Auteur Sujet: [Articles] sur Sarkozy  (Lu 1561 fois)

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[Articles] sur Sarkozy
« le: 30 mars 2010 à 08:44:04 »
Citation de: "contemplatif"
Comme je ne me souviens pas avoir lu cet article, je le poste donc maintenant  :mrgreen:

Voilà comment on (re)découvre que le petit gourou de la droite extrême française fait toujours preuve d'approximations, d'omissions voire de manipulations pour ce qui concerne sa scolarité.

Surpris(es) ?

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Sarkozy et l’Université – la revanche personnelle d’un cancre.

par Alain Garrigou, professeur de science politique, université Paris X – Nanterre.

L’histoire universitaire et le rapport malheureux de Nicolas Sarkozy à celle-ci permettent de comprendre la politique de mépris qu’avec constance ses affidés développent à l’endroit de la recherche et des chercheurs, de l’université et des universitaires. Preuves à l’appui.

Les propos de Nicolas Sarkozy sur l’université et la recherche trahissent une implication personnelle qui n’obéit pas seulement à la centralisation présidentielle du pouvoir. Il ne suffit pas de mettre en cause les conseillers et la plume du discours du 22 janvier 2009 sur « une stratégie nationale de recherche et d’innovation » alors que des passages improvisés de cette allocution prennent un ton acrimonieux et que bien d’autres interventions confirment un solide ressentiment. Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’en prenait par exemple à celui qui avait mis la princesse de Clèves au programme du concours d’administration centrale : « Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur la princesse de Clèves. Imaginez un peu le spectacle » (23 février 2007 à Lyon). Depuis, les propos méprisants se sont multipliés contre les scientifiques ou des sciences. En février 2008, la mise en place d’une commission présidée par le professeur Guesnerie, visait à donner une caution académique aux reproches adressés à un enseignement qui négligerait l’entreprise, accorderait trop de place à la macroéconomie et à la sociologie et préparerait, on le devine, à des pensées politiquement subversives. Toutefois, la commission Guesnerie conclut à une excellente qualité d’ensemble des manuels. Les attaques contre la section économique et sociale ont néanmoins continué en prenant parfois le ton du persiflage au nom d’une compétence peu évidente. Ainsi, le 27 janvier 2009, Nicolas Sarkozy ressassait-il son hostilité devant un nouveau public : « Il y a une filière économique pour vos enfants. C’est une blague. Mettez vos enfants dans la filière ES, ils ne pourront pas se permettre de se présenter dans les meilleures écoles économiques ».

Titres de compétence ? Les sociologues savent bien que les jugements en disent souvent plus sur leurs auteurs que sur les choses dont ils parlent. Or les études de Nicolas Sarkozy n’ont pas été si brillantes ni spécialisées qu’elles l’autorisent à juger de haut les questions d’orientation scolaire et de pédagogie. Par contre, elles ont été assez médiocres pour nourrir son ressentiment personnel qui, en affinité avec l’humeur anti-intellectuelle des milieux qui le soutiennent, explique largement la « petite guerre » faite aujourd’hui aux scientifiques et universitaires.

Avant l’élection présidentielle de 2007, les sites officiels (ministère de l’Intérieur, Conseil Général des Hauts de Seine), partisan (UMP) ou professionnel (Cabinet d’avocats Arnaud Claude – Nicolas Sarkozy) indiquaient que Nicolas Sarkozy avait une maîtrise de droit privé, un certificat d’aptitude à la profession d’avocat, un DEA de sciences politiques et fait des études à l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Quelques uns étaient plus précis comme le Ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire indiquant un « DEA de sciences politiques avec mention (mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 » ainsi que celui du Conseil Général des Hauts de Seine qui assurait que « Nicolas Sarkozy décroche un DEA de sciences politiques avec mention, lors de la soutenance d’un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 ».

La mention des Etudes à l’IEP de Paris est problématique puisque Nicolas Sarkozy n’y a pas poursuivi ses études jusqu’au bout comme il est aisé de le vérifier dans l’annuaire des anciens élèves. Or, selon les usages, le titre d’ancien élève ne vaut que pour les diplômés. Il fut donc abandonné. Toutefois, le site de l’Elysée porte toujours cette indication lapidaire : Institut d’Etudes Politiques de Paris (1979-1981). Quant à l’expression « avec mention » accolée à un diplôme, elle indique cette propension à « gonfler » son CV caractéristique des candidatures aux emplois d’aujourd’hui. Si les universitaires savent que tous les diplômés ont au moins la mention « passable », tous les Français ne le savent peut-être pas. L’ensemble des CV est flou à d’autres égards puisqu’on ignore où les diplômes ont été obtenus. Seul le site professionnel du cabinet d’avocats des Hauts de Seine indiquait que Nicolas Sarkozy « est diplômé de droit privé et d’un DEA de sciences politiques de l’Université de Paris X Nanterre ».

C’est en effet là que Nicolas Sarkozy a fait ses études. Faute d’annuaire d’anciens élèves, il était plus difficile de vérifier ce curriculum vitae. Le certificat d’aptitude à la profession d’avocat a bien été obtenu en 1980 avec la note de 10/20 (cf. doc. 1 en annexe). Il y a par contre un problème pour le DEA. Sauf la même défaillance de mémoire des professeurs exerçant en 1979 dans le DEA de sciences politiques de Paris X Nanterre, Nicolas Sarkozy n’a pas obtenu son diplôme. Une petite enquête se heurte à la page noire du réseau intranet de l’université. L’auteur de ces lignes a alors adressé une demande écrite à la présidence de l’université qui a confirmé que le service de scolarité disposait bien d’un document certifiant l’obtention du DEA. Il restait à vérifier avec la pièce qui fait foi en la matière, à savoir le procès verbal de délibération, document autographe au format A3, difficile à contrefaire. Le candidat apparaît bien dans le procès verbal de la première session : il est « ajourné » car absent de l’épreuve écrite terminale et n’ayant pas rendu son mémoire (cf. doc. 2). Il restait à consulter le procès verbal de la deuxième session. Or, le procès verbal a disparu des archives de l’université. Il est même le seul procès verbal manquant de toute l’existence du DEA.

Un conclusion est certaine : les universités protègent mal leurs archives. Si l’auteur de ces lignes a pu y pénétrer pour enquête, on peut supposer que d’autres puissent le faire aussi, légalement ou non, pour des raisons illicites. Voila en tout cas un bon motif de réforme de l’université : garantir l’authenticité des diplômes.

Doc 1
Doc 2

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Re: [Articles] sur Sarkozy
« Réponse #1 le: 30 mars 2010 à 08:44:40 »
alors ça pas surprise une seule seconde , ça m'étonne pas, excellent article  :super:

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Re : [Articles] sur Sarkozy
« Réponse #2 le: 02 janvier 2011 à 11:26:02 »
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Le cri d'indignation d'un grand résistant français devient un best-seller

Avec 500.000 exemplaires vendus en deux mois, "Indignez-vous !", court manifeste écrit par Stéphane Hessel, grand résistant à l'occupation nazie et figure humaniste de la gauche française, est devenu un phénomène politique en France et un best-seller qui gagne l'international.
"Le motif de base de la Résistance était l'indignation. Nous, vétérans des mouvements de résistance, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la Résistance et de ses idéaux.
Nous leurs disons: prenez le relais, indignez-vous", écrit cet ancien diplomate, âgé de 93 ans, dont la vie traverse les tumultes de l'histoire du XXe siècle.
Né en 1917 à Berlin dans une famille juive, naturalisé français en 1937, Stéphane Hessel a été résistant, rescapé du camp de concentration de Buchenwald et l?un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l?homme de 1948.
Alors que "la fin n'est plus bien loin", ce militant social-démocrate, veut aider, par cet opus de 20 pages au titre accrocheur, les jeunes à identifier "les raisons de s'indigner", "moins nettes dans un monde trop complexe" qu'à l'époque du nazisme ou de la décolonisation où "c'était relativement simple".
Son inventaire reste très général. En France, il s'en prend à la politique du président Nicolas Sarkozy, dénonçant une "société de soupçons à l'égard des immigrés", la "remise en cause des retraites" ou le pouvoir "insolent" de l'argent avec "ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l'Etat".
Au niveau mondial, c'est "la dictature des marchés financiers", "l'écart entre les très riches et les très pauvres qui ne cesse de s'accroître" ou le blocus de Gaza ("son indignation principale") qui "peut expliquer l'envoi des rockets du Hamas" sur Israël.
Lancé le 20 octobre à 8.000 exemplaires par Indigène, une petite maison d'édition du sud de la France, "Indignez-vous!", porté par des réseaux associatifs et de libraires indépendants, caracole en tête des ventes avec son prix modique de trois euros.
"On prépare le onzième retirage. Cela fera 800.000 exemplaires !", compte l'éditrice, Sylvie Crossman, qui croule sous les mails de lecteurs enthousiastes et les demandes d'interview ou de conférences du nonagénaire.
"Par son aura personnelle et sa vie extraordinaire, Stephane Hessel fait le pont entre la grande résistance historique et des petites pratiques de résistance au quotidien. C'est un cri de ralliement de toutes les indignations" souligne-t-elle à l'AFP.
Dans un climat social tendu, marqué par la crise et l'échec des grandes manifestations de l'automne contre la réforme du régime des retraites, "Hessel a catalysé l'attente de beaucoup de Français", renchérit le philosophe Edgar Morin. "Son message, c'est : +Osez, manifestez, ne restez pas dans la résignation+".
Mais le succès dépasse les frontières et des demandes de traduction affluent de toute l'Europe, mais aussi de Corée du Sud ou des Etats-Unis. "Nous sommes aussi enthousiasmes que les lecteurs français", écrit une libraire de Namur (sud de la Belgique) à Sylvie Crossman.
Du fait de ses propos sur la Palestine, "un journaliste du grand quotidien turc Hürriyet lui a dit que le coeur des stambouliotes battait à l'unisson d'Indignez-vous !" rapporte l'éditrice. Et "un journaliste japonais lui a demandé si son livre ne reflétait pas la gravité de la situation du monde".
A seize mois de la présidentielle française, Stéphane Hessel se dit conscient d'avoir créé une attente sur une suite politique à son livre. Mais le vieil homme, qui plaide pour une candidature de la patronne du Parti socialiste Martine Aubry, se veut lucide, admettant que l'indignation n'est pas un programme électoral. "Indignez-vous!, ce n'est pas grand chose, c'est peut-être le premier étage d'une fusée", résume-t-il.

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Re : [Articles] sur Sarkozy
« Réponse #3 le: 10 janvier 2011 à 12:18:47 »
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Quatrième chronique du règne de Nicolas Ier
de Patrick Rambaud
Grasset, 175 pp., 14 €.

Patrick Rambaud a, paraît-il, le moral dans les chaussettes quand il rend, depuis 2008, ses Chroniques du règne de Nicolas Ierà son éditeur. Sa quatrième «saison» n’échappe pas à la règle : un travail d’équilibriste schizophrène où il plonge obstinément, pour raconter, sur un mode hilarant, la sarkozie dans toute son abjection. Le paradoxe évident - donner à rire alors qu’il est au bord de la nausée - n’entame nullement l’humour vache de l’exercice satirique dans son inventaire ultra-réaliste des aventures de la France dominée par «Notre Monarque» Nicolas Ier. Lequel est caractérisé comme «voulait la tradition chez nous, qu’on affublât nos princes d’un sobriquet, ainsi en fut-il de Robert le Pieux, Philippe le Bel, Louis VI le Gros ou Charles le Chauve. Notre vibrionnant Monarque ne pouvait échapper à cette tradition : à cause de son obsession inassouvie de la bougeotte, il s’appela désormais pour l’Histoire Nicolas le Névrosé». Ce postulat posé, Rambaud passe à l’attaque, qualifiant Sa Majesté de «Ploutacratique Leader», «Egocentrique Monarque», «Piaffant Potentat», «Magnifique Seigneur», «Notre Fugace», «Notre Teigneux», «Truculent Tyranneau», «Roublard Souverain», «Phosphorescent», «Bravache», «Colossal», et ainsi jusqu’à plus soif.

Outre qu’on glousse beaucoup, ces chroniques ont l’avantage de nous faire réviser, tant on a tendance à tout mélanger dans la piteuse actualité. «L’année qui courut de l’été 2009 à l’été 2010 consacra la dégringolade de Nicolas Ier dans l’opinion. Les événements ne se succédaient plus pour s’éteindre l’un l’autre, selon la stratégie impériale, mais ils se chevauchaient et, en naviguant de conserve, restaient en permanence dans les mémoires», écrit Rambaud.

S’en suit une revue à faire peur, ainsi résumée : «La cruelle estocade portée au duc de Villepin, la ruineuse affaire des vaccins de la baronne Bachelot, l’affaire des bons mots de M. d’Hortefouille, la nomination ratée de Mgr le Dauphin, le livre empoisonné de M. Mitterrand, marquis de Valois, les glapissements du lieutenant général Raoult, plus rien ne se dispersait mais revenait sans cesse pour accuser Notre Déphasé Souverain dont la cote d’amour baissait de manière inquiétante chez ceux qui l’avaient autrefois choisi et s’estimaient dupés. Se succédèrent ensuite des mensonges, des rumeurs et une raclée électorale, jusqu’au feu d’artifice allumé par M.Woerth, duc de Chantilly et trésorier impérial, qui souligna la collusion entre le pouvoir et l’argent.» Sans oublier le débat sur l’identité nationale lamentablement lancé par le «lieutenant criminel» Besson, auquel « Notre Pervers Souverain réservait les plus dégoûtantes besognes ; il en frétillait et s’exécutait». La «Quatrième C hronique» est, comme les précédentes, un modèle d’écriture et de narration délicieusement précieuse et assassine, formant une saga du «règne de Nicolas Ier», d’une insolence hautement salutaire.

Prix Goncourt en 1997 avec la Bataille, Patrick Rambaud entrera sans doute dans le panthéon des satiristes avec ses chroniques. Et de citer ses maîtres dans «ce genre séculaire :nos ancêtres latins Horace, Juvenal, puis chez nous Boileau». Ajoutons La Fontaine qui, dans les Obsèques de la lionne, moquait les courtisans en les représentant par des animaux symboliques. «Notre Prince Empêtré pourra-t-il remonter la pente ? Vous le saurez dans le prochain épisode», conclut Rambaud. Mais pauvre de lui (et de nous) si, par malheur, il devait rempiler pour un second quinquennat!

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Re : [Articles] sur Sarkozy
« Réponse #4 le: 13 janvier 2011 à 00:46:34 »
Le manifeste de Stephane Hessel n'a pas que des supporters, c'est le moins qu'on puisse dire !
Mais...
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Qui se sent morveux, qu'il se mouche , Molière, l'Avare, acte I, scène3

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Stéphane Hessel, vieil homme indigne
Luc Rosenzweig
publié dans la newsletter de l'UPJF (Union des Patrons Juifs de France)
Article mis à jour le 06-01-201

Ceux qui n’ont, hélas, plus vingt ans depuis longtemps se souviennent avec un plaisir nostalgique de la sortie, en 1965, du film de René Allio, La vieille dame indigne. L’histoire était adaptée d’une nouvelle de Bertolt Brecht et montrait la libération tardive des conventions bourgeoises d’une femme devenue veuve qui partait à l’aventure sur les routes de France en compagnie d’une jeune serveuse de bar délurée, au grand dam de ses deux fils. Le rôle titre était interprété par la grande Sylvie, entourée de Jean Bouise et de Victor Lanoux. La musique était de Jean Ferrat. Rien que du bon…
On ne peut en dire autant du spectacle que nous offre aujourd’hui Stéphane Hessel. Oui, je dis bien spectacle, car s’agit-il d’autre chose que d’une habile mise en scène de lui-même par un vieillard dont toutes les apparitions publiques révèlent l’immense plaisir narcissique d’avoir acquis le statut d’icône nationale ?


Hessel n’est pas indigne dans le sens où Allio utilise ce terme pour montrer l’insondable bêtise et méchanceté de ceux qui exigent des gens âgés qu’ils se comportent selon des normes sociales étouffantes en les enfermant dans le carcan de la bienséance et de la retenue.

Il est indigné et tient à faire connaître urbi et orbi les motifs de son indignation dans un opuscule devenu en quelques semaines un phénomène d’édition. La vacuité du propos qui décrit un monde binaire où l’on conspue les méchants (les financiers, la mondialisation, le ministre de l’intérieur, Israël) et où l’on chante les louanges des bons (les sans-papiers, les sans logis, les Roms, les Palestiniens, le programme du CNR) a beau être relevée par des gens aussi peu suspects de pensée subversive qu’Eric Le Boucher, le succès est irrésistible. Hessel, c’est l’axe du bien à lui tout seul : toute sa vie, il a eu tout juste, a toujours été du bon côté, ne s’est jamais compromis avec les salauds, s’est toujours arrangé pour que sa biographie ne puisse être autre chose qu’une hagiographie. L’achat de son livre par les gens ordinaires relève de la croyance magique que sa lecture pourrait faire de vous un homme ou une femme meilleur(e), réveiller le Hessel qui sommeille en chacun d’entre nous.

Parvenir à un très grand âge dans un état physique et mental acceptable relève d’une loterie qui ne tient compte ni des mérites, ni des mauvaises actions de ceux que le destin choisit. Cette élection transforme ceux qui en bénéficient en porte-parole d’une génération quasi éteinte. Elle oblige donc. Hessel parle, par exemple, au nom de ceux, aujourd’hui disparus, que le nazisme a surpris dans leur jeunesse à Berlin. Donc au nom de mon père, né quelques années avant lui dans la capitale du Reich, et qui fut contraint de la quitter pour des raisons sur lesquelles il est inutile de s’attarder. Je ne suis pas certain que mon père eût apprécié les discours de Stéphane Hessel, pas seulement sur Israël, mais aussi sur l’état de la France et du monde. Je suis même assez certain du contraire, bien que toute sa vie il ait voté à gauche.

La Résistance, dont mon père fut l’un des acteurs, comme Stéphane Hessel, rassemblaient des hommes aux opinions très variées, et même diamétralement opposées, non seulement ceux qui croyaient au Ciel et ceux qui n’y croyaient pas. Des paladins de la Révolution se battaient aux côté des chevaliers de l’Ordre. Hessel a-t-il le droit d’embarquer tous ceux là dans sa croisade personnelle ?

Brandir aujourd’hui le programme du Conseil national de la Résistance pour faire honte aux gouvernants d’aujourd’hui relève au mieux de l’idiotie historique, au pire de l’imposture. Ce texte de compromis s’appliquait à une France traumatisée qu’il fallait rassembler pour qu’elle se relève, dans un contexte où n’existaient ni l’Union européenne, ni la liberté généralisée des échanges des biens et des marchandises. Ceux qui ont vécu les dites « trente glorieuses » me comprendront : le retour aux conditions de vie de l’époque est une perspective peu enthousiasmante, tant sur le plan matériel que sur celui des libertés publiques et des mœurs. On appliquait, pourtant, ce fameux programme du CNR dont Hessel et ses perroquets nous rebattent aujourd’hui les oreilles.

Il y a aussi chez Hessel cette obsession anti-israélienne qui fait songer à la définition donnée jadis de l’antisémite par Pierre Larousse : « Personne qui hait les Juifs plus qu’il n’est raisonnable. » On n’a parfaitement le droit de ne pas aimer Israël, son gouvernement et même son peuple. Mais faut-il pour autant aller se prosterner à Gaza devant les chefs du Hamas ? Affirmer, lors d’un débat public, que les obus lancés par ces mêmes gens du Hamas n’avaient pour effet que de « faire courir un peu plus vite les habitants de Sdérot vers les abris » ?

Roland Dumas et Stéphane Hessel ont plus de point communs qu’on ne le pense généralement : états de service impeccables dans la Résistance, engagement pluridécennal à gauche, quelques aptitudes à évoluer dans le monde de la diplomatie et une détestation infinie d’Israël. Je me demande si, au fond, je ne préfère pas Roland Dumas et ses crapuleries à Hessel et ses bondieuseries laïques.

Hors ligne raja

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Re : [Articles] sur Sarkozy
« Réponse #5 le: 13 janvier 2011 à 11:10:05 »
on sent un amour fou se dégager de ce texte enfin pas bien étonnant, ils ne sont pas bien lucides les messieurs dames du UPJF et puis avec Luc Rosenzweig si t'es contre la politiquer menée en Israël t'es antisémite donc le débat avec le dit monsieur est terminé avant de commencer.

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Re : [Articles] sur Sarkozy
« Réponse #6 le: 13 janvier 2011 à 11:15:01 »
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Je me demande si, au fond, je ne préfère pas Roland Dumas et ses crapuleries à Hessel et ses bondieuseries laïques.
Bien ! Au moins il est lucide !  :hehe: :hehe:
Ce type se casse tout seul, j'adore  :mdr1:.

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Re : [Articles] sur Sarkozy
« Réponse #7 le: 13 janvier 2011 à 14:03:36 »
Citation de: l'UPJF
Il y a aussi chez Hessel cette obsession anti-israélienne qui fait songer à la définition donnée jadis de l’antisémite par Pierre Larousse : « Personne qui hait les Juifs plus qu’il n’est raisonnable.

C'est exactement ce que je me disais tout à l'heure, devant un paquet de Frosties : "il y a aussi ces pétales de maïs glacés au sucre qui font songer à la définition donnée jadis de l’antisémite par Pierre Larousse : Personne qui hait les Juifs plus qu’il n’est raisonnable".

Je note que pour Pierre Larousse, il existait donc un plafond "raisonnable" au-dessous duquel il était acceptable de "haïr les juifs". Pas terrible, comme référence, pour un représentant d'une association juive amateur de citations. A défaut de se remettre en question, Rosenzweig pourrait au moins réfléchir un peu avant de parler.


Quant à Hessel, il est évident qu'il en a vu d'autres, et des pires. :]

« Modifié: 14 janvier 2011 à 11:46:52 par timbur »
___________________________________________________________________________________________________________________________________
Frondiste : Néologisme timburien. Désigne tout élu à la députation remplissant la double condition d'être de gauche et du parti socialiste.

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Re : [Articles] sur Sarkozy
« Réponse #8 le: 14 janvier 2011 à 09:34:32 »
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C'est exactement ce que je me disais tout à l'heure, devant un paquet de Frosties : "il y a aussi ces pétales de maïs glacés au sucre qui font songer à la définition donnée jadis de l’antisémite par Pierre Larousse : Personne qui hait les Juifs plus qu’il n’est raisonnable".
Et le tigre est en toi !

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Re : [Articles] sur Sarkozy
« Réponse #9 le: 13 mai 2011 à 11:19:25 »
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Président, ç'a eu payé !!!
Au Kosovo, le nouveau chef de l'Etat vient d'annoncer qu'il allait reverser la totalité de son salaire à des familles pauvres. Sarko n'en dort déjà plus.

On ne voudrait pas décourager les vocations, mais présider une république est en train de devenir un boulot de chien. Déjà que ce n'était pas drôle tous les jours, la cravate au cou du matin au soir et la presse aux basques, sans parler du roi des Belges à aller accueillir à l'aéroport, quand on a juste envie de boire un quart avec sa moitié. Cinq longues années de cauchemard à tirer... Mais au moins pouvait-on compter sur des notes de frais plantureuses et un salaire digne de ce nom, après augmentation de 140%. Bien sûr, comparé aux dividendes de la tribu Bettencourt, 19 508 euros net par mois, ce n'était pas bézef, comme disait Ben Ali. Mais ça permettait tout de même de voir venir et d'entretenir sa Rolex sans avoir à emprunter. En somme, on pouvait s'y retrouver à peu près.

Seulement, depuis quelque temps, les collègues s'acharnent à casser le métier. Quel besoin avaient donc ces dictateurs arabes de se faire chasser par la populace comme de vulgaires députés radicaux-socialistes ? Désormais plus personne n'ignore qu'ils ont piqué des milliards. Et le monde entier exige qu'ils les rendent au peuple, séance tenante et jusqu'au dernier centime.

La vache ! Certes , ce n'est pas bien de voler les pauvres gens. Mais si on ne peut plus s'enrichir un peu en gouvernant, à quoi servira de gouverner ? Et qui achètera des Rolex ? Avec des révolutions comme ça, c'est la démocratie qu'on attaque

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Re : [Articles] sur Sarkozy
« Réponse #10 le: 10 octobre 2011 à 11:25:56 »


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Re : [Articles] sur Sarkozy
« Réponse #11 le: 10 octobre 2011 à 11:32:52 »
Pas mal !
Un triumvirat de PM ? Pourquoi pas, après tout, à partir du moment où on a le droit de la fermer, s'il y en a un ou trois, quelle différence ?
Le travail est l'opium du peuple !

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Re : [Articles] sur Sarkozy
« Réponse #12 le: 03 février 2012 à 10:27:28 »
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Sarkozy en Essonne : des ouvriers amenés d'autres chantiers

Le Président de la République a-t-il fait venir des figurants pour grossir les rangs des ouvriers, lors de sa visite de chantier jeudi dans l'Essonne ? «Ils voulaient plus de monde autour de Nicolas Sarkozy», confie anonymement un cadre de la société à Europe 1.

Selon lui, l'Elysée aurait demandé à l'entreprise de doubler les effectifs des ouvriers qui travaillaient sur ce chantier, afin qu'il y ait un peu plus de monde pour accueillir le chef de l'Etat, lors de ce déplacement ultra-médiatisé sur le thème du logement.

Selon plusieurs témoins, dont des ouvriers présents, certains employés seraient venus d'autres chantiers, et des partenaires ou des fournisseurs auraient été appelés à la rescousse. On leur aurait même demandé à certains de faire semblant de travailler lors du passage de Nicolas Sarkozy. Une consigne intimée alors qu'il était en principe interdit de travailler à cause du froid, toujours selon Europe 1.

A l'Elysée, on donne un début d'explication, sans nier que des ouvriers qui n'appartenaient pas à ce chantier étaient bien sur place. «Nous avons simplement voulu donner la possibilité d'être présents à tous ceux qui ont, par le passé, ou auraient à l'avenir, à travailler sur ce chantier», a expliqué le service communication de la présidence à Europe 1
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Re : [Articles] sur Sarkozy
« Réponse #13 le: 03 février 2012 à 10:51:37 »
C'est ubuesque ! attention sarko revient sur la scène comme en 2007. grâce à l'entregent de son épouse il mène en ce moment une campagne de drague auprès des journalistes et visiblement ça marche .
"Souvenez-vous pour toujours des noms de ceux qui ont refusé ce combat ou, pire, qui ont préféré relayer les arguments calomnieux et anti-communistes de l'extrême-droite contre nous." Jean-luc Mélenchon