Auteur Sujet: LA THEORIE DES TURPITUDES EN MACRONIE (mais il y en a pour tout le monde !)  (Lu 515 fois)

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J'ai bien hésité avant de titrer ainsi ce fil - et j'ai bien hésité aussi à le mettre là : j'eus préféré le mettre dans un petit coin France Insoumise-Avenir en commun, tant je pense que nonobstant leur imperfection logique seuls ces deux îlots présentent les outils de lutte contre les turpitudes que je m'en va, baguenaudante, aborder ici. Dans le désordre, sans queue ni tête, mais j'espère,  du corps, du corps comme en a, ce 5ème jour de 2018, la rage submergeante qui m'habite. Arrêtez moi donc, pour voir !  :diable:

Alors d'abord, le titre de ce fil, car il y a fort à parier que mon propos soit assez décousu pour que son sens n'apparaisse pas d'emblée : c'est tout ballot, comme la "Théorie ou Théorie de la théorie du complot" fait torchon rouge dès qu'énoncée , j'ai choisi la théorie de ce qui compose le complot, c'est à dire les turpitudes de ceux qui mènent le monde, ou de ceux qui le laissent mener ainsi alors qu'ils pourraient se rallier ailleurs. Et pourquoi ce sera décousu ? ben d'abord parce que je ne veux pas mettre de limite temps à cette affaire là, et que ce qui me viendra à l'esprit tant d'historique plus ou moins ancien que de futur plus ou moins futuriste ou déjà en route je vous le pondrai sans crier gare, et ensuite parce que par les temps qui galopent n'y a pas grand monde sur le forum pour me claquer le museau....ou me tordre le cou.

Et moi-je, je vais d'abord tordre le cou aux contempteurs compulsifs de la théorie du complot ergo dénonciation des turpîtudes qui le composent, en prenant d'emblée à ce sujet pour credo l'énonciation de Wittgenstein : "Si tout se passe comme si un signe avait une signification, c'est alors qu'il en a une", comme celle d'Ockham : "A égalité de facteurs, l'explication la plus simple tend à être la bonne". Voilà, c'est dit, je déclare qu'il y a bien une union, pour eux sacrée, un complot, d'une poignée de dominants assistés d'un gros tas d'aspirants dominants, complot constitué d'une cohorte de turpitudes plus ou moins visibles mais faisant sens de marche - que celle ou celui à qui cela semble conspirationniste, la barbe, me contredise, cela fera un peu de mouvement sur le forum.... :rougefache:

Turpitudes. J'énonce également qu'au rebours de ce que nous raconte le Code Civil, "Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes", eh bien, eux s'en prévalent très malignement, en fait, de leurs turpitudes cumulées. En certifiant la main sur le coeur que ce n'en sont pas, des turpitudes.

Et ma rage 2018 ? Ah bah, je crois que c'est la même qu'en 2017, 1990 ou 1963, j'ai 15 berges dans ma tête chenue et telle est ma gloire  :fleur1: . Je crois quand même que j'ai eu une poussée de fièvre rageuse tout bien comme il faut via de l'anecdotique, à savoir une "députée" LREM trouvant mimi tout plein et très fin  de taquiner A. Quatennens, député F.I., : "Député Call Center" twitta-t-elle la buse, en référence à l'ancien métier d'ycelui.

Cela m'a d'abord amenée à me remettre en pétard quant au seul vrai coup de maître de Macron, sa majorité parlementaire à vote automatique (de toute turpitude), et à ré-éplucher la composition sociale de ladite majorité, grand vertige. Représentation Nationale, Représentation de la Nation, mes fesses mes saigneurs et autres messeigneurs, l'une de vos plus intenses turpitudes est bien celle là, parvenir à faire élire des "représentants" qui ne représenteront jamais l'ensemble des électeurs .
Et puis, cela m'a remis en tête que les ouvriers et employés, bas du panier social et aujourd'hui un minuscule presque 3% à l'Assemblée Nationale, constituent 52 % de la population en âge de travailler ou être chômeur en France, et tiens bizarre (mais vous me direz bien sûr que ce n'est pas si simple.... aide moi Ockham !), l'un dans l'autre il y a eu .... 52 % d'abstentions blancs et nuls aux votes législatifs. Je sais bien qu'il y a eu de petits vases communiquants, mais je note.....
 
Et de fil en aiguille, cela m'a remis aussi en mémoire les "Cahiers du Quatrième Ordre", que j'ai toujours trouvé magnifiques, publiés le 25 avril 1789 ensemble avec un "Prospectus" (l'équivalent de l'époque de la Profession de Foi des candidats d'aujourd'hui) par Dufourny de Villiers, dont je ne lis par ailleurs que peu de choses, et quand il y en a elles ne sont pas spécialement enthousiastes. Autant vous dire que je m'en fous très vaillamment, moi ce qui m'intéresse c'est le texte d'ycelui, lequel publiait donc son raisonnement selon lequel la part majeure et majoritaire de la population française n'était pas représentée aux Etats Généraux convoqués par le Roy  :roi1: , que basée sur la propriété et l'inscription aux listes fiscales la représentation par le Tiers Etat de ce "Quatrième Ordre" ne pouvait être réelle, et lequel demandait l'appui de bonnes volontés pour que, (trop tard pour modifier cet état de choses), il soit admis en quelque sorte comme auditeur non votant, mais participant aux débats en représentation des "pauvres Journaliers, des Infirmes, des Indigens, etc, L'Ordre Sacré des Infortunés", lui quoique particulé reconnu de longue date comme indigent  et infortuné.
                                                                             
Voici quelques extraits de ce qu'il écrivait, cet homme, il y a 229 ans  (c'est môa-je qui titre):

Ce que devrait être l'impôt :

"Or, de cette distribution [de l'impôt], les pauvres de tout Ordre, loin de payer, auraient droit à des soulagements, ceux qui n'ont que le nécessaire ne paieraient ni ne recevraient, parce que l'indigence seule doit recevoir, parce que le superflu seul doit payer, et comme les besoins réels ne croissent point en raison du superflu, si les gens aisés devaient payer un vingtième, les riches devraient en payer deux et demie, les opulents 5, les regorgeans dix. (j'adore ce vocable imagé REGORGEANS, je lui laisse l'orthographe du 18ème).
Il est évident que cette distribution, quelque conforme qu'elle soit à l'équité, au meilleur ordre moral, est tellement opposée à l'état actuel de la Société qu'elle est impraticable ; mais il est évident aussi que toute résolution sur la répartition de l'impôt sera d'autant plus juste, d'autant plus salutaire, qu'elle tendra au même résultat :
1° Décharger les pauvres
2° Imposer les riches proportionnellement à leurs facultés".......


Des fausses arguties sur la nécessité de protéger la propriété :

....."En effet, la cupidité alliée avec la politique n'avait pas encore imaginé ces systèmes selon lesquels les propriétés et les richesses concentrées dans une petite portion de la société réduisent un si grand nombre d'individus à la condition d'hommes disponibles, celle de ces hommes qui, abandonnés par la société, sont contraints par la misère à donner tout leur temps, toutes leurs forces, leur santé même, pour un salaire qui représente à peine le pain nécessaire pour leur nourriture"......

De l'absurdité qui consisterait à dire que les sociétés auraient pour but principal la préservation de la propriété :

........" Si les sociétés n'ont pas eu pour but principal la conservation des propriétés, parce qu'il eût été absurde de proposer un Pacte, en vertu duquel les Propriétaires auraient eu pour garants de leurs biens des hommes qui n'auraient retiré aucun avantage de ce pacte, auxquels ce même Pacte n'aurait même pas garanti la conservation de la vie, il est évident que le but principal, la condition nécessaire de la Société, a été la protection, la conservation, des faibles et des indigents. Que les auteurs célèbres des doctrines modernes auraient donné bien plus de dignité à leur Pacte Social, si ils lui avaient assigné pour base, non seulement l'intérêt physique de quelques individus, mais le devoir moral, la fraternité de tous les hommes"....

De l'injustice faite aux faibles et aux pauvres :

...... " et que c'est enfin une des clauses fondamentales du Pacte de Société que de préserver tous les individus de la faim, de la misère, et de la mort qui s'en suit ; je ne demanderai pas seulement pourquoi il y a tant de malheureux, mais pourquoi ils ne sont pas considérés chez nous comme des hommes, comme des frères, comme des Français. Pourquoi cette classe immense"......" n'a pas de représentation propre ? Pourquoi cet Ordre qui, aux yeux de la grandeur et de l'opulence, n'est que le dernier, le Quatrième Ordre"...."mais qui est le premier des Ordres, l'Ordre Sacré des Infortunés ; pourquoi, dis-je, cet Ordre qui, n'ayant rien, paye plus, proportionnellement, que tous les autres, est le seul qui, conformément aux anciens usages tyranniques des siècles ignorants et barbares, ne soit pas appelé à l'Assemblée Nationale, et envers lequel le mépris est, j'ose le dire, égal à l'injustice"......

De l'impossibilité du Tiers Etat (Bourgeois propriétaires et employeurs) à représenter les plus démunis et les plus faibles :

......." et, forcés d'en convenir, comment pourraient-ils se soustraire à l'application du grand principe, que les Privilégiés ne peuvent représenter les non-Privilégiés ? "..........." soit commerçants soit fabricants"........." ne sont {ils] pas continuellement occupés à restreindre le salaire de l'ouvrier, à calculer sa force, sa sueur, ses jouissances, sa misère et sa vie, et si l'intérêt qu'ils ont à conserver cet état de choses n'est pas directement opposé aux réclamations du Quatrième Ordre, dont leur générosité les porterait d'ailleurs à se charger"....

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Voilà, c'était la première (majeure) turpitude de ma théorie, la représentation nationale française  2017 n'est pas plus représentative de la parité sociale que celle de 1789 - même moins puisqu'en 1789 dans les premier et deuxième Ordres se trouvaient nombre de nobles et petits prélats favorables aux gueux - et c'est un adolescent mal fini, mis en avant par une poignée de REGORGEANS, qui a turpitudé de main de maître pour aboutir à cela ..... La plus faible représentation d'ouvriers et employés, 52 % des adultes de notre société, de toute la Vème République..., et peut-être bien, si j'ai le temps de chercher, de toute la République....
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Vous trouvez ça là en pages numérisées :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6505z/f13.image

Et vous trouvez des extraits du "Prospectus" en écriture moderne là :
https://www.editionsquartmonde.org/rqm/document.php?id=4255

Demain on fête les rois, non ?  :rougefache:

Hors ligne sarkonique

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Vi, je compte même p'us mes couronnes!  :pleur4:

Merci de nous tenir en éveil!  :fleur2:
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
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Hors ligne bili

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et peut-être bien, si j'ai le temps de chercher, de toute la République....
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Quelle République?

Yen a plus!

Liberté ? :nono: Celle d'exploiter les pauvres.
Égalité ? Mon c*l.  'X
Fraternité ? Entre les regorgeants  :rougefache:

Et la démocratie ma pauv'e dame ou qu'é n'est?
Mois aussi j'pète un cable en ce début d'année,j'ai pas fini d'ailleurs......  :odieux1:
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
Foutons le bordel !

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Rien d'étonnant de la part d'un petit laquais de Rotschild...  :fache:

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Le parti de M. Macron impose le secret des affaires, qui restreint la liberté d’informer
29 mars 2018  / Maxime Lerolle (Reporterre)

Au pas de course, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à protéger le « secret des affaires ». La loi a étendu ce « secret » au-delà du strict cadre commercial, menaçant journalistes et lanceurs d’alerte, et donc la liberté d’informer.

Mardi 27 mars, alors que s’ouvrait à Luxembourg le procès en appel d’Antoine Deltour à la suite de l’affaire des LuxLeaks, l’Assemblée nationale commençait à débattre de la proposition de loi concernant le « secret des affaires ». Hasard du calendrier ou coïncidence ironique ?

Quoi qu’il en soit, le gouvernement a décidé de passer en force sur une proposition controversée. Sa tactique ? Jouer la carte de la « procédure accélérée ». Sous prétexte de rapidité et d’efficacité, la proposition de loi aura été débattue et votée une seule fois, mercredi 28 mars, à l’Assemblée nationale, par 46 voix contre 20. Le Sénat, mi-avril, n’en parlera que durant une unique session. Contrairement aux propositions de loi ordinaires, il n’y aura pas de navette parlementaire entre les deux Chambres.

Julie Pecheur, de l’association Pollinis, en pointe de la lutte contre cette loi, raconte les conséquences de cette procédure accélérée chez les législateurs : « Nous avons eu très peu de temps pour alerter les parlementaires. D’autant que certains sénateurs découvrent seulement maintenant l’existence de ce projet. » La rapidité d’exécution de la manœuvre évite, comme le constate amèrement Julie Pecheur, de « lancer un grand débat public ». Interrogé par Reporterre, le député France insoumise François Ruffin, porteur de plusieurs amendements, note deux changements mineurs par rapport à la première version, toutefois insuffisants : « Parmi les dérogations qui permettent d’alerter, on a réussi à introduire la cause environnementale. La nouvelle version accepte aussi de condamner les entreprises qui pratiquent les procédures-bâillons [les procès intentés par de grands groupes à des associations ou des lanceurs d’alerte pour taire tout débat ] à des amendes. En revanche, l’optimisation fiscale et le financement du terrorisme ne feront pas partie des dérogations… »

« Une directive européenne, c’est comme si la parole de Dieu leur était donnée ! »

Comme son nom complet l’indique, la « proposition de loi portant transposition de la directive du Parlement européen et du Conseil sur la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués contre l’obtention, l’utilisation et la divulgation illicites » tire son origine d’une directive de l’Union européenne. Parue en 2016, elle avait une première fois fait son apparition dans la législation française cette année-là, avant qu’une forte mobilisation des journalistes et des citoyens, conduite notamment par Élise Lucet, fît reculer le gouvernement. En conséquence, l’Union européenne repoussa la date limite d’application en France au 9 juin 2018.

Toutefois, comme le rappelle Julie Pecheur, la directive européenne « concernait strictement le cadre de la concurrence commerciale, dans le but de lutter contre le piratage de données et l’espionnage industriel », alors que dans l’état actuel, elle s’étend aux canaux d’information que sont les journalistes, lanceurs d’alerte, associations et scientifiques. Les protestations des députés La République en marche (LREM), emmenés par Raphaël Gauvain, qui jurent qu’ils n’ont pas d’autre choix que d’appliquer la directive, fait rire François Ruffin : « Une directive européenne, c’est comme si la parole de Dieu leur était donnée ! » Car celle-ci doit s’appliquer « dans son esprit, et non dans sa lettre », selon la responsable de Pollinis. En d’autres termes : le caractère flou du texte de loi n’a rien d’accidentel, et vise spécifiquement le droit à l’information.
Le député LREM Raphaël Gauvain, porteur de la proposition de loi sur le « secret des affaires ».
Julie Pecheur relève dans le texte trois menaces principales. D’abord, « l’inversion de la charge de la preuve » : désormais, ce sera au journaliste ou au lanceur d’alerte incriminé de justifier de sa qualité, et donc de sa légitimité. Or, comme le soulève Francis Chateauraynaud, chercheur à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) à l’origine du terme de « lanceur d’alerte » à la fin des années 1990, « les gens ne se sentent pas légitimes pour lancer l’alerte ». De sorte que seuls quelques professionnels de la parole, à l’instar du journaliste de « Cash Investigation » Édouard Perrin, mis en cause dans l’affaire des LuxLeaks, pourraient résister à la pression juridique.

Ensuite, toutes les personnes souhaitant diffuser des informations devront « prouver qu’ils agissent dans l’intérêt général ». Or, ladite notion demeure des plus floues. Seuls les tribunaux commerciaux auront la possibilité de la définir, au cas par cas. Un précédent litige augure des procès à venir : en janvier dernier, le tribunal commercial chargé du conflit entre Conforama et le magazine Challenges, qui avait révélé les difficultés financières du groupe, avait tranché en faveur du premier, arguant que l’article de Challenges n’ayant pas été repris dans les autres médias, il ne correspondait pas à l’intérêt général.

Enfin, « les lanceurs d’alerte n’obtiendront de protection que s’ils révèlent des pratiques illégales ». Dès lors, qu’en est-il des pratiques certes légales, mais moralement répréhensibles, à l’exemple de l’évasion fiscale révélée par les LuxLeaks ?

« Les gouvernants se sentent de plus en plus en insécurité. C’est pourquoi ils cherchent à cadenasser les canaux de communication »

Obstacles et restrictions au droit à l’information s’accumulant, « les lanceurs d’alerte [comme les autres sources d’information] s’exposeront encore plus à des poursuites judiciaires au caractère clairement dissuasif », explique Antoine Deltour. Lui-même sait de quoi il parle : depuis juin 2014, il a dû débourser plus de 70.000 euros pour assurer sa défense. « Si j’avais dû financer moi-même ma défense, j’aurais dépensé tous mes revenus », convient-il. Une pression financière qui s’ajoute au « combat long et usant » que représente un procès. « On ne voit que le droit, et non la mise en œuvre du droit », s’agace Francis Chateauraynaud. Le sociologue déplore particulièrement les stratégies judiciaires des grands groupes, qui n’hésitent pas à multiplier les retards pour gagner du temps… et faire perdre de l’argent au lanceur d’alerte. Francis Chateauraynaud fulmine : « Est-ce qu’on veut une démocratie qui rétablisse les faits cinq, dix ou vingt ans plus tard ? »

Dès lors, comment protéger les canaux d’information alternatifs sans les enfermer dans le cadre judiciaire, où les rapports de force penchent en leur défaveur ? Antoine Deltour propose d’améliorer la loi Sapin II, entrée en vigueur en 2016 : « La loi Sapin II a tendance à individualiser les lanceurs d’alerte, en leur demandant d’abord d’en référer à leur supérieur hiérarchique. Or, il faut donner une dimension collective à des individus isolés. Par exemple en faisant une place aux personnes morales, comme les associations et les syndicats, qui pourraient porter l’alerte, protéger le lanceur par l’anonymat et supporter le coût d’un procès. » Francis Chateauraynaud, de son côté, envisage d’introduire un « point de vue extérieur » à la législation, sous la forme de « commissions neutres, constituées d’experts et de citoyens tirés au sort, qui évalueraient les alertes reçues » qui s’ajouteraient au rôle social des journalistes.

Des préoccupations bien éloignées de celles du gouvernement. Le sociologue de l’EHESS analyse les soubassements idéologiques de la proposition de loi : « Depuis vingt ans que se multiplient les scandales et les alertes, les gouvernants se sentent de plus en plus en insécurité. C’est pourquoi ils cherchent à cadenasser les canaux de communication que sont les journalistes, les lanceurs d’alerte, les chercheurs, les associations…, par où soufflent les critiques. » Avant de conclure, sarcastique : « Pour construire la start-up nation, il faut bloquer les empêcheurs de tourner en rond ! »

https://reporterre.net/Le-parti-de-M-Macron-impose-le-secret-des-affaires-qui-restreint-la-liberte-d
« Modifié: 31 mars 2018 à 15:23:35 par sarkonique »
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
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