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autogestion, associatif, solidarité ...
Lady Marwina:
Centre social autogéré, peut etre pas officiellement pour aujourd'hui, mais de fait... C'est un système qui marche, dans la pratique, et qui vient pallier a un manque total. Donc il est impossible que l'initiative ne fasse pas des émules. Après, c'est un rapport de force qui s'installe: s'organier une fois, c'est prendre de l'expérience. Communiquer cette expérience, la partager, échanger... C'est dajà en cours. Ce qui sera déconstruit ici par un jugement sera reconstruit ailleurs dans la semaine ou dans le mois. Lorsqu'on laisse aux gens le choix de voir leurs enfants dormir dehors, ou enfreindre la loi pour leur offrir un toit (sans que cela, par ailleurs, ne pose de nuisance réelle a quiconque si ce n'est administrativement) et bien le choix est juste vite fait. C'est ainsi.
La question est donc de savoir combien de temps ce petit manège va durer. Parce que sans solution proposées, ces familles en ont trouvé une: qu'elles ne lacheront que si on leur propose mieux que ce qu'elles peuvent faire par elles meme, rapidement et efficacement.
On en vient a une sorte de jeu de chat et de souris, particulierement absurde.
Ne serait-ce parce que toute l'énergie qui est dépensée pour contrer ses initiatives fonctionelles aurait pu etre investie pour les soutenir et les rendre prérennes et sécurisantes (assurances, locaux mis aux normes, autorisations en bonne et due forme, etc...)
raja:
--- Citer ---"Les gens sont fatigués d'être maltraités"
A l'initiative du réseau Couty Kinkela, les habitants du quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes ont partagé un après-midi autour de la distribution de cadeaux et autour d'un goûter concocté par les femmes de l'association Falato et Centre Essonne Solidarité. Reportage.
L’ouverture des portes de la bourse du travail de Corbeil-Essonnes était prévue pour 15h30 mais dès 14 heures, parents et enfants ont commencé à affluer. Samedi dernier, le réseau communiste Couty-Kinkela du quartier des Tarterêts organisait pour la deuxième année une bourse aux jouets, avec goûter, jeux de société et maquillage. Dans la grande salle, des adultes accueillent d’un côté l’espace coloriage, de l’autre les jeux comme le chamboultou, fabriqué à partir de bouteilles de lait récupérées. Au milieu de la pièce, les enfants se bousculent pour avoir un maquillage de coccinelle ou de chat. Tout au bout, des jus de fruits et des baignets faits par les femmes de l’association Falato sont disposés sur de grandes tables. «L’ensemble des camarades se sont mobilisés. Cette année, nous avons travaillé avec deux associations du quartier, Falato et Centre Essonne Solidarité. C’est aussi l’occasion de rendre hommage à José Kinkela, notre ami, également président de l’amicale des locataires, qui nous a quitté, il y a un an », explique Martine Baudelot, animatrice du réseau communiste. Au milieu du brouhaha et d’environ deux cent enfants survoltés, cette militante à l’énergie débordante analyse le sens de cette initiative : «C’est une journée dédiée aux enfants. On leur distribue des jouets parce que tous les parents n’ont pas les moyens d’offrir un jouet à Noël. Mais c’est aussi une façon de maintenir le lien avec les gens du quartier, de faire de la solidarité quelque chose de concret».
Maintenir du lien avec les habitants du quartier
En amont de cette journée, ce sont près de deux mois de préparation pour récupérer les jouets chaque mercredi dans les grands magasins, les trier par âge et surtout inscrire les enfants. L’heure des cadeaux a sonné. Dans la file d’attente, Hemel, jeune maman, est venue avec ses deux filles, trois et quatre ans. «Ca fait six ans que je vis aux Tarterêts et j’ai entendu parler de cette action par une voisine. C’est vrai que les fins de mois sont difficiles. Depuis l’euro, tout a augmenté. Je ne travaille pas, mon mari est au chômage technique, alors ça fait du bien de s’entraider.» Assis sur une chaise, un peu à l’écart, Mohammed a amené ses deux garçons, trois et sept ans. Pour ce père de famille, une journée comme celle-là ne fait pas du bien qu’aux enfants : « C’est très important de se réunir parce que nous ne nous mobilisons plus. Moi, j’habite aux Tarterêts et l’ascenseur ne marche pas, nous n’avons plus de téléphone, ni de télévision depuis un mois. Mon chauffe-eau fuit depuis plus d’un mois...Les gens sont fatigués d’être maltraités. Ca fait du bien d’être ici, de partager un petits temps avec d’autres parents». Leïla et Amina mangent de bons gâteaux préparés par Marie-Jeanne de l’association Falato. Elles disent qu’elles sont souvent enfermées à la maison : «Ca nous change de lieu, on est avec d’autres mamans, il faudrait faire ça plus souvent !»
--- Fin de citation ---
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