Auteur Sujet: Birmanie  (Lu 4106 fois)

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Birmanie
« le: 14 janvier 2012 à 10:36:43 »
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Birmanie : l’ouverture gagne les prisons

Des centaines de prisonniers, essentiellement politiques, ont été relâchés hier. Une étape de plus dans l’assouplissement du régime. Tous les opposants n’ont cependant pas encore recouvré la liberté.

Par Arnaud Vaulerin envoyé spécial à Rangoun

Des cris, des fleurs, des applaudissements et une joyeuse cohue sous un ciel lourd. Le sinistre complexe pénitencier d’Insein, au nord de Rangoun, a rarement été le lieu des grandes effusions en Birmanie. Pourtant, devant cette immense prison bâtie en étoile, des centaines de personnes se sont massées vendredi pour accueillir, comme dans le reste du pays, la libération de centaines de détenus, dont de très nombreux prisonniers politiques. D’ordinaire très présente, la police semblait invisible et a laissé faire quand la foule a envahi la route, bloquant la circulation pour faire un passage dans la poussière aux libérés du jour.

Suspension. Cheveux gris et teint pâle, Tin Min Htut est l’un deux. Dans sa chemise bleue et blanche, il flotte, comme en suspension, encore dans cet entre-deux entre la geôle et l’air libre. Ce docteur de 59 ans vient de passer trois ans et demi à Insein. Pour une lettre, et surtout son appartenance à la Ligue nationale pour la démocratie de l’opposante Aung San Suu Kyi. Après le passage du cyclone Nargis, en mai 2008, qui a tué au moins 140 000 personnes en Birmanie, il avait écrit au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, pour demander l’aide de l’organisation. Les militaires n’ont guère apprécié l’initiative. Il a été arrêté le 12 août 2008, puis condamné à quinze ans de prison. Il précise n’avoir «jamais été torturé».

Ce n’est pas le cas de Nyi Nyi Aung. La police l’a arrêté il y a trois ans à Rangoun : «Pendant trois jours, ils n’ont pas cessé de me poser des questions. Ils m’ont empêché de dormir, me privant d’eau et de nourriture. Puis, ils m’ont battu, avant de m’envoyer à Insein.» Il a appris qu’il était poursuivi pour sa participation à «une organisation politique illégale, act Numéro 6», selon la novlangue judiciaire de la junte. Et condamné à sept ans. Ce jeune homme frêle de 27 ans avait le tort d’être membre de la peu redoutable association étudiante Burma National Integration to Democracy. Tee-shirt rouge et bermuda, un sac en plastique pour seule valise, arrive Aung San Thein. Il est tombé pour le même motif. Originaire de l’Etat d’Arakane, à l’ouest du pays, il dit avoir été «enlevé dans la rue» en 2009, «battu pendant quatre jours», parce que membre du Congrès de la jeunesse étudiante arakanaise, puis condamné à six ans de prison. Il repart dans sa région pour reprendre son «combat pour les droits de l’homme».

Le portail de la prison s’ouvre et se referme. La rue ne désemplit pas. Les rares portables autorisés sonnent sans arrêt ce vendredi matin devant l’enceinte d’Insein. Les informations fusent. Jeunes, anciens détenus, vieux militants, tous dressent les listes des recalés et des libérés. L’amnistie du président, Thein Sein, concernerait au moins 651 personnes, selon l’annonce officielle. Elle est d’ampleur, mais incomplète. Des centaines de dissidents sont restés derrière les barreaux, selon l’Association birmane pour l’assistance aux prisonniers politiques. Au moins 400 autres ont été libérés dans tout le pays pour participer à «la construction de la nation», selon les autorités. Jamais depuis l’autodissolution de la junte en mars et l’arrivée du gouvernement «civil»,le régime n’avait élargi autant de détenus politiques. Jamais non plus, il n’avait relâché en une seule fois autant de grandes figures de la vie intellectuelle et politique du pays. Très célèbre en Birmanie, le leader de la révolte étudiante écrasée dans le sang en 1988, Min Ko Naing, a, par exemple, recouvré la liberté dans le nord du pays. Il avait été condamné à soixante-cinq ans de prison en 2007. Même sort pour ses amis de la Génération 88, Ko Ko Gyi et Nilar Thein ; le moine U Shin Gambira, un des meneurs de la révolution des bonzes en 2007 ; Khun Htun Oo, président réputé de la Ligue pour la démocratie des nationalités shan, condamné à quatre-vingt-treize ans de prison en 2005 pour trahison. Et idem pour les reporters de la Democratic Voice of Burma, des blogueurs, des membres des minorités ethniques…

Résidence. Signe que la Birmanie est décidément en transition, même le clan militaire a bénéficié de cette amnistie. Assigné à résidence depuis 2004, l’ex-Premier ministre et ancien chef des services de renseignement Khin Nyunt a assisté au départ des policiers qui le gardaient à Rangoun (lire ci-dessus). Cette décision s’inscrit dans la longue liste d’annonces d’ouverture et de réformes politiques entreprises depuis dix mois par le régime. Mais des gestes concrets restent à faire pour obtenir la levée des sanctions internationales. «Nous avons vécu dans la nuit pendant des décennies, commentait vendredi soir un chef d’entreprise. Il faut maintenant que tous les prisonniers politiques soient libérés pour que les sanctions soient levées.» Le pays a connu une série de changements sans précédent depuis vingt ans. Même les prisonniers politiques s’en sont rendu compte dans leur cellule d’isolement. «A partir des élections de novembre 2010, la nourriture, l’accès aux médicaments et les conditions de détention se sont améliorées, se souvient Khaing Kyaw Moi, un jeune Arakanais tout sourire à Insein. Nous avons même eu droit à la visite de nos avocats. Les pressions internationales ont porté.» Vendredi soir, après l’annonce des libérations, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, indiquait que les Etats-Unis étaient désormais prêts à procéder à un échange d’ambassadeurs avec la Birmanie.


http://www.liberation.fr/monde/01012383350-birmanie-l-ouverture-gagne-les-prisons?xtor=EPR-450206
« Modifié: 09 novembre 2015 à 10:23:29 par raja »
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Re : Birmanie: vers la démocratie?
« Réponse #1 le: 04 février 2012 à 10:35:30 »
C'est plutôt une très bonne nouvelle.  :coeur: :coeur: :coeur:
J'espère de tout mon coeur que les birmans et la birmanie continueront à évoluer vers plus de libertés pour le peuple.  :fleur2: :fleur2: :fleur2: :fleur2: :fleur2: :fleur2: :fleur2:

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Re : Birmanie: vers la démocratie?
« Réponse #2 le: 21 février 2012 à 10:13:47 »
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En Birmanie, le parti d'Aung San Suu Kyi peut mener campagne librement

Les restrictions aux activités de campagne de l'opposante birmane ont été levées. La dame de Rangoun vise un siège de députée aux élections législatives partielles d'avril.

Le parti de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, qui brigue un siège de députée aux législatives partielles d'avril, a obtenu lundi la levée de restrictions à ses activités de campagne, quelques heures à peine après les avoir publiquement dénoncées.

La Ligue nationale pour la démocratie (LND) a protesté lors d'une conférence de presse contre la décision des autorités d'interdire les meetings électoraux dans les stades, alors que la lauréate du prix Nobel de la paix attire des foules immenses à chaque déplacement. Mais dans la soirée, le porte-parole du parti annonçait lui-même avoir obtenu satisfaction de la Commission électorale.

«Ils ont levé les restrictions. Nous pouvons faire campagne librement», a déclaré le porte-parole, Nyan Win. «C'est un changement très significatif. Nous espérons toujours des conditions justes.»

Les élections partielles du 1er avril, les premières depuis le scrutin controversé de novembre 2010, seront observées dans les chancelleries occidentales comme un test de la sincérité des réformes du nouveau régime, qui a succédé à la junte en mars 2011 mais reste contrôlé par d'ex-militaires.

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont promis des gestes significatifs vers la levée des sanctions économiques si le scrutin se déroulait de façon «libre et juste».

Aung San Suu Kyi a lancé il y a dix jours sa campagne électorale à Kawhmu, une circonscription rurale rattachée à Rangoun, la plus grande ville du pays.

Comme à chaque sortie, elle a été saluée sur son chemin par des milliers de partisans en liesse, agitant des drapeaux de la LND et brandissant des photos de son père, héros de l'indépendance, le général Aung San.

Mais elle avait une semaine auparavant décidé de reporter un voyage à Mandalay, une grande ville du centre du pays, après avoir appris que le stade de football où elle devait faire un discours ne serait pas disponible.
Légitimité

Le bras de fer de lundi intervient à quelques jours d'un voyage important en Etat Kachin, dans l'extrême nord du pays, où des combats violents se poursuivent entre les rebelles Kachins, une minorité ethnique, et l'armée birmane.

Un lieu initialement refusé pour tenir son discours de campagne a finalement été débloqué. La Commission électorale locale a indiqué à la LND «qu'ils pouvaient prendre en charge la sécurité d'Aung San Suu Kyi dans les villes faciles d'accès, mais pas dans les zones isolées», a précisé Nyan Win.

Le Parlement est dominé de façon écrasante par le Parti de la solidarité et du développement de l'Union (USDP), créé de toutes pièces par la junte en 2010 et qui s'était octroyé un triomphe contesté aux dernières élections.

Un quart des sièges des deux chambres est par ailleurs réservé à des officiers militaires d'active. Même une victoire spectaculaire de la LND ne menacerait donc pas la majorité. Mais elle vise la victoire dans les 48 circonscriptions en jeu, dont 40 concernent la chambre basse du parlement.

La LND avait remporté les élections de 1990 sans jamais être autorisée à prendre le pouvoir. La «Dame» de Rangoun était alors déjà en résidence surveillée, où elle est demeurée pendant 15 des 22 dernières années, jusqu'à sa libération en novembre 2010.

Elle a été l'an passé invitée par le président et ex-général Thein Sein à revenir dans le jeu politique. Et son entrée au parlement, relèvent les analystes, confèrera au régime de Naypyidaw, la capitale birmane, une légitimité bienvenue à l'heure d'obtenir la levée des sanctions.

(AFP)


http://www.liberation.fr/monde/01012391110-en-birmanie-le-parti-d-aung-san-suu-kyi-peut-mener-campagne-librement?xtor=EPR-450206
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Re : Birmanie: vers la démocratie?
« Réponse #3 le: 10 mars 2012 à 09:27:24 »
Espérons qu'elle pourra vraiment peser sur la politique birmane et qu'elle n'est pas juste une "justification morale" pour la junte qui permettrait de lever les sanctions internationales.
Oui, je sais, je regarde peut être trop les séries télévisées. Mais j'ai toujours du mal à croire qu'une junte militaire abandonne des petits bouts de pouvoir.  :merci:

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Re : Birmanie: vers la démocratie?
« Réponse #4 le: 02 avril 2012 à 10:33:21 »
 :super: :super: :super:

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Aung San Suu Kyi célèbre le triomphe du peuple birman

RANGOUN (Reuters) - La Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi a revendiqué lundi la victoire dans la totalité des 44 circonscriptions où elle a présenté des candidats lors des élections législatives partielles de dimanche.

A 66 ans, la lauréate du prix Nobel de la paix 1991 devrait ainsi faire son entrée au Parlement. Au total, 45 des 440 sièges étaient en jeu à l'occasion de ces législatives partielles.

"Ce n'est pas tant notre triomphe que celui du peuple, qui a décidé qu'il devait s'impliquer dans le processus politique de ce pays", a-t-elle déclaré aux partisans de la LND rassemblés devant le siège du parti à Rangoun.

"Nous espérons qu'il s'agit du début d'une nouvelle ère, dans laquelle le peuple jouera un rôle plus grand au quotidien dans les affaires politiques de notre pays. Nous espérons que tous les partis qui ont pris part à ces élections accepteront de coopérer avec nous pour créer un environnement réellement démocratique dans notre nation", a ajouté Aung San Suu Kyi.

Les résultats n'ont pas été confirmés, mais la LND aurait même remporté quatre sièges dans la nouvelle capitale birmane, Naypyitaw, dont la majeure partie des habitants sont des fonctionnaires, des militaires et leurs familles. Un quart des sièges parlementaires sont réservés à l'armée.

Le Parti de la solidarité et du développement de l'Union (USDP), créé par l'ancienne junte militaire, n'a fait aucune déclaration pour le moment.

Pour Nyan Win, directeur de campagne de la LND, la "priorité numéro un" d'Aung San Suu Kyi en tant que députée sera d'oeuvrer à une modification de la Constitution.

Cette Constitution, adoptée à la suite d'un référendum tenu en 2008 et jugé par l'opposition fortement truqué, permet au chef de l'Etat de transmettre ses pouvoirs au chef des forces armées dans des situations d'exception qui restent, au demeurant, mal définies.


http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE83100H20120402
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Re : Birmanie: vers la démocratie?
« Réponse #5 le: 27 juin 2012 à 08:59:37 »
L icone de la democratie birmane a ete recue en France par francois hollande. il s'est dit pret a recevoir le president birman. quelqu'un a-t-il des infos sur la possible levee des sanctions en birmanie ??


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La cheffe de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi a été reçu par le président François Hollande à Paris, mardi 26 juin. Ce dernier a renouvelé son soutien à la transition démocratique en Birmanie, en se disant prêt à accueillir le président birman, l'ancien général Thein Sein. "Je réaffirme ici que la France soutiendra l'ensemble des acteurs de la transition démocratique en Birmanie", a-t-il déclaré.

"Cette route vers la démocratie n'est pas droite et fonctionnelle comme les routes d'Europe, elle est comme les routes de mon pays, très cahoteuses et inexistentes par endroits, donc nous devons la rendre plus lisse et utilisable par tous temps", a aussi affirmé Aung San Suu Kyi. Cette visite parisienne est la dernière étape de sa tournée européenne, pendant laquelle elle s'est notamment rendue à Oslo, en Suède, pour y recevoir le prix Nobel de la paix qu'on lui avait décerné 21 ans plus tôt. Elle quittera Paris vendredi matin pour regagner la Birmanie.


il y a une video sur le site.  :merci: :merci: :merci:

J espere que c'est annociateur de meilleurs temps pour ce pays qui a beaucoup souffert.  :fleur2: :fleur2: :fleur2: :fleur2:

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Re : Birmanie: vers la démocratie?
« Réponse #6 le: 27 juin 2012 à 16:12:42 »
C'est mal parti...voici le nouveau tweet de Valérie Trierweiler !
Ça recommence...


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Re : Birmanie: vers la démocratie?
« Réponse #7 le: 27 juin 2012 à 16:27:08 »
 :mdr1: :mdr1:

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Re : Birmanie: vers la démocratie?
« Réponse #8 le: 27 juin 2012 à 19:33:16 »
Arfff!  :mrgreen:

Val:

Les USA ont déjà levé les sanctions pour leur part.

Les Européens sont plus prudents. Mais l'info date, et après l'annonce de Hollande, ils devraient emboîter le pas aux Etats-Uniens...
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Re : Birmanie: vers la démocratie?
« Réponse #9 le: 27 juin 2012 à 19:59:21 »
Merci beaucoup Sarkonique.  :super: :super:

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Re : Birmanie
« Réponse #10 le: 09 novembre 2015 à 10:25:24 »
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Le parti au pouvoir admet sa défaite face au camp d’Aung San Suu Kyi


Ce 9 novembre, le parti au pouvoir a reconnu sa défaite face au parti d’Aung San Suu Kyi. Une victoire historique, au terme des premières élections législatives libres depuis vingt-cinq ans, qui se sont déroulées dans le calme.

“Nous avons perdu.” Avec ces quelques mots, Htay Oo, président par intérim du parti au pouvoir en Birmanie, a reconnu lundi 9 novembre la défaite de son camp face à celui de la Prix Nobel Aung San Suu Kyi. Le dépouillement est toujours en cours, mais selon les échos venus de différents endroits du pays, la victoire de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) est évidente, rapporte l’agence Reuters.

La veille, la presse relatait un scrutin très symbolique et attendu – les premières élections libres en vingt-cinq ans –, qui s’est déroulé dans le calme. “Malgré quelques plaintes, le vote en Birmanie s’est passé paisiblement”, titrait le site de l’hebdomadaire birman The Irrawaddy après le scrutin historique du 8 novembre.

“Pour des dizaines de millions de Birmans, avoir la chance de voter aux élections générales de dimanche était un moment particulièrement appréciable”, souligne l’hebdomadaire proche de l’opposition. Un constat que partage le quotidien américain The New York Times, qui évoque un sentiment de “jubilation” parmi les électeurs, du simple fait d’être à même de voter.
 
Aung San Suu Kyi favorite d’un scrutin enfin libre

Un porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d’Aung San Suu Kyi a indiqué à The Irrawaddy, peu avant la clôture du vote à 16 heures, que son parti n’avait pas reçu d’information concernant des violences en lien avec les élections. Les correspondants de l’hebdomadaire dans plusieurs Etats ont confirmé qu’il n’y avait pas eu à leur connaissance d’incidents violents.

Certains électeurs se plaignaient toutefois des longues queues devant les bureaux de vote, notamment dans les grandes villes. En outre, la LND a fait état de possibles achats de voix.

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Re : Birmanie
« Réponse #11 le: 09 novembre 2015 à 10:37:24 »
Prix Nobel ou non, Mme Aung San Suu Kyi rejoint le consensus Bouddhiste en minorant les exactions commises contre les Rohingyas, (qui ne votent pas).

Toujours la même sémantique génocide/pas génocide.
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Re : Birmanie
« Réponse #12 le: 06 novembre 2016 à 19:03:04 »
Et pour les Rohingyas c'est loin de s'arranger  :(

Birmanie: des milices populaires armées contre les Rohingyas
"Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
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"l'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions".
Theodore Monod