Messages récents

Pages: [1] 2 3 ... 10
1
Bon je disais  donc, - avant d'être de nouveau raptée par la suite de ma saga familiale et de l'errance qui va avec, et surtout d'en être reviendue, s'pas, ces jours-ci et sous l'infernal cagnard -, que le monsignore Cattenoz, (puisque c'était lui ce 15 juillet qui homélisait intégriste à donf), m'avait littéralement tétanisée par sa diatribe anti homos anti avortement anti Weil, anti LGBTQ, et joyeusement pro manif pour tous, tout en passant gaiement par la comparaison d'avec les pratiques nazies.
 
J'avais eu le temps avant de partir de voir que sur le fofo Raja en 2013 l'avait déjà épinglé, le monsignore de mes même pas une  :rouge: , sous la bannière "Au rayon des bondieuseries réac". Ben, ma chère Raja  :fleur2: , s'est pas amélioré depuis, le champion de la crosse qui fait mal !

Et, j'ai constaté à mon retour que je n'avais quand même pas été la seule à suffoquer en entendant le gars...., même si franchement j'ai trouvé les réactions quantitativement modestes, il y en a eu. Je vous en livre quelques unes :

http://www.terrafemina.com/article/homophobie-et-misogynie-une-messe-integriste-diffusee-sur-le-service-public_a344016/1

https://www.ladepeche.fr/article/2018/07/24/2840953-homelie-archeveque-avignon-france-culture-provoque-indignation-auditeurs.html

France Culture s'est défendue pauvre choute  :jesus: , comment se fait-ce, quoi, il s'est glissé l'infâme à la place d'un autre et c'était à l'insu de not' plein gré  :jesus:  :jesus: :

http://www.ozap.com/actu/messe-polemique-sur-france-culture-piegee-par-l-archeveque-d-avignon-la-station-s-explique/563768
https://www.nouvelobs.com/societe/20180724.OBS0102/ivg-france-culture-denonce-l-homelie-de-l-archeveque-d-avignon-diffusee-en-direct.html

Témoignage Chrétien témoigne.... :

https://temoignagechretien.fr/articles/coup-de-gueule-le-trump-davignon

........ et quelques commentaires de lecteurs z'aussi :

eric. à commenté le 27 Juillet 2018 :
Quelques citations de Mgr Cattenoz :
"Le mariage pour tous ou la possibilité d'adopter pour les couples homosexuels sont aussi discutables que certaines thèses du FN".
"la prise en main du quartier par des gens de religion musulmane".
"Dans une quinzaine d'années, le Vaucluse sera à majorité musulmane, compte tenu de la différence de démographie entre les familles européennes et celles venues du Maghreb. Beaucoup de gens me disent qu'ils votent Front national parce qu'ils n'en peuvent plus de voir autant de personnes d'origine étrangère".
"Bien sûr, le message de l'Eglise reste que nous sommes tous frères."

Nanou à commenté le 27 Juillet 2018 :
J'ai moi aussi déserté l'Eglise catholique, peu à peu depuis 2 ans, je ne m'y sens plus à ma place, je participe rarement à la messe, ma foi a beaucoup évolué, sur le plan personnel, je la vis différemment. Ma vie est prière dans une relation intime avec le Christ, mais pas recroquevillée, non, au contraire, ouverte sur le monde, sur les autres, les réprouvés, les isolés, prisonniers et se concrétise dans divers engagements humains et fraternels. La bienveillance, la compassion, l'amour fraternel manquent cruellement.

Une petite levée de boucliers donc ! ..... Mais le 24/07, à peine 10 jours plus tard, france info service public trouvait monsignore Cattenoz très très bien, lui qui le 15 juillet dégueulait vaillamment le festival 2018 de sa bonne ville :

https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/les-eglises-et-chapelles-le-decor-du-festival-d-avignon_2297899.html

Il est vrai qu'à son avant-dernière prestation sur le service public, messe télévisée à notre dame des doms le 09/10/2016, il s'était tenu à carreau le monsignore, on l'avait marqué à la culotte...., ce à propos de quoi il s'insurge d'ailleurs dans son "mot de l'évêque" de l'époque :

" Pour cette retransmission, ce Dimanche 9 octobre, j’ai dû écrire à l’avance mon homélie, ce qui m’agace, car je trouve que c’est un scandale d’écrire une homélie ! Mais je me suis plié aux règles de France 2, qui calcule à la seconde près le déroulement d’une Eucharistie. D’ailleurs, samedi après-midi, nous avons eu une répétition in situ et dans le détail. "

https://www.mgr-cattenoz.diocese-avignon.fr/Mot-de-l-eveque-8617.html

Mais bon donc voilà, person ne me fera croire que le service public de l'audiovisuel n'a prévu aucun dispositif préventif de contrôle de son espace "religions", je continue donc à trouver la tribune offerte à l'intégriste catho de choc tout aussi suspecte que, voyons voir...., ben, l'action d'un certain "major" à la marche d'hommage à mme Knoll, par exemple ?
-----------
Ce qui m'amène à mon titre de fil mis à la hâte, titre que je réputais, du même élan, mauvais et réformable, ben il n'est peut-être pas si mauvais que ça finalement.
A vous bien sûr d'en juger, mais si l'on en croit le "programme" de Freluquet 1er, le projet de LREM quant à la religion et corrélativement la laïcité se résume en environ 4 pages, une sur la "protection" (pas trop exaltée) de la laïcité, et les 3 autres contre "l'islamisme djihadiste". Et môa ce qui finit par m'interpeller chez l'ado mal fini, c'est, - bien que sa clique dénie à toute force qu'il drague les cathos -, qu'en fait il les drague bien comme il ne faut pas, le béjaune, et d'un bout à l'autre de l'offre !

On savait que mâme Junon   :pompom: avait ses réseaux bien actifs chez les cathos dits "de moeurs évoluées", et il n'a pas échappé à mister jupiyuppie que si, à l'autre extrémité du spectre, "sens commun" n'avait pas mis son grain de sel dans la campagne prez, aboutissant au maintien de la candidature Fillon, les choses se seraient peut-être bien déroulées autrement....

Et en tous cas, dans le domaine du rapport aux religions, l'électorat catho est bien le seul auquel jusqu'à présent s'adresse, depuis même sa candidature, notre ado prolongé qui rêve de l'onction papale à sa royauté imaginaire : copinage d'un goût si exquis avec l'agité du bocage de Villiers  :gehe: , fêtes de la Jehanne, pendant lesquelles lui aussi entend des voix, compassion si convaincante pour ces malheureux humiliés de la "manif pour tous"  :| , plus récemment  discours très militant à l'assemblée des évêques aux Bernardins (discours qui a dû donner des ailes à Cattenoz, avec envol le 15 juillet  :pasdrole: ), et acceptation de la stalle de chanoine "d'honneur" à Latran. Cela fait pas mal beaucoup  :D , non ?, même si ici ou là dans son parcours le minot adepte du "en même temps" a fait quelques entorses à la cathocratie.... = bravant popa à 12 ans pour se faire baptiser, et 3 ans plus tard convoitant assidument la femme du voisin  :mdr3: :mdr3: , ou là, tout récemment, recevant pour la seconde fois, comme sarko, tout à fait naturellement, le chantre de la scientologie (la "religion" du pognon de dingue) Tom Cruise sous les ors élyséens. Comme sarko   :blingbling: ? Bé oui, tiens donc ! Ne me dites pas que vous n'aviez pas vu ! 
2
Élection présidentielle 2017 / Qui a gagné les presidentielles 2017
« Dernier message par bili le 01 août 2018 à 19:51:57 »
Citer
QUI A VERITABLEMENT GAGNE LA PRESIDENTIELLE DE 2017 ?


Le président de la République vient de souffler sa première bougie, dans une atmosphère de forte contestation sociale. Que retenir de son année au pouvoir?? Qui a véritablement gagné la présidentielle ? Nous vous proposons d’effectuer un premier bilan à l’aide d’une expérience de pensée dont les vertus pourraient bien vous surprendre. 
Expérience de pensée
Nous sommes le 23 avril 2017, vous venez de voter au premier tour de l’élection présidentielle. Les sondages donnent quatre candidats dans un mouchoir de poche. Sur le chemin du retour, un accident de circulation vous plonge dans un coma d’un an. À votre réveil, après plusieurs jours de récupération avec vos proches, vous demandez à l’un d’eux de vous résumer l’année politique écoulée, sans jamais mentionner le nom du vainqueur de la présidentielle.
Voici ce qu’il vous dit :
www.politicoboy.fr/emmanuel-macron/qui-a-gagne-la-presidentielle-2017/
Show content
« Une des premières mesures du gouvernement consiste à rendre l’état d’urgence permanent en inscrivant ses principales dispositions dans le droit commun. Plus de 500 juristes s’y opposent et signent un appel «?contre la destruction de l’État de droit?». Amnesty International et la CEDH parlent de «?violation des droits de l’Homme?», le New York Times d’une dérive totalitaire, évoquant «?une suspension extraordinaire du droit des citoyens?». Pour la Ligue des Droits de l’Homme, ce texte représente un «?délirant cocktail liberticide?». Quant au défenseur des droits Jacques Toubon, il évoque une «?pilule empoisonnée qui risque de détruire la cohésion nationale?». (1)
Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU adresse une lettre au gouvernement français où il s’inquiète officiellement du projet de loi qui «?menace l’exercice des droits à la liberté et à la sécurité personnelle, le droit d’accès à la justice, et les libertés de circulation, d’assemblée pacifique et d’association, ainsi que d’expression, de religion ou de convictions?». Rien n’y fait, le texte est voté.
L’actualité vient rapidement confirmer cette subordination de la Justice envers la police, et donc de l’État. Le procès du quai de Valmy condamne des opposants politique à de la prison ferme, sur simple témoignage policier. (2) À Rennes, un policier braque son arme à feu sur des manifestants au cours d’une marche contre l’extrême droite. Sept interpellations musclées sont effectuées dans les jours qui suivent pour arrêter les personnes suspectées d’avoir pris à partie le policier. Les portes des logements sont défoncées au bélier (dont celle d’un voisin, par erreur) et une mère se trouve séparée de son nourrisson de dix mois pendant quinze minutes. Lors du procès, deux témoins cités par la défense terminent la séance menottés et accusés de faux témoignages. (3)
De nombreuses affaires de répression politique sont ainsi portées à la connaissance de la presse, comme celle de parents d’élèves de maternelle matraqués par la police, tandis que cette dernière gaze les enfants présents dans la cour de récréation. On citera également la condamnation d’un syndicaliste à 17 000 euros d’amende pour jet de confettis, l’intimidation d’un cinéaste placé en garde à vue et humilié pour avoir filmé un piquet de grève, et le licenciement d’un syndicaliste de La Poste sur ordre de la ministre du Travail, contre l’avis de l’inspection du travail.
 Le journaliste «?Tuff?» subit une fracture ouverte de la boite crânienne suite à un coup de tonfa, en manifestation (3 avril 2018). Photo LaMeute/France info
La mort de Rémi Fraisse se solde par un non-lieu, tout comme celle d’Adama Traoré. Quant au jeune Théo, victime d’une interpellation musclée ayant nécessité la pose d’un anus artificiel, la Justice dédouane la police en faisant tomber l’accusation de viol.
Ce sont cependant les militants écologistes qui subissent l’essentiel de la répression politique. À Notre-Dame-des-Landes, l’État mobilise 2500 militaires, un hélicoptère, des drones et deux chars blindés. Les pelleteuses et bulldozers détruisent illégalement 29 lieux de vie, dont une bergerie et une ferme. Le tribunal de Nantes, saisi en urgence par les Zadistes, se déclare incompétent. Au cours de cette opération militaire, l’État policier piétine la notion d’État de droit dans un déchaînement de violence. Des octogénaires sont frappés et gazés à bout portant, plus de 260 personnes sont blessées (dont trois journalistes), 11 000 grenades lacrymogènes et explosives sont tirées en quelques jours. 77 gendarmes sont également blessés, dont quatre grièvement suite à un mauvais usage d’une de leurs propres grenades. Un pique-nique de retraités est gazé et bombardé de grenades offensives, la presse est parquée par les forces de l’ordre, avec interdiction de filmer. Elle se voit gracieusement proposer les images tournées par l’armée (et diffusées en boucle dans les JT…). (4)
Une manifestation de soutien aux Zadistes est durement réprimée à Nantes. Des enfants et leurs parents assis à la terrasse d’un café sont aspergés de gaz lacrymogène et chargés par les CRS. Des mamies se retrouvent prises dans des nasses. Un journaliste se fait ouvrir la boîte crânienne. On assiste à des scènes délirantes, comme celle de cet infirmier battu à coups de matraque.
Les étudiants se mobilisent à leur tour. Ils font face à un niveau de répression jamais observée depuis quarante ans. Les facultés bloquées suite aux AG sont systématiquement évacuées par des opérations de CRS musclées. Les campus de Tolbiac, Paris-8, Nanterre, la Sorbonne, Sciences Po, Toulouse, Rennes 2, L’ENS, Jean-Jaurès, Strasbourg et Grenoble subissent l’assaut des CRS. À Montpellier, c’est une milice d’extrême droite qui est dépêchée pour expulser les étudiants à coups de batte. Un témoin clé, qui accapare le doyen, enregistre sa déposition à l’insu de la police. Médiapart publie des extraits de l’échange où l’on entend le policier menacer le témoin : « je te pète les deux genoux ». (5)
Dans tout le pays, on observe une recrudescence des milices d’extrême droite. À Paris, suite à une marche blanche pour la mémoire d’une victime juive assassinée et torturée par des racistes, des députés de gauche sont sortis du cortège par des militants d’extrême droite qui font ensuite un cordon de protection autour des ténors du FN. Les forces de l’ordre et le président de l’Assemblée nationale situés à quelques mètres ne bronchent pas, tandis que sur France Inter, le ministre de l’Intérieur accuse à demi-mot les députés de gauche d’antisémitisme. (6)
Deux présidents de partis politiques font l’objet d’un projet d’assassinat, sans que le ministre de l’Intérieur juge utile de les prévenir. Quatre députés de l’opposition sont toujours la cible de menaces de mort aujourd’hui.
Sur la question de l’immigration, en dépit d’un recul des flux migratoires comparé aux années 2000, le ministre de l’Intérieur parle de réduire les pompes aspirantes et surtout, reprend à son compte la notion de «?submersion?» par le flux de réfugiés lors des débats à l’Assemblée nationale. La loi «?asile immigration?» fait l’amalgame entre demandeurs d’asile et migrants, autorise la détention d’enfants pour quatre-vingt-dix jours et met sévèrement en cause la notion de droit d’asile. Elle est applaudie par les groupuscules d’extrême droite.
Des accords sont passés avec la Turquie d’Erdogan et la Libye (où sont pratiqués la torture, le trafic humain et l’esclavage) pour y contenir les flux migratoires. Une milice d’extrême droite affrète un bateau pour repousser les migrants traversant la méditerranée, tandis que l’action des ONG est réprimée par les autorités. (7)
Plusieurs citoyens sont condamnés ou placés en garde à vue pour délit de solidarité envers les migrants, tandis qu’un groupe d’extrême droite se permet d’installer une barrière au col de l’Échelle pour refouler les réfugiés. Ces militants néofascistes ne sont pas inquiétés par les autorités. Quatre membres d’ONG sont, par contre, placés en garde à vue pour avoir assisté des migrants, tandis que le ministre de l’Intérieur renvoie dos à dos les activistes d’extrême droite et les militants solidaires. (8) Dans ce climat tendu, le journal Le Monde publie un manifeste ouvertement islamophobe, signé par près de trois cents célébrités. (9)
À Calais, l’écrivain Yann Moix filme et dénonce à son tour (après de nombreuses ONG dont Amnesty International) l’action des forces de l’ordre qui harcèlent les migrants. Dans une tribune, il évoque des toiles de tente lacérées, des sacs de couchage et réserves d’eau potable aspergés de gaz toxique, des effets personnels volés, des coups de matraque et violences qu’il tax «?d’actes de barbarie?» commis avec l’approbation du président de la République. Jacques Attali confirme sur les plateaux télé. Des milices d’extrême droite organisent par ailleurs des contrôles d’identités musclés dans plusieurs villes du Nord, avec le concours de la police.
Enfin, une loi sur les fakenews doit permettre à l’État de contrôler la presse, tandis qu’une loi sur le secret des affaires est votée en procédure accélérée afin de museler les lanceurs d’alerte et les journalistes d’investigation. Elise Lucet lance une pétition qui recueille un demi-million de signataires en trois semaines, en vain.
Après cette longue description, votre ami prend de faux airs de Julien Lepers et déclame :
«?J’ai piétiné la laïcité dans un discours aux évêques de France, déplorant “le lien abîmé entre l’Église et l’État qu’il convient de réparer”, j’ai déroulé le tapis rouge à Versailles pour recevoir Vladimir Poutine en grande pompe et je me mets en quatre pour entretenir ce que les médias appellent une relation particulièrement amicale avec Donald Trump… je suis, je suis…?»
«?Ma… François Fillon???»
Rendez-nous François Fillon?!
Novembre 2016, face aux grands patrons, François Fillon décrit la méthode qu’il compte employer pour faire appliquer ses principales réformes. Il évoque un «?blitzkrieg?», matérialisé par le recours systématique aux ordonnances et procédures législatives accélérées, dans le but de paralyser la contestation sociale sous une pluie de réformes impopulaires, combinées à des mesures populistes. En particulier, il cite une réforme parlementaire qui supprimerait un tiers des députés.
Quelles sont les réformes essentielles qu’il promet aux grands financiers?? La suppression de l’ISF, une flat tax de 30 % sur le capital, la transformation du CICE en baisse de charges pour les entreprises, la baisse de l’impôt sur les sociétés (de 32 % à 25 %), une réforme du Code du travail qui plafonne les indemnités de licenciement, introduit un contrat de chantier et supprime la durée maximale hebdomadaire en inversant la hiérarchie des normes et en laissant la négociation s’opérer au sein des entreprises, et une réforme de l’assurance chômage qui réduit les indemnités et les conditionne à l’acceptation d’une offre d’emploi « raisonnable ». (10)
Un an après le second tour de la présidentielle, on constate que toutes les réformes citées par François Fillon ont bien été votées. Il faut y ajouter une longue liste de mesures figurant à son programme, et désormais adoptées : la suppression des emplois aidés, les états généraux de l’alimentation, la réforme du bac avec l’ajout du contrôle continu, la réforme universitaire avec un mécanisme type «?parcours sup?» et la mise en place d’attendus définis par chaque université… même la baisse des cotisations sociales présentée comme une hausse du pouvoir d’achat s’y trouvait?!
 
Ainsi, il suffit de confronter le projet du candidat Fillon aux annonces du gouvernement actuel pour anticiper la suite des évènements :
Sur la fonction publique, au lieu de supprimer un demi-million de fonctionnaires, c’est le statut de cinq millions d’entre eux qui sera révoqué. (11) La réforme des retraites prévue pour la rentrée reprend la proposition de suppression de tous les régimes spéciaux. Sur l’éducation, on a introduit la sélection à l’entrée des universités qui va permettre d’obtenir le Graal de la droite : la mise en concurrence des lycées entre eux, des facs entre elles, et la privatisation accélérée de pans entiers de l’éducation. Sans oublier la marchandisation du logement social, proposée par Fillon et déjà envisagée sous Sarkozy. (12)
 Extrait du programme présidentiel de F. Fillon, où l’on retrouve la logique de sélection via lettre de motivation et attendus.
Sur la santé enfin, les révélations d’Atlantico et Contrepoint confirment le projet de privatisation de la moitié de l’assurance maladie (jadis promis par François Fillon), qui créera un système à deux vitesses, calé sur le modèle américain. (13)
François Fillon a-t-il gagné la présidentielle??
Non, assurément. L’ancien premier ministre faisait peur, avec son discours trop franc, ses pratiques douteuses et ses gros sourcils. Emmanuel Macron apparaissait plus apaisant, jeune et «?en même temps?» souriant. Surtout, François Fillon n’aurait jamais pu imposer une telle destruction des acquis sociaux, un tel piétinement des libertés individuelles, cela dans un tel climat de répression, sans provoquer le blocage général du pays.
Les véritables gagnants de l’élection présidentielle 2017
Au soir du premier tour, près d’un électeur d’Emmanuel Macron sur deux confirmait l’avoir choisi par «?vote utile?». En multipliant ce taux par les 24 % de suffrages, ramenés au total des inscrits, on obtient une base électorale de 10 %.
Avec cette base de 10 %, Emmanuel Macron mène une politique pour les 1 %.
Elle se décline en deux grands axes. Le premier est remarquablement bien expliqué par M. Macron lui-même dans une interview au journal «?Forbes?». Le but est de favoriser les grandes fortunes et les multinationales pour qu’elles choisissent de s’installer en France. D’où les transferts de richesse phénoménaux des classes moyennes vers les plus riches (pour un total de 8 milliards d’euros selon les chiffres de l’Observatoire français des Conjonctures économiques), le maintien du verrou de Bercy (qui empêche à la justice de lutter contre la fraude fiscale de façon indépendante), la suppression de l’Exit tax (une mesure de dissuasion de l’exil fiscal) et toutes les mesures en faveur des grandes entreprises (baisse de la fiscalité, secret des affaires, libre échange…).
 Études d’Oxfam sur les effets de la politique fiscale d’Emmanuel Macron hors de la flat tax de 30 % et hors suppression de l’Exit tax
Le second axe se caractérise par un transfert inédit des biens communs vers le privé, autrement dit, l’abandon de l’intérêt général au profit des intérêts particuliers. Cette démarche peut s’expliquer de deux façons. Soit par une conviction idéologique qui consiste à penser l’intérêt général comme simple somme des intérêts particuliers. Soit par collusion et soumission aux intérêts financiers. Quoi qu’il en soit, cette politique se matérialise par une gigantesque braderie de tous les biens publics présentant une importante valeur commerciale. Après les autoroutes, on vend les autres monopoles publics déjà amortis et à très haute valeur du point de vue de la sécurité, de la souveraineté et de la stratégie industrielle : les barrages hydrauliques, les Aéroports de Paris, le rail (c’est la finalité de la réforme SNCF) et Alstom (qui fabrique les pièces essentielles aux centrales nucléaires).
De même, des pans entiers de l’économie sont soumis à la concurrence ou en passe d’être privatisés : les hôpitaux publics (qui doivent désormais partager le gâteau avec les cliniques privées), notre système de retraites (avec le projet d’ouverture aux fonds de pension) (14), l’assurance maladie (avec la réforme à venir, inspirée du modèle américain), l’énergie et les transports. (15) On notera, au passage, l’ironie avec laquelle le gouvernement justifie la vente  des Aéroports de Paris à Vinci pour 8 milliards (alors que ce monopole réalise des profits de près d’un milliard d’euros, en croissance de 30 % par an) pour combler le déficit public généré par les 8 milliards de cadeaux fiscaux accordés aux 1 % les plus riches.
 
Toute cette dynamique se fait avec le plus grand mépris pour l’environnement, le réchauffement climatique et la santé des consommateurs. Alors que les émissions de C02 de la France sont de nouveau en hausse, on propose de fermer 9000 km de lignes ferroviaires pour les remplacer par des bus. On supprime l’aide à l’agriculture biologique pour favoriser les grandes exploitations agricoles artificiellement mises en concurrence avec les éleveurs brésiliens (encourageant ainsi au passage la déforestation de l’Amazonie) et on favorise l’ouverture d’une mine d’or en plein cœur de la jungle. Sans oublier le CETA qui ouvre l’UE à l’importation de pétrole issu des sables bitumineux et aux viandes issues des fermes usines. (16)
Tandis que la loi du secret des affaires va empêcher les journalistes de travailler sur des dossiers types Lactalis, on prolonge l’autorisation du glyphosate et des perturbateurs endocriniens. Et à Notre-Dame-des-Landes, on casse les germes d’un modèle alternatif en détruisant les fermes gérées en commun.
Reconnaissons à Emmanuel Macron une certaine cohérence.
 
Conclusion
Dans un documentaire diffusé sur BFMTV, les proches d’Emmanuel Macron parlaient de «?hold-up?», de «?casse du siècle?». D’autres évoquent une fantastique opération de communication ayant permis de faire passer un candidat réactionnaire partageant l’idéologie de Margaret Thatcher et François Fillon pour un jeune homme progressiste.
À qui profite le crime?? À ceux qui l’ont aidé à le commettre. Mais pas seulement. Car pour imposer une politique qui attaque aussi ouvertement l’intérêt général avec un tel déficit de légitimité, il faut s’assurer une base arrière dans l’opinion. D’où l’adoption de cette posture présidentielle à la limite du ridicule :  remontée des Champs-Élysées dans un véhicule militaire, sacre au Louvre, discours à Versailles, descente en rappel dans un sous-marin nucléaire, filiation revendiquée avec Jupiter, tout y passe.
Et comme cela ne saurait suffire, on y ajoute une politique anti-immigration approuvée par le FN, une répression violente de la contestation et un discours populiste sur les travailleurs fainéants, les chômeurs-fraudeurs, les étudiants fauteurs de troubles et les grévistes preneurs d’otages. Le tout avec l’approbation générale des grands médias et «?leaders d’opinion?».
 Une de Libération le samedi 5 mai.
***



3
Religion et Laïcité / MACRON ET LE CATHOLICISME, MAUVAIS TITRE, DE REACTION A CHAUD
« Dernier message par old machin le 15 juillet 2018 à 08:53:18 »
Je suis un peu secouée, là, et je vous le dis sur mode "sur le gaz"..... Je fais le lien avec le discours de Macron le 10/04/2018, lequel discours m'avait déjà occasionné un prurit sévère.
Là, sur France Culture, Service Public donc, entendant assez distraitement un bout de la messe catho lors de mes périgrinations domiciliaires (la maison est grande...), je suis tombée sur une Homélie de choc à un moment où le discours s'attaquait violemment au droit à l'avortement en général, à l'avortement des foetus présentant des handicaps en particulier (en prenant référence sur le nazisme), et s'insurgeant contre la panthéonisation de Simone Veil.....  Je m'en remets un peu mal, là. Des suites, j'espère !
Vous filles et gars qui podcastez, écoutez vous-mêmes :

https://www.franceculture.fr/emissions/la-messe/15e-dimanche-du-temps-ordinaire
4
Alors, presque 6 mois  8/  :( , pour que je tente de terminer ce premier, et selon moi fondamental item de la Théorie des Turpitudes, initié le 5 janvier.... Ben mon neveu, c'est pas près de chatouiller grand monde, à ce rythme...... !

Je disais donc ce 5 janvier que l'élection des députés majoritaires LREM constituait la plus grande turpitude Macron de la théorie I du genre, car évidemment constitutive d'une attaque mortelle à la séparation des pouvoirs législatif et exécutif. Et par ailleurs, ce pouvoir législatif enchaîné au pouvoir exécutif par "contrat" avec celui-ci n'allait d'évidence être représentatif que d'une sous-classe ultra minoritaire et socialement privilégiée, globalement acquise déjà à ce qui est, ni plus ni moins, l' "extrémisme centriste" (je suis totalement convaincue de l'analyse nord américaine de David Adler de mai 2018 https://www.nytimes.com/interactive/2018/05/23/opinion/international-world/centrists-democracy.html , publiée sur le site Les Crises ,   https://www.les-crises.fr/les-centristes-sont-les-plus-hostiles-a-la-democratie-pas-les-extremistes/ , en juin. Oui, le centrisme "ni de droite ni de gauche" porte en lui l'extrémisme susceptible de saper, patiemment ou fébrilement selon les ordres reçus, la démocratie générée en tout premier lieu par la séparation des pouvoirs).

Ce n'est pas la première fois pourtant qu'un président élu sous la Vème République, et donc depuis 1965, - 53 ans -, se trouve à la tête d'une armée de godillots prêts à voter comme des machines n'importe quoi n'importe quand et n'importe comment. Certes. Et après tout, il est bien normal qu'un exécutif, quel que soit le titre qu'il porte, s'assure d'une majorité législative lui permettant de conduire son programme politique, donc sociétal.

Mais ces godillots là du passé, c'est le tout premier point, n'étaient pas, pour leur plus grande majorité, recrutés par publication à peine confidentielle de jobs assez correctement rémunérés pour constituer, en échange d'une obéissance de vote absolue, une intéressante étape de carrière, voire un intéressant break (sabbatique ?) de carrière. L'élection des godillots du passé (jusqu'à récent) ne constituait pas soufflet aussi évident à la gueule du peuple, par domination d'une sous-caste sociale "moyenne sup-supérieure" prête à piétiner la séparation des pouvoirs, comme à ne défendre, sur ordre, que les intérêts de la classe des gavés des repus des REGORGEANS, à laquelle ils appartiennent déjà ou à laquelle ils aspirent, notamment par ce job providentiel, à appartenir. L'intense différence que présente actuellement le troupeau docile LREM d'avec celui des godillots d'antan, c'est que sa "majorité dans sa majorité" n'a jamais été militante de rien d'autre que d'elle-même individuellement, selon le précepte du premier de cordée non encore invoqué mais éminemment prégnant dans le parcours de chacun. A LREM, l'astuce ( et il faudra y revenir, à la "politique des bons coups"  :rougefache:  ) a consisté à s'approprier la démarche de FI, s'exonérant du cadre partisan pour fédérer ceux "insoumis" qui, et c'est indiscutable, étaient déjà et de longue date des militants au moins de morale civique et du mieux-vivre citoyen, - mais au fond en triant, eux, par la main sûre de R. Ferrand, ceux qui seraient les plus soumis, et avaient le plus de chances de rester ignorants, tout comme indifférents, de la nature réelle de l'institution à laquelle ils allaient appartenir. L'entrée du MODEM, avec ses militants et cadres, dans la danse macronienne,  garantissant un minimum de députés (ou d'ailleurs, de ministres) capables de tenir de manière crédible le crachoir institutionnel, venait parfaire l'apparence démocratique, apparence seulement. Qui n'a pas regardé des séances à l'Assemblée Nationale, en se demandant si la troupe LREM n'était pas branchée sur smartphone comme pendant les meetings EM de la campagne présidentielle, et n'exécutait pas, comme en cette période, les consignes type "qui ne saute pas n'est pas Macron" dans l'hémicycle ?

La seconde et intense différence entre les godillots d'antan en Vème République, et les godillots fabriqués par LREM, c'est que l' "utilisation"  de godillots était autrefois au moins pour partie destinée à passer outre, (via des votes, il faut le noter, parfois laborieux), les résistances à l'élimination de concepts et/ou réalités détestables (pour ne nommer que ceux-là, colonisation, peine de mort), et qu'aujourd'hui les députés LREM ont été embauchés pour parachever l'abandon, déjà bien engagé, de notre souveraineté, au bénéfice d'un président qui à vue de nez se verrait bien, une fois ce job-ci terminé, président ... de l'UE mise à la stature qu'il s'imagine.. Qu'ils ont, par ailleurs, ces députés, été embauchés pour peaufiner l'abandon pur et simple de la partie la plus nombreuse du peuple, tiers-état et quatrième ordre, en gobant, sur le mode stupide (sous l'acception "tétanisé") ou duplice, les coquecigrues distillées par leurs "guides", coquecigrues arguant d'une "urgence" à détruire pour mieux construire ("la destruction créatrice", suite jamais citée de la réaction bien calibrée de J. Attali à l'épisode Whirpool / Macron de la campagne présidentielle  :( ).

Parvenue ici, j'allais, brave tâcheronne que je suis, vous infliger la "démonstration" de la réalité sociologique de la majorité LREM / MODEM, et accessoirement celle très significative aussi des "Républicains", à l'A.N.. Bon, mais il se trouve que le vibrionnant ludion F. Ruffin, qui nous avait fait attendre le Fakir de saison, a sorti très récemment celui-ci, et qu'il s'y consacre, tant en couverture-thème qu'en plat de résistance, à nous causer dans le poste de la monarchie présidentielle, sous la forme rafraîchissante, en style un peu potache et ça fait du bien, d'un dialogue au long cours avec la statue de Montesquieu du jardin du Palais Bourbon, entrelardé notamment de stats qui feraient large double emploi avec mes propres considérants, puisque entre autres nous avons la même source principale, le Cevipof (voir Médias Sondages etc ).
 
Tout au plus, pour ceux qui n'ont pas le petit sou pour acheter le journal, et pour compléter le propos "pour une parité sociale" de celui-ci (restitution, dans la publication, d'une intervention à l'A.N., le 28/07/2017, de F. Ruffin, évoquant notamment,  dans le temps court imparti, que seuls 3 % des députés juin 2017 étaient avant l'élection ouvriers ou employés, et que 53% étaient issus des classes supérieures, ce taux montant à 70 % chez LREM )   , rajouterai-je quelques chiffres (toujours Cevipof, étude Luc Rouban me semble, je n'ai rien noté de plus sur mes relevés) sur les élus  à l'A.N. de quelques partis, selon un regroupement de 7 catégories revenant aux 3 "classes" supérieures, moyennes et populaires :

- au national global les "classes supérieures" (cadres et professions intellectuelles supérieures, artisans commerçants et chefs d'entreprises) constituent 23.4 % de la population active, et 86.64 % de l'A.N., chez les "Républicains" élus ils sont 73.7 %, chez LREM 70.5 %, au MODEM 69 %, dans la gauche dite "contestataire" FI et PCF ils sont 29.6 % .
- au national global les "classes moyennes" d'activité professionnelle (professions intermédiaires, agriculteurs exploitants) constituent 27.5 % de la population active et 8.87 % à l'A.N., soit chez les "Républicains" 22 %, à LREM 21 %, au MODEM 24.4 %, et pour la gauche dite contestataire 44.4 %.
- quant aux classes dites "populaires", employés et ouvriers, elles constituent au niveau global national 48.8 % de la population active, et 4.78 % à l'A.N (dont un remarquable 0.2 % pour les ouvriers, en réalité je crois 1 seul ouvrier comme en 2012, retraité, et le taux est l'arrondi de 0.17 %)., soit chez les Républicains 4.4 %, chez LREM 8.4 %, au MODEM 6.7 %, et pour la gauche dite contestataire 26 %.

F. Ruffin basait son intervention sur une contestation de la revendication que l'A.N. très récemment élue soit représentative de la "société civile", ainsi que tout particulièrement LREM le proclamait. L'étude de Luc Rouban, qui suit les profils sociaux parlementaires depuis 2010 (Cevipof/Sciences Po), s'engageait sur le constat que l'évolution 2017 marquante était bien, comme y insistait encore LREM, une forte hausse de la féminisation, et une non moins forte baisse de la moyenne d'âge du corps élu, mais que par contre les classes populaires n'y avaient jamais été aussi peu représentées depuis le début de son étude : "...   La question du renouveau ne se limite pas en effet au changement générationnel ou à la proportion de femmes."....." La fracture entre les élites et le peuple s’est projetée dans la composition de la nouvelle Assemblée, séparant une majorité absolue de députés LREM auxquels s’ajoutent les députés du Mouvement démocrate (MoDem) et une partie à géométrie variable des députés LR ou PS, d’une minorité de députés provenant de la France insoumise, du PCF et du FN qui sont presque les seuls à représenter des catégories socioprofessionnelles populaires qui comptent pour 40% de la population active française.... ".

Les élus LREM présentent le plus fort taux conjoint de féminisation ET jeunesse des femmes élues, mais le taux global à l' A.N. de femmes (38.8 %) n'a en rien encouragé la diversification de représentation sociale, au contraire, en ce qui concerne cette majorité. Luc Rouban note ainsi :
"....   Cette avancée de la féminisation ne s’associe cependant nullement à la diversification sociale puisque la proportion de femmes appartenant par leur profession aux classes supérieures a fortement progressé en 2017..." "....Cette distorsion de la représentation sociale est encore plus forte si l’on sélectionne les seules femmes novices en politique de LREM puisque cette proportion grimpe alors à 73%. Mais il est également vrai que cette proportion est de 87% chez leurs homologues masculins. Comme on le verra plus loin, cette évolution vers davantage d’élitisme social est un phénomène global qui concerne l’ensemble de la nouvelle législature....."

Et plus loin : "...À ce titre, on observe une véritable régression par rapport aux législatures précédentes qui voit les représentants des classes moyennes, qui avaient largement dominé depuis les années 1980, céder le pas aux représentants des classes supérieures..." "...Néanmoins, cet important décalage dans la représentation sociologique crée un hiatus avec les attentes d’ouverture et de diversification du personnel politique telles qu’elles se sont manifestées lors de la campagne de l’élection présidentielle. Les élections législatives ont même amplifié la fermeture élitiste du recrutement des députés puisque l’abstention a surtout concerné les électeurs des catégories sociales les plus modestes. Finalement, les élections législatives de 2017 prennent l’aspect d’une forme de cooptation entre des représentants et des représentés issus du même milieu de la bourgeoisie diplômée en laissant aux marges les contestations radicales qui ont pourtant attiré la moitié de l’électorat au premier tour de la présidentielle".....

(Je ne vais pas me priver ici d'un commentaire, bien que je vienne de voir par un titre de vidéo (non consultée) qu'E. Zemmour aurait exprimé peu ou prou la même opinion : la "parité sexuelle" est instrumentalisée pour occulter l'absence de parité sociale  :rougefache: , entre autres turpitudes passant sous le tapis.)

Par ailleurs, reprenant les biographies des élus, sans s'en tenir comme le ministère de l'intérieur seulement aux déclarations de ceux-ci, Luc Rouban met fin également à la légende de très forte "virginité politique" des élus LREM, aboutissant au taux de 45 %, ce qui est certes déjà beaucoup,  de "vrais" novices dans ce mouvement. Globalement l'A.N. cru 2017 comporte un tiers de novices, taux certes énorme, dû pour partie aux dispositions de non-cumul des mandats. D'autre part, l'étude notait une forte "nationalisation" de l'élection, seuls 47.3 % des élus étant nés dans le département de leur circonscription ( il faudra certainement le noter de nouveau lorsque l'on abordera la théorie des turpitudes dans les territoires, et le "monopole des métropoles"  8| ...).

Luc Rouban dans sa conclusion note :
".... La composition de la nouvelle Assemblée nationale, loin d’apporter un remède à la crise de la représentation, n’a fait que l’aggraver en organisant une fracture entre une majorité LREM, associée au MoDem et à une partie des députés LR, voire une partie des députés socialistes, fortement diplômée et issue principalement des élites du secteur privé, et une opposition très minoritaire réduite à un rôle de contestation sur la base d’une représentation sociale populaire et venant souvent de la petite fonction publique. On retrouve ici le scénario de « la démocratie sans le peuple » qui s’est joué au premier tour de l’élection présidentielle mais dont les effets ont été amplifiés par l’abstention lors des législatives. "

https://spire.sciencespo.fr/hdl:/2441/256ftjiceh95eqkj7ib05rkkhp/resources/note-sociologie-assemblee-2017-rouban.pdf

-----------------------------------
Alors, je m'en suis allée chercher, qui sait, si nous avions, disponibles, des comparatifs de parité sociale dans les assemblées législatives d'autres nations. et n'en ai pas trouvés pour l'instant. Je ne m'en décourage pas, mais je conviens que reparamétrer des données brutes, à l'aune des différences de Constitutions et systèmes électoraux, doit être un travail de forçat.

Par contre, en cherchant cheux nous et en IVème et Vème République, j'ai trouvé quelques commentaires  et des chiffres assez proches pour 2017 de ceux du Cevipof ,  à l'Observatoire des Inégalités :

" Le renouvellement politique de juin 2017 à l’Assemblée nationale a entraîné une forte augmentation de la part de femmes parmi les élus mais il ne s’est pas accompagné d’un renouvellement social. Si 4,6 % des députés sont employés, aucun n’est ouvrier, alors que ces catégories représentent la moitié de la population active, selon l’Institut Diderot [1]. À l’inverse, les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 76 % des élus, soit 4,4 fois plus que leur part dans la population active.
Les catégories populaires (ouvriers et employés) représentaient un peu moins de 20 % des députés lors de la première législature (1946-1951) de la IVème République, soit 98 députés sur 522. Ce sera la représentation la plus forte depuis la création de l’Assemblée nationale jusqu’à aujourd’hui. En 1958, cette part était déjà ramenée à 4 %. La poussée de la gauche aux élections de 1967 (Vème République) a conduit à une remontée à 9 % de l’ensemble. Une législature qui dure peu : l’Assemblée est dissoute en mai 1968. Par la suite, la représentation des catégories populaires ne va cesser de se réduire, alors que cet ensemble constitue toujours environ la moitié de la population active...."

J'ai aussi lu ça, écrit en 2012 par Eric Keslassy pour l'Institut Diderot..., (oui, bon, mais) :

"....Mais s’il y a bien une représentativité qui ne bouge pas d’un iota et même trouve encore les moyens de reculer, c’est la représentativité sociale. Cette année encore, une partie majoritaire du pays (50,2%) est absente de l’Assemblée nationale, celle des classes populaires, regroupant employés et ouvriers, qui ne pèsent que 2,6% du total des députés. "Plus précisément encore, le déclin progressif du monde ouvrier dans l’hémicycle est particulièrement symbolique : il n’y a plus qu’un seul ouvrier élu député en 2012 (contre 3 en 2002 et 2 en 2007). A l’inverse, la part des députés relevant de la « classe supérieure » est en très forte surreprésentation par rapport à son poids dans la population active occupée....."

.......
Remarque conclusive provisoire (ergo, ne vous réjouissez pas trop vite...  :p ) : même si les 11 dernières années de la trilogie Sarkozy-Hollande-Macron ont bien aggravé l'absence préexistante de parité sociale, et ont bien balayé celle-ci sous un épais tapis, il faut tout de même regarder de près le poids qu'a pris dans ce processus la réforme constitutionnelle de septembre 2000, réforme pour laquelle Chirac a choisi la voie du référendum, instituant le quinquennat, en place du septennat présidentiel, et faisant ainsi coïncider l'élection du président de la République avec celle de SA majorité parlementaire (jamais démentie depuis). Cette réforme a abouti aujourd'hui à une sorte de "régime parlementaire inversé", ou plutôt régime présidentiel aggravé, compte tenu des caractéristiques particulières de la Constitution de 1958.

Je laisse cela à votre réflexion - rien ne vous empêche de cogiter sur le fait que Macron aujourd'hui veut "uniquement" réduire le nombre des députés, en ajoutant une touche bien manipulable de proportionnelle, mais surtout ne rien changer aux échéances électorales... Vos cogitations, dont je ne doute pas, peuvent aussi porter sur le fait qu'en 2000 le PCF était le seul parti farouchement opposé à cette évolution constitutionnelle, et, accessoirement  8/  :désolé1: , qu'avec le 1er vote quinquennal en 2002, c'est Le Pen, et pas Jospin, qui est allé contre Chirac au 2ème tour. Et comme je suis d'humeur mutine, je rappellerai aussi à ceux qui étaient en âge de voter qu'il y a eu au référendum du 24 septembre 2000 27 882 504 abstentions pour un nombre d'inscrits s'élevant à 39 941 192, soit 69.81 %, que les 12 058 688 votants ont déposé des blancs et nuls à  hauteur de 16.09 %, et que les 10 118 348 votes valides ont été pour le oui, on veut le quinquennat !, à 73.21 %, soit, in fine, 18.55 % du corps électoral.
Santé ?    :bigtong:
5
Écologie / Re : Dictature des chasseurs
« Dernier message par sarkonique le 30 mai 2018 à 16:15:29 »
Maquereau fait la p. devant les chasseurs

Je ne copie/colle rien, ça me dégoûte trop!
  :caca: :berk2: :caca: :berk2: :caca: :berk2:
6
Écologie / Le patrimoine naturel privatisé
« Dernier message par sarkonique le 26 mai 2018 à 16:46:28 »
Citer
À Vittel, Nestlé privatise la nappe phréatique

26 mai 2018  / Lorène Lavocat (Reporterre)

À Vittel, dans les Vosges, Nestlé Waters et les habitants pompent la même eau. La ressource se réduisant de façon préoccupante, les autorités locales veulent la faire venir des environs pour abreuver la population. La multinationale, elle, pourra continuer de puiser dans le sous-sol.

Une longue file de camions coule à travers les rues de Vittel en direction de l’autoroute A31. Dans leurs immenses bennes, des milliers de bouteilles d’eau attendent de se déverser dans les rayons des supermarchés français et européens… D’Allemagne au Japon, on s’abreuve d’eau vosgienne. Qu’elles s’appellent Hépar®, Contrex®, Vittel®, chaque goutte provient de ces sous-sols vosgiens riches en minéraux. Et chaque centime revient dans le portefeuille de Nestlé Waters, propriétaire des marques.

Des centaines de millions de litres du précieux liquide sont ainsi extraits, chaque année, des profondeurs lorraines. Tant et si bien qu’une de ces nappes souterraines, la plus profonde et la plus importante, est menacée d’épuisement. Mais plutôt que d’exiger de la multinationale qu’elle réduise ses prélèvements, élus et industriels envisagent ni plus ni moins de serrer la ceinture hydrique des habitants. Bientôt, à Vittel, l’eau des robinets ne proviendra peut-être plus du sous-sol, mais sera acheminée par pipeline sur des dizaines de kilomètres. « Le géant international s’est approprié la ressource locale pour commercialiser l’eau en bouteille, dénonçait France nature environnement en mars dernier. L’entreprise s’octroie un réel monopole sur une ressource qui n’est censée appartenir à personne, si ce n’est aux populations locales pour subvenir à leurs besoins vitaux. »  Joint par Reporterre, Christophe Klotz, directeur d’Agrivair, une filiale de Nestlé Waters, refuse d’endosser « le rôle du gros vilain : nous ne sommes pas contre ce territoire, nous sommes interconnectés avec lui. Et ce territoire vit autour et grâce à l’eau ».

« La commune de Vittel s’est construite autour de son eau, elle lui a tout sacrifié,  raconte Bernard Schmidt, Vittellois et membre de l’association Oiseaux nature. Mais ce qui se passe aujourd’hui, c’est la prise en main coloniale d’un territoire et la privatisation du bien commun qu’est l’eau. »

Pour comprendre ce qui se joue dans ce village vosgien d’à peine 5.000 âmes, il faut remonter au XIXe siècle et aux balbutiements du thermalisme. Avocat dans le sud de la France, Louis Bouloumié souffre de calculs rénaux qu’il tente d’apaiser par des cures annuelles à Vittel. En 1851, il achète toutes les sources. « Dès le départ, son objectif principal n’était pas de créer une station thermale mais de vendre de l’eau en bouteille, explique M. Schmidt, qui s’est passionné pour l’histoire de sa commune. Le thermalisme a été développé comme une vitrine afin de promouvoir l’eau minérale : la station ne sert qu’à l’image. »

« Il n’y a qu’une seule courbe croissante à Vittel depuis la fin du XIXe siècle : celle de la vente de bouteilles d’eau »

Mais quelle image ! Peu à peu, au fil des générations de Bouloumié et des époques, la bourgade rurale se pare d’hôtels, de casinos, de parcs. Un des deux fils de Louis, docteur, va obtenir l’agrément de l’Académie de médecine pour les sources : labellisation essentielle, car seule une eau reconnue comme bénéfique pour la santé peut être vendue sous l’appellation « eau minérale ». Bernard Schmidt, lui-même médecin, doute de la vertu thérapeutique de l’eau, « même s’il est évident que prendre un bon bol d’air à la montagne, boire de l’eau plutôt que de l’alcool et se faire pouponner ne peut faire que du bien », mais il reconnait l’efficacité publicitaire de cet atout santé : « C’est grâce à l’image médicale de l’eau que Vittel va vendre ses bouteilles. »

Les clients se succèdent — aristocratie russe d’abord, puis oligarchie coloniale — et les bâtiments muent au gré des modes architecturales. Aujourd’hui, les allées boisées du parc thermal ont gardé un parfum suranné. Les grandes façades art déco et les fontaines rococo forment un décor de cinéma étrange. Car les rues sont désertes, les bâtiments restent vides, le golf et le casino se remplissent à peine à la belle saison. Le Club Med, qui gère la partie hôtelière depuis les années 1970, a menacé de claquer la porte ; il n’est resté que contre la promesse de la municipalité de financer un coûteux hippodrome.

« Il n’y a qu’une seule courbe croissante à Vittel depuis la fin du XIXe siècle : c’est celle de la vente de bouteilles d’eau », conclut Bernard Schmidt. Dès les années 1970, Nestlé Waters s’associe à la Société des eaux, dirigée par la famille Bouloumié. Alors que le thermalisme périclite, les entreprises misent tout sur l’embouteillage. En 1975, les premiers relevés effectués dans la nappe souterraine révèlent un déficit effarant, de 2,5 millions de mètres cubes par an ! Et une menace : si rien n’est fait, la nappe pourrait tout simplement s’assécher.

Cette nappe, que l’on appelle aquifère des grès du Trias inférieur (GTI), s’étend de l’Allemagne jusqu’aux Cornouailles en passant sous le bassin parisien. Au niveau de Vittel, elle se situe à près de 100 mètres de profondeur, et constitue un réservoir « captif », isolé : l’eau y est emprisonnée entre des couches géologiques relativement imperméables. Côté face, cet isolement permet de préserver sa qualité, car elle est ainsi protégée des pollutions. Côté pile, cette nappe se régénère très, très, très lentement. Et c’est précisément cette ressource peu renouvelable qui intéresse les habitants, pour leur consommation d’eau potable, mais surtout les industriels, qui sont à l’origine de près de la moitié des prélèvements.

Pourtant, il faudra attendre 2010 pour que le problème de l’épuisement soit pris au sérieux. Entre-temps, Nestlé Waters est devenu propriétaire des marques en 1992. La multinationale a augmenté le nombre de bouteilles et diminué le nombre d’employés (passés de 4.500 en 1975 à 900 aujourd’hui). Elle pompe désormais près de 800.000 m3 d’eau par an (soit 800 millions de litres) de la nappe GTI et exporte l’eau à l’étranger sous la marque Vittel Bonne source. Or, le déficit de la nappe est environ d’un million de mètres cubes par an. Ainsi « Nestlé serait responsable de 80 % du déficit », estime Jean-François Fleck, de Vosges nature environnement.

Un petit point de géologie locale s’impose ici. Les sous-sols de Vittel sont gorgés d’eau, répartie dans plusieurs « poches ». Les poches les plus superficielles, très riches en minéraux, sont exploitées par Nestlé Waters et commercialisées sous les marques Hépar, Contrex et Vittel Grande source. En revanche, elles ne peuvent pas servir à l’approvisionnement des habitants, car elles dépassent les seuils fixés de minéralisation.

« Nestlé crée le déficit, mais on fait payer les consommateurs, c’est le monde à l’envers »

C’est donc dans la poche la plus profonde, la fameuse nappe GTI, que puisent les Vittellois pour boire. Mais c’est aussi dans cette poche que Nestlé Waters se sert pour remplir ses bouteilles de Vittel Bonne source. Cette marque est stratégique pour la multinationale : moins minéralisée que les autres eaux, Bonne source se vend très bien à l’étranger. Les millions de litres extraits chaque année sont donc exportés en totalité, vers les autres pays européens principalement. Une autre entreprise, la fromagerie l’Ermitage, se fournit également dans cette nappe. En 2010, 3,2 millions de mètres cubes ont ainsi été prélevés.
Répartition des usages de la ressource en eau de la nappe GTI, en milliers de mètre cube, d’après une estimation du BRGM en 2010.
En posant ses valises au creux des collines vosgiennes, Nestlé Waters ne s’est pas contentée de faire des forages. L’entreprise a maillé le territoire, « noyauté », dirait M. Schmidt. Outre les 900 emplois directs qu’elle génère grâce à l’embouteillage, elle régente le développement économique local. Sa filiale Agrivair finance le rachat de terres agricoles, la mise en place de compostage, et des conseils techniques à destination d’agriculteurs en échange du respect d’un cahier des charges visant le « zéro pesticide », afin de protéger les nappes peu profondes de la pollution chimique.

L’association Terre eau, aujourd’hui en pleine reconfiguration, qui vise à « faciliter le développement économique et social du territoire de la plaine des Vosges tout en continuant de garantir la qualité des eaux souterraines » ainsi que la société AEBV (Accompagnement économique du bassin de Vittel) sont gérées par un certain Bernard Pruvost, qui était jusqu’à récemment cadre dirigeant pour Nestlé International.

C’est ce même Bernard Pruvost qui a présidé une association au rôle pivot : la Vigie de l’eau. Officiellement, cet organisme installé au cœur du parc thermal vise l’éducation à l’environnement et la culture scientifique. Surtout, cette Vigie a été chargée de l’animation de la Commission locale de l’eau (CLE) de 2010 à 2016. La CLE réunit 45 membres — élus, associatifs, industriels, services de l’État — avec l’objectif de remédier au déficit chronique et inquiétant de la nappe souterraine.
Le siège de la Vigie de l’eau.
Et c’est là que le bât blesse. Car pendant cette période, la CLE a esquissé des décisions importantes… en faveur de Nestlé Waters et au détriment des populations locales. Et pendant cette période, de 2013 à fin 2016, la présidente de la CLE n’était autre que Claudie Pruvost, conseillère générale… et épouse de Bernard Pruvost.

« Les embrouilles ont commencé en 2013, quand le comité technique de la CLE a décidé d’exclure les industriels de tout effort de réduction des prélèvements », révèle Jean-François Fleck. C’est ce qu’indique le rapport du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) et de la Vigie de l’eau publié en 2014.
Extrait du rapport du BRGM de 2014.
De comité technique en réunion, les associations ont découvert qu’au lieu d’affiner et de débattre des différentes hypothèses possibles pour réduire le déficit de la nappe souterraine, une seule et unique solution semblait se dessiner. « On a vite compris qu’il n’était pas question de demander aux industriels de se serrer la ceinture,  raconte Jean-François Fleck. Mais comme il fallait trouver un moyen pour moins pomper, ils ont décidé d’aller chercher de l’eau ailleurs pour les habitants. »  C’est ce qu’on appelle pudiquement la « substitution ». « Ils veulent déshabiller Pierre pour que Paul puisse continuer à s’habiller comme avant », observe Bernard Schmidt.

Le 26 avril 2016, la Commission locale de l’eau s’est réunie avec pour objectif le « choix de la stratégie du schéma d’aménagement et de gestion des eaux [Sage] ». Autrement dit, les membres de la CLE étaient invités à valider le « scénario substitution ». « Ils sont venus avec le projet ficelé et ils nous ont demandé de voter, se rappelle Christiane Lecoanet, de l’antenne locale d’UFC Que choisir. J’ai trouvé ça choquant : si votre gamin tape dans le pot de confiture, vous n’allez pas donner une punition à son voisin. Nestlé crée le déficit, mais on fait payer les consommateurs, c’est le monde à l’envers ! »
Un forage d’alimentation en eau potable.
Interloquées, les associations ont répliqué. Fin 2016, aiguillé par Vosges nature environnement, le responsable local d’Anticor a signalé une possible prise illégale d’intérêts au tribunal d’Épinal. Une enquête préliminaire visant les époux Pruvost a été ouverte dans la foulée, et Claudie Pruvost a démissionné de son poste de présidente de la CLE. La Vigie de l’eau s’est retirée également de la Commission. Interrogée par Reporterre, sa vice-présidente n’a pas souhaité nous répondre, précisant cependant que l’association « n’a jamais participé ni à la gouvernance ni à aucune des réunions de bureau de la CLE », et qu’elle n’était donc pas en mesure de prendre « position sur le fond de cette question. Nous sommes des médiateurs et apportons des informations, validées par les scientifiques ». Du côté de Nestlé Waters, Christophe Klotz, le directeur d’Agrivair, réfute l’accusation et souligne que « l’entreprise n’a qu’un représentant et qu’une voix sur 45 membres de la CLE ».

« Il faut voir le territoire comme un écosystème ; si vous touchez à la première plus grande entreprise du coin, vous aurez des conséquences »

En parallèle, les militants environnementaux multiplient les courriers pour réclamer l’examen d’autres solutions, qui prennent en compte la participation des industriels à l’effort collectif de réduction.

Mais le 15 mars dernier, une nouvelle réunion de la CLE n’a fait que confirmer leurs craintes : la stratégie proposée s’appuie sur un transfert d’eau (de 500.000 à un million de m³, selon les cas) en provenance des territoires voisins ; via des dizaines de kilomètres de canalisation, pour un coût de 15 millions d’euros à 30 millions sur 20 ans. Dans une lettre adressée le 29 mars à Nicolas Hulot, les associations ont dénoncé une solution incompatible avec la loi sur l’eau de 2006, qui stipule que « la priorité d’usage doit aller à l’alimentation en eau potable des populations ».

Du côté de Nestlé Waters, on met en avant les efforts volontaires consentis par la multinationale : « Nous avons une autorisation préfectorale pour prélever jusqu’à un million de mètres cubes, précise Christophe Klotz. Depuis dix ans, nous n’avons pas augmenté nos prélèvements, au contraire, nous les avons ramenés de 973.000 m3 en 2008 à 744.000 m3 en 2017. »
 
Jean-François Fleck, Renée Lise, Bernard Schmidt et Christiane Lecoanet contestent la privatisation de fait de l’eau par Nestlé Waters.

Pas question pour autant d’aller plus loin : « Il faut voir le territoire comme un écosystème ; si vous touchez à la première plus grande entreprise du coin, vous aurez des conséquences. Et Nestlé Waters reverse chaque année 7 millions d’euros aux collectivités locales, au nom de la surtaxe sur les eaux minérales. L’équilibre actuel est extrêmement fragile, avec la déprise agricole, la baisse démographique et peu d’emplois. Si on touche à cet équilibre de façon dogmatique avec une solution simpliste, quelles pourraient être les conséquences ? » Pour les associations, ce chantage économique est inadmissible : « Nestlé Waters n’a fait que diminuer le nombre de postes, avec l’automatisation de l’embouteillage, répond Bernard Schmidt. Et la robotisation continue d’avancer, donc il y aura de toute façon de moins en moins d’emplois. »

Selon Christophe Klotz, le scénario avancé — celui du transfert d’eau depuis d’autres territoires voisins — « nécessite d’être débattu, mais mérite d’être examiné » : « Il ne s’agit pas d’aller chercher de l’eau à l’autre bout du département, mais à quelques kilomètres de Vittel,  insiste-t-il. Si on pense le développement économique non pas à l’échelle du village mais à l’échelle de la communauté de communes, il paraît logique de mettre en commun les ressources : les infrastructures, les activités, et donc, pourquoi pas, l’approvisionnement en eau. »

Le député insoumis Bastien Lachaud, joint par Reporterre, refuse ce scénario qui aboutit, selon lui, à un « accaparement par le privé du bien commun qu’est l’eau » puisque « seuls les industriels, et en premier lieu Nestlé Waters, pourront continuer à prélever dans la nappe. »  Le 20 mars dernier à l’Assemblée nationale, il a d’ailleurs posé une question à ce sujet au gouvernement :« [Je voudrais] apprendre ce que le gouvernement compte faire pour faire cesser cet accaparement inacceptable du patrimoine commun par une entreprise privée, pour préserver la ressource en eau, et ainsi pour garantir que les populations locales continuent à avoir accès à l’eau potable sans surcoût. »

Le gouvernement n’a, à ce jour, pas répondu à M. Lachaud. Quant à la CLE, elle devrait se réunir en juin pour adopter définitivement (ou pas) le scénario proposé.

https://reporterre.net/A-Vittel-Nestle-privatise-la-nappe-phreatique
7
Éducation / Re : Les dessous d'une réforme (de plus): le bac manière Blanquer de veau
« Dernier message par raja le 23 mai 2018 à 12:08:18 »
c'est une catastrophe :rougefache: :rougefache:
8
Sans vergogne suis-je, - car MOI  :] toutes mes absences depuis des mois voire + sont de force majeure -, ce n'est que maintenant que je m'en va commenter un pouillou mes impressions de la "Fête à Macron" du 5 mai à Paris, et ça tombe bien puisque les fêtes à macron régionales et locales c'est fin de semaine, j'y serai z'aussi si possible, entre 2 trains ou cars  :rougefache: .

Alors le 5 mai on a cotisé aux cars F.I., départ dès potron minet prévu, mais finalement remis à 8 h et quelques, tranquille., co-voiturés calmes mais résolus comme d'hab. J'ai pas le temps en ce moment de faire des pancartes et ça m'enrage, mais bon.

On avait, ceux qui ont suivi le savent, été détournés d'un départ du Louvre vers l'Opéra - et donc la très large rue du 4 septembre  était notre artère de départ, coup d'envoi prévu je crois à 14 h , mais évidemment retardé de bien plus d'une heure. On n'avait pas eu, nous les venus du chnord, des masses de consignes avant la sortie du car, hormis que, précisément dans cette rue très genre hausmanien du 4 septembre on se mettait dans la marche derrière le char Dracula. On s'est donc accoudés à un mur au moment où la foule compacte sur voirie s'est finalement ébranlée dans un sympatoche remue ménage, en attendant de voir Dracula passer...., et on a pu attendre longtemps, car si le char "Jupiter" ne pouvait être loupé pour ce qu'il était, celui "Dracula" on l'a bien vu (c'était celui où de malheureux "RIENS" tiraient la carriole à la poursuite de l'euro) mais on ne l'a pas identifié comme Dracula, ça fait qu'on est restés collés à not' mur un bon 3/4 d'heure de plus, avant d'aller nous mettre n'importe où pour marcher nous aussi.

Alors collés au mur, le mot est faible, car jusqu'au moment où on s'est mis nous aussi en branle, et sans doute au delà, (ça ne faiblissait pas quand nous on a démarré) les camarades impatientés de la longue attente marchaient tout aussi compacts sur les trottoirs (bien larges aussi) que sur la voirie. Je perso n'avais jamais vu ça de manière aussi massive, et cela m'explique pour partie l'arnaque du "bon comptage" de l'officine Occurrence ( http://occurrence.fr/actus-occurrence/ ) adoptée avec enthousiasme par les médias qui savent de quoi ils causent (Figaro, Monde, BFMTV, etc), au fait, Occurrence se prévaut d'avoir pour clients des institutions nationales, européennes et internationales, ( http://occurrence.fr/expertises/international/ ), ça aide à mieux comprendre.... :diable:  :désolé1:
 
Bref, du cul du chaudron manifestation, nous on a estimé notre nombre à au moins le triple du "comptage" officiel, et on a trouvé en gros la fête à neuneu plus que satisfaisante. Je perso n'ai pas forcément trouvé que le "car à impériale", et à discours successifs de F.I., s'était montré bien indispensable, ni que la dispersion des intermèdes festifs était totalement totalement judicieuse - mais bon, théoriquement c'est en marchant qu'on apprend, ce à quoi seul notre jupiyuppie se montre incapable de parvenir semble-t-il  :grrr: ....
J'essaierai si je peux y aller de vous chroniquer la prochaine fêteeuuuuh au macronounet du 26/05 à Lille, et itou celle de demain en défense des services publics ....., vous me subirez donc de nouveau sous peu, si vous vous êtes réveillés entre temps.....  :snif:  :jesus:
9
Alors comme promis, 2ème post sur le JORF du 20 mai 2018, je sens déjà que le Bois Dormant bruisse d'impatience  :diable: , viens donc là mon Hulot que je m'occupe de ton cas......  :grrr:

Je dois cependant vous avertir, Beaux et Belles du susdit B.D., je n'y connais que pouic en nucléaire, sauf que ça me f... les jetons. Je compte donc sur plus instruit que moi en la matière pour dire si je m'alarme pour rien quant à certaines incohérences selon moi du premier sujet des textes Hulot du jour, au regard  de ce que vous savez mieux que môa.

Ce 1er sujet Hulot, c'est le réacteur expérimental INB (installation nucléaire de base) N° 101, dénommé poétiquement Orphée, lequel se trouve dans l'Essonne à SACLAY et date je crois de 1978.

Voici le texte "avis" de l'Autorité de Sécurité Nucléaire du JORF d'aujourd'hui, sur des travaux "autour" d'Orphée :

AUTORITE DE SURETE NUCLEAIRE

49 Avis n° 2018-AV-0301 de l'Autorité de sûreté nucléaire du 6 février 2018 sur le projet de décret modifiant le périmètre de l'installation nucléaire de base n° 101, dénommée Orphée, exploitée par le CEA sur le site nucléaire de Saclay

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036927729&dateTexte=&categorieLien=id


C'est le 49ème texte de ce JORF, on trouve le texte de Hulot à la 9ème place (ordre normal) :

9 Décret n° 2018-365 du 18 mai 2018 modifiant le périmètre de l'installation nucléaire de base n° 101, dénommée Orphée, exploitée par le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), implantée sur le territoire de la commune de Saclay (département de l'Essonne)
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036927220&dateTexte=&categorieLien=id


Alors d'abord, et je répète sans rien y connaître, ce texte je l'ai ouvert vers 4 h 30 du mat  :gene1: , et il y avait une bizarrerie, la date n'était pas mentionnée en bas du texte, le "Fait le " n'était pas rempli. Par ailleurs, on reportait pour carrément voir les plans des travaux à la version pdf du bas, et celle-ci donnait les plans en annexe, un luxe de plans, je dirais 5-6 maintenant de mémoire, ça m'a semblé un beau mode d'emploi pour trouver son chemin là bas si vous voyez ce que je veux dire  :gehe:  : mais idiote que je suis, je n'ai pas enregistré ce pdf de suite, et quand plus tard j'ai voulu le faire la date avait été remplie, et les plans avaient disparu du pdf ( dans le pdf associé à l'avis ci-dessus il reste 1 plan, lequel ne dit plus grand chose).
Alors, non seulement j'suis nulle en nucléaire, mais j'suis nulle aussi pour vous mettre ici des pdf que j'ai enregistrés sur ma bécane, dois-je avouer  :gene4: .
Et pourquoi j'aimerais vous mettre des pdf en l'occurence ? Ben, c'est parce que le texte Hulot/ASN décide d'une extension du périmètre d'ORPHEE, que j'en déduis donc que ce bouzin va fonctionner plus plus dans les temps à venir - alors même que mon imparable mémoire avait enregistré qu'au contraire on allait démanteler Orphée. Et ça, je l'ai retrouvé, mais majoritairement sous forme de pdf.

Alors ORPHEE, ça produit du neutron me suis-je laissé dire,  - et il faut noter quand même que déjà en 2003 ça s'étripait à l'Assemblée Nationale pour éviter une fermeture annoncée. Mais c'est surtout après Fukushima que, se hâtant lentement, l'ASN saisie de la sécurité des installations et ayant rédigé un Rapport en 2012, celui là de pdf je l'ai :
 
https://www.asn.fr/sites/rapports-exploitants-ecs-2012/CEA/SACLAY/ECS-CEA-SACLAY-Orphee.pdf

, a en 2014 émis un projet (je n'ai que ça, mais je n'imagine pas que ça n'ait pas été publié) de décision sur la mise à niveau du réacteur. Ce projet de décision fait 3 pages, auxquelles s'adjoignent 5 pages de nouvelles exigences principalement axées sur le "noyau dur" le tout consistant évidemment en mesures supplémentaires de sécurité suite à l'accident nippon. Je vous mets le titre du projet, et ses visas réglementaires :

"Décision no 2014-DC-[numéro] de l’Autorité de sûreté nucléaire du [date] fixant au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) des prescriptions applicables relatives au noyau dur et à la gestion des situations d’urgence, à l’installation nucléaire de base n° 101 (dénommée ORPHEE), située sur le site de Saclay (Essonne)

L’Autorité de sûreté nucléaire,
Vu le code de l’environnement et notamment ses articles L. 592-20, L. 593-10 et L. 593-20 ;
Vu le code de la santé publique, notamment le chapitre III du titre III du livre III de sa première partie ;
Vu le décret du 8 mars 1978 autorisant la création par le commissariat à l’énergie atomique d’un réacteur expérimental dénommé ORPHEE sur le site nucléaire de Saclay (Essonne) ;
Vu le décret no 2005-1158 du 13 septembre 2005 modifié relatif aux plans particuliers d'intervention concernant certains ouvrages ou installations fixes et pris en application de l'article 15 de la loi no 2004-811 du 13 août 2004 relative à la modernisation de la sécurité civile ;
Vu le décret no 2007-1557 du 2 novembre 2007 modifié relatif aux installations nucléaires de base et au contrôle, en matière de sûreté nucléaire, du transport de substances radioactives ;
Vu l’arrêté du 7 février 2012 modifié fixant les règles générales relatives aux installations nucléaires de base ;
Vu la directive interministérielle du 7 avril 2005 sur l'action des pouvoirs publics en cas d'événement entraînant une situation d'urgence radiologique ;
Vu la décision no 2011-DC-0224 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 5 mai 2011 prescrivant au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) de procéder à une évaluation complémentaire de la sûreté de ses installations nucléaires de base au regard de l’accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ;
Vu la décision no 2012-DC-0297 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 26 juin 2012 fixant au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) des prescriptions complémentaires applicables à l’installation nucléaire de base no 40
(OSIRIS) au vu des conclusions de l’évaluation complémentaire de sûreté (ECS), et notamment la prescription [CEA-INB40-ECS 06] prescrivant la remise d’un rapport ECS relatif à la gestion de crise du centre CEA de Saclay au 30 juin2013 ;
2/8
Vu la décision no 2013-DC-0375 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 15 octobre 2013 relative au deuxième réexamen de sûreté de l’INB no 101, dénommée réacteur ORPHEE, située sur le site du CEA de Saclay (Essonne) ;
Vu le rapport d’évaluation complémentaire de sûreté CEA/DEN/DANS/12-44 transmis par lettre CEA AG/2012/291 du 12 septembre 2012, et notamment la liste des équipements constituant le noyau dur proposée pour ORPHEE ;
Vu la lettre du CEA AG/2013-214 du 10 juin 2013 relative aux objectifs prioritaires de réalisation établis par le CEA dans le cadre de l’examen des rapports ECS du lot 2 ;
Vu l’avis des groupes permanents d’experts de l’ASN pour les réacteurs et pour les laboratoires et usines, transmis par courrier CODEP-MEA-2013-021575 du 15 avril 2013, sur l’ensemble des propositions de noyaux durs et d’exigences associées pour les installations nucléaires de base (INB) prioritaires ;
Vu l’avis des groupes permanents d’experts de l’ASN pour les réacteurs et pour les laboratoires et usines, transmis par courrier CODEP-MEA-2013-038898 du 18 juillet 2013, relatif aux évaluations complémentaires de sûreté (ECS) des installations du lot 2 d’EDF, du CEA, de CIS bio international et d’ITER Organization ;
Vu le rapport d’évaluation complémentaire de sûreté des moyens généraux du Centre de Saclay référencé DSM/SAC/CQSE-2013-0226 du 25 juin 2013 ;
Vu les observations du CEA sur le projet de décision transmises par courrier CEA MR/DPSN/DIR/2014-354 du 30 juillet 2014 ;
Vu les résultats de la consultation du public réalisée du XX au XX 2014"...............

Et je rajoute les titre et sommaire de l'annexe :

......."Annexe à la Décision no 2014- DC-[numéro] de l’Autorité de sûreté nucléaire du [date] fixant au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) des prescriptions complémentaires relatives au noyau dur et à la gestion des situations d’urgence, applicables à l’installation nucléaire de base no 101 (dénommée ORPHEE), située sur le site de Saclay (Essonne)

SOMMAIRE
Définitions
Titre 1er. Définition du noyau dur
Titre 2. Agressions externes retenues pour le noyau dur
Titre 3. Dimensionnement des structures et des équipements du noyau dur
Titre 4. Compléments d’études
Titre 5. Gestion des situations d’urgence en situation noyau dur"......

Bon, ça c'est fait.  Et admettons que la décision ait été publiée, et que les responsables d'ORPHEE s'y soient bien conformés. Sauf que je n'avais pas tort en me souvenant - la date n'est pas lointaine - que l'on prévoyait de démanteler Orphée : et en effet, le CEA commissariat à l'énergie atomique a établi un document de 66 pages en décembre 2017  intitulé "PLAN DE DEMANTELEMENT DE L'IBN N° 101 - REACTEUR ORPHEE, celui là est un plan ferme et non un projet, il est bourré de plans et commence par une magnifique photo de l'installation vue d'oiseau. Il n'est pas reproductible sans autorisation du CEA bien que je l'aie trouvé juste en demandant à m'sieur Google, vous n'aurez donc que ma parole. Il prévoit "que l'IBN 101 soit mise à l'arrêt définitif au 31/12/2019". Bon, mais entre la mise à l'arrêt et l'achèvement d'un démantèlement (on n'en a d'ailleurs encore fini aucun), n'y a-t-il pas quelques décennies qui passent, surtout si l'on propose, comme le fait le CEA, de réutiliser le site à fins industrielles ultérieurement ?  Donc, et c'est peut-être mon ignorance crasse en la matière qui me fait voir là un loup inexistant, mais je me perds en conjectures quant au texte que sort Hulot en cette période pentecôtiste. Et le fait qu'un labo du site de Saclay, bossant par ailleurs dans la nanoparticule si je l'en crois, se revendique d'Orphée, le Laboratoire Léon BRILLOUIN :

http://iramis.cea.fr/llb/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_technique.php?id_ast=2757

, me met le cerveau en effervescence...A tort ? Ben, rassurez moi, mes fieux ! Bref, dans ma p'tite tête de piaf ignorant, la publication d'aujourd'hui m'enduit de perplexité, et mon interprétation sans doute simpliste me fait penser que l'on va raccourcir jusqu'à l'extrême sous critères de rentabilité le délai de réutilisation du site, en sabotant les étapes récupération et sécurisation des archives, et surtout celles des déchets.
---------------------
Mais cette Huloterie du jour n'est pas la seule, et se croise avec d'autres textes du monsieur dans le même JORF. Alors là aussi, c'est peut-être mon ignorance qui est en cause, mais les documents que j'ai trouvés en accès facile sur le net m'ont un peu tétanisée par leur luxe d'illustrations et notamment de plans très détaillés - et, en ces périodes du "pensez aux terroristes et pas aux ordonnances" ça m'a fait drôle quand même ! Or le p'tit Hulot nous publie 2 textes concernant les drones civils "de loisir", la "formation" nécessaire aux "télépilotes", selon le poids de l'engin, mentionné moins de 800 gr pour un texte, mais moins de 150 kg pour l'autre.....  :| , outre le fait que les certifications de formation (future si j'ai bien compris  :] ) ont l'air light de chez sans sucre.

Les voici :

MINISTERE DE LA TRANSITION ECOLOGIQUE ET SOLIDAIRE

TRANSPORTS

32 Décret n° 2018-374 du 18 mai 2018 relatif aux seuils de masse prévus par la loi n° 2016-1428 du 24 octobre 2016 relative au renforcement de la sécurité de l'usage des drones civils
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036927602&dateTexte=&categorieLien=id

33 Décret n° 2018-375 du 18 mai 2018 relatif à la formation exigée des télépilotes d'aéronefs civils circulant sans personne à bord utilisés à des fins de loisir
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036927631&dateTexte=&categorieLien=id

Dont extrait :

Article 1 En savoir plus sur cet article...

Le chapitre VI du titre III du livre Ier du code de l'aviation civile (partie réglementaire - Décrets simples) est complété par une section 2 ainsi rédigée :

« Section 2
« Règles relatives à la formation exigée des télépilotes qui utilisent des aéronefs civils circulant sans personne à bord à des fins de loisir

« Art. D. 136-7.
- I. - Pour l'utilisation des aéronefs circulant sans personne à bord à des fins de loisir dont la masse en ordre d'exploitation n'excède pas 150 kg, à l'exception de ceux dont la masse au décollage est inférieure au seuil fixé à l'article D.

111-1, la formation mentionnée à l'article L. 6214-2 du code des transports vise à l'acquisition par le télépilote des connaissances et compétences requises pour préparer et assurer le vol d'un aéronef circulant sans personne à bord aux fins d'assurer la sécurité des tiers au sol et des autres usagers de l'espace aérien dans le respect de la réglementation fixant les conditions d'emploi de ces aéronefs, des règles de protection des données et du respect de la vie privée.

« II. - La formation est composée d'enseignements théoriques dispensés dans le cadre d'un cours en ligne mis à disposition par le ministre chargé de l'aviation civile" ..................


Dormez-bien, les z'amis !   :(  :(  :(

10
Même si cet outil là des JORF (Journal Officiel de la République Française) ....subreptices.... est une des sympathiques clés à molette gouvernementales relevant de la Théorie des Turpitudes, je fais quand même un new thread (hinhinhin). Paceke  :diable: .

Alors que nous raconte-t-il de beau, le Jorf de ce dimanche de Pentecôte, précédant celui peut-être du même tonneau du lundi de Pentecôte itou ? Je m'en vais vous narrer ça, (des fois que ça en réveille un ou deux  :mrgreen: ), un peu dans le désordre car il faut que j'associe plusieurs textes éloignés les uns des autres dans ledit JORF.

Dans la pêche miraculeuse, qu'y a-t-il qui fâcherait plus vite sans jour férié ? Bon ben d'abord, y'a les oeuvres de m'sieur Blanquer et de s'collègue sous ordres de l'enseignement sup, en ce qui concerne l'entrée en fac... Je vous mets le lien et quelques extraits en guise d'amuse gueule :

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L'INNOVATION

24 Décret n° 2018-369 du 18 mai 2018 relatif à la procédure nationale de préinscription pour l'accès aux formations initiales du premier cycle de l'enseignement supérieur et modifiant le code de l'éducation
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036927366&dateTexte=&categorieLien=id

Extrait :
" Article 19

Après l'article D. 612-1-22 tel qu'il résulte du 4° de l'article 2, il est inséré une sous-section 2 ainsi rédigée :

« Sous-section 2
« Mise en œuvre de la procédure prévue au VIII de l'article L. 612-3

« Art. D. 612-1-23. - I. - Sont informés, via la plateforme Parcoursup, qu'ils peuvent demander la mise en œuvre de la procédure prévue au VIII de l'article L. 612-3 :

« - les candidats qui, à une date mentionnée dans le calendrier prévu à l'article D. 612-1-2, n'ont reçu que des réponses négatives à leurs demandes d'inscription formulées dans le cadre de la phase principale de la procédure nationale de préinscription ;
« - les candidats qui, à une date mentionnée dans le calendrier prévu à l'article D. 612-1-2, n'ont reçu aucune proposition d'admission à leurs demandes d'inscription formulées dans le cadre de la phase principale ou de la phase complémentaire de la procédure nationale de préinscription ;
« - candidats qui, n'ayant pas participé à la phase principale de la procédure nationale de préinscription, se sont inscrits sur la plateforme Parcoursup au plus tard à la date fixée par le calendrier mentionné à l'article D. 612-1-2, dès qu'ils reçoivent au moins une réponse négative.

« II. - Ne peut prétendre au bénéfice de l'accompagnement prévu au VIII de l'article L. 612-3 le candidat qui a renoncé à ses vœux d'inscription formulés sur la plateforme Parcoursup, y compris lorsque cette renonciation répond aux obligations prévues au troisième alinéa de l'article D. 612-1-9.

« Art. D. 612-1-24. - Lorsque le recteur d'académie fait au candidat qui le saisit, conformément aux dispositions de l'article D. 612-1-23, une proposition d'inscription dans une formation, il tient compte de son projet de formation, des acquis de sa formation, de ses compétences et de ses préférences ainsi que des caractéristiques des formations restant disponibles compte tenu des capacités d'accueil prévues au III de l'article L. 612-3.
« A compter de la date à laquelle cette proposition lui est faite, le candidat dispose d'un délai précisé dans le calendrier prévu à l'article D. 612-1-2 pour faire part de son accord. A défaut de réponse dans ce délai, le candidat est réputé avoir refusé cette proposition d'inscription.
« Si le candidat accepte la proposition qui lui est faite par le recteur d'académie, ce dernier procède à son inscription dans la formation retenue lorsque cette dernière est dispensée par un établissement relevant des ministres chargés de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur.
« Le candidat qui a saisi le recteur d'académie sur le fondement du VIII de l'article L. 612-3 est réputé avoir renoncé au bénéfice de ce dispositif d'accompagnement lorsqu'il reçoit une proposition d'admission qui lui est faite via la plateforme Parcoursup. »

25 Décret n° 2018-370 du 18 mai 2018 relatif aux conditions du réexamen des candidatures prévu par le IX de l'article L. 612-3 du code de l'éducation et modifiant le code de l'éducation
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036927462&dateTexte=&categorieLien=id

30 Arrêté du 18 mai 2018 modifiant l'arrêté du 9 mars 2018 relatif au calendrier de la phase principale de la procédure nationale de préinscription pour l'accès dans les formations initiales du premier cycle de l'enseignement supérieur
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036927549&dateTexte=&categorieLien=id

Extrait :
"Article 4 En savoir plus sur cet article...

Après l'article 7, sont ajoutés cinq articles ainsi rédigés :

« Art. 7-1. - La phase complémentaire est ouverte sur la plateforme Parcoursup du 26 juin 2018 jusqu'au 21 septembre 2018 inclus. Elle comprend :
« 1° La phase de dépôt des vœux sur les places vacantes au sens de l'article D. 612-1-1 du code de l'éducation, ouverte jusqu'au 20 septembre 2018, à minuit (heure de Paris) ;
« 2° La phase de réponse des établissements proposant des formations inscrites sur la plateforme et de choix des candidats, ouverte du 26 juin au 21 septembre 2018 ;
« Les candidats n'ayant pas participé à la phase principale de la procédure nationale de préinscription qui souhaitent formuler des vœux dans le cadre de la phase complémentaire s'inscrivent sur la plateforme Parcoursup au plus tard le 21 juillet 2018 inclus.

« Art. 7-2. - Le délai maximum laissé aux établissements, en application de l'article D. 612-1-20, pour répondre à une candidature formulée en phase complémentaire expire à la fin du huitième jour qui suit l'enregistrement du vœu.

« Art. 7-3. - I. - Durant la phase complémentaire, les propositions d'admission faites par les établissements sont portées à la connaissance des candidats sur la plateforme Parcoursup. Les candidats indiquent s'ils acceptent ou refusent les propositions faites par les établissements au plus tard :

« - le 1er juillet 2018, à minuit (heure de Paris), pour une proposition reçue entre le 26 juin et le 28 juin 2018 ;
« - à la fin du deuxième jour qui suit celui au cours duquel une proposition leur est faite lorsque cette dernière intervient entre le 29 juin et le 1er septembre 2018 inclus ;
« - le 3 septembre 2018, à minuit (heure de Paris) pour une proposition reçue le 2 septembre 2018 ;
« - à la fin de la journée au cours de laquelle une proposition leur est faite lorsque cette dernière intervient entre le 3 septembre et le 20 septembre 2018 inclus.

« II. - Les délais mentionnés au I sont applicables au candidat auquel le recteur fait une proposition d'inscription sur le fondement du deuxième alinéa de l'article D. 612-1-24.

« Art. 7-4. - La date mentionnée au deuxième alinéa de l'article D. 612-1-23 est le 22 mai 2018.
« La date mentionnée au troisième alinéa de l'article D. 612-1-23 est le 7 juillet 2018 pour les candidats qui ne sont pas dans l'attente des résultats du deuxième groupe du baccalauréat. La date est fixée au lendemain des résultats du deuxième groupe du baccalauréat pour les candidats qui sont dans l'attente de ces résultats.

« Art. 7-5. - Le délai supplémentaire au terme duquel le candidat qui n'a pas répondu dans le délai imparti à une proposition d'admission qui lui a été faite au titre de la phase complémentaire peut, en application de la deuxième phrase du deuxième alinéa du III de l'article D. 612-1-14 du code de l'éducation, confirmer le maintien de ses autres vœux ou des placements sur liste d'attente dont il bénéficie sur la plateforme Parcoursup est de cinq jours.
« Ce délai commence à courir le jour suivant l'expiration de l'un des délais mentionnés à l'article 7-3
. »


Fidèle lecteur du Rapport Attali 2007-2008  partie éducation objectif 3, Blanquer organise la "césure", et c'est magnifique pour désengorger les amphis, on peut la faire direct à l'entrée en fac, ladite césure :


27 Décret n° 2018-372 du 18 mai 2018 relatif à la suspension temporaire des études dans les établissements publics dispensant des formations initiales d'enseignement supérieur
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036927499&dateTexte=&categorieLien=id

Extrait :
"Article 1

Le chapitre Ier du titre Ier du livre VI du code de l'éducation est complété par une section IV ainsi rédigée :

« Section IV
« Période de césure

« Art. D. 611-13. - La période pendant laquelle un étudiant, inscrit dans une formation initiale d'enseignement supérieur, suspend temporairement ses études dans le but d'acquérir une expérience personnelle ou professionnelle, soit en autonomie, soit encadré dans un organisme d'accueil en France ou à l'étranger, est dénommée « période de césure ».

« Art. D. 611-14. - La période de césure intervient à l'initiative de l'étudiant et ne peut être rendue obligatoire dans le cursus dans lequel l'étudiant est engagé.
« La période de césure ne peut se substituer aux modalités d'acquisition des compétences prévues dans le cadre de la formation, telles que le projet de fin d'études, les stages en milieu professionnel ou l'enseignement en langue étrangère.

« Art. D. 611-15. - Le début d'une période de césure coïncide nécessairement avec celui d'un semestre universitaire. Sa durée ne peut être inférieure à celle d'un semestre universitaire, ni supérieure à deux semestres consécutifs.
« Chaque cycle d'études ouvre droit à une seule période de césure. Elle peut débuter dès l'inscription dans la formation et s'achève au plus tard avant le dernier semestre de la fin de cette formation quelle que soit la durée du cycle d'études.
Le télé-service défini par l'article D. 612-1 qui gère la procédure nationale de préinscription dans une formation initiale du premier cycle mentionnée à l'article L. 612-3 permet au candidat qui souhaite débuter une césure dès l'entrée dans l'enseignement supérieur de transmettre sa demande une fois qu'il a accepté la proposition d'inscription faite par l'établissement.

« Art. D. 611-16. - La césure peut prendre notamment l'une des formes suivantes :
« Une formation dans un domaine différent de celui de la formation dans laquelle l'étudiant est inscrit ;
« 2° Une expérience en milieu professionnel en France ou à l'étranger ;
« 3° Un engagement de service civique en France ou à l'étranger, qui peut notamment prendre la forme d'un volontariat de solidarité internationale, d'un volontariat international en administration ou en entreprise ou d'un service volontaire européen ;
« 4° Un projet de création d'activité en qualité d'étudiant-entrepreneur[/size].


.............Petits vernis, va ! (enfin, ceux dont l'ordi marche...., et qui parviennent à se connecter à temps..... :mdr3: :mdr3: ).

Bon, c'est tout pour Blanquer....

Je vous mets du moins lourd, mais quand même :

Mâme Buzyn nous rappelle dans ses prévisions budgétaires que nous sommes si nuls dans le domaine de la prise en charge du handicap qu'il faut prévoir un sous budget spécial pour cette prise en charge en Belgique, .... ô, notamment parents d'enfants handicapés vous habitez Toulouse ou Marseille, ben, soyez agiles  :rougefache:, filez dans le Nord.... (en fin de texte, la Belgique) :

MINISTERE DES SOLIDARITES ET DE LA SANTE

17 Arrêté du 18 mai 2018 fixant pour l'année 2018 la contribution des régimes d'assurance maladie, l'objectif de dépenses et le montant total annuel des dépenses pour les établissements et services relevant de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie mentionnée à l'article L. 314-3 du code de l'action sociale et des familles et fixant le montant mentionné à l'article L. 314-3-4 du même code
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036927289&dateTexte=&categorieLien=id
-----------------
Le "Grand Paris" qui continue de charrier des crédits colossaux et pas très transparents se sépare d' "EXPOFRANCE 2025", qui a continué à vivre sa vie pendant 7 ans  - on verra peut-être un jour la facture.... - alors que déjà sous sarko à décision prise dudit "Grand Paris" on pouvait déjà liquider ça :

MINISTERE DE L'EUROPE ET DES AFFAIRES ETRANGERES

11 Arrêté du 16 mai 2018 portant dissolution du groupement d'intérêt public « EXPOFRANCE 2025 »
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036927229&dateTexte=&categorieLien=id
--------------------

Et le projet "CAP 2020" du port autonome de Dunkerque  (j'rappelle que Dunkerque est.... binationale...... en vertu d'un arrêté préfectoral, du début des années 2010 me semble  :]  ) étend le site jusqu'à plus faim et plus soif, le déjà énorme camionnage va être très considérablement augmenté, et  le "débat public" que relate la décision ci-dessous n'est en rien  (j'ai suivi !  :D ) aussi serein qu'écrit :

34 Décision du 16 mars 2018 du grand port maritime de Dunkerque sur la poursuite du projet de nouveau bassin pour le conteneur « CAP 2020 »
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036927645&dateTexte=&categorieLien=id

----------------------------
Voila voila, j'arrête là avec ces dernières broutilles le premier post - le second qui suivra derechef se consacre uniquement au sieur Hulot  :rougefache: , comme vous le savez, j'aime pô trop le Hulot, je veux donc lui donner la vedette à lui tout seul.





Pages: [1] 2 3 ... 10