Auteur Sujet: Dicatature des éleveurs: re-disparition des grands prédateurs.  (Lu 1114 fois)

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Jusqu'à l'illégalité. Et l'avis des citoyens, on s'assoit dessus. Et l'Europe s'en fout.

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Communiqué de presse, le 12/07/2017

Drôme : la louve de Lus-la-Croix-Haute a été tuée illégalement

Les protecteurs ont prouvé l'illégitimité de cet acte, mais le mal est fait : la louve de Lus-la-Croix-Haute a été abattue. En effet, le Tribunal administratif de Grenoble vient de donner raison à l’ASPAS et à One Voice, en déclarant illégal l’arrêté du préfet de la Drôme (26) du 1er septembre 2015 qui avait autorisé l’abattage d’un loup par « tir de prélèvement renforcé » valable 6 mois sur 3 communes Drômoises, Lus-la-Croix-Haute, Treschenu-Creyers et Glandage.

Le juge des référés de Grenoble avait refusé à l’époque de suspendre d’urgence ce permis de tuer, et une louve avait rapidement été abattue par des chasseurs au cours d’une battue au grand gibier, le 12 décembre 2015, à Lus-la-Croix-Haute.

Le Tribunal administratif suit aujourd’hui notre argumentation : ce tir de prélèvement n’était pas justifié, cette louve a été illégalement abattue.

Le juge administratif rappelle ainsi que des battues aux loups ne peuvent pas être autorisées si tout n’a pas été mis en œuvre pour protéger les troupeaux exposés à un risque de prédation. Il existe en effet des moyens de protection des troupeaux ainsi qu’une gradation des tirs que les préfets peuvent autoriser. Ces tirs ne visent à tuer des loups, espèce protégée, qu’en dernier recours, et uniquement si des dégâts persistent malgré la mise en œuvre de moyens de protection et de tirs de défense préalables.

Plus qu’illégale, la mort de cette louve a aussi été inutile ! Ainsi, les attaques ont été plus nombreuses après l’exécution de cette louve : 21 attaques en 2016 contre 19 l’année précédente (source : DDT 26- Bilans des attaques sur troupeaux domestiques – Année 2016 au 31/12/16 et année 2015 au 31/12/15 ). Tuer un loup ne permet pas de faire baisser les dégâts, c’est un constat relevé également par l’expertise commandée au Muséum National d’Histoire Naturelle et à l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, la solution n’est donc pas l’abattage !

Pour permettre une cohabitation entre la biodiversité faunistique et le pastoralisme, un changement profond des pratiques d’élevage et du système de subventionnement français -qui n’incite actuellement pas suffisamment aux bonnes pratiques de certains éleveurs- est nécessaire.

L’ASPAS renouvelle sa demande de mettre fin aux tirs de loups, et de supprimer les indemnisations versées aux éleveurs qui ne protègent pas leurs bêtes.

Personnalités et citoyens continuent leur mobilisation : cyberaction #SOSloups


« Modifié: 14 juillet 2017 à 16:51:19 par sarkonique »
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Re : Dicatature des éleveurs: re-disparition des grands prédateurs.
« Réponse #1 le: 10 août 2017 à 17:16:35 »
Hulot pire que Royal?  :fache:

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Communiqué de presse de l'ASPAS, le 10/08/2017

Le plan loup tourne au massacre,
l'ASPAS demande en urgence l'arrêt des tirs

 

Trois louveteaux viennent d’être abattus dans la nuit du 9 au 10 août, sur la commune de Cipières (06) dans le cadre d'une opération de tir de défense renforcée organisée conjointement par la brigade loup de l'ONCFS et la louveterie. 20 jours après l’entrée en vigueur du nouvel arrêté autorisant l’abattage de 40 loups, six loups* ont déjà été tués dans la précipitation, sans qu’on sache si les troupeaux étaient efficacement protégés au moment du tir. Avec des méthodes dont on connaît l’inefficacité et qui aggravent le problème.

Toutes choses dont le gouvernement a déjà été informé et qu’il ne peut ignorer.

Nous comptons sur la remise à plat complète promise par Nicolas Hulot pour septembre, avec application au 1er janvier 2018. Dans l’intervalle nous lui demandons de toute urgence de freiner la tuerie en cours.

La mise à plat du dossier devra être fondée sur des bases factuelles, scientifiques, donc réalistes et non sur des élucubrations germées dans l’inexpérience, et la peur.

* 3 louveteaux de Cipières + 3 mâles adultes :
Le 24/07/2017 à Cervières (05) par tir de défense renforcé (louvetier)
Le 02/08/2017 à Beaufort (73) par tir de défense renforcé (chasseur)
Le 06/08/2017 à Monetier-les-Bains (05) par tir de défense (louvetier)
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Re : Dicatature des éleveurs: re-disparition des grands prédateurs.
« Réponse #2 le: 11 mars 2018 à 17:47:48 »
Cela fait déjà un bail que la France a rejoint les cancres en matière de politique animale. Depuis Voynet et Jospin, l'hexagone est devenu un exemple à ne pas suivre. $arkozy, le Hollandais volant et le Maquereau nouveau: même combat.

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L'Etat condamné pour ne pas avoir correctement protégé les ours dans les Pyrénées

Par Sciences et Avenir avec AFP le 09.03.2018 à 16h50

Le tribunal administratif de Toulouse a condamné l'Etat à payer une amende pour avoir manqué à ses obligations concernant les ours des Pyrénées.

Le tribunal administratif de Toulouse a condamné le 6 mars 2018 l'Etat pour carence face à son obligation de protéger l'ours brun (Ursus arctos) dans les Pyrénées, estimant que "les actions mises en oeuvre par l'Etat ne peuvent pas être regardées comme suffisantes" pour préserver l'espèce. Dans son jugement, le tribunal condamne l'Etat à payer la somme de 8.000 euros à chacune des associations plaignantes, Pays de l'ours-ADET (association pour le développement des Pyrénées) et FERUS.
"Une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat"

Suite à l'audience du 13 février 2018, le tribunal considère que la population ursine dans le massif pyrénéen est "soumise à un risque démographique significatif, au regard de son effectif global insuffisant pour garantir la viabilité de l'espèce à long terme, mais aussi à un risque génétique très élevé, compte tenu de la fréquence des reproductions entre consanguins". "La carence des autorités nationales face à cette obligation constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat", écrivent encore les juges administratifs, soulignant que l'ours brun est classé dans les "espèces animales protégées" depuis 1971.

Le tribunal administratif de Toulouse déplore que les gouvernements successifs n'aient pas honoré leur promesse de 2010 de procéder "au remplacement systématique des ours décédés accidentellement et notamment de l'ourse tuée en 2007". Il juge que "l'importance des oppositions locales à la réintroduction des ours, au regard notamment des difficultés posées par leur coexistence avec les activités d'élevage" ne "sauraient suffire à justifier les huit années de retard dans la définition du nouveau plan d'actions relatif à la conservation de l'ours".

Les associations Ferus et Pays de l'ours avaient saisi la justice en avril 2015 pour faire reconnaître "l'insuffisance de la politique française". Dans un communiqué commun, elles se félicitent du jugement et demandent au gouvernement de "programmer dès ce printemps les premiers lâchers de femelles afin d'éviter la disparition de l'espèce en Pyrénées-Occidentales où il ne reste que deux mâles". Elles réclament également "l'adoption rapide d'un nouveau plan de restauration de l'ours brun dans les Pyrénées". Le dernier à expirer en 2009, précisent-elles.
29 spécimens concentrés au centre du massif pyrénéen en 2015

Dans son jugement, le tribunal administratif fait le point sur la présence de l'ours brun en France, où il ne subsiste que "dans le seul massif des Pyrénées" : après un fort déclin à partir de la fin du 19e siècle, passant de 150 individus à environ 70 dans les années 1950 pour atteindre un "effectif minimum de 7 à 8" dans les années 1980, trois ours ont été réintroduits en 1996 et cinq en 2006, le dernier lâcher d'ours en date. Depuis, les effectifs d'ursidés détectés dans la chaine pyrénéenne se sont élevés à 19 en 2011, 22 en 2012, 25 en 2013, 31 en 2014 et 29 en 2015 : 27 d'entre eux sont concentrés au centre du massif pyrénéen, seuls deux mâles se trouvent à l'ouest, tandis que l'espèce a disparu à l'est.


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« Modifié: 17 mars 2018 à 08:07:53 par reveillonsnous »
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