Auteur Sujet: Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent  (Lu 2809 fois)

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Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« le: 28 juin 2012 à 13:40:44 »
Le cas DOUX est particulièrement parlant de ces entreprises en grandes difficultés financières, qui demandent à l'état ou aux collectivités publiques de les sauver, ou plutôt de sauver les emplois (plus de 3000 dans le cas de DOUX).

On pourrait se dire que sauver l'entreprise Doux répond à l'engagement du candidat Hollande

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À travers ses fonds régionaux, je favori- serai le développement des PME, le soutien aux filières d’avenir et la conversion écologique et énergétique de l’industrie. Je permettrai aux régions, pivots de l’animation économique, de prendre des participations dans les entreprises stratégiques pour le développement local et la compétitivité de la France.


Malheureusement c'est bien plus compliqué que ça  tresfache tresfache tresfache
Car si l'entreprise est en faillite la famille Doux, elle, qui est propriétaire à 80% de l'entreprise s'est, en parallèle, notablement enrichie sur le dos de ses salariés..... et se refuse à faire le moindre investissement sur ses propres deniers pour sauver son entreprise  :pan1: :pan1: :pan1: :pan1: :pan3: :pan3:

Franchement moi ça me rend folle de rage que mes impots servent à enrichir ce genre d'individus, sous prétexte de chantage à l'emploi  :fache1: :fache1: :fache1:

Les dirigeants du groupe Doux sont-ils des escrocs ?

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La famille Doux, 146e fortune française, refuse pour l’instant de puiser dans son magot pour sauver son groupe, au bord de la faillite. En tant qu’actionnaire majoritaire, elle est pourtant la principale responsable des déconvenues financières du « leader de la volaille », en choisissant de délocaliser une partie de sa production au Brésil, aux dépens de ses salariés en France. Et grâce aux généreuses subventions de la Politique agricole commune. Des voix s’élèvent pour demander une expertise des comptes et du patrimoine de la famille.

Et les actionnaires ? Tout va bien, merci. Le groupe est possédé à 20 % par BNP-Paribas et à 80 % par la famille Doux. La fortune familiale a progressé de 18 % entre 2010 et 2011, passant de 280 à 330 millions d’euros. Et se place au 146e rang des grandes fortunes françaises. Elle est toujours sortie indemne de ses déconvenues financières. « Charles Doux a refusé de faire la moindre concession sur son sort personnel, qu’il a privilégié par rapport au projet de restructuration de Bercy », a critiqué, le 6 juin, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif [1].

En 2007, alors que l’entreprise enregistre un déficit de 45 millions d’euros, qui vient s’ajouter à une dette de 310 millions d’euros, la fortune personnelle de Charles Doux s’accroît. En 2008, l’entreprise renoue avec les profits. Le bénéfice net de l’entreprise est alors de 52,3 millions d’euros. Chaque employé a perçu, au titre de la participation sur le bénéfice en 2008, 83 centimes… Le tout dans des conditions de travail déplorables (voir notre enquête), où accidents du travail, maladies professionnelles, répression syndicale et remise en cause des acquis salariaux, sont légion. Sur le site « Père Dodu » à Quimper, « le taux de fréquence des accidents de travail est de 98,88 % ! Cela signifie que l’ensemble des salariés du site ont été victimes d’un accident de travail dans l’année, ou que certains ont été plusieurs fois en arrêt de travail suite à un accident (chutes, heurts, coupures…) »

Show content
détaillait pour Basta ! Raymond Gouiffès, délégué syndical de la CGT, lors de notre précédente enquête (Les forçats de la volaille).

Un groupe sous perfusion publique

À chaque prétexte de crise, de la grippe aviaire à la spéculation sur les céréales, ce sont les salariés qui paient le prix fort avec des restructurations successives. La famille Doux sera-t-elle cette fois mise à contribution ? C’est sa décision d’avoir délocalisé une partie de la production au Brésil qui a encore davantage fragilisé l’entreprise. Sa filiale brésilienne, Frangosul, ultradéficitaire, plombe les finances du groupe. Cette délocalisation avait coûté 650 emplois en France… « Mon père, Charles Doux, a toujours privilégié les salariés », se défend Jean-Charles Doux [2]. La famille sera-t-elle tentée de recourir au chantage à l’emploi ? L’argent de l’État ou la reprise par la banque britannique Barclays, qui détient près de la moitié des créances du groupe (144 millions d’euros), et qui pourrait le démanteler.

Car le leader de la volaille est aussi le champion de l’appel aux fonds publics pour financer ses déficits. Le groupe est arrosé depuis des années par les contribuables français et européens. Selon la Confédération paysanne, Doux a ainsi touché plus d’un milliard d’euros en quinze ans via la Politique agricole commune (PAC). Pour la seule année 2008, 62,8 millions d’euros ont été versés à Doux au titre du « soutien à l’exportation », pour que l’entreprise puisse s’aligner sur les prix mondiaux. Le groupe aurait en plus contourné le règlement pour toucher certaines de ces aides.

L’eurodéputé membre d’Europe Écologie-Les Verts José Bové exige une expertise financière du groupe et du patrimoine de la famille Doux. La Confédération paysanne ajoute de son côté que « l’expérience du marché exportateur et de la recherche de la compétitivité est un échec dont il faut faire le bilan ». Le syndicat propose de « revenir à une politique de relocalisation de la production et de la consommation, dans une perspective de souveraineté alimentaire européenne ». Rien à voir avec l’avis d’André Quénet, président de la section avicole de la FNSEA en Bretagne, qui affirmait mardi 5 juin au soir, devant 170 éleveurs réunis à Loudéac (Côtes-d’Armor) : « Il faut sauver le système, avant de le changer, peut-être ! » Donc sauver la famille Doux ?

Nolwenn Weiler et Ivan du Roy
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #1 le: 28 juin 2012 à 19:08:46 »
C'est inadmissible. Non seulement il ne faut pas sauver la famille Doux, mais si l'entreprise est sauvée pour sauver les emplois, il faut la transformer en une coopérative qui sera aux mains des salariés. Il faut la mettre en faillite et que l'Etat la reprenne, en échange de tous les bénéfices jusqu'à ce que la somme de la reprise soit remboursée.
je suis d'accord avec toi, reveillons nous, il est hors de question que nos impôts servent à accroître la fortune d'une famille qui ne pense qu'à pressurer ses employés et faire du profit.
Mais quand donc aura-t-on un gouvernement qui aura enfin le courage d'obliger ces incompétents à payer le prix de leur incompétence !!!!!
Il faut avertir les consommateurs, car il n'est pas envisageable que ces gens s'enrichissent sur notre dos !!!!  :rougefache: :rougefache:
Battons nous !.  :fache: :fache:

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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #2 le: 29 juin 2012 à 12:49:29 »
sur canal+ il y a plusieurs semaines il avait fait un reportage sur le groupe doux et l'état de l’élevage au brésil, une véritable horreur :triste1: tout ça pour faire des économies.
je suis d'avis de virer la famille Doux et que les salariés reprennent la boite et s'autogérent :pasdrole:

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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #3 le: 07 juillet 2012 à 02:15:08 »
Ouais, bon, va savoir pourquoi.... ils ne semblent pas avoir retenu ton hypothèse  :triste1: :désolé1:

Citer
Le groupe Doux prépare un "plan de continuation" de l'activité du groupe volailler breton, a fait savoir vendredi un porte-parole du groupe. "Les administrateurs judiciaires du Groupe Doux annoncent avoir reçu une dizaine d'offres de reprises du groupe globales, partielles ou complémentaires, hier. Ces offres pourront être améliorées pour devenir satisfaisantes", a expliqué ce porte-parole dans un communiqué.

"L'ensemble des solutions proposées doit maintenant être analysé, y compris le plan de continuation à l'étude par l'actionnaire actuel du groupe Doux", a-t-il dit. "Tout au long de ce processus d'analyse, les offres seront parallèlement examinées par les instances représentatives du personnel du groupe Doux" et "l'ensemble de ces travaux sera mené d'ici à la date d'audience qui sera fixée par le tribunal de commerce de Quimper dans la semaine du 23 juillet", a-t-il ajouté.


Coooooool n'est-il pas ???????????????????    :( :( :( :( :(

source
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #4 le: 12 juillet 2012 à 11:36:43 »
psa vire en bas pour enrichir en haut..........

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/psa-fermeture-du-site-d-aulnay-8-000-emplois-supprimes-en-france_313648.html?xtor=EPR-237-[XPN_11h]-20120712--7756721%40210188097-20120712112350

"Après une ouverture hésitante, la titre PSA s'envolait de 3,46% à 7,39 euros vers 9h10 avant de limiter sa progression à 1,5% vers 9h45, dans un marché en baisse de 0,74%."
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #5 le: 13 juillet 2012 à 12:08:14 »
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Les plus grandes fortunes de France ont toujours les poches bien pleines


Le classement 2012 de Challenges montre que les 500 plus riches Français ont cumulé 267 milliards d'euros de gain. Soit autant que les recettes de l'Etat. Voilà une bonne source de taxation à étudier pour réduire les déficits et la dette publique.

Moins d'une semaine avant l'étude par l'Assemblée nationale du collectif budgétaire 2012, Challenges relance sans le vouloir le débat sur la taxation des plus riches et sur une autre répartition des richesses. Citant Jean-Philippe Delsol, auteur de “A quoi servent les riches” (Editions JC Lattès), le magazine a fait le calcul : "S’il fallait les redistribuer aux 8,2 millions de pauvres (en France) recensés par l’Insee, cela représenterait 33.000 euros pour chacun d’eux".

Quant à résorber le déficit public de la France avec les sous des plus riches, c'est tout à fait possible. Si l'on prenait à ces 500 plus grandes fortunes les 70 milliards d'euros nécessaires pour combler le déficit public actuel, cela leur laisserait tout de même aux alentours de 200 milliards pour subvenir à leurs besoins cette année...

Les autres scandales mis en lumière par ce palmarès :

• Des riches un peu moins riches mais toujours très riches. Les 500 plus grandes fortunes françaises souffrent de la crise, mais elles sont tellement riches qu'elles ne s'en sont sans doute pas rendu compte. Leur revenus ont baissé de 3% par rapport au classement précédent. La faute, selon le magazine, aux "difficultés de l’économie française", à "la chute des cours de bourse et l’assèchement du marché des fusions acquisitions, dont l’activité poussait jusqu’alors la valeur des entreprises à la hausse"... Quant au moins riche d'entre eux, il dispose tout de même d'une fortune de 60 millions.

• Les plus fortunés sont toujours les mêmes. Neuf des dix plus grandes fortunes 2011 restent dans le Top10 2012. Bernard Arnault demeure le plus riche de tous. Les 21 milliards d'euros en poche du patron de LVMH représentent à eux seuls 8% du total du classement. La famille Mulliez et ses Auchan demeurent deuxièmes et ne connaissent pas la crise.

• Les Servier sont plus riches malgré le Médiator. Jacques se bat comme un beau diable dans les prétoires pour ne pas indemniser les victimes de son médicament. Sa famille lui en sait gré en remontant de la 17e à la 15e place.

• Bettencourt rétrogradée. Liliane et sa famille sont poussés hors du podium par Bertrand Puech et les familles actionnaires de Hermès. Lactalis est dans le gotha. Lactalis n'est pas Doux et la hausse des produits alimentaires va bien quelque part. La famille Besnier, fondatrice du premier laitier mondial, grimpe à la 10e place du classement.

• Niel a Free, il a tout compris. A l'heure où les opérateurs mobiles prennent prétexte de l'arrivée de Free pour dégraisser en France et délocaliser à tout va, le propriétaire du groupe télécom Iliad, Xavier Niel, arrive à la 12e place du palmarès. Son patrimoine a progressé de 200 millions d'euros pour atteindre 3,15 milliards.

Enfin, on découvre que certains nouveaux venus auraient préféré ne pas figurer dans cette liste, "surtout actuellement". On les comprend.


Vous noterez par exemple que la famille DOUX dont nous parlions plus haut (groupe DOUX en faillite) en fait toujours partie  :fache1: :fache1: :fache1:

(ils sont au 321ème rang)

C'est intéressant de parcourir cette liste, on découvre des trucs ! J'ignorais par exemple qu'Elisabeth Badinter y fut si bien classée  :mrgreen:......
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #6 le: 13 juillet 2012 à 14:01:59 »
beaucoup de pharmaciens dans cette liste....... :rougefache:
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #7 le: 13 juillet 2012 à 16:57:19 »
Et là, on ne parle que des plus grosses fortunes de France. A elles seules, en leur prenant même pas un tiers de leur fortune, elles permettraient de tenir les déficits, blablabla, etc.
Sans parler des milliers de personnes qui  ne sont pas dans ce classement mais qui gagnent quand même plusieurs dizaines de milliers d'euros par mois et qui pourraient tout à fait se passer des niches fiscales qui les rendent encore plus riches.  :diable: :diable:

Comme quoi, le Front de gauche avait raison : l'argent, il y en a, il suffit de savoir OU CHERCHER !!!!  :diable: :diable: :diable: :diable: :diable:

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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #8 le: 13 juillet 2012 à 18:46:14 »
hélas francois hollande n'est pas robin des bois............
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #9 le: 15 juillet 2012 à 10:35:08 »
On dirait bien que ce fil va avoir de nombreuses occasions de s'enrichir dans les temps qui viennent  :( :pleur3: :pleur4:

Crise financière, plans sociaux : les innocents trinquent toujours à la place des coupables

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Les erreurs commises en toute impunité par les voyous et/ou les incompétents qui nous dirigent, ce sont les salariés et les braves gens qui les paient au prix fort.

Prenons l'exemple criant de PSA. La vulgate patronale, relayée par des médias complaisants, nous serine que sacrifier directement des milliers de salariés ainsi que leurs familles, puis indirectement les tissus économiques afférents (sous-traitants, commerces, services…), c'est malheureusement inévitable, there is no alternative : à cause de la crise, le marché automobile chute, PSA perd de l'argent, le coût du travail en France est trop élevé, etc, etc.

Scrutons ces mensonges de plus près.

Coût du travail ? «Nous avons le coût du travail le plus cher en Europe et nous produisons 44% de notre production en France, donc il faut baisser les charges qui pèsent sur le travail de manière massive», a déclaré hier sur RTL Philippe Varin, grand patron du constructeur licencieur. C'EST FAUX, lui rétorque Samuel Laurent, l'un des Décodeurs du Monde.fr...

«Lorsque, en 2010, monsieur Philippe Varin avait quadruplé son salaire en le portant à 3,25 millions d'euros, la question du coût du travail le préoccupait moins qu'aujourd'hui», a réagi Bruno Le Roux, député de Seine-Saint-Denis.

Au nom du "coût du travail" — toujours trop élevé pour les salariés, mais jamais assez pour ceux qui les mènent au casse-pipe — qui entraverait notre sacro-sainte "compétitivité", on pratique le chantage à l'emploi, le dumping social et la course au low-cost dans une course frénétique au nivelage par le bas complètement suicidaire. Parce que ce n'est pas en s'alignant sur l'esclavagisme chinois ou la misère roumaine que nous nous en sortirons mais, au contraire, en misant sur l'innovation et la qualité via des produits et des services à haute valeur ajoutée. Parce qu'au contraire, des salaires décents et une protection sociale forte sont le ciment d'une société stable et harmonieuse dont le monde devrait s'inspirer.

La filière automobile mal en point ? Nous passerons sur les milliards d'argent public engloutis afin de maintenir ce secteur sous perfusion : de la "Jupette" à la "Balladurette" en passant par les primes à la casse, les diverses aides publiques dont les exonérations de TVA puis, très récemment, le cumul simultané de deux dispositifs pourtant antagonistes (aides au chômage partiel financées par l'Etat et l'Unedic + heures supplémentaires défiscalisées). Nous passerons également sur l'hypocrisie — comparable à celle opérée vis-à-vis du tabac — de tenir en vie un secteur ô combien polluant et mortifère, mais tellement lucratif avec ses automobilistes vaches-à-lait, copieusement taxés par l'Etat et sommés de payer encore pour faire tourner artificiellement des secteurs parallèles : radars, gilets jaunes puis éthylotests obligatoires et, bientôt, le contrôle technique annuel...

Selon le journaliste Michel Holtz, chez Peugeot-Citroën, le compte à rebours de la catastrophe industrielle remonte à plus de vingt ans : les mauvais choix stratégiques d'hier ont conduit au désastre d'aujourd'hui.

Et qui paie ces mauvais choix stratégiques élaborés par des cravateux inaptes mais grassement rémunérés ? Les salariés. Et qui paie l'absence totale de stratégie en général, le manque de vision de nos politiques, le court-termisme effréné de nos industriels et de la finance ? La collectivité toute entière, alors qu'il est indispensable d'engager dès à présent une courageuse reconversion écologique de la plupart de nos activités qui sont de plus en plus polluantes, malsaines et dont la valeur sociale est de plus en plus nulle. Oser engager ce virage magistral aujourd'hui serait même une issue salutaire à la crise économique que nous traversons. Mais qui le souhaite ? Scier la branche et obéir à la doxa, c'est tout ce que nos dirigeants savent faire.

La crise, toujours la crise... Mais qui en est à l'origine ? Les subprimes américains, produits d'un système économique totalement asservi au culte du Veau d'or, qui récompense une poignée de nuisibles chargés d'appauvrir des milliards d'innocents. Une finance folle qui, elle, ne manque pas d'imagination et d'innovation pour générer des profits aussi immédiats que dangereusement déconnectés de la réalité, quitte à tout foutre en l'air sans en assumer les conséquences. Des banquiers sans scrupules, incapables de voir ce qu'il se passe dans leurs propres établissements (en France, Daniel Bouton et l'affaire Kerviel) et reconnaissent, de fait, leur grave incompétence, mais qu'on remercie avec des stock-options et de luxueuses retraites-chapeaux tandis que le salarié fautif, lui, est viré sans ménagement, et le voleur de poules aussitôt expédié en prison.

Des politiques complices — toujours les mêmes en place depuis des décennies, accrochés à leurs prébendes —, aveugles et incapables d'agir pour l'intérêt général, qui nous ressortent les mêmes recettes éculées, profitent du système au lieu de le réguler et, parfois, osent même pointer les soi-disant privilèges d'un peuple régulièrement accusé d'irresponsabilité (quand ce n'est pas de fraude) alors qu'ils font partie des 10% les plus riches et, côté abus, malversations ou corruption, ne sont pas en reste...

Enfin des économistes, perroquets d'une idéologie faillie et prédicateurs à la noix, autant de nuls grassement payés dont l'omniprésence dans les médias n'est même pas remise en cause.

Voilà où nous en sommes : menés par des élites incompétentes qui sèment le désastre en toute impunité, toujours en poste ou congédiées avec les honneurs. Et pendant de temps, des millions de salariés doivent se sacrifier pour elles, et des millions de chômeurs ont été déjà sacrifiés à cause d'elles. On se prend à rêver de piques, de fourches et de guillotine.
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #10 le: 16 juillet 2012 à 11:38:50 »
Lorsque l'on dit PSA, on parle surtout automobile, croyais-je....... :calimero:

Et bien voici un article, extrêmement bien documenté..... et qui plus est super-agréable à lire, ce qui ne gâte rien...... qui vient de bouleverser , et d'éclairer, la lecture que j'avais des soi-disant difficultés financières de l'entreprise  :pausecaffé:
 :super: :super: :super: :super:

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C’est vraiment avec le plus grand étonnement que j’ai découvert, ce jeudi 12 juillet, que le groupe PSA fabriquait des automobiles...

PSA venait d’annoncer pour 2014 l’arrêt de la production dans son usine d’Aulnay-sous-Bois et la suppression de 8.000 emplois en France.

Là, j’avoue que je suis tombé des nues. Ils fabriquaient visiblement des véhicules, et personne ne m’avait rien dit.

Je connaissais pourtant fort bien les filiales qui composent le Groupe PSA :

Faurecia, le spécialiste en ingénierie et de production d’équipements, dont le chiffre d’affaire a augmenté de 4 milliards en 4 ans.
Gefco, le groupe de transport et de logistique dont le chiffre d’affaire de 3 milliards aura permis de dégager 223 millions de bénéfices en 2011.
Et surtout Banque PSA Finance, qui représente 3% du chiffre d’affaires mais 40% du résultat opérationnel du groupe PSA en 2011, dont le chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros a permis de dégager un résultat opérationnel courant de 507 millions d’euros.

Je connaissais aussi les sous-filiales d’assurance (pourtant discrètes) de Banque PSA Finance : PSA Services Ltd, PSA Insurance Ltd et PSA Life Insurance Ltd qui sont domiciliées à Malte — sans aucun rapport bien sûr avec le fait que Malte soit un paradis fiscal, mais plus simplement parce qu’il y fait souvent un temps superbe et qu’il est fort agréable d’y aller pêcher au large...

Je me souvenais même que Banque PSA Finance avait réalisé avec succès une émission obligataire à taux fixe d’un montant de 600 millions d’euros il y a quelques semaines, le 20 juin 2012, opérée avec les banques partenaires Banca IMI, BNP Paribas, Bank of Tokyo Mitsubishi, HSBC, Unicredit et CM-CIC. Tout semblait aller bien pour Banque PSA Finance, petit poisson courageux parmi les requins de la finance internationale.

Le PDG Philippe Varin déclarait même dans le document de synthèse en s’auto-congratulant : «Cette deuxième émission en euros de l’année vient confirmer la capacité de Banque PSA Finance à saisir les opportunités offertes par le marché obligataire et à accéder à la liquidité malgré la forte volatilité des marchés financiers.»

Donc, je savais que PSA était un peu équipementier, faisait un peu de logistique, et surtout était une Banque et un organisme financier. Mais un fabriquant de véhicules, ça j’avoue que j’étais totalement passé à côté !

Je savais aussi que la famille Peugeot était la première fortune française (4,4 milliards d’euros via une Holding crée en 1929) résidente en Suisse, puisque plusieurs membres s’y étaient installé il y a belle lurette — non pas pour échapper à l’imposition fiscale française, mais pour la qualité de l’air pur des montagnes helvètes et la beauté paisible et propice à la méditation, des pâturages verdoyants. Comme l’écrivait feu l’écrivain anglais George Mikes, «les Suisses ont su construire un très beau pays autour de leurs hôtels»...

Je savais que le dirigeant du groupe, Philippe Varin, avait été promu officier de la Légion d’honneur le 14 juillet 2011, ce qui n’est qu’un début, puisqu’il est encore loin d’être Grand-croix comme Jean Todt (un type qui savait comment consommer beaucoup de pétrole super vite) ou Grand officier comme Bernard Arnault (notre plus riche compatriote dont il faut bien savoir récompenser les 24 milliards). Je savais donc que Philippe Varin avait des progrès à faire, mais qu’il était sur la bonne voie.

Mais alors, cette histoire de PSA qui fabrique des automobiles dans le 93, ça n’avait plus rien de cohérent...

J’avais aussi regardé qui étaient les salariés les mieux payés du Groupe :

Philippe Varin, Président du Directoire (rémunération 2010 : 3.253.700 €)
Jean-Marc Gales, Direction des marques (rémunération 2010 : 1.266.000 €)
Frédéric Saint-Geours, Direction des Marques (rémunération 2010 : 1.266.000 €) et accessoirement président de l'UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie, branche influente du Medef)
Guillaume Faury, Directeur Recherche et Développement (rémunération 2010 : 1.266.000 €)
Grégoire Olivier, Directeur Asie (rémunération 2010 : 1.362.820 €)

Or, avec un Directoire de gens aussi correctement payés — preuve est donc faite de leur extrême compétence —, était-il véritablement nécessaire de continuer à fabriquer quoique ce soit ?

Mais n’ayons pas d’inquiétude, aucun de ces salariés hyper-compétents ne sera heureusement impacté par le nettoyage qui va être fait. J’ai en effet regardé depuis dans le détail ce plan salutaire d’épuration sociale, et il va dans le bon sens : 1.400 postes vont être supprimés dans la recherche et le développement, ce qui est somme toute logique, et 4.400 postes dans la production, ce qui est un véritable soulagement pour le département «Finances et comment faire du Cash» du Groupe PSA.

Philippe Varin est sur la bonne voie, comme le prouve son discours du 15 février 2012 : «Nous mettons en place un programme soutenu de management du cash : les mesures d’économie de 800 millions d’euros annoncées en octobre dernier sont complétées pour atteindre 1 milliard d’euros. Par ailleurs, un programme de cessions d’actifs, d’un montant de 1,5 milliard d’euros environ, incluant CITER, est lancé. Il comprend la valorisation d’actifs immobiliers et l’ouverture du capital de Gefco. Notre situation financière reste robuste et sécurisée.»

Me voilà donc rassuré, le Groupe PSA continuera à valoriser ses actifs immobiliers et à ouvrir son capital à d’autres organismes financiers. C’était un bon début, car après l’arrivée dans le capital de PSA du Groupe Natixis AM, du Groupe BNP Paribas, de la Banque Barclays ou du hedge-fund Templeton Global Advisors, je trouvais que le rythme de la financiarisation du groupe laissait franchement à désirer !

PSA peut faire beaucoup mieux pour que soient prises les bonnes décisions. Il serait bon de supprimer totalement les dernières velléités industrielles du Groupe pour se concentrer sur la finance, bien plus rentable. On pourrait par exemple envisager la création d’un département HFT (High Frequency Trading) qui permettrait de spéculer via des filiales opaques dans les paradis fiscaux sur les émissions d’obligations ou d’actions du Groupe.

C’est la synthèse des résultats financiers 2011 qui nous le dit : «Banque PSA Finance dispose d’une structure financière solide grâce à un ratio de solvabilité Bâle II supérieur à 14% et d’une sécurité financière, via des lignes de crédit non tirées et une réserve de liquidité, permettant d’assurer en permanence plus de 6 mois d’activité sans recours à des financements complémentaires.»

Bien inspiré, Philippe Varin se concentrera désormais j’espère sur le recrutement de traders, d’analystes financiers, de courtiers, de spécialiste en optimisation fiscale, et de conseillers en placements off-shore de contrats d’assurance-vie.

Augmenter le taux de rentabilité des actionnaires du Groupe en fabriquant des voitures, je me demande bien qui a pu avoir une idée aussi saugrenue chez PSA !

(Source : Reflets.info)


Franchement, une vraie mine d'info ..... d'autant qu'en allant le lire à la source, on constate que chaque élément d'info est sérieusement sourcé !!!
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Si les grands médias soi-disant "sérieux" faisaient de l'aussi beau boulot  :] :] :]  :naah:... on peut rêver  ;-)
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #11 le: 16 juillet 2012 à 13:29:41 »
je viens de lire tout celà  :pausecaffé: et j'en apprend beaucoup sur ce groupe merci :super:, immobilier, banque, équipement, ben dis donc 8| ils font bénéfices sur bénéfices et vont mettre sur le carreau 8000 personnes...l'état doit intervenir et de façon radicale en plus :orc1:

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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #12 le: 16 juillet 2012 à 23:48:33 »
Sans oublier que, au titre du "Grand Emprunt Sarkozy", rubrique "Recherche et développement", PSA s'est taillé la part du
soit trois petits milliards... qui doivent sans doute être, eux aussi, délocalisés vers des cieux plus cléments, dans des paradis fiscaux...

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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #13 le: 17 juillet 2012 à 11:01:42 »
 :berk2: :berk2: :berk2:
ou plutôt
 tresfache tresfache tresfache tresfache  :pan3: :pan3: :pan3: :pan3:

Merci cher Abu pour ta mémoire sans failles  :merci: :merci: :merci:
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #14 le: 17 juillet 2012 à 11:57:20 »
La seule manière d'éviter ce genre de délire, on la connait tous... Enrrayer de manière radicale et définitive le fait que l'investissement en bourse soit d'une rentabilité proportionelle à l'opacité dans laquelle il se vautre, tout en rendant en ragard ridiculment misérable le fait d'investir dans la création de richesses concretes (biens ou services réels). Tant qu'on sera dans ce schéma suicidaire, ca ne pourra qu'empirer. Point.

Je crois qu'on est mal barrés.
Cela étant, je vous prédit une augmentation de la vague rouge plutot qu'un retour de la droite en force pour les prochaines élections. Nous ne sommes pas du tout dans le même cadre d'ambiance qu'en 1930. Il y a un véritable désir de gauche, qui se retrouve jusqu'au dela de l'atlantique nord, et ca c'est quand meme quelque chose.
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #15 le: 17 juillet 2012 à 12:22:21 »
Tout-à-fait d'accord, :pleur1: du moins pour le premier paragraphe ........ Pour le second je me contente de croiser les doigts, en espérant que les dons "divinatoires" de Milady soient toujours aussi opérationnels  :merci:

Et voici qui va conforter les doutes que l'on peut avoir quant à une réelle volonté du gouvernement actuel d'influer sur ce système mortifère :

(à lire en se rappelant bien qu'ils ont actuellement en main tous les pouvoirs .... :triste1:
)

Interdiction des licenciements boursiers : qui a fait retirer le projet de loi

Citer
Un séisme social !

Les dirigeants de Peugeot provoquent un séisme en annonçant –les élections passées- un plan de licenciements massifs, la fermeture du site d’Aulnay, les menaces de plans sociaux concernent au bas mot 80.000 emplois !

Et que fait le gouvernement ?

Que fait le parti socialiste qui détient tous les leviers de l’état ? Que font les députés de gauche majoritaires ?

Certes la mise en scène d’une soit-disant résistance à la décision du groupe PSA est savamment organisée et on nous répète que le gouvernement juge le plan social du groupe automobile inacceptable, qu’Aulnay doit rester un site industriel et que le site de Rennes doit être pérennisé. Certes !

Mais c’est pour masquer l’essentiel : au cours de l’interview du 14 juillet du président de la République, à la question de Laurent Delahousse " est-ce que l’état pourrait aller jusqu’à empêcher la fermeture du site d’Aulnay  ? ", F. Hollande réponde " NON… mais nous pouvons faire qu’Aulnay reste un site industriel "

Cette réponse ressemble fort quant au fond à "L’état ne peut pas tout" de Jospin en 1999 !

Que fait le parti socialiste de sa majorité absolue au parlement ?

En février dernier le groupe communiste a proposé au sénat un projet de loi interdisant les licenciements boursiers en cas de versement de dividendes aux actionnaires au cours de l’exercice précédent*. Ce projet a été rejeté en février dernier au Sénat.

Entre-temps les élections ont donné la majorité absolue au parti socialiste et l’hégémonie dans toutes les institutions de la République !

Le dimanche 3 juin dernier, le ministre du travail Michel Sapin assure que le gouvernement souhaite faire passer rapidement une loi donnant aux juges les moyens d’interdire les licenciements qui n’ont pour seul motif que d’augmenter les dividendes versés à l’actionnaire.

Alors que fait depuis le gouvernement ? Que fait le parti socialiste qui dispose de tous les pouvoirs dans toutes institutions ? Après avoir réclamé la majorité absolue pour mettre en œuvre le changement que fait le nouveau pouvoir pour s’opposer à ce cataclysme ?

A l’inverse, on vient d’apprendre que la proposition de loi contre les licenciements boursiers a été retirée de l’ordre du jour de l’assemblée dont la session est pourtant prévue jusqu’à la fin du mois de juillet !!

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A l’inverse, on vient d’apprendre que la proposition de loi contre les licenciements boursiers a été retirée de l’ordre du jour de l’assemblée dont la session est pourtant prévue jusqu’à la fin du mois de juillet !!

L’opinion publique, les travailleurs dans les entreprises concernées, les travailleurs de manière générale doivent être informés de ces réalités. Parce que ce sont les mesures concrètes et les décisions qui sont la preuve d’une réelle solidarité avec les travailleurs menacés !

Ce qui compte ce n’est pas les mesures d’accompagnement des plans sociaux de liquidation des activités industrielles. On sait ce qu’il en est des promesses et des ravages, des destructions et des malheurs personnels et familiaux qui en résultent après les destructions d’entreprises comme on a pu le voir et le subir ces 30 dernières années avec la liquidation de la sidérurgie, du textile et plus récemment avec les Moulinex, les Conti … !

Non, ce qui compte c’est de tout, TOUT mettre en œuvre pour empêcher les fermetures prévues pour le seul maintien des profits des actionnaires !

Pour cela la lutte des travailleurs est indispensable et décisive. Mais aucune forme de lutte ne doit être négligé et la bataille pour des mesures législatives contraignantes et protectrices doit aussi être engagée !

Le nouveau pouvoir ne doit pas pouvoir se payer de mots et être mis devant ses responsabilités. Il en a incontestablement les moyens ! La volonté politique de limiter le pouvoir de nuisance des grandes entreprises en particulier exigeant le pouvoir sans partage de restructuration et de délocalisation doit être remis en cause de manière déterminée.

Combiner lutte de masse de haut niveau, bataille politique et juridique en s’appuyant sur toutes les forces qui entendent manifester concrètement leur solidarité avec les travailleurs menacés, tel nous semble être le tiercé gagnant !

Comme nos camarades CGT de Goodyear Amiens ont si bien su le faire en bloquant depuis 5 ans le PSE de la multinationale du pneu !

C’est pourquoi, sur le terrain politique exigeons tous ensemble que le projet de loi visant à interdire les licenciements boursier et abusifs soit remis à l’ordre du jour du parlement ; et cela dès cette session !

Le Front Syndical de Classe 16 juillet 2012

* cette interdiction devrait être étendue aux firmes qui font des bénéfices comme c’est le cas de PSA qui en 2011 réalise 444.119.935, 37 euros d’excédents sans verser de dividendes en 2011, après en avoir versé en 2010 (1,10 euros par action) ; sans doute pour éviter de tomber sous le coup de la loi en projet !
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #16 le: 17 juillet 2012 à 15:06:54 »
La réponse de PSA est dans son logo:
Le bras d'honneur de PSA

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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #17 le: 17 juillet 2012 à 19:40:28 »
L'image est bien trouvée  :super:, mais à mon avis le bras d'honneur nous vient, pas seulement de PSA, mais directement de Mr Peugeot et sa famille qui sont à la 36ème place dans les familles les plus riches de France avec 1 355 M€ !!!!!
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #18 le: 18 juillet 2012 à 14:42:58 »
Je pense qu'une petite réquisition de la fortune de peugeot s'impose...  :diable: :diable:
On leur laisse 2 millions, on en prend 1353.  :merci:

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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #19 le: 18 juillet 2012 à 22:59:57 »
Tu dis ça en plaisantant en partie, ma douce Val... Mais tu sais, ce genre de crise s'est TOUJOURS finie ainsi, depuis l'aube de l'humanité. Enfin, presque toujours. Parfois, les fortunes sont juste spoliées en vue d'une redistribution (ce que tu propose et qui va se produire), parfois, elles sont décapités, écartelées, brulées vivres... ou exécutés d'une autre manière avant d'êtres spoliées de tous leurs biens et fortunes. -- Ce que j'entendais par "presque toujours". hum...

Remarque, ça donne une certaine forme de choix. Entre avoir le coffre vidé, et avoir le coffre vidé plus la fausse commune dans la foulée.
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #20 le: 19 juillet 2012 à 13:44:00 »
Autre exemple intéressant : Sanofi va supprimer des milliers d'emplois en France comme nous l'apprend cet article du Figaro..... qui nous fait comprendre que les pôv y sont un peu obligés sinon ils pourraient se retrouver en difficulté

Citer
En septembre, son directeur général, Chris Viehbacher, décidé à réduire les coûts du laboratoire, confronté à la fin de ses médicaments vedettes, à une faible productivité de sa recherche et à un manque de relais de croissance, a annoncé un nouveau plan d'économies de 2 milliards d'euros


Tu parles Charles ! D'autres lectures du phénomène sont visiblement possibles, comme celle-ci par exemple :

Patron qui rit, chômeur qui pleure
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #21 le: 20 juillet 2012 à 11:47:20 »
Je viens de lire l'article "patron qui rit, chômeur qui pleure"...  :fache:
il est très difficile de réagir à ce genre d'article, tout simplement parce qu'il est difficile de ne pas casser son écran d'ordinateur, ou bien de prendre un lance qui passait par là et de sortir de sa maison en hurlant "où il est, où il est"  :fache: :fache:

Je terminerai en disant que c'est l'exemple parfait, comme le dit l'article, du fait que le crime à haut niveau paie. Peu importe que vous ayiez mis en danger ou tué des milliers de gens, si vous êtes un haut dirigeant ou haut cadre, vous vous augmentez et vous versez généreusement des stock options. Pendant que dans le même temps, vous faites un "plan social", pour "sauver l'entreprise".
Et c'est là qu'on se sentirait plus que rouge....  :rougefache: :rougefache: :rougefache:

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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #22 le: 24 juillet 2012 à 14:47:58 »
la mise en parallèle de certaines infos laisse parfois sans voix  :(..... Je ne vous met que de petits extraits mais vous encourage à aller lire la globalité de l'article de Politis...... Attendez vous cependant à une grosse bouffée de colère !

D'un côté je lis ceci, sur le figaro.fr :

Citer
PSA Peugeot Citroën a demandé des aides publiques pour l'aider à pérenniser son usine de Sevelnord (Nord), a-t-on appris aujourd'hui auprès de trois sources au fait du dossier.

La direction du site, qui emploie 2700 personnes, négocie actuellement un accord de flexibilité en échange de l'attribution sur place d'un nouveau véhicule, vital pour Sevelnord si l'usine ne veut pas connaître le même sort que le site d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

"Ils ont dit sans pudeur qu'ils demanderaient aussi des aides importantes au gouvernement", a déclaré à Reuters une des sources sous couvert d'anonymat.
"La direction du site a indiqué qu'elle avait du mal à atteindre ses objectifs en termes de coûts et qu'elle était à la recherche de compléments financiers", a dit une autre source, précisant qu'il pourrait s'agir d'aides de l'Etat mais aussi de la région.


Juste après avoir lu ceci :

Citer
Peugeot PSA, laboratoire du capitalisme financier

Les dirigeants du groupe PSA veulent ouvrir la voie à de nouvelles réformes du marché du travail. Ces chantres de la flexibilité sont des piliers du Medef, qui alimentent l’organisation patronale en contributions idéologiques et, il y a quelques années, en participant à la caisse noire de l’UIMM. Ils comptent aussi quelques bons amis au sein du gouvernement.

Les commentateurs avisés ont peu relevé l’étrange proximité qui lie étroitement Peugeot-Citroën (PSA) à l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) et au Medef. Frédéric Saint-Geours est un bel exemple de ces relations qui ont en commun une doctrine, celle d’un capitalisme financier sans entrave.

Directeur général des marques du constructeur automobile PSA, numéro deux du groupe, Saint-Geours a rappelé récemment que PSA était en négociation en vue d’un accord de compétitivité dit de « flexibilité » dans l’usine de Sevelnord (Nord), à Hordain. Un accord cynique puisque dans un document interne, daté de 2010, dévoilé par la CGT en 2011, l’usine devrait fermer ses portes en 2015 et laisser sur le carreau 2 600 salariés. En cours, la négociation n’a pourtant pas fait grand bruit au sein des ministères clés du gouvernement.

(........)


Les infortunes des uns font la fortune des autres

Que ce soit aujourd’hui Philippe Varin, hier Jean-Martin Folz, Christian Streiff ou Jacques Calvet, la famille Peugeot a toujours été aux commandes du groupe. C’est Thierry Peugeot qui est récemment sorti du bois et a fait bloc derrière Philippe Varin quand celui-ci a lancé son appel à la baisse du coût du travail, justifiant ainsi la suppression de milliers d’emplois.

Pourtant la famille Peugeot fait partie des grandes familles du capitalisme français qui ont quitté le pays depuis longtemps. Une étude publiée en 2011 par le magazine économique de suisse romande Bilan, intitulée : « Les 300 plus riches de Suisse », a comptabilisé le patrimoine des 44 grosses fortunes françaises exilés en Suisse.

Ces familles ont cumulé une trentaine de milliards d’euros dans le paradis fiscal. En cinquième position, la famille Peugeot dont la fortune, logée dans le canton de Vaud, a été évaluée entre 1,2 et 1,6 milliards d’euros...


Ils n'ont vraiment honte de rien  :pan3: :pan3: :pan3:
« Modifié: 24 juillet 2012 à 14:50:13 par reveillonsnous »
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #23 le: 25 juillet 2012 à 10:50:00 »
Il est intéressant de lire le post de reveillonsnous ci dessus qui met bien bien les nerfs et rajoutez à ça cette petite infos  tresfache tresfache

Citer
JO : la flamme olympique à Lakshmi Mittal écœure les métallos belges

Alors que le groupe a décidé la fermeture de ses hauts-fourneaux à Liège, "il s'agit d'une véritable insulte" pour les près de 3 000 familles qui en dépendent, écrivent les syndicats dans une lettre adressée à Jacques Rogge, le patron du CIO.

Plusieurs syndicats belges de la métallurgie ont fait part mardi de leur "écœurement" au Comité international olympique (CIO). L'origine de leur mécontentement : le choix de l'homme d'affaires indien Lakshmi Mittal, patron d'ArcelorMittal, pour porter la flamme olympique jeudi à Londres.

Selon le site officiel des JO 2012, M. Mittal et son fils Aditya, 36 ans, doivent en effet porter la flamme jeudi dans les quartiers londoniens de Kensington et Chelsea. "Quand je pense aux parallèles entre moi-même et un athlète olympique, je crois que le monde des affaires est marqué par des principes très similaires de persévérance et de dur labeur", confie Lakshmi Mittal cité par le site des JO 2012. Il est aussi le sponsor d'une tour en métal du Parc olympique baptisée "The Orbit".

"VÉRITABLE INSULTE"

Alors que le groupe a décidé la fermeture de ses hauts-fourneaux à Liège, "il s'agit d'une véritable insulte" pour les près de 3 000 familles qui en dépendent, écrivent les syndicats dans une lettre adressée à Jacques Rogge, le patron du CIO. "Depuis que M. Mittal est devenu le numéro un de l'acier, il a congédié directement près de 70 000 travailleurs" dans le monde, accusent les syndicats.

"M. Mittal est immensément riche", relèvent-ils. "Pour accroître encore sa fortune, il a décidé d'acheter à tour de bras des mines de fer, une activité extrêmement rentable aujourd'hui" et qu'il finance, selon les syndicats, en liquidant les hauts-fourneaux dont il dispose en Europe et notamment à Liège, "des outils qui sont bénéficiaires, mais pas assez toutefois à ses yeux".

Soulignant que la charte olympique fait référence aux notions de "responsabilité sociale" et de "respect des principes éthiques fondamentaux universels", les syndicats disent ne pas comprendre "que l'olympisme puisse récompenser ceux qui broient des vies".

ArcelorMittal a mis à l'arrêt, à titre temporaire, plusieurs sites industriels en Europe, expliquant que la demande d'acier en Europe n'avait pas retrouvé ses niveaux d'avant la crise de 2008 : les hauts-fourneaux de Florange en Lorraine sont à l'arrêt depuis l'automne 2011.

Ailleurs en Europe, ArcelorMittal a décidé récemment la fermeture définitive de hauts-fourneaux à Madrid. Au Luxembourg, les hauts-fourneaux de Schifflange sont également à l'arrêt pour une durée indéterminée et la production du site de Rodange a été mise au ralenti.

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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #24 le: 25 juillet 2012 à 13:33:28 »
Il y a des baffes qui se perdent... Bien que je pourrais aussi utiliser une autre consonne.  tresfache tresfache tresfache

C'est cependant intéressant de voir jusuq'où finalement ce mépris des gens va. Je souhaite à Mittal d'être encore là le jour où la révolte s'en prendra directement à sa fortune en la réquisitionnant et à lui en le mettant au SMIC dans une de ses usines.  :merci: :merci:
Tout le malheur du monde pour ce monsieur. Et j'assume. Assez de ce genre de personnes.  :merci: :merci:

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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #25 le: 28 juillet 2012 à 21:12:41 »
"agauchepourdevrai" vient de faire un article de recension des nombreux cas de "patrons voyous" dont on entend, ou dont on va entendre , parler ....... C'est franchement un excellent travail  :merci: Je dis chapeau  :amen: :amen:
Je vous met quelques extraits ici .... dont des cas dont je n'avais pas entendu parler, et qu'il m'a appris.... Merci à lui  :fleur2:
Et je trouve très intéressante sa suggestion finale à Arnaud Montebourg  :super: (ça c'est pour vous inciter à aller lire l'article entier sur son blog  :diable:)

Citer
Patrons voyous: elle a bon dos la crise!


Il est très délicat de définir un “patron voyou”. Pour beaucoup il s’agît d’un homme, moins souvent d’une femme, qui cherche d’abord et avant tout son enrichissement personnel. Aussi son but n’est pas de développer une activité, donc une production, donc des emplois. Son but est de développer son compte en banque. L’activité de l’entreprise devient alors un moyen au service de son enrichissement.

Avec cette vision finalement très restrictive de ce qu’est un voyou à la tête d’une organisation de travail, un nombre considérable de patrons délinquants perdure dans la délinquance sans aucune angoisse d’être rattrapé par la justice. Car le patron voyou finit toujours par plaider la bonne foi, des erreurs d’orientations stratégiques, des investissements risqués. Son avocat s’écriera alors haut et fort que l’erreur est humaine et qu’ainsi va la vie…

A gauche pour de vrai! on préfère, et de loin, la vision froide et pragmatique des juges. Avec eux on s’en tient aux faits. Et les faits sont têtus, et les faits sont criants.

(.......)

Tenez, c’est comme chez Nielsen où l’on refuse de réintégrer dans les effectifs des salariés aptes au travail. Ou bien chez Toyota où il ne fait pas bon être malade puisque vous risquez d’être licencié durant votre arrêt de travail pour maladie. Sauf que les faits sont têtus. Sauf que les juges aiment bien les faits et uniquement les faits. Ainsi, chaque fois, les salariés qui ont eu le cran de se défendre ont vu leur droits reconnus!


Tenez, c’est comme ces deux patrons qui ont racheté pour un Euro symbolique le site de production de Samsonite à Hénin-Beaumont. “On va y faire des panneaux photovoltaïques” qu’ils disaient. Sauf qu’aucun panneau n’est jamais sorti du site, même pas une petite cellule on vous dit. Sauf qu’entre temps ils ont perçu 5 millions d’aides du siège américain, sans compter les aides locales pour favoriser la revitalisation du bassin d’emploi. Sauf qu’entre temps ils sont partis avec les sous. Sauf qu’entre temps ils ont licencié 205 salariés. Et oui, que voulez vous braves gens, ainsi va la vie…on peut tous faire des erreurs stratégiques d’investissements. Tel était leur défense, une fois de plus. Sauf que pour les juges les faits, encore les faits, toujours les faits, ils sont têtus, mais alors hyper têtus. On ne peut pas ainsi bénéficier d’aides par millions et ne pas les injecter dans l’outil de production. C’est pas possible estiment les juges. Tellement pas possible que nos chefs de la magouille vont faire de la prison. Entre 1 et 2 ans. J’en connais qui, s’ils avaient dévalisé pour 5 millions d’Euros en auraient pris par dizaines des années de prison. Mais bon, de la prison ferme, c’est pas si mal après tout pour les deux délinquants économiques que sont Messieurs Goulletquet et Aurel.

(......)


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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #26 le: 30 juillet 2012 à 11:50:02 »
Tres interessant reveillonsnous je vais aller lire l'article tres vite.  :merci: :merci:

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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #27 le: 30 juillet 2012 à 12:47:27 »
la crise a été une excuse, une belle bénédiction pour tout ces patrons voyous tresfache tresfache

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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #28 le: 30 juillet 2012 à 14:30:22 »
Je ne suis toujours pas convaincue qu'elle ait été une si grande surprise. (entre aveuglement et incompétence...) Bien sur, il est possible que l'ensemble de l'oligarchie de la planete soit dans le même état idéologique que le clérgé à l'époque ou il soutenait morticus que la terre est plate. Mais quand même... Toujours, ce doute: et si c'était juste un vaste et grand f* de g*, volontairement mit à incubé jusqu'a l'implosion finale?

Bhah...  :aille:
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #29 le: 04 août 2012 à 23:40:01 »
Je pense que nous sommes d'accord, ce C.Doux est un dirigeant funeste  :fache1: tresfache :rougefache:

Le Canard Enchaîné a fait paraître pas mal d'articles sur ce personnage affligeant et ses méthodes qui le sont tout autant.

C'est rageant, mais une fois encore nous ne pourrons rien faire de bien concret : s'il veut laisser couler sa boîte, c'est son droit ...  :/
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #30 le: 05 août 2012 à 11:08:40 »
C'est son droit... Et bien l'un des problèmes!!! Avec ses responsabilités concrêtes de dirigent (vis-à-vis de l'emploi des salariés) ne viennent aucune responsabilités pénales. Il devrait.
- Cela étant, très très difficile à mettre en oeuvre, car des personnes font parfois tout leur possible et coulent quand même.
« Modifié: 05 août 2012 à 11:11:00 par Lady Marwina »
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #31 le: 05 août 2012 à 11:45:57 »
c'est évidemment très difficile à mettre en oeuvre, car cela découragerait l'implication des gens dans des entreprises d'intérêt collectif...... vu qu'il y a toujours un risque d'échec, effectivement.
Mais par contre , à partir du moment où il y a eu d'un côté subventions publiques, et de l'autre en parallèle, enrichissement personnel, j'ai bien du mal à comprendre que la notion d'abus de biens sociaux ne puissent pas être systématiquement appliquée :fache1: :fache1: :fache1:
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #32 le: 05 août 2012 à 12:05:05 »
Itou... C'est bien le problème.
A NOTER QUE les patrons honetes qui font faillite, après avoir tout donné et tout fait pour ne pas couler finissent imanquablement ruinés, leur maisons saisie etc. Du coup, ce simple fait les rend assez facile a reconaitre des autres: ils ne profitent pas de la faillite, ils en sortent complètement défaits.
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #33 le: 08 août 2012 à 11:11:41 »
Je vous parlais plus haut de SANOFI  :fache1:
Et bien les derniers développements chez eux confirme qu'ils ont grandement leur place dans ce fil des patrons qui s'enrichissent sur le dos de leur entreprise :
Citer
Alors que le groupe pharmaceutique s'apprête à supprimer près de 2.000 postes pour réaliser 2 milliards d'économies malgré un bénéfice de 8,8 milliards en 2011, l'un de ses principaux dirigeants s'est offert un pactole de 540.000 euros en levant des stock options.


Par ailleurs, on ne peut guère être surpris, quand on voit les méthodes et la mentalité de ce Mr Christian LAJOUX

Citer
Ainsi, quand le PDG d’une entreprise est également chef d’un puissant syndicat dégommant la concurrence, on pourrait croire à une plaisanterie américaine, digne des plus grands films sur les combats de financiers à Wall Sreet


Quel triste sire  :fache1:..... Mais ce ******* (auto-censure) n'est malheureusement qu'à l'image de nombre de ses congénères  :pleur3:

 tresfache tresfache tresfache tresfache

Il ne faudra pas qu'ils s'étonnent si cela dégénère au point qu'un certain nombre de têtes finissent au bout d'une pique (ceci n'est pas un appel au meurtre mais au contraire un appel à la vigilance !  :mrgreen:)
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #34 le: 09 septembre 2012 à 12:38:56 »
Comment est-ce possible qu'un patron s'enrichisse alors que son entreprise fait faillite  'X 'X 'X et comment cela peut il être accepté et validé par notre société  :| 8/ Voici un article intéressant en ce qu'il raconte une fiction très réaliste, un exemple où l'on voit apparaitre les mécanismes ........ Ce n'est pas la crise qui est systémique, c'est la fraude !!!!

Citer
Le centre commercial du désert

(.............)
 Mais on a rarement l’occasion d’avoir un véritable aperçu de comment se passent les choses, ni même des combines employées.
 
Tout est considéré comme étant très complexe, savant ou obscur. Et cela donne de la finance une image de grosse pieuvre opaque où il se passe tout et n’importe quoi pourvu que ce soit compliqué et hors d’atteinte de compréhension du commun des mortels.
Or, tout n’est pas si complexe. Démystifier la finance, la rendre intelligible est à la portée de qui s’y intéresse un minimum.

Le livre de Jean de Maillard, « L’arnaque« , analyse les crises financières en considérant que la fraude est systémique (alors que les crises sont généralement considérées comme un épiphénomène).
Et c’est passionnant.
Autant pour les explications claires et précises sur l’évolution de la finance au cours de ces dernières années que pour le point de vue développé. Il y a notamment un passage particulièrement marquant et que Reflets voudrait partager avec vous : une fiction de fraude s’appuyant sur la construction d’un centre commercial en plein désert. L’extrait étant relativement long et constitue le point central de cet article. Merci à Jean de Maillard qui nous a autorisé à le publier.
Voici comment commence la fraude (p51 et suivantes) :

    Un promoteur propose un projet de centre commercial à une caisse, dont il évalue le coût de construction à trois millions de dollars, prétendant pouvoir le revendre quatre millions quand il sera achevé. Sa propre mise n’est que de 50 000 dollars, mais cela ne trouble pas la caisse, pas plus que le lieu de l’implantation du complexe, quelque part dans le désert. Ayant obtenu son emprunt, il commence la construction et se verse des confortables honoraires – disons 200 000 dollars -, ce qui fait plus que rembourser son apport personnel. Personne ne s’est préoccupé – faut-il le préciser ? – de savoir s’il y a des candidats pour s’installer dans ce complexe commercial, des clients pour y faire leurs emplettes ou des investisseurs intéressés par un placement ultérieur, car en réalité la question n’est pas là. Pour justifier une opération si hasardeuse, on s’est contenté de faire évaluer le projet par un expert – il existe aux Etats-Unis une corporation spécialisée dans ces expertises, les appraisers (« évaluateurs »), dont la moralité est loin d’être à toute épreuve, et qui jouera un rôle déterminant plus tard dans la crise des subprimes – qui vient attester sans sourciller la valeur économique du projet immobilier au prix que le promoteur lui a glissé dans l’oreille. Tout le monde est content : le courtier qui monte le prêt pour le compte de la caisse touche sa commission, le promoteur obtient un gros emprunt sur lequel il va vivre le temps que son projet sorte de terre et l’appraiser est généreusement défrayé pour son évaluation complaisante.

    Le bon sens voudrait que la caisse d’épargne se préoccupe quand même un peu de la viabilité du projet qu’elle va financer. Mais la déréglementation est passée par là, les Saving & Loan peuvent faire ce qu’elles veulent, où elles veulent et elles sont soit aux abois, soit dirigées par des escrocs ou des truands. Nul n’a cherché à s’assurer de l’utilité du projet ni ne se préoccupe, par conséquent, de la manière dont le promoteur va construire son complexe commercial, ni non plus ne vérifie la qualité des matériaux qu’il emploie sur le chantier (le promoteur peut se faire un petit profit supplémentaire en utilisant des matériaux de qualité inférieure par rapport à ceux prévus dans les plans initiaux) ou l’avancement de celui-ci. Les provisions financières n’en tombent pas moins avec régularité et, quand la construction est achevée, c’est un immeuble piteux et inutile qui se dresse au milieu de nulle part, et dont personne évidemment ne sait quoi faire. A la fin (provisoire) de l’histoire, le promoteur se retrouve avec un complexe commercial vide d’occupants et qui le restera. Il a perdu ses 50 000 dollars et ne peut faire face aux échéances de son emprunt. Mais il s’est largement rattrapé sur ses honoraires qu’il a puisés dans l’emprunt et sur les détournements qu’il a effectués au détriment de la qualité de la construction. La caisse va donc faire jouer l’hypothèque qu’elle a prise sur l’ensemble immobilier mais, ô surprise, elle s’aperçoit que la valeur de celui-ci n’est plus de quatre millions de dollars comme promis, ni même de trois, tout au plus de deux. Le promoteur est déjà loin, mais qu’à cela ne tienne, puisque la caisse est devenue propriétaire, c’est elle qui va poursuivre l’arnaque.

    La voici donc maintenant avec une propriété inutile de deux millions de dollars à l’actif de son bilan. Reste à régler le problème comptable du prêt impayé, avant de repartir vers de nouvelles frasques. Si elle trouvait un acquéreur pour la somme de deux millions de dollars, valeur maximale du complexe immobilier, elle devrait enregistrer et provisionner une perte d’un million de dollars. Mais elle n’a même pas d’acquéreur. Fâcheuse posture qui pourrait réveiller les superviseurs de leur profonde torpeur et peut-être l’obliger à déposer son bilan. C’est compter sans l’imagination des banquiers. La caisse commence par chercher un autre promoteur, aux ambitions encore plus démesurées que le précédent, puisqu’il rêve d’un complexe encore plus grand, à six millions de dollars.

    Acte 1 : la caisse déniche sans difficulté un appraiser qui lui certifie une évaluation du complexe, déjà construit dans les conditions que l’on connaît, au prix désormais de cinq millions de dollars. Acte 2 : la caisse propose au second promoteur un prêt de six millions de dollars à condition qu’il achète son complexe commercial en déshérence pour le prix évalué par l’expert véreux, soit cinq millions de dollars. Acte 3 : la caisse prête au promoteur ses six millions de dollars pour qu’il achète son immeuble. Sur l’emprunt qu’elle accorde au promoteur, elle va imputer l’apport personnel que le promoteur est censé verser – il n’a donc même pas besoin de débourser un centime – ainsi que les échéances couvrant deux années de remboursement. Pour que les choses soient bien claires : non seulement le second promoteur n’a pas versé un seul dollar pour le rachat du complexe commercial vide d’occupants et de clients, mais la banque a inclus dans son prêt deux années de remboursement de ce même prêt et donc elle se rembourse avec son propre argent… Qui dit mieux ? Acte 4 : les comptables entrent en action, ils vont maintenant habiller la combine pour transformer une perte pharaonique en gain fabuleux.

    Nos magiciens vont s’y prendre de la manière suivante : les trois millions prêtés au premier promoteur apparaissent en charge, mais l’immeuble a été revendu cinq millions (au lieu de deux). Bénéfice affiché : deux millions de dollars ! Mieux encore, la caisse touche tous les mois ses remboursements de prêt du second promoteur et pour cause, puisque c’est elle-même qui se les verse. Elle enregistre donc un chiffre d’affaire positif. Mais ce n’est pas fini : la caisse s’est défaussée de l’immeuble du premier promoteur qu’elle avait sur les bras sur le second promoteur, celui qui rembourse son prêt rubis sur l’ongle avec l’argent que lui a prêté la caisse. En réalité, comme c’est la caisse qui paie tout, elle se retrouve « plantée » de neuf millions de dollars. Mais on n’y voit que du feu jusqu’au baisser de rideau, pourvu que les auditeurs ne viennent pas fouiner trop avant, et surtout trop tôt, dans les comptes. Pour la petite histoire, il semble bien que la Silverado où officiait Neil Bush se soit trouvée impliquée dans diverses affaires de ce genre.

    Cette cavalerie ou « boule de neige » plongera dans des abîmes de perplexité n’importe qui, un peu sensé et approximativement honnête : durant tout ce temps, la caisse doit servir 15% d’intérêts (taux à l’époque) à ses déposants, tandis qu’elle se contente, en fait de rentrées d’argent, de percevoir les échéances d’un prêt qu’elle paie elle-même et enfin, au terme de deux ans pendant lesquels elle se rembourse à elle-même son propre prêt, elle aura toujours sur les bras son programme immobilier invendable puisque le second promoteur aura alors, bien entendu, rejoint le premier dans la banqueroute. Le tout pour neuf millions de dollars, comme cela a déjà été dit. Mais c’est oublier que les Savings & Loan ne sont plus que des machines à sous trafiquées, cachées derrière un décor de pacotille. Prêter de l’argent pour contribuer à l’amélioration de l’habitat est devenu le cadet de leurs soucis et sûrement pas, en tous cas, le moyen par lequel elles veulent gagner de l’argent. Ce qu’elles font, c’est écumer les campagnes à la recherche de déposants attirés par des taux faramineux, en les rassurant avec la garantie des 100 000 dollars sur les dépôts donnée par le gouvernement. Et surtout elles misent à tire-larigot sur le marché des junk bonds. Là encore, il faut aller voir d’un peu plus près comment les choses se sont passées.

    Emettre des junk bonds assure des rentrées d’argent juteuses, en acheter aussi. On peut donc gagner sur les deux tableaux, tel est le miracle de la finance malodorante. Les plus malignes des caisses (disons plutôt les plus malins de leurs dirigeants) vont se servir en effet des junk bonds pour monter des LBO ou, plus simplement, elles vont en vendre pour pouvoir en acheter et faire la culbute autant de fois que le système le permettra dans l’attente de la chute finale. […]

    Avec ces manières de faire, la faillite est évidemment assurée mais, on s’en doute, l’argent n’est pas perdu pour tout le monde. Pourtant, personne n’a jamais sérieusement demandé à Keating, Good, Walters, Bush, Paul et tous les autres de rembourser quoi que ce soit. Ils ont continué de rouler en voiture de luxe, d’habiter des maisons cossues dans les plus beaux quartiers des villes les plus chères. La seule précaution qu’ils ont dû prendre a consisté, comme Neil Bush, à mettre l’argent dans des trusts ou au nom de leur épouse. […]

    Il n’empêche que le grand mystère des Savings & Loan, jamais éclairci, est de savoir où est passé l’argent. Question à 500 milliards de dollars. […] En fait, il y a d’ailleurs une question dans la question, plus intéressante encore : pourquoi personne ne s’est-il préoccupé de retrouver cet argent et de faire rendre gorge aux spoliateurs qui ont détroussé les petits épargnants trop confiants et le contribuable américain, payeur en dernier ressort ? Force est de dire que la grande presse américaine, d’habitude si jalouse de son indépendance et si fière de ses capacités d’investigation, a brillé dans cette affaire par son inconsistance. Seuls quelques journalistes, universitaires et chercheurs, curieux mais isolés, sont allés renifler du côté des alambics qui ont servi à fabriquer cette impressionnante distillerie financière. De leur propre aveu ils n’ont pu en reconstituer qu’une faible partie, qui laisse cependant déjà rêveur. Car ce que l’on trouve dans ce scandale est un assemblage ahurissant de financiers douteux, de mafieux, d’escrocs, d’agents de la CIA, d’hommes politiques de tous niveaux, jusqu’au plus élevés. De quoi alimenter le fantasme de conspiration cher aux Américains. Comme l’a avoué Dick Thornburgh, Attorney General [ndlr : équivalent au ministre de la justice] de George Bush, un brin laconique et sur un ton désinvolte : « Il y a beaucoup de gens à blâmer dans ce fiasco. »

En lisant ce passage, on se dit « on y est ! ». Voilà, pour une fois, expliquée clairement toute la perversité du système : les affreux organisent des arnaques massives en étant protégés par le système (ils ne sont pas contrôlés, ni avant, ni après, ni même poursuivis ; alors ne parlons pas d’être condamnés…). Le pillage des travailleurs et des Etats par des banquiers véreux se passe au grand jour et dans l’impunité la plus totale. Et il ne faut pas s’en étonner quand l’idéologie dominante est à la dérégulation : plus de limites, plus de contrôles, plus de responsabilités, la seule règle qui reste est celle de l’argent facile et rapide. Bien sûr, chaque fraudeur est en réalité responsable de ses actes (encore qu’il faille vérifier qu’il n’y ait pas été contraint) mais si l’on cherche les véritables responsabilités de cette arnaque globale, il faut regarder du côté des politiciens au pouvoir qui ont totalement démissionné de leurs attributions en faisant de la finance une zone de pillage et de non-droit.


Tiens....... Vu que cela ne peut se passer sans la complicité active de la finance, ce n'est peut-être pas ici que j'aurais du poster l'histoire  :diable: je vais aller mettre un petit lien dans le fil qui parle de traîner les banksters en justice, tiens ..... on sait jamais, ça pourrait servir comme idée  :mrgreen:
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #35 le: 14 septembre 2012 à 15:19:30 »
Ce qui m'impressionne, c'est le manque total de conscience qui est nécessaire à mettre en route des projets comme celui ci. Mais total. Bien obligée de constater qu'il faut revoir le nombre de sociopathes dans la société à la hausse...  :fache: :fache:
Comme quoi on peut être sociopathe sans être tueur en série.  :triste1:

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Re : Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #36 le: 16 septembre 2012 à 11:05:38 »
Comme quoi on peut être sociopathe sans être tueur en série.  :triste1:

Vi, la définition/étude de ça, ça s'appelle la ponérologie,( individuelle, politique et/ou financière c'est du pareil au même) - mettez dans l'moteur les mots "ponérologie politique" et le nom Andrew Lobaczewski, les éditions Pilule Rouge, bienfaiteurs, ont mis en ligne l'ouvrage de ce dernier = ça commence par les concepts de base (psycho élém, langage objectif, être humain, société), et continue par la Ponérologie principes globaux, la Pathocratie.... puis un chapître essentiel intitulé "LES GENS NORMAUX SOUS UNE FERULE PATHOCRATIQUE". Une fois lu ça vous comprendrez tout....y compris la sidération paralysante qui saisit vous, moi, tous les "normaux", (les Prols, quoi, hinhinhin) devant les processus engendrés par un petit narcissique pervers de notre environnement perso, comme devant ceux initiés par les pathocrates, acteurs/auteurs du "Mal macro-social' (définition de l'auteur). Etonnament, quelque part, ça rassure ! M'enfin.... :pleur4: quand même

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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #37 le: 16 septembre 2012 à 11:11:57 »
Merci pour l'info, old machin, :merci: :merci:.... je n'en avais jamais entendu parler, mais je me mets ça dans ma liste des lectures en attente  ;-)
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #38 le: 16 septembre 2012 à 11:28:24 »
Héhé, tu n'en avais jamais entendu parler, mais tu le sens bien passer    :diable:...., sans savoir ce que c'est ! 

Quant à "lectures en attente".... n'attends pas trop quand même ! A mettre sur le dessus de la pile, il y a un avant et un après à cette lecture. Et cela peut en rendre d'autres, sinon superflues, du moins beaucoup moins essentielles.

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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #39 le: 27 septembre 2012 à 14:02:06 »
A tous ces patrons qui s'enrichissent sur le dos de leurs ouvriers , je recommande fortement la lecture très courte et très simple de cet article d'un de leurs magazines préférés "l'usine nouvelle" ......... Nul doute qu'elle leur permettra de réfléchir  :diable: :diable: :diable:

Citer
Maruti Suzuki accorde une hausse de salaire de 75% à ses salariés

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Le plus grand constructeur automobile indien répond ainsi aux demandes des ouvriers qui avaient mené une violente émeute durant l’été dans l’usine de Manesar.

Au total, les salaires et indemnités moyens mensuels des ouvriers vont être augmentés d’environ 260 euros au cours des trois prochaines années. Le personnel de cette entreprise sera donc l’un des mieux payés du secteur industriel en Inde.

"Le pourcentage du coût de la main d'œuvre sur les ventes totales va rester le même, de l'ordre de 2,4% à 2,5%. C'est dans notre business plan", a assuré une source proche du dossier sous le couvert de l'anonymat.

En dehors de la hausse de salaires les ouvriers vont bénéficier d’autres avantages comme les prêts sans intérêt et une revalorisation de leurs soins de santé pour eux et leur famille.

Le groupe a précisé que 75% de l’augmentation salariale seront versés à compter d’avril prochain, puis de 12,5% pendant les deux années suivantes. Lors des précédentes négociations salariales en 2009, les ouvriers n'avaient obtenu qu'une hausse de 6%.

Cette annonce fait suite à la violente émeute du 18 juillet dernier, suite à un différend entre un ouvrier et un contremaître. Plusieurs centaines d’ouvriers avaient attaqué des cadres avec des barres de fer, incendié et détruit des équipements.

Le directeur du personnel, après avoir eu les jambes brisées, n'avait pu s'enfuir de l'usine et son corps calciné avait été découvert le lendemain. Quatre-vingt-seize cadres avaient été blessés, dont plusieurs grièvement.

Le groupe, détenu à majorité par le japonais Suzuki, avait ensuite annoncé le licenciement d'au moins 500 ouvriers sur les 1 500 permanents employés dans l'usine.



PS : j'espère par contre pour eux que leurs ouvriers qui le liront ne seront pas trop nombreux  :diable: :diable: :diable: :diable: ça pourrait donner des idées à ceux de Doux, Sanofi, PSA, Pimkie.... etc  :siffle: :siffle:  :ange: :siffle: :siffle: :siffle: :siffle:
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Re : Entreprises en faillite / patrons qui s'enrichissent
« Réponse #41 le: 27 septembre 2012 à 19:24:02 »
Ah... réquisitionner 75% de sa fortune. Le remettre ouvrier. De haut fourneau, tiens. de haut fourneau fermé.  :fache: