Auteur Sujet: Racisme en Europe  (Lu 16402 fois)

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Racisme en Europe
« le: 30 mars 2010 à 14:52:41 »
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Progression de l'extrême-droite en Autriche

Résultat des élections législatives autrichiennes : les deux formations au pouvoir enregistrent un net recul, qui profite aux deux partis d’extrême-droite, populistes et xénophobes, du pays.

La poussée de l’extrême-droite était annoncée, mais elle a dépassé les estimations des sondages. Le FPÖ avec 18 % gagne 7 points, et le BZÖ de Jörg Haider est crédité de 10 % à 11 ,9%, soit plus du double de son score de 2006. A eux deux, ils pourraient obtenir la majorité. Cependant, les deux partis se détestent. Séparés depuis 2005, ils refusent de travailler ensemble.

Les élections ont été tenues suite à la rupture de la grande coalition au pouvoir, entre les conservateurs (OVP) et les sociaux-démocrates (SPO). Comme prévu, le discrédit sur leurs deux formations politiques a fait chuter leur score, et a profité à l’extrême-droite. Les sociaux-démocrates s’en sortent le mieux, avec un score de 29%, tandis que les conservateurs chutent de 8 points, pour tomber à 26%, leur plus mauvais score depuis 1918. Pour gouverner, une nouvelle coalition sera donc nécessaire. Les sociaux-démocrates vont-ils s’allier de nouveau avec les conservateurs ? Seule une redite de la coalition serait majoritaire.

http://www.en3mots.com


une question se pose, l'europe est elle en train de virer extrémiste, nationaliste?
les radicaux ont le vent en poupe ces dernier temps, brouillez de l'étranger, expulsez, radicalisez et vous serez élu
voici donc un article fort intéressant de janvier 2007 sur ce phénomène
à mon sens c'est un danger qu'il est important de surveiller...un an après cet article la situation continue son bout de chemin sans que cela préoccupe qui que ce soi dans le milieu politique

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De l'extrémisme politique en Europe

Ils sont partout…
Nationalistes de tous poils, ultranationalistes même, néonazis ou simplement populistes xénophobes : ils sont aujourd’hui fortement présents dans tous les pays de notre continent. Et semblent avoir récemment réussi à faire une percée politique décisive en Europe : de l’Atlantique à l’Oural…


Aujourd’hui, ils participent déjà au pouvoir en Pologne et en Slovaquie. En Belgique (pays flamand) et en Autriche, ils ont obligé les grands partis à leur barrer la route du pouvoir en formant une grande coalition.

En ancienne Allemagne de l’Est, ils participent à la vie parlementaire de trois des six parlements régionaux de l’ex-RDA [1]. Au Royaume-Uni, ils sont récemment effectué une spectaculaire percée lors des élections locales du printemps 2006.

En Hongrie, ils ont récemment poussé les gens dans la rue dans l’espoir d’obtenir la chute d’un gouvernement pourtant légitimement élu. En Bulgarie, en Roumanie et en France, menés par des tribuns charismatiques tels Volen Sidérov, Vadim Tudor ou Jean-Marie Le Pen, ils ont récemment accédé au second tour des élections présidentielles de leurs pays respectifs. Ils sont là.
Quelque chose de pourri au Royaume d’Europe

D’Ouest en Est leurs slogans se répondent : « Notre peuple d’abord » clame le ’’Vlaams Belang’’, « Pour une Slovénie ethniquement pure » tempête l’ ’’Alliance slovène’’, « Rendons la Bulgarie aux Bulgares » martèle le parti ’’Ataka’’ à Sofia, « Nous, nous choisissons la Pologne » répète à l’envie la ’’Ligue des familles polonaises’’… Et, ainsi, c’est douze États membres de l’Union à 27 qui comptent des élus d’extrême-droite dans leurs Parlements nationaux respectifs.

Et à l’heure actuelle ils réunissent régulièrement entre 10% et 15% (et, parfois même, jusqu’à 20%) des électeurs de leurs pays respectifs : 11.3% pour le parti français ’’Front National’’ [2], 11.5% pour le parti lituanien ’’Ordre et Justice’’ [3], 11.7% pour le ’’Vlaams Belang’’ [4], 12% pour le ’’SNS’’ slovaque [5], 13% pour le parti ultranationaliste roumain ’’Romania Mare’’, 13.2% pour le ’’Parti du peuple danois’’ [6] ou encore 15.5% pour le ’’duopole’’ nationaliste autrichien ’’FPö-BZö’’ [7] voire près de 20% pour les partis national-cléricaux et populistes polonais ’’LPR’’ et ’’Samoobrona’’ [8].

Ainsi, comme l’a récemment écrit l’intellectuel bulgare Ivan Krastev, l’Europe semble être devenue une ’’petite France’’ : troublée, mécontente, imprévisible, antilibérale, avec une vie politique apparemment dominée par les populistes de gauche et les nationalistes d’extrême-droite. Un ’’cocktail populiste’’ qui mêle antilibéralisme, nationalisme, conservatisme culturel et dépenses sociales parfois jugées excessives [9].
Des thématiques voisines

Même si leur origine, leurs spécificités, leurs thèmes de prédilection varient d’un pays à l’autre, ces partis ultranationalistes se retrouvent sur un certain nombre d’idées maîtresses : le retour à un État fort, aux traditions ’’nationales’’ et le retour à un certain ordre moral, la condamnation des ’’élites corrompues’’, le recours à la ’’préférence nationale’’ et l’exclusion de l’ ’’étranger’’ ainsi que la remise en cause de l’Union européenne (structure politique dénoncée comme technocratique et apatride, jugée oppressive et perçue comme illégitime).

Ce national-populisme se nourrit du désenchantement démocratique et du malaise économique et social des sociétés européennes. Il prospère sur le doute, l’inquiétude et la peur. Le doute sur les bienfaits de la démocratie et quant aux capacités de nos hommes politiques à répondre aux défis du temps présent. L’inquiétude quant aux phénomènes du monde contemporain, perçus comme tout autant de menaces : immigration, chômage de masse et pauvreté, corruption présumée de la classe politique. Et la crainte existentielle quant aux menaces d’acculturation qui planeraient sur nos identités collectives.

Cette résurgence du nationalisme est l’expression d’un très profond malaise économique et social que connaissent aujourd’hui - à des degrés divers - nos sociétés européennes : dans un contexte de mondialisation économique non régulée où le passage à un capitalisme post-industriel laisse des pans entiers des couches populaires de nos sociétés sans emploi ni protection sociale véritable. Et depuis que la Gauche postcommuniste s’est rallié au camp de la modération, les partis ’’hors système’’ sont devenus le seul espace où peut encore s’exprimer la révolte morale et le refus des conséquences de la transition économique et sociale.
Les modérés n’ont plus le vent en poupe. Place aux radicaux

Ainsi - d’après ces radicaux - la démocratie, l’Europe, l’économie de marché et l’Otan ne constituent pas une réponse aux problèmes du chômage et de la pauvreté, à l’État faible et corrompu, aux injustices et aux pathologies qui accompagnent la transformation économique et sociale. Les propos tenus par les modérés sur le ’’moindre mal’’, les ’’choix difficiles’’, le ’’prix à payer’’ et l’acceptable ’’dose de dépravation" que l’on doit tolérer pour atteindre les buts que l’on s’est fixé : tout cela a fini par ne plus convaincre les gens ordinaires.

Et le capital confiance jusque là accordé aux modérés a fini par s’éroder, contribuant ainsi à la montée de la popularité des radicaux. D’où, d’après l’analyse récemment développée par le politologue franco-polonais Aleksandar Smolar [10] la prépondérence d’un discours prêchant le renforcement de l’État (et de ses obligations envers les citoyens), sur fond de revendications nationalistes et de discours patriotiques dans le but de ’’redonner aux gens la dignité et le sens de la communauté’’.

Parmi leurs ’’passions’’ les mieux partagées : la xénophobie et le racisme, sur fond de rejet de l’immigré noir ’’parasite’’ et de crainte de quelque Islam politique radical. Un discours de rejet de l’autre sans embage qui renverse et ringardise tous les tabous du dernier demi-siècle. Les nationalistes slovaques appelant à la stérilisation des Tziganes et leurs homologues roumains réclamant, sans plus de précaution oratoire, jusqu’à leur liquidation physique…
Menace sur l’Union, menaces sur l’Europe

Jusque là, fort heureusement aucune de ces formations extrémistes ne s’est imposé lors d’élections libres comme le parti national-socialiste d’Hitler avait effectivement réussi à le faire au début de l’année 1933. Aucune d’entre elles n’a pu s’emparer seule des leviers du pouvoir. En revanche, elles ont néanmoins réussi à contaminer de leurs idées l’ensemble du prisme politique de leurs pays respectifs.

Et quand bien même elles ne participent pas directement au pouvoir (ou ne seraient pas représentées au Parlement), leurs discours néanmoins gagnent peu à peu du terrain, imprégnant la société et contribuant à la radicalisation de la vie politique, sapant ainsi les bases de l’Union…

Alors, et l’Europe, dans tout ça ? L’Europe permettra-t-elle de juguler ces expressions de ce néo-nationalisme issu d’un autre âge ? Ou sera-t-elle le ’’lieu du rendez-vous’’ pour ces forces politiques revenues d’un passé qu’on croyait - à tort - révolu ?
Qu’en est-il au Parlement européen ?

En effet, depuis quelques semaines il se murmure que de nombreux contacts auraient été pris entre les directions politiques de ces diverses formations dans l’objectif de profiter de l’arrivée prochaine au Parlement européen des députés roumains et bulgares extrémistes du PRM et d’Ataka pour essayer de former un véritable groupe parlementaire d’extrême-droite à l’Europarlement [11].

Et c’est vrai qu’ils n’ont effectivement, depuis leur élection en juin 2004, jamais été aussi nombreux au Parlement de Strasbourg. La grande surprise des élections européennes de juin 2004 ayant justement été ce nombre élevé d’élus eurosceptiques (sinon franchement hostiles au projet européen…). Tous ’’unis’’ dans la même condamnation d’une Europe décrie comme lointaine, technocratique, ouverte aux quatre vents de la mondialisation et génératrice de chômage de masse : apatride et oppressive.

Néanmoins, membres d’une ’’communauté’’ hétéroclite et disparate, passant l’essentiel de leur temps à étaler leurs divisions (puisque divisés en trois eurogroupes parlementaires différents [12]…), les députés ’’europhobes’’ ont en fait aujourd’hui bien du mal à faire entendre leur voix au sein d’une Assemblée encore aujourd’hui majoritairement composée d’Européens convaincus. Laquelle a vraiment du mal à les prendre au sérieux…

Ainsi, estimant avoir trop peu de points communs entre eux pour s’entendre, les Europarlementaires extrémistes n’ont à vrai dire jusque là jamais réussi à créer de groupe commun au Parlement européen, ni à définir des stratégies d’actions communes, ni à y acquérir quelque véritable influence politique. Mais à part eux-mêmes, franchement, qui s’en plaindra ?

Toujours est-il que les ultranationalistes, se nourissant des malaises sociaux et identitaires que vivent actuellement nos sociétés, contribuent à la radicalisation des discours politiques. Ce faisant, ils sapent les fondements mêmes d’une communauté européenne qui, au départ, se voulait transnationale et détachée des présupposés identitaires d’autrefois.

Ainsi, ils influencent les termes mêmes d’un débat européen dans lequel on n’a finalement jamais autant parlé d’identités et de ’’frontières’’ que ces dernières années. Face à cette menace portée à l’essence même du projet européen initial, à nous de nous montrer plus que jamais vigilants.

Notes

[1] Avec des scores électoraux de 9.2% des suffrages à Dresde (Saxe) en 2004 et 7.3% à Schwerin (Mecklembourg-Poméranie occidentale) en 2006.

[2] aux législatives de juin 2002 ; un FN (Front national) qui, dans un système à la proportionnelle, aurait pu obtenir une soixantaine de députés…

[3] aux législatives d’octobre 2004

[4] aux législatives de mai 2003

[5] aux législatives de juin 2006

[6] aux législatives de février 2005 ; ce qui en fait depuis lors le troisième parti du paysage politique danois, partenaire de l’actuelle coalition gouvernementale conclue avec le Parti libéral et le Parti conservateur (sans avoir, toutefois, obtenu de portefeuille ministériel…).

[7] lors des récentes législatives d’octobre dernier

[8] lors des élections législatives de septembre 2005

[9] Sic Ivan Krastev, in « Open Democracy » : article récemment publié dans l’hebdomadaire « Courrier International » n°832 du 12 octobre 2006, pages 46-47.

[10] Sic Aleksandar Smolar, in « Gazeta Wyborcza » : article récemment publié dans l’hebdomadaire « Courrier International » n°832 du 12 octobre 2006, page 49.

[11] Cf. « Les Eurosceptiques, combien de divisions ? » : article du « NRC Handelsblad » (quotidien libéral de Rotterdam), document publié dans le « Courrier International » n°770 du 4 août 2005, page 16.

[12] i. e. : « Union pour l’Europe des nations », « Indépendance et Démocratie » et ’’non inscrits’’.

http://www.taurillon.org
« Modifié: 10 avril 2017 à 09:08:10 par raja »

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Re: Extrême droite en Europe
« Réponse #1 le: 30 mars 2010 à 14:53:49 »
coeur du nazisme et de la xenophobie l'europe n'apprend pas de ces vieux démons hitler ou pétain, le retour en force des idées racistes et xénophobe, l'utilisation symptomatique de la phrase "solution finale", des agressions, des meurtres, des milices "citoyennes" met en avant un malaise certains en Europe.
je vous conseille aussi l'effet papillon d'aujourd'hui
http://www.canalplus.fr/pid2226.htm

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le retour de la xénophobie en Europe

La crise financière et économique réveille les vieux démons du racisme et de la xénophobie. Les tensions s’accentuent et certains projettent leurs peurs et leur colère refoulées sur les minorités ou les immigrés. A l’occasion de la Conférence des Nations Unies contre le racisme et la discrimination raciale 20 au 24 avril, Zoom Europa se penche sur les évolutions les plus inquiétantes de la xénophobie en Europe.

Italie : formation de rondes d’extrême droite
Partout dans le pays, les groupes d’extrême droite mettent en place des « rondes citoyennes » qui font la chasse aux délinquants, mais surtout aux étrangers. Car pour leurs membres, c’est le slogan « immigré = criminalité » qui fait loi.

Hongrie : crimes racistes contre les Roms
Les Roms représentent un peu plus de 5% de la population hongroise. Depuis l’effondrement de l’économie du pays, le racisme envers cette minorité se fait de plus en plus violent. En plus des défilés de milices d’extrême droite, la Hongrie est passée aux expéditions punitives : A Tatarszentgyörgy, un Rom et son fils de cinq ans ont été abattus et leur maison incendiée.

L’extrême-droite va-t-elle investir le Parlement européen ?
En Autriche, l’extrême-droite a recueilli près de 30 % des suffrages aux élections parlementaires. Aux Pays-Bas, Geert Wilders, populiste de droite, attise la haine de l’étranger. En Belgique, le Vlaams Belang fait campagne contre les immigrés musulmans. Cette extrême-droite européenne en pleine ascension va-t-elle entrer en force au Parlement européen aux élections de juin ? La création d’un groupe parlementaire d’extrême-droite puissant est possible.

http://www.arte.tv

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Re : Extrême droite en Europe
« Réponse #2 le: 20 septembre 2010 à 17:41:28 »
Et voilà les rats porteurs de peste brune qui font leur entrée dans des pays d'ordinaire pacifiques... :X:

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La Suède se réveille avec 20 députés d'extrême droite

Ce dimanche, les Suédois votaient pour leurs députés. Résultat: l'extrême droite fait une entrée spectaculaire au Parlement de Stockholm, tandis que les sociaux-démocrates enregistrent un recul historique.
 
Selon les résultats définitifs, l'extrême droite suédoise fait une entrée historique au Riksdag, le parlement suédois. Avec 5,7% des suffrages, le parti Sverigedemokraterna (Démocrates de Suède) franchit le seuil fatidique des 4% et obtient 20 mandats de députés, sur un total de 349.   

Assez peu charismatique, le leader des Démocrates de Suède, Jimmie Åkesson, 31 ans, a fait campagne sur la lutte contre la délinquance, le contrôle des flux migratoires et la protection des personnes âgées (leur nombre s'élève à 1,7 millions sur une population totale de 9 millions).   

L'entrée de l'extrême droite au parlement va avoir un impact psychologique important, et notamment écorner l'image de tolérance dont s'enorgueillit la Suède, seul pays d'Europe du Nord à avoir réussi, jusqu'à présent, à faire barrage aux courants politiques xénophobes.   

Le gouvernement reste en place, mais...

Pour sa part, la coalition gouvernementale de centre-droit arrive en tête du scrutin. Le Premier ministre Fredrick Reinfeldt, 45 ans, reste donc en place à la tête du gouvernement pour une nouvelle période de quatre ans. Mais le résultat constitue une déception pour sa coalition gouvernementale (Alliansen) de centre-droit. Les quatre partis gouvernementaux (Les Modérés, le Parti du Peuple, le Parti du Centre et les Démocrates-chrétiens) ne parviennent pas à atteindre la barre des 50% (49,3%), contrairement à ce que prédisaient les sondages depuis plusieurs semaines.   

Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt lors des élections législatives de dimanche.   
Le gouvernement de Fredrick Reinfeldt ne sera donc pas majoritaire au parlement, avec 172 sièges à la coalition gouvernementale, juste en-dessous du seuil de la majorité absolue (175 sièges). Seule consolation pour le Premier ministre: son parti, Moderaterna (les Modérés), progresse de quelque 3 points au sein de l'Alliance gouvernementale (Alliansen) et obtient à lui seul 30%. Une progression qui ne compense cependant pas le recul de ses trois autres partenaires.   

Pour les sociaux-démocrates, hégémonique tout au long du XXe siècle, le résultat d'aujourd'hui représente rien moins qu'une catastrophe. Avec 30,9% (sur les 43,7% du bloc de gauche "rouge et vert"), la légendaire sociale-démocratie suédoise recule de 4 points en quatre ans. Et réalise son plus mauvais score... depuis les années 1910! Les Verts, quant à eux, obtiennent un score décevant, de 7,2%.   

Psychologiquement, les sociaux-démocrates avaient besoin de ne pas tomber sous la barre des 30%. Et de devancer, ne fût-ce que d'un demi-point Moderaterna, la principale formation de droite.   

Déjà contestée par plusieurs piliers du parti pendant la campagne électorale et jugée peu crédible par une majorité des Suédois, Mona Sahlin, la leader des sociaux-démocrates âgée de 56 ans, paraît encore davantage démonétisée. La question de sa succession est d'ores et déjà ouverte même si, chez les sociaux-démocrates suédois, le processus de désignation d'un nouveau leader est traditionnellement un processus plutôt long.
   

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/la-suede-se-reveille-avec-20-deputes-d-extreme-droite_920647.html

Dans ces pays comme dans tous ceux qu'ils infestent, les ordures d'extrême droite s'en prennent aux immigrés: 4% de la population est étrangère. 6% est d'origine étrangère mais possède la nationalité suédoise (première génération). Au total, entre 10 et 11% de la population totale (9 millions) vient d'ailleurs.

http://admin.racine.fr/virtual/30/Documents/Word/S%20d%C3%A9fis%20et%20%C3%A9tat%20des%20lieux.doc

Un taux comparable au nôtre, donc.

Mais derrière tout ça, il y a de forts relents de xénophobie et de racisme. Par exemple, les Lapons sont perpétuellement cités comme ayant un fort taux de délinquance. Un comble, quand on se rappelle que cette minorité s'est fait voler son territoire et acculturer par les conquérants blancs...
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Re : Extrême droite en Europe
« Réponse #3 le: 14 décembre 2010 à 13:15:50 »
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Extrêmes droites : pas une dynamique irrésistible, mais une lente imprégnation idéologique



Six pays européens ont vu les partis d'extrême droite obtenir aux derniers scrutins législatifs plus de 15% des suffrages exprimés et les partis de cette mouvance politique, qui ont désormais une représentation parlementaire dans treize pays sur 27, ont également recueilli un résultat en progression aux européennes de 2009.

Cette poussée dessine, sur la carte européenne, en fonction des scrutins, un serpent dressé dont la tête se trouverait en Norvège et le corps s'allongerait sur le Danemark, les Pays-Bas, la France, avant d'obliquer vers l'Est en passant par la Suisse, l'Autriche, la Hongrie jusqu'à la Serbie.

Cet état des lieux inquiète les démocrates européens de tous bords.

L'entrée du SD au Parlement suédois en septembre, certes avec seulement 5,7% des suffrages exprimés, a été un symbole fort pour les antifascistes après les succès aux législatives de partis nationalistes, voire xénophobes, tels que le PVV aux Pays-Bas (15,5% - 24 sièges/150) ou le Jobbik en Hongrie (12,18% 47 sièges/386) .

Si les partis populistes de l'Ouest tentent de s'inscrire dans une certaine respectabilité derrière des leaders charismatiques comme Joseph Bucher en Autriche et Geert Wilders aux Pays-Bas ou (bientôt?) Marine Le Pen en France (voir l'article sur la mutation des droites extrêmes), en Europe centrale et orientale certains partis s'inscrivent sciemment dans une filiation avec les régimes autoritaires des années 1930 ou 1940. En Hongrie, Slovaquie, Roumanie, des partis prônent une identité nationale ethnico-religieuse, raniment de vieux contentieux territoriaux et la question des minorités hors frontières.

Ainsi, le Jobbik a placé au cœur de son programme la possibilité d'offrir la nationalité hongroise aux minorités magyarophones vivant dans les pays frontaliers de la Hongrie, provoquant l'irritation de ses voisins roumains et slovaques. Mettant en avant sur ses affiches de campagne une carte de Hongrie actuelle insérée dans une carte de la Grande Hongrie fantasmée.

 

En fait, aucune de ces tendances –tentative de respectabilité, filiation avec les régimes autoritaires– ne rassure gauches et droites républicaines.

Un raz-de-marée ?

Pour autant, quelle est la réalité politique des extrêmes droites en Europe?

"A l'heure où la dynamique de ces formations politiques est présentée comme quasi irrésistible, il est bon de se pencher avec sérénité sur la réalité", affirmait le politologue Pascal Perrineau* lors d'un colloque consacré à la question le 5 novembre dernier.

En effet, si on entend parler de "raz-de-marée", de "poussée irrésistible", de "vague populiste" sur l'Europe, les résultats électoraux amènent à relativiser cette impression. Certains pays, et non des moindres, échappent à cette tendance: Allemagne, Espagne, Portugal, Angleterre n'ont pas connu de poussée d'extrême droite.

Quelles en sont les raisons ?

"L'Espagne, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont un système électoral plus difficile pour les petits partis pour obtenir une représentation parlementaire", affirme Piero Ignazi*, soulignant les particularités de ces Etats. "En Allemagne le stigmate de l'extrémisme est évidemment encore trop fort", rappelle le chercheur qui indique que "le département pour la défense de la constitution auprès du ministère de l'Intérieur est toujours très attentif aux mouvements radicaux d'extrême-droite."

"Au Royaume-Uni, poursuit-il, le système électoral est presque impossible à surmonter et il y a une attitude qui n'est pas favorable aux positions extrémistes en général. La culture civique y est plus favorable à des positions de tolérance en général. C'est difficile pour un parti extrémiste d'aller à l'encontre d'attitudes profondes de l'opinion publique anglaise." Autre exemple, "En Espagne, il y a une situation assez proche de celle de l'Allemagne. Un système électoral qui n'est pas favorable aux petits partis et le même stigmate de l'extrémisme de droite qui reprend le fantasme de la dictature."

Et aucun des facteurs habituellement mis en avant pour expliquer une poussée des extrêmes (crise économique, immigration, sécurité) ne vient perturber les résultats électoraux de ces pays. Le BNP n'a ainsi obtenu en Grande-Bretagne que 1,9% aux dernières législatives contre 0,7% en 2005.

A contrario, comme l’affirme Jean-Yves Camus*, l’absence de réussite pour les partis d’extrême droite "n'est pas une question de prospérité économique car il y a des pays tout à fait prospères qui voient l'extrême droite se maintenir. C'est vraiment une question de politique locale. Prenons le cas du Luxembourg par exemple, (…) il a un parti de droite populiste qui est une soupape", toujours entre 8 et 10% aux deux derniers scrutins.

Les problèmes migratoires ou la crise économique ont également touché l'Espagne, le Portugal ou la Grèce mais sans faire exploser les scores de l'extrême-droite.

"Il y a une autre explication qui peut lier les cas espagnol, portugais et grec, estime d’ailleurs Piero Ignazi. La mobilisation de l'électorat d'extrême-droite à partir des années 1980 en Europe a eu comme effet de faire monter les thèmes de la sécurité et de l'immigration. Mais ces thèmes n'existaient pas avec la même violence dans ces trois pays. Il y avait des structures d'intégration sociale, au niveau de la famille, de la société qui ne créait pas un climat d'anomie urbaine que les sociologues ont mis en avant comme une raison du succès de la poussée du Front national notamment. Le retard dans le processus de modernisation et de post-modernisation a joué contre la naissance de partis qui offrent des réponses à des nécessités de la société post-moderne".

Il existe donc bien des remparts contre l’extrême-droite. Et ceux-ci semblent efficaces dans certains cas.

Alors, pourquoi autant d'articles dans la presse européenne pour évoquer une vague brune sur l'Europe et redouter à chaque nouvelle élection un score record des partis d'extrême droite?

Imprégnation des idées

"La presque majorité des analyses montrent que dans plusieurs partis de droite modérée les idées et les discours d'extrême droite ont gagné de l'espace, souligne Piero Ignazi. Les discours des droites radicales et extrémistes ont une capacité de pénétration dans la droite modérée conservatrice", explique le politologue. Une analyse que partage Jean-Yves Camus, qui estime que "les idées d’extrême droite se diffusent progressivement, en étant édulcorées", qu’elles "font leur chemin." On peut citer nombre d'exemples: "aux Pays-Bas le PVV a imposé son agenda en matière d'immigration avec des positions contre la nationalisation des étrangers. En Scandinavie les pays ont pour certains réduit les provisions pour le droit d'asile alors qu'ils étaient reconnus comme défenseurs de ce droit. Et en France… cela va sans dire," ajoute Piero Ignazi (voir l'article sur Les années 1930 hantent toujours la France). Même en Allemagne, les idées d'extrême droite ont eu une influence sur le code de la nationalité.

Marianne Olsen*, membre du SOS Racisme danois, témoigne également de cette évolution. "Selon une proposition de loi faite sous l'influence du Parti du peuple danois (DF), le regroupement familial ne sera bientôt plus possible si votre conjoint n'a pas fait d'études supérieures, à croire que c'est à l'Etat de décider qui vous pouvez épouser" dénonce-t-elle. "Les conditions pour les étrangers extra-européens sont devenues très difficiles, on légifère, y compris sur des cas qui ne se sont jamais produits dans notre pays, mais le plus scandaleux ce sont les expulsions des demandeurs d'asile. La torture est évidemment interdite au Danemark et pourtant nous expulsons des individus vers des pays où ils seront très certainement torturés". "Il y a une profonde influence des idées d'extrême droite au Danemark".

"En général, on peut dire que dans tous les pays européens le discours d'extrême droite a fait brèche dans plusieurs partis de droite modérée" conclut Piero Ignazi.

Cette impression de montée des extrêmes droites persiste donc bien mais semble plus liée à une radicalisation des partis de la droite dite modérée, radicalisation qui, certes, s'inscrit dans le système démocratique mais n'en demeure pas moins inquiétante pour les libertés publiques.


*Jean-Yves Camus est politologue spécialiste de l'extrême-droite, chercheur associé à l'IRIS

*Piero Ignazi est professeur de Sciences politiques à l'Université de Bologne

*Pascal Perrineau est directeur du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof)

*Marianne Olsen est membre de "SOS mod racisme" le SOS racisme danois

http://www.challenges.fr/actualite/toute_lactu/20101213.OBS4622/extrmes_droites_en_europe__une_lente_imprgnation_idolog.html





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Re : Extrême droite en Europe
« Réponse #4 le: 15 décembre 2010 à 18:34:50 »
Ce qui vient de se passer en Suède: l'attentat manqué d'un islamiste, va malheureusement apporter de l'eau au moulin des skins qui sont entrés au parlement suédois...  :triste1:
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Re : Extrême droite en Europe
« Réponse #5 le: 16 décembre 2010 à 10:35:57 »
qui sait si les uns n'ont pas été commandités par les autres ?...
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
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"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #6 le: 26 janvier 2011 à 13:50:28 »
c'était hier sur arte, j'avoue que ça m'a donné des envies de massacre... :fache1:
http://www.arte.tv/fr/3669318.html


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Le journaliste Günter Wallraff expérimente le racisme au quotidien


Günter Wallraff s'est souvent grimé pour observer, puis dénoncer. Une méthode contestée. 

Dans Noir sur blanc, le journaliste Günter Wallraff, déguisé en Somalien, éprouve la xénophobie des Allemands. Un documentaire édifiant à découvrir sur Arte.
 

Le Noir est un individu de race humaine et de taille agréée par les plus hautes autorités sanitaires, auquel le Blanc rechigne à louer une place de camping. Normal : le Noir ne se déplace qu'en tribu avec des sacs bourrés de tam-tam, pour faire des ribouldingues infernales. Et de chèvres vivantes pour ripailler au petit déj'. Que des embarras tout ça. Alors qu'il serait si bien dans une case. En Afrique.

C'est ce qui ressort de Noir sur blanc, le documentaire choc de Pagonis Pagonakis et Susanne Jäger. Le journaliste blanc Günter Wallraff s'y est grimé en Somalien, peinture noire et perruque crépue, et a écumé l'Allemagne pendant un an. En caméra cachée. Pour dresser un état des lieux du racisme dans son pays. Il est accablant. Effarant. Entre humiliations, insultes et coups. "Dans un train, entouré de 600 fans de foot ivres morts, j'ai cru mourir, se souvient Wallraff. C'est une policière qui m'a sauvé. Mais il n'y a qu'en me déguisant en Noir que je peux comprendre ce qu'il subit. Mon but est de dénoncer une certaine réalité et de faire changer les choses."

Günter Wallraff en 4 dates
1942 Naît à Burscheid.
1966 L'ex-libraire militant narre ses expériences en entreprise dans Industriereportagen.
1983 Se transforme en travailleur turc pendant deux ans et demi et le relate dans Tête de turc. Un best-seller.
2010 Publie Parmi les perdants du meilleur des mondes, recueil de ses infiltrations en tant que SDF, employé de call center, Noir...



Outre-Rhin, lors de sa sortie en salles, en 2009, Noir sur blanc a fait scandale. Xénophobes, les Allemands ? Allons donc. Et puis tourner ça en douce... "C'est la polémique habituelle, mais, en caméra ouverte, Wallraff n'aurait jamais obtenu ces réactions. Pour ce sujet, sa méthode d'investigation est justifiée", estime le producteur Hervé Chabalier. Qui en connaît un rayon sur la question : il s'est fait allumer comme un réverbère dès la première diffusion des Infiltrés, sur France 2. "L'infiltration est parfois la seule manière de révéler la vérité, poursuit-il. Mais elle ne doit pas devenir systématique et il ne faut pas que le journaliste crée une mise en scène. Son rôle est de chercher des dysfonctionnements, pas de les provoquer."

Au pire, un psychopathe ; au mieux, un loufiat

En l'occurrence, Wallraff n'a qu'à apparaître pour susciter le rejet. Il s'assied sur un banc près de deux vieux, ils se barrent. Il se pose dans une barque, les passagers lui commandent des bières. Le Noir est, au pire, un psychopathe, au mieux, un loufiat. "Rien ne me surprend : c'est ce que les Noirs vivent chaque jour en France, aujourd'hui, commente Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires (Cran). Le racisme bestial, comme la xénophobie banale." Lozès avoue quand même avoir serré les poings en regardant Noir sur blanc. Il trouve nécessaire de montrer aussi ce racisme "de petite intensité" que nul ne voit à moins d'être "de l'autre côté de la barrière". Il dit que les politiques ne font aucune proposition constructive pour lutter contre la discrimination et que les Français sont "dans le déni". Et de conclure : "Il faut une prise de conscience. Elle passe aussi par ce genre de film". Après le tournage, Wallraff a eu des cauchemars pendant six mois. Pour les Noirs, le cauchemar ne cesse jamais. 

http://www.lexpress.fr/culture/tele/le-journaliste-gunter-wallraff-experimente-le-racisme-au-quotidien_955279.html

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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #7 le: 26 janvier 2011 à 15:11:16 »
J'ai regardé l'émission, l'idée est quelque peu éculée. (v "Dans la peau d'un noir"  film adapté du livre de J.H. Griffin, 1964)

Le docudrama de Wallraff était tout sauf convaincant, pour ne pas dire bidonné... il est allé chercher ses bigots chez les supporteurs de football habillés en skinhead néo-nazi, ou dans un bar de rustres avinés à l'heure de la fermeture, où il a essayé de séduire une fille déjà accompagnée (excellente idée pour se faire accepter) ...on ne savait pas trop s'il était en Allemagne ou en Autriche...

Son comportement de faux naïf, agaçant dès le départ, n'a pas été facilité par sa manière de s'incruster, d'importuner et toiser les inconnus, (déjà mal vue dans les pays du nord) tout en adoptant un langage corporel qui tenait du zombi ou de l'autiste. Seulement une petite fille noire (on se demande à quoi pensait ses parents pour la traumatiser dans une telle galère) avait l'air de gober le grimage "nigger minstrel."

Pour peu qu'un quidam réagisse à ses questions stupides, Wallraff ne les quittait plus, pas besoin d'être raciste pour l'envoyer chier.
J'avais presque envie qu'il s'en mange une, histoire de briser la monotonie.

Cerise sur le gâteau, suivit un de ses débats étouffants et convenus dont Arte "canal Allemand" détient le secret. Lilian Thuram était présent, mais on s'intéressait exclusivement aux opinions du cuistre Wallraff..."quelle impression ça vous a fait" etc.

Béatrice Schoenberg n'aurait pas fait mieux.
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #8 le: 26 janvier 2011 à 15:50:36 »
c'est un ouvrage que j'ai lu gamine...je crois qu'on a pas du voir le même documentaire, ce n'est absolument pas ce que j'y ai vu mais des situation que j'ai pu vivre ou que mes parents ont pu vivre...des gens qui vous toisent dans l'ascenseur, qui vous parlent mal ou vous tutoie de prime abord...sans parler des administration...
bref quand on a  jamais été victime de racisme on ne peut probablement pas comprendre ce documentaire.

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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #9 le: 26 janvier 2011 à 16:28:16 »
Ce que l'on peut effectivement reprocher à monsieur Wallraff, à la rigueur, réside dans l'intérêt que l'on trouve ou non à montrer ce que l'on connaît déjà (ex : le fascisme dans le milieu sportif, le racisme dans les populations rurales, la discrimination etc). Cela est-il nécessaire ? Chacun son avis. Je pense pour ma part que c'est toujours utile. Car en l'occurrence, je trouve une immersion filmée plus efficace que des discours politiques qui, bien que sincères pour la plupart, ont déjà été entendus de nombreuses fois sans plus guère être suivis d'effets aujourd'hui. Merci l'émergence de la pensée réac.

Ce que j'ai trouvé intéressant dans ce docu, c'étaient les aparté des gens avec celui qui tenait la caméra cachée. Cet individu, que l'on devine blanc bien qu'on ne le voit jamais, s'est ainsi vu récipiendaire de bien des confidences sous couvert d'une complicité improvisée, basée sur le seul facteur d'une couleur de peau commune.
Ainsi, c'est quasi sans complexe que papi affirme pouvoir se servir de son parapluie pour frapper "l'étranger" si nécessaire, que mamie affirme ne surtout pas vouloir louer son appart à un noir ("un marocain à la rigueur, pourvu qu'il soit blanc"), qu'on aime bien les noirs mais qu' "ils ne tondent jamais leur pelouse", etc.

Cet angle d'approche, inédit en ce qui concerne mon expérience cathodique, permet de voir les gens non seulement dans l'expression de leur racisme, mais aussi dans celle de leur communautarisme, aspect souvent négligé.

Il fournit aussi à ceux qui le souhaitent un outil pour se remettre en question et se questionner sur sa position réelle vis-à-vis du racisme. En effet, qui n'a jamais ri, avec ses amis ou son groupe, au passage d'un individu sortant quelque peu des normes ? Avec ou sans méchanceté, du reste. Car dans nos contrées occidentales au passé colonial, un réflexe bienveillant peut n'en être pas moins paternaliste, voire condescendant.
« Modifié: 27 janvier 2011 à 12:40:54 par timbur »
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #10 le: 26 janvier 2011 à 17:40:13 »
@raja : Pour l'administration/police, rassure-toi, on est tous à la même enseigne, sarcasmes, mépris sont de rigueur sans préférence raciale. La discrimination est surtout sociale.
Le tutoiement systèmatique doit taper sur les nerfs, je conviens, pour le toisement ce n'est pas en sens unique (du moins en ce qui concerne Wallraff.)

Une minorité est toujours victime de xénophobie, qui est après tout un phénomène naturel de prudence. Le racisme, ce n'est pas la même chose ; ça peut aussi bien aller dans le sens noir>blanc, même s'il n'y a pas souvent la possibilité de discrimination dans ces cas.

Les réflexions de ces Allemands étaient certes affligeantes, de bétise et d'ignorance surtout, de plus ils sont assez décomplexés de notre syndrome ex-colonial.
Mais je pense malgré tout qu'on puisse parler de degrés de racisme, à leur décharge ces ploucs ne connaissent pratiquement pas de noir.

Je me demande ce qu'aurait donné un tel docu tourné dans, disons, la Serbie ou la Russie ?

Là, plutôt que le vieux schnock Wallraff il aurait fallu un vrai noir, par exemple Mike Tyson ou Usain Bolt...   :jesors:
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #11 le: 26 janvier 2011 à 20:17:47 »
ouf je suis rassuré ils ne sont pas racistes et ce genre de comportement c'est simplement de la plouquitude :berk2:...je vois pourquoi on en est encore là en matière de racisme et de xénophobie... tout va bien madame la marquise...

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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #12 le: 27 janvier 2011 à 10:42:21 »
Mesdames, Messieurs,
Vous avez un problème de surcharge pondérale, plus  de soucis, lisez cet article et nul besoin de vous enfoncer deux doigts au fond de la gorge, vomis garantis !

Belgique : les députés flamands veulent blanchir les collabos
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Le parti d'extrême droite flamand, le Vlaams Belang, a proposé au Parlement belge une loi en vue d'annuler l'ensemble des condamnations d'après-guerre pour collaboration et de les indemniser. La majorité des partis flamands a soutenu cette démarche.



http://www.rue89.com/node/187537

En ce moment ,j'ai un gros souci avec la liberté d'expression, l'autre jour avec Zemmour,là avec ces  :boulet: :caca: d'extrême droite , désolée je n'y arrive pas , c'est viscéral!

 :berk2: :berk2:

« Modifié: 27 janvier 2011 à 10:47:18 par bili »
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #13 le: 27 janvier 2011 à 10:56:23 »
Le déguisement très convaincant de M. Wallraff


Ils (les pecnots) sont bien sûr racistes...mais il y a une forme de racisme bien plus sournoise...
Pourquoi, pour dénoncer cette attitude de mépris, l'opinion d'un blanc mal-noirci (Wallraff) vaut-elle plus que celle des nombreux noirs qui aurait pu témoigner de ces brimades ? Les noirs comprennent-ils donc rien ? Ils sont pas capables/légitimes pour s'exprimer ?

@bili une prescription a posteriori vaut-il mieux que la réhabilitation de Papon et d'autres par de Gaulle ? J'espère que les Tunisiens ne tomberont pas dans le piège "unité nationale, tourner la page..."
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #14 le: 27 janvier 2011 à 11:06:15 »
au regard des réactions justement des gens pointés du doigt comme étant justement raciste de par leur réaction, je pense que Wallraff, et il en faut finalement le prendre que comme une preuve supplémentaire qu'il apporte, n'a pas cherché à se substituer aux nombreux témoignages mais à plussoyer ce qui est vu du côté blanc comme des carabistouilles, hein c'est bien connu les gens pas comme nous sont que des menteurs.

si ça peut permettre à des crédules d'ouvrir les yeux sur la réalité, c'est toujours ça de pris. Que voulez-vous il faut de tout pour faire un monde, et il y a donc aussi des cons qui ne veulent pas voir la vérité en face.
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #15 le: 28 janvier 2011 à 13:15:39 »
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Belgique : les députés flamands veulent blanchir les collabos
Citation
Le parti d'extrême droite flamand, le Vlaams Belang, a proposé au Parlement belge une loi en vue d'annuler l'ensemble des condamnations d'après-guerre pour collaboration et de les indemniser. La majorité des partis flamands a soutenu cette démarche.

Si les Flamands acceptent cette saloperie, les Wallons auront une bonne raison d'accepter la sécession et je doute que les Néerlandais soient très chauds pour intégrer ces fils de nazis, eux qui ont beaucoup souffert des crimes de guerre...
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #16 le: 18 avril 2011 à 13:56:21 »
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Finlande : les nationalistes progressent encore plus que prévu

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 18.04.11 | 08h02  •  Mis à jour le 18.04.11 | 08h07

Les conservateurs, membres de l'alliance gouvernementale sortante, ont remporté une victoire étriquée aux législatives du dimanche 17 avril en Finlande. Les nationalistes ont, eux, réalisé une percée historique en devenant la troisième force politique du pays. Sur les 200 sièges du Parlement, la commission électorale en a octroyé 44 à la Coalition nationale (conservateurs), 42 au Parti social démocrate (SDP), qui était dans l'opposition, et 39 aux nationalistes de droite des Vrais Finlandais qui font nettement mieux encore que ce que leur avaient laissé espérer les sondages.

FORTE PARTICIPATION

En nombre de voix, la Coalition nationale a obtenu 20,4 %, devant le SDP, à 19,1 %, et les Vrais Finlandais, à 19 %, selon la commission électorale qui a enregistré une forte participation de 70,4 % contre 67,9 % lors des législatives de 2007. Le quatrième grand parti, le Centre, dirigé par le premier ministre sortant, Mari Kiviniemi, a obtenu 35 sièges avec 15,8 % des votes. "Mes chers amis, nous avons écrit l'histoire !", s'est enflammé le chef de la Coalition nationale, Jyrki Katainen, qui devrait devenir le prochain premier ministre. Le recul le plus cuisant est celui du Centre qui, en perdant seize députés, devient la quatrième force politique du nouveau Parlement.

Les Vrais Finlandais gagnent, eux, 34 sièges par rapport à l'assemblée sortante. Ancien plus petit parti parlementaire, il devient le troisième plus important. Ce résultat constitue une victoire personnelle pour leur charismatique leader, Timo Soini, qui a délivré un discours populiste, eurosceptique et qui a su gérer le débat controversé sur l'immigration. "Parfois, cela paie de tenir à ses convictions même si l'on se heurte à des obstacles et même si l'on est raillé", a lancé M. Soini à ses partisans. "Les Vrais Finlandais ont désormais un député dans chaque circonscription !", s'est-il félicité.

DISCUSSIONS SUR LA FORMATION DU GOUVERNEMENT

Le parti de M. Soini est le seul à avoir progressé par rapport aux dernières législatives. Son chef a déjà fait savoir qu'il voulait modifier les modalités du plan de sauvetage du Portugal. A la différence d'autres pays de la zone euro, le Parlement finlandais a le droit de se prononcer sur les demandes de financement de plans de sauvetage de l'Union européenne. Les bons résultats des Vrais Finlandais signifient qu'ils participeront probablement aux discussions sur la formation d'un gouvernement et Timo Soini s'est empressé de réaffirmer son hostilité au plan de sauvetage du Portugal.

"Ces mesures, je ne pense pas qu'elles seront maintenues", a-t-il dit au média YLE en parlant du plan préparé pour le Portugal, troisième pays de la zone euro, après la Grèce et l'Irlande, à avoir besoin de mesures de sauvetage. "C'est un mauvais accord", a-t-il ajouté. Un peu plus tard, il a également déclaré à l'agence Reuters que son objectif était que la Finlande verse moins d'argent à Bruxelles.

"Bien sûr, c'est une déception, mais les citoyens nous ont dit ce qu'ils voulaient et il faut écouter", a commenté Mme Kiviniemi. "La conclusion est évidente. Avec de tels résultats, nous allons nous retrouver dans l'opposition", a-t-elle regretté sur l'antenne de la télévision nationale YLE. Elle va vraisemblablement abandonner la tête du gouvernement à son ministre des finances, Jyrki Katainen, car "traditionnellement, les formations s'accordent pour que le dirigeant du parti le mieux représenté en sièges forme le gouvernement", a expliqué  le politologue Ilkka Ruostetsaari, de l'université de Tampere.
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #17 le: 23 avril 2011 à 10:24:09 »
Triste nouvelle! Exit la Scandinavie rationnelle, pragmatique et sociale...
 
Souhaitons que cette épidémie de bistre sur l'Europe ne soit pas mortelle... Si je me rappelle bien ce que j'en sais, les racines historiques du fascisme à la finlandaise est ethniciste mais pas raciste, même s'il a composé avec Hitler pendant la dernière guerre. Mais pour donner un exemple, les Lapons sont considérés comme des cousins par les Finlandais (ce qui est un fait ethnique), tandis que les nazis refluant de Finlande détruisaient les villages lapons sur leur passage, comme étant des nids d'impureté raciale...

Toujours est-il que 19%... C'est énorme...  8|  C'est... presque comme Merdine Le Pen!  :/
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #18 le: 23 avril 2011 à 10:34:57 »
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Hongrie: descente aux enfers

La nouvelle Constitution hongroise votée par le Parlement le 18 avril couronne la “révolution nationale” entreprise par le Premier ministre Viktor Orbán. Un texte dangereux pour le pays, estime le chroniqueur politique Róbert Friss.

La nouvelle Constitution n’est pas la Constitution des citoyens. Laquelle serait, depuis Hobbes et Locke, l’expression d’un consensus fondé sur le libre arbitre des citoyens et sur lequel repose leur vie commune. On a reproché à Hobbes et Locke qu’une communauté organisée suivant ces principes ne soit pas viable, puisque le contrat social doit également inclure l’héritage culturel propre à la communauté.

Les rédacteurs de la nouvelle Constitution sont conscients de cela, et leur responsabilité n’en a été que plus grande lorsqu’ils ont défini l’espace culturel dans lequel les citoyens hongrois doivent (devraient) vivre. Cet espace est le produit de la victoire d’une majorité qui domine une lutte culturelle – comme s’il pouvait y avoir un vainqueur dans ce Kulturkampf. On essaie d’insuffler une nouvelle vie à des principes qui, au XIXe siècle, ont joué un rôle révolutionnaire, mais qui, de nos jours, ne sont que des slogans du populisme. Les symboles d’antan ne sont plus que des allégories. On essaie de nous imposer un nationalisme mono­colore se référant à la couronne de saint Etienne à la place d’un patriotisme multicolore, alors que la Hongrie fait partie de la communauté européenne, dont les Etats nations ont cédé la place aux Etats culturels.

Rappelons ici saint Augustin et l’une des idées fondamentales de La Cité de Dieu, selon laquelle les Constitutions et les lois écrites ne confèrent aucune obligation morale si elles ne sont pas l’expression d’une Constitution gravée dans l’esprit des citoyens. Faute d’un tel appui moral, la force de l’Etat peut représenter une grande menace. La majorité écrasante des Hongrois regarde encore avec indifférence la nouvelle Constitution. Cette majorité va commencer à protester quand, conformément au credo patriotique inscrit en préambule de cette nouvelle Constitution, on verra naître les lois dans l’esprit desquelles les citoyens devront vivre. Ce sera une vie inconfortable, elle ne leur plaira pas. Et lorsque la communauté ira chercher des cadres légaux pour exprimer son mécontentement et n’en trouvera pas, la Constitution de la IIIe République lui manquera cruellement. Ce sera la descente aux enfers de la nation.

CONTEXTE
Au Parlement hongrois, les partis de la majorité gouvernementale (Fidesz et KDNP) ont voté, le 18 avril, une nouvelle Constitution très controversée. Les partis de l’opposition (socialistes, verts et extrême droite) ont boycotté le vote. Les principales critiques ont porté sur son préambule, un       
“credo patriotique” affirmant les racines chrétiennes de la nation hongroise, et sur plusieurs des dispositions de dernière minute, notamment celle qui restreint les compétences du Conseil constitutionnel


http://www.courrierinternational.com/article/2011/04/20/descente-aux-enfers

Ici, on peut voir que les effets de l'accession au pouvoir des fachos sont plus graves qu'ils ne le furent en Autriche avec le passage de Haider au pouvoir. Il est vrai que les Hongrois, comme leurs voisins slaves, n'ont pas beaucoup pratiqué la démocratie...
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #19 le: 06 mai 2011 à 15:24:52 »
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De : afps@france-palestine.org
Date : 06/05/2011 14:27:54


Association France Palestine Solidarité

Nouvelle agression violente d’un commando de la Ligue de défense juive (LDJ)

Le soir du jeudi 5 mai se tenait une réunion débat à la Mairie du 14ème arrondissement de Paris, sur le thème « Palestine : une résistance populaire non violente », à l’initiative de l'AFPS Paris 14 - groupe local de l'Association France Palestine Solidarité - avec le soutien de la Ligue des Droits de l'Homme du 14ème et la participation d'intervenants palestiniens et israéliens.

Peu après l'allocution de Pascal Cherki, maire du 14ème arrondissement, un groupe d'une vingtaine de personnes, très bien organisé, s'est violemment levé, brandissant des drapeaux israéliens, lançant des invectives, agressant les participants et créant rapidement une bousculade.

La venue rapide de la police sur place a permis de contenir cette agression. Celle-ci s'est terminée par le retrait du commando, qui a lancé violemment des chaises dans la salle et laissé des tracts signés :

« Antisémites - Nous n'aurons aucune pitié, vous n'aurez aucun repos, il n'y aura pas de compromis... Nous sommes toujours là » signé Ligue de défense juive et « Nazisme hier = antisionisme aujourd'hui ».

Aucun blessé n'est à déplorer.

Après cette nouvelle agression, qui fait suite à beaucoup d'’autres, la LDJ doit une fois pour toutes être interdite. Cette organisation violente, interdite même en Israël et aux États-Unis, n'a aucune place dans une société démocratique. Malgré une saisine du Garde des Sceaux demandant sa dissolution, la réponse se fait toujours attendre.

http://www.france-palestine.org/article17331.html
Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél: 00.33.1.43.72.15.79





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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #20 le: 06 mai 2011 à 17:16:43 »
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« Nazisme hier = antisionisme aujourd'hui ».

Ca c'est très intelligent et ça situe nettement le niveau de ces skin à la mode sioniste. N'ont toujours pas compris qu'ils sont les meilleurs contributeurs de l'antisémitisme, ces pauv'mecs!  :grrr:
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #21 le: 27 juillet 2011 à 12:17:32 »
Un article que j'ai trouvé intéressant et qui tente d'analyser comment le développement de (des) l'extrême droite et du racisme islamophobe en Europe débouche sur l'hallucinant massacre  qui vient de se dérouler en Norvège :

http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/07/24/le-cas-anders-behring-breivik-un-imaginaire-de-lone-wolf/

Je rajouterais que ce qui m'effare et me terrorise depuis ce carnage tient plus à ce que j'ai lu qu'aux actes de ce taré.
Je m'explique.
Lorsque je suis allé consulter sur internet quelques articles pour m'informer sur ce qui s'était passé (vu que j'ai pas la télé...), j'ai aussi visualisé "en diagonale" les commentaires des internautes. Les bras m'en sont tombés devant le nombre de personnes qui tentaient sinon de justifier au moins d'expliquer les actes du monstrueux fêlé ! 8| 8| :pleur4:
 Et pourtant il ne s'agissait que de sites du genre "grand public" pas de sites membres de la fachosphère ! :pleur3:

(Voici un exemple de ce que je veux dire sur le site Yahoo actualités :

http://fr.news.yahoo.com/vive-pol%C3%A9mique-en-france-sur-les-droites-extr%C3%AAmes-155512179.html )

J'avoue être plutôt déstabilisée par ce constat! Cela veut il dire que le discours islamophobe a colonisé les esprits à un point que je n'imaginais pas, c'est probablement ce que me dira Raja..... Ou bien que la "fachosphère" et ses militants sont incroyablement actifs pour coloniser la toile..... J'aurais tendance à pencher pour cette interprétation...
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
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"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod

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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #22 le: 27 juillet 2011 à 12:34:15 »
Il ne faut jamais sous-estimer la connerie humaine.
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #23 le: 27 juillet 2011 à 14:06:32 »
@ Oblomov

tout à fait!

@ reveillonsnous


J’ai constaté cette peur du musulman à mainte occasions, au bureau du temps où j’étais salariée et  en discutant  avec le voisinage, j’ai de très beaux spécimens qui  cohabitent à proximité de mon domicile.
 la dernière fois que j’ai tentée de les rassurer en quelque sorte, de leur démontrer que cette peur était sans fondement valable, qu’elle relevait plus de l’imaginaire qu’autre chose en leur expliquant que les vidéos( noirs+musulmans= invasion=délinquance) qu’ils regardaient sur le net étaient des scénarios  bien ficelés, tout comme ce documentaire, la cité du mâle était fabriqué de montages, de coupures et de mensonges  du style " -dis que tu es musulman, dis que c’est bien de battre les femmes "et bien ! pour me faire taire et à bout d’arguments pertinents, ils me rabaissaient en me disant que je vivais dans ma bulle, sur une autre planète , tranquille dans mon petit village, avec le regard méprisant de ceux qui croient tout savoir.

Alors je te me leur ai décoché en plein dans les gencives, ma vie d’adolescente dans une cité HLM de 13ème arrondissement de Paris, comment l’appart. de ma mère est devenu bien malgré elle, le quartier général de toute une ribambelle d’ados perdus des quartiers limitrophes et même au-delà et ce que sont la délinquance juvénile, la drogue et la prostitution (d'après ce que j'ai vu et entendu) rien à voir avec l’ethnie, la couleur de peau et toutes les différence physiques ou culturelles (je leur ai planté un décors tragique mais néanmoins véridique, pour leur en foutre plein la gueule, puisque je vivais dan ma BULLE   :fache:  )je leur ai expliqué que la délinquance était liée au manque de moyens financiers et surtout liée  à la détresse, au manque de considération, aumanque de perspective et au manque d’espoir.
Et là ; ils se sont tus… Et même, ils ont baissés les yeux, j’étais très en colère. :fache1:

Mais malheureusement çà ne les empêchera pas  de mettre un bulletin le pen dans l’urne.


Euh…Il ne marche pas ton second lien :cote:


Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #24 le: 27 juillet 2011 à 15:46:07 »
Bizarre! Chez moi il marche....
Enfin ce n'est pas trop grave car ce n'était que la reprise d'un article de REUTERS sur la polémique en France (autour de la plainte du MRAP contre certains bas du front...).
 Ce que je visais en mettant le lien c'était vous faire voir la suite des commentaires !
 Mais en voici un extrait au hasard sous spoiler  (désolée, je crois que ce n'est pas au point question mise en page  :gene4:)

Show content
commentaireNaïf Il y a 21 heures
 marre de ces associations qui ne représentent que leurs dirigeants grassement payés par nos impôts. De quel droit et au nom de qui décident-ils de faire de faux procès d'intention.L'état a besoin de faire des économies, en voici une toute trouvée: suppression du financement de ces parasites

astalavista Il y a 18 heures
 le mrap quelle bonne blague son principal dirigeant harlem désir voici un extrait de son autobiographie ...
De novembre 1986 à octobre 1987, alors qu'il est président de SOS Racisme, il est également salarié par l'« Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants », basée à Lille en tant que « formateur permanent » et il perçoit pour cet emploi fictif, un salaire mensuel brut de 10 500 francs. Cela lui vaut d'être condamné, le 17 décembre 1998, à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende pour recel d'abus de biens sociaux[14].

Harlem Désir aurait également bénéficié de la clémence de François Mitterrand : une amnistie concernant une dette de 80 000 francs au Trésor public, relative à des amendes de stationnement (décision de justice du 8 mai 1992) alors qu'il était président de SOS R Continuez comme celà le Mrap et compagnie..vous faites gonfler le vivier de Marine LE PEN.


commentaireResistanz Il y a 17 heures Signaler un abus Quelle tristesse se drame et tout de suite la polémique.
Au fait le Mrap condamne les attentats des islamistes intégristes ? Jamais entendu, comme les autres d'ailleurs.

Alors Mesdames et Messieurs des associations qui voient toujours le verre à moitié vide, pour que votre discours prenne toute sa valeur et son sens condamner TOUT et pas ce qui vous arrange.

Vous prônez l'unité, mais vous opposez, divisez autant que les extrémistes de droite.

Vous avais eu raison de lancer ce cri, mais nous aimerions aussi l'entendre pour les européens déjà installer depuis des siècles.

Nous sommes accueillant, la preuve notre beau pays mais tant que vous refusez de dire que le racisme est bi polaire et qu'un tabou est en place en France pour minimiser les actes xénophobes et racistes, envers les blancs, et oui je sais que ça vous fait ch... d'entendre ça, mais pas le choix.

La France n'est pas raciste, mais certains

commentaireValériane Il y a 19 heures Signaler un abus Je recopie un passage que j'ai trouvé sur le forum, car c'est exactement ce que je voulais dire :
"On n'a pas besoin du FN pour se faire une idée de ce qui se passe en France : on le voit et on le vit tous les jours !!!!!!! Messieurs les ministres, députés, sénateurs, journalistes, sortez la tête du seau et regardez la réalité en face ! Les français votent FN car ils en ont marre d'être le dindon de la farce. Marre de voir leur bagnole brûler, marre de se faire insulter, agresser, marre de bouffer du hallal à la cantine, marre de voir des burkas, niqabs ou autres djellabas déambuler dans les rues, marre de voir les rues transformées en mosquées à ciel ouvert. Par contre si nous roulons à quelques km de plus que la limite autorisée alors là on se prend un PV !!!! Nous n'avons pas le droit de faire le moindre écart alors que nous nous faisons emmerder au quotidien par des français d'outre méditerranée. Et voilà où ça mène !!!!
Ne dites pas que le FN est responsable de ce qui se passe ; c'est l'inverse : le FN existe parce que les français le veulent"Réponses (30) .75 utilisateurs ont apprécié ce commentaire
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 commentairePat Il y a 18 heures Signaler un abus ces associations n'ont aucune légitimité démocratique
elle veulent imposer leur politiquement correct qui est d'un racisme scandaleuix envers les blancs et les valeurs ancestrales de la France
il faut les boycotterRéponses (1) .79 utilisateurs ont apprécié ce commentaire
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qui ne c est jamais fais menacer ou depouiller par un arabe?si un un francais exprime sont avis ou ce defend c est un raciste.placer un drapeau francais sur votre voiture on vous la casse en disant vous etes un raciste.placer un drapeau maghrebin sur votre voiture c est respecter la culture de votre pays.regarder sur youtube les manifestations islamique qui promote la haine et la prise de pouvoir angleterre ou en hollande,cela est normale?pourquoi avons nous pas le meme probleme avec les communautees asiatiques?pourquoi notre gvt doit ceder a des principes religieux qui n accepte pas nos cultures ,valeurs qui sont a l origine de la france?pourquoi vous voulez changer le pays qui vous accueille pour le faire ressembler au pays que vous avez quittez(abandonne)Réponses (7) .
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #25 le: 28 juillet 2011 à 11:06:58 »
j'évite de lire les commentaires de ce type d'article ils sont désespérants... :nono:

Citer
Cela veut il dire que le discours islamophobe a colonisé les esprits à un point que je n'imaginais pas, c'est probablement ce que me dira Raja..... Ou bien que la "fachosphère" et ses militants sont incroyablement actifs pour coloniser la toile

je dirais les deux ma chère reveillonsnous  :fleur2:, helas les deux...  j'avais mis un lien vers le cyberactivisme de l’extrême droite, je le remet : http://sarkostique.fr/index.php?topic=292.msg610#msg610
"Jean-Yves Le Gallou écrivait, fin 2008 : "Je ne peux m'empêcher d'établir un parallèle entre l'arrivée d'Internet dans les années 1995 et la montée progressive des mouvements populistes en Europe. Les 16/18 ans sont ceux qui passent (...) le plus de temps sur Internet : or ils ont voté à plus de 50 % pour deux partis populistes en Autriche en 2008."

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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #26 le: 13 novembre 2011 à 13:00:23 »
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Allemagne: un trio néo-nazi fait craindre le retour d'un terrorisme d'extrême-droite

La police a saisi chez une extrémiste une arme ayant servi à commettre neuf meurtres contre des étrangers. Le pays s'inquiète de l'existence d'une «Fraction Armée Brune».

La découverte d'une arme ayant tué neuf personnes d'origine étrangère chez une militante néo-nazie a fait surgir en Allemagne le spectre d'une "Fraction Armée Brune" terroriste, comme l'appellent déjà certains médias samedi.

Le pistolet de calibre 7,5 mm, de marque Ceska a été retrouvé par la police dans les décombres de l'appartement de Beate Z., 36 ans, à Zwickau (est), qui l'avait fait exploser avant de se livrer aux enquêteurs.
Sur la piste du meurtre d'une policière

Selon les expertises balistiques, l'arme a servi à commettre les meurtres jusqu'ici inexpliqués de huit hommes d'origine turque et un d'origine grecque dans des restaurants de kebab, entre 2000 et 2006, au nord du pays (Hambourg, Rostock), au sud (Nuremberg, Munich), et à l'ouest (Dortmund, Kassel). L'affaire a été confiée au parquet fédéral, compétent en matière de terrorisme.

Beate Z. était recherchée dans le cadre d'une enquête sur une attaque à main armée survenue le 4 novembre dans la région de Iéna (est). Les deux auteurs présumés de l'attaque, Uwe B. et Uwe M., compagnons de longue date de Beate Z. au sein de la mouvance néo-nazie, ont été retrouvés morts peu après dans un camping-car, les enquêteurs privilégiant l'hypothèse d'un suicide.

Dans leur véhicule a été retrouvée l'arme d'une policière abattue d'une balle dans la tête en 2007 à Heilbronn (sud-ouest), un meurtre qui n'a jamais été élucidé.
La peur d'un terrorisme brun

Samedi, les visages du trio s'affichaient sur la dernière page du plus grand quotidien populaire, Bild, et l'affaire faisait la une de la majorité des journaux. "Pour la première fois depuis la Réunification, la République fédérale est confrontée à un terrorisme d'extrême-droite de grande ampleur", écrit le Tagesspiegel.

Dans le quotidien Die Welt, le chef du groupe parlementaire social-démocrate (SPD, opposition), Thomas Oppermann, appelle à un renforcement de la lutte contre l'extrême droite. "Cette affaire montre qu'il y a encore des extrémistes de droite prêts à la violence en Allemagne", regrette-t-il alors que la police, dans différents Etats régionaux, enquête, selon le journal, sur d'éventuels liens avec d'autres affaires.

Die Welt évoque un attentat à la gare de Düsseldorf en 2000 qui avait fait plusieurs blessés parmi des Juifs originaires d'ex-URSS venus s'installer en Allemagne ou encore l'explosion d'une bombe dans un quartier turc de Cologne en 2004.

Le spectre d'une "Fraction Armée Brune" apparaît dans plusieurs médias, en référence au groupe terroriste d'extrême gauche "Fraction Armée rouge" qui, des années 70 aux années 90, a tué plus de 30 personnes en Allemagne. "Les observateurs parlent déjà d'une éventuelle Fraction Armée Brune qui agirait depuis des années clandestinement", souligne ainsi le Tageszeitung.
«Aucun indice» d'un groupe structuré

Comme d'autres, le journal s'interroge par ailleurs sur le fait que le trio ait pu disparaître pendant 13 ans alors qu'un atelier de fabrication de bombes artisanales avait été découvert en 1998 dans un garage loué par Beate Z. à Iéna. Certains soupçonnaient les services de renseignement d'avoir utilisé les suspects comme informateurs sur le mouvement néo-nazi.

"Si les informations se confirment, ce serait la première fois qu'un groupuscule d'extrême-droite clandestin laisse une empreinte aussi sanglante en Allemagne", a en tout cas estimé le chef du principal syndicat de la police (GdP), Bernhard Witthaut, dans les colonnes du Süddeutsche Zeitung.

Cependant, selon ce quotidien qui s'appuie sur des sources anonymes au sein des forces de sécurité, il n'y a cependant pour le moment "aucun indice attestant l'existence d'un groupe terroriste structuré" dont le trio serait l'émanation.

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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #27 le: 13 novembre 2011 à 13:37:02 »
Fraction armée brune... ça critique le totalitarisme bolchevique et ça s'inspire du terrorisme d'extrême gauche...  :mrgreen:
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #28 le: 04 janvier 2012 à 19:04:23 »
Peut-être que les électeurs bas du front vont un peu comprendre ce qui se passerait en cas de Le Pen... On sait jamais!  :grrr:

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Hongrie: Viktor Orban sent le vent tourner

Viktor Orban est de plus en plus constesté, en Europe comme en Hongrie / AFP
Contestation. Vertement critiqué à l’étranger, le Premier ministre hongrois Viktor Orban sent aussi la colère monter dans son pays, où il est accusé de se comporter comme un « dictateur » par des manifestants de plus en plus nombreux.


Lundi soir, en Hongrie, les partis d’opposition et les mouvements de la société civile ont réussi à mobiliser entre 70 000 et 100 000 personnes (selon les différentes sources), descendues dans la rue pour protester contre la nouvelle constitution qu’elles jugent antidémocratique.

Pour de nombreux experts, ce mouvement sans précédent marque un véritable tournant dans la politique hongroise. « Jusqu’à présent, les manifestations étaient assez ‘cool’. Maintenant, le ton a changé », déclare Kornélia Magyar, de l’Institut progressiste hongrois. Le rejet de cette nouvelle constitution, qui inquiète aussi à l’étranger, et du régime Orban n’ont jamais été aussi forts, depuis la large victoire du parti de Viktor Orban, le fidesz, lors des élections législatives en avril 2010. Lundi, les manifestants ont brandi des pancartes avec les inscriptions : « Assez ! », « Dictature d’Orban », « Orbanistan ».

La contestation est d’autant plus vigoureuse que les conditions de vie des Hongrois se sont nettement détériorées ces derniers mois. L’échec de la politique économique du gouvernement a conduit au plongeon de la devise locale, le forint, synonyme pour les nombreux détenteurs de crédits en devises étrangères d’une explosion de leur remboursement.

Le pays ne peut plus se refinancer sur les marchés obligataires en raison de taux d’intérêt élevés. Il a fait appel au Fonds monétaire international (FMI) et à l’Union européenne (UE) pour solliciter un crédit, mais les bravades de Viktor Orban, notamment ses attaques contre l’indépendance de la banque centrale hongroise, ont fait coincer les discussions, interrompues en décembre.


Et l'UE... tergiverse, qui l'eût cru?  :mrgreen:

Citer
La Commission de Bruxelles a annoncé hier ne pas avoir encore décidé si elle reprendrait les négociations. Une rencontre informelle est en revanche prévue avec le FMI le 11 janvier. « La question est : allons-nous entamer les discussions formelles en janvier ? », a déclaré hier un porte-parole de la Commission.


http://www.leprogres.fr/france-monde/2012/01/04/hongrie-viktor-orban-sent-le-vent-tourner

Juppé ne se mouille pas.
Il y en a quand même un qui réagit dans l'opposition...

Citer
Hongrie: "double discours de l'UMP" (PS)

Harlem Désir, secrétaire national du PS à la coordination, a déploré aujourd'hui le "double discours cynique de l'UMP" sur le parti au pouvoir en Hongrie, le Fidesz, demandant au parti de la majorité de "ne faire preuve d'aucune faiblesse" avec ce "parti extrémiste".

"Je demande à M. Copé et à l'UMP de clarifier immédiatement leurs liens et de ne faire preuve d'aucune faiblesse avec le Fidesz, parti extrémiste qui met en place un régime antidémocratique en Hongrie et dont la dérive bafoue les valeurs de l'Europe", a-t-il déclaré dans un communiqué.

"La situation des libertés en Hongrie est aujourd'hui insupportable", fait valoir l'eurodéputé, qui fustige "la dérive autoritaire et nationaliste du parti au pouvoir, le Fidesz". Pour lui, "Viktor Orban ne doit bénéficier d'aucune passivité coupable de la part des gouvernements européens".

Harlem Désir "ne comprend pas le double discours cynique de l'UMP. D'un côté Alain Juppé à demandé hier à la Commission européenne d'intervenir, mais de l'autre Jean-François Copé reste d'un silence assourdissant sur les agissements du Fidesz, parti-frère de l'UMP au sein du Parti populaire européen!"

Il note que "Viktor Orban est toujours vice-président du Parti populaire européen aux côtés de l'UMP française" et que l'UMP française "préside au Parlement européen, en la personne de Joseph Daul, le groupe Parti populaire européen où siège actuellement le Fidesz".


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/01/04/97001-20120104FILWWW00531-hongrie-double-discours-de-l-ump-ps.php
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #29 le: 17 février 2012 à 16:28:25 »
V'savez quoi? Les fachos essayent de s'la jouer intello, genre système d'interprétation universel clé en main...  :mrgreen:
R'gardez donc le salmigondis sur lequel j'ai tombé sur un forum de not'bell' télévision  8/ :

Citer
Après un siècle de combats, on se rend compte, que le seul résultat tangible du communisme en France est d'avoir transformé ses municipalités en villes du tiers-monde, dans une étonnante conjonction de vue avec le patronat. 
Si au XIXè siècle, le marxisme se traduit d'abord par la défense du monde ouvrier, la fin du XXè siècle va révéler en pleine lumière toute l'importance de l'universalisme qui lui est consubstantiel, avec son projet de société mondiale, d'Etat mondial, de gouvernement mondial. 
C'est d'ailleurs exactement le projet concocté par la finance internationale, et il n'y a rien d'étonnant à cela, si l'on veut bien considérer que ce sont les mêmes personnes qui s'activent derrière ces rideaux de fumée idéologiques nous promettant un monde de paix et un avenir radieux. 
L'URSS s'est effondrée, et l'idée communiste peut à nouveau jouer correctement son rôle qui est celui d'être l'aiguillon de la démocratie, à l'intérieur même de la démocratie libérale, finalement la seule capable de nous frayer la voie vers la société mondiale. 
Car c'est dans l'opposition active que le communisme est véritablement efficace. C'est dans l'opposition qu'il peut rendre les meilleurs services, puisqu'il permet de maintenir les opposants au Système libérale dans les perspectives mondialistes. 
Il est en quelque sorte la soupape de sécurité d'un système libéral. 
Ceux-ci sont alors récupérées par "l'idéal" communiste et conservées dans le bouillon du mondialisme. 
Sans lui, les opposants à la démocratie bourgeoise et à la société de consommation se porteraient inévitablement vers les mouvements de réactions identitaires, ce que le Système cosmopolite ne souhaite à aucun prix. 
Le communisme a donc réintégré le rôle qu'il n'aurait jamais dû cesser d'avoir, qui est celui d'être une utopie mobilisatrice, nichée à l'intérieur de la démocratie. 
Le communisme est mort mais l'idéal communisme paraît être soigneusement entretenu, réchauffé au sein de la démocratie libérale, lové dans ses institutions. 
C'est ainsi que fonctionne la spirale mondialiste: avec un Système, d'un côté, et une opposition factice à ce Système de l'autre. 
Les deux forces sont absolument complémentaires et indispensables l'une à l'autre.

Sic.  :hurt1:

Au secours, les gens! le mondialisme il est partout! Qui sait si les petits hommes verts...  :|

Complotistes paranoïaques, bienvenue dans la cellule!  :mdr1:
« Modifié: 17 février 2012 à 16:32:25 par sarkonique »
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #30 le: 28 août 2012 à 11:06:43 »
 Richard Millet distingué d'un y'a bon award largement mérité pour son "qui en a marre d’être le seul Blanc dans le RER ", il récidive avec une éloge sur Anders Breivik, je n'ai pas lu l'ouvrage mais je n'aime pas millet et je n'aime pas ces ouvrages en général, si quelqu'un le lit il confirmera surement :merci:

Citer
Le drôle d'Eloge "littéraire" d'Anders Breivik

L'auteur de la tuerie d'Utøya a été condamné vendredi 24 août à 21 ans de prison. Alors même que Richard Millet fait paraître un déplaisant Eloge littéraire d'Anders Breivik.

Jugé pour l'un des pires massacres jamais commis en Europe en temps de paix, l'extrémiste de droite Anders Behring Breivik a été condamné à 21 ans de prison.

Le 22 juillet 2011, le Norvégien Anders Breivik tuait huit personnes dans un attentat à la bombe contre le siège du gouvernement à Oslo, puis 69 autres, en majorité des adolescents, dans une fusillade contre un camp d'été de la Jeunesse travailliste sur l'île d'Utøya. A ses yeux, les victimes prônaient le multiculturalisme. Jugé coupable d'acte terroriste, l'extrémiste de droite a été condamné ce vendredi 24 août à 21 ans de prison. 

Le multiculturalisme, c'est aussi la cible privilégiée de Richard Millet, essayiste polémiste, défenseur de l'identité chrétienne et éditeur chez Gallimard, qui publie aux éditions Pierre Guillaume de Roux un indécent Eloge littéraire d'Anders Breivik. "Les nations européennes se délitent socialement en même temps que leur essence chrétienne se perd au profit du relativisme général", écrit-il. Dans son essai, il dénonce tour à tour la "perte de l'identité nationale" des Etats occidentaux, "l'islamisation de l'Europe" et la fragilisation de ses "racines chrétiennes". 

"Perfection formelle" du massacre

"Je n'approuve pas les actes commis par Breivik le 22 juillet 2011", se défend Millet dès les premières lignes de son texte, sans convaincre. "C'est pourtant sur ces actes que je me pencherai, frappé par leur perfection formelle, donc, d'une certaine façon, [...] par leur dimension littéraire, la perfection, comme le Mal, ayant toujours peu ou prou à voir avec la littérature". Une habile précaution oratoire: il s'efforce par la suite de donner un caractère nécessaire à ces actes, se servant de la littérature comme d'un gracieux paravent.

"Breivik est sans doute ce que méritait la Norvège"

Au fil d'un texte vindicatif, Millet définit Breivik comme "un produit exemplaire de la décadence occidentale", un "enfant de la fracture idéologico-raciale que l'immigration extra-européenne a introduite en Europe". Son crime s'expliquerait par la perte d'espoir et d'identité nationale en Occident. "Breivik est sans doute ce que méritait la Norvège et ce qui attend nos sociétés qui ne cessent de s'aveugler pour mieux se renier". De l'argument déjà violent de "la perfection de l'écriture au fusil d'assaut", Millet passe ainsi à l'explication sociale, sans assumer pour autant la justification politique. Mais il fait une apologie esthétique du crime.
Breivik responsable

Selon Millet, l'acte d'Anders Breivik ne doit pas être réduit à un accès de folie. "Le déclarer fou, c'est l'occasion de ne surtout pas ouvrir les vrais débats, sur la présence islamique, par exemple. De se voiler la face", plaide-t-il dans une interview exclusive à ActuaLitté. Ce vendredi, les juges norvégiens ont bel et bien reconnu Anders Breivik coupable et responsable de ses 77 assassinats.

Richard Millet est notamment l'éditeur de Jonathan Littell, l'auteur des Bienveillantes, retour asphyxiant sur les massacres perpétrés pendant la seconde guerre mondiale par d'autres assassins, allemands et ukrainiens ceux-là. Richard Millet justifierait-il "littérairement" leurs crimes par le fait qu'on n'avait pas ouvert plus tôt les vrais débats sur "la présence juive", les "einsatzgruppen" étant le "produit de la décadence occidentale"? D'autres que lui l'ont fait. Dans des termes étrangement similaires.

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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #31 le: 28 août 2012 à 13:24:12 »
C'est à vomir !  :berk2: :berk2: :berk2:
J'avais entendu Tahar Ben Jelloum en parler ce matin à France Inter et je venais sur le fofo dans l'idée d'en glisser un mot...... Ce qui me fait le plus peur est, non pas que ce type aie ce genre d'idées, je crois qu'il y aura toujours des salopards et des crétins. Non, ce qui me fait le plus peur est que notre société soit à un stade où ils n'ont plus aucun complexe à tenir ce genre de discours haut et fort  :(
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #32 le: 29 août 2012 à 11:55:16 »
les tenir et les publier :triste1: j'aime bien cet article.

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[La politique du pire de Richard Millet :un marketing littéraire bête & immonde.]

En publiant, ce 24 août, dans son recueil Langue fantôme, un «Éloge littéraire d’Anders Breivik» aux éditions Pierre-Guillaume de Roux, le prosateur xénophobe Richard Millet entendait commémorer, à sa façon macabre, la mort de 77 jeunes militants sociaux-démocrates froidement exécutés par le susnommé Breivik sur l’île d’Utoya, le 22 juillet 2011, en Norvège. Mieux, la date de sortie de l’opuscule à scandale était programmée pour concorder avec celle du procès où le tueur avait promis de revendiquer haut et fort le sens politique de ses actes au nom d’une croisade anti-mahométane et d’une défense de la civilisation Occidentale réduite à sa plus simple expression skinhead: le White Power, tendance Viking endimanché.

Aux meurtres prémédités de l’un a ainsi répondu le cynique plan média de son disciple «littéraire». Le choc des photos, le poids mort des mots (d’auteur). Top synchro! Et chez quel éditeur! Un fils de… et pas n’importe lequel, celui de Dominique de roux, génial découvreur textuel, mais aussi dandy fasciné par les décombres du national-socialisme, n’en déplaise à son honteux rejeton qui depuis des décennies menace quiconque traiterait son père de fasciste d’un procès en diffamation. Ici la boucle est bouclée, à visage enfin découvert.
Quant au martyre publicitaire Richard Millet, ce serait indélicat d’ébaucher sa nécrologie avant terme, mais on peut déjà y entrevoir le double visage du spectre esthétique de l’écrivain post-réactionnaire: vanité carriériste et misanthropie sélective. Et s’il fallait accuser les traits de son portrait-robot en quelques périphrases, cela tiendrait du cadavre exquis, «littéraire» bien sûr. Pour s’en faire une idée, le début d’une liste non exhaustive :

Homme de seconde main du phalangisme libanais;
Copieur conforme du pseudo-anti-conformisme ;
Poor lonsome victime de la fashion fasciste;
Archange déçu des chiffres de ses ventes;
Vétéran de ses blessures narcissiques;
Littérateur mercenaire en tous genres;
Petit bonhomme des arts et de l’être;
Chantre de la purification langagière ;
Matamore, alias tueur-de-Maures ;
Pousse-au-crime par procuration ;
Barde du christianisme agraryen ;
Maniaque de l’aigreur cultivée ;
Taurillon de salon du livre ;
Tête de lard islamophobe;
Prosélyte de soi par soi;
Bad boy bcbg ;
Néo-naze… tout court.

Ici s’achève ma spéciale dédicrasse à Richard M., mais reste à chacun tout loisir de poursuivre cette énumération en trouvant à ce triste sbire d’autres titres de bassesses.
En terme commercial, ton pamphlet va peut-être trouver sa niche, son cœur de cible, bref ses amateurs de provocation victimaire. Le lyncheur lynché, ça peut rapporter gros… ou pas. Alors, en attendant de savoir si ton Best-killer marche aussi fort que prévu, jouis bien de tes passions tristes, Richard M., bon buzz et bon ulcère,
« Modifié: 29 août 2012 à 12:06:23 par raja »

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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #33 le: 31 août 2012 à 13:11:49 »
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Les nazis du XXIe siècle

Alors que Londres accueille les Jeux paralympiques, à Athènes le parti d'extrême-droite Aube Dorée se répand en incitations à la haine contre les personnes handicapées et les homosexuels, après s'en être pris aux immigrés et aux minorités ethniques. Le gouvernement grec et l'Union européenne ferment les yeux sur ce phénomène qui n'est pas sans rappeler la montée du nazisme en Allemagne.

"Vous êtes les prochains, après les immigrés". Voilà ce qu'on pouvait lire sur une série de tracts apparus cette semaine dans les clubs du quartier gay d'Athènes. Alors que les violences contre les immigrés et les minorités ethniques ne cessent d'augmenter dans tout le pays, les militants du parti Aube Dorée appellent aujourd'hui à s'en prendre aux homosexuels et aux personnes handicapées.

Ces nouveaux fascistes défilent en chemises noires avec leurs torches dans les rues d'Athènes, ils terrorisent les minorités ethniques et sexuelles, brandissent un emblème qui n'est rien d'autre qu'une swastika déroulée, et n'ont que mépris pour les institutions politiques. Et pourtant, dans toute l'Europe, ils ne sont toujours considérés que comme un symptôme de la crise économique grecque.
Stratégie de diversion

Il fut un temps où les voyous d'extrême-droite ne s'en prenaient aux immigrés que pendant la nuit. Aujourd'hui, ils opèrent au grand jour, sans crainte des conséquences tant elles sont rares. Le nombre et la gravité des attaques a augmenté ces dernières semaines et si les migrants déposent plainte auprès de la police, ils risquent de se faire arrêter.

Non seulement la criminalité contre les immigrés n'est pas considérée comme une priorité, mais en plus bon nombre des militants du parti Aube Dorée sont issus des rangs de la police. Des sondages effectués à la sortie des bureaux de vote en mai 2012 ont montré que dans certaines circonscriptions urbaines, près de la moitié des policiers grecs avaient voté pour le parti raciste qui possède désormais 7% des sièges au Parlement.

Les agressions au couteau, les bastonnades et les attaques en moto sont devenues tellement courantes dans certains quartiers de la capitale que les immigrés n'osent plus y aller seuls. Alors que la Grèce abrite depuis longtemps une importante population immigrée – 80% des réfugiés entrent dans l'Union européenne par les ports grecs -, les étrangers venus trouver refuge dans le pays ont aujourd'hui peur pour leurs enfants. D'après un récent rapport de l'ONG Human Rights Watch intitulé "Hate on the streets" [Haine dans les rues], les "autorités nationales – ainsi que les communautés européenne et internationale dans leur ensemble – ont largement fermé les yeux" sur l'augmentation des violences à caractère xénophobe en Grèce.

Comme si cela ne suffisait pas, le ministre de l'Ordre public, Nikos Dendias, s'est engagé à lutter contre l'immigration qu'il considère comme une "invasion" et comme une "une bombe" prête à faire exploser "les fondations de la société". Il est intéressant de noter que pour lui, la présence des étrangers représente une menace plus grave que la crise économique, un message qu'il n'hésiterait visiblement pas à placarder sur les murs d'Athènes s'il le pouvait.

Le retour du discours raciste s'inscrit dans une stratégie de diversion visant à détourner l'attention d'une population amère face à la crise de la dette et du pouvoir politique. Comme bon nombre de gouvernement de centre-droit, la coalition Nouvelle démocratie reprend le discours de l'extrême-droite et attise la xénophobie au lieu de chercher à apaiser l'opinion publique. Les policiers ont la bénédiction de Nikos Dendias pour interpeler, arrêter et expulser les immigrés. Ils ont déjà mené des milliers d'opérations à Athènes et dans les villes voisines dans le cadre d'un programme baptisé (sans ironie) Zeus, dieu de l'hospitalité.
Vieille technique rhétorique

Comme bon nombre de groupes fascistes, Aube Dorée affirme représenter la classe ouvrière marginalisée. Le parti se dit l'ennemi d'un système démocratique en faillite et exploite le mécontentement populaire face aux erreurs de la gestion néolibérale. Il se déclare contre l'austérité mais n'a aucun projet économique. Sa stratégie repose uniquement sur la violence, la division et le racisme. Les gouvernements grec et européens semblent toutefois prêts à le tolérer et le voient comme la conséquence sociale d'un programme d'austérité qui ferait consensus.

L'Union européenne a été fondée après la Seconde Guerre mondiale afin de créer une union sociale et économique sur un continent dévasté par le fascisme. Dans la Grèce d'aujourd'hui, Aube Dorée est considéré comme un parti politique sérieux quand bien même ses représentants rejettent le processus démocratique et ont tendance à agresser leurs rivaux à la télévision.

Longtemps après l'arrivée des nazis au pouvoir en 1933, bien après l'incendie du Reichstag et la légitimation des violences antisémites par le pouvoir politique, les gouvernements européens sont restés plus inquiets du risque socialiste que de la menace fasciste. Presque jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, il était plus important pour les dirigeants internationaux que l'Allemagne paie ses dettes. L'établissement de parallèles historiques avec le nazisme est une vieille technique rhétorique que les commentateurs de gauche comme de droite ont largement galvaudée à propos d'étiquetages alimentaires et autres mesures de prévention routière drastiques. En l'occurrence, il ne s'agit pourtant pas de rhétorique.

De vrais fascistes en chemise brune défilent pour de vrai dans les rues de la capitale, brandissant des swastikas et des flambeaux, mutilant et tuant des étrangers, et les gouvernements du monde entier les regardent avec une effrayante tranquillité tant que les Grecs continuent de payer leur dette à l'élite européenne. Lorsque les leçons de l'histoire sont apprises par cœur sans être comprises, il est facile de les oublier au moment critique. Il est temps pour l'Europe de se souvenir que le prix du fascisme est autrement plus élevé et plus cruel que n'importe quelle dette publique.


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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #34 le: 31 août 2012 à 20:29:06 »
ça fait vraiment froid dans le dos  :( :triste1:

Après avoir lu l'article je suis partie en visite sur le Carnet de notes d'un anthropologue en Grèce, je l'apprécie beaucoup et cela faisait longtemps que je ne l'avais pas lu ..... Et bien malheureusement tout ce que j'y ai lu confirme que l'article n'exagère en rien  :pleur3: :pleur3:
« Modifié: 31 août 2012 à 20:40:07 par reveillonsnous »
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #35 le: 01 septembre 2012 à 12:59:26 »
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la haine contre les personnes handicapées
Cela risque fort de se retourner contre eux, vu leur handicap mental profond!  :mrgreen:

"Aube dorée" sonne curieusement, en français, en écho au nom d'une des ethnies grecques de l'Antiquité, les Doriens. Ceux-ci auraient en effet détruit avec férocité la brillante civilisation mycénienne et plongé la Grèce du XIIe s. dans la régression. Les Doriens sont les fondateurs de Sparte, la rivale autoritaire de l'Athènes démocratique. Les "historiens" nazis admiraient ces temps obscurs et considéraient les Doriens comme des frères "aryens" des Germains...

Cela dit, "dorée" se disant "chrysè" en grec, mon parallèle s'arrête nécessairement là.
En revanche, le parallèle avec l'or dur (du Rhin?) nazi demeure certaine, hélas!
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #36 le: 17 septembre 2012 à 19:52:15 »
J'ai hésité à poster ceci sur le fil spécifique de la Grèce, bien sûr...  :?: :pascontent2: :?:.... mais au bout du compte, cela me parait plus adéquat ici  :triste1: :(, car franchement c'est ce qui nous pend au bout du nez, à nous tous, européens  :hurt1: :aille2:
A la lecture de cet article j'avais franchement les larmes aux yeux et la boule au ventre !!!

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En Grèce, la police vous conseille plutôt d’appeler les néonazis

(De Kalamata, Grèce) Kalamata, au sud-ouest du Péloponnèse, est une petite ville calme, endormie sous les rayons écrasants du soleil de l’été malgré l’ombre imposante de la chaîne montagneuse du Taygète. Un endroit sans histoire, où le temps semble s’écouler à un rythme plus lent, sans aucun lien avec les mégalopoles comme Athènes ou Thessalonique, d’où nous parviennent de temps en temps quelques images inquiétantes de pauvreté ou de montée de la violence.

Et pourtant, Kalamata a elle aussi ses problèmes dus à la crise qui frappe la Grèce : des groupes de mendiants à chaque carrefour, le plus souvent des immigrés illégaux venus d’Asie et d’Afrique et laissés à la dérive après avoir franchi la porte d’entrée de l’Europe. Enfin, disons plutôt que Kalamata avait elle aussi ce genre de problème.
Un étrange « miracle » durant l’hiver

Durant l’hiver, un « miracle » étrange s’est produit : il n’y a plus de mendiants aux carrefours, plus d’immigrés clandestins vendant à la sauvette des CD piratés. D’abord, naïvement, on se dit que l’Etat grec a enfin décidé de gérer le problème de l’immigration clandestine, et de s’occuper de tous ces pauvres gens laissés à la merci des mafias prêtes à leur tendre une main secourable, le tout pour un prix modique. Et puis, au détour d’un article de l’un des journaux régionaux, la vérité se révèle. Noire comme une nuit de la fin des années 30.

Non, ce n’est pas la police qui est intervenue, non, ce n’est pas l’Etat qui a décidé d’enfin assumer ses responsabilités.

(......)
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C’est Aube dorée, « Chrissi Avgi » en grec. Ce groupement est plus une milice paramilitaire qu’un parti politique. Son idéologie est clairement affichée, sans le moindre complexe ou la moindre dissimulation : ouvertement raciste, xénophobe, Aube dorée revendique son attachement à l’idéologie nazie, arborant des photos d’Adolf Hitler – dont elle qualifie le jour de la mort de terriblement triste – et un symbole voisin de la svastika comme emblème.

Des pogroms dans les banlieues d’Athènes

C’est Aube dorée qui a nettoyé les carrefours de Kalamata, qui a organisé les bastonnades, ratonnades et passages à tabac nécessaires pour chasser de la ville des pauvres gens sans ressources et sans défense – pour nettoyer les rues comme on le ferait pour de la vermine.

Ce sont les milices d’Aube dorée qui se sont substituées à la police et à l’Etat grec en toute impunité, et qui revendiquent ouvertement leurs exploits dans les journaux.

Malheureusement, l’histoire ne s’arrête pas là. Durant l’été, les lecteurs attentifs ont pu lire les récits des pogroms organisés par Aube dorée dans les banlieues défavorisées d’Athènes. Lire un article est une chose. Entendre directement le récit de crimes encouragés – suscités – par la police grecque près de vous est tout autre chose.

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La police ne viendra pas : pas les moyens

Un soir à Kalamata, une Grecque aperçoit un homme de couleur dans son jardin. Inquiète, elle téléphone à la police. La réponse de la maréchaussée est rapide, et très claire : non, la police n’enverra aucun de ses officiers sur place, cependant, la dame peut appeler Aube dorée, qui viendra faire le
nécessaire.

Serviable, le policier à l’autre bout du fil donne à la dame le numéro de téléphone à composer pour obtenir l’assistance des milices du parti néonazi. Choquée, la femme raccroche et se refuse à obtempérer.

Elle attend.

Toujours inquiète, elle finit par retéléphoner à la police. Même réaction : qu’elle appelle donc Aube dorée, et son problème sera réglé. Non, la police n’interviendra pas, elle n’en a pas les moyens. A nouveau, la femme raccroche. Il n’est pas question pour elle de demander aux néonazis de venir.

Pourtant, quelques minutes plus tard, les milices d’Aube dorée déboulent. Il n’y a plus personne dans le jardin de la femme. Mais, à quelques dizaines de mètres de là, se trouve une maison occupée par un Pakistanais. En quelques minutes, les gorilles en uniformes paramilitaires l’encerclent. Puis ils y foutent le feu.

Fin de l’histoire.

Nous ne sommes pas en 1938. Nous ne sommes pas en Allemagne. Nous sommes en 2012, en Grèce, un pays connu pour sa douceur de vivre et l’hospitalité de ses habitants. Un pays ruiné par une gestion corrompue, et surtout par les volontés absurdes de gouvernements étrangers et de banquiers centraux qui n’ont aucune idée, aucune conscience du monstre qu’ils sont en train de réveiller et de nourrir, encore et encore, avec chaque mesure d’austérité inique et inefficace qu’ils imposent par la force à un pays exsangue.
Ce mécanisme est pourtant bien connu

Lors des élections de mai, les néonazis d’Aube dorée récoltèrent 8% des suffrages. En juin, leur score était de 7%, suffisamment pour
envoyer 21 députés au parlement grec, institution démocratique qu’ils attaquent tous les jours, expliquant fièrement et sans la moindre ambiguïté, qu’ils mèneront le combat dans la rue avec leurs troupes d’assaut dès qu’ils seront prêts.

Les derniers sondages placent Aube dorée à plus de 10%, devant le Pasok. Chaque coup asséné à la Grèce, chaque mesure imposée de
l’extérieur, en notre nom, nous qui sommes européens et avions basé notre Europe sur le serment du « plus jamais ça », chaque exigence d’austérité aveugle qui vise toujours les mêmes couches de la population et arrache aux gens simples le peu qui leur reste, les pousse plus avant dans l’étreinte noire d’Aube dorée.

Le mécanisme est d’une simplicité terrible, et déjà bien connu de toute personne ayant quelques notions d’histoire : détruire un pays de l’extérieur en employant des méthodes de colonisation économique à peine voilée, détruire ses services publics – santé, éducation et autres –, tout en laissant en place les administrations et les gouvernements corrompus qui sont à la base du problème, conduit au délitement complet de l’Etat de droit. Tout s’effrite, et la démocratie se craquèle, puis tombe, morceau par morceau, comme un papier peint pourri.

La police et l’armée, riches en nostalgiques de la sinistre dictature d’extrême droite des colonels et où les néonazis font leurs plus hauts scores électoraux, profitent des circonstances pour simplement laisser aller un peu plus, et pousser une population déboussolée, sans perspective d’avenir, à la recherche désespérée de sécurité, dans les bras d’Aube dorée.

Aujourd’hui, des néonazis constituent le troisième parti grec, devant le parti social-démocrate historique.

Non, nous ne sommes pas en 1938.

Mais nous y allons.

Nous y courons.




Voici la source, vous pouvez y aller pour lire l'article d'un tenant sans mes spoilers "raccourcis", mais je n'ai volontairement pas mis le lien dans le titre de l'article , car je trouve que l'ensemble du site se nullifie à vitesse grand V depuis son rachat par un grand groupe ..... Je continue cependant à le consulter car j'y trouve encore des articles de riverains aussi intéressant que celui-ci  :désolé1:
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #37 le: 18 septembre 2012 à 13:38:52 »
C'était quoi déjà le principal argument de vente de ce qui est devenu le traité de Lisbonne ? ....Ha oui je me souviens maintenant : "la Paix et l'amitié entre les peuples" . Objectif atteint ?  :diable:

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Quels sont les objectifs de l'UE ?

L' Union européenne (UE) a pour objectifs :

    d'établir les fondements d'une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens, de sauvegarder la paix et de rechercher l'unité politique

    d'assurer, par une action commune, le progrès économique et social : création d'un marché intérieur européen et renforcement de la cohésion sociale.
...ha !
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #38 le: 18 septembre 2012 à 14:45:04 »
Tu l'as dit toi-même: ce sont des objectifs...
Et le chemin est long, sinueux, difficile
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #39 le: 18 septembre 2012 à 15:03:21 »
Le chemin sera d'autant plus long et sinueux que pour atteindre ces prétendus objectifs les puissants ont pavé la construction européennes d'explosif .
"Souvenez-vous pour toujours des noms de ceux qui ont refusé ce combat ou, pire, qui ont préféré relayer les arguments calomnieux et anti-communistes de l'extrême-droite contre nous." Jean-luc Mélenchon

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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #40 le: 18 septembre 2012 à 18:41:50 »
Please, ne parle pas de pavés !
Ça me donne des gratouillis au bout des doigts...
Réminiscences du passé, d'une époque heureuse où on n'hésitait pas à descendre dans la rue dès qu'on touchait à nos acquis dociaux...

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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #41 le: 27 octobre 2013 à 12:02:24 »
Quand je pense que l'union européenne est prix Nobel de la paix, c'est aussi légitime qu'un prix Nobel de la paix pour marine le pen

 
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Quand on retire des enfants à leurs parents parce qu’ils sont blonds

Un nouveau mur a été enfoncé, une défense immunitaire de nos sociétés a sauté, nous ramenant quelques décennies en arrière. En Grèce d’abord, puis en Irlande, qui sait, demain peut-être ailleurs.

Des représentants de l’ordre public ont estimé à trois reprises qu’il était louche, et dangereux pour l’ordre public en question, qu’un enfant ne ressemble pas à ses parents, lorsque ceux-ci sont roms. On a ainsi retiré à des parents la garde de leur enfant, de façon temporaire, parce que celui-ci était blond comme les blés, et avait des yeux clairs.

Comme des millions d’enfants, mais pas comme des enfants de Roms, ont estimé quelques fonctionnaires physionomistes ! « A qui l’avez-vous volé ? » leur a-t-on probablement demandé en grec ou en anglais avant de mettre l’enfant « en sécurité » dans une institution.

Bien sûr, en Irlande au moins, on s’est ensuite excusé. Ensuite, c’est-à-dire après avoir reçu le résultat des tests ADN qui établissait scientifiquement la parenté biologique. Les deux enfants blonds irlandais étaient bien les fils de leurs parents, et pas les victimes de voleurs d’enfants : on les a autorisés à retourner chez eux.

Cela se passe en Europe, aujourd’hui

Vive les tests ADN, dernier garde-fou en 2013 au délit de faciès ! Il y a quelques décennies, faute d’élément scientifique probant, on aurait probablement définitivement retiré ces enfants, trop blonds pour descendre de Tziganes, à leurs parents. Aujourd’hui, le laboratoire est là pour éviter l’erreur fatale. Mais c’est bien le seul progrès.
En Grèce, « l’ange blond »

Maria, 4 ans n’a pas été volée à ses parents biologiques par des Roms vivant en Grèce : des tests ADN montrent qu’elle est en réalité l’enfant d’un couple rom de Bulgarie, dont le père porte des gènes albinos. Le couple avait été contraint d’abandonner leur fille pour des raisons économiques peu après sa naissance. A lire dans Le Figaro.

Pour le reste, les plus anciens des Tziganes habitant dans les camps irlandais ou grecs concernés ont sans doute eu le sentiment d’être violemment tirés en arrière. Rattrapés par un passé que l’on voulait tous croire oublié. De retour dans un monde, où il est préférable d’avoir la tête de l’emploi. Où les Roms ne peuvent pas être des parents comme les autres, où la présomption d’innocence n’existe pas pour eux, où l’on sait tout d’eux sans les connaître, et où les mieux pensants sont convaincus qu’ils appartiennent à une ethnie qui ne pourra jamais s’adapter dans nos pays.

Cela se passe en Europe, aujourd’hui. Et cela fait froid dans le dos ! C’est pour cela que l’on devrait s’interdire définitivement de jouer avec certains mots, d’attiser ou justifier certaines peurs collectives anciennes, plus ou moins assumées, que l’on soit de droite, de gauche, ou d’ailleurs.


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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #42 le: 27 octobre 2013 à 14:37:44 »
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le père porte des gènes albinos

C'est inexact.
D'ailleurs, en général ce sont les gènes de la mère les plus pertinents.

Les "anges" en question n'ont pas les yeux rouges (ni bleus, d'ailleurs...)
L'enfant n'est pas du tout albinos, il s'agit d'un phénomène due à un allèle récessif.

Il ne s'agit pas d'une quelconque pathologie, cette "anomalie" surprenante (d'abord pour les parents) arrive plus souvent, pour les raisons statistiques complexes, dans les communautés fermées sujettes aux effets de la consanguinité.
Ça arrive dans les meilleures familles, pas seulement chez les roms...


La vraie question qu'il faudrait poser aux media : pourquoi les anges seraient-ils blonds ?
En corollaire, les parents, pas spécialement blonds, seraient quoi ?
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #43 le: 27 octobre 2013 à 18:52:13 »
je veux bien croire aux allèles récessifs mais,
dans le lien d'oblomov, je cite :
Citer
Pour qu'une personne soit du groupe O, il faut que les deux allèles soient O, c'est-à-dire que le père et la mère soient du groupe O.

j'aimerais qu'on m'explique pourquoi j'ai un frangin de groupe O alors que mes parents et tout le reste de la fratrie est A+,et nous sommes tous issus des mêmes graines.

 :pasdrole: ou
Les explications pour le collège sont incomplètes  :poète:
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #44 le: 27 octobre 2013 à 20:16:22 »
Chaque chromosome 9 possède 2 allèles concernant le sang, donc sont possibles : AA, BB, AB, AO, BO, OO.
O est "récessif," deux parents AO (donc classés dans le groupe A) ont 1 chance sur 4 à avoir un enfant O.

Sinon, effectivement, c'est le facteur, qui, comme chacun sait, est souvent roux et de groupe O+...

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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #45 le: 28 octobre 2013 à 11:46:11 »
en même temps on s'en fout, le problème est qu'on enlève une petite fille à son environnement parce qu’elle est blonde, c'est un comportement qui fait froid dans le dos .

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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #46 le: 28 octobre 2013 à 12:52:38 »
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en même temps on s'en fout

Pas vraiment...si les gens avaient un minimum d'instruction, ce genre d'incident se reproduirait pas.
Les ignares comprennent pas qu'un enfant puisse autant différer physiquement des 2 parents. Les rouquins ont été méprisés pendant les siècles pour cette raison.

La question qu'il est intéressant à se poser est : pourquoi les blonds (les anges) seraient bons, et les bruns mauvais.

Photo à l'appui, on est invité à constater (vu les sales gueules des faux parents) que c'est le cas.
Dans l'occurrence, les deux roms à la mine patibulaire n'étaient pas les vrais parents, ce qui complique encore le truc.
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #47 le: 28 octobre 2013 à 16:41:57 »
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Sinon, effectivement, c'est le facteur, qui, comme chacun sait, est souvent roux et de groupe O+...
ah ben non, mon frangin est blond :mrgreen:

bon ,on s'en fou, c'est quoi déjà le sujet?    :sivousme:
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #48 le: 28 octobre 2013 à 16:53:35 »
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on s'en fou, c'est quoi déjà le sujet?
Encore une qui s'en fout, vous vous êtes données rencart ?

Le sujet étant pourquoi on a jugé bon de séparer l'ange de ses "parents" ; apparemment à cause d'un mépris d'ordre génétique, adn etc.
Les réflexions sur l'hérédite sont tout à fait pertinentes si on cherche à comprendre les raisons pour l'intervention des autorités concernées.
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Re : Extrême droite, racisme en Europe
« Réponse #49 le: 29 octobre 2013 à 12:03:56 »
mais non oblomov je ne m'en fout pas  :triste1:

mais de la blondeur du frérot ,on s'en fout,ça n'a rien à faire dans le débat sauf pour les allèles ,la génétique...les yeux bleus,les yeux noirs..... etc!
c'est une anecdote.
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