Auteur Sujet: MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE  (Lu 1410 fois)

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MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« le: 25 juillet 2017 à 14:26:41 »
Je m'étalerai plus tard sur le titre de ce fil - j'dois sortir ! Mais je veux juste entrer dans cette lamentable guerre de communiqués macroniens, au sujet de la "mesure APL", laquelle est prétendument issue d'une décision du gouvernement précédent - BFMTV produisant triomphalement une lettre de cadrage de Valls demandant (comme c'est surprenant !) aux affaires sociales de prévoir pour 2017 des éconocroques, notamment sur les APL. La Loi de finances Hollande pour 2017 n'en a rien fait (quoique envisagé de supprimer les APL pour les enfants de parents payant l'ISF).

Mais bon, d'une part, même si c'était vrai leur histoire, rien n'oblige un gvmt à appliquer quelque chose que le précédent aurait prévu mais non appliqué. MAIS SURTOUT : LES LETTRES DE CADRAGE ENVOYEES EN ETE SONT REDIGEES PAR BERCY. CELLE-CI DE LETTRE EST DATEE, ANNIVERSAIRE, DU 25 JUILLET 2016. DATE A LAQUELLE MACRON ETAIT CHEF DE BERCY - DONT IL N'A DEMISSIONNE QUE LE 30/08/2016. Je moi-je serais ravie que ça se diffuse.... :diable:

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MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« Réponse #1 le: 26 juillet 2017 à 04:55:41 »
Me revoilà donc, pour "justifier"  - c'est mon point de vue et j'y adhère - le titre de ce fil ouvert à l'arrache : j'y ai voulu exprimer l'idée globale que notre happy-go-lucky, et accessoirement neo-yuppie président, poursuit, dans son "cdi mission", une trajectoire qui n'a rien à voir avec celle supposée du météore se révélant sur un nouveau pont d'Arcole, mais qui ressemble fort à celle d'un ado pétrifié dans un âge où, au lieu de se voir signifier des limites, il a uniquement appris  (cornaqué, tel un très jeune prometteur côté "sportif", par des adultes intéressés) à biaiser, mentir, et accessoirement faire des paris un tantinet ou tout à fait pervers/salauds. Faire des "bons coups", dont on puisse se gausser en bonne compagnie, sur le dos et aux dépens du naïf, - ou plutôt de l'imbécile, puisqu'il "y a cru", le ballot, le nigaud. Les ballots, les nigauds. Le peuple, cette somme de riens.

Je ne vais pas  (quoique !  :diable:) me reposer la question de savoir si subrepticement ce ne serait pas madame Junon, bien secondée par quelques Attali et consorts, qui aurait été élue, mais par contre j'affirme mon point de vue, qui est d'assister à une pièce de théâtre, (type vaudeville très relativement talentueux, à l'aune de ceux de "Au théâtre ce soir"), pièce au texte et à l'acteur principal  plutôt médiocres, mais bourrée de cocus successifs arnaqués avec constance, pièce à laquelle il ne manque rien des claquements de portes, des valets et servantes tour à tour complices ou gêneurs, ni des sempiternels bourgeois obtus mais pourris de thune, qui presque jusqu'au bout croiront que le jeune premier au masque facial un peu figé dispose d'un brin de morale.

De mon point de vue, le jeune premier en question n'a pas grand chose à voir ou dire sur l'écriture (...ou réécriture  :diable: ) de la pièce, mais par contre la bride lui est lâchée pour quelques improvisations, ou perfectionnements de "montages", tous de nature humiliante et/ou écrasante pour ceux qu'ils visent, tant l'imprudence de ceux-ci apparaît dès lors  au grand jour, et tant la "science" du coup tordu chez le jeune Jupin-malin (oui oui, dans ce sens là  :diable: ) est, pour le coup, développée  : voyez Bayrou, le premier grand kleenex d'une cohorte qui tantôt foisonnera. Voyez les petits détails qui tuent déjà, ils sont légion, il ne peut pas s'en empêcher, à défaut d'avoir écrit le scénario, il saupoudre des petits trucs salopards, il agrémente, à son goût, de petits et grands mensonges, d'arnaques tellement énormes qu'elles passeront inaperçues, et de petits coups bas pour achever les bestiaux. C'est l'avant-dernier qui en fait m'a, perso, le plus choquée : cette séquence ne m'est passée qu'une seule fois sous les yeux, et est depuis escamotée des bouts de videos reliquataires, ake je voudrais bien qu'on la retrouve ! = lors de la descente des Champs Elysées le 14 juillet en véhicule militaire, notre mutin Jupin a, pas si brièvement que cela, posé d'autorité sa main gauche sur la droite gantée du Gal de Villiers ............restant impassible certes, mais dont j'imagine... C'est d'ailleurs cela, j'imagine, môôôvaiise que je suis, j'imagine qu'il y avait là la perle des humiliations, alors que notre bon jeune homme voulait signifier son pardon magnanime à l'étoilé... Nope ?
« Modifié: 26 juillet 2017 à 05:00:10 par old machin »

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Re : MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« Réponse #2 le: 27 juillet 2017 à 19:20:21 »
Alors, pour ce qui est de l'arnaque à la "nouveauté-modernité-pensée nouvelle-toussa" Macron n'est certainement pas initiateur, mais grand pratiquant de l'appropriation voire du plagiat, on l'a vu avec son "programme" ficelé au goutte à goutte des programmes d'autres, ou avec ses méthodes de "création innovante" de mouvement, pillées chez un autre, - et on le voit aujourd'hui tout particulièrement avec le coup d'Etat social de démantèlement total du Code du travail, (démantèlement certes engagé bien comme il faut avec Attali et Hollande), où il nous ressert quasi telles que, et la programmation et la méthodologie du candidat Fillon des heures de gloire de novembre 2016, avec seulement moins de mots guerriers.
Qu'est-ce qui différencie donc, en effet, ce à quoi nous assistons actuellement, de la méthodologie énoncée par le sourcilleux ? J'ai eu une petite envie de vous rappeler ça, qui n'a jamais que 8 mois d'âge :

Fillon devant le MEDEF  (citation Club Mediapart):

"« Moi, ce que je veux c’est que le 1er juillet [2017] les deux ou trois ministres chargés des réformes : l’Economie et les Finances, le Travail pour l’essentiel …  arrivent avec des textes prêts …, et dans une forme de Blitzkrieg, … fassent passer devant le Parlement en utilisant d’ailleurs tous les moyens que donne la Constitution de la Vème République : les ordonnances, les votes bloqués, et le 49,3, tout ce qui est nécessaire, fassent passer en l’espace de deux mois, sans interruption estivale, les six ou sept réformes fondamentales qui vont changer le climat de l’économie et le climat du travail dans notre pays. C’est évidemment pour moi l’abrogation des 35 heures et la suppression de la durée légale du travail et le renvoi à la négociation dans les entreprises sans contrainte, c’est le nouveau code du travail,… c’est la réforme de la fiscalité du capital, fondamentale pour relancer l’activité économique dans notre  pays…. ».


Alors, c'est aujourd'hui enveloppé dans un papier un peu moins kaki et un peu plus camouflage, puisque s'il n'abroge pas directement les 35 h, m'sieur Jupin nous fait des manips sur le paiement des heures supplémentaires qui aboutissent au pareil et même.  :rougefache:  Du coup, n'est-il pas intéressant de voir ce qu'à la suite Fillon prévoyait de faire ? Régalez-vous :

"..... "Donc pour prolonger cette tension moi je pense qu’il faut organiser un référendum en septembre qui permet de maintenir l’état de tension électorale dans le pays et donc de rendre très très difficile la contestation sociale pendant cette période autour de deux ou trois idées fortes qui à mon sens ne font pas courir trop de risques au président de la république élu et à sa majorité, ce référendum pourrait tourner d’abord autour d’une question fondamentale :  “Est-ce que vous êtes d’accord pour qu’on inscrive dans la constitution le principe d’égalité des régimes sociaux  entre le public et le privé ?” , inscrit dans la constitution de la république française ça rendrait absolument obligatoire et nécessaire la convergence des régimes sociaux. Deuxième question ” Est-ce que vous êtes d’accord pour fusionner les départements et les régions ?”. Troisième question “Est-ce que vous êtes d’accord pour supprimer un certain nombre de parlementaires ?” , diminution du nombre de parlementaires ça peut paraître un peu démagogique, être un peu comme la cerise sur le gâteau ou la crème chantilly pour être certain que le référendum soit voté, mais je pense qu’en plus ça peut conduire à la modernisation du fonctionnement du parlement.
Voilà, si on fait tout ça, on crée un choc qui à mon sens rend très très difficile la réaction sociale que vous craignez.”


Deux sources pour ces citations :
Mediapart
tv83info

On parie ?  :rougefache:
« Modifié: 04 août 2017 à 16:01:29 par Val »

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Re : MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« Réponse #3 le: 28 juillet 2017 à 12:19:54 »
Tu fais bien de le partager ! Et cela semble effectivement tout-à-fait crédible !
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
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Re : MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« Réponse #4 le: 02 août 2017 à 16:22:35 »
Old machin, quelle envolée, quelle diatribe !  :super: :super:
C'est beau, c'est bien écrit, et c'est totalement vrai.
Je pourrai discuter à mon sens l'influence de Junon, que je crois vraie, mais je crois également que notre président a des beaux morceaux de néo-libéral "je m'en fous du peuple" et "détruisons la France à grands coups de boutoir" en lui même, sans avoir besoin de son épouse.

Il croit plus ou moins à ce qu'il dit, et surtout il croit à son étoile jupiterienne....

Je me rappelle bien de la citation de Fillon, la première en tout cas, car j'ai écouté la vidéo où il dit exactement ça. Je ne connaissais pas la seconde citation, mais elle fait frémir....
Je ne me risque pas à parier, mais il faut vraiment se préparer à lutter dur.  :rougefache: :rougefache:

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Re : MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« Réponse #5 le: 26 août 2017 à 08:45:17 »
Voilà, rentrée (très provisoirement) de quelques déplacements impérieux autant que crevants, c'est décidé, je m'défoule et me lâche et m'y remets enfin .... Pas du tout à mon habitude  :diable: , cela va être long , très long, accroche-toi Sarkostique  :mdr3: !. Je ferai ça sous le schéma suivant :

- A Je n'y résiste pas, j'en rajoute une bonne petite louche à ma diatribe du 26 juillet, sur la personnalité de Jupiyuppie,

- B Considérant que le jeune homme n'est que l'interprète - au demeurant très médiocre - de la symphonie néolib qu'il est en train de nous servir, je vous reprends, dans le "Rapport pour la Libération de la Croissance" du sieur Attali, les titres/objectifs/décisions de tous (ou à peu près) ses éléments marquants en matière de démolition du Code du Travail "généraliste", c'est à dire concernant tous les salariés, dont ceux de la Fonction Publique, mais pas ceux concernant les professions réglementées.

C'est un jeu  :pompom: , je signale..... ! A vous de voir ce que vous avez déjà vu passer comme lois d'application (ou équivalent scélérat de Loi) des données du rapport, que ce soit sous Sarko ou Hollande, par exemple la RGPP pour la FPE dès 2007 (année de rédaction du rapport), RGPP peaufinée sous le vocable MAP sous Hollande, Loi 2008-789 d'août 2009, celle  (ANI) 2013-504 de juin 2013, celle 2014-288 de mars 2014, celle 2015-994 d'août 2015, la Loi Macron I 2015-990 d'août 2015, celle dite Elm Khomri 2016-1088 d'août 2016,  etc etc, tant d'autres !

Vous y trouverez également bien des chosounettes qui font partie de près, de loin ou entièrement, des dispositions que le petit monsieur veut actuellement nous faire encaisser, pôvres de nous, par le suppositoire des ordonnances. Le jeu  :pompom: :pompom: consiste donc d'une part ... à aller voir, je sais que vous en tremblez déja d'envie et d'impatience, comment dans son ineffable rapport le melliflu Attali justifiait et détaillait, au delà des titres et annonces que je vous liste, les mesures qu'il préconisait, et vous aurez, petits veinards, avant tout le monde, le plus gros du texte desdites ordonnances.

Le jeu  :pompom: :pompom: :pompom: consiste d'autre part à constater, au fond c'est drôle, que Macron, "entré en politique" via ce rapport de l'éminence Attali, paye sa dette et son tribut (ou était-ce un contrat ?) en exécutant quasi au micron de poil près ledit rapport........

- C ............. Exécution du rapport au poil de ... près, que je me propose de vous démontrer avec sa mise en regard de la Loi Macron I (seul grand oeuvre survivant du petitou) et celle dite El Khomri, mais initialement concoctée par Jupinounet.

- D Enfin et pour la bonne bouche, je vous montrerai, avec force exemples, pourquoi ce chérubin-galopin là, qu'il est chou !,  aime tant, TECHNIQUEMENT, les ordonnances.

V'là ! Et j'y vais !

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Re : MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« Réponse #6 le: 26 août 2017 à 08:53:05 »
A - Junon, Jocaste, et les autres.....  :rougefache:

Mon petit tour de la personnalité de notre Jupinou imperator et de la manière dont elle s'est construite - ou définitivement abîmée - diffère radicalement, depuis ces dorénavant 3 longues années, de l'insupportable saga, story-telling, imposture, - c'est vous qui voyez -, qui nous a été dispensée sur la période.

Au delà de la "personnalité de classe" du ravi yuppie, le conte à gommer les rides en dormant debout, qui nous a narré en large et travers un ado tombant ou grimpant amoureux d'une prof mère d'une de ses camarades de classe, la prof n'étant pas en reste, à défaillir de son côté, à la contemplation des prunelles azur du petit jeune, et ah que c'est romantique, jésus marie joseph, ben non, je ne le trouve pas romantique, je le trouve éminemment crapoteux. J'ai furieusement envie de lui tordre le cou, et je signe.

Je trouve que dans cette aventure pérennisée l'ado en question a été placé en situation de feindre, de tromper, de contourner, de louvoyer, de mentir, de trahir, et accessoirement de faire fi de toute empathie même minimaliste, non pas pour faire face à un désir {d'] interdit en en assumant ensuite toutes les conséquences (ah, le charme discret de la bourgeoisie....!  :rougefache:  :rougefache: ), mais pour conquérir ce que l'on désire avec cautèle, dissimulation et mensonges organisationnels..

Je redis que je trouve - pour l'avoir vu dans d'autres milieux, où la sanction légale venait bousculer la sensation effrénée de toute-puissance de l'ado concerné - que dans ces conditions le jeune homme n'a jamais pu devenir adulte, d'une part, n'a jamais pu envisager les relations à autrui (individuel et collectif) que comme gouvernées par des "bons coups", des traquenards sans risques pour soi, d'autre part, n'a pu enfin rechercher dans tout son parcours que l'entourage facile de plus vieux que soi, si spontanément indulgents et séduits par le charme irrésistible, n'est-ce pas, de la djeuuuuuuuunesse, fût-elle un tantinet pourrie.

Je note pour l'instant au menu principal que notre Jupinou, encalminé dans un âge où votre propre nombril vous plait beaucoup, a commencé à nous gaver fort fort, sans que nous le sachions forcément, via une baderne saoulante elle aussi, à savoir le bon docteur Attali  :rougefache:  :rougefache: , et que ça continue, sans que l'auteur principal de la pièce ânonnée par l'apprenti imperator soit bien identifié.

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Re : MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« Réponse #7 le: 26 août 2017 à 09:50:41 »
B- De la poule et de l'oeuf

En effet, tout le monde et surtout celui des médias a oublié, neuf ans plus loin, le Rapport Attali, et sa paternité de tous les mauvais coups des pouvoirs successifs à l'encontre des salariés. Il y a ceci dit une excellente excuse à cela, le Rapport Attali ne faisait jamais que reprendre la doxa de l'UE, et en tapant sur l'UE ....

Pourtant, il y a un fort intérêt à revenir aujourd'hui, - pour bien voir que rien ne se perd -, sur ce que racontait ledit rapport (et les autres oeuvres ultérieures du bon docteur A.) en matière de "conquête du plein emploi". On rappellera juste que le bon docteur en question est de longue date partisan, aux basques de l'autre bon Diafoirus Schumpeter, de la "Destruction Créatrice", qu'elle est belle qu'elle est belle celle la !

Alors quelles mesures et médocs de cheval prévoyait donc il y a 9 ans le rapport Attali http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/084000041.pdf   en matière d'emploi, pour que celui-ci recouvre une santé d'enfer ? Ben voilà les plus marquantes vues aux jours d'aujourd'hui :

Ambition 4 : Construire une société de plein-emploi
Décision fondamentale 9 : Renvoyer l’essentiel des décisions sociales à la négociation en modernisant les règles de représentativité et de financement des organisations syndicales et patronales.

Décision fondamentale 10 : Mobiliser tous les acteurs pour l’emploi des jeunes et imposer à toutes les entreprises et collectivités publiques de présenter chaque année un bilan de la diversité par âge, par sexe et par origine.

Décision fondamentale 11 : Réduire le coût du travail pour toutes les entreprises en transférant une partie des cotisations sociales vers la Contribution sociale généralisée (CSG) et la TVA.

– Décision fondamentale 12 : Laisser à tout salarié le libre choix de poursuivre une activité sans aucune limite d’âge (une fois acquise la durée minimale de cotisation) en bénéficiant, à compter de 65 ans, d’une augmentation proportionnelle de sa retraite et en supprimant tous les obstacles aux cumuls emploi-retraite, et tous les dispositifs de préretraite.[/b]

Alors cela, c'est le classement Attali "par ambition" :gehe:  :diable:  , mais fidèle à sa tradition du foutoir qui empêche le lecteur de bien prendre la mesure de l'arnaque (technique dont l'apprenti Macron a fait depuis son beurre et son miel), il nous décline par chapitre tout aussi bien nommés des détails qui interpellent.... :

Par exemple Partie 1 chapitre 2 "Aider les TPE et les PME" (c'est pas gentil, ça ?) :

OBJECTIF Assouplir les seuils sociaux
"Les seuils sociaux constituent aujourd’hui un frein à la croissance et à la création d’emploi. À titre d’exemple, le passage de 49 à 50 salariés entraîne actuellement l’application de 34 législations et réglementations supplémentaires dont le coût représente 4 % de la masse salariale." (  8| )

DÉCISION 37
"Mettre en place une représentation unique dans toutes les PME de moins de 250 salariés, sous la forme d’un conseil d’entreprise exerçant les fonctions du comité d’entreprise, des délégués du personnel, des délégués syndicaux et du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Ce conseil d’entreprise serait le lieu privilégié de la négociation.
Afin d’avoir le temps de simplifier l’ensemble des obligations supplémentaires résultant du simple franchissement des seuils de 10 et 50 salariés, il est proposé de doubler pour trois ans ces deux seuils en les faisant passer respectivement à 20 et à 100."

Et Chapitre 3 "Les révolutions à ne pas manquer" :
DES INFRASTRUCTURES PLAÇANT LA FRANCE AU COEUR DU MONDE

OBJECTIF Faire de Paris une place financière majeure
....." De fait, l’attractivité de la place financière de Paris pâtit de plus en plus d’un environnement fiscal dissuasif. Si la suppression de l’impôt sur les opérations de bourse a permis d’améliorer la situation, les entreprises du secteur sont toujours soumises à la taxe sur les salaires, à hauteur d’environ 2 Md € par an (corrélativement, les opérations de banque et d’assurance sont exclues du champ de la TVA)....."

DÉCISION 96
Instaurer sur le modèle du dispositif allemand un droit d’option permettant de choisir, opération par opération, le mécanisme de TVA (assujettissement/déductibilité), afin de désamorcer les effets négatifs de la taxe sur les salaires sur l’activité des banques dans le domaine des services aux entreprises (B2B).  :gehe:

Partie 2 Chapitre  1 "Moderniser le Dialogue Social" :

.............. "La loi occupe aujourd’hui dans notre pays un espace trop important. Il nous faut désormais favoriser l’intervention des acteurs économiques et sociaux pour créer les conditions d’un nouvel équilibre loi/accord contractuel entre les organisations patronales et syndicales."....

Suivent les titres, objectifs et décisions  :rougefache: :

- REVOIR LA REPRÉSENTATIVITÉ DES ORGANISATIONS SYNDICALES ET PATRONALES AFIN DE DONNER À LA NÉGOCIATION COLLECTIVE UNE NOUVELLE LÉGITIMITÉ

- OBJECTIF Refonder la représentativité des organisations syndicales et patronales

- DÉCISION 115
Fonder la représentativité patronale sur le principe « une entreprise – une voix ».

- DÉCISION 116
 Fonder la représentativité syndicale sur le seul critère de l’élection.

- OBJECTIF Clarifier le financement des partenaires sociaux

- DÉCISION 117
Actualiser les règles de financement afin d’introduire plus de transparence et un meilleur ciblage des différentes catégories de ressources des syndicats

- OBJECTIF Déployer une offre de services pour les salariés comme pour les exclus du marché du travail

- DÉCISION 118
Promouvoir l’offre de services des syndicats en vue d’accroître leur audience.

- RENFORCER LE DIALOGUE SOCIAL ET MODERNISER LE CODE DU TRAVAIL

- DÉCISION 119
Faire de la négociation collective le moyen privilégié de la transformation du droit du travail et de la maîtrise des évolutions socio-économiques des entreprises
.

- DÉCISION 120
Organiser le principe majoritaire pour la validation des accords.

- DÉCISION 121
Expérimenter un espace de négociation légitime et efficace dans les PME.

- Chapitre 2
DE NOUVELLES SÉCURITÉS
PERMETTRE À CHACUN DE TRAVAILLER AUSSI TÔT ET AUSSI LONGTEMPS QU’IL LE SOUHAITE


- OBJECTIF Une mobilisation générale des entreprises pour l’emploi des jeunes

- DÉCISION 122
Étendre le modèle de l’alternance à tous les niveaux de formation.


- DÉCISION 123
Développer les formations professionnalisantes à l’université.


- DÉCISION 124
Inciter les partenaires sociaux à revaloriser la rémunération des apprentis

- DÉCISION 125
Relever d’ici 2012 la part de la taxe d’apprentissage effectivement réservée à la formation par alternance, de 52 % à 70 %, tout en incitant les structures d’enseignement professionnel à rechercher d’autres sources de financement.

- DÉCISION 126
Poursuivre la rationalisation de la collecte de la taxe d’apprentissage, éclatée entre 140 Organismes collecteurs de la taxe d’apprentissage (les OCTA) en moins de 20 organismes, ainsi que cela a été amorcé avec succès pour les organismes collecteurs des financements de la formation continue (les OPCA).

- DÉCISION 127
Échanger les bonnes pratiques entre entreprises, par exemple les stages professionnalisants encadrés par un tuteur et devant déboucher sur un contrat à durée indéterminée.

- OBJECTIF Aider les jeunes dans la recherche d’un premier emploi

- DÉCISION 128
 Intégrer dans les critères de bonus/malus définis plus loin l’emploi des jeunes et des primo-accédants.

- DÉCISION 129
À compter de la rentrée 2008, permettre à tout étudiant de faire une année de stage validée dans son cursus avant le master, dont six mois avant la licence.

- DÉCISION 130
Encourager les jeunes à s’inscrire auprès du service public de l’emploi, même quand ils n’ont pas accès aux allocations chômage, afin de bénéficier d’un accompagnement


- DÉCISION 131
Ouvrir aux jeunes le contrat d’évolution défini plus loin.  :rougefache:

DÉCISION 132
Mettre en place des écoles de la deuxième chance, notamment par la méthode du e-learning et par la mobilisation de tuteurs recrutés parmi les seniors ou jeunes retraités.

- OBJECTIF Faciliter l’activité des seniors


- DÉCISION 133
Permettre à chacun de retarder, s’il le désire, son départ à la retraite.


- DÉCISION 134
Lever toutes les interdictions de cumul emploi-retraite.


- DÉCISION 135
 Limiter la possibilité de recours aux dispositifs de préretraite  :rougefache: aux seules restructurations économiques



- PERMETTRE À TOUS DE TRAVAILLER PLUS  :rougefache:  :rougefache:

- OBJECTIF Simplifier l’arbitrage entre revenu et loisir  :fache1:

- DÉCISION 136
 Permettre aux entreprises de déroger à la durée légale du travail, à la condition expresse que cette disposition dérogatoire soit prévue par un accord de branche et fondée par un accord majoritaire dans l’entreprise


- DÉCISION 137
 Autoriser plus largement le travail le dimanche


-  ORGANISER LA SÉCURISATION DES PARCOURS PROFESSIONNELS

- OBJECTIF Aider chacun à retrouver au plus vite un emploi adapté à ses compétences

- DÉCISION 138
 Instaurer des Fonds régionaux de sécurisation des parcours professionnels.


- DÉCISION 139
Attacher à la personne le Droit individuel à la formation (DIF).

- DÉCISION 140
Former en priorité ceux qui ont une qualification initiale faible


- OBJECTIF Mieux accompagner la recherche d’emploi

- DÉCISION 141
Intéresser les agents du service public de l’emploi (France Emploi) à leurs performances en matière de reclassement
  :rougefache:  :rougefache:  :rougefache:

- DÉCISION 142
 Considérer la situation des chercheurs d’emploi comme une activité rémunérée sous forme d’un « contrat d’évolution » avec un accompagnement renforcé.
  :rougefache:  :rougefache:

(Avec cette gâterie : "... Ce contrat d’évolution sera offert d’abord aux demandeurs d’emploi les plus exposés au chômage de longue durée et aux bénéficiaires du RMI et autres minima sociaux en articulation avec le Revenu de solidarité active (RSA). Le coût d’accompagnement et de fonctionnement de ce dispositif peut être évalué, sur la base de l’expérimentation du CTP, à 1 500 euros supplémentaires par personne prise en charge, majorés le cas échéant du supplément d’allocation versé au bénéficiaire. Le contrat représenterait ainsi un coût total d’environ 5 100 euros par an et par personne. Le coût total pourrait s’élever aux alentours de 11 milliards d’euros. Il sera financé en redéployant les dépenses d’indemnisation existantes, ainsi que les dépenses de la formation professionnelle.")


- FACILITER LA RUPTURE À L’AMIABLE DU CONTRAT DE TRAVAIL

- OBJECTIF Stabiliser le contrat de travail  :diable:

- DÉCISION 143
Anticiper et négocier pour faire du licenciement économique un ultime recours.

- DÉCISION 144
Aménager des indemnités chômage généreuses, mais plafonnées, pour bénéficier surtout aux salariés les plus modestes, et mettre en place un système de bonus/malus.


- DÉCISION 145
Créer un troisième mode de rupture du contrat : la rupture à l’amiable.

- UNE FONCTION PUBLIQUE OUVERTE ET MOBILE  :rougefache:

- OBJECTIF Se doter d’une fonction publique ouverte et de haut niveau

- DÉCISION 146
Faire régulièrement bénéficier les fonctionnaires d’actions de formation en vue d’élargir la gamme et le niveau de leurs compétences professionnelles


- DÉCISION 147
Organiser la mobilité au sein des trois fonctions publiques


- DÉCISION 148
Multiplier les passerelles afin de permettre des passages professionnels constants entre secteur public et secteur privé.


------------------------

Nota : Le "généraliste" en matière d'emploi, même s'il figure à de multiples autres "décisions" parmi les 316 du pavé du bon Doc, se termine ainsi sur les agents publics. Ne vous en étonnez pas ô mes agneaux naIfs =  les néolibs faisaient mine, et le font toujours, de ne pas toucher aux statuts publics, histoire d'espérer ne pas entraîner les agents publics dans la rue aux côtés des privés (loupé sur toute la ligne, ceci dit  :diable: ). Mais tout d'abord, lorsque l'on touche aux contrats privés, on touche de 15 à 20% de la Fonction Publique avec ses agents non titulaires. Et surtout, le but ultime, qui devrait aboutir, au moins dans ses prémices, ces jours-ci (on parie ?  :diable: ), est de préparer l'abolition des statuts du public, et la préparation d'un contrat unique public/privé, du type faux CDI (dit "de chantier" ou "de mission").  :jesus:
Santé à tous !......  :fache:  :fache:



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Re : MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« Réponse #8 le: 31 août 2017 à 06:22:59 »
C - I Il est passé par ici, il repassera par là ......

Le "Rapport" au titre surréaliste de Monsieur Attali n'en était pas un - de même que la Loi Macron I 2015 et le Projet de Loi Macron II n'étaient pas, en réalité, des Lois au sens entendu du terme que la démocratie leur donne.
Le Rapport Attali était un programme présidentiel, commandé en août 2007 par un président fraîchement élu en mai de la même année sur une série de propositions éparses dont les lignes force tenaient majoritairement du sécuritaire à tout crin, du libéralisme débridé, et d'un très vague mais prégnant projet de "politique de civilisation". Le Rapport Attali n'avait pas, comme tous ses alter, planché sur un thème ministériel  un seul, il abordait, dans la logique des agendas et autres feuilles de route de la Commission Européenne, tous les thèmes présidentiels de l'organisation sociétale française d'un point de vue majoritairement économique libéral, en préconisant, sous le sous-titre "300 décisions pour changer la France", de mettre en oeuvre ensemble, massivement et très rapidement toutes lesdites décisions, "réformes" destinées génériquement à reconquérir "LA CROISSANCE", génératrice de tous bienfaits pour tous les citoyens français ("Cela exigera le courage de réformer vite et massivement").

Lisons un peu de l'avant-propos du rapport, histoire d'anticiper la lecture, aujourd'hui, de certains motifs et résultats attendus qui devraient nous être servis  :

 " Au total, 316 décisions, qui constituent autant de réformes majeures, devront être mises en oeuvre. Toutes sont critiques pour le succès de l’ensemble. Elles constituent un plan global, non politique, qui devra être mis en oeuvre avec constance au cours des prochaines législatures, dans un environnement de dépenses publiques stabilisées. Elles devront être accompagnées de décisions sur la répartition des fruits de la croissance, qu’il appartiendra à chaque majorité politique de définir selon ses choix.
Certaines de ces réformes prendront des années à livrer leur plein effet sur la croissance, comme l’amélioration de la formation des éducatrices de crèche et des assistantes maternelles, le développement de la formation par alternance, la réforme des universités et leur rapprochement avec les grandes écoles, le développement de la recherche en biotechnologie, en nanotechnologie et en neurosciences, le développement du tutorat dans les quartiers, la promotion des énergies renouvelables, la création de fonds de retraite, la réforme des ports, la réduction des dépenses publiques, la réforme de la fonction publique et de l’État, la simplification de la réglementation, la création d’une Autorité de la concurrence. Ces réformes se comptent par dizaines.

D’autres auront un impact très rapide, comme certaines réformes fiscales, l’évaluation de tous les services publics, la réduction du coût du travail, le soutien du petit commerce, la concurrence dans la distribution, le libre choix de l’âge de la retraite, l’aide à l’emploi des jeunes, l’ouverture des commerces le dimanche, l’ouverture des professions réglementées, la réduction des délais de paiement et de remboursement de la TVA. Elles se comptent par centaines
."

Et mémorisions le mot d'ordre de la fin de cet avant-propos :
" Conduire la réforme tambour battant
Avant de se lancer dans l’action, il ne faut pas que la main tremble [Nota : Expression reprise telle que avec empressement avant-hier par Pierre Gattaz, sur proposition de son interlocutrice de BFM TV ]. Le pouvoir politique sait que les Français veulent la réforme, qu’ils croient en la réforme si elle est socialement juste et économiquement efficace, et qu’ils attendent qu’elle soit conduite tambour battant.
Elle ne peut aboutir que si le président de la République et le Premier ministre approuvent pleinement les conclusions de ce rapport, le soutiennent publiquement, dès maintenant, personnellement et durablement, en fixant à chaque ministre des missions précises.
L’essentiel de ces réformes devront donc être engagées, selon le calendrier proposé à la fin de ce rapport, entre avril 2008 et juin 2009. Elles devront ensuite être poursuivies avec ténacité, pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités
."

Quelles étaient les "décisions" les plus notoires du bon docteur Attali, à un moment où un Denis Kessler, ex second du Medef, assénait goguenard à un entourage  conquis qu'il convenait dorénavant de détricoter un à un les principes émis par le Conseil National de la Résistance au lendemain de la la seconde guerre mondiale ? Eh bien, pour réveiller Sainte Croissance assoupie dans son cristallin catafalque, il convenait, en même temps (dans le désordre et non exhaustivement), AU MOINS, en résumé :

- D'ouvrir largement l'école et l'université à l'entreprise privée
- D'assigner à la recherche des objectifs de performance, de la concentrer sur des "secteurs porteurs"
- Ce faisant notamment, de "repenser le principe de précaution", en ABROGEANT au mieux (page 91 du Rapport), en limitant au moins sinon, la portée de l'article 5 de la Charte de l'Environnement  de 2004
- Sous le titre "LES OPPORTUNITES DU DEVELOPPEMENT DURABLE", décision 85 : maintenir le rôle du nucléaire et le rythme de la construction de centrales. Décision 86 : Maintenir le rôle de l'Etat dans le nucléaire
- De mettre en place une "fiscalité écologique"

- De modifier en profondeur le Droit du Travail (cf supra) en supprimant grand nombre des protections des salariés et en inversant en faveur des entreprises la hiérarchie des normes
- De "refonder" le syndicalisme salarié, sa représentativité, ses instances, son financement, de lui assigner une fonction "d'offre de services" aux individuels salariés ET privés d'emploi
- De redéfinir le contrat de travail, et sa rupture
- De redéfinir les critères du licenciement économique
- Sous le titre "Assurer un financement plus juste de la protection sociale", de fusionner les parts salariale et patronale des cotisations sociales, d'exonérer totalement les cotisations patronales sur le SMIC
- D'éliminer l' "attrait de l'inactivité"
- De favoriser l'accueil de travailleurs étrangers en sélectionnant les professions et compétences intéressantes pour le pays
- Sous le titre "Mobilité Géographique [des salariés]", .... de relancer une programmation forte de construction de logement social, dont une partie consacrée (par une bourse du logement social) aux salariés missionnés par leur employeur loin de leur domicile.

- Dans le même temps, de dérèglementer des pans entiers du Code de la Construction, modifier les autorisations et leur niveau, et dans certains cas les éliminer
- D'abroger les Lois Galland et Royer/Raffarin
- De favoriser un immobilier commercial "de qualité"..
-  D'étendre la concurrence, d'autoriser les ventes à perte, d'instaurer la liberté tarifaire

- De réformer LES PROFESSIONS REGLEMENTEES et leurs "privilèges" : Coiffeurs, Taxis, Vétérinaires, Pharmaciens, PROFESSIONS JURIDIQUES (dont celles avec Charge)

- De diminuer drastiquement les dépenses de l'Etat, la dimension des Fonctions Publiques, d'évaluer en permanence "la performance" de celles-ci en leur assignant des objectifs.
- Dans le domaine de la santé, (Titre : "La santé, une chance pour la croissance"), rationaliser les actes médicaux, développer l'hospitalisation à domicile, "SATISFAIRE LES NOUVEAUX MARCHES de la dépendance", "DEVELOPPER L'OFFRE D'ACCUEIL AUX CLIENTS ETRANGERS"
- De réformer le territoire français, notamment en faisant disparaître le niveau départemental en 10 ans


- D'instaurer en fiscalité directe la retenue à la source
- De réorienter l'assurance vie vers l'épargne longue
- De favoriser les FONDS DE PENSION

etc etc.
Les 316 "décisions" du Rapport Attali, dérèglementant systématiquement, touchent quasi sans exception de manière programmatique tous les domaines d'organisation et de qualité vie sociétales, mis à l'assaisonnement de "l'acceptation de la mondialisation" et sous l'égide des diktats de l'Union Européenne. Elles donnent dans tous ces domaines (y compris notamment le numérique) privilège à l'option privée. Et elles ne laissent qu'en apparence le domaine des Affaires Etrangères au(x) président(s) qui prendront le Rapport pour programme, puisque celui-ci fourmille de détails assignant sans l'écrire au Chef de l'Etat un rôle évident de VRP commercial à l'étranger.

Le melliflu monsieur Attali garantissait en avril 2008 le succès absolu de sa recette à 316 ingrédients, ... pour autant que la conjoncture économique reste favorable..... :diable:  (on ne sourit pas, le sieur Attali est un économiste sérieux, personne ne lui avait fait lire pendant la rédaction du rapport 2ème semestre 2007 les gazettes spécialisées, dont beaucoup bruissaient déjà de la probabilité de la crise des subprimes....). Mr Attali n'a donc pas eu à mettre sa recette, évidemment irréalisable pour quiconque sous la version "tout en même temps"  vue ladite crise, à l'épreuve des résultats qu'il y prévoyait pour 2012, fin de quinquennat du donneur d'ordre.

Mais comme en réalité une quantité considérable de ces préconisations ont été, dans le désordre, adoptées et mises en oeuvre par paliers, tant par Sarkozy, que par Hollande et Macron, ce que l'on verra liminairement dans la deuxième partie de ce chapitre, comme le jeune (29 ans) Macron rapporteur émerveillé (ravi ?  :gehe: ) dudit Rapport veut à tout prix 10 ans plus tard en achever l'application exhaustive et inconditionnelle, comme on va vous faire part aujourd'hui des textes des ordonnances "travail" qui suivront fidèlement les propos en la matière du rapport, et comme enfin personne dorénavant ne se risquera à invoquer des résultats attendus en les chiffrant, eh bien, voici la retranscription de ce qui, page 18, devait advenir cinq ans après......, si la main n'avait pas tremblé, et si les 316 petites choses avaient été appliquées ensemble et tout de suite en début du quinquennat Sarkozy (à tout hasard bien sûr...., dans les 100 jours de la fin de rédaction du rapport , ou aujourd'hui dans les 100  1ers jours d'un quinquennat ?   :grrr:).

Voilà donc les résultats attendus en 2012, sur 3 ans et demie d'application totale :

La France de 2012

La mise en oeuvre de l’ensemble de ces réformes à partir d’avril
2008 permettra, si l’environnement économique international ne
se dégrade pas, d’atteindre les objectifs suivants à la fin 2012 :


• Une croissance potentielle de 1 point plus élevée qu’aujourd’hui ;
• Un taux de chômage ramené de 7,9 % à 5 %, c’est-à-dire le
plein-emploi ;
• Plus de 2 millions de logements construits et au moins autant
de rénovés ;
• Le chômage des jeunes divisé par trois ;
• Le nombre de Français sous le seuil de pauvreté ramené de
7 à 3 millions ;
• Plus de 10 % des élus à la prochaine Assemblée nationale
issus de la diversité ;
• L’écart de l’espérance de vie entre les plus favorisés et les
plus défavorisés sera réduit de un an ;
• Plus de 10 000 entreprises créées dans les quartiers et les
banlieues ;
• Un senior sur deux au travail au moment de prendre la
retraite, au lieu de un sur trois aujourd’hui ;
• Un taux d’encadrement dans le premier cycle de l’enseignement
supérieur identique à celui des classes préparatoires ;
• 100% des Français ayant accès à l’Asymetric digital subscriber
line (ADSL) et à la large bande, et 75 % des Français devenus utilisateurs
réguliers d’Internet ;
• Une dette publique réduite à 55 % du PIB ;
• Une fréquentation touristique atteignant plus de 90 millions
de visiteurs annuels.

Si les conditions externes se dégradent, il faudra, pour atteindre
ces mêmes objectifs, aller plus vite encore dans la mise en oeuvre
de ces réformes.

Ces objectifs peuvent être partagés par tous, quels que soient
leurs choix politiques. Les moyens d’y parvenir, détaillés dans ce
rapport, doivent l’être aussi. Chaque majorité politique pourra
ensuite répartir en détail les fruits de cette croissance au profit des
catégories qu’elle entend privilégier [  :diable: ]


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Re : MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« Réponse #9 le: 31 août 2017 à 15:48:48 »
C'est éclairant!  8|  :merci: Mais juste une chose: micron ne semble pas avoir le gabarit d'un dur de chez. Hésitant, le gars. Genre j'y mets un orteil et je m'enfuis en courant. Comme lorsqu'il était ministre et qu'une menace de mort a suffi à lui faire renoncer à la réforme du notariat...  :mrgreen: Pourtant, celle-là, elle était pas volée, je crois...  :rougefache:
« Modifié: 31 août 2017 à 15:50:30 par sarkonique »
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
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Re : MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« Réponse #10 le: 02 septembre 2017 à 07:46:19 »
C-II  ON ACHEVE BIEN LES TRAVAILLEURS

Je me ferai un bonheur à l'avenir de vous signaler par preuve ce que le jeune cuistre devra, dans ses oeuvres ultérieures, à celle du vieux à laquelle il a si intensément collaboré - par exemple à l'occasion qu'on nous annonce imminente d'une (nième) Loi Logement.

Mais restons-en au Code du Travail  de l'actualité immédiate. Parce que je n'ai pas eu le temps de m'appuyer 200 pages, et que par ailleurs le cheminement de mon actuelle diatribe était différent, je n'ai pas encore épluché le texte publié des 5 ordonnances..., j'en ai seulement .... entendu causer dans le poste... En dehors de ce que j'ai déjà mentionné ici du fil conducteur Rapport-Programme Attali, j'ai notamment beaucoup entendu parler de la merveilleuse surprise des patrons de PME et TPE, découvrant l'intense sollicitude de Macron à leur égard. Alors, où se trouvaient les PME-TPE dans le fabuleux Rapport où l'on trouve tout ? Eh bien, on les trouvait dans la fondamentale 1ère partie du pavé fondamental, partie comprenant 3 chapitres, ces entreprises se trouvant donc (j'ajoute, à juste titre) à la génèse du monde économique, après "Au commencement, le savoir" et avant "Les révolutions à ne pas manquer" - il eût donc bien été surprenant qu'elles n'aient pas la faveur des rédacteurs du texte d'aujourd'hui (et ceci dit, quant à la faveur, je la trouve méritée, - mais, quelle faveur ?).

Ce chapitre de la première partie du rapport concernant les PME-TPE comprend 15 "décisions" (33 à 48) - j'en ressens quant à moi une approche plutôt condescendante des patrons de petites et très petites entreprises, et j'envisage par ailleurs les "mesures" expérimentées auprès des petites, comme laboratoire du futur de toutes, c'est ainsi que je vous avais supra isolé la "décision 37" de fusion pour les PME des 4 "instances partenariales", aujourd'hui appliquée pour toutes, au grand bonheur du Medef. Je rajouterai seulement que le titre précédant cette décision N° 37 s'intitule "Assouplir les seuils sociaux", et que donc les déçus sur ce dernier point de la rédaction de l'ordonnance ne doivent pas désespérer....  :diable:

Le laïus attalien précédant le chapitre PME-TPE est très attalien justement, ne motivant nullement la place d'honneur faite aux petites entreprises par la place qu'elles tiennent dans la cohésion/cohérence territoriale de notre pays, place pourtant essentielle. Et, même si son intérêt pour ces entreprises, au delà de leurs capacités d'emploi, est également mû par une autre réalité, celle d'une part très importante de celles-ci dépendant pieds et poings liés d'une unique cliente, grande entreprise elle, s'en servant pour "optimiser" ses résultats fiscaux, et accessoirement dégradant les conditions de travail dans ladite petite entreprise, il n'en dit bien sûr mot :

"UNE PRIORITÉ :
AIDER LES TPE ET LES PME


Les très petites entreprises (TPE, moins de 20 salariés) et les petites et moyennes entreprises (PME, moins de 250 salariés) sont un facteur clé de la croissance et de l’emploi. Au sein de l’Union européenne, les 23 millions de PME représentent 99 % de l’ensemble des entreprises et fournissent environ 75 millions d’emplois.

En France, sur 2 700 000 entreprises, à peine 5 000 ont plus de 250 salariés. 95 % ont moins de 20 salariés. 920 000 comptent moins de 10 salariés. Les PME emploient, à elles seules, 75 % des salariés du secteur privé. Les entreprises de moins de 500 salariés ont créé près de 1,8 million d’emplois. La taille des PME françaises reste réduite au regard de nos principaux partenaires, notamment allemand et américain. Leur développement, aujourd’hui entravé par de nombreux obstacles, est crucial pour la croissance. La France devra mettre en oeuvre une politique en faveur des TPE et des PME, parallèlement et en complément du programme de travail de la Commission européenne pour 2008-2013 qui envisage une directive sur les petites entreprises, sur le modèle du Small Business Act américain, en vue de réduire les contraintes administratives pesant sur les TPE/PME, d’accroître la participation des PME aux programmes communautaires, d’améliorer l’accès des PME aux marchés publics et de réduire les obstacles aux échanges transfrontaliers."


(Nota-Marque-page : j'ai cherché vainement dans le pavé du sieur Attali une quelconque mention quant au RSI du sieur Dutreil, RSI qui empoisonne la vie des PME-TPE depuis sa création, est-ce de ma part un problème avec les dates ?)

Bien. Après ce mini-retour ponctuel et factuel vers le thème poule et oeuf, je m'en vais poursuivre mon cheminement projeté. En vous posant la question : ne trouvez-vous pas phénoménal qu'après dix années (je renonce à me coltiner les 4 décennies  :cote: ) de dispositions toutes plus néo-libérales l'une que l'autre dans le domaine du travail salarié TANT PUBLIC QUE PRIVE, on nous claironne aujourd'hui que CETTE "réforme" soit la quasi première, et en tous cas la seule la vraie la bonne, débarquant pour le privé dans un désert législatif et réglementaire où les patrons petits et grands auraient le mal de vivre ? Ne trouvez-vous pas un tantinet troublant que certains - des "étonnants" même, se déclarent parait-il quasi satisfaits de ce qu'ils trouvent ou retrouvent dans les ordonnances "travail", sans moindrement associer aux dits textes  les couches successives de dispositions scélérates ajoutées année après année, subrepticement ou pas, aux coups portés au travail salarié ?

Je dis celà notamment parce que j'ai, stupéfaite, entendu J.C. Mailly, (apparemment en bras de chemise  :diable: ), se félicitant de ce qu'il entend être des avancées, sans d'ailleurs trop déplorer ce qu'il trouve encore, mais un peu seulement, pas fameux.

Il parlait notamment, en les effleurant d'une aile légère, des contentieux du contrat de travail, des indemnités légales et du barême, (cette fois non "indicatif"), des indemnités  pour licenciement abusif, concédant que dans le nouveau texte le patron était particulièrement privilégié, puisqu'entre autres lui était appliqué le "droit à l'erreur" juridique, ni plus ni moins que l'autorisation, si j'ai bien saisi, de rédiger de nouveau sa copie en cours de procédure, et notamment si son "motif de licenciement" de son salarié était "initialement mal rédigé".

Et oui, Mr Mailly, c'est bien le moins qu'un responsable syndical tel que vous, et aussi ancien dans ses responsabilités, mentionne que dans les textes d'aujourd'hui figurent des éléments non seulement d'une disparition du principe de faveur au bénéfice du salarié, MAIS UNE INVERSION DE CE PRINCIPE EN FAVEUR DU PATRON, présumé innocent certes, mais si souvent coupable in fine, dans les procédures contentieuses de licenciement présumé lui abusif. Mais IL EST ANORMAL, et dans mon esprit atterrant, qu'un responsable syndical tel que vous ne mentionne pas, dans la foulée de cette remarque, et fût-ce d'une courte phrase, que cette sorte d'inversion de la hiérarchie des normes morales contenue aux ordonnances d'aujourd'hui n'est qu'un point d'orgue, une touche finale portée au détricotage de la justice prud'hommale, à la généralisation  de l'élimination du principe de faveur bénéficiant au salarié, venant seulement parfaire une oeuvre peaufinée miette à miette depuis plusieurs années.
Un responsable syndical de votre niveau ne peut commenter l'actualité du contentieux du contrat de travail sans considérer, fût-ce très brièvement, que tout d'abord la structure même de la justice spécifique du travail, la juridiction prud'hommale, a été profondément bouleversée de 2014 à 2016, et surtout que les prud'hommes seront dorénavant, non plus élus, mais désignés par les syndicats, puis nommés (ou non ?) au Ministère de la Justice. Il ne peut ignorer la série de nouvelles obligations qui ont été faites à la fonction prud'hommale. Il ne peut ignorer que le mandat actuel "ancienne législation" prolongé des Prud'hommes se termine au 31/12/2017, et qu'au 1er janvier prochain interviendra le nouveau processus de désignation de ceux-ci, dorénavant assujettis à ce qui ressemble, de bien plus près qu'auparavant, à une sorte de statut "fonctionnarisé". Il ne peut ignorer que l'Inspection du Travail et la Médecine du Travail soient désormais exsangues,  ni que le Code du Travail ait été vastement modifié par  la Loi Macron I , ses textes réglementaires d'application en la matière, pour certains, développant de nouvelles procédures du contentieux du contrat constituant, ni plus ni moins, un principe de défaveur à l'encontre du salarié allant au contentieux : l'exemple du décret 2016-660 du 20 mai 2016, d'application de la Loi Macron I en matière de justice prud'hommale et du traitement judiciaire du contentieux du travail    https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2016/5/20/JUSC1509239D/jo , est parlant en l'occurrence, puisque de par ce texte la saisine "imparfaite" de la juridiction prud'hommale, par un salarié généralement peu au fait de ce type de démarche, frappe dorénavant de nullité ladite saisine  (dont le délai est par ailleurs aujourd'hui divisé par deux) : la CFDT note qu'au terme d'une année de mise en oeuvre du décret les saisines ont diminué de 40 % sur les juridictions de Lyon et de Paris, - ce qui est un moyen comme un autre, certes, de désengorger la justice prud'hommale, mais ce moyen eût été atteint, de manière vertueuse cette fois, en donnant à celle-ci les moyens supplémentaires, notamment de greffe, dont elle manquait et manque toujours cruellement depuis des décennies, et eût conservé à la Justice Prud'hommale le critère justice de son nom.

Voilà Mr Mailly ce que j'eus aimé entendre de votre bouche, - en pendant de votre critique mezzo voce de la faveur faite dorénavant au patron, (rappelons-le attaqué car présumé avoir licencié "sans cause réelle ni sérieuse", donc illégalement, un de ses salariés), de semble-t-il pouvoir corriger sa copie initiale en cours de procédure - :  une mention de la "défaveur" exercée à l'encontre du salarié lésé, lequel depuis maintenant une année se décourage de saisir, du fait d'exigences exactement contraires, exigences que vous eussiez pu, toujours brièvement, recadrer dans l'ensemble du corpus massif de destruction pièce à pièce des droits et protections des travailleurs salariés, pratiqué depuis plus de 10 ans aujourd'hui.

Je comprends toutefois que, si vous aviez ainsi évoqué le caractère global et déjà ancien de ces attaques multiples à l'encontre des travailleurs salariés, il vous eût été difficile de ne pas les appeler à se mobiliser. Oui. Justement.  :]

( Nota de forme aux fâcheux qui s'en étonneraient et esbaudiraient : c'est intentionnellement que j'écris "PRUD'HOMMAL" avec deux MM comme aime, car je réfute "PRUD'HOMAL", réfutation qui en vaut bien une autre, et, vous conviendrez, ne fait pas grand mal à quiconque  :diable: ).
« Modifié: 02 septembre 2017 à 09:42:34 par old machin »

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Re : Re : MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« Réponse #11 le: 03 septembre 2017 à 03:40:08 »
C'est éclairant!  8|  :merci: Mais juste une chose: micron ne semble pas avoir le gabarit d'un dur de chez. Hésitant, le gars. Genre j'y mets un orteil et je m'enfuis en courant. Comme lorsqu'il était ministre et qu'une menace de mort a suffi à lui faire renoncer à la réforme du notariat...  :mrgreen: Pourtant, celle-là, elle était pas volée, je crois...  :rougefache:

Bon, Sarkonique,  :merci: , pour ce qui est du "gabarit" du petit Jupin, ce n'est que moi, mais j'ai tendance à considérer le jeune homme uniquement comme un mannequin cornaqué par une foultitude bien serrée, et contrôlé par celle-ci, qui lui laisse accroire qu'il est aux manettes, d'objectifs, lesquels ceci dit lui vont droit au coeur. Je considère donc non pas le jeune cuistre, ni même éventuellement le couple Jupin-Junon, ex-nihilo, je considère l'ensemble compact global qui lui sert d'armature, et celle-ci me semble assez costaud.
(C'est d'ailleurs dans cette optique que je réveille à son service le vocable cuistre bien injustement oublié aux jours d'aujourd'hui, vocable dont une des définitions m'a toujours réjouie : "savant autoproclamé dont l'étroitesse d'esprit est aggravée par la prétention à briller, et le manque de finesse"  :diable: .)
Quant aux notaires, mon cher Sarkonique, je crois qu'il faut remettre la séquence dans un temps long, où elle se trouvait seulement en phase 1, (report au rapport Attali)  ou même préparatoire, et qu'aucune messe n'est dite, même pas de matines  :diable: , sur un projet qui les inclut, et est beaucoup plus large, - mais j'en reparlerai je pense au cours du C....

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Re : MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« Réponse #12 le: 06 septembre 2017 à 07:37:35 »
C - III ORDO AB CHAO, LE DROIT DANS TOUS SES ETATS .......

En réalité, depuis très longtemps, et plus encore depuis le quinquennat Hollande, nous nous trouvons face à une patiente déconstruction du Code du Travail dans sa part protectrice du salarié, et à un  corpus dense de textes qui l'un après l'autre finissent par faire passer des mesures que la Loi précédente n'avait pas, ou pas totalement, réussi à faire passer. Toutes proportions gardées, c'est le schéma "Non à la Constitution Européenne en 2005, mais je vous en gave en 2008", adapté à la sphère travail salarié : pour ne parler que des textes les plus récents, il ne vous aura pas échappé que des éléments contenus aux ordonnances actuelles font passer certains éléments retoqués (à grand mal certes) des textes immédiatement précédents, par exemple l'inversion de la hiérarchie des normes, article 2 initial de la Loi dite El Khomri, ou par exemple encore le barême des indemnités dues au salarié en cas de licenciement jugé abusif de la Loi Macron I (retoqué lui par le Conseil Constitutionnel, au motif que ce barême était progressif.... en fonction de la taille de l'entreprise du licencié ... !).

Mais non seulement sommes nous face à ces coups de force bien visibles. Certains d'entre eux, bien plus sournoisement, sont le coup de grâce au terme d'une construction, ou plutôt déconstruction, patiente et moins tonitruante, soit dans des textes dédiés, soit dans des fourre-tout où, techniquement, ils deviennent invisibles dans la version finale.

Un exemple : l'estocade quasi finale (on laisse la queue au cadavre, mais il est bien cadavre...) portée par les ordonnances actuelles à cette hiérarchie des normes en faveur du salarié dans le droit du travail n'est que la prolongation du propos de la Loi 2008-789 du 20/08/2008 "portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail".

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019347122
 
C'est cette Loi là qui, outre le fait de chambouler pour le compte la représentativité syndicale, a instauré la primauté de l'accord d'entreprise ou d'établissement sur les accords de branche dans des domaines aussi menus que :

- le contingent d'heures supplémentaires et les conditions de son dépassement
- le repos compensateur et les conditions des prises de repos
- le forfait jours
- l'aménagement du temps de travail jusqu'à l'annualisation,

etc.... , dont les inévitables, ou l'inévitable, mesure calinou ou supposée telle, permettant à un syndicat collaborationniste de s'en saisir pour défendre mordicus la Loi, en l'occurrence ici le compte-épargne temps et le choix de la journée de solidarité.

Nul doute que, si la crise qu'ils n'avaient su prévoir n'était point advenue, les autres textes n'eussent pas tardé à suivre, mais il leur a fallu un peu attendre avant de recommencer à saper cette montagne là :
- Avec la Loi 2013-504 du 14/06/2013 dite ANI relative à la sécurisation de l'emploi  https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027546648  qui privilégie les accords négociés en entreprise de maintien de l'emploi, notamment par "l'anticipation négociée des mutations économiques"
- Avec la Loi 2015-990 du 06/08/2015 dite Loi Macron I, dans son Titre III intitulé avec simplicité et sobriété "TRAVAILLER", notamment travail du dimanche, travail de nuit, et plus fort encore, ensemble de la Section 6 "Amélioration du dispositif de sécurisation de l'emploi" (surprenant, n'est-il pas, pour un ministre ayant par ailleurs déclaré "je ne suis pas là pour maintenir les jobs existants"  :diable: ).
- Avec la Loi 2015-994 du 17/08/2015 dite Loi Rebsamen, se chargeant elle de l'infrastructure, notamment avec Fusions de Branches, et réduction du nombre de consultations annuelles des Comités d'entreprise, passant de 17 à 3
- Avec, enfin, - mais on voit que ce n'est pas fini - la Loi 2016-1088 du 08/08/2016 dite Loi El Khomri, que l'on ne présente plus....

Evidemment, aucun de ces textes ne s'interdit par ailleurs d'effleurer d'une aile légère, ou de mordre dans le gras, d'autres thèmes majeurs du Code du Travail que celui de la hiérarchie des normes en faveur du salarié : ils sont peu ou prou tous rédigés sur le mode pot-pourri, et on pourra probablement tous les citer, de nouveau, pour chacune des ordonnances 2017, au côté d'autres textes au titre plus spécialisé non mentionnés supra. Il en ira ainsi notamment pour la Formation  Professionnelle :(, et pour les Retraites  :(  :( .

Et enfin, attirons l'attention sur un point très peu évoqué : les stratèges de l'illisibilité des textes, et des difficultés de l'évaluation de leur "efficacité", ont conçu un dispositif extrêmement astucieux pour les parfaire, à part celui parlementaire de procédure d'examen accéléré. Il s'agit d'une part de la Loi 2012-387 du 22/03/2012 relative à la simplification du droit et à l'allègement des démarches administrative, et à ses petites soeurs, Loi(s) qui sous une forme particulièrement rebutante pour l'examinateur de celles-ci sabre OU RAJOUTE, dans des foultitudes d'articles de Codes divers, et ne s'interdit absolument pas de le faire pour le Code du Travail . Pas vu pas pris, mais s'applique, les petits détails font un tout, les petits ruisseaux etc  :rougefache: . Par ailleurs, il s'agit de la reprise, dans les textes les plus scélérats concernant le travail (et ceci dit, dans bien d'autres), des éléments de la Loi 2014-873 du 04/08/2014 relative à l'égalité réelle entre hommes et femmes, et d'axer tout particulièrement les résultats attendus sur ces éléments là, en se gardant d'être trop explicite sur ceux attendus dans le domaine emploi/chômage.

Evaluer. On voit bien que cette évaluation, prévue aux textes, de l' "efficience" des Lois, pour celles ne pouvant produire leurs effets sur la conjoncture de l'emploi qu'au mieux deux années plus tard, est rigoureusement impossible, lorsque des Lois "partielles" sont empilées sur un temps législatif court (2015 et 2016 par exemple....). On n'ose imaginer que les projeteurs compulsifs de Lois gouvernementaux aient, précisément, pour objectif que cette évaluation soit d'emblée réduite à celle de l'exécution réglementaire. Cela y ressemble, pourtant, à s'y méprendre...
« Modifié: 06 septembre 2017 à 07:41:36 par old machin »

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Re : MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« Réponse #13 le: 20 septembre 2017 à 07:13:49 »
C - IV " Contrôle ...... 2° Vérification administrative..... Dans le langage politique et administratif le contrôle est opposé à l'action ; c'est un principe que le contrôle et l'action doivent être séparés......" (Dictionnaire Emile LITTRE, 1971 ) Evaluer.... 2° Fixer approximativement une quantité (même source)  :mrgreen: 

Evaluation (des effets des Lois, par rapport aux objectifs initialement affichés), Contrôle (de l'exécution réglementaire notamment, mais pas seulement) : tout laisse accroire que Mr notre Président actuel n'aime guère plus, quoi qu'il en dise, ces versants connexes du travail parlementaire  que le rôle principal - vote ou non des Lois - dudit Parlement. Cela doit lui faire chérir tout particulièrement les députés qui s'interrogent sur le choix entre leur travail parlementaire et le tennis avec les mômes.... :gene3: .On verra plus loin qu'en tous cas, dans ses propres oeuvres, et dans le conseil aux oeuvres d'autres, il a privilégié systématiquement des contournements, et des techniques/outils rendant quasi impossibles, sauf pour de rares forcenés  :mrgreen:, les évaluations et même le contrôle des textes, et que ses récentes déclarations quant à un recentrage de l'activité parlementaire sur ces évaluation et contrôle sont elles à considérer plutôt dans le sens de son aversion du débat parlementaire en tribune, duquel débat son ego sort passablement meurtri  :calimero:.

Les contrôle et évaluation de l'impact des Lois préparées par l'exécutif (Projets de Lois, celles présentées par les parlementaires étant des Propositions de Lois - l'exécutif étant maître de l'Ordre du Jour (OdJ) à l'Assemblée Nationale, et donc de l'inscription ou non des Propositions de Lois à l'examen parlementaire) commence déjà en amont de la procédure parlementaire, puisque tout Projet de Loi doit d'abord recueillir l'avis du Conseil d'Etat (C.E.), en mission, en l'occurrence, de "conseiller du gouvernement".
Cet avis est majoritairement technique ("faisabilité juridique"), et d'exploration de toutes les incidences du texte une fois mis en application, comme des écueils auxquels il s'expose : le C.E. propose en l'espèce, fréquemment, une nouvelle rédaction de certains articles, et/ou des rajoutes ou retraits, procédant (de par son autre expérience de plus haute juridiction administrative notamment) tout d'abord en prévention des contentieux devant les juridictions (ce que l'on a vu avec le Projet de Loi Hulot, et les modifications tenant notamment au positionnement à l'égard des détenteurs de permis d'exploration de présence de ressources pétrolifères). L'avis du C.E. doit obligatoirement être pris pour tout Projet de Loi, mais c'est un avis consultatif et non, juridiquement, conforme.

Le projet de Loi est adopté en Conseil des Ministres, puis est déposé au bureau des 2 assemblées parlementaires, sur celui d'abord de l'Assemblée Nationale (A.N.) si son "thème" est "national", sur celui d'abord du Sénat si son thème est "territorial" -... on voit qu'aux jours d'aujourd'hui il s'agit d'une coquetterie.

Le Projet de Loi comprend a) un exposé des motifs (qui poussent à poser de nouveaux objectifs à la législation existante), b) le texte.

Depuis la réforme constitutionnelle du 23/07/2008, et les modifications par suite du Règlement de l' A.N., il est accompagné c) d'une étude gouvernementale d'impact prévoyant éventuellement, mais pas toujours, les "conséquences juridiques, économiques, financières, sociales et environnementales de la loi".

Le projet -et documents afférents- est confié à une Commission Permanente (il y en a 8) ou Spéciale de l'A.N., et est déposée au bureau de la Conférence des Présidents (de groupes de parlementaires). Sauf désaccord avec le gouvernement (rarissime en cas de majorité présidentielle) de la Conférence des Présidents sur la "présentabilité" du projet de Loi, ledit Projet sera inscrit à l'OdJ en respectant un délai de 6 semaines entre le dépôt au Parlement du texte, et le premier jour de discussion à l'A.N., ....hormis si l'exécutif a opté pour la procédure accélérée..........., auquel cas les parlementaires n'ont que 2 semaines pour étudier le texte et documents afférents.

Le cheminement du Projet de Loi est à peu de choses près identique pour le Sénat, lequel fait on le sait "navette" avec l'A.N. pour définition finale du texte, le vote à l'A.N. ayant le dernier mot quels que soient les désaccords subsistant, ou la nature en soi du texte.

Pour le citoyen lambda désireux de suivre (évaluer, avoir une vision documentée) le projet sans se référer uniquement à la potentielle propagande gouvernementale et médiatique, et aux débats parlementaires télévisés, il est clair qu'au delà du signifiant global de la législation nouvelle les outils "Avis du C.E. (pas toujours publiés), Exposé des motifs, Etude d'impact, et travaux de la Commission permanente ou spéciale à laquelle est dédié le Projet, puis ultérieurement l'évaluation de son impact", sont parmi les plus précieux. Ils permettraient en effet, dans une théorie vertueuse, de confronter les objectifs contenus à l'exposé des motifs, et les prévisions des effets contenus à l'Etude d'impact, avec la situation réelle dans les domaines juridiques, économiques, financiers, sociaux et environnementaux une fois la Loi mise en oeuvre. Ils permettraient aussi, en cas de forte distorsion entre le projet et son impact, d'observer si les travaux d'amont de la Commission dédiée ont été ou non pris en compte par l'exécutif, lorsque ces travaux avaient observé la potentialité de cette distorsion (cela arrive !).
 
Mais c'est en effet une théorie vertueuse, dont on peut penser (cyniquement... :diable:) que  lorsqu'elle se vérifie dans les actes c'est que le texte visé n'avait pas - toutes proportions gardées bien sûr, une Loi a toujours un poids - une importance fondamentale aux yeux de l'exécutif.

Dans la réalité crue, et dans la logique de Projets de Lois s'alignant immanquablement sur les exigences de l'UE, la "justification" des objectifs et "l'évaluation" chiffrée de l'effet des législations finalement mises en oeuvre restent souvent dans des mirages de flou sur les documents d'amont : les précisions exigées des agents de l'Etat par leurs ministres depuis presque 15 ans, y compris dans des domaines aussi peu traduisibles en statistiques que le travail social, ne sont pas souvent légion dans les documents accompagnant les Projets de Lois, que ce soit en amont ou en aval. Notamment, lorsque des chiffres, des rapports, des statistiques, etc, sont référencés à l'appui soit de l'exposé des motifs, soit de l'étude d'impact, ils sont fréquemment sans rapport réel avec la situation française que le nouveau texte entend réformer, et/ou se limitent à une comparaison de chiffres sectoriels sans revenir au cadre général dominant de l'élément de comparaison.

Ce constat posé, il n'empêche que les études d'impact révèlent parfois de précieuses perles, mettant en lumière des intentions gouvernementales bien différentes de celles évoquées dans l'exposé des motifs du même texte, ou génériquement. On en a une précieuse notion par  la Loi 2015-994 du 17 août 2015 dite Rebsamen, relative au dialogue social et à l'emploi, (procédure accélérée), tout en notant qu'elle n'est qu'un texte de ce type parmi d'autres, mais qu'elle est publiée le même mois que la Loi 2015-990 dite Macron I (passée par 49-3), sur laquelle je reviendrai évidemment :rougefache:

Dans cette Loi que je vais dire "spécialisée entreprises" l'exposé des motifs, spécialisé lui aussi, est évidemment sous-tendu par les meilleures intentions sociales du monde..."socialiste"  :ange: . Mais le texte inclut l'instauration de la prime d'activité (en lien avec l'évolution du RSA). Or, comment l'étude d'impact évalue-t-elle l'incidence financière de cette mesure ? Elle se fonde sur l'hypothèse que seulement la moitié des ayant-droits de la nouvelle mesure la revendiqueront... ce que notent à l'époque, d'une plume sourcilleuse, les experts du social Adélaïde Favrat, Vincent Lignon et Vincent Reduron, dans un extrait retranscrit par l'éditeur Persée

(http://www.persee.fr/doc/caf_2431-4501_2015_num_121_1_3133 ) :

" ..... Cette question du non recours à la prime d'activité est clairement posée dans l'étude d'impact du projet de Loi : les évaluations ex ante sont basées sur l'hypothèse selon laquelle seul un foyer éligible sur deux recourra à la prime d'activité. De même, l'évaluation du non recours est iuscrite dans la Loi : le non recours est la première dimension d'analyse cité dans la description du rapport d'évaluation prévu à un horizon de 18 mois.
La prise en compte explicite du non-recours dans la conception et la mise en oeuvre d'une prestation est nouvelle. Lors de la mise en place du RSA activité et du RSA "jeune actif", ce phénomène n'avait pas été pris en compte en amont, et les évaluations ex ante des publics bénéficiaires avaient largement surestimé leurs effectifs (Thibault, 2014). Supposer de prime abord qu'une prestation fera l'objet de non recours n'est cependant pas neutre au regard des objectifs de la réforme, et s'articule difficilement avec les politiques d'accès aux droits qui se sont développés dans la protection sociale (Warin, 2011 ; CNAF, 2014)...................
"

Cette mercuriale courtoise pose immédiatement la question de l'évaluation ex post de "l'atteinte de leurs objectifs" par les Lois, évaluation enrichie et mieux cadrée depuis juillet 2008. Cette évaluation peut tout d'abord être initiée dans le texte de la Loi elle-même, par l'obligation de remise de rapports par le ministre au Parlement (à la Commission permanente ou spéciale chargée initialement du dossier, ou à une "Mission" spécialement créée), "nourrissant" l'évaluation en soi, réalisée par la Commission ou Mission à laquelle elle a été dédiée.

Le texte de la Loi Rebsamen prévoyait dans ses deux derniers articles 61 et 62 la remise de deux rapports, l'un à 4 mois, l'autre à 18 mois de la promulgation, soit échéance la plus lointaine 16 mars 2017. Certaines commissions.... pour certains textes....n'attendent pas forcément ladite remise de rapports (remis à temps ou non remis) pour rédiger leur propre rapport ou sous-rapport d'évaluation, lequel dès lors va rarement au delà des constats de l'exécution réglementaire (listage des décrets prévus effectivement publiés, listage des décrets en Conseil d'Etat encore en attente, etc), enjolivés de quelques considérants  la Loi en soi. Pour cette Loi Rebsamen, le rapport de la Commission des Affaires Sociales n'est pas trouvable, s'il existe il est bien caché. Le Sénat mentionne par mise à jour en juin 2017 les travaux de la Commission sur ce texte, mais n'ouvre pas leur visualisation

Une loi pour améliorer la qualité du dialogue social au sein des entreprises

Mais on doit noter par contre, s'il n'existe pas, que ladite Commission en a bien des excuses : en effet, comment évaluer les effets d'une Loi qui fait en réalité partie d'un corpus global de textes à effet additionnel et lui même globalisé, et réunit a minima la Loi Macron I Titres I et III principalement (06/08/2015), et la Loi dite El Khomri (08/08/2016) à la Loi Rebsamen, chacune de ces Lois disposant de délais de remises de rapports différents, et par ailleurs la Loi-bazar intentionnel Macron I n'ayant pas été dédiée à la Commission des Affaires Sociales (le fait qu'une échéance de rédaction, donc de mise en oeuvre, finale de cette Loi Macron I est datée pour 2022 (Légifrance) vous fait il au moins sourire ? Moi oui  :diable:).

Et pour terminer sur une autre note joyeuse....., de l'arroseur Rebsamen arrosé  :diable:, je vous dirai juste comme ça en passant que l'on ne verra sans doute jamais noir sur blanc l' "évaluation" de l'impact financier de celle-ci, car les premières projections de l'année 2016 de mise en oeuvre de la prime d'activité nous restituent que dans les 70% des foyers éligibles, va savoir, peut-être rencardés par les agents chargés de service public, ou par une quelconque caravane d'été, ont demandé à la percevoir .... et que pour 2017 s'annonce un très joli 90 %..........  :mdr3: :mdr3: :mdr3:

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/11/17/20002-20161117ARTFIG00047-prime-d-activite-deja-plus-de-37-millions-de-foyers-beneficiaires.php     
« Modifié: 28 septembre 2017 à 08:15:46 par old machin »

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Re : MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« Réponse #14 le: 23 septembre 2017 à 18:05:59 »
merci ma chére pour tes coms qui sont des mines d'infos :super:

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Re : MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« Réponse #15 le: 27 septembre 2017 à 04:15:24 »
Marci marci autre chère  :fleur2: pour tes louanges zet encouragements, ....mais là aussi dans le dernier il y a un HELP MODOS, sur le 2ème lien Sénat !  :gene1:

J'ai modifié le lien  :fleur2: RN
« Modifié: 27 septembre 2017 à 16:36:53 par reveillonsnous »

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Re : MACRON : ARNAQUES, MENSONGES, PETITS COUPS BAS ET COMPAGNIE
« Réponse #16 le: 27 septembre 2017 à 05:52:44 »
Et bon, celui là va se sous-intituler INTERMEDE, à savoir, dans le corps du même spectacle, petit amusement à l'oeil et aux oreilles, qui a éminemment rapport avec, et pourtant ne mobilise pas autant l'attention.

De quoi t'est-ce qu'il s'agit-il ? Le Canard du 20/09 nous met, dans ses infos brèves de sa page 2, "LE BREXIT AU SECOURS DES BANQUIERS" (et LES ASSUREURS, à toujours associer).... , expliquant ce qui avait déjà été évoqué à l'instant T dudit BREXIT, à savoir qu'en gros 1) les pôvres ....meilleurs d'entre nous   :rougefache: , à savoir notamment  les traders français naviguant sur l'Tamise dans le cadre  UE allaient devoir se rapatrier, ou expatrier ailleurs - et qu'il serait 2) bon-bon-bon pour not' France bien aimée qu'ils reviennent et restent à Paris, ces grands valeureux du minerai de canasson et de la micro seconde du j'ai gagné le cocotier (du fipronil  :diable: ). Ben oui, hein, Londres remettant en cause, par sa sortie de l'UE, son rang incontesté de PLACE FINANCIERE N° ONE de l'UE (on rigole un peu..., quand on connait le % de trading automatique... :pasdrole: ) libre à Paname de devenir la califette financière, en grillant la politesse à Francfort.

Bon. Mais s'agit de les garder, ces émérites là, et ne pas les laisser filer aux states ou chez une autre prétentieuse, nope ? Et donc, y'a un problème..... Mais pourquoi donc ? Parce que ces pôvs banques et assureurs, ils sont soumis pour leur masse salariale à une TAXE SUR LES SALAIRES du tonnerre de Brest, bien supérieure à la TVA qu'acquittent les autres secteurs, et que ça sur une rémunération de trader au hasard, ben c'est tout sauf concurrentiel puisqu'ailleurs (et notamment à Londres), il n'y en a pas. Le Canard nous annonce donc que dans le Projet de Loi de Finances pour 2018, "les hauts salaires" banquiers et assurantiels vont être exonérés de Taxe, cadeau 300 patates. (je m'inscris en faux, pour moi ce sont TOUS les salaires qui seront exonérés, mais bon, on ne compte pas, s'pas ?  :rougefache: )
Alors MARIANNE se fâche derechef, revendiquant la place du 1er de la classe qui suit, et braillant "j'l'avais vu en premier "! :

https://www.marianne.net/politique/le-genereux-cadeau-d-emmanuel-macron-aux-banquiers-et-assureurs-les-plus-riches

Mais laissons ces jeux de gamin(s) : comme le Canard, peut-être un peu plus lu, en fait effectivement une "macro-brève", et non un article, il ne remonte pas à l'oeuf ou à la poule de l'ère Macron, où tout ce qui est fait, je récidive  :rougefache: , l'est pour l'application exhaustive du Rapport du bon maître Attali, accommodé à la sauce contextuelle des 9 à 10 ans plus tard....

Alors je vous continuerai le jeu comparatif Rapport Attali/décisions Macron, proposé il y a quelques temps, sur d'autres thèmes où le hasard des évènements offre une opportunité moins voyante que les ordonnances de ce faire - au hasard par exemple abaissement des normes de construction dans le cadre des ravages Outremer des z'ouragans qui passent, et là, j'vous cite ce que bon toubib Attali nous racontait en fin 2007-début 2008 :

"DES INFRASTRUCTURES PLAÇANT LA FRANCE AU COEUR DU MONDE

OBJECTIF Faire de Paris une place financière majeure

L’industrie financière croît depuis 2001 en Europe trois fois plus vite que le PIB. Elle joue un rôle déterminant dans la croissance, en raison de son poids dans l’économie et en tant qu’organisateur du financement de l’ensemble des secteurs. Elle représente en France 4,5 % du PIB et 730 000 emplois. La France dispose d’atouts remarquables dans la compétition internationale : des champions nationaux en position de leaders mondiaux sur des segments à haute valeur ajoutée ; de jeunes diplômés avec un profil quantitatif [si quelqu'un peut me dire ce qu'est un profil d'emploi quantitatif ? ] apprécié par les principaux recruteurs anglo-saxons.

Pourtant, l’industrie financière française ne représente que 10 % du secteur financier européen, derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni. Le classement The Global Financial Center index, édité chaque année à Londres, mentionne que Paris a perdu sa 10e place en 2007. Dans les comparaisons utilisées pour la stratégie 2015 de la Suisse sur tous les secteurs d’activité, aucune référence n’est faite à la place de Paris. L’industrie financière représente 3,1 % de l’emploi total en France contre 4,3 % au Royaume-Uni, 5,2 % en Allemagne et 6,4 % aux États-Unis.

Dans ce secteur, les équipes et les actifs sont de plus en plus facilement délocalisables et le progrès technologique réduit les délais entre la conception et la distribution de produits innovants : délocalisation de la recherche-actions en Inde, globalisation de la conservation de titres, déplacement des produits structurés à Londres ou des centres de gestion en Irlande. Enfin, les jeunes diplômés français valorisent une embauche à l’étranger comme un accélérateur de carrière et des perspectives de rémunération supérieure [ mais ont bien comme il faut exploité les allocations chômage de notre biau pays, à des tarifs qui vous feront blémir, si un jour j'ai le temps de vous en causer].
Le risque est grand : au total, le départ des 25 000 emplois directs (front, back-office et IT) de la place de Paris entraînerait une perte de 3,2 Md € de recettes de l’État.
De fait, l’attractivité de la place financière de Paris pâtit de plus en plus d’un environnement fiscal dissuasif. Si la suppression de l’impôt sur les opérations de bourse a permis d’améliorer la situation, les entreprises du secteur sont toujours soumises à la taxe sur les salaires, à hauteur d’environ 2 Md € par an (corrélativement, les opérations de banque et d’assurance sont exclues du champ de la TVA).

DÉCISION 96

 Instaurer sur le modèle du dispositif allemand un droit d’option permettant de choisir, opération par opération, le mécanisme de TVA (assujettissement/déductibilité), afin de désamorcer les effets négatifs de la taxe sur les salaires sur l’activité des banques dans le domaine des services aux entreprises (B2B)".


(Accessoirement, je ne vous dis pas ce que l'énoncé "droit d'option permettant de choisir, opération par opération", supposerait comme dispositif de contrôle, si l'on ne veut pas être volé comme au coin de bois.....)

Je sens que tout ça vous a mis en appétit....  :diable: Alors, comme toutes les "décisions"de Père Attali, qui ont avancé à pas de loup, ici et là, lorsqu'elles n'avaient pas été illico mises en oeuvre par Sarko (environ 1/3 des 306), celle-ci a de temps en temps été revendiquée par des publications furieusement gauchistes et non moins furieusement révolutionnaires.... Donc, je vous en mets une datée de 2014, histoire de vous donner une idée des SALAIRES (dont j'estime les bonus exclus  :rougefache: ) concernés par la manoeuvre....

http://www.revue-banque.fr/management-fonctions-supports/article/taxe-sur-les-salaires-dans-secteur-financier-une-a

Pô belle la vie ? !!! Et vive nous !!!!   :frime1:  :fleur1:  :fleur1:  :fleur1:
« Modifié: 27 septembre 2017 à 14:41:27 par old machin »