Auteur Sujet: campagne des écologistes  (Lu 2241 fois)

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campagne des écologistes
« le: 18 octobre 2016 à 18:09:11 »
Eva Joly reprend du poil de l'élan pour la primaire d'EELV. J'aime bien ce passage:

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À tous les pyromanes de la pensée, je veux redire cela : l’écologie, parce qu’il s’agit de l’avenir de notre pays et de nos enfants, est notre affaire à toutes et tous. Nous les Français et les Françaises, venus des quatre coins du monde pour faire France, nous les métis et les métisses, nous les immigrés qui travaillons sur les chantiers et nous cassons le dos pour ériger des bâtiments. Nous les agriculteurs, qui n’en pouvons plus d’être les nouveaux esclaves de l’agrobusiness, nous les chômeurs et les exclus de l’emploi au nom de l’idéologie du « travailler plus pour gagner moins », nous les femmes qui subissons le temps partiel, nous les jeunes de ce pays qui voulons fuir l’ennui d’une société bouffée par le fric. Nous sommes chez nous, nous les Bretons, les Corses, les Occitans, nous les Polaks, les Portos, les Blancos, les Ritals et les Espingouins, nous les Youpins, les Nègres, les Bougnoules, nous, les Norvégiennes ménopausées. Nous sommes chez nous. Rien n’est joué en 2017. Nous voulons sauver la planète et redonner le sourire à ce pays.

L’écologie est une fête. L’écologie est un horizon. L’écologie est pour nous. La justice est pour tous.

https://reporterre.net/L-appel-d-Eva-Joly-pour-participer-a-la-primaire-d-EELV

Dommage que j'aie su un peu tard cette date limite...  :désolé1:
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campagne des écologistes
« Réponse #1 le: 18 octobre 2016 à 20:06:15 »

J'édite un nouveau sujet ! Pour pouvoir insérer le message de Sarkonique parlant d'Eva Joly ! Car dans le fil "campagne du FN " ça piquait les yeux sérieux !!!
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #2 le: 19 octobre 2016 à 16:22:37 »
 :merci: Mince, j'avais pas fait gaffe!  :| J'en suis vert...  :mrgreen:
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #3 le: 04 novembre 2016 à 22:32:44 »
Non, je ne viens pas pour parler du 2ème tour de la primaire écologiste.  :mrgreen:

Juste pour poster un article qui explique (en partie) pourquoi les écolos n'ont ni la patate ni la banane et finissent souvent dans les choux.

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Pourquoi l’écologie politique échoue

Absence de sensibilité des élites, rareté des expérimentations concrètes, tradition utilitariste de la nature : l’écologie, en France, manquerait-elle d’une «?théorie du changement?»??

Le 21 septembre, Nicolas Hulot a confirmé qu’il ne porterait pas les couleurs de l’écologie à la présidentielle. Crédité de 9 % à 10 % des intentions de vote par les sondages, soutenu par une pétition de 50 000 signatures, il semblait pourtant le meilleur candidat possible. En son absence, le parti Europe Ecologie-Les Verts (EELV), pour qui la candidate Eva Joly avait obtenu 2,3 % des voix à la présidentielle de 2012, se retrouve divisé, sinon balkanisé en courants irréductibles, et livré au combat des chefs.

Les températures montent, la biosphère se dégrade, l’urbanisation s’étend, les 184 pays de la COP 21 tentent de s’entendre pour contenir les menaces sur l’écosystème… Pourtant, en France, où les enjeux environnementaux n’ont jamais été aussi cruciaux, l’écologie politique est inaudible. Comment expliquer un tel paradoxe ? Comment comprendre ce décalage avec l’Autriche, où l’écologiste Alexander Van der Bellen a emporté en juin la présidentielle (le résultat a depuis lors été invalidé) ? Avec l’Allemagne, où Winfried Kretschmann, l’un des fondateurs de Die Grünen (les Verts), a été élu à la tête du Land de Bade-Wurtemberg avec 30,3 % des voix ?

Les analyses de cet échec français ne manquent pas. Pendant un an, à l’appel de la fondation La ­Fabrique écologique, plus de cinquante personnalités – anciens ministres, grands patrons, politistes – ont été mises à contribution pour un texte de réflexion au titre évocateur : « La résistance française à l’écologie ». Qu’en dit aujourd’hui sa rapporteuse, Esther Bailleul, chargée de mission du ­Réseau pour la transition énergétique (CLER) ? « Les causes de la désaffection pour l’écologie sont nombreuses – politiques, économiques, philosophiques –, mais aucune n’est identifiée comme dominante. » Un premier constat s’impose cependant dans l’étude : la faiblesse de l’écologie politique vient de ce qu’elle n’est pas considérée, au niveau étatique, comme porteuse d’un projet sociétal majeur.

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« L’Etat centralisateur limite le rôle des territoires et de l’expérimentation. La formation des élites françaises et les critères des décisions publiques ne prennent en compte les préoccupations écologiques que de manière sectorielle ou secondaire. L’écologie est toujours perçue comme une contrainte et non comme une opportunité », précise-t-elle. Tous les ministres de l’environnement et les responsables écologiques confirment cette analyse. En 1998, dans « On ne peut rien faire, Madame le ministre… » (Albin Michel), Corinne Lepage, ministre entre 1995 et 1997, dénonce la frilosité des dirigeants face aux lobbys de l’automobile et le désintérêt pour l’écologie des technocrates des grands corps de l’Etat. En 2010, trois ans après le « Grenelle de l’environnement » lancé par Nicolas Sarkozy, le Réseau Action Climat et la Fondation Nicolas Hulot dressent, eux aussi, un « contre-bilan » sévère : le « Grenelle » a été « l’occasion de beaucoup d’annonces mais de très peu de mises en œuvre ». Les regrets sont d’autant plus amers que le « Grenelle » popularisait les propositions fortes de l’écologie politique : maîtriser la demande d’énergie, préserver la biodiversité, favoriser un environnement respectueux de la santé, encourager des modes de production durables dans l’industrie et le bâtiment, promouvoir des énergies vertes favorables à l’emploi, instituer une taxe « climat énergie » sur les émissions de dioxyde de carbone, lancer des plans territoriaux associés à l’Agenda 21 – le plan d’action pour le XXIe siècle adopté lors du sommet de la Terre de Rio de Janeiro (Brésil), en 1992.
« Difficile de convaincre »

« Quand le gouvernement lui-même piétine, reprend Esther Bailleul, comment défendre ces propositions auprès des entreprises, dans les régions ? » Cette situation est d’autant plus dommageable que, sur le terrain, « les problématiques d’énergie » commencent d’être entendues. « Quand on fait le lien entre transition énergétique et développement local, nous trouvons des oreilles attentives dans le monde rural », assure-t-elle. Sauf que – c’est là une autre raison expliquant les difficultés de l’écologie politique – les avantages ne sont pas immédiats, et la mise en pratique est lente et laborieuse. « Dès lors qu’il s’agit d’établir un plan rigoureux de transition énergétique sur la durée, il est difficile de convaincre, même quand les élus locaux et les chargés de missions sont d’accord. »

Esther Bailleul le regrette d’autant plus qu’elle supervise, en France, les initiatives d’une cinquantaine de territoires membres du réseau Territoires à énergie positive (Tepos) : des collectivités locales et rurales qui se sont fédérées pour couvrir leurs besoins grâce à des énergies renouvelables – comme la Biovallée de la Drôme, 45 000 habitants, la collectivité Beaujolais vert et ses 48 communes ou encore le réseau Pays terres de Lorraine. « Sur ces territoires, la volonté est là, une conscience naît, assure-t-elle. Nous multiplions les rencontres et les publications pour populariser les réussites. Mais, hélas, la continuité fait parfois défaut. Les équipes politiques changent, les priorités aussi, il faut tout réexpliquer, et ce n’est pas facile ! » Elle pointe là une nouvelle difficulté de l’écologie politique : elle exige une pensée complexe, voire des explications techniques et scientifiques ardues à faire comprendre.

Pour un territoire passant au renouvelable, combien d’autres ne tentent rien ? Bien souvent, les habitudes et l’inertie l’emportent. Quand il s’agit de boucler un budget territorial difficile, la crise planétaire globale semble soudain bien loin, et l’urgence… moins urgente. C’est là une nouvelle cause de la mauvaise réputation de la proposition écologique : parce qu’elle exige parfois des investissements coûteux, elle apparaît comme contraire à l’équilibre économique. Irréaliste, trop réglementaire et néfaste à l’emploi.
La métaphysique de l’esprit cartésien

Si l’écologie politique est à la peine en France, c’est aussi pour des raisons plus essentielles, plus « métaphysiques », estime le philosophe Dominique Bourg, professeur à la faculté des géosciences et de l’environnement de Lausanne. « La pensée écologique propose une interprétation de la place de l’humanité au sein de la nature, en termes de limites de la biosphère, de finitude de l’homme et de solidarité avec l’ensemble du vivant », rappelle-t-il. Or, cette conception va radicalement à l’encontre de la philosophie qui a fini par dominer au sein de la chrétienté européenne, comme l’a bien montré l’historien américain Lynn White. Pour celle-ci, dit Dominique Bourg, « l’homme, à l’image de Dieu, est considéré comme un être supérieur à tous les êtres vivants. Il dispose de toute la nature comme il l’entend, il s’en rend maître et possesseur, elle ne vaut que pour autant qu’il la transforme. Ce n’est qu’un stock de ressources ».

La fusion, au XVIIe siècle, de cette pensée chrétienne désacralisant la nature et de la science moderne, symbolisée par le cartésianisme français, a accéléré ce processus de séparation entre l’homme et la biosphère. « Par la suite, poursuit le philosophe, la pensée occidentale, que ce soit les socialistes ou les libéraux, a pérennisé cette conception utilitaire. Or, la pensée écologique critique radicalement ces vues. Elle remet en cause la croissance et le productivisme. » Voilà pourquoi elle est si mal acceptée. Notamment au pays de Descartes, resté très rationaliste. Dominique Bourg se montre par ailleurs sévère à l’égard des Verts français, avançant que la mauvaise réception de l’écologie en France tient pour beaucoup à leur attitude.

« Ils se déchirent entre eux, ils se battent pour des maroquins, ils ne connaissent pas toujours les dossiers. Les Français s’en sont aperçus », résume le philosophe, pour qui leur grande erreur est de défendre « une politique plus de gauche qu’écologique ». C’est d’autant plus dommageable que l’écologie politique est apparue en France en fédérant plusieurs courants de pensée : des défenseurs des régions, des soixante-huitards anticapitalistes, des protecteurs de la nature. Elle a vocation à brasser largement, comme le montrent les succès des écologistes en Suisse et dans les pays scandinaves et des Verts en Allemagne, qui ont su s’allier des personnalités du centre et convaincre.

Daniel Cohn-Bendit, qui vit de l’autre côté du Rhin, avance une autre raison à la bonne implantation des Grünen. Aidés par un scrutin avec une part de proportionnelle, ils ont de nombreux élus et sont présents dans les Länder, où ils peuvent mettre en œuvre leurs propositions. « Ils ont apporté aux villes allemandes un mode de vie aéré, avec des espaces verts, de l’économie circulaire. Ces succès les ont installés dans le paysage politique. En France, le manque d’expérimentations concrètes dessert les Verts. » L’autre victoire politique des Grünen est d’avoir imposé la sortie du nucléaire et lancé la transition énergétique : « Depuis, l’Allemagne est la championne d’Europe des énergies renouvelables. En France, les Verts ont remporté peu de victoires significatives. »
« Signes de changements civilisationnels »

Pascal Canfin, ministre délégué au développement de 2012 à 2014, n’est pas aussi radical sur l’insuccès de l’écologie française. Pour lui, l’essor des Grünen est associé à l’épisode des pluies acides sur la Forêt-Noire : « Les Allemands ont été choqués d’apprendre que le cœur romantique de leur pays était en danger. Cela les a réconciliés avec la pensée écologique. » Or, avance Canfin, un mouvement patrimonial semblable pourrait naître en France, où les littoraux sont menacés par la montée des eaux et où l’urbanisation dévore les territoires. Il constate aussi l’arrivée de nouveaux comportements : la consommation bio gagne des adeptes, celle de viande baisse significativement, le culte de la voiture individuelle est mis à mal par les réseaux de transports collectifs : « Autant de signes de changements civilisationnels. » Pour l’ancien ministre, c’est plus une véritable « théorie du changement » qui fait défaut à l’écologie politique. Plutôt que de se présenter comme porteuse de contraintes, celle-ci devrait montrer qu’elle défend l’intérêt des Français en ce qui concerne la santé, l’alimentation, les territoires, les pollutions, l’emploi. « Il faut qu’elle défende une nouvelle qualité de vie. ­Ensuite, elle pourra expliquer qu’il faut des règles et des obligations », affirme Pascal Canfin.

Reste un gros problème, que tout le monde connaît et auquel personne ne s’attaque de front : cette « théorie du changement », pour être pleinement mise en œuvre, suppose une révolution de notre système économique mondial. « L’écologie appelle à changer radicalement nos modes de vie et de production pour sauver cette planète, résume Daniel Cohn-Bendit. Or, personne n’a le courage politique de défendre un tel programme. »

source
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #4 le: 07 novembre 2016 à 20:30:14 »
Je sais que vous l'attendiez tous, ce résultat de la primaire écologiste. Je vous imaginais, trépignant, au bord de la syncope devant tant de suspense ! Oui, vous, les 2.5 ou 3% qui allez voter pour lui 2017, ça y est, c'est fait, Yannick Jadot sera le prochain écologiste à être sacrifié sur l'autel de l'élection présidentielle !  :mrgreen:

Rassurez-vous, dès le soir de la Bérézina du premier tour, sa dépouille sera recyclée selon les normes environnementales les plus draconiennes possibles.  :merci:

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Jadot, un élu consensuel et pragmatique pour défendre l'écologie

"Un mec bien." Difficile d'obtenir une critique lorsqu'il est question de Yannick Jadot. Le député européen, 49 ans, qui a remporté lundi la primaire écologiste, est un personnage consensuel, adepte d'une écologie pragmatique.

"Moi, ce que je veux, c'est redonner à l'écologie une image d'amabilité", expliquait fin septembre M. Jadot, inscrivant ses pas dans ceux de Nicolas Hulot, et semblant vouloir se démarquer de Cécile Duflot, jugée trop clivante ou clanique.

"C'est quelqu'un de très ouvert, très curieux, qui écoute et qui est capable de remettre certaines de ses positions en question, c'est le contraire d'un homme de parti ligoté par son idéologie", assure Daniel Cohn-Bendit qui a créé avec Yannick Jadot EELV en 2009.

"On ne s'est plus quittés, sur beaucoup de choses, on est d'accord même s'il est un peu plus radicalement de gauche que moi", s'amuse celui qui a été député européen avec lui entre 2009 et 2014.

"Sincère", "solide", "intelligent", "brillant", "très bon orateur": quelles que soient les tendances de l'écologie interrogées, l'homme fait l'unanimité, ce qui est pour le moins rare chez des Verts, souvent raillés pour adorer "se tirer dans les pattes".

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Re : campagne des écologistes
« Réponse #5 le: 08 novembre 2016 à 18:40:08 »
"Se tirer dans les pattes"... ce n'est pourtant pas le propre des Verts...  ;-)

Rendre l'écologie "aimable", voilà à quoi on en est réduit dans ce pays d'arriérés!  :| Alors que c'est l'URGENCE ABSOLUE! Et qui implique un engagement anti-libéral total!  :/
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #6 le: 08 novembre 2016 à 22:54:52 »
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"Se tirer dans les pattes"... ce n'est pourtant pas le propre des Verts...  ;-)
  :mdr1: :mdr1: :mdr1:

Même si je ne connais pas suffisamment Y.Jadot, je n’ai pas envie d’être trop méchant avec le candidat écologiste à la présidentielle; l’homme a l’air plus sympathique et sincère qu’un grand nombre de politiciens professionnels. Je considère qu’il porte avant tout les idées écolos et avance donc bien des propositions avec lesquelles je peux globalement être en accord.

Pour autant, ce qui me pose problème avec sa candidature c’est vraiment la stratégie des écologistes de vouloir présenter un candidat au 1er tour de la présidentielle…J’aimerai sincèrement y croire mais je ne vois vraiment pas ce que sa candidature va apporter à part une candidature de témoignage.

Quant à être "aimable", je suis d'accord que plus le temps passe moins on le temps de l'être mais je vais quand même lui laisser sa chance avant de sortir la sulfateuse  :mrgreen:  :pan3:
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #7 le: 08 novembre 2016 à 23:43:55 »
Moi je n'ai plus envie d'être ni "aimable" ni "méchante"

J'ai retenu comme priorités la question de la CONSTITUANTE et aussi la promesse du #ReferandumRévocatoire

Après c'est vrai que si il n'y avait eu aucune mention à un programme ECOLO ça m'aurait refroidi .. mais bon ,là , ce que j'ai vu dans le programme m'a semblé rassurant !!!
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #8 le: 09 novembre 2016 à 11:19:29 »
Ma foi quant à môa, je suis reconnaissante de chez gratitude aux écologistes qui, depuis René Dumont cher homme de son époque  :merci: , ont inlassablement enfoncé le clou de la nécessité écolo, au milieu de partis/candidats au mieux sourds, au pire résolument hostiles. Aujourd'hui, et grâce aussi à eux, aucun programme ne peut plus se payer le "luxe" d'ignorer cette urgence.

Cependant, dans leur combat héroïque, j'trouve qu'ils ont quelquefois pioché des "courants" irré ou surréalistes, (lorsque ceux-ci ne prêtaient pas carrément à l'attaque facile "votez écolo, votez pour la fourmi brésilienne aux yeux vairons"  :diable: ), et que plus génériquement, encore maintenant,  ils font tout partir de l'urgence écologique, (ce qui entre parenthèses semble les rendre solubles dans pas mal de trucs, dont certains, perso, me plaisent moyen) au lieu de mettre l'urgence écologique dans tout, ce qui fait une sacrée différence à mes yeux.

En conséquence môa, que môa, je ne cherche même pas de gros détails sur Jadot, je trouve que pour cette élection-ci, vraiment de tous les périls, les candidatures de témoignage font courir un risque majeur .... aux programmes intègres ...., mettant l'urgence écologique dans tout...., et représentés par une candidature moins aisément laminable. Hugh !

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Re : campagne des écologistes
« Réponse #9 le: 09 novembre 2016 à 12:48:53 »
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aucun programme ne peut plus se payer le "luxe" d'ignorer cette urgence

Si tu jettes un œil, il y en a quand même beaucoup qui se contentent de prôner le business as usual, de mettre un coup de peinture verte sur les centrales nucléaires sans prendre la mesure des joyeusetés comme la fin de l’énergie bon marché, la raréfaction des minerais (uranium y compris) ou la sixième extinction massive des espèces (et des fourmis jolies)…  :triste1:

Je trouve que les écolos, en rentrant dans un jeu politique biaisé dénaturent quelque peu la puissance du message qu’ils ont à porter. En entendant le bruit assourdissant des sirènes d’alarme écologiques qui se déclenchent les unes après les autres, il me semble qu’il est impossible de promettre des lendemains qui chantent comme proposent quasiment tous les candidats à la présidentielle. La transition écologique et sociale passera par un changement complet de système économique, c’est évident (la fin du capitalisme pour être sûr d’être bien compris). Nous devrons abandonner la voiture individuelle, nous devrons vivre avec beaucoup moins pour réussir à vivre tous, baisser notre consommation, etc. C’est pas super fun, ça fait pas rêver dans les chaumières mais il me semble que c’est pourtant ce qui nous attend, alors autant s’y préparer.

Quant à savoir comment amener la problématique dans le jeu politique, je suis d’accord que leur candidature de témoignage porte le gros risque d’être une catastrophe aussi bien pour eux, pour les propositions qu’ils défendent, que pour la gauche dans son ensemble.

PS : je pense que la fourmi aux yeux vairons a autant d’importance que n’importe quelle espèce  :bigtong: et que c’est précisément une certaine hiérarchisation des espèces (avec l’homme en haut de la pyramide) qui a modelé nos esprits (surtout) occidentaux à ne pas voir qu’en supprimant certains maillons de la chaîne alimentaire, nous destabilisons tout l’ensemble du vivant. Nous ne sommes à ce titre qu’aux prémices de catastrophes écologiques et climatiques qui risquent de balayer les fragiles sociétés dans lesquelles nous vivons. Si nous perdons ces équilibres écologiques, il ne sera plus temps alors de parler politique puisque nos civilisations auront disparu depuis bien longtemps...  :mrgreen:
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Re : Re : campagne des écologistes
« Réponse #10 le: 09 novembre 2016 à 13:41:48 »
La transition écologique et sociale passera par un changement complet de système économique, c’est évident (la fin du capitalisme pour être sûr d’être bien compris). Nous devrons abandonner la voiture individuelle, nous devrons vivre avec beaucoup moins pour réussir à vivre tous, baisser notre consommation, etc. C’est pas super fun, ça fait pas rêver dans les chaumières mais il me semble que c’est pourtant ce qui nous attend, alors autant s’y préparer.

Voilà pourquoi, et je sais que je radote avec ça  :mrgreen:, le seul vrai vote écologique pour ma part ne peut qu'être un vote foncièrement anti-capitaliste. Le capitalisme, même repeint en vert, aura toujours comme but le profit maximal, ce qui est intrinsèquement incompatible avec la protection de notre planète.

Plutôt que de consommer moins, si on parlait plutôt de consommer autrement, voire mieux.
La fin de la voiture individuelle par exemple, signifie développer un service public des transports communs réellement pratique et accessible sans laisser de territoire isolé. Ca ne sera pas rentable, mais ça n'a pas vocation à l'être (c'est là que bye bye les capitalistes !  :diable:). Mais ça aurait aussi le mérite de recréer du lien social.
De même concernant par exemple la nourriture, consommer une moins grande multitudes de produits industriels et raffinés, et redévelopper une agriculture de qualité et alternative, nous amènera des produits plus sains pour la santé et plus goûteux pour le palais. :super:
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #11 le: 09 novembre 2016 à 15:15:36 »
Meuh moi aussi, Contemplatif, moi aussi je trouve que la fourmi aux yeux vairons a autant d'importance que toute autre espèce, surtout si elle est brésilienne !  :diable:  Je donnais là l'exemple de l'entreprise de démolition fastoche qu'a vécu le discours écologiste pendant des décennies, et ma référence à René Dumont est du vécu de ce à quoi lui notamment a été confronté.
A contrario j'effleurais le fait que certains courants écolos se sont ouvertement montrés extrêmement radicaux (en vertu de l'importance extrême du combat), et ont présenté un discours radical aussi (et agressif), facile à détourner en "ils veulent liquider les humains au bénéfice de la fourmi toutes couleurs d'yeux et toute origine", ce qui n'attire pas obligatoirement le bulletin de vote ni le pélerin militant. Ils ont pas mal d'héritiers, et même aujourd'hui, lorsque j'achète, un pouillou maso, La Décroissance, je sais d'avance, (tout en pestant contre les mises en page et globalement l'absence de clarté de celle-ci, une chatte n'y trouverait pas ses jeunes, c'est pour mieux m'éduquer sans doute), je sais d'avance disais-je que je vais me faire engueuler à chaque coin de page, lire qu'il faut penser pis que pendre de gens pour qui c'est vrai, mais aussi d'autres dont il me semble qu'ils sont juste assez malhabiles à vendre quelque chose de pas si mal, enfin, terminer ma lecture en me disant que si je ne m'auto-dissous pas derechef je participe à chaque seconde de trop à la dégueulasserie généralisée.... Là aussi, ça donne envie moyen, et encore suis-je une convaincue de très très longue date... , sers donc ce discours à l'électeur "moyen" de m'quartier, tu verras s'il se déplace... (et que l'on ne m'objecte pas le label réel de "La Décroissance", qui n'est certes pas un journal de parti - l'électeur moyen de m'voisinage ne le lit pas, mais le discours agressif qui le rend responsable de ses maux, il en a tous les matins à Pôle Emploi ou au taf ).

J'en reviens quand même à l'origine de mon propos, origine triviale = je comprends que Jadot se saisisse de l'opportunité unique de la parole médiatisée d'une présidentielle (même en portion congrue grâce aux menées subtilo-dynamiteuses de Hollande), mais je répète que cette présidentielle là n'est pas une prez comme les autres, et là, franchement, même 0.3 % ça va compter.

Enfin, bé, évidemment que la plupart des partis te collent un soit-disant verdissement de leur programme, qui ne tient ni au 1er lavage, ni au 1er rayon de soleil, ni même bêtement à la p'tite loupe scolaire, évidemment, les s.....ds ! :rouge:  C'est bien pour cela que je notais seulement qu'ils ne pouvaient se payer le luxe de totalement en faire l'impasse, mais que je concluais par ....programmes intègres ...mettant l'urgence écologique dans tout.

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Re : campagne des écologistes
« Réponse #12 le: 09 novembre 2016 à 18:23:59 »
Je comprends et je partage ta position et tes inquiétudes sur ces quelques % qui risquent de manquer aux prochaines élections. Je pense aussi que des choses très importantes vont s’y jouer et qu’il convient à nous tous (de gauche) sur ce fofo et ailleurs de bien réfléchir, de continuer de discuter et tenter de chercher ce qui nous rassemble. Je préfère garder mon énergie et ma rage pour lutter contre ceux qui nous pourrissent la vie plutôt que de nous taper, même fraternellement, sur la gueule !

Quant aux décroissants (qui s’éclatent eux mêmes en de nombreuses petites chapelles y compris les plus réac …), bien que je puisse m’en rapprocher sur certains thèmes ou idées (je ne suis pas exempt de contradictions), je conviens aisément qu’ils ressemblent beaucoup trop à des épouvantails qu’agitent avec joie les tenants du dogme de la croissance (telle qu’elle est calculée actuellement) pour avoir une influence positive sur les débats à mener. Leurs prises de positions agissent aussi clairement comme un repoussoir à l’idée même de décroissance et plus largement d’une autre répartition des richesses. Culpabiliser les gens à longueur de temps n’est effectivement pas le point de départ idéal pour les convaincre ou au moins de les amener à adhérer ne serait-ce que partiellement à tes idées. Le slogan « Moins de biens plus de liens » me parle beaucoup mais il est vrai que jeté en pâture sans explication de texte, il se caricature un peu trop facilement.  :triste1:

Je suis aussi conscient qu’un discours de vérité sur l’urgence écologique est très difficile à faire passer quand on est en face de gens qui galèrent dans leur vie quotidienne comme de politiques sans scrupules qui promettent monts et merveilles si jamais on glisse un bulletin à leur nom dans l’urne le jour voulu.  :aille:

https://www.youtube.com/watch?v=LTp6zPNSF-g

Pour l’instant, je vais encore m’abstenir de dévoiler vers qui ira mon bulletin de vote (parce que je ne le sais pas encore)  :mrgreen: mais, j’avoue bien volontiers que le programme écosocialiste est ambitieux (même s’il y a quelques petites choses qui me gênent), parait intègre  :merci: et rentre donc dans la catégorie de ceux que je regarde avec le plus d’attention. Il faudra cependant veiller à ce que nos amis communistes défenseurs de l’atome ne tentent pas de rajouter un peu trop de béton et de bitume à ce joli programme s’il finissent par se rallier à JLM…   ;)
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #13 le: 09 novembre 2016 à 19:29:10 »
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    "Se tirer dans les pattes"... ce n'est pourtant pas le propre des Verts...  ;-)

  :mdr1: :mdr1: :mdr1:

Certes. Je voulais juste dire que ça se tire dans les pattes partout, chez les uns comme chez les autres.  :désolé1:

Les Verts ne sont pas en reste, OK.  :mrgreen:
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #14 le: 09 novembre 2016 à 22:43:49 »


De ce point de vue là le débat-dialogue qui a eu lieu aujourd'hui entre Mamère et Mélenchon était vraiment exemplaire !

Un moment rare ! Qu'on peut re-visionner ici pour ceux qui auraient loupé !
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #15 le: 10 novembre 2016 à 15:29:39 »
Ha ben je voulais voulais parler de cet échange exceptionnel entre Noël Mamère et Jean-Luc Mélenchon . Bon ben du coup Merci Réveillonsnous :fleur2: pour l’avoir fait : Cet échange me permet par ailleurs de répondre à Contemplatif :fleur2: sur ma vision de l'écologie ,vision qui est à des années lumières de ce que propose Yannick Jadot et ses comparses verts. En outre ce dialogue  permet d'éclairer et de démystifier une bonne fois pour toute la question de la planification  .
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #16 le: 10 novembre 2016 à 17:43:25 »
Merci d’avoir posté le lien vers le débat Nounourse  :fleur2:, c’est vrai que ce débat est vraiment revivifiant.

Syberia  :fleur2:, pour commencer, la chose avec laquelle je suis d’accord

Comme Mamère, je suis en accord avec la planification telle que proposée lors de la discussion avec JLM et dans le projet écosocialiste mais, comme lui, je pense qu’il est vraiment nécessaire de valoriser l’autonomie des territoires, ce qui peu faire grincer quelques dents dans le camp la France Insoumise, j'en conviens.  :bigtong:

Les choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord  :mrgreen:

Je pense que ton idée de l’écologie n’est pas à des années lumières de celle de Jadot et des verts. Je reste toujours intimement convaincu que nos points communs sont bien plus nombreux et importants que nos divergences. Face à des adversaires qui savent arriver (plus ou moins) unis à la présidentielle, arriver éparpillés façon puzzle nous reléguera encore et encore loin, juste dans un rôle de spectateurs du 2nd tour. Il me fait aussi dire que le système présidentiel, incarné par un(e) seul(e) homme ou femme, est complètement inadapté à la gauche. Une candidature collective aurait à mon sens beaucoup plus de poids. Je sais, je suis un grand rêveur mais après avoir écouté cette discussion entre Mélenchon et Mamère, je me dis que c’est peut être pas mal de rêver un peu. :kiss2:  :alcool1:
Pour en rajouter un peu, pour beaucoup de personnes autour de moi, JLM est un repoussoir pour qui ils ne voteront pas alors qu’une candidature commune aurait l’avantage de résoudre cette personnification extrême de la présidentielle… Je rêve, je sais, je suis un bisounours mais j'assume…  :kiss2:  :mrgreen:

Je suis d’accord avec toi Sarkonique,  :merci: les verts ne sont pas les derniers ni les seuls à se taper dessus (même si je les trouve assez sages depuis que les plus arrivistes ont quitté le navire pour le pédalo). Dans tous les partis ou mouvances, il y en a toujours quelques uns qui croient détenir seuls LA vérité et LA solution… Autant je trouve rigolo quand la droite et son extrême se tape dessus autant le fait de voir des partis dont je suis plus ou moins proche se déchirer pour des questions d’ego mal (Jean-Vincent) placés me donne le vertige.
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #17 le: 10 novembre 2016 à 21:48:55 »
Bien sûr que beaucoup de choses nous rassemblent mais les quelques points de divergences aussi rares soient-ils sont d'une importance capitale . Pour n"en citer qu'un  : le OUI à l'Europe :fache1: :diable: Jadot n'a eu de cesse de plaider pour un traité dont il était aisé de deviner que c'était un traité ultra-libéral . Quand l'écologie veut s'affranchir du clivage gauche-droite , elle devient de facto de droite .  :mrgreen:


Sur la question de la nécessité de" valoriser l'autonomie des territoires"....si c'est uniquement pour relocaliser la production , là d'accord  :merci: J'ai toujours soutenu l'idée qu'il fallait revenir à une agriculture vivrière et à une relocalisation de l'industrie . Mais si c'est pour "régionaliser" le pays de sorte que chaque région ait sa propre administration , je dis niet  :bigtong: . Je tiens fermement à ce que la République reste Une et indivisible pour qu'un enfant de Saint-Denis ait la même instruction qu'un enfant de Lyon , de Nantes ou de Bastia  ...pour que pauvre ou riche chacun ait une égalité d'accès à tous les services publics . Sinon -et c'est bien parti pour que cela se passe comme cela- on prend le risque de revenir aux baronnies de l'Ancien Régime . Cela fait des décennies que le processus de régionalisation , chère à la droite et portée par Rocard conduit inexorablement à la fracture sociale !


Une candidature collective ! ben oui mais malheureusement les institutions ne le permettent pas . En revanche France Insoumise est un collectif incarné pour l'heure par Jean-Luc Mélenchon . Bé oui il faut bien une personne en chair et en os pour se présenter à l'élection présidentielle . :burqa: Une fois élu JLM convoquera l'Assemblée Constituante et....place sera faite au Peuple  : https://youtu.be/3OUE8dSaYK8

"JLM" repoussoir ..........ben dis dont c'est vachement subjectif tout ça !... les idées comptent tout de même vachement plus que celui qui les porte ,non ? Faut leur dire à tes amis  :mrgreen: :fleur2:

Une candidature commune ...ben oui ...ben c'est ce que propose Jean-Luc Mélenchon ...  allez venez ! France Insoumise  accueillera à bras ouverts tous ceux qui s'engagent à ne pas se servir du mouvement pour s'assurer des sièges de députés et qui acceptent les termes de la Convention crée par de simples citoyens et adoptée démocratiquement .
« Modifié: 10 novembre 2016 à 21:52:03 par syberia3 »
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #18 le: 10 novembre 2016 à 23:08:34 »


OH ouiiiiii !

Candidature commune !

Comme j'aimerais  :] :coeur: :gene2:

Mais voilà , ça semble difficile ...

Alors me concernant j'essaie de mettre surtout en avant "France Insoumise" en évitant de gueuler "Vive Mélenchon"

Parc que l'homme providentiel ça a jamais été mon truc !

Ceci dit c'est ce que je fais beaucoup sur le twitter @forumsarkostique ces jours-ci, si vous avez aussi un compte twitter venez-y causer, on RT et on débat

On a pas peur des différences sur le fofo , sur les fondamentaux on est tous d'accord , non ?

à part Karg-se probablement , mais jamais on l'a censuré ...
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #19 le: 11 novembre 2016 à 00:45:54 »
Je ne comprends pas votre désir d'une candidature commune , enfin pas dans le cadre du mouvement 'France Insoumise" qui rassemble par définition toutes sortes de sensibilités .
 Y a même des gens de droite :baille
 Mais si comme le veulent le P.S , les communistes , les verts c'est vouloir reconstituer une espèce de gauche plurielle pour faire une machine d' apparatchiks qui bidouillent des accords dans le dos des électeurs pour se distribuer des sièges aux législatives et des places au Conseil des ministres  , ben non ! C'est fini tout ça  :jesus:..
.Faut vous calmer avec Mélenchon et c'est nous faire insulte que de croire qu'on est assez stupides , nous militants , pour "gueuler vive Mélenchon" ! A chacun de ces meetings il refuse que l'on dise Mélenchon président ...le mot d'ordre c'est "présidons!" . Punaise prenez le temps d'écouter et de lire tout le travail qu'on a effectué depuis plusieurs mois . Mélenchon ne fait que nous aider à organiser notre pensée , à la rendre audible , à travailler avec méthode . C'est un boulot vachement difficile ...alors admettons que JLM est tout de même un peu moins con que la moyenne des candidats mais pour autant il ne bénéficiera pas de notre admiration béate et nous ne sommes pas si con au point de rêver d'un homme providentiel ...derrière Méenchon y a un programme solidement élaboré par des citoyens de tout bord . Plus mise en communauté tu meurs ! :fleur2: :fleur2: :fleur2:
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #20 le: 11 novembre 2016 à 02:25:58 »
T'énerve pas ma Syberia !

Tu as probablement plus de culture politique militante que moi ..

C'est bien le programme de la "France Insoumise" qui me branche , mais si à sa tête il y avait un tiercé genre Mélenchon / Filloche / Joly / Taubira/ Mamère ... ben en fait j'adorerais (euh quinté si je compte bien)

Je sais , tu vas me dire que c'est une aberration, ne serait-ce que parce que Filloche joue à un jeu non seulement crétin mais obstructionniste

Mais bon , on a bien le droit de rêver quand on déteste l'idée d'un homme providentiel !!!

PS : et voilà on se retrouve à poster dans le mauvais fil sur ce coup-là ... Mouarf ! je réfléchirai demain comment rapatrier chacun là où il devrait être
« Modifié: 11 novembre 2016 à 02:31:04 par reveillonsnous »
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #21 le: 11 novembre 2016 à 15:35:18 »
La République une et indivisible est un point de friction, je le concède, même si, encore une fois, je ne pense pas que ce soit un obstacle insurmontable pour peu que des concessions puissent être faites de part et d’autre. Parce que la République à pendant trop longtemps nié les particularismes locaux et à voulu tuer les langues qui la composent, cette centralisation est perçue comme un «impérialisme» aux yeux de certains. À gauche, Mélenchon incarnant au plus haut point cette figure du jacobinisme est donc aujourd’hui encore perçu comme celui qui nie les particularismes locaux. D’où le repoussoir dont je parlais dans le message précédent et cette impression reste très présente malgré de longues discussions. ;) Si je ne m’inclus pas dans cette opposition radicale au jacobinisme de Mélenchon, je ne te traduis ici (et très grossièrement) que les critiques qui émanent à son encontre. Perso, je suis attaché à ce que les services publics et  un enseignement de qualité puissent être à destination de tous sur le territoire même si aujourd’hui, dans le faits, ce n’est déjà pas le cas… Je suis aussi attaché à ce qu’il y ait une vraie place faite pour les langues régionales, que ce soit dans l’enseignement, les administrations, n’y voyant pas un remise en question fondamentale du pacte républicain mais son élargissement.

Concernant l’Europe, je dois avouer que je n’ai pas une idée très précise de ce qui pourrait fonctionner. Je trouve que presque l’ensemble des propositions qui émanent des différents partis ou tendances ne sont que des paris sur l’avenir (forcément incertains). L’Europe pour l’Europe telle que l’idée est souvent prônée par les écolos me laisse sur ma faim parce que la construction européenne actuelle, prisonnière des traités, vendue aux marchands et aux marchés ne me plaît pas, bien sûr :nono: . Cependant, mon internationalisme me pousse vers une construction plus grande que celle de l’état nation et je me déclare donc plutôt partisan de l’Europe (chose qui ne mange pas pain, je suis aussi pour la paix, l’amour et les jolies fourmis brésiliennes aux yeux vairons  :mrgreen:).

En ce qui concerne, une candidature commune telle que formulée par Nounourse, j’adhère à 200 %  :super: s’il ne s’agit pas de faire une gauche plurielle à la remorque d’un seul parti mais d’une construction politique élaborée et discutée en profondeur. Je conviens aisément que ça risque de ne pas être le cas à la prochaine présidentielle et que cette idée va passer aux oubliettes mais, j’aime à défendre cette idée surtout parce qu’elle rencontre du succès chez les personnes les moins politisées… Et comme je pense que c’est ces personnes là que nous devons aller chercher pour faire bouger les lignes… Je pense aussi que le FN, malgré les couteaux aiguisés en son sein, présente une image d’unité qui fait que les gens y adhèrent ou votent pour lui plutôt que pour notre gauche lamentable éclatée en une multitude de petits partis trotskistes, communistes, écolos, etc.
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #22 le: 11 novembre 2016 à 17:19:43 »
Citer
L’Europe pour l’Europe telle que l’idée est souvent prônée par les écolos me laisse sur ma faim parce que la construction européenne actuelle, prisonnière des traités, vendue aux marchands et aux marchés ne me plaît pas, bien sûr :nono: .


C'est pourtant cette construction idéologiquement orientée que combat EELV. Les partisans du libéral-social sont des imposteurs qui ont fini par quitter le navire (Cohn-Bendit fait figure de modèle dans le genre). D'autres sont trop intéressés par leur ego et le payent, si on en juge par la défaite de Duflot à la primaire verte. Et puis, l'enjeu écologiste est pris en considération de façon, je crois, très sérieuse par le programme de Mélenchon et cela pousse certains pro-verts à vouloir voter efficace en projetant de voter pour lui. Il est dommage qu'il n'y ait pas alliance entre ses partisans et EELV, car je vois plus d'affinités entre JLM et EELV qu'entre lui, eux et ce qu'il reste du PS, je veux parler des frondeurs, les autres ne sont pas à gauche. La lutte pour la cause écologique et contre le libéralisme économique me semblent inséparables.

Quant à l'Europe des régions, je ne sais pas quelle est la prise de position des verts: celle de presque tout le monde, j'imagine: oui sur le principe, mais rien n'en sera jamais appliqué. Pour les raisons que tu as dites: la RF n'a pas eu besoin de l'Europe pour sauvegarder ses cultures régionales. Et c'est la république jacobine qui l'a fait. Que veut-on de plus? En revanche, la régionalisation actuelle tourne à l'absurde: ces "super-régions" sont une idée de la droite néo-libérale française. Elles n'ont rien à voir avec l'histoire des identités régionales (Ex.: la Catalogne est niée, ce n'est pas par hasard compte tenu de ce qui se passe dans la Catalogne transpyrénéenne) et ne font qu'éloigner les citoyens de leur Etat.
« Modifié: 11 novembre 2016 à 17:30:13 par sarkonique »
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Re : Europe écologie / les Verts
« Réponse #23 le: 25 février 2017 à 19:27:33 »
Jadot rejoint Hamon. Un peu vite, il me semble. Même s'il a l'aval du bureau politique d'EELV, il y a des militants très mécontents sur les réseaux sociaux. Je trouve déplorable qu'il n'ait pas au moins proposé un ralliement à Mélenchon. Les points de convergence me paraissent plus sûrs qu'avec un candidat qui va chercher le consensus au PS, parti qui n'est plus totalement à gauche. Et après? Il ralliera Macron face à MLP?

 :rougefache:
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Re : campagne des écologistes
« Réponse #24 le: 26 février 2017 à 10:58:31 »
Je trouve ça juste malheureux. D'un côté, on a un candidat dont tout le programme est articulé, pensé, chiffré, autour de la question centrale de l'écologie et de la réparation et du maintien de l'écosystème dans lequel nous vivons (Mélenchon et le France insoumise). de l'autre on a quelqu'un qui dit "oh oui c'est terrible tout ce qui se passe, l'écologie, il faut faire quelque chose" (Hamon), et on est pas plus avancé.  :grrr: :grrr:

La différence ? Hamon peut promettre des postes, des récompenses aux cadres d'EELV. Mélenchon c'est la quasi garantie DE NE PAS AVOIR DE POSTES, puisque d'une part il ne veut pas donner dans ces magouilles, d'autre part si il gagne assemblée constituante et la possibilité qu'au bout de deux ans tout change.

Les militants écologistes qui souhaitent réellement un changement savent ce qu'ils ont à faire.
1 - Lire le programme de la France insoumise et aller sérieusement regarder les interventions de Mélenchon sur l'écologie. (accessoirement, une journée entière sur l'écologie et comment le programme s'articule autour, hier, sur la chaîne youtube de mélenchon)
2 - Ensuite, prendre leur décision.

Je pense sincèrement que voter pour Mélenchon fera largement plus pour l'écologie que tout ce qui a été fait (ou pas en fait) dans les 20 dernières années.  :merci: :merci:

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Re : campagne des écologistes
« Réponse #25 le: 26 février 2017 à 21:32:57 »
Juste un peu plus d'information, non neutre évidement car c'est une note de François Coq.


Source ici

Citer
Yannick Jadot a retiré hier soir sa candidature au profit de celle de Benoît Hamon. Les sympathisants peuvent bien voter, l’ex-candidat l’a déjà acté hier soir sur France 2. Il faut dire que le temps pressait : mieux valait entériner la chose avant que les adhérents découvrent le pot aux roses : l’accord est purement une (mauvaise) tambouille électorale visant à tout juste garantir quelques circonscriptions, le tout habillé des mêmes sempiternelles promesses non-tenues à chaque accord entre le PS et EELV quand elles ne sont pas en régression par rapport à 2012.

Commençons par l’accord sur les circonscriptions puisqu’apparemment entre le PS et EELV tout a commencé par là. L’accord signé en 2012 avait permis à EELV d’obtenir le soutien du PS dans 61 circonscriptions et de faire élire au final 17 député-es. Cette fois, seules 43 circonscriptions font l’objet d’un accord soit 1/3 de moins. Parmi celles-ci, quelques unes concernent des sortant et sont largement sécurisées comme celle de Cécile Duflot qui se devait d’être bien servie. A l’inverse, Benoît Hamon et le PS se sont empressés de refourguer à EELV des circonscriptions où les députés sortants ont fait mouvement vers M. Macron. Pas folle la guêpe… Même en matière de tambouille électorale l’accord pour EELV est en net recul et ne donnera satisfaction qu’à celles et ceux qui ont agi en coulisses pour défendre leur intérêt personnel.

On aurait alors voulu croire que le prix à payer programmatique soit élevé pour que Yannick Jadot se dédise de la sorte, lui qui affirmait en octobre dernier dans Libération qu’ « il n’y aura pas d’accord électoral avec les socialistes (…) nous aurons 577 candidates et candidats ». Patatras ! L’accord s’est signé sur la base de grands principes sans déclinaisons concrètes et là aussi en recul par rapport à 2012. A EELV, on est pourtant bien placé pour savoir que des garanties doivent être données faute de quoi les accords signés avec PS le sont toujours à l’encre effaçable : tenez, prenons la proportionnelle. Le PS l’a promise aux Verts dans l’accord signé en 1997. Et bien en 2001, lorsque les Verts ont demandé le dépôt d’une proposition de loi commune, le PS a refusé. La propositionnelle était de nouveau dans l’accord de 2002. Toujours rien. Ce fût une fois encore le cas en 2012. Vous connaissez la suite. L’accord cette fois-ci ne donne pas plus de garanties que les fois précédentes.

Quant aux promesses sur la transition énergétique, elles restent vagues et en recul par rapport à 2012. Il est question cette fois « d’une sortie progressive et intégrale du nucléaire, avec objectif d’y parvenir à l’horizon d’une génération, soit 25 ans, avec fermeture des premiers réacteurs durant la mandature, afin de respecter l’échéance intermédiaire d’un mix énergétique de 50% en 2025 ». Tant est si bien que la fermeture de Fessenheim n’est pas évoquée et que rien n’est dit sur l’EPR de Flamanville qui devrait pourtant être mis en service fin 2018 ! Aucun calendrier précis et contraignant n’est par ailleurs fixé quand l’accord de 2012 avait au moins le mérite de quantifier l’effort à fournir : « Un plan d’évolution du parc nucléaire existant prévoyant la réduction d’un tiers de la puissance nucléaire installée par la fermeture progressive de 24 réacteurs, en commençant par l’arrêt immédiat de Fessenheim et ensuite des installations les plus vulnérables, par leur situation en zone sismique ou d’inondation, leur ancienneté et le coût des travaux nécessaires pour assurer la sécurité maximale ». Rien de la sorte cette fois-ci. Pire, Hamon et Jadot proposent la sortie du nucléaire en 25 ans, soit d’ici 2042. Or si on ferme les réacteurs actuels à leur limite d’âge de 40 ans, le dernier est censé fermer en 2035. Donc pour sortir du nucléaire en 2042, Hamon et Jadot proposent en réalité soit de prolonger la durée de vie de certains réacteurs au-delà de 40 ans, soit de mettre en service l’EPR de Flamanville. Bon appétit amis écologistes !

Les grands projets inutiles et imposés ne sont pas mieux lotis. La confusion règne encore autour du projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes. L’accord prévoit une « conférence de consensus destinée à étudier, dans le respect du légitime développement urbain de Nantes, toutes les alternatives au projet de Notre-Dame-des-Landes, dont le site actuel sera abandonné ». Si l’abandon du site est donc acté, le projet lui ne l’est pas ! Quant à la l’efficacité et la sobriété énergétique par la rénovation du bâti, elles restent elles aussi au rang des déclarations d’intention : « La transformation de notre modèle énergétique sera mise en œuvre via un grand plan d’efficacité et de sobriété énergétique » annonce l’accord quand celui de 2012 donnait un chiffre d’1 million de logement à rénover par an.

Concernant les traités d’accords commerciaux, on savait depuis la simple abstention du groupe PS à l’Assemblée lors du vote sur le CETA le 2 février, et donc postérieur à l’investiture de Benoît Hamon, qu’un laisser-aller bienveillant en détournant le regard faisait figure d’acte de rébellion pour le PS. EELV se cloue aussi par cet accord dans l’inaction. S’il est mentionné que « la France devra s’opposer aux accords de libre-échange tels que le TAFTA et le TISA, et refusera la ratification du CETA », il n’est pas pour autant question de retrait des négociations sur le TAFTA par exemple comme cela aurait pu être le cas.

Les traités européens sont enfin les grands absents de la réflexion commune entre les équipes Hamon et Jadot. Le mot lui-même n’est jamais cité alors même que le contenu institutionnel nécessitera de les réviser s’il faut « mettre un terme au fonctionnement à l’unanimité du Conseil » ou « doter la zone euro d’un budget et d’une Assemblée propre ». L’indépendance de la BCE n’est pareillement pas remise en cause, celle-ci devant simplement se contenter de «  réorienter » les prêts. Le protectionnisme lui n’est pas même évoqué pour relocaliser, fût-ce à l’échelle européenne. Enfin aucune mention n’est faite de la libéralisation des services publics (rail, énergie…).

Même le projet de 6ème République est évoqué a minima. Pas d’Assemblée constituante au programme mais uniquement une « conférence citoyenne » dont on connait par avance l’atterrissage comme le « septennat non renouvelable ». Et tant pis si vous aviez autre chose en-tête. Le peuple ne se refondera pas par lui-même mais devra se contenter de ratifier par référendum ce qui lui sera soumis.

« Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés ». La peste de la tambouille électorale a resurgi malgré les déclarations passées. Et à EELV aussi, selon que vous serez puissant ou misérable, vous banquetterez à Solferino ou il vous faudra avaler un plat de lentilles.

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Re : campagne des écologistes
« Réponse #26 le: 04 mars 2017 à 20:19:24 »
Condoléances aux sincères écolos qui avaient voulu y croire .... ça n'aura duré que quelques jours !



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Re : campagne des écologistes
« Réponse #27 le: 04 mars 2017 à 22:34:54 »
Ceci ne vient pas de moi mais est une réaction à chaud sur ce que vient de poster réveillonsnous.  :merci: :merci:
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"Nous voyons clairement que nous sommes en face d'un PS, qui, ne croyant pas aux chances de son candidat (pourtant vainqueur de la primaire), n'hésite pas à s'assoir sur l'accord qu'il a passé avec les verts", affaiblissant par la même la position dudit Hamon.
Coup de Jarnac du PS, qui permet de dire que le candidat n'a pas la stature et envisager une alliance avec Macron, ou bien préparer l'après Hamon alors que la présidentielle n'a pas eu lieu.

Je partage en partie cette opinion, et je pense que les choses vont se jouer selon la façon dont Hamon "habitera" sa fonction de vainqueur de la primaire.  :merci: :merci:

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Re : campagne des écologistes
« Réponse #28 le: 14 avril 2017 à 19:08:13 »
Je crois avoir posté quelque part la réaction de certains EELV préférant rejoindre Mélenchon plutôt qu'Hamon.
En voici une autre, pas des moindres...

Citer
Eric Piolle : « Je voterai Mélenchon pour encourager le rassemblement de la gauche »

Eric Piolle, maire (Europe Ecologie-Les Verts) de Grenoble, depuis 2014, annonce au Monde qu’il votera pour Jean-Luc Mélenchon, le 23 avril, au premier tour de l’élection présidentielle.

Pourquoi appelez-vous à voter en faveur de Jean-Luc Mélenchon ?

Je voterai en faveur de Jean-Luc Mélenchon pour encourager le rassemblement de la gauche, des citoyens et des écologistes. J’ai la conviction qu’il existe en France une majorité culturelle, citoyenne, solidaire et écologiste. Il s’agit même d’une majorité puissante qui porte en elle une haute idée de la France et qui ne se reconnaît ni dans la course à la cupidité, ni dans l’ultralibéralisme.

Pour cette majorité de citoyens, les plus fragiles sont les premières victimes des désordres environnementaux. Or cette majorité qui passe par la transmission entre les générations est clairement orpheline. Elle ne se retrouve pas dans le paysage politique actuel, bloqué à la fois par les réflexes d’appareils, qui empêchent l’émergence de la nouveauté et qui enferment tous les débats publics dans des postures stériles.

A Grenoble, vous dirigez la ville avec des soutiens de Jean-Luc Mélenchon, mais votre prise de position n’entre-t-il pas en contradiction avec le choix fait par EELV de soutenir Benoît Hamon ?

Je ne crois pas que cela soit un souci. A l’origine, je me suis battu pour la candidature d’une quatrième personne à l’élection présidentielle, parce qu’il était évident pour tous, que ni Jean-Luc Mélenchon ni Benoît Hamon ne se retireraient. Nicolas Hulot qui a voté en 2012 pour Jean-Luc Mélenchon aurait pu être cette personne, mais cela n’a pas été possible.

En janvier, Benoît Hamon a remporté les primaires du Parti socialiste sur une envie de clarification nette de la ligne politique, en décalage complet avec l’appareil du Parti socialiste. EELV a eu la maturité politique de donner la priorité au projet et d’acter ce processus de clarification, car Benoît Hamon incarne ce refus d’une ligne sociale libérale. Tout cela était attendu depuis 2002 et tout cela est plutôt positif, mais aujourd’hui, ni le PS ni Benoît Hamon ne sont en mesure de fédérer cette majorité culturelle que je défends.

N’allez-vous pas provoquer des remous ?

J’ai prévenu. Et j’ai prévenu du travail que j’ai fait pour fédérer cette majorité. En articulant progrès social et volontarisme écologique, Jean-Luc Mélenchon est le plus à même de cristalliser cette majorité culturelle et ainsi d’accéder au second tour de l’élection présidentielle. L’écologie est le socle commun de cette nouvelle majorité et elle sera le trait d’union de ce nouveau rassemblement à venir. Il y a là quelque chose de solide qui fait que Jean-Luc Mélenchon n’est plus le candidat d’un camp : il devient le candidat de cette majorité culturelle qui veut le changement.

Quelles sont vos attentes pour ce scrutin et ses suites ?

Nous avons l’opportunité pour les élections législatives de ne pas rejouer les rendez-vous manqués de l’élection présidentielle de 2012. Les retrouvailles sont à portée de main. Cela passe par une nouvelle alliance avec la société civile. L’envie est là. Il faut dépasser les étiquettes. C’est le sens de mon engagement politique. On construit d’abord un projet. Il ne suffit pas de gérer l’effondrement du système actuel. Je me bats contre le conservatisme « thatchérien » et réactionnaire de François Fillon, le repli sur soi de Marine Le Pen, et la caricature du système social libéral d’Emmanuel Macron, qui essaie de freiner son effondrement.

Alain Beuve-Méry
Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous.
A. Schopenhauer
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