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raja:

--- Citer ---Babayagas : l’utopie d’une maison de retraite autogérée

Inventer de nouvelles façons de gérer la vieillesse ? C’est le pari lancé par une vingtaine de femmes à Montreuil (93) avec la Maison des Babayagas, qui devrait être inaugurée en 2012. Un projet de maison de retraite autogérée, citoyenne, écologique, pour « changer l’imaginaire social et la représentation des vieux ». Rencontre avec Thérèse Clerc, pionnière de cette aventure.

Elle a 83 ans, l’œil qui pétille et une énergie communicative. Thérèse Clerc est une « Babayagas ». Un nom qui fait référence à des sorcières de légendes russes. Depuis 12 ans, elle se bat pour faire aboutir un projet qui lui tient à cœur : une maison de retraite autogérée. Le principe ? « Un lieu de vie de femmes vieillissantes choisissant d’inscrire leur cheminement jusqu’à son terme dans un compagnonnage solidaire ». Cette « maison des Babayagas » repose sur quatre piliers : autogestion, solidarité, citoyenneté, écologie. Concrètement ? Un studio pour chaque résidente et des espaces communs pour faire vivre le projet collectif. Pas de personnel soignant permanent ni d’équipement médical, mais une mutualisation et une entraide sur les questions de santé. La prise en charge collective de l’organisation du lieu, des achats groupés, peu de recours aux aides extérieures, et pour pallier les « forces déclinantes », une « attention soutenue aux soins du corps ».

Le projet repose aussi sur l’envie de reconstruire des solidarités de voisinage. « On fera des repas de quartier, la maison sera le point de chute de l’AMAP (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne), on organisera des soirées débats, qui auront une dimension forcément politique, pour faire changer le regard des gens sur des questions comme la place des femmes, la natalité… », explique Thérèse Clerc. Une des spécificités de cette maison de retraite peu commune : seules des femmes y habiteront. « Nous sommes féministes à des degrés divers. Moi je suis radicale, revendique Thérèse Clerc. Nos copains, on les recevra quand on veut. Ils ne vivront pas avec nous, parce qu’on n’a pas envie de les torcher. Et puis s’ils étaient présents, certains voudraient prendre le pouvoir. Ou alors se faire bercer, et on serait des mamans bobo. Nous sommes toutes actuellement célibataires, veuves ou divorcées. »

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http://www.bastamag.net/article893.html
--- Fin de citation ---

raja:

--- Citer ---Une cuisine solidaire pas vraiment au goût des spéculateurs

Le restaurant associatif la Rôtisserie Sainte-Marthe à Paris va-t-il devoir fermer ses portes ? Victime d’une opération immobilière spéculative, l’association est sous le coup d’une expulsion des locaux. Les riverains se mobilisent pour que cet établissement de quartier autogéré continue de proposer des repas à petits prix, à contre courant des logiques marchandes. Pétition et manifestations sont au menu de juin.



Un mardi pluvieux de juin, une vingtaine de convives savourent une quiche aux légumes ou un poulet coco dans un brouhaha assourdissant. Les tables, resserrées dans une pièce minuscule, jouxtent les fourneaux où s’affairent trois cuisiniers : « Ouvrez la porte, on étouffe ! », s’écrie l’un d’eux. Ambiance conviviale et produits frais à petits prix : bienvenue dans la Rôtisserie Sainte-Marthe, restaurant associatif planté aux portes de Belleville.

Depuis une douzaine d’années, cette cantine fait double emploi : le midi, les 7 salariés – en contrat aidé – proposent des repas à prix abordables (10 euros maximum) à une clientèle locale et relativement populaire. « On attire les artisans, les étudiants, les immigrés, les militants... Une résistance à la gentryfication de l’Est parisien ! », se félicite Mathieu Colloghan, l’un des responsables. Même si, comme le précise avec une pointe d’amertume le manuel de présentation du restaurant, les habitants des quartiers plus bourgeois viennent aussi « s’émerveiller de l’aspect si pittoresque de la rue Sainte-Marthe » et savourer le plaisir de « consommer autrement ».

Le principe : un restaurant associatif

Les cuisiniers passent les clés chaque soir à une association différente, chargée de servir les dîners. Contre une indemnité de 70 euros, l’association gagne le droit de confectionner librement les repas. Et empoche ainsi la caisse de la soirée pour financer ses projets. En mobilisant bien ses réseaux et en assurant deux à trois services consécutifs, le menu peut rapporter plusieurs centaines d’euros.



« Le système fait la joie de grandes organisations de solidarité internationale, d’associations culturelles de quartier, de mouvements socio-éducatifs ou politiques », se réjouit Mona, l’animatrice salariée. Du lycée autogéré de Paris à Amnesty International en passant par RESF, 150 collectifs se sont ainsi emparés de la cuisine en 2010. Tous adhérents, ils constituent une « association d’associations ». L’organisation se veut souple, horizontale et démocratique, privilégiant le consensus aux procédures de vote.

Une opération immobilière plus que suspecte

Le concept est réjouissant... mais en sérieux péril. Depuis six ans, la Rôtisserie se bat en effet pour sa survie, au milieu d’une sombre affaire immobilière. En 2005, locataire, elle tente de racheter les locaux mis en vente par le propriétaire. « Il fallait 30.000 euros, on avait réussi à rassembler 90% de la somme », enrage Mathieu Colloghan. L’agence immobilière Tape, en charge du bien, fait alors traîner la vente.... et cède finalement les locaux à un autre acquéreur. Surprise après quelques semaines : l’acheteur n’est autre que le directeur de l’agence, désireux de réaliser une juteuse plus-value... Un conflit d’intérêt flagrant ! L’avocat du bailleur argue que ce dernier a acheté le bien en tant que particulier, et non en tant que directeur d’agence [1].

Sans scrupules, le propriétaire exige dans la foulée un triplement du loyer sous peine d’expulsion. L’association propose alors en vain un nouveau rachat. S’ensuit une longue affaire juridique à l’épilogue douloureux : en janvier 2011, la justice donne raison au bailleur.

Dès lors, l’association vit en permanence sous la menace d’une expulsion, mais se montre particulièrement tenace. A court terme, elle continue jour après jour ses activités et organise des actions de soutien, telle celle qui aura lieu le 25 juin place Sainte-Marthe. En parallèle, La Rôtisserie a fait appel du jugement et conserve l’espoir d’une victoire judiciaire. Elle a aussi repéré des locaux municipaux dans une rue voisine et cherche une nouvelle location auprès d’un propriétaire plus sûr. Joyeux bobos et artisans fauchés peuvent se lécher les babines, la Rôtisserie n’est toujours pas grillée.

http://www.bastamag.net/article1596.html
--- Fin de citation ---

cervesia:
encore une petite bombinette ....à poser au bon endroit si ici ça colle pas

http://www.bastamag.net/article1606.html

raja:

--- Citer ---Centre social et autogéré ? C’est pas maintenant…

La sentence est tombée, le 29 juin, contre le Centre social autogéré (Crea) de Toulouse : le tribunal administratif laisse un délai d’un mois avant d’expulser la quarantaine de personnes, dont dix familles et quinze enfants, qui habitent cet immeuble de l’allée des Demoiselles, un centre de l’Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) laissé à l’abandon depuis plusieurs années. Le fait que cet organisme soit considéré, par ses liens étroits avec les ministères et Pôle emploi, comme partie prenante du service public n’y aura rien fait : ni l’activité des occupants, dont le relogement de personnes à la rue, ni l’interpellation des élus concernés n’auront joué en faveur des squateurs. Il faut dire que ces derniers ont l’outrecuidance de pallier les carences de l’État dans le domaine de l’hébergement social en – quel toupet ! – s’auto-organisant.

Pendant des semaines, les nouvelles ministres des Affaires sociales (propriétaires du lieu) – Marisol Touraine – et du Logement – Cécile Duflot – ont laissé leur 06 sur répondeur, écartant ainsi toute opportunité d’annuler la décision d’expulsion en demandant, par exemple, l’arrêt de la procédure judiciaire. Pour cette « gauche » de gouvernement, occuper des logements et y accueillir des personnes vivant à la rue est sûrement un « changement » trop brusque. N’en déplaise aux camarades socialistes et à leurs affidés, l’aventure du Crea fait des émules dans le pays : l’Internat occupé à Dijon, la Patate Chaude à Grenoble… Combien faudra-t-il d’ouvertures de lieux pour que Cécile Duflot, la Véronique Jannot de l’écologie, daigne décrocher son portable ?
--- Fin de citation ---

reveillonsnous:
Je viens de prendre connaissance de la "bombinette" partagée plus haut par Cervesia  :merci: Elle m'avait échappée ........


--- Citer ---Quand l’argent des associations part dans les poches des banques



« Ce sont 150.000 euros qui étaient destinés aux actions d’accompagnement des personnes en situation d’exclusion sociale et qui vont aller directement enrichir les banques », dénonce la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars) d’Île-de-France. En l’absence du paiement des subventions de la part de l’État, plusieurs associations ont dû contracter des emprunts auprès de banques. « À la fin du mois de mai, une trentaine d’associations de solidarité auront versé 150.000 euros d’agios à leur banque ! »

Ces associations de réinsertion attendent depuis 5 mois les subventions publiques qui leur permettent de fonctionner. Une absence de paiement en infraction avec le Code de l’action sociale et familiale qui oblige l’État à verser ces subventions chaque mois. Les associations sont donc contraintes d’envisager des licenciements. Un comble ! Un situation peut-être liée au logiciel Chorus qui équipe l’administration, « qui a coûté une fortune et est incapable de payer les factures des prestataires et des associations », avance la Fnars. En tout cas, on est loin de la nécessité de « transparence, de visibilité, de sécurisation des opérateurs associatifs », prônée en juin 2010 par le secrétaire d’État chargé du logement, Benoist Apparu.

La situation des associations est d’autant plus difficile que l’État a par ailleurs réduit les budgets dédiés à l’hébergement et la lutte contre l’exclusion de près de 3%, alors que la crise a augmenté le nombre de personnes en détresse
--- Fin de citation ---

Plus qu'une bombinette, c'est totalement symptomatique de la réalité du secteur de l'ESS, tout au moins de la partie du secteur qui concerne l'aide à l'insertion des personnes en grandes difficultés que je connais particulièrement bien  :aille: :aille: :aille: :aille:

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