Auteur Sujet: Dette et déficit public : vers des records historiques?  (Lu 2298 fois)

Hors ligne Lady Marwina

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 7362
  • Le Chwanana est Grand
    • Avanti-populo.com
Tout ce qui concerne la gestion de la dette de l'état et du déficit public de la France
Celui qui croit ne pas être responsable de ses erreurs a renoncé à sa liberté

Hors ligne Lady Marwina

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 7362
  • Le Chwanana est Grand
    • Avanti-populo.com
Re: Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #1 le: 28 mars 2010 à 16:24:14 »
Citation de: "Tyger"
Citer
Gardiens du temple de la créance : l’agence Fitch tance la France, la Grande Bretagne et l’Espagne et menace de dégrader leurs notations (Le Monde)
jeudi 11 mars



L’agence Fitch a mis en garde, mardi 9 mars, le Royaume-Uni, la France et l’Espagne sur la gestion de leurs finances publiques, les appelant à prendre des mesures de réduction des déficits "plus crédibles", au risque de voir leurs notes (AAA) remises en cause.
"Les pays dotés de notes de crédit élevées doivent faire état de plans de consolidation budgétaire plus crédibles et plus robustes en 2010 pour soutenir la confiance dans la robustesse de leurs finances publiques à moyen terme", a déclaré l’un des responsables de l’agence. "Le Royaume-Uni, l’Espagne et la France, en particulier, doivent énoncer des programmes plus crédibles cette année, étant donné le rythme de la détérioration des finances publiques et les difficultés auxquelles ils font face dans la stabilisation de la dette publique", a estimé Brian Coulton lors d’une conférence à Londres.
(...)

Sources  Le Monde

 
on s'en voudrait de laisser notre chanoine des latrines seul face à ce grand danger, vous êtes donc tout à votre aise de lui donner quelques idées pour réduire cet affreux déficit (bouh le vilain !). Pour ma part j'ai quelques idées :

- faire une croix sur l'augmentation honteuse de certains élus ET sur la réévaluation de leur retraite
- faire une croix sur le bouclier fiscal
- faire un bras d'honneur à l'agence Fitch
- ... to be continued...


Citation de: "Tyger"
Citer
« Les cadeaux fiscaux représentent une perte annuelle de ressources publiques de 82 milliards d’euros » (Jean Gadrey)lundi 22 mars

S’il est légitime et nécessaire de s’interroger sur l’avenir à long terme du « système » ... il est non moins indispensable de trouver à court et moyen terme d’importantes ressources financières pour faire face aux grandes urgences : chômage, dette publique, pauvreté, retraites et protection sociale, investissements de la durabilité.
Or, dans l’immédiat, la solution la plus réaliste et la plus efficace est de prendre l’argent où il se trouve, par dizaines de milliards, du côté des privilèges de la ploutocratie, du pouvoir exorbitant de la finance, des profits non ou mal réinvestis et des injustices fiscales croissantes. C’est possible, sans toucher aux revenus de la grande majorité. L’idée selon laquelle « il n’y a pas de cagnotte cachée » doit être dénoncée, d’autant qu’il ne s’agit pas d’une petite cagnotte mais de ressources énormes.
Nos amis d’Alternatives économiques avaient fait un calcul simple dans le numéro d’octobre 2009. La débauche de cadeaux fiscaux (dont les plus riches ont bénéficié en priorité) opérée entre 2000 et 2010 représente une perte annuelle de ressources publiques de 82 milliards d’euros (les recettes de l’état sont passées de 18,3 % à 14,1 % du PIB !).
Et, ajoute l’auteur, Guillaume Duval, « contrairement à une idée répandue, cette chute est très loin d’être compensée par la montée des impôts locaux : la recette de ces taxes, par ailleurs très injustes car non progressives, n’a augmenté dans le même temps que de 4,6% à 5% du PIB ».
Là se trouve la principale explication de la dette publique, avec probablement une volonté de mener une sorte de « stratégie du choc » à la Noami Klein pour faire accepter des réformes libérales. Sauf qu’à la place d’un choc brutal, il s’agit d’une longue succession de mesures de destruction graduelle.

Sources  Jean Gadrey

Citer
Sortie de crise : une autre voie est possible, par Jacques Sapir
22 mars 2010  13:38

« La machine à produire de l’austérité, c’est-à-dire du chômage et de la misère, se mettra en route à partir de 2011 ou de 2012, » avertit Jacques Sapir, qui dénonce le mécanisme actuel du mode de financement de la dette d’Etat, avec des banques qui peuvent emprunter à 1% auprès de la BCE des fonds qui sont ensuite réinvestis dans des bons du Trésor rapportant 3%... Au-delà d’une nécessaire suppression des privilèges fiscaux, la question centrale, juge-t-il, reste celle d’une redistribution plus juste des fruits du travail, dont les revenus stagnent depuis les années 1980 par rapport aux gains de productivité, et que l’Europe ne protège pas, au contraire, puisqu’elle a souvent devancé les normes de l’OMC en imposant sans contrepartie l’ouverture à la concurrence internationale. Jacques Sapir réclame la mise en oeuvre d’une « nouvelle politique économique et sociale en mesure de sortir la France de son marasme », consistant en une « autre politique fiscale, » accompagnée par un contrôle des mouvements de capitaux, la réalisation de grands travaux d’infrastructure et de rénovation du tissu urbain, financés d’une part grâce à l’instauration d’un droit de douane, la « taxe sociale et écologique aux frontières », et d’autre part par un concours de la Banque de France, qui devrait dans les circonstances dramatiques et exceptionnelles actuelles retrouver l’autonomie et les marges de manœuvres abandonnées par les traités. « Il n’est pas d’autre choix possible que d’avancer, pour un temps, seul. Mais, l’ébranlement que provoqueraient des actions unilatérales de la France aurait comme effet immédiat d’ouvrir un immense débat en Europe. Si nous aurons à prendre nos premières décisions seuls, gageons que nous ne le resterons pas longtemps, » affirme-t-il.

Citation de: "Sarkome"
Citer
Krach obligataire : déjà ?
Cécile Chevré de Money Week
25 mars 2010

"Après la Grèce, le Portugal... le scénario de contagion est en marche", d'après Le Monde. Cela sent le roussi sur le marché obligataire. Si certains doutaient encore que la dette souveraine serait le problème majeur de 2011, cette nouvelle dégradation – et la baisse des marchés qui l'accompagne – devraient les convertir au krach obligataire.

Que s'est-il passé ces derniers jours ? L'agence de notation Fitch a dégradé la note de long terme du Portugal, qui passe ainsi de "AA" à "AA-". Ce n'est pas vraiment une surprise, puisque le Portugal fait partie des fameux PIGS, ou PIIGS, ou Club Med qui sont sous le feu de la rampe depuis les ennuis grecs.

Les causes de cette dégradation ? Comme pour la Grèce, les déficits et la solvabilité du Portugal. Rien de bien original donc, mais un souci de plus de l'Europe qui n'arrive toujours pas vraiment à se décider sur l'aide à apporter à la Grèce. Plus les ennuis s'accumulent et plus l'incapacité de la zone euro à sauver l'un des siens devient évidente. L'euro est de nouveau le grand perdant puisqu'il repasse ce matin sous les 1,33 dollar, pour la première fois depuis 10 mois.

Dubaï, puis la Grèce et maintenant le Portugal... est-ce le début d'un effet boule de neige sur le marché obligataire ? En tout cas, la Fed avait, il y a quelques jours, publiquement exprimé ses inquiétudes. "La Fed craint que la crise grecque 'affecte' l'économie américaine", titre Le Monde. Un de ses dirigeants, Dennis Lockhart, a identifié trois facteurs qui pourraient jouer sur la croissance économique américaine :

1. Baisse de la croissance en Europe et donc, par ricochet, baisse des exportations américaines vers le Vieux Continent.

2. Baisse de l'euro et par conséquent arrivée massive de capitaux sur le dollar, ce qui entraînerait une hausse importante du dollar et pénaliserait les exportations américaines.

3. Les ennuis grecs font boule de neige provoquant un désintérêt massif des investisseurs pour les obligations américaines. Voici ce que rapporte Le Monde : "Le troisième point est la possibilité que la crise budgétaire grecque débouche sur un grand choc des marchés financiers. Cela pourrait se manifester dans le système bancaire ou sous la forme d'un mouvement de retrait général [des investisseurs] du marché de la dette des Etats".

Bon, pour tout dire, les deux premières craintes citées par Lockhart nous semblent être un bel écran de fumée destiné à masquer la véritable inquiétude des Américains : le troisième point.

Les Etats-Unis sont une énorme machine à dépenser (2 000 milliards de dollars devront être empruntés cette année) et ont donc des besoins sans fin de financement...

La question de la réduction des déficits devient de plus en plus cruciale. Pour stabiliser leur endettement, les Etats vont devoir faire d'énormes efforts. Le graphe ci-dessous représente le surcroît d'impôts et de taxes que les Etats vont devoir accepter de mettre en place pour faire revenir leur endettement au niveau de 2007, soit avant-crise.
Citer

Ainsi, les Etats-Unis devront accroître leur pression fiscale de 8% pendant cinq ans, la France de 7,5% et l'Irlande de presque 12% !

Le problème, comme le signalait l'économiste Nouriel Roubini dans une tribune publiée par Les Echos, c'est que la réduction drastique des déficits est une opération dangereuse. Roubini rappelle l'exemple de l'Argentine dans les années 1998-2001 qui, par sa politique de rigueur budgétaire, a durablement plombé sa croissance : "Le dilemme est le suivant. D'un côté, la réduction des déficits budgétaires est une nécessité pour éviter une augmentation hors de contrôle des taux d'intérêt sur la dette souveraine.

De l'autre, à court terme, une augmentation des impôts et une diminution des dépenses publiques pèsent sur la croissance. Ce qui empêche le retour à un niveau tenable de l'endettement public. Ce fut en effet le piège dans lequel l'Argentine est tombée en 1998-2001, lorsque la réduction nécessaire du déficit a exacerbé la récession et a finalement entraîné le défaut de paiement".

Et pourtant, la réduction de la dette est indispensable pour éviter de crouler sous le poids du remboursement des taux d'intérêt.... En 2040, pour la France, le paiement des intérêts devrait représenter presque 20% du PIB...

Les Etats se trouvent donc devant un choix difficile, réduire suffisamment le déficit pour ne plus risque le défaut de paiement et le krach obligataire, mais sans que les effets négatifs sur la croissance se fassent ressentir. Une opération d'autant plus difficile que les Etats ont tendance à fonder leurs prévisions et leurs projections sur des chiffres faussés, pour ne pas dire complètement imaginaires. Nous vous en parlions vendredi dernier dans la Quotidienne, les prévisions de croissance fournie par l'Etat français à la Commission européenne ont été jugés complètement fantaisistes.

Qu'en conclure ? Premièrement, que le transfert des dettes privées vers le secteur public a créé une situation explosive et incontrôlable. Et que deuxièmement, malgré les moult engagements de Nicolas Sarkozy à ce sujet, l'augmentation de la pression fiscale nous semble plus que probable.

Citation de: "The Twit"
Une petite erreur? Portugal "AAA=AA"
Le gouvernement francais n'a qu'a puiser dans la caisse de l'écureuil a ½ % De toutes facons les noisettes entroposé trop longtemps de ne sont plus bonnes.  :mrgreen:  

La Californie a une monaie qui ne vaut que $=0 et ¢=0. Par contre elle a le droit de se séparer de la confedération, et du $. en fait celui qui versera $ 700 milliard (a crédit bien sur) en deviendra le proprietair. Prochains placements pour les traders.

La France pourrait aussi vendre une partie de ses nombreuses Iles,qui lui coute plus que ca ne lui rapporte. Le Canada  serait interressé par St Pierre & Miquelon, en fait pour sa peche.
Celui qui croit ne pas être responsable de ses erreurs a renoncé à sa liberté

Hors ligne sarkome

  • Smart Citoyen Incurable
  • Messages: 10521
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #2 le: 15 juillet 2010 à 15:08:02 »
Citer
Ciel, la Chine dégrade la France !
Par Camille-Yihua Chen

L’empire du Milieu vient de jeter un pavé dans la marre des notations établies par Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch, les trois plus grandes agences de notation du monde. Le 11 juillet, Dagong Global Credit Rating, une agence de notation chinoise, a publié son premier rapport dans lequel 50 pays sont passés au crible selon ses propres critères.

La France notée AA-
Ce qui frappe au premier abord, c’est le retrait par l’agence chinoise de la note AAA à plusieurs pays occidentaux. Ainsi l’Allemagne n’a reçu que la note AA+ assortie d’une perspective stable, suivie des Etats-Unis (AA avec une perspective négative), de l’Angleterre (AA - avec une perspective négative), et de la France (AA- avec une perspective négative). Seuls sept pays se sont vu attribuer la meilleure note : Norvège, Danemark, Luxembourg, Suisse, Singapour, Australie et Nouvelle-Zélande.

Selon le rapport de l’agence chinoise, dont MoneyWeek s’est procuré un exemplaire, cinq critères ont guidé sa notation. A savoir : la capacité de gestion d’un Etat souverain, sa situation économique, sa solidité financière, sa capacité de gestion en matière de recettes fiscales, et ses réserves de change. “Le plus important pour un Etat est, à notre avis, sa capacité à créer de la richesse, car c’est cela qui lui permet de lever des fonds sur les marchés financiers et de faire face à ses échéances”, insiste le rapport.

Aucun pays émergent n’a trouvé grâce aux yeux de la Chine
Ce qui surprend par ailleurs, c’est l’absence des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) du club des pays notés AAA. Le Brésil s’est vu attribuer la note A-, l’Inde s’en sort moins avec la note BBB, tandis que la Russie n’a pas fait l’objet de notation. Quant à la Chine, elle s’est accordé la note AA+, ce qui la place au même rang que le Canada, la Hollande, et l’Allemagne.

Enfin, ce qui semble le plus surprenant, c’est que dans la notation chinoise la France soit logée à la même enseigne que le Japon, noté lui aussi AA- avec une perspective négatives. Or, le pays du Soleil-Levant traîne derrière lui une dette publique qui représente 220% de son PIB, contre environ 80% pour la France.

source

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7874
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #3 le: 15 juillet 2010 à 20:21:56 »
Certes, certes. Mais qui accordera un quelconque crédit aux allégations des vampires de Pékin?
Certainement pas moi.
Ce genre de mascarade chiffrée plus ou moins entachée d'esprit de propagande me laisse de glace.
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne Afro Mafios

  • Sarkophobe
  • Messages: 109
  • Ambak
    • Grande Conne Malade
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #4 le: 31 juillet 2010 à 18:47:35 »
Citer
Ciel, la Chine dégrade la France !
Par Camille-Yihua Chen
Enfin, ce qui semble le plus surprenant, c’est que dans la notation chinoise la France soit logée à la même enseigne que le Japon, noté lui aussi AA- avec une perspective négatives. Or, le pays du Soleil-Levant traîne derrière lui une dette publique qui représente 220% de son PIB, contre environ 80% pour la France.

source


Sauf qu'un déficit élevé n'est pas forcément la preuve d'une très mauvaise gestion. La preuve de cette très mauvaise gestion est à trouver dans ce à quoi ont servi les milliards empruntés, cause de ces déficits. Si c'est pour des projets qui ne peuvent que creuser votre dette, il est clair que vous êtes un mauvais gestionnaire, mais si c'est pour préparer l'avenir, alors, peut être que vous n'êtes pas si mauvais que ça.
Ma première règle : je ne crois rien de ce que le gouvernement raconte - George Carlin
Je pense que le gouvernement n'a rien à nous dire sur la façon dont nous devons vivre nos vies - Jesse Ventura
On peut aimer son pays sans avoir à aimer son gouvernement - Inconnu

Hors ligne sarkome

  • Smart Citoyen Incurable
  • Messages: 10521
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #5 le: 17 août 2010 à 17:09:45 »
Citer
Faillite de l'Etat : à qui le tour ?
Cécile Chevré

Septembre promet d'être agité. Pour nous mettre en jambes, j'ai décidé de faire un petit tour d'horizon de la situation économique actuelle pour essayer d'en savoir plus ce que nous réservent les mois à venir. Après avoir fait hier un rapide survol de la situation américaine, je m'intéresse aujourd'hui au Vieux Continent.

Comme aux Etats-Unis, les plans de relance tardent à produire les magnifiques effets promis. Cette année, l'Europe a été frappée de plein fouet par la crise de l'endettement des Etats, ce que nous avons appelé la Crise II. Pour lutter contre les ravages de la crise souveraine, un plan de sauvetage de 440 milliards d'euros a été laborieusement mis en place. Accompagné de politiques de rigueur dans la plupart des pays européens.

La France, sauvée des eaux ?
Mais progressivement, l'idée se répand que cela ne sera peut-être pas suffisant. Prenons l'exemple français. Le programme de mise au régime des finances de l'Etat pour nous faire revenir dans les rails de l'orthodoxie budgétaire s'appuie en très grande partie sur une croissance de 2,5% en 2011. Or la "magnifique" croissance de 0,7% au deuxième trimestre laisse planer de sérieux doutes sur la capacité du gouvernement à atteindre l'objectif fixé.

"Les économistes ne croient pas à une accélération de la croissance en France en 2011", nous apprennent Les Echos. En moyenne, ils s'attendent plutôt à une croissance de 1,4% en 2010 et de 1,5% en 2011. Le FMI quant à lui, un peu plus optimiste envisage une croissance de 1,6% en 2011. Loin, très loin des 2,5% qui permettraient d'augmenter les rentrées fiscales de façon suffisante.

Au choix maintenant pour le gouvernement de renforcer sa politique de rigueur – ce qui risque d'être de plus en plus intenable politiquement – ou d'assumer son déficit face aux agences de notations et aux marchés. Un risque difficile à prendre, d'autant plus que la menace obligataire est toujours une épée de Damoclès au-dessus de la tête de la plupart des pays européens.

On prend les mêmes, ou presque, et on recommence
Les médias parlent un peu moins des déficits des Etats européens, mais le problème est toujours le même. Cette fois, c'est l'Espagne et l'Irlande qui sont dans la ligne de mire.

Pourtant, ces deux pays n'attendent pas, résignés, que la hache des marchés s'abatte sur eux. L'Irlande a mis en place une politique de rigueur plus que drastique : réduction des dépenses, augmentation des impôts, réduction des salaires du secteur public. Mais rien n'y fait : le déficit flirte toujours avec les 14% du PIB.

Le seul véritable changement observé ces derniers mois n'est pas de nature à nous rassurer : le chômage a atteint un plus haut de 16 ans, à 13,7%.

Les banques, talon d'Achille ?
Les investisseurs ne sont pas rassurés, d'autant plus qu'aussi bien en Espagne qu'en Irlande, les banques sont encore extrêmement fragiles. L'Etat a dû intervenir pour éviter la faillite de l'une des principales banques du pays, Anglo Irish Bank, en accordant une aide de 10 milliards d'euros. Ajoutés au 14,3 milliards d'euros venant de la BCE, on atteint un total de 24,3 milliards d'euros pour sauver cette banque zombie, soit 12% du PIB irlandais. Diantre !

En outre, les taux interbancaires, ceux auxquels les banques se prêtent entre elles, sont généralement révélateurs de l'état de dégradation d'une économie. Qui de mieux informé qu'une banque sur l'état de santé d'une autre banque ? Et les banques irlandaises et espagnoles ont de plus en plus de mal à se faire prêter de l'argent.

Emissions obligataires à haut risque
Conclusion, les investisseurs sont de plus en plus méfiants et comme toujours en veulent plus pour leur argent. Ce qui se traduit par une hausse des taux des obligations souveraines à long terme. Le mécanisme est toujours le même, et maintenant nul n'en ignore les désastreuses conséquences.

Même si les obligations espagnoles émises ces deux derniers mois ont été placées sans problème, les taux s'envolent. Avant la crise obligataire européenne, les obligations espagnoles à 10 ans s'échangeaient à environ 70 points de base au-dessus des obligations allemandes, la référence en la matière. Aujourd'hui, elles s'échangent à 162 points de base de plus. Ce qui signifie que le taux espagnol est deux fois plus élevé que l'allemand.

L'Irlande va lancer aujourd'hui une émission obligataire d'1,5 million d'euros, émission qui devrait bien se passer selon les spécialistes. Pourtant, les taux s'envolent depuis la semaine dernière, comme le rapportent Les Echos et le coût de l'assurance contre le risque de défaut irlandais s'est envolé d'un tiers.

Quant aux obligations irlandaises, elles planent à 292 points de base au-dessus des obligations allemandes. Et le coût de l'assurance contre le risque de défaillance irlandais a été multiplié par trois depuis quelques jours.

Qu'est-ce que cela signifie ?
1. L'Irlande et l'Espagne nous paraissent deux possibles déclencheurs d'une nouvelle crise obligataire européenne... et une nouvelle dégringolade de l'euro face au dollar.

2. Que la plupart des pays européens sont plongés dans une inextricable situation : mettre en place une politique de rigueur qui rassure suffisamment les marchés sans tuer la croissance.
Renflouage de la Grèce, Sauvetage des banques, Gonflement de la Dette... c'est à ça que servent votre assurance-vie et votre épargne-retraite !


Hors ligne TheTwit

  • Smart Citoyen Courageux
  • Messages: 3957
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #6 le: 17 août 2010 à 21:55:03 »
La dette interieure brute d'une nation n'est pas anormale, et moins couteuse qu'une dette exterieure. il suffit d'angranger de nouvelles recettes ,augmentation des impots, coupe dans les aides de toutes sortes imposer plus le milieu des affaires comme aux USA ect... La France sur le plan internationale n'est pas la plus endetté. Il suffirait aussi d'interdire les cotes (indice des monaies que diffusent les societé privées,au profit des bourses.

Si la France débarquait de l'UE elle s'en sortitait bien mieux. Dabord cette Union dont les adherents on des monaies differentes est une stupidité (vous voyez les USA avec differentes monaies, le bordel. L'unon européene est bourrée de fonctionnaires qui vous coute la peau des fesses, Plus ques USA avec plus dÉtats  et un plus d'habitants. Rien qu'en députés dont vous avez déja dans votre exagone. votre sénat passez le a la trappe. Je crois mais n'en suis pas dur que c'est les francais qui paient le plus lourd tribu de cette organisation de (planqués?)


Ps. tout ca est peutetre mal dit, mais etes assé cultivé pour en comprendre l'essenciel.
« Modifié: 17 août 2010 à 22:45:12 par TheTwit »

Hors ligne sarkome

  • Smart Citoyen Incurable
  • Messages: 10521
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #7 le: 21 octobre 2010 à 10:41:53 »
Et la CRDS ... ? On l'avait oubliée...
Vous savez bien, ce prélèvement de 0,5% sur les revenus...
Une loi qui, votée en 1996, prévoyait l'extinction de la dette en 2009...
Puis en 2014....
Puis en 2021... mais, promis, juré, c'est la dernière fois...
Maintenant, on en est arrivés à 2025...
Citer
Dette sociale: Assemblée et Sénat se mettent d'accord sur le projet de loi
L' Assemblée nationale et le Sénat sont parvenus mercredi soir à un accord sur le projet de loi organique sur la gestion de la dette sociale, qui vise notamment à prolonger de quatre ans (jusqu'en 2025) la durée de vie de la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades).

Les sept députés et sept sénateurs réunis en commission mixte paritaire (CMP) au Palais du Luxembourg ont approuvé le texte dans les mêmes termes que celui voté mardi, après des débats houleux, à l'Assemblée nationale, a-t-on appris de source parlementaire.

Le projet de loi, d'apparence technique mais aux enjeux financiers et politiques considérables, sera considéré comme définitivement adopté par le Parlement la semaine prochaine, une fois que chaque chambre aura voté les conclusions de la CMP.

Créée en 1996, la Cades est alimentée principalement par la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). Le gouvernement veut "exceptionnellement" modifier la loi actuelle pour que la Cades puisse absorber, notamment, les nouveaux déficits "de crise".

Au total, ce sont près de 130 milliards d'euros de déficits cumulés qui doivent lui être transférés. Pour ce faire, l'exécutif a choisi de retarder à 2025 l'extinction de la caisse, en lui apportant 3,2 mds d'euros de ressources nouvelles.

Cette mesure a provoqué une levée de boucliers d'une partie de la majorité, dont le président UMP de la commission des Lois, Jean-Luc Warsmann.

Ce dernier refusait toute entorse à une règle inscrite dans le marbre de la loi en 2005 -interdiction d'allonger la durée de vie de la Cades- et de faire payer aux générations futures les dépenses sociales de leurs aînés.

Pour parvenir à ses fins, le gouvernement a été contraint de modifier le financement initialement projeté. La Cades se verra affecter une partie de la CSG (0,28 point), les recettes proposées, jugées pas assez stables, alimentant elles la branche famille de la Sécu, au grand dam des présidents de caisses de Sécurité sociale.

Fait rarissime dans les annales parlementaires -une première, même, selon certains-, le rapporteur du texte à l'Assemblée, M. Warsmann, a été écarté de cette CMP.

source
« Modifié: 21 octobre 2010 à 11:00:51 par sarkome »

Hors ligne sarkome

  • Smart Citoyen Incurable
  • Messages: 10521
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #8 le: 29 juin 2011 à 12:05:54 »
La CADES, mais qu'est-ce que c'est ?
Rappel pour les nuls...

Citation de: Wikipedia
L’introduction de la contribution au remboursement de la dette sociale découle de la promulgation de la loi autorisant le Gouvernement, par application de l'article 38 de la Constitution, à réformer la Sécurité sociale, (loi 95 - 1348 du 30 décembre 1995). Cette loi, permettant le recours aux ordonnances, défendue par le Premier ministre Alain Juppé a donc été suivie de la promulgation de plusieurs textes, dont celui créant la contribution. A cette époque, les déficits sociaux cumulés s'élevaient à un montant estimé entre 30 et 38 milliards d'euros.
Le plan "Juppé" provoqua de très importantes manifestations de contestation durant tout l'automne 1995.
La caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES) est créée le 1er février 1996. Elle se voit transférer le montant de cette dette et reçoit pour mission de la rembourser. La CADES se voit en contrepartie affecter les recettes de la CRDS. La CRDS tout comme la CADES sont alors créées pour une durée de 13 ans et devaient donc disparaitre le 31 janvier 2009.
Le 29 septembre 1997, le gouvernement Lionel Jospin transfère à la CADES 13 milliards d'euros supplémentaires de dettes, correspondant aux déficits sociaux non financés des années 1996 à 1998, et repousse la perception de la CRDS par la CADES jusqu'au 31 janvier 2014. En 2004, le plan de redressement de la Sécurité Sociale élaboré par Philippe Douste - Blazy (gouv. chirac) transfère à la CADES 50 milliards d'euros supplémentaires de dette à rembourser (35 milliards d'euros de déficits cumulés jusqu'à 2004, et 15 milliards d'euros de déficits prévisionnels de 2005 et 2006). La date butoir de 2014 est alors abrogée et l'existence de la CRDS et de la CADES est prolongée jusqu'à extinction de la dette (disposition instituée par la loi du 13 août 2004 relative à l'assurance maladie).
En 2005, à l'occasion de l'examen de la loi organique visant à réformer les lois de financement de la Sécurité sociale (la Loi de financement de la sécurité sociale, ou LFSS), le parlement, à l'initiative de députés, prévoit que "tout nouveau transfert de dette à la Caisse d'amortissement de la dette sociale est accompagné d'une augmentation des recettes de la caisse permettant de ne pas accroître la durée d'amortissement de la dette sociale". Autrement dit, il est interdit de prolonger la CADES ou d'inventer un nouvel organisme ayant la même fonction (amortir la dette sociale) : c'est l'arrêt de mort de la CADES, une fois sa mission actuelle accomplie, en 2021 à priori. En inscrivant cette obligation dans une loi organique, le parlement rend beaucoup plus difficile le petit jeu de prolongation observé depuis 1997, puisqu'il faudrait une nouvelle loi organique, avec vote conforme des deux assemblées, ce qui semble très difficile.
la "CADES" a été créée pour amortir la dette sociale, pas pour créer une nouvelle dette pour les générations à venir !


Mais la CADES ça rapporte à ceux qui placent leur argent, en plus c'est garanti... Donc c'est bien de laisser la sécu en déficit permanent, pour refiler les dettes à la CADES, qui émet des emprunts, qu'on rembourse avec la CSG... avec intérêts aux rentiers... CQFD


éditorial du Président de la CADES
« Modifié: 29 juin 2011 à 12:17:41 par sarkome »

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7874
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #9 le: 29 juin 2011 à 16:25:22 »
En attaquant la gauche sur le terrain de la dette publique, le machin lui sert une royale occasion de lui f. des baffes!
Alors comme ça, avec la gauche on aurait eu une situation catastrophique comme celle de la Grèce? C'est celui qui a endetté la France comme jamais elle ne s'est endettée qui dit ça? Ca promet un jeu de massacre pour la présidentielle! C'est amusant de voir l'argumentaire débile de cet amateur!  :mdr1:
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne Lady Marwina

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 7362
  • Le Chwanana est Grand
    • Avanti-populo.com
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #10 le: 29 juin 2011 à 16:31:37 »
Mais peut être on en verra un, petit malin, sortir le genre de graph en couleur que j'ai posté dans la partie "graphiques le bilan en images".
Ca serait effectivement fun.
Celui qui croit ne pas être responsable de ses erreurs a renoncé à sa liberté

Hors ligne Lady Marwina

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 7362
  • Le Chwanana est Grand
    • Avanti-populo.com
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #11 le: 10 juillet 2011 à 11:56:29 »
ampleur du désastre

En fait, ça faisait un petit temps que je n'avais plus zieuté de trop près. Quand même, ils sont forts... Rien qu'avec le premier trimestre 2011 Lagarde nous a plombé le déficit de 2,7 points de PIB -- à titre de comparaison, c'est plus que le déficit annuel en 78, 79, 80, 81, 82, 83, ou encore 87, 88, 89, 90, 98, 99, 2000, 2001... 14 des 33 dernières années ont un déficit ANNUEL inférieur au déficit TRIMESTRIEL de Lagarde.

Juste c'est autre...
« Modifié: 09 octobre 2011 à 12:00:02 par Val »
Celui qui croit ne pas être responsable de ses erreurs a renoncé à sa liberté

Hors ligne Bobleflingueur

  • Sarkophobe
  • Messages: 436
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #12 le: 13 juillet 2011 à 06:10:16 »
Ce qu'il y a de marrant dans les communiqués politiques, c'est la phrase :
" X  (institution) a trouvé un accord..."

Un accord pour quoi ? Ben pour nous "Faire les poches"

J'ai rarement vu un accord aller dans le sens inverse...

Hors ligne sarkome

  • Smart Citoyen Incurable
  • Messages: 10521
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #13 le: 09 août 2011 à 14:58:59 »
Grande surprise à Bercy: le taux de croissance des trois premiers trimestres de 2011 devrait se situer à 1.3%.
Pour atteindre les objectifs résolument optimistes de 2%, ayant servi à définir le budget de 2012, il faudrait que le taux de croissance du 4ème trimestre fasse un bond miraculeux de 0,7%.
Les miracles, voilà des lustres qu'on n'y croit plus, surtout par ces temps de crise.
Alors, il va falloir rogner davantage encore...
Et trouver une quinzaine de milliards à récupérer...
Faire la chasse aux fraudeurs, pour commencer. Pardon, pour Barouin, les hauts revenus ne sont pas des fraudeurs, terme réservé aux petits et moyens revenus, mais des profiteurs
- Fraudes Profits indus au détriment du Trésor Public
- Fraudes oublis de paiement au détriment de l'Urssaf
- Fraudes des évasions fiscales
Fin des rêves de grandeur du Petit: pour jouer au petit soldat, il faut en avoir des moyens hors de notre portée
Faire la chasse aux dépenses de prestige de l'Etat: les flottes de véhicules de fonction, les avions du Glam... les transports en commun, c'est indigne de nos ministres ?
Supprimer les bouches inutiles, les sénateurs, par exemple...
Supprimer dans le bouclier fiscal toutes les mesures qui ne sont pas à caractère social...

Quinze milliards, ce serait vite trouvé !

Par contre, il faudrait renvoyer nos ministre à leurs cours d'économie, si tant est qu'ils en aient jamais suivi: on n'établit pas un budget en se basant sur des critères optimistes, surtout quand la conjoncture est morose...

Citer
Budget 2012 : la crise va obliger l’Etat à serrer la vis

Une mauvaise nouvelle peut en cacher une autre. Alors que la crise des dettes souveraines fait dévisser les marchés, l’essoufflement de l’économie française se confirme. Selon la Banque de France, la croissance devrait se limiter à un médiocre + 0,2% au troisième trimestre. Un chiffre assez éloigné du 0,5% initialement prévu par l’Insee, dont les observateurs attendent avec impatience la publication vendredi de sa prévision définitive.

Un numéro d’équilibriste

Pour la Banque de France, ce coup de frein s’explique par la morosité de l’activité industrielle qui a « faiblement progressé » et le « ralentissement » de l’activité des services. Après un excellent + 0,9% au premier trimestre et un décevant 0,2% au deuxième, cette croissance molle pourrait compromettre le passage sous la barre des 9% de taux de chômage à la fin de l’année.
A moins d’un rebond de 0,7% au quatrième trimestre, le gouvernement ne pourra pas atteindre les 2% escomptés en 2011. Voilà qui rendrait plus aléatoire l’objectif de 2,5% de croissance en 2012. Or, il a servi de base au projet de loi de finances 2012 débattu à l’Assemblée à partir de septembre. A Bercy, le cadrage du budget risque donc de relever du numéro d’équilibriste. Le chef de l’Etat tenant à graver dans le marbre la fameuse  règle d’or de discipline budgétaire, le ministre de l’Economie, François Baroin, est tenu de respecter son cahier des charges : réduire les déficits publics à 5,7% du PIB cette année, puis 4,6% en 2012 et 3% en 2013. Or, si la croissance économique, synonyme de recettes fiscales, n’est pas au rendez-vous, le pari ne sera pas tenu. Pour nombre d’experts en effet, le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la réduction du train de vie de l’Etat et l’abandon du bouclier fiscal n’y suffiront pas. Un serrage de vis se prépare donc. A Bercy, on souhaite procéder à un nouveau coup de rabot dans les niches fiscales et sociales pour dégager 3 milliards de recettes supplémentaires.
Un effort insuffisant à en croire le rapporteur UMP du Budget à l’Assemblée nationale, Gilles Carrez. Il chiffre, lui, à 5 Mds€ les économies à faire en plus pour 2012. Quant au FMI — dirigé désormais, ironie du sort, par l’ex-locataire de Bercy, Christine Lagarde — il réclame, lui, un effort supplémentaire de 16 Mds€ en relevant notamment les taux réduits de TVA. Mais pour l’Elysée, pas question, par exemple, de revenir sur la TVA à 5,5% dans la restauration, ni d’augmenter les impôts pour ne pas compromettre la présidentielle de 2012. A Bercy, on s’arrache déjà les cheveux.

c'est ici

Quant au FMI... A quoi donc sert-il d'avoir créé la BCE si c'est pour implorer l'aval du FMI ? Si les statuts de la BCE ne sont pas adaptés aux circonstances actuelles, il n'y a qu'à les faire évoluer !
D'autant plus que... si on additionne les dettes de tous les pays membres de la zone euro, on dépasse les dix mille milliards... Aucune caisse de secours, aucun fonds de réserve, aucun fonds monétaire ne peut effacer l'ardoise.
De toute évidence, rogner sur les salaires des fonctionnaires, diminuer leur nombre, privatiser à outrance, ce n'est pas la solution qui résoudra un problème mal appréhendé. Alors, le FMI... dehors !
« Modifié: 09 août 2011 à 15:22:26 par sarkome »

Hors ligne oblomov

  • Smart Citoyen Prometteur
  • Messages: 5013
  • Alles was mich nicht umbringt macht mich stärker!
    • oblomov.fr
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #14 le: 09 août 2011 à 15:30:46 »
Citer
Supprimer les bouches inutiles, les sénateurs, par exemple...
Doucement ! Le sénat risque de changer de bord bientôt...
Le travail est l'opium du peuple !

Hors ligne Bobleflingueur

  • Sarkophobe
  • Messages: 436
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #15 le: 16 août 2011 à 10:21:51 »
Ce qu'il y a de marrant, c'est les sourires rassurants de vero et de fanch baroin en complet décalage avec ce qui nous attend...  :mdr1:

Voilà un excellent article sur les détatenteurs de la dette  qui nous expliquent que les détenteurs de notre dette sont une information stratégique à ne pas divulguer au grand public...

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/08/10/a-qui-appartient-la-dette-de-la-france_1558009_823448.html

Hors ligne Val

  • Administrateur
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 19242
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #16 le: 16 août 2011 à 12:12:05 »
Merci bob pour cet excellent article du monde, où ENFIN dans un média qui est censé etre lu (désolée j'ai un problème avec mon accent circonflexe sur le clavier...), on a une comparaison dette/Déficit avec les différents gouvernements. ENFIN.... on pourra leur balancer ça dans les dents, aux autres, là...  :rougefache: :rougefache:
je reproduis le graphique, n'hésitez pas à cliquer et à faire circuler...  :mrgreen: :mrgreen: En sourçant.  :merci:



Hors ligne raja

  • Administrateur
  • Pata Citoyen
  • *****
  • Messages: 28624
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #17 le: 23 août 2011 à 10:45:51 »
Citer
L'exonération sur les heures supplémentaires sera-t-elle sacrifiée ?

Le gouvernement annoncera mercredi de nouvelles mesures de rigueur pour respecter ses engagements en matière de déficit public.

Jean-François Roubaud a vendu la mèche dès mardi soir. D'après le président de la CGPME, qui s'est entretenu comme tous les partenaires sociaux avec le Premier ministre par téléphone, François Fillon va annoncer mercredi 24 août un effort budgétaire de 3 à 4 milliards d'euros dès cette année et de 10 milliards en 2012.

Le AAA de la France – la note maximale que lui attribuent encore les agences de notation – est en jeu. De l'avis général,  la croissance sera en effet plus faible que l'espérait le gouvernement, qui tablait sur 2% cette année et 2,25% en 2012. Il faut donc trouver de nouvelles recettes fiscales ou faire des économies supplémentaires pour respecter l'engagement de ramener le déficit public de 7,1% à 5,7% en 2011, puis 4,6% en 2012 et 3% en 2013.

Selon Jean-François Roubaud, François Fillon a promis de ne "pas toucher aux PME" et de viser plutôt "le secteur financier et les banques". La présidente du Medef Laurence Parisot a appelé lundi à préserver les petites et moyennes entreprises, qui sont selon elle "au taquet de ce qu'elles peuvent subir comme prélèvements obligatoires".

Le gouvernement envisage ainsi de revoir le mécanisme de report des déficits par les entreprises, qui permet aux grands groupes de minorer leur impôt sur les sociétés et de relever de 6 à 8% le forfait social acquitté par les sociétés distribuant un intéressement.

Les niches immobilières dans le collimateur

Gros virage dans la politique menée depuis 2007, le gouvernement pourrait également revenir en partie sur une mesure phare de la loi TEPA: l'exonération de cotisations sociales des heures supplémentaires. Une nouvelle fois, c'est le patron de la CGPME qui l'a laissé entendre après son entretien avec François Fillon. Jean-François Copé a abondé ce mardi: "C'est une piste, on va voir ce que nous proposera le gouvernement. (...) La donne a changé, il faut voir ce qui peut être le plus efficace", a expliqué le secrétaire général de l'Elysée, alors que Nicolas Sarkozy a plusieurs fois réaffirmé qu'il ne reviendrait pas sur ce dispositif. La piste privilégiée serait de ramener les exonérations au seul allègement de charges patronales sur les bas salaires.

La taxation exceptionnelle des très hauts revenus devrait être également inscrite dans le projet de loi de finances pour 2012, d'autant que des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent dans le patronat pour une telle mesure. Reste à en fixer le montant et le seuil. Le chiffre d'un million d'euros a été évoqué par le rapporteur du Budget à l'Assemblée Giles Carrez: "Peut-être est-ce un seuil intéressant", a commenté Jean-François Copé ce mardi.

A côté de ces deux mesures très symboliques, le gouvernement devrait couper une nouvelle fois dans les niches fiscales, qui coûtent 74 milliards d'euros par an à l'Etat. Dans le collimateur, les exonérations sur les plus-values réalisées lors de la vente d'une résidence secondaire, le dispositif Scellier ou le PTZ+. Le mois dernier, Nicolas Sarkozy avait affirmé ne pas vouloir toucher aux niches "au service de l'emploi".

http://www.challenges.fr/actualite/economie/20110823.CHA2402/l-exoneration-sur-les-heures-supplementaires-sera-t-elle-sacrifiee.html

Hors ligne Lady Marwina

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 7362
  • Le Chwanana est Grand
    • Avanti-populo.com
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #18 le: 23 août 2011 à 13:45:49 »
Citer
La piste privilégiée serait de ramener les exonérations au seul allègement de charges patronales sur les bas salaires.
QUOI?????????  :| :| :| :| :| :|

Non mis pitiés, dites-moi que ce n'est pas vrai!!!
Nous sommes face à une crise qui s'enlise en raison du faible pouvoir d'achat de la population, et ils vont prendre des dispositions fiscales qui encouragent les patrons à squizer les salaires pour les porter au minimum afin de bénéficier d’allègement de charges.  :fache13: :taistoi:
C'est d'une tristesse et d'une débilité choquante.  :X: 8|
Celui qui croit ne pas être responsable de ses erreurs a renoncé à sa liberté

Hors ligne sarkonique

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 7874
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #19 le: 23 août 2011 à 17:03:05 »
Il faut dire aussi que ces crises à répétition qu'on fait semblant de combattre sont fort possiblement... recherchées par une oligarchie de fricouillards mondiaux jaloux de leurs privilèges...  :diable:
Quelle vertu, quel bonheur peut exister dans un pays où une classe d'individus peut dévorer la substance de plusieurs millions d'hommes?
Robespierre
http://raconterletravail.fr/

Hors ligne Bobleflingueur

  • Sarkophobe
  • Messages: 436
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #20 le: 24 août 2011 à 09:23:50 »
Roulement de tambours avec une allocution du premier sinistre ce soir sur TF1 sur un ton responsable, dramatique et churchillien et seuls eux peuvent sauver la France !!! :mdr1: :mdr1: :mdr1:

On sait déjà ce que cela va être pour la forme :

 "Les français savent que la situation est grâve (A cause de qui ? :mdr1:) et sous la direction du président de la République, nicolas sarkozy, (Manquerai plus que ce soit sous la direction du grand stroumph qui serait plus compétent je pense ! :mdr1:), le gouvernement est entièrement mobilisé pour résoudre la crise (Bien sur, c'est son job, non... Pas besoin de le rappeler :hehe:). Les français peuvent compter sur nous pour résoudre les problèmes de la France face a des socialistes laxistes et dispendieux (400 milliards en + sur 1600 milliards de dettes sous la madature sarkozy !!! Soit 25% en 4 ans... :mdr1: :mdr1:..)...

 Je voudrai dire un mot pour nos courageux et valeureux militaires (J'en ai rarement rencontré de lâches surtout quand c'est leur job) qui ont aider à la libération de la Lybie (L' Afghanistan de proximité d'une part, mais n'oublions pas le pétrole lybien... Dont on lorgne déjà dessus avec gourmandise sans parler des hommes d'affaire qui se lèchent les babines ->bouygues, bolloré... :fache1: :fache1:) et à rendre la liberté à ce peuple (Qui a accueilli kadhafi en 2008 déjà et kadhafi était tout sauf un intermittent du spectacle ?  :fache1:)...  "

Mais là où c'est drôle, c'est que toute la loi TEPA de 2007 a volé en éclat avec 400 milliards de dettes en plus : voilà le bilan !!!
Ils vont tout faire pour détourner les yeux et les oreilles des français tellement ils ne veulent pas que l'on aborde le problème sous cet angle...
:mdr1: :mdr1: :mdr1:

Hors ligne Val

  • Administrateur
  • Smart Citoyen Incurable
  • *****
  • Messages: 19242
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #21 le: 09 octobre 2011 à 12:05:06 »
Tout ça d'un coup c'est trop pour mon petit coeur...  :pendu: :pendu: :pendu:


Hors ligne TYGER

  • Smart Citoyen Diplomé
  • Messages: 8889
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #23 le: 23 décembre 2011 à 12:39:14 »
Citer
Dette souveraine : en avoir ou pas
déc 19 2011
 

« J’ai donné l’ordre de ne pas payer les intérêts. Le pays est donc en défaut sur sa dette extérieure. Nous savons qui nous affrontons, de véritables monstres qui n’hésiteront pas à tenter d’écraser le pays, mais je ne pouvais pas permettre qu’on continue à payer une dette immorale et illégitime. En tant que président de la République, j’en assume toute la responsabilité. »

Qui a tenu cette déclaration le 12 décembre 2008 ?

Rafael Correa, président socialiste de l’Equateur. Aux dernières nouvelles, l’Equateur n’a pas été rayé de la carte. Preuve qu’il existe deux attitudes possibles : se coucher devant les financiers ou prendre le parti du peuple. Ce ne sont pas nos larbins du capital de l’Union européenne, les Merkel-Sarkozy-Papandreou-Zapatero et les autres, qui seraient capables de ça : l’histoire de la dette, finalement, se résume à en avoir ou pas !
"Ni Dieu, ni maître.
Mieux être."
Jacques Prévert

"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert

Hors ligne reveillonsnous

  • Modérateur Global
  • Smart Citoyen Prometteur
  • *****
  • Messages: 5845
Re : Dette et déficit public : vers des records historiques?
« Réponse #24 le: 04 avril 2012 à 12:17:04 »
A visionner et à faire circuler, voici 2 videos qui démontrent que c'est l'Histoire de France elle-même qui nous apprend comment peuvent se gérer les dettes trop lourdes !  :super: :super:





"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett

"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod