Auteur Sujet: Sarkozy, crise boursière et plans de relance...  (Lu 6620 fois)

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Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« le: 28 mars 2010 à 16:55:55 »
Tout ce qui concerne la gestion de la crise actuelle, les différentes mesures mises en place, leurs conséquences et leurs orientations.
Celui qui croit ne pas être responsable de ses erreurs a renoncé à sa liberté

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Re: Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #1 le: 28 mars 2010 à 16:57:30 »
Citation de: "sarkome"
Citation de: "Bill Bonner, de la Chronique Agora, "
Qui va payer ?

Paris, Lundi 15 Février 2010

Eh bien... le ciel est dégagé... et les autoroutes aussi. Ou presque.

Les choses reviennent à la normale dans la zone Baltimore-Washington... ou du moins elles reviennent à ce qu'elles étaient avant la grande tempête.

Il n'y a pas franchement quoi que ce soit de "normal" à ce qui se passe ici. Nous sommes dans une ville gouvernementale... la capitale d'une grande nation... la citadelle d'un grand empire...

... ce qui nous étonne. Les grandes nations et les grands empires ne devraient-ils pas avoir de grands dirigeants ? Nous regardons autour de nous. Que voyons-nous ? Des charlatans. Des hypocrites. Du copinage. Des gars en costard-cravate. Des ronds-de-cuir. Et bien entendu... des imbéciles.

C'est là le problème, quand on vit dans le pays dont on est originaire. Votre propre peuple vous déçoit. Ou du moins ceux qui gèrent votre gouvernement. Vivre à l'étranger est un plaisir. Regarder les imbéciles y est distrayant. Mais ici... nous tremblons quand nous entendons les nouvelles. Nous verdissons lorsque nous lisons les journaux. Et la télévision ? Nous ne la supportons pas. C'est notre peuple. Notre race. Nos concitoyens. Aïe aïe aïe...

 Mais regardons les nouvelles financières. Quoi de neuf ?

Eh bien, la Grèce a fait parler d'elle la semaine dernière. Ce qui a fait baisser les actions et les obligations en début de semaine. A la fin, ça les faisait remonter.

Que s'est-il passé ? Eh bien, les autorités européennes ont fait en sorte qu'on croie qu'elles allaient faire les mêmes bêtises que les autorités américaines. Elles ont dit qu'elles allaient rétablir la situation. Exactement comme les Etats-Unis ont secouru Fannie Mae et AIG !

On trouve 27 pays différents dans l'Union européenne. Et combien de langues ? 230. Nous aussi avons été surpris. L'Espagne compte à elle seule six langues officielles.

Pourtant, sans faire de recherches approfondies sur le sujet, nous avons découvert un mot commun à toutes ces langues : "renflouage".

Oui, cher lecteur, c'est "renflouage"... dit dans des centaines de langues et dialectes différents... qui a mis le feu aux marchés financiers en fin de semaine. Le Dow a grimpé, l'or aussi.

Mais un renflouage fait-il un vrai boom ?

Autrement dit... est-ce que le renflouage des Grecs dépensiers rendra les entreprises du reste du monde plus profitables ?

Vous connaissez la réponse. Non. En fait, ça les rendra moins profitables. Cela permet simplement aux Grecs de continuer à dépenser au rythme auquel ils se sont habitués. Et si les Grecs ne se privent pas, vous pouvez parier que les Irlandais ne voudront pas réduire leur train de vie. Ni les Portugais. Sans parler des Italiens. Et des Anglais. Et qu'en est-il des Français ?

Renflouer les Grecs est une grosse erreur. Et c'est une erreur que tout le monde semble vouloir commettre. Il y a probablement un proverbe latin pour ce genre de choses. Mais puisque nous ne le connaissons pas, nous allons devoir l'inventer nous-même : l'imbécilité engendre l'imbécilité -- surtout lorsque les banquiers sortent gagnants.

Que pensiez-vous ? A qui croyiez-vous que les Grecs doivent de l'argent ? Oui, les grandes banques sont derrière tout ça. Elles ont des centaines de milliards de dollars en jeu en Grèce. Si les Grecs ne peuvent payer, les banques prennent un coup. Et puisque personne ne veut que les banquiers subissent une perte -- à part nous -- une fois encore, les autorités viennent à la rescousse.

Pourquoi est-ce que ce que ça rend les entreprises moins profitables ? Eh bien, c'est une chose marginale. Mais ce à quoi nous assistons est un transfert du pouvoir économique, qui passe du secteur privé vers le secteur public. Les entreprises privées n'empruntent plus comme autrefois. A présent, ce sont les autorités qui empruntent et dépensent. Cela laisse moins de capitaux... et moins de pouvoir de dépenses... entre les mains du privé. Les entreprises auront donc plus de mal à gagner de l'argent. CQFD.

Elles auront aussi plus de mal à gagner de l'argent parce que les taux d'intérêt vont grimper. Au lieu de laisser les mauvais créditeurs faire faillite, les autorités affaiblissent tous les créditeurs. Elles donnent mauvaise réputation à la dette, en d'autres termes. Le risque de défaut d'un pays en particulier baisse ; le risque de défaut du système entier augmente. Après tout, la dette ne disparait pas. Elle doit être payée par quelqu'un. Tôt ou tard. Devinez qui ce sera ?


Citation de: "Tyger"
ce blog est un florilège d'ironie en tout genre, je ne m'en lasse plus :
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Réacosphère





Écrit dans une fureur enthousiaste par comité-de-salut-public à l'adresse 13:28 4 commentaires http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=2874381866476467044&postID=7644023248764274381




Jusqu'au délire "L'installation d'un chômage de masse et la raréfaction des emplois vont créer une nouvelle question sociale dans les pays riches. Le chômage deviendra endémique pour les travailleurs les plus vulnérables et les moins qualifiés, notamment les précaires, les jeunes et les seniors. La forte hausse du chômage de très longue durée alimentera la grande pauvreté et l'exclusion : ainsi la France comptera 1 million de travailleurs en fin de droits en 2010, dont 400 000 privés d'indemnisation. De nombreux ménages basculeront d'une relative aisance à l'assistance, alimentant une spirale de déclassement. En bref, le chômage permanent crée un risque élevé de tensions, d'inégalités et de violences sociales, donc d'extrémisme politique."

Flûte zut et damnation : la crise financière va donc foutre tellement de gens tellement dans la merde qu'à force d'à force ils risquent bel et bien d'en concevoir de l'agacement. Brillante analyse, en effet. Et ô combien originale, aussi. En fait, si on cherche quelque chose d'un tant soit peu innovant dans ce constat, c'est par la signature de l'article, puisque cet accès de lucidité est signé de rien moins que Nicolas Baverez, Grand Gourou du Déclinisme et klaxon de choc du Joli Marché Qui Fout Le Monde Entier Dans Une Merde Noire.

Ensuite, ne soyons pas trop méchant n'est-ce pas. Que l'imbécile nuisible Baverez finisse par se rendre à ce genre d'évidence change agréablement des sempiternels discours sur le Gentil Marché (Tout Mignon) qui crée de la richesse et fait des bisous aux pitinenfants. La crise - déclenchée grâce à l'idéologie du tout-déréglementé - détruit la création d'emploi et crée un chômage de masse profond qui va encore accentuer les effets de ladite crise. Et si même un grand malade comme Nicolas Baverez finit par admettre, un oeil - inquiet -sur les chiffres du chômage, l'autre - épouvanté - sur les émeutes en Grèce, que oui bon d'accord, la croissance elle sera peut-être pas là et ça va peut-être pas s'arranger, en fait ça va même ne pas s'arranger du tout, on se prend à rêver pendant une demi-seconde qu'enfin, enfin, une trace de clairvoyance traverse enfin le cortex de nox économistes néolibéraux...

Je plaisante, vous l'aurez compris.
(puisque "lucidité" et "libéralisme" sont de toutes façons des concepts antinomiques par essence, et si des gens comme Baverez se mettaient à voir le monde tel qu'il est et non tel qu'ils voudraient qu'il soit, le conflit cognitif qui s'ensuivrait serait tellement violent et insupportable qu'on assisterait à des suicides de masse dans le fan-club hayekien. Ce qui assurément serait chose délicieuse nous sommes d'accord, mais c'est un autre débat)

Puisque face à cet alarmant état de fait, que propose donc ce brave Nicolas ?
(Il est inquiet. Il voit des policiers anti-émeutes tabassés à terre en Grèce. Il ne peut pas ne pas voir que les produits de première nécessité n'en finissent pas d'augmenter. Il a accès au vrais chiffres du chômage, pas les officiels : les vrais, et ses yeux s'arrondissent d'effroi. Il voit que c'est pas mieux partout. Il rase les murs dans la rue, sous le regard lourd des gens qui le reconnaissent et murmurent en le montrant du doigt. Sa boulangère lui fait ouvertement la gueule. Mais il se ressaisit. Il faut, il FAUT trouver une solution. Et une solution, Nicolas, il en a une. Une seule. Mais en même temps, c'est la seule qu'il connaisse. Il se met debout, droit comme un i, relève la tête en ouvrant grand la bouche et lance le Cri De Guerre Sacré de sa tribu :

"IL FAUT ENCORE PLUUUUUUUUS DE LIBÉRALISMEUUUUUUUUUHHH !!!!!!"

Ah oui, il est quand même très très con, hein, on vous avait prévenu).

"normalisation progressive et coordonnée des politiques monétaires et budgétaires"

= faut continuer encore plus dans la même direction, à force ça va marcher, juré.

"mobilisation et innovation sociales pour gérer la complexité, personnaliser les mesures et assurer leur accès aux plus démunis"

= obliger les chômeurs à retrouver le chemin de l'emploi à n'importe quel prix, y compris par des sanctions. On a rien sans rien, dedieu.

"maîtrise des finances publiques à moyen terme en intégrant l'impact du vieillissement"

= saccager les retraites et virer les fonctionnaires, puisque y a pas d'autre solution. Surtout pas taper sur les riches, malheureux on sait trop bien comment ça finit, allez.

"prise en compte de la soutenabilité politique et sociale des stratégies de sortie de crise qui doivent s'inscrire dans des projets cohérents afin de conjurer le risque de violence ou de rupture du pacte social"

= faire quand même gaffe que ça se mette pas à péter trop fort, parce que dans le contexte actuel, si ça part en sucette dans la rue, c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres.

On voit donc que Nicolas Baverez est d'une ébouriffante originalité comme d'habitude.
Cependant, à la fin de son article, une maladresse de syntaxe lui fait mine de rien avouer tout le projet libéral, sans qu'il en soit bien conscient sans doute, mais la chose mérite d'être relevée, puisque quand on lit :

"La recherche d'une issue à la grande crise de la mondialisation implique (...) aussi une redéfinition des normes et des politiques sociales dont la priorité doit aller à la lutte contre le chômage permanent et la constitution d'une nouvelle classe d'exclus"

On se doute bien que ce n'est pas ce qu'il voulu exprimer, certes ; mais comment ne pas lire ça comme une sorte d'acte manqué ? Comme si enfin il y en avait un qui avouait : "des politiques sociales dont la priorité eSt la constitution d'une nouvelle classe d'exclus"...

Et ça s'appelle le néolibéralisme, en effet.
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #2 le: 23 avril 2010 à 15:32:32 »

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La France va-t-elle lâcher l'euro ?
Cécile Chevré
MoneyWeek
Encore, encore ! Voilà ce que nous hurlent les marchés à propos de la Grèce. Ils veulent du sang, toujours plus. Et du taux qui flambe. Ils sont servis.

Hier, les taux des obligations à 10 ans ont atteint 8,8%. Plus, les secours arrivent, plus les investisseurs font grimper les taux.

Du sang, du sang... et surtout de l'argent pour éponger les flaques
Alors que l'Union européenne faisait la fine bouche sur une intervention concertée et dédaignait la proposition de soutien du FMI, les taux des obligations grecques flirtaient avec les 7%. Puis, les Européens ont fini par s'entendre sur l'idée d'un sauvetage et ont accepté la participation du FMI. Les obligations ont alors grimpé à 7,5%.

Enfin, les sauveteurs se sont mis d'accord sur la somme qui pourrait être accordée à la Grèce. Et le taux des obligations à 10 ans a allègrement franchi les 8% en direction des 9% !

Nous prenons le pari que les investisseurs ne sont toujours pas satisfaits et que le taux des obligations grecques ne va pas s'arrêter en si bon chemin. Pourquoi ? Parce que maintenant que l'argent est sur la table – la France vient d'annoncer qu'elle va débloquer 6,5 milliards – les marchés vont vouloir le voir.

Les marchés ne bluffent pas. Ils sont comme des requins repérant le sang d'une victime. Ils savent quand la victime est sur le point d'y passer. Et là, ils savent que la Grèce est à terre et qu'elle ne pourra faire face à son mur de dettes.
.......
Que va-t-il se passer pour l'euro ?

Rien de bon, c'est du moins ce que nous soupçonnons. George Soros, l'homme qui a parié – et gagné – contre la livre sterling en 1992, annonce rien de moins que la mort de la monnaie unique. Voici ce qu'en disait Jérôme Revillier dans l'Edito Matières Premières & Devises : "Quand on commence à avoir des spéculateurs comme Soros autour de soi, c'est un signe net que la situation est prête à empirer ! Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne fait pas dans la dentelle. Allant jusqu'à prédire purement et simplement la mort de l'euro si l'Allemagne ne revoit pas ses ambitions à la baisse".
"Il faut dire qu'Angela Merkel ne fait pas non plus dans la douceur en demandant un taux de 5% pour les prêts d'urgence à la Grèce. Ce niveau de taux, selon Soros, ne pourra pas permettre aux Grecs de se sortir du piège dans lequel ils se sont fourrés. Sur ce point, je partage son avis".

Et puis n'oublions pas que la Grèce n'est pas le seul pays sur la sellette. A votre avis, il faudra combien de temps pour que les marchés demandent à voir ce que le Portugal ou l'Espagne ont dans le ventre ?

Face à la montée des pressions, la zone euro pourrait exploser en vol. Mais pas forcément par le départ des pays les plus faibles. La sortie de l'euro ne serait pas une bonne affaire pour eux. Mais des pays, comme l'Allemagne, pourraient claquer la porte, en grande partie pour ménager leurs opinions publiques.

L'Allemagne parce que le bon élève de la zone euro est de plus en plus réticent à sortir le portefeuille pour venir en aide aux pays menacés par la faillite. Le pays a un des budgets les plus sains de la zone euro et aucun problème pour se refinancer. Le retour au deutschemark serait bien plus facile que le retour de la drachme.

Quant à la France, parce que les milliards d'aides à la Grèce creusent un déficit vraiment pas reluisant, notre gouvernement va avoir du mal à justifier ces nouvelles dépenses alors que des mesures de rigueur sont annoncées comme indispensables.

Si l'Allemagne, ou la France, quittaient la zone euro, la monnaie unique deviendrait ouzo plutôt qu'euro...




Hors ligne Nico2

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #3 le: 24 avril 2010 à 20:41:34 »
C'est vraiment une tragédie ce qui est en train de se passer.

Nous remercions chaleureusement les allemands pour nous couler par leur égoïsme...  :gene:

 :(
¤ Nicolas : Mes papiers

¤ Forward

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #4 le: 27 avril 2010 à 19:07:26 »
Bon visiblement c'est pas demain la veille que je vais retrouver du boulot dans le doux pays du PDG de la France alors... je m'en vais acheter ma serre, mon panneau solaire (d'Allemagne) et les filtres de charbon actif pour filtrer l'eau de pluie... et aussi refaire mon passeport au cas où :drapeaublanc:

Sinon, est-ce que quelqu'un sait quel goût ça a un chat et jusqu'à quand on peut les consommer ? J'en ai un qui a bien engraissé pendant l'hiver et ça se reproduit plutôt bien ces bestiaux. Je compte en faire un élevage pour équilibrer mon bol alimentaire de légumes du jardin :pausecaffé:






Hors ligne timbur

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #5 le: 27 avril 2010 à 19:11:30 »
Personnellement, je mangerai mes voisins avant de manger mes chats... :gene:
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Frondiste : Néologisme timburien. Désigne tout élu à la députation remplissant la double condition d'être de gauche et du parti socialiste.

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #6 le: 28 avril 2010 à 12:44:40 »
Manger ses voisins...? Tu veux dire manger du sarkosiste alors ? :D Ca me tente bien aussi de goûter et puis le concept est assez viable : il faut bien les recycler d'une manière ou d'une autre et j'en ai une bonne réserve autour de moi bien en chair, de quoi tenir pendant un bout de temps en cas de pénurie alimentaire. Hummm...les bonnes protéines ! Allez, gardons nos matous et mangeons des sarkos :salive:

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #7 le: 28 avril 2010 à 13:28:29 »
AEC: Pour faire cuire un chat c'est exactement la meme recette  que pour un lapin, a la moutarde francaise bien sur, la seule difference est que le lapin a les cotes rondes le chat les a plattes ne  le dite pas  a  Timbur: Comme moi il adore les chats. Pour plus de détails le spécialiste du chat en cocotte voir Sarkom: :jesors:

« Modifié: 28 avril 2010 à 13:31:21 par TheTwit »

Hors ligne raja

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #8 le: 13 mai 2010 à 10:29:05 »
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L’Etat veut réduire de 10% ses dépenses d’intervention sur 3 ans

L'Etat veut réduire de 10% sur trois ans ses dépenses d'intervention, qui regroupent notamment des aides sociales comme le RSA, selon la lettre de cadrage budgétaire pour 2011-2013 envoyée par François Fillon aux membres du gouvernement.

Confirmant une information parue dans le quotidien Les Echos, le Premier ministre indique que « pour l’ensemble des dispositifs d’intervention, notre objectif doit être de réaliser le même effort que sur les dépenses de fonctionnement, soit une baisse en valeur de 10% ».

Les dépenses d’intervention désignent notamment certaines aides publiques au développement, à l’agriculture et à l’emploi (contrats aidés), mais aussi des prestations sociales comme l’Aide pour le logement (APL), le Revenu de solidarité active (RSA) ou encore l’Allocation pour adulte handicapé (AAH). Dans le budget 2010, elles s’élèvent à 67,6 milliards d’euros.

« L’ampleur du redressement budgétaire » exige « que les dépenses d’intervention de l’Etat soit systématiquement réexaminées », justifie le Premier ministre. « Les dispositifs qui relèvent de règles d’indexation automatique ou de droits acquis devront voir leurs dépenses contenues par des réformes spécifiques », indique-t-il sans autre précision.

Extension du non remplacement

François Fillon avait annoncé la semaine dernière une série de mesures pour enrayer l’agravation des déficits publics comprenant notamment « un réexamen » de ces dépenses d’intervention, mais il n’avait pas chiffré l’ampleur de cette remise à plat.

Dans sa lettre de cadrage qu’il a signée le 11 mai, le Premier ministre confirme aussi vouloir poursuivre « la politique de diminution des effectifs de l’Etat consistant à ne remplacer qu’un agent public sur deux partant à la retraite ». Un effort sur les effectifs sera généralisé aux « opérateurs » de l’Etat (Météo France, CNRS, Pôle emploi, etc.) « auxquels des efforts équivalents seront demandés, soit une diminution de 1,5% chaque année de leurs emplois », poursuit François Fillon.

Il répète en outre vouloir réaliser un programme de « cinq milliards d’euros d’économie en deux ans », précisant attendre des membres du gouvernement leur « mobilisation personnelle » ainsi que « des propositions en matière d’évolution ou de suppression de dépenses fiscales ou de niches sociales ».

http://infos.lagazettedescommunes.com/38586/letat-veut-reduire-de-10-ses-depenses-dintervention-sur-3-ans/

Hors ligne TYGER

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #9 le: 17 mai 2010 à 10:32:17 »
quand on pense que y a des solutions mais que malheureusement y a que des petites b.tes au gouv qui veulent pas les prendre (ben faut les comprendre aussi ils couperaient la branche sur laquelle ils sont assis, la corde autour des cojones en prime...)

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Mirabeau président !

Retour aux fondamentaux révolutionnaires

mardi 11 mai 2010, par Olivier Bonnet

Mirabeau :
"Il faut le combler, ce gouffre effroyable. Eh bien ! Voici la liste des propriétaires français. Choisissez parmi les plus riches, afin de sacrifier moins de citoyens ; mais choisissez ; car ne faut-il pas qu’un petit nombre périsse pour sauver la masse du peuple ? Allons, ces deux mille notables possèdent de quoi combler le déficit. Ramenez l’ordre dans vos finances, la paix et la prospérité dans le royaume (...). Vous reculez d’horreur... Hommes inconséquents ! Hommes pusillanimes ! Et ne voyez-vous pas qu’en décrétant la banqueroute, vous vous souillez d’un acte mille fois plus criminel ? (...) Croyez-vous que les milliers, les millions d’hommes qui perdront en un instant, par l’explosion terrible ou par ses contrecoups, tout ce qui faisait la consolation de leur vie, et peut-être leur unique moyen de la sustenter, vous laisseront paisiblement jouir de votre crime ? Contemplateurs stoïques des maux incalculables que cette catastrophe vomira sur la France, impassibles égoïstes, êtes-vous bien sûrs que tant d’hommes sans pain vous laisseront tranquillement savourer les mets dont vous n’avez voulu diminuer ni le nombre ni la délicatesse ? Non : vous périrez."
Discours par lequel Mirabeau exhorta l’Assemblée constituante, face à la crise, à décider la confiscation d’un quart des plus grandes fortunes (1789)



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Gérard Filoche et les 500 familles

Toujours revenir au problème de la répartition des richesses

samedi 15 mai 2010, par Olivier Bonnet

daladierOn se souvient d’Edouard Daladier lançant, lors du congrès radical de 1934 : "Deux cents familles sont maîtresses de l’économie française et, en fait, de la politique française. Ce sont des forces qu’un État démocratique ne devrait pas tolérer, que Richelieu n’eût pas tolérées dans le royaume de France. L’influence des deux cents familles pèse sur le système fiscal, sur les transports, sur le crédit. Les deux cents familles placent au pouvoir leurs délégués. Elles interviennent sur l’opinion publique, car elles contrôlent la presse." gfLors d’un débat organisé par la section socialiste de Saint-Denis le 8 avril dernier (remarquable intervention à visionner en intégralité ici), Gérard Filoche élargit le nombre et précise les chiffres : "Les 500 premières familles de ce pays, elles pèsent 194 milliards d’euros, 500 familles... En France, il y a 380 000 millionnaires en euros. (...) Ne les croyez pas : la France n’a jamais été aussi riche."
« Modifié: 17 mai 2010 à 10:45:18 par TYGER »
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne Daniel M

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #10 le: 31 mai 2010 à 15:22:13 »
On se laisse embrouiller par des problèmes comptables : crédits, déficits,... et alors ce sont des chiffres.

Ce qui est concret : des besoins sociaux de logements, de santé, d'éducation, d'économie d'énergie,.....
et des millions de chômeurs aux qualifications diverses des quantités de travail gaspillées dans des travaux inutiles pour une seule raison l'accumulation de signes monétaires et l'accumulation de pouvoir par une oligarchie.

La cause un système politique et social le capitalisme.

Hors ligne sarkome

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #11 le: 04 juin 2010 à 13:59:53 »
C'est un texte un peu long, mais ça vaut la peine de le lire in-extenso:

Réguler. Depuis la crise, le mot est dans toutes les bouches. On promettait davantage de régulation notamment dans la titrisation, comme les « subprimes » qui furent le catalyseur de la crise. Le projet de loi sur la régulation bancaire et financière, que l'Assemblée examine cette semaine fait exactement le contraire. Porté par le lobby des banques, il organise la promotion de la titrisation. Dans la plus grande opacité.

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Exclusif : les banques relancent les «subprimes» à la française
Emmanuel Lévy - Marianne
Jeudi 3 Juin 2010 à 16:01
« Je veux qu'on tranche la question angoissante du hors bilan. A quoi ça sert de fixer aux banques des ratios de solvabilité sur leur bilan si on les autorise à avoir à côté un hors bilan ? (…) Ce qu'on appelle la titrisation. C'est-à-dire que chaque jour, les banques consentaient un prêt à 10h00 du matin, le revendaient à 17h00 le soir, prenaient la commission, le déstockaient, le mettaient dans ce qu'on appelle un SPV et mutualisaient ce mauvais risque », pas content Nicolas Sarkozy. Devant les Français lors de l’émission "Face à la crise" de février 2009, le Président se faisait le champion de la lutte contre les mauvaises pratiques bancaires. Ce n’était pas la dernière, ni la première.

On allait donc voir ce qu’on allait voir : sus à la spéculation, halte à la titrisation. Résultat des opérations : le contraire. Le projet de loi intitulé « Régulation bancaire et financière » est un rêve pour le lobby des banques : l’instauration de la titrisation à grande échelle. « Le résultat de quatre années de travail », s'enorgueillit presque l’un de ses animateurs, pas peu fier que son bébé législatif  peu amendé par les députés, passe comme une lettre à la poste.

Car les parlementaires de la commission des finances qui ont examiné le texte n’ont apparemment pas bien apprécié la portée des petits articles de la fin du texte qui instaurent « Les sociétés de financement de l’habitat. » Effectivement, ca sonne joliment, et quel parlementaire pourrait être contre ? Sauf que ces articles organisent la promotion de la titrisation des créances immobilières, que les banques portent actuellement dans leur bilan, et qu’elles aimeraient bien refourguer ailleurs.

Un texte qui passe ni vu ni connu

« J’avoue ne pas avoir bien regardé ce passage. On n’a pas le temps d’examiner correctement les textes. Le gouvernement nous ensevelie sous les projets de loi », se lamente Charles de Courson, député NC de la Marne et travailleur acharné du Palais Bourbon.
« Ce n’est pas une petite réforme. Il s’agit de relancer la titrisation en France, laquelle patine. Mais pas seulement. Là, on va beaucoup plus loin», confirme l' avocat d’un des plus grands cabinets spécialisés dans la finance et qui, pour cette raison, préfère l'anonymat. Ils sont une petite quinzaine sur la place de Paris, dont un a fait l’exégèse du texte. Quant au nôtre, il souhaite garder l’anonymat. « Faut pas casser le business », se justifie-t-il. «  Mais en tant que citoyen, franchement, je trouve cela dingue que personne n’en parle. Comme d’ailleurs beaucoup de chose dans ce texte… »

Beaucoup plus loin ?

Mais d’abord rappelons ce qu’est la titrisation. Cette technique est née aux Etats-Unis dans les années 1970.

Classiquement, les prêts accordés notamment aux ménages pour acquérir un bien immobilier restaient au bilan des banques jusqu’à leur échéance. La banque transforme ainsi les dépôts court terme des épargnants en prêt long terme. Avec la titrisation, les banques logent ces prêts dans un portefeuille et en revendent ainsi des parts aux investisseurs. A travers cette opération, les banquiers trouvent là une manière bien commode de transférer le risque vers les épargnants.  En jargon financier, on transforme ces créances en titres financiers. D’où le nom de titrisation.

Vers une titrisation à l'américaine

Alors, que change la loi ?

Jusqu'à présent, les banques étaient obligées de garder toutes ces créances dans leurs bilans et de les provisionner, c'est à dire de prévoir le risque de défaut sur ces dettes. A la différence des établissements américains qui eux, pouvaient les titriser, et externaliser ainsi le risque. D'où la possibilité d'émettre encore plus de crédits et de réitérer l'opération à l'infini. On a appelé ça la crise des « subprimes ». Notre ami avocat poursuit : « En permettant ce transfert de la propriété, le texte conduit à créer des produits qui dans leur nature sont sensiblement identiques à ceux qui ont déclenché la crise. Les investisseurs qui avaient acheté les titres américains ont dû assumer à la place des banques l’insolvabilité des ménages américains sur leur prêt immobilier, car ces prêts étaient devenus leur propriété… »

On comprend que les banques françaises n’aient jusqu’à présent que peu actionné la titrisation : pas intéressant si on est obligé de provisionner. A la Banque des règlements internationaux (BRI), qui suit de près ce genre de produits, on confirme le changement : « Dans les nouveaux produits titrisés, si il y a un problème, les investisseurs ne pourront pas se tourner vers la banques émettrices pour récupérer leur capital, comme ils le pouvaient dans les produits existants. Ils devront se contenter de récupérer ce qui est récupérable sur les prêts des ménages », explique Christian Upper, économiste à la BRI.

Qui va acheter ces nouveaux produits ?

Là aussi la loi fait la part belle aux banques, en leur garantissant de « bons débouchés » pour leurs produits : ces « structured covered bond », comme on dit en anglais, pourront être apportés en garantie à la Banque centrale européenne (BCE). Un guichet que les banques espagnoles pratiquent activement, tant elles sont gavées de ces produits devenus toxiques avec l’éclatement de la bulle immobilière ibérique.

La BCE sera donc un réceptacle, mais pas le seul. Les Sicav et autres fonds de placement pourront eux aussi accueillir ces produits, en très grandes quantités. Le texte précise ainsi qu' « ils pourront augmenter leur souscription auprès d’un même émetteur jusqu’à 25% de leur actif…..». 25% !!!

Coupler le crédit hypothécaire façon Sarkozy: une véritable bombe

Il y a donc le feu au lac bancaire... Mais aucune de ces questions ne fut cependant abordée lors de l’examen du texte par la commission des finances. Il se passe au fond exactement le même processus qu'à l'intérieur des établissements financiers où même des membres de la direction générale ignoraient la nature exacte de leurs produits et les risques qu'ils induisaient. Mais si les financiers ne comprennent rien, pourquoi de hommes politiques formés, en général sur les fonds de facs de lettres ou de droit ; voire à Science po, pourraient y arriver ?

Interrogé sur tous ces points, Jérôme Chartier, le député UMP rapporteur de la loi, (son rapport encore non publié ici, pour ceux qui ne reculent pas devant la complexité entretenue) continue pourtant de faire l’article du projet du gouvernement. « Ce n’est pas comme les produits américains. En France, les prêts accordés aux ménages ne sont pas risqués comme ceux accordés aux Etats-Unis. C’est un mauvais procès qui est fait. »
Le député de l’Essonne n’a pas tort sur ce point. De fait, il y a peu de défaut des foyers Français sur leur dette immobilière. Mais cela tient avant tout aux conditions qui existent aujourd’hui et que la titrisation risque cependant de bouleverser. La distribution des crédits immobiliers en France est réalisée par de grandes banques. Jusqu’à présent, celles-ci prenaient un soin particulier à ne pas en fourguer à des ménages insolvables. Mais justement la raison tenait à la législation : incapables de refourguer ces mauvais prêts via la titrisation, elles ne voulaient pas encombrer leur bilan avec de tels produits.

C’est aussi cette obligation de conserver ces prêts dans leur bilan qui a conduit les banques à ne pas actionner une petite gâterie que Nicolas Sarkozy leur avaient concoctée en 2004, quand il était à Bercy. On s’en souvient peu, mais le Chef de l’Etat, alors tout émoustillé par le modèle américain, avait introduit la possibilité pour les ménages de pratiquer la « recharge hypothécaire ». En gros, la faculté pour un emprunteur de s’endetter non pas sur sa capacité de remboursement, mais sur la valeur de son bien. Ce système fou a justement conduit les foyers américains à surfer sur la bulle immobilière. Au fur et à mesure de la hausse de la valeur de leur maison, hypnotisés par cet effet richesse, ils ont contracté de nouveaux prêts tant pour consommer que pour spéculer sur la pierre. On connaît la suite… Les « subprimes », la crise, etc…

Avec la titrisation, le gouvernement donne une seconde chance au projet de développement du crédit hypothécaire de Nicolas Sarkozy en 2004. En somme, on revient dans le mur qui a conduit à l'explosion de 2008. Sans klaxonner. Mais avec l'aval du Parlement ? Députés de tous les partis, réveillez-vous !

Texte modifié le 03/06/10 à 20h30

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #12 le: 04 juin 2010 à 19:45:14 »
Des cinglés. C'est du suicide. A croire qu'ils le font exprès.
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #13 le: 04 juin 2010 à 21:10:38 »
Mais bien sûr qu’ils le font exprès, puisque si la crise recommence et bien l’état sera là pour payer, non ! Pourquoi se gêneraient-ils ? 
Nous les fainéants, nous les cyniques, nous les extrêmes,
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #14 le: 05 juin 2010 à 16:17:12 »
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A la différence des établissements américains qui eux, pouvaient les titriser, et externaliser ainsi le risque. D'où la possibilité d'émettre encore plus de crédits et de réitérer l'opération à l'infini. On a appelé ça la crise des « subprimes »
Non les subprimes c'est des crédits immobiliers à risque, accordé à des ménages en limite de solvabilité. La titrisation c'est la titrisation, point barre, ça veut dire découper des actifs pour faire des produits financiers composites, mais ça permet pas aux banques d'émettre plus de crédit en se "couvrant", si les banques US n'avaient pas assez de couverture, c'est parce qu'elles croyaient en la solidité de l'immobilier, erreur stupide dans un pays qui n'est pas en manque structurel de logement.

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #15 le: 18 juin 2010 à 16:00:31 »
J'ai remarqué une erreur dans cet article:

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Vers une hausse du taux du livret A
Le taux de rémunération passerait à 1,5 voire 1,75%, selon «les Echos».
La rémunération du livret A devrait remonter au moins à 1,5% au mois d’août, affirme vendredi le quotidien économique Les Echos.
«Maintenu à un taux plancher historique de 1,25% depuis un an, le Livret A devrait voir son taux remonter à 1,50%, voire 1,75% à partir du 1er août, à la faveur du retour de l’inflation», écrit Les Echos.

http://www.liberation.fr/economie/0101642127-vers-une-hausse-du-taux-du-livret-a?xtor=EPR-450206

Le journaliste aurait dû dire: à la faveur de la pré-campagne électorale.

Ah! ces candides! :naah:
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #16 le: 18 juin 2010 à 16:04:47 »
ah ! une remarque pertinente et éclairée  :super:
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #17 le: 30 juin 2010 à 10:27:07 »
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150 mesures pour dix milliards d'euros d'économies en trois ans

PARIS (Reuters) - François Baroin a présenté en conseil des ministres 150 mesures censées permettre à l'Etat d'économiser 10 milliards d'euros en trois ans, dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP).

Dans un document de plus de 250 pages diffusé par ses services, le ministre du Budget confirme que ces dispositions se solderont par la suppression de 100.000 postes de fonctionnaires supplémentaires sur la période 2011-2013.

Selon Bercy, cela permettra de ramener le nombre de fonctionnaires en France au niveau de 1990 dès la mi-2012, année de l'élection présidentielle, et de faire une économie de l'ordre de trois milliards d'euros.

L'objectif est également de réduire de 10% les dépenses de fonctionnement de l'Etat et de ses opérateurs, soit une économie d'environ deux milliards d'euros d'ici 2013.

A cela s'ajoutera une réduction de 10% des dépenses d'intervention de l'Etat (subventions, aides sociales, etc.) - une économie que Bercy chiffre à environ cinq milliards d'euros bien que ces dépenses d'intervention s'élève à 67 milliards d'euros dans le budget 2010.

Parallèlement, les administrations centrales devront avoir réduit leurs effectifs de 10% sur l'ensemble du quinquennat.

C'est le deuxième train de mesures de la RGPP, dont la première vague aura permis à l'Etat d'économiser sept milliards d'euros sur la période 2009-2011, précise le ministère.

MOINS D'ESPACE POUR LES FONCTIONNAIRES

L'un des enjeux de cette "RGPP II" est d'apporter une "contribution majeure au redressement des finances publiques", souligne François Baroin, qui assure qu'elle vise également à améliorer la qualité des services publics.

La grande majorité des suppressions d'emplois portent sur les fonctions support de l'Etat, qui seront mutualisées, et sur les missions "périphériques" comme les gardes statiques pour la police et la gendarmerie, précise le ministre.

Bercy a également décidé, par exemple, de "rationaliser" les fanfares de la police et de la gendarmerie, qui sont aujourd'hui au nombre de cinq et emploient plus de 600 personnes.

Parallèlement, le suivi individualisé des agents et la "culture du résultat" assortie de primes seront développés dans les administrations, comme les concours communs de recrutement.

En matière de mutualisation des fonctions de support, ce sera notamment le cas des systèmes d'information, avec la création d'un "directeur des systèmes d'information de l'Etat".

La RGPP II s'attache également à supprimer les doublons et les formalités inutiles et à augmenter l'usage d'internet pour les démarches administratives.

Selon Bercy, la centralisation de tous les achats de l'administration permettra d'économiser 700 millions d'euros supplémentaires, en plus des 300 millions réalisés en 2010.

Dans le domaine de l'immobilier, les surfaces occupées par l'Etat baisseront de plus de 500.000 m2 en trois ans. En Ile-de-France, par exemple, aucun bail de plus de 400 euros par m2 et par an ne sera signé, promet François Baroin, qui attend une économie de 300 millions de cette politique immobilière.

Désormais "chaque fonctionnaire disposera d'un espace de travail de 12 m2 contre 18 m2 actuellement", précise-t-il dans une interview publiée mercredi par Le Parisien, dans laquelle il détaille les grandes lignes de la RGPP II avant d'en informer ses collègues ministres, pourtant les premiers concernés.

DES CORPS D'ÉTAT CONDAMNÉS

Il prend cependant soin de préciser que beaucoup de ces mesures ont été proposées par les ministères eux-mêmes.

Parmi d'autres mesures, Bercy annonce 300 millions d'euros d'économies grâce à la modernisation de l'informatique de l'Etat, la division par 10, d'ici fin 2012, des quelque 570 sites internet gouvernementaux, la réduction d'un tiers des 100 millions de courriers envoyés chaque année par les impôts, la diminution de 15% du parc automobile de l'Etat et de ses opérateurs, qui comprend près de 90.000 véhicules, etc.

Est par ailleurs annoncé le lancement d'un programme quinquennal de fusions de corps de l'Etat, qui se soldera par la suppression de 150 de ces corps.

L'engagement de restituer aux fonctionnaires la moitié des économies engendrées par le non remplacement d'un agent partant à la retraite sur deux sera en revanche maintenu.

Les opérateurs de l'Etat seront soumis aux mêmes règles : non remplacement d'un agent sur deux partant à la retraite, soit une diminution des effectifs de 1,5% par an ; réduction de 10% des coûts de fonctionnement, rationalisation immobilière, etc.

Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #18 le: 30 juin 2010 à 23:44:45 »
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Les mesures de réduction du train de vie des ministres ouvertement contestées

La ministre de l'Economie n'a pas hésité hier à mettre en doute l'efficacité des mesures d'économie réclamées lundi aux membres du gouvernement par le chef de l'Etat.
Christine Lagarde a dit tout haut, hier, ce que nombre de ses collègues du gouvernement doivent penser tout bas. Les mesures d'économie demandées lundi aux ministres par le chef de l'Etat vont sérieusement leur compliquer la tâche, sans pour autant produire d'importantes économies. « Ce n'est pas mes huit collaborateurs en moins, si ça doit être le cas, qui résorberont la dette, c'est clair », a reconnu la locataire de Bercy sur RMC-BFM. « Je ne suis pas sûre que ce soit sur des collaborateurs officiels qui bossent comme des brutes qu'on fasse la meilleure économie, mais s'il faut le faire, je le ferai bien sûr », a-t-elle ajouté. Dans sa lettre à François Fillon, Nicolas Sarkozy a exigé que les cabinets ne dépassent pas 20 personnes pour les ministres et 4 pour les secrétaires d'Etat, comme s'y était d'ailleurs engagé le Premier ministre en 2007. Des seuils dépassés dans un grand nombre de ministères

C'est peu de dire que les membres du gouvernement, à l'image de Christine Lagarde, ne sont pas enthousiastes à appliquer la règle. Certains d'entre eux auraient même déjà fait valoir leur situation particulière pour obtenir une dérogation : Luc Chatel, selon son entourage, aurait droit à 20 conseillers comme ministre de l'Education et 10 comme porte-parole du gouvernement. .. « L'exemplarité défendue par le président à tous les étages de la République doit être saluée à l'heure où il est demandé des efforts à tous les Français », a, pourtant, insisté Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l'UMP.

Une portée symbolique

Plusieurs responsables de la majorité n'ont pas hésité, non plus, à souligner hier la portée surtout symbolique des mesures d'économie réclamées par Nicolas Sarkozy en réaction aux affaires qui ont éclaboussé plusieurs ministres ces dernières semaines. Le rapporteur général du Budget à l'Assemblée, Gilles Carrez, a notamment estimé, sur LCI, que ces dispositions, nécessaires pour montrer que l'Etat fait des efforts, auraient « un impact budgétaire assez limité », de l'ordre tout de même du milliard d'euros. Dominique de Villepin a pris encore moins de gants. Pour l'ancien Premier ministre, la lettre de Nicolas Sarkozy constitue un « rappel à l'ordre salutaire », mais ne va pas « au-delà du symbole ». Des arguments repris et martelés par l'opposition socialiste.

Certaines dispositions annoncées lundi par le chef de l'Etat existent depuis trois ans, a rappelé le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée, Jérôme Cahuzac, sur France 2, déplorant un « effet d'affichage », voire un « effet comique » quand les chasses présidentielles sont remplacées par des battues. « Budgétairement, cela n'aura pratiquement aucune signification », a-t-il insisté.

« Tout ça n'est pas chiffré », a déploré, pour sa part, le député René Dosière, grand scrutateur du train de vie de l'Etat. Et de s'interroger : pourquoi l'Elysée et Matignon sont-ils exemptés de cet effort ?
source
S. D., Les Echos

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #19 le: 01 juillet 2010 à 01:11:32 »
Quand je lie le message ce-dessous, j'ai l'impretion de retourner dans mes dossiers a l'époque ou le gouvernement francais consultait mon entreprise. Je m'étonne qu'ils est garder tout ces dossiers qu'il a d'ailleur payé. Ce ministre est un fouineur?. Ou il a un assez bons sens de l'organisation du travail. Il doit etre assé jeune. Suis entierement d'accord avec tout ce qu'il dit. Et plus encore, a condition qu'il mene ca rondement et a bon port. (Seul l'enfer est pavé de bonne intention) L'enfer de l'administration vous l'avez depuis toujours,il est souhaitable que ce ministre est de bonnes intentions. Ca serait une grande nouvauté, que dis-je une révolution dans l'administration francaise, a fin de se moderniser.

Show content
Quelques exemples: je vois sur votre Télé des policiers mettrent des contraventions écrtitent a la main, pendant qu'un ou deux autres attendent de pierger ou pas, d'autres automobilistes. Si le policier etait simplement assis dans sa voiture avec son radar ou autre il pourait dresser la contravention directement sur l'ordi, et la faire parvenir automatiquement au fautif. ( la technique est tres simple pas le temps d'expliquer a fond) l'avantage serait qu'au lieu d'y avoir trois ou quatre policiers au meme endroit un seul suffirait, les trois autres policiers iraient sur d'autres lieus pour surveiller ou verbaliser, ce qui ferait au final moins de policiers sur les routes et pourraient travailler ailleurs ou suprimer des postes dans cette administration.

Les pharmatiens donnent des boites de  contenu de médicaments ne correspondant pas a la prescription du medecin, ( mettons pour dix jours d'antibiotique le pharmacien en donne pour 30 jours) dont 20 finirons a la poubelle c'est la raison pour laquelle la France est dite la plus grosse consomateur de médicament dans la fait c'est faut, c'est le pharmacien qui abuse, rien que dans ce cas ce sont des milliard d'euros de déficite.  Vos compteurs d'électricité,de gaz,d'eau seront directement branchés sur internet. l'Etat pourait aussi suprimer beaucoup de fonctionnaires, dans le domaine, de la paprasserie, ce pays détien le record mondial. Qui par contre pourraitent travailler a la maisons sans etre fonctionnaire, sur son PC, du travail fourni par l'État, les avantages ne sont pas négligables. Plus de transport entre autre. Faire le travail pas forcement a des heures réguliaires, du moment qu'il produit dans les delais souhatablesl demandé. La diminution des fonctionnaire, bureaucrates, n'est nullement le chomage. ect ect.....Il y a des centaines de solutions pour restrinde le déficite. il faudrait écrire l'épaisseur de 3 botins pour les siter en parti. Que vous le vouliez ou non ,vous n'avez plus le choix. D'autre pays l'ont fait ou le font, pourquoi pas vous. Il faut faire avec son temps et non toujours regarder dans le rétroviseur. La concurance vous tondras la laine sur le dos.

Il faudrait aussi que l'Europe devienne fédéral (ou) confedéral et tous la meme monaie.
« Modifié: 01 juillet 2010 à 04:25:09 par TheTwit »

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #20 le: 01 juillet 2010 à 07:34:09 »
Et plus encore, a condition qu'il mène ça rondement et a bon port.
Et ça, ce n'est pas évident ! Parce que ça va rechigner dans les ministères, et qu'il faut penser aux elections de 2012...
Alors, les résultats s'avérant décevants, on va devoir débrider la plaie plus profondément.
En s'inspirant, par exemple, des propositions de la Commission Attali... (après tout, elle a été payée pour ça !)

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Le "volet dépenses" du rapport Attali: AUS-TE-RI-TE!

Ils n’y vont pas avec le dos de la cuiller à la Commission Attali "pour la libération de la croissance", censée proposer à Nicolas Sarkozy des pistes pour sortir de la crise ! Cette formation, qui comprend 42 personnalités du monde de l’économie et des affaires, planche actuellement sur la restauration de l’équilibre des finances publiques. Or une note du groupe de travail du 25 juin sur le "Volet Dépenses", que Le Nouvel Observateur s’est procurée, préconise un ensemble de mesures à côté desquelles le plan de rigueur gouvernemental fait figure de… peccadille !
En réponse aux critiques des économistes qui voudraient voir l’Europe maintenir ses efforts de relance, ce document confidentiel explique que "l’ajustement budgétaire n’est pas forcément pénalisant pour la croissance s’il est crédible et peut agir favorablement, d’une part sur la confiance des consommateurs et d’autres part sur la confiance des marchés, donc sur les conditions de financement de l’économie."
Il estime que l’effort d’ajustement doit porter principalement sur "les salaires, les subventions, les transferts sociaux (dépenses d’intervention) et le fonctionnement courant". Pour la période 2011-2103, le projet est de dégager 90 milliards d’euros pour ramener le déficit à 3% du PIB. L’effort porterait à environ 60% sur la dépense budgétaire (54 milliards d’euros). Il serait complété à 20% (18 milliards) par la suppression d’avantages fiscaux, et à 20% par une augmentation des recettes.
Les économies budgétaires seraient réparties entre l’Etat (37%), les collectivités locales (19%) et les administrations sociales (44%), au prorata de leur part respective dans les dépenses. Ce qui conduit à des scénarios douloureux. En vrac, baisse de 12% sur 3 ans des "dépenses d’intervention" : réduction, ciblage, plafonnement de certaines dépenses de guichet (APL par exemple). Coup de rabot général sur les dépenses "hors guichet" (contrats aidés marchands et non marchands). Gel des salaires des fonctionnaires, et accentuation de la politique de leur non remplacement, "en passant de la règle actuelle des "1 sur 2" à "2 sur 3"… voire davantage !" Baisse de 10% des dépenses de fonctionnement.
Mais le chapitre le plus dur est sans doute celui des économies sur les administrations sociales, avec le "gel des rémunérations" et "le non remplacement d’un agent sur deux dans la fonction publique hospitalière". Des préconisations accompagnées de cette observation : "Difficultés prévisibles d’application pour le personnel infirmier"... Les rédacteurs de ce texte ont un sens aigu de la litote !
source


Le plan adopté par le gouvernement table sur un taux de croissance de 2.5%.
Ce qui est parfaitement illusoire. Estimons-nous heureux si nous pouvons atteindre 1,6 ou 1,7%.
Alors, attendons-nous à une "cure de jouvence" dans les aides à l'emploi (contrats aidés...) et aides sociales (aide au logement, allocation adulte handicapé...), une réduction de la durée d'indemnisation de chômage, une augmentation de son taux de dégressivité, une sévérité accrue dans l'attribution du rsa...
des lendemains radieux...

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #21 le: 05 juillet 2010 à 13:08:23 »
ce qu'il faut retenir mes cher(e)s ami(e)s c'est que les plus riches n'ont aucun soucis avec les gouvernements de gauche ou de droite,puisque ceux ci leur font profiter de faramineuses exonérations ... je dis de gauche mais bon nous savons tous que nos politiques mangent tous au même râtelier, je dirais sans trop m'avancer que c'est la raison pour laquelle, les citoyens ne font plus confiance au ps.
"L'année 2007, qui marque l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, se distingue aussi par 15 milliards de « cadeaux fiscaux » (exonération des successions et des heures supplémentaires, etc.)."


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L'Etat a perdu 100 milliards de recettes depuis 2000, dont deux tiers à travers des baisses d'impôt

Le débat d'orientation des finances publiques, prévu demain à l'Assemblée nationale, doit fixer les grandes orientations fiscales des années 2011-2013. Pendant la décennie 2000, l'Etat a accordé au moins 70 milliards d'euros de baisses d'impôt, dont la moitié au titre de l'impôt sur le revenu. Des largesses qui exigent d'autant plus d'efforts aujourd'hui.

Le gouvernement a multiplié les engagements auprès de Bruxelles - et des marchés -pour rétablir ses finances publiques et préserver sa crédibilité budgétaire. Le débat d'orientation des finances publiques, qui aura lieu demain à l'Assemblée nationale, permettra de connaître enfin les mesures cachées derrière cette avalanche de chiffres.

L'objectif est ambitieux : il revient à réduire le niveau des dépenses publiques de 45 milliards d'euros en trois ans, en s'attaquant au fonctionnement de l'Etat (politique immobilière, frais de communication, etc.), mais aussi aux dépenses d'intervention (soutien aux entreprises, aides au logement, etc.). Les niches fiscales devront être revues en baisse, de l'ordre de 10 milliards d'euros en 2011-2012.
Plus « cigale » que les autres pays

Les efforts demandés aux ménages et aux entreprises sont à l'aune des baisses d'impôt, considérables, qui leur ont été accordées depuis 2000. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : pendant cette décennie, les gouvernements, de gauche comme de droite, ont approuvé au moins 70 milliards d'euros de baisses d'impôt et ont cédé 40 milliards de recettes aux collectivités locales et à la Sécurité sociale, pour compenser des transferts de charges, révèle Gilles Carrez, rapporteur UMP du budget, dans son rapport préalable au débat d'orientation des finances publiques. Au total, il s'est donc privé d'au moins 100 milliards d'euros de recettes fiscales.

Profitant de conditions d'emprunt très favorables, la France s'est montrée beaucoup plus « cigale » que les autres pays européens : certains ont mis cette période à profit pour assainir leurs finances publiques - l'Allemagne à partir de 2004, mais aussi l'Autriche et les Pays-Bas. En France, les réductions d'impôt auraient dû se coupler d'une grande rigueur sur le front des dépenses, afin de maintenir les finances publiques à l'équilibre. Mais cela n'a pas été le cas. C'est ce qui explique le niveau de déficit actuel (8 %). « Le bon sens, l'intérêt supérieur de l'Etat, la survie de la zone euro, le lien particulier unissant la France à l'Allemagne imposent désormais d'abandonner les facilités qui ont prévalu depuis dix ans », exhorte Gilles Carrez.
Sur le même sujet

« Un effort sur les recettes fiscales et sociales de l'ordre de 15 milliards d'euros est nécessaire »

Niches fiscales : la majorité traque les effets d'aubaine
Baisses d'impôts à contre-temps

Les baisses d'impôt ont été particulièrement massives entre 2000 et 2002, sous l'impulsion de Laurent Fabius, indique le rapporteur UMP, qui fait ainsi porter à la gauche une lourde part des responsabilités. Elles ont été « mises en oeuvre à contre-temps », car elles ont stimulé l'économie française en haut de cycle, « au moment où elle ne le nécessitait pas », ajoute-t-il. L'année 2007, qui marque l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, se distingue aussi par 15 milliards de « cadeaux fiscaux » (exonération des successions et des heures supplémentaires, etc.).

Au total, la moitié des pertes fiscales concernent l'impôt sur le revenu. La révision du barème s'est doublé d'une explosion des niches fiscales (exonération des plus-values, emploi à domicile, investissement locatif, etc.). Après l'IR, c'est la TVA qui s'est le plus érodée. La baisse de 1 point du taux, en 2000, explique 40 % des pertes de recettes. La TVA réduite dans la restauration et sa pérennisation pour les travaux de rénovation expliquent le reste.

http://www.lesechos.fr/info/france/020646353937-l-etat-a-perdu-100-milliards-de-recettes-depuis-2000-dont-deux-tiers-a-travers-des-baisses-d-impot.htm
« Modifié: 05 juillet 2010 à 13:09:59 par raja »

Hors ligne Val

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #22 le: 05 juillet 2010 à 14:07:12 »
Je viens de relire tout le sujet et franchement je suis hallucinée, et très en colère, aussi.

Je vais d'abord répondre à karg se sur les titrisations. Merci d'expliquer que les titrisations sont différentes des subprimes, seulement ce qui est bien expliqué dans l'article, c'est que les banques ont toujours privilégié les ménages solvables justement parce qu'elles devaient garder les prêts en question dans leur bilan. Si on leur offre une occasion en or de s'en débarrasser en les revendant à d'autres, pourquoi ne se gaveraient-elles pas, elles aussi ? Je doute que la prudence prévale, de ce point de vue.  :merci: :merci:

Ensuite, on peut carrément résumer toutes les mesures en "on va vous niquer la gueule bande de pauvres, pendant que les hyper riches continueront à aspirer tout le fric".
Le problème est un problème de redistribution des richesses. L'argent est là, il suffit de le reprendre par un impôt sur le revenu qui soit ENFIN correct.
Quand à la suppression de l'administration, je suis contre. Ah, ça on a bien vu le "on va faire que les formalités se passent sur internet" : plus aucun rapport entre l'usager et le service, aucune option pour les cas particuliers, des bugs en série, des accès qui sautent, résultat jamais aucun papier qui dit exactement dans quelle situation on est, et si jamais il y a un problème, aucun humain pour répondre.... Comment on fait quand on ne rentre pas dans les cases du site ??
J'en ai assez des mesures de rigueur qui concernent toujours les MEMES !!!!  :pan2: :pan2: :pan2: :pan2:
Alors oui, réduisons les collaborateurs des ministres (ah oui c'est sûr madame lagarde il en faut des collaborateurs quand on cumule des fonction qu'on n'est pas en mesure de remplir soi même  :rougefache:), réduisons le SALAIRE des ministres, des parlementaires, du président, des collaborateurs, supprimons les frais de bouche, supprimons les frais de "les fleurs doivent toujours être fraîîîîîîcheeeeeeesssss", et taxons les revenus financiers, SUPPRIMONS les niches fiscales, supprimons les exonérations d'impôts pour les grandes entreprises, bref PRENONS L'ARGENT OU IL EST !!!! MERDE.  :pan3: :pan3: :pan3: :pan3:

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #23 le: 16 juillet 2010 à 06:34:58 »
ce bon père "LaMorale"...

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La leçon de morale de monsieur Attali

Par Agnès Maillard le jeudi 15 juillet 2010, 11:25

En temps normal, je ne perds pas mon temps sur ce genre de papier dont le principal intérêt est de faire mousser son auteur avec l'exubérance d'un blaireau plongé dans un océan de savon à barbe.
Public dans le BundestagMais voilà : les nouvelles fonctionnalités de partage de flux de Google Reader ont favorisé l'émergence d'une commununauté informelle de veilleurs d'infos, liés, non par le corpus idéologique, mais par la pratique d'un outil technologique commun. C'est ainsi que le papier de Jacques Attali a fini par clignoter en bonne place dans mon flux d'informations, porté par l'intérêt d'une bonne douzaine de mes co-veilleurs qui se sont mis à commenter copieusement le propos de l'homme de plume et de cirage.

    Selon leurs pères fondateurs, capitalisme et la démocratie ne pouvaient fonctionner sans respecter des règles morales fondées sur la loyauté et la transparence.

Rien que cette accroche vaut le déplacement à elle toute seule. Et nous ne parlons même pas d'un méchant manque de la plus élémentaire relecture, ce qui serait plus du ressort du trollisme cruel que d'une lecture attentive.
Qui sont les pères fondateurs ? Cela va de soi, nous sommes entre gens bien éduqués, nul besoin d'en remettre une couche en expliquant des choses aussi basiques. C'est juste que telle qu'elle est tournée, cette malheureuse phrase laisse penser que capitalisme et démocratie sont sortis du même berceau, portés par le même élan créateur, et déjà, rien que là, j'ai comme un doute affreux. Il suffit de se manger une bonne grosse tartine de Toqueville et de Weber pour bien comprendre que l'aspiration politique à la démocratie et l'idéologie économique du capitalisme ont assez peu de choses en commun, pour ne pas dire qu'elles tendent, au bout de leurs logiques intrinsèques, à s'exclure mutuellement.

Sur ce, tombe comme une mouche dans le potage, l'idée des règles morales. Pour que le capitalisme et la démocratie fonctionnent, il leur faut donc des règles morales.
Première nouvelle.
Le capitalisme, c'est l'optimisation du profit et l'accumulation du capital. Point barre. Tout le reste, ce sont des considérations oiseuses à l'usage des premières communiantes encore un peu farouches. Le capitalisme n'a qu'un seul but, qu'un seul objectif, qu'un seul moteur : engranger le plus de pognon possible ! Et comme nous pouvons tous le voir depuis des décennies, à ce jeu-là, la fin justifie tous les moyens, y compris et surtout, celui qui consiste à travestir cette âpreté au gain en mouvement naturel, en nécessité absolue, en moteur du progrès, en condition préalable à l'affranchissement de l'homme des contingences bassement naturelles, en horizon indépassable pour une humanité soumise aux diktats du Marché. Le capitalisme, c'est la loi du plus riche, du plus puissant. C'est la toute-puissance du fric qui soumet les populations, les gouvernements, les pays, la planète entière aux seuls intérêts d'une petite minorité qui a décrété que par le pouvoir des peaux de grenouille verte, elle devait s'approprier nos ressources communes, notre travail, notre créativité, notre planète, nos besoins, nos vies.
Ce qui, de facto, me laisse particulièrement perplexe quant à la cohabitation d'un tel ordre prédateur avec des aspirations démocratiques et encore plus sur tout appel vibrant à la moralisation du capitalisme. Un peu comme si on attendait du requin qu'il devienne végétarien par devoir moral envers les autres poissons. La morale est définitivement antinomique avec le fondement même du capitalisme. Ce qui revient à dire que la meilleure façon de moraliser le capitalisme, c'est encore de faire disparaître de la surface de la planète ce système mortifère et aberrant.

Sans le moteur égoïste et absurde du capitalisme, il va sans dire que la démocratie se porterait mieux. Parce que de quoi parle concrètement Jacques Attali dans son papier sans jamais l'énoncer : de corruption. Et c'est quoi, la corruption, si ce n'est la légitime aspiration du capitalisme à ce que les gouvernements démocratiques ne nuisent en aucune façon à la bonne marche de ses petites affaires, à ce que les intérêts collectifs ne priment jamais sur les intérêts très particuliers de ceux qui détiennent le pognon ? Autrement dit, la meilleure façon de moraliser la démocratie, c'est encore d'en extirper fermement le purulent bubon de la corruption capitaliste.

Cela étant réglé, passons au plat de résistance, à savoir les appels poignants du père la morale.

Comme d'habitude, on a le droit à un vibrant couplet sur le ton de "tout fout le camp, ma bonne dame surtout les vraies valeurs comme je les aime", et paf, l'estocade :

    la morale vise à faire respecter par chacun les droits des autres, la déloyauté produit des sociétés dé-moralisées, au sens propre

À aucun moment, monsieur Attali, polyconseiller de présidents, ne cherche à définir la morale, ou tout au moins, à expliquer quelque peu, ce qu'il entasse dans ce mot commodément fourre-tout, mais ne chicanons pas. Apprécions plutôt la saillie : c'est la morale qui fait respecter le droit. Je pensais que c'était plutôt l'État régalien, à travers la Justice, la Police et tout ça. Mais j'ai dû rêver trop fort pendant le cours d'instruction civique que je n'ai jamais eu. Si on respecte le droit élémentaire des autres à ne pas se faire voler, molester, tuer, dépouiller, tromper, arnaquer, c'est par un aigu sens moral qui n'a rien à voir du tout avec le bras armé de la justice qui tend à être d'autant plus lourd qu'on a l'échine fragile. Exit, aussi, la théorie des jeux, qui modélise nos arbitrages internes entre notre profit immédiat et la peur de la sanction ou de la perte différée. Exit, le vivre-ensemble, la solidarité, le légalisme, la peur du gendarme, le sens de l'intérêt commun, les comportements sociaux, les interactions rationnelles et affectives, les petits calculs et les grandes manœuvres, la main invisible du marché, celle bien tangible des parents, le contrôle social des voisins et des amis. Exit, surtout, les scandales de la République calamiteuse, des élites corrompues, de la confusion des genres et des pouvoirs, des conflits d'intérêts et de ce putain de profit qui dicte partout dans le monde ce qui est bon et mauvais, qui doit vivre ou mourir, qui doit profiter ou subir, qui nous tient lieu de morale, de loi, de droit, de conscience et de modèle de société.

Sans morale, pas de moral... je n'ai même pas envie de commenter la faiblesse de ce grand écart sémantique qui assène sans rien démontrer et qui se fait plaisir au nombril sans rien apporter.
C'est terrible une société démoralisée pour monsieur Attali :

    elle [La France — comme entité personnifiée...] ne se ressent plus comme une société morale; elle ne considère plus que les riches ont des raisons de l’être. Elle les envie, mais ne les admire plus. Pour elle, le scandale n’est plus la pauvreté, mais la richesse.
    Elle en déduit que les règles de la vie en société méritent d’être piétinées.


Il faut bien relire cette phrase, attentivement, pour en apprécier tout le sel : la démoralisation de la société, c'est quand le peuple n'admire plus ses riches et ne trouve plus cette richesse, cette inégalité, en fait, comme légitime ! Et du coup, La France (ne parlons pas du peuple, mais de LA France, avec des trémolos dans la voix !) piétine les règles de vie communes, celles qui allaient bien quand les riches étaient légitimes et admirés.

Franchement, là, je ne comprends pas pourquoi tant de gens se pâment devant la pensée de Jacques Attali. On peut admettre que c'est les vacances, qu'il un peu fatigué et pas très concentré, qu'il a eu un gros coup de mou juste avant d'écrire ce truc. Je veux bien. Personne n'est à l'abri d'une grosse baisse de forme... voire de moral. Mais quand même...

    Cette dé-moralisation de la société conduit à sa démoralisation : Pourquoi faire des efforts pour travailler et créer quand la fortune ne sourit qu’aux plus riches, aux plus beaux, aux plus puissants, à leurs amis ou obligés ? Pourquoi étudier quand les Grandes Écoles sont réservées aux enfants de leurs anciens élèves ? Pourquoi penser à l’avenir quand il appartient nécessairement à d’autres ?

Ben oui, pourquoi se casser le tronc à apporter sa contribution à une organisation sociale par essence inégalitaire ? Je dirais même plus : pourquoi continuer à accepter un système manifestement aussi inique ? Mais dommage pour lui, Jacques Attali freine son ardeur républicaine in extremis et en revient à la bonne vieille restauration de la morale, probablement celle qui, héritée des cercles supérieurs, apprend au petit peuple à se réjouir des fastes de ceux qui les gouvernent.
J'arrête là les frais, tant ce triste pensum ne méritait certainement pas tout le temps que je viens d'y passer et toute cette publicité inutile.

Repenser la politique pour repenser le monde
Ce qui est intéressant, tout de même, c'est de contempler la fossilisation de la pensée politique qui a pignon sur rue et qui tient généralement le crachoir dans les médias traditionnels. L'appel à la morale, le retour des valeurs, le repli frileux sur les automatismes mentaux stériles et le déclinisme pontifiant, voilà qui est bien faiblard quand l'anomie actuelle nous demande de repenser la société, de réinventer le monde.

La morale est fille de l'Église, de la religion. C'est elle qui dicte ce qui est bon, ce qui est mauvais. La morale est un processus de domination et de stérilisation de la pensée comme un autre. C'est la morale qui a asservi les femmes pendant des siècles, par exemple. La morale qui érige la frugalité en exemple pour les peuples pour que les dirigeants se gobergent plus largement. La morale, c'est décréter que les femmes libres, les femmes qui pensent, sont des sorcières et méritent de finir au bûcher, la morale, c'est trouver de la vertu dans la pauvreté et justifier en même temps les privilèges de quelques uns.

Ce dont on a besoin, ce n'est pas de morale, mais de s'extraire des vieux schémas de pensée pour accoucher de nouvelles organisations politiques.
Aucun système n'est globalement bon ou mauvais, ce qui compte, c'est la manière dont fonctionnent les institutions et plus particulièrement la manière dont les lois, les règles et les structures sont pensées pour neutraliser les éléments déloyaux, c'est-à-dire ceux qui comptent utiliser le pouvoir pour leurs propres fins.
L'égoïsme, la corruption, la soif de pouvoir ne sont pas d'ordre moral, mais font hélas parties de la nature humaine autant que la générosité, l'altruisme et le sens du devoir.

La question importante est donc : la nature de fonctionnement des institutions, la manière dont sont sélectionnés ceux qui ont en charge la gestion commune, la structure même des pouvoirs et des contre-pouvoirs sont-elles de nature à écarter les individus exploiteurs pour favoriser l'émergence des profils plus aptes à se dévouer pour le bien commun ? Est-ce que le fonctionnement de notre société tend à favoriser les brutes épaisses profiteuses, menteuses ou opportunistes ou à privilégier les comportements responsables, attentifs au bien commun ? Est-ce la structure de notre organisation humaine neutralise les bas instincts ou les flattent ? Est-ce que l'utopie que je porte est apte à prendre en compte cette diversité de la vie humaine et à ne pas être naïve, permet-elle de produire du vivre-ensemble qui comprend les inévitables crapules sans s'appuyer uniquement sur leur exclusion ou leur élimination physique ? Mon système incite-t-il à mieux se comporter à aspirer au meilleur tout en sanctionnant efficacement les trous du cul ?

Voilà de bonnes questions.
Et ça n'a rien à voir avec la morale, laquelle tend à juger et condamner ce que ne ressemble pas au prescripteur, une dictature comme les autres.
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #24 le: 16 octobre 2010 à 10:34:43 »
Le bon serviteur Attali, que l'on ne manquera pas de voir écumer des plateaux télé trop contents de le recevoir dans les jours à venir, vient de pondre pour Sarkozy un "rapport" qui tombe un peu trop à pic pour être honnête.

Citer
Le second rapport Attali a été officiellement remis vendredi soir à Nicolas Sarkozy. Les principales mesures de ce document avaient été révélées dès hier matin dans Les Echos  qui s'est procuré une "version préliminaire". Objectif de ce catalogue d'actions à mettre en oeuvre : retrouver de la croissance et ramener le déficit de la France à 3 % du PIB en 2013.(...)

Selon le rapport Attali, le désendettement massif de la France (75 milliards d'euros d'économies sur trois ans) passera notamment par le gel du point d'indice des fonctionnaires et l'extension aux fonctionnaires territoriaux et agents de la sécurité sociale du principe de non remplacement d'un départ à la retraite sur deux.

Autre mesure qui fait déjà polémique : la mise sous condition de ressources des allocations familiales. La secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano, a déjà fait savoir qu'il n'était pas question de mettre en oeuvre une telle mesure.

"Fiscalité de croissance"
Le secteur de la santé n'est pas non épargné. Le rapport prévoit le déremboursement de médicaments et la mise en place d'une participation financière des malades en affections de longue durée (cancers, diabète...) actuellement pris en charge à 100% sans condition de ressources.

Selon les travaux de la commission Attali, les économies générées doivent permettre la mise en place d'une "fiscalité de croissance" allégeant le poids des prélèvements sur le travail. Les Echos signalent qu'en contrepartie, une hausse de la TVA serait appliquée et une taxe carbone instaurée "si possible au niveau européen".
Là.


En gros, mettre tout le monde sur la paille (je vous laisse imaginer, entre autres, les effets d'une augmentation généralisée de la TVA) est la meilleure offrande à offrir à Déesse Croissance.
A mettre en parallèle avec les 1er "rapport" de l'individu, qui préconisait -entre autres brillantes idées- de prendre exemple sur l'Islande, dont on connaît la situation aujourd'hui, comme le rappelle l'un des commentaires. C'est dire la crédibilité du bonhomme.

Rigolez pas, c'est vous qui payez.
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #25 le: 16 octobre 2010 à 10:53:59 »
Quel tas d'ordures que tous ces sales mecs-là ! Désolée d'être légèrement peu polie, mais c'est le mot le plus soft que je puisse trouver ! Cette caste-là s'en prend toujours aux mêmes : les plus faibles, les plus pauvres, les plus démunis, les moins.... jamais où ils devraient ! Normal, ils se tiennent tous la main et ne sont pas prêts d'attaquer là où ça risquerait de leur faire mal ou à un de leurs potes ! Ce n'est pas à coup de karsher qu'il faudrait nettoyer toute cette racaille, pour reprendre une expression chère au sale petit mec qu'on nous a imposé comme et qui se prend pour notre  président, mais à coup de lance-flammes pour être bien sûr qu'ils ne réapparaissent pas un peu plus tard ! Mettre à exécution la phrase chère à Rod !
Je passe à la censure ? Je ne sais pas comment dire autrement le dégoût que m'inspire ces.... j'arrête là !
anon278008...manon278008...c'est kikiff bourricot ! J'adore les ti zanes !
....(à la menthe de préférence !)

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #26 le: 16 octobre 2010 à 11:42:37 »
Attali veut mettre à contribution les malades de longue durée. On peut s'attendre à ce que les médicaments associés ne soient plus soignés à 100%. Ce sont les mutuelles qui vont donc être forcés d'augmenter leurs cotisations.

Au fait, vous savez que pour avoir un pot de 200 de mes gélules (pour un mois environ) il faut payer 50 € ?

Alors je suggèrerais à Mr Attali de partir. Loin. En Chine par exemple. Il sera au comble du bonheur à vivre dans un pays avec une croissance exponentielle.
« Modifié: 16 octobre 2010 à 11:45:10 par ElectricEye »

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #27 le: 18 octobre 2010 à 11:52:46 »
Vous parlez d'Attali ou... d'Attila?  :mrgreen:
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #28 le: 21 octobre 2010 à 09:52:33 »
Qu'est-ce qu'il attend, Petit Chose, pour aller demander conseil à sa copine Angela ?

Citer
Berlin relève sa prévision de croissance 2010 à 3,4%
(Reuters) - Le gouvernement allemand a relevé jeudi sa prévision de croissance 2010 à 3,4%, alors que Berlin attendait auparavant +1,4%, a annoncé le ministère de l'Economie, confirmant des données obtenues mercredi par Reuters.

Pour 2011, Berlin table sur un produit intérieur brut (PIB) en hausse de 1,8%.

Le gouvernement ajoute que le nombre de chômeurs devrait retomber à 3,2 millions cette année et à 2,9 millions en 2011.

source

petit rappel: l'Allemagne a 82 millions d'habitants, et nous 65
L' Allemagne a 3.2 millions de chômeurs, et nous ... 3,9 (?)...
« Modifié: 21 octobre 2010 à 10:00:44 par sarkome »

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #29 le: 18 novembre 2010 à 14:06:30 »
COCORICOooooooooooo... o...o... gné ?  mais chut' hein...

Citer
Les actifs de BNP Paribas dépassent le PIB de la France
16 novembre 2010 14:53, Les mots ont un sens, par Napakatbra

Oïez, oïez citoyens. Début novembre, BNP Paribas devenait la plus grosse banque du monde en termes d'actifs, selon Bloomberg (*). Cocorico !!! Euh... Cocorico ? Oups, ‘fallait pas en parler ? Désolé...
BNP Paribas, plus grosse banque du monde

Le décompte de Bloomberg a de quoi faire frémir. Les actifs de BNP Paribas ont augmenté de 34% sur les trois dernières années, pour atteindre 2 240 milliards d'euros... soit plus que les actifs de Bank of America (la plus grande banque américaine) et de Morgan Stanley réunis ! Et, surtout, plus que le produit intérieur brut (PIB) français ! Logiquement, une telle niouze aurait dû faire les choux gras de la presse nationale, toujours prompte à enfourcher le coq pour hisser haut notre magnifique drapeau tricolore. Sauf qu'il aurait été difficile d'évoquer cette étude sans... rapporter l'analyse qui va avec.

La France, nouvelle filiale de BNP ?

Car Bloomberg affirme aussi que l'exploit de BNP Paribas a été rendu possible par la nonchalance du législateur français, qui se moque totalement de la régulation bancaire, en flagrante opposition avec les envolées lyriques de Nicolas Sarkozy... devant les caméras tout du moins. Résultat : d'une part, BNP possède certainement l'un des ratios de capitalisation les plus faibles de la place européenne, et, d'autre part, la France (avec l'aide de l'Allemagne) s'emploie systématiquement à torpiller les propositions de régulation avancées dans le cadre des négociations internationales en cours (Bâle III). Au grand dam de la Suisse, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, qui ont déjà commencé à serrer la vis.

BNP, à la merci de la Grèce, de l'Irlande...

Nos banques ne parient pas sur des produits aussi moisis que les subprimes. Certes. Mais il ne faudrait pas oublier que BNP Paribas est exposée à hauteur de 15% de son capital sur la zone (à forte activité sismique) Portugal-Irlande-Grèce-Espagne. Et si l'on rajoute la Belgique et l'Italie, on atteint les 75%. Pas franchement rassurant, alors que les rumeurs d'aggravation de la crise économique se font de plus en plus précises. Une réunion d'urgence des ministres européens est d'ailleurs planifiée, ce soir, sur le sujet. Le risque systémique français grandit, tous les jours, au rythme de la goinfrerie bancaire de nos joyeux financiers. Et la France se retrouve dans la situation de l'Irlande, en début d'année dernière. Que BNP éternue et c'est la France qui s'enrhume.

Le "gars qui va payer pour tout ça"...

"Les banques françaises ne seront sans doute pas soumises à des règlementations très strictes, à cause de leur importance économique" a déclaré Dirk Hoffmann-Becking, un analyste londonien de Sanford C. Bernstein. Introduire des règles plus rudes reviendrait à "réduire leur gagne-pain, et le gars qui va payer pour ça, c'est le consommateur français" conclut-il. Prions pour que les analystes ne se mettent pas à avoir raison...

(* : l'évaluation de Bloomberg est délicate car les normes comptables bancaires européennes et américaines sont différentes)

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")



les clients de BNP savent ce qu'ils leur restent à faire...
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #30 le: 23 mars 2011 à 21:33:40 »
Le plan de relance pour les nuls

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/video/x4w5c1?theme=none" target="_blank" class="new_win">http://www.dailymotion.com/swf/video/x4w5c1?theme=none</a>

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #31 le: 24 avril 2011 à 08:14:08 »
Une autre idée...

Un touriste descend dans un hôtel. Il pose un billet de 100 € sur le comptoir et demande à voir les chambres pour la nuit. Le propriétaire de l' hôtel lui donne les clés pour choisir.
Dès que le touriste prend l?escalier, l' hôtelier va chez le boucher et lui règle ses dettes de 100 €.
Le boucher se rend chez l' éleveur de porc à qui il doit 100 € et le rembourse.
L' éleveur à son tour règle ses dettes envers la coopérative où il achète ses fournitures.
Le directeur de la coopérative court au pub, régler son compte.
Le barman, glisse le billet à la prostituée qui lui fournit ses services à crédit depuis des semaines.
Celle-ci, qui utilise l' hôtel professionnellement, court régler son compte avec l' hôtelier.
L' hôtelier pose les 100 € sur le comptoir là où le touriste l' avait posé auparavant.
Là dessus le touriste descend l' escalier, annonce qu?il ne trouve pas de chambre à son goût, ramasse son billet et s'en va.

Personne n'a rien produit, personne n'a rien gagné, mais plus personne n'est endetté

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #32 le: 13 juin 2011 à 10:21:34 »
quand $arkozy joue les gagnes-petit, ou qu'il fait délibérément l'inverse de ce qu'il prétend vouloir faire, et nous serions très étonné du contraire, ça donne quelque chose comme ça :

Citer
LA DIFFICILE CRITIQUE D’UN RAPPORT CONFIDENTIEL INTÉRIMAIRE SUR LA SPÉCULATION
13 juin 2011 par Paul Jorion 10 commentaires

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Il est nécessairement très difficile de critiquer un rapport confidentiel – en sus, « intérimaire » – dont on n’a pas eu l’occasion de lire le texte. Il m’est du coup quasi impossible de dire quoi que ce soit du « rapport confidentiel remis à Nicolas Sarkozy [qui] juge impossible d’encadrer la spéculation, malgré l’objectif affiché de la présidence du G20 », si l’on en croit un article publié vendredi dans La Tribune relatif à ce rapport. Seul élément permettant un début d’interprétation : quelques phrases prononcées à l’ambassade de France à Londres par Pierre Jacquet, économiste en chef de l’Agence française de développement, précisément chargé du rapport.

Qu’a dit M. Jacquet à Londres, selon La Tribune ? Que « La spéculation fournit deux services : un positif, en apportant de la liquidité ; un négatif, en accentuant les tendances de prix. Le problème est qu’il est très difficile de séparer les deux effets. On ne peut pas en bloquer un, sans bloquer l’autre ».

En est-on vraiment là au Cercle des Économistes, dont M. Jacquet est membre ? Ignore-t-on vraiment que la liquidité que procure la spéculation est concentrée par nécessité logique à ces niveaux de prix « accentuant les tendances », autrement dit… spéculatifs ? Ignore-t-on aussi que ces prix spéculatifs se situent loin du niveau de prix que déterminerait la rencontre de l’offre et de la demande (c’est-à-dire le rapport de force entre les vendeurs et les acheteurs effectifs – par opposition aux spéculateurs) ? Et ceci du fait que le spéculateur ne tire profit précisément que du développement de ces tendances à la hausse ou à la baisse que M. Jacquet considère comme le « service négatif » rendu par la spéculation ? Et qu’en conséquence, il y a « liquidité » et « liquidité », et que celle que procure un spéculateur se situe nécessairement à des niveaux de prix… spéculatifs, et ne présente d’intérêt du coup que pour un autre spéculateur ?

Je n’ose le croire. Je préfère penser qu’il s’agit d’une illusion d’optique due au fait que du contenu de ce rapport intérimaire confidentiel sur la spéculation remis à M. Sarkozy, je ne sais bien entendu strictement rien.

    (*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.



autrement, $arkozy fait exactement ce qu'il lui est demandé de faire, bien que les caisses soient vides et d'ailleurs se sera toujours plus facile de faire les poches des classes pauvres et moyennes, donc il ne fait rien !

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #33 le: 24 juin 2011 à 18:58:49 »
Sans  vouloir être catastrophiste vers quoi nous conduisent les orientations que prennent le camembert et son gouvernement face à la crise ?
Comme je ne suis pas de tendance "complotiste paranoïde" je m'intéresse aussi aux analyses qu'en font des gens reconnus comme politiquement corrects genre BFMTV et je tombe sur des choses comme ça :
  la dictature comme avenir politique de la france ?
Pour des gens qui ne se seraient jamais posé la question cela pourrait faire froid dans le dos, bien sûr !
Mais pour nous qui regardons les actes de Sarko et de ses gouvernements successifs  avec un point de vue critique critique, il serait presque rassurant que BFMTV se pose ce genre de question, non ?

PS : cela ne m'étonnerait pas que cette video disparaisse rapidement des archives officielles de BFMTV... si quelqu'un peut en faire une copie ?? (moi je ne sais pas faire et n'ai pas le materiel pour.... enfin je crois !)

Puisqu'il semble que le visionnage soit compliqué voici l'adresse en clair
http://rutube.ru/tracks/4565080.html?v=f4bd86cc459b35bd22583038a362f6dl
« Modifié: 24 juin 2011 à 19:13:45 par reveillonsnous »
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #34 le: 24 juin 2011 à 19:10:51 »
Pas moyen de télécharger, le navigateur se plante.
Ou le site est très protégé, ou la vid a éte rejeté par l'antivirus
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #35 le: 24 juin 2011 à 19:26:17 »
Le FIGARO célèbre la merveilleuse gestion budgétaire de la nation par le Résident Bigorneau avec tous les flonflons  nécessaires à la célébration d'un tel évènement , voici l'intégralité de l'article
 :ange: :ange:
 :mdr1: :mdr1:
Citer
Comme attendu, la France a relevé sa prévision de dette publique à 85,4% du produit intérieur brut (PIB) contre 84,6% attendus initialement, avant de culminer en 2012 à 86,9%, selon un rapport du ministère du Budget

et la source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/06/21/97002-20110621FILWWW00498-prevision-de-dette-relevee.php 

Nul doute que cela figurera au premier plan dans les arguments de campagne du candidat Tsarkosi2   :mdr1: :mdr1: :mdr1:
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #36 le: 24 juin 2011 à 20:40:29 »
"C'est pas ma faute, c'est les autres !"
C'est ainsi qu'aujourd'hui notre Grand Argentier a commenté le rapport de la Cour des Comptes sur le déficit national.
La France voit son déficit croître ? C'est la faute du PS, qui refuse de modifier la Constitution, modification qui doit y inscrire la lutte contre les déficits. Pas de majorité des 2/3, pas de réforme constitutionnelle...
Parce que, de toute évidence, on ne peut pas faire des économies, traquer les grands fraudeurs, réduire les dépenses somptuaires, tant que ce n'est pas inscrit dans la Constitution...

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Déficit : à qui la faute ?
Alors que la Cour des comptes s'inquiète du déficit "beaucoup trop élevé" de la France, Nicolas Sarkozy renvoie la responsabilité sur le PS.

Nicolas Sarkozy a dénoncé vendredi 24 juin le programme de ses rivaux socialistes à la présidentielle de 2012 en assurant que les critiques du président de la Cour des comptes, Didier Migaud, sur le déficit "beaucoup trop élevé" du pays étaient adressées à ses amis du PS.

"Je n'ai pas cru qu'il (ce rapport) m'était adressé. Je pense que le premier président de la Cour des comptes M. Migaud s'est souvenu de ses amitiés", a raillé Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse clôturant le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne (UE).

"Je pense (...) qu'il a voulu adresser un message à ceux qui pensent qu'il ne faut pas respecter le rendez-vous de 2013 (sur les déficits), qu'il faut s'exonérer de la règle du un sur deux (non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite), qu'il faut refuser de voter la règle d'or et qu'il faut remettre en cause la réforme de la retraite", a-t-il dénoncé.

"Je pense que c'est plutôt du côté de cette adresse que le rapport de la Cour des comptes a été envoyé", a-t-il insisté.

"Je pense que si des mesures supplémentaires sont à prévoir, ce n'est pas pour le gouvernement français mais peut-être pour ceux qui aspirent à le devenir et qui n'ont pas intégré les contraintes européennes dans leur projet", a insisté le chef de l'Etat...

la suite ici

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #37 le: 24 juin 2011 à 21:23:29 »
Faute de pouvoir télécharger, un petit flash :
<a href="http://video.rutube.ru/f4bd86cc459b35bd22583038a362f6da" target="_blank" class="new_win">http://video.rutube.ru/f4bd86cc459b35bd22583038a362f6da</a>
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #38 le: 09 août 2011 à 18:35:55 »
Le titre intégral de ce fil me pose problème  :frime: car il s'agirait plutôt de "Sarkozy, crise boursière et légions d'honneur...:mdr1: :mdr1:

[spoiler=La note souveraine de la France sous pression]La note souveraine de la France sous pression
Posted: 9th août 2011 by benji in Argent et politique3La France va-t-elle perdre son AAA?
 Bien sur beaucoup de monde s’en inquiète actuellement suite à la dégradation de la note des États-Unis, note qui pourrait être une nouvelle fois dégradés par l’agence S&P, nous avons vu l’impact pour le premier abaissement, je vous laisse imaginer l’impact pour un second… Quand à une éventuelle baisse de la note française, il y a bien eu des menaces par le passé, l’agence Fitch avait baissé la note de la Picardie, pourquoi la Picardie? Par ce que tout le monde s’en fout, c’était avant tout une menace indiquant que la France dans sa globalité pouvait suivre, et que s’est il passé? Sarkozy a élevé à la dignité de grand-croix de l’ordre national de la Légion d’honneur, un certain Marc Ladreit de Lacharrière qui possède justement 60% de l’agence de notation Fitch! Oubliée la dégradation, la magouille a gagné, on va attendre après les présidentielles pour que la meute soit lâchée! Quand aux autres agences américaines, il y a bien des accords avec elles pour que le AAA reste jusqu’aux présidentielles, c’est juste électoraliste, pas moins, jetez un petit œil ici pour vous en convaincre. Lire les infos officielles, c’est bien, mais sachez voir au delà quand on sait que les informations dérangeantes sont souvent trop oubliées…


© REA
Après les Etats-Unis, la France ? Suite à la dégradation de la note souveraine américaine, certains économistes et investisseurs commencent à redouter que la France ne perde sa note AAA, la meilleure possible. De quoi mettre la pression sur Bercy, qui assure le contraire.

« La France n’est pas, selon moi, un pays AAA. En tout cas, il n’est pas considéré comme tel par le marché », souligne ainsi un stratégiste d’UBS basé à Londres, cité par Bloomberg. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un coup d’œil aux Credit Default Swap (CDS), ces produits permettant de d’assurer contre la faillite d’un émetteur. Le coût de l’assurance contre un défaut de paiement de l’Hexagone est en effet supérieur à ceux de la Chine, du Qatar ou de la République Tchèque, qui sont pourtant moins bien notés par les agences, selon les dernières données de CMA Vision.

Il faut dire que la France affiche l’un des moins bons ratios budgétaires parmi les différents pays « triple A ». Selon la Commission européenne, la France réduira son déficit public à 5,8% de son Produit intérieur brut (PIB) cette année, tandis que sa dette atteindra 84,7%. Pour comparaison, dans les cinq autres pays de la zone euro possédant la meilleure note (l’Allemagne, l’Autriche, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Finlande), les déficits publics devraient osciller entre 1 et 3,7% du PIB et les dettes entre 17,2 et 82,4%.

Pour le moment, les agences de notation se gardent de tirer la sonnette d’alarme. Jean-Michel Six, le chef économiste de Standard & Poors pour l’Europe, a même confirmé sur France Inter dimanche que la perspective pour la France restait stable. Pour autant, la même agence S&P avait prévenu en juin que la note de l’Hexagone serait sous pression à moyen terme, si le gouvernement ne prenait pas de nouvelles mesures de rigueur et ne réformait pas le régime de la Sécurité sociale.

Source: Capital.fr


[/spoiler]

Vous noterez que cet article comporte plusieurs liens qui ne peuvent fonctionner sur la copie du spoiler ! Certains sont vraiment  intéressants ! Pour aller les voir voici le lien vers la source
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #39 le: 10 août 2011 à 07:58:14 »
non mais franchement je compatis là, si, si... mé nan hé je blague !  :mrgreen:

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Crise économique: Sarkozy interrompt ses vacances, réunion à l'Elysée

Le président Nicolas Sarkozy a interrompu ses vacances en raison de la crise de la dette, et devait tenir une réunion au pala[...]
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #40 le: 10 août 2011 à 08:16:52 »
Le pauv'chéri.... :nono: C'est vraiment terrible, lui qui travaille si dur (le président le plus en vacances de la cinquième république...) de devoir interrompre ses vacances pour donner l'impression qu'il fait quelque chose.  :diable: réunion de travail mon oeil...Ils vont se raconter les vacances, faire des plans pour ne pas paraître trop dépassés (parce qu'il n'y a que ça qui compte, l'apparence...) et c'est tout.

C'est comme le coup "d'organiser un G8 sur la famine en afrique parce que sinon on nous le reprocherait"... Que les gens crèvent de faim, pas grave.  :rougefache: :rougefache: :rougefache:

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #41 le: 10 août 2011 à 10:09:02 »
Qu'on commence déjà a envoyer l'aide annoncée (v. le Canard Enchaîné) avant de multiplier des annonces avec les inutiles G-qqchose.
Pour l'instant c'est encore le ramadan forcé là-bas.
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #42 le: 10 août 2011 à 12:54:34 »
un truc marrant c'est le rapprochement inévitable que vous pouvez être à même de faire avec l'ambiance au boulot, pour peu que vous soyez dans une grosse boiboite, avec cette réunionite aigüe systémique desquelles il ne ressort généralement rien si ce n'est d'avoir échangé des infos sans pour autant faire avancer le schmilblick...

en gros du bon paluchage intellectuel chronophage pour les gens foutre.
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #43 le: 10 août 2011 à 16:48:03 »
Val, je comprends ta déception de le voir arrêter ses vacances pour venir à une réunion d'une grande importance !!!! :mdr1: :mdr1: :mdr1:

Mais je te rassure, il est déjà au Cap Nègre ce soir !!!!

Et fillon est retourné en Toscane !!!  :mdr1: :mdr1: :mdr1:


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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #44 le: 10 août 2011 à 17:06:52 »
Ce soir sur C dans l'air (je continue à regarder, je dois être maso) il y avait un mec de l'agence Standard et Poor, qui a expliqué comment ça marche quand un pays perd ses points de bonne conduite.
Pour éviter les délits d'initié on informe l'état en question seulement 12h avant la baisse effective de la notation AAA>ZZZ.

Si les agences avaient décidé de baisser la note de la France, Baroin le saurait au réveil le matin, comme nous tous.
Alors, même si on était disposé à le croire...
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #45 le: 15 août 2011 à 10:36:28 »
J'ai adoré l'annonce d'Angela Merkel (Bien mieux créditée au passage que notre président pour résoudre la crise)...
à propos de la réunion de demain HURLEE PLEIN POTS DANS LES MEDIAS EN FRANCE GENRE "NICOLAS SARKOZY SAUVE L'UNIVERS"

"Il faut rien attendre de spectaculaire. C'est une simple réunion de travail"  :mdr1: :mdr1: :mdr1:

Comment couper l'herbe sous les pieds en ne brassant pas d'air  :frime1: :sarko blabla: mais en montrant qu'on est un peu sérieux et humble  :merci: Madame Merkhel pour ce contraste qui saute aux yeux !!!!

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #46 le: 15 août 2011 à 11:05:56 »
Elle ne veut pas inquiéter son opinion publique. Les allemands n'ont pas envie de payer pour les pays moins fortunés qui ont du mal à sortir la tête de l'eau, paraît-il.
Ça faisait pourtant partie du concept de départ de cette Europe qui a érigé la patrie de Goethe en modèle permanent , il me semble.

Et j'imagine que la pauvre Merkel n'a pas de socialistes sous la main pour se mettre en valeur en les accusant de laxisme et autres joyeusetés péremptoires tout en vidant les poches des allemands.
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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #47 le: 15 août 2011 à 11:14:57 »
Oui, j'avais oublié la situation intérieure allemand...

néanmoins, le contraste est saisissant sur la forme des annonces... C'est toujours, pondéré, modéré...
Mais une déclaration de ce type est aussi diplomatique...

Chez nous, c'est un hymne au prez de prisunic de l'Elysée à chaque fois...  :sarko blabla:

Je m'interroge aussi sur l'annonce de l'Eurogroupe sur le nucléaire concernant l'Allemagne... Je serai pas étonné que la France soit dérrière
et que Merckel ait envoyé aussi un message subliminale à sarko...


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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #48 le: 15 août 2011 à 13:02:11 »
L'Europe devrait etre une confédération avec la meme monaie, mais avec possibilité de lois interieures nationales. Comme il ce fait dans toute confédération. Je trouve l'Europe bancale. Qu'il sorte l'Angleterre  de ce machin comme aurait dit Jeane d'Arc.La rencuniere. :langue3:
« Modifié: 15 août 2011 à 21:06:24 par TheTwit »

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Re : Sarkozy, crise boursière et plans de relance...
« Réponse #49 le: 15 août 2011 à 13:41:34 »
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Qu'il sorte l'Angleterre  de ce machin
En ce qui concerne la monnaie, ils n'y sont pas !
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