Auteur Sujet: Filoche et les autres : La gauche dans le PS  (Lu 12470 fois)

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Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« le: 02 décembre 2013 à 13:56:23 »
Dans le PS certains sont encore de gauche (si, si  :mrgreen:).
On voit que certains décident néanmoins de le quitter, comme c'est le cas de Pierre Larrouturou qui vient de créer un nouveau parti : "la nouvelle donne"
(à ce sujet je vous recommande l'avis d'un affreux gauchiste sur cette défection : Changer la donne)
Mais d'autres, comme Gérard Filoche, s'accrochent contre vents et marées ! Nous nous en sommes d'ailleurs souvent étonnés sur le forum (que ce soit dans le fil dédié aux retraites ou ailleurs)..... et quand je dis "étonnés", hein  :diable:

J'ai donc trouvé très intéressant de lire son argumentation dans cet article de FAKIR :

Citer
Que faire du Parti socialiste ?

Gérard Filoche, c’est notre socialiste préféré.
Le 4 octobre dernier, on débattait avec lui, à Trégunc : que faire du PS ?, on se demandait. Le liquider, ou le transformer ?
La réponse – qui n’est pas la nôtre, mais qu’importe – de cet opposant de l’intérieur.
Avec des illustrations réalisées, en direct, par Faujour


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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #1 le: 02 décembre 2013 à 15:59:23 »
c'est un excellent article, je comprend ces arguments, j'aime bien filoche mais malgré tout, même si ça base est populaire, ouvrière et sociale et sa tête bourgeoise, c'est la tête qui est au pouvoir et le reste suit. Si j’étais lui je créerais le new new new parti socialiste.

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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #2 le: 02 décembre 2013 à 17:38:32 »
Ben voui, d'autant que même si j'aimerais qu'il ait raison (ça aurait de la gueule un gouvernement PS ouvertement désavoué par une grande majorité de militants socialistes  :mrgreen:), il doit combattre contre des Pascal Terrasse  :rougefache: qui ont la main je crois, comme j'en parlais ici
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #3 le: 05 décembre 2013 à 19:07:03 »
Sur Twitter, il cite des phrases de campagne de Hollande, dans ces moments d’égarement ou il reprenait les mots de Mélenchon, c'est meugnon.
Enfin, ça serait quand même un brin plus constructif s'il en tirait les conclusions qui s'imposent.
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #4 le: 07 décembre 2013 à 00:23:49 »
Quand tu dis, milady
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ça serait quand même un brin plus constructif s'il en tirait les conclusions qui s'imposen
Moi je ne sais franchement plus si il y a quelque chose "qui s'impose" vraiment ! Quand je vois à quel point ça vasouille en ce moment au Front de Gauche  :/
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Re : Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #5 le: 12 décembre 2013 à 06:24:49 »
c'est un excellent article, je comprend ces arguments, j'aime bien filoche mais malgré tout, même si ça base est populaire, ouvrière et sociale et sa tête bourgeoise, c'est la tête qui est au pouvoir et le reste suit. Si j’étais lui je créerais le new new new parti socialiste.

Ce n'est pas parti pour, en effet, et si Filoche fait d'excellents articles à tête reposée et en prenant son temps (voir dans l'Huma Dimanche d'il n'y a pas très longtemps son "L'ANI n'était pas une sucette".....), il est très agressif en répondant sur son blog aux commentaires - surtout d'ailleurs s'il lui est suggéré d'aller faire voir sa g.... ailleurs que chez les solfériniens. Dans un style discret il participe lui aussi au JLM bashing, ..., bon, du coup, 5/10 à la rigueur... :diable:

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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #6 le: 14 janvier 2014 à 23:15:48 »
Ça commence à se savoir...

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La politique de François Hollande est «libérale», selon la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann


Cela s’appelle mettre la pression. La veille de la conférence de presse du chef de l’Etat, le courant du PS Maintenant la gauche, qui représentante l’aile gauche du Parti socialiste, a donné depuis l’Assemblée nationale sa « feuille de route » pour l’année à venir. Elle prend des allures de cahier de doléance accompagné de son lot de critiques.

A la question « comment est la politique de François Hollande ? », la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann répond sans ambiguïté : « Libérale. Sociale-libérale au mieux. Libérale par ailleurs ». « J’assume ça. Au bout d’un moment, ce n’est pas la peine de faire des arguties. Si la question se pose, « est-ce qu’il y a un tournant social-libéral ? », le fait même qu’elle se pose, porte déjà en soi la réponse. Parce que s’il n’y avait pas de doute sur le fait que ce soit un social-démocrate, au sens historique du terme, ou un socialiste, au sens français, c’est-à-dire un républicain de gauche, redistributif, offensif dans les changements de la société, la question ne se poserait pas », ajoute la sénatrice de Paris, entourée du conseiller régional d’Ile-de-France Emmanuel Maurel et du député PS de l’Essonne Jérome Guedj.

« Nous ne pensons pas que les gens qui ont voté pour François Hollande le 6 mai ont voté pour une politique sociale-libérale. En plus le social-libéralisme a très peu d’adeptes en France », insiste Emmanuel Maurel.

Ces socialistes espèrent être entendus. Marie-Noëlle Lienemann demande que le « pacte de responsabilité » proposé par le Président aux entreprises « ne soit pas un marché de dupes ». La sénatrice souhaite que la réforme fiscale « ne soit pas mise aux oubliettes » et que François Hollande « renverse la table » pour « réorienter l’Union européenne ». Les vœux sont nombreux, pas sûr qu’ils soient tous exaucés
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #8 le: 15 janvier 2014 à 21:25:44 »
Reste à voir (et c'est le plus intéressant  :mrgreen:) ce qu'n disent Filoche et les autres de la gauche du PS  ???????
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #9 le: 13 février 2014 à 14:07:46 »
Et bien je crois que voici venue leur réponse collective  :diable: :diable: Ils sont nombreux ! Et les différents courants ont réussi à signer une lettre commune, ça c'est plutôt bien  :super:
Ceci dit, pour l'instant, cela n'a guère eu d'écho , s'pa ?  :triste1: :triste1:

Citer
L'Appel de 35 % des membres du Bureau national du PS : "Il n'y pas qu'une seule politique possible"

 Un appel unitaire cosigné par plusieurs sensibilités du Parti socialiste dont Un Monde d'Avance, Maintenant La Gauche et la Motion 4


 

La période est instable. De l’extrême droite qui se rassemble derrière des slogans racistes et antisémites à la droite radicalisée qui remet en cause la légitimité du Président de la République à gouverner, un front des conservatismes se constitue. Cette situation appelle une réaction forte. Une réaction essentielle pour reprendre la main, faire reculer le chômage et engager pleinement la transition écologique. Et ne pas donner l’impression que, malgré l’arrivée de la gauche au pouvoir, les droites et leurs « valeurs » sont en dynamique.

 

De toutes nos forces nous voulons que la gauche réussisse. Dix ans de politique de droite ont profondément abimé notre pays. La crise a dévasté nombre de territoires, plongé des millions de familles dans l’angoisse de la précarité ou du chômage.

 

A l’occasion de la campagne présidentielle, François Hollande a, à juste titre, pointé la responsabilité historique du monde de la finance dans les difficultés que traversent notre pays et notre continent. Il avait porté haut et fort l’exigence d’une réorientation de la construction européenne, en dénonçant le caractère néfaste des politiques d’austérité. Pour sortir le pays du chômage de masse, il avait proposé une feuille de route qui n’oppose pas la production à la redistribution, l’offre à la demande, l’efficacité économique à la justice sociale.

 

Cette feuille de route, c’est toujours la nôtre.

(lire la suite ici)
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #10 le: 14 février 2014 à 22:38:20 »
Bon, ben, j'vais poster ici, vu le message que j'avais envoyé juste au-dessus  :cote:
Je viens de lire un billet qui me semble très optimiste (écrit par un membre du FdG, d'où le doute sur "où poster")..... Mais j'ai très envie de partager son optimisme !
S'il a raison, nous allons avoir des doutes nombreux sur où poster certaines infos  :désolé1: Mais franchement ce serait tellement bien  :super:

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Ça bouge à gauche ! On passe aux actes ?

Seraient-ce les premiers bougés au sein de la gauche de transformation sociale ? Depuis le résultat catastrophique de la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot, chaque jour qui a passé a amené son lot de déchirements, haussement de col, roulement d’épaules. Surtout, le Front de gauche s’est rendu inaudible de la grande masse des citoyens en surjouant les divisions sur des questions aussi vitales que le logo. Et c’est de là où personne ne l’attendait que le premier signe est venu : des gauches du parti socialistes.


Lundi 10 janvier, créant un événement politique rare au sein du parti de la rue de Solférino, l’ensemble des gauches du PS ont signé un texte commun appelant à une politique de gauche : « Il n’y a pas qu’une politique possible ». Ils ont marqué une opposition claire au « Pacte de responsabilité » et à la « politique de l’offre » de François Hollande. Pour mesurés que soient les termes employés, le timing – en pleine période électorale – en a surpris plus d’un. D’autant plus que, comme l’a révélé en exclusivité le site Regards, les amis d’Arnaud Montebourg l’ont aussi signé, cet appel.

(allez le lire chez lui, car en plus c'est plein de liens intéressants qui illustrent son propos !)
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #11 le: 31 mars 2014 à 17:57:04 »
Je pense que l'aile gauche du PS risque la grosse déception puisque des rumeurs circulent, prétendant que valls deviendrait premier ministre, alors là si c’est vraiment le cas, le ministre le plus à droite du gouvernement et admiré par l'ump, cela serait une belle claque encore aux électeurs de gauche et de cette fameuse aile, qui je l’espère partira.

Citer
Après la débâcle, l’aile gauche du PS écrit à Hollande

Suite à la débâcle électorale des socialistes aux municipales, l’aile gauche du PS hausse le ton. Le turbulent député Pouria Amirshahi, qui s’est prononcé (entre autres) contre le Pacte de responsabilité, vient de publier sur son blog un texte où il menace de ne pas voter la confiance : "En l’absence de changements substantiels, il ne saurait être question de voter en l’état une confiance que les Français eux-mêmes n’ont pas voulu accorder", écrit-il.

De son côté, le courant Maintenant la gauche animé par Emmanuel Maurel, et où militent Marie-Noëlle Lienemann, Jérôme Guedj ou Gérard Filoche, a publié une "Adresse au président de la République - Le sursaut, c’est maintenant" que nous reproduisons ci-dessous :

"Monsieur le Président,

La défaite est sévère. Son ampleur, son impact sur tout le territoire en dépit du travail de qualité des élus locaux, témoigne d’une volonté des électeurs de gauche de sanctionner les choix politiques engagés depuis le début du quinquennat.
Ce soir, c’est toute la gauche qui est pénalisée. Mais plus que nos partenaires écologistes ou communistes, ce sont les candidats socialistes qui subissent le plus durement le désaveu des urnes.

L’exécutif ne peut rester sourd au message des électeurs. Rien ne serait pire que de relativiser la gravité de la défaite. Rien ne serait plus dangereux que de se tromper dans l’analyse des causes de celle-ci. Le problème n’est pas « méthodologique », il est politique. Le sujet central n’est pas la demande d’autorité, il est le refus de l’austérité. Il ne s’agit pas d’« envoyer des signaux de gauche » à notre électorat, il faut changer de cap.

Monsieur le Président,

Vous aviez fait du « redressement dans la justice » le mot d’ordre de votre campagne présidentielle. A juste titre, vous aviez pointé la responsabilité historique du monde de la finance dans les difficultés que traversent notre pays et notre continent. Vous aviez porté haut et fort l’exigence d’une réorientation de la construction européenne, en dénonçant le caractère néfaste des politiques d’austérité. Vous aviez rappelé avec force que « l’âme de la France, c’est l’égalité ».
Deux ans après, cette analyse nous paraît toujours aussi pertinente. Force est de constater que, parfois, les actes ont démenti les paroles. Certes, des réformes salutaires ont été entreprises. Certes, personne ne méconnaît la gravité de la crise et le lourd bilan laissé par Nicolas Sarkozy. Certes, l’éradication du chômage de masse requiert du temps et de la constance. Mais, comme nous le faisons inlassablement depuis des mois, nous vous exhortons à changer de cap.

Augmentation de la fiscalité indirecte, flexibilisation du marché du travail, réduction à marche forcée des déficits publics, baisse massive du coût du travail : nous ne contestons pas seulement ces solutions parce qu’elles risquent de fragiliser notre modèle social et nos services publics, nous les contestons parce qu’elles s’avèrent inefficaces pour relancer l’activité économique !
Comme vous, nous pensons que les Français attendent avant tout des résultats en matière d’emploi. Comme vous, nous pensons que nous serons jugés sur notre capacité à améliorer concrètement les conditions d’existence du plus grand nombre.

Aujourd’hui, c’est le pragmatisme qui impose d’être audacieux !

Parce que la chance sourit aux audacieux, parce que la France n’est jamais aussi grande que dans le sursaut, il est possible de démentir les résignés, les fatalistes et les pessimistes. Il n’y a pas qu’une seule politique possible.
Pour réussir une nouvelle étape du quinquennat, il faut remplir trois conditions.

1) A l’échelon européen, il est temps de desserrer l’étau des contraintes du pacte de stabilité. Concrètement, il s’agit dès demain d’engager le rapport de force avec la Commission en lui notifiant non seulement l’impossibilité, mais surtout le refus respecter dans les délais les critères de déficit restrictifs qu’elle nous assigne. La réduction à marche forcée des déficits publics érigée en dogme est absurde en période de croissance atone, alors que c’est précisément l’investissement, et singulièrement l’investissement public qui soutient l’activité. L’austérité conduit l’Europe vers l’abîme tant elle réduit les protections de ses citoyens sans aboutir à un autre résultat qu’un dumping social qui ne dit pas son nom. La politique monétaire est aujourd’hui plus un handicap qu’un atout, le libre-échange généralisé nous affaiblit. Les Français se moquent d’être présentés comme les mauvais élèves de l’Europe libérale. Au contraire, ils plébisciteraient un gouvernement qui se donne comme objectif d’être l’acteur déterminé de la réorientation du projet européen. Proposer un autre chemin pour l’Europe, jeter les bases d’une coalition progressiste contre l’austérité, voilà une façon de “réenchanter le rêve français”.

2) Sur le plan intérieur, le temps est venu d’un tournant économique majeur. Plutôt qu’à la « politique de l’offre » et qu’aux coupes massives dans les dépenses publiques, la priorité doit revenir à la croissance, à l’emploi, au redressement productif. A l’évidence, la transition écologique doit en être le fil conducteur.
Le pacte de responsabilité est mort-né. Prenons acte de la position intransigeante du Medef qui refuse toute contrepartie pour le monde du travail. Désormais minoritaire chez les syndicats de salariés, extrêmement coûteux pour les finances publiques, le « pacte » n’est pas aujourd’hui le « grand compromis social » que vous aviez souhaité.
N’ayons pas peur d’abandonner cette voie. La mobilisation générale pour l’emploi passe par la relance de l’investissement public et par celle de la consommation.
Car il est urgent d’agir pour le pouvoir d’achat. La réforme fiscale est évidemment un outil pour améliorer le quotidien des Français les plus modestes. Mais l’augmentation substantielle du Smic lors de sa revalorisation annuelle, le dégel des salaires des fonctionnaires, la revalorisation des petites retraites nous paraissent tout aussi nécessaires.

3) De même qu’il n’y aura pas de redressement sans justice, il n’y aura pas de réussite de la gauche si elle ne parvient pas à se rassembler.
Le changement ne peut devenir une réalité sans la prise en compte des aspirations de la majorité sociale à laquelle nous devons notre majorité politique acquise en 2012. Pour le traduire en actes, la gauche ne réussira qu’avec un nouveau pacte majoritaire qui rassemble au service de la France toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la défaite de la droite lors de la dernière campagne présidentielle.
Mais au-delà de la gauche, c’est au profond malaise qui traverse notre pays qu’il faut aujourd’hui répondre. Comme à chaque période décisive de son histoire, la France peut retrouver le meilleur d’elle-même en s’inspirant des principes qui font la force et la singularité de son modèle républicain. Respect de la souveraineté populaire, défense de notre modèle social, promotion de l’égalité : en cette « année Jaurès », la République sociale reste un projet fédérateur. Ce projet, il vous appartient de le faire vivre.

Nous espérons que vous aurez compris cette adresse comme une contribution franche et constructive, tournée vers un seul objectif : la réussite de votre quinquennat, celle de la gauche, celle de la France.

Pour Maintenant la gauche

Emmanuel Maurel

Marie-Noëlle Lienemann

Jérôme Guedj

Paul Quilès, ancien ministre, et les membres du Bureau national du PS : Julien Dray, Anne Ferreira, Gérard Filoche, Marianne Louis, Jonathan Munoz, Jean-François Thomas"
.


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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #12 le: 31 mars 2014 à 18:06:42 »
Juste après le résultat désastreux des municipales pour le PS, et alors que l'on vient d'annoncer le le Prèz' va parler ce soit à la Nation, la gauche du PS tente de se faire entendre ......

(j'ai enlevé le lien, vu que les grands esprits se rencontrant, Raja le postait au même moment, mais avec une légère avance .... il est ci-dessus)

Et de son côté, Filoche, dans son blog (qui est signataire de la lettre commune) dit sensiblement la même chose mais de façon plus "crue"

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Arrêtez de « suicider » le PS, démocratie, écoutons les électeurs de gauche, halte à l’austérité, à la saignée des 50 milliards, aux 35 milliards de cadeaux aux patrons !

Dans le mur ! 155 villes de plus de 9000 habitants perdues par la gauche pour l’UMP. Le FN obtient 11 villes sur 36 000. Oh la droite ne fait pas un raz de marée, non. La droite ne gagne quasiment pas de voix en chiffres absolus. Mais elle gagne très largement en pourcentage, parce que c’est la gauche qui s’effondre en abstention-sanction.

Le peuple de gauche n’a pas glissé à droite, Les Verts et le FdG n’ont pas reculé, c’est le PS seul qui a perdu. Ses électeurs disent au Parti socialiste : « stop » ! Stoppe ta politique qui ne donne rien aux salariés, mais tout au patronat, qui instaure l’austérité pour plaire aux libéraux intégristes de Bruxelles, qui laisse le chômage augmenter, la misère s’accroire, les inégalités se creuser. La gauche n’a pas été élue pour ça en mai juin 2012.

(...)


sa conclusion :
il faut un gouvernement EELV PS FDG


En parallèle, nombre de députés PS lancent la fronde et menacent de faire obstruction à un vote de confiance  :super:

Il reste 2 heures avant l'intervention du Prèz' ....... les paris sont ouverts : vous croyez qu'il aura entendu l'appel de ses propres troupes ?????
 :] :] :] :] :] :] :] :] :] :] :] :] :] :] :] :] :] :] :]
« Modifié: 31 mars 2014 à 18:22:20 par reveillonsnous »
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #13 le: 08 avril 2014 à 11:50:38 »
 :triste1: :triste1: :triste1: :triste1: :triste1: :triste1:

Ouais, ben non seulement le Prèz' ne les a pas entendus, mais Valls semble avoir réussi à se le mettre dans la poche  :pleur3: :pleur3: :pleur3: :pleur3: (je ne parle pas là de Filoche, qui n'est pas député et n'a pas, à ma connaissance, réagi)

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La gauche du PS ne sort pas de la majorité

Les 80 députés socialistes frondeurs de la semaine passée ne manqueront pas de voter la confiance au gouvernement. À quelques éventuelles exceptions. Ils veulent croire en des « annonces de gauche » dans le discours de Manuel Valls.

« Nous ne nous mettrons pas en dehors de la majorité présidentielle. » Les députés frondeurs du Parti socialiste voteront donc la confiance au gouvernement, à l’occasion du discours de politique générale prononcé mardi par le nouveau Premier ministre. Manuel Valls a poussé le souci du détail jusqu’à recevoir une délégation des députés proches de Martine Aubry, de Marie-Noëlle Lienneman ou de Benoît Hamon qui ont grogné la semaine passée. L’explication de texte a porté ses fruits, côté gouvernement, puisqu’il ne devrait y avoir aucun vote de défiance ce mardi à l’Assemblée.

Une réorientation attendue de la stratégie européenne

« Déjà, il y a eu un dialogue », commente Pouria Amirshahi, qui était de la rencontre dimanche. L’absence de concertation du parlement par l’exécutif fait partie des griefs exprimés par les gauches du Parti socialiste. « On a l’impression que, jusqu’à présent, seule une partie de la société est entendue, comme on le voit avec l’ANI ou le pacte de responsabilité », précise le député des Français de l’étranger – parmi les plus acerbes dans ses critiques. Ses propos rejoignent ceux tenus par le député de la Seine-Saint-Denis, Razzy Hammadi, qui ose ce cruel « dans toute la Ve République, on n’a jamais vu un exécutif aussi éloigné du parlement ».

Dimanche, Manuel Valls a donc écouté les députés parler de la « nécessité » de réorienter la politique économique et budgétaire, notamment la stratégie européenne. Les aura-t-il entendus ? Pouria Amirshahi se montre prudent : « On verra bien. Mais si vous voulez tout savoir, je n’écarte pas la possibilité d’une abstention ». Du côté de Jérôme Guedj, député et président du Conseil général de l’Essonne, on ne se montre guère prolixe. Le héraut de Maintenant la gauche (le courant de Marie-Noëlle Lienneman et Emmanuel Maurel) à l’Assemblée se fait discret. Dans son entourage, on évoque le discours de Valls, demain, en cours de rédaction.

Le Pacte de responsabilité au parlement ?

Le texte ferait la navette entre Matignon et l’Élysée. Et les proches de Jérôme Guedj n’écartent pas « une à deux annonces sociales fracassantes ». Henri Emmanuelli, l’homme fort d’Un monde d’avance, l’autre courant de gauche au PS, à l’Assemblée, a prévenu sur son blog : « Le retour du Pacte de responsabilité entre les mains des parlementaires est le prix de la confiance », écrit-il en substance. Ce Pacte, assorti de nouvelles exonérations de cotisations sociales part employeur, sans aucun engagement concret de la part du Medef, est érigé en symbole de la « réorientation » tant attendue par les frondeurs.

Ils se réuniront demain, mardi à 10h, à l’Assemblée nationale pour définir d’une position commune. Sans surprise, elle sera celle de la confiance. Il y aura, peut-être, quelques abstentions du côté des plus remontés. Mais le départ des ministres Europe Écologie-Les Verts du gouvernement laisse peu de marge aux contestataires, quand les députés Front de gauche ont d’ores et déjà annoncé qu’ils voteront contre la confiance. Il faut aussi dire que le nom de Jérôme Guedj comme potentiel secrétaire d’État court la presse. Après Benoît Hamon à l’Éducation nationale, Manuel Valls n’oublie pas le vieil adage : « Garder ses amis près de soi, garder ses adversaires encore plus près ».

À moins que les grands élus socialistes, échaudés par la vague bleue des municipales, craignant pour leur réélection l’an prochain, ne cherchent aussi, même à gauche, un point d’atterrissage au gouvernement.
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #14 le: 11 avril 2014 à 16:13:53 »
ça semble bouger un peu tout de même en interne au PS, puisqu'il y en a même qui annonce qu'ils vont aller manifester contre l'austérité, demain 12 avril  :super:

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Moi, parlementaire socialiste, je manifesterai samedi contre le pacte d’austérité

11 avril 2014 |  Par Liem Hoang Ngoc

En s’abstenant de voter aux élections municipales, nombre d’électeurs qui avaient fait élire François Hollande ont manifesté leur scepticisme à l’endroit de la politique menée par son gouvernement. Leur message n’a pas été entendu. Comme réponse, le président de la République a proposé de mettre la barre à droite en nommant Manuel Valls à la tête d’un nouveau gouvernement. Il a ensuite imposé à sa majorité un vote de confiance au parlement pour entériner le virage social-libéral, pourtant contesté dans son propre parti, mais qu’il entend négocier jusqu’à la fin de son mandat.

Le pacte de responsabilité est une erreur économique. Les « politiques de l’offre » ont échoué dans des pays souffrant d’un problème de compétitivité bien plus important que la France. Ces politiques d’austérité ont tué le pouvoir d’achat et l’emploi, sans parvenir à relancer l’offre

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En France, le transfert de 30 milliards (1,5 points de PIB !) en faveur des profits ne poussera pas les entreprises à investir, tant que leurs carnets de commande restent vides. Parallèlement, après la hausse de la TVA, la compression de 50 milliards en trois ans des dépenses publiques provoquera non seulement un mécontentement social, mais aussi un effet récessif qui plombera la reprise et compromettra l’inversion de la courbe du chômage.

Le pacte de solidarité est un leurre. La baisse des cotisations conduira le gouvernement à amputer les dépenses d’assurance maladie et les prestations sociales de plus de 10 milliards, comme cela a été annoncé. Cela annihilera les effets sur le revenu disponible des ménages modestes de la baisse des cotisations salariales et de la ré-indexation du barème de l’impôt sur le revenu sur les prix (déjà programmée, au demeurant, dans la dernière loi de finance).

Ce pacte d’austérité est surtout une erreur politique, qui risque de s’avérer fatale pour le PS. Il marque un tournant idéologique majeur de la social-démocratie française qui avait, à l’époque, pris ses distances avec la « Troisième voie » proposée par Tony Blair et Gerhard Schröder. C’est ce choix social-libéral, assumé au grand jour par le président de la République, qui sème indéniablement le trouble au sein de l’électorat socialiste.

100 députés socialistes ont certes manifesté leur doute. La plupart d’entre eux n’en n’ont pas moins légitimé le tournant opéré en votant la confiance. Le message des électeurs socialistes a été d’autant moins entendu que le Parti socialiste, « plongé dans un coma profond » et transformé en « parc à moutons » (dixit un ancien premier secrétaire) se refuse à organiser un congrès extraordinaire pour ouvrir le débat de fond nécessaire pour réorienter la gauche. Reste donc la rue, puisque le message des urnes ne suffit pas.

Moi, parlementaire, socialiste de gauche, je manifesterai le 12 avril contre ce pacte d’austérité pour adresser un message fort au président de la République. Persévérer encore trois ans dans cette voie conduirait inexorablement notre camp vers un nouveau 21 avril, en 2017, après de nouvelles défaites aux élections européennes, puis aux élections régionales. Cela entretiendrait l’impression qu’il n’est pas d’autre politique possible et qu’au fond, l’UMP et le PS appliquent, à quelques nuances près, la même politique, aussi inefficace qu’impopulaire. Il est temps de changer de politique, avant le désastre annoncé.

 

Liêm Hoang Ngoc, Eurodéputé (rapporteur sur Le rôle et l’activité de la Troïka), Membre du bureau national du PS


Rajoutez à cela des démissions, accompagnées de lettre ouverte de démission, qui disent toute l'amertume qui existe :

Citer
Pourquoi je quitte le Parti socialiste

10 avril 2014 |  Par carolinedehaas

Paris, le 10 avril 2014


Premier Secrétaire du Parti socialiste

10, rue de Solférino

75007 PARIS

 

 

Objet : Démission

 

Cher Harlem ou celui (celle ?) qui te remplacera,

Je souhaite mettre fin aux mandats que j’exerce au Parti socialiste. Après 13 ans de militantisme, je rends ma carte.

Je me suis engagée en politique convaincue que les injustices et les inégalités n’étaient pas la faute à pas de chance mais le produit de choix politiques qui ont toujours favorisé quelques-uns au détriment de tous les autres. J’ai adhéré au Parti socialiste convaincue que nous pouvons transformer le réel et que l’organisation collective d’individus doués de raison est le meilleur moyen de contrer un ordre établi qui creuse les inégalités, fragilise nos sociétés et porte en son sein le rejet des autres, quels qu’ils soient.

Depuis deux ans que la gauche est au pouvoir, j’ai le sentiment que nous avons plus géré que transformé. Comme si le pouvoir nous avait changés au point que nous ayons abandonné toute analyse des rapports de forces. La société est traversée par des intérêts contradictoires, notamment économiques : nous devons choisir pour qui nous voulons agir et nous battre. C’est bien d’une bataille dont il s’agit. Car dans ces rapports de force sociaux, la gauche est – devrait être – du côté des salariées et salariés, des femmes et des hommes qui ne détiennent pas le pouvoir, les codes culturels ou les richesses. Nous devrions être leur porte-voix et leurs défenseurs.

Nous avons cessé ce combat. La liste de nos renoncements est si longue ces derniers mois que cela donne le tournis. Au lieu de construire un rapport de force et de nous dégager des marges de manœuvres politiques et économiques pour mieux répartir les richesses, nous avons – presque méticuleusement – remis en cause nos fondements politiques.

Nous avons fait reculer la gauche dans les têtes et dans les faits lorsque nous avons parlé de coût du travail ou lieu de parler de la richesse qu’il constitue et du coût – exorbitant – du capital. Nous avons fait reculer la gauche quand nous avons hésité ou capitulé face à des ultra-conservateurs minoritaires. Nous avons fait reculer la gauche lorsque nous avons entériné une réforme des retraites contre laquelle nous étions descendus dans la rue dix-huit mois auparavant. Nous avons fait reculer la gauche lorsque nous avons choisi de parler de « ras-le-bol fiscal » ou du « trop d’impôts » plutôt qu’engager la fameuse réforme fiscale promise en 2012. Nous allons faire reculer la gauche avec le « pacte de responsabilité » qui demande aux salariés et salariées de financer des exonérations pour les entreprises, sans qu’aucune contrepartie solide soit exigée.

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Un autre chemin était possible. François Hollande l’avait d’ailleurs dit lors du discours du Bourget : le changement, c’était pour maintenant. Changer la société, changer la vie. Nous aurions pu, fort des 18 millions de voix du 6 mai, imposer ce changement en Europe et renégocier le traité budgétaire. Nous aurions pu nous appuyer sur les nombreux travaux de celles et ceux, parmi lesquels des prix Nobel, qui appellent à refuser le dogme de l’austérité. Nous aurions pu prendre appui sur les manifestations en France et en Europe, syndicales ou associatives, qui revendiquaient plus de justice et de protection sociale. Au lieu de nous nourrir de la force donnée par le suffrage universel et les mouvements sociaux, nous avons choisi de les ignorer.

Nous avons payé le prix fort lors des dernières élections municipales. Avons-nous tiré les leçons de ce scrutin ? Non, pas plus que nous ne l’avions fait après le 21 avril 2002 ou le 29 mai 2005. La seule chose que nous avons dit, c’est « ne vous inquiétez pas, on va mieux vous expliquer ». Comme s’il s’agissait simplement d’un problème de communication ou de casting. Les citoyennes et citoyens ne sont pas idiots, ils ne sont simplement pas d’accord. Et pour une raison très simple : les politiques que mène actuellement la gauche au pouvoir vont à l’encontre de leurs intérêts.

Alors que nous devrions changer de cap, nous continuons à leur adresser des sourires polis : « c’est difficile, mais nous n’avons pas le choix ». Mais s’il n’y a pas d’alternative, à quoi cela sert de faire de la politique ? Les grandes écoles regorgent de femmes et d’hommes très compétents qui sont tout à fait capables de gérer au mieux les comptes pour les faire rentrer dans les exigences de Bruxelles. La politique, c’est l’inverse : refuser l’état de fait et construire un rapport de force permanent qui nous donne des nouvelles marges de manœuvres pour agir. En donnant le sentiment qu’il n’y a pas d’autre voie possible, nous renforçons la désespérance et les partis qui prospèrent dessus.

Certes, nous nous heurtons à des années de construction libérale de l’Europe et à dix années de droite au pouvoir qui a profondément rebattu les cartes. Je ne reproche pas au Parti socialiste de ne pas avoir renversé la table. Je lui reproche de n’avoir même pas essayé de la faire bouger.

Je suis restée au Parti socialiste pendant 13 années, pas toujours d’accord avec les orientations qu’il portait mais convaincue qu’il fallait mieux un outil – même imparfait – capable de changer la vie que pas d’outil du tout.

Si je pars, c’est que je constate que le Parti socialiste tel qu’il existe aujourd’hui n’est plus cet outil de transformation de la société. Il suffit d’ailleurs de regarder avec un peu de lucidité ce qui se passe au sein même de cette organisation : j’ai vu pendant des années une reproduction implacable des inégalités (sociales, de sexe, d’origine, etc…) que nous combattons à l’extérieur.

Je vais donc aller construire la gauche ailleurs et participer comme je peux à préparer une alternative au chemin politique que vous avez décidé d’emprunter.

J’espère que les chemins de toutes et tous les militants de gauche finiront par se retrouver pour construire ensemble un projet politique qui fasse reprendre à notre société la marche du progrès
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #15 le: 22 avril 2014 à 14:39:31 »
Et ça continue de bouger en interne au PS !

Filoche a mis en ligne son intervention au CN ( :super:) dont voici la conclusion :

Citer
4°) Enfin un parti unitaire : reprenons contact avec la gauche au lieu de chercher à plaire à la droite. Le parlement doit l’emporte sur l’exécutif. Démocratie là aussi. Il n’y pas de majorité dans le parti, dans la gauche et dans le pays pour la politique du gouvernement Valls, mais il y a une majorité rouge rose verte au Parlement, à retrouver, à reconstruire, à rassembler. Retrouvons tous nos électeurs de gauche avec un gouvernement EELV PS FDG, rouge rose vert.
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #16 le: 24 avril 2014 à 12:11:36 »
j’espère qu'ils vont respecter leur position en ne soutenant pas valls et son fameux plan d’économies.

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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #17 le: 24 avril 2014 à 12:20:47 »
Punaise Filoche sait mieux que quiconque qu'il est impossible de faire bouger d'un iota les lignes de Solférino ! il le sait , il le sait , il le sait ...alors ?
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #18 le: 24 avril 2014 à 13:05:28 »
Remarque, peut-être s'interroge-t'il sur la suite. Tout le monde a l'air de se rendre compte que la politique de Hollande ne peut être suivie par la gauche, sauf Hollande lui-même. A défaut de bouger, si Solférino explose...
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #19 le: 24 avril 2014 à 15:08:38 »
Le problème est que Hollande n'a jamais fait mystère de son inclination ultra-libérale . Dans les années 2000 il clamait déjà haut et fort son admiration pour Schröder ... à l'époque où Filoche a rejoint le P.S  :pascontent1: , certes , avec une motion alternative dont il savait qu'elle n'avait aucune chance d'être retenue ...j'aime bien Filoche pour l'avoir côtoyé au sein d'Attac ... mais voilà ......Filoche s'est vu créer un statut particuliers au sein du P.S et il s'y accroche le bougre ! La soupe politicienne est parfois bien saumâtre ... Et ça  qui fait violence , pas les crises apoplectiques de J.L Mélenchon . Sous une voix de velours se cache très souvent un timbre d'acier ...Et pour ne vexer personne c'est à dire tout le monde je vous parlerai bientôt du charmant Bruno Gaccio et de son tendre parti ... qui ne l'a pas élu à sa tête :mdr1: ...  :désolé1: .... Filoche , Gaccio des gens plein de douceur , tellement sympas .... Encore que Filoche sait se mettre en colère .... mais pas suffisamment au point d'avoir le courage de renverser les tables .... Rappelez vous de B. Hamon quand il étrennait ses Nike aux côtés de Besancenot...un vrai révolutionnaire en carton ce petit Benoit de la gauche de la gauche de l'aile droite du parti qui n'a de socialiste que le vague souvenir de Jaurès ! La colère me reprend tant j'en ai plus qu'assez de ce catéchèse qui nous enlise ... tandis qu'au Portugal les citoyens commencent sérieusement à rendre les coups ! Lire Marx ou le relire ferait du bien à tout le monde .
« Modifié: 24 avril 2014 à 15:14:12 par syberia3 »
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Re : Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #20 le: 25 avril 2014 à 06:53:14 »
Le problème est que Hollande n'a jamais fait mystère de son inclination ultra-libérale .

Ben, hein, Young Leader un jour, Young Leader toujours..... !!! :fache1:

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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #21 le: 25 avril 2014 à 09:22:08 »
Je vais peut être envoyer un message un peu cynique; mais personnellement pour moi Filoche et les autres de la "gauche" du PS devraient arrêter de parler et commencer à agir. Hollande mène une politique de droite, plus à droite économiquement et socialement que Sarkozy qu'il apourtant demandé à virer en larmoyant durant sa campagne électorale, et ces gens, qui sont dans la politique depuis des années, devraient s'en apercevoir.

J'ai relu les "lettres" qu'ils envoient à Hollande. C'est beaucoup trop mesuré, ça fait semblant de croire que le président et son gouvernement en ont quelque chose à foutre et qu'ils se "trompent" de chemin. ils ne se trompent pas, ils font tout à fait volontairement aller le pays dans le mur.

Je suis d'accord avec old machin. Endoctrinement ou pas, Hollande applique un système dans lequel il a été éduqué et peu importe que ça foute en l'air les pays et les peuples.

Pour moi, quand on est député socialiste et qu'on est dans cette situation, soit on agit en son âme et conscience (et quand on fait une lettre où on pleurniche qu'on ne va pas voter la confiance, on le fait) soit on quitte le parti socialiste.
Je peux comprendre qu'il y ait des difficultés à quitter le parti, mais ça n'empêche pas de faire son devoir et de voter à l'assemblée pour une politique de gauche et de ne pas suivre les "consignes" comme un toutou.

A un moment, il faut savoir ce qui l'emporte : conviction ou carrière. Eh bien pour la majeure partie je crois qu'on a la réponse.  :merci:

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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #22 le: 25 avril 2014 à 11:10:11 »
Val :fleur2: :fleur2: :fleur2: j'abonde évidemment complètement dans ton sens . D'aucuns affirment que le P.S a consommé la rupture en 2005 ...c'est plus subtile que cela . La rupture a commencé avec les trahisons de la S.F.I.O ...plutôt Hitler que les bolchéviks avec toute la mythologie qui va avec . J'avais écris peu de temps après son élection que Hollande pouvait s'avérer beaucoup plus dangereux économiquement et socialement que sarko parce qu'il n'est habité par aucun affect. C'est un canard dont les plumes le rendent complètement imperméables aux larmes du peuple . Bien sûr que je ne regrette pas l'éviction du clan neuilléen tant les violences policières et raciales nous pourrissaient la vie . Hier j'ai assisté à un immense contrôle de police et j'ai mesuré la différence : les agents se sont comportés comme des citoyens respectueux ce qui n'étaient pas le cas du temps de Hortefeux -Guéant ...mais tout de même la pression est toujours là ... la rigueur est là et ce ne sont pas atermoiements de quelques bons samaritains , de bonne foi je le concède , qui changeront la donne . Au contraire Filoche est la caution de gauche d'un P.S aux aboies et en effet il pleurniche , souvent avec talent ...mais il se montre incapable d'aller jusqu'au bout de sa démarche . ...pleurer c'est bien mais comme tu le soulignes justement Val :fleur2:  ça ne sert plus à rien tant qu'il n'y a pas d'appel à descendre dans la rue . Le rapport de force est inégal on se doit de le renverser . ....
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #23 le: 30 avril 2014 à 12:35:54 »
Cela n'étonnera probablement pas les lecteurs habitués du forum de voir que je n'ai pas tout-à-fait la même perception des choses, car je suis souvent ambivalente sur ces histoires de stratégies politiques (pas pour les idées ou les valeurs, hein  :fleur2:)!

Un vote vient de se dérouler à l'Assemblée que Valls dit avoir "gagné" alors qu'en fait c'est un gros pain dans la gueule qu'il vient de se prendre  :mrgreen: :

Citer
(extrait d'un article Mediapart)
« Le premier ministre sonne la fin de la récré », gazouillait mardi matin une députée PS sur Twitter. Après avoir essuyé la plus véhémente rébellion parlementaire depuis deux ans, Manuel Valls a contenu l'hémorragie, mais il ne l’a pas empêchée : son plan d'économies de 50 milliards, contesté par une centaine de parlementaires, légèrement amendé après la levée de boucliers des députés PS, a été voté par 265 voix contre 232. Une majorité toute relative : 41 socialistes se sont abstenus. « C’est beaucoup… », lâchait, juste après le vote, ce cadre PS qui en attendait dix de moins.

Sans surprise, la droite a voté contre – seul l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, Frédéric Lefebvre, a voté pour – et trois députés se sont abstenus (Jérôme Chartier, Arlette Grosskost et Fernand Siré). Le plus gros du groupe UDI (17 des 29 députés du groupe) a campé sur sa position d’une « abstention d’encouragement ».

C’est la première fois depuis deux années de quinquennat Hollande qu’autant de députés PS s’abstiennent sur un texte majeur du gouvernement. En octobre 2012, 20 des 297 députés socialistes avaient voté contre le traité européen et 9 s'étaient abstenus. En avril 2013, l'accord emploi n'avait été voté qu'avec une majorité relative : 35 socialistes s'étaient abstenus, comme une grande partie de l'UMP et de l'UDI, 6 avaient voté contre. Un vote passé inaperçu, en pleine affaire Cahuzac, mais qui traduisait déjà les états d’âme du PS.


Et ce sont les parlementaires socialistes qui viennent de le lui infliger  :super:

J'y vois un gros signe d'espoir  ::d et me dit que finalement leur fronde interne pourrait porter plus de fruits que la lutte externe des partis de gauche (qui m'ont beaucoup déçu dans leurs batailles ridicules en vue des élections municipales et européennes  :fache1:)

Je tire donc mon chapeau aux 41 députés PS qui ont été au bout de leurs idées  :merci: :merci: :merci:

Voici la liste  :super:

Citer
Les 41 députés du groupe socialiste qui se sont abstenus :

Pouria Amirshahi, Christian Assaf, Serge Bardy, Delphine Batho, Laurent Baumel, Philippe Baumel, Jean-Pierre Blazy, Kheira Bouziane-Laroussi, Isabelle Bruneau, Fanélie Carrey-Conte, Nathalie Chabanne, Dominique Chauvel, Pascal Cherki, Florence Delaunay, Jean-Pierre Dufau, Henri Emmanuelli, Hervé Féron, Richard Ferrand, Jean-Marc Germain, Jean-Patrick Gille, Daniel Goldberg, Linda Gourjade, Jérôme Guedj, Edith Gueugneau, Mathieu Hanotin, Chaynesse Khirouni, Christophe Léonard, Arnaud Leroy, Kléber Mesquida, Franck Montaugé, Pierre-Alain Muet, Philippe Noguès, Christian Paul, Michel Pouzol, Denys Robiliard, Barbara Romagnan, Gérard Sebaoun, Suzanne Tallard, Stéphane Travert, Catherine Troallic, Paola Zanetti.

Trois députés de ce groupe ont voté contre. Il s’agit des parlementaires proches de Jean-Pierre Chevènement (MRC), et donc du souverainisme de gauche.

source


Et comme celui de chez moi en fait partie, j'avoue que lors du prochain scrutin législatif je n'évacuerai pas d'office son bulletin, comme cela aurait été dans le cas contraire, mais y regarderais à 2 fois ! ;)

Ceci dit une autre lecture est évidemment possible, comme par exemple celle qu'en fait le Yéti (très en colère , le monsieur  :|)
Mais je trouve que cette colère se trompe de cible  :désolé1: personnellement je la ressentirais plutôt par rapport aux autres députés, qui avaient été signataires du courrier des frondeurs (n'oublions pas qu'ils étaient une centaine  :diable:) !
Ceux-là n'ont même pas eu les couilles d'être en cohérence avec leurs propres convictions  :fache1:. Ils ont plié comme des merdes face aux pressions de Valls!

Imaginer que les 41 auraient pu voter CONTRE au lieu de s'abstenir me parait un peu déconnant  :]

Citer
41 députés socialistes abstentionnistes font passer le plan d’austérité Valls

J’en étais sûr qu’ils se dégonfleraient ! J’en étais sûr ! Ils partirent une centaine et arrivèrent… à trois ! Trois malheureux députés socialistes réfractaires à voter contre le plan de stabilité imposé par la Troïka au ministre Valls. Et 41 faux-culs piteux à s’abstenir… en sachant pertinemment que leur abstention ferait passer le projet !

Faites les comptes. Si ces 41 faux-cul avaient voté contre, le plan Valls sautait. Et ces minables le savaient ! C’est pourquoi ils ne firent que s’abstenir.

Piteux ! Le projet passa bien évidemment. Et nos abstentionnistes morveux n’excusent bien évidemment pas la lamentable majorité qui vota pour. Ni l’opposition de droite qui vota contre en se frottant les mains.

Mais qu’attendre de ces gras et obséquieux olibrius ? Il y a belle lurette que le syndrome coalitionniste grec les a tous frappés au sein même de leur parlement de godillots crottés.
Maintenant c’est notre tour

Vous imaginez, le résultat s’il avait tenu à un référendum populaire ? Vous imaginez ? Eh bien, c’est tout ce qui vous reste, l’imagination. Parce que dites-vous bien qu’il n’y aura plus de référendums populaires. Fini, râpé, le cirque démocratique !

Ne nous reste que ces parlementaires faisandés, accrochés à leurs privilèges de courtisans, pour essayer de nous y faire accroire. Eux qui ne croient évidement plus à rien for leurs intérêts perso bien compris.

Vendus ! Leur chute n’a d’égale que l’accumulation de leurs lâchetés et de leurs abandons. Ils s’étonneront après d’être giflés en faisant les marioles sur les trottoirs.

Pas la peine de s’étendre sur les pourquoi de leurs pitoyables raisons. Tous les plans d’austérité ont conduit au naufrage social tous les pays de l’UE qui y ont sacrifié : les Grecs, les Espagnols, les Irlandais, les Italiens, les Chypriotes… Maintenant c’est notre tour.

Lamentable ! Allons-nous nous laisser faire sans réagir ?
« Modifié: 30 avril 2014 à 14:16:04 par reveillonsnous »
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #24 le: 23 octobre 2014 à 11:23:42 »
Vous avez peut-être lu mon message sur la "tentation de l'épuration au PS" , et dans ce cas vous aurez vu que Solférino, comme Valls, cherchent à expulser Gérard Filoche du PS  8/ :X: :fache: et les raisons en sont tellement ridicules que franchement ça méritait d'être un peu décortiqué !

C'est un commentaire concernant la mort du dirigeant de Total, De Margerie, qui est considéré comme un "grave dérapage" et autres accusations qui se veulent infamantes .... Alors voilà le tweet "dérapage" en question :



On hallucine, hein, tellement c'est saignant  :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

menacé d'exclusion du PS, Gérard Filoche répond à Manuel Valls mais on peut aussi lire la réaction de Philippe Marlière : Que reproche-t-on à Gérard Filoche ? D’être socialiste !
« Modifié: 23 octobre 2014 à 11:51:19 par reveillonsnous »
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #25 le: 23 octobre 2014 à 13:28:29 »
ridicule :rougefache: :rougefache:

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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #26 le: 23 octobre 2014 à 21:01:07 »
 Nan,nan les grands feodaux ne sont pas touches , ils font la fete une place a 3 mlllions d euros par an s est liberee,quelle aubaine!
Seule la famille de Margerie pleure,elle est en deuil mais la clic de gros bourges qui l entourait ca m etonnerais !
Pas de scrupules ,peu de compassion,humanite inexistante,sinon ils n auraient pas autant d argent. :grrr:
Tous des faux derches!
« Modifié: 23 octobre 2014 à 21:02:59 par bili »
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #27 le: 23 octobre 2014 à 22:31:21 »
Meuhhh si ! Bili ....
Tu as raison (sur la logique fondamentale) mais je pense qu'au quotidien les individus de cette classe sont probablement sincères et se croient "juste humains" quand ils pleurent C. de Margerie, et trouvent que nous n'avons aucune compassion ...  :désolé1: :désolé1: :désolé1:
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #28 le: 23 octobre 2014 à 23:49:03 »
Certainement ,je n ai que 2 exemples pour etayer mon propos neanmoins ce sont des hypocrites, j imagine Parisot qui trouve l amour, la sante precaires et normal que le travail le soit aussi se revolter ,ressentir de la colere ou meme de la tristesse reelle face a la perte inimaginable et injuste de C. de M.
Filoche lui , est un homme sincere. :caf:
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #29 le: 24 octobre 2014 à 00:19:09 »
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Filoche lui , est un homme sincere.
Il pleure, en tout cas.
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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #30 le: 06 février 2015 à 07:04:27 »
Bon, allez, pour une fois sans brailler "mais qu'est-ce qu'il fout encore au PS ?" :

http://la-bas.org/filoche-demolit-macron


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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #31 le: 06 février 2015 à 14:33:57 »
Mais qu'est-ce qui fout encore au PS ?


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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #32 le: 06 février 2015 à 18:22:50 »
C'est la question à 1million de dollars  :]

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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #33 le: 08 février 2015 à 20:34:52 »

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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #34 le: 11 février 2015 à 19:55:35 »
S'il pouvait avoir une illumination et comprendre, enfin, qu'un fruit pourri ne peut pas redevenir frais. Même avec beaucoup de prières et tout l'espoir du monde...
Celui qui croit ne pas être responsable de ses erreurs a renoncé à sa liberté

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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #35 le: 20 avril 2015 à 20:06:01 »
J’ai reçu ça dans ma boite mail, je ne suis pourtant pas encartée au PS…d’où ça peut venir ? Ah? oui! Un jour je leur ai envoyé ( au PS)un mail de désappointement où je les traitais de traîtres à leur pays et à l’idéologie de gauche.

Citer
Appel de Gérard Filoche à voter motion B le 21 mai
Le Parti socialiste va-t-il continuer de s’appeler socialiste ? C’est ni plus ni moins la question qui se pose pour notre Congrès de Poitiers : Manuel Valls, Premier ministre, signataire de la motion A avec Jean-Christophe Cambadelis, a proclamé que nous sommes tous la « gauche passéiste » , que nous « risquons de mourir » , et a demandé à ce que nous changions de nom, Emmanuel Macron a déclaré qu’il y avait un « foyer infectieux » dans le PS, qu’il a qualifié « d’étoile morte » … Auront-ils la majorité ?
Je vous appelle solidairement à l’empêcher et, donc, à voter pour la motion B que j’ai aidé à initier, à construire, à unir, en tant que membre du Bureau national du Parti socialiste.
Je crois avoir un peu de crédit, obtenu par de longs combats pour toutes les causes sociales de toutes ces dernières années et ce crédit, qui me vaut, avec mes amis 1, l’appui de beaucoup de salariés, de syndicalistes, je le mets au service du succès de la motion B.
La motion B est un rassemblement large et crédible de dirigeants socialistes, et une réorientation qui offre la possibilité de sauver notre Parti de cette menace historique.
( c'est long, moi-même je n'ai pas tout lu... :] )
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La motion B peut gagner, elle en a les idées et les moyens. C’est une motion où on a décidé qu’il n’y aurait pas de "chefs", mais un collectif, pas de leader mais un travail en commun, et j’en suis.
Le choix de Poitiers, c’est s’inscrire dans le meilleur de la tradition socialiste ou, sinon, laisser s’installer une évolution à la Macron.
La question principale est : pouvons-nous redresser la barre et ne pas sombrer, comme cela a été le cas dans les quatre dernières élections, municipales, européennes, sénatoriales, départementales ?
Allons-nous, jouer en tant que Parti socialiste un rôle politique, indépendant, constructif, éviter un autre 21 avril 2002 ? Pouvons-nous dans les 600 jours qui viennent sauver le quinquennat ?
Oui ! Il le faut. Pas de fatalisme. Rien n’est joué. C'est maintenant. C'est possible. C'est à Poitiers.
Nous avions tout, depuis 10 ans : notre peuple votait à gauche, cherchait la gauche, et a donné tous les pouvoirs à la gauche. C’était sans précédent : toute la France était à gauche ! Et parce que le chômage a augmenté de 500 000, parce que les inégalités se sont creusées, parce que la misère s’est accrue, parce que le gouvernement n’a pas répondu à ces attentes, aux besoins de gauche, maintenant nos électeurs s’abstiennent
95 % des socialistes n’ont pas voté pour Manuel Valls, ni pour sa politique actuelle défendue par la motion A : nous avions voté unanimement en 2011 pour un « projet socialiste » qui n’est pas respecté, et en 2012 pour un « discours du Bourget » qui n’est pas mis en œuvre.
Notre parti se trouve donc à la remorque de choix politiques qu’il n’a pas voulus, qu’il n’a pas votés, et ses militants sont bien incapables de les défendre devant notre électorat devenu hostile - précisément à cause de ces choix.
A Poitiers, en rejouant un rôle actif, en impulsant une meilleure politique, notre Parti socialiste, peut réorienter le groupe parlementaire et se faire entendre du Président ; et même aider, du même coup, celui-ci à résister et se faire entendre enfin en Europe contre les exigences antisociales que veulent chaque jour nous imposer les libéraux à Bruxelles.
Si ça va mal, ce n’est pas parce que la « crise est plus grave que prévue » , ni qu’on « ne peut pas faire autrement » ni qu’une « politique sociale est impossible » , ni parce qu’il n’y aurait « plus de sous » ! En fait la France n’a jamais été aussi riche de son histoire, et les richesses aussi mal partagées.
C’est notamment parce que les richesses ne sont plus partagées, plus redistribuées, que nous sommes en crise : les inégalités, ça nuit à l’économie !
Pour la relance, il faut augmenter les salaires, il faut partager le travail, il faut investir ! La hausse de la consommation, l’engagement vers une transition écologique, rempliront les carnets de commande au contraire de la déréglementation du travail. Il faut faire le contraire, oui, de ce qu’on fait depuis deux ans sous la pression de Mme Merkel et de la commission européenne libérale intégriste – qui conduit l’Europe dans le mur.
Emmanuel Macron dit que nos « salaires sont trop élevés ». Michel Sapin « demande aux entreprises de ne pas les augmenter ». Du coup, la seule chose qui augmente, ce sont les dividendes, car le Medef n’a aucune envie d’être compétitif : il préfère essentiellement accroitre ses marges. Les 40 milliards donnés par le CICE, le Pacte de responsabilité au patronat, ne vont pas à l’emploi mais à la spéculation, c’est la finance qui les siphonne.
Ce sont pourtant les salaires qui font l’emploi, c’est l’austérité qui fait le chômage.
C’est pourquoi il faut combattre la finance, taxer les transactions, faire une vraie réforme bancaire, faire une vraie réforme fiscale, faire une vraie lutte contre la fraude fiscale, ce que nous n’avons pas fait hélas depuis trois ans !
Une vraie lutte contre la fraude fiscale permettrait de récupérer plus de 80 milliards au lieu de les prélever sur nos collectivités territoriales, sur notre sécurité sociale, sur nos hôpitaux, nos écoles, nos transports publics, et tous nos services publics. Pourquoi s’en prendre à la pension de réversion des veuves, aux petits salaires bloqués, et aux allocations familiales plutôt qu’au richissime CAC 40 qui gaspille ? Pourquoi donner 41 milliards au patronat qui n’en fait rien, au lieu de créer des emplois publics dont nous avons tous besoin – y compris pour les entreprises !
Il y a une erreur tragique d’orientation. Michel Sapin fait remarquer que les déficits ont baissé de 5,3 à 4 % depuis 2012 : oui mais, justement, en même temps la « dette » présumée du pays a augmenté de 86 à 96 %. Réduire les déficits pour payer la « dette » cela fait reculer l’économie : c’est comme un jardinier qui arrose la rivière pendant que son jardin s’assèche.
Si vous votez motion B, vous avez une alternative !
Vous avez dans la motion B, les mots pour le redressement, pour la relance, pour la reprise de nos espoirs.
Vous avez l’anti-loi Macron : au lieu de détruire le code du travail, nous voulons le construire. Emmanuel Macron l’a dit, en rendant par ailleurs hommage à Margaret Thatcher, « je ne suis pas là pour défendre les emplois existants ». Nous, oui ! C’est l’ordre public social qui crée de l’emploi, alors que la flexibilité, la déréglementation, la facilitation des licenciements, le recul de l’état de droit dans l’entreprise, tout cela crée du chômage.
Dans la motion B, nous disons comment réorienter.
Avec la motion B, c’est un vote sur des positions légitimes comme les congrès précédents pas un risque de rupture vers le libéralisme.
Dans la motion B, nous avons une équipe de direction capable de conduire le parti.
Dans la motion B, nous sommes défenseurs du socialisme, pas du « macronisme ».
Dans la motion B, vous avez les idées et les gens pour ré-animer l’espoir de mai juin 2012.
Dans la motion B, le Président lui-même les ayant reçus, vous avez les députés et les forces pour que le Parlement reprenne les choses en main et qu’il en surgisse un gouvernement d’unité de la gauche - pour les 600 jours qui viennent.
Et n’allez pas croire la motion A qui se met soudain à faire de la surenchère étonnante pour une « nouvelle alliance populaire » ! Qui imagine une alliance, un front populaire sur la politique de Valls et Macron ? Personne ne le peut, pas une seule seconde.
Avec la motion B, on peut être sauvés.
La raison socialiste peut revenir.
Nous défendons un programme d’action de gouvernement immédiat.
Si le président n’a pas suivi les électeurs, certains signes démontrent que la proximité du congrès du parti le met à l’écoute : la loi Macron est repoussée fin juin, une 2° loi Macron est écartée, le CDI n’est plus attaqué, la motion A elle-même a accepté des amendements – ENFIN - sur des « contreparties » au « pacte de responsabilité » , ça bouge dans notre sens.
La motion B est utile à peine née… donnez-lui la force, donnez-lui la majorité, et l’espoir renait !
Gérard Filoche
Nous avons besoin de financement : la motion B est une confédération, rassemblée à partir de différentes sensibilités socialistes. La revue mensuelle de la gauche socialiste (qui existe depuis 23 ans) Démocratie & Socialisme y participe de toutes ses forces, elle a besoin de soutien financier (voyages, frais de communication, de diffusion…) . Envoyez des fonds, vite, même modestes, à :
« D&S » c/o G. Filoche
85, rue Rambuteau
75 001 Paris.

Abonnez-vous à la revue Démocratie & Socialisme :
http://democratie-socialisme.org/IMG/pdf/abonnementDS.pdf

Allez sur nos sites et rediffusez-les :
http://www.democratie-socialisme.org
http://www.filoche.net

Abonnez-vous à la lettre de D&S :
http://list.filoche.net/subscribe.php
(1) Nous sommes en campagne : Il y a 35 jours pour convaincre les militants. Participez tous : si vous êtes socialistes en situation de voter, signez l’appel pour la motion B. Transmettez-nous votre signature (gerard.filoche@gmail.com.) Si vous êtes socialistes, mais n’avez pas régularisé votre situation, mettez-vous en règle, c’est encore possible pour ceux qui n’ont pas payé leur cotisation depuis deux ans.


Comme je ne suis pas socialiste, je ne me sens pas concernée et comme Sybéria je pense très sincèrement qu'il devrait se débiner du PS  et vite pour rejoindre je sais pas ... le Front de Gauche ?
Deviens ce que tu es: vote Mélenchon !

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Re : Filoche et les autres : La gauche dans le PS
« Réponse #36 le: 06 janvier 2016 à 10:22:27 »
Filoche reste la voix discordante du PS et sa mauvaise conscience. Il suffit de voir comment les socialistes le traitent sur les réseaux sociaux pour constater qu'il reste en fait très peu de socialistes de gauche.
Le discours du PS, désormais, c'est plutôt le chantage auquel nous avons droit à chaque scrutin : vous êtes de gauche ? Votez PS. Sinon ça signifie que vous soutenez le FN. Variante : si vous n'acceptez pas la déchéance de nationalité, ça veut dire que vous soutenez les terroristes, que vous applaudissez aux 130 morts de novembre. (Pas le cas général de tous les socialistes, heureusement, mais certains sont allés jusque là sur Twitter !)
N'en déplaise aux bas du front et autres excités de la récidive, les statistiques sont formelles : les individus ayant commis au moins un crime sont plus nombreux que ceux qui en ont commis deux ou plus.