Auteur Sujet: "Scandale politique": une notion relative ?  (Lu 1341 fois)

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"Scandale politique": une notion relative ?
« le: 04 janvier 2012 à 20:57:36 »
J'aurais pu rattacher ce nouveau sujet à l'Allemagne, vu que c'est par ce qui s'y passe que je vais inaugurer le fil .... mais je me suis souvenue avoir déjà lu des messages qui posaient cette question plus globale, éparpillés ici et là, dans les fils des pays ou des institutions concernés.
Ayant essayé d'en retrouver la trace, mais sans résultat probants  :gene4: :nono:, je me suis dit qu'un topic un peu plus générique aurait l'intérêt de regrouper tous ces cas qui, parce qu'ils sont plus distanciés, de nous et de nos actuelles préoccupations, peuvent nous permettre de regarder (et de comparer) les possibles réactions face à la notion de "scandale politique".

Mais j'en reviens aux allemands !
Y sont quand même drôlement bizarres ces gens-là, ma brav' dame !!!!!

Il parait qu'ils ont un chef d'état qui aurait un peu joué de ses relations pour avoir un crédit à taux préférentiel, et qui, lorsque des journalistes outrecuidants ont envisagé de le révéler, a passé un coup de téléphone pour tenter de faire pression afin d'éviter la parution de l'article !
Ben ils sont tous en train de piailler à la démission de cet affreux président........

AHHHHH, ça ..... c'est pas chez nous que ça arriverait, hein ! :fache1:

Ou alors nous n'aurions déjà plus de président depuis belle lurette  :mdr1: :mdr1: :mdr1:

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L’enquête sur l’affaire de l’appartement du couple Sarkozy acheté au rabais n’a pas abouti.

En voyage à Madrid le 27 février 2007, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, aurait piqué une colère noire, interrogé par des journalistes sur un possible délit d’intérêt sur son appartement de Neuilly-sur-Seine. De retour en France, il dément toute l’affaire. Depuis ce jour, aucun journaliste n’a osé lui reposer de questions sur le sujet.
(..........)  article

Dans un article daté du 23 octobre, nos confrères de Bakchich détaillent la façon méthodique dont cette affaire a été enterrée. Une enquête préliminaire est ouverte au printemps 2007 par le procureur Courroye, même s’il n’y est pas obligé, le plaignant n’ayant pas pour but de porter l’affaire en justice. De plus, la plainte de ce particulier est légalement irrecevable, puisque ce dernier réside dans le XXè arrondissement de Paris et non à Neuilly. À cette époque déjà, le procureur aurait pu ignorer l’affaire tout en respectant le code pénal. Il préfère transmettre le dossier à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), des policiers avec qui il travaillait au pôle financier et qui lui sont fidèles.

Selon Bakchich, Courroye fait ensuite «semblant d’enquêter». Le plaignant, la promotrice immobilière Madame Lasserre et le vendeur sont entendus. Auditions sans suite, aux conclusions arrangeantes : le plaignant est présenté comme un activiste anti-Sarko peu crédible, la promotrice immobilière reste silencieuse, ne pouvant dénoncer un délit auquel elle aurait participé, et le vendeur dit n’avoir effectué que les visites de l’appartement, sans discuter du prix avec le couple. Non content de l’économie réalisée sur l’achat de l’appartement, Nicolas Sarkozy aurait également bénéficié, de la part de la promotrice, de travaux gratuits. Les artisans employés n’ont, eux, toujours pas été interrogés. Le procureur Courroye ne s’en préoccupe pas et clôt les débats rapidement. Nicolas Sarkozy est suspecté de prise illégale d'intérêts et de corruption passive avec enrichissement personnel. L’enquête s’arrête là et depuis l’élection du Président, personne ne semble avoir eu l’idée saugrenue de rouvrir le dossier. 



Au coeur d'un scandale, le président allemand s'accroche à son poste .... (ça par contre , on a aussi ça chez nous ... une vraie ventouse)

Citer
Le président allemand Christian Wulff, allié de la chancelière Angela Merkel, a affiché mercredi sa ferme intention de rester à son poste alors qu'il est accusé d'avoir tenté d'étouffer une affaire de crédit privé.

"J'assume la plénitude de ma fonction, pour les cinq années de mon mandat", a déclaré le président lors d'une interview sur les deux chaînes allemandes de télévision publique, les appels à sa démission s'étant multipliés depuis 48 heures.

Le chef de l'Etat allemand - dont la fonction est essentiellement honorifique mais qui se doit d'être une autorité morale - a admis avoir commis "une faute grave (qu'il) regrettait profondément, et pour laquelle il avait présenté des excuses".

M. Wulff a ainsi pour la première fois admis à la télévision avoir téléphoné à des responsables du quotidien à grand tirage Bild - 12 millions de lecteurs - pour tenter d'empêcher la publication d'un article accusateur.

L'article en question, publié le 13 décembre, mettait en cause le président pour avoir, malgré les questions, gardé le silence sur un prêt de 500.000 euros obtenu auprès de la femme d'un ami entrepreneur avec lequel il était en relation d'affaires lorsqu'il était chef du gouvernement de Basse-Saxe (ouest).

Depuis ces révélations à la mi-décembre, il se trouve sous pression et, après la pause des fêtes de fin d'année et les informations parues mardi sur le coup de fil présidentiel à Bild, les critiques sont allées crescendo.

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Re : "Scandale politique": une notion relative ?
« Réponse #1 le: 05 janvier 2012 à 00:24:05 »
tiens ils ont même un président en Allemagne ??? moi je croyais qu'ils n'avaient qu'une chancelière ?
mais alors chez nous qui fait office de chancelière ? fillon ???
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Re : "Scandale politique": une notion relative ?
« Réponse #2 le: 05 janvier 2012 à 02:27:29 »
Un scandale pour 500 000 euros ?
Pfff ! Petits joueurs ces allemands...

A peine un pourboire des Bettencourt, ça !
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Frondiste : Néologisme timburien. Désigne tout élu à la députation remplissant la double condition d'être de gauche et du parti socialiste.