Auteur Sujet: La Culture sous la présidence Sarkozy  (Lu 6704 fois)

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La Culture sous la présidence Sarkozy
« le: 28 mars 2010 à 16:23:44 »
Citation de: "raja"
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Musées nationaux: 8e jour de grève

Le centre Beaubourg restait fermé mercredi au public, au 8e jour de la grève touchant musées et monuments nationaux

Le Centre Pompidou en est à son 17ème jour de grève. Le mouvement a été reconduit en assemblée générale. Les grévistes protestent contre les suppressions d'emplois prévues dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP).

Par contre, le château de Versailles, le Louvre et le musée d'Orsay ont été ouverts au public.

Pour les visiteurs, le mouvement présente parfois des effets bénéfiques. Ainsi au musée du Louvre, "des piquets de grève" bloquaient mercredi matin "l'accès aux caisses" et "les visiteurs entraient "sans payer", aux dires mêmes de la direction de l'établissement. Il en allait de même à Orsay où, selon la direction, 17 personnes (sur un effectif global de 600) avaient cessé le travail.

Le gouvernement affiche sa fermeté
"Il y a une réforme de l'administration, une réforme générale. (...) Elle a été menée par un gouvernement qui est issu du suffrage universel. Cette réforme devra s'appliquer", a déclaré la semaine dernière le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.

Dans le même temps, son collègue du Budget, Eric Woerth, a reçu à Bercy les représentants des quelque 500 organismes dépendant de l'Etat qui vont être désormais soumis aux mêmes efforts de rigueur de gestion que l'administration. Il a jugé qu'il n'était "pas choquant" que l'Etat se pose des questions sur les effectifs dans les musées comme il le fait pour ses propres effectifs.

Ces déclarations ont été mal reçues par les grévistes. Ceux-ci estiment défendre, au-delà de leurs conditions de travail, l'accès à la culture des Français. "En face, ils essaient de durcir le ton, de mettre la pression mais on est loin d'avoir épuisé le stock de détermination des agents", assure-t-on à la CGT-Culture. "Si les personnels se lancent dans un mouvement dur, qui va leur coûter cher à quelques jours de Noël, c'est bien qu'il y a un malaise profond", fait valoir Didier Alaime, son secrétaire national.

Selon les syndicats, ce sont plus de 1000 postes qui seront supprimés sur la période 2009-2011, pour un effectif total d'environ 23.000 personnes travaillant dans la sphère du ministère de la Culture. Plus de la moitié des effectifs ne sont pas des fonctionnaires mais des agents contractuels.

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Re : La Culture sous la présidence Sarkozy
« Réponse #1 le: 17 octobre 2010 à 10:07:17 »
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Le musée de l’histoire rance

Par NICOLAS OFFENSTADT Maître de conférences à l’université de Paris-I.

«La promotion de notre identité nationale doit être placée au cœur de votre action.» C’est ainsi que Nicolas Sarkozy et François Fillon définissent une des tâches centrales du nouveau ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de ladite identité, pour Eric Besson, dans la lettre de mission qui lui est adressée le 31 mars 2009.

Dans le paragraphe qui suit, il est demandé au ministre de prendre part «au côté du ministre chargé de la Culture à la mise en place du Musée de l’histoire de France, qui contribuera à faire vivre notre identité nationale auprès du grand public». Ainsi le projet culturel phare du quinquennat s’inscrit-il d’emblée dans l’offensive idéologique de retour au roman national d’exaltation des racines qui marque les discours sur l’histoire tenus par et autour du Président. Il devient en quelque sorte la vitrine historique du douteux débat sur la si incertaine notion d’«identité nationale». Faut-il espérer, quand même, avec Roger Chartier, moderniste et professeur au Collège de France, que le projet puisse développer une «autonomie relative» par rapport aux intentions idéologiques qui le guident au départ ?

L’idée d’une «Maison de l’histoire de France» est née, pendant la campagne électorale de 2007, de la convergence idéologique entre les grands discours de Nicolas Sarkozy sur le passé du pays et les inquiétudes politiques d’un conservateur du patrimoine, Hervé Lemoine. Les deux sont en phase pour diagnostiquer une «crise identitaire» de la France et dénoncer les menaces du «lobbying mémoriel», celui des groupes et communautés qui cherchent une reconnaissance publique à un passé souvent douloureux.

Désarroi. Une fois élu, le nouveau président demande à Hervé Lemoine de réfléchir à un centre «dédié à l’histoire civile et militaire» du pays. Deux rapports successifs du conservateur envisagent de l’installer aux Invalides (2008), avant que la question du lieu d’implantation ne s’élargisse (rapport Rioux, en 2009, et Hébert, en 2010). Les discussions portent notamment sur les châteaux de Vincennes et de Fontainebleau. En janvier 2009, le président de la République annonce officiellement la création du musée pour «renforcer l’identité» et répondre au «besoin de sens» du pays. Là encore, les objectifs sont clairs. La prise en main du dossier par le nouveau ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand (juin 2009), qui en fait son affaire, conduit au choix des Archives nationales pour accueillir le projet. A leur grand désarroi, car l’institution manque cruellement de place.

Une intersyndicale s’y oppose. Le bâtiment est toujours occupé. A trop discuter du lieu, le risque pointe de considérer le projet d’un musée d’histoire de France au XXIe siècle comme naturel. Dès la publication des premiers rapports, plusieurs historiens se sont inquiétés du périmètre du projet, de son contenu idéologique et de ses ambitions, aussi, à régenter la recherche. Faut-il vraiment une Maison de l’histoire de France ? Et d’abord, pourquoi la limiter à la France ?

Pour Christophe Charle, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Paris-I, un «débat public productif» sur l’histoire de France doit se situer «dans un cadre non national et européen, voire plus vaste». Il faut renouer avec un regard universel ou universalisable «à mesure que la France s’intègre dans l’Europe et doit intégrer des populations venues du monde entier». Jean-Pierre Rioux, inspecteur général honoraire de l’Education nationale, auteur du rapport sur les sites possibles d’implantation, trouve toujours pertinent le cadre national pour réfléchir à «l’art du vivre ensemble et de se présenter au monde». Il ajoute : «Le cadre national n’a pas disparu de l’horizon de l’histoire de l’humanité.»

Roger Chartier ne voit pas les choses ainsi : le cadre de l’Etat-nation pour appréhender l’ensemble de l’histoire est «une projection rétrospective sur de longues périodes» où il se révèle sans pertinence. C’est créer un isolat qui tient trop peu compte des multiples liens qui tissent les mouvements de l’histoire. Le musée néglige les tendances actuelles de l’historiographie. Tout cela «sonne» décidément son «XIXe siècle», dit encore Chartier. Le médiéviste Jacques Le Goff n’est guère enthousiaste, non plus, pour un tel projet. Autant l’historien se réjouit des politiques du patrimoine qui ont permis de découvrir et partager des héritages communs, autant il ne voit pas l’intérêt d’une maison propre à l’histoire de France, avec les risques nationalistes toujours possibles.

Amiral. L’enjeu dépasse d’ailleurs la mise en scène de l’histoire nationale, car le projet exposé dans les derniers rapports entend embrasser de multiples tâches : mise en réseau des musées d’histoire, activités pédagogiques, soutien à la recherche. La maison de l’histoire pourrait ainsi devenir le navire amiral de la muséographie historique, voire de programmes historiens. Tout cela pour «promouvoir» l’«identité nationale» ? On comprend dès lors que les tenants du projet ne sont guère enclins à ouvrir le débat. Il faut la lutte actuelle du personnel des Archives pour réveiller les enjeux de fond.

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Re : La Culture sous la présidence Sarkozy
« Réponse #2 le: 01 mai 2011 à 11:12:42 »
La France, toujours en tête!  :pascontent1:

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Inscription de la corrida au patrimoine culturel français

Le 22 avril dernier, le ministère de la culture français a validé l’inscription de la corrida au « patrimoine immatériel de la France » au même titre que certains savoirs culinaires ou monuments historiques. Aussi, la France est désormais le seul pays taurin au monde à reconnaître au patrimoine immatériel national une pratique réprimée par le code pénal dans l’Hexagone, exception faite de certaines localités soumises à dérogations.
Preuve du lobbying exercé, la « commission indépendante », invoquée par le ministère comme étant à l’origine de cette décision, serait composée de « personnalités essentiellement connues dans le milieu tauromachique » selon l’Alliance Anticorrida. Pour combattre cette décision, les associations ont d’ores et déjà lancé une pétition, adressée au ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, et accessible via un site Internet (1). L’association Terre Sacrée a, pour sa part, conclu en ces termes : « Oser mettre, en 2011, la torture animale au patrimoine culturel de la France est honteux, dégoûtant, indécent, ignoble et lâche ».

Cécile Cassier

1- Pour signer la pétition.


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4662

A quand l'inscription de la connerie française au patrimoine mondial?  :mrgreen:
« Modifié: 01 mai 2011 à 11:15:41 par sarkonique »
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
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Re : La Culture sous la présidence Sarkozy
« Réponse #3 le: 01 mai 2011 à 13:25:41 »
une pétition, adressée au ministre de la culture, Frédéric Mitterrand


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Re : La Culture sous la présidence Sarkozy
« Réponse #4 le: 01 mai 2011 à 14:10:35 »
Il y en a un qui est aficionado, mais il n'en fait pas trop :
El Sarcobès !
Le travail est l'opium du peuple !

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Re : La Culture sous la présidence Sarkozy
« Réponse #5 le: 06 mai 2011 à 15:08:58 »
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Il faut sauver Robespierre !

Il faut sauver le soldat Maximilien ! A chacun ses combats ! Celui-là en vaut la peine ! De quoi s'agit-il ? Le mercredi 18 mai à 14 h 30 chez Sotheby's, seront mis en vente deux lots de manuscrits datant de l'époque de la Révolution française. Le premier (estimé entre 30 000 et 40 000 euros) contient une série de lettres d'Augustin Robespierre à son frère, mais surtout quelques missives du député Le Bas, le même qui demanda à être arrêté avec les deux frères, le 9 thermidor, et préféra se suicider le 10 thermidor, plutôt que de subir le couteau de la guillotine.

Une série de lettres détaille son action politique et permet de le situer dans un contexte familial précis et des plus intéressants à étudier pour comprendre le culte et la mémoire des héros républicains après leur disparition. Le second lot, beaucoup plus important et donc bien plus cher (200 000 à 300 000 euros), contient des documents encore plus précieux, puisque rédigés de la main même de celui qui fut appelé "l'Incorruptible".

Ce sont des discours, des projets d'articles de journaux, des brouillons de rapports devant être lus à la Convention, et le fragment d'un discours écrit à la veille de son arrestation, l'avant-veille de sa mort, discours contre la conspiration en train de se préparer contre lui et ses proches. Une lettre sur la vertu et le bonheur termine cette série de documents exceptionnels qui manquent aux collections de manuscrits aussi bien des Archives nationales que de la Bibliothèque nationale de France (BNF). Ce serait une grande perte si ces deux lots devaient terminer dans des fonds privés à l'étranger ou, plus humiliant, s'ils venaient à être acquis par une bibliothèque hors de France.

Pour le moment, aucune institution ne s'est déclarée intéressée ou prête à acheter les deux lots. Mais il n'est pas trop tard et une décision politique au niveau élevé du ministère de la culture - ou encore plus haut - peut encore intervenir pour que ces documents uniques restent en France et soient consultables gratuitement par tout un chacun.

Il ne s'agit pas ici, malgré la haute dimension symbolique de la main qui tint la plume, de verser dans des considérations partisanes qui n'ont que trop pollué le débat sur l'interprétation de la Terreur. Il ne s'agit ni d'imaginer que l'achat des lots constituerait un acte relevant d'une ultime marque de déférence pour le concepteur de la Terreur (ce qu'il ne put être seul d'ailleurs), ni une façon d'enrichir la légende noire qui depuis deux cents ans n'a pas manqué de s'acharner sur le personnage.

Au coeur de la machine

Rien de ces deux postures n'est en jeu ici. Seulement la connaissance précise des conditions d'écriture de discours fondateurs dans les sciences politiques de la France contemporaine, puisqu'il s'agit de pages rédigées sur la guerre, la politique sociale, les valeurs de la République. Il faut ajouter une réflexion, rédigée en forme de lettre inédite sur le rapport complexe entre la liberté, le bonheur et la vertu.

Autant de documents qui font partie intégrante de l'Histoire de France, qui permettraient de compléter le travail d'édition auquel se livre depuis des décennies la Société des études robespierristes, livrant au public les oeuvres complètes du député. Ces documents rédigés de la main de Robespierre diraient aussi la façon de travailler, de penser, de raturer de réécrire du député, et plongeraient le lecteur au coeur de la machine du gouvernement révolutionnaire.

Il n'est pas trop tard encore ! Il faut conserver ces manuscrits, au moyen d'une souscription, au moyen d'une décision politique, au moyen d'un choix courageux d'une institution culturelle de grand renom. Encore un effort pour un achat vertueux, qui donnerait à comprendre ce que peut être le bonheur dans la République ; nous en avons besoin ! Et encore plus des manuscrits de Robespierre.

Pierre Serna, directeur de l'Institut d'histoire de la Révolution française, professeur à l'université Paris-I


http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/03/il-faut-sauver-robespierre_1516206_3232.html
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Re : La Culture sous la présidence Sarkozy
« Réponse #6 le: 06 mai 2011 à 15:36:20 »
J'aurais l'impression de paraphraser Indiana Jones sans le charisme d'Harrison Ford, mais... La place de tels documents n'est-elle pas dans un musée ? 8/
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Re : La Culture sous la présidence Sarkozy
« Réponse #7 le: 06 mai 2011 à 16:03:02 »
Normalement, si !
Il suffiit qu'un représentant du Ministère de la Culture, le jour de la vente aux enchères, prononce à haute et intelligible voix, sitôt le marteau retombé sur l'adjudication: "sous réserve de l'exercice du droit de préemption de l'Etat ". Et là, l'acheteur qui se réjouissait d'avoir emporté l'enchère  :frime1: , en reste bouche bée...  :|
Mais encore faut-il que le Ministre de la Culture soit persuadé de l'intérêt historique de l'objet, et que le Ministre des Finances ait donné son accord pour le déblocage des fonds  :nono:  :pascontent1:  :nonon:

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Re : La Culture sous la présidence Sarkozy
« Réponse #8 le: 12 mai 2011 à 16:05:48 »
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Les Archives de France acquièrent un manuscrit de Robespierre

Le ministère de la Culture a annoncé jeudi l'acquisition par le service interministériel des Archives de France (direction générale des Patrimoines), pour les Archives nationales, d'un manuscrit autographe de Maximilien Robespierre, intitulé "Finances". (c) Afp Le ministère de la Culture a annoncé jeudi l'acquisition par le service interministériel des Archives de France (direction générale des Patrimoines), pour les Archives nationales, d'un manuscrit autographe de Maximilien Robespierre, intitulé "Finances". (c) Afp

Le ministère de la Culture a annoncé jeudi l'acquisition par le service interministériel des Archives de France (direction générale des Patrimoines), pour les Archives nationales, d'un manuscrit autographe de Maximilien Robespierre, intitulé "Finances".

Ce manuscrit inédit a été écrit par Maximilien Robespierre aux derniers jours de la Constituante vers 1791. Il est consacré entre autres aux finances du pays et aux moyens de les redresser, aux assignats, à la vente des biens du clergé, au discours de Necker et à l'ouverture des États généraux.

Robespierre dénonce également la politique financière adoptée, qui conduit selon lui à la ruine du pays et à l'accroissement des inégalités.

Ce manuscrit représente "une pièce essentielle pour la compréhension de cette période complexe de l’Histoire de France", relève le ministère dans un comuniqué.

Son achat "illustre la politique d’enrichissement des collections publiques mise en oeuvre par le ministère", souligne le texte.

Cette acquisition intervient quelques jours avant le vente aux enchères, le 18 mai chez Sotheby's, à Paris, d'un ensemble de documents de travail de Robespierre, écrits par le chef des Jacobins au plus fort de la Terreur et restés inconnus jusqu'alors, estimé de 200.000 à 300.000 euros.

Plusieurs partis politiques, dont le PS, le PRG et le PCF, se sont insurgés ces derniers jours contre la vente de ces manuscrits et ont demandé à l'Etat d'intervenir pour éviter la dispersion de ces documents de travail de Robespierre.

De son côté, la Société des études robespierristes (SER) a lancé une souscription nationale. L’un de ses membres, Pierre Serna, également directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française, a appelé à un geste de l’opinion ou à une décision de l’État. Selon lui, une préemption ou une acquisition au profit d’un organisme public, tel que les Archives nationales, permettrait à la France de sauver ces éléments essentiels de son patrimoine historique.

c'est là !

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Re : La Culture sous la présidence Sarkozy
« Réponse #9 le: 12 mai 2011 à 16:10:55 »
 :super: (J'ai eu peur!)
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Re : La Culture sous la présidence Sarkozy
« Réponse #10 le: 19 mai 2011 à 05:03:54 »
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Publié le 18/05/2011 | 19:08
Des manuscrits de Robespierre acquis par l'Etat

Par FTV avec agences

Ces manuscrits de Robespierre ont été preemptés par l'Etat mercredi chez Sotheby's à Paris

Deux lots ont été acquis par l'Etat, sous les applaudissements du public. L'acquisition avait été réclamé par des historiens et plusieurs partis de gauche.

 

Les documents ont été adjugés 65.000 euros (fonds Le Bas), et 750.000 euros (brouillons, discours, articles, lettres de Robespierre). 

A la fin de chaque enchère, le directeur des Archives de France, Hervé Lemoine, a annoncé que l'Etat exerçait son droit de préemption.

L'ensemble des documents, écrits par le chef des Jacobins au plus fort de la Terreur entre 1792 et 1794, était estimé de 200.000 à 300.000 euros. Le prix d'adjudication a été jugé "très raisonnable" par le commissaire de la vente, Alain Renner, au vu de la "valeur historique" des documents "rarissimes".

L'Etat dispose désormais de 15 jours pour donner sa position définitive.
 

Appel à la générosité nationale
Hervé Lemoine a indiqué qu'il va "falloir réunir les fonds nécessaires pour que ces documents rentrent dans les collections des archives". Il s'est dit confiant, mais a appelé au "concours de tous" pour maintenir "ce trésor" patrimonial sur le sol français, au vu d'enchères "très médiatisées" et de ce fait aussi "soutenues".

Les écrits de Robespierre, né en 1758 à Arras et guillotiné en juillet 1794  à Paris, ont été conservés durant plus de deux siècles par les descendants de son ami Le Bas et étaient restés inconnus.

Il s'agit notamment de 113 pages de brouillons du chef des Jacobins, biffées, barrées, corrigées, de la petite écriture bien lisible de Robespierre, rédigées entre janvier 1792 et juillet 1794. Ce sont les manuscrits de premier jet d'un des penseurs de la Révolution qui fut aussi le doctrinaire sanguinaire de la Terreur.


L'ensemble réunit les fragments de cinq discours et quatre articles, ainsi que des notes éparses et une lettre à un correspondant inconnu sur le fond de sa philosophie: le  rapport difficile entre Bonheur et Liberté.

Le directeur de l'Institut d'histoire de la Révolution française, Pierre  Serna, également membre de la Société des études robespierristes, avait appelé  début mai à un geste de l'opinion ou à une décision de l'Etat.


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Bonne nouvelle donc :blub:, qui j'espère te rassurera encore plus Sarkonique... ;-)

Bon, on repassera sur l'orientation de l'article... Comme si la Révolution n'avait connu comme aspect que "la Terreur". :gene:
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Re : La Culture sous la présidence Sarkozy
« Réponse #11 le: 19 mai 2011 à 10:36:06 »
bizarrement j'aurais toujours du mal avec le mot culture et Sarkozy accolé  :gene: peut être qu'ils pensent que Robespierre est un yacht ou un joueur de foot  :hehe:

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Re : La Culture sous la présidence Sarkozy
« Réponse #12 le: 22 mai 2011 à 13:45:08 »
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Inscription de la corrida au patrimoine français : un simple recensement

En réaction à l’inscription, le 22 avril dernier, de la corrida au patrimoine culturel de la France, les associations ont riposté en mettant en ligne une pétition interactive, adressée au ministre de la culture, Frédéric Mitterrand. Plus récemment, une lettre ouverte est parue dans le journal Le Parisien, dans laquelle les responsables de sept grandes structures françaises demandaient au ministre d'annuler l'inscription de la corrida au patrimoine culturel français. A la suite de ce courrier, et à la demande de Frédéric Mitterrand, Pierre Lungheretti, conseiller chargé du spectacle vivant, a rencontré la fondatrice de l’Alliance Anticorrida, Claire Starozinski.

En réponse aux arguments présentés, notamment la partialité de la commission à l’origine de l’inscription de la corrida au patrimoine culturel, Pierre Lungheretti a affirmé que cet ajout n’était pas une décision politique. Il a, en outre, assuré que : « Il ne s’agit pas non plus d’une labellisation dont pourrait se prévaloir les promoteurs des corridas, c’est un simple recensement ». Pour l’heure, face au refus du retrait de ce classement controversé, l'Alliance Anticorrida invite tous les contestataires à se joindre massivement aux actions prévues dans de nombreuses villes de France, le 28 mai prochain. Parallèlement, Me Ortega, avocat de l’Alliance Anticorrida, déposera prochainement une requête devant le tribunal administratif aux fins d'annulation de la décision.

Cécile Cassier


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4685

Qu'ils disent...  :mrgreen:
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Re : La Culture sous la présidence Sarkozy
« Réponse #13 le: 03 septembre 2012 à 11:52:46 »
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La Maison de l'histoire de France est enterrée

Le projet de la Maison de l'histoire de France, avec son installation sur le site des Archives nationales, dans le Marais, à Paris, grand projet de Nicolas Sarkozy, comme le fut la Pyramide du Louvre pour François Mitterrand et le Musée du quai Branly pour Jacques Chirac, est enterré. "Un projet extrêmement coûteux", 80 millions d'euros pour l'installation de ladite maison, plus les 7 millions déjà dépensés pour l'avant-projet, "un projet contestable idéologiquement", aussi, a ainsi déclaré Aurélie Filippetti, vendredi 24 août au soir, dans l'émission "Le téléphone sonne", sur France Inter.

"Vouloir montrer une manière de raconter l'histoire de France est un projet daté, ajoutait la ministre de la culture. On s'oriente sur une formule plus souple, sur une mise en réseaux de nos musées d'histoire à travers un organe pilote incarné par un site Internet."

Le projet de l'ancien président prévoyait la création d'une "galerie des temps" très décriée par les historiens, lesquels redoutaient une récupération politique sur la manière de raconter l'histoire de France. Les historiens Pierre Nora, de l'Académie française et Nicolas Offenstadt, l'affirmaient dans nos colonnes : "Le caractère idéologique douteux du projet ne suscite pas l'adhésion des historiens dans leur ensemble."

Cette "galerie des temps" et les 13 000 mètres carrés nécessaires à l'implantation de la Maison de l'histoire de France devaient prendre place au sein des Archives nationales. Le scénario qui avait la faveur de l'Etat prévoyait une "mutualisation" des espaces entre l'Hôtel de Soubise, siège des archives créé en 1808 par Napoléon Ier, et les Grands Dépôts, magasins de conservation construits sous Napoléon III.

OPPOSITION DU PERSONNEL

Cette option, rejetée en bloc par les personnels des Archives nationales représentés par l'intersyndicale, avait mis le feu aux poudres dès son annonce par Nicolas Sarkozy en septembre 2010, déclenchant une grève générale, puis une occupation des lieux pendant dix-huit mois. Les personnels exigeaient que la place gagnée par le déménagement des archives postérieures à la Révolution sur le nouveau site de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) serve à la reprise de la collecte du minutier central des notaires, interrompu depuis des années, au redéploiement des fonds antérieurs à 1789, dont les chartes médiévales conservées dans de mauvaises conditions, et aux différentes missions scientifiques, éducatives et muséographiques de l'institution.

L'affaire semble aujourd'hui tranchée. Seule question à régler, celle de l'établissement public "Maison de l'histoire de France" créé le 1er janvier avec à sa tête Maryvonne de Saint-Pulgent. Si le jeune établissement n'avait toujours ni mission précise, ni contenu, ni adresse, ni financement, il a un statut juridique. Et depuis des mois un comité scientifique planchait sur le projet.

Seul élément qui tienne : la création du site Internet et du réseau des neuf musées d'histoire (dont Saint-Germain-en-Laye pour la préhistoire, Cluny pour le Moyen Age, Ecouen pour la Renaissance, et les châteaux de Fontainebleau et Compiègne). Leurs responsables seront, à leur tour, sans doute rassurés de conserver leur autonomie qu'ils craignaient de perdre sous la coupe de la Maison de l'histoire de France.