #117 le: 18 juin 2012 à 21:28:48 »
Ce n'est pas une victoire très brillante pour les europhiles: l'électorat anti a crû: un tiers environ des électeurs sont avec eux. Cette histoire est loin d'être finie. Ce n'est pas une droite libérale obligée de gouverner avec une gauche non socialiste qui va réussir ce qui a échoué jusqu'à maintenant.
Moi, c'est ça qui me fait de la peine pour les Grecs: ils tournent pour le moment en rond.
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Re : Grèce
« Réponse #118 le: 20 juin 2012 à 17:59:36 »
la Grèce  a un nouveau gouvernement, un gouvernement de bras cassés.
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

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Re : Grèce
« Réponse #119 le: 20 juin 2012 à 19:08:46 »
Il est tout à ton honneur d'avoir basé la vanne sur les bras, en l'occurrence.  :gene:
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Re : Grèce
« Réponse #120 le: 20 juin 2012 à 19:13:16 »
non non elle est pas cassée !!! :mdr1:
c'est ça le modèle grec ..... :hehe:
"Il n'y a point d'éloge flatteuse sans liberté de blâmer", Beaumarchais

 La neutralité favorise toujours l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté » (E. Wiesel).

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Re : Grèce
« Réponse #121 le: 28 septembre 2012 à 17:06:43 »
Grèce en flammes : partout à la Une, sauf en France

Ah oui ????? sauf en France ???? Ben pourquoi donc ? Lémédias auraient-ils peur plus qu'ailleurs des réactions imprévisibles d'un peuple réputé incontrolable  :] :] :] Bon , j'dis ça , j'dis pas grand chose en fait, hein ..... parcequ'avoir défilé plusieurs fois à plus de 2 millions sans que ça ne serve à quedalle, on dirait bien que ça nous a salement découragés  :grrr: :triste1: :triste1: :( :(

PS : le lien renvoie vers les "vite-dit" du jour mais pas forcément le bon  :mrgreen: Pour l'article (et ses images) il faut aller le voir le vite-dit de 14h44 le 27/09........ je précise d'office car je sais que certains mauvais esprits seraient capables de trouver à redire  :mrgreen:

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Re : Grèce
« Réponse #122 le: 28 septembre 2012 à 17:18:19 »
ah, je proteste,nous aussi on crame, mais les camps rom devant la police qui laisse faire,c'est plus classe,tu comprends.
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
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Re : Grèce
« Réponse #123 le: 05 octobre 2012 à 19:11:22 »
Citer
la Grèce  a un nouveau gouvernement, un gouvernement de bras cassés

Ils ont dû se péter la gu. en faisant de la course automobile pour remonter le tourisme...  :mrgreen:
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Re : Re : Grèce
« Réponse #124 le: 08 octobre 2012 à 17:05:05 »
Grèce en flammes : partout à la Une, sauf en France

Ah oui ????? sauf en France ???? Ben pourquoi donc ?
Parce qu'il n'y a aucune émeute urbaine en Grèce selon les reférentiels français. Quand Hortefeux a dit (cet été) qu'il n'y avait pas eu d'émeutes urbaines sous le quinquennat de Sarkozy, ce n'était pas de la mauvaise foi mais la vérité vraie: selon les normes françaises. Et ça, ça change tout, parce qu'en france on positive! En grèce, bon, il y a quelques bronzés sans papiers qui squattent les cages d'escalier des immeubles la nuit, c'est entendu: mais ce ne sont pas des émeutes. La preuve en est: avez-vous vu des chars déambuler dans les rues d'Athènes? Non. Avez-vous vu le centre ville être bombardé par les alliés? Non. avez vous vu des avions remplis de terroristes d'apparence musulmane s'écraser sur le parlement? Non. Donc il n'y a pas d'émeutes. CQFD.
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Re : Grèce
« Réponse #125 le: 09 novembre 2012 à 12:25:18 »
si vous aussi vous voulez en savoir plus sur Syriza, lisez donc ce reportage par Marion Lag et Samuel Wahl, vous pouvez aussi y voir les interventions vidéo de Venios Angelopoulos, membre du bureau national de Syriza

Citer
Grèce, une semaine avec Syriza à Athènes

La crise, dans une Grèce transformée en « laboratoire des politiques néo-libérales », ne semble pas connaître d’issue. Mais le désastre ne se mesure pas qu’à l’aune des conséquences financières, économiques, ni même sociales ou humanitaires qui s’abattent sur le pays : là où la démocratie elle-même risque de se voir emportée dans la tourmente, des résistances s’organisent autour de la coalition de la gauche radicale Syriza. Nous avons passé une semaine à Athènes, à la rencontre de ses militants et responsables, pour appréhender leurs analyses, prendre la mesure de leurs actes et de leurs intentions, au cœur de ce qui pourrait devenir, par renversement, un « laboratoire de la politique anti-libérale » en Europe.

Le jour de notre arrivée, une anecdote fait justement les gros titres et alimente les conversations : afin de réduire les coûts d’entretien des services publics, les populations des îles de moins de 150 habitants pourraient prochainement être « déportées » ! Manolis Glezos, 90 ans, symbole vivant de la résistance contre l’occupation nazie et aujourd’hui député de Syriza, publie une déclaration : « Que l’Europe qui vient de recevoir le Prix Nobel de la Paix pense seulement à ce petit mais pas insignifiant coin de l’Europe : une de plus petites iles de la Mer Egée, Keros des Cyclades, qui a fait cadeau à l’humanité la plupart des œuvres d’art qui représentent la civilisation cycladique ; qu’ils pensent aussi à la sacralité d’une autre petite ile, Délos… »

Suite du reportage...

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Re : Grèce
« Réponse #126 le: 09 novembre 2012 à 19:12:02 »
Il faudrait faire ce que les Européens ont fait pour aider la Grèce à se délivrer des Turcs pendant sa guerre d'indépendance: sus aux massacreurs de ce pays! La Grèce devrait être choyée plus que tout autre pays rien que pour sa valeur historique!  :/

En se faisant la vectrice du néo-libéralisme, l'Europe n'aura finalement servi qu'à détruire le berceau de sa civilisation!  :erk:
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Re : Re : Grèce
« Réponse #127 le: 10 novembre 2012 à 09:55:28 »
En se faisant la vectrice du néo-libéralisme, l'Europe n'aura finalement servi qu'à détruire le berceau de sa civilisation!  :erk:

Tout à fait.... Exactement comme il a été fait avec l'Irak, autre berceau, et demandez vous pourquoi le grand Musée National de Bagdad a été immédiatement livré au pillage. Qui se souvient - ce n'est vraiment pas vieux pourtant - du désespoir de la conservatrice (et, réfléchissement, conservatRICE ) dudit Musée, y remettant les pieds, et constatant l'étendue des vols, déprédations et casses.

C'est leur technique, c'est leur propos : éradiquer, par la violence et/ou la ruse, l'histoire et la culture, couper à grands coups de hache les racines, pour empêcher les  ailes de pousser.

Réduire les 99% à leurs besoins élémentaires et les plus basiques, en organisant la pénurie des essentiels vitaux. Après, c'est fastoche = l'humain est ainsi tricoté, si son gosse n'a pas à bouffer, il sera prêt à renoncer à toute autre exigence, pour peu que le gamin obtienne une tartine. Et ça se limite à la tartine, au départ et pendant un long moment - histoire de bien mettre tout le monde en désespérantes miettes. Après, on relâche les rubans...., on rend accessibles les chamallows au delà de la tartine, et le coca en plus de la flotte.... Sur le papier, "l'économie repart".... Youpi ! :mrgreen:

"Nous, on est conscients, ça n'arrivera jamais, on transmet, on conserve"..... Laissez-moi pouffer....Même pas une génération, à 15 ans la mesure par les temps qui courent...., même pas une génération, accrochée à son téléphone portable (qui finira bien par faire cafetière aussi....), ou déjà pucée RIFD, tellement plus pratique !, pour que les vieux machins dans m'genre parlent une langue qui leur paraisse totalement absconse, et vice versa, pour que plus aucune référence ne fasse tilt sans explication de texte non souhaïtée...., et c'est bien là que cela commence, non pas transmettre quoi, mais transmettre comment ? Tantôt ce seront les pubs qui feront oeuvre littéraire - puisqu'elles continuent, un peu, à fourguer "subliminalement", des "références"....La pub fait esperanto, donc, avec quelque chose comme 400 vocables basiques ?

Rien à voir avec la Grèce et son pillage culturel systématique, sous nos yeux ? Tout à voir au contraire....., sommes tous des Athèniens, le Qatar en plus ! Grenouilles dans la bassine d'eau, ne trouvez pas que ça commence à chauffer dur ? :diable:

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Re : Grèce
« Réponse #128 le: 10 novembre 2012 à 11:35:37 »
Personnellement j'ai toujours trouvé qu'on conservait de moins en moins, au contraire... les machines, les habits, tout est fait pour durer moins, et même les supports de culture sont faits pour durer moins.
Sérieusement, un livre, on peut le brûler, certes, mais un livre électronique peut "disparaître" juste parce que l'éditeur l'a retiré, ou bien parce que le support sur lequel vous le conservez "claque". Et en plus le support a besoin d'électricité pour fonctionner...
Bref je dirai que si, on transmet, mais maintenant c'est d'extrême minorité à extrême minorité... Vous savez les gens bizarres, même jeunes, que le portable agace, qui lisent, qui écoutent les gens parler, etc...
C'est hors sujet, mais pas tant que ça....  :merci: :merci: :merci:

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Re : Grèce
« Réponse #129 le: 11 novembre 2012 à 21:01:54 »
L'objet culturel est devenu un enjeu commercial, de même que l'objet technique. La notion même de progrès technique et celle d'innovation culturelle ont été annexées par le merchandising.

Une nuance toutefois: dans l'art est entré le concept de l'éphémère, pour des raisons philosophiques: nous sommes nous-mêmes éphémères et évolutifs. Mais gageons que cela arrange bien les affaires...  :mrgreen:

En tout cas, lorsque l'e-book est né, on a fait débat: mort du livre? On connaît la réponse, désormais.

Bon, on peut espérer qu'une majorité de citoyens du monde considèrent la Grèce comme éternelle. Mais les marchands sont-ils citoyens du monde?
« Modifié: 11 novembre 2012 à 21:09:50 par sarkonique »
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Re : Grèce
« Réponse #130 le: 23 décembre 2012 à 14:55:15 »
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Grèce. Les demandeurs d’asile et les migrants sont persécutés par la police et par des extrémistes de droite

Venus du Moyen-Orient, d’Asie et d’Afrique, des dizaines de milliers de migrants irréguliers et de demandeurs d’asile en quête d’un refuge, d’une protection ou simplement d’une vie meilleure dans l’Union européenne traversent chaque année la frontière (terrestre ou maritime) entre la Turquie et la Grèce. Ils sont peu nombreux à trouver ce qu’ils cherchent en Grèce.

Le document d’Amnesty International, Greece: The end of the road for refugees, asylum-seekers and migrants, décrit les obstacles auxquels ils se heurtent pour pénétrer dans le pays et les difficultés qu’ils rencontrent une fois là.

« Le non-respect par la Grèce des droits des migrants et des demandeurs d’asile prend maintenant les proportions d’une crise humanitaire, a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International. Dans un contexte marqué par une forte pression migratoire, une crise économique profonde et une xénophobie montante, la Grèce se révèle incapable de satisfaire ne serait-ce que les besoins les plus fondamentaux des milliers de demandeurs d’asile et de migrants qui arrivent chaque année : la sécurité et un toit. »

Certes la Grèce doit assumer une lourde charge, mais rien ne justifie les obstacles que rencontrent les personnes en quête de protection qui cherchent à déposer leur demande d’asile. Une loi de 2011 a porté création d’un organisme chargé d’instruire les requêtes mais, faute personnel, celui-ci n’a toujours pas traité le moindre dossier.

Pendant ce temps, une vingtaine de personnes seulement parviennent chaque semaine à faire enregistrer leur demande à la Direction de la police des étrangers d’Attika, à Athènes, qui n’ouvre ses portes qu’une fois par semaine. La file d’attente se forme plusieurs jours à l’avance et s’étire sur des centaines de mètres. Amnesty International a recueilli le témoignage de nombreux demandeurs d’asile contraints de se bagarrer avec leurs compagnons d’infortune pour garder leur place dans la queue.

Ceux qui ne parviennent pas à déposer leur demande – ou qui finissent par renoncer – risquent d’être arrêtés lors d’opérations massives de la police, et d’être placés pendant un an, voire plus, dans des centres de détention surpeuplés où règnent des conditions d’hygiène déplorables.

« Les autorités grecques continuent de placer systématiquement en détention les demandeurs d’asile et les migrants irréguliers, y compris les mineurs isolés, en violation des normes internationales. Il semble qu’elles utilisent la détention (dans des conditions souvent effroyables) comme un moyen de dissuasion, a poursuivi John Dalhuisen.

« La situation des mineurs isolés, un groupe parmi les plus vulnérables, est particulièrement préoccupante. Lors d’une visite effectuée récemment au centre de détention de Corinthe, nous avons constaté que plusieurs enfants étaient détenus avec des adultes, dans des conditions très difficiles. Lorsque l’on ne trouve pas de place en centre de réception, on les remet à la rue, sans hébergement.

« Les autorités grecques doivent veiller à n’utiliser le placement en détention des migrants qu’en dernier ressort ; elles doivent interdire dans la loi la détention des mineurs isolés et y mettre un terme dans la pratique.

« Amnesty International a même reçu des informations selon lesquelles des personnes fuyant des pays en proie au conflit, comme la Syrie, avaient été refoulées vers la Turquie, de l’autre côté du fleuve Evros. »

Par ailleurs, le nombre d’agressions racistes s’est envolé en 2012. Demandeurs d’asile, migrants, mosquées, magasins et foyers de communautés étrangères ont été la cible d’attaques – à un rythme quasiment quotidien depuis l’été dernier.

« Les autorités grecques doivent condamner ces actes avec fermeté et mener des enquêtes dignes de ce nom sur toutes les violences à caractère raciste », a déclaré John Dalhuisen.

Il existe un projet de décret présidentiel créant des unités de police spécialisées dans ce domaine. Cette mesure va dans la bonne direction, mais le texte en l’état ne prévoit aucune disposition garantissant l’ouverture d’enquêtes et de poursuites pour les crimes dont les victimes craignent de contacter la police par peur d’être arrêtées et placées en détention.

La politique de l’Union européenne (UE) en matière d’asile prévoit le renvoi des personnes en quête d’asile vers le pays par lequel elles ont pénétré sur le territoire de l’Union. Toutefois, un grand nombre d’États de l’UE ont arrêté de renvoyer les requérants vers la Grèce à la suite d’un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme qui, en 2011, a conclu que ce pays ne disposait pas d’un système opérationnel d’examen des demandes d’asile.

« La majorité des États européens ont pris la mesure qui s’imposait et ont suspendu les renvois de demandeurs d’asile vers la Grèce, dans l’attente que le pays réforme ses procédures en la matière, a poursuivi John Dahluisen. Ils doivent toutefois partager plus équitablement en leur sein la responsabilité du traitement des demandes et de l’accueil des demandeurs.

« La situation qui prévaut actuellement en Grèce est absolument indigne d’un lauréat du prix Nobel de la paix. On est si éloigné des normes internationales relatives aux droits humains que celles-ci apparaissent vidées de tout contenu. La Grèce a besoin d’être aidée, mais il faut aussi qu’elle assume ses propres responsabilités. »

Exemples de cas

Originaire d’Alep, en Syrie, N. se trouvait en compagnie de six autres Syriens à bord d’une embarcation traversant le fleuve Evros, au mois de juin. Au milieu du fleuve, à l’endroit supposé de la frontière grecque, un bateau de patrouille de la police grecque est arrivé et a commencé à repousser leur canot pneumatique vers la Turquie. Un policier a alors crevé le canot avec un couteau. L’embarcation a coulé et les migrants ont dû regagner la rive turque à la nage.

Venu d’Afrique, K. essayait depuis des mois de faire enregistrer sa demande d’asile lorsqu’il a été arrêté dans une opération de la police contre les migrants irréguliers à Athènes. Il a été placé en détention. Il a poursuivi ses tentatives de dépôt officiel d’une demande d’asile dans le centre de détention. Sa demande a fini par être enregistrée en octobre, à la suite de multiples interventions d’organisations non gouvernementales. K. était toutefois maintenu en détention en décembre 2012.

Le 10 septembre 2012, deux hommes portant des vêtements noirs sont entrés dans la boutique d’un coiffeur pakistanais. Selon les témoignages recueillis par Amnesty International auprès de deux Pakistanais présents (l’un était employé du salon), les deux hommes ont agressé verbalement un client grec présent, lui reprochant de se faire couper les cheveux dans un salon de coiffure tenu par des Pakistanais. Le client s’étant défendu, les agresseurs l’ont frappé à coups de couteau. Ils ont ensuite saccagé la boutique et lancé des cocktails Molotov. Lorsque des policiers sont venus enquêter sur les faits, ils ont arrêté deux ressortissants pakistanais en situation irrégulière. En octobre, ces derniers étaient en détention, dans l’attente de leur expulsion.

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Re : Grèce
« Réponse #131 le: 23 décembre 2012 à 19:22:17 »
Comme dans l'Allemagne en crise, dans les années 30, les puissants détournent la foudre populaire sur l'Autre...  :berk1:
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Re : Grèce
« Réponse #132 le: 18 janvier 2013 à 23:16:23 »
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Meurtre raciste à Athènes


La nuit de mercredi à jeudi, dans le quartier d’Athènes Pétralona, Sahtzat Loukman, immigré pakistanais de 27 ans, a été assassiné de sang-froid, poignardé à mort par deux grecs de 24 et 29 ans.

Les individus circulaient en moto et l‘ont agressé par-derrière sous prétexte qu’il les gênait sur leur route…

Arrêtés par la police grâce au témoignage d’un chauffeur de taxi, ils sont passés aux aveux. Chez l’inculpé principal, la police a découvert une collection d’armes blanches, des matraques, ainsi que du matériel de propagande appartenant à l’Aube Dorée.

Sahtzat Loukman vivait en Grèce pendant six ans et travaillait en toute légalité en tant que transporteur d’oranges sur les marchés. Chaque matin, il partait en vélo de chez lui vers 2.30 pour se rendre à son lieu de travail à 4.00. Il envoyait régulièrement ses faibles revenus à sa fratrie de huit frères et sœurs au Pakistan pour assurer le mariage de ses sœurs.

Selon Javent Aslam, représentant de la communauté pakistanaise d’Athènes, lors de deux dernières années, sur les 800 agressions racistes enregistrées contre des Pakistanais, il y a eu cinq morts.

Il est à noter aussi que c’est la première fois que la police grecque est en état de lier directement, preuves à l’appui, l’assassinat d’une personne issue d’immigration à l’activité d’un membre d’Aude Dorée. Affaire, donc, à suivre…

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Re : Grèce
« Réponse #133 le: 19 janvier 2013 à 07:39:53 »
J'ai cogité ce crime toute la nuit et ce matin j'ai comme une envie d'envoyer une missive à tous les ronds de cuir de l'Union européenne qui se sont auto décernés le prix Nobel de la paix ...à méditer :ça me rend furax  tresfache
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Re : Grèce
« Réponse #134 le: 27 mars 2013 à 18:37:28 »
Ben voyons , vous comprenez ma brav' dam', tous ces gens du peuple sont bien trop cons pour pouvoir supporter de voir la vérité en face, c'est-y pas ! On pourrait même pu faire nos petites malversations tranquilles, alors que nous on fait ça rien que pour leur bien, hein.....
 :fache1: :fache1: :fache1: :fache1: :fache1:

La Cour européenne de justice valide « le secret défense » pour la BCE
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Re : Grèce
« Réponse #135 le: 08 avril 2013 à 13:59:26 »
Comme nous avons, malheureusement l'occasion de le déplorer sur de nombreux fils de discusssion, la situation est on ne peut plus préoccupante  :triste1:
Est-ce pour cela, et parce que l'esprit humain a des réflexes de survie psychique face à trop de découragement, que je me réjouis intensément lorsque je croise de petites pépites d'intelligence et d'humanité, tellement porteuses de cet espoir que j'ai bien du mal à faire survivre ces temps-ci  :gene4:
 :fleur2: Voici une de ces pépites :

Citer
Grèce : des habitants s’opposent à la charité raciste d’Aube dorée

Dimanche après-midi (31 mars, NDLR), quelques dizaines de membres du parti grec d’obédience néo-nazie Aube dorée se sont rassemblés sur la place principale de Potama, un petit village situé au cœur de l’île de Thasos, bien plus connue pour ses fouilles archéologiques que pour son niveau de vie. Ce jour-là, ils sont arrivés avec un camion chargé de nourriture et de produits de première nécessité et s’apprêtaient à les distribuer à la population, comme ils ont l’habitude de le faire depuis un certain temps. Enfin, pas toute la population, seulement les Grecs… Un moyen comme un autre de nourrir le racisme et la propagande à bon marché. Et le procédé est rodé, puisqu’il a permis aux néo-nazis d’être considérés par de nombreux Grecs comme étant les plus à même de résoudre les problèmes dans lesquels les a fait sombrer la troïka.

Mais cette fois, de manière totalement inattendue, les habitants du village ont refusé de faire la queue pour recevoir l’aumône et écouter les discours xénophobes. Bien au contraire, les membres d’Aube dorée ont été accueillis par des banderoles sur lesquelles on pouvait lire des slogans du type : « le fascisme ne passera pas ! ». Une centaine de personnes, adhérents associatifs, supporters du club de football local ou membres de partis de gauche, ont empêché les néo-nazis de décharger le camion avant de les obliger à se tenir à l’écart. Las, les membres d’Aube dorée se sont résolus au bout d’une demi-heure à démonter les tentes qu’ils avaient commencé d’installer avant de disparaître.

Le communiqué du KOE (organisation communiste de Grèce) trahissait la joie de ses sympathisants : « c’est un succès phénoménal du mouvement antifasciste et une réponse claire du peuple démocratique de Thasos contre l’effrayante propagation du phénomène néo-nazi dans notre pays. Les gens de l’île nous ont montré la voie en matière de mobilisation et de lutte  ».

Bien qu’ayant eu lieu dans un petit village d’une île du nord de la Grèce, cet épisode est beaucoup plus important qu’on ne croie dans un pays où les idées réactionnaires, du fait de la couverture institutionnelle, de la complicité des forces de l’ordre et du désespoir croissant d’une population aux abois, occupent une place croissante.

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Re : Grèce
« Réponse #136 le: 23 avril 2013 à 17:37:12 »
boycott des fraises grecques tresfache

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Re : Grèce
« Réponse #137 le: 02 juin 2013 à 20:51:43 »
situation préoccupante et silence assourdissant des dirigeants européens, est ce que le bon moment pour réagir sera quand il faudra honorer des résistants?


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La politique d’immigration d’aube dorée : "Nous sommes prets à rouvrir les fours!"

Le parti grec néo-nazi Aube Dorée a remporté 18 sièges au parlement lors des élections de l’année dernière. Depuis, sa cote de popularité a doublé, et il fait pression pour faire passer de nouvelles lois anti-immigration, et interdire l’accès à l’armée et à la police aux personnes d’origine étrangère.

Konstantinos Georgousis, un étudiant grec dans le domaine de l’audiovisuel a passé un mois avec les militants du parti au cours de l’été dernier. Son film documentaire « Les nettoyeurs » a été diffusé par la chaîne britannique Channel 4.

Dans son documentaire de 8 minutes, on voit les sympathisants d’Aube Dorée exprimer ouvertement des commentaires extrêmement violents et racistes dans la rue, ainsi que leur hostilité à l’égard des immigrés :

«La crise financière sera résolue une fois que nous nous serons débarrassés de ces 3 millions d’immigrés. Ces parasites boivent notre eau, ils mangent notre nourriture et ils respirent notre air grec. Ils nous tuent ! Une fois qu’ils seront partis, nous aurons de l’argent pour augmenter les salaires et éliminer le chômage. Ce sont des miasmes, des sous-hommes. Nous n’en avons rien à faire d’eux. Nous sommes prêts à rouvrir les fours! Nous allons faire du savon d’eux, mais comme ce pourrait être un savon irritant pour la peau, nous ne l’utilisons que pour laver les voitures et les rues ».

Dans le local des sympathisants, un militant explique comment faire correctement le salut du parti, en indiquant qu’il se distingue du salut hitlérien par le degré d’inclination du bras, et en affirmant qu’il s’agit de l’antique salut grec …

Adonis Georgiadis, un député du parti de centre droit Nouvelle Démocratie, a expliqué à la chaîne Channel 4 que le documentaire ne reflétait pas l’opinion de la majorité des Grecs. « Beaucoup de gens en Grèce sont inquiets du changement de la population à cause de ces immigrés clandestins », dit-il. « Aube Dorée est une honte pour notre société et notre démocratie. Mais la société grecque est tellement mise sous pression que les gens se mettent à voter pour Aube Dorée».

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Re : Grèce
« Réponse #138 le: 02 juin 2013 à 21:58:12 »
 :pleur1: :pleur1: :pleur1: :pleur1: :pleur1: :pleur3: :pleur3: :pleur3: :pleur3: :pleur3: :pleur3:
Et que chacun réalise que la Grèce c'est juste à côté de chez nous, que nous faisons partie de la même Europe, et sommes sujets des même politiques imposées par la même Troïka ..................
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Re : Grèce
« Réponse #139 le: 12 juin 2013 à 12:02:25 »
Une info qui me parait tout bonnement effarante  8|
Le gouvernement grec ferme brutalement sa télévision publique

Et si dans nos médias l'accent est seulement mis sur le côté "économique" de cette décision, j'avoue que cela me semble largement insuffisant pour comprendre à quoi peut correspondre une telle décision ...... On ne décide pas de fermer purement et simplement Télévision et Radios publiques comme ça  ! Il y a un truc qui nous échappe, là ....
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Re : Grèce
« Réponse #140 le: 12 juin 2013 à 15:54:10 »
L'obscurantisme est une des conséquences du diktat libéral à l'européenne.

Cet évènement est présenté comme une cause possible d'éclatement du gouvernement au pouvoir. Ils ne sont pas tous d'accord, selon les partis en question.
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Re : Grèce
« Réponse #141 le: 13 juin 2013 à 12:00:30 »
Hébé, RV et Timbur, tout simplement, vous ne trouvez pas que cela ressemble furieusement au schéma de ces entreprises, dans lesquelles les salariés arrivent un matin ordinaire, et se voient signifier leur licenciement immédiat - s'ils ne l'ont pas déjà appris, sur le chemin, par sms ? Style identique, pour la Grèce : ON EST LES PATRONS, VOS GUEULES !  :berk2:

Au delà, on serait naïfs d'oublier que la Grèce est le laboratoire des extrêmes pour l'Europe = un test pour voir le moment où ça explose, sur le fond, ou sur la forme ? Un sur-test, sur les prévisions et possibilités d'avoir à mater et maîtriser des populations en rage ?

Objectivement l'exigence de 3000 suppressions immédiates d'emplois publics, pour obtenir une Xième "aide", a bien été posée par la "troïka" "européenne" - sachant que d'une part des dizaines de milliers d'autres employés publics, notamment enseignants et de santé, attendent leur charrette parmi celles échelonnées prévues. Objectivement aussi, les achats d'armes (principalement à l'Allemagne et la France) n'ont JAMAIS été réduits (il semblerait que merkel et sarko y aient veillé bien comme il faut, et l'ami mollette ?), et le ministère grec de la défense n'a "subi " que 0.2 % de baisse de ses crédits de fonctionnement (un peu moins de 500 millions d'euros, versus une baisse de 1.3 milliard de prestations sociales).

J'interroge, comme le chantait malicieusement la grande Mercouri  :merci:   :fleur1: lors de son exil.... "es-tu content, mon colonel" ?..  :diable: :diable:

Ah, un bon petit coup de Germinal, et voir se balader, - comme celles de l'épicier rapace et paillard- , leurs c....  :rouge:  aux cîmes d'une forêt de pîques ! Et les femmes qui en sont, me direz-vous ? Ben, sont moins nombreuses quand même, vive nous vingt gû ! Leur scalp, ça vous va ???

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Re : Grèce
« Réponse #142 le: 13 juin 2013 à 12:42:16 »
c'est pas leur tête que je verrais bien au bout d'une pique  :diable:
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

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Re : Grèce
« Réponse #143 le: 13 juin 2013 à 13:29:43 »
Euh, Bili, si tu relis Germinal, de même que ce modeste post, tu remarqueras que je ne parlais pas non plus vraiment, le rouge au front,  :ange: de têtes..... (A moins que tu ne parles, toi,  des Madame ? Quoi que tu voudrais leur faire, aux Madame, la belle ?  :diable: ).

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Re : Grèce
« Réponse #144 le: 13 juin 2013 à 15:55:03 »
Disons que si tel traitement leur était infligé, on n'entendrait qu'ouille. :désolé1:
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Re : Grèce
« Réponse #145 le: 13 juin 2013 à 16:30:07 »
j'ai pensé trop vite,  :gene: piques=têtes: effectivement nous pensons pareil  :diable:
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

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Re : Grèce
« Réponse #146 le: 20 juin 2013 à 10:20:23 »
Où sont passés les milliards d'aide à la Grèce ?
Attac a répondu de façon approfondie à la question, Bastamag en a fait un article et ASI l'a résumé..... (c'est chouette je trouve, ça augmente la diffusion de l'analyse !)

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Aide à la Grèce : bénéficiaires, les banques

Où sont passés les 200 milliards destinés au sauvetage de la Grèce ? A-t-il véritablement servi aux Grecs? L’énigme est aujourd’hui résolue grâce à l’association Attac Autriche qui livre ses conclusions reprises par le site Bastamag : sans grande surprise, l’argent a très largement servi au secteur financier.
Fin du suspense : selon une étude de l’association Attac Autriche qui a épluché le détail des versements des 200 milliards destinés au sauvetage de la Grèce et engagés lors des programmes adoptés en mai 2010 et février 2012, le grand bénéficiaire s’appelle le secteur financier. Plus précisément, selon Agnès Rousseaux qui publie ces résultats sur le site Bastamag: "les principaux destinataires sont les banques grecques (à hauteur de 58 milliards d’euros) et les créanciers de l’État grec (pour 101 milliards), principalement des banques et fonds d’investissement. Au moins 77% de l’aide européenne a donc bénéficié, directement ou indirectement, au secteur financier !"

Et les autres destinataires ? "Seuls 46 milliards, parmi les prêts accordés par les créanciers internationaux et européens, ont servi à renflouer les comptes publics de la Grèce." Fin du suspense car à l’époque du deuxième programme, en février 2012, on se posait déjà la question de savoir si cette aide servirait à payer – ou non – les salaires et les retraites des Grecs eux-mêmes. L’éconaute en doutait sérieusement, mais Jean Quatremer, correspond de Libération à Bruxelles et protagoniste d'un récent duel dominical, affirmait que sur les 130 milliards d’aide, 40 seulement serviraient au sauvetage des banques et que le reste irait dans les poches des Grecs. Le reste a donc surtout permis aux banques et fonds d’investissement à qui l’Etat grec devait de l’argent de se voir renfloués.

Quatremer pourra toujours reprendre les réponses apportées par le gouvernement allemand à l’association autrichienne, gouvernement qui considère que "tous les Grecs ont profité du fait que les créanciers du pays n’aient pas fait faillite. Grâce aux plans européens, la Grèce a eu plus de temps pour mettre en œuvre des réformes, ce qui a profité à l’ensemble de sa population". Comme le souligne Bastamag, "les Grecs, asphyxiés par les mesures d’austérité liées à ces crédits internationaux, apprécieront".
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Re : Grèce
« Réponse #147 le: 24 juin 2013 à 11:03:50 »
Après avoir examiné où étaient partis les milliards d'aide à la Grèce, Bastamg continue son enquête en Grèce et examine comment le pays est en train d'être vendu à la découpe ...... Cela ne surprendra pas grand monde ici, je suppose  :triste1: mais l'article vaut d'être largement diffusé car ceux qui le liront regarderont peut-être d'un oeil un peu plus critique les soi-disant "réponses à la Crise"  :fache1: :fache1: :fache1: :fache1:

Stratégie du choc : comment le FMI et l’Union européenne bradent la Grèce aux plus offrants
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Re : Grèce
« Réponse #149 le: 24 juin 2013 à 20:06:50 »
J'ai vu cela Cervesia : c'est insupportable ! mais comment peut on encore rester aussi passifs face à l'horreur européenne ?
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