SARKOSTIQUE

Le grenier => Les archives du forum sur Sarkozy => Droit de suite : Sarkozy et sarkozysme dans l'ère post-sarko => Discussion démarrée par: vio le 30 mars 2010 à 17:09:43

Titre: Affaire Karachi
Posté par: vio le 30 mars 2010 à 17:09:43
Citation de: Bobleflingueur
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PAKISTAN - Les juges antiterroristes ont pourtant abandonné la piste d'Al-Qaida dans l'enquête sur l'attentat qui avait fait 14 morts, dont 11 Français, en 2002. Ils enquêtent du côté de la campagne d'Edouard Balladur ...
Longtemps, l'attentat qui a tué 14 personnes dont 11 Français, en 2002 à Karachi (Pakistan), a été attribué à Al-Qaïda. Une autre piste se dessine aujourd'hui, qui toucherait de hauts responsables politiques français. Selon l'avocat de plusieurs familles de victimes françaises, derrière l'attentat se cache une histoire de commissions. Des sommes d'argent versées dans le cadre d'un marché d'armement conclu entre la France et la Pakistan, et destinées à financer la campagne électorale d'Edouard Balladur, candidat à l'élection présidentielle de 1995.
«La piste Al-Qaïda était un leurre», explique Olivier Morice, l’avocat de sept familles de victimes françaises, joint par 20Minutes.fr. Ce jeudi, en compagnie des familles, il a rencontré les juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier à Cherbourg. «La piste cruellement la plus crédible, c’est que l’attentat a eu lieu car la France n’avait pas versé les commissions sur lesquelles elle s’était engagée, dans le cadre de la vente de sous-marins» poursuit Olivier Morice. «C'est un choc pour les parties civiles, qui sont scandalisées qu'on leur ait caché cela aussi longtemps. Mais pendant des années, on a voulu éviter un scandale d'Etat, puisque la France n'avait pas tenu sa parole».


Objectif: stopper les rétrocommissions

Selon l'avocat, ces commissions n'ont plus été versées à partir de 1996, après «l'arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République». Objectif: «assécher les comptes d'Edouard Balladur, dont les rétrocommissions n'étaient plus versées», affirme l'avocat.

En 1995, Edouard Balladur, alors Premier ministre, avait décidé de se présenter contre Jacques Chirac à l'élection présidentielle, en dépit d'un accord tacite conclu entre les deux hommes en 1993. Mais c'est Chirac qui a été élu président de la République... et qui n'a pas apprécié la candidature de son ancien «ami de 30 ans».

Représailles des autorités pakistanaises

Dans ce scénario, l'attentat aurait été donc commis en représailles au non-versement des commissions à partir de 1996, alors que l'actuel chef de l'Etat pakistanais, Asif Ali Zardari, était ministre dans le gouvernement de son épouse Benazir Bhutto, a ajouté Magali Drouet, fille de l’une des victimes.

«Le fait que l'attentat ait eu lieu 6 ans après l'arrêt du versement des commissions est cohérent, car pendant tout ce temps, il y a eu des manoeuvres pour trouver des solutions», estime l'avocat.
«Si quelqu'un a un témoignage, une preuve à apporter, qu'il saisisse la justice, c'est tout»

Interrogé jeudi par France 3, Edouard Balladur a déclaré avoir «entendu parler de cette histoire depuis des années». Mais il a souligné que tout, selon ce qu'il savait, s'était déroulé de manière «parfaitement régulière». «Si quelqu'un a un témoignage, une preuve à apporter, qu'il saisisse la justice, c'est tout», a-t-il poursuivi.
Une déclaration qui étonne l’avocat des familles: «Si en 1994, on pouvait en effet verser des commissions dans le cadre de contrats d’armement, en revanche, les rétrocommissions étaient déjà illégales».

Interrogé sur le sujet à Bruxelles, Nicolas Sarkozy s’est insurgé: «C'est ridicule, c'est grotesque, respectons la douleur des victimes, qui peut croire une fable pareille?». «Dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d'Etat n'existe plus, quatorze ans après, est-ce que vous êtes au courant de rétrocommissions qui n'auraient pas été versées à des Pakistanais dans le cadre de la campagne de Balladur?»

L'attentat avait, le 8 mai 2002, fait 14 morts, dont 11 ingénieurs français travaillant pour les anciens arsenaux d'Etat DCN (devenus depuis DCNS) ou des sous-traitants, et 12 blessés.

O.R. (avec agences)

source: 20 minutes , article ici ([url]http://www.20minutes.fr/article/333723/France-Lien-attentat-Karachi-financement-Balladur-pour-Sarkozy-c-est-une-fable.php[/url])
Eh ben cela promet... Villepin qui tacle sarko et qui défend Chirac...
sarko qui explique que c'est une fable...

On nous mène en bateau et on nage encore en eaux troubles... Très troubles
Titre: Re: Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: vio le 30 mars 2010 à 17:10:47
Citation de: "TYGER"
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{Revue de presse] - [37] - [23 janvier 2010] ([url]http://http[/url]://karachigate.blogspot.com/2010/01/revue-de-presse-37-22-janvier-2010.html) KARACHI : UN AVOCAT ACCUSE L'ÉTAT D'AVOIR CACHE DES DOCUMENTS CLASSIFIES
Les Echos, AFP ([url]http://http[/url]://www.lesechos.fr/depeches/france/afp_00223939-karachi--un-avocat-accuse-l-etat-d-avoir-cache-des-documents-classifies.htm)

"Me Olivier Morice, avocat de parties civiles dans l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002, a accusé vendredi le ministère de la Défense d'avoir "caché" l'existence de documents secret-défense alors que les autorités françaises assuraient que tout avait été transmis à la justice.
Cette mise en cause, dans un courrier transmis au juge d'instruction et consulté par l'AFP, intervient alors que la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) a été saisie à nouveau mercredi par le ministère de la Défense qui lui a communiqué, de sa propre initiative, de nouveaux documents classifiés relatifs à cette affaire...."
lien direct : [url]http://www.lesechos.fr/depeches/france/afp_00223939-karachi--un-avocat-accuse-l-etat-d-avoir-cache-des-documents-classifies.htm[/url] ([url]http://http[/url]://www.lesechos.fr/depeches/france/afp_00223939-karachi--un-avocat-accuse-l-etat-d-avoir-cache-des-documents-classifies.htm)


ATTENTAT DE KARACHI : MAITRE MORICE FUSTIGE LES MENSONGES DE L'ÉTAT
France soir ([url]http://http[/url]://www.francesoir.fr/faits-divers/2010/01/23/karachi-attentat.html), Samy Mouhoubi
"L’avocat des parties civiles pousse son avantage. Me Olivier Morice a accusé hier le ministère de la Défense d’avoir « caché » l’existence de documents secret-défense alors que les autorités françaises ont toujours assuré qu’ils avaient été dûment transmis à la justice. Protestant contre un « dysfonctionnement scandaleux de la procédure de déclassification », les parties civiles se réservent selon le conseil « le droit de déposer plainte pour délit d’entrave à la justice. »
C’est par le biais d’un courrier transmis à Marc Trévidic, le juge d’instruction antiterroriste chargé du dossier, que le conseil des familles des défunts met en cause l’Etat français. Cette initiative intervient alors que la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) vient d’être de nouveau saisie mercredi par le ministère de la Défense, lequel lui a communiqué, de sa propre initiative, de nouveaux documents classifiés relatifs à cette délicate affaire à l’origine de laquelle onze salariés de la Direction des constructions navales (DCN) trouvèrent la mort après l’explosion d’une bombe, le 8 mai 2002, dans l’ex-capitale pakistanaise ([url]http://http[/url]://www.francesoir.fr/faits-divers/2009/12/18/karachi-edouard-balladur.html).`
[...]
Parallèlement, l’instruction de Marc Trévidic s’accélère (lire ci-dessous). Le juge a adressé, le 12 janvier, plusieurs commissions rogatoires internationales à la Suisse et au Royaume-Uni en vue d’obtenir des éléments portant sur des faits de corruption imputés avant son élection à Asif Ali Zardari, le président pakistanais, sur lesquels la Suisse et le Royaume-Uni avaient enquêté. Le magistrat soupçonne un possible lien entre l’arrêt net des commissions prévues par le contrat d’armement signé entre la France et le Pakistan avec l’attentat tuant, le 8 mai 2002, onze salariés de la DCN.
[...]

Le juge Trévidic a désormais achevé de réorienter son enquête sur l’hypothèse d’un contentieux franco-pakistanais en marge du contrat de vente de trois sous-marins Agosta dont les salariés de la DCN travaillaient à la construction.
Un rapport baptisé Nautilus, rédigé le 7 novembre 2002 par Claude Thévenet, ex-agent de la DST, à la demande de la société, l’ont amené sur la piste d’un arrêt d’une partie des commissions versées sur ce contrat comme mobile éventuel de l’attentat. Leur versement, soupçonné d’avoir donné lieu à des rétro-commissions vers la France, avait définitivement été suspendu en 1996 sur ordre de Jacques Chirac pour assécher les réseaux d’Edouard Balladur, son « ami de trente ans », dont l’Association pour la réforme ([url]http://http[/url]://www.francesoir.fr/faits-divers/2009/12/17/attentat-karachi.html), club politique contre lequel les familles des victimes ont porté plainte.
Ces derniers mois, des responsables de la DCN, interrogés par le juge, ont accrédité le contenu du fameux rapport Nautilus. Le magistrat antiterroriste s’échine désormais à vérifier ce postulat en reconstituant le circuit des commissions occultes évaluées à environ 80 millions d’euros, soit 10,25 % du montant prélevé sur le contrat Agosta. Il relate en outre que les commissions versées aux décideurs locaux « s’effectuaient selon un ordre établi par Asif Ali Zardari », l’actuel président pakistanais, plus connu sous le sobriquet de « M. 10 % ». Dès 1997, la justice pakistanaise avait sollicité les chancelleries suisse et britanniques au sujet de faits de drogue et de corruption. Mais aussi sur les avoirs du veuf de Benhazir Bhutto, traquant notamment les contrats d’armement – dont Agosta – susceptibles d’avoir généré de profitables pots-de-vin. Enquêtes dont le contenu allèche désormais le juge Trévidic."
lien direct : [url]http://www.francesoir.fr/faits-divers/2010/01/23/karachi-attentat.html[/url] ([url]http://http[/url]://www.francesoir.fr/faits-divers/2010/01/23/karachi-attentat.html)


 


 
Citation de: "TYGER"
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« Nicolas Sarkozy est au cœur de la corruption dans l’affaire de l’attentat de Karachi » ([url]http://http[/url]://www.mecanopolis.org/?p=13908)

Article placé le 18 fév 2010, par Frédéric Courvoisier Le Président de la république est accusé sans ménagement dans cette affaire dite de « l’attentat de Karachi », où onze ingénieurs et techniciens français de la Direction des constructions navales (DCN) avaient trouvé la mort en 2002.

L’explosion du bus de la DCN avait d’abord été attribuée à Al-Qaeda par le gouvernement pakistanais. Une autre thèse est aujourd’hui privilégiée par le juge d’instruction parisien Marc Trévidic. Celle d’une vengeance de militaire pakistanaise, auxquels des commissions – promise lors de la signature, en 1994, d’un contrat de vente de trois sous-marins français Agosta, n’auraient pas été entièrement versées. Les militaires pakistanais auraient donc organisé une opération false flag, de sorte à faire croire à une attentat terroriste aux populations, tout en envoyant un message clair au gouvernement français, qui ne pouvait ignorer la supercherie mais avait intérêt à laisser camoufler la vérité.

Pour l’heure, le juge d’instruction et ses enquêteurs se concentrent sur ces commissions : 80 millions (soit 10% du marché), ont pu donner lieu au versement des rétrocommissions. Ces fonds, estiment-ils, auraient été destiné à financer la campagne d’Édouard Balladur, candidat à la présidentielle en 1995
Nouvelles révélations
Olivier Maurice, avocat des familles, ne mâche pas ses mots à l’encontre de Sarkozy : « Je confirme de plus belle les propos tenus en décembre, à savoir que Nicolas Sarkozy est au cœur de la corruption » La première fois, l’Élysée avait menacé d’une plainte en diffamation. Pas la moindre réaction depuis.
A l’origine de ces éclats, une autre instruction judiciaire, menée depuis juin 2008, par deux juges du pôle financier de Paris, François Desset et Jean-Christophe Hullin, sur le rôle des intermédiaires utilisés par ce contrat Agosta. La Direction nationale des investigations financières (DNIF), à qui ces magistrats ont confié l’enquête, a rédigé une note confidentielle. Les flics y expliquent comment ont été mobilisées des sociétés écrans, Eurolux et Heine, sur lesquelles a transité l’argent des commissions. La Dnif écrit « Une chronologie fait apparaître que la création de la société Heine, au second semestre 1994, s’est faite après accord du ministre Nicolas Sarkozy, et fait un lien entre ces faits et le financement de la campagne électorale de M. Balladur pour l’élection présidentielles de 1995 ».
Justice suisse
Mais c’est surtout le rapport « Nautilus », rédigé en septembre 2002, par un enquêteur ex-agent de la DST, Claude Thévenet, qui risque de placer le président français dans une situation délicate. Exhumée en 2008, à l’occasion d’une perquisition (sans rapport avec l’affaire) de la Direction des constructions navales, la note « Nautilus » cite les noms de deux intermédiaires utilisés par la France. A commencer par le Libanais Abdul Rahman El-Assir, homme d’affaire proche du pouvoir pakistanais et notamment d’Asif Ali Zardari, aujourd’hui président de la république islamique du Pakistan. Au moment de la négociation du contrat, Zardari était l’époux de la présidente pakistanaise Benazir Bhutto. L’auteur du rapport « Nautilus » cite, sans l’annexer, une « note de la DGSE qui porte sur les relations financières entre El-Assir et Edourad Balladur. Il ne nous a pas été possible de prendre connaissance du contenu complet du document »
Une partie des fonds détournés aurait transité par des comptes bancaires suisses, et le parquet de Genève a ouvert une enquête. Selon une source proche de l’instruction  « Il y a, dans notre dossier, beaucoup de réponses aux questions que se posent les Français. »

Frédéric Courvoisier, pour Mecanopolis

Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 04 avril 2010 à 21:16:49
ce que cache la burqa ?

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KARACHI : BALLADUR ENTENDU COMME TEMOIN ?
Asi
"Le rapporteur socialiste de la mission d'information, Bernard Cazeneuve, souhaite entendre Edouard Balladur. Le président UMP, Yves Fromion, y est opposé car "aucun élément concret ne permet d'y impliquer Balladur".

Le Point rappelle qu'en toile de fond, il y a la question "des commissions sur la vente de sous-marins au Pakistan, en 1994, dont Jacques Chirac bloqua le versement en 1995, persuadé qu'elles serviraient au financement de son rival. Sans tapage, Cazeneuve a déjà questionné les anciens ministres François Léotard, Charles Millon et Renaud Donnedieu de Vabres, ainsi que... l'ex-directeur de cabinet de Balladur à Matignon, Nicolas Bazire. Pourquoi pas, dès lors, l'ex-Premier ministre lui-même ?"

lien direct : [url]http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=7601[/url] ([url]http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=7601[/url])

VENTES D'ARMES, LE CHANTAGE QUI A FAIT TREMBLER L'ETAT Mediapart, Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme
"Un ancien agent des services secrets a reconnu devant un juge de Nanterre avoir participé au piratage informatique de l'un des hommes-clés de l'armement français qui menaçait l'Etat de faire éclater une affaire de corruption liée aux ventes d'armes. En cause: plusieurs grands contrats comme celui des frégates de Taiwan ou des sous-marins Agosta, vendus au Pakistan (photo), déjà au cœur de l'affaire de l'attentat de Karachi. .."
lien direct : [url]http://www.mediapart.fr/journal/france/260310/ventes-d-armes-le-chantage-qui-fait-trembler-l-etat-ne-pas-prendre[/url] ([url]http://www.mediapart.fr/journal/france/260310/ventes-d-armes-le-chantage-qui-fait-trembler-l-etat-ne-pas-prendre[/url])

ATTENTAT DE KARACHI ; NOUVEAUX ÉLÉMENTS
AFP / LeFigaro.fr
"Des données informatiques retrouvées à la suite du piratage de l'ordinateur d'un gérant de sociétés offshore par lesquelles ont transité des commissions sur des contrats d'armements, ont été versées au dossier d'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002, a-t-on appris de sources judiciaires. Jean-Marie Boivin, ancien salarié puis consultant de DCNI, branche export de la Direction des Constructions navales (DCN, devenue DCNS), était le gérant au Luxembourg des sociétés Heine puis Eurolux, par lesquelles ont transité des commissions versées en marge des contrats signés par la DCN.

Parmi ces contrats figure la vente de trois sous-marins au Pakistan en 1994 dont des salariés de DCN travaillaient à la construction à Karachi lorsqu'ils ont été victimes d'un attentat (14 morts dont 11 Français). A Paris, les juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier, enquêtant sur l'attentat de Karachi, s'intéressent de près à des commissions qui pourraient avoir donné lieu à d'éventuelles rétro-commissions versées en marge de ce contrat."
lien direct : [url]http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/26/97001-20100326FILWWW00544-attentat-de-karachi-nouveaux-elements.php[/url] ([url]http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/26/97001-20100326FILWWW00544-attentat-de-karachi-nouveaux-elements.php[/url])

ATTENTAT KARACHI : NOUVELLES PISTES
Le républicain Lorrain
"...C’est à la faveur d’une enquête instruite à Nanterre, portant notamment sur l’espionnage présumé de Greenpeace par EDF, que le pot- aux-roses a été découvert : Alain Quiros, un hacker présumé mis en examen pour avoir piraté l’ordinateur d’un responsable de Greenpeace, s’est également introduit dans celui de Boivin. Des données dont la nature n’a pas été précisée provenant de l’ordinateur de Boivin ont ainsi été retrouvées par les enquêteurs dans celui de Quiros.

Selon des rapports baptisés Nautilus, établis à la demande de la DCN dès 2002 et versés au dossier antiterroriste fin 2008, les commissions versées en marge du contrat sur les sous-marins vendus au Pakistan pourraient avoir donné lieu à des rétrocommissions illégales pour financer l’activité politique de l’ancien Premier ministre Edouard Balladur, et notamment sa campagne présidentielle en 1995." lien direct : [url]http://www.republicain-lorrain.fr/fr/france-monde/article/2902780,80/Affaire-Karachi-nouvelles-pistes.html[/url] ([url]http://www.republicain-lorrain.fr/fr/france-monde/article/2902780,80/Affaire-Karachi-nouvelles-pistes.html[/url])
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 26 avril 2010 à 08:30:46
qu'y a-t-il de plus dangereux ? un niqab au volant d'un véhicule ou un $arkosy à la tête de l'Etat ???

hé, hé....


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[Revue de presse] - [43] - [26 avril 2010]
VENTES D'ARMES AU PAKISTAN : LA PISTE BALLADUR ([url]http://www.liberation.fr/politiques/0101632141-vente-d-armes-a-pakistan-la-piste-balladur[/url])
Liberation.fr
Selon des documents que «Libération» s'est procuré, des intermédiaires proches des balladuriens ont perçu des commissions en 1995 lors d'un contrat de vente de sous-marins français au Pakistan.
La campagne présidentielle d’Edouard Balladur de 1995 aurait reçu 10 millions de francs pouvant provenir de commissions versées sur un contrat de vente de sous-marins au Pakistan auquel s’intéresse un juge antiterroriste enquêtant sur l’attentat de Karachi en 2002. C'est la révélation à lire aujourd'hui dans «Libération» (disponible dans sa version intégrale en kiosque ou sur notre zone payante).
lien direct : [url]http://www.liberation.fr/politiques/0101632141-vente-d-armes-a-pakistan-la-piste-balladur[/url]


LES COMISSIONS SUSPECTES DU RESEAU BALLADUR ([url]http://www.liberation.fr/politiques/0101632128-les-commissions-suspectes-du-reseau-balladur[/url])
Libération, Guillaume Dasquié
EXCLUSIF : Les documents bancaires que «Libération» s’est procurés montrent que des intermédiaires imposés par l’ancien Premier ministre ont perçu des commissions liées au contrat d’armement signé avec le Pakistan en 1994.
lien direct : [url]http://www.liberation.fr/politiques/0101632128-les-commissions-suspectes-du-reseau-balladur[/url]

SARKOZY EST AU CENTRE DE LA CORRUPTION ([url]http://www.europe1.fr/Faits-divers/Sarkozy-est-au-centre-de-la-corruption-182505/[/url])
Europe1.fr
Pour l'avocat des familles des victimes de Karachi, cette affaire est un "scandale d’Etat".
Propos recueillis par Frédéric Nicolas.
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xd2yjw_quot-sarkozy-est-au-centre-de-la-c_news[/url]
lien direct : [url]http://www.europe1.fr/Faits-divers/Sarkozy-est-au-centre-de-la-corruption-182505/[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 03 mai 2010 à 15:55:38
http://www.dailymotion.com/swf/video/xd39zt_karachigate-commissions-suspectes-d_news

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KARACHI, BALLADUR NIE, LIBERATION PERSISTE
France2.fr
Dès lundi, jour des assertions de Libération sur l'éventuel usage de commissions occultes liées à un contrat d'armement avec le Pakistan, Edouard Balladur est monté au créneau sur le Figaro.fr contestant tout financement illégal de sa campagne présidentielle de 1995.

Mardi, Libération répond point par point, aux arguments de M. Balladur.


Le quotidien revient sur quatre des arguments de l'ex-Premier ministre et les confronte aux éléments factuels recueillis au cours de son enquête.

A ses quatres points synthétisés dans les lignes du journal en : "Tout est légal", "Je n'y suis pour rien", "La faute à Chirac" et "Pourquoi maintenant", Libération souligne que M. Balladur ne répond pas sur les éléments clés concernant notamment l'origine du versement des sommes tombées dans sa caisse de campagne et les raisons de la nomination et la rémunération d'intermédiaires surnuméraires.

Le journal souligne en revanche que M. Balladur ne réfute pas les 10 millions versés en espèces sur son compte de campagne et qu'il ne s'explique, ni sur les intermédiaires "supplémentaires" désignés par le pouvoir en place, ni sur le contenu des quatre réunions ministérielles à Matignon, en 1993 et 1994, précédant la signature du contrat mis en cause (vente des trois sous-marins au Pakistan par la France pour 5,4 milliards de francs)..."
lien direct : [url]http://info.france2.fr/france/karachigate-balladur-nie-liberation-persiste-62724319.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+France2-ALaUne+%28France+2+-+A+la+une%29&utm_content=Twitter[/url]

SOUVIENS-TOI DE KARACHI
Le coucou de Claviers
"...Souvenons-nous qu'aux USA, lors du Watergate, le Washington Post n'avait pas hésité à aller jusqu'au bout d'une vérité qui emporta Richard Nixon… Ce n'est pas pour rien que chez nous, le suffixe «gate» a fini par être accolé au nom de Karachi, en référence à l'attentat dans lequel périrent 14 personnes dont 11 techniciens Français..."
lien direct : [url]http://unclavesien.blogspot.com/2010/04/souviens-toi-de-karachi.html[/url]


ATTENTAT DE KARACHI : RETOUR DE FLAMME
Jean-François Khan, Marianne2.fr
"...Ce qui, dans le cas du contrat d’armement pakistanais, est intéressant c’est que ce scandale (puisque scandale il y a désormais) a pu être peu à peu dévoilé grâce au règlement de comptes entre chiraquiens et balladuriens. Sans quoi l’omerta aurait joué.

En 1995, en effet, Balladur bénéficiait, certes, du soutien des grands financiers et économiques, déjà très liés à Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, mais Chirac contrôlait toujours deux outils de financement : la mairie de Paris et l’appareil du RPR, au sein duquel officiait la fameuse Louise-Yvonne Casetta. Celle qui récoltait l’argent exigé avant la signature de tout contrat avec ce qu’on appelait à l’époque la Générale des eaux ou la Lyonnaise des eaux, aujourd’hui Vivendi ou Suez. En outre c’est Chirac qui avait la ligne directe, via entre autres le libano-saoudien Hariri, avec les régimes arabes. Y compris Saddam Hussein..."
lien direct : [url]http://www.jeanfrancoiskahn.com/Attentat-de-Karachi-retour-de-flamme_a120.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter[/url]


LE KARACHIGATE PEUT-IL DEVENIR UN SARKOGATE ?
Juan de SarkoFrance, Marianne2.fr
"...Du côté de l'Elysée, on a visiblement agi en coulisses: en juin 2009, le ministre de la Défense avait promis une déclassification du secret défense sur les documents de l'affaire stockés dans divers placards de la Grande Muette. Plusieurs mois plus tard, le juge Marc Trévidic ne reçut qu'un gros rapport de 137 pages ... dont seuls 6 paragraphes ont été laissés visibles. Le reste a été expurgé, effacé, détruit..."
lien direct : [url]http://www.marianne2.fr/sarkofrance/Du-Karachigate-au-Sarkogate_a45.html[/url]


http://www.dailymotion.com/swf/video/xd3u85_karachigate-levebvre-parle-d-allega_news

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BLOCAGES SUR LE KARACHIGATE
Le coucou de claviers
"...Il y a deux jours, on regrettait ici dans un billet sur le Karachigate, que les médias français, la presse en particulier, n'investissent pas davantage d'efforts pour enquêter sur une affaire aussi grave. En commentaire, Martine qui connaît bien la question, nous rappelait que nos plus grands journaux n'ont pas les moyens de détacher deux journalistes pour enquêter durant des mois sur un sujet. Ce fut le cas du Washington Post, dans le scandale du Watergate: on conçoit que les ressources de la presse américaine n'ont rien de comparable aux nôtres…

Il n'empêche qu'en écoutant le journal de 13 h sur France Inter, j'ai été sidéré par la manière dont l'audition d'Édouard Balladur par les parlementaires a été expédié en quelques secondes. Pas le moindre retour sur les soupçons qui pèsent sur lui, et par voie de conséquence sur le président Sarkozy son ministre du Budget de l'époque, et son porte-parole durant la campagne électorale (ils se sont un peu rattrapés au journal de ce soir).

Ce n'est pourtant pas une mince affaire! On s'attendrait à ce que l'ensemble des médias remette sur le feu à chaque édition, avec autant de constance que pour la burqa, un sujet concernant la probité de nos dirigeants. Lorsque le plus haut personnage de la République est susceptible d'être associé à une affaire de corruption, il n'y a pas de place pour la raison d'état..."
lien direct : [url]http://unclavesien.blogspot.com/2010/04/blocages-sur-le-karachigate.html[/url]


ATTENTAT DE KARACHI : ENTRE SOUPÇONS ET ZONES D'OMBRE
Le Monde.fr
"Edouard Balladur a été entendu, mercredi 28 avril, par la mission d'information parlementaire sur l'attentat de Karachi de 2002. Il en a fait lui-même la demande à la suite d'un article de Libération l'accusant d'avoir financé sa campagne électorale de 1995 grâce à des rétro-commissions occultes perçues dans le cadre de la vente de sous-marins au Pakistan. Le juge d'instruction chargé de l'enquête sur l'attentat soupçonne ces pots-de-vin d'être à l'origine de l'attaque qui a coûté la vie à onze Français.

Rien n'a filtré de l'audition de l'ancien premier ministre, mais le rapporteur de la mission d'information parlementaire, le député PS Bernard Cazeneuve, a peu après affirmé n'avoir "jamais" rencontré "autant de difficultés" pour mener à bien son travail, en raison des "relations avec l'exécutif". "Un très grand nombre de documents qui ont été demandés n'ont pas été communiqués", a-t-il déploré. La liste de ces documents figurera dans le rapport de la mission, dont la publication est prévue le 12 mai. Si aucune preuve ne permet pour l'heure d'affirmer que le financement de la campagne de M. Balladur et l'attentat de 2002 sont liés, c'est aujourd'hui la piste que privilégie le juge d'instruction chargé de l'enquête, qui parle d'une "affaire d'Etat"..."
lien direct : [url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/28/attentat-de-karachi-entre-soupcons-et-zones-d-ombre_1343801_3224.html[/url]


ATTENTAT DE KARACHI : LES FREINS DE L'EXÉCUTIF
France Info
..."Rien n’a filtré à propos de cette audition. Mais parmi les cinq députés, membres de la mission, son rapporteur Bernard Cazeneuve a tout de même fait part de ses regrets. Le député PS a constaté qu’ "un très grand nombre de documents qui ont été demandés n’ont pas été communiqués". Visé par ses critiques : le gouvernement.

"Jamais je n’ai été confronté à autant de difficultés pour accomplir une mission d’information parlementaire" a déploré le député-maire de Cherbourg lors d’une conférence de presse. "Les difficultés auxquelles nous avons été confrontés dans le cadre de ce travail parlementaire sont venues des relations avec l’exécutif", a dénoncé Bernard Cazeneuve, regrettant le fait de ne pas avoir obtenu du gouvernement des documents "qui auraient pu être très utiles pour faire avancer la vérité".
lien direct : [url]http://www.france-info.com/france-politique-2010-04-28-attentat-de-karachi-les-freins-de-l-executif-435358-9-10.html[/url]


KARACHI : QUAND L'ÉLYSÉE ACCUSAIT LES VICTIMES DE DIFFAMATION
Rimbus le blog
"..."Un très grand nombre de documents qui ont été demandés n'ont pas été communiqués", a ajouté Bernard Cazeneuve, précisant que la liste de ces documents figurerait dans le rapport de la mission, dont la publication est prévue le 12 mai. (Le Figaro)

Médiapart a quant à lui publié les bordereaux bancaires (agence Haussmann du Crédit du Nord, avril 1995 sur le compte n° 327 548 2 dont le titulaire est l'«AFICEB») prouvant des dépôts d'argent en liquide de plus de 10 millions de francs. L'Aficeb est l'acronyme de "Association pour le financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur".

La question qu'on se pose, c'est si on peut attaquer en diffamation quelqu'un qui vous a accusé de diffamation, de manière diffamatoire ?"
lien direct : [url]http://rimbusblog.blogspot.com/2010/04/karachi-quand-lelysee-accusait-les.html[/url]


KARACHI : HAMON MOUILLE SARKOZY
Lefigaro.fr
"Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, a estimé aujourd'hui, à propos du dossier de l'attentat de Karachi, que Nicolas Sarkozy ne pouvait pas ne pas être au courant du versement en 1995 de commissions à des intermédiaires pour la vente de sous-marins au Pakistan. Interrogé sur TV5Monde, il a rappelé que le président de la République était ministre du Budget à l'époque.
"Les commissions, j'imagine que, dans le cadre de marchés comme cela, dès lors qu'elles sont versées à des intermédiaires pour faciliter l'obtention de contrats, le ministre du Budget ne peut pas ne pas être au courant", a-t-il déclaré...."
lien direct : [url]http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/27/97001-20100427FILWWW00571-karachi-hamon-mouille-sarkozy.php[/url]



Citer
L'AVOCAT DES FAMILLES S'EXPRIME
BfmTV

lien direct : [url]http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/karachi-avocat-des-victimes-exprime-3902074/[/url]

ENTÊTEMENT KARACHIQUE
Le coucou de claviers
"...Si nous étions en démocratie, il n'y aurait aucune considération au monde qui retiendrait nos gouvernants de révéler au grand jour la totalité des documents concernant l'affaire des ventes d'armes au Pakistan.

Le fait d'en dissimuler des éléments sous le secret d'état, de faire la sourde oreille aux demandes des députés de l'opposition est, en soi, un aveu de mauvaise conscience politique.

Que l'on ne vienne pas nous resservir le contre-argument dilatoire de la présomption d'innocence. Puisqu'il a des choses à cacher au peuple souverain, le pouvoir est au moins coupable de dissimulation. D'ailleurs tout pouvoir qui s'exerce dans le refus d'un contrôle total de la représentation nationale est suspect par essence."
lien direct : [url]http://unclavesien.blogspot.com/2010/04/entetement-karachique.html[/url]


NICOLAS SARKOZY ENFIN RATTRAP2 PAR LA FABLE DU KARACHIGATE !
Lait'dbeu
"...Fort heureusement, Libération ne lâche pas le morceau. Quelques articles en octobre et décembre 2009 et le 26 avril 2010 une belle petite grenade dégoupillée lancée en direction de Balladur… Vente d’armes au Pakistan: la piste Balladur. Depuis, les articles se succèdent à un rythme effréné. Guillaume Dasquié - rejoint par Renaud Lecadre - continue d’approfondir toutes les pistes mises à jour l’été dernier. Du vrai journalisme d’investigation !
La défense de Balladur à lire notamment sur le Figaro qui la reproduit in extenso – ses comptes de campagne auraient été validés par le Conseil constitutionnel – est complètement inepte pour ne pas dire : absolument, intrinsèquement et substantifiquement… conne !

A qui fera-t-il croire que de l’argent occulte y apparaîtrait ? Que de surcroît Nicolas Sarkozy soit mouillé jusqu’aux épaules dans cette affaire relève de l’évidence pur et simple : il l’est doublement, en tant que ministre du Budget à l’époque – il ne pouvait ignorer ce genre de tractations portant sur des fonds publics - et comme directeur de la campagne du 1er ministre-candidat contre son «ami de trente ans», Jacques Chirac… Si Balladur avait été élu à sa place, il n’y aurait jamais eu d’attentat de Karachi car le versement des commissions et rétro-commissions n’eût point été bloqué par Jacques Chirac. CQFD."

lien direct : [url]http://kamizole.blog.lemonde.fr/2010/04/30/nicolas-sarkozy-%E2%80%93-enfin-%E2%80%93-rattrape-par-la-%C2%ABfable%C2%BB-du-karachigate/#xtor=RSS-32280322[/url]


ATTENTAT DE KARACHI : QU'ILS PARLENT ENFIN !
Fréderic Ploquin, Marianne2.fr
"De nombreux proches d'Edouard Balladur ont en main des éléments complémentaires qui pourraient être utiles à la mission d'information parlementaire chargée de faire la lumière sur l'attentat de Karachi. Mais pour l'instant ils brillent par leur silence. Au risque d'alimenter tous les fantasmes..."
lien direct : [url]http://www.marianne2.fr/Attentat-de-Karachi-qu-ils-parlent-enfin-[/url]!_a192274.html?com
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 05 mai 2010 à 11:02:34
simple réflexion personnelle :

Watergate
Richard Nixon

Monicagate
Bill Clinton

Karachigate
Nicolas Sarkozy (l'américain ?)
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 05 mai 2010 à 11:23:45
Povcongate
Rachidagate
Frédériquemitterrangate
Dakardiscoursgate
Grenellegate
Clearstreamgate
Crocdebouchergate
Karchergate
Balkanygate
Epadgate
Pouvoirdachatgate
Croissanceaveclesdentsgate
Travaillerplusgate
etc.

Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: raja le 05 mai 2010 à 11:25:00
 :mdr1: :mdr1: il manque le TCEgate
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: ElectricEye le 05 mai 2010 à 12:41:33
Ouais on pourrait imaginer ça :
Frégates de Taïwan : le "Frigate"

Microsoft impose avec l'achat d'un nouvel ordi la livraison de son OS : le scandale du BillGate

Détournement de fond pour l'achat de pain : le Bagate

Balladur qui perd ses couilles lors de sa déculottée en 1995 : le Balladur's Gate

Campagne de publicité des magazines féminins parodiant le féminisme : le Ellegate

Scandale des joueurs de foot concernant des call-girls : le Bragate

etc

Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TheTwit le 05 mai 2010 à 14:10:34
http://leruisseau.iguane.org

Le porte-parole de l’UMP Renaud Donnedieu de Vabres et l’ex-ministre François Léotard, jugés lundi à Paris pour "blanchiment de capitaux" et "infraction à la loi sur le financement des partis", ont pris leurs distances avec plusieurs de leurs co-prévenus.

Au premier jour d’un procès qui devrait durer un mois, ils ont déclaré qu’ils ne connaissaient ni l’homme d’affaires Ahmed Chaker, ni les ex-dirigeants de la société Fondo sociale di Cooperazione Europea (FSCE), jugés à leurs côtés pour "escroquerie". "Je ne les connaissais d’aucune manière et je n’avais rien lu les concernant", a dit Renaud Donnedieu de Vabres, en élevant la voix. François Léotard a fait une déclaration similaire. Les deux hommes sont poursuivis pour avoir versé en juin 1996 cinq millions de francs (762.000 euros) en liquide au Fondo, qui a ensuite accordé un prêt d’un montant équivalent au Parti républicain, opération qualifiée de "blanchiment" par l’accusation. Les deux ex-ministres ont admis à l’instruction avoir autorisé ce montage, mais le jugent légal puisque l’argent provenait selon eux des "fonds spéciaux", sommes en liquide mises à la disposition des ministères et que François Léotard avait en partie conservées de son passage à la Défense. L’examen des faits commencera le 1er décembre. Lundi, au premier jour du procès, le tribunal a procédé aux interrogatoires de personnalités.


Ce Donnedieu c'est pas lui qui fut l'inventeur de L'ADOPI ou Hadopi?

Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 05 mai 2010 à 14:22:21
Il y aurait quelque chose à redire concernant les "fonds spéciaux" dont les ministres conservent la solde en quittant leur ministère. À quel titre ?
Ne faut-il pas réformer cette "tradition ?"
Titre: Re : Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 06 mai 2010 à 12:38:18
Ouais on pourrait imaginer ça :
Frégates de Taïwan : le "Frigate"

Microsoft impose avec l'achat d'un nouvel ordi la livraison de son OS : le scandale du BillGate

Détournement de fond pour l'achat de pain : le Bagate

Balladur qui perd ses couilles lors de sa déculottée en 1995 : le Balladur's Gate

Campagne de publicité des magazines féminins parodiant le féminisme : le Ellegate

Scandale des joueurs de foot concernant des call-girls : le Bragate

etc




 :mdr3:  ... nan stop ElectricEye, prévient la prochaine fois j'ai failli exploser de rire dans le bureau ! safecontrol ouf j'ai tenu.

Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: ElectricEye le 06 mai 2010 à 13:27:00
On a failli avoir un "lolgate" en somme.

L'affaire de Sarkozy qui part en croisière sur le Yacht de Bolloré, on pourrait appeler ça le "Seagate" non ?
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 06 mai 2010 à 14:06:49
ouaip à 7200 tr/min ça se pourrait bien !  :mrgreen:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: sarkome le 06 mai 2010 à 14:12:51
Tiens, je croyais que le "bagate" était circonscrit à Lann-Bihoué...
Quant aux joueurs de foot, il suffit qu'ils referment leur bragate et le dossier sera clos !
euh... les mauvais jeux de mots de JMLP, sont-ce des pénates ?
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 06 mai 2010 à 15:25:08
en voulez-vous ? en revoilà !

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mercredi 5 mai 2010
[Revue de presse] - [47] - [04 mai 2010] - [sortie du livre]
ATTENTAT DE KARACHI, L'AFFAIRE QUI FAIT PEUR A SARKOZY
L'express.fr
A l'occasion de la sortie du livre de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme "Le contrat ([url]http://livre.fnac.com/a2833790/Fabrice-Lhomme-Le-contrat?PID=1[/url])" (stock) l'express consacre un dossier à l'attentat de Karachi, et publie des passages du livre.



UNE ENQUETE "CONFIDENTIEL DÉFENSE"
L'express.fr / Extrait du livre de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme
"...Jean-Louis Porchier, 63 ans, fait partie des "sachants", des initiés. [...] Son témoignage est édifiant. Tout commence à l'été 1995. Membre depuis quelques années déjà du Contrôle général des armées (l'Inspection générale du ministère de la Défense), Jean-Louis Porchier est nommé "rapporteur spécialisé auprès du comité des prix de revient des fabrications d'armement". Rapidement, le contrôleur général Porchier se spécialise dans le suivi des programmes navals. [Au printemps 1997, Jean-Louis Porchier obtient l'autorisation d'enquêter sur l'exécution du contrat Agosta, source de divers problèmes avec le Pakistan.] [...] Sa mission va durer près de deux ans. Un premier rapport est rendu en mai 1998. A l'issue duquel, devant les anomalies constatées, une seconde enquête lui est confiée, cette fois conjointement avec l'Inspection générale des finances (IGF). Le premier rapport sera inclus dans le second. Au mois de mars 1999, il rend son rapport définitif au ministre de la Défense. Que contient-il ? Le contrôleur général Porchier a beaucoup hésité avant d'accepter de se livrer. Et pour cause : le document est toujours classé "confidentiel défense", et donc parfaitement inaccessible. [...] M. Porchier a [...] accepté de résumer le contenu du fameux rapport. "J'ai mis au jour des fautes et des irrégularités qui méritaient des sanctions au niveau le plus élevé, je veux dire jusque dans l'entourage du ministre de la Défense de l'époque, François Léotard, révèle le contrôleur général. Je pense même que ça méritait d'aller au pénal. Que d'anomalies il y avait dans ce contrat ! On avait recours à DCNI alors qu'on n'aurait pas dû, il n'y avait aucun respect du code des marchés publics, et il n'y avait même pas de devis réel !...." ..."
lien direct : [url]http://www.lexpress.fr/actualite/politique/une-enquete-confidentiel-defense_889728.html[/url]


L'AMI QUI DERANGE
L'express.fr / Extrait du livre de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme
"De tous les acteurs de l'ombre qui peuplent le dossier, le personnage le plus actif dans les coulisses d'Agosta et de Sawari II est, de loin, l'homme d'affaires Ziad Takieddine. [...] Mais aujourd'hui, plus personne ne semble vraiment assumer sa proximité d'hier avec l'intermédiaire Takieddine. Comme s'il était subitement devenu un ami trop encombrant pour la Sarkozie. Jean-François Copé, par exemple, n'a pas donné suite à nos nombreuses sollicitations. En revanche, Brice Hortefeux, le ministre le plus proche de Nicolas Sarkozy, avec lequel il travaille depuis 1985, a accepté le principe d'une entrevue. L'actuel ministre de l'Intérieur a accordé cet entretien dans son bureau de la place Beauvau, sans le moindre conseiller pour y assister.

Avenant, il est apparu plutôt embarrassé au moment d'évoquer "le cas Takieddine". "Je l'ai rencontré une fois, au tout début des années 2000, lors d'un dîner chez un ami commun, dont je préfère taire le nom", s'est d'abord souvenu M. Hortefeux. [...] Lorsqu'on évoque sa présence en août 2005 dans la propriété du cap d'Antibes appartenant à M. Takieddine, le ministre de l'Intérieur concède : "C'est vrai, j'avais oublié. Mais je n'ai pas passé mes vacances chez lui ! En fait, ma belle-famille étant basée à Mougins, dans les Alpes-Maritimes, M. Takieddine m'avait invité à une grande soirée dans sa villa. Là encore, il y avait beaucoup de monde, y compris des hommes politiques français. Je me souviens y avoir vu Christian Estrosi et Jean-François Copé. Encore une fois, ce n'était qu'une soirée, d'ailleurs je suis parti parmi les premiers, je suis un couche-tôt." En y réfléchissant bien, M. Hortefeux admet une troisième rencontre, qu'il situe en 2009. "Oui, cela devait être l'année dernière, chez un ami commun." Ami dont, là encore, il préfère préserver l'anonymat...."
lien direct : [url]http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-ami-qui-derange_889725.html[/url]


NICOLAS SARKOZY DONNE SON ACCORD L'express.fr / Extrait du livre de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme
"[...] Les interventions du ministre Sarkozy ne se sont pas arrêtées là. Lors de son audition devant le juge Trévidic, le 23 novembre 2009, l'ancien directeur international de la DCN, Emmanuel Aris, a détaillé quant à lui la complexité des circuits de paiement des intermédiaires du contrat Agosta, faisant apparaître le rôle central joué par une société luxembourgeoise du nom de Heine, gérée par un certain Jean-Marie Boivin. Peut-être le personnage central du dossier, ce Boivin. Celui qui sait tout. Or, une perquisition réalisée début 2007 au siège de la DCN, dans le cadre de l'enquête financière confiée aux juges Jean-Christophe Hullin et Françoise Desset, a permis aux policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF) de mettre la main sur plusieurs documents internes à l'entreprise d'armement montrant que la société Heine avait été créée en 1994 avec l'aval de Nicolas Sarkozy, au mo-ment même où il validait le plan de financement peu orthodoxe du contrat Agosta. Parmi ces documents figure notamment une chronologie détaillée retraçant les principales dates de l'existence de Heine, entre 1994 et 2004."
lien direct : [url]http://www.lexpress.fr/actualite/politique/nicolas-sarkozy-donne-son-accord_889716.html[/url]


LE TRESOR DE BALLADUR
L'express.fr / Extrait du livre de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme
"Sitôt élu président de la République, Jacques Chirac n'a qu'une idée en tête. Couper les vivres à Edouard Balladur. [...] [Il] en parle dès son premier rendez-vous en tête à tête, dans son bureau de l'Élysée, avec le nouveau ministre de la Défense, Charles Millon. Ce dernier repart avec un "ordre de mission" on ne peut plus clair : faire le ménage dans les contrats d'armement et empêcher que les intermédiaires jugés trop proches du camp Balladur ne touchent leur dû. [...]
Rencontré à plusieurs reprises dans le cadre de cette enquête, M. Millon, initialement très réservé, a consenti à livrer certains secrets dont il est le détenteur. [...] "Ce sont des histoires dangereuses, je n'ai pas envie de prendre une balle", confiera-t-il un jour. Alors, Charles Millon a choisi de distiller ses confidences, comme autant de petits cailloux dont il nous incitait parfois explicitement à suivre la trace. "Le financement des balladuriens ? Mais tout est public ! Les faits sont là, il suffit d'ouvrir les yeux. Reprenez les coupures de presse de l'époque, tous ces déplacements en Arabie saoudite, par exemple..."


Le fac-similé d'un bordereau bancaire montrant le dépôt en 1995 de 10 500 000 francs sur le compte de campagne d'Edouard Balladur
lien direct : [url]http://www.lexpress.fr/actualite/le-tresor-de-balladur_889575.html[/url]



LES AMIS SAOUDIENS
L'express.fr / Extrait du livre de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme
"Plus inhabituel encore, le couple El-Assir/Takieddine se trouve donc, exactement à la même période, au coeur d'un autre contrat d'armement signé par le gouvernement Balladur. Cette fois, le client est l'Arabie saoudite. Baptisé Sawari II, le marché porte sur des sommes bien plus importantes que celles en jeu dans le contrat Agosta : 2,9 milliards d'euros pour deux bâtiments de guerre, des frégates en l'occurrence - plus une troisième en option. [...] Décidément omniprésent, Ziad Takieddine se voit promettre 87 millions d'euros pour sa participation aux négociations de Sawari II. De quoi donner le tournis...."
lien direct : [url]http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-amis-saoudiens_889709.html[/url]



LES INTERMÉDIAIRES
L'express.fr / Extrait du livre de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme
"Son nom complet est Abdul Rahman Salaheddine El-Assir. Né le 26 avril 1950 à Beyrouth, il fait partie d'une caste très fermée : celle des vendeurs d'armes. Par commodité, on dit plutôt "intermédiaires", c'est moins péjoratif. [...] Sous le gouvernement d'Edouard Balladur (1993-1995), Abdul Rahman El-Assir réussit une prouesse. Il est choisi par les autorités françaises pour être l'intermédiaire dans les deux plus gros marchés d'armement du moment. Le premier est le contrat des sous-marins Agosta destinés au Pakistan, signé le 21 septembre 1994. Le second, dit "Sawari II", porte sur les frégates Lafayette vendues à l'Arabie saoudite, et signé le 19 novembre 1994. La DCN, constructeur des sous-marins et des frégates, est en première ligne sur les deux opérations, qui dépassent au total les 3,7 milliards d'euros...."
lien direct : [url]http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-intermediaires_889695.html[/url]


UN MINISTRE NOMME SARKOZY
L'express.fr / Extrait du livre de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme
"...Le ministre du Budget est celui qui, au sein du gouvernement français, valide les plans de trésorerie des contrats d'armement, les montages financiers, les lignes de crédit... Celui, aussi, qui donne son feu vert aux fameuses commissions versées à des intermédiaires, sous cette énigmatique appellation de "frais commerciaux exceptionnels" (FCE). Pour dire les choses sans détour, c'est donc lui qui donne son approbation - ou non - à l'enveloppe de pots-de-vin destinés aux responsables politiques, administratifs et/ou militaires du pays acheteur. Ce qui, en soit, n'avait rien d'irrégulier en 1994 puisque cette corruption, aussi immorale fût-elle, était encore parfaitement légale.
Mais l'affaire prend une tout autre ampleur quand il y a des raisons de penser - ce qui est le cas pour les contrats Agosta et Sawari II - qu'une partie des commissions versées se sont transformées en rétrocommissions destinées, elles, à financer des hommes politiques français. En toute illégalité, cette fois...."
lien direct : [url]http://www.lexpress.fr/actualite/politique/un-ministre-nomme-sarkozy_889605.html[/url]


QUATRE ENQUÊTES POUR UN ATTENTAT L'express
"...Aujourd'hui, pas moins de quatre enquêtes sont en cours, dont trois sous l'égide de la justice. La quatrième est menée par une mission d'enquête parlementaire de l'Assemblée nationale. Celle-ci doit remettre ses conclusions le 12 mai et a été le théâtre d'une bataille sourde entre le président (UMP), Yves Fromion, et le rapporteur (PS), Bernard Cazeneuve. Bras de fer entre politiques, tensions feutrées entre instruction et parquet, le caractère ultrasensible des investigations rend l'affaire d'autant plus délicate que les familles des victimes ne cessent de réclamer la vérité. Leur avocat, Me Olivier Morice, dénonce "une affaire d'Etat considérable" dans laquelle est engagée, selon lui, la responsabilité de Nicolas Sarkozy. En 1994 et 1995, l'actuel chef de l'Etat était le ministre du Budget du gouvernement du Premier ministre Balladur et le porte-parole de sa campagne..."
lien direct : [url]http://www.lexpress.fr/actualite/politique/quatre-enquetes-pour-un-attentat_889574.html[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 26 mai 2010 à 19:25:58
comme je suis faignasse, je vous conseille d'aller voir sur le blog du karachigate pour la suite sinon reprendre par la fin ce post pour remonter tous les évènements dont ce sont très peu fait écho les médias ces derniers temps... bizarre ! vous avez dit bizarre ? comme c'est bizarre...


Citer
[Revue de presse] - [53] - [19 mai 2010]
LONGTEMPS NOUS REVIENDRONS SUR KARACHI
Le coucou de claviers
"Hier mardi, Mediapart se félicitait du rejet en justice d'une plainte de Ziad Takieddine, visant à faire retarder la parution du livre «Le contrat, Karachi, l'affaire que Sarkozy voudrait oublier» écrit par deux collaborateurs du site d'information.

L'un des enseignements que tire Mediapart de cet épisode, c'est que Ziad Takieddine est proche de Nicolas Sarkozy, en dépit de ses dénégations, ainsi que le laissent supposer son entêtement et celui de ses défenseurs à vouloir faire du Karachigate une manipulation chiraco-villepiniste.

Pressé sans doute d'allumer un contre-feu par cet échec cuisant, paraît aujourd'hui sur le site du Nouvel-Obs un entretien dans lequel Ziad Tadieddine revient sur l'hypothèse que l'attentat de Karachi serait une conséquence de la guerre Chirac contre Balladur… Ziad Tadieddine y déclare avoir déposé plainte contre ceux qui le «diffament» et plus particulièrement Dominique de Villepin «qui, à travers les propos reproduits dans l'Express, lance contre moi des accusations mensongères»…"
lien direct : [url]http://unclavesien.blogspot.com/2010/05/longtemps-nous-reviendrons-sur-karachi.html[/url]


[INTERVIEW] J'ACCUSE LES CHIRACQUIENS ET DOMINIQUE DE VILLEPIN
Nouvelobs.com
"Nouvelobs.com publie des extrait de la longue interview de Ziad Takieddine à retrouver dans le Nouvel Observateur en kiosques ce jeudi.

[...]

"Z. Takieddine :
- Le contrat Sawari II avait démarré bien avant moi mais restait dans les tiroirs en raison de l’état des relations entre les deux pays […] Je n’imagine pas alors la férocité de la bataille politique en France, les coups tordus qui se préparent. […] Après la défaite d’Edouard Balladur, en 1995, je suis contacté, en mars 1996, par le nouveau ministre de la Défense de Jacques Chirac, Charles Millon, qui me sollicite pour poursuivre mon travail "diplomatique". Le 6 juillet 1996, Jacques Chirac vient en visite officielle en Arabie Saoudite. Et là, il provoque un stupéfiant incident diplomatique. Fait exceptionnel, il exhibe devant le prince Abdallah, alors prince héritier, un contrat "secret-défense", de gouvernement à gouvernement, pour la vente de frégates, le contrat Sawari II, entre la Sofresa et une certaine société Estar. Le président français accuse carrément son hôte d’avoir participé, à travers cette dernière, au financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur ! Du jamais-vu. Les Saoudiens se sont sentis humiliés par ce geste..."
lien direct : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100519.OBS4182/interview-j-accuse-les-chiraquiens-et-dominique-de-villepin.html[/url]


KARACHI : LE JUGE BRUGUIERE ET LA PISTE ISLAMISTE
LeFigaro.fr
L'attentat de Karachi de 2002, qui tua 11 Français, est une opération montée par "des organisations affiliées à Al-Qaïda", affirme l'ancien juge d'instruction chargé de l'enquête, Jean-Louis Bruguière aujourd'hui dans un entretien à l'Express. "Il s'agit en fait de terroristes appartenant au deuxième cercle de la nébuleuse d'Oussama ben Laden", dit-il.
"..."La clé est au Pakistan et non à Paris dans un lien qui n'est pas établi entre l'attentat visant les Français et les commissions du contrat Agosta. L'avocat des parties civiles donne de faux espoirs aux familles", a ajouté Jean-Louis Bruguière."
lien direct : [url]http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/19/97001-20100519FILWWW00453-karachi-bruguiere-et-la-piste-islamiste.php[/url]
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Publié par seb musset à l'adresse 14:33 [url]http://www.wikio.fr[/url] Liens vers ce message
Libellés : karachigate, revue de presse
mardi 18 mai 2010
[Revue de presse] - [52] - [18 mai 2010] - [Le livre va paraitre]
ATTENTAT DE KARACHI : LA JUSTICE REFUSE LE REPORT DE LA PARUTION D'UN LIVRE
Nouveobs.com
"Ziad Takieddine, présenté comme un intermédiaire dans des contrats de vente d'armes, a été débouté de sa demande de report de la parution d'une enquête de deux journalistes sur l'attentat de Karachi en 2002, mardi 18 mai, devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris.

L'homme d'affaires assignait en référé les deux journalistes de Médiapart Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, pour obtenir le report de trois mois de la parution, prévue mercredi, de leur enquête "Le contrat, Karachi, l'affaire que Sarkozy voudrait oublier", éditée chez Stock. (Lire l'interview de Fabrice Arfi)

Ziad Takieddine reprochait à l'enquête des deux journalistes de reprendre une "thèse diffamatoire" le présentant comme un intermédiaire imposé par le cabinet de l'ancien ministre de la Défense, François Léotard, peu de temps avant la conclusion de la vente de sous-marins Agosta en 1994....."

lien direct : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100518.OBS4121/attentat-de-karachi-la-justice-refuse-le-report-de-la-parution-d-un-livre.html[/url]

ZIAD TAKIEDDINE DÉBOUTÉ, LE LIVRE "LE CONTRAT" POURRA ÊTRE PUBLIE
Mediapart (article payant)
"Le tribunal de Paris a rejeté, mardi 18 mai, la demande de Ziad Takieddine (photo), protagoniste de l'affaire de Karachi, qui souhaitait empêcher la publication du livre Le Contrat. L'ouvrage sera donc bien en librairie dès mercredi 19 mai. ..."
lien direct : [url]http://www.mediapart.fr/journal/france/170510/devant-le-tribunal-largumentaire-tres-elyseen-de-ziad-takieddine[/url]


LE SPARADRAP SALE DE KARACHI
Rue Affre
"...Certes, ce genre de grenouillage liquide par 3000 mètres de fond n’est pas simple à prouver. Il est rare qu’on conserve les factures. Mais sait-on jamais, on a vu des cadavres immergés remonter à la surface.

Que voilà un sparadrap bien collant, bien gluant, bien sale, aux doigts du type qui « nous mentira pas - nous trahira pas » et qu’on sait bien que c’est pas son genre."
lien direct : [url]http://rue-affre.20minutes-blogs.fr/archive/2010/05/16/le-sparadrap-sale-de-karachi1.html[/url]
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Libellés : karachigate, revue de presse
lundi 17 mai 2010
[Revue de presse] - [51] - [17 mai 2010]
FABRICE ARFI : UNE AFFAIRE D'INTIMIDATION
Metro
"Co-auteur d'une enquête sur l'affaire de l'attentat de Karachi, [Le contrat ed.Stock] le journaliste Fabrice Arfi réagit à la plainte dont son livre fait l'objet.

Comment analysez-vous cette assignation en référé par Ziad Takieddine ?
Lors de notre enquête avec Fabrice Lhomme, nous savions qu'avec un tel livre, touchant un sujet aussi sensible avec son lot de révélations, nous nous exposions à des pressions. Mais nous sommes assez stupéfaits que Ziad Takieddine, qui apparaît incontestablement comme l'intermédiaire du gouvernement Balladur dans la vente de ces sous-marins, cherche à censurer notre livre. D'autant qu'il use d'arguments pour le moins farfelus, en assurant qu'il n'a pas joué le rôle d'intermédiaire. Hors tout les témoignages recueillis prouvent le contraire. La mission parlementaire, elle même, lui a répondu qu'il s'agissait d'un "mensonge grossier".

Quels sont les passages du livre incriminés ?

Difficile à dire...Ses avocats ont eu eux-mêmes du mal à identifier les passages en question. Si ce n'est que notre enquête démontre son extrême proximité avec les Balladuriens d'hier, et les Sarkozystes d'aujourd'hui , le chef de l'Etat y compris. Il s'est vanté devant nous de cette proximité.
Peut-on imaginer qu'il y est d'autres personnes derrière la plainte qui vous vise ?
Nous le craignons. Derrière cette manœuvre d'intimidation de Takieddine, il y a autre chose... Je ne peux que renvoyer au sous titre de notre livre : "L'affaire que Sarkozy voudrait oublier"."
lien direct : [url]http://www.metrofrance.com/info/fabrice-arfi-une-affaire-d-intimidation/pjeq[/url]!3Up05evANMx2m2gyYg9w/


L'ENQUETE SUR L'ATTENTAT DE KARACHI PARAITRA T-ELLE ?
RMC, Jean-Jacques Bourdin
Interview de Fabrice Lhomme et Fabrice Arfi, co-auteurs du contrat
lien direct : [url]http://www.rmc.fr/blogs/bourdinandco.php?post/2010/05/17/karachi[/url]


ATTENTAT DE KARACHI ; LA JUSTICE STATUERA MARDI SUR L'INTERDICTION D'UN LIVRE

nouvelobs.com
Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris se prononcera mardi à 10h sur le report de publication d'un livre à paraître mercredi, "Le contrat - Karachi, l'affaire que Sarkozy voudrait oublier", demandé par Ziad Takieddine, présenté comme l'un des intermédiaires de la vente en 1994 de trois sous-marins par la France au Pakistan.

Les avocats de M. Takieddine, Mes Isabelle Thomas-Werner et Olivier Pardo, ont demandé le report de la publication de cet ouvrage dans l'attente que le parquet de Paris se prononce sur les plaintes qu'ils ont déposées pour faux témoignage contre différentes personnes présentant leur client comme l'un des intermédiaires du contrat. Ce que ce dernier dément.

Les avocats, qui n'ont pas lu l'ouvrage mais seulement les bonnes feuilles publiées dans "L'Express", considèrent que la thèse des deux journalistes de Mediapart, Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, procède d'un "montage" qui associe leur client à l'attentat commis le 8 mai 2002 contre des membres de la Direction des constructions navales (DCN) à Karachi.
[...]

La défense des journalistes et de l'éditeur, Stock, a estimé que les poursuites étaient entachées de nullité. Elle a rappelé que le rapport de la mission parlementaire, rendu public le 10 mai, relevait que les déclarations de M. Takieddine se disant étranger à ce contrat constituaient "un mensonge grossier à l'égard de la mission d'information, si l'on en croit les témoignages qui le citent comme un protagoniste de la négociation". AP
lien direct : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100517.FAP1717/attentat-de-karachi-la-justice-statue-mardi-sur-une-demande-de-report-d-un-livre.html[/url]


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Libellés : karachigate, presse
vendredi 14 mai 2010
[Revue de presse] - [50] - [14 mai 2010] - [rapport et préssions]
1. LE RAPPORT.

KARACHI : LA REMISE DU RAPPORT PARLEMENTAIRE
France 24
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lien direct : [url]http://www.2424actu.fr/actualite-sociale/la-mission-sur-l-attentat-de-karachi-entravee-par-le-gouvernement-selon-son-rapporteur-841680[/url]


2. LES SUITES DU RAPPORT...

KARACHI : "ABSENCE TOTAL DE COOPÉRATION DU GOUVERNEMENT"
Rue 89, David Servenay
"Pas facile, en France, d'enquêter sur des affaires qui sont (peut-être) liées à de gros contrats d'armement. Peuvent en témoigner les députés de la mission d'information sur « les circonstances entourant l'attentat du 8 mai 2002 à Karachi » qui ont essayé d'en savoir plus sur les raisons de l'attentat ayant fait quatorze morts, dont onze Français de la DCN ou de ses sous-traitants.

Deux pistes sont jugées sérieuses : l'attentat islamiste (la France ayant participé à la guerre contre l'Afghanistan) et des représailles après l'arrêt, par la France, du versement de commissions occultes sur la vente d'un sous-marin au Pakistan.

Le rapporteur, Bernard Cazeneuve, n'a fait pas dans la dentelle en présentant ses conclusions mercredi à l'Assemblée nationale :
« Cette mission a été entravée par une absence totale de coopération de l'exécutif et du gouvernement. » (Voir la vidéo)

La mission a ainsi demandé en vain au ministère de la Défense trois documents :

Le contrat signé le 21 septembre 1994 entre la Direction des chantiers navals (DCN) et le Pakistan pour la vente de trois sous-marins de type Agosta 90B.

Le rapport d'un inspecteur des finances sur le montage financier de l'opération.

Le rapport d'un contrôleur général des armées sur l'exécution du contrat.

Mercredi après-midi, le ministre de la Défense s'est empressé de réclamer la déclassification du contrat, ainsi que d'autres documents soudainement réapparus.

« M. Morin est un magicien du secret défense », a immédiatement commenté l'avocat des familles des victimes, maître Olivier Morice..."

lien direct : [url]http://www.rue89.com/2010/05/13/karachi-absence-totale-de-cooperation-du-gouvernement-151197[/url]


3. LES PRESSIONS.

RAPPORT SUR LE KARACHIGATE : LAGARDE FAIT DE L'ANTI-JEU
Pierre-Alain,Lepost
"...Ce jeudi, le site d'informations Mediapart a diffusé un courrier écrit de la ministre des Finances Christine Lagarde (article payant) obstruant le travail de la mission parlementaire.

Les députés souhaitaient auditionner des hauts fonctionnaires ayant travaillé sur les ventes de sous-marins au Pakistan dans les années 90.
[...]

Mais les députés n'ont pas pu y voir plus clair. Dans la lettre dévoilée par Mediapart, Christine Lagarde s'est opposée à l'audition des fonctionnaires concernés ses ventes d'armes. "Il ne m'est pas possible de donner une suite favorable" à la requête des députés, écrit-elle.
Elle oppose le fait qu'une enquête judiciaire est en cours et que ses contrats sont protégés par le secret défense. Mediapart réfute ses arguments du fait que plusieurs autres hauts fonctionnaires du ministère de la Défense ont été entendus sur le sujet..."
lien direct : [url]http://www.lepost.fr/article/2010/05/13/2072277_karachigate-christine-lagarde-aurait-elle-fait-obstruction-a-la-mission-parlementaire.html[/url]


LES AUTEURS DU LIVRE SUR L'ATTENTAT DE KARACHI ATTAQUES EN JUSTICE
Pascal Ceaux, L'express
"...L'homme d'affaires libanais Ziad Takieddine attaque en justice les éditions Stock et les auteurs du livre Le Contrat, dont la publication est actuellement programmée pour le 19 mai. Cet ouvrage des deux journalistes de Mediapart Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme revient sur l'attentat de Karachi (15 morts, dont 11 Français, en 2002) et sur les circonstances de la signature de deux contrats d'armement à destination du Pakistan (Agosta, trois sous-marin) et de l'Arabie saoudite (Sawari II, des frégates)..."

Lien direct : [url]http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-auteurs-du-livre-sur-l-attentat-de-karachi-attaques-en-justice_891506.html[/url]


KARACHI : ZIAD, MEDIAPART ET NOUS

Backchich, Xavier Monnier
"...Dernier remous provoqué, la menace d’interdiction du livre le Contrat, de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, journalistes à Mediapart, qui retrace la vie du fameux contrat Agosta de vente des sous marins de la Direction des Chantiers Navals (DCN) au Pakistan.

Une plainte de Ziad Takkiedine, intermédiaire bien connu des amateurs de Bakchich, a suffi à défriser la légendaire moustache d’Edwy Plenel, qui dénonce, dans un édito comme lui seul sait les mitonner, une "offensive judiciaire" contre le bouquin de ses protégés, évidemment téléguidée par l’Elysée…

Passé de l’ombre à la lumière depuis plusieurs années, et franchement frappé d’un coup de soleil dans l’opus des confrères, l’ami Ziad a saisi la justice. Et demande tout bonnement, "le report de la publication pour une durée minimale de trois mois, la suppression des passages qui le concernent et l’insertion d’un avertissement en forme de démenti catégorique, sans compter 20.000 euros de dommages et intérêts." Référé lundi 17 mai, pour une sortie prévue en librairie le surlendemain.

Peu en accord avec l’argumentaire déployé par Médiapart sur ce dossier, et faisant franchement preuve de mauvais esprit à l’occasion, Bakchich n’en est pas pour autant méchant camarade.

Ziad Takkiedine ose traîner nos confrères en justice, arguant qu’il n’a rien à voir avec le contrat Agosta…Petit cachottier !

A l’été 1994, l’intermédiaire franco-libanais a signé un contrat en bonne et due forme, via sa société Mercosur, avec la DCNI, chargé de la vente des sous-marins au Pakistan. Une feuille de papier fort rémunératrice. Sont inscrits noir sur blanc les honoraires auquel le bonhomme aura droit si la vente à lieu… 4% du montant du deal soit près de 33 millions d’euros. Document dévoilé par Bakchich dès le 26 juin 2008...."

lien direct : [url]http://www.bakchich.info/Karachi-Ziad-Mediapart-et-nous,10793.html[/url]


LES MAINS SALES
Rimbus
"La République est propre. C'est ce qu'on voudrait croire, on aimerait adhérer aux discours de moralité des hommes politiques et à leurs mains propres.

Hélas, l'actualité nous rappelle, pour qui aime à chercher un peu plus loin, que l'Etat ne dédaigne pas de recourir à des "mains sales" pour faciliter ses affaires.
Et une de ses grandes affaires, c'est la vente d'armes. C'est en tout cas ce qui agite la presse, qui s'intéresse à l'affaire de l'attentat de Karachi. On y voit apparaître un personnage singulier, un Libanais d'origine Druze, Ziad Takieddine. Une de ces figures énigmatiques qui graviterait dans le premier cercle du pouvoir, sans autre légitimité que leur entregent et leur ambition, selon les affirmations de la presse. M. Takieddine réfute ces implications et dépose plainte..."

lien direct : [url]http://rimbusblog.blogspot.com/2010/05/les-mains-sales.html[/url]


SARKOZY, CANDIDAT EN 2012, AVEC OU SANS KARACHIGATE
Juan, Sarkofrance
"...Comment bloquer une enquête gênante ?

L'un des députés, socialiste, membre de la commission d'enquête parlementaire sur l'attente de Karachi en mai 2002 qui coûta la vie à 1' personnes dont 11 ingénieurs français, n'a pas apprécié de voir ses travaux entravés par le gouvernement. Nicolas Sarkozy craint-il quelque chose ? Le Monarque est parvenu jusqu'à présent à éviter les affaires gênantes. Et il n'est pas question que le Karachigate soit un obstacle à cette stratégie électorale pour 2012. Concernant l'enquête des députés, la liste des petites tracasseries gouvernementales est édifiante.«Il est vrai que les parlementaires toutes tendances confondues ont fait part de leurs difficultés à obtenir des informations» a reconnu un député UMP.

1. Aucun ministère n'a fourni de documents relatifs au contrat de vente des sous-marins français au Pakistan au motif qu'une enquête judiciaire est en cours.

2. Le Quai d'Orsay de Bernard Kouchner a transmis «une revue de presse nationale et internationale» d'articles sur les attentats et le contexte de la période...

3. Le ministère des finances a transmis une note relative à la légalité (à l'époque) des commissions aux intermédiaires, mais rien sur les motivations de ces troublantes commissions de 1994-1995.

4. Le ministère de la défense a affirmé que «deux rapports du contrôle général des armées, le contrat Agosta et ses annexes» avaient été transmis à la commission de déclassification du secret-défense le ... 12 mai 2010.

En octobre dernier, soit près de 4 mois après les déclarations d'Hervé Morin, ministre de la Défense, le juge Trévidic, en charge de l'enquête, avait obtenu 40 notes de la DGSE déclassifiées du secret défense.

Tout est possible et nécessaire pour protéger un président en campagne."

lien direct : [url]http://sarkofrance.blogspot.com/2010/05/sarkozy-candidat-en-2012-avec-ou-sans.html[/url]


LE PEARLTREE DU KARACHIGATE :


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Libellés : karachigate, revue de presse, video
jeudi 13 mai 2010
[Revue de presse] - [49] - [12 mai 2010] - [Remise du rapport et réactions]
ATTENTAT DE KARACHI, LA VÉRITÉ AU NOM DES PÈRES
20minutes.fr, Vincent Vantighem
"Elles savent pertinemment qu'elles n'y apprendront rien. Mais Julie Leclerc et Magali Drouet assisteront, ce mercredi matin à Paris, à la publication du rapport de la mission parlementaire sur l'attentat de Karachi (lire ci-contre). «?On ne va pas laisser tomber, explique la première de sa voix douce. Et c'est une occasion de le montrer.?» «?C'est important de prouver notre détermination?», souligne la seconde.
[...]
L'affaire est complexe. Le dossier volumineux. L'été dernier, Magali Drouet a passé ses congés à le compulser. «Mais début juin, je prendrai des vraies vacances, dit-elle le regard perdu. Ce sera juste avant mon audition par le juge d'instruction…» Comme si elle devait se justifier de penser à autre chose que Karachi. C'est vrai: le jour, elle travaille à la DCNS. Dans l'entreprise où son père était engagé, elle contrôle les comptes des gros contrats. Le soir, elle se plonge dans les tomes de procédure qu'elle a ramenés de Paris. «C'est pour pouvoir tourner la page. Je n'aurais rien fait si je ne pensais qu'à ma vie perso…»

Sous ses taches de rousseur, Julie Leclerc, 29 ans, confie à peine que, de son côté, sa vie privée a repris peu à peu le dessus. «On a mûri. On a grandi, souffle-t-elle. J'ai appris à être moins pressée aussi. A ne plus attendre de réponses pour le lendemain.» En face d'elle, Magali sourit. «De toute façon, on n'a pas le choix?: ce n'est plus imaginable qu'on s'arrête maintenant.»
lien direct : [url]http://www.20minutes.fr/article/404089/France-Attentat-de-Karachi-La-verite-au-nom-des-peres.php[/url]


KARACHI : LE LIEN ENTRE L'ARRET DES COMMISSIONS ET L'ATTENTAT NE PEUT PAS ETRE ECARTE

nouvelobs.com
"Le lien entre l'arrêt de versement de certains FCE [commissions, NDLR] et l'attentat ne peut être écarté", selon le rapport parlementaire qui note que la piste islamiste est également "plausible". Selon un rapport interne à la DCN, l'interruption du versement des commissions par Jacques Chirac a été décidé en raison de soupçons de rétrocommissions qui auraient pu servir à financer la campagne électorale d'Edouard Balladur. "L'absence de preuve ne signifie pas que de telles rétrocommissions aient été absentes du contrat mais rien pour l'heure ne permet d'étayer cette thèse", selon le rapport parlementaire."
lien direct : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100512.OBS3835/karachi-le-lien-entre-l-arret-des-commissions-et-l-attentat-ne-peut-etre-ecarte.html[/url]


ATTENTAT DE KARACHI, NOUS N'AVONS PAS EU ACCÈS AUX DOCUMENTS L'expresss.fr, Pascal Ceaux
"Rapporteur de la mission sur cet attentat qui a tué 15 personnes en 2002, le député PS Bernard Cazeneuve dénonce l'obstruction de la majorité et du gouvernement.

Question : De quels documents avez-vous pu disposer?

Réponse : Nous avons essuyé un refus catégorique du gouvernement de transmettre les documents. C'est une véritable entrave au travail du Parlement. On en arrive donc à cette situation grave où ni nous ni le juge d'instruction n'avons pu y avoir accès. Lors de la mission sur le Rwanda, 15 000 pages de documents déclassifiés m'avaient été remises. Cette fois-ci, je n'en compte que quelques-unes, de surcroît sans intérêt réel! Alors qu'entre-temps les pouvoirs du Parlement ont été renforcés par la réforme constitutionnelle. Mon objectif n'était pourtant pas de mettre en cause tel ou tel, mais seulement d'aider à l'avènement de la vérité par respect des familles des victimes."

Interview de Bernard Cazeneuve à l'édition de 13 heures de FRANCE2, le 12 mai 2010 (PS) enregistrement par larageauventre


ATTENTAT DE KARACHI, LA COMMISSION 'EXCLUT PAS LES RETROCOMMISSIONS
FranceInfo
"Interviews audios de Bernard Cazeneuve, Magali Drouet (présente dans les tribunes), réponses d'Hervé Morin et Michèle Alliot-Marie"

lien direct : [url]http://www.france-info.com/france-politique-2010-05-12-attentat-de-karachi-la-commission-n-exclut-pas-les-retrocommissions-441076-9-10.html[/url]


KARACHIGATE : RAIDISSEMENT DE L'EXECUTIF Peuples.net
"Médiapart vient de rendre public le rapport de la mission d'information au sujet des attentats de Karachi et du contrat de ventes d'armes au Pakistan. J'ai déjà réalisé de nombreux billets sur ce dossier brûlant impliquant Nicolas Sarkozy et Edouard Balladur.

Ce rapport n'apporte rien de neuf sur le fond de l'affaire, d'ailleurs comment aurait il pu le faire avec avec de tels freins au niveau gouvernemental ?

Jugez-en par vous même:

    *

      le Gouvernement a bloqué par avance toute transmission à la mission d’information, ajoutant aux documents déjà demandés par le juge, tous les autres documents ayant trait à cette affaire. Il s’est, en quelque sorte, substitué au juge lui-même dans l’interprétation des documents susceptibles de l’intéresser. (p 43)
    *

      Le 26 mars 2010, le président et le rapporteur de la mission recevaient ainsi la réponse du ministre de l’économie au courrier qui lui avait été adressé le 1er décembre. Elle fait part de son refus de lui communiquer le contrat ou d’autoriser la mission à entendre les fonctionnaires ayant eu à travailler sur ce contrat car cette demande « empiète, par son objet même, sur le champ de l’information judiciaire ». (p 44)
    *

      Le courrier daté du 29 mars 2010 du directeur de cabinet du ministre des affaires étrangères et européennes, Philippe Errera, reprend les mêmes arguments : les demandes de la mission encourent le grief de la violation du principe de la séparation des pouvoirs. (p 44)
    *

      C’est donc bien la légitimité même de la mission d’information qui était ainsi remise en cause. (p 44)
    *

      Enfin, le 13 avril, le président et le rapporteur ont été reçus par le ministre de la défense, Hervé Morin. Celui-ci leur a confirmé la décision, prise au niveau interministériel, de ne communiquer à la mission aucun document « susceptible d’intéresser le juge ». (p 44)..."

lien direct : [url]http://www.peuples.net/post/Karachigate%3A-raidissement-de-l-%C3%A9x%C3%A9cutif[/url]


KARACHIGATE : DIS PAPA C'EST QUOI UNE RETROCOMMISSION ? Lepost.fr
"X veut que Z achète les portes-avions de sa société Truc. Mais Z n'est pas forcément chaud. Alors X paye Y, un bon ami de Z, pour qu'il fasse pression sur lui. L'argent venant de la société Truc.

Versement d'une commission
commissionnaire, X ne paye pas Y via un compte bancaire "normal". Il passe par une société dite "écran" située le plus souvent dans un paradis fiscal. Des fausses factures peuvent alors être émises pour masquer la transaction. Du blanchiment d'argent sale, en somme.

Blanchiment

C'est là qu'on comprend mieux ce qu'une une rétro-commission.

X a placé de l'argent de la société Truc dans un paradis fiscal mais ça serait trop bête que ça ne serve qu'à Y. Il en profite alors pour détourner des fonds et récupérer une partie de la commission pour financer illégalement sa campagne électorale (par exemple). La société Truc ayant déjà dépensé de l'argent dans des manœuvres obscures, autant en profiter.

C'est cela une rétro-commission.

Rétro-commission

lien direct : [url]http://www.lepost.fr/article/2010/05/12/2071301_karachigate-dis-papa-c-est-quoi-une-retro-commission.html[/url]
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Libellés : karachigate, presse, video
[document] - [Rapport de la mission d'information au sujet des attentats de Karachi]
Rapport de la mission d'information au sujet des attentats de Karachi et du contrat de ventes d'armes au Pakistan. Publié par le site Médiapart, le 12 mai 2010 :

Rapport Karachi
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Libellés : document, karachigate
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 02 juin 2010 à 16:35:12
Citer
[Revue de presse] - [55] - [2 juin 2010] - [Le rapport de police luxembourgeois]
KARACHI, LA POLICE LUXEMBOURGEOISE MET EN CAUSE SARKOZY Mediapart, Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme
"Un rapport de la police luxembourgeoise désigne Nicolas Sarkozy comme l'architecte, en 1994, d'un dispositif occulte utilisé pour le financement illicite de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur. «Une partie des fonds qui sont passés par le Luxembourg reviennent en France pour le financement de campagnes politiques françaises», affirment les policiers..."
lien direct : [url]http://www.mediapart.fr/journal/france/020610/karachi-la-police-luxembourgeoise-met-en-cause-nicolas-sarkozy[/url]


KARACHI : SARKOZY ET BALLADUR DIRECTEMENT IMPLIQUES
Rue89, David Servenay
"....Question subsidiaire qui sous-tend l'enquête sur l'attentat de Karachi : y-a-t-il un lien entre l'explosion du bus de la DCN, le 8 mai 2002 au Pakistan, et le versement de ces commissions ?

En 2006, les administrateurs luxembourgeois interrogent Sarkozy

La réponse ne figure pas dans le rapport du Grand Duché. Au contraire, les policiers luxembourgeois soulignent avec une pointe d'ironie la sophistication du dispositif financier et concluent qu'« il n'existe aucune preuve concrète de corruption ».

Mais cette analyse réaffirme aussi que Nicolas Sarkozy, ministre du Budget de 1993 à 1995, puis ministre de l'Intérieur à partir de 2002, a été informé de près des activités d'Heine. Les enquêteurs mentionnent un détail troublant, celui d'un courrier de deux administrateurs de Heine :

    « […] adressé à M. Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, le 29 novembre 2006 où on lui demande des instructions par rapport à la démarche à suivre concernant le risque de liquidation judiciaire de la société Heine. »

Quel lien existe-t-il précisément entre Nicolas Sarkozy et Heine en pleine campagne présidentielle pour l'élection de 2007 ? Jusqu'à maintenant, le chef de l'Etat a choisi d'éluder le sujet. Une position d'équilibriste de plus en plus difficile à tenir. Autant que les dénégations de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur." lien direct : [url]http://www.rue89.com/2010/06/02/karachi-sarkozy-et-balladur-directement-impliques-153300[/url]


KARACHI, UN RAPPORT MENTIONNE SARKOZY France-infos
"...Selon les policiers du Grand-Duché, "une partie des fonds qui sont passés par le Luxembourg reviennent en France pour le financement de campagnes politiques françaises". Cet argent a pu par la suite, financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, candidat que soutenait Nicolas Sarkozy face à Jacques Chirac en 1995. Prudents, les policiers ajoutent cependant qu’il "n’existe aucune preuve concrète de corruption".

Avec une interview audio de Maitre Morice, avocat des familles solicitant la démission de Nicolas Sarkozy. lien direct : [url]http://www.france-info.com/france-politique-2010-06-02-affaire-karachi-un-rapport-de-police-mentionne-nicolas-sarkozy-449631-9-10.html[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: raja le 02 juin 2010 à 16:37:33
j'ai hâte de voir quelle genre de pirouette il va faire pour se justifier même s'il est dit "n’existe aucune preuve concrète de corruption", ça entache...
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 02 juin 2010 à 17:16:16
"Grotesque" et "ridicule" sont déjà périmés : il va être obligé de ressortir le slogan de Chi-chi "abracadabrantesque."
Sic transit gloria lasso.
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TheTwit le 02 juin 2010 à 19:34:37
 C'est curieux a lire le document, il me reviens en mémoir qu'a cette époque, un article tres simplifier disais, que sarko (avec un nom plus compliqué) était sur le liste de  "Clearstream" au Luxembourg, avec photo copie.Mais jamais revu depuis.
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: timbur le 03 juin 2010 à 06:07:39
Tiens, ils ont parlé de cette histoire ce matin sur BFM, avec interview de l'avocat des familles de victimes.
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 03 juin 2010 à 12:55:36
Citer
[Revue de presse] - [56] - [3 juin 2010] - [reactions]
UN VÉRITABLE MENSONGE D'ÉTAT
Europe1.fr
Interview de Maitre Morice sur le rapport luxembourgeois :

lien direct : : [url]http://www.europe1.fr/France/Karachi-nouveaux-soupcons-contre-Balladur-206789/[/url]


LUC CHATEL : KARACHI, UNE FABLE A ÉPISODES
LeFigaro.fr, AFP
"Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a dénoncé ce matin "une fable à épisodes" après la publication d'un rapport policier luxembourgeois étayant des soupçons de rétrocommissions vers la France, lors de la vente de sous-marins au Pakistan en 1994.

"Je ne confirme absolument rien, je rappelle qu'il s'agit d'évènements qui sont situés au début des années 1990, à une époque qui suit la signature des contrats concernant ce marché puisque ces contrats avaient eu lieu au tout début des années 90", a déclaré M. Chatel sur LCI.

Il a souligné que "le gouvernement d'Edouard Balladur n'était pas aux responsabilités" à ce moment-là et que "le président de la République a eu l'occasion de s'exprimer sur ce sujet pour dire qu'il s'agissait d'une farce totale". "Là on est plutôt dans une fable à épisodes", a-t-il dit.

"La justice suit son cours, à chaque qu'il y a eu des demandes de la part du juge de lever le secret-défense, le secret-défense a été levé", a aussi déclaré M. Chatel. "Le président de la République est totalement étranger à cette affaire", a assuré M. Chatel. Il faut, selon lui, "faire attention de ne pas se laisser instrumentaliser" et de "ne pas tomber dans les excès, même si on peut comprendre le chagrin et la détresse des familles" des victimes de l'attentat de Karachi..."
lien direct : [url]http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/03/97001-20100603FILWWW00444-karachi-une-fable-a-episode-chatel.php[/url]

HARLEM DESIR, LE SECRET DÉFENSE DOIT ÊTRE LEVÉ
Lepost.fr, Pierre-Allain
"Harlem Désir, n°2 du PS, a plaidé pour une transparence totale dans l'émission "Face à Nous" diffusée sur Public Sénat : "il est temps que toute la clarté soit faite. Il faut demander aux responsables de l’époque, c'est-à-dire Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy, le ministre du Budget, qui ont été en charge de la transaction et des commissions de donner toutes les informations que les Français attendent. Le secret défense doit être levé pour que cessent les soupçons qui finissent par entacher la réputation de la France".

Une position pas très populaire à l'UMP où l'on y voit surtout une opération de destabilisation du président: "Ca ressemble à une affaire Clearstream bis, évoque Axel Poniatowski (député UMP) sur RMC. Il faudrait savoir qui est derrière tout ça."

Lionnel Luca dénonce une manipulation, sur RTL. "Tout le monde a intérêt à destabiliser le président pour qu'il arrive en miettes au moment de la présidentielle."..."

lien direct : [url]http://www.lepost.fr/article/2010/06/03/2097894_harlem-desir-et-l-affaire-karachi-le-secret-defense-doit-etre-leve.html[/url]

KARACHI : SARKOZY MIS EN CAUSE PAR LA POLICE LUXEMBOURGEOISE
Leparisien.fr
"...D’où vient ce rapport? Fin 2008, le Luxembourg est saisi d’une demande d’enquête lancée par les juges Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin, qui instruisent une affaire de corruption à la DCN (la Direction des constructions navales), le fabricant des sous-marins. Une synthèse est tout de même réalisée en janvier 2010. D’après une source luxembourgeoise, « elle a été transmise dès février au parquet général de Paris ». Mais ce n’est qu’en fin de semaine dernière qu’elle aurait été remise aux deux juges d’instruction concernés.

Quelles peuvent être les conséquences? De son côté, le juge Marc Trévidic enquête sur les causes de l’attentat. Le magistrat privilégie l’hypothèse d’un arrêt du versement des commissions qui aurait pu provoquer une mesure de rétorsion des Pakistanais, et la mort des onze salariés français de la DCN en 2002. Mais hier, il n’avait pas encore obtenu officiellement une copie de la synthèse. Pour Me Olivier Morice, avocat de six familles de victimes, ce rapport de police « montre que Nicolas Sarkozy est au cœur de la corruption et qu’il a menti à ces familles ». « Mais c’est bien la première fois qu’on donne du crédit au Luxembourg en matière de lutte contre la corruption, ironise Me Olivier Pardo, l’avocat de Ziad Takieddine, un intermédiaire supposé. Dans cette synthèse, il n’y a que des on croit que, il semblerait que…, bref absolument aucune preuve. » De fait, les enquêteurs luxembourgeois reconnaissent que les documents saisis sont « entièrement vides de noms » et félicitent l’auteur de ce montage financier pour « son travail méticuleux, en avance sur son temps »."

lien direct : [url]http://www.leparisien.fr/faits-divers/karachi-sarkozy-mis-en-cause-par-la-police-luxembourgeoise-03-06-2010-948413.php[/url]

LA FABLE DE KARACHI, SUITE
Le coucou de claviers
"....On attend avec curiosité d'apprendre de quelle espèce de rire M. Sarkozy saluera cette nouvelle charge —rire étranglé, constipé, jaune? Et quelle pirouette, quel mensonge il ajoutera à la longue liste de ses acrobaties précédentes pour distraire les braves Français?"
lien direct : [url]http://unclavesien.blogspot.com/2010/06/la-fable-de-karachi-suite.html[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TheTwit le 03 juin 2010 à 15:32:50
Curieux le doux langage de LUC CHATEL dans cette affaire, d'abitude les pros sarko crie au meure, a l'infamie  :| dans ce genre de débat. Ils se radoucissent les UMP. signe que...........Il a a des sifflements dans les oreilles.
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 03 juin 2010 à 16:49:07
Un vrai dilemme pour les "journalistes" : doivent-ils continuer à faire plaisir à l'Élysée en minimisant l'affaire ou faire une impasse sur tous les scoops au profit des Belges, Suisses etc ?
L'appât du gain sera-t-il plus fort que la loyauté envers l'UMP ? (joke)
Pour peu que la France gicle du Mondial dès le 1er tour, et qu'on ne trouve pas de vélo électrique dans la grande boucle...
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 10 juin 2010 à 07:55:37
ce qui est bien finalement avec cette affaire c'est que ça n'éclabousse pas seulement $arkozy, mais aussi un bon nombre de clampins de sa clique !!!


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[video] - [Question au gouvernement]
MORIN ET LA COMMISSION DU SECRET DÉFENSE
larageauventre

Lors de la séance de questions au gouvernement, le député Jean-Jacques Candelier (GDR) Nordle interpelle le premier ministre sur les déclarations de plusieurs responsables politiques qui ont affirmé que le ministère tardait à déclassifier les documents liés à cette enquête...

Hervé Morin, Ministre de la défense, répond...

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xdlruc_karachigate-morin-et-la-commission_news[/url]

Publié par seb musset à l'adresse 13:36 [url]http://www.wikio.fr[/url] Liens vers ce message
Libellés : karachigate, video
mardi 8 juin 2010
[Revue de presse] - [57] - [8 juin 2010]
ATTENTAT DE KARACHI : FRAN9OIS LEOTARD CROIT A UNE VENGEANCE LIEE AUX COMMISSIONS.
Hervé Gattegno, Le point.
" Au cours de son audition par la mission d'information parlementaire sur l'attentat de Karachi, l'ancien ministre de la Défense François Léotard a privilégié l'hypothèse d'une "vengeance de personnes n'ayant pas touché leur part de commissions" comme mobile de l'attaque terroriste qui tua onze Français en 2002. M. Léotard avait été convoqué par les députés le 24 novembre 2009. Selon le compte rendu de cette audition - qui n'a pas été publié avec le rapport parlementaire -, il a en revanche écarté le soupçon de "rétrocommissions" en marge de la vente de sous-marins au Pakistan, en 1994.

Après son élection en 1995, Jacques Chirac avait ordonné l'arrêt des versements de commissions sur plusieurs marchés d'armement, parce qu'il soupçonnait l'existence d'un circuit de financement occulte au profit de son ancien rival, Édouard Balladur.

[...]

Léotard minimise son rôle

Au député Cazeneuve, qui lui demandait s'il pouvait citer les noms des intermédiaires mandatés par la Direction des constructions navales (DCN) pour négocier le contrat pakistanais, M. Léotard a répondu qu'il se souvenait "seulement de M. Takieddine". Sur ce point, il contredit donc nettement les affirmations de ce dernier, qui a assuré à la justice et dans la presse n'avoir "rien eu à voir" avec la vente des sous-marins et a démenti avoir touché la moindre commission sur ce marché.

Les intermédiaires "étaient recommandés par le gouvernement pakistanais, mais faisaient l'objet de vérifications par les services de renseignements français, qui attestaient de leur fiabilité", a en outre indiqué François Léotard, en réponse aux affirmations concordantes des dirigeants de la DCN recueillies par le juge Trevidic - chargé de l'enquête sur l'attentat -, selon lesquelles M. Takieddine avait été "imposé" dans le montage financier du contrat pakistanais par "le cabinet du ministre de la Défense".

L'ancien ministre a toutefois minimisé sa connaissance du dossier, assurant que "c'étaient principalement les membres de [son] cabinet qui recevaient les négociateurs" et citant à ce propos ses directeurs de cabinet (civil et militaire) d'alors, son conseiller spécial Renaud Donnedieu de Vabres et... l'actuel ministre de la Défense Hervé Morin, qui n'était pourtant qu'un simple collaborateur." lien direct : [url]http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-06-08/info-lepoint-fr-karachi-leotard-croit-a-une-vengeance-liee-aux-commissions/917/0/464301[/url]

ATTENTAT DE KARACHI : "J'ACCUSE JACQUES CHIRAC ET DOMINIQUE DE VILLEPIN".
OuestFrance.
"...Se sentant sali, Ziad Takieddine contre-attaque. Il accuse les Chiraquiens de double-jeu, assurant qu'ils avaient aussi recours à ses services «J'accuse Jacques Chirac et Dominique de Villepin, à l'Elysée, et leurs hommes, le diplomate Maurice Gourdault-Montagne et, notamment, un homme de l'ombre Alexandre Djouhri, d'avoir par leurs agissements, fait que la France passe aujourd'hui pour un des pays les plus corrompus au monde et ne vende plus rien à l'international», affirme l'homme d'affaires libanais...."
lien direct : [url]http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Attentat-de-Karachi.-J-accuse-Jacques-Chirac-et-Dominique-de-Villepin_39382-1392206_actu.Htm[/url]

ATTENTAT DE KARACHI : LE JUGE FRANCAIS SOLLICITE L'AIDE DE LA JUSTICE GENEVOISE.
Letemps.ch, Fati Mansour
"...Le juge d’instruction français Marc Trévidic, qui enquête sur l’attentat de Karachi et ses liens avec la vente de trois sous-marins Agosta au Pakistan sous le gouvernement Balladur, est venu à Genève au mois de mai, a appris Le Temps. Le magistrat, spécialisé dans l’antiterrorisme, a consulté le dossier plus connu sous le nom de «l’affaire Bhutto». «Il n’a pas été déçu de sa visite et a sollicité la transmission de certains documents très ciblés», précise la juge d’instruction Alix Francotte-Conus, chargée de conduire cette procédure d’entraide...."
lien direct : [url]http://www.letemps.ch/Page/Uuid/8217b88e-6ff1-11df-8ead-49801438e0a8[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 17 juin 2010 à 12:18:20
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Revue de presse] - [58] - [15 juin 2010]
AFFAIRE DE KARACHI : NOUVELLE PLAINTE POUR ENQUETER SUR LES RETROCOMMISSIONS
20Minutes
"Six familles de victimes de l'attentat de Karachi en 2002 ont déposé ce mardi une nouvelle plainte pour corruption contre le club politique d'Edouard Balladur. Cette plainte permet à un juge d’instruction de mener une enquête sur d’éventuelles rétrocommissions en faveur de l’ancien Premier ministre en 1995, a annoncé leur avocat. Cette plainte avec constitution de partie civile a été déposée auprès du doyen des juges d'instruction à Paris. Elle vise nommément l'Association pour la réforme, club politique créé en 1995 par Edouard Balladur, pour «corruption active et passive», a déclaré Olivier Morice à l'AFP.

L’avocat dénonce des «pressions»

Les six familles ont déjà déposé une plainte pour les mêmes chefs auprès du procureur de la République de Paris le 14 décembre dernier, entraînant l'ouverture en février d'une enquête conduite par le parquet. «Puisque les conditions procédurales sont réunies, nous sollicitons l'ouverture d'une information judiciaire, afin que des magistrats indépendants du pouvoir exécutif soient désignés», a ajouté l’avocat. D’après ce dernier, les parties civiles se tournent vers un juge d'instruction car elles «soupçonnent le pouvoir exécutif au plus haut niveau de l'Etat de faire des pressions afin d'empêcher que ne puisse éclater la vérité, en ralentissant le cours de l'enquête préliminaire».

Cette nouvelle plainte est liée à la piste suivie par les juges antiterroristes dans l’enquête sur l’attentat du 8 mai 2002, qui a fait 15 morts dont 11 salariés de la Direction des constructions navales (DCN) à Karachi pour construire des sous-marins vendus par la France en 1994. Avec les derniers éléments, le juge s’oriente vers des représailles pakistanaises après l’arrêt de commissions sur ce contrat soupçonné d'avoir donné lieu à des rétrocommissions pour financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, selon des témoignages et rapports versés au dossier."
lien direct : [url]http://www.20minutes.fr/article/578347/Societe-Affaire-de-Karachi-Nouvelle-plainte-pour-enqueter-sur-les-retrocommissions.php#commentaires[/url]


ATTENTAT DE KARACHI : PERQUISITION CHZ TAKKIEDINE
Europe1
"Une perquisition a été menée lundi au domicile parisien de Ziad Takieddine, soupçonné d'avoir été un intermédiaire dans la vente de sous-marins par la France au Pakistan en 1994 –ce qu'il dément. Cette perquisition, révélée par le JDD.fr, intervient dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris à propos des rétro-commissions qui auraient été versées au camp balladurien et qui pourraient être à l'origine de l'attentat de Karachi qui avait coûté la vie en 2002 à onze Français qui travaillaient à la construction de ces sous-marins. "
lien direct : [url]http://www.europe1.fr/France/Attentat-Karachi-Perquisition-chez-Takieddine-215401/[/url]

SOUS-MARINS, POTS-DE-VIN ET URNES A L'ORIGINE DU CARNAGE DE KARACHI ? L'alsace.fr, dossier de Raymond Couraud
"...Comme le note la commission parlementaire, qui vient de rendre son rapport sur cette affaire, « la négociation de contrats de cette importance est un processus long, étalé sur plusieurs années, qui fait intervenir de nombreux acteurs. »

550 millions de commissions

Dans cette affaire, un premier groupe de négociateurs aurait touché une commission de 6,25 % sur le contrat. Un second groupe d’intermédiaires aurait exigé 4 % de commissions. Au total, 550 millions de francs auraient dû « arroser » les intermédiaires. Seulement, toutes les commissions n’ont pas été versées. Dès 1995, Jacques Chirac, alors président de la République, annule le versement de 4 %.

Cette décision présidentielle pourrait être la cause réelle de l’attentat du 8 mai 2002 : des intermédiaires en colère auraient décidé de faire payer cher à la France son manquement à la parole donnée. On retrouve cette piste dans le rapport parlementaire. Ce document revient aussi sur la raison du veto de l’Élysée : la présidence de la République aurait voulu tarir une source de financement de la campagne électorale d’Édouard Balladur. Une partie des commissions aurait regagné la France à ces fins. L’ancien Premier ministre dément avec vigueur ces assertions, tout comme son directeur de campagne d’alors : Nicolas Sarkozy.

Cette partie sombre de l’affaire de Karachi est étayée par des rapports de la police luxembourgeoise et des articles de la presse française.

Les juges français, quant à eux, continuent à demander la levée du secret défense qui entoure des documents indispensables à leur enquête. Ils connaîtront la réponse du ministère de la Défense ces jours-ci. Les demandes précédentes avaient été rejetées, ce qui n’a pas peu contribué à rendre ce dossier hautement explosif."

lien direct : [url]http://www.lalsace.fr/fr/article/3318016/Sous-marins-pots-de-vin-et-urnes-a-l-origine-du-carnage-de-Karachi.html[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 18 juin 2010 à 20:58:30
je serai curieux de savoir dans quel état d'esprit sont ceux qui sont concernés par cette affaire : sereins ou prêts à mettre les voiles ???

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[Revue de presse] - [60] - [vendredi 18 juin 2010]
LE JUGE CONFIRME L'EXISTENCE DE RETRO-COMMISSIONS ILLICITES
Lemonde.fr
"Le juge Marc Trévidic, chargé de l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002, a confirmé l'existence de "rétro-commissions illicites" en marge du contrat de vente de sous-marins au Pakistan, a indiqué vendredi 18 juin un avocat des parties civiles de l'attentat, Me Olivier Morice, à l'issue d'une réunion avec le juge. Marc Trévidic a aussi annoncé qu'il demanderait en septembre la co-désignation d'un juge financier pour explorer cette piste, politico-financière, dans le cas où le parquet refuserait toujours d'ouvrir une procédure distincte."
lien direct : [url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/18/karachi-le-juge-confirme-l-existence-de-retro-commissions-illicites_1375135_3224.html[/url]

VIDÉOS RUE 89 :

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xdqaqj_karachi-un-intermediaire-au-coeur-d_news[/url]

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xdqamc_karachi-les-familles-accusent-le-go_news[/url]


AFFAIRES : LA PRESSE ÉTRANGÈRE JUGE SÉVÈREMENT NOS MINISTRES
Nouvelobs.com
"...Karachi, nouveau Watergate ?

L'affaire la plus embarrassante concerne finalement le président de la République lui-même, avec l'attentat de Karachi : la justice explore la piste de rétrocommissions à des fins de financement politique. "Au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy serait mort !", s'avance Charles Bremner, "ce serait un énorme scandale qui resterait à la une de la presse pendant des semaines et des semaines. Le président Nixon a démissionné pour avoir fait espionner ses adversaires démocrates. Ce n'est rien à côté d'une affaire qui a indirectement provoqué la mort."

Et dans ces pays, Nicolas Sarkozy ne serait pas protégé par l'immunité présidentielle. "Le Chancelier allemand n'est pas au dessus des lois. Il pourrait par exemple être convoqué comme témoin", relève Gero Von Randow. "Si Barack Obama était mis en cause dans une affaire de financement occulte, ce serait extrêmement dangereux pour lui", souligne Ted Stanger. "Un procureur serait nommé, et si l'enquête établissait que les soupçons sont fondés, le président ferait face à une procédure d'impeachment."

lien direct : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100617.OBS5721/affaires-la-presse-etrangere-juge-severement-nos-ministres.html[/url]


L'EXISTENCE DE RETRO-COMMISSIONS ILLICITES EST CONFIRMÉE SELON UN AVOCAT Nouvelobs.com

"... Un magistrat critiqué. Les familles de victimes de l'attentat de Karachi (Pakistan) ont par ailleurs critiqué vendredi Yves Jannier, le magistrat à la tête du pôle antiterroriste du tribunal de Paris, auquel elles reprochent de ne pas enquêter sur la piste d'un mobile financier à l'origine de l'attentat.

Premier vice-président du tribunal de grande instance de Paris en charge de l'instruction antiterroriste, Yves Jannier, qui a succédé à Jean-Louis Bruguière, est un des deux juges avec Marc Trévidic en charge de l'enquête sur l'attentat de Karachi, qui a causé la mort de 15 personnes dont 11 Français en mai 2002.

Or, il n'a pas participé à la réunion des parties civiles organisée vendredi matin par le juge Trévidic, en présence de la chef de la section antiterroriste du parquet de Paris, Anne Kostomaroff.

Trévidic dénonce le manque de moyens

"Le juge Trévidic nous a expliqué qu'Yves Jannier ne croyait pas à la thèse d'un mobile financier pour expliquer l'attentat et que par conséquent il avait décidé de ne pas travailler sur cette thèse", a déploré Magali Drouet, fille d'une des victimes de l'attentat.

"Il y a deux juges mais il y en a un dont on se demande ce qu'il fait là", a-t-elle ajouté, regrettant également l'absence du procureur de Paris, Jean-Claude Marin, alors que cet attentat "a laissé 11 veuves et 27 orphelins".

Le juge Trévidic, qui a réorienté son enquête vers un arrêt du versement de commissions sur un contrat de vente de sous-marins comme mobile de l'attentat, a par ailleurs "stigmatisé le fait qu'il était seul, qu'il manquait de moyens pour enquêter", selon un des avocats des parties civiles, Me Olivier Morice.

"Le juge a regretté l'absence de moyens donnés pour faire éclater la vérité et notamment un certain manque de coopération de la DCRI", la Direction centrale du renseignement intérieur, a ajouté l'avocat."

lien direct : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100618.OBS5763/karachi-l-existence-de-retrocommissions-illicites-est-confirmee-selon-un-avocat.html[/url]


QUAND UN PRINCE SAOUDIEN TENTER D'AMADOUER LA DCN
Franceinter
"Parmi les éléments qui avaient réorientée l’enquête du juge Trévidic sur l’attentat de Karachi : un rapport baptisé « Nautilus », rédigé pour le compte de la DCN en 2002, mais soigneusement gardé au secret, depuis, par la Direction des constructions navales (rebaptisée DCNS en 2007, suite à son rapprochement avec Thalès). Ce rapport, découvert lors d’une perquisition dans le cadre d’une autre procédure judiciaire décrivait l’attentat de Karachi comme une vengeance de militaires pakistanais, avec liaison avec l’ISI (les services de renseignement pakistanais), en représailles aux non-versements de commissions dans la vente en septembre 1994 de sous-marins « Agosta » au Pakistan par la France.

Mais un autre élément -jusqu’ici resté dans l’ombre- de ce rapport « Nautilus » décrit également l’étrange action souterraine de l’Arabie Saoudite.

[...]

C'est le point numéro 2 du rapport Nautilus daté du 14 octobre 2002, 5 mois après l'attentat de Karachi.

L'ancien membre de la DST, Claude Thévenet, qui rédige ce rapport pour le compte de la Direction des constructions navales fait clairement référence à une possible intervention financière d'un prince saoudien.

« Le prince saoudien Sultan bin Khaliffa a effectué un don (ou serait sur le point de la faire) », auprès des familles de victimes de l'attentat.

« Son but, écrit l'auteur du rapport, est d'amadouer la DCN dans le cadre de l'achat de frégates furtives dont il tiendrait absolument à doter son pays. »

Même si les familles ne toucheront finalement aucun argent saoudien, cette éventualité couchée noir sur blanc interpelle la fille d'une des victimes de l'attentat, Magali Drouet...


« Pourquoi aurait-il souhaité nous indemniser si l'Arabie Saoudite n'avait pas un rôle à jouer là-dedans ? Et pourquoi l'Etat français l'aurait empêché de le faire s'il n'y avait pas un intérêt français aussi de ce côté là ? Pourquoi un pays-tiers pourrait avoir envisagé de "faire taire" les familles à coup de million ? Cela nous a fait penser, à beaucoup de parties civiles, avec ce qui s'est passé avec l'attentat du DC 10 où les familles ont été indemnisées par l'Etat libyen. On s'est posé la question de savoir si Bin Khaliffa n'était pas quelque part, entre guillemet, notre Kadhafi. »

Deux mois après le contrat pakistanais, suivi de près par Riyad (selon le rapport Nautilus, c'est l'Arabie Saoudite qui aurait « subventionné l'essentiel du contrat pakistanais »), deux mois plus tard, était signé le contrat Sawari 2 : la vente par la France de frégates à l'Arabie Saoudite, contrat beaucoup plus important : 3 milliards d'euros, contre 840 millions d'euros dans le contrat pakistanais, avec les mêmes réseaux d'intermédiaires et les mêmes soupçons de rétro-commissions.

Interrogé par la justice le 14 mai 2009 sur cette possible intervention du prince Saoudien Sultan bin Khaliffa, l'ancien directeur financier de la branche internationale de la DCN, Gérard-Philippe Menayas, s'est borné à ce seul commentaire : « Il y avait une proximité entre l'Arabie Saoudite et le Pakistan ».

Une piste à creuser dans l'attentat de Karachi."

lien direct : [url]http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1352[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 02 juillet 2010 à 21:52:03
attention de ne pas suivre de trop près l'affaire Bettencourt et laisser tomber cette affaire-ci qui peut être le début d'un jour meilleur :

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[revue de presse] - [62] - [2 juillet 2010]
NOTRE DEBAT SUR KARACHI, L'AUTRE AFFAIRE QUI AFFOLE L'ELYSEE
Mediapart, Igor Gauquelin et Fanny Bragard
"...La soirée démarre avec la diffusion d'une interview vidéo des deux journalistes de Mediapart, retraçant les principaux éléments de l'enquête. Ils y détaillent aussi les soupçons de financement illégal de la campagne d'Edouard Balladur en 1995 et le rôle de Nicolas Sarkozy. Après cette projection, les protagonistes du dossier prennent la parole. Fabrice Arfi explique d'abord que le dossier Karachi pourrait prochainement s'accélérer, le juge Marc Trévidic voulant recourir à de nouvelles auditions. Puis Fabrice Lhomme rapporte les difficultés auxquelles ils se sont heurtés: «A chaque fois qu'une piste s'ouvrait à nous, on tombait sur des portes cadenassées. J'ai rarement vu un climat d'enquête si lourd.»

Lorsque le journaliste confie que ces enquêtes ont longtemps suscité le «scepticisme», Magali Drouet réagit: «Ce n'est pas vrai: c'est en lisant ces articles que nous avons décidé de changer d'avocat», le précédent n'étant pas très vindicatif. Me Morice se lance alors dans un compte rendu pointilleux des difficultés rencontrées dans ce dossier. En premier lieu, l'obstruction opérée selon lui par le procureur de Paris: «Notre combat a été d'autant plus difficile que celui qui devait être notre principal allié, M. Marin, le procureur de Paris, a tout fait pour freiner les procédures et protéger les personnes au pouvoir. Nous avons fait face à un parquet manquant totalement d'indépendance...»

lien direct : [url]http://www.mediapart.fr/club/edition/complices/article/010710/notre-debat-sur-karachi-lautre-affaire-qui-affole-lelysee[/url]


KARACHI : AFFABULATIONS POLITICIENNES EN EAUX TROUBLES
Piratages
"La France est (devenue) un pays formidable. On y raconte des histoires à dormir debout. Des récits fantasmagoriques qui auraient pour personnages principaux les hauts dignitaires des palais et autres châteaux de la République. Des affabulations journalistiques mettant en exergue des pratiques répréhensibles pour le commun des citoyens, des turpitudes entrainant la mort de ressortissants français travaillant à l’étranger. De grandes amitiés de trente ans, qui finissent en petites coupures et en tôles dévastées. Avec l’affaire Karachi, l’Hexagone plonge dans le trou noir de la République. L’inavouable business occulte de la mort et de la politique. Celui que l’on lit habituellement dans les chefs-d’œuvre de J. Le Carré..."
lien direct : [url]http://piratages.wordpress.com/2010/07/02/karachi-affabulations-politiciennes-en-eaux-troubles/[/url]


KARACHIGATE : IRL MAIS PAS FABLE
Sebmusset
"...Magali Drouet, qui est également salariée à la DCN, éclaire une salle abasourdie sur d’autres dimensions de « la pression ».

Après des années de mépris et de minimisation, elle a enfin été contactée par un haut-responsable de la DCNS "qui [lui] a mis un chiffre sous le nez, 674.000 euros, et a dit "mademoiselle Drouet maintenant qu'est ce que l'on peut faire pour vous ?"

Ce à quoi elle a répondu :

" - Je leur ai dit qu'il fallait simplement qu'ils vident leurs fonds de tiroir et qu'il les transmettent au juge Trévidic."

Applaudissements de la salle..."
lien direct : [url]http://sebmusset.blogspot.com/2010/07/karachigate-irl-mais-pas-fable.html[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 05 août 2010 à 11:18:30
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[Revue de presse] - [64] - [4 aout 2010]
VENTE DE SOUS-MARIN AU PAKISTAN : AVIS FAVORABLE A LA DECLASSIFICATION D'UN DOCUMENT
Lexpress.fr / 30 juillet 2010
"La CCSDN, saisie par le ministre de la Défense, Hervé Morin, a donné son feu vert à la déclassification, sollicitée par le procureur de la République, Jean-Claude Marin, du contenu d'un disque dur saisi lors d'une perquisition menée fin mai au siège de la DCN..."
lien direct : [url]http://www.lepoint.fr/bourse/attentat-de-karachi-rien-a-voir-avec-le-contrat-de-sous-marins-zardari-03-08-2010-1221625_81.php[/url]


QUAND LE JUGE TREVIDIC PARLE DU KARACHIGATE
Les bas-fonds de sarkofrance // 27 juillet 2010
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xe4fh2_attentat-karachi-juge-marc-trevidic_news?additionalInfos=0[/url]

lien direct : [url]http://sarkofrance.20minutes-blogs.fr/archive/2010/07/27/quand-le-juge-trividic-parle-du-karachigate.html[/url]

KARACHI : UN PUR ACTE DE TERRORISME SELON ZARDARI
Lenouvelobs.com // 3 aout 2010
""Rien à voir avec le contrat" des sous-marins français Agosta et un "pur acte de terrorisme". C'est dans ces termes que, dans une interview publiée mardi 3 août dans Le Monde, le président pakistanais Asif Ali Zardari a parlé de l'attentat de Karachi qui a causé la mort de onze Français en 2002.

Des malversations financières pourraient s'être produites en marge de la vente au Pakistan des trois sous-marins de la Direction des constructions navales (DCN) française en 1994. Des juges français soupçonnent que des rétrocommissions illégales aient servi à financer la campagne présidentielle de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur en 1995.

Ils ont évoqué une possible cause de l'attentat dans le non-paiement de pots-de-vin à des intermédiaires pakistanais.

Hors de cause

Interrogé sur ces hypothèses, Asif Ali Zardari a estimé que "cet attentat n'a rien à voir avec le contrat des sous-marins sur lesquels travaillaient les victimes", car "c'est un pur acte de terrorisme"..."

lien direct : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100803.OBS8033/karachi-un-pur-acte-de-terrorisme-selon-zardari.html[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 06 septembre 2010 à 10:43:02
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"SARKOZY A T-IL DU SANG SUR LES MAINS ?
20Minutes
"Ventes d’armes et corruption ont-elles financé les campagnes électorales et des partis politiques?» C’est la question que pose le magazine français «Vox» dans son édition de ce jour. Et ce, accompagné d’un titre des plus percutants: «Sarkozy a-t-il du sang sur les mains?» Dans un e-mail envoyé hier à la presse, un journaliste du magazine explique que l’article en question révèle «comment l’actuel chef de l’Etat a mis en place un système de rétro-commissions dont une partie est venu alimenter les caisses de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995». L’article parle de l’attentat de Karachi qui avait vu onze Français se faire tuer en 2002 sur un chantier naval au Pakistan. Cette attaque avait été attribuée à Al Quaïda mais depuis quelques temps, plusieurs médias français laissent penser que son origine serait autre..."
lien direct : [url]http://www.20min.ch/ro/entertainment/people/story/-Sarkozy-a-t-il-du-sang-sur-les-mains---12748925[/url]


ESPIONNAGE DCN : FIN DE L'ENQUÊTE
LeFigaro.fr
Les juges enquêtant sur des faits d'espionnage et de corruption au profit de l'ex-Direction des constructions navales (DCN, devenue DCNS) ont récemment mis fin à leurs investigations, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Dans cette enquête, au cours de laquelle sont apparues des ramifications avec les investigations antiterroristes sur l'attentat de Karachi en mai 2002, les juges financiers parisiens Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin ont notifié vendredi aux parties qu'ils considéraient leur instruction comme terminée, deux ans et demi après son ouverture.

Sept personnes au total sont mises en examen dans ce dossier, selon ces sources. Ils ont notamment mis en examen pour abus de biens sociaux Philippe Japiot, président de DCNI, branche internationale de la DCN de 2001 à 2007, ainsi qu'Alex Fabarez, directeur général délégué de DCNI de 2003 à 2008, avant de clore leur instruction.
lien direct : [url]http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/01/97001-20100901FILWWW00568-espionnagedcn-fin-de-l-enquete.php[/url]

KARACHI N'A PAS LIVRE TOUS CES SECRETS (13 aout 2010)
Marianne2 / Régis Soubrouillard
"...A quelques jours d’un repos bien mérité au Cap-Nègre, Nicolas Sarkozy, recevait justement le président pakistanais Asif Ali Zardari, déjà présent dans le gouvernement de son épouse Benazir Bhutto, en 1994 quand la France balladurienne céda 3 sous-marins nucléaires à son pays.

Surnommé «Monsieur 10%», « à l'image du pourcentage de commissions occultes qu'il était censé réclamer sur chaque gros contrat » selon Sarkofrance, l’affaire aura ainsi occupé les derniers jours de travail du chef de l’Etat avant son repos estival...."
lien direct : [url]http://www.marianne2.fr/Karachi-n-a-pas-livre-tous-ses-secrets_a196207.html[/url]


AFFAIRE DE KARACHI : OU EN EST L'ENQUÊTE (05 août 2010)
Le Monde, Samuel Laurent
"Pour certains observateurs de la vie politique, la séquence sécuritaire lancée par Nicolas Sarkzoy à Grenoble est avant tout destinée à détourner l'attention de l'opinion de l'affaire Woerth. Mais celle-ci avait déjà poussé quelque peu dans l'ombre une autre affaire, d'une ampleur aussi grande sinon plus encore : celle de Karachi...."
lien direct : [url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/08/02/affaire-de-karachi-ou-en-est-l-enquete_1394957_823448.html[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 17 septembre 2010 à 08:31:38
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KARACHI : LE PARQUET DE PARIS N'OUVRIRA PAS D'ENQUÊTE POUR CORRUPTION
Lepoint.fr / 14.09.2010
Le parquet de Paris n'ouvrira pas d'information judiciaire pour corruption ou abus de biens sociaux dans le dossier concernant le paiement de commissions occultes en marge d'une vente de sous-marins français au Pakistan, a-t-on appris mardi de source judiciaire. Le procureur Jean-Claude Marin juge que ces faits sont prescrits ou que les plaignants, les familles des victimes d'un attentat anti-Français, commis à Karachi en 2002 et supposé être lié à l'affaire, n'ont pas qualité pour agir sur le volet corruption...
lien direct : [url]http://www.lepoint.fr/societe/attentats-de-karachi-le-parquet-de-paris-n-ouvrira-pas-d-enquete-pour-corruption-14-09-2010-1236055_23.php[/url]


SELON L'AVOCAT DES PARTIES CIVILES, LE PARQUET PROTÈGE SARKOZY
L'express, Pascal Ceaux / 14.09.2010
"J'accuse le procureur de la République de Paris de vouloir étouffer un scandale d'Etat qui touche le président de la République." C'est par des mots sans équivoque que Me Olivier Morice a stigmatisé, mardi 14 septembre, le procureur Jean-Claude Marin, chef du parquet de Paris. L'avocat des familles des 11 victimes françaises de l'attentat de Karachi en 2002 estime que tout est mis en œuvre pour empêcher ses clients de connaître la vérité sur les causes de la mort de leurs proches. "Les tentatives de diversion continuent, poursuit Me Morice. Mais la piste politique est loin d'être enterrée."..."
suite : [url]http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/affaire-karachi-selon-l-avocat-des-parties-civiles-le-parquet-protege-sarkozy_919498.html[/url]


ATTENTAT DE KARACHI, UNE NOUVELLE ENQUETE A LA MARGE
France Info / 14.09.2010
"C’est une enquête dans l’enquête qui s’est ouverte fin août, à la marge de l’affaire. Une enquête pour faux témoignage et entrave à la justice a été confiée au juge Van Ruymbeke. En revanche, le parquet de Paris estime que les faits de corruption ou d’abus de biens sociaux sont couverts par la prescription. Le parquet de Paris ne veut pas d’une nouvelle enquête pour corruption ou abus de biens sociaux dans ce dossier - très épais - de l’attentat de Karachi. Ou plus précisément, celui qui concerne le paiement de commissions occultes en marge d’une vente de sous-marins français au Pakistan - on dit que c’est l’arrêt du versement de ces commissions qui a provoqué les attentats...
Le procureur Jean-Claude Marin juge que ces faits sont prescrits ou que les plaignants, les familles des victimes, n’ont pas qualité pour agir sur le volet corruption.
Ce volet visait explicitement le club politique d’Edouard Balladur - le financement de sa campagne présidentielle en 1995... dont le trésorier s’appelait Nicolas Sarkozy.
Cela dit, une information judiciaire a tout de même été ouverte fin août, à la marge de l’affaire. L’enquête, confiée au juge Van Ruymbeke, porte sur des faits de faux témoignage et d’entrave à la justice..."

suite + audio : [url]http://www.france-info.com/france-justice-police-2010-09-14-attentat-de-karachi-la-piste-politique-enterree-485082-9-11.html[/url]


MARC TREVIDIC, LE JUGE BRETON QUI DÉFIE SARKOZY
Le télégramme de Brest / 5.09.2010
"Il est l'un des symboles de la révolte des juges. Marc Trévidic, âgé de 45 ans, juge antiterroriste, président de l'Association française des magistrats instructeurs (Afmi), mène la fronde contre la suppression du juge d'instruction, décidée par Nicolas Sarkozy. Pourquoi? Dans son bureau de la galerie Saint-Éloi, au dernier étage du palais de justice de Paris, la réponse figure sur un autocollant rose flashy, ostensiblement placé au dos de l'écran de son ordinateur: «Assis, debout mais pas couché. Pas de justice sans indépendance». En quelques années, cet homme à la silhouette gracile et austère et à l'étonnant franc-parler s'est taillé une solide réputation. Bûcheur, tenace. Mais ouvert et humain. Un «incorruptible» de la trempe des Renaud Van Ruymbeke, Eva Joly, Thierry Jean-Pierre ou Éric Halphen..."
suite : [url]http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/marc-trevidic-le-juge-breton-qui-defie-sarkozy-05-09-2010-1039201.php[/url]


QUI VA PAYER LE MILLIARDS DE FREGATES DE TAIWAN ? VOUS.
Le télégramme de Brest / 5.09.2010
"...Dans cette «farce», l'actuel président jouait un rôle de premier plan. Il était ministre du Budget. À ce titre, il aurait autorisé la création de la société par laquelle auraient transité des rétrocommissions ayant alimenté les caisses du candidat Balladur, dont il était aussi le porte-parole. Mais cette piste-là est interdite au juge. Elle a officiellement été confiée au parquet de Paris, qui a ouvert une enquête préliminaire placée sous son seul contrôle. Et celui, politique, de la Chancellerie. «J'ignore totalement ce que fait le parquet dans cette soi-disant enquête. Existe-t-elle seulement?», interroge, acide, Marc Trévidic. «S'il n'y avait rien à cacher, il fallait ouvrir une information judiciaire pour corruption, confiée à un juge d'instruction indépendant». Les questions du juge dérangent. Que ce soit pour le dossier de Karachi ou pour le génocide rwandais ou encore l'assassinat des sept moines de Tibéhirine..."
lien direct: [url]http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/qui-va-payer-le-milliard-des-fregates-de-taiwan-vous-05-09-2010-1039193.php[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 02 octobre 2010 à 19:20:12
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[Revue de presse] - [67] - [1er octobre 2010] - [Audition de Rondot] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2010/10/revue-de-presse-67-1er-octobre-2010.html[/url])
TIBEHIRINE, KARACHI : RONDOT ENTENDU 27/09/2010
Lefigaro.fr
"Le général Philippe Rondot était entendu depuis ce matin comme témoin par un juge antiterroriste dans le cadre des enquêtes sur la mort des sept moines de Tibéhirine en 1996 et sur l'attentat contre des salariés de la DCN en 2002 à Karachi, selon des sources proches du dossier. Le général Rondot a suivi de près ces deux affaires, ayant travaillé pour la DST et comme conseiller du ministre de la Défense pour le renseignement et les opérations spéciales (Cros) de 1997 à 2005. Il consignait dans des carnets, dont une partie a été saisie par la justice, la teneur de ses rencontres et entretiens. Son audition par le juge antiterroriste Marc Trévidic a débuté dans la matinée par le dossier de l'attentat de Karachi, a-t-on précisé de mêmes sources. L'attentat fit 15 morts, dont 11 Français de la Direction des constructions navales (DCN) le 8 mai 2002 à Karachi, au Pakistan, où le général Rondot s'est rendu le mois suivant. Il fait état dans ses carnets d'un entretien avec le ministre des Affaires étrangères de l'époque, Dominique de Villepin, le 23 mai 2002, à l'issue duquel il note "interrogation sur le rôle de l'ISI", les puissants services de renseignement pakistanais..."
la suite : [url]http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/27/97001-20100927FILWWW00558-tibehirine-karachi-rondot-entendu.php[/url]

KARACHI, LA MISSION CACHEE DES SERVICES SECRETS FRANÇAIS
Fabrice Lhomme, Fabrice Arfi, Mediapart
"Le général Philippe Rondot a révélé au juge Marc Trévidic avoir mené à Karachi, en juin 2002, juste après l'attentat qui a coûté la vie à onze Français, une mission de la DGSE et de la DST. Le juge n'en avait jamais été informé, malgré ses demandes au ministère de la défense. Il s'est aussi vu refuser l'accès aux auditions réalisées par la mission d'information parlementaire sur l'attentat..."
La suite : [url]http://www.mediapart.fr/journal/france/290910/karachi-la-mission-cachee-des-services-secrets-francais[/url]


KARACHI, BETTENCOURT : SARKOZY MULTIPLIE T-IL LES ENTRAVES A LA JUSTICE
LePost
"...Pire. MédiaPart révèle que le président de la commission de la défense à l'Assemblée nationale, Guy Tessier (UMP), a par ailleurs refusé, pendant l'été, de communiquer au juge Trévidic le contenu des auditions réalisées par la mission d'information parlementaire sur l'attentat.
Voilà qui montre une nouvelle fois que le pouvoir fait tout pour entraver la marche de la justice dans une affaire dont certains développements pourraient effectivement mettre directement en cause Nicolas Sarkozy....
la suite : [url]http://www.lepost.fr/article/2010/09/30/2242526_karachi-bettencourt-le-pouvoir-sarkozy-multiplie-t-il-les-entraves-a-la-justice.html[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 13 octobre 2010 à 10:38:02
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KARACHI : LE PARQUET FAIT APPEL DE LA DÉCISION DU JUGE VAN RUYMBECKE D'ENQUÊTER SUR DE POSSIBLES RETROCOMMISSIONS LeMonde.fr
"Le parquet de Paris a annoncé jeudi 8 octobre qu'il faisait appel de la décision du juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke d'ouvrir une enquête pour corruption concernant un marché d'armement au Pakistan en 1994. Mercredi, ce dernier a jugé recevable, contre l'avis du procureur qui jugeait ces faits prescrits, une plainte pour "corruption et abus de biens sociaux" concernant un éventuel retour en France d'une partie de commissions destinées à des officiels pakistanais.

"Pour nous, c'est une victoire considérable. C'est la preuve que notre plainte est tout à fait fondée", avait réagit Olivier Morice, l'avocat des familles de victimes de l'attentat, après la décision du juge d'instruction. Mais l'appel du parquet suspend la possibilité pour Renaud Van Ruymbeke de procéder à des investigations dans ce dossier où le nom de Nicolas Sarkozy est mentionné. "Le cadre d'une information ouverte sur le fondement d'une telle plainte n'est manifestement pas approprié, en droit, pour investiguer sur des faits d'abus de biens sociaux au préjudice de la DCN-I et de corruption dans des conditions juridiques solides", écrit le procureur de la République dans un communiqué. Il reviendra à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris de délimiter les contours de l'enquête du juge..."

suite : [url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/10/07/attentat-de-karachi-le-juge-van-ruymbeke-va-enqueter-sur-des-soupcons-de-retrocommissions_1421520_823448.html[/url]

KARACHI : LE DOCUMENT QUI RELANCE L'AFFAIRES
Mediapart
"Mediapart publie l'intégralité de l'ordonnance du juge Renaud Van Ruymbeke qui a décidé d'enquêter sur la corruption et les lourds soupçons de financement politique occulte qui pèsent, dans le volet financier de l'affaire de Karachi, sur la vente, en 1994, de sous-marins au Pakistan par le gouvernement d'Edouard Balladur. Une nouvelle très embarrassante pour l'Elysée..."
suite : [url]http://www.mediapart.fr/journal/france/071010/karachi-le-document-qui-relance-laffaire[/url]

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xf3yg5_attentat-de-karachi-les-parties-civ_news?additionalInfos=0[/url]

KARACHI : "LES DOCUMENTS METTENT EN CAUSE BALLADUR ET SARKOZY"
Nouvelobs.com Baptiste Legrand et Sarah Halifa-Legrand
"Des documents de l'enquête préliminaire sur l'affaire Karachi "mettent explicitement en cause Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy comme donneurs d'ordre des rétro-commissions", a affirmé jeudi 7 octobre l'avocat des parties civiles, Me Olivier Morice, lors d'une conférence de presse.
[...]
"Le pouvoir a peur"

Jeudi matin, des sources judiciaires avaient annoncé que le juge d'instruction Renaud van Ruymbeke allait enquêter sur les soupçons de rétro-commissions.

Mais le parquet de Paris avait aussitôt annoncé qu'il comptait faire appel de la décision du juge.

La position du parquet de Paris "s'apparente à une entrave à la manifestation de la vérité", a dénoncé l'avocat. Cette décision démontre, selon lui, que "le pouvoir a peur".

Et de conclure que "c'est la première fois en France que l'on trouve une affaire qui mêle scandale politique avec la mort de nos ressortissants". "Nous sommes confrontés à un mensonge d'Etats, Etats avec un 's'", souligne-t-il. Lors de sa visite à Paris, le président pakistanais Zardari a soutenu que l'attentat de Karachi était "un peur acte de terrorisme" qui "n'avait rien à voir avec les contrats"."
lien direct : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20101007.OBS0936/karachi-les-documents-de-l-enquete-mettent-en-cause-balladur-et-sarkozy.html[/url]



Citer
REPORTAGE I-TELE + ITW FABRICE LHOMME
08/10/2010
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xf4g17_affaire-karachi-balladur-sarkozy-ju_news?additionalInfos=0[/url]


CAMPAGNE DE 1995 : LES DOCUMENTS QUI ACCABLENT BALLADUR
Libération Guillaume Dasquié
Depuis hier, les archives confidentielles du Conseil Constitutionnel affolent les Balladuriens. Libération publie les extraits les plus sulfureux de ces archives, dans le fichier à télécharger ici. Ils montrent qu’en 1995 de graves irrégularités ont entaché le financement de la candidature d’Édouard Balladur à la présidentielle, dont Nicolas Sarkozy était alors le porte-parole..."
lien direct : [url]http://www.liberation.fr/politiques/01012295099-campagne-de-1995-les-documents-qui-accusent-balladur[/url]


KARACHIGATE : CETTE ENQUÊTE QUE SARKOZY VEUT BLOQUER
Sarkofrance
"Un juge s'obstine. L'affaire dit du Karachigate a pris une nouvelle tournure cette semaine. le juge Renaud van Ruymbeke a décidé d'enquêter sur des «faits de corruption active et passive» dans le cadre du financement de la campagne d'Edouard Balladur en 1995. Le parquet de Paris n'a pas apprécié, jugeant que cela n'a rien à voir avec l'attentat de Karachi du 8 mai 2002. le procureur Marin avait déjà annoncé que les faits étaient de toute façon prescrits.

Le communiqué du parquet de Paris pour justifier son obstruction est éloquent :« Le cadre d'une information ouverte sur le fondement d'une telle plainte n'est manifestement pas approprié, en droit, pour investiguer sur des faits d'abus de biens sociaux au préjudice de la DCN-I et de corruption dans des conditions juridiques solide. »

Le ministère de la Justice explique donc, maladroitement, qu'en « droit », le juge ne devrait pas enquêter sur ces soupçons de corruption sarko-balladurienne sur la seule base d'une plainte des familles de victimes d'un attentat. Il y a 3 semaines, le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, avait déjà jugé que cette affaire était prescrite. Jean-Claude Marin est ce procureur qui décidé de faire appel contre la relaxe de Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream..."
suite : [url]http://sarkofrance.blogspot.com/2010/10/karachigate-cette-enquete-que-sarkozy.html[/url]


OLIVIER MORICE, L'AVOCAT QUI DÉFIE SARKOZY
Le télégramme de Brest
"Vendredi 7octobre. 15h30. Ses cossus bureaux parisiens sont envahis par les journalistes. Devant maître Morice, quatre épais dossiers et une simple étiquette «Attentat de Karachi». Télés, radios, il faut savoir en jouer. Olivier Morice n'a pas besoin d'attaché de presse. Au coeur de la mêlée, l'avocat, entouré des familles des victimes, attend. L'air grave, il va expliquer que le juge Van Ruymbeke a décidé d'enquêter sur la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995 et d'éventuelles rétrocommissions. C'est, dit-il, «une victoire considérable». Pourtant, l'avocat reste imperturbable. Il n'est pas homme à sauter au plafond. Toujours le contrôle, toujours la maîtrise de soi. Il passe à l'attaque. Il va crescendo. «C'est la preuve que nous sommes en présence d'une affaire d'État mettant en cause Zardari (le président pakistanais), l'actuel président de la République et tout le financement de la campagne d'Édouard Balladur!». Chaque mot est pesé, chaque formule mûrement réfléchie. Les «j'accuse!» ne lui font pas peur. Il dénonce les mensonges d'État. «Quand je suis convaincu de la vérité d'un combat, rien ne m'arrête», assure-t-il...."
texte intégral : [url]http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/olivier-morice-l-avocat-qui-defie-sarkozy-10-10-2010-1077449.php[/url]


REPORTAGE FRANCE INFO - ITW OLIVIER MORICE + FAMILLES DES VICTIMES
07/10/2010
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xf46b5_attentat-de-karachi-enquete-sur-les_news?additionalInfos=0[/url]


BERNARD CAZENEUVE VEUT DES EXPLICATIONS
France3 Normandie
"Le parquet étant placé sous l'autorité directe du ministère de la Justice, Bernard Cazeneuve a protesté contre "une entrave à la justice organisée par le pouvoir".

"Je souhaite une explication du Conseil constitutionnel et une levée du secret sur ses délibérations pour comprendre pourquoi les préconisations des rapporteurs n'ont pas été suivies", a t-il déclaré.

La question du financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur a de nouveau été posée ces derniers mois en raison de soupçons de rétrocommissions sur la vente de sous-marins au Pakistan en 1994, qui a donné lieu au versement de commissions.

Trois rapporteurs du Conseil constitutionnels avaient proposé le rejet des comptes de campagne du candidat Balladur en raison de dons en espèces d'une dizaine de millions d'euros "sans justificatifs enregistrés comme des dons de personnes physiques".

Le Conseil constitutionnel, alors présidé par Roland Dumas, avait finalement validé les comptes de campagne en octobre 1995.

Le député de la Manche s'est parallèlement étonné du refus opposé à la transmission des auditions réalisées par la mission parlementaire, dont les travaux se sont achevés en mai,
au juge d'instruction chargé de l'enquête sur l'attentat, Marc Trévidic.

"Il s'agit là d'une entrave au travail de la justice venant de la majorité parlementaire", a encore déclaré Bernard Cazeneuve, précisant avoir appris ce refus par la presse..."

Texte intégral : [url]http://normandie.france3.fr/info/basse-normandie/bernard-cazeneuve-veut-des-explications-65284741.html[/url]


LE PRESIDENT ASIF ALI ZARDARI MENTIONNE DANS L'AFFAIRE KARACHI
L'express
"L'ordonnance du juge Renaud Van Ruymbeke, que Reuters a consultée, estime que "l'enquête préliminaire de police tend à confirmer l'existence d'une corruption au Pakistan" lors de cette vente de sous-marins Agosta qui a donné lieu à un accord sur le paiement de 84 millions d'euros de "commissions". Deux réseaux d'intermédiaires se distribuaient ces commissions, dont un dirigé par l'homme d'affaires Amir Lodhi, un proche d'Asif Ali Zardari, écrit le juge Van Ruymbeke. "Des documents ont été saisis chez l'homme d'affaires M. Lodhi montrant les liens qu'il entretenait avec l'amiral Mansur Ul Haq et M. Zardari", lit-on dans l'ordonnance du juge. [...] Reçu à l'Elysée par Nicolas Sarkozy en août dernier, Asif Ali Zardari a passé plusieurs années en prison dans son pays pour des affaires de corruption. Il a nié tout lien avec ce dossier français. Il conteste aussi être impliqué dans l'attentat anti-français de Karachi de mai 2002 ayant tué ayant 11 ingénieurs et techniciens français fabriquant les sous-marins, action que la justice française pense liée à la corruption..." Texte integral : [url]http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-president-asif-ali-zardari-mentionne-dans-l-affaire-karachi_926016.htm[/url]

REPORTAGE FRANCE 2
07/10/2010
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xf3zxj_karachi-doutes-sur-les-comptes-de-c_news?additionalInfos=0[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 21 octobre 2010 à 19:10:50
merci aux vrais journalistes de faire l'effort de reporter toutes ces informations à la population !

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KARACHI : REVELATIONS SUR L'INTERMEDIAIRE BALLADURIEN
Mediapart, Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme, 11/10/ 2010
"Interrogé comme témoin le 15 avril par le juge Trévidic, qui enquête sur un lien éventuel entre les troubles dessous financiers du contrat des sous-marins Agosta et l'attentat de Karachi, qui a causé la mort de onze Français le 8 mai 2002, Ziad Takieddine avait par exemple affirmé à plusieurs reprises: «En ce qui me concerne, je ne me suis pas occupé du contrat des sous-marins.»

Seulement voilà, le 16 juin dernier, Emmanuel Aris, un ancien haut dirigeant de la Direction des construction navales (DCN, rebaptisée depuis DCNS), le constructeur des sous-marins vendus au Pakistan, a livré aux policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF) un contrat signé de la main de Ziad Takieddine concernant le versement des fameuses commissions suspectes en marge du marché Agosta. Derrière elles se cache peut-être un système de financement politique illicite grâce aux ventes d'armes.

Mediapart, qui a obtenu copie de ce document clé, le publie en intégralité ci-dessous: "

lien direct : [url]http://www.mediapart.fr/article/offert/e5d6f3af3f35803f58563845f08b46f3[/url]
CONTRAT-TAK



BALLADUR 1995 : LES SECRETS DE LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
Mediapart, Mathilde Matthieu, 11/10/2010
"Octobre 1995, rue Montpensier, à Paris. Roland Dumas, président du Conseil constitutionnel, lève la séance. Les neuf membres de l’institution viennent de se livrer à un exercice encore inédit sous la Ve République: contrôler les comptes de campagne des candidats à l’élection présidentielle (remportée quelques mois plus tôt par Jacques Chirac).

En cinq jours de débats, ils ont rejeté un seul dossier pour irrégularité – celui de Jacques Cheminade (0,28% des voix). Sur tous les autres, les «Sages» ont apposé leur tampon – permettant le remboursement par l’Etat d’une partie des dépenses engagées. Pour marquer ce moment historique, Roland Dumas invite tout le monde à déjeuner: ses huit collègues, mais aussi les dix rapporteurs adjoints du Conseil.

Désignés trois mois plus tôt, ces hauts fonctionnaires, maîtres des requêtes au Conseil d’Etat ou conseillers référendaires à la Cour des comptes, ont abattu seuls le travail d’«instruction»: pour évaluer l’exhaustivité et la sincérité des comptes, ils ont épluché les volets dépenses et recettes, les factures présentées par les candidats, les listes de donateurs, etc.

Ce jour-là, au moment où le Conseil lève le camp, ils se braquent et refusent l’invitation – une claque pour Roland Dumas. En fait, ces rapporteurs sont excédés, certains écœurés: alors qu’ils recommandaient le rejet pur et simple du compte d’Edouard Balladur, leur avis vient d’être balayé en séance par les «Sages», qui ferment les yeux sur une recette de 10 millions de francs en espèces d’origine non justifiée…

Quinze ans plus tard, ce secret – censé dormir dans les archives de la rue Montpensier jusqu’en 2020 – s’étale au grand jour: vendredi 8 octobre, Libération a publié des extraits des conclusions rédigées par les rapporteurs à l’époque. En fait, c’est la Brigade centrale de lutte contre la corruption de Nanterre qui a fouillé les archives du Conseil constitutionnel, dans le cadre d’une enquête préliminaire en marge de l‘attentat de Karachi sur l’hypothèse d’un financement illégal de la campagne d’Edouard Balladur (par le biais de «rétrocommissions» récupérées sur des ventes d’armes au Pakistan).

Avec quinze ans de «retard», Mediapart a reconstitué cet épisode peu reluisant: comment le Conseil, garant de la régularité de l’élection du Président, a-t-il pu valider un compte jugé irrégulier par ses propres rapporteurs?

Dix millions dans un coffre
Tout démarre, en fait, le 12 juillet 1995: Roland Dumas désigne ce jour-là une équipe de dix «adjoints», qui vont se répartir les comptes de campagne tout juste déposés par les candidats – dont ceux d’Edouard Balladur (éliminé dès le premier tour), de Lionel Jospin (battu au second) et de Jacques Chirac (entré le 17 mai à l’Elysée). Parmi ces hauts fonctionnaires, pas mal sont trentenaires, scrupuleux, le mors aux dents. Mais leur tâche de contrôle s’annonce périlleuse: ces rapporteurs n’ont aucun pouvoir d’investigation réel – en tout cas pas ceux d’un officier de police judiciaire. Ils peuvent simplement réclamer – sinon quémander – «toute information utile» ou «document relatif aux recettes et aux dépenses», auprès des intéressés ou de tiers. Ce manque de moyens tranche avec l’énormité des enjeux: si le compte de Jacques Chirac est rejeté, son élection sera tout bonnement annulée; si le dossier d’un perdant est retoqué, ce dernier perdra son droit au remboursement par l’Etat d’une partie de ses frais de campagne – en clair, il sera ruiné…

Trois d’entre eux empoignent le dossier de l’ancien Premier ministre, Edouard Balladur, qui a présenté le bilan suivant (pour ses 12 mois de campagne):

Très vite, les rapporteurs froncent les sourcils, surpris par deux incongruités majeures: d’abord, un paquet de dépenses ne sont pas comptabilisées dans les 83,8 millions déclarées (sachant qu’un plafond légal de 90 millions a été fixé pour le premier tour de l’élection); ensuite, aucune pièce ne justifie l’origine d’un versement de 10,25 millions de francs en espèces, déposés en grosses coupures le 26 avril 1995 sur le compte bancaire de l’AFICEB (l’association de financement de sa campagne)…

Dès la fin du mois de juillet, les fonctionnaires entament un échange de courriers avec le représentant du candidat – Edouard Balladur ne répondra jamais en direct, malgré plusieurs lettres recommandées à son nom avec accusés de réception… A la fin de l’instruction, leur religion est faite: ils jugent indispensables de «rétablir l’exhaustivité des dépenses», en clair de réintroduire des millions de francs correspondant à des réunions publiques, des voyages outre-mer, des locations de permanences électorales, des frais de sécurisation de meetings, ou encore des sondages… Avec leurs calculs, le plafond légal est enfoncé.

Surtout, dans leur rapport, ils écrivent: «Le candidat ne sait manifestement pas quelle argumentation opposer aux questions» soulevées par le dépôt des 10,25 millions de francs, «dépourvu de tout justificatif». D’où vient cet argent liquide? Des fonds secrets de Matignon? D’un circuit de financement occulte? Sinon, pourquoi tant de liasses déposées d’un seul coup? Interrogé, le représentant d’Edouard Balladur a bien tenté deux explications: cette somme proviendrait de «ventes diverses de gadgets et de tee-shirts, ainsi que de “collectes au drapeau” effectuées lors des manifestations et réunions publiques»; elles «auraient été accumulées dans un coffre-fort et déposées sur le compte bancaire globalement, à la fin de la campagne, pour éviter les transports de fonds»….

Mais les rapporteurs rappellent qu’il aurait fallu, dans ce cas, détailler les «recettes manifestation par manifestation», et produire «un relevé sommaire des objets vendus» – comme d’autres candidats l’ont fait, Lionel Jospin par exemple. Enfin, ils n’accordent aucun crédit à l’hypothèse de dons gardés au chaud et versés d’un bloc – d’autres sommes en espèces ayant été «déposées régulièrement sur le compte bancaire» (précisément 22 fois entre le 13 mars et le 14 avril 1995). Les fonctionnaires, au passage, s’autorisent un trait d’ironie cinglant: «On voit mal un ancien ministre des Finances (…) laisser dormir jusqu’à dix millions dans un coffre au lieu de les placer pour récupérer quelques intérêts…» En bref, à leurs yeux, l’équipe d’Edouard Balladur n’apporte «aucun commencement de preuve».
Dans leur rapport final, ils lâchent donc le mot fatidique, proposant le «rejet» du compte!..."
suite : [url]http://www.mediapart.fr/journal/france/101010/balladur-1995-les-secrets-de-la-decision-du-conseil-constitutionnel[/url]



KARACHI : L'UMP REFUSE DE LIVRER DES DOCUMENTS A LA JUSTICE
Nouvelobs.com, 14/10/2010
"Y a-t-il "entrave à la justice" dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Karachi ?

Interrogée sur ce point mercredi lors de la séance des questions au gouvernement par le député PS Bernard Cazeneuve (rapporteur de la mission parlementaire sur l'attentat de Karachi en 2002 qui avait coûté la vie à onze salariés de la Direction des constructions navales et fait naître des soupçons sur le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995), la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie a nié toute obstruction au travail judiciaire.

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xf7d4l_attentats-de-karachi-mam-repond-a-c_news?additionalInfos=0[/url]

Pourtant, si les documents que publie Mediapart, jeudi 14 octobre, ne suffisent à accréditer cette accusation, ils montrent néanmoins que rien n'est fait pour faciliter la tâche de la justice. Il s'agit de lettres échangées ces derniers mois entre le député UMP Guy Teissier, président de la commission de la défense à l'Assemblée, et le juge d'instruction Marc Trévidic, chargé du versant terroriste de l'affaire Karachi..."

suite : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101014.OBS1265/karachi-l-ump-refuse-de-communiquer-des-documents-a-la-justice.html[/url]

INTERVIEW : TEISSIER [UMP] SUR KARACHI : "JE NE FAIS AUCUNE RÉTENTION D'INFORMATION.
Nouvelobs.com 15/10/2010
"...S'appuyant sur des lettres que vous avez échangées avec le juge d'instruction Marc Trévidic, Mediapart vous accuse de faire obstruction au magistrat dans le cadre de son enquête sur l'affaire Karachi. Que répondez-vous à ces accusations ?

Réponse : Je suis d'abord scandalisé que ces courriers que nous avons échangés, le juge et moi-même, puissent circuler ainsi au grand jour.

Ensuite, je trouve que l'attitude de Mediapart est une posture politicienne. Je ne fais absolument pas de la rétention d'informations, bien au contraire, puisque c'est moi qui ai voulu cette mission d'information parlementaire sur l'affaire Karachi. J'ai même fait en sorte qu'elle soit plurielle avec deux UMP, un PS, un communiste, un centriste…

Pour ce qui est de la demande du juge d'instruction, je vous répète ce que je lui ai écrit et que vous avez pu lire puisque cela a été publié. Il n'y a pas de verbatim des auditions, mais seulement des prises de notes, des brouillons. Je ne pense pas qu'il y ait dans ces brouillons autre chose que ce qui a été rendu public. Je ne comprends pas qu'il veuille accéder à ces notes.

Mais s'il le souhaite, il y a un procédé légal : il peut déposer une demande sur le bureau de l'Assemblée, et ce sera alors au président de l'Assemblée de statuer [Bernard Accoyer, UMP, ndlr.]. Moi je ne suis que le président de l'une des commissions de l'Assemblée, ce n'est pas à moi de prendre cette décision...."

suite : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/opinion/20101014.OBS1308/interview-teissier-ump-sur-karachi-je-ne-fais-pas-de-retention-d-informations.html[/url]

ATTENTAT KARACHI : UNE NOTE SECRET DE BERCY SÈME LE DOUTE
LeMonde - 15/10/2010
"Selon des informations diffusées par Mediapart, une note classée "confidentiel défense" datant de 1993 et adressée à Matignon "montre que le contrat des sous-marins Agosta au cœur de l'affaire de Karachi était considéré par un haut fonctionnaire de Bercy, alors au service du ministre des finances Michel Sapin (PS), comme 'risqué' et 'déraisonnable' pour l'Etat".

Or, explique le site, le contrat sera quand même signé "en hâte" en septembre 1994 par le gouvernement d'Edouard Balladur, avec l'aval de François Léotard, alors ministre de la défense, et de Nicolas Sarkozy, ministre du budget.

Quinze personnes, dont onze employés français de la direction des constructions navales (DCN), qui travaillaient à l'exécution du contrat Agosta au Pakistan, ont été tuées le 8 mai 2002 dans un attentat à Karachi. Une "vengeance" qui pourrait être liée au non-versement de rétrocommissions illégales à des intermédiaires pakistanais chargés de faciliter l'exécution du contrat, d'une valeur de 826 millions d'euros. La justice soupçonne le RPR d'avoir récupéré ces rétrocommissions pour alimenter son compte de campagne.

Selon Mediapart, "la découverte de ce document confidentiel vient renforcer, une fois de plus, les soupçons sur les arrière-pensées politiques qui ont présidé à la conclusion de ce marché d'armement". Au mois de juin, Mediapart avait rendu public des éléments d'un rapport de synthèse de la police luxembourgeoise, daté du 19 janvier 2010, qui met en cause Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget, pour avoir "directement supervisé et validé depuis Bercy la constitution au Luxembourg d'une obscure société offshore, baptisée Heine, par laquelle ont transité les commissions"."

lien direct : [url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/10/15/attentats-de-karachi-une-note-secrete-de-bercy-seme-le-doute_1426921_823448.html[/url]


KARACHI : LA COMMISSION DU SECRET DEFENSE A LA DECLASSIFICATION DE DOCUMENTS
Lemonde.fr 16/10/2010
"...Dans le dossier de l'attentat de Karachi, instruit pour son volet terroriste par le juge Marc Trévidic, qui avait demandé la déclassification en mai, l'avis favorable porte sur "un document émanant de la DGSE du 1er septembre 2000", "onze documents émanant de la DGA", la Délégation générale de l'armement, et "un télégramme du 9 février 1998 de la mission française d'Islamabad". Pour l'un des documents de la DGA, datant de 1994, l'avis favorable ne concerne toutefois que les deux premières pages...."
suite : [url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/10/16/karachi-la-commission-du-secret-de-la-defense-favorable-a-la-declassification-de-documents_1427007_3224.html[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: timbur le 17 novembre 2010 à 13:38:32
Charles Millon, ancien ministre de la Défense de Chirac, karachie dans la colle* en confirmant l'existence de rétrocomissions. Dans le même temps, Debré (Jean-Louis) refuse de livrer au juge Reanud "Scrabble" Van Ruymbeke les documents qui lui permettraient de comprendre pourquoi les rapporteurs du Conseil Constitutionnels avaient des doute sur les comptes de campagne du candidat Balladur.

Citer
Il y aurait bien eu des rétrocommissions dans l'affaire Karachi. C'est l'ancien ministre de la Défense, Charles Millon, qui l'a lui-même affirmé.
Entendu lundi par le juge Renaud Van Ruymbeke - chargé d'une enquête pour faux témoignage et entrave à la justice dans l'affaire de l'attentat de Karachi en 2002 -, celui-ci a confirmé l'existence de rétrocommissions versées jusqu'en 1995 en marge d'un contrat de vente au Pakistan de sous-marins français.(...)

Reste qu'en 1995, les rapporteurs du Conseil constitutionnel avaient prôné un rejet des comptes de campagne d'Edouard Balladur. Un avis non suivi par le Conseil, alors présidé par Roland Dumas, qui les avait validés. Pour quelle raison les rapporteurs avaient-ils rendu cet avis ? Étaient-ils au courant pour les rétrocommissions ? Pour le savoir, le juge Van Ruymbeke a demandé l'accès au contenu des échanges entre les membres du Conseil. Mais mercredi, une source proche du dossier a indiqué que le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, lui avait opposé le secret du délibéré. Dans un courrier daté du 9 novembre, Jean-Louis Debré argue du «secret qui s'attache aux délibérations», fixé selon lui à 5 ans par l'article 63 de la Constitution. Pourtant le 20 octobre dernier, Michèle Alliot-Marie, qui était encore garde des Sceaux, avait assuré à l'Assemblée nationale que la justice pouvait avoir accès au contenu de ces débats internes.

Il y a une semaine, c'est le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui avait de la même manière refusé de communiquer au juge les comptes rendus des auditions réalisées par les députés dans cette affaire. Nourrissant ainsi les soupçons des familles des victimes au sujet de prolongements politiques éventuels de l'affaire Karachi.

Là. ([url]http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/11/17/01016-20101117ARTFIG00504-affaire-karachi-charles-millon-confirme-les-retrocommissions.php[/url])


NB : cet article policé vient du Figaro. Sur Reuters, par exemple, on parle carrément de "corruption confirmée" (http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE6AG09W20101117). :]



*Ce jeu de mots douteux, inscrit au patrimoine mondial de la scatologie, m'aura au moins permis de prouver que, quand je veux, je peux être plus rapide que Laurent Ruquier.
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 17 novembre 2010 à 15:27:50
c'est le gros titre de Rue89 : Karachi : devant le juge, Millon confirme les rétrocommissions


bon sinon sur le reste depuis mi octobre :

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[Revue de presse] - [71] - [Mercredi 10 novembre 2010]
2 actualités ce jour :

1 / La sortie du livre : "On nous appelle les Karachi" de Magali Drouet et Sandrine Leclerc


KARACHI : "ON A VOULU NOUS ÉCARTER DE L'ENQUÊTE"
Metro, Adrien Cadorel / 09.11.2010
"...Question : A la fin du mois de décembre 2008, soit près de six années après l'ouverture de l'information judiciaire, vous choisissez de changer d'avocat. Pour quelles raisons ?
Magali : Simplement parce qu'au cours de l'année 2008, nous avons appris que notre avocat du moment (Georges Holleaux ndlr) était également celui du ministère de l'intérieur, lorsque Nicolas Sarkozy était locataire des lieux. On en vient à se poser certaines questions. Lors de ma dernière discussion téléphonique, il m'a dit : "Vous m'emmerdez avec cette histoire, il serait temps de grandir, de tourner la page et de tirer un trait sur toute cette histoire". Je lui ai répondu que s'il souhaitait perdre l'affaire, il n'avait qu'a le dire. Il m'a répondu : "Oui, ca m'arrangerait"..."
intégralité de l'interview : [url]http://www.metrofrance.com/culture/karachi-on-a-voulu-nous-ecarter-de-l-enquete/mjkh[/url]!IVNE0dWmt6Slo/

MATINALE EUROPE 1 / 10.11.2010
Interview audio de Magali Drouet et Sandrine Leclerc
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfl0z7_quot-ils-controlaient-notre-etat-psychologique-quot_news?additionalInfos=0[/url]

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfl0t8_quot-nos-papas-ont-ete-tues-a-karachi-quot_news?additionalInfos=0[/url]


ON LES APPELLE LES KARACHI
Seb Musset
"...La première partie du récit est proprement hallucinante quant aux agissements de la Direction des constructions navales (dépendant du Ministère de la Défense au moment de l'attentat et employeur des victimes, l'État y est toujours actionnaire à hauteur de 75%), aussi bien sur sa gestion de la sécurité avant l'attentat que dans son suivi de l'affaire, pour le moins étrange dès les premières heures, et sa volonté appuyée que les familles ne creusent pas davantage que la thèse "officielle" : c'est un attentat d'Al-Qaida (jamais revendiqué). Tout y passe : mensonges, encadrement serré en public alternant au mépris total en privé, puis l'inverse, instrumentalisation, intimidations, même une tentative pour faire interner une des veuves..."
lien direct : [url]http://sebmusset.blogspot.com/2010/11/on-les-appelle-les-karachi.html[/url]

2 / La plainte déposée par les familles contre Bernard Accoyer qui refuse de livrer des pièces au juge :

KARACHI : LE PARLEMENT DIT NON AU JUGE
Gilles Klein, arrêt sur images
"...Dans une lettre longue de deux pages que « aujourd’hui en France » - « le Parisien » s’est procurée, Bernard Accoyer est clair : les travaux de la mission d’information sur Karachi ne seront pas transmis au juge. Pour « des raisons constitutionnelles », au nom du « principe de la séparation des pouvoirs », le président du Palais Bourbon annonce que l’ensemble des documents, audiovisuels ou écrits, produits ou recueillis dans le cadre des travaux de la mission d’information « doivent être considérés comme des documents internes non accessibles à des tiers »
lien direct : [url]http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=9594[/url]


KARACHI : LES PARTIES CIVILES PORTENT PLAINTE CONTRE BERNARD ACCOYER
LeMonde.fr
"Les familles des victimes de l'attentat de Karachi vont porter plainte contre le président de l'Assemblée nationale, qui refuse de communiquer à la justice des éléments sur cette affaire aux prolongements politiques, a indiqué mercredi 10 novembre leur avocat. "En réalité, le président de l'Assemblée nationale protège un certain nombre d'hommes politiques des investigations du juge Trévidic", accuse leur avocat, Me Morice..."
lien direct : [url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/11/10/attentat-de-karachi-l-assemblee-refuse-de-communiquer-des-auditions-au-juge_1438016_3224.html[/url]


Et une info glanée par le Point :

LE RAPPORTEUR DE LA MISSION D'INFORMATION SUR KARACHI S'EST VOLER SON ORDINATEUR
Lepoint, Hervé Gattegno
"...Interrogé mercredi matin par Le Point, le député de la Manche a confirmé le vol d'un ordinateur portable, le 26 novembre 2009, dans son bureau de la communauté urbaine de Cherbourg, dont il est le président. Mais il a tenu à préciser : "J'ai les pieds sur terre, je ne succombe à aucune paranoïa. J'ai été victime d'un vol, mais je ne dispose strictement d'aucun élément qui me conduise à le relier à mes activités parlementaires, ni a fortiori à la mission d'information sur l'attentat de Karachi. Je ne souhaite donc faire aucun commentaire à ce propos."
Selon nos informations, ce vol aurait été accompli sans effraction mais son auteur n'a pas pu être identifié. Le dispositif de géolocalisation contenu dans l'appareil n'aurait jamais été déclenché, ce qui signifie qu'il n'a pas été allumé depuis qu'il a été dérobé. Cette indication pourrait signifier que seul le contenu de l'ordinateur intéressait le ou les voleurs, ce qui écarterait l'hypothèse d'un simple acte crapuleux....
lien direct : [url]http://www.lepoint.fr/societe/le-rapporteur-de-la-mission-d-enquete-sur-karachi-s-est-fait-voler-son-ordinateur-10-11-2010-1260757_23.php[/url]



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[Revue de presse] - [72] - [12 novembre 2010]
L'HEURE DU CRIME : SPÉCIAL KARACHI
RTL, l'heure du crime, Jacques Pradel
Invitées : Magali Drouet, Sandrine Leclerc et Fabrice Lhomme

Écoutez l'émission. ([url]http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/billet/jeudi-11-novembre-on-les-appelle-les-karachi-7634581670[/url])


BERNARD ACCOYER ACCUSE D'ENTRAVE A LA JUSTICE
Bfmtv
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfl70m_karachi-accoyer-accuse-dyentrave-a-la-justice_news?additionalInfos=0[/url]

LCP-AN:
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xflt5v_affaire-karachi-obstruction-a-la-justice-ou-separation-des-pouvoirs-y_news?additionalInfos=0[/url]

QUAND LA FABLE DEVIENT FARCE
Letelegramme, Hervé Chambonniere
"Des commissions du contrat de vente de sous-marins au Pakistan qui reviennent en France financer la campagne de Balladur, en 1995 ? Une version qualifiée de «fable», il y a quelques mois, par Nicolas Sarkozy. Même réplique agacée de la part du premier concerné, Edouard Balladur, qui faisait valoir que ses comptes de campagne avaient été certifiés et approuvés par le Conseil constitutionnel. Comment dix millions d'euros sont-ils arrivés, en liquide et en grosses coupures, dans ses comptes ? Grâce aux dons de militants, avait répondu sans ciller Balladur. Circulez, il n'y a rien à voir. Il y a quelques semaines, on apprenait que cette certification du Conseil constitutionnel avait été rendue alors que les auditeurs s'étaient prononcés... contre. Fable encore l'hypothèse de l'arrêt du versement de commissions à des intermédiaires pakistanais, toujours dans le cadre du même contrat, pour expliquer l'attentat de Karachi ? Le juge d'instruction, Marc Trévidic, se heurte au Secret défense... malgré les assurances répétées, appuyées, main sur le coeur, du gouvernement pour faire «toute la lumière». Le juge veut vérifier les déclarations des personnes entendues, notamment celle d'Edouard Balladur, par la mission d'information parlementaire créée pour enquêter sur les circonstances de l'attentat ? Le président de la mission refuse, invoquant le principe constitutionnel de séparation des pouvoirs. Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, évoque le même principe. Principe qui n'avait pas été opposé au juge Bruguière sollicitant l'accès aux travaux de la commission parlementaire sur le génocide rwandais ! Ultime justification, ultime pirouette : Bernard Accoyer met en avant la promesse de l'Assemblée que les propos recueillis resteraient «confidentiels». Et ose conclure, lui aussi avec le plus grand sérieux, que l'Assemblée n'a «strictement rien à cacher»... Ce n'est plus une fable. C'est une farce."
lien direct : [url]http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/commentaires/quand-la-fable-devient-farce-11-11-2010-1111835.php[/url]


L'ASSEMBLEE NATIONALE N'A STRICTEMENT RIEN A CACHER [...] [je partage] le souci de la vérité des familles."
Dixit
Voilà qui sent à nouveau la bananeraie à plein nez ! Après les trous de mémoire de Roland Dumas sur les comptes de campagne de Balladur (un des volets de l'affaire) et le peu d'empressement du gouvernement a demander les archives sur ces mêmes comptes auprès du Conseil Constitutionnel, après les arguments foireux d'Hervé Morin (et de MAM qui le précéda) et le sempiternel "secret défense", voici donc le président de l'assemblée représentant 65 millions de Français qui s'oppose lui aussi - en notre nom donc - à la recherche de la vérité. Si son souci est cette vérité, si l'Assemblée Nationale n'a rien a cacher, alors pourquoi? En vertu de la séparation des pouvoirs ? Mais bien sûr ! Quand on voit la grande vertu du pouvoir politique en place concernant l'indépendance de la justice (Woerth-Bettencourt notamment) et le respect de la Constitution, l'argument est tout à fait recevable et il serait malhonnête de notre part d'insinuer le contraire ! Parce qu'il ne faudrait mettre à bas la confiance de ceux à qui on a promis ? Mais bien sûr, encore! Ces promesses sont forcément au-dessus du devoir de justice et de la dignité des victimes et de leurs familles, comprenez-le ! Tout cela pue très fort et ces petits arrangements sont une insulte absolue dans un scandale d'Etat majeur. Mais il y a surtout de grosses légumes à protéger, à commencer par la plus petite d'entre elles, malgré ses talonnettes : Nicolas Sarkozy qui, à l'époque de la vente des sous-marins au Pakistan, était le ministre du Budget qui valida la création des sociétés destinées à verser les commissions et le directeur de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur ...
PS : A propos de PS justement, le silence de l'opposition sur tout cela laisse pour le moins songeur !...
lien direct : [url]http://dixit-blog.com/2010/11/11/lassemblee-nationale-na-strictement-rien-a-cacher-je-partage-le-souci-de-la-verite-des-familles/[/url]



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[vidéo] - [interview Sandrine Leclerc et Magali Drouet] - |Mediapart]
15/11/2010 - Interview de Magali Drouet et Sandrine Leclerc,
réalisée par le site Mediapart.fr


"Magali Drouet et Sandrine Leclerc, 35 ans, ont perdu leurs proches dans l’attentat de Karachi, au Pakistan, le 8 mai 2002. Dans un livre publié le 10 novembre aux éditions Fleuve Noir "On nous appelle les Karachi", elles livrent leur vision de cette histoire qui a viré à l’affaire d’Etat. Un témoignage édifiant et un entretien en six volets sur Mediapart."


1 / 6 Bruguière, circulez y'a rien à voir
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfn7mw_affaire-karachi-1-6-bruguiere-circulez-y-a-rien-a-voir_news?additionalInfos=0[/url]


2 / 6 Trevidic, le juge qui a tout changé
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfn9ni_affaire-karachi-2-6-trevidic-le-juge-qui-a-tout-change_news?additionalInfos=0[/url]


3 / 6 Plongés dans une affaire d'état
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfn8by_affaire-karachi-3-6-plonges-dans-une-affaire-d-etat_news?additionalInfos=0[/url]


4 / 6 Sarkozy, le coup du mépris
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfnahn_affaire-karachi-4-6-sarkozy-le-coup-du-mepris_news?additionalInfos=0[/url]


5 / 6 Une affaire très suivie
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfn7se_affaire-karachi-5-6-une-affaire-tres-suivie_news?additionalInfos=0[/url]


6 / 6 On veut la vérité
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfn8wd_news?additionalInfos=0[/url]

Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 18 novembre 2010 à 11:42:05
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[revue de presse] - [73] - [mercredi 17 novembre 2010]
Ce blog a battu, hier, son record de visites quotidiennes.

- BFM TV 17 Novembre 2010 :
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfo0fg_karachi-millon-confirme-des-retro-commissions_news?additionalInfos=0[/url]

Autre article :
- Jean-Louis Debré refuse de transmettre des documents sur Karachi, Yahoo ([url]http://fr.news.yahoo.com/4/20101117/tts-france-karachi-debre-ca02f96.html[/url])

ATTENTAT DE KARACHI : UN TEMOIN DESIGNE SARKOZY
Guillaume Dasquié, Libération
"Le 9 novembre, dans le bureau du juge Renaud Van Ruymbeke, un témoin de premier ordre a désigné Nicolas Sarkozy comme le commanditaire, en 2006, de discrètes négociations portant sur deux sociétés offshore installées au Luxembourg.Gérard-Philippe Menayas, ancien directeur financier au sein de la société d’armement Direction des constructions navales (DCN), a raconté qu’entre octobre et novembre 2006, Sarkozy avait envoyé des messagers pour régler des questions touchant deux structures dédiées aux opérations financières occultes de la DCN, les sociétés Heine et Eurolux, notamment pour les maintenir en activité.
Homme clé. Initialement, l’audition de ce témoin avait pour objectif de comprendre plusieurs notes manuscrites, truffées d’initiales et d’abréviations, et rédigées entre le 3 novembre et le 21 décembre 2006. Des documents saisis il y a plus de deux ans à la DCN. Le cadre supérieur a expliqué qu’il en était bien le rédacteur et qu’elles représentaient une synthèse de ses discussions de l’époque avec Jean-Marie Boivin, homme clé des opérations douteuses de la DCN, organisées depuis le Luxembourg. Boivin, obéissant aux instructions données par Paris, utilisait notamment la société Heine pour payer discrètement des hommes politiques étrangers achetant des matériels de guerre à la France.
Sur les feuilles de Gérard-Philippe Menayas, on peut lire : «Les deux visiteurs du 26/10 étaient bien mandatés par NS» ; ils ont fait part à Boivin «de l’irritation des autorités françaises et lux quant aux courriers reçus, et plus part. le courrier reçu par NS». «Ils demandent le maintien en vie de HH et de €L…»
suite : [url]http://www.liberation.fr/societe/01012302496-attentat-de-karachi-un-temoin-designe-sarkozy[/url]

KARACHI : SARKO A-T-IL VOULU ETOUFFER L'AFFAIRE ?
Nouvelobs, Serge Raffy
"Au départ, il y a un maître chanteur, un certain Jean-Marie Boivin, PDG d'une société luxembourgeoise, Heine, qui deviendra plus tard Eurolux. Selon divers documents, cette société a été créée en 1994 avec l'aval de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget d'Edouard Balladur. Jean-Marie Boivin est un "compagnon de travail" de Menayas. Un as des montages financiers, jovial, polyglotte, jonglant les yeux fermés avec les sociétés offshore. Pendant des années, Menayas l'a accompagné dans sa gestion du maquis des sociétés-écrans. Il confirme au magistrat que Boivin, à travers la société Heine puis Eurolux, avait bien été recruté en 1994 pour "créer des plates-formes étrangères destinées à véhiculer des commissions sur des contrats" pour ne pas impliquer la DCN dans une comptabilité douteuse. Boivin le petit génie est chargé de ventiler l'argent des commissions des frégates vendues à Taïwan (contrat Bravo), à l'Arabie Saoudite (contrat Sawari II) et des sous-marins vendus au Pakistan (contrat Agosta). Il utilise une technique imparable, à double fond pourrait-on dire, ou à deux niveaux. Un premier niveau, que Boivin appelle la plate-forme de rang 1, où apparaissent les commissions légales versées aux intermédiaires, surnommés les "agents ". Un second niveau, plus opaque, moins avouable, la plate-forme de rang 2, où sont organisées les rétrocommissions. Dans l'une de ses perquisitions à la Direction générale des Impôts, le juge Van Ruymbeke a récupéré une note manuscrite et non signée, datée du 11 décembre 2006, rédigée vraisemblablement par un fonctionnaire du bureau CF2 de la sous-direction du contrôle fiscal, qui confirme les montages de Boivin. "1er étage: Luxembourg et Irlande. 2e étage : île de Man, Bahamas et îles Caïmans." Pour ce deuxième étage, la plate-forme de rang 2, selon la terminologie de Jean-Marie Boivin, le fonctionnaire ajoute : "Brouillage de piste par l'éclatement des sommes en cas de contrôle du bénéficiaire." Pourquoi donc brouiller les pistes sinon pour masquer l'illégalité de ces transactions, et donc la nature frauduleuse de cette "plate-forme de rang 2 " ?
Pendant dix ans, l'as des shadow companies vit sur un nuage...."
suite : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101116.OBS3043/karachi-sarkozy-a-t-il-voulu-etouffer-l-affaire.html[/url]

Autres articles :
- De l'attentat au Karachigate, Le Figaro ([url]http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/11/17/01016-20101117ARTFIG00633-comment-l-affaire-karachi-est-devenue-un-karachigate.php[/url])
- Karachigate, l'étau se resserre autour de Sarkozy, Plume de presse ([url]http://www.plumedepresse.net/karachigate-letau-se-resserre-autour-de-sarkozy/[/url])


[INFO OBS] KARACHI : LA BOMBE MILLON
Nouvelobs
"L'ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac, Charles Millon, entendu le 15 novembre par le juge Van Ruymbeke, vient de lâcher une petite bombe, en confirmant pour la première fois devant la justice, qu'il y avait bien eu des rétrocommissions dans les dossiers gérés par le gouvernement Balladur en 1994 et 1995. "En ce qui concerne le contrat pakistanais, a poursuivi Charles Millon, au vu des rapports des services secrets et des analyses qui ont été effectuées par les services du ministère, on a eu l'intime conviction  qu'il y avait eu des rétrocommissions." En d'autres termes : des retours d'ascenseurs financiers de la part d'intermédiaires qui ont reversé une partie de leurs propres commissions pour financer des hommes politiques français. Charles Millon a également confirmé devant le magistrat parisien que Jacques Chirac lui avait bien ordonné de mettre fin à ce système.
Lors de son audition, Charles Millon a déclaré : "le président de la République m'a dit, comme il l'a déclaré lors d'une conférence de presse aux alentours du 14 juillet (1995,NDLR), qu'il souhaitait une moralisation de la vie publique et politique et qu'il y avait trop de bruit autour des contrats d'armement dû à l'existence de rétro-commissions. Il m'a donc demandé de faire procéder à une vérification sur tous les contrats." 
suite : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101116.OBS3044/info-obs-affaire-karachi-la-bombe-millon.html[/url]

Autres articles :
- Intégralité de la déposition de Charles Millon, NouvelObs ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101117.OBS3095/affaire-karachi-ce-qu-a-dit-charles-millon-au-juge.html[/url])
- Devant les juges, Millon confirme les rétro-commissions, Rue89 ([url]http://www.rue89.com/2010/11/17/karachi-devant-le-juge-millon-confirme-les-retrocommissions-176265[/url])
- Le "Karachigate", une affaire d'état, Monsieur Jo ([url]http://monsieurjo.com/2010/11/17/le-karachi-gate-une-affaire-detat/[/url])
- Corruption confirmée dans le dossier Karachi, L'express ([url]http://www.lexpress.fr/actualites/2/la-corruption-confirmee-dans-le-dossier-karachi_937568.html[/url])
- Millon confirme l'existence de retrocommissions, Le Monde ([url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/11/17/affaire-karachi-millon-confirme-l-existence-de-retrocommissions_1441207_823448.html#ens_id=1438027[/url])

BFM-TV, RÉACTION DU PS
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfo4yp_karachi-le-ps-demande-que-lyenquete-avance_news?additionalInfos=0[/url]


LES FAMILLES DE VICTIME VEULENT LA VERITE SUR KARACHI
La nouvelle république, Christophe Colinet
« Pendant six ans on a eu un juge qui se bornait à une piste - celle d'al-Qaida - alors que des éléments forts dans le dossier auraient dû le pousser à se poser des questions. De plus, notre ancien avocat ne travaillait que pour le ministère de l'Intérieur. Jusqu'en 2008, pendant six ans, jamais il ne nous a reçues dans son bureau pour faire un point sur le dossier et lorsque notre nouvel avocat est allé au Palais de justice pour demander une copie du dossier d'instruction, on s'est rendu compte que ça n'avait jamais été fait auparavant. C'est pour cela que le dossier avance enfin. Le changement de juge et d'avocat a fait la différence : ils veulent connaître la vérité. »

Question : Qu'est-ce qui vous a permis de tenir tout ce temps ?

« Il y a une chose qui est certaine : il n'y a pas de haine. Il y a forcément de la colère, parce que quand on a vécu ce qu'on a vécu depuis huit ans et qu'on se rend compte que plus ça va et pire c'est, il y a de la colère. Mais pas de haine. »
lien direct : [url]http://www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/Faits-Divers/24-Heures/Les-familles-de-victimes-veulent-la-verite-sur-Karachi[/url]



ON NOUS APPELLE LES KARACHI : LA REPUBLIQUE MEPRISANTE
Le Monde, Jacques Follorou
"C'est une véritable charge, signée par deux filles de victimes, Magali Drouet et Sandrine Leclerc. L'originalité de l'ouvrage réside dans l'absence de pathos et la description d'une quête de justice en butte à cette raison d'Etat qui devait, pensaient-elles, soutenir leur besoin de comprendre pourquoi leurs pères sont morts à Karachi.
Confrontées à ce drame, elles découvrent, dans un premier temps, l'impréparation de la DCN, dès lors qu'il agit de venir en aide aux onze familles touchées par l'attentat. L'accès aux corps est entravé et les informations sur les circonstances de l'attentat sont rares. Les familles sont contraintes de se prêter à des mises en scène.
Quant aux représentants de l'Etat, ils ne leur opposent que des mots. Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la défense, se déclare joignable à tout instant sans même leur donner un numéro de téléphone. Cela n'empêchera pas Mme Alliot-Marie de communiquer en prétendant recevoir régulièrement les familles endeuillées, les choquant encore davantage.
Les revendications des familles de victimes, soucieuses aussi de voir la justice enquêter activement sur l'attentat, sont présentées comme des caprices, voire pis. Faute de rentrer dans le rang, elles sont accusées, par la DCN, de vouloir tirer un profit financier de la mort de leurs pères. Face à ce qu'elles considèrent comme "de la négligence" et "du mépris", elles vont découvrir l'utilité d'un allié, les médias..."
lien direct : [url]http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/11/16/on-nous-appelle-les-karachi-de-magali-drouet-et-sandrine-leclerc_1440768_3260.html[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 18 novembre 2010 à 12:13:46
désormais je vais rayer le mot "coïncidence" de mon vocable...

Citer
Karachigate: l’étau se resserre autour de Sarkozy ([url]http://www.plumedepresse.net/karachigate-letau-se-resserre-autour-de-sarkozy/[/url])

Deux témoignages capitaux sont récemment venus enrichir le dossier du karachigate. La thèse que nous évoquions dans nos trois longs articles de juin 2009 se confirme de jour en jour. Et Nicolas Sarkozy est impliqué très directement.

« Dans l’enquête sur l’attentat de Karachi, Gérard-Philippe Menayas, ancien haut dirigeant de la DCN [Direction des constructions navales, NdA], vient de révéler qu’une partie des commissions suspectes, qui auraient permis en 1995 le financement de la campagne de Balladur, a transité par la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream. Le nom de Nicolas Sarkozy est cité à de nombreuses reprises » … »
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: sarkome le 18 novembre 2010 à 13:31:10
C'est vrai, il n'y a pas coïncidence...
Il n'y a qu'un faisceau de présomptions concomitantes  :mdr1:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: cervesia le 18 novembre 2010 à 15:11:24
aux infos sur m6 ce jour 13h, des témoins, parents directes des victimes de karachi, parlent ouvertement et accusent ns  !
qui va avoir des problèmes suite à cette interview ? m6 ? les familles ? ns ?
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 18 novembre 2010 à 15:58:55
En effet, on est dans un contexte pas très catholique ; les barbouzes, sommes d'argent importantes de provénance douteuse, secrets défense...il s'est déjà vu que dans ces circonstances les gens disparaissent, qu'il leur arrive les accidents...qu'ils deviennent subitement dépressifs, voir suicidaires...
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 19 novembre 2010 à 08:52:36
Citer
[revue de presse] - [74] - [jeudi 18 novembre 2010]
Même Christophe Barbier s'y met ! Suite à l'audition de Charles Millon, après des mois d’atonie, quelques jours après le remaniement ministériel, les médias semblent enfin s'emparer de l'affaire Karachi. Bien, pourvu que cela dure... Nous venons également d'apprendre que Magali Drouet et Sandrine Leclerc seront les invitées de l'émission "Salut les terriens!" de Thierry Ardisson, samedi prochain à 20h.
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfo736_affaire-karachi-millon-confirme-l-existence-de-retrocommis_news?additionalInfos=0[/url]

Voici une sélection des articles et vidéos du jour... Il en manque surement...

La grosse actualité du jour :
LES FAMILLES DES VICTIMES DEMANDENT L'AUDITION DE NICOLAS SARKOZY
NouvelObs - AP
Les familles des victimes de l'attentat de Karachi ont annoncé jeudi leur intention de faire entendre le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy comme témoin dans l'enquête sur l'attentat, qui avait fait 15 morts dont onze Français de la DCN en mai 2002 au Pakistan.

Nathalie Drouet et Sandrine Leclerc, filles des victimes ont annoncé cette nouvelle lors d'une conférence de presse au cabinet de leur avocat Me Olivier Morice.
Ce dernier a indiqué à la presse avoir sollicité l'audition comme témoin de l'ancien président Jacques Chirac et de son ancien secrétaire général à l'Elysée Dominique de Villepin.
Lundi, lors de son audition devant le juge Renaud Van Ruymbeke, l'ancien ministre de la Défense Charles Millon a déclaré que l'ancien président de la République Jacques Chirac lui avait demandé en 1995 de vérifier l'existence de possibles rétro-commissions, sur des contrats d'armements passés par le gouvernement d'Edouard Balladur.
A la suite d'enquêtes des services secrets français, plusieurs contrats de commission avaient été arrêtés.
Le statut pénal du chef de l'Etat prévoit qu'il ne peut être entendu ni comme témoin ni poursuivi le temps de son mandat."
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfoipx_karachi-l-appel-des-familles-des-victimes-nov-2010_news?additionalInfos=0[/url]
lien direct : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20101118.FAP1190/karachi-les-familles-des-victimes-demandent-l-audition-de-nicolas-sarkozy.html[/url]


[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfoj2k_karachi-la-piste-des-retro-commissions_news?additionalInfos=0[/url]


MAITRE MORICE / LA CONTROVERSE
France Inter 7 / 9
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfojox_karachi-me-morice-avocat-des-familles-des-victimes_webcam?additionalInfos=0[/url]




DEBAT SUR KARACHI
BFM TV
Avec Magali Drouet, Fabrice Lhomme, Alain Richard (PS)
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfom1v_debat-sur-l-affaire-karachi_news?additionalInfos=0[/url]


- Articles et éditos du jour :
- BONS BAISERS DE KARACHI ([url]http://www.politis.fr/Bons-baisers-de-Karachi,12219.html[/url]), Politis

- KARACHI, 18 ANS D'AFFAIRE ([url]http://www.lemonde.fr/politique/article_interactif/2010/11/17/karachi-si-vous-avez-rate-un-episode_1441429_823448.html[/url]), Le Monde
- KARACHI : LA VERITE ([url]http://www.lexpress.fr/actualite/politique/karachi-la-verite_938047.html[/url]), Christophe Barbier, L'express
- KARACHIGATE : OU EN EST L’ENQUÊTE ? ([url]http://www.20minutes.fr/article/625041/societe-le-karachigate-ou-enquete[/url]), 20 Minutes
- MILLON : UNE AUDITION EXPLOSIVE ([url]http://www.charentelibre.fr/2010/11/18/millon-une-audition-explosive,1006984.php[/url]), Charente Libre




LE STORY-TELLING POSTE REMANIEMENT CONTINUE, LE KARACHIGATE AUSSI
Sarkofrance
"...Autre information, cette fois-ci publiée par Mediapart, Gérard-Philippe Menayas, directeur financier et administratif de la Direction des constructions navales (DCN) entre 1992 et 2008, a fait quelques révélations et confirmations au même juge :

(1) diverses sociétés écrans ont été créées (dont l'une au Luxembourg et l'autre à l'île du Man) pour faire transiter les commissions occultes versées aux intermédiaires dans la vente des sous-marins Agosta ; dont l'une d'entre elles, baptisée HEINE, était dirigée par Jean-Marie Boivin.

(2) Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget, avait connaissance du montant de ces commissions, de l'identité des bénéficiaires : « le volume total des commissions était validé, contrat par contrat, par les deux ministres du budget et de la défense ». Et d'ajouter: «Puis chaque année, après paiement des commissions, je me rendais à la direction de la législation fiscale au ministère de l'économie et des finances (bureau CF3) auquel je remettais les déclarations DAS II Bis sur lesquelles je fournissais des explications orales sur la destination de ces commissions.»

(3) le système de sociétés offshore aurait été monté avec l'aval du ministère du budget de l'époque, comme l'avait déjà affirmé la police luxembourgeoise dans un précédent rapport;

(4) Le paiement des commissions occultes, d'après ce témoin, aurait transité par la chambre de compensation Clearstream.

(5) L'ancien directeur de la société HEINE s'est confié régulièrement à M. Meneyas. Selon ce dernier, Boivin a exercé un chantage auprès de divers responsables politiques français après son licenciement (« Dès 2004, M. Boivin a réclamé des sommes d'un montant croissant dans le temps et envoyait des courriers d'abord à l'entreprise, puis à des responsables de l'Etat français, voire M. Sarkozy lui-même avant qu'il ne soit président »). Boivin s'est même adressé à l'avocat associé de Nicolas Sarkozy, juste avant la présidentielle, et aurait été physiquement menacé, fin 2006, par deux anciens agents secrets, envoyés, selon Boivin, par Nicolas Sarkozy."
lien direct : [url]http://sarkofrance.blogspot.com/2010/11/le-story-telling-post-remaniement.html[/url]




KARACHIGATE, UN RESUME
Intox2007
"...Voici donc les questions légitimes qu'on peut se poser

1/ Le financement de la campagne de Balladur en 1995 a il été fait en partie avec de l'argent sale ? Le directeur de campagne (Sarkozy)  était il dans ce cas au courant ou acteur?

2/ La fine équipe Chirac/Villepin en coupant le robinet à fric des intermédiaires est-elle directement responsable de la mort des 11 citoyens Français ?

3/ L'argent des commissions a-t-il irrigué d'autres officines liées à des citoyens Français politiques ou proches de politiques ou des entreprises ? si oui lesquels ?

Si tout ceci se vérifie alors nous pourrons dire encore une fois que la république est pourrie, et qu'elle est comme le poisson pourrit toujours par la tête…. Et que des mécanismes de transparence, de contre-pouvoirs doivent être mis en place."
lien direct : [url]http://www.intox2007.info/index.php?post/2010/11/18/Karachigate:-un-resume[/url]




LE "KARACHIGATE" FAIT RÉAGIR
JDD
"Les révélations de l'ancien ministre de la Défense, Charles Millon, mercredi, dans ce qu'il convient désormais d'appeler le "Karachigate", ont provoqué des réactions en série. La plus symbolique d'entre elles est sans conteste la demande de familles de victimes de l'attentat de Karachi, le 8 mai 2002 au Pakistan, d'une audition par un juge d'instruction de Nicolas Sarkozy, cité dans ce dossier en tant que porte-parole de la campagne d'Edouard Balladur en 1995 et ministre du Budget de l'époque.

Une demande dont s'est emparée l'opposition, à l'image de Jean-Christophe Cambadélis. Le député socialiste a en effet estimé jeudi que le président de la République devait s'expliquer. Et d'ajouter, sur France Info: "Sinon, c'est clair, cette affaire sera à Nicolas Sarkozy ce que fut l'affaire des diamants à Valéry Giscard d'Estaing." Difficile de faire plus clair, à moins de s'appeler… Eva Joly. La probable candidate d'Europe Ecologie à l'élection présidentielle de 2012 n'a en effet pas hésité à lier la suppression du juge d'instruction, chère à Nicolas Sarkozy, et son éventuelle implication dans ce dossier brûlant...."
lien direct : [url]http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Les-revelations-sur-l-attentat-de-Karachi-ont-provoque-de-nombreuses-reactions-234712/[/url]


Autre article :
- LE PS EXHORTE N.SARKOZY A S'EXPLIQUER SUR KARACHI, Nouvelobs ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101118.OBS3119/le-ps-exhorte-nicolas-sarkozy-a-s-expliquer-sur-l-affaire-karachi.html[/url])


Et last but not least :
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfoi11_karachi-la-verite_news?additionalInfos=0[/url]

Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 22 novembre 2010 à 17:11:03
pas le temps et trop de liens à remettre en forme, donc pour la mise à jour de l'affaire en cours c'est ici :

[revue de presse] - [75] - [vendredi 19 novembre 2010] (http://karachigate.blogspot.com/2010/11/revue-de-presse-75-vendredi-19-novembre.html)

[revue de presse] - [76] - [20 novembre 2010] (http://karachigate.blogspot.com/2010/11/revue-de-presse-76-20-novembre-2010.html)

[revue de presse] - [77] - [Dimanche 21 novembre 2010] (http://karachigate.blogspot.com/2010/11/revue-de-presse-77-dimanche-21-novembre.html)
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: cervesia le 22 novembre 2010 à 18:43:34
"Le ministre de la Défense comme moi-même sommes décidés à ce que tous les documents qui seront demandés soient communiqués en temps et heure"

c'est moi qui souligne
cette phrase pourrait sous-entendre qu'il pourrait y avoir d'autres documents existants mais si on les demande pas ....

nul n'est sensé ignorer la loi mais la loi elle, elle nous ignore pas mal ....
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 22 novembre 2010 à 19:58:25
Le coup de dire "respectons le deuil des familles" lui est revenu en pleine gueule, ce sont justement les familles endeuillées qui lancent la polémique !
L"arroseur arrosé," ou plutôt "l'arrosé arrosé," (http://www.oblomov.fr/?p=2108) enfin, vous voyez...
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: sarkonique le 22 novembre 2010 à 20:14:08
Citer
La colère off de Sarkozy

 Pour dénoncer les méthodes d'un journaliste qui l'interrogeait sur l'affaire Karachi, le président lui a demandé comment il réagirait s'il était taxé de pédophile.
  
Vendredi 19 novembre, dans la soirée, Nicolas Sarkozy s'est énervé au cours d'une rencontre informelle avec les journalistes, en marge du sommet de l'Otan à Lisbonne. Le chef de l'Etat, un micro à la main, a d'abord évoqué l'Afghanistan, avant d'être interrogé sur les derniers rebondissements dans l'affaire de Karachi. Le président a relevé qu'il avait été présenté, à tort, comme "le trésorier" du candidat Edouard Balladur, pour la campagne présidentielle de 1995. "Vous dites n'importe quoi, vous ne vérifiez rien", a lancé Nicolas Sarkozy aux journalistes.  

Une question précise lui a ensuite été posée sur son rôle spécifique à l'époque (ministre du Budget, puis porte-parole du candidat Balladur), après que Charles Millon eut évoqué l'existence de rétrocommissions. Et c'est là que les choses ont dégénéré, lorsque le président a ciblé, au second degré, le journaliste qui l'a interrogé: "Vous êtes un pédophile, j'en ai l'intime conviction, j'ai vu les services secrets mais je ne vous dirai pas lesquels, j'ai vu quelqu'un mais je ne vous dirai pas qui c'est, et c'était oral. Mais j'en ai l'intime conviction, vous êtes un pédophile!" En s'exprimant de la sorte, Nicolas Sarkozy voulait dénoncer ceux qui parlent sans preuve.  

La conversation a été enregistrée sur le circuit interne du sommet. Après le debriefing, l'Elysée a fortement insisté, dès lors que la conversation était off, pour que les bandes soient totalement effacées... L'Elysée qui dément les propos relatés: "Jamais le président de la République n'a insulté un journaliste en le traitant de pédophile", conteste son entourage.


http://www.lexpress.fr/actualite/indiscrets/affaire-karachi-la-colere-off-de-sarkozy_939031.html

Radio Elysée ment
Radio Elysée est dément!

Peut-être est-ce ce que voulait dire le Berlusconi en faisant le signe "toc! toc!" à son homologue roumain...

http://www.rmc.fr/editorial/135940/que-sest-il-passe-entre-nicolas-sarkozy-et-traian-basescu/

Toujours est-il qu'en dépit des sornettes du petit menteur, l'omerta continue:
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/11/22/karachi-fillon-refuse-au-juge-van-ruymbeke-une-perquisition-a-la-dgse_1443568_3224.html#ens_id=1438027
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 22 novembre 2010 à 20:57:05
il en rate pas une le $arko, tout en disant "je n'étais pas trésorier" il omet de dire qu'il était juste directeur de campagne de Balladur... décidément ces journalistes ne font pas leur boulot, je suis bien d'accord avec lui...

Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 23 novembre 2010 à 08:03:28
Citer
[revue de presse] - [78] - [lundi 22 novembre 2010]
Deux records sont atteints ce week-end : pour les connexions au site et pour le nombre d'articles publiés sur l'affaire Karachi:

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfq0ox_karachi-villepin-revient-sur-ses-declarations_news?additionalInfos=0[/url]

1 / VILLEPIN REVIENT SUR SES DÉCLARATIONS

"AUCUN LIEN" ENTRE ARRÊT DES COMMISSIONS ET ATTENTAT SELON VILLEPIN
Le Parisien
"Dominique de Villepin a affirmé dimanche soir sur TV5Monde qu'"à (sa) connaissance, il n'y avait "aucun lien" entre l'arrêt à partir de 1995 du versement de commissions dans le cadre d'un contrat d'armement avec le Pakistan et l'attentat de Karachi en 2002.
"A ma connaissance, il n'y a aucun lien. Nous sommes dans un cas en 1995, nous sommes dans l'autre cas en 2002, ce n'est pas le même gouvernement pakistanais, ce ne sont pas les mêmes circonstances au Pakistan", a déclaré Dominique de Villepin.

"Ce qui a été arrêté dans le contrat pakistanais, ce ne sont pas les commissions qui étaient dues légalement à des intermédiaires pakistanais" et "le président de la République a choisi d'arrêter les commissions dues à des intermédiaires non pakistanais, a précisé Dominique de Villepin à propos de la décision d'arrêter des versements.
lien direct : [url]http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/karachi-aucun-lien-entre-attentat-et-arret-des-commissions-selon-villepin-21-11-2010-1159694.php[/url]

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfq27p_lyaffaire-de-lyattentat-de-karachi-relance-la-bataille-villepin-sarkozy_news?additionalInfos=0[/url]


2 / LES FAMILLES VEULENT FAIRE TÉMOIGNER ALAIN JUPPE


LES FAMILLES DES VICTIMES VEULENT QUE JUPPE S'EXPLIQUE
Le parisien
"Des familles des victimes de l'attentat de Karachi en 2002 comptent demander ce lundi l'audition comme témoin du ministre de la Défense Alain Juppé, qui a affirmé dimanche ne pas avoir souvenir de rétrocommissions vers la France dans un contrat d'armement avec le Pakistan.

Après avoir tour à tour mis en cause ces derniers jours le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, son prédécesseur Jacques Chirac, et Dominique de Villepin, ces familles attendent du maire de Bordeaux qu'il dise au juge Renaud Van Ruymbeke ce qu'il sait de l'interruption de commissions sur certains contrats d'armements décidée en 1995 par Jacques Chirac.
[...]
Elles n'ont en effet pas été convaincues par les déclarations d'Alain Juppé qui a assuré dimanche qu'il n'avait pas lui-même entendu parler de «rétrocommissions» quand il était Premier ministre, sur des contrats de ventes d'armes au Pakistan. Il a bien confirmé qu'à son arrivée à Matignon en 1995, Jacques Chirac lui avait dit qu'il avait «donné instruction au ministre de la Défense (Charles Millon, ndlr) de suspendre le versement de certaines commissions liées à des ventes d'armes», parce que tout ça n'était «pas clair».
lien direct : [url]http://www.leparisien.fr/faits-divers/karachi-les-familles-des-victimes-veulent-que-juppe-s-explique-21-11-2010-1159763.php?xtor=EREC-109[/url]


EXCLUSIF : LE JUGE D'INSTRUCTION ECRIT A ALAIN JUPPE
France info
"...La première demande du juge Marc Trévidic date du 5 mai 2010.




A ce jour, il n’a obtenu aucune réponse. Et la commission consultative chargée de se prononcer sur la déclassification n’a toujours pas été saisie, alors que le "délai habituel est de deux mois", précise-t-on de source judiciaire.
Ce matin, le juge Trévidic, qui enquête sur l’attentat, a donc écrit au nouveau ministre de la Défense, Alain Juppé, pour réitérer sa demande.
Dans cette lettre, le juge rappelle qu’il n’a pas obtenu les documents classés "secret défense" qu’il réclame depuis de nombreux mois : des résultats d’enquêtes administratives sur le versement des commissions, et un rapport de Dominique Castellan, un dirigeant de la DCN, sur l’arrêt du versement des commissions..."
lien direct :  [url]http://www.france-info.com/france-justice-police-2010-11-22-exclusif-karachi-le-juge-d-instruction-ecrit-a-alain-juppe-498701-9-11.html[/url]


Autres articles :
- L'ENQUETE SUR KARACHI RELANCEE : LE GOUVERNEMENT SOUS PRESSION ([url]http://fr.news.yahoo.com/4/20101122/tts-france-karachi-ca02f96.html[/url]), Reuters
- AUTOUR D'ALAIN JUPPE ([url]http://www.europe1.fr/Politique/Karachi-au-tour-d-Alain-Juppe-314672/[/url]), Europe1




3 / MICHEL MAZENS NUANCE

POUR MICHEL MAZENS L'ATTENTAT N'EST PAS LIE AUX RETROCOMMISSIONS
Le Monde.fr
"L'ex-cadre supérieur de l'armement Michel Mazens, témoin-clé dans l'affaire de Karachi, admet l'arrêt des rétrocommissions mais selon lui, elles sont sans lien avec l'attentat de 2002. Interrogé par Libération, l'ancien président de la Société française d'exportation de systèmes avancés (Sofresa) estime qu'il y a eu une "exagération" et une "sur-interprétation" de ses propos.

"L'attentat s'est déroulé longtemps après cet épisode. A mon sens, il n'y a pas de lien entre les deux. Je n'ai jamais reçu la moindre information qui m'aurais permis de le penser", déclare M. Mazens au cours de l'interview. "Sa mise au point diminue le bien-fondé d'une plainte visant Jacques Chirac, un peu vite accusé d'avoir, en stoppant les rétrocommissions, entraîné l'attentat sept ans plus tard", réagit Libération.
[...]
Vendredi, Mediapart dévoilait les déclarations de Michel Mazens, la veille, devant le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke. Selon le site d'information, M. Mazens avait été chargé en 1995 d'interrompre le versement de commissions sur le contrat Sawari II de vente de frégates à l'Arabie saoudite. En avertissant Dominique Castellan, ex-président de DCNI – la branche internationale et export de la DCN (Direction des constructions navales) –, que les commissions promises en marge d'un contrat de vente de sous-marins au Pakistan en 1994 ne seraient pas versées, ce dernier lui aurait fait part des risques encourus par le personnel de la DCN : "Un soir, je suis ainsi allé voir M. Castellan dans son bureau pour lui faire part de la directive de M. de Villepin. Il a réagi en disant que pour lui c'était compliqué, car c'était faire courir des risques au personnel."

Mais Libération souligne que le magistrat ne lui a pas demandé de préciser ces "risques". Le quotidien va encore plus loin en affirmant que les conclusions de Mediapart résultent d'une "lecture hâtive" des déclarations de Michel Mazens. "On m'a déjà fait dire beaucoup de choses (...) mais là ça me semble un peu léger comme conclusion", affirme d'ailleurs ce dernier dans Libération. "J'ai senti Dominique Castellan soucieux, dit-il, mais pas au point de craindre un acte criminel, ça ne se situait pas sur ce plan-là."
lien direct : [url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/11/22/karachi-pour-michel-mazens-l-attentat-n-est-pas-lie-aux-retrocommissions_1443132_823448.html[/url]

Autre article :
- LA MISE AU POINT D'UN TEMOIN CLE ([url]http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/11/22/01016-20101122ARTFIG00335-affaire-karachi-la-mise-au-point-d-un-temoin-cle.php[/url]), Le Figaro

4 / LES MENSONGES DE SARKOZY

L'AVOCAT DES FAMILLES DEMANDE A SARKOZY D’ARRÊTER DE MENTIR
RMC, Jean-Jacques Bourdin
"Invité de Bourdin Direct ce lundi, l’avocat des familles de victimes de l’attentat de Karachi, Me Olivier Morice, demande à Nicolas Sarkozy d’ « arrêter de mentir ». Il lui reproche d’être passé d’une « posture de fable » à une « posture de bon plaisir » et lui demande de transmettre des documents, selon lui, indispensables à l’enquête...."
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfq18l_karachigate-maitre-olivier-morice_news?additionalInfos=0[/url]
lien direct : [url]http://www.rmc.fr/editorial/135947/karachi-l-avocat-des-familles-demande-a-sarkozy-d-arreter-de-mentir/[/url]


KARACHI LES DOCUMENT QUI DESIGNENT SARKOZY
Mediapart, Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme
"L'Elysée a beau affirmer que l'affaire de Karachi «ne concerne en rien» Nicolas Sarkozy, les éléments contenus dans le dossier judiciaire démontrent le contraire. Plusieurs documents impliquent directement le chef de l'Etat dans ce dossier de corruption qui ébranle sa présidence. Mediapart les publie..."
([url]http://1.bp.blogspot.com/_eGLsalkgCLc/TOp1-GiYb6I/AAAAAAAAB2s/XkViXT6RQa8/s320/karach.jpg[/url])
lien direct : [url]http://www.mediapart.fr/journal/international/211110/karachi-les-documents-de-lenquete-qui-designent-sarkozy[/url]



LA SOCIETE HEINE AU COEUR DU MONTAGE FINANCIER
Le blog finance
"...Dans un rapport de synthèse établi par la police luxembourgeoise, les enquêteurs - agissant dans le cadre d'une commission rogatoire internationale délivrée par deux juges parisiens - estiment que plus de 76 millions d'euros ont transité entre 1994 et 2004 entre DCN International, émanation de l'entreprise d'Etat DCN (aujourd'hui DCNS), et Heine SA.

Créée en 1994 au Luxembourg, avec l'aval de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget d'Edouard Balladur, cette société était utilisée par DCNI en vue notamment de régler des commissions à des intermédiaires dans le cadre de ventes d'armes à l'étranger. Parmi eux : l'homme d'affaires d'origine libanaise Ziad Takieddine, soupçonné d'être impliqué dans la vente de sous-marins Agosta par la France au Pakistan en 1994.

Les enquêteurs - luxembourgeois - estiment que "le bénéficiaire économique de ces deux sociétés est l'Etat français", ajoutant qu'après avoir transité par le Luxembourg, les sommes de 76 millions d'euros ont pris le chemin de comptes offshore, notamment à l'Ile de Man.

Vu les montants en jeu, le rapport exclut que cet argent ait pu rémunérer des services de consultants.

"Il ne s'agissait de rien d'autre que de corruption par l'intermédiaire d'une société luxembourgeoise faisant écran, de la part d'une entreprise française, DCNI, vers les pays où elle convoitait les marchés", peut-on lire dans le rapport. ..."
article complet : [url]http://www.leblogfinance.com/2010/11/affaire-de-karachi-la-societe-heine-au-coeur-du-montage-financier.html[/url]


5 / BERNARD CAZENEUVE (PS) CHEZ JEAN-PIERRE ELKABACH
Europe1
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfq0ww_karachi-quot-les-suspicions-ne-sont-pas-des-preuves-quot_news?additionalInfos=0[/url]

Devant cette abondance de rebondissements et de dénégations, un avertissement d'Arret sur Images :

6 / UNE MISE AU POINT D'ARRET SUR IMAGES

KARACHI : DANGER DU TAPAGE
ASI, Daniel Schneidermann
"...Vertiges du lecteur, et trembement de la vérité. Il y a deux manières d'étouffer un scandale : l'indifférence, et le tapage. Devant la gravité potentielle de l'enquête sur l'attentat de Karachi, dès lors que la Justice y subodorait un lien avec le financement de la campagne de Balladur en 1995, nous avons ouvert dès juin 2009 un dossier, sur le site. A l'époque, de terrifiantes allégations tombaient dans le trou noir de l'indifférence des jités de 20 Heures, qui regardaient ailleurs. Le scandale de Karachi est aujourd'hui tout aussi potentiellement grave, et même davantage, le faisceau de soupçons autour de l'existence de rétrocommissions ne cessant de se resserrer. Simplement, ce n'est plus l'indifférence qui le menace, mais le tapage."
lien direct :  [url]http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=9716[/url]


7 / LES ANALYSES SUR LES BLOGS :

KARACHI, FIN DE PARTIE POUR SARKOZY
Le blog de Superno
"Je sais, il est prématuré de s’emballer ainsi, mais les derniers développements du Karachigate font naître un espoir fou : qu’il se casse, à la fin, sans attendre la boucherie de 2012, ce nain maléfique : sous les huées, les œufs et les tomates pourries !

Tout le monde n’est pas abonné à Mediapart, mais ce journal d’informations en ligne est un véritable bol d’air dans un paysage médiatique convenu, et dont la complaisance avec Sarkozy avait atteint des altitudes indécentes jusqu’à récemment encore.

L’affaire Woerth-Bettencourt, dont la publication par Médiapart des fameux enregistrements du majordome a révélé à la France entière dans quel monde parallèle nos dirigeants se vautraient, a été un détonateur salutaire. Le Karachigate est une affaire nettement antérieure, mais dont le “secret défense” se lézarde depuis quelques jours à vitesse accélérée.

Et ce n’est sans doute qu’un début : les égouts de la ripoublique vont sans doute déverser à grands jets fétides un torrent de fange dont les héros sont encore et toujours les mêmes (les noms de Chirac, Balladur, Pasqua, Villepin, Juppé, Léotard et donc Sarkozy sont encore cités), les malfrats qui depuis deux décennies ont mis la France en coupe réglée. Les mêmes qui font mine de s’insurger quand des politiciens prennent les habits de chevalier blanc et dénoncent la pourriture infecte de nos dirigeants. Beurk, des “populistes” !

Le Karachigate peut se résumer simplement. La France, et plus exactement la clique de politiciens et de marchands de canons qui ont le vrai pouvoir, a vendu des sous-marins de guerre au Pakistan pour la coquette somme de 5.4 milliards de francs (environ 820 millions d’euros). Dans un système où le PIB justifie tout, tout le monde semble admettre que ce soit normal. Glissons. Au passage, le montant du contrat a été sous-évalué, occasionnant selon la Cour des Comptes une perte de 76 millions d’euros pour la DCN, et donc pour nous autres contribuables.

Pour pouvoir réaliser cette vente, la France (c’est-à-dire vous, moi, les contribuables) a dû payer une “commission” (en français correct des “pots de vin”) à des parasites intermédiaires véreux, ce genre d’individus infects qui vivent grassement de la mort des autres.

Ces commissions ont représenté environ 10% du contrat, soit plus de 80 millions de francs. Sur ces 10%, 4 seraient tombés dans la poche d’intermédiaires ajoutés par Donnedieu de Vabres, proche de Léotard, ministre de la défense de Balladur. Balladur, jadis surnommé “couille molle”, dont on découvre 15 ans plus tard quel nuisible profiteur cynique et suffisant il fut. On pensait qu’il s’était contenté de bénéficier indument d’un chalet de fonction sur les fonds (publics) de la Société du Tunnel du Mont Blanc, ou de se faire prendre en stop par la cousine de Georges Tron pour “faire peuple” (il en aurait fallu considérablement plus !), on le découvre aujourd’hui en chef mafieux entouré de flingueurs prêts à tout..."
suite : [url]http://www.superno.com/blog/2010/11/karachi-fin-de-partie-pour-sarkozy/[/url]

Autres articles :
- SONT-ILS INTOUCHABLES ? ([url]http://uneautrevie-stef.blogspot.com/2010/11/sont-ils-intouchables.html[/url]), Une autre vie
- POURQUOI SONT-ILS TOUS PRUDENTS ? ([url]http://sarkofrance.wordpress.com/2010/11/22/karachigate-pourquoi-sont-ils-tous-prudents/[/url]), Sarkofrance
- KARACHI, MENSONGES A TOUS LES ETAGES ([url]http://www.yann-savidan.com/2010/11/karachi-mensonges-%C3%A0-tous-les-%C3%A9tages.html[/url]), Yann Savidan
- MONSIEUR LE PRESIDENT, LES DOCUMENTS NOUS LES VOULONS LUNDI MATIN ([url]http://www.lepost.fr/article/2010/11/21/2312471_karachi-monsieur-le-president-les-documents-nous-les-voulons-lundi-matin.html[/url]), Richard Trois, Le post


Pour la déconne, un laquais à l'oeuvre sur RTL :
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfq0q8_villepin-sarkozy-et-l-affaire-de-karachi_news?additionalInfos=0[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: sarkonique le 23 novembre 2010 à 18:08:48
M'énerve particulièrement, le Fillon qui fait obstruction à l'avancée de l'enquête...  :fache1:
Pendant que son petit copain le bouffon se plante (et c'est bien fait), lui, il tire tranquillement les marrons du feu, tout en se conduisant comme une belle  :caca:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 23 novembre 2010 à 19:54:32
Pour la diatribe journalistes/pédophiles, c'est ici, (http://www.liberation.fr/politiques/06012715-il-semblerait-que-vous-soyez-pedophile-ce-qu-a-vraiment-dit-nicolas-sarkozy) à env 5 minutes
Bof, une démonstration par l'absurde, assez puérile et répétitive, mais pas du tout un pétage des plombs.
Après son fameux étonnement bidon vis-à-vis la colère de Ségolène Royale, c'est bien fait pour sa gueule, l'arroseur arrosé une fois de plus.
Copé et Bertrand se seraient dits "choqués" pour moins que ça...
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: sarkonique le 23 novembre 2010 à 21:03:28
Ce bouffon (vous avez remarqué: il claque tout le temps dans ses mains  :mrgreen:) a l'air de soupçonner Van Ruynebecq d'acharnement (Cleartream + Karachi)... Il fait à ce propos de cet homme ce qu'il reproche aux journalistes: il en suggère du mal sans en avoir rien à dire de sérieux...   :pasdrole:

Finalement pas un coup de gueule, non, juste un long et indigeste monologue...  8/

Et toujours, aux journalistes: "Faites votre travail..." Parce qu'il leur facilite la tâche, lui?  :nonon:

Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: cervesia le 23 novembre 2010 à 22:56:50
"Et toujours, aux journalistes: "Faites votre travail..." Parce qu'il leur facilite la tâche, lui? "

sans même parler de leur faciliter le boulot, est-ce qu'il fait le sien lui ???? :fache1:
tiens je me rappelle plus il est préz ou démolisseur ???? pas clown non ça on le saurait .... :nono:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 24 novembre 2010 à 08:39:45
Citer
[revue de presse] - [79] - [mardi 23 novembre 2010]
1 / LE POINT SUR L'AFFAIRE


DES VERROUS PARTOUT POUR FREINER LA VÉRITÉ
Rue 89
 "Comment verrouiller au mieux le dossier Karachi et son volet embarrassant sur les « rétrocommissions » ? Comme dans toutes les affaires, l'objectif inavoué de l'exécutif est de ralentir au mieux le cours de la justice. Pour cela, il n'y pas 36 méthodes, mais plutôt quelques aspects sur lesquels agir.
[...]
1 / Le secret-défense, un verrou à triple-tour.[...]
Pour l'instant, malgré plusieurs demandes du juge antiterroriste Marc Trévidic, seuls des documents « confidentiel-défense » lui ont été transmis. Malgré les déclarations répétées de l'ex-ministre de la Défense Hervé Morin, on est donc loin du compte.
Autrement dit, pour enfouir une information gênante, il suffit d'avoir recours au plus niveau de classification, sachant que le « TSD » est décidé par le Premier ministre (Alain Juppé pour la période 1995-1997) et que de telles informations ultra-sensibles ne peuvent faire l'objet d'aucun archivage !
[...]
2 / Le verrou financier de Bercy
[...] Si la vision de Bercy s'arrête aux frontières du Luxembourg et de la Suisse (Eurolux, une autre off-shore, y était établie), en revanche les limiers de la DGSE qui ont enquêté en 1996 à la demande de Jacques Chirac sont parvenus à reconstituer l'itinéraire des flux financiers. C'est en tout cas ce qu'affirme l'ancien ministre de la Défense Charles Millon, sans qu'il ait été contredit.
3 / Le verrou du conseil constitutionnel.
[...]
L'actuel président du Conseil constitutionnel argue d'une loi de 2008 sur les archives qui interdit leur consultation pendant vingt-cinq ans, ceci afin de respecter le secret des délibérés des Sages. Au passage, il oublie de préciser que le gouvernement peut demander à Jean-Louis Debré la levée de ce secret.
La consultation des délibérations des Sages du Conseil constitutionnel permettrait peut-être de comprendre pourquoi 13 millions de francs de recettes ont été versés en liquide sur les comptes de campagne du candidat Balladur.
4 / Le verrou de la mission d'information parlementaire
[...] Il y a dix jours, le président de l'Assemblée nationale avançait le « principe de séparation des pouvoirs » pour justifier son refus de transmettre au juge Trévidic les auditions menées par la mission. Un argument qui n'a jamais été retenu lorsque le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière voulut avoir accès aux auditions de la mission d'information sur le génocide rwandais…
article complet :  [url]http://www.rue89.com/2010/11/22/dossier-karachi-des-verrous-partout-pour-freiner-la-verite-177261[/url]


POURQUOI SARKOZY EST SOUCPONNE DE VOULOIR ETOUFFER L'AFFAIRE
Alex Lemarié, Le post
"...Mais un point précis intrigue : le changement d'attitude de Nicolas Sarkozy au fil des mois (remarqué aussi par le Posteur Cinquiemevitesse). Ce changement de cap donne du grain à moudre à ceux qui l'accusent de chercher à étouffer l'affaire par tous les moyens.
[...]
Après avoir ignoré cette affaire, la ligne de défense présidentielle consiste désormais à dire qu'il n'était au courant de rien, souligne Libération. Nicolas Sarkozy "espère ainsi prouver sa bonne foi et rappeler que tout au long de sa carrière, il n'a jamais été condamné, voire impliqué directement, dans la moindre affaire de financement politique", selon le quotidien.
[...]
Toujours est-il que l'attitude de l'Etat à l'égard de la justice nourrit les soupçons.
"Les piteuses défenses de l'Etat forgeront peut-être la conviction populaire: tant de précautions doivent bien cacher quelque chose", résume Claude Askolovitch dans Le Journal du Dimanche.
Au point de "plomber" la candidature de Nicolas Sarkozy pour sa réelection ?
C'est ce que redoute un des ténors de la droite, qui confie au JDD : "Sarko a été élu en 2007 grâce à Van Ruymbeke qui a démontré que Clearstream était faux. Il sera battu en 2012 si le même Van Ruymbeke démontre que Karachi est vrai"."
article complet : [url]http://www.lepost.fr/article/2010/11/22/2313362_karachi-pourquoi-sarkozy-est-soupconne-d-avoir-etouffe-l-affaire.html[/url]


Autre article :
- LA PRINCIPALE MENACE EMANE DU PARQUET ESTIME LE SOCIALISTE JEROME CAHUZAC ([url]http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g6DVSnpJAxG1_gBkYAdMuczo1h3Q?docId=CNG.36de4a5e64820e20d2150436517dac90.8d1[/url]), AFP



2 / FILLON S'OPPOSE A UNE PERQUISITION A LA DGSE

MATIGNON REFUSE UNE PERQUISITION A LA DGSE AU JUGE VAN RUYMBECKE
Nouvelobs
"Le Premier ministre François Fillon a refusé vendredi d'autoriser le juge Renaud Van Ruymbeke, en charge du volet financier de l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002, à perquisitionner à la DGSE, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Le magistrat avait écrit le 18 novembre au président de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) afin d'obtenir une déclassification temporaire des locaux de la Direction générale des services extérieurs (DGSE).
La loi du 29 juillet 2009 de programmation militaire instaure la notion de lieux protégés. Dans la réponse adressée au magistrat instructeur, le directeur de cabinet du Premier ministre, Jean-Paul Faugère, souligne que le président de la CCSDN a donné un avis défavorable à cette perquisition.
Toutefois, il souligne avoir demandé au ministère de la Défense, dont dépend la DGSE, d'identifier les documents sollicités par le juge dans son courrier au président de la CCSDN.
Cette mesure permettra d'engager une procédure de déclassification sur les documents concernés, a précisé à l'AP une autre source proche du dossier..."
Article complet : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20101122.FAP1359/matignon-refuse-au-juge-van-ruymbeke-une-perquisition-a-la-dgse.html[/url]

LES EXLICATIONS AU MIEL D'ALAIN JUPPE SUR RTL :
<

Autre article :
- FILLON REFUSE QUE LES LOCAUX DE LA DGSE SOIENT PERQUISITIONNES ([url]http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Karachi-Fillon-refuse-que-les-locaux-de-la-DGSE-soient-perquisitionnes-235487/[/url]), Jdd



3 / SANDRINE LECLERC AU GRAND JOURNAL DE CANAL +

J'ACCUSE MR BALLADUR D'AVOIR FINANCE SA CAMPAGNE AVEC DES RETROCOMISSIONS
Richard trois, Le Post
Hier soir Sandrine Leclerc, porte-parole des familles des victimes de l'attentat de Karachi et leur avocat Maître Olivier Morice étaient les invités d'une émission très forte
 [...]
Sous une émotion palpable et rentrée, Sandrine Leclerc a dit de manière rationnelle le besoin essentiel des familles de connaître la vérité et de rendre justice à leurs pères et à leurs maris tués à Karachi, malgré les entraves caractérisées auxquelles elles doivent faire face depuis 8 ans.
[...]
Et Olivier Morice, leur avocat, a pris ses responsabilités en accusant nommément "Monsieur Balladur d'avoir financé sa campagne présidentielle avec des fonds qui proviennent des commissions de ces contrats [contrats d'armement pakistanais et saoudiens, nda]".

Quant à Jean-Michel Aphatie, je lui ai trouvé, un air de procureur, le doigt levé, menaçant, faisant par avance le procès de ceux qui auraient un mot de travers. Jouant à l'avocat du système UMP, Jean-Michel Aphatie est allé jusqu'à reprendre les déclarations de Michel Mazens, ancien responsable de l'Armement, à Libération où celui-ci contredit son témoignage devant le juge. Un témoignage où Michel Mazens chargé par Jacques Chirac d'arrêter le versement de commissions illégales avait expliqué au juge ce que le patron de la DCN (ex-Chantiers Navals) lui avait alors dit :

« Un soir, je suis ainsi allé voir M. Castellan dans son bureau pour lui faire part de la directive de M. de Villepin [secrétaire général de l’Elysée, chargé de faire appliquer la décision de Chirac]. Il a réagi en me disant que pour lui, c’était compliqué car c’était faire courir des risques à ses personnels», avait ainsi déclaré Michel Mazens tel que précisé dans un PV dévoilé vendredi par Mediapart et dont Libération a obtenu copie.

Jean-Michel Aphatie avait-il peur que Nicolas Sarkozy l'accuse en retour de pédophilie ?..."
Article complet : [url]http://www.lepost.fr/article/2010/11/23/2314568_j-accuse-monsieur-balladur-d-avoir-finance-sa-campagne-avec-des-retrocomissions.html[/url]


4 / PERQUISITION A BERCY


PERQUISITION A BERCY DANS LE CADRE DE L'AFFAIRE KARACHI
Marion Brunet, Le Figaro
«...Il y a une dizaine de jours, dans la plus grande discrétion, le juge Renaud Van Ruymbeke a perquisitionné la Direction générale des Impôts, au ministère du Budget à Bercy, affirme le quotidien. Et le journal d'ajouter : «Lors de sa perquisition, le juge du pôle financier aurait mis la main sur des documents ‘extrêmement intéressants'. Il s'agirait de notes manuscrites, non signées, datées de fin 2006». Ces dernières «confirmeraient et détailleraient les montages financiers opaques mis en place autour du contrat Agosta, notamment les circuits empruntés par l'argent à l'aller (vers le Pakistan, ndlr) comme au retour (en direction de la France, ndlr)». Autre information révélée par les documents saisis : il «serait question de plusieurs pays (...) dans lesquels les fonds transitent». ..."
Article complet : [url]http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/11/23/01016-20101123ARTFIG00328-perquisition-a-bercy-dans-le-cadre-de-l-affaire-karachi.php[/url]


5 / LE DERAPAGE DE SARKOZY FACE AUX JOURNALISTES

KARACHI: QUAND SARKOZY DERAPE FACE A DES JOURNALISTES
Liberation, Afp
"Le président Nicolas Sarkozy s’est récemment emporté face à des journalistes à propos du dossier Karachi, affirmant à l’un d’eux: «Il semblerait que vous soyez pédophile, j’en ai l’intime conviction» pour signifier qu’on ne peut mettre en cause quelqu’un sans preuve.
L’échange, relayé lundi soir par plusieurs sites internet, a eu lieu en marge du sommet de l’Otan à Lisbonne vendredi soir, alors qu’au même moment en France Dominique de Villepin relançait les soupçons de rétrocommissions vers Paris en 1995, dans le cadre du contrat d’armement avec le Pakistan au coeur de l’affaire de l’attentat de Karachi.
A l’époque Nicolas Sarkozy était ministre du Budget et porte-parole de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, sur laquelle planent des soupçons de financement illégal potentiellement lié à ces rétrocommissions.
«On est dans un monde de fous», a déclaré le président. «Il n’y a pas un seul parmi vous qui croit que je vais organiser des commissions et des rétrocommissions sur des sous-marins au Pakistan, c’est incroyable.» Puis il s’adresse à un journaliste, dans une démonstration par l’absurde: «Et vous, j’ai rien du tout contre vous. Il semblerait que vous soyez pédophile… Qui me l’a dit? J’en ai l’intime conviction (…) Pouvez-vous vous justifier?».
Le président emploie encore le mot deux ou trois fois, preuve de sa colère. «Amis pédophiles, à demain!», lance-t-il en quittant les journalistes qu’il allait retrouver samedi en conférence de presse..."
Article complet :  [url]http://www.liberation.fr/politiques/01012303913-karachi-quand-sarkozy-derape-face-a-des-journalistes[/url]

Autres articles :
- KARACHIGATE, SARKOZY ET LES PEDOPHILES ([url]http://sarkofrance.blogspot.com/2010/11/karachigate-sarkozy-et-les-pedophiles.html[/url]), Sarkofrance
- LE DERAPAGE DE SARKOZY CONTRE "UN JOURNALISTE PEDOPHILE" ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101122.OBS3396/le-derapage-de-sarkozy-contre-un-journaliste-pedophile.html[/url]), Nouvel Obs
- NICOLAS SARKOZY CALLS JOURNALIST A PAEDOPHILE ([url]http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/france/8152840/Nicolas-Sarkozy-calls-journalist-a-paedophile.html[/url]), Telegraph


6 / L'ECUME DES LOURDS :

KARACHI, ADLER NE CONNAIT PAS LA DATE DE L'ATTENTAT
Arret sur image
"....Très remonté contre un "avocat visiblement très partisan", Adler s'est employé à nier la pertinence de la piste suivie actuellement par le juge Renaud Van Ruymbeke, qui s'intéresse de près aux rétrocommissions qui auraient pu financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur. Thèse clairement fumeuse pour Adler, qui préfère s'intéresser, comme Jean-Louis Bruguière, le premier juge d'instruction qui a travaillé sur le dossier, aux possibles motivations de "représailles" d'al-Qaeda contre la France.
Mais l'argumentation de l'historien est entachée par une bête erreur factuelle, comme nous l'a signalé un @sinaute. Adler affirme que l'attentat a eu lieu "à peu près quinze jours après le 11 septembre 2001". A peu près, en effet : l'attentat a eu lieu le 8 mai 2002."
Article direct :  [url]http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php#9718[/url]

([url]http://4.bp.blogspot.com/_eGLsalkgCLc/TOuURVSqBsI/AAAAAAAAB20/HZWaqnkM4yY/s1600/elysee.png[/url])
L'ELYSEE EXIGE DE NE PLUS FAIRE POINTER LE SITE KARACHIGATE.FR VERS SON SITE
Numerama
" "...Jeudi 18 novembre j'ai acheté karachigate.fr, sans idée particulière. Et au moment de choisir entre achat rapide ou configuration, je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête, mais j'ai cliqué à droite plutôt qu'à gauche. Emporté par mon élan, j'ai fais rediriger le domaine vers elysee.fr, parce que je trouvais vraiment important que chacun sache que notre Président n'était pour rien dans cette affaire. Et au lieu de faire dépenser bêtement des sous par le SIG ou l'UMP en achat de mots clefs sur Google pour que la bonne parole des communiqués officiels arrivent rapidement aux cerveaux malades de ceux qui croient ce que disent Médiapart, Rue89, et autre organes de presse, autant directement acheter le domaine et le faire pointer vers la voix de son maître", écrit ainsi le blogueur. En lieu et place de motifs juridiques, l'Elysée s'est contentée d'écrire à Gandi que "ce renvoi est abusif et nous condamnons fermement cette pratique". Menaçante, la missive ajoute que "la Présidence de la République se réserve de donner toutes les suites requises à cet abus dans le cadre du respect de ses droits", sans préciser lesquels."
article complet :  [url]http://www.numerama.com/magazine/17408-l-elysee-exige-de-ne-plus-faire-pointer-karachigatefr-vers-son-site.html[/url]

7 / SUR LES BLOGS


NOS PÈRES NE SONT PAS MORTS POUR LA FRANCE, MAIS A CAUSE DE LA FRANCE
Cpolitic
"« Nos pères ne sont pas ‘morts pour la France’ mais ‘à cause de la France’ »
Une phrase lourde et poignante qui résume à elle seule toutes les coulisses macabres derrière ces tragiques décès. La France dont l’image est une énième fois ternie par ses représentants, se croyant au-dessus des lois.
Et cette jeune inconnue se levant devant l’omerta politique se permet même d’ajouter en réaction aux récentes déclarations de Nicolas Sarkozy:
« Cela sonne comme un aveu. Il reconnaît qu’il existe des documents intéressant l’instruction qui n’ont pas encore été transmis. En expliquant qu’il les donnerait « en temps et en heure », il ignore cette séparation des pouvoirs qu’il nous opposait avant pour ne pas s’exprimer sur le dossier. Mais il ne s’agit pas d’un remaniement ministériel. Ce n’est pas à lui de décider. Nous exigeons qu’ils transmettent ces documents le plus tôt possible. »
Besoin d’en dire plus pour comprendre l’horreur de ce que peuvent vivre les victimes? Tous les jours, elles entendent, voient, brassant l’air de préjugés, un homme responsable du malheur de leur famille en deuil, un homme « président de la République » et de ce fait « intouchable » tout en se drapant dans la Raison d’Etat.
Intouchable pour le moment…
On peut s’étonner de l’étrange empressement, dorénavant, que les politiques de tout bord, font preuve pour que la vérité sorte.
2012 approche! Il ne faudrait pas passer pour un opposant de la Justice faisant le malheur de familles déjà épleurées.
Car voilà, le remaniement faisant son lot de déçus, le calendrier électoral avançant, les langues se délies, et les braises des rivalités politiques entre Chiraquiens et Sarkozistes s’en trouvent ravivées avec la même intensité qu’au premier jour.
Évidemment, rien n’y personne ne pourra rendre vie aux 14 victimes (11 ingénieurs et 3 accompagnateurs pakistanais).
Sarkozy comme Villepin ne veulent pas la Vérité pour la Vérité mais bien détruire définitivement l’autre avec cette vérité, une vérité que l’on devine implacable, amorale voire malsaine pour une sombre histoire de pots de vins. Il fallait bien subvenir aux besoins financiers de son maître Balladur en campagne électorale présidentielle, désormais seul contre le RPR tout acquis à la cause chiraquienne.
Mais cette vérité, toute cette Vérité n’est peut être pas bonne à dire, à mettre en place publique. Il faut se battre pour qu’elle apparaisse au grand jour… mais pas trop comme le montre la reculade de Dominique de Villepin, après son attaque (trop) frontale...."
article complet :  [url]http://www.cpolitic.com/cblog/2010/11/22/nos-peres-ne-sont-pas-morts-pour-la-france-mais-a-cause-de-la-france/[/url]

Autre article :
- DEFENSE DE TOUCHER AUX SECRETS ([url]http://unclavesien.blogspot.com/2010/11/defense-de-toucher-aux-secrets.html[/url]), Le coucou de claviers

Et... le laquais du jour :
YVES FROMION (UMP) QUI DEMONTE LA MISSION D'INFORMATION PARLEMENTAIRE "A quoi bon relancer une nouvelle mission..."
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfqpdq_yves-fromion-france-info-23-11-2010_news?additionalInfos=0[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 24 novembre 2010 à 11:40:57
punaise que j'aimerai que cette affaire en éclabousse un max et nous débarasse de tous ces cloportes !

en tout cas le peuple pourra toujours avoir loisir de regarder à deux fois ceux qui se présenteront à toutes les élections !!!


Citer
[revue de presse] - [80] - [Mercredi 24 novembre 2010]
 ([url]http://2.bp.blogspot.com/_eGLsalkgCLc/TOzmmNEBjhI/AAAAAAAAB3E/Vb4hnJQWK8Y/s400/canardkarachi.gif[/url])

MARC TREVIDIC SUR  FRANCE CULTURE
Les matins de France Culture (durée : 15 minutes)
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfr84c_les-matins-marc-trevidic_news?additionalInfos=0[/url]

ACCOYER REFUSE UNE NOUVELLE MISSION PARLEMENTAIRE
Liberation
"«J’ai fait savoir que cette mission ne pouvait pas être créée car la première mission vient de remettre ses conclusions», a déclaré, à l’issue de la conférence des présidents, Bernard Accoyer, qui a aussi fait valoir qu’il y avait des «poursuites judiciaires en cours».
La mission parlementaire avait achevé ses travaux en mai 2010. Après avoir demandé plusieurs fois la réouverture de cette mission, le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, a écrit lundi à Bernard Accoyer pour solliciter l’ouverture d’une nouvelle mission d’information au vu de «nouveaux éléments».
article complet : [url]http://www.liberation.fr/politiques/01012303958-karachi-accoyer-refuse-une-nouvelle-mission-parlementaire[/url]

Autres articles :
- CES DOCUMENTS QUI RESTENT CACHES ([url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/11/23/karachi-ces-documents-qui-restent-caches_1443806_823448.html#ens_id=1438027[/url]), Le Monde
([url]http://4.bp.blogspot.com/_eGLsalkgCLc/TOzmlQDiRTI/AAAAAAAAB28/7t_5GLSFURA/s400/lettre.png[/url])

DES DOCUMENTS SAISIS PAR LE JUGE CONTREDISENT NICOLAS SARKOZY
Mediapart, Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme
"Contrairement à ce qu'il a affirmé à Lisbonne, le 19 novembre, Nicolas Sarkozy a bien eu connaissance, en tant que ministre du budget entre 1993 et 1995, des aspects financiers du contrat des sous-marins de la DCN vendus au Pakistan, aujourd'hui au cœur du volet politico-financier de l'affaire de Karachi. Mediapart publie les documents.."
article complet : [url]http://www.mediapart.fr/journal/france/241110/karachi-des-documents-saisis-par-les-juges-contredisent-nicolas-sarkozy[/url]

 ([url]http://1.bp.blogspot.com/_eGLsalkgCLc/TOzmlnOxJHI/AAAAAAAAB3A/L7o_UDpaijw/s1600/sarkozy_journaliste_pedophile_inside.jpg[/url])
IL SEMBLERAIT QUE VOUS SOYEZ PEDOPHILES : ECOUTEZ CE QU'A DIT VRAIMENT NICOLAS SARKOZY
Liberation, David Dufresne
 "Libération publie l'enregistrement sonore intégral du point presse off du président où, pour dénoncer la supposée absurdité des soupçons qui le frappent, il a évoqué la pédophilie imaginaire d'un journaliste. Analyses et enquêtes à lire demain en kiosque et dans notre zone abonnés."
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfr6re_karachi-sarkozy-off-a-lisbonne-integral_news?additionalInfos=0[/url]
Lien direct et enregistrement audio : [url]http://www.liberation.fr/politiques/06012715-il-semblerait-que-vous-soyez-pedophile-ce-qu-a-vraiment-dit-nicolas-sarkozy[/url]


JOURNALISTE PEDOPHILE : SARKOZY ESQUIVE ENCORE SARKOZY
Rue 89, Pascal Riché
"...La colère de Sarkozy est-elle seulement dirigée contre les journalistes ? Rien n'est moins sûr.
Le Président s'en prend ainsi à ceux qui l'interrogent sur la base de leur prétendue « intime conviction ». Ce n'est pas là un terme de journaliste. Les journalistes ont des soupçons s'interrogent, suivent des pistes, cherchent des recoupements, mais ne prétendent pas avoir une « intime conviction ».
C'est d'abord un terme renvoyant à la justice pénale : selon l'article 427 du Code de procédure pénale, « les infractions peuvent être établies par tout mode de preuve et le juge décide d'après son intime conviction ». Et justement, Nicolas Sarkozy, lors de son briefing, s'en prend directement au juge Renaud Van Ruymbeke :

    « Vous voyez le ministre du Budget qui va signer un document pour donner son aval à une société luxembourgeoise ? Pendant deux ans, on m'a poursuivi pour l'affaire Clearstream au Luxembourg. Tiens, c'était Van Ruymbeke aussi ; tiens, c'était le même ; alors c'est curieux, tiens… »

Sarkozy n'aime pas les juges, on le savait. Mais sa détestation de Van Ruymbeke va bien au-delà...."
lien direct : [url]http://www.rue89.com/mon-oeil/2010/11/23/karachi-sarkozy-et-le-journaliste-pedophile-177375[/url]


A LISBONNE, SARKOZY KARACHI DANS LA COLLE
Lait d'beu
"...J’en reviens à la dernière prestation de Nicolas Sarkozy : Le président commence par reprendre le communiqué de presse de l’Elysée dans lequel il est dit que «
Nicolas Sarkozy est victime d’une rumeur malveillante et d’allégations calomnieuses qui ne reposent sur aucun commencement de preuve
». Le président ajoute que «la presse raconte n’importe quoi». Mais quand il lui est rappelé que son nom figure notamment dans des documents montrant qu’il a donné son aval à la création d’une société-écran luxembourgeoise – très certainement la désormais fameuse société Heine - par laquelle transitaient les commissions, il «pète les plombs» selon de nombreux journalistes présents en s’adressant à celui qui a osé lui poser la question..."
article complet : [url]http://kamizole.blog.lemonde.fr/2010/11/23/a-lisbonne-sarkozy-karachi-dans-la-colle-il-traite-un-journaliste-de-%C2%ABpedophile%C2%BB[/url]

Autre article :
- LA COLERE OFF DE LISBONNE ([url]http://www.lexpress.fr/actualite/indiscrets/affaire-karachi-la-colere-off-de-sarkozy_939031.html[/url]), L'express

A l'etranger :
- VILLEPIN BACKS "KARACHIGATE" CLAIMS AGAINST SARKOZY ([url]http://www.independent.co.uk/news/world/europe/villepin-backs-karachigate-claims-against-sarkozy-2140321.html[/url]), The Independent
- SARKOZY CALLS JOURNALIST A PAEDOPHILE ([url]http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/france/8152840/Nicolas-Sarkozy-calls-journalist-a-paedophile.html[/url]), The Guardian

A la télé :
CA VOUS REGARDE "KARACHI, LES DESSOUS D'UN SCANDALE"
LCP / AN
Emission durée : 43 minutes
Invités : Bernard Cazeneuve, Yves Fromion, Jean de Tonquedec...
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfr5jm_karachi-les-dessous-dyun-scandaley_news?additionalInfos=0[/url]

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfr5jc_lyaffaire-karachi-acces-a-la-dgse-refuse_news?additionalInfos=0[/url]

L'OPACITE DES COMMISSIONS DE LA DCN POINTEE DANS UN RAPPORT
NouvelObs
"... Le rapport souligne en outre que le "montant des commissions est exagéré". Pour le contrat Mouette en Arabie Saoudite, (rénovation de quatre frégates et de deux pétroliers) par exemple, il s'élève à 20,9% du marché. Pour le contrat Bravo (frégates de Taïwan), il s'élève à 15% du marché.
La société Estar, par laquelle a transité l'argent provenant des commissions, est également citée dans le rapport. Dans une interview au Nouvel Observateur en mai 2010, l'intermédiaire Ziad Takieddine rapporte un incident impliquant Estar : "Le 6 juillet 1996, Jacques Chirac vient en visite officielle en Arabie Saoudite. Et là, il provoque un stupéfiant incident diplomatique. Fait exceptionnel, il exhibe devant le prince Abdallah, alors prince héritier, un contrat "secret-défense", de gouvernement à gouvernement, pour la vente de frégates, le contrat Sawari II, entre la Sofresa et une certaine société Estar. Le président français accuse carrément son hôte d'avoir participé, à travers cette dernière, au financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur !"
En conclusion du rapport, la Direction des vérifications nationales et internationales, chargée d'examiner la déductibilité des commissions, s'interroge sur l'opportunité de rejeter les commissions. Elle indique qu'"une position 'dure' serait de rejeter l'ensemble des commissions (...) dès lors que les bénéficiaires n'ont pas été spontanément désignés." Ce qu'elle ne fera finalement pas."
article complet : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101123.OBS3478/info-obs-karachi-l-opacite-des-commissions-de-la-dcn-pointee-dans-un-rapport.html[/url]


A la radio :
BERNARD CAZENEUVE sur RFI
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfr8gd_bernard-cazeneuve-depute-ps-de-la-manche_news?additionalInfos=0[/url]


BONUS ;
VGE : LE VIEUX FUSIL A UN COUP ([url]http://www.intox2007.info/index.php?post/2010/11/24/Karachigate-:-le-vieux-fusil-a-un-coup[/url])
Intox 2007
"PAN ! le vieux fusil à un coup , alias VGE a été utilisé. En général il ne sert qu'une fois tous les 36 du mois. Et là, on va faire simple: une vidéo !..."
lien direct : [url]http://www.intox2007.info/index.php?post/2010/11/24/Karachigate-:-le-vieux-fusil-a-un-coup[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: timbur le 24 novembre 2010 à 19:11:59
Pour le cas des relations Sarkozy/journalistes, la question sera éventuellement développée dans un fil plus approprié. (http://sarkostique.fr/index.php?topic=430.msg11889#msg11889) :merci:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 26 novembre 2010 à 11:31:17
Citer
[revue de presse] - [81] - [jeudi 25 novembre 2010]
SARKOZY A MENTI
BFM TV / 25.11.2010
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfs1vo_karachi-nicolas-sarkozy-a-menti_news?additionalInfos=0[/url]
VILLEPIN ENTENDU PAR LE JUGE
BFM TV
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xfsizy_karachi-villepin-entendu-par-le-juge_news?additionalInfos=0[/url]
Autre article :
- Affaire karachi : "Aucun lien entre l'arrêt des commissions et l'attentat ([url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/11/25/affaire-karachi-aucun-lien-entre-l-arret-des-commissions-et-l-attentat_1445134_823448.html#ens_id=1438027[/url]), Le Monde.fr


EN 1995, SARKOZY INFLUANT PORTE PAROLE DE BALLADUR
Le Monde.fr
"...Contrairement à ce que croyaient nombre de gens sur ces bases, reprises dans certains articles de presse, Nicolas Sarkozy n'a jamais été officiellement ni directeur ni trésorier de la campagne d'Edouard Balladur. Son titre officiel, qu'on retrouve dans les archives de la presse de l'époque, dont Le Monde, était bel et bien celui de porte-parole (voir par exemple cet article des Echos du 28 mars 1995). Le directeur de la campagne d'Edouard Balladur était Nicolas Bazire, son autre homme de confiance, qui gérait son cabinet à Matignon, finalement préféré à Nicolas Sarkozy. Quant au trésorier de la campagne, il s'est exprimé sur le site Mediapart : il s'agit de René Galy-Dejean, longtemps député et maire du 15ème arrondissement à Paris.
[...]
Nicolas Sarkozy était-il pour autant privé de toute influence, comme il a tenté de l'expliquer aux journalistes, vendredi 19 novembre ? Pas sûr. D'une part, il jouait un rôle d'homme de confiance auprès d'Edouard Balladur. Après son ralliement au camp du premier ministre, celui-ci n'a eu de cesse de lui confier missions et tâches : ministre du budget, il obtient le porte-parolat du gouvernement et, lorsqu'Alain Carignon est mis en examen en 1994, il récupère son portefeuille de ministre de la communication.
Les "deux Nicolas", Bazire et Sarkozy, comme les baptisera la journaliste Ghislaine Ottenheimer dans un livre (Les Deux Nicolas, la machine Balladur chez Plon), jouent un rôle prépondérant auprès du premier ministre. Omniprésents, ils arbitrent, décident, cornaquent les autres membres du gouvernement... Un article de L'Expansion de 1994 reprend la formule d'Ottenheimer, les présentant comme "les deux gamins les plus puissants de France". La journaliste s'interroge :  "Pourquoi [Edouard Balladur] en a-t-il fait ses deux conseillers exclusifs ? Car ils sont sa machine de guerre pour conquérir l'Elysée". Et précise: "Sarkozy a pris le rôle du propagandiste et Bazire celui du machiniste."..."
([url]http://1.bp.blogspot.com/_eGLsalkgCLc/TO7hfmD3iDI/AAAAAAAAB3o/rxJ8Q-mjVao/s320/1444261_3_8249_edouard-balladur-et-nicolas-sarkozy-le-22.jpg[/url])
 lien direct :  [url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/11/24/karachi-en-1995-sarkozy-influent-porte-parole-de-balladur_1444252_823448.html[/url]


ENQUÊTE SUR DES ALERTES NÉGLIGÉES
France Inter
([url]http://1.bp.blogspot.com/_eGLsalkgCLc/TO7iL-4BQ9I/AAAAAAAAB3s/UdycWPCA6tI/s1600/agosta1.jpg[/url])

"...« Il n’y avait pas de menace particulière » soutient le responsable de la DCN en poste à Karachi, à l’époque, Gérard Clermont. Une version aujourd’hui démentie par l’ancien chef d’antenne à Karachi pour le compte du Service de coopération technique internationale de police (SCTIP), de 2001 à 2003, Mustapha Laraich, qui, à l’époque, avait alerté sur des « projets d’attentats ». Ce policier révèle également au micro de France Inter que, selon ses sources pakistanaises, les salariés de la DCN auraient été « suivis » et donc « ciblés » trois semaines avant l’attentat. Les notes internes de la DCN que nous avons pu consulter permettent de retracer le fil des alertes depuis le 11 septembre 2001 jusqu’à l’attentat de Karachi. Des notes qui font apparaître une menace bien réelle…
[...]
Ce chef d’antenne pour le Service de coopération technique internationale de police (SCTIP), de janvier 2001 à juillet 2004, réputé pour son savoir-faire et sa bonne connaissance du terrain, est alerté par deux importantes sources pakistanaises de l’imminence de « projets d’attentats » contre « des occidentaux ».
Face à ces informations qu’il juge importantes vis-à-vis de la sécurité des Français encore présents sur place après les attentats du 11 septembre 2001, et notamment le personnel de la DCN (Mustapha Laraich hébergera même à son domicile, après le 11 septembre, l’un des organisateurs de la logistique de DCN), le policier rédige immédiatement une note, datée du 16 avril 2002, qu’il transmet à son autorité de tutelle, le Ministère de l’Intérieur, à Paris.
Quelques jours plus tard, lors d’une réunion de sécurité au Consulat de Karachi, Mustapha Laraich expose ses craintes, et développe le contenu de sa note, en présence de représentants de DCN et de la DGSE, les services secrets français.
Ecoutez le témoignage de Mustapha Laraich. (4’15)
[url]http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1515[/url]


VGE : IL EXISTE UNE LISTE DE RETROCOMMISSIONS
LePost.fr 24/11/2010
Bonus track: "Il existe une liste des rétrocommissions puisqu’on la protège par le secret-défense. Si elle n’existait pas on n’aurait pas besoin de la protéger ". Les rétrocommissions sont  un scandale , qui  n’ont rien à voir avec le secret défense.
[url]http://www.lepost.fr/article/2010/11/23/2315640_vge-sur-karachi-il-existe-une-liste-de-retrocomissions.html[/url]
([url]http://2.bp.blogspot.com/_eGLsalkgCLc/TO7ia9Uag3I/AAAAAAAAB3w/n3rslnVZq3s/s200/h-4-2315879-1290583054.jpg[/url])

KARACHI; UN DÉPUTE PRÊT A REMETTRE LES PV DE LA MISSION PARLEMENTAIRE (oh oui, oh oui chiche !!!)
Le Monde.fr
"Le député PCF du Nord Jean-Jacques Candelier s'est dit prêt à remettre à la justice les procès-verbaux de la mission d'enquête parlementaire sur l'attentat de Karachi, dont il a été membre, dans une lettre à l'un des juges chargés du dossier, rendue publique jeudi 25 novembre.

"Je suis informé de votre volonté d'accéder au verbatim de la mission d'information sur 'les circonstances entourant l'attentat du 8 mai 2002 à Karachi', mission dont j'ai été membre", écrit le député dans un courrier daté de mercredi au juge d'instruction antiterroriste Marc Trévidic, chargé de l'attentat à Karachi, qui a fait quatorze morts, dont onze Français. Rappelant que le magistrat est soumis au secret de l'instruction, il l'informe se tenir à son "entière disposition" pour lui "communiquer les différents PV" de la mission en sa possession...."
[url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/11/25/karachi-un-depute-pret-a-remettre-a-la-justice-les-pv-de-la-mission-parlementaire_1445007_3224.html#ens_id=1438027[/url]


KARACHI : 8 MILLIONS POUR L’INTERMÉDIAIRE OCCULTE
Guillaume Dasquié, Liberation
"...
Au nom de l’industrie de l’armement, un haut fonctionnaire de l’Etat Français a conclu, le 24 janvier 2009, un accord avec Jean-Marie Boivin, le financier qui coordonnait le versement de commissions occultes dans le cadre de ventes d’armes, notamment celle des sous-marins au Pakistan. Ledit accord prévoit de le dédommager à hauteur de 8 millions d’euros, comme nous l’évoquions ces dernières semaines. Au large de l’Irlande et de l’Angleterre, se sont ainsi achevées les curieuses tractations engagées dès 2006 entre Jean-Marie Boivin, gérant de la société offshore Heine, et divers ministres en exercice - dont Michèle Alliot-Marie, Thierry Breton ou Nicolas Sarkozy.
Ile de Man. Hier, Libération a obtenu auprès du greffe de la Haute Cour de l’île de Man (Royaume-Uni) la copie certifiée conforme d’un jugement qui atteste de l’existence de cet accord - une pièce qui n’est pas, à ce jour, versée au dossier de Renaud Van Ruymbeke.
La décision de justice de l’île de Man donne force de loi à un contrat du 24 janvier 2009 entre des sociétés privées et un officiel envoyé par Paris. Il stipule qu’«un haut fonctionnaire du gouvernement français», représentant les sociétés d’armement «DCN International SA, DCNS SA et Thales SA», a conclu une transaction au terme de laquelle il accepte de payer une «note d’honoraires émise par M.Boivin», dont «le montant est de 8 millions d’euros». Et elle justifie ces émoluments par les bons offices de Jean-Marie Boivin qui «ont été assurés à travers la Société de développement international Heine SA»...."
[url]http://www.liberation.fr/societe/01012304119-karachi-8-millions-pour-l-intermediaire-occulte[/url]


ET LES COMPTES D'EDOUARD BALLADUR FURENT VALIDES
Le Monde.fr, Raphaelle Bacqué et Pascale Robert Diard
"Le Monde de jeudi 25 novembre (daté 26 novembre) relate, par le menu, les débats qui ont déchiré le Conseil constitutionnel, en octobre 1995, à l'occasion de l'examen des comptes de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur.
([url]http://2.bp.blogspot.com/_eGLsalkgCLc/TO7jgT60j3I/AAAAAAAAB30/QDJJPpHrqQ8/s200/1370845_3_aecc_le-socialiste-roland-dumas-fut-president-du.jpg[/url])

Président du Conseil constitutionnel à l'époque, Roland Dumas, qui déclare aujourd'hui au Monde être favorable à la publication des procès-verbaux de la séance, actuellement couverts par le secret de la délibération, a pesé de tout son poids lors du vote final. C'est lui qui a donc emporté la décision.
Les comptes de M. Balladur comportaient pourtant une anomalie : le versement suspect de 10,25 millions de francs (1,56 million d'euros), en espèces. Cet argent pourrait provenir de rétrocommissions, selon une hypothèse privilégiée dans l'enquête menée par le juge Renaud Van Ruymbeke sur la vente de sous-marins au Pakistan, en 1994.
Selon les informations du Monde, dès l'ouverture des débats au Conseil, M. Dumas met en garde ses collègues. Les comptes de Jacques Chirac, leur rappelle-t-il, présentent, eux aussi, des recettes injustifiées et une sous-estimation des dépenses. Et il insiste : si on annule les comptes de l'ancien premier ministre, il faudra aussi annuler ceux du président élu.
Il observe que les dépassements chez celui-ci sont "beaucoup plus sérieux". "Peut-on prendre le risque d'annuler l'élection présidentielle et de s'opposer, nous, Conseil constitutionnel, à des millions d'électeurs et ainsi remettre en cause la démocratie ?", fait-il valoir.
Maurice Faure, éphémère ministre de la justice de François Mitterrand en 1981, rechigne pourtant. "Je n'accepte pas cette solution", dit-il. Il est l'un des seuls à s'émouvoir publiquement. Les rapporteurs, eux, continuent de batailler. A quoi donc ont servi leurs investigations si c'est pour capituler ?
M. Dumas décide alors de suspendre la séance. Il demande aux rapporteurs de revoir leur copie et de modifier les modes de calcul qu'ils ont retenus. Les comptes de campagne d'Edouard Balladur seront finalement validés après cinq jours de débats houleux, malgré l'avis négatif des rapporteurs.
lien direct :   [url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/11/25/et-les-comptes-de-campagne-d-edouard-balladur-furent-valides_1444772_823448.html#ens_id=1438027[/url]


KARACHI : LA DCN AURAIT ETE ALERTEE DU RISQUE D'ATTENTAT
Le telegramme
Nouvelle pièce pour le volet attentat de l'affaire Karachi: selon un ancien policier en poste à Karachi à l'époque, et DCN et les autorités avaient été prévenues d'un risque d'attentat contre les salariés du groupe. Elles n'auraient eu aucune réaction.
«Il y avait des projets d'attentat contre des Occidentaux. C'était des informations obtenues auprès de terroristes (...). Mais après le 11septembre, il y avait très peu d'Occidentaux en dehors des gens de la DCN», a indiqué hier sur France Inter Mustapha Lahrech, à l'époque chef d'antenne à Karachi pour le service de coopération technique internationale de police. Alerté, il en aurait alors averti sa hiérarchie, et aurait répété ses craintes lors d'une réunion de sécurité au consulat de France en présence de représentants de DCN. Sans que des mesures particulières soient prises, accuse-t-il. Les salariés, selon ce policier, «ont été filochés pendant 21jours pour savoir où ils allaient, comment ils allaient, leur parcours...». Jusqu'à ce 8mai 2002, où l'attentat coûte la vie à 15 personnes, dont onze Français.
lien direct : [url]http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/affaire-karachi-dcn-aurait-ete-alertee-du-risque-d-attentat-25-11-2010-1126674.php[/url]


KARACHI : L'EMOUVANT TEMOIGNAGE D'UNE FILLE DE VICTIME
Le Dauphine
"..Je pense que Sandrine et moi-même avions à la fois l’envie et le besoin de raconter notre histoire, nous avons donc attendu de “ressentir” les choses, d’être intimement persuadées que le moment était venu. Ce livre est avant tout un témoignage en hommage à nos pères et aux autres personnes décédées lors de cet attentat, permettant de garder une trace écrite de cette histoire afin qu’ils ne soient pas enterrés une seconde fois. L’ouvrage est également pour nous l’occasion de raconter, à qui voudra le lire, la façon dont l’État a géré la crise sur le plan humain (en ce qui nous concerne, le terme “inhumain” serait très certainement plus juste), afin que chacun puisse prendre conscience que nous ne sommes pas des privilégiées. Karachi c’est une affaire d’État certes, mais c’est avant tout une histoire d’hommes et de femmes qui se battent pour que la vérité puisse faire surface. Le livre est aussi une façon de “démocratiser” l’affaire, en expliquant ce dossier complexe avec des mots simples, des mots de victimes et non de journalistes ou d’hommes de loi...."
lien direct : [url]http://www.ledauphine.com/isere-sud/2010/11/24/l-affaire-karachi-pour[/url]


KARACHI : ON NE SAURA JAMAIS
Charente Libre
"Odette Delavie, la mère de Jean-Pierre Delavie, le salarié de la DCN Ruelle décédé dans l'attentat de Karachi en 2002, habite toujours en Charente. «Je vais souvent chez ma fille, à Paris. Mais je demeure toujours à Garat», précise-t-elle.
Elle vit très mal les derniers rebondissements et la polémique sur l'attentat de Karachi. «Pour moi, c'est dur, très dur», dit cette mère qui a perdu son fils. Elle assure: «Si mon mari est mort cet été, c'est à cause de ça.» Mort de ne pas savoir, d'avoir l'impression de se battre «contre quelque chose de beaucoup trop gros». «On se bat contre le gouvernement et nous, on est des petits. Le pot de terre n'a jamais brisé le pot de fer.» Elle en est convaincue: «On ne saura jamais.»
Avec son mari, Odette Delavie faisait partie de l'association «SOS Attentat». «En juin, mon mari a reçu un courrier de SOS Attentat. Il l'a lu et m'a dit "ça ne sert à rien. On ne saura jamais"», dit-elle. Son époux décédait quelques semaines plus tard, miné par cette affaire qui a emporté son fils, âgé de 34 ans en 2002. «Aujourd'hui, je fais comme l'a dit mon mari. Je laisse tomber. Qu'est-ce que je peux faire? Je lis, j'écoute ce qui se dit à la télé, ça me fait mal. Mais que puis-je faire?»
lien direct : [url]http://www.charentelibre.fr/2010/11/24/odette-delavie-on-ne-saura-jamais,1008107.php[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 11 décembre 2010 à 16:49:53
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[video] - [@si : investiguer sur Karachi]
Version intégrale du débat diffusé sur Arretsurimage.net au sujet de "l'affaire Karachi".
Enregistré le 26 novembre 2010. Durée : 1h30.
Animé par Daniel Schneidermann avec Magali Drouet, Fabrice Arfi, Guillaume Dasquié, Dan Israel, Didier Porte...
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xft1cg_le-canard-les-barbouzes-les-retro-commissions-et-internet_news?additionalInfos=0[/url]

[revue de presse] - [87] - [5-10 décembre 2010]
KARACHI : UN HAUT-FONCTIONNAIRE CONFIRME LES RETRO-COMMISSIONS
LeMonde.fr, Gérard Davet
"Contrôleur général des armées, Jean-Louis Porchier s'est longuement confié à la mission parlementaire d'enquête sur l'attentat de Karachi, qui a fait onze victimes françaises, en 2002. Son témoignage, que Le Monde a pu consulter, est resté confidentiel depuis le 15 décembre 2009, date de son audition. Il est essentiel.
Car M. Porchier sait tout du contrat Agosta, signé le 21 septembre 1994 par le gouvernement d'Edouard Balladur, prévoyant la livraison de trois sous-marins au Pakistan. Or, le juge antiterroriste Marc Trévidic estime que l'arrêt du versement des commissions promises pour ce contrat à divers intermédiaires, imposé par Jacques Chirac en 1995, a pu déclencher un mécanisme conduisant à l'attentat de Karachi.
Le juge financier Renaud Van Ruymbeke postule, quant à lui, que le contrat Agosta a pu générer des rétrocommissions venues gonfler les caisses de M. Balladur pour sa campagne présidentielle, en 1995. En mars 1999, M. Porchier avait rendu un rapport d'enquête au ministère de la défense, détaillant de nombreuses irrégularités dans l'éxécution du contrat.
Les commissions ? "On arrivait ainsi à un total de 800 millions de francs de commissions [122 millions d'euros] ce qui est totalement excessif et injustifié", explique le contrôleur général. Lors de son enquête, il va donc se rapprocher d'un personnage clef de l'industrie de l'armement français, Michel Ferrier, ex-directeur des transferts sensibles au secrétariat général de la défense nationale (SGDN)..."
suite de l'article : [url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/10/karachi-un-haut-fonctionnaire-confirme-les-retrocommissions_1451582_3224.html[/url]

Télécharger : LE PROCES VERBAL DE L'AUDITION DE JL PORCHIER A LA MISSION PARLEMENTAIRE ([url]http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20101210/1451617_cf56_pvporchier15122009.pdf[/url])


LES COMPTES DE CAMPAGNE DE BALLADUR EN 1995 SERAIENT IRREGULIERS
Le Point.fr, Thierry Leveque - 8/12
"PARIS (Reuters) - Les comptes de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 étaient sous-évalués de plus de 13 millions de francs (deux millions d'euros) et auraient pu donner lieu à de lourdes pénalités, selon des pièces saisies par la police publiées mercredi.

Les rapporteurs du Conseil constitutionnel estimaient les dépenses totales de la campagne du rival de Jacques Chirac à 97,2 millions de francs et non 83,8 comme l'avait déclaré le trésorier, dans un rapport d'experts du Conseil constitutionnel cité par le site internet d'information Mediapart.

Ce rapport sur les comptes d'Edouard Balladur a été saisi et placé sous scellés avec les pièces comptables par la police en mai dernier, dans une enquête pénale sur un supposé financement de la campagne par une corruption en marge d'une vente de sous-marins au Pakistan.

Le total de 97,2 millions de FF excédait le plafond légal de 7,2 millions de FF (1,09 million d'euros), somme qui aurait donc dû être remboursée au Trésor public, selon le code électoral. Par ailleurs, Edouard Balladur n'étant plus éligible aux aides publiques pour ses dépenses, il aurait aussi dû rembourser beaucoup d'argent.

Les rapporteurs faisaient par ailleurs mention de versements en espèces de 13 millions de FF aux caisses de campagne, non justifiés, car l'explication d'Edouard Balladur parlant de vente de T-shirts et de gadgets était jugée peu crédible, selon des éléments déjà publiés dont Reuters a eu connaissance.

Au vu de tous ces éléments, les rapporteurs ont proposé au Conseil constitutionnel de rejeter les comptes mais l'institution, sous la présidence du socialiste Roland Dumas, l'a refusé après une réunion à huis clos le 3 octobre 1995, selon la décision finale officielle..."
suite de l'article : [url]http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/les-comptes-de-campagne-de-balladur-en-1995-seraient-irreguliers-08-12-2010-1272626_240.php[/url]


KARACHI : DES LETTRES ET UNE FACTURE DE 2007 IMPLIQUENT L'ELYSEE
Mediapart, Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme - 6/12
"Des documents confidentiels placent l'Elysée au cœur du volet financier de l'affaire Karachi. Après son élection à la présidence, Nicolas Sarkozy a été destinataire de la copie d'une facture de 8 millions d'euros, prix d'un «chantage d'Etat» sur fond de ventes d'armes. Un autre courrier adressé fin 2007 par un dirigeant de la DCN à François Pérol, alors en poste à l'Elysée, évoque l'affaire. La police a également récupéré des éléments sur les liens actuels entre Claude Guéant et Brice Hortefeux et l'homme d'affaires Ziad Takieddine..."
suite de l'article (payant) : [url]http://www.mediapart.fr/journal/france/051210/karachi-des-lettres-et-une-facture-de-2007-impliquent-lelysee[/url]

Karachi: des lettres et une facture de 2007 impliquent l'Elysée
[url]http://www.scribd.com/doc/44741758/Karachi-des-lettres-et-une-facture-de-2007-impliquent-l-Elysee   [/url]

Autres articles :
- KARACHI, SARKOZY INFORME DE L'EXISTENCE D'UNE FACTURE ([url]http://www.20minutes.fr/article/634517/societe-karachi-sarkozy-informe-existence-facture[/url]), 20 Minutes
- QUAND BOIVIN ENVOIE UN DOUBLE DE SA FACTURE DE 8 MILLIONS D'EUROS A NICOLAS SARKOZY, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ([url]http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/karachi-quand-boivin-envoie-un-85558[/url]), Imhotep, Agoravox


KARACHI : PLAINTE CONTRE VILLEPIN ET FILLON
Challenges - 6/12
"[...] Selon le Journal du dimanche, Ziad Takieddine veut être entendu par le juge Renaud van Ruymbeke pour s'expliquer sur les termes du contrat "Sawari II" de vente de frégates militaires à l'Arabie Saoudite.
Le JDD évoque également une "note confidentielle", datant de septembre 1996, de l'homme d'affaires remise au Premier ministre libanais d'alors, Rafic Hariri, dans laquelle "il accuse les chiraquiens de vouloir faire main basse sur les commissions". Il est également question d'une intervention, inconnue jusqu'à présent, du proche de Jacques Chirac, dont la banque aurait débloqué, dans le plus grand secret, 300 millions de francs de l'époque... Une intervention qui pourrait relancer l'affaire.
Pour Ziad Takieddine, les 11 salariés français morts à Karachi sont les "victimes probables de règlements de comptes franco-français"..."
Suite : [url]http://www.challenges.fr/actualites/asie/20101206.CHA0909/karachi__plainte_contre_villepin_et_millon.html[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 20 décembre 2010 à 18:44:28
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[revue de presse] - [88] - [14-18 décembre 2010]

2 QUESTIONS AU GOUVERNEMENT AU SUJET DE "L'AFFAIRE KARACHI" 14/12/2010
BERNARD CAZENEUVE (PS)
(réponse par FRANCOIS BAROUIN (UMP)
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xg5fpi_question-au-gouvernement-le-14-12-2010_news?additionalInfos=0[/url]

L’ASSEMBLÉE NE COMMUNIQUERA PAS AU JUGE LES DOCUMENTS SUR KARACHI ([url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/16/l-assemblee-ne-communiquera-pas-au-juge-les-documents-sur-karachi_1454257_3224.html[/url])
Patrick Roger, Le Monde 17/12/2010
La majorité du bureau de l'Assemblée nationale a refusé, mercredi 15 décembre, de transmettre au juge Marc Trévidic les documents et les enregistrements des auditions réalisées par la mission d'information sur l'attentat de Karachi, en 2002. Le bureau de l'Assemblée, invoquant le "principe de séparation des pouvoirs", a estimé que la demande d'accès du juge à des documents internes "interfère avec l'exercice de la mission de contrôle" du Parlement. La transmission des documents, ajoute le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, remettrait en cause la décision de la commission de la défense de ne pas rendre publiques ses auditions. [...] Le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault, déplore cette décision qui, selon lui, "ne grandit pas le Parlement".
lien direct : [url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/16/l-assemblee-ne-communiquera-pas-au-juge-les-documents-sur-karachi_1454257_3224.html[/url]

LIRE EGALEMENT :
- KARACHI, RWANDA : LA SEPARATION DES POUVOIRS A BON DOS ([url]http://www.rue89.com/2010/12/17/karachi-rwanda-la-separation-des-pouvoirs-a-bon-dos-181229[/url]), David Servenay, Rue 89, 17/12


KARACHI : NOUVELLE ENQUÊTE OUVERTE ([url]http://www.humanite.fr/16_12_2010-karachi%E2%80%89-nouvelle-enqu%C3%AAte-ouverte-460244[/url])
Mina Kaci, L'humanité 15/12/2010
"L’information judiciaire pour enquêter sur des soupçons de corruption autour d’un contrat d’armement, dit Sawari II, avec l’Arabie saoudite est ouverte. Le parquet de Paris a en effet donné son feu vert après la demande faite, en novembre, par le juge Renaud Van Ruymbeke, qui investiguait sur le volet de l’affaire Karachi. Cependant, ce dernier n’enquêterait pas sur ces faits nouveaux au motif qu’ils sont de «nature différente», selon le parquet de Paris, non sans provoquer la colère des parties civiles, voyant dans cette décision une volonté d’écarter le juge Van Ruymbeke.
Conclu dans les années 1990, ce contrat prévoyait la vente de frégates La Fayette pour 2,9 milliards d’euros. Le montant des commissions, légales jusqu’en 2000, s’élevait à 18 % de la somme du contrat. Les juges examinent l’hypothèse selon laquelle l’attentat de Karachi de 2002 aurait été commis en raison de l’arrêt du paiement des commissions. Deux intermédiaires ont touché d’importantes sommes, comme ils l’ont fait sur un autre contrat effectué la même année avec le Pakistan.
Selon Bernard Cazeneuve, rapporteur de la mission parlementaire sur l’attentat, « pour raisonner sur la problématique » d’un lien entre un arrêt de versement de commissions et la tuerie, « il faut prendre en compte » à la fois le contrat de vente de sous-marins conclu avec le Pakistan et la vente de frégates, la même année, à l’Arabie saoudite.
Le député socialiste a dénoncé hier de « nouvelles manœuvres », après l’ouverture de l’instruction distincte. Il revient désormais à la présidente du tribunal de grande instance de Paris de désigner le juge d’instruction qui réalisera cette nouvelle enquête. «Je m’inquiète du risque de saucissonnage» du dossier Karachi, déclare Bernard Cazeneuve. «Cette stratégie du parquet, d’entrave du travail des juges indépendants, constitue une nouvelle manifestation de mépris à l’égard de la volonté des familles d’accéder à la vérité», ajoute le rapporteur de la mission parlementaire."
lien direct : [url]http://www.humanite.fr/16_12_2010-karachi%E2%80%89-nouvelle-enqu%C3%AAte-ouverte-460244[/url]

LIRE EGALEMENT :
- FRÉGATES D'ARABIE SAOUDITE, LE TRÉSOR DE LA CAMPAGNE BALLADUR ([url]http://www.marianne2.fr/Fregates-d-Arabie-Saoudite-le-tresor-de-la-campagne-balladur_a200826.html[/url]), Régis Soubrouillard, Marianne2, 18/12


KARACHI : UNE ONG ANTICORRUPTION PORTE PLAINTE ([url]http://www.liberation.fr/politiques/01012308296-karachi-une-ong-anticorruption-porte-plainte[/url])
Guillaume Dasquié, Libération 15/12/2010
"L’ONG Anticor, dédiée à l’étude des phénomènes de corruption, a déposé plainte ce mercredi dans le volet financier du dossier Karachi. Cet après-midi, l’avocat d’Anticor, Jérôme Karsenti, s’est constitué partie civile entre les mains du juge Renaud Van Ruymbeke.

Dans un courriel transmis à «Libération», l’avocat estime que «les révélations de ce dossier mettent en évidence l’importance structurelle de la corruption dans le fonctionnement de l’Etat et ce jusqu’à son plus haut niveau. La gravité des faits dénoncés ne peut échapper à personne, tant elle démontre, que les plus hautes autorités de l’Etat ont utilisé les prérogatives du pouvoir qui leur étaient démocratiquement confiées par les citoyens, pour satisfaire contre l’intérêt général, contre l’intérêt économique, des intérêts partisans et personnels».

Une audience de la chambre de l’instruction consacrée au volet financier du dossier Karachi se déroulera le 10 janvier. Cette chambre chargée d’examiner le bien-fondé des procédures judiciaires devra se prononcera sur la recevabilité de l’instruction de Renaud Van Ruymbeke sur les soupçons de corruption entourant la vente de sous-marins Agosta, en 1994, au Pakistan..."
suite de l'article : [url]http://www.liberation.fr/politiques/01012308296-karachi-une-ong-anticorruption-porte-plainte[/url]


LIRE EGALEMENT :
- KARACHI : LA NOUVELLE ENTRAVE PRÉSIDENTIELLE ([url]http://sarkofrance.blogspot.com/2010/12/karachigate-la-nouvelle-entrave_16.html[/url]), Sarkofrance 17/12
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 30 décembre 2010 à 18:10:52
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[revue de presse] - [89] - [19-29 décembre 2010]

KARACHI : UN EX DE LA DGSE EVOQUE UNE INTERVENTION DE L’ÉLYSÉE
Liberation
"Deux ex-de la DCN placés sous le statut de témoins assistés et un ancien de la DGSE qui évoque une intervention de l’Elysée, confirmant les informations de Libération: du nouveau dans la complexe enquête sur l’affaire Karachi.
Chargé d’un volet des investigations sur l’attentat de Karachi en 2002, Renaud Van Ruymbeke, a ainsi placé deux anciens responsables de la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCN), sous le statut de témoins assistés. Comprendre: un statut intermédiaire entre ceux de simple témoin et de mis en examen. Il s’agit de Philippe Japiot, ancien président de la DCN International et Alex Fabarez, directeur général de la DCNI au moment de l’attentat, selon l’AFP, confirmant une information de France Inter.
Ils sont soupçonnés de ne pas avoir transmis à la justice des documents évoquant un possible lien entre l’attentat et l’arrêt des commissions versées dans le cadre de la signature de contrats d’armement avec le Pakistan en 1995 et l’attentat de Karachi, qui a tué 15 personnes en mai 2002, dont 11 salariés français de la DCN. Parmi ces documents, figure le rapport Nautilus, saisi en 2008 au siège de la DCNS (ancienne DCN), selon lequel l’arrêt des commissions, décrété après l’élection de Jacques Chirac à l’Elysée en 1995, «visait à assécher les réseaux de financement occultes de l’Association pour la Réforme», l’association de financement de la campagne électorale d’Edouard Balladur, suggérant le versement de rétro-commissions vers la France.
«Je ne connais pas le dossier Nautilus», se défend Philippe Japiot, interrogé, le 5 mai, par la mission d’information parlementaire sur Karachi. Aussi interrogé par les députés, en décembre 2009, Alex Fabarez a douté de l’hypotèse selon laquelle des intermédiaires mécontents auraient laissé passer plusieurs années entre l’arrêt de commissions et l’attentat, selon le rapport de la mission.

«Voir ce qu’il y a derrière tout ça»

Par ailleurs, un ancien membre de la DGSE (Direction générale des services extérieurs), Alain Juillet, a rapporté au juge Renaud Van Ruymbeke avoir été mandaté par l’Elysée en 2008 pour prendre contact avec Jean-Marie Boivin, témoin-clé de l’affaire Karachi,. Une confirmation des informations révélées par Libération le 25 novembre dernier..."
Article complet : [url]http://www.liberation.fr/politiques/01012309716-karachi-un-ex-de-la-dgse-evoque-une-intervention-de-l-elysee[/url]

INTERVENTION DE L'ELYSEE SELON UN TEMOIN
France2
"...Juillet était convaincu que Boivin avait des archives
M. Juillet, ancien membre de la Direction générale des services extérieurs (DGSE), a affirmé le 17 décembre au juge Van Ruymbeke avoir été contacté en juin 2008 par Bernard Delpit, à  l'époque collaborateur de François Pérol, ancien secrétaire général adjoint à l'Elysée, pour qu'il prenne attache avec M. Boivin.
M. Juillet, qui exerçait alors les fonctions de haut-responsable à  l'intelligence économique auprès de Matignon, a ainsi rencontré M. Boivin à trois reprises, à Londres, entre septembre 2008 et mai 2009.
"J'étais convaincu qu'il (M. Boivin) avait des archives et qu'il valait mieux les récupérer et négocier avec lui une indemnité de départ raisonnable", a expliqué M. Juillet.
 Lors de leurs différentes rencontres à Londres, M. Boivin "a surtout parlé de Karachi", a assuré l'émissaire de l'Elysée. "C'est le premier que j'ai entendu dire que l'attentat était lié à l'arrêt du versement des commissions. Pour lui, c'était une évidence", a ajouté M. Juillet, 68 ans.
 Celui-ci a précisé au juge Van Ruymbeke avoir pris avec des pincettes les affirmations de son interlocuteur : "Quand on l'écoutait, on a l'impression qu'il savait tout. Mais quand on lui posait des questions précises, c'était totalement flou", a poursuivi M. Juillet.
"La cerise sur le gâteau, c'est que j'ai reçu, il y a un mois et demi, une lettre de Suisse m'informant que M. Boivin avait remis toutes les pièces à un représentant de la DCN", ajoute M. Juillet, laissant entendre que M. Boivin aurait renoncé à une partie des documents qu'il affirmait détenir dans un coffre en Suisse.
article complet : [url]http://info.france2.fr/france/intervention-de-l-elysee-en-2008-selon-un-temoin-66536845.html[/url]


KARACHI : ANTICOR SE CONSTITUE PARTIE CIVILE
Anticor
"L’association Anticor a décidé lors de son Conseil d’Administration du 2 décembre 2010, par l’intermédiaire de son Conseil Maître Jérôme KARSENTI du barreau du Val de Marne, de se constituer partie civile dans le cadre de l’information judicaire ouverte chez le juge Van Ruymbeke à la suite de l’attentat de Karachi notamment pour les faits de corruption active et passive relatifs aux contrats d’armement.
L’association estime en effet, que les révélations de ce dossier mettent en évidence l’importance structurelle de la corruption dans le fonctionnement de l’Etat et ce jusqu’à son plus haut niveau. La gravité des faits dénoncés ne peut échapper à personne, tant elle démontre, que les plus hautes autorités de l’Etat ont utilisé les prérogatives du pouvoir qui leur étaient démocratiquement confiées par les citoyens, pour satisfaire contre l’intérêt général, contre l’intérêt économique, des intérêts partisans et personnels.
L’association Anticor espère que le pouvoir en place, usant de son bras armé judiciaire le parquet, ne tentera pas par des manœuvres de procédure, de diviser de manière artificielle un dossier qui a sa cohérence propre.
C’est pour l’ensemble de ces raisons que l’association Anticor estime de son devoir impérieux de contribuer à permettre l’aboutissement de la vérité. »
lien direct : [url]http://anticor.org/2010/12/27/karachi-anticor-se-constitue-partie-civile/[/url]


KARACHI : CETTE AFFAIRE EMPECHERA T-ELLE SARKOZY D'ETRE PRÉSIDENT
SarkoFrance
"...De nouvelles informations, une succession de courriers, d'extraits d'audition ou de contrats, ont été publiés par France Inter jeudi 23 décembre. Le journaliste Benoit Collombat révèle notamment, documents à l'appui, que les services juridiques de la branche commerciale de la Direction des constructions navales (DCNI) se sont inquiétés de savoir, fin 2000 et début 2001, si le non-versement des 15% de commissions occultes dues sur le contrat Agosta, décidé par Jacques Chirac en 1996, pouvait poser problème vis-à-vis des intermédiaires. Pourquoi ? Trois faits troublaient la direction de la DCNI : les intermédiaires concernés ne réclamaient rien, le contrat original n'était plus en leur possession, alors que les autorités françaises avaient mentionné l'existence de rétro-commissions.

Or, une convention de l'OCDE avait rendu illégale, à compter de septembre 2000, ce type de commissions versées à des intermédiaires pour faciliter la vente de matériel, en l'occurrence militaire.

Le journaliste fait notamment état de quatre documents :

1. En juillet 2000, dans une note intitulée « Consultancy Agreement 12 juillet 1994. Reprise de provision », adressée à la direction juridique de la DCNI, on peut lire cette troublante confirmation des déclarations de Dominique de Villepin et Charles Millon voici 3 semaines devant les juges: « en juillet 1996 les paiements [de commissions] sont bloqués sur instructions des autorités françaises faisant état de retours illicites de tout ou partie des commissions en France. » Nicolas Sarkozy, lors du sommet de Lisbonne, s'était étonné de ces accusations de rétro-commissions qu'il assimilait à des rumeurs.

2. Le 30 août 2000, un conseiller juridique, Guy Robin, écrit au directeur de la DCNI sur l’« analyse de l’Accord M», désignant un Consultant et une société, Mercor Finances, enregistrée au Panama, l'un des destinataires de commissions occultes du contrat Agosta. Il souligne que le Consultant ne s'est pas manifesté depuis l'arrêt des versements 4 ans plus tôt. Mais il s'interroge surtout sur la réalité du contrat : « L’accord n’a pas clairement et précisément défini les obligations contractuelles pesant sur le Consultant. » Et il souligne son « doute quant à la réciprocité réelle des obligations entre les Parties et, plus particulièrement, quant à la réalité des prestations d’informations et d’assistance venant en contrepartie de la rémunération. » En d'autres termes, le conseiller juridique de la DCNI dénonce explicitement le caractère fictif du contrat de commission.

3. Le 18 janvier 2001, le même Guy Robin écrit à l’avocat Eric Ginter, du cabinet Gide-Loyrette-Nouel, qui conseillait alors la DCNI. Il s'inquiète à nouveau de « la conduite à tenir vis-à-vis de ce consultant sur le plan strictement juridique et sur le traitement tant comptable que fiscal à réserver au solde des sommes qui ont été provisionnées. » Autrement dit, la DCNI s'inquiète toujours des conséquences éventuelles de l'arrêt du versement des commissions. Rappelons la thèse défendue par Dominique de Villepin, selon laquelle le lien entre cet arrêt et l'attentat est inexistant. Vraiment ?

4. Le 24 janvier 2001, dans un autre courrier à la direction de la DCNI, Guy Robin explique qu'il considère que l'interdiction de versement de commissions, désormais effective, constitue « un argument juridique suffisamment fort pour mettre un terme à l’accord de consultance en question du fait de sa violation à l’ordre public français et, plus particulièrement, à la loi pénale française. »

Benoit Collombat fait également état de certaines auditions menées par le juge Marc Trévidic auprès de trois dirigeants de la DCNI en 2009 et 2010 :  Guy Robin  (directeur juridique), Emmanuel Aris (directeur international), et Gérard-Philippe Ménayas (directeur financier). Selon ces témoignages troublants :

1. La société Heine, dirigée par Jean-Marie Boivin, et dont la création a été validée par le ministre du Budget Nicolas Sarkozy en 1994, a servi à faire transiter les quelques 33 millions d'euros de commissions, de la DCNI vers des « petites banques régionales », « pour des raisons de discrétion.»

2. Le fameux contrat de consultant, par lequel Ziad Takiedine a perçu des commissions malgré un rôle imprécis dans la vente des sous-marins serait stocké dans le coffre d'un notaire en Suisse : « le 22 septembre 2000, le PDG de DCNI, Dominique Castallan envoie un courrier au notaire suisse, Maître Pierre Natural, censé détenir l’original de ce fameux contrat de consultant », dans lequel il fait état d'un « accord transactionnel » signé par la DCNI en faveur du consultant.

Au passage, quelques noms surgissent ici ou là dans ces révélations : Eric Ginter, à l'époque avocat de la DCNI, est actuellement avocat du frère de l'émir du Qatar, Abdallah Ben Abdallah Al-Thani. Son cabinet de l'époque, Gide-Loyrette, fut le même qui, de 2007 à 2010, a embauché Jean-François Copé, actuel secrétaire général de l'UMP.

Le monde est petit. Très petit.

Jeudi 23 décembre, Mediapart révélait que l'Elysée avait commandé, en 2008 et 2009, une mission secrète pour « négocier avec l'ancien dirigeant d'une société écran de la Direction des constructions navales (DCN) ». L'information est tirée du témoignage de l'ancien numéro deux de la DGSE, le service de contre-espionnage français, auprès du juge Renaud Van Ruymbeke. Alain Juillet, à l'époque, travaillait à Matignon : 
«Début juin 2008, Bernard Delpit, adjoint de François Pérol à l'Elysée (M. Pérol était alors secrétaire général adjoint de la présidence, NDLR) me téléphone et me dit: "On a un problème. Quelqu'un nous a écrit en nous demandant des indemnités très importantes. Est-ce que vous pouvez voir ce qu'il y a derrière tout cela ?"»
Ce quelqu'un est Jean-Marie Boivin. Il y a 3 semaines, on a appris que ce Boivin avait écrit à plusieurs reprises à Nicolas Sarkozy, jusqu'à lui faire suivre, le 16 mai 2007, jour de son intronisation, la copie d'une facture de 8 millions d'euros pour « services rendus. » Dix-huit mois plus tard, le 24 janvier 2009, un protocole d'accord était conclu, attribuant effectivement 8 millions d'euros à Jean-Marie Boivin.

Alain Juillet explique ce qu'il découvre, après ses 3 rencontres officieuses avec Boivin: « dans la société Heine, il y avait des quantités de mouvements financiers». Et : « Je pensais qu'il n'était pas de l'intérêt général que toutes ces histoires sortent dans les médias luxembourgeois ou ailleurs, même si à l'époque ces commissions étaient légales ». Soyons précis : Alain Juillet mentionne que les commissions, à l'époque, étaient légales. Il ne s'agirait donc pas de rétro-commissions selon lui. Selon lui, il lui semblait « légitime » d'indemniser Boivin de 2,5 à 3 millions d'euros. Il détailla au juge Van Ruymbeke toutes ses démarches de négociations pour convaincre Jean-Marie Boivin que 3 millions d'euros étaient une indemnité largement suffisante. Sa mission terminée, Juillet quitta un peu plus tard Matignon.

En janvier 2009, Boivin reçut effectivement une indemnité. Elle ne fut pas de 3 mais de 8 millions d'euros, l'exact montant qu'il réclamait depuis le début. La réaction de Juillet, devant le juge, est une évident surprise : « «Je n'en suis pas revenu, pour moi ce n'était pas possible (...) Si on lui a payé 8 millions, comme le disent les journaux, c'est qu'il y a des choses qui m'ont échappé.» Mieux, il explique même que Boivin, selon ses informations, aurait depuis remis toutes ses archives compromettantes à l'Elysée.

Résumons-nous :

1. Finalement, la thèse d'un lien entre l'arrêt des versements de commissions à certains intermédiaires non pakistanais refait surface.

2. L'Elysée a fait enquêter, pour négocier un « accord du silence » avec l'un des hommes clés de cette affaire de Karachi, Jean-Marie Boivin, à l'exacte même période où Nicolas Sarkozy qualifiait de fable la thèse d'un lien entre ces commissions occultes et l'attentat de Karachi."
article complet : [url]http://sarkofrance.blogspot.com/2010/12/karachigate-cette-affaire-empechera-t.html[/url]

Article connexe :
- Quand DCNI passe en revue les contrats qui fâchent ([url]http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1560[/url]), France Inter
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 10 janvier 2011 à 11:45:37
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[revue de presse] - [90] - [1-10 janvier 2011] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/01/revue-de-presse-90-1-10-janvier-2011.html[/url])

KARACHI : VENGEANCE PAKISTANAISE ? (LIBERATION)
Arretsurimages.net, Gilles Klein
"Nouvelle piste pour expliquer l'attentat de Karachi ? "L'attentat du 8 mai 2002 serait une vengeance pakistanaise liée à la vente par la France de sous-marins à l'ennemi indien," selon Libération, qui cite deux sources. Dans un second article, le journal n'écarte néanmoins pas la piste de l'arrêt du versement des commissions...


"L'attentat de Karachi du 8 mai 2002 ayant tué onze salariés de la Direction des constructions navales (DCN) aurait été perpétré avec l'aval des services secrets pakistanais de l'ISI pour sanctionner la décision de la France de vendre des sous-marins à l'Inde, ennemi politique et militaire du Pakistan. Cette piste - déjà avancée - apparaît aujourd'hui d'autant plus plausible à la faveur des confidences inédites recueillies par Libération auprès de deux témoins de premier plan de l'époque", écrit le quotidien.
"Alain Juillet a occupé les fonctions de directeur du renseignement de la DGSE d'octobre 2002 à décembre 2003 (...). Il se montre catégorique. Pour lui, «l'hypothèse d'un attentat commis sur demande de l'ISI [les services secrets pakistanais, ndlr] doit être retenue». Et il pointe l'existence d'un événement déclencheur «que représente le choix de la France de vendre des sous-marins à l'Inde» alors que Paris avait pris l'engagement de ne pas armer le rival du Pakistan."
"Cette piste est également confirmée, sous couvert d'anonymat, par un officier qui a autrefois côtoyé les salariés de la DCN présents au Pakistan, notamment au travers des prestations de la société Deflog. (...) L'officier, avec lequelLibération a échangé plusieurs courriers, assure lui aussi que l'attentat a été commis par un groupuscule contrôlé par l'ISI pour punir la France de sa décision de vendre des sous-marins plus performants à l'Inde."

([url]http://4.bp.blogspot.com/_eGLsalkgCLc/TSrchhzFazI/AAAAAAAAB-E/Y3Ni4SHLrMM/s320/original.32691.plein.jpg[/url])

Lien direct : [url]http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=9981[/url]

 

ALAIN JUPPE DECIDE DE DECLASSFIER LES DOCUMENTS SUR L'ATTENTAT DE KARACHI
LePoint, AFP
« Le ministre de la Défense Alain Juppé a décidé mercredi de déclassifier tous les documents demandés par le juge Trévidic, chargé du dossier de l'attentat de Karachi, pour lesquels la commission sur le secret défense a émis un avis favorable, a-t-on appris auprès du ministère. La commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) a émis le 16 décembre un avis favorable à la déclassification d'une partie de 54 documents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Son avis est paru le 30 décembre au Journal officiel… »
suite de l'article : [url]http://www.lepoint.fr/societe/alain-juppe-decide-de-declassifier-les-documents-sur-l-attentat-de-karachi-05-01-2011-1282456_23.php[/url]


 

KARACHI : ALAIN RICHARD CONFIRME LES LIENS ENTRE LES ISLAMISTES ET LES SERVICES SECRETS PAKISTANAIS
Liberation, Guillaume Dasquié
« Alain Richard révèle sa version de l'attentat de Karachi. Il occupait le poste de ministre de la Défense jusqu'au 7 mai 2002, veille de l'attaque terroriste perpétrée le 8 mai 2002 […]

Q : Entre 2001 et 2002, que saviez vous des relations des services secrets pakistanais de l'ISI avec les guérillas islamistes locales?
R : Sur la question des relations de l'ISI avec des groupes de militants islamistes armés, qui trouve son origine dans la très longue implication de cet ensemble de services dans le conflit du Kashmir, nous avons été alertés de façon récurrente par la DGSE et cette  appréciation était partagée par tous les services de renseignement avec lesquels nous avions des relations de confiance. Cela signifiait pour nous que, si des groupes extrémistes préparaient des attentats, ils pourraient bénéficier de complicités au sein de l'ISI qui compliqueraient la tâche des autorités pakistanaises pour détecter et déjouer ces projets. Cela s'est vérifié plusieurs fois à l'époque et surtout dans les années suivantes. Bien entendu si le pouvoir pakistanais pouvait être pris au dépourvu par ces attentats du fait de la non-fiabilité de ses propres services, c'était radicalement impossible pour des services étrangers de repérer des menaces précises. Je n'ai pas vu, dans ces notes, de signalements de menaces venant de ces réseaux et visant spécifiquement la France.... »
Suite de l'interview : [url]http://www.liberation.fr/societe/01012311233-karachi-alain-richard-confirme-les-liens-entre-les-islamistes-et-les-services-secrets-pakistanais[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 31 janvier 2011 à 09:09:20
[revue de presse] - [91] - [11-30 janvier 2010] (http://karachigate.blogspot.com/2011/01/revue-de-presse-91-11-30-janvier-2010.html)
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 31 janvier 2011 à 11:29:45
Le "pearltree" ne fonctionne pas..
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: timbur le 31 janvier 2011 à 14:10:18
Ça fonctionne, chez moi. :merci:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 31 janvier 2011 à 15:00:56
Maintenant chez moi aussi !
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 05 février 2011 à 20:40:43
Citer
[revue de presse] – [92] – [1 au 5 février 2011] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/02/revue-de-presse-93-1-au-5-fevrier-2011.html[/url])

([url]http://3.bp.blogspot.com/_eGLsalkgCLc/TU0yrJGZawI/AAAAAAAACAE/vmmsOzjUOPU/s1600/1473417_3_4258_l-ancien-ministre-de-la-defense-francois.jpg[/url])

KARACHI : LEOTARD PENSE AVOIR ETE PLACE SUR ECOUTE EN 1995
Le Monde.fr
Selon une source proche du dossier, l'ancien ministre François Léotard a fait part au juge Marc Trévidic, qui l'a entendu lundi 31 janvier dans l'enquête sur l'attentat de Karachi, de sa conviction d'avoir été placé sur écoute après l'élection deJacques Chirac en 1995. L'ancien ministre de la défense d'Edouard Balladur a été entendu comme témoin pendant plusieurs heures par le juge chargé de l'enquête sur l'attentat de mai 2002.
Le magistrat suit la piste d'un attentat qui aurait été organisé en réaction à l'arrêt du versement de commissions, décidé par Jacques Chirac en 1995, sur des contrats conclus par le gouvernement Balladur. Le successeur de François Léotard à la défense, Charles Millon, avait reconnu en novembre devant la justice que des membres du cabinet de M. Léotard avaient été placés sur écoute par la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Mais il avait précisé qu'"à [sa]connaissance" M. Léotard n'en faisait pas partie.
M. Chirac avait chargé certains services d'étudier à la loupe les contrats conclus par le gouvernement précédent, notamment par M. Léotard. Ces vérifications avaient fait naître des soupçons de "rétrocommissions" vers des décideurs français. Le juge chargé d'un autre volet de l'affaire Karachi, Renaud VanRuymbeke, avait demandé en novembre au premier ministre, François Fillon, de déclassifier le contenu des écoutes réalisées par la DGSE, mais celui-ci avait refusé, après un avis défavorable de la commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN).
Lien direct : [url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/01/karachi-leotard-pense-avoir-ete-place-sur-ecoute-en-1995_1473705_823448.html[/url]

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xgtol7_attentat-de-karachi-leotard-entendu-ce-lundi_news?additionalInfos=0[/url]

KARACHI LES FAMILLES DES VICTIMES DEMANDENT L'AUDITION DE CHIRAC
Mediapart (payant), Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme
Les familles de victimes de l'attentat de Karachi demandent au juge Trévidic l'audition comme témoin de Jacques Chirac. Lundi, l'ancien ministre de la défense François Léotard avait affirmé, dans une déposition à laquelle Mediapart a eu accès, que l'arrêt décidé par M. Chirac du versement de commissions était sans doute lié à l'acte terroriste qui a coûté la vie à onze Français en mai 2002.
Suite : [url]http://www.mediapart.fr/en/journal/international/030211/karachi-les-familles-de-victimes-demandent-laudition-de-chirac[/url]

 ([url]http://4.bp.blogspot.com/_eGLsalkgCLc/TU0yrUctC1I/AAAAAAAACAI/SWzf3uvcWCo/s1600/CHIRAC-GOODBYE.jpg[/url])

ATTENTAT DE KARACHI : DES PARTIES CIVILES DEMANDENT A NOUVEAU L'AUDITION DE JACQUES CHIRAC
L'Alsace

« …Ils ont réitéré ce souhait dans un courrier de leur avocat Olivier Morice adressé à Marc Trévidic et publié jeudi par Mediapart et le Monde.

«Il est indispensable à la manifestation de la vérité que M. Jacques Chirac puisse être entendu, en qualité de témoin, notamment vis-à-vis des accusations qui sont portées contre lui par M. François Léotard et sur les circonstances exactes ayant conduit à l´arrêt du versement de certaines commissions du contrat Agosta» de vente de sous-marins au Pakistan, écrit l´avocat.
François Léotard a assuré lundi devant le juge Marc Trévidic que l´arrêt des commissions versées sur des contrats d´armement, décidé par Jacques Chirac, avait pu être le «détonateur» de l´attentat de Karachi en 2002, selon l´avocat des familles de victimes.
En juin 2007, Jacques Chirac avait refusé de témoigner devant les juges instruisant l´affaire Clearstream, estimant qu´il ne pouvait «être contraint à fournir un témoignage sur des faits accomplis ou connus durant son mandat».
En novembre, l´avocat des familles de victimes avait déclaré qu´il demanderait l´audition de M. Chirac dans le cadre du volet financier de l´enquête sur Karachi instruit par le juge Renaud van Ruymbeke.
François Léotard a également assuré lundi au juge Trévidic que les commissions versées sur le contrat Agosta n´avaient pas donné lieu au versement de rétrocommissions vers la France.
La justice s´interroge sur l´existence d´éventuelles rétrocommissions liées à la vente de sous-marins au Pakistan qui auraient été destinées au financement de la campagne présidentielle de l´ex-Premier ministre Edouard Balladur.
Fin 2010, l´ancien Premier ministre Dominique de Villepin, secrétaire général de l´Elysée au moment de la décision de M. Chirac d´interrompre les commissions, avait exclu tout lien avec l´attentat et assuré que l´arrêt des commissions avait été décidé en raison de soupçons de rétrocommissions sur certains contrats d´armement. »

Lien direct : [url]http://www.lalsace.fr/actualite/2011/02/03/attentat-de-karachi-des-parties-civiles-demandent-a-nouveau-l-audition-de-jacques-chirac[/url]


KARACHI : LES FAMILLES EXCLUES DU VOLET FINANCIER
AFP / VIdeo
La cour d'appel de Paris a refusé lundi 31 janvier la constitution de partie civile de familles de victimes de l'attentat de Karachi au Pakistan en mai 2002 dans le volet qui concerne des soupçons de corruption sur un contrat d'armement franco-pakistanais conclu en 1994.
VOIR LA VIDEO ([url]http://www.dailymotion.com/video/xgtv49_karachi-les-familles-de-victimes-exclues-du-volet-financier_news[/url])

L'ENQUETE KARACHI « FAIT PEUR A NICOLAS SARKOZY »
France Info

"François Léotard "est au centre" de l'affaire des rétro-commissions, affirme Eva Joly. "Il y a une crainte à ce que le juge Van Ruymbeke arrive à remonter les montants et la distribution des rétro-commissions qui sont revenues en France, et qui ont bénéficié (...) aux forces politiques françaises", explique l'ancienne magistrate spécialiste des délits financiers.

"Je n'ai pas arrêté de dénoncer les entraves de la justice dans l'affaire Karachi. Lorsque Nicolas Sarkozy voulait supprimer le juge d'instruction, j'avais dit que c'était l'enquête Karachi qui lui faisait peur et qu'il était urgent pour lui de reprendre le contrôle", poursuit Eva Joly.

"Est-ce qu'il y a eu des rétro-commissions, de quel montant et qui a pu en bénéficier ? Nous voyons bien que la justice essaye d'arrêter cette enquête parce qu'elle concerne, pas seulement Léotard, mais aussi Nicolas Sarkozy", martèle Eva Joly."

Lien direct : [url]http://www.france-info.com/chroniques-les-invites-de-france-info-2011-01-31-l-enquete-karachi-fait-peur-a-nicolas-sarkozy-eva-joly-512565-81-188.html[/url]


[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xgtocd_lyenquete-karachi-fait-peur-a-nicolas-sarkozy-eva-joly_news?additionalInfos=0[/url]

BONUS VIDEO :
SARKOZY : UN REPORTAGE SUISSE CENSURE EN FRANCE ([url]http://www.bu2z.com/video/reportage-sarkozy-censure.html[/url]) (24 minutes)
TSR
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: sarkonique le 06 février 2011 à 15:21:35
L'audition de Chirac? Mais elle est quasi nulle! Pis quand on a des fuites de mémoire, M'sieur l'Juge...  :mrgreen:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 14 février 2011 à 10:33:52
si nulle que ça son audition ? pourtant il entend très bien ce que Trevidic lui demande...

et sa mémoire quasi nulle ? visiblement il se rappelle très bien des articles de la constitution et des droits de l'Homme...

Citer
[revue de presse] – [93] – [6-12 février 2011] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/02/revue-de-presse-93-6-12-fevrier-2011.html[/url])


CHIRAC NE TEMOIGNERA PAS DANS L'AFFAIRE KARACHI
Challenges.fr

« Le juge antiterroriste Marc Trévidic, chargé de l'enquête sur l'attentat de Karachi (Pakistan) en 2002, ne pourra pas compter sur l'audition de Jacques Chirac, ce dernier ne comptant pas répondre à une éventuelle convocation comme témoin, a indiqué vendredi 11 février une source proche du dossier, confirmant une information de Paris Match.

Le juge Trévidic avait récemment écrit à l'avocat de l'ancien Président, Me Jean Veil, pour déterminer les conditions dans lesquelles il pourrait être entendu.
...

Selon cette source, Jacques Chirac a invoqué l'article 67 de la Constitution, selon lequel le président de la République n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité, et l'article 16 de la déclaration des droits de l'Homme sur la séparation des pouvoirs.

En juin 2007, il avait refusé de témoigner devant les juges instruisant l'affaire Clearstream, estimant qu'il ne pouvait "être contraint à fournir un témoignage sur des faits accomplis ou connus durant son mandat".
François Léotard, ministre de la Défense du gouvernement d'Edouard Balladur lors de la vente au Pakistan en 1994 de sous-marins Agosta, a déclaré le 31 janvier au juge que l'attentat pourrait notamment être dû à l'arrêt, décidé par Jacques Chirac en 1995, du versement des commissions sur ce contrat.
L'attentat de Karachi qui avait fait 15 morts, dont 11 salariés français de la Direction des constructions navales. »

Lien direct : [url]http://www.challenges.fr/actualites/politique_economique/20110211.CHA3134/chirac_ne_temoignera_pas_dans_laffaire_karachi.html[/url]

Autres articles :
- CHIRAC REFUSE DE TEMOIGNER DANS L'AFFAIRE KARACHI ([url]http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Jacques-Chirac-refuse-de-temoigner-dans-l-affaire-Karachi_39382-1690130_actu.Htm[/url]), Ouest France
- UN JUGE VOUDRAIT ENTENDRE CHIRAC DANS L'AFFAIRE KARACHI ([url]http://www.liberation.fr/societe/01012318926-un-juge-voudrait-entendre-jacques-chirac-dans-l-affaire-karachi[/url]), Liberation


KARACHI, LA COLERE DE CHIRAC CONTRE LEOTARD
Jean Guisnel, Owni
"Jean Guisnel est journaliste au Point, où il suit les questions de défense et de nouvelles technologies ([url]http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/[/url]). Il publie aux éditions La Découverte une enquête intitulée Armes de corruption massive, secrets et combines des marchands de canon ([url]http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Armes_de_corruption_massive-9782707153074.html[/url]). OWNI l'a interviewé ([url]http://owni.fr/2011/02/10/ventes-armes-corruption-garantie-guisnel/[/url]) et publie trois extraits de son nouveau livre. Retrouvez également comment la France a, en 2007, échangé les infirmières bulgares contre des missiles à la Libye ([url]http://owni.fr/2011/02/10/libye-echange-infirmieres-contre-missiles/[/url]) et les mésaventures américaines du Rafale au Maroc ([url]http://owni.fr/2011/02/10/les-mesaventures-americaines-du-rafale-au-maroc/[/url]).
L'affaire Karachi occupe un long chapitre de l'ouvrage de Jean Guisnel. Présent dans la ville pakistanaise avec la nouvelle ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, au lendemain de l'attentat à la voiture piégée qui a fait 14 morts le 8 mai 2002, le journaliste détaille les différentes hypothèses susceptibles d'expliquer les raisons de cet acte. Sans trancher de manière définitive (il ne croit pas au lien entre l'arrêt du versement des commissions et l'attentat), il revient sur le ballet des intermédiaires qui a entouré le contrat Agosta (vente de trois sous-marins au Pakistan), mais aussi les contrats Sawari 2 et d'autres, moins connus.
Où se révèle le rôle de premier plan joué par François Léotard (Parti Républicain) alors ministre de la Défense, soupçonné d'avoir ainsi favorisé le financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur en 1995.  Extrait.
L'activisme du ministre de la Défense François Léotard

Nous pouvons être un peu plus précis : en 1995, la colère chiraquienne contre François Léotard et les éventuels « retours de commissions » qui auraient été organisés par ses soins au profit d'Édouard Balladur, concerne au moins trois contrats, celui des sous-marins pakistanais n'étant que le premier.
Le deuxième est l'achat par la France de drones (petits avions d'espionnage télécommandés) de type RQ-5 Hunter auprès d'Israel Aircraft Industries (IAI). François Léotard s'était en effet personnellement et très fortement impliqué dans cette affaire, au grand dam de plusieurs industriels nationaux, dont Sagem, qui estimaient disposer d'un matériel répondant tout aussi bien aux besoins de l'armée française1 . Les drones Hunter étaient destinés à la toute nouvelle Direction du renseignement militaire (DRM), mais celle-ci se montrera pour le moins réticente en raison des très médiocres qualités de l'engin. Quatre appareils seront finalement acquis, par l'entremise d'un agent à la fois bien introduit en Israël et très en vue sur la place de Paris, où il exerce alors le noble métier d'éditeur. Les drones arriveront en France en 1999, sans jamais quitter leur affectation au Centre d'expériences aériennes militaires (CEAM) de Mont-de-Marsan, sinon pour effectuer quelques missions au-dessus du Kosovo, en 1999, et lors du G7 d'Évian en 2003…. »
Suite sur le site OWNI.fr : [url]http://owni.fr/2011/02/10/karachi-la-colere-de-chirac-contre-francois-leotard/[/url]


CAMBRIOLAGE CHEZ UN JOURNALISTE DE MEDIAPART
L'Express
« Un cambriolage a eu lieu chez un journaliste auteur de révélations sur les affaires Bettencourt et Karachi, annonce mercredi son employeur, le site internet d'information Mediapart.
Fabrice Lhomme, qui travaille occasionnellement dans ce studio du XIVe arrondissement de Paris mais n'y réside pas, s'est notamment fait dérober lundi un ordinateur portable et un disque dur externe mais pas d'argent liquide ni des bijoux pourtant bien en vue, relate Mediapart, soulignant que "le studio ne semble pas avoir été fouillé".
Les locaux du site internet ont été visités en octobre dernier et des CD-Roms contenant des dossiers sensibles sur les liens entre l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt et le pouvoir avaient été dérobés.
Les ordinateurs de deux autres journalistes en pointe sur cette affaire aux implications politiques, Gérard Davet du Monde et Hervé Gattegno du Point, ont également été volés en octobre dernier.
"Il ne faut pas sombrer dans la paranoïa", dit Fabrice Lhomme, cité par Mediapart. "Pour l'instant, s'agissant de mon studio, même si certains éléments peuvent paraître troublants, je privilégie la piste du maraudeur. Mais vu le contexte, on ne peut exclure aucune hypothèse."
Fabrice Lhomme a, avec son collègue Fabrice Arfi, écrit un ouvrage faisant référence sur l'enquête dans l'attentat ayant causé la mort de 11 Français à Karachi en 2002.
Ils ont également révélé les implications politiques de l'affaire Bettencourt, qui a entraîné la mise à l'écart de l'ex-ministre du Travail Eric Woerth lors du remaniement de novembre dernier.
Lien direct : [url]http://www.lexpress.fr/actualites/2/actualite/corr-cambriolage-chez-un-journaliste-de-mediapart_960629.html[/url]


BONUS :
MARC TREVIDIC (juge affaire Karachi) SUR FRANCE INFO, 07/02/2011
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xgxjek[/url]

Article complémentaire :
- ITW MARC TREVIDIC ([url]http://www.metrofrance.com/culture/marc-trevidic-la-france-reste-une-cible-du-terrorisme/mkbj[/url]!ydonzEW5F2YM/) dans Métro
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 02 mars 2011 à 17:20:41
Citer
[revue de presse] - [94] - [13-28 février 2011] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/02/revue-de-presse-94-13-28-fevrier-2011.html[/url])
LES SUITES DE L'AFFAIRE KARACHI (VIDEO) // (A PROPOS DE LA PISTE INDIENNE)
France 24 (21.02.2011)
"Entretien  avec Fabrice Arfi  (Mediapart) et reportage au Pakistan avec Matthieu Brulliard, correspondant F24 à Islamabad"
lien direct : [url]http://www.france24.com/fr/20110221-focus-france-pakistan-les-suites-de-l-affaires-karachi[/url]



AFFAIRE KARACHI : UNE NOTE CONFIDENTIELLE OUVRE DE NOUVELLES PISTES AUX ENQUETEURS
LeMonde.fr / Gérard Davet (14.02.2011)
"...En effet, ce document, récemment transmis par le ministère des affaires étrangères, à la demande du magistrat, et que Le Monde a pu consulter, pose la question du degré de connaissance qu'ont eu les socialistes, revenus au pouvoir en 1997, sur les conditions douteuses dans lesquelles la vente de sous-marins français au Pakistan – le contrat Agosta – avait eu lieu trois ans plus tôt, en 1994, sous le gouvernement Balladur. Or, le juge Trévidic estime que l'arrêt du versement des commissions – 122 millions d'euros – promises à divers intermédiaires pour la vente des sous-marins, a pu enclencher le mécanisme de l'attentat, qui a fait onze victimes françaises en 2002.
[...]
La note, datée du 29 août 1997, est signée de Pierre Sellal, alors directeur de cabinet du ministre socialiste des affaires étrangères (1997-2002) Hubert Védrine. Cette note est adressée à son ministre. "Le gouvernement pakistanais aurait décidé de lancer une offensive politique 'mains propres' qui pourrait avoir des conséquences délicates pour nous, écrit M. Sellal. L'affaire de la vente de sous-marins Agosta qui ferait l'objet d'une enquête pourrait en effet impliquer d'anciens ministres de la défense (MM. Pierre Joxe et Léotard) et M. Nicolas Bazire."
Tant Nicolas Bazire, directeur de cabinet du premier ministre Edouard Balladur de 1993 à 1995, que François Léotard, ministre de la défense de ce même gouvernement Balladur, ont effectivement eu à connaître les détails de ce contrat Agosta. Pierre Joxe, ministre de la défense de François Mitterrand (1991 à 1993), a pour sa part engagé le processus de la vente, convenue lors de sa visite à Islamabad, le 24 septembre 1992.
[...]
Jusqu'ici, chiraquiens et balladuriens se renvoient la balle dans le dossier. François Léotard, ministre de la Défense à l'époque de la signature du contrat, ou Renaud Donnedieu de Vabres, alors membre de son cabinet, ont ainsi affirmé que Dominique de Villepin et Jacques Chirac, en interrompant brutalement les flux d'argent des commissions versées aux intermédiaires, car ils soupçonnaient qu'une partie de ces fonds revenait en France au bénéfice de leurs adversaires balladuriens, avaient pu déclencher la colère de certaines autorités pakistanaises.
La gauche avait jusqu'à présent été peu concernée par l'affaire. Le rapport parlementaire sur l'attentat indiquait qu'en 1998, suite à un rapport, Dominique Strauss-Kahn, alors ministre de l'économie et des finances, et Alain Richard, ministre de la défense, ont pointé leurs inquiétudes quant au fait que la direction des constructions navales (DCN), opératrice de la vente, était déficitaire sur ce contrat.
Alain Richard aurait par ailleurs, en 2001, cherché à faire revenir les techniciens de l'entreprise qui travaillaient au Pakistan, ceux-là même qui seront visés par l'attentat, deux jours après le départ de M. Jospin de Matignon. L'ancien ministre de la défense a cependant assuré qu'il n'avait jamais eu vent de menaces directes sur ces personnels."
Article complet : [url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/14/affaire-de-karachi-une-note-confidentielle-ouvre-de-nouvelles-pistes-aux-enqueteurs_1479631_823448.html[/url]

A LIRE EGALEMENT :
- KARACHI : LES INTERROGATIONS DU GOUVERNEMENT JOSPIN ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110214.OBS7991/attentat-de-karachi-les-interrogations-du-gouvernement-jospin.html[/url]), Nouvel Obs


KARACHI / CHIRAC : PAS DE CONVOCATION FORCÉE
Le Figaro / Afp (16.02.2011)
"...Le juge chargé de l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002 a fait savoir aux familles de victimes qui réclamaient l'audition de Jacques Chirac qu'il n'utiliserait pas "la contrainte" pour obtenir ce témoignage, selon une source proche du dossier..."
Article complet : [url]http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/16/97001-20110216FILWWW00463-karachi-chirac-pas-convoque-de-force.php[/url]


Citer
[revue de presse] - [95] - [mardi 1er mars 2011]

LES SEPT MILLIONS MYSTERIEUX DE LA CAMPAGNE D'EDOUARD BALLADUR EN 1995 ([url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/03/01/les-sept-millions-mysterieux-de-la-campagne-d-edouard-balladur-en-1995_1486550_3224.html[/url])
Le Monde, Gérard Davet
"Le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, en 1995, apparaît de plus en plus suspect. C'est en tout cas ce qui ressort de l'audition de l'ancien député et maire RPR du 15e arrondissement de Paris, René Galy-Dejean, entendu le 15 février, comme témoin assisté, par le juge du pôle financier Renaud Van Ruymbeke.
M. Galy-Dejean, âgé aujourd'hui de 79 ans, était le trésorier de la campagne de M. Balladur. Il ne s'explique pas le versement, en espèces, sur le compte de campagne de l'ancien premier ministre, d'une mystérieuse somme de 7 millions de francs (un peu plus d'un million d'euros) qu'il assure n'avoir jamais déposée, le 26 avril 1995. " Je n'ai déposé que les 3 millions de francs", assure M. Galy-Dejean au magistrat. "Je suis incapable de vous dire d'où vient cet argent que je n'ai pas déposé", précise-t-il.
[...]
Du coup, le juge Van Ruymbeke, qui enquête depuis le 14 décembre 2010, en marge des investigations liées directement à l'attentat de Karachi, sur des faits d'abus de biens sociaux apparus lors de la passation en 1994 des contrats d'armement Agosta et Sawari II, a obtenu, à la mi-février, que soit versée au dossier d'instruction la procédure dite du "Fondo", une affaire mettant en cause, en 1996, le financement du Parti républicain (PR), proche soutien de M. Balladur.
Les enquêteurs avaient cherché la provenance d'une somme de 5 millions de francs versée pour l'achat du siège du parti présidé, jusqu'en 1995, par Gérard Longuet, aujourd'hui ministre de la défense, sans jamais trouver de réponse satisfaisante.
Le juge Van Ruymbeke semble établir un lien entre ces deux affaires, il estime que des rétrocommissions ont pu être versées, en marge des contrats d'armement, à des décideurs politiques français proches du camp Balladur, et que cet argent a pu nourrir la campagne présidentielle du rival de Jacques Chirac.
L'avocat de plusieurs parties civiles, Me Olivier Morice, compte demander l'audition de M. Longuet, qui avait, par ailleurs été, poursuivi dans une affaire distincte de financement du PR, avant de bénéficier d'un non lieu, en 2010."
article complet : [url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/03/01/les-sept-millions-mysterieux-de-la-campagne-d-edouard-balladur-en-1995_1486550_3224.html[/url]

A LIRE EGALEMENT :
- L'ANCIEN TRÉSORIER DE BALLADUR CONFIRME LES SOUPÇONS ([url]http://www.mediapart.fr/journal/france/280211/argent-liquide-lancien-tresorier-de-balladur-confirme-les-soupcons[/url]), Médiapart
- L'AUDITION DE LONGUET DEMANDEE, LE NOM DE FILLON CITE ([url]http://www.mediapart.fr/journal/france/010311/karachi-laudition-de-longuet-est-demandee-le-nom-de-fillon-cite[/url]), Médiapart
- A PEINE NOMME, LONGUET DÉJÀ INQUIÉTÉ PAR LA JUSTICE ([url]http://www.lexpress.fr/actualite/politique/a-peine-nomme-longuet-est-deja-inquiete-par-la-justice_967479.html[/url]), L'express
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 02 mars 2011 à 18:13:35
Est-ce qu'il reste un seul "ministrable" qui n'ait une batterie de casseroles au cul ? À ce train-là, sera obligé de nommer Balkany !
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 16 mars 2011 à 15:41:56
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[revue de presse] - [96] - [2-13 mars 2011] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/03/revue-de-presse-96-2-12-mars-2011.html[/url])


AFFAIRE KARACHI : LE TEMOIGNAGE D'UN PORTEUR DE MALLETTE DE BALLADUR
FRANCE INFO (6/03)
Témoin dans l'enquête sur l'affaire Karachi, Alexandre Galdin, membre de l'équipe de campagne Édouard Balladur en 1995, s'est confié dans une interview publiée ce matin dans Le Parisien. Il affirme avoir déposé à la banque plusieurs mallettes remplies de billets peu avant l'élection présidentielle.

"Tous les trois jours environ, j'allais déposer de l'argent liquide, dans une mallette, au Crédit du Nord" raconte Alexandre Galdin, alors employé par l'Association de financement de la campagne d'Édouard Balladur (Aficeb). Se définissant comme une "petite main" de la campagne présidentielle, il a été entendu le 25 février dernier par le juge Renaud van Ruymbeke selon Le Parisien.

"En tout, entre le 13 mars et le 24 avril, j'ai dû procéder à vingt-deux dépôts " déclare Alexandre Galdin. Les montants transportés pouvaient "aller de 100 francs à près de 500.000 francs " (environ 75.000 euros), détaille Alexandre Galdin sur France Info. "Je pensais que c'étaient des fonds secrets dont tout le monde savait que M. Balladur bénéficiait".

Il évoque également un dépôt plus important "peut-être trois millions de francs", effectué le 26 avril 1995 : "Ce matin là, quand je suis arrivé au siège de l'association à 9 heures, nos bureaux étaient recouverts de hautes piles de billets de 500 francs. Un spectacle incroyable. J'étais stupéfait. "Qu'est-ce que c'est ?", ai-je demandé. La réponse qu'on m'a faite, en substance, c'était : "Ne pose pas de questions". Et je n'en ai pas posé", raconte Alexandre Galdin.
Il aurait été accompagné ce jour là à la banque par le trésorier de campagne d'Édouard Balladur, René Galy-Dejean. Ce dernier a été entendu comme témoin assisté le 15 février par le juge Van Ruymbeke.

Aujourd'hui âgé de 43 ans, il a fait part, selon Le Parisien, de ses doutes quant à l'origine des fonds au juge Van Ruymbeke : "Je pensais alors qu'il s'agissait de fonds secrets de Matignon. Tout le monde, au QG, le subodorait".

Selon lui "même si nous n'en parlions pas à l'époque, la thèse selon laquelle cet argent liquide pourrait provenir de rétrocommissions liées aux contrats d'armement me paraît également plausible. En tout cas, elle doit être explorée".

L'enquête du juge Van Ruymbeke s'interroge sur l'existence d'éventuelles rétrocommissions liées à la vente de sous-marins au Pakistan, qui auraient été destinées au financement de la campagne d'Edouard Balladur. Pour l'ancien Premier ministre, les allégations de financement politique occulte sont "parfaitement infondées".

Le candidat à la présidentielle de 1995 avait affirmé que les fonds pouvaient provenir de meetings et de quêtes. Une version balayée par Alexandre Galdin : "Les explications d'Édouard Balladur, à cet égard, sont évidemment mensongères".

L'ancien membre de l'Aficeb, juge le financement de la campagne de 1995 : "politiquement inavouable et moralement condamnable, mais je ne me sentais pas, alors, dans l'illégalité".
Lien direct et interview audio : [url]http://www.france-info.com/france-politique-2011-03-06-affaire-karachi-le-temoignage-d-un-porteur-de-mallettes-de-balladur-519856-9-10.html[/url]

DE RETOUR DE LIBYE, L'HOMME D'AFFAIRE ZIAD TAKIEDDINE EN GARDE A VUE
L'EXPRESS (7/03)
"L'homme d'affaires Ziad Takieddine ([url]http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/la-contre-attaque-de-ziad-takieddine-l-intermediaire_895869.html[/url]) a été placé en garde à vue, le samedi 5 mars au soir, alors qu'il rentrait de Libye, dans un avion privé affrété par Tripoli. Peu après l'atterrissage, à l'aéroport du Bourget (Seine-Saint-Denis), au nord de Paris, les douanes ont opéré un contrôle et découvert 1,5 million d'euros en liquide.
Ziad Takieddine a été placé en garde à vue sous le contrôle du parquet de Bobigny. L'enquête, qui porte sur des "manquements aux obligations déclaratives" et une "suspicion de blanchiment", est désormais confiée au Service national de la douane judiciaire (SNDJ), dépendant de Bercy. Takieddine a été remis en liberté, dans la soirée de dimanche, sans faire, semble-t-il, l'objet de poursuites. Une enquête préliminaire a tout de même été ouverte pour vérifier ses déclarations. L'argent a été saisi.

Deux journalistes du Journal du dimanche se trouvaient également à bord de cet appareil en provenance de Tripoli. Ils rentraient à Paris, après avoir réalisé, plus tôt dans l'après-midi, un entretien du leader libyen, le colonel Mouammar Kadhafi. Ils n'ont pas été inquiétés.
Takieddine est considéré par la justice comme l'un des interlocuteurs clefs du contrat de construction de trois sous-marins, signé avec le Pakistan, en 1994; un rôle qu'il conteste. L'homme d'affaires fut également un rouage essentiel d'un autre contrat d'armement, Sawari II, signé cette fois, avec l'Arabie saoudite, en 1994, pour la vente de frégates. Ces deux dossiers se trouvent actuellement à l'instruction, les juges soupçonnant l'existence de rétro commissions destinées à alimenter la campagne de l'ex Premier ministre Edouard Balladur pour l'élection présidentielle de 1995."
Lien direct : [url]http://www.lexpress.fr/actualite/monde/de-retour-de-libye-l-homme-d-affaires-ziad-takieddine-en-garde-a-vue_969481.html[/url]


 
AFFAIRE KARACHI : LE MYSTERE DE VADUZ

L'EXPRESS / J.M Pontaut et Anne Vidalie – (9/03)

« Dans l'enquête ([url]http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-affaire-karachi-en-trois-clefs_940252.html[/url]) sur les ventes d'armes françaises au Pakistan et à l'Arabie saoudite, de nouveaux rebondissements conduisent à plusieurs circuits financiers complexes. L'un des intermédiaires, Ziad Takieddine ([url]http://www.lexpress.fr/actualite/monde/de-retour-de-libye-l-homme-d-affaires-ziad-takieddine-en-garde-a-vue_969481.html[/url]), est suspecté d'avoir mis en place, lors des contrats Agosta et Sawari II, une société-écran basée à Vaduz, au Liechtenstein.
L'Express peut révéler que cette société, la Rabor Anstalt, a été fondée le 22 septembre 1993, année où les balladuriens ([url]http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-affaire-karachi-si-vous-avez-loupe-le-debut_968056.html[/url]), alors au pouvoir, s'intéressaient à ces contrats. Administrée officiellement par deux avocats de Vaduz, elle a été mise en liquidation le 9 octobre 2008, alors que le volet financier de l'enquête entrait dans une phase décisive...
Seule une commission rogatoire internationale délivrée par la France permettrait de retracer le cheminement des fonds et d'identifier les bénéficiaires d'éventuelles rétrocommissions. En Suisse, la justice française a déjà retrouvé la trace d'une autre société intermédiaire, la Mercor. Une perquisition menée chez un notaire a permis de saisir l'original d'un contrat de vente sur lequel le nom de Ziad Takieddine aurait été maladroitement effacé. "
([url]https://lh6.googleusercontent.com/-0BCAWhu4WAc/TXvx_UBFJSI/AAAAAAAACFM/OBAFN0IgVRM/s400/673930_sans-titre.jpg[/url]) ([url]https://lh6.googleusercontent.com/-0BCAWhu4WAc/TXvx_UBFJSI/AAAAAAAACFM/OBAFN0IgVRM/s1600/673930_sans-titre.jpg[/url])
Lien direct : [url]http://www.lexpress.fr/actualite/indiscrets/affaire-karachi-le-mystere-de-vaduz_970017.html[/url]


 
DOMINIQUE DE VILLEPIN NE VOIT PAS DE LIEN ENTRE L'ATTENTAT DE KARACHI ET LA DÉCISION DE CHIRAC
TV5

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xhfyyu[/url]

JEAN DE TONQUEDEC, BAROUDEUR TRANQUILLE
Le télégramme de Brest, Thierry Dussard
"Ancien marchand d'armes, à la belle époque des commissions, Jean de Tonquedec a été entendu par le juge Trévidic dans le cadre de l'enquête sur l'attentat de Karachi. Piste islamique ou vengeance politique, nous sommes allés lui demander sa version.

Pourquoi écartez-vous la piste islamique que le juge Bruguière a pourtant suivie pendant près de cinq ans? «Parce que le sport favori, au Pakistan, c'est de faire sauter les dirigeants et le général Musharraf, qui a été à la tête de son pays entre1999 et 2008, y a toujours échappé grâce à sa maîtrise parfaite des services secrets, l'ISI. Ceux-ci ont enfumé le juge antiterroriste français, qui aurait dû comprendre qu'al Qaïda n'a aucun soutien à Karachi pour y organiser un attentat». La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) a d'ailleurs affirmé que l'attentat «ne portait pas les marques d'une opération montée par alQaïda», dans un document déclassifié à la demande du juge Trévidic, chargé de l'enquête depuis 2007. Mais dans une autre note, datée du11mai 2002, la DGSE écrit que «l'Inde peut être considérée comme un des responsables possibles». Précision: après avoir vendu trois sous-marins Agosta au Pakistan, en 1994, Paris a vendu trois autres sous-marins Scorpène à New Delhi, en janvier2002, soit quatre mois avant l'attentat. Les Pakistanais, ennemis historiques des Indiens, auraient alors frappé les Français pour manifester leur mécontentement. «Je ne crois pas une seconde à cette hypothèse, réplique Tonquedec. Parce que les clauses de non-concurrence n'existent pas dans les contrats d'armement. Autrement dit, le Pakistan ne pouvait pas exiger de la France la non-fourniture d'armes à l'Inde. Et je ne pense pas que la DCN aurait signé une clause aussi stupide. Il y a parfois des clauses de non-réexportation mais elles sont rarement respectées». François Léotard, à la Défense de 1993 à 1995, est celui qui a signé le contrat de Karachi et le 31janvier dernier, il déclare au juge Trévidic que «l'engagement de ne pas vendre de sous-marins à l'Inde a pu causer l'attentat».

Mais le «détonateur» du drame de Karachi est «l'arrêt des commissions que la France s'était engagée à verser» à des intermédiaires pakistanais, révèle Le Monde. Élu en 1995 à l'Élysée, Jacques Chirac a, en effet, aussitôt demandé à son ministre de la Défense, Charles Millon, de mettre fin aux commissions, dont il soupçonnait qu'elles alimentaient, en retour, les caisses des balladuriens. «Un contrat naval, explique Jean de Tonquedec, c'est un saucisson qu'on découpe en rondelles, avec des commissions que l'on verse au prorata des sommes encaissées par le vendeur: 10 à 15% à la signature, 5% à la mise sur tin... et le solde au changement de pavillon. À l'époque, les commissions sont légales. Ce qui l'est moins, ce sont les rétrocommissions qui repartent ensuite vers un parti politique». Il faut rappeler que deux mois après le contrat pakistanais, la France vend à l'Arabie Saoudite trois frégates La Fayette, le contrat Sawari II, pour un prix trois fois et demi plus important (2,9millions d'euros). 

«Les contrats pakistanais et saoudiens sont liés car ce sont les mêmes intermédiaires, assure Jean de Tonquedec. Un trio composé d'un homme d'affaires saoudien, Ali Ben Moussalim, décédé en 2004 à Lausanne, et de deux Libanais, Abdulrahman El Assir, ainsi que le fameux Ziad Takiedine. Celui-ci a été reçu plusieurs fois par Léotard après la signature des deux contrats, ce qui ne peut se comprendre que pour parler des rétrocommissions. Je n'ai aucune preuve mais c'est ce que j'ai dit le 26janvier au juge Trévidic». À 79 ans, Jean de Tonquedec est sans illusion. «Ça se terminera par un non-lieu, comme pour les frégates de Taïwan mais le juge veut aller le plus loin possible»."
lien direct : [url]http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/jean-de-tonquedec-baroudeur-tranquille-13-03-2011-1233550.php[/url]





LORSQUE L'ON REPARLE DU KARACHIGATE
Yann Savidan
"Il est impensable qu'il se représente une fois de plus devant le peuple en 2012 sans avoir fait toute la lumière sur cette sombre et sinistre affaire qui a coûté la vie  à14 personnes à Karachi, au Pakistan, dont onze Français de la Direction des chantiers navals (DCN) qui travaillaient sur la construction de sous-marins vendus à Islamabad.
D'après Me Olivier Morice, avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi, Nicolas Sarkozy alors directeur de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, était forcément informé de la situation. Il doit donc en rentre des comptes maintenant.
Je veux une République irréprochable. Le Président de la République, c'est l'homme de la nation. Ce n'est pas l'homme d'un parti, ce n'est pas l'homme d'un clan. Qu'il disait !"
Lien direct : [url]http://www.yann-savidan.com/2011/03/lorsque-lon-reparle-du-karachigate.html[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: sarkome le 16 mars 2011 à 15:53:57
À l'époque, les commissions sont légales
Oui, mais à condition qu'elles soient raisonnables.
Un intermédiaire pouvait toucher sans scrupule une commission de 0,25 %, ce qui est déjà une somme énorme pour des contrats de plusieurs milliards !
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 04 avril 2011 à 16:04:15
le monde est vraiment, mais alors vraiment très petit...

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Sous-marins malaisiens : la piste des rétrocommissions se précise ([url]http://www.rue89.com/2011/04/02/sous-marins-malaisiens-la-piste-des-retrocommissions-se-precise-197722[/url])
Par Céline Boileau | Journaliste | 02/04/2011 | 21H40

Dans la série « soupcons de corruption liée à un contrat d'armement », une affaire est en train de rejoindre celles qui ont suivi la vente de frégates à Taïwan puis au Pakistan : celle des sous-marins français achetés par la Malaisie
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 11 mai 2011 à 10:51:06
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[revue de presse] - [97] - [23 mars - 5 mai 2011]
CA VOUS REGARDE : UNE ENQUÊTE QUI N'EN FINIT PAS
LCP
Débat diffusé sur LCP le 4 mai 2011 à l'occasion de la sortie du livre de Bernard Cazeneuve, "l'enquête impossible".
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xik8pz[/url]

AFFAIRE KARACHI : LE RAPPORT D'AUTOPSIE QUI CHANGE TOUT
20 Minutes / 28.04.2011
"Énième rebondissement dans l'affaire Karachi. Le juge Trévidic a découvert que le rapport d'autopsie du supposé kamikaze responsable de l'attentat qui a coûté la vie à 14 personnes, dont 11 Français, en 2002, n'avait jamais été versé au dossier, révèle Lemonde.fr.

Pourtant, Dominique Lecomte, auteure du rapport et directrice de l'Institut médico-légal de Paris a affirmé avoir bien remis ce document au juge Jean-Louis Brugière, en charge de l'affaire jusqu'en 2007, mais qui ne l'a jamais versé au dossier. «Jean-Louis Bruguière nous a demandé le rapport avec insistance. Nous lui avons remis le 7 juillet 2002 l'original», a-t-elle expliqué lors de son audition devant le juge Trévidic le 25 mars dernier.

La thèse du kamikaze a du plomb dans l'aile

Or, cette autopsie, dont le juge a obtenu copie, change tout: elle montre que le supposé kamikaze se trouvait «près du foyer d'explosion» et «était en position debout». «Une information capitale», «qui change tout», selon le journal puisque cela signifie que le supposé kamikaze n’était pas assis dans le véhicule mais bien à l’extérieur. Ce qui ne colle pas avec la thèse du kamikaze, la thèse toujours officiellement retenue par les autorités françaises et pakistanaises, mais qui a de plus en plus du plomb dans l’aile. Interrogé par Le Monde sur l'absence de cette pièce dans le dossier, le juge Bruguière n'a pas fourni d'explications..."
lien direct : [url]http://www.20minutes.fr/article/714569/societe-affaire-karachi-rapport-autopsie-change-tout[/url] ([url]http://www.20minutes.fr/article/714569/societe-affaire-karachi-rapport-autopsie-change-tout[/url])

AFFAIRE KARACHI : LA LOI SUR LE SECRET-DEFENSE CONTESTEE
LeMonde.fr / Fabrice Lhomme et Gérard Davet / 29.04.2011
"Saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), le juge antiterroriste Marc Trévidic l'a transmise, mercredi 27 avril, à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. Cette QPC pourrait remettre en question la législation actuelle sur le secret-défense. Il faudra, pour cela, passer le filtre final de la Cour de cassation, afin que le Conseil constitutionnel se prononce dans un délai de trois mois.

La QPC est soulevée par Me Olivier Morice, l'avocat de nombreuses parties civiles dans l'affaire de Karachi, dont sont saisis les juges Renaud Van Ruymbeke, pour le volet financier, et Marc Trévidic, pour l'aspect terroriste. Ceux-ci se sont heurtés à plusieurs reprises, dans leurs investigations, au secret-défense invoqué par les autorités, tant dans la déclassification de documents que dans l'éventualité de perquisitions.

La QPC évoque, dans un premier temps, la loi du 29 juillet 2009, qui a modifié les articles 413-9 et suivants du code pénal en sanctuarisant nombre de lieux comme les ministères ou les locaux de police. Deux types d'endroits sont définis, dans lesquels les magistrats ne peuvent plus pénétrer ni saisir d'objets sans être accompagnés par le président de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CSSDN) – celle-ci devant en outre donner un avis au ministre sur l'autorisation d'utiliser ou non ces saisies.

Un décret et deux arrêtés parus en juin 2009 ont défini ainsi une vingtaine de "lieux faisant l'objet d'une classification", ne relevant que des ministères de l'intérieur et de la défense (tels que les centres opérationnels). Ils sont décrits dans une annexe, elle-même classifiée pour cinq ans. Le second arrêté régit les "lieux abritant des éléments couverts par le secret", sans que la liste soit publiée. Le juge doit interroger la chancellerie, détentrice de la liste, pour savoir si l'endroit qu'il envisage de perquisitionner en fait partie.

L'opposition, à l'époque, n'avait pas déposé de recours devant le Conseil constitutionnel, peut-être parce que la loi contestée était discrètement inscrite au chapitre de la programmation militaire. "En interdisant la perquisition dans ces lieux, indique Me Morice, la loi a rendu encore plus difficile la tâche des magistrats." C'est ainsi que le juge Van Ruymbeke n'avait pu se livrer, en novembre 2010, à une perquisition dans les locaux de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Le magistrat avait pourtant sollicité la déclassification temporaire du siège des services secrets pour mener cette perquisition.

"LE MAGISTRAT N'EST PAS UN MINEUR SOUS TUTELLE"

"La déclassification temporaire de tout ou partie des locaux de la DGSE (…) ne peut recueillir mon accord, lui avait répondu le premier ministre François Fillon, compte tenu en particulier de l'avis défavorable émis ce jour par le président de la CCSDN." La QPC déposée par Me Morice soulève aussi l'épineux problème des documents classifiés. "Le magistrat n'est pas un mineur sous tutelle", indique le texte. Selon l'avocat, les dispositions législatives actuelles offrent la possibilité à l'exécutif "d'intervenir de manière déterminante dans l'issue d'une procédure judiciaire, en n'hésitant pas à entraver la recherche de la vérité".

Selon un avis du 6 avril, la CCSDN s'était ainsi dite défavorable à la déclassification de documents réclamés par le juge Renaud Van Ruymbeke. Le ministre du budget, François Baroin, a suivi l'avis de la commission. Le magistrat cherchait à obtenir des documents liés au contrat d'armement Sawari II, dans le cadre de son enquête sur d'éventuelles rétrocommissions versées pour la campagne d'Edouard Balladur, en 1995..."
suite de l'article : [url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/04/28/affaire-de-karachi-la-loi-sur-le-secret-defense-contestee_1513887_823448.html[/url] ([url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/04/28/affaire-de-karachi-la-loi-sur-le-secret-defense-contestee_1513887_823448.html[/url])

A lire également :
- AVEC LE SECRET DEFENSE, UNE DERAISON D'ETAT ([url]http://www.mediapart.fr/journal/international/190411/karachi-avec-le-secret-defense-une-deraison-detat?utm_source=Mediapart[/url]), Mediapart, Fabrice Arfi 19.04.2011


KARACHI : LE DEPUTE CAZENEUVE RELATE "UNE ENQUETE IMPOSSIBLE"
AFP
"Le député PS Bernard Cazeneuve décortique dans un livre les obstacles rencontrés par la mission parlementaire sur l'attentat de Karachi, qui a tué onze Français en 2002, du refus de transmettre des documents confidentiels à l'impossibilité d'auditionner certains témoins-clé.
Le maire de Cherbourg, dont étaient originaires les onze victimes françaises de l'attentat, estime qu'au cours de cette mission dont il était le rapporteur et qui a rendu ses travaux il y a un an, "la séparation des pouvoirs a été instrumentalisée".
"Elle a été invoquée aux juges pour empêcher la communication des auditions de la mission et au Parlement pour l'empêcher d'enquêter en lui refusant par exemple l'audition de collaborateurs du ministère de l'Economie ou la déclassification de documents", explique-t-il à l'AFP.
Dans "Karachi, l'enquête impossible" (Ed. Calmann-Lévy) à paraître mercredi, il relate ainsi comment le ministère de la Défense transmet des documents, demandés par les parlementaires, à la Commission consultative du secret-défense (CCSDN) pour obtenir son avis.
N'ayant pas été initialement saisie par un juge, la commission ne peut se prononcer sur leur éventuelle déclassification et par conséquent ni les juges ni la mission n'obtinrent ces documents avant la publication du rapport.
"Nous, parlementaires, n'avons même pas franchi l'obstacle de la séparation des pouvoirs avant même de pouvoir regarder ce qui était couvert par le secret-défense", estime le député.
Pour lui, "la question du secret-défense devra également être revisitée", soulignant qu'il a été "plus renforcé qu'allégé au cours de la législature".
M. Cazeneuve narre aussi la polémique entre parlementaires sur la transmission des comptes-rendus d'audition de la mission au juge Marc Trévidic, qui furent finalement spontanément transmis par l'un des membres de la mission.
Il fait aussi part des reproches exprimés au ministre de la Défense Hervé Morin, devant le "mépris" du gouvernement pour les parlementaires...."
suite de l'article : [url]http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g8NtfhehptcBDbtSpIg-IoWAOIvg?docId=CNG.16d814a5d5a94e5b3aa4b452e5101484.241[/url] ([url]http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g8NtfhehptcBDbtSpIg-IoWAOIvg?docId=CNG.16d814a5d5a94e5b3aa4b452e5101484.241[/url])


BERNARD CAZENEUVE DENONCE LE MEPRIS DE L'ETAT
Le télégramme de Brest
"...Vous évoquez des entraves à la mission. De quel ordre étaient-elles?
Au nom de la séparation des pouvoirs, les parlementaires n'ont pas eu accès aux documents dont ils souhaitaient disposer, comme le contrat Agosta, des compte-rendus de réunions interministérielles. On nous a refusé aussi des documents que le juge n'avait pas demandés, sous prétexte qu'il pourrait les demander un jour! C'est hallucinant!..."

suite de l'article : [url]http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/karachi-bernard-cazeneuve-denonce-le-mepris-d-etat-05-05-2011-1290808.php[/url] ([url]http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/karachi-bernard-cazeneuve-denonce-le-mepris-d-etat-05-05-2011-1290808.php[/url])

A lire également :
- LE DEPUTE CAZENEUVE DENONCE UN "CYNISME D'ETAT ([url]http://www.mediapart.fr/journal/international/190411/karachi-avec-le-secret-defense-une-deraison-detat?utm_source=Mediapart[/url]), Mediapart, Fabrice Arfi 03.05.2011



et après ça que les responsables viennent encore nous bourrer le mou avec le respect des victimes... en fait ils n'en ont strictement rien à foutre des victimes et de leurs proches, ce qui compte pour eux c'est de protéger leur carrière !
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 13 juin 2011 à 09:11:48
Citer
[revue de presse] - [98] - [27 mai - 8 juin 2011] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/06/revue-de-presse-98-27-mai-8-juin-2011.html[/url])

Petit retard dans le traitement des articles liés au Karachigate, pourtant nous avons connu quelques avancées ces dernières semaines...

1 /
LE SECRET DÉFENSE PASSERA AU CRIBLE DE LA COUR DE CASSATION
NouvelObs 27.05.2011
"La cour d'appel de Paris a donné vendredi son feu vert à la transmission à la Cour de cassation d'une Question prioritaire de Constitutionnalité (QPC) déposée par les familles des victimes de l'attentat de de 2002 à Karachi pour contester la loi sur le secret défense.

[...]

Le 27 avril, Me Olivier Morice, avocats de familles de victimes, a donc déposé une QPC auprès du juge antiterroriste Marc Trévidic, en demandant que le juge instructeur effectue des perquisitions dans des locaux soumis au secret défense sans solliciter l'autorisation du pouvoir exécutif.

[...]

Le parquet général s'était prononcé contre une transmission de la QPC, estimant notamment que "les demandes formulées" sur la déclassification de documents avaient été "jusqu'à présent satisfaites".
A plusieurs reprises, les juges chargés de l'enquête se sont toutefois vu opposer le secret défense par le gouvernement qui, suivant les avis de la CCSDN, a refusé des déclassifications de documents et une perquisition.

[...]

La décision de la cour d'appel "est une grande victoire pour les familles des victimes", a réagi Me Olivier Morice. Il voit dans cette décision "une avancée judiciaire susceptible de contribuer à élucider les dossiers les plus gênants pour le pouvoir exécutif et à faire respecter les principe de la séparation des pouvoirs".
Dans son délibéré consulté par l'AFP, la cour d'appel a pris le contre-pied des arguments du parquet général en soulignant en particulier les risques "d'atteinte à un procès équitable" qui se caractérise notamment selon elle par "le respect de la séparation des pouvoirs"."
lien direct : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110527.AFP2687/karachi-la-cour-d-appel-transmet-la-qpc-sur-le-secret-defense.html[/url] ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110527.AFP2687/karachi-la-cour-d-appel-transmet-la-qpc-sur-le-secret-defense.html[/url])


INTERVIEW DE BERNARD CAZENEUVE
TELE BRETAGNE OUEST / Mai 2011
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xj892f[/url]

2 /
LES 91 PAGES DE DOCUMENTS DE LA DGSE SUR L’AFFAIRE KARACHI
Guillaume Dasquié Owni.fr / 08.06.2011
"91 pages de notes, de télex et de rapports de la DGSE sur l’attentat de Karachi, publiés ici pour la première fois, permettront à chacun de se forger une opinion sur ce que les services secrets français savent de cette ténébreuse affaire.

[...]

La lecture de ces 91 pages comblera les esprits soucieux de reconstitution factuelle. En particulier, elle leur permettra de découvrir, en détail, les violentes tensions provoquées au Pakistan par le niveau de corruption sur ce contrat. Mais elle décevra les partisans d’histoires vites résumées, défenseurs de thèses définitives. Ceux-là seront frustrés d’y découvrir que la responsabilité d’Al-Qaida n’a jamais été prise au sérieux par les premiers enquêteurs. Ou que la DGSE n’a jamais rédigé, le jour de l’attentat, une note établissant un lien entre cet attentat et un arrêt de commissions décidé par Jacques Chirac dans le cadre de rivalités propres à la scène française.
Ces pages ont été déclassifiées en plusieurs fois, et adressées au juge Marc Trévidic en charge de l’instruction judiciaire, bien souvent sans soucis de cohérence. Nous avons décidé de vous les présenter en restituant l’ordre dans lequel elles ont été rédigées, entre 1994 et 2009. Et en les regroupant dans dix dossiers chronologiques, correspondant à dix moments importants de l’affaire :

1 – Du 5 mai 1994 au 24 octobre 1997: les premières tensions au Pakistan (11 pages).
La négociation du contrat pour la vente des trois sous-marins Agosta, signé le 21 septembre 1994, fait intervenir un important intermédiaire pakistanais, Amer Lodhi, correspondant local des industriels français de l’armement. Le schéma de corruption profite en particulier à Ali Zardari – époux du Premier ministre de l’époque Bénazir Bhutto, avant de devenir plus tard président du Pakistan. Dès 1997, ces circuits financiers posent problème au Pakistan.

2 – Du 26 juin 1998 au 1er septembre 2000: au Pakistan de multiples procédures contre les bénéficiaires de ce contrat (15 pages).
Sur fonds de rivalités politiques, les militaires ayant profité des schémas de corruption pour le contrat des sous-marins sont inquiétés et poursuivis par l’administration pakistanaise.

3 – Du 8 mai au 11 mai 2002: les télégrammes adressés à la DGSE juste après l’attentat (5 pages).
Dans ce lot de documents, des sources judiciaires ont évoqué la présence d’une note datée du 8 mai 2002 faisant le lien entre l’attentat de Karachi, perpétré le jour même, et l’arrêt du versement de rétro commissions à des bénéficiaires français décidé en 1995 par Jacques Chirac. En réalité, la note où les services secrets français formuleraient eux-mêmes un tel lien n’existe pas. En revanche, il existe quatre comptes rendus de discussions, envoyés au quartier général de la DGSE entre le 8 mai et le 11 mai 2002, où des responsables politiques ou religieux pakistanais formulent leurs propres hypothèses au sujet de l’attentat. Cette liasse se lit plutôt comme un état des lieux des rumeurs sur place, recueillies peu après l’attaque terroriste. Dans ces télégrammes, un sénateur et un ambassadeur, connus pour leur hostilité envers l’Inde, y voient la marque des services secrets indiens. Et, surtout, le responsable d’une fondation islamique, farouchement opposée au président Pervez Musharraf (alors au pouvoir), y voit donc un règlement de compte anti français en relation avec des opérations de corruption au profit du même Musharraf. Sans faire aucun lien avec un arrêt du paiement de commissions ordonné par Chirac.

4 – Du 14 mai au 3 juin 2002: les premiers temps de l’enquête antiterroriste (14 pages).
Les Pakistanais tentent d’accréditer l’idée que l’attentat est l’œuvre d’Al-Qaida, ou d’un groupe venu de l’étranger. Cependant la DGSE montre, dans ses notes, qu’elle privilégie un attentat commis par des Pakistanais.

5 – Du 19 septembre au 26 décembre 2002: la DGSE reçoit les preuves des falsifications (12 pages).
La police pakistanaise interpelle deux suspects dans le dossier de l’attentat du 8 mai. Les agents de la DGSE relèvent des incohérences et surprennent les Pakistanais en flagrant délit de falsification (voir la note au sujet de la carte grise d’un présumé jihadiste).

6 – Du 14 mars au 8 septembre 2003: une évolution dans l’enquête (11 pages).
À la veille du procès des deux suspects, des services secrets français doutent toujours de leur culpabilité et s’intéressent à un important chef pakistanais, à la tête de plusieurs groupes islamistes armés, Amjad Farooqi.

7 – 28 septembre 2004: la mort d’Amjad Farooqi (5 pages).
Le 26 septembre de la même année Amjad Farooqi est tué dans une opération de police. La DGSE le présente clairement comme le cerveau de l’attentat du 8 mai 2002, mais précise qu’il n’entretient pas de lien étroit avec Al-Qaida. Des mentions blanchies dans la note ci-dessous donnent à penser qu’Amjad Farooqi était considéré comme un supplétif d’une partie des services secrets pakistanais de l’ISI.

8 – Du 7 mars au 9 septembre 2004: l’apparition tardive de l’hypothèse Al-Qaïda (9 pages).
Les interrogatoires de lieutenants d’Al-Qaïda emprisonnés à Guantanamo relancent la piste de l’organisation d’Oussama ben Laden comme responsable de l’attentat du 8 mai 2002. Mais dans ces documents, la DGSE ne règle pas les contradictions qu’elle avait elle-même identifiées pour écarter cette hypothèse.

9 – 17 février 2006: l’agrégation d’éléments disparates (6 pages).
Dans cette synthèse d’étape, la DGSE continue de pointer la responsabilité d’Amjad Farooqi tout en rajoutant celle d’Al-Qaïda.

10 – 7 mai 2009: l’acquittement des principaux suspects (3 pages).
La DGSE maintient sa version mais prend acte de l’acquittement des deux principaux suspects pakistanais. Les rédacteurs de la note rappellent les contradictions des éléments matériels recueillis par la police pakistanaise."
PAGES A CONSULTER ICI  : [url]http://owni.fr/2011/06/08/91-pages-de-documents-de-la-dgse-sur-l%E2%80%99attentat-de-karachi/[/url] ([url]http://owni.fr/2011/06/08/91-pages-de-documents-de-la-dgse-sur-l%E2%80%99attentat-de-karachi/[/url])


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TREVIDIC CONTRE BRUIGIERE, LE SCRIPT DE LA BAGARRE
Guillaume Dasquié / Owni / 08.06.2011
"...Jusqu’en 2007, le juge Jean-Louis Bruguière pilotait l’enquête sur l’attentat de Karachi du 8 mai 2002, en même temps qu’il présidait ce pôle spécialisé du tribunal. Or, son successeur Marc Trévidic a dernièrement découvert quelques curiosités quant aux actes naguère réalisés – ou oubliés – par son glorieux confrère dans ce dossier.

L’essentiel de cette audition porte sur un rapport d’autopsie capital. Celui du médecin légiste Dominique Lecomte, effectué peu après l’attentat, et qui contredit la thèse de l’attentat suicide. Un rapport passé aux oubliettes sous Bruguière et récemment découvert par Trévidic. Leurs explications à ce sujet, auxquelles participent Olivier Morice l’un des avocats des parties civiles, donnent le vertige. On y apprend que si la justice a été soigneusement tenue dans l’ignorance de ce document, en revanche les services de la DCRI (ex DST) en avaient vu passer une copie, qu’ils se sont bien gardés de transmettre au juge. Alors même que la DCRI travailla – a priori – pour le magistrat dans ce dossier."
Lien direct : [url]http://owni.fr/2011/06/07/trevidic-contre-bruguiere-le-script-de-la-bagarre/[/url] ([url]http://owni.fr/2011/06/07/trevidic-contre-bruguiere-le-script-de-la-bagarre/[/url])
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 16 juin 2011 à 11:17:40
Citer
[revue de presse] - [99] - [15 juin 2011] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/06/revue-de-presse-99-15-juin-2011.html[/url])
ATTENTAT DE KARACHI : PLAINTE CONTRE LE JUGE BRUGUIERE
Nouvelobs.com / vidéo : BFM TV
"Des familles de victimes de l'attentat de Karachi ont déposé plainte vendredi contre l'ancien juge d'instruction Jean-Louis Bruguière après avoir constaté qu'un rapport médical affaiblissant la piste islamiste ne figurait pas au dossier, a-t-on appris auprès de leur avocat, Me Olivier Morice.

L'ancien magistrat, figure de la lutte antiterroriste jusqu'à son départ en 2007, est visé par une plainte simple pour "faux témoignage" et "entrave à la justice".

[url]http://www.youtube.com/v/wT_Zc8VEjo4?version=3&amp;hl=fr_FR[/url]

Ce rapport d'autopsie, en date du 23 mai 2002, établi par deux médecins légistes de l'Institut médico-légal de Paris, Dominique Lecomte et Walter Vorhauer, ne figurait pas au dossier alors que les deux spécialistes affirment l'avoir remis en juillet 2002.
L'un des médecins a même remis un récépissé de dépôt de ce dossier au greffe du juge d'instruction Jean-Louis Bruguière.
Ce rapport d'autopsie remet en cause la thèse de l'attentat-suicide commis par Al-Qaïda. "Le sujet se trouvant près du foyer d'explosion était en position debout", selon les légistes. Ce qui, selon Me Morice, "exclut à l'évidence quelqu'un conduisant le véhicule se faisant exploser près du car" transportant le personnel français de la Direction des constructions navales (DCN). Cet attentat, le 8 mai 2002, a tué 15 personnes dont 11 Français de la DCN.
M. Bruguière, entendu par le juge qui lui a succédé dans ce dossier, Marc Trévidic, assure que ce rapport ne lui a jamais été remis sinon il figurerait au dossier. M. Bruguière n'était pas joignable dans l'immédiat.
Ce rapport était en possession de la DST et d'un autre service de police, chargé de la coopération internationale.
Par ailleurs, l'avocat des parties civiles a demandé au garde des Sceaux Michel Mercier de saisir l'Inspection générale de services judiciaires afin de diligenter une enquête sur d'éventuels dysfonctionnements du service public de la justice."
lien direct : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110615.FAP9685/attentat-de-karachi-plainte-contre-l-ancien-juge-bruguiere.html[/url] ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110615.FAP9685/attentat-de-karachi-plainte-contre-l-ancien-juge-bruguiere.html[/url])

Autres articles :
- ATTENTAT DE KARACHI :N'OUBLIONS PAS ! ([url]http://rimbusblog.blogspot.com/2011/06/attentat-de-karachi-nous-noublions-pas.html[/url]) - Rimbus le blog
- LA PLAINTE DES FAMILLES CONTRE L'EX JUGE BRUGUIERE ([url]http://www.mediapart.fr/journal/international/150611/affaire-karachi-la-plainte-des-familles-contre-lex-juge-bruguiere[/url]) - Mediapart
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: reveillonsnous le 16 juin 2011 à 21:14:25
Bien vu de la part des avocats des familles de victimes ! :super: Cela ralentira peut-être le total enlisement du dossier ? :désolé1:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 20 juin 2011 à 10:45:18
Longuet ne se sentirait-il pas un peu mal à l'aise dans ses godillots ? la honte !

Citer
[revue de presse] - [100] - [Ni fleurs, ni discours: la vérité] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/06/revue-de-presse-100-ni-fleurs-ni.html[/url])

([url]http://3.bp.blogspot.com/-k0mFPRq8bO8/Tf2pJZo-A_I/AAAAAAAACVE/1GkaHv7fIvI/s400/banderolekarachigate.jpg[/url])

KARACHI :LONGUET REFUSE DE RENCONTRER LES VICTIMES A CHERBOURG
Arret sur images

"Après une visite à la base navale de Cherbourg, le ministre de la défense a déposé une gerbe de fleurs au pied la plaque rendant hommage aux victimes de l'attentat du 8 mai 2002 à Karachi (14 morts dont 11 Français). Mais il n'a pas souhaité avoir un entretien avec les familles des victimes, qui, du coup, n'ont pas participé à la cérémonie.
"Les familles n'ont pas supporté qu'on leur propose d'assister à cette cérémonie sans que ne soit prévu d'entretien privé avec le ministre."
"Une heure après le dépôt de gerbe du ministre, l'une des veuves, Gisèle Leclerc, a déposé une banderole au-dessus de la gerbe au nom de trois veuves (Leclerc, Lecarpentier, Laurent). On pouvait y lire: "ni fleurs, ni discours, la vérité" signale l'AFP
"Le gouvernement nous dit on pense à vous. Mais par derrière, rien ne suit. Au contraire, le ministère fait tout ce qu'il peut pour qu'on ne sache rien de l'affaire", a déclaré Mme Leclerc."
lien direct : [url]http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11463[/url] ([url]http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11463[/url])

Autres articles :
- NI FLEURS, NI DISCOURS, LA VERITE ([url]http://guybirenbaum.com/20110618/ni-fleurs-ni-discours-que-la-verite/[/url]) - Guy Birenbaum
- LONGUET A CHERBOURG, LES FAMILLES DES VICTIMES ABSENTES ([url]http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/attentat-de-karachi-longuet-a-cherbourg-les-familles-des-victimes-absentes_1003629.htm[/url]), Nouvelobs

([url]http://1.bp.blogspot.com/-yVU7TYK1IWk/Tf2p7sP5TyI/AAAAAAAACVI/kTJQoL8VhPQ/s320/130894_le-ministre-de-la-defense-gerard-longuet-le-17-juin-2011-a-cherbourg.jpg[/url])
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 01 juillet 2011 à 12:37:31
Affaire Karachi : plus de 20 millions de francs suspects pour la campagne de Balladur en 1995 (http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/06/30/affaire-karachi-des-anomalies-dans-les-comptes-de-campagne-d-edouard-balladur-en-1995_1542740_823448.html)
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 10 juillet 2011 à 14:21:16
Affaire Karachi : perquisition chez un proche de Sarkozy (http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/08/affaire-karachi-perquisition-chez-un-proche-de-sarkozy_1546670_823448.html)
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: Bobleflingueur le 11 juillet 2011 à 10:14:57
Ce qui m'inquiète, c'est qu'ils rassemblent toutes les pièces... Qu'ilsd transmettent l'enquête
à la chancellerie avec la liste des pièces dans le dossier !

Puis, il y aura une officine de barbouzes qui récupérera les pièces impotantes...

Je sens cela au pifomêtre !
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 18 juillet 2011 à 16:04:27
du lourd, j'en connais un qui doit commencer à avoir les talonnettes qui chauffent...

[revue de presse] - [101] - [20 juin -12 juillet 2011] (http://karachigate.blogspot.com/2011/07/revue-de-presse-101-20-juin-12-juillet.html)

[revue de presse] - [102] - [13-17 juillet 2011] (http://karachigate.blogspot.com/2011/07/revue-de-presse-102-13-17-juillet-2011.html)
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: reveillonsnous le 18 juillet 2011 à 21:30:27
Je m'étonnais que  notre Tigrou ne nous ai pas fait un genre de synthèse en 3 ou 4 phrases, qui serait bien évidemment de type accusatoire  :] :gene3:...
.
Mais aprés avoir consulté les deux liens qu'il nous a mis
(le premier presqu'en entier, le deuxième à peine survolé)...
... je confirme .... c'est du lourd, du trés lourd même....!!!!!
 :| 8| 8/
Lisez-les ....

je les relirais aussi d'ailleurs dés que j'aurais un peu plus de temps....
Et s'il vous plait mettez en exergue ce qui vous semble essentiel ! ....

Ce n'est pas seulement les talonnettes qui vont lui chauffer si nous réussissons à faire massivement circuler le plus  compromettant de ces messages :hurt5: :aille2:
 
(mais pas tout car , là, c'est trop ! Le  "français moyen" ne pourra jamais s'avaler tout ça ! ... :baille: :pasdrole: 8/ :baille:....

 à se demander d'ailleurs si ceux qui divulguent tout ça d'un coup ne cherchent pas à noyer le poisson ?????) :diable: :fache1:

Mais nous, ici, nous avons la capacité de faire ressortir ce qui pourra lui nuire le plus, non ???????????
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: Lady Marwina le 18 juillet 2011 à 22:42:44
Citer
Sont concernés: l’ancien ministre de l’intérieur Brice Hortefeux, l'ancien conseiller de Sarkozy Thierry Gaubert,
C'est très fail pour mon oncle, qui est un homonyme parfait, et qui va encore avoir plein de questions stupides (je suppose).
Mouarf.

Je lirais ça plus posée demain et je tacherais de tenter une fiche de lecture. Miaou
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TheTwit le 18 juillet 2011 à 22:55:57
Mais qu'atend la gauche pour exploiter le filon pandant des mois et des mois. Jusqu'aux élections. présidentiel. Le copé purrait en prendre plein la G....E :fache1:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 19 juillet 2011 à 04:57:55
Pour le moment la presse est bien pusillanime, les "articles les plus lus" sur google-actualités sont Hollande qui va être entendu par les flics en septembre, (pour non-dénonciation de ouï-dire ?) la mère de Tristane Banon qui a été elle aussi éconduite par DSK, (et qui n'a rien dit aux flics non plus) les conneries sur les i-phone etc.

En cherchant bien on trouve Hamon qui interpelle Valérie Pécresse, mais pas grand chose d'autre sur le sujet.

Sinon les blogs. (http://karachigate.blogspot.com/)
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: Bobleflingueur le 19 juillet 2011 à 14:37:54
Je pense que la gauche garde cela "au congélateur"...

Sortir cela maintenant serait un "pétard mouillé"...

Mais au bon moment, ce ne sera pas un pétard mouillé si
le filon est bien exploité... Comptez aussi sur Villepin
qui ne se privera pas de d'apporter sa petite "pierre" à
l'édifice :)

Ce ne sera pas un pétard mouillé mais une jolie "bombinette" !!!
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 19 juillet 2011 à 15:01:12
Pas sûr, il y a de quoi faire des kilomètres, avec les delais de la justice ça peut faire un feuilleton aussi long que les histoires de cul de DSK.

Copé va pouvoir s'indigner, être choqué, s'étonner, tous les tweets seront permis ; ensuite idem pour Brucie et les autres figurants pour terminer en beauté avec le Grand Diseux himself.

(http://nsm05.casimages.com/img/2011/07/19//1107190510011095578491320.gif) (http://www.casimages.com)

On ne va pas tarder à rentrer dans la zone rouge ou les gens disparaissent, se suicident etc, un peu comme avec l'histoire de Rupert Murdoch...

D'ailleurs le filon DSK s'épuise, il aurait baisé la mère de Tristane Banon, ok, mais maintenant Koubbi essaie de nous faire croire qu'il ait sauté François Hollande.
La mayonnaise ne prend pas...
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 20 juillet 2011 à 19:55:45
(http://www.oblomov.fr/wp-content/uploads/2011/07/sousmarin.gif)
Vivement les vacances !
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 21 juillet 2011 à 11:04:15
[revue de presse] - [103] - [17-19 juillet 2011] (http://karachigate.blogspot.com/2011/07/revue-de-presse-103-17-19-juillet-2011.html)

une paille :

Citer
De 2002 à 2007, puis au moins en 2009, le «montant net » de l'imposition de M. Takieddine s'est élevé à zéro !


Citer
Devenu le suspect n°1 du volet financier de l'affaire Karachi, bénéficiaire de 91 millions d'euros de commissions lors de la vente par la France de frégates à l'Arabie saoudite en 1997 et 1998, chacun comprendra que sa situation fiscale n'est pas de l'ordre du privé mais relève directement de l'intérêt général.


Citer
Au moment où le secrétaire général de l'UMP, relayé par des ministres et des ténors du parti présidentiel, lance une grande campagne contre la fraude aux aides sociales (RSA, allocations familiales et indemnités chômage), il apparaît pour le moins légitime de s'assurer que l'égalité devant la loi fiscale s'applique également aux très grandes fortunes amies du pouvoir.


Citer
"Ce 14 Juillet ? Une polémique inutile sur le défilé militaire...."
...vous m'en direz tant !

Citer
On comprend aussi que Ziad Takieddine, furieux, après son arrestation en mars dernier à l'aéroport du Bourget avec une valise de 1,5 millions d'euros en liquide, a ainsi menacé de "faire sauter le gouvernement" lors d’une conversation téléphonique avec son ami Thierry Gaubert, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy...

...Au point que l'on a plus de nouvelle de l'enquête des Douanes liée à l'arrestation de Ziad Takieddine.


Citer
Ziad Takieddine ne paye pas un centime d'impôt sur le revenu ni sur la fortune malgré un patrimoine français, estimé de 40 millions d'euros...

Voilà qui relativise la polémique sur le défilé militaire.
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 28 juillet 2011 à 11:05:43
bonne remarque Seb Musset, si j'ose dire la réponse est dans la question !

Citer
[revue de presse] - [104] - [20-28 juillet 2011]
Pourquoi le feuilleton Takieddine ne prend pas dans les médias ?

C'est la question que pose Arret sur Images. En effet, on peut trouver surprenant que les rédactions de nos chaines d'information continue s'étalent à longueur de journée sur les atermoiements d'une Tristane Banon dont tout le monde se contrefout, où s'indignent de l'âge de la compagne d'un député socialiste et fassent si peu de cas des dernières révélations de Médiapart assorties de leurs documents et guignolesques photos de pontes UMP. Le blog est là pour ça, mais nous n'avons pas la même audience... Je n'ai donc pas trouvé un seul sujet vidéo réalisé en juillet parmi les milliers d'heures d'infos télé consacré aux révélations de Mediapart !

Publications de la semaine passée groupées en thématiques. ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/07/revue-de-presse-104-20-28-juillet-2011.html[/url])
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: Bobleflingueur le 01 septembre 2011 à 16:05:20
Allez, cela commence pour ceux qui s'intéresse de trop près au pouvoir et à cette affaire qui sent de plus en plus mauvais...

http://fr.news.yahoo.com/un-journaliste-mediapart-d%C3%A9pose-plainte-pour-menaces-mort-125726380.html (http://fr.news.yahoo.com/un-journaliste-mediapart-d%C3%A9pose-plainte-pour-menaces-mort-125726380.html)

Second point, certains s'intérroge pourquoi l'affaire ne prend pas... Il faut que la justice mette la main sur un document prouvant leur implication et c'est pas gagné...

http://fr.news.yahoo.com/affaire-karachi-secret-d (http://fr.news.yahoo.com/affaire-karachi-secret-d)éfense-examiné-qpc-111200248.html

Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: Bobleflingueur le 01 septembre 2011 à 16:10:57
C'est moi qui a foiré :

Donc http://www.liberation.fr/societe/01012357385-affaire-karachi-le-secret-defense-examine-par-une-qpc (http://www.liberation.fr/societe/01012357385-affaire-karachi-le-secret-defense-examine-par-une-qpc)


******
J'ai retiré les deux "erreurs" intermédiaires
-timbur-
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 01 septembre 2011 à 16:28:53
Question prioritaire de constitutionnalité ?
C'est comme ça qu'on l'appelle maintenant, "la raison d'état ?"
On rentre dans le domaine où les gens se trouvent dans la Seine...
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: reveillonsnous le 14 septembre 2011 à 07:52:27
Heureusement que Mediapart continue à suivre l'affaire !

Voici ce que l'on peut lire retransmis par rue89 :
Citer
Selon ce témoin, entendu jeudi dernier à la Division nationale des investigations financières (Dnif), Gaubert a accompagné à plusieurs reprises Takieddine en Suisse pour retirer des espèces, remises ensuite à Bazire.

Nicolas Bazire, connu des gazettes comme témoin du mariage de Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni, fut le directeur de la campagne d'Edouard Balladur en 1995. Thierry Gaubert est un collaborateur de longue date du chef de l'Etat.

Si les déclarations de ce témoin sont confirmées, la piste du financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur sera renforcée.



Financements : l'affaire Karachi se rapproche de Sarkozy
 (http://www.rue89.com/2011/09/13/financement-politique-laffaire-de-karachi-se-rapproche-de-sarkozy-221866)

Les contre-feux du genre Bourgi ferait-il long feu ? ::d ::d
 :caf: :caf:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 14 septembre 2011 à 08:20:32
Pourquoi Bourgi vend-t-il la mêche ?
Jalousie ?
Aurait-il été remplacé par M. Balkany ?
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 14 septembre 2011 à 17:25:27
Takieddine mis en examen. (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/09/14/01016-20110914ARTFIG00614-affaire-karachi-ziad-takieddine-mis-en-examen.php)
Enfin.
Demain NS fait une visite "surprise" en Libye. Accompagné de 160 CRS.
Toujours aussi discret.
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: sarkome le 14 septembre 2011 à 18:25:45
C'est ça sans doute, le secret de polichinelle !
Tout le monde est au courant mais, comme dit le Nouvel Observateur,
Citer
Dans le plus grand secret, le chef de l'Etat s'apprête à se rendre à Benghazi et Tripoli pour une visite surprise.
Avec ses Raybans, évidemment, il passera inaperçu...
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: reveillonsnous le 14 septembre 2011 à 18:41:16
 :gehe: :super: :hehe: :hehe: Bien vu !
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: Bobleflingueur le 17 septembre 2011 à 01:18:30
L'étau se resserre autour de sarkozy et de ses "amis"... :super:

Mais ne vous inquiétez pas.. Sur le Titanic, le capitaine est resté à la barre et  l'orchestre a continué de jouer jusqu'au naufrage ! :mdr3: :mdr3: :mdr3:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 19 septembre 2011 à 09:26:16
la vache encore de la lecture bien copieuse et si peu relayée à la tv (ça pour nous passer la rubrique des faits divers, akeu flash spéciale pour les p'tites filles retrouvées gnagna - ceci dit tant mieux pour elle, mais faire autant de foin pour deux pauvres gamines lâchées dans la nature par des parents inconscients (note de moi-même), ça laisse perplexe alors que tout ce qui suit mériterait que les français se bougent un peu le fion pour mettre en place un gigantesque panier pour y loger tous ces crabes !!!)

Je finis par penser que Denis Robert avait tirer le bout de la ficelle, et que là y a toute la pelote qui commence à venir...

Citer
[revue de presse] - [105] - [1er aout - 18 septembre 2011] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/09/revue-de-presse-105-1er-aout-18.html[/url])
 
([url]http://1.bp.blogspot.com/-xlPkVKTtXZE/TnWohsuWMZI/AAAAAAAACkM/E6uWu79f12s/s320/14.09-stele-hommage-aux-victimes-de-l-attentat-de-Karachi.-930620_scalewidth_630.jpg[/url])

L'INTERMEDIAIRE ZIAD TAKIEDDINE MIS EN EXAMEN
France info 15.09.2011

"L’homme d’affaires libanais Ziad Takieddine, intermédiaire présumé dans la vente de sous-marins par la France au Pakistan en 1994, a été mis en examen par le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke, chargé du volet financier de l’affaire Karachi. En mai 2002, un attentat à Karachi au Pakistan a fait 15 morts dont 11 Français travaillant pour la Direction des constructions navales (DCN). La justice étudie l’hypothèse selon laquelle l’attentat pourrait être lié à l’arrêt du versement de commissions sur des contrats d’armements.

Le milliardaire Ziad Takieddine a été mis en examen pour abus de biens sociaux. Cet intermédiaire dans des contrats d’armement a été placé sous contrôle judiciaire “classique”, une interdiction de quitter le territoire et d’entrer en contact avec les autres protagonistes de l’affaire, a ajouté Ludovic Landivaux, son avocat.

Ziad Takieddine a été interrogé par le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke dans une affaire visant un supposé financement de la campagne présidentielle de 1995 du candidat de droite Edouard Balladur par des commissions frauduleuses en marge d’un marché de livraison de sous-marins au Pakistan.

Ziad Takieddine est au centre de deux importants contrats d’armement des années 1990, la vente de sous-marins au Pakistan en 1994 et un marché de frégates avec l’Arabie saoudite à la même époque.

Une mission d’information parlementaire et des éléments des procédures judiciaires publiées dans la presse ont désigné Ziad Takieddine comme l’intermédiaire par lequel sont passés 33 millions d’euros de commissions occultes dans le contrat des sous-marins au Pakistan et 200 millions en marge du contrat saoudien.

Selon le site Mediapart, le juge dispose d’un témoignage mettant en cause l’homme d’affaires, ainsi que Thierry Gaubert, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy et Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet d’Edouard Balladur à Matignon. Selon ce témoin, Thierry Gaubert a accompagné à plusieurs reprises Ziad Takieddine dans une banque suisse pour y retirer des fonds, remis à Paris à Nicolas Bazire, directeur de campagne d’Edouard Balladur en 1995. Nicolas Sarkozy était porte-parole de cette campagne.
lien direct : [url]http://www.france-info.com/france-justice-police-2011-09-14-karachi-l-intermediaire-ziad-takieddine-mis-en-examen-561931-9-11.html[/url] ([url]http://www.france-info.com/france-justice-police-2011-09-14-karachi-l-intermediaire-ziad-takieddine-mis-en-examen-561931-9-11.html[/url])

([url]http://2.bp.blogspot.com/-eCixXl3Sr5w/TnWog6ilWqI/AAAAAAAACkI/pbdzPqLXhVU/s1600/Takieddine_france_info.jpg[/url])

TAKIEDDINE RENVOIE VERS LE CLAN CHIRAC
Nouvelobs
[...] "J'affirme que je n'ai joué aucun rôle dans la conclusion de l'affaire Agosta. C'est un point essentiel", a-t-il dit au juge. Des responsables de la Direction des constructions navales (DCN) ont affirmé que M. Takieddine avait été imposé comme intermédiaire par le ministère de la Défense, à l'époque dirigé par François Léotard.

En revanche, M. Takieddine s'est montré plus prolixe sur les contrats Sawari II et Miksa, respectivement vente de frégates et de matériel de surveillance des frontières à l'Arabie saoudite.

Devant le juge, il a déclaré avoir "joué un rôle dans la reprise des relations entre la France et l'Arabie saoudite" en 1993. Trois ans plus tard, les relations entre les deux pays se tendent lors de la première visite officielle du président Jacques Chirac. Ce dernier a "accusé l'Arabie saoudite d'avoir, à travers le contrat Sawari II, financé par les Frais commerciaux extérieurs (FCE, nom pudique des commissions) la campagne de son ami de trente ans, devenu son ennemi, Edouard Balladur", selon M. Takieddine.

En 1995, Jacques Chirac a demandé de cesser le versement de commissions liées à des contrats d'armements en raison de soupçons de rétro-commissions, avait expliqué l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin en novembre dernier. Ces rétro-commissions auraient pu alimenter la campagne présidentielle de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur, ce dont ce dernier s'est fermement défendu.

La justice considère que l'arrêt de ces commissions pourrait être une cause possible de l'attentat de Karachi, qui a coûté la vie à 15 personnes dont 11 Français travaillant sur la construction de ces sous-marins en mai 2002.

Concernant le contrat Sawari II, Ziad Takieddine explique être alors allé voir Rafic Hariri, l'ancien Premier ministre libanais, assassiné en 2005, pour lui demander d'intervenir auprès de M. Chirac, dont il était proche, pour débloquer le contrat.

M. Hariri aurait, affirme M. Takieddine, payé une partie des commissions bloquées. "Le contrat Sawari II n'a pas été changé. Il a été entièrement payé tel que signé. Je me demande en conséquence ce qu'est devenue la part des FCE qui a été 'arrêtée' et quelle destination autre elle a prise", a-t-il déclaré au juge.

Evoquant le contrat Miksa, dont la signature était prévue en février 2004, M. Takieddine affirme que le président Jacques Chirac a interdit à son ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, de signer le contrat avant d'évoquer deux réunions préparatoires avec Claude Guéant, directeur de cabinet de M. Sarkozy, et Brice Hortefeux, alors conseiller du ministre, en Arabie saoudite en octobre et novembre 2003.

L'Elysée voulait imposer une société de commercialisation de matériel militaire, la Sofresa, alors que l'Intérieur en avait une autre, Civipol.

Lorsque Dominique de Villepin a remplacé Nicolas Sarkozy place Beauvau, "l'affaire Miksa a été gelée", selon M. Takieddine. Les négociations ont repris en 2006, a-t-il ajouté.

Il précise avoir été contacté par un intermédiaire, Alexandre Djouhri, pour renouer le fil avec les Saoudiens, à la demande de Jacques Chirac. Evoquant un dîner à Genève avec M. Djouhri, ce dernier "a appelé Jacques (Chirac) et Maurice (Gourdault-Montagne, conseiller du président). Il a dit à Jacques qu'il était avec 'Zorro' et que les choses avançaient avec pas mal de difficultés", a poursuivi M. Takieddine.

L'homme d'affaires franco-libanais a dit au juge s'être "senti piégé par l'Elysée" sur cet important contrat qui n'a jamais été conclu entre les deux pays. AP
lien direct : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110916.FAP4553/karachi-takieddine-renvoie-vers-le-clan-chirac.html[/url] ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110916.FAP4553/karachi-takieddine-renvoie-vers-le-clan-chirac.html[/url])



BFM TV : [url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xl4o0p[/url]

LES DOCUMENTS TAKIEDDINE OU LA SALE VERITE DU SARKOZYSME
Edwy Plenel / Mediapart 17.08.2011
Les documents Takieddine, dont Mediapart a commencé la publication le 10 juillet, dévoilent la vérité de la présidence de Nicolas Sarkozy. Et cette vérité est sale. Ayant pour fil conducteur l’argent noir des ventes d’armes, cette documentation sans précédent dans l’histoire de la République met à nu un système dont l’intérêt financier est le seul mobile, au détriment des lois en vigueur et de la morale publique.

Ces pratiques ou ces tentations ont toujours existé, et les affaires politico-financières qui ont terni les présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac en témoignent abondamment. Mais jamais elles n’avaient été installées avec tant d’ampleur au cœur du pouvoir comme le démontrent nos révélations qui attestent la place centrale occupée par Ziad Takieddine dans le dispositif sarkozyste. Jamais elles ne s’étaient étendues à ce point jusqu’à contaminer le sommet de l’État, ses règles fonctionnelles et ses usages administratifs. Telle est la révélation des documents Takieddine : la promotion de la corruption au cœur du pouvoir exécutif.

N’ayant d’autres compétences que son rôle d’intermédiaire auprès de régimes autoritaires ou dictatoriaux qui échangent des marchés juteux contre une reconnaissance diplomatique, Mr Takieddine n’a jamais cessé d’appartenir au premier cercle qui entoure Nicolas Sarkozy depuis qu’il fit ses premières armes, en 1994-1995,

 
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sur les contrats pakistanais qui sont au cœur de l’affaire Karachi. Ce Franco-Libanais n’est pas un simple intermédiaire, mais un conseiller occulte. Il fait des notes confidentielles, conçoit la stratégie secrète, participe aux réunions dans les palais de la République, donne son avis politique, transmet ses recommandations diplomatiques, prépare les rencontres avec des chefs d’État étrangers, organise les voyages préalables, s’occupe des contacts préliminaires, traduit de l’arabe les documents ou les conversations les plus sensibles, transmet officieusement des messages officiels, etc.

Depuis le retour, en 2002, de Nicolas Sarkozy sur la scène politique nationale, cet activisme militant d’un intermédiaire en vente d’armes ne s’est jamais démenti. Via le principal collaborateur administratif de Mr Sarkozy, le préfet Claude Guéant – aujourd’hui devenu ministre de l’Intérieur après avoir été son irremplaçable directeur de cabinet comme ministre puis le Secrétaire général de l’Élysée –, Mr Takieddine n’a cessé d’occuper ce rôle clé dans la sarkozie, aussi bien auprès du ministre de l’intérieur avant 2007 qu’auprès du président de la République depuis 2007. Après le Pakistan de ses débuts, son champ d’action a notamment concerné l’Arabie saoudite, puis la Libye, mais aussi la Syrie et le Liban, son pays d’origine.

Dans chaque cas, il s’est agi de promouvoir une politique extérieure de la France complaisante sinon complice avec des régimes non-démocratiques, aujourd’hui ébranlés par le vent de liberté du 89 arabe, et notamment les pires d’entre eux, les dictatures libyenne et syrienne. Mais surtout, dans chaque cas, il s’est agi d’en profiter pour obtenir ou tenter d’obtenir des contrats sur des ventes d’armes ou sur des achats de pétrole – ce que démontreront nos prochains épisodes syrien et libyen – au détour desquels l’enrichissement notable de Mr Takieddine était garanti par des commissions dont les destinations finales se perdent dans des paradis fiscaux.

Contrairement à ce qu’on avait pu croire avec les révélations constantes de Mediapart, depuis 2008, sur l’affaire Karachi qui ont amené la justice à enquêter sur son volet financier, Mr Takieddine n’est donc pas l’homme d’une seule affaire : cette vente de sous-marins au Pakistan dans laquelle il fut imposé en 1994 comme intermédiaire par le gouvernement Balladur dans la perspective du financement de sa campagne électorale de 1995, avec un circuit de commissions passant par une société écran dont la création fut supervisée par le ministre du budget de l’époque, Nicolas Sarkozy. Il fut en vérité l’homme de toutes les opérations similaires tentées depuis 2002 par le premier cercle de l’actuel chef de l’État dont les documents en notre possession prouvent qu’elles avaient la même finalité : assurer des financements occultes en vue d’une conquête durable du pouvoir suprême qui serait la garantie d’une protection et d’une poursuite de ces pratiques illicites

Le fil noir de l’aventure Sarkozy

Les documents déjà révélés par Mediapart à propos de l’Arabie saoudite et de la Libye le confirment. En 2003, alors que Nicolas Sarkozy est ministre de l’intérieur, Ziad Takieddine a failli toucher 350 millions d’euros de commissions occultes dans le cadre d’un marché d’armement avec l’Arabie saoudite. Interrompue sur intervention de Jacques Chirac, alors président de la République, cette négociation était secrètement conçue par celui que Ziad Takieddine nomme alors « le patron » et dont il n’était que l’exécutant : Nicolas Sarkozy. Le montage prévu afin de cacher les circuits financiers occultes passait par « les décisions suivantes du patron », écrit Mr Takieddine : la création d’une « nouvelle structure complètement dépendante de son ministère » qui, en assurant « le rôle de Conseil du Projet », « sera capable de couvrir le sujet “sensible” par le biais de ses honoraires ».

Ce sujet sensible n’est autre que le versement de commissions pour lesquelles un échéancier avait été prévu par Ziad Takieddine sur le même modèle que celui déjà utilisé en 1994 pour un contrat de ventes de frégates militaires à l’Arabie saoudite. Ce précédent contrat avait été validé par le ministre du budget de l’époque qui n’était autre que Nicolas Sarkozy. Mr Takieddine finira par toucher 91 millions d’euros de commissions sur ce marché. S’agissant de la tentative avortée de 2003, on retrouve donc les mêmes personnages, le même ministre, passé du budget à l’intérieur, et le même intermédiaire professionnel, sinon personnel.

Les notes Takieddine qui détaillent le montage financier prévu sont destinées à l’entourage direct de Nicolas Sarkozy, essentiellement son conseiller Brice Hortefeux, devenu ensuite ministre délégué aux collectivités locales, et son directeur de cabinet, le préfet Claude Guéant. Elles évoquent, dans un euphémisme transparent, lettre capitale comprise, « le Système voulu ». Elles mentionnent une « couverture/parapluie sur place » qui serait « indispensable pour permettre une “assurance” de résultat ». Enfin et surtout, elles mentionnent une « Banque d’Affaires du P. » dont le rôle financier paraît décisif : « Il sera utile lors de la prochaine visite de préparation ultime de confirmer la signature avec la Société, représentée par la Banque d’Affaires du P., du contrat en votre possession suivant le schéma approuvé », écrit ainsi Mr Takieddine aux collaborateurs directs de Mr Sarkozy, le 23 octobre 2003.

Les mêmes enjeux financiers occultes sont présents dans le dossier libyen, tel que le dévoilent les documents Takieddine. Ce dernier fut l’instrument direct du rapprochement privilégié avec Mouammar Kadhafi, entrepris dès 2005 par Nicolas Sarkozy via son bras droit, Claude Guéant. L’incongruité de la réception fastueuse du dictateur à Paris fin 2007, à l’invitation personnelle du président de la République nouvellement élu, trouve ici son fin mot : après la libération des infirmières bulgares, marché symbolique qui masquait les marchés financiers, c’était en quelque sorte une bonne manière faite à un partenaire en affaires.

Entravée de nouveau par la cohabitation conflictuelle avec Jacques Chirac, cette offensive libyenne aboutira à au moins un contrat d’armement : la livraison au régime libyen de matériel de guerre électronique offrant « une solution inviolable au système d’espionnage anglo-américain ». Mr Takieddine touchera 4,5 millions d’euros de commissions sur ce marché. Auparavant, il aura cornaqué, dans leurs déplacements discrets en Libye, MMrs Hortefeux et Guéant, préparant leurs voyages et leur donnant des recommandations précises.

Des guillemets aussi symboliques qu’énigmatiques accompagnent la mention dans ses notes de l’enjeu « commercial » de ces visites de deux représentants personnels de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur : « Le “contenu”, ainsi formulé, prendra en compte les sensibilités du pays, créant ainsi un “partenariat” qui permettra la réalisation de l’objectif commercial. (…) Il est indispensable que le volet “commercial” de la visite ne soit pas mis en avant par les préparatifs officiels. Seulement comme un point important dans le cadre des “échanges” entre les deux pays dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. » Ainsi donc la valse des millions qui, pour Ziad Takieddine, avait commencé, en 1994, avec les commissions sur la vente de sous-marins au Pakistan – il est soupçonné d’avoir touché sur ce contrat l’équivalent de 33 millions d’euros – n’a cessé de continuer après le retour au gouvernement en 2002 de Nicolas Sarkozy, ce « patron » du marchand d’armes qui allait devenir, en 2007, président de la République française.

Plus de 5 000 documents incontestables

L’affaire Karachi est au cœur d’une histoire passée : le financement occulte en 1995 de la campagne d’Edouard Balladur dont Nicolas Sarkozy était le plus ferme soutien et qui fut finalement vaincu par son rival à droite, Jacques Chirac. En revanche, les documents Takieddine sont au centre d’une histoire actuelle : l’élection en 2007 de l’actuel président de la République qui, jusqu’à preuve du contraire, entend bien être de nouveau candidat en 2012 pour se succéder à lui-même. La première est aux mains de la justice, deux juges d’instruction étant chargés d’enquêter sur son volet financier, Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire. Mais on serait étonné que les seconds ne suscitent pas leur curiosité, Mr Takieddine faisant office de trait d’union financier entre les campagnes présidentielles de 1995 et de 2007.

La situation créée par nos révélations est totalement inédite. En général, les investigations des journalistes accompagnent des curiosités judiciaires, avec plus ou moins de distance ou de bonheur. Mediapart, de l’affaire Karachi jusqu’à l’affaire Tapie, en passant par celle des Caisses d’Épargne, sans compter bien d’autres révélations ponctuelles, a déjà prouvé qu’il n’entendait pas s’y limiter. Comme celle de la presse, l’indépendance de la justice est une bataille quotidienne qui suppose le renfort de médias libres, capables de dévoiler des réalités insoupçonnées par les juges eux-mêmes. Dans le cas qui nous occupe, Mediapart est en possession de plus de 5 000 documents incontestables qui, pour l’heure, ne sont entre les mains d’aucun magistrat et ne font donc partie d’aucune procédure judiciaire.

Jamais un organe d’information ne s’est trouvé ainsi détenteur d’une telle somme de secrets dévoilant sur une longue durée les combines d’un marchand d’armes et son ascension au cœur du pouvoir politique. C’est en quelque sorte le journal de bord d’un triple personnage, à la fois conseiller occulte, intermédiaire sulfureux et financier de l’ombre. Aucun des documents déjà révélés par Mediapart n’a été réfuté ou contredit. Sollicités, les protagonistes, quand ils veulent bien nous répondre, ne les contestent d’ailleurs pas. Il va de soi, enfin, que nous veillons à n’exploiter, dans cette masse de documents, que ce qui est d’intérêt public, en écartant tout ce qui pourrait relever de la vie privée.

La richesse exceptionnelle de ce matériau explique sans doute la lenteur de son cheminement dans l’espace public. Il faut du temps pour en prendre connaissance, l’assimiler et l’analyser, tout comme il nous faut du temps pour le trier et le traiter. Mais, à mesure que se poursuivront nos révélations, nul doute que les questions d’ores et déjà posées, notamment par le Parti socialiste et par le Parti de gauche, seront de plus en plus relayées par une opposition qui prendra la mesure de l’extrême gravité des faits révélés. Pour aider à cette prise de conscience, nous mettrons progressivement ces documents en ligne, dans les semaines à venir, sur notre site documentaire FrenchLeaks où ils seront en accès libre.

Quant aux très faibles ou trop rares reprises de ces informations d’intérêt public par une grande part des médias français, nos lecteurs savent que l’entêtement finit toujours par payer, comme ce fut le cas, certes plus rapidement, avec nos révélations l’été dernier sur l’affaire Bettencourt qui furent d’abord boudées ou ignorées. S’il fallait une nouvelle preuve de l’état inquiétant de notre univers médiatique, en termes d’audace éditoriale et d’indépendance politique, ces lenteurs suffiraient à l’apporter. La place occupée par l’actuel patron éditorial du Figaro, Etienne Mougeotte, dans le dispositif relationnel de Ziad Takieddine ne fait que souligner une réalité qui les dépasse tous deux : le fait sans précédent dans une démocratie digne de ce nom qu’un grand quotidien soit non seulement la propriété d’un élu notable du parti au pouvoir, mais surtout celle d’un marchand d’armes vivant de la commande publique. Le sénateur UMP Serge Dassault n’est rien sans l’État français, son principal client auquel il vend sans concurrence ni transparence ses avions de combat, voire ses drones comme l’illustre un contrat récent imposé par le pouvoir à nos armées malgré leurs réticences.

C’est l’affaire des journalistes, ceux du Figaro compris, de ne pas accepter la corruption de leur profession induite par ces conflits d’intérêts qui, hélas, existent aujourd’hui dans la plupart des grands médias privés, propriétés d’industriels ou de financiers extérieurs aux métiers de l’information. Et c’est l’affaire de tous les citoyens de faire en sorte que la campagne présidentielle de 2012 porte la question centrale d’une libération de la presse française de toutes ces sujétions qui minent sa vitalité et ruinent son intégrité. Dans cette attente, Mediapart continuera d’illustrer, avec ses faibles moyens mais aussi sa grande détermination, l’indispensable rôle d’alerte et d’éveil démocratique d’une presse libre.

S’il est honnête et rigoureux, le travail est toujours récompensé : de même qu’en juillet 2010, nombre de médias n’avaient pas fait état des décisions de justice nous donnant raison dans la diffusion des enregistrements Bettencourt, le désistement soudain de Claude Guéant dans l’action judiciaire qu’il avait spectaculairement engagée à notre encontre en novembre 2010 est presque passé inaperçu, tout comme la mise en examen de Xavier Bertrand à notre demande pour ses propos diffamatoires qualifiant nos méthodes de « fascistes ». Il en ira de même avec les documents Takieddine : tôt ou tard, ils seront au cœur du débat public, tout simplement parce qu’ils dévoilent la corruption aujourd’hui installée au cœur du pouvoir. Une corruption qui ronge la République, mine ses valeurs et discrédite ses principes.

La corruption au cœur du pouvoir

En 1992, dans un ouvrage qui fit date, l’universitaire Yves Mény définissait en termes forts parce que simples et clairs la corruption : « Par définition, la corruption est un échange occulte, secret qui permet d’accéder à des ressources que le respect des règles et procédures n’aurait pas permis d’obtenir ou aurait rendu aléatoires. » Nous y sommes, évidemment. La Corruption de la République, sujet et titre de l’ouvrage de Mr Mény, paru chez Fayard, n’est évidemment pas nouvelle, facilitée et aggravée, soulignait-il déjà, par l’absence de transparence et la concentration du pouvoir. Mais la corruption au cœur de la République, comme installée à demeure et avec tant d’impudeur, c’est de l’inédit.
Ici, la corruption générale des règles administratives entraîne une corruption insidieuse des mœurs politiques. À l’argent sale obtenu de dictatures opprimant et réprimant leurs peuples s’ajoute le mépris total de la loi et des règlements, comme de ceux qui en sont les gardiens ou les instruments. Témoignant d’une diplomatie parallèle qui piétine allègrement les fonctionnaires du Quai d’Orsay, les documents Takieddine prouvent que le pouvoir était prêt à négocier au mépris du droit le sort judiciaire du bras droit de Kadhafi, Abdallah Senoussi, responsable, entre autres massacres, de l’attentat contre le DC10 d’UTA qui fit 170 victimes.

Ils prouvent aussi, de façon incontestable, que Ziad Takieddine, résident fiscal français et personnalité connue du sommet de l’État, ne paye pas d’impôts. Malgré une fortune évaluée à 97,2 millions d’euros dont plus de 40 millions sont localisés en France, il ne verse rien pour l’intérêt général, zéro centime, défiant avec constance la loi fiscale sans laquelle il n’y aurait pas de budget de la Nation, et donc pas d’État. Et il le fait alors même que c’est grâce à cet État qu’il s’est enrichi, en touchant les commissions que sa place auprès de Nicolas Sarkozy, ministre puis président de la République, lui a permis d’obtenir.

Sommes-nous toujours en République ? On en douterait sincèrement au constat que cette information aussi stupéfiante qu’indiscutable n’a, jusqu’à aujourd’hui, suscité aucun commentaire des ministres directement concernés, ceux des finances et du budget, François Baroin et Valérie Pécresse. On en doute assurément quand l’on constate que Ziad Takieddine n’a cessé de fréquenter des ministres du budget, de Nicolas Sarkozy lui-même à Jean-François Copé qui est non seulement son ami mais aussi son débiteur, comme l’atteste la comptabilité du marchand d’armes. On en doute définitivement quand l’on découvre, parmi d’autres hauts fonctionnaires, un ancien directeur du budget sous les gouvernements de droite parmi les invités très choisis du dîner festif organisé par Ziad Takieddine quatre jours après la victoire de la droite aux législatives de 2002.

S’efforçant de classer la corruption par catégories de dangerosité, le politologue Yves Mény mettait en haut de l’échelle cette « situation beaucoup plus grave où quelques décideurs publics, par l’importance des décisions financières et économiques qu’ils prennent, sont à même de déterminer le mode et le type de rapports qu’entretient l’administration avec le secteur privé ». Dès lors, poursuivait-il, « au sein de l’État de droit se crée ainsi un club, une “société mafieuse” avec ses codes et ses règles de conduite, ses rétributions et ses sanctions ». Il faut donc croire que, là aussi, nous y sommes.

La mafia comme métaphore politique

Car ce qui frappe dans la masse des documents Takieddine, albums photos compris, c’est la présence constante d’un cercle très fermé de proches de Nicolas Sarkozy. On y trouve d’abord le conseiller de toujours, l’ami et serviteur indéfectible, Brice Hortefeux, dont on sait qu’il se prépare à organiser la future campagne présidentielle. Puis deux autres proches issus du terrain de jeu initial, la ville de Neuilly-sur-Seine et le département des Hauts-de-Seine : Thierry Gaubert, qui, comme Mediapart l’a raconté dès 2008, est impliqué dans un scandale immobilier lui valant aujourd’hui d’être en instance de jugement à Nanterre, notamment pour escroquerie, et Dominique Desseigne, qui n’est pas seulement le patron du Fouquet’s mais surtout celui du groupe Barrière dont les casinos règnent sur presque tout le territoire national.

Enfin, deux autres personnages complètent ce tableau presque intime. Le premier est Jean-François Copé, dont on comprend mieux en découvrant les documents Takieddine la confiance présidentielle qui lui vaut d’être aujourd’hui à la tête de l’UMP. Le second est Claude Guéant qui, avant de devenir ministre de l’intérieur fin 2010, fut considéré comme le numéro deux de la République, secrétaire général de l’Élysée prenant le pas sur le premier ministre et son gouvernement au mépris de tous les usages. Ziad Takieddine est donc éminemment proche de ces cinq personnalités essentielles dans le dispositif politique de Nicolas Sarkozy. Et quand il n’invite pas ou ne régale pas les uns, il abreuve de notes ou de conseils les autres. Autrement dit, il fait lui aussi partie du clan, ou du « club » pour reprendre Mr Mény. De ce premier cercle qui entoure « le patron ».

L’Italie, qu’ont beaucoup fréquentée les politologues qui, comme Yves Mény, ont étudié la corruption de nos républiques, a eu la chance d’avoir, avec Leonardo Sciascia, un écrivain sicilien qui n’avait pas peur de la mafia au point d’en faire le matériau de son œuvre. Dans une note qui clôt Le Contexte, un roman de 1971 porté à l’écran par Francesco Rosi sous le titre Cadavres exquis, il confie avoir imaginé « un pays où n’avaient plus cours les idées, où les principes – encore proclamés et célébrés – étaient quotidiennement tournés en dérision », un pays « où le pouvoir seul comptait », pouvoir, ajoutait-il, qui, « de plus en plus et graduellement, prend la forme obscure d’une chaîne de connivences, approximativement la forme de la mafia ».

Aussi provocante soit-elle, cette métaphore politique de la mafia ne s’en impose pas moins à la lecture des documents Takieddine. Tant ils offrent clairement le tableau d’une chaîne de connivences dont le pouvoir est le seul enjeu, et l’argent le seul ressort. D’un monde d’intérêts aussi féroces qu’égoïstes où la loi est bafouée, et la République déshonorée. S’interrogeant en 1979, dans La Sicile comme métaphore, sur la persistance culturelle de la mafia dans sa Sicile natale, Leonardo Sciascia reprochait aux partis de gauche d’avoir trop déserté « l’exercice de l’opposition, et donc de la dénonciation, une fonction salutaire et capitale dans une démocratie ». « Une vraie révolution culturelle en Sicile ne sera pas possible tant qu’il n’y aura pas une bonne opposition », concluait l’écrivain.

Il en va aujourd’hui pour notre France sous Sarkozy comme de la Sicile de Sciascia. Devenu une île sous cette présidence, car de plus en plus coupé du monde et des autres, offrant le spectacle d’une déchéance morale en son sommet, où la xénophobie officielle sert de diversion aux corruptions essentielles, notre pays a en effet urgemment besoin d’une bonne opposition. D’une opposition qui n’ait pas peur d’affronter cette chaîne de connivences qui, désormais, s’étend à l’abri des institutions de la République.
lien direct : [url]http://www.mediapart.fr/journal/france/040811/les-documents-takieddine-ou-la-sale-verite-du-sarkozysme[/url] ([url]http://www.mediapart.fr/journal/france/040811/les-documents-takieddine-ou-la-sale-verite-du-sarkozysme[/url])




Mise d'une partie de l'article sous spoiler
Tyger je t'envoie un MP  :fleur2:
RN
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: Bobleflingueur le 21 septembre 2011 à 18:02:46
Nicolas Bazire en garde à vue...  :super:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 22 septembre 2011 à 20:37:25
Cette fois-ci, je crois que son compte est bon ! Encore meilleur que les diams de Giscard !

La presse a l'air de lâcher son maître, pareil pour la télé,  il reste quelques maigres miettes de Tristane Banon, Guerini, mais le grand truc c'est les valises ! Entre soutenir NS et sauver son cul, le choix est vite fait.

Sarko en train de faire le con devant la statue de la Liberté, la ramener à l'ONU, le futur Kévin Sarkozy, la Lybie, Palestine élevé au statut d'un deuxième Vatican, DSK, le satellite UARS qui va nous tomber sur le coin de la gueule, tout le monde s'en fout !

Si le Figaro met cette histoire à la Une demain, on saura qu'il est cuit ! Il lui restera que Nadine Morano, et encore ce n'est pas sûr...

Bientôt les primaires à l'UMP !
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: syberia3 le 22 septembre 2011 à 20:58:17
J'aimerais être aussi optimiste que toi Oblomov :merci:mais j'ai bien peur qu'il réagisse en animal blessé et nous le fasse payer très cher . Mais ça fait du bien de lire ton enthousiasme .
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: timbur le 23 septembre 2011 à 02:17:26
Citer
Si le Figaro met cette histoire à la Une demain, on saura qu'il est cuit ! Il lui restera que Nadine Morano, et encore ce n'est pas sûr...

Denisot à Morano hier soir, en substance : "on a appelé beaucoup de monde pour réagir, vous êtes la seule qui ayez accepté de venir"...

Xavier Bertrand va en faire une jaunisse.

D'autant qu'elle n'a pas eu de chance : elle est tombée sur un avocat qui gueule plus fort qu'elle.
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 23 septembre 2011 à 06:00:21
Il semble que ça serait Hortefeux derrière les "fuites" du dossier qui affirment que NS n'est mentionné nulle part.
Recapitulons :

1. Sarko ignorait tout de la vente
2. Tout en ignorant tout, il s'opposait à la dite vente
3. En tant que ministre du budget il ignorait tout de la socièté Heine
4. Édourd Balladur n'est qu'une vague connaissance
5. À la différence de Tristane Banon et Nafissatou Diallo, Hélène de Yougoslavie et l'ex-Mme Takieddine ne sont que les harpies rancunières et menteuses
6. C'était bien la peine de sauver la Lybie, le Palestine, l'euro, faire un gosse et tout le bastringue pour être emmerdé par une fable pareille !
7. Non, mais !
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: raja le 23 septembre 2011 à 09:28:59
hier sur canal+ morano la brailleuse et l'avocat des familles, c'était pétage de câble et menace de procès :taistoi:

voir les vidéo sur le post, c'est folklo  http://www.lepost.fr/article/2011/09/22/2596320_karachi-nadine-morano-vs-olivier-morice-ca-clashe-au-grand-journal.html (http://www.lepost.fr/article/2011/09/22/2596320_karachi-nadine-morano-vs-olivier-morice-ca-clashe-au-grand-journal.html)
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 23 septembre 2011 à 09:41:04
Si l'UMP souhaitait que Sarko perde en 2012 elle s'y prendrait pas autrement. Le seul porte-parole plus inepte que Frédéric Lefebvre est sans doute Nadine Morano !
(http://s2.postimage.org/ztq5qsro/afida_morano.jpg) (http://postimage.org/image/ztq5qsro/)
Je commence à croire qu'ils espèrent laisser la main pour mieux rebondir en 2017 ; sinon comment expliquer la sortie de Fillon sur la retraite "à l'Allemande" à 67 ans ?

Sont-ils capables de calculer à si longue terme ? J'en doute. Ils sont donc d'une connerie insondable.

Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 23 septembre 2011 à 10:11:08
De mieux en mieux !
C'est génial, tout le monde écoute tout le monde ! (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110923.OBS0945/karachi-les-justifications-telephonees-d-hortefeux.html)
Brucie aurait téléphoné à Gaubert parce qu'il faisait du souci pour son ami, qui ne se sentait pas bien ! Manque de pot, il était en garde à vue à ce moment précis ; comble de malchance, les flics avaient oublié de prendre son portable !
Encore moins convaincant que son histoire d'Auvergnat. Puisqu'on est dans les "fables" il faut dire que Huertafuego n'est pas vraiment ceinture noire de la fabulation.

Ensuite le Monde a pu connaître le contenu de son appel, (celui de BH) ainsi qu'un autre concernant Hélène de Yougoslavie qui "balançait" (sic) sans parler du contenu du dossier de van Ruymbeke, que tout le monde semble connaître.
Quel bordel !
Ils font exprès ?
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: Bobleflingueur le 23 septembre 2011 à 10:16:34
Cela vire au gag !!!

Mais je pense qu'ils n'ont plus le soutien des hauts fonctionnaires qui en "plein le ---" !!!!

C'est reparti comme pour bettencourt je pense !!! :super: :super: :super:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 23 septembre 2011 à 10:18:57
tiens donc pourquoi tant d'attention sur le sujet ? y aurait-il des affaires en cours qui mériteraient d'assurer ses arrières ?

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L'Elysée surveille de près les nominations judiciaires
22 septembre 2011 14:19, Le Monde

Il y a des jours où le métier de garde des sceaux est fatigant. Michel Mercier a officiellement saisi, mercredi 21 septembre, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) d'une liste de cinq procureurs généraux sur lesquels il réclame un avis.

Il s'agit de postes sensibles, pour de hauts magistrats qui vont rester en place pendant sept ans, et qui ont fait l'objet de courtoises, mais intenses négociations depuis le printemps.
 [Article complet : lemonde.fr ([url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/09/22/l-elysee-surveille-de-pres-les-nominations-judiciaires_1575827_823448.html[/url])]



non je dois être parano sans doute, que des "faits divers" un peu plus conséquents que d'hab'...


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[revue de presse] - [107] - [jeudi 22 septembre 2011] - [L'Elysée fébrile] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/09/revue-de-presse-107-jeudi-22-septembre.html[/url])

([url]http://1.bp.blogspot.com/-kABHyBa0rWo/Tnt8NLtnolI/AAAAAAAAClo/MEzNJzRIKEk/s400/398369385.jpg[/url])

1 / NICOLAS BAZIRE MIS EN EXAMEN

AFFAIRE KARACHI : LE PRESIDENT EST-IL EN DANGER ?
JDD

"Thierry Gaubert, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen mercredi soir pour recel d'abus de biens sociaux dans l'enquête sur l'affaire Karachi.

Nicolas Bazire, ancien directeur de campagne d'Edouard Balladur et autre proche de Nicolas Sarkozy, a été également mis en examen jeudi,  pour complicité d'abus de biens sociaux et laissé en liberté sans contrôle judiciaire dans le volet financier du dossier Karachi.

Le juge Renaud van Ruymbeke enquête sur un éventuel financement occulte de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995 (dont le porte-parole de campagne était Nicolas Sarkozy), par le biais de rétrocommissions versées dans le cadre de contrats d'armement, mises en lumière dans l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002."
lien direct :
[url]http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Nicolas-Bazire-a-ete-mis-en-examen-393653/?from=headlines[/url] ([url]http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Nicolas-Bazire-a-ete-mis-en-examen-393653/?from=headlines[/url])




BFM TV / DEBAT C.REGNARD ET FABRICE LHOMME
[url]http://www.youtube.com/v/kCgV4riY3ug?version=3&amp;hl=fr_FR[/url]

Autres articles :
- KARACHI, DE L'ATTENTAT A L'AFFAIRE POLITICO-FINANCIERE ([url]http://www.ladepeche.fr/article/2011/09/21/1173475-de-l-attentat-a-l-affaire-politico-financiere.html[/url]), La dépêche
- AVEC BAZIRE ET GAUBERT, LA JUSTICE TOUCHE AU "PREMIER CERCLE SARKOZYSTE ([url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/09/21/karachi-avec-bazire-et-gaubert-la-justice-touche-au-premier-cercle-sarkozyste_1575647_823448.html[/url]), Le Monde

2 / LA RÉACTION DE L’ÉLYSÉE
([url]http://2.bp.blogspot.com/-QQqDdtXd1Xg/TntrNOlTm1I/AAAAAAAAClg/JrCAx_M9liQ/s1600/elysee.jpg[/url])

SARKOZY SE DIT ETRANGER A L'AFFAIRE
Europe1

"L'étau semble se resserrer autour du chef de l'Etat dans l'enquête sur le volet financier de Karachi puisque deux de ses proches sont désormais mis en examen . Mais la présidence de la République réfute jeudi, dans un communiqué diffusé en début d'après-midi ([url]http://www.elysee.fr/president/les-actualites/communiques-de-presse/2011/communique-de-la-presidence-de-la-republique.12051.html[/url]), tout lien entre Nicolas Sarkozy et le financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur en 1995. Et dénonce "calomnie et manipulation politicienne" dans ce dossier.

Sarkozy "n'a pas dirigé la campagne" de Balladur

Dans ce communiqué, l'Elysée assure que le chef de l'Etat n'a "jamais exercé la moindre responsabilité dans le financement de cette campagne", dont il était le porte-parole, et que son nom "n'a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier". "M. Nicolas Sarkozy n'a jamais dirigé la campagne de M. Edouard Balladur", ajoute le document officiel.

Nicolas Sarkozy se redit par ailleurs "totalement étranger" au dossier de financement illégal de la campagne de Balladur par d'éventuelles rétrocommissions provenant de contrats de ventes d'armes.

François Fillon a pour sa part dénoncé jeudi dans un communiqué les "attaques insidieuses et calomnieuses" dont Nicolas Sarkozy est, selon lui, "la cible" à travers l'affaire Karachi. Le Premier ministre, "attaché au bon fonctionnement de nos institutions, invite les Français à rejeter les insinuations et les spéculations malveillantes qui entourent le déroulement des enquêtes", précise le communiqué, ajoutant que "l'affrontement politique n'autorise pas tout".

Bazire nie toute implication

Après Thierry Gaubert, ancien conseiller du président, Nicolas Bazire, un autre de proche de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen jeudi dans l'enquête sur une possible corruption politique lors de l'élection présidentielle de 1995.

Nicolas Bazire lui-même a fait part de son "absence totale d'implication", dans la signature de contrats d'armement au coeur de l'enquête, a déclaré son avocat Jean-Yves Liénard. "Aucun témoin ou mis en examen n'a une seule fois parlé de Nicolas Sarkozy, qui est totalement absent du dossier", a par ailleurs affirmé Me Liénard.

L'opposition socialiste a souligné jeudi les liens étroits entre Nicolas Sarkozy et plusieurs personnes mises en cause dans l'enquête sur l'attentat anti-français commis en 2002 à Karachi au Pakistan. Harlem Désir, premier secrétaire par intérim du Parti socialiste, a estimé jeudi que les mises en examen de Thierry Gaubert et Nicolas Bazire étaient "la marque d'une inacceptable déliquescence morale du clan au pouvoir"

lien direct : [url]http://www.europe1.fr/France/Sarkozy-se-dit-etranger-a-l-affaire-Karachi-731629/[/url] ([url]http://www.europe1.fr/France/Sarkozy-se-dit-etranger-a-l-affaire-Karachi-731629/[/url])

EUROPE 1 / BERNARD CAZENEUVE / RAPPORTEUR DE LA MISSION PARLEMENTAIRE SUR L'ATTENTAT DE KARACHI
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xl8ev8[/url]

AFFAIRE DE KARACHI : CE QUE L'ELYSEE NE DIT PAS
Le monde, Samuel Laurent
"L'Elysée est sorti du silence dans l'affaire de Karachi. Un communiqué urgent a été publié, jeudi 22 septembre, par la présidence, pour démentir tout lien entre cette affaire et Nicolas Sarkozy, dont deux très proches, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert, sont entendus par la justice.

Mais ce que ce communiqué affirme est en grande partie infirmé par des pièces du dossier ou des révélations de presse. Revue de détail.

"M. Sarkozy n'a jamais dirigé la campagne de M. Balladur."

Effectivement, Nicolas Sarkozy n'a pas dirigé cette campagne. C'est Nicolas Bazire qui occupait ce poste. M. Sarkozy, alors ministre du budget et de la communication, était porte-parole.

"Il n'a jamais exercé la moindre responsabilité dans le financement de cette campagne. Il en était le porte-parole."

La deuxième affirmation est plus discutable. L'actuel chef de l'Etat n'était pas seulement le porte-parole. Il jouait un rôle de premier plan dans cette campagne, comme nous l'avions montré en novembre 2010. Avec Nicolas Bazire, il était le conseiller politique le plus écouté du candidat Balladur. Le journal Les Echos écrivait à l'époque : "Depuis qu'il s'est déclaré candidat, Edouard Balladur réunit chaque semaine un comité politique. Quatre hommes y siègent systématiquement : Nicolas Sarkozy, Charles Pasqua, François Léotard et François Bayrou."

"S'agissant de l'affaire dite de 'Karachi', le nom du chef de l'Etat n'apparaît dans aucun des éléments du dossier."

Cette affirmation est factuellement fausse. Le site Mediapart a publié un article montrant (lien payant), pièces à l'appui, que le nom de Nicolas Sarkozy apparaît bel et bien dans la procédure judiciaire en cours.

En tant que ministre du budget, il a autorisé la création de Heine, une société écran luxembourgeoise dont le rôle était de faire transiter les commissions sur les ventes de sous-marins et de frégates au Pakistan et à l'Arabie saoudite. Il est donc déjà cité à ce titre, notamment par un rapport de la police luxembourgoise, qui précise que "les accords sur la création (de Heine) semblaient venir directement de M. le Premier ministre Balladur et M. le ministre des finances Nicolas Sarkozy".

Ces commissions, versées notamment à Ziad Takieddine, sont soupçonnées d'avoir donné lieu à des rétrocommissions, un retour d'une partie de l'argent en France, où il aurait financé la campagne de M. Balladur. M. Takieddine est, de plus, un proche de l'entourage du chef de l'Etat, et a été reçu à l'Elysée depuis 2007.

Enfin, comme le relève sur Twitter le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, l'un des enquêteurs dans cette affaire, il est étrange que l'Elysée et Nicolas Sarkozy, qui ne sont pas parties civiles et n'ont donc en principe pas accès au dossier judiciaire, sachent ce qu'il contient.

Interrogé sur cette question par Arnaud Leparmentier, du Monde, l'Elysée se contente d'un laconique : "on lit l'AFP". Visiblement agacé, l'entourage présidentiel évoque : "la théorie de l'amalgame, on connait. C'est des vieilles méthodes trotskistes". Et accuse : "on ne va pas se faire donner des leçons par des gens mis en cause dans l'affaire Dsk ou du sang contaminé". Allusions transparentes à François Hollande et Laurent Fabius.

"Il n'a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier. Il y est donc totalement étranger."

Là encore, l'affirmation est fausse. Nicolas Sarkozy a été cité à plusieurs reprises dans l'affaire. Notamment car il a fait l'objet, comme d'autres dirigeants de la majorité, de lettres de chantage adressées par un ancien dirigeant de Heine, Jean-Marie Boivin. Celui-ci aurait cherché à obtenir des compensations financières, au moyen de missives menaçant de "faire des révélations".

Un dirigeant de la Direction des constructions navales (DCN), M. Menayas, a témoigné devant le juge Van Ruymbeke que M. Boivin "envoyait des courriers d'abord à l'entreprise, puis à des responsables de l'Etat français, voire à M. Sarkozy lui-même avant qu'il ne soit président". Il réclamait huit millions d'euros.

M. Boivin aurait, selon le témoignage de M. Menayas, reçu, en 2006, la visite d'agents de la DGSE, les services de renseignement français. Ces hommes, qui l'auraient menacé physiquement, auraient été envoyés par l'actuel chef de l'Etat, aurait affirmé M. Boivin à M. Menayas.

"D'autant plus qu'à l'époque où il était ministre du budget, il avait manifesté son hostilité à ce contrat comme cela apparaît dans les pièces de la procédure."

Cet élément fait référence à un article du Figaro, paru le 30 novembre 2010. Il expliquait, citant "le compte rendu d'une réunion ministérielle tenue le 29 juin 1994, classé secret défense", que des fonctionnaires du budget, que dirigeait M. Sarkozy - mais non le ministre de l'époque lui-même - avaient exprimé leurs réticences à la signature de ces contrats.

Autre question : ce communiqué s'éloigne quelque peu d'une autre déclaration de Nicolas Sarkozy devant des journalistes, en juin dernier. Comme l'avait rapporté le correspondant du Monde auprès de l'Elysée, M. Sarkozy avait alors expliqué : "J'ai jamais été ministre de la Défense, je suis pas au courant des contrats de sous-marins négociés à l'époque avec un président qui s'appelle M. Mitterrand, (...) en tant que ministre du Budget, je n'ai jamais eu à en connaître ni de près ni de loin." Comment M. Sarkozy a-t-il pu "manifester son hostilité" à un contrat qu'il n'a, selon lui, '"jamais eu à connaître de près ou de loin" ?

Quoi qu'il en soit, il apparaît bel et bien que, hostile ou non à ce contrat, M. Sarkozy a autorisé, en tant que ministre du budget, la création de Heine. Et, encore une fois, il paraît étonnant que l'Elysée se targue de savoir ce qui apparaît ou non dans les pièces de procédures, auxquelles il n'a normalement pas accès."
lien direct : [url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/09/22/affaire-de-karachi-ce-que-l-elysee-ne-dit-pas_1576164_823448.html[/url] ([url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/09/22/affaire-de-karachi-ce-que-l-elysee-ne-dit-pas_1576164_823448.html[/url])

BFM TV / MORANO DEFEND SARKOZY
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xl8puj[/url]

AFFAIRE TAKIEDDINE : LES MENSONGES DE L'ELYSEE
Fabrice Arfi, Mediapart
"Au lendemain de la mise en cause par le juge Renaud Van Ruymbeke de deux intimes de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Takieddine/Karachi, l'Elysée a publié, ce jeudi, un communiqué pour tenter d'éloigner l'incendie judiciaire qui menace aujourd'hui la présidence de la République.

« S'agissant de l'affaire dite de “Karachi”, le nom du chef de l'Etat n'apparaît dans aucun des éléments du dossier. Il n'a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier », affirment les services de la présidence.
Ces deux petites phrases posent un double problème.

Primo, dans une République où la Constitution garantit la séparation des pouvoirs — notamment politique et judiciaire —, comment l'Elysée peut, de manière aussi péremptoire, assurer que « le nom du chef de l'Etat n'apparaît dans aucun des éléments du dossier » ou qu' « il n'a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier » ? Nicolas Sarkozy n'est ni mis en examen ni partie civile dans cette affaire ; en théorie, il n'a donc pas accès à la procédure.

Secundo, ce que l'Elysée assure, de manière aussi péremptoire, est un mensonge. Oui, Nicolas Sarkozy est désigné par plusieurs témoins et plusieurs documents dans le dossier du juge Van Ruymbeke.

Comme nous l'avons rapporté avec mon confrère Karl Laske dans un article publié hier, un document, saisi par la police française en 2007 au siège de la Direction des constructions navales (DCN), puis par la police luxembourgeoise en 2009 au siège d'une fiduciaire, fait mention en toutes lettres de la participation fin 1994 de Nicolas Sarkozy dans la constitution, au Luxembourg, d'une société écran dela DCN, baptisée Heine, par laquelle ont transité les commissions occultes de l'une des ventes d'armes aujourd'hui dans le viseur des juges. Nicolas Sarkozy était alors le ministre du budget du gouvernement Balladur.

HEINE
[url]http://www.scribd.com/doc/43854989/HEINE[/url] ([url]http://www.scribd.com/doc/43854989/HEINE[/url])

Dans un rapport de synthèse du 19 janvier 2010, la police luxembourgeoise écrira d'ailleurs : « Un document (...) fait état de l'historique et du fonctionnement des sociétés Heine et Eurolux (société jumelle de Heine, NDLR). Selon ce document, les accords sur la création des sociétés semblaient venir directement de M. le Premier ministre Balladur et de M. le ministre des Finances Nicolas Sarkozy.»

Un projet de lettre de François Léotard, alors ministre de la défense, dont Mediapart avait déjà fait état, laisse ensuite apparaître que Nicolas Sarkozy a bien été associé, toujours en tant que ministre du budget, aux arrières-plans financiers des marchés d'armement en cause.

Leotard Sarko
[url]http://www.scribd.com/doc/43846353/Leotard-Sarko[/url] ([url]http://www.scribd.com/doc/43846353/Leotard-Sarko[/url])

Plusieurs témoins, entendus ces derniers mois par la police ou par les juges, ont également évoqué le rôle crucial du ministre du budget dans la validation des plans de financement des marchés d'armement, lesquels comprennent les versements des commissions — fussent-elles occultes.

Ancien directeur financier de la DCN-I, branche commerciale de la DCN, Gérard-Philippe Menayas a ainsi déclaré en novembre 2009 dans le cabinet du juge Trévidic (en charge du volet criminel de l'affaire Karachi) : « Je précise qu'un plan de financement d'un contrat comme le contrat Agosta comportait toutes les données, y compris les frais commerciaux (euphémisme qui désigne les commissions occultes, Ndlr). Or, ce plan de financement était soumis aux autorités de tutelle, c'est-à-dire au ministre de la défense lui-même, au ministre du budget et à la Coface qui garantissait. De ce fait, des exigences hors-normes (les commissions suspectes, Ndlr) avaient toutes les chances d'être refusées. Il y a eu quelques remarques dont je ne me souviens plus, mais c'est passé ».  

Un an plus tard, devant le juge Renaud Van Ruymbeke cette fois, le même témoin a assuré que « le volume total des commissions était validé, contrat par contrat, par les deux ministres du budget et de la défense ». Celui du budget s'appelait, entre 1993 et 1995, Nicolas Sarkozy.
Entendu le 7 décembre 2010 par le magistrat, l'ancien patron de la Direction générale des services extérieurs (DGSE, les services secrets) entre 1993 et 2000, Jacque Dewatre, a affirmé sans détour : « L'agrément pour les commissions relève d'autres services qui dépendent du ministre de la défense et du ministre du budget ».

Entendu pour sa part le 6 juillet dernier, l'ancien commissaire du gouvernement des sociétés d'exportation d'armement, Philippe Bros, a lui aussi pointé le rôle de Bercy dans sa déposition : « Pour ce type de contrat, le rôle du ministère des finances est important, notamment pour le bouclage des financements. Un bureau spécialisé donnait son feu vert pour le versement des commissions ». Et de quel ministre dépendait ce fameux bureau ? Celui du budget. Un certain Nicolas Sarkozy à l'époque des faits.  

Des liasses fiscales archivées à la direction générale des impôts, déjà publiées par Mediapart, prouvent bien que le ministère du budget fut en première ligne dans le versement des commissions.

HEINE-DGI
[url]http://www.scribd.com/doc/43846536/HEINE-DGI[/url] ([url]http://www.scribd.com/doc/43846536/HEINE-DGI[/url])

Dans son communiqué de presse, l'Elysée tente par un habile élément de langage de tenir l'enquête des juges à bonne distance du président de la République en affirmant enfin que celui-ci y est « totalement étranger ». Pour preuve : « A l'époque où il était ministre du budget, (Nicolas Sarkozy) avait manifesté son hostilité à ce contrat (celui des sous-marins pakistanais, NDLR) ».

L'argument, grossier, avait déjà été développé par Le Figaro. L'Elysée aujourd'hui, comme Le Figaro hier, feignent de ne pas faire de différence entre les services d'un ministère, qui étaient en effet contre ce contrat catastrophique d'un point de vue industriel et financier — sous la gauche, les services de Bercy y étaient déjà opposés —, et le ministre lui-même, Nicolas Sarkozy, qui l'a validé."
lien direct : [url]http://blogs.mediapart.fr/blog/fabrice-arfi/220911/les-mensonges-de-lelysee[/url] ([url]http://blogs.mediapart.fr/blog/fabrice-arfi/220911/les-mensonges-de-lelysee[/url])

Les documents takieddine, en libre-accès : [url]http://www.frenchleaks.fr/-Les-documents-Takieddine-.html[/url] ([url]http://www.frenchleaks.fr/-Les-documents-Takieddine-.html[/url])

BFM TV / BALLADUR POURRAIT ETRE INQUIÉTÉ
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xl8r1j[/url]

3 / LES RÉACTIONS SUR LES BLOGS

DES MISES EN EXAMEN EN SARKOZIE : RIEN NE VA PLUS
Bembelly
"...L'affaire Karachi ? Un truc très facile à expliquer avec un dessin...
[url]http://www.youtube.com/v/_roCjjc4KWc?version=3&amp;hl=fr_FR[/url]
lien direct : [url]http://bembelly.wordpress.com/2011/09/22/des-mises-en-examen-en-sarkozie-rien-ne-va-plus/[/url] ([url]http://bembelly.wordpress.com/2011/09/22/des-mises-en-examen-en-sarkozie-rien-ne-va-plus/[/url])

KARACHI : DEUX UMP DANS LE TUYAU DE LA JUSTICE
Intox2007

"...La presse l’observe avec étonnement: Ce sont les témoignages des épouses repectives des deux hommes qui ont permis l’accélération récente de l’enquête. La révolte des femmes! Elles ont décidé de donner un coup de balai, sans doute après quelques épisodes de mépris ou font là – au bout d’un certain temps – d’un sens moral et éthique supérieur à celui des mâles.

Et que dire, de Sarkozy qui nous promettait une république exemplaire pendant sa campagne.. On a vu le résultat."

lien direct : [url]http://intox2007.info/?p=3219[/url] ([url]http://intox2007.info/?p=3219[/url])


EN BONUS :

KARACHI : TF1 TRAPPE UNE ENQUETE....ET LA PROGRAMME LE LENDEMAIN
Arretsurimages
"Attention, sujet sensible. Selon nos informations, hier soir, TF1 devait diffuser une enquête de plus de 3 minutes, réalisée par Laure Debreuil et Tristan Waleckx, sur le financement de la campagne d'Edouard Balladur en 1995, après la mise en cause de deux proches de Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert, tous deux mis en examen. Le sujet a finalement été diffusé en ouverture du 20 heures de ce jeudi 22 septembre..."
La suite : [url]http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php#12101[/url] ([url]http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php#12101[/url])



comme le dit si justement Oblomov, c'est en suivant ce sujet dans les médias de droite que nous saurons s'ils le lâchent ou non.
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: sarkonique le 23 septembre 2011 à 10:29:04
Citer
Affaire Karachi: "L'Elysée a violé le secret de l'instruction"
 
Des syndicats de magistrats ont accusé jeudi la présidence française d'avoir violé le secret de l'instruction en indiquant dans un communiqué avoir eu accès au dossier de l'affaire de Karachi, dans laquelle deux proches de Nicolas Sarkozy ont été mis en examens.

Cherchant à démentir les liens éventuels entre le chef de l'Etat et une affaire de corruption liée à un contrat d'armement au Pakistan, la présidence de la République a indiqué que le nom de M. Sarkozy n'apparaissait "dans aucun des éléments du dossier".
 
Selon l'Elysée, M. Sarkozy "n'a jamais exercé la moindre responsabilité dans le financement de (la) campagne" électorale en 1995 de l'ex-Premier ministre Edouard Balladur, dont il était le porte-parole. Cette campagne pourrait avoir été financée via un circuit de corruption ayant accompagné un contrat d'armement au Pakistan, selon l'enquête.
 
"C'est clairement une violation du secret de l'instruction", a déclaré jeudi soir le président de l'Union syndicale des magistrats (syndicat majoritaire), Christophe Regnard. "C'est assez incroyable que l'Elysée reconnaisse aussi benoîtement qu'il a eu accès à des pièces". "On sait que les informations remontent. Mais d'habitude cela demeurait caché. Objectivement, ça sent la panique à bord."
 
Pour l'Elysée, M. Sarkozy est "totalement étranger" à cette affaire, "d'autant plus qu'à l'époque où il était ministre du Budget (1993-95), il avait manifesté son hostilité à ce contrat comme cela apparaît dans les pièces de la procédure". "Il y a manifestement des incursions scandaleuses de l'exécutif, en particulier de l'Elysée, dans le cours de la justice", s'est indigné Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature (gauche).
 
Pour le journal Le Monde, "il apparaît bel et bien que, hostile ou non à ce contrat, M. Sarkozy a autorisé, en tant que ministre du Budget, la création de Heine", une société off-shore basée au Luxembourg et utilisée pour rémunérer des intermédiaires dans plusieurs contrats d'armement, notamment au Pakistan. (belga)


http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1323138/2011/09/22/Affaire-Karachi-L-Elysee-a-viole-le-secret-de-l-instruction.dhtml (http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1323138/2011/09/22/Affaire-Karachi-L-Elysee-a-viole-le-secret-de-l-instruction.dhtml)
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: raja le 23 septembre 2011 à 10:38:57
pendant qu'ils se mangent entre eux, la gauche à l'occasion de rebondir et de faire son travail ( hum,hum)
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 23 septembre 2011 à 12:00:05
Citer
"Quatre hommes y siègent systématiquement : Nicolas Sarkozy, Charles Pasqua, François Léotard et François Bayrou."

Tiens, le Saint-nitouche Bayrou, celui qui s'est offusqué qu'on lui avait proposé de l'oseille ?

Il aurait les choses à dire, à moins qu'il ne faisait son Luc Ferry....

Et Léotard, qu'est-ce qu'il devient ?
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 23 septembre 2011 à 12:21:39
bien sûr on se dit tous que de toute façon ils vont bien trouver encore une magouille pour étouffer l'affaire, mais pour le moins que l'on puisse en attendre si cette affaire permet au minimum d'empêcher $arko d'être réélu ce sera toujours ça de pris !

et en sus c'est toute la crédibilité de l'UMP qui va prendre une grande claque (oui sic, je sais ils n'avaient déjà pas besoin de ça, mais pour les gens qui ont du mal à suivre avec tout ce raffut ça risque bien pour eux de sentir le sapin)...

de quoi raviver les aspirations présidentielle d'un Galouzo (ne pas l'oublier non plus celui-là, d'ailleurs est-ce peut-être un juste retour de baton)...

ensuite bien sûr que l'on espère bien que toute ce panier de crabes finira au moins devant les tribunaux avec quelque chose comme minimum une inéligibilité pour tous les calmer... on peut toujours rêver, non ?
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 23 septembre 2011 à 13:25:44
NS est au plus bas, son plan pour règler la situation Israel/Palestine rejeté, visite à l'ONU pour rien, la bourse qui s'écroule, nouveau plan de retraite proposé, son lardon, on s'en tape, maintenant ça...
Il suffirait d'un rien pour le dégonfler définitivement.

Tiens, si Kadhaffi demandait d'être remboursé ?
C'est le moment !
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: sarkome le 23 septembre 2011 à 17:04:39
Citer
Affaire Karachi : "Si Sarko passe pas, ils sont tous morts"

En plaçant sur écoute un portable de Thierry Gaubert, la police capte, le 19 juillet, une conversation entre sa fille, Nastasia, et un ami, David C., portant sur les révélations que la femme de M. Gaubert pourrait faire à la police.

- Nastasia : "En fait, ils ont trouvé un compte aux Bahamas, et euh... mon père l'avait mis au nom de ma mère."
- David : "Oui, oui."
- N. : "Donc voilà. Il a dit à ma mère : si tu craques euh..., toute la famille saute, on saute tous (...) Il lui a dit euh... vraiment, on est dans la merde."
- D. : "Putain."
- N. : "Ouais. Et euh... personne pour l'aider parce que euh... Copé est trop dans la merde. Hortefeux est trop dans la merde. Et si euh... Sarko ne... ne passe pas au deuxième tour, euh... lui aussi est (inaudible) dans la merde et personne ne l'aide. Il a dit... Mon père, il a dit à ma mère : personne m'aidera. Parce que tout le monde est dans la merde (...). Sarko, il veut même pas l'aider. Enfin là, ça va encore, mais si... si Sarko il passe pas en 2012 euh..., vraiment, ils sont tous dans la merde."
- D. : "Ah là je crois que si Sarko il passe pas, ils sont morts."
- N. : "Ah ouais. Tous."

source: Le Monde (http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/09/23/affaire-karachi-si-sarko-passe-pas-ils-sont-tous-morts_1576938_823448.html#ens_id=1561228@)


******
Correction du lien par timbur
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 23 septembre 2011 à 17:23:31
Blague macho (en anglais) :
What's the most rapid means of communication ?
Telephone ?
Telegraph ?
Tell a woman !

Compte aux Bahamas ! Nul besoin de mettre Hortefeux sur écoute, ces trois pipelettes vont mettre NS sur la paille !
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TheTwit le 23 septembre 2011 à 18:22:01
Avez vous peur qu'en francais que votre blonde vous demande de faire la vaiselle pendant 1 mois?  :nono:  :ange:

]Blague macho (en anglais) :
Quels sont les moyens les plus rapides de communication ?
Téléphone ?
Télégraphe ?
Dites à une femme
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: syberia3 le 23 septembre 2011 à 18:37:51
Trop classe ,les mecs !!!!!vous n'en loupez pas une  :pascontent1:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 23 septembre 2011 à 18:53:01
Merci, o twit !
Non seulement vous vendez la mêche, mais sans allitération, le joke tombe à plat !

En fait, cette blague ne m'amuse pas, je ne faisais qu'anticiper les répliques de L'UMP sur les femmes aigries en instance de divorce, dont les paroles ne valent rien.
Ça n'a pas trainé, Copé en a sortie une déjà.

Je pense que ma bonne foi n'est plus à démontrer....  (http://i734.photobucket.com/albums/ww347/prestondtl/groucho.gif)
Titre: Re : Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: Val le 24 septembre 2011 à 19:46:34
hier sur canal+ morano la brailleuse et l'avocat des familles, c'était pétage de câble et menace de procès :taistoi:

voir les vidéo sur le post, c'est folklo  [url]http://www.lepost.fr/article/2011/09/22/2596320_karachi-nadine-morano-vs-olivier-morice-ca-clashe-au-grand-journal.html[/url] ([url]http://www.lepost.fr/article/2011/09/22/2596320_karachi-nadine-morano-vs-olivier-morice-ca-clashe-au-grand-journal.html[/url])


Je reprends ce poste de raja plus haut, j'ai écouté une partie de la vidéo et franchement, si les gens en écoutant cette vidéo ne se rendent pas compte de la gravité des choses, c'est à désespérer de la vie...

Morano dit quand même à l'avocat "c'est vous qui allez être gêné", l'avocat lui répond "ce n'est pas vous qui allez me gêner" et là, là, Denisot dit "on va voir".
Je ne sais pas comment on peut montrer autant de collusion évidente et de vénération pour le "chef de l'état"et ses sbires...

De plus, morano raconte des choses fausses avec un aplomb formidable, elle dit que le président a reçu l'avocat à ce sujet en 2008 alors qu'il n'était apparemment même pas l'avocat des familles à l'époque !!

en plus elle dit "si nicolas sarkozy faisait entrave à la justice il n'y aurait pas de mise en examen", sans même se rendre compte que du coup elle crédite le chef de l'Etat d'un pouvoir qu'il ne devrait pas avoir !!!

Bref c'est très intéressant et symptômatique de ce que nous vivons actuellement. Je trouve rafraîchissant de voir des gens s'opposer à morano and co.

Et intéressant de savoir que si l'Elysée ou ses sbires considèrent qu'il y a diffamation de la part de l'avocat, ils n'ont toujours pas porté plainte, comme il l'a fait remarquer.  :merci: :merci:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: Bobleflingueur le 24 septembre 2011 à 20:25:04
+1 Avec mais avec une observation de taille...

Val, je te ferai observer que ces dernières années, ils (UMP) évitaient toute confrontations directes de ce genre en privilégiant des messages semés en boucle sur tous les médias...

Et là, c'est démentiel de voir comment ils (UMP) sont incompétants, manipulateurs et démagogues mais super culottés pour sortir des conneries immondes...

Rien qu'à voir les commentaires sur les blogs, j'ai pas vu grand monde pour la défendre...

J'ai même lu un votant UMP dir "Je pense que j'irai à la pêche le jour de l'élection présidentielle" :mdr1: :mdr1: :mdr1:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 26 septembre 2011 à 09:22:56
bon là je crois que les carottes sont cuites pour la clique concernée dans cette affaire.

je ne vous mets que les liens mais allez lire tout le contenu (trop imposant pour être posté ici), ils vont bien finir par se dévorer entre eux !

[revue de presse] - [108] - [23 septembre 2011] - [Panique au palais] (http://karachigate.blogspot.com/2011/09/revue-de-presse-108-23-septembre-2011.html)

au menu :

1. PANIQUE A L’ÉLYSÉE

2. BRICE HORTEFEUX S'EN MÊLE (LES PINCEAUX)

3. L'AUDITION DE THIERRY GAUBERT

ET BONUS...


[revue de presse] - [109] - [24-25 septembre 2011] (http://karachigate.blogspot.com/2011/09/revue-de-presse-109-24-25-septembre.html)

1. HÉLÈNE DE YOUGOSLAVIE CONFIRME,
BRICE HORTEFEUX MENT MAIS MENACE

2. LES RÉACTIONS POLITIQUES

3. LES BLOGS SE DÉCHAÎNENT

4.CES MÉDIAS EMBARRASSES
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 29 septembre 2011 à 09:46:00
Citer
[revue de presse] - [110] - [lundi 26 septembre 2011] - [Contre-attaque élyséenne] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/09/revue-de-presse-110-lundi-26-septembre.html[/url])

([url]http://1.bp.blogspot.com/-6vqBEZhY1kk/ToGKCvaajGI/AAAAAAAACnM/64NuWGf14L4/s320/ban_sakokarachi.jpg[/url])
L'INCENDIE GAGNE
L'alsace, Patrick Fluckiger 25/09

"...Il est malhonnête de sous-entendre que Karachi serait un complot judiciaire, car le dossier « sort » en début de campagne présidentielle. Voici des années que les familles des victimes de l’attentat se battent contre la version officielle qui accuse le trop commode Al Qaïda. Des recours en justice ont été déposés, des manifestations ont eu lieu, des livres ont été publiés en dehors de tout contexte électoral. Si les familles et les juges ne s’étaient pas vu opposer systématiquement le secret-défense, le dossier serait nettement plus avancé, et peut-être même jugé. Que ceux qui cherchent des « manipulations » derrière l’action des magistrats balaient devant leur porte : ce sont souvent les mêmes qui ont tout fait pour étouffer l’affaire ou pour conforter une piste « islamiste » qui n’a jamais tenu la route.

Il n’est pas prouvé que l’arrêt, décidé en 1996 par Jacques Chirac, du versement des commissions aux intermédiaires pakistanais, a mené au massacre du 8 mai 2002. Si cette hypothèse peut prospérer, c’est d’abord parce qu’elle a déclenché, dès qu’elle a été émise, une série de pressions, d’entraves et de contre-feux éminemment suspects.

Pareillement, si les regards se tournent aujourd’hui vers l’Élysée, c’est parce que la fébrilité y est palpable. Après la montée en première ligne de Brice Hortefeux, le plus fidèle lieutenant de Nicolas Sarkozy, le conseiller spécial du président, Henri Guaino, a lâché hier sans état d’âme les deux mis en examen de la semaine, en affirmant que Nicolas Bazire n’a « jamais été un proche conseiller » et que Thierry Gaubert « n’est plus dans l’entourage de Nicolas Sarkozy depuis quinze ans ». Quand on commence à faire la part du feu, c’est que l’incendie gagne."
article complet : [url]http://www.lalsace.fr/actualite/2011/09/25/l-incendie-gagne[/url] ([url]http://www.lalsace.fr/actualite/2011/09/25/l-incendie-gagne[/url])



LA RÉPUBLIQUE IRRÉPROCHABLE DEVIENT IRRESPIRABLE
Le Nouvel Obs
"La "République irréprochable" promise par Nicolas Sarkozy en 2007 "se porte mal" et le président est "directement touché" par les nouvelles révélations sur l'affaire de Karachi mettant en cause un fidèle parmi les fidèles, Brice Hortefeux, estime la presse régionale samedi 24 septembre.

"De rebonds en rebondissements, de révélations en allégations, de dénégations en semi-aveux, l'affaire de Karachi poursuit sa course folle", constate Patrice Chabanet dans son éditorial du Journal de la Haute-Marne.

"Au train où vont les choses, dire que l'affaire Karachi est en train de semer la panique à l'Elysée va finir par relever de l'euphémisme", assure Jacques Guyon dans les colonnes de La Charente libre.

"Chaque jour, chaque heure amène son petit lot de révélations, sa rumeur qui est déjà une certitude, la liste ne cessant de s'allonger des copains et des coquins qui se goinfrent sur le ventre de Marianne. L'atmosphère devient irrespirable", s'exaspère L'Union/L'Ardennais sous la plume d'Hervé Chabaud.

Après la mise en examen de deux proches de Nicolas Sarkozy dans l'enquête sur le volet financier du dossier Karachi, c'est Brice Hortefeux, homme de confiance du chef de l'Etat, qui se retrouve dans la tourmente après la révélation d'une conversation téléphonique avec un protagoniste de l'affaire dans laquelle l'ex-ministre de l'Intérieur s'inquiète de l'enquête du juge.

Pour Olivier Pirot, de La Nouvelle République du Centre Ouest, il ne fait aucun doute que "lorsque c'est Brice Hortefeux qui se fait rattraper par l'affaire Karachi, c'est le président de la République qui par ricochet est directement touché".

"C'est un jeu de massacre autour de Nicolas Sarkozy. Un à un, ceux qui l'ont accompagné tout au long de sa carrière, sont en passe de tomber au champ de déshonneur", commente Jean-Michel Helvig dans La République des Pyrénées.

[...]

"Désormais, le chantre de la République irréprochable se retrouve disqualifié dans son opération main propre", renchérit Yann Marec dans le Midi libre.

"A vouloir éviter les éclaboussures, la présidence s'est exposée. Il lui faut trouver une nouvelle arme. Pourquoi pas la transparence ?", demande faussement candide Matthieu Verrier dans La Voix du Nord."
article complet : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110924.OBS1005/karachi-la-republique-irreprochable-devient-irrespirable.html[/url] ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110924.OBS1005/karachi-la-republique-irreprochable-devient-irrespirable.html[/url])
*

AFFAIRE KARACHI : ET MAINTENANT HORTEFEUX
JDD, Bruno Jeudy et Laurent Valdiguié 25/06
"...La colère froide de Sarkozy
C’est un très proche du Président qui parle. "Cela recommence comme en 2006 quand on a voulu accrocher Nicolas. Et qui voit-on encore? Le même juge." En déplacement à Nantes samedi, le chef de l’État a participé au congrès des pompiers, délivré son discours et serré les dents. Il est ensuite rentré à Paris, escorté par Claude Guéant. En privé, il est furieux. Contre ses amis. Contre les femmes de ses amis. Contre les juges. Contre les médias. Et Brice Hortefeux? "Ça va faire un flop. Brice va s’expliquer et ça va se dégonfler", veut croire un proche. En attendant, la majorité est silencieuse, comme tétanisée après les accusations portées par l’épouse de Thierry Gaubert. "Brice peut dire adieu à son poste de directeur de la campagne de Nicolas. Sa carrière est même peut-être terminée", lâche cet ancien ministre. Cruel, un autre sarkozyste rappelle une confidence de Cécilia à Carla : "Méfiez-vous de ces branquignoles qui entourent votre mari!"
article complet : [url]http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Hortefeux-accuse-d-avoir-voulu-torpiller-l-enquete-du-juge-Van-Ruymbeke-395021[/url] ([url]http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Hortefeux-accuse-d-avoir-voulu-torpiller-l-enquete-du-juge-Van-Ruymbeke-395021[/url])

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AU FRAIS DE LA PRINCESSE
Ruminances
"...Quoiqu'il en soit, on semble passablement nerveux dans les hautes sphères sarkozistes. Le cardinal Guéant estime qu'il y a "trop d'amalgames, d'insinuations, d'approximations". Le nègre Guaino monte au créneau et déclare que "Sarkozy n'est en rien concerné", laissant dans la foulée Sandro Ballamou se débrouiller tout seul comme un grand avec ses encombrantes relations. Il faut sauver le soldat Sarko semble être le mot d'ordre du Château en panique. Quitte à lâcher des poids lourds en rase campagne. Jusqu'à sacrifier l'homme au goitre dans la perspective de la réélection 2012 ?"
article complet : [url]http://ruminanc.blogspot.com/2011/09/au-frais-de-la-princesse.html[/url] ([url]http://ruminanc.blogspot.com/2011/09/au-frais-de-la-princesse.html[/url])
*


DONC...
([url]http://1.bp.blogspot.com/-RJBmnIeKuG8/ToGG4ZuQ2PI/AAAAAAAACmw/44TmenlaUMY/s320/sarkozyoulalal.jpg[/url])

EXCLU : MA MÈRE A TÉMOIGNER POUR SE VENGER
Europe 1 25/09
"...Deux jours après les révélations d'Hélène de Yougoslavie sur Europe 1 , sa fille Milena Gaubert affirme en exclusivité qu'elle a sciemment menti pour causer du tort à Thierry Gaubert, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy mis en cause dans l'affaire Karachi. La fille aînée du couple en instance de divorce assure que sa mère est dépressive depuis de nombreuses années...
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xlbd9n[/url]
article complet : [url]http://www.europe1.fr/France/EXCLU-Karachi-ma-mere-a-temoigne-pour-se-venger-737471/[/url] ([url]http://www.europe1.fr/France/EXCLU-Karachi-ma-mere-a-temoigne-pour-se-venger-737471/[/url])

([url]http://1.bp.blogspot.com/-7KGCreTQH6U/ToGHxKx6FLI/AAAAAAAACnI/XLnblN-lHjQ/s320/balladur.jpeg[/url])

AFFAIRE KARACHI : LE VIDE SE FAIT AUTOUR DE BALLADUR
Rue 89, Matthieu Deslandes
"« Edouard ne passera pas à travers les gouttes. » Depuis jeudi, cette formule, attribuée par Le Monde à « un proche du président » de la République, résume la décision prise par l'Elysée : pas question de couvrir Balladur si le juge Van Ruymbeke remonte jusqu'à lui dans l'enquête sur l'affaire Karachi. Nicolas Sarkozy a lâché son ex-mentor. Est-il temps pour Balladur de songer à singer l'anosognosie ?

Bien sûr, l'ex-Premier ministre a son passé, sa carrière, sa stature. Mais jusqu'à cette semaine, Balladur tirait l'essentiel de son influence du fait qu'on lui en prêtait beaucoup auprès de Nicolas Sarkozy.

[....]

Le Président l'a consulté au moment de procéder à des remaniements. Surtout, il lui a confié la présidence de deux comités : celui sur la modernisation des institutions, puis celui sur la réforme des collectivités locales. Il lui a aussi proposé d'entrer au Conseil constitutionnel – offre déclinée.

Dernier hochet : Sarkozy l'a nommé, en juillet, « envoyé spécial du G8 pour la mise en œuvre du partenariat de Deauville consacré au soutien aux pays arabes dans leur transition vers des sociétés libres et démocratiques ». Cette mission devait durer jusqu'au 31 décembre. On sauvera les apparences.

Mais après ? Sur qui Balladur va pouvoir compter ? Qui lui est resté fidèle ? De quelles armes, de quels relais dispose-t-il pour faire face à ceux qui lui chercheraient des noises ?

Officiellement retraité de la politique depuis 2007, Balladur « n'a plus vraiment de collaborateur ; mis à part sa secrétaire, son principal collaborateur, c'est Nicolas Sarkozy », murmure une amie politique.

Il reste bien, au nombre de ses fidèles, le député de Paris Philippe Goujon – qui fut son suppléant – et quelques anciens conseillers, comme Hugues Hourdin, le président du Tunnel du Mont-Blanc, ou Valérie Bernis, la directrice générale adjointe de GDF Suez.

Mais sinon, de Tron à Longuet, la plupart de ses anciens disciples sont devenus des obligés de Nicolas Sarkozy...."
lien direct : [url]http://www.rue89.com/2011/09/24/affaire-karachi-le-vide-se-fait-autour-de-balladur-223522[/url] ([url]http://www.rue89.com/2011/09/24/affaire-karachi-le-vide-se-fait-autour-de-balladur-223522[/url])

Autres articles :
- EDOUARD BALLADUR POURRAIT ETRE AUDITIONNE ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110925.OBS1062/l-enquete-sur-karachi-se-rapproche-d-edouard-balladur.html[/url]), Le nouvel obs

BFM / 25.09
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xlb8ag[/url]

AFFAIRE KARACHI : COPE ET L'UMP INDIGNES PAR LES PROPOS DE ROYAL
Le parisien
"...Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, et d'autres dirigeants du parti présidentiel s'indignent des propos tenus par Ségolène Royal (PS) dans le quotidien «Libération» (voir ci-dessous), où elle dénonce un «système totalement corrompu» à propos de la mise en examen de deux proches Sarkozy dans l'affaire Karachi et affirme que la «justice n'est plus indépendante». «Comment une personne qui a été soutenue activement en 2008 par Jean-Noël Guérini, lui-même mis en examen pour association de malfaiteurs et dont elle ne pouvait ignorer les pratiques douteuses, peut-elle se permettre de donner des leçons de morale aujourd’hui?», écrivent-il  dans un communiqué.  Ils qualifient les propos de l'ancienne adversaire du président en 2007  d'«absolument scandaleux et insultants (...) à l’encontre du président de la République, de l’UMP et de tous les représentants de la majorité présidentielle». ..."
article complet : [url]http://www.leparisien.fr/affaire-karachi/en-direct-karachi-cope-et-l-ump-indignes-par-les-propos-de-royal-24-09-2011-1623415.php[/url] ([url]http://www.leparisien.fr/affaire-karachi/en-direct-karachi-cope-et-l-ump-indignes-par-les-propos-de-royal-24-09-2011-1623415.php[/url])


HEUREUSEMENT...

PLENEL SE PAYE GUAINO, VISE SARKOZY ET NOUS MONTRE LA VOIE
Une autre vie

"...sur l'affaire Karachi, le journaliste de Mediapart présente deux documents impliquant directement le chef de l'état, l'effet est énorme à l'écran. Si les français n'étaient pas plus précisément au courant du fond de cette affaire, ils en auront appris beaucoup plus en une intervention de quelques minutes, qu'à la lecture de centaines d'articles parus depuis plusieurs années sur le sujet.

Henri Guaino l'a bien compris, l'effet est dévastateur, il perd pied, bafouille, se mélangeant dans le fil conducteur de la conversation.
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xlbw5g[/url]
Si commentateurs et observateurs de la vie politique se doivent d'être objectifs, respectueux des personnes, le bilan désastreux du quinquennat, les "affaires" qui touchent de près ou de loin N.Sarkozy suffisent à elles-même pour détourner l'électorat. "
article complet : [url]http://uneautrevie-stef.blogspot.com/2011/09/plenel-se-paye-guaino-vise-sarkozy-et.html[/url] ([url]http://uneautrevie-stef.blogspot.com/2011/09/plenel-se-paye-guaino-vise-sarkozy-et.html[/url])

WTF BONUS :
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xlbxiy[/url]
FRANÇOIS CHEREQUE VEUT LEVER LE SECRET DÉFENSE DANS l'AFFAIRE KARACHI - LCP / 25.06




mouarf trop mort de rire, la trogne déconfite de Guaino face à Plenel (quasi hilare) qui l'attend au tournant (l'air de dire : "vas-y mon coco balance une connerie que je te coince !")
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: Bobleflingueur le 29 septembre 2011 à 10:02:50
J'en ai vu une partie... merci pour l'intégrale...

En fait, en regardant le début, j'ai compris la stratégie de la droite : ringardiser le candidat en face et faire passer sarko comme une
personne d'expérience pouvant être le seul à même de nous protéger... Ils jouent sur la peur !!! :rougefache: :rougefache: :rougefache:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 29 septembre 2011 à 10:56:12
bravo Bob ! tu viens de comprendre ce qui fait le "propre" de la droite pour garder le pouvoir : jouer sur la peur !
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: timbur le 29 septembre 2011 à 10:58:47
A quelle minute, la scène en particulier ?
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: bili le 29 septembre 2011 à 11:15:28
j'aime bien Plenel!
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 29 septembre 2011 à 12:15:14
La tactique usuelle de Guaino est de prendre la parole, la garder en gueulant plus fort que l'autre. Avec Plenel il était mal barré.
Pour peu qu'EP l'a laissé parler, il l'a nargué avec un petit sourire agaçant, juste pour le faire chier !
Guaino a failli passer dans la cinquième dimension.
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 02 octobre 2011 à 10:01:18
Citer
[revue de presse] - [111] - [27-30 septembre 2011] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/10/revue-de-presse-111-27-30-septembre.html[/url])

1. HORTEFEUX, AUDITION ET INTUITION

([url]http://1.bp.blogspot.com/-035YkzEP-9c/Togku9wgitI/AAAAAAAACnc/3tkanxdDjuA/s320/2457205.jpg[/url])

LES FAMILLES DE L'ATTENTAT DE KARACHI PORTENT PLAINTE CONTRE BRICE HORTEFEUX
Le Point 28/09
JM Décugis, M.Delattre, C.Labbé
"C'est une première dans l'histoire de la République. Brice Hortefeux, ancien ministre de l'Intérieur actuellement en poste au Château, est accusé de "subornation de témoin" et "d'entrave à la manifestation de la vérité". Les conseillers du président de la République sont eux aussi dans la tourmente, assignés pour "violation du secret de l'enquête, recel et complicité". Comme le révèle Le Point.fr, Me Olivier Morice, l'avocat des familles des victimes de l'attentat de Karachi, a porté plainte le 26 septembre auprès du procureur de la République de Paris pour ces différents motifs. Rappel des faits. Le 14 septembre, Brice Hortefeux appelle son ami de 30 ans, Thierry Gaubert, pour l'avertir : "Hélène (sa femme, NDLR) balance beaucoup. Mais ça m'embête de te le dire par téléphone. (...) Il y a beaucoup de choses." Or, à cette date-là, l'audition d'Hélène de Yougoslavie n'est connue que des enquêteurs et du juge Van Ruymbeke. Suite au coup de fil, Gaubert fonce chez son épouse et la menace, comme le prouverait un enregistrement audio réalisé par Mme Gaubert à l'insu de son mari. Comment Brice Hortefeux a-t-il su que la femme de son ami s'était confiée aux policiers alors qu'elle avait été entendue sous X justement pour préserver son anonymat ? Pour le déterminer, le parquet de Paris a bien ouvert une enquête préliminaire. Mais elle a été confiée à la PJ, celle-là même qui pourrait avoir fait remonter en douce l'information jusqu'à l'Élysée. Embarras La plainte pour "subornation de témoin" déposée par Me Morice est embarrassante pour Brice Hortefeux. Elle devrait en effet déboucher sur une ouverture d'information confiée à un juge d'instruction plus indépendant que le parquet. Pour l'avocat, l'ex-ministre de l'Intérieur a poussé son ami à exercer - comme il l'écrit dans l'assignation - "des pressions et des menaces sur son épouse pour qu'elle revienne sur son témoignage". Me Morice s'appuie pour démontrer la "subornation" sur un article du Monde dans lequel Hélène de Yougoslavie détaille les menaces dont elle a fait l'objet de la part de son mari : "Si tu parles, tu ne verras plus les enfants. Si je coule, tu coules avec moi, car nous ne sommes pas divorcés." L'épouse menacée n'a pas cédé, mais l'avocat rappelle que, selon l'article 434-15 du Code pénal, "pour qu'il y ait subornation de témoin, il n'est pas nécessaire que la subornation ait été suivie d'effet".
suite de l'article : [url]http://www.lepoint.fr/politique/exclusif-les-familles-des-victimes-de-l-attentat-de-karachi-portent-plainte-contre-brice-hortefeux-27-09-2011-1377977_20.php[/url] ([url]http://www.lepoint.fr/politique/exclusif-les-familles-des-victimes-de-l-attentat-de-karachi-portent-plainte-contre-brice-hortefeux-27-09-2011-1377977_20.php[/url])

...ET BRICE HORTEFEUX PORTE PLAINTE CONTRE L'AVOCAT DES FAMILLES
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xlclve[/url]

OLIVIER MORICE / RFI
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xlea0j[/url]

Autre video :
- OLIVIER MORICE AU 7/9 FRANCE INTER ([url]http://www.dailymotion.com/video/xle7d3_olivier-morice_news[/url])


HORTEFEUX A ÉTÉ AUDITIONNE COMME TÉMOIN
BFMTV
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xleb64[/url]


AFFAIRE KARACHI : HORTEFEUX A EU "UNE INTUITION"
TF1 29/09
L'ancien ministre de l'Intérieur a dénoncé sur France 2 une "avalanche de boules puantes" et affirmé qu'il n'était concerné "ni de près, ni de loin par l'affaire dite de Karachi". Il a expliqué avoir téléphoné à l'un de ses amis en garde à vue dans ce dossier à la suite d'une "intuition". "Aujourd'hui, tout donne à penser qu'on n'est pas en quête de justice, qu'on n'est pas à la recherche de la vérité, qu'on est dans un combat exclusivement politique", a-t-il encore ajouté. [....] L'homme de confiance de Nicolas Sarkozy, interrogé durant plus de deux heures à la direction centrale de la police judiciaire, à Nanterre (Hauts-de-Seine), a nié toute infraction. Il a répété en outre qu'il ne disposait d'aucun élément provenant du dossier judiciaire. "Une intuition qui se transforme en quasi-certitude" [...]  Brice Hortefeux n'est pas susceptible d'être inquiété dans l'immédiat, le parquet de Paris ayant choisi la voie d'une enquête préliminaire pour "violation du secret professionnel et recel". Le parquet devra statuer en fin d'enquête


2. TAKIEDDINE

TAKIEDDINE DEMANDE A SARKOZY LA LEVEE TOTALE DU SECRET DEFENSE
Libération
" «Je dis au président de la République, je lui suggère: Arrêtez tout de suite, puisque vous êtes garant de la Constitution, levez le secret défense sur tous les contrats et notamment sur Agosta, et notamment sur Sawari II», a-t-il déclaré, en parlant des contrats de vente de sous-marins Agosta et de frégates Sawari II, respectivement au Pakistan et à l'Arabie saoudite en 1994. «Qu'on arrête de parler de n'importe quoi sur n'importe quoi!», a plaidé l'homme d'affaires franco-libanais sur la chaîne d'informations en continu. Parlant encore du chef de l'Etat français, Ziad Takieddine a lancé: «Franchement, il lui appartient de faire ça tout de suite, dans les 24 heures. C'est digne, il est digne, il le fera». Ziad Takieddine, intermédiaire central de contrats d'armement conclus en 1994 avec Islamabad et Ryad, a été mis en examen le 14 septembre pour des malversations présumées, sur fond de soupçons de financement illicite de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.
article complet : [url]http://www.liberation.fr/politiques/01012362793-karachi-takieddine-demande-a-sarkozy-la-levee-totale-du-secret-defense[/url] ([url]http://www.liberation.fr/politiques/01012362793-karachi-takieddine-demande-a-sarkozy-la-levee-totale-du-secret-defense[/url])

ITW TAKIEDDINE / BFM TV
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xle91g[/url]

RÉACTION DE L'AVOCAT DES FAMILLES
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xlea5f[/url]

Autres articles
- AFFAIRE TAKIEDDINE, LA POLICE PISTE DES VOYAGES DE SARKOZY ET COPE ([url]http://www.mediapart.fr/journal/economie/260911/affaire-takieddine-la-police-piste-des-voyages-de-sarkozy-et-cope[/url]), Mediapart (article payant)

- LES DOCUMENTS QUI PROUVENT LE LIEN ENTRE SARKOZY ET TAKIEDDINE ([url]http://www.mediapart.fr/journal/france/280911/les-preuves-du-lien-entre-sarkozy-et-takieddine[/url]), Mediaprt (article payant)



3. GUAINO ET LA CONTRE-ATTAQUE ÉLYSÉENNE

MEDIAPART FACE A L'ELYSEE, C'ETAIT "MOTS CROISES" SUR FRANCE2
Mediapart, Edwy Plenel 28/09
".... La proposition était loyale, sans piège aucun, et je l'ai donc acceptée, même si la capacité de cette présidence, depuis 2007, à endosser tous les rôles et à revêtir tous les costumes – policier, magistrat, banquier, général, diplomate et, maintenant, éditorialiste... –, au mépris de la séparation ou de l'équilibre des pouvoirs, ne laisse pas de surprendre. En route donc pour cinquante minutes de face à face entre Mediapart et le « conseiller spécial du Président de la République », auteur de nombre de ses discours, de celui de Dakar à celui de Toulon, numéro trois dans l'ordre protocolaire du cabinet présidentiel à l'Elysée.

[pour rappel l'échange est visible dans une des vidéos du post précédent]

Au cours d'une discussion collective préalable, lors de notre réunion quotidienne de la rédaction, le lundi matin, nous étions convenus que je devais m'en tenir à un rôle de journaliste, apportant des faits d'intérêt public et interpellant sur cette base le représentant du pouvoir. Dès le début de l'émission, j'ai compris que Henri Guaino voulait, tout au contraire, m'entraîner sur le terrain d'un affrontement directement politique, me plaçant en opposant systématique qui fonctionnerait à l'idéologie plutôt qu'à l'enquête, au préjugé d'opinion plutôt qu'à la vérité des faits. C'est ce que dévoile l'instant où Henri Guaino commence à dérouler un conducteur de l'émission, tentant de fixer l'ordre du jour en lieu et place d'Yves Calvi. Décidant de ne pas rentrer dans ce jeu élyséen, j'ai alors choisi de monter au filet, comme l'on dit au tennis (sport que je ne connais guère, ce n'est donc qu'une image), c'est-à-dire d'attaquer en passant d'une information à l'autre, d'une interpellation à une question, d'un fait à une révélation, etc., contraignant ainsi Henri Guaino à courir d'un côté à l'autre du court télévisuel. Ce zigzag a peut-être nui à la clarté ou à la cohérence de l'échange, mais c'était, me semble-t-il, la seule façon de casser les codes : ne pas accepter un échange d'idées totalement déconnecté de la réalité et de l'actualité qui, de surcroît, aurait brouillé les frontières entre le politique et le journaliste. En tout cas, il a réussi à énerver mon interlocuteur qui a perdu son calme, obligé de renoncer aux grandes tirades qu'il avait sans doute prévues pour défendre ce qu'il pense être la haute politique présidentielle face à la basse chronique affairiste. A chacun d'entre vous de juger du résultat. L'un des enseignements de cet échange est la contre-attaque choisie par l'Elysée sur le terrain des affaires, de la corruption qu'elles dévoilent et de la morale publique qu'elles interpellent. Résumé en trois temps : 1. Ce ne sont que des amalgames, des insinuations ou des mensonges, alors que Nicolas Sarkozy n'est aucunement concerné (même si ses amis ou collaborateurs les plus anciens ou les plus proches, eux, le sont); 2. Vous faites le jeu du « tous pourris » et le lit de l'extrême droite, comme la presse des années 1930 (les « méthodes fascistes » inventées par l'Elysée à propos de Mediapart dans l'affaire Bettencourt ne sont pas loin – lire ici notre article sur la campagne dont la presse en général et Mediapart en particulier ont été la cible); 3. C'est le retour de l'affaire Clearstream, ce complot destiné à abattre Nicolas Sarkozy avant 2007 (et dont la justice a, depuis, jugé qu'il fut plutôt exploité par ce dernier pour abattre son rival à droite, Dominique de Villepin). Il n'est pas certain que cet argumentaire, d'une grande pauvreté et d'une faible originalité, suffise à convaincre des troupes désorientées. Conforme au césarisme exacerbé de cette présidence, qui réduit le bien commun au salut d'un seul, le propos d'Henri Guaino m'a paru illustrer la nécrose du présidentialisme sarkozyste, dont l'obsession de puissance cache une immense fragilité et une peur infinie de l'avenir . Ainsi donc, à écouter son conseiller spécial, Nicolas Sarkozy, bien que responsable de rien – et surtout pas des vilains, copains et coquins qui l'entourent –, pourrait être le sauveur de tout. Au vu du résultat des sénatoriales, il serait étonnant que cette méthode Coué ait un quelconque impact sur les électeurs, y compris ceux traditionnellement de droite, alors que cette famille politique occupe l'Elysée depuis bientôt dix-sept ans, sans discontinuité depuis 1995, de Chirac à Sarkozy..."
suite de l'article : [url]http://blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel/270911/mediapart-face-lelysee-cetait-mots-croises-sur-france-2[/url] ([url]http://blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel/270911/mediapart-face-lelysee-cetait-mots-croises-sur-france-2[/url])


COPE N'A RIEN "VÉCU DE TOUT ÇA"
Les coulisses de Sarkofrance 27/09
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xlc903[/url]


KARACHI : DES POLITIQUES ONT "DU SANG SUR LES MAINS" ACCUSE MAMERE
Lenouvelobs 27/09
Le député Vert Noël Mamère, a accusé, mardi 27 septembre, des responsables de droite d'avoir du "sang sur les mains" après l'attentat de Karachi. Le Premier ministre François Fillon a vivement réagi, se disant "scandalisé" par ces propos. Lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, Noël Mamère a interpellé François Fillon sur le dossier Karachi, qu'il a qualifié d'"affaire d'Etat". Il a dénoncé les "pressions exercées par (le) gouvernement pour mieux dissimuler une guerre de clans aux conséquences tragiques". Fillon "scandalisé" "Un certain nombre de nos responsables politiques ont sans doute du sang sur les mains", a même accusé l'élu écologiste, réclamant la levée du secret défense sur la totalité des documents et l'audition de "tous les protagonistes dans cette affaire, y compris le président de la République". "Le gouvernement est attaché à ce que toute la vérité soit faite dans cette procédure", lui a répondu le ministre de la Justice Michel Mercier..."
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xlceqj[/url]

suite de l'article : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110927.OBS1212/video-karachi-des-politiques-ont-du-sang-sur-les-mains-accuse-mamere.html[/url] ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110927.OBS1212/video-karachi-des-politiques-ont-du-sang-sur-les-mains-accuse-mamere.html[/url])
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 10 octobre 2011 à 10:23:09
Citer
[revue de presse] - [112] - [2-9 octobre 2011] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/10/revue-de-presse-112-2-9-octobre-2011.html[/url])

BRAS DE FER ENTRE D.DE VILLEPIN ET ZIAD TAKIEDDINE
André Sillam, Blog Nouvel Obs
Cette fin de semaine a vu un bras de fer, au micro d'Europe1,à un jour d'intervalle, entre Dominique de Villepin (Secrétaire Général de l'Elysée, jusqu'en mai 2002) et Ziad Takieddine (homme d'affaires franco-libanais), à propos du versement de rétro-commissions en 1995 dans le cadre de la campagne d'Edouard Balladur et du lien éventuel entre l'arrêt de leur versement et l'attentat de Karachi du 8 mai 2002.

1. Jeudi 6 octobre 2011, l'homme d'affaires Ziad Takieddine dénonçait un complot contre Nicolas Sarkozy et mettait en cause Dominique de Villepin : 1.1 "Je suis le premier qui va dénoncer ce complot et le prouver point par point à l’opinion française", a annoncé Ziad Takieddine. "C’est un complot contre le président de la République, avec les mêmes acteurs que l’affaire Clearstream. Sauf que cette fois ils vont devoir répondre d’actes criminels", a prévenu l’homme d’affaires libanais, avant de se montrer plus précis. "Celui qui doit répondre de ses actes sur l’ensemble du dossier, de 1996 à aujourd’hui, s’appelle Dominique de Villepin".

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xli518[/url]
[...]

2. vendredi 7 octobre 2011, toujours sur Europe1, 2.1 l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin : - a demandé à l'homme d'affaires Ziad Takieddine d'apporter des preuves à la justice dans le volet financier de l'affaire Karachi : "Il a des preuves ? Qu’il les apporte à la justice. C’est à la justice d’apprécier des choses". - a tenu à préciser que Jacques Chirac a ordonné la fin du versement des commissions dans le contrat de vente de sous-marins au Pakistan sans rien connaître d'éventuelles rétro-commissions en faveur de la campagne électorale d'Edouard Balladur.

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xliw33[/url]
[...] L'homme d'affaires, Ziad Takieddine, détient-il, effectivement, des preuves de ce qu'il avance [...]  Pourquoi ne pas avoir fourni ces preuves, relatives aux rétro-commissions, au juge Van Ruymbeke, mercredi 5 octobre 2011, veille de son interview à Europe1 ? - Réserve-t-il ses révélations et ses preuves au juge Marc Trévidic chargé du volet terroriste de l'affaire de Karachi (le juge Van Ruymbeke ayant instruit l'affaire Clearstream) ?
lien direct : [url]http://andre-sillam.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/10/07/bras-de-fer-entre-d-de-villepin-et-z-takieddine-retro-commis.html[/url] ([url]http://andre-sillam.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/10/07/bras-de-fer-entre-d-de-villepin-et-z-takieddine-retro-commis.html[/url])

Autres articles :
- VILLEPIN DEMANDE DES PREUVES A TAKIEDDINE ([url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/06/karachi-takieddine-denonce-un-complot-de-villepin-contre-sarkozy_1582951_823448.html[/url]), Le Monde
- TAKIEDDINE : UNE CLE USB PIEGE HORTEFEUX ([url]http://www.mediapart.fr/journal/france/041011/takieddine-une-cle-usb-piege-hortefeux[/url]), Mediapart (article payant)
- RIEN COMPRIS A L'AFFAIRE KARACHI ? ON REPREND DEPUIS LE DÉBUT ([url]http://www.rue89.com/2011/10/08/rien-compris-laffaire-karachi-reprend-zero-225351[/url]), Rue 89


KARACHI : RETOUR CHEZ LE JUGE POUR TAKIEDDINE
TF1News
[...] L'audition de l'ancien Premier ministre est "sérieusement envisagée", selon une source policière, mais aucune date n'a encore été fixée. Dans un autre volet de l'affaire, Ziad Takieddine a été mis en examen pour faux témoignage à un juge. Des développements sont également attendus en ce mois d'octobre dans une "affaire dans l'affaire": l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris pour violation de secret professionnel et recel après la divulgation de conversations téléphoniques entre Thierry Gaubert et l'ex-ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux. Ce dernier s'est expliqué vendredi pendant près de trois heures devant les agents de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). lien direct :http://lci.tf1.fr/france/justice/karachi-retour-chez-le-juge-pour-takieddine-6743217.html


KARACHI : LE DOCUMENT QUI ACCUSE BRUGUIERE
Marianne 2, Frédéric Ploquin
Dans l’enquête sur l’attentat de Karachi, qui a causé la mort de 11 ingénieurs de la Direction des chantiers navals en 2002, il y a deux temps : avant et après 2007. Avant, c’est le célèbre juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière qui mène l’instruction.
([url]http://4.bp.blogspot.com/-NRKekbW5ouM/TpFnW5PZodI/AAAAAAAACoA/j_LTxUUsb5Y/s320/vd_bruguiere.jpg[/url])
 A son départ à la retraite, et alors qu’il entend se présenter aux législatives sous l’étiquette UMP, le juge Jean-Marc Trévidic prend le relai. Son approche du dossier change radicalement. Largement inspiré par les notes de la DST, comme on appelle alors le contre-espionnage français, le juge Bruguière ne voit qu’une hypothèse possible : celle d’un attentat commandité contre la France par l’organisation chapeauté par Ben Laden : Al Qaeda. Son successeur, sollicité par les familles des victimes et leur avocat, Olivier Morice, ouvre la porte vers une autre hypothèse, celle d’une vengeance après l’arrêt du paiement des commissions liées à la ventre de sous-marins français au Pakistan. Le juge Trévidic met ainsi à jour plusieurs éléments troublants concernant la gestion de l’instruction. Notamment celui-ci : l’évaporation du rapport de deux légistes français chargés d’autopsier les restes de celui qui a été, un peu vite peut-être, présenté comme le kamikaze. Lors de son audition, le 16 mai dernier, le juge Bruguière est formel : on ne lui a jamais remis ce rapport. Une note déclassifiée de la DST, datée du 13 juillet 2002, stipule pourtant que les experts français « ont récemment rendu leur rapports de mission aux magistrats ». Une autre pièce, plus gênante encore, vient d’être versée au dossier : une demande de commission rogatoire internationale adressée par la DST au juge Bruguière, faisant clairement référence aux expertises. Le juge a-t-il orienté l’enquête pour plaire à la fois au camp Chirac, qui dirige désormais le pays, et au camp Balladur, soupçonné d’avoir détourné une partie des commissions pour financer la campagne présidentielle de 1995 ? Enquête complète à paraître dans Marianne demain.
([url]http://1.bp.blogspot.com/-Os2BbYYYNJI/TpFnIaUMgjI/AAAAAAAACn8/mXF-zZ5ztjM/s320/doc_bruguiere.jpg[/url])
lien direct : [url]http://www.marianne2.fr/Karachi-le-document-qui-accuse-Bruguiere_a211180.html[/url] ([url]http://www.marianne2.fr/Karachi-le-document-qui-accuse-Bruguiere_a211180.html[/url])


RÉACTIONS POLITIQUES

KARACHI : UN LIEN CORRUPTION - ETAT (EVA JOLY)
Europe1
Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, a évoqué dimanche un possible lien entre le supposé financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur en 1995 et la mort de 11 Français dans l'attentat de Karachi en 2002. Interrogée sur l'affaire Karachi lors de l'émission "Radio France politique", l'ex-magistrate a déclaré : "C'est un dossier dans lequel il n'y a pas que de la corruption, il y a eu des morts, et des morts sans doute comme conséquence d'un conflit entre les deux droites en France". L'eurodéputée EELV a estimé qu'"on insulte la mémoire des victimes en ne permettant pas la vérité de se faire jour en levant le secret militaire".
lien direct : [url]http://www.europe1.fr/Politique/Karachi-un-lien-corruption-attentat-Joly-748175/[/url] ([url]http://www.europe1.fr/Politique/Karachi-un-lien-corruption-attentat-Joly-748175/[/url])


AFFAIRE KARACHI: 110.000 SIGNATURES POUR LA LEVEE DU SECRET DEFENSE
Le point
"L'ONG Avaaz et le collectif Sauvons les riches ont rendu publique mercredi une pétition comportant plus de 100 000 signatures et appelant le président Sarkozy à déclassifier immédiatement tous les documents sur l'affaire Karachi. "La pétition Avaaz a recueilli plus de 100 000 signatures en moins d'une semaine, 110 000 à l'heure actuelle. Les chiffres ne cessent d'augmenter, ce qui montre vraiment un appel des citoyens à la levée du secret-défense" dans cette enquête sur un présumé financement politique occulte, a estimé Benjamin Desgachons, membre d'Avaaz. "On demande simplement, comme l'ensemble des citoyens, la levée du secret-défense sur l'affaire Karachi, et encore plus la transparence sur l'ensemble du financement de la vie politique française", a renchéri un manifestant à son côté. De nombreux documents portant sur cette affaire de vente d'armes au Pakistan sont classés secret-défense, empêchant les enquêteurs d'y avoir accès. Une quinzaine de personnes s'étaient rassemblées près du palais de l'Élysée, siège de la présidence, vers 9 heures mercredi, jour du conseil des ministres.
lien direct : [url]http://www.lepoint.fr/politique/affaire-karachi-110-000-signatures-pour-la-levee-du-secret-defense-05-10-2011-1380979_20.php[/url] ([url]http://www.lepoint.fr/politique/affaire-karachi-110-000-signatures-pour-la-levee-du-secret-defense-05-10-2011-1380979_20.php[/url])


B.HAMON : "NOUS SOMMES PROBABLEMENT FACE A UN DES PLUS GRANDS SCANDALES D'ETAT DE LA Vé RÉPUBLIQUE"
PS
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xlbel2[/url]
lien direct : [url]http://aurelinfo.over-blog.com/article-affaire-karachi-nous-sommes-probablement-face-a-un-des-plus-grands-scandales-d-etat-de-la-veme-re-85420664.html[/url] ([url]http://aurelinfo.over-blog.com/article-affaire-karachi-nous-sommes-probablement-face-a-un-des-plus-grands-scandales-d-etat-de-la-veme-re-85420664.html[/url])
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: Lady Marwina le 11 octobre 2011 à 20:00:15
Pas d'honneur, pas de face, pas d'actions dont on peut être fier. Ajouté à cela la laideur physique...
Est-ce que je suis la seule à trouver à certains des airs de singes sur les freeze de la vidéo?  8|
C'est assez terrible...

Je doute que l'on sache un jour tout de ce qui s'est joué, et sans doute seul des intervenants de second plan paieront l'ardoise. Mais enfin, que voulez-vous, c'est la république irréprochable de Sarkozy. Dans tout son réalisme. Trop de bonheur.
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: Bobleflingueur le 12 octobre 2011 à 08:51:08
Voilà complément d'enquête :

http://info.france2.fr/complement-denquete/ (http://info.france2.fr/complement-denquete/)

Emission faitant ses 10 ans...

Il y a plein de reportages intéressantb mais il faut aller à la 39 minutes et 20 secondes pouevoir un reportage sur les "porteurs de valises"
et takkiedinne qui est "effrayé" et a visiblement peur !!!

Peut être que quelq'un l'a déjà metionné dc désolé si c'est déjà évoqué...
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 12 octobre 2011 à 11:06:23
Citer
Ajouté à cela la laideur physique...
Holà, où va-t-on là ?
Benoît Hamon ressemblerait à un singe ?
Il faut éviter ce genre "d'argument."
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: Lady Marwina le 14 octobre 2011 à 09:01:17
Ce n'était pas un argument, mais une constatation. Affirmer qu'ils n'ont pas d'honneur n'est pas non plus un argument.
Je suis dans une phase ou j'ai pitié... Voilà.
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 16 octobre 2011 à 08:55:20
Citer
[revue de presse] - [113] - [10-16 octobre 2011] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/10/revue-de-presse-113-10-16-octobre-2011.html[/url])
COMPLEMENT D’ENQUÊTE "LA RÉPUBLIQUE DES MALLETTES"
FRANCE 2 10/10/2011
Un seul reportage à voir ce mois-ci, celui-ci :
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xlo4i9[/url]

1. LE FEUILLETON KARACHI RETOMBE A NOUVEAU,
GUÉANT REBALANCE UNE PELLETÉE POUR ÉTOUFFER L'AFFAIRE

GUEANT RELANCE LA PISTE ISLAMIQUE
Le Point, 10/10/2011
"Le ministre de l'Intérieur a relancé dimanche la piste islamiste pour l'attentat de Karachi en 2002, bien que la justice penche dorénavant pour une attaque perpétrée en représailles au blocage par la France de commissions sur un contrat d'armement avec le Pakistan. "Pour le ministère de l'Intérieur, la piste privilégiée a toujours été la piste islamiste", a déclaré Claude Guéant au Forum Radio J, qui l'interrogeait sur les causes de l'attentat du 8 mai 2002 à Karachi (sud du Pakistan) dans lequel 15 personnes avaient trouvé la mort, dont 11 Français de la Direction des constructions navales (DCN). [...]  "Claude Guéant se prend pour un juge d'instruction ! Il dit cela sans doute pour protéger (l'ex-juge Bruguière)", a réagi Me Olivier Morice, avocat des familles des victimes. Celles-ci ont déposé une plainte en juin contre Jean-Louis Bruguière pour "faux témoignage" et "entrave à la justice". Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire. L'ancien juge avait été interrogé en mai par son successeur Marc Trévidic sur l'absence dans le dossier d'un rapport d'autopsie du supposé poseur de bombe, réalisé par des médecins légistes français juste après l'attentat. ..."
suite de l'article : [url]http://www.lepoint.fr/societe/attentat-de-karachi-claude-gueant-relance-la-piste-islamiste-10-10-2011-1382680_23.php[/url] ([url]http://www.lepoint.fr/societe/attentat-de-karachi-claude-gueant-relance-la-piste-islamiste-10-10-2011-1382680_23.php[/url])


2. TAKIEDDINE DE NOUVEAU ENTENDU PAR LA JUSTICE

AFFAIRE KARACHI : TAKIEDDINE SE DEFEND D'AVOIR PORTE DES VALISES BOURRÉES DE BILLETS
20 Minutes 14/10/2011
"Se défendre à tout prix: Ziad Takieddine, mis en examen le 14 septembre dans le dossier judiciaire mêlant ventes d'armes au Pakistan et à l'Arabie saoudite et soupçons de financement occulte de la campagne balladurienne pour l'élection présidentielle de 1995, s’est ouvert à Lexpress.fr ce vendredi. Dans cet entretien, l’homme d’affaires sulfureux raconte son audition, le 5 octobre dernier, par le juge Van Ruymbeke, à propos de l'affaire Karachi: «Je lui ai répété que je n’avais jamais porté de valises bourrées de billets pour qui que ce soit! Le juge sait que je n'ai rien à voir avec la société Mercor [qui aurait touché une partie des commissions liées à la vente de trois sous-marins au Pakistan en 1994]. J'accuse les responsables de la Direction des constructions navales [DCN] d'avoir falsifié le document que j'ai soi-disant signé». «Pas d’intervention spécifique» dans un contrat de vente d’armes Affirmant avoir «déposé une plainte pour faux il y a plusieurs mois» pour cette supposée falsification, il ajoute qu’«une expertise graphologique, en cours, pourra le prouver». L’homme affirme en outre ne pas croire «à la thèse des rétrocommissions, et surtout pas ce que leur suspension aurait provoqué», c’est-à-dire à l’attentat de Karachi, le 8 mai 2002, causant la mort de onze employés de la DCN. Concernant le contrat Sawari II, portant sur la vente de frégates à l'Arabie saoudite en 1994, Ziad Takieddine explique n’être pas «intervenu spécifiquement dans le contrat» mais explique que des commissions «ont bien été payées par les Saoudiens à la Sofresa [la société qui supervisait les ventes d'armes de l'Etat français]». Répondant aux accusations de l'épouse de Thierry Gaubert, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, qui affirme que l’homme d’affaires a rapporté des sacoches d'argent de Suisse pour les livrer à Nicolas Bazire, directeur de campagne d'Edouard Balladur en 1995, Ziad Takieddine répond: «Hélène Gaubert est une femme fragile, que mon ex-épouse a manipulée. N'a-t-elle pas dit qu'elle voulait juste embêter son mari?» Rappel de son action pour l’Etat Sur ces relations avec Nicolas Bazire, un proche du président de la République, Ziad Takieddine affirme qu’il l’a «vu quatre ou cinq fois, avant et pendant la visite d'Edouard Balladur en Arabie saoudite, en janvier 1994. D'ailleurs, à la suite de ce voyage au cours duquel le Premier ministre a été déçu de ne pas signer le contrat Sawari, Bazire a refusé de me prendre au téléphone pendant sept mois...» Quant à la réaction du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, qui a pris ses distances avec lui, l’homme d’affaires s’interroge: «Claude Guéant serait-il lui aussi frappé d'anosognosie? Mon rôle a été bien réel dans la libération des infirmières bulgares, dans le rapprochement franco-libyen, dans le contrat Miksa de surveillance des frontières de l'Arabie saoudite ou en Syrie. Je suis triste quand il parle de ‘délire’, humainement, ça me touche. Mais je sais ce que j'ai fait».
lien direct : [url]http://www.20minutes.fr/article/806230/affaire-karachi-ziad-takieddine-defend-davoir-porte-valises-bourrees-billets[/url] ([url]http://www.20minutes.fr/article/806230/affaire-karachi-ziad-takieddine-defend-davoir-porte-valises-bourrees-billets[/url])


FRANCE 2 : ZIAD TAKIEDDINE : "L'HOMME QUI EN SAIT TROP ?"
France 2, 5 octobre 2011
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xlimcb[/url]


COLOMBIE : LE PALAIS DE THIERRY GAUBERT, DERNIER REBONDISSEMENT DE l'AFFAIRE KARACHI ?
Courrier International
"A des milliers de kilomètres de Paris, dans le paisible village touristique d'El Nilo, à deux heures de voiture de Bogotá, la capitale colombienne, une somptueuse villa située dans la propriété El Palmar se retrouve au cœur de l'affaire Karachi, ce scandale de corruption, d'attentat et de dessous-de-table qui tient la France en émoi. La villa Cactus aurait coûté 600 000 euros, soit près d'un million de dollars et son propriétaire, Thierry Gaubert, en aurait fait l'acquisition à la fin des années 1990 pour y établir sa résidence secondaire à travers une société, baptisée elle aussi Cactus, au Bahamas. Cet intime du Président Sarkozy depuis le début de sa carrière était à l'époque marié à la Princesse Hélène de Yougoslavie, celle qui aujourd'hui raconte une partie de ses secrets à la police.
El Palmar est une propriété qui compte seulement deux maisons. L'autre appartient à un ami de Thierry Gaubert, Jean-Philippe Couzi, ancien époux d'Astrid Betancourt, la sœur d'Ingrid Betancourt et amie de la Princesse Hélène. [...]  C'est le genre d'investissement typique des Français fortunés sous les tropiques. L'arrivée de la princesse avec son escorte de cinq voitures, dont une de l'ambassade française, de son mari et de leurs trois enfants ainsi que des dizaines de valises faisait sensation dans le village. Selon les témoignages obtenus par Semana à Nilo, le couple avait l'habitude d'y venir deux fois par an, en général à Pâques et en décembre. Ils y vivaient dans un faste luxueux. Ils avaient 7 employés à demeure toute l'année, payés chacun entre 600 000 et un million de pesos par mois [entre 220 et 380 euros], et lors de leurs séjours, ils n'hésitaient pas à en recruter d'autres. [...]. Comme l'a révélé l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, les enquêteurs français ont désormais dans leur ligne de mire la villa colombienne, son propriétaire et sa princesse. Ce qu'ils ont découvert met Thierry Gaubert en sérieuse difficulté et son ex-épouse a donné des informations savoureuses à la police française. Un achat de trois sous-marins, un mystérieux intermédiaire franco-libanais, des valises remplies d'euros provenant de commissions illégales transportées par Gaubert de Suisse en France, une décennie d'intrigues politiques françaises sordides, un président, une princesse, une épouse offensée balançant tout à la police, des dizaines de millions d'euros, un attentat qui coûta la vie à 14 personnes, dont 11 Français à Karachi, la capitale du Pakistan et une propriété à El Nilo, Colombie, composent cette sorte de télénovela internationale, dont la "connexion colombienne" constitue un nouveau rebondissement."
lien direct : [url]http://www.courrierinternational.com/article/2011/10/10/le-palais-de-thierry-gaubert-dernier-rebondissement-de-l-affaire-karachi[/url] ([url]http://www.courrierinternational.com/article/2011/10/10/le-palais-de-thierry-gaubert-dernier-rebondissement-de-l-affaire-karachi[/url])

Autres articles :
AFFAIRE TAKIEDDINE, LES CURIEUX OUBLIS DE JEAN-FRANCOIS COPE ([url]http://www.mediapart.fr/journal/international/121011/affaire-takieddine-les-curieux-oublis-de-jean-francois-cope[/url]), Mediapart (payant)
TAKIEDDINE DE NOUVEAU ENTENDU PAR LA JUSTICE ([url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/13/karachi-takieddine-de-nouveau-entendu-par-la-justice_1587048_3224.html[/url]), Le Monde


BONUS VIDEO : KARACHI ET LA BANDE UMP
MONTAGE VIDEO 30.00



REPORTAGES / CHRONIQUES SUR KARACHIGATE 2011
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xlklku[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: raja le 25 octobre 2011 à 16:44:46
tyger en parle plus haut...et pour morano j'ai mis une vidéo de son altercation sur canal+

Citer
Affaire Karachi: L'avocat des familles poursuit Hortefeux et Morano ([url]http://www.20minutes.fr/societe/812294-affaire-karachi-avocat-familles-poursuit-hortefeux-morano[/url])

Les deux responsables de l'UMP sont poursuivis pour diffamation...

Olivier Morice, avocat des familles des victimes de l'attentat de Karachi a saisi la justice pour «menace» à l'encontre de Brice Hortefeux et pour «diffamation» à l'encontre de Nadine Morano, a-t-on appris auprès de l'avocat.

Brice Hortefeux, auquel est reproché d'avoir déclaré qu'il voulait «fracasser» Me Morice, est cité à comparaître le 22 novembre devant le tribunal de grande instance de Paris, selon la citation directe déposée par l'avocat et consultée par l'AFP. A cette date sera fixée la date du procès. Me Morice a par ailleurs porté plainte pour diffamation à l'encontre de la ministre UMP de l'Apprentissage, Nadine Morano qui avait accusé Me Morice de «se faire de la pub sur le dos» de Nicolas Sarkozy. Citant des propos de l'ancien ministre de l'Intérieur, rapportés dans le Nouvel Observateur, Me Morice accuse Brice Hortefeux de "menace et d'intimidation" à son égard.

L'avocat demande un euro de dommage et intérêts et 20.000 euros au titre de frais de justice et la publication du jugement dans cinq quotidiens et cinq hebdomadaires. Brice Hortefeux avait dû s'expliquer devant la police, sur ses conversations téléphoniques, avec un ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, qu'il avait prévenu que sa femme Hélène «balançait beaucoup».
Hortefeux s'est dit «écoeuré»

Selon l'hebdomadaire, le responsable UMP s'était ensuite dit «écoeuré» par la «lâcheté des journalistes qui fracassent tous les amis de Sarkozy» alors que c'est Me Morice qui «devrait être fracassé». Au nom des familles des victimes de Karachi Me Morice a déjà porté plainte, fin septembre, contre Brice Hortefeux pour violation du secret professionnel, subornation de témoins et entrave à la vérité.

Me Morice a par ailleurs saisi la doyenne des juges d'instruction du tribunal de grande instance d'une plainte en diffamation à l'encontre de Nadine Morano. Lors d'un vif échange, le 22 septembre sur Canal +, alors que deux proches de Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert venaient d'être mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, Me Morice avait accusé le chef de l'Etat d'être «au coeur de la corruption, c'est-à-dire au coeur du système qui a été mis en place pour verser des commissions et surtout pour permettre le retour illicite» de rétrocommissions.

«Vous êtes en train de faire votre pub sur le dos du président de la République», avait répliqué Mme Morano en accusant l'avocat de «ne pas défendre dignement les familles» des victimes. Dans sa plainte dont l'AFP a eu copie, Me Morice estime qu'«il s'agit d'une accusation extrêmement grave à l'égard d'un avocat" et que la ministre a porté "une atteint majeure à l'honneur professionnel». L'attentat de Karachi, le 8 mai 2002, qui a fait 15 morts, dont 11 salariés français de la Direction des Constructions Navales (DCN), pourrait être lié, selon les enquêteurs, à l'arrêt, en 1996, du versement de commissions liées à des contrats d'armement. Dans le volet financier de l'enquête, les enquêteurs s'interrogent sur l'existence de rétrocommissions qui auraient financé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 01 novembre 2011 à 10:40:18
Citer
[revue de presse] - [114] - [17-30 octobre 2011] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/10/revue-de-presse-114-17-30-octobre-2011.html[/url])
 
1 / UNE 12e VICTIME

([url]http://3.bp.blogspot.com/-HaSp0FsgEvc/TqxI3zi59NI/AAAAAAAACsg/88PjJ7uwOEs/s320/AKIM.png[/url])
KARACHI, LE 12e MORT ET LES DISQUETTES
Le Point, Hervé Gattegno / 28.10.2011
"Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, saisis du volet financier de l'enquête sur l'attentat de Karachi, ont confié à la police des investigations sur les circonstances ayant entouré la mort d'un militant associatif de Garges-lès-Gonesse, Akim Rouichi, en 1995. Selon des témoignages récemment recueillis par la Division nationale des investigations financières (DNIF), celui-ci aurait été chargé de missions d'espionnage et de surveillance sur des personnalités liées à la campagne présidentielle d'Édouard Balladur qui l'auraient notamment conduit à intercepter des conversations téléphoniques. Le jeune homme avait été découvert pendu quelques mois après l'élection, sans qu'aucune trace de ses enregistrements soit retrouvée auprès de lui. Les enquêteurs disposent d'une preuve que ces écoutes illicites ont bien existé. Il s'agit d'une note interne à l'état-major de campagne d'Édouard Balladur datée du 5 avril 1995 et adressée au directeur de campagne, Nicolas Bazire, qui rapporte la démarche effectuée par Akim Rouichi lorsque celui-ci s'était rendu au siège du candidat dans l'espoir de "vendre" ses enregistrements. Selon l'auteur de la note - intégralement publiée dans le numéro du Point à paraître jeudi 27 octobre -, l'homme disait avoir été recruté par des réseaux au service de Jacques Chirac et avoir surpris des conversations impliquant notamment François Léotard, Renaud Donnedieu de Vabres, ainsi que certains hauts fonctionnaires et industriels de l'armement. "Aucun souvenir" Interrogé par la police en qualité de témoin
[spoiler=suite de l'article et sources] le 13 octobre dernier, le rédacteur du document, Jean-Charles Brisard, a confirmé la scène et relaté sa rencontre avec Akim Rouichi. Il a précisé que ce dernier lui avait fait écouter des extraits des écoutes téléphoniques qu'il avait réalisées, et qui portaient sur des contrats de ventes d'armes, dont le fameux contrat Agosta - l'accord prévoyant la fourniture de sous-marins au Pakistan en 1994 - qui est aujourd'hui au coeur de l'enquête des juges. Sollicité par Le Point, Nicolas Bazire a répondu - via son avocat Me Jean-Yves Liénard - qu'il n'avait "aucun souvenir" de cet épisode. L'un des frères d'Akim Rouichi confirme avoir, lui aussi, entendu plusieurs conversations interceptées, dont l'une entre Charles Pasqua et François Léotard - alors tous deux ministres du gouvernement Balladur - relative à une livraison de missiles. "Il était question de commissions", croit-il se souvenir. Lui aussi a récemment été interrogé par la DNIF.
La note adressée à Nicolas Bazire désigne par ailleurs les commanditaires pour lesquels Akim Rouichi disait avoir effectué ses missions clandestines : deux hauts policiers à la réputation sulfureuse, le contrôleur général Jacques Delebois et le commissaire Patrick Rougelet. Ces deux hommes avaient déjà été soupçonnés, en 1996, de mener des enquêtes parallèles en usant des moyens de leurs services respectifs. Ancien de la DST, Delebois a été impliqué dans l'affaire des micros du Canard enchaîné, en 1973, puis dans celle du "vrai-faux passeport" de l'affaire Carrefour du développement, un scandale politico-financier qui avait marqué le premier septennat de François Mitterrand. Rougelet, lui, appartenait aux RG ; il a été révoqué en 1998. Le Point n'a pas réussi à entrer en relation avec le premier. Le second nous a affirmé n'avoir "jamais rencontré M. Rouichi" ni "traité d'informateurs sans rendre compte" à sa hiérarchie. La famille d'Akim Rouichi a toujours contesté la thèse du suicide, retenue par la justice après sa mort. En 1998, une plainte contre X pour "assassinat" s'était soldée par un non-lieu, les expertises médicales ayant infirmé l'hypothèse d'une intervention extérieure. L'existence des enregistrements avait été évoquée durant l'enquête, mais cette piste n'a jamais été suivie. Ni l'ordinateur ni les disquettes informatiques qui contenaient les mystérieuses écoutes n'ont jamais été retrouvés."
lien direct: [url]http://www.lepoint.fr/societe/karachi-le-douzieme-mort-et-les-disquettes-26-10-2011-1389260_23.php[/url] ([url]http://www.lepoint.fr/societe/karachi-le-douzieme-mort-et-les-disquettes-26-10-2011-1389260_23.php[/url])

Extrait de l'interview avec François Rouichi (Mediapart):
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xm023x[/url]

Autres articles :
- KARACHI, UN FANTÔME AUX PORTES DE L’ÉLYSÉE ([url]http://www.mediapart.fr/journal/france/281011/karachi-un-fantome-aux-portes-de-lelysee-0[/url]), Médiapart (payant) 30.10.2011
- AFFAIRE KARACHI ; NOUVELLE RECHERCHE SUR UN MILITANT ASSOCIATIF RETROVUE PENDU ([url]http://www.lepost.fr/article/2011/10/28/2624503_attentat-de-karachi-enquete-ouverte-sur-un-militant-associatif-retrouve-pendu.html[/url]), Le Post.fr  28.10.2011
- LES ENQUÊTEURS A LA RECHERCHE D'ENREGISTREMENTS ([url]http://www.liberation.fr/politiques/01012368195-affaire-karachi-les-enqueteurs-a-la-recherche-d-enregistrements[/url]), Libération[/spoiler]


2 / LA BANDE A BALLADUR

THERRY GAUBERT SOUPÇONNÉ DE SUBORNATION DE TÉMOIN
Liberation, Sonya Faure / 19.10.2011
"Le parquet de Paris a délivré un réquisitoire supplétif pour subornation de témoin à l'encontre de Thierry Gaubert. Ami et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly et au ministère du Budget, Thierry Gaubert est soupçonné par les magistrats d'avoir fait pression sur sa femme, Hélène de Yougoslavie, afin d'orienter son témoignage devant les policiers qui enquêtent sur le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, en 1995. Début septembre, lors de son audition par les policiers, Hélène de Yougoslavie, séparée depuis cinq ans de son mari, a en effet remis aux policiers une clé USB où sont enregistrées les menaces de son mari. Gaubert l'aurait notamment sommée d'assumer la création d'un compte bancaire aux Bahamas ouvert sous le nom de l'épouse, d'affirmer que l'argent d'un compte en Suisse venait de sa grand-mère ou de minimiser l'importance de la maison du couple en Colombie, comme l'avaient révélé des PV publiés par Mediapart. «Il n'y a pas de menace [envers sa femme, ndlr]», s'était défendu Thierry Gaubert lors de sa garde à vue. Qui parlait de «discussion», et concèdait «des propos échangés avec énervement». Ce n'est visiblement pas l'avis du parquet, qui a donc lancé une enquête supplémentaire sur cet aspect du dossier. Hélène de Yougoslavie s'est constituée partie civile. Thierry Gaubert est mis en examen, depuis le 23 septembre, pour «recel d'abus de biens sociaux» dans l'enquête sur les contrats d'armement passés par la France avec le Pakistan et l'Arabie Saoudite ayant potentiellement financé la campagne présidentielle de Balladur en 1995."
lien direct: [url]http://www.liberation.fr/politiques/01012366613-affaire-karachi-thierry-gaubert-soupconne-de-subornation-de-temoin[/url] ([url]http://www.liberation.fr/politiques/01012366613-affaire-karachi-thierry-gaubert-soupconne-de-subornation-de-temoin[/url])

 Autre article :
- L'ANCIEN DIR CAB DE BALLADUR CONVOQUE ([url]http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Affaire-Karachi-Nicolas-Bazire-devant-la-justice-411107/[/url]), JDD


AFFAIRE KARACHI : NICOLAS SARKOZY DEFEND SON "AMI' NICOLAS BAZIRE
Le Monde/  27.10.2011
"..."N'avez-vous rien su d'un financement illégal ?" l'interroge le journaliste Yves Calvi. "Ça fait bientôt 17 ans. Est-ce que vous imaginez que s'il y avait quoi que ce soit à reprocher à M. Balladur, on ne l'aurait pas trouvé ?" a relevé le chef de l'Etat. "Je trouve particulièrement odieux qu'on utilise la douleur de familles [des victimes de l'attentat de Karachi en 2002] au service d'intérêts politiciens, de magouilles et, pour tout dire, dans la volonté de salir les gens", a déploré M. Sarkozy. A la question visant à savoir s'il se sentait "visé" par ces affaires
[spoiler=suite de l'article et source], il a ironisé : "Pas du tout ! Pourquoi ?" avant d’égrener les affaires récentes où son nom a été cité (Clearstream, Bettencourt, Karachi) comme autant de tentatives pour le déstabiliser. "Vous savez, un président doit rendre des comptes, la transparence je suis d'accord, la calomnie, non !" a ajouté le président de la République.
"Deux de vos proches sont néanmoins mis en examen, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert…", relance Yves Calvi. "Nicolas Bazire a été votre témoin de mariage. Il ne vous a jamais parlé de financements inquiétants dans la campagne d'Edouard Balladur ?" demande le journaliste. "Nicolas Bazire est quelqu'un que j'aime beaucoup et qui est mon ami. Et maintenant, vous inventez la présomption de culpabilité ? Il a été directeur de cabinet de M. Balladur, ce qui n'est pas infamant à ma connaissance ? Il a toute ma confiance et toute mon amitié", a déclaré M. Sarkozy, convaincu que M. Bazire, mis en examen, est un "homme profondément honnête". "Il ne sortira rien de cela et tout le monde le sait", a conclu le président. ..."
article complet : [url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/27/affaire-karachi-nicolas-sarkozy-defend-son-ami-nicolas-bazire_1595360_823448.html[/url] ([url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/27/affaire-karachi-nicolas-sarkozy-defend-son-ami-nicolas-bazire_1595360_823448.html[/url])
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AFFAIRE KARACHI : LES FAMILLES DE VICTIMES DENONCENT UNE "CONSIGNE" DE SARKOZY AU PARQUET
20 Minutes / 27.10.2011
"Le collectif des familles des victimes de l'attentat de Karachi a dénoncé vendredi après l'intervention de Nicolas Sarkozy sur l'enquête de Karachi «la consigne claire envoyée au Parquet» par le chef de l'Etat. «Nous prenons bonne note de la consigne claire envoyée au Parquet» par le chef de l'Etat qui a affirmé, alors que l'enquête est en cours, qu'il «ne sortira rien» de la mise en cause de Nicolas Bazire.  Les familles des victimes de l'attentat, qui a fait 15 morts le 8 mai 2002 à Karachi, dont 11 salariés de la Direction des Construction Navales (DCN), «déplorent, une fois de plus, le mépris sans limite du chef de l'Etat non seulement à (leur) égard, mais aussi à l'égard du travail des juges d'instruction», écrivent-elles dans un communiqué. «Comment peut-il ainsi évoquer "la douleur des familles", lui qui n'a finalement pas été capable de tenir une promesse aussi simple que celle de nous recevoir une fois par an?», interroge le collectif. «Comment peut-il évoquer la "douleur des familles" alors même qu'un de ses conseillers nous a un jour rétorqué "Monsieur le Président en a assez qu'on l'importune avec des bobos personnels"?» poursuit-il. «Nous ne souhaitons entrer dans cette polémique politicienne orchestrée par Nicolas Sarkozy et lui faisons simplement remarquer que les juges d'instruction en charge des différents volets de cette affaire font un travail remarquable», conclut le collectif...."
lien direct: [url]http://www.20minutes.fr/ledirect/814516/karachi-familles-victimes-denoncent-consigne-sarkozy-parquet[/url] ([url]http://www.20minutes.fr/ledirect/814516/karachi-familles-victimes-denoncent-consigne-sarkozy-parquet[/url])


LE JUGE VAN RUYMBECKE ENQUETE SUR LES MAISONS NORMANDES DE BALLADUR
L'Express, Jean-Marie Pontaut / 26.10.2011
"...Le magistrat, qui devrait convoquer prochainement l'ancien Premier ministre afin de lui demander des explications concernant l'arrivée de très grosses sommes en liquide sur ses comptes de la campagne présidentielle de 1995, pourrait aborder un sujet plus personnel: ses maisons normandes. Selon nos informations, le juge et la police enquêtent sur la façon dont Edouard Balladur a acquis une demeure à Tourgéville (Calvados), un an après son échec à l'élection de 1995.
[spoiler=suite de l'article et source] A y regarder de plus près, c'est en réalité son épouse, Marie-Josèphe, qui a acheté cette propriété, le 13 juin 1996. Il est vrai que l'endroit a beaucoup d'allure: nous sommes ici dans le secteur le plus chic de la côte, au mont Canisy, dans les environs de Deauville. La maison, avec vue sur mer, comprend 13 pièces, dont 5 chambres, ainsi qu'une salle de projection, 4 salles de bains, un tennis et une piscine carrelée en mosaïque. Cette belle normande, avec sa façade à colombage et ses airs de manoir, représente le comble du sélect dans la région. Depuis le petit chemin boisé qui plonge vers l'hippodrome local, on la devine à peine, cachée dans la verdure. En 1996, Marie-Josèphe Delacour, épouse Balladur, débourse donc 7,3 millions de francs, soit un peu plus de 1 million d'euros. L'achat, conclu devant deux notaires parisiens, est réglé comptant, sans recourir à un prêt, ce qui est parfaitement légal. Un homme dit avoir permis le rapprochement entre les vendeurs et le couple Balladur: Thierry Gaubert, alors collaborateur de l'ex-Premier ministre, aujourd'hui mis en examen dans le volet rétrocommissions du dossier. Un autre point ne manque pas de surprendre dans cette opération immobilière: à la même époque, le couple Balladur et ses quatre fils disposent déjà d'une autre résidence pour passer leurs vacances en Normandie! Marie-Josèphe Balladur possède en effet, toujours sous son nom de jeune fille Delacour, une deuxième villa, au coeur de Deauville...."
suite de l'article : [url]http://www.lexpress.fr/actualite/politique/affaire-karachi-le-juge-van-ruymbeke-enquete-sur-les-maisons-normandes-de-balladur_1044341.html[/url] ([url]http://www.lexpress.fr/actualite/politique/affaire-karachi-le-juge-van-ruymbeke-enquete-sur-les-maisons-normandes-de-balladur_1044341.html[/url])
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4 / PLAINTE ET DECLASSIFICATIONS

LES SURVIVANTS DE L'ATTENTAT DE KARACHI PORTENT PLAINTE CONTRE LEUR EMPLOYEUR
Le Monde / 18.10.2011
"Selon Europe 1, les blessés de l'attentat de Karachi ont décidé de porter plainte contre leur employeur, la Direction des constructions navales (DCN) pour "coups et blessures entraînant une interruption de travail de plus de trois mois". "L'objectif de cette plainte est de dénoncer les différents manquements à la sécurité qui ont facilité l'attentat", a expliqué à Europe 1 leur avocat, Me Thibault de Montbrial. Selon eux, la DCN connaissait le danger de la mission et a été incapable d'assurer la sécurité de ses employés. Principale cible de la plainte, selon Le Parisien, le responsable de la sécurité des employés à Karachi, Gérard Clermont. L'homme n'aurait pas respecté les consignes de base, comme varier les horaires et les trajets, en dépit des menaces d'attentat avérées. Les survivants espèrent que leur plainte sera versée au dossier du juge d'instruction Marc Trévidic, qui enquête sur les origines de l'attentat qui a causé la mort de onze employés français, le 8 mai 2002. "
Lien : [url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/17/les-survivants-de-l-attentat-de-karachi-portent-plainte-contre-leur-employeur_1588779_3224.html[/url] ([url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/17/les-survivants-de-l-attentat-de-karachi-portent-plainte-contre-leur-employeur_1588779_3224.html[/url])

Autre article :
- LES BLESSES DE KARACHI PORTENT PLAINTE CONTRE DCN ([url]http://www.usinenouvelle.com/article/les-blesses-de-karachi-portent-plainte-contre-dcn.N160940[/url]), L'Usine Nouvelle


KARACHI : VERS DE NOUVELLES DECLASSIFICATIONS ?
Le Figaro / 29.10.2011
"La Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) a émis deux avis favorables et un avis défavorable à la déclassification de documents secret-défense réclamée par des juges dans le volet financier du dossier sur l'attentat de Karachi. Ces trois avis ont été rendus par la CCSDN lors de sa dernière réunion, le 13 octobre, et sont publiés aujourd'hui au Journal officiel.
[spoiler=suite article, source et video] Ils portent à dix-sept le nombre des avis publiés par cette commission administrative indépendante dans ce dossier complexe. Ces trois nouveaux avis concernent l'enquête des juges Roger Le Loire et Renaud van Ruymbeke sur des contrats d'armements, liés notamment à l'attentat de Karachi du 8 mai 2002 (11 Français tués). Dans ce volet, Ziad Takieddine, intermédiaire de ces contrats d'armement conclus en 1994, a été mis en examen le 14 septembre par le juge van Ruymbeke pour "complicité et recel d'abus de biens sociaux" sur fond de soupçons de financement illicite de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Il revient maintenant aux membres du gouvernement concernés de suivre ou non ces avis. Les quelque 180 avis rendus par la CCSDN depuis sa création ont été suivis dans leur quasi totalité par les ministres concernés. Les trois derniers avis favorables à une déclassification de documents secret-défense, rendus il y a un mois par la CCSDN, avaient été suivis par les ministres et les documents "confidentiel défense" ou "secret défense" déclassifiés."
lien direct: [url]http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/28/97001-20111028FILWWW00352-karachi-nouvelles-declassifications.php[/url] ([url]http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/28/97001-20111028FILWWW00352-karachi-nouvelles-declassifications.php[/url])

Autre article :
- KARACHI, LES AVOCATS DEMANDENT AUX SAGES DE CENSURER LE SECRET DEFENSE ([url]http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jMo0jqQbDizpgbSJVdo6wI5nTzEQ?docId=CNG.d980a002fb48073d6d0da73e36f6f9e1.651[/url]), AFP
- FILLON AUTORISE LA DECLASSIFICATION DE DOCUMENT SECRET-DEFENSE ([url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/28/affaire-karachi-francois-fillon-autorise-la-declassification-de-documents-secret-defense_1595823_823448.html[/url]), Le Monde 29.10.2011

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xlso4r[/url]
[/spoiler]

BONUS

EXCLUSIF : FRANCOIS LEOTARD SORT DE SON SILENCE
Nice Matin / 15.10.2011
"...L'ancien ministre de la Défense et président de l'UDF livre sa vérité sur l'affaire Karachi, les porteurs de valises, Takieddine et Balladur. Une interview à découvrir dans les éditions de samedi des titres du Groupe Nice-Matin. Karachi : "Je n'ai jamais touché d'argent". "Les valises, c'est une image d'Epinal", explique François Léotard, assurant qu'il ne "sait rien" sur les rétrocommissions. Takieddine : "On ne me l'a pas imposé". A l'époque de la signature du contrat, "on ne pouvait pas vendre un boulon sans intermédiaire". Connaissez-vous la vérité sur l'affaire Karachi ? "Je connais des choses que je ne vous dirai pas.
[spoiler=suite et source] Pas sur les rétrocommissions car là franchement je n’en sais rien. Mais sur le contrat et les aspects liés au terrorisme j’ai des choses à dire. J’ai été entendu par le juge Trévidic et cela s’est très bien passé. Nous avions la même thèse : c’est l’interruption des commissions qui a causé l’attentat. Il faut également explorer la piste des sous-marins : on ne devait pas en vendre à l’Inde et le gouvernement d’après en a livré des meilleurs. Les services secrets pakistanais pourraient avoir décidé de l’attentat pour cette raison."
lien direct: [url]http://www.nicematin.com/article/derniere-minute/exclusif-francois-leotard-sort-de-son-silence[/url] ([url]http://www.nicematin.com/article/derniere-minute/exclusif-francois-leotard-sort-de-son-silence[/url])[/spoiler]


L'intégralité de la revue de presse est fort instructive !
Mais mise en partie sous spoiler pour faciliter la lecture du forum.
RN
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: syberia3 le 01 novembre 2011 à 10:50:38
Réapparition   :| merci pour cet article fort instructif d'autant que jeudi dernier lors de l'allocution du sauveur du monde version kinder surprise , j'ai vraiment entendu "circulez!bande de connards !"y a rien à juger!
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: reveillonsnous le 10 novembre 2011 à 21:52:53
Voici que le Monde fait paraitre un article d'analyse (http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/11/10/des-soupcons-de-financement-occulte-en-marge-des-marches-d-armement_1601901_3224.html#xtor=AL-32280308) sur le dossier de Karachi ! Pas très approfondie l'analyse, aucun des membres ou lecteurs réguliers de ce forum n'y apprendra grand chose  :grrr:
Citer
Des soupçons de financement occulte en marge des marchés d'armement

Mais le fait que ce soit le Monde qui le fasse paraitre alors même qu'ils avaient plutôt enterrer l'affaire depuis le début, me paraissait digne d'être noté, d'autant qu'il n'y a aucune actualité sensationnelle nouvelle semble-t-il  :diable:

Oh ben qu'est-ce que je suis mauvaise langue, alors  :hehe:
ils ont vu ça (http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/11/09/l-affaire-de-karachi-s-oriente-vers-le-financement-du-camp-chiraquien_1601032_3224.html#ens_id=1561228) ..... Tu parles d'une nouveauté !
Ah et puis ça aussi (http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/11/10/les-sages-censurent-la-loi-sur-les-lieux-secret-defense_1602221_3224.html#ens_id=1561228)
Citer
La décision, très attendue, du Conseil constitutionnel sur le secret-défense s'avère un peu décevante : le Conseil a certes déclaré inconstitutionnelle, jeudi 10 novembre, une partie de loi, mais sur un point relativement accessoire qui ne devrait pas réellement ébrècher le mur auquel se heurtent les juges d'instruction dans les affaires sensibles.

Et comme ce dernier article a été modifié à la même heure que le premier que je mentionnais.... cela a peut-être effectivement une signification : il veulent mettre du sens, du lien, entre la décision foireuse des "sages" et l'affaire Karachi .... mais bon, c'est plutôt timide, je trouve
Citer
Les deux contrats ont été signés avec l'aval de celui qui occupait alors le ministère du budget, Nicolas Sarkozy, autre soutien de poids de M. Balladur.

Pas violente la prise de risques  :X: :fache:


Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: reveillonsnous le 14 novembre 2011 à 11:02:22
Il semble bien que Mediapart (http://www.mediapart.fr/journal/international/071111/pakistan-la-preuve-des-millions-de-takieddine) continue son salutaire travail d'enquête sur ce dossier ! Ils ne lâchent pas Takieddine, et cela s'avère payant  :fache: :grrr:
Pour ceux qui n'ont pas la chance d'être abonnés, il trouveront sur agoravox (http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/karachi-takieddine-et-autres-104191) un article qui en résume les informations essentielles.

Espérons que les médias reprendront un peu plus que précédemment ces informations :diable: mais comme je n'en suis pas persuadée  :désolé1: nous pouvons au moins en prendre connaissance et y faire écho à notre petite mesure !
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: cervesia le 14 novembre 2011 à 12:56:00
ben oui mais bon la france fabrique des armes faut bien un vrp pour les écouler non ? :diable:
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 21 novembre 2011 à 08:45:25
Citer
[revue de presse] - [115] - [1-20 novembre 2011] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/11/revue-de-presse-115-1-20-novembre-2011.html[/url])

1 / TAKIEDDINE INSISTE

POURQUOI L'AFFAIRE KARACHI S'ENFLAMME
Slate, Emmanuel Fansten 17/11/2011
"Longtemps réputé pour sa discrétion, Ziad Takieddine fait désormais feu de tout bois dans l'affaire Karachi. Persuadé d’être victime d’un complot, l’homme d’affaires franco-libanais n’hésite plus à appeler lui-même certains journalistes pour mettre les choses au clair. Après des mois de menaces feutrées, la contre-attaque est donc bel et bien lancée. Ses dernières révélations, réservées aux juges Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke, n’ont d’ailleurs pas mis longtemps à fuiter dans la presse. Et elles sont explosives. Alors que les deux magistrats du pôle financier cherchent depuis des mois à comprendre comment des rétro-commissions ont pu servir à financer la campagne d’Edouard Balladur en 1995, Takieddine explique aujourd’hui que ce système occulte n’a jamais pris fin. Et qu’il aurait au contraire continué à alimenter les caisses du clan ennemi, celui formé par les réseaux chiraco-villepinistes. Une véritable bombe à retardement quelques mois avant l’élection présidentielle de 2012.

[...] C’est peu dire, donc, que les dernières révélations de Ziad Takieddine interviennent dans un contexte hautement inflammable. Accusé d’avoir été le principal artisan des rétro-commissions en marge des contrats Agosta (avec le Pakistan) et Sawari II (Arabie Saoudite), puis écarté du jeu par les chiraquiens après l’élection de mai 1995, il affirme désormais avoir été remplacé par d’autres intermédiaires. Pour appuyer ces lourdes accusations, l’homme d’affaires décrit, numéros de compte à l’appui, un montage financier complexe passant par une banque suisse, sorte de système «bis» utilisant des filières ad hoc. Dans le viseur de Takieddine: Dominique de Villepin, secrétaire général de l’Elysée entre 1995 et 2002, mais surtout le mystérieux Alexandre Djouhri, héros malgré lui du dernier livre de Pierre Péan, La République des mallettes (Fayard). Personnage trouble au parcours énigmatique, Djouhri y est décrit comme une éminence grise de la République au train de vie délirant et à l’entregent fascinant. Un homme soupçonné d’avoir servi d’intermédiaire dans de nombreux contrats mirifiques passés avec l’Etat français et à qui Péan attribue cette formule lapidaire: «Je les tiens tous par les couilles.» Directement mis en cause par Takieddine, Alexandre Djouhri a déjà annoncé son intention de porter plainte pour diffamation, mais pourrait bien lui aussi finir par devoir s’expliquer. A moins que le parquet ne décide d’étouffer ce volet de l’affaire en refusant d’élargir la saisine des juges à ces nouvelles pistes…

 Officines et réseaux parallèles Difficile, dans ce contexte, de ne pas voir dans le récent rapprochement entre Sarkozy et Villepin une tentative d’apaisement. Les deux hommes se sont rencontrés discrètement fin octobre à la Lanterne en présence de Claude Guéant. Tous les trois savent aujourd’hui pertinemment qu’ils n’ont rien à gagner à jeter de l’huile sur le feu. Reste la guerre incontrôlable entre Takieddine et Djouhri, qui risque elle aussi de provoquer quelques dégâts. Exactement comme avec Clearstream avant 2007, l’affaire Karachi menace même de déteindre sur l’ensemble de la droite à quelques mois de la présidentielle de 2012. Deux scandales qui ont en commun le rôle central joué par les officines et les réseaux parallèles sur fond de conflit larvé entre balladuriens et chiraquiens. Trois ans avant l’arrivée de Sarkozy à l’Elysée, en 2004, une note de la DST (ex-DCRI) indiquait ainsi que trois hommes gravitant autour du pouvoir avaient pu «déployer des moyens techniques en relation avec l’affaire Clearstream». Or deux d’entre eux travaillaient justement pour Alexandre Djouhri, alors très proche de Dominique de Villepin.

Coupable idéal Dans cette lutte d’influence, la galaxie Sarkozy a aussi pu compter sur quelques électrons libres. Le plus remuant s’appelle Pierre Sellier. Ex-conseiller d’EADS, grand amateur de notes en tout genre, il est à la tête de la société Salamandre, soupçonnée d’avoir jouer un rôle trouble en marge de l’affaire Clearstream. Comme l’ont révélé Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme dans Le Contrat (Stock), Sellier s’est également démené dans l’affaire Karachi. Avec un seul objectif: mettre en garde contre l’exploitation «fallacieuse» du dossier par la presse et soutenir contre vents et marées la thèse d’une implication d’al-Qaida dans l’attentat de Karachi. En clair: l’attentat qui a fait 14 morts le 8 mai 2002 n’est pas dû à l’arrêt des rétro-commissions mais aurait été perpétré par des terroristes islamistes. Cette version, longtemps soutenue par le juge Bruguière, n’a jamais convaincu les nouveaux magistrats chargés de l’enquête. Elle continue pourtant régulièrement à refaire surface. Cette semaine, le Nouvel Observateur révèle ainsi ainsi que des fonctionnaires de la DCRI aurait approché le juge Trévidic, en charge du volet terroriste du dossier, pour lui servir à nouveau la thèse d’Al Qaida. Avec de nouveaux détails: l’attentat de Karachi aurait été commandité par un des cerveaux du 11 Septembre, Khaled Cheik Mohamed, aujourd’hui enfermé dans les geôles de Guantanamo. Un coupable idéal servi sur un plateau d’argent par les services de renseignements français, l’idée laisse un peu sceptique Olivier Morice, l’avocat des familles des victimes de l’attentat de Karachi: «Au début de l’affaire, la DST et le juge Bruguière avaient déjà caché aux victimes un rapport d’expertise qui excluait la piste d’un kamikaze. Je crains qu’en cherchant de nouveau à imposer cette version, la DCRI soit instrumentalisée par le pouvoir. C’est d’autant plus gênant que c’est le seul service dont le juge Trévidic dispose pour l’enquête sur le volet terroriste. Mais notre force, c’est qu’il y a plusieurs fronts judiciaires dans ce dossier. On peut étouffer un des aspects, il sera impossible d’étouffer l’ensemble de l’affaire.»"
Article complet : [url]http://www.slate.fr/story/46343/affaire-karachi-takieddine[/url]


Autres articles :
- COMMISSIONS DE KARACHI : POURQUOI ON SAIT QUE SARKOZY EST IMPLIQUE  ([url]http://sarkofrance.blogspot.com/2011/11/commissions-de-karachi-pourquoi-on-sait.html[/url])
Sarkofrance, 15/11/2011
- LES CONFIDENCES DE l'EX-MADAME TAKIEDDINE ([url]http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/les-confidences-de-l-ex-mme-ziad-takieddine_1048586.html[/url])
L'express, Anne Vidalie, 08/11/2011
- KARACHI : DJOURHI PORTE PLAINTE POUR DENONCIATION CALOMNIEUSE ([url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/11/12/karachi-djouhri-porte-plainte-pour-denonciation-calomnieuse_1602742_823448.html[/url])
Le Monde, 12/11/2011


2. UNE AVANCÉE ?

KARACHI : CE N'EST JAMAIS FINI !
Charente Libre 11/11/11
""Une avancée très importante". Près de dix ans après l'attentat de Karachi qui a fait 14 morts dont 11 techniciens de la DCN, les familles des victimes ne fléchissent pas dans leur quête de vérité. Hier, elles ont ainsi salué positivement l'avis du Conseil constitutionnel d'invalider une loi votée en juillet 2009 étendant le secret-défense à une vingtaine de lieux dont les sièges des services de renseignement. Les «Sages» de la rue Montpensier ne se risquent pas à statuer qu'il s'agissait d'une loi de circonstance directement liée aux investigations des juges Van Ruymbeke et Le Loire sur le volet financier du dossier Karachi. Mais c'est tout comme. Le fait de soustraire des «zones géographiques» (dont la liste n'a d'ailleurs jamais été rendue publique) «subordonne les pouvoirs d'investigation de l'autorité judiciaire à une autorité administrative» tranche le Conseil. En clair, au pouvoir politique au mépris de l'indépendance de la justice. Cette nouvelle fin de non-recevoir allonge une liste déjà fournie de revers de Nicolas Sarkozy face au Conseil constitutionnel. Certains, notamment dans l'entourage du Chef de l'État, veulent y voir l'influence du président du Conseil, Jean-Louis Debré, d'une fidélité sans faille à l'égard de Jacques Chirac. Un peu court le raisonnement, car cette énième censure du Conseil constitutionnel est très ciblée: elle est une réponse cinglante à François Fillon qui avait refusé en novembre 2010 au juge Van Ruymbeke l'autorisation de perquisitionner la DGSE à Paris. Le champ libre désormais laissé aux juges - sous réserve d'autorisation de la Commission consultative sur le secret défense - devrait permettre de tenter de démêler l'écheveau de pistes liées au versement de commissions occultes dans le cadre de la vente par la DCN de sous-marins Agosta au Pakistan..."
Article complet : [url]http://www.charentelibre.fr/2011/11/11/karachi-ce-n-est-jamais-fini,1064474.php[/url]


REPORT D'EFFET DANS LE TEMPS
Authueil, 10/11/2011
"Le Conseil constitutionnel vient de rendre sa décision sur le secret défense. La classification des documents est constitutionnelle, par contre, la classification des lieux ne l'est pas. Sur le fond, la décision est équilibrée et juste. Il faut un secret défense, par contre, sanctuariser des lieux, c'est too much. Non, ce qui me dérange, c'est le tout dernier paragraphe : "Afin de permettre à l'autorité administrative de tirer les conséquences de cette inconstitutionnalité, il y a lieu de reporter la date de cette déclaration d'inconstitutionnalité au 1er décembre 2011". On est le 10 novembre 2011... A quoi bon ne reporter que de 20 jours l'ouverture des lieux actuellement sanctuarisés par le secret défense ? A organiser le déménagement et le ménage... Les broyeuses vont tourner ! C'est la première fois que le Conseil constitutionnel "aménage" ainsi une décision d'inconstitutionnalité, pour le confort du pouvoir politique de manière aussi évidente. D'ordinaire, quand un report dans le temps à lieu, c'est en raison des "conséquences manifestement excessives" que pourraient entraîner une annulation immédiate. Pour la garde à vue, il était évident qu'une annulation du jour au lendemain allait mettre une énorme pagaille, on pouvait donc comprendre ce report dans le temps, même si vu sous un autre angle, il était critiquable. Ici, rien de tel ! Une ouverture immédiate des lieux sanctuarisés au titre du secret défense aurait certes gêné le gouvernement, mais aurait sans doute été une très bonne chose pour l'avancement de l'instruction de dossiers entre les mains de la justice. En reportant ainsi l'effet dans le temps de sa décision, le Conseil constitutionnel se rend coupable de complicité de destruction de preuves. Il y a encore du chemin pour que nous ayons une cour constitutionnelle indépendante de l'exécutif, ou qui au moins, ait un minimum de dignité..."
lien direct : [url]http://www.authueil.org/?2011/11/10/1912-report-d-effet-dans-le-temps[/url]

INTERVIEW MAGALI DROUET
France 3, Basse Normandie 10/11/2011
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xmca08[/url]

KARACHI ; LES FAMILLES DE VICTIMES VONT SAISIR LA CEDH
NouvelObs, 11/11/2011
"Les familles de victimes de l'attentat de Karachi vont saisir la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour faire condamner la France qui laisse au seul pouvoir exécutif la décision de déclassifier un document secret défense, a annoncé vendredi 11 novembre leur avocat. Le Conseil constitutionnel, saisi par les familles, a censuré jeudi les règles relatives aux lieux classés secret défense, mais a jugé conformes à la Constitution les dispositions encadrant la classification des documents. "Dans sa décision, le Conseil n'a pas abordé un point contraire au principe de séparation des pouvoirs, à savoir qu'il revient au seul pouvoir exécutif de décider in fine de déclassifier ou non des documents" demandés par l'autorité judiciaire, a dit Me Olivier Morice à l'AFP. "C'est pourquoi les familles de victimes vont saisir la CEDH" sur ce point, a-t-il ajouté. Plus généralement, les familles veulent inciter le législateur à l'avenir à ce que la déclassification de documents dépende d'une autorité judiciaire et non plus du seul pouvoir exécutif, a-t-il rappelé. Actuellement, la déclassification d'un document demandée par l'autorité judiciaire est d'abord soumise à la commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) qui rend un avis consultatif qu'est libre ou non de suivre le ministre concerné. Les avis de la CCSDN sont généralement suivis par l'exécutif. "
lien direct : [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/elysee-sous-pression/20111111.OBS4321/karachi-les-familles-de-victimes-de-karachi-vont-saisir-la-cedh.html[/url]

A lire également : PERQUISITIONS ET SECRET DEFENSE : LA LOI DE 2009 CONTRAIRE A LA CONSTITUTION ([url]http://menilmontant.typepad.fr/mon_weblog/2011/11/perquisitions-et-secret-la-loi-de-2009-contraire-a-la-constitution.html[/url]) Menilmontant mais oui madame, 12/11/2011
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 28 novembre 2011 à 20:11:44
waouh ça fait tout bizarre ce changement de design du forum.

bon pour ne pas changer, encore et toujours karachi (dans la colle ? tiens d'ailleurs j'ai vu Copé ce soir au JT de France3, il a l'air bien fatigué, il devrait ce reposer un peu ce fainéant !) :

Citer
[revue de presse] - [116] - [21-28 novembre 2011] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2011/11/revue-de-presse-116-21-28-novembre-2011.html[/url])
1 / DÉVELOPPEMENTS JUDICIAIRES
AU COEUR DE LA SARKOZIE
==

KARACHI : THIERRY GAUBERT MIS EN EXAMEN POUR SUBORDINATION DE TÉMOIN
20 Minutes.fr
"Déjà soupçonné de recel d'abus de biens sociaux dans l'affaire Karachi, l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, a été mis en examen mardi pour subornation de témoin, soupçonné d'avoir fait pression sur son épouse qui l'avait mis en cause."
lien direct: [url]http://www.20minutes.fr/politique/828322-affaire-karachi-thierry-gaubert-mis-examen-subornation-temoin[/url] ([url]http://www.20minutes.fr/politique/828322-affaire-karachi-thierry-gaubert-mis-examen-subornation-temoin[/url])

Autre article:
KARACHI : BALLADUR RÉAFFIRME QUE SA CAMPAGNE A ÉTÉ REGULIEREMENT FINANCÉE RÉGULIÈREMENT ([url]http://www.liberation.fr/politiques/01012372765-karachi-balladur-reaffirme-que-sa-campagne-presidentielle-a-ete-regulierement-financee[/url])
Libération.fr 21.11/2011

=
AFFAIRE KARACHI : L'OMBRE DE SARKOZY
Le Monde, Gerard Davet et Fabrice Lhomme  22/11/2011
Qualifiée de "fable" par Nicolas Sarkozy dès 2009, l'affaire de Karachi menace pourtant de parasiter sa - probable - campagne présidentielle. Le 22 septembre, l'Elysée, désireux d'éteindre l'incendie qui se propageait à la suite de la mise en examen de deux proches du président, publiait un communiqué pour assurer qu'il n'était en rien concerné par l'enquête judiciaire. "S'agissant de l'affaire dite de "Karachi", le nom du chef de l'Etat n'apparaît dans aucun des éléments du dossier", assurait le texte. L'examen de la procédure conduite par les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire contredit formellement cette affirmation péremptoire. A divers titres, M. Sarkozy est impliqué dans cette affaire, dont les développements l'embarrassent au plus haut point. Ce qui ne signifie pas pour autant qu'il soit, en l'état, mis en cause au sens judiciaire du terme.

Le budget, ministère-clé. Le volet financier de l'affaire de Karachi porte sur d'éventuelles rétrocommissions : des sommes prélevées sur plusieurs contrats d'armement signés entre 1993 et 1995 avec le Pakistan et l'Arabie saoudite auraient abondé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur. A cette période, M. Sarkozy était en poste au budget. Or, institutionnellement, avec le ministre de la défense - François Léotard à l'époque -, celui du budget joue un rôle décisif dans les ventes d'armes en France. En effet, pour les opérations d'exportation de matériel militaire, la signature du ministre du budget doit accompagner celle de son homologue de la défense au bas du document rédigé lors de la conclusion d'un contrat. Il s'agit de la lettre dite "de garantie de l'Etat", par laquelle ce dernier s'engage à se porter financièrement garant de l'entreprise contractante.

Qu'il s'agisse des marchés Agosta (la vente de sous-marins au Pakistan pour 825 millions d'euros) ou Sawari II (l'achat par l'Arabie saoudite de frégates pour 2,8 milliards d'euros), les deux principaux contrats suspects signés fin 1994, Nicolas Sarkozy les a donc validés en connaissance de cause. Toutefois, si l'enquête a révélé que, par exemple, son ami Nicolas Bazire, alors directeur de cabinet du premier ministre, ou encore Renaud Donnedieu de Vabres, l'homme lige de François Léotard, avaient été directement au contact des intermédiaires, comme Ziad Takieddine, sur qui pèsent les soupçons de redistribution occulte, M. Sarkozy n'a jamais été cité comme ayant participé à ces négociations financières.

Par ailleurs, l'entourage du président aime à rappeler, s'appuyant notamment sur le compte rendu d'une réunion interministérielle du 29 juin 1994, que, dès le début des négociations avec Islamabad, les fonctionnaires de Bercy se sont montrés réticents à conclure le contrat Agosta. "A l'époque où il était ministre du budget, il avait manifesté son hostilité à ce contrat comme cela apparaît dans les pièces de la procédure", expliquait ainsi - faisant fi au passage du secret de l'instruction - le fameux communiqué de l'Elysée du 22 septembre. Sauf que l'argument peut être retourné, car cela signifie que M. Sarkozy donna son feu vert... contre l'avis de son administration.

D'autre part, cette position est en contradiction avec ce que déclarait M. Sarkozy à des journalistes, en novembre 2010 : "J'ai jamais été ministre de la défense, je suis pas au courant des contrats de sous-marins n égo ciés à l'époque avec un président qui s'appelle M. Mitterrand, (...) en tant que ministre du budget, je n'ai jamais eu à en connaître ni de près ni de loin." S'il n'en a jamais eu connaissance, comment peut-il soutenir s'y être opposé ?

Au coeur de la campagne Balladur. L'enquête portant sur un éventuel financement illicite de la campagne de M. Balladur en 1995, ses principaux acteurs sont susceptibles d'intéresser les juges. Certes, M. Sarkozy, comme il le rappelle souvent, n'était ni trésorier (rôle dévolu à René Galy-Dejean, témoin assisté), ni directeur de campagne (c'était Nicolas Bazire, mis en examen), mais "simple" porte-parole.

Dans les faits, il était beaucoup plus que cela. Principal conseiller du candidat, aux côtés de M. Bazire, il faisait partie des quatre hommes qui siégeaient en permanence au comité politique de la campagne. Et son chef de cabinet, Brice Hortefeux, s'occupait de l'organisation des meetings et donc de la collecte des espèces. Pour autant, aucune audition réalisée par les enquêteurs n'a attribué à M. Sarkozy le moindre rôle dans le financement de la campagne. Reste une question : le proche conseiller de M. Balladur, par ailleurs ministre du budget, pouvait-il ignorer l'origine des fonds qui alimentaient les caisses du premier ministre-candidat ?

Les mystères de la société Heine. Pour faire transiter les commissions suspectes versées en marge d'Agosta, la Direction des constructions navales (DCN, devenue DCNS) avait créé en 1994 une structure opaque, Heine, domiciliée au Luxembourg et gérée par Jean-Marie Boivin. Or, à en croire une chronologie saisie en 2007 par la police au siège de la DCN, M. Sarkozy aurait joué un rôle dans la constitution de cette société-écran.

Non signé, ce document manuscrit indique qu'en 1994, "EAR fait savoir officiellement à DCA que Nicolas Bazire, directeur du cabinet du premier ministre Balladur est d'accord (pour la constitution de Heine)". EAR, c'est Emmanuel Aris, vice-président de la DCN, et DCA, Dominique Castellan, alors président de DCN International (DCN-I). A la ligne suivante, il est indiqué : "Nicolas SARKOZY donne également son accord depuis le ministère des Finances - Bercy."

Reste qu'aucun élément matériel n'est venu conforter cette assertion, d'autant plus fragile qu'elle provient d'un document anonyme. D'autre part, dans une audition récente (le 28 septembre) devant les juges, M. Aris a atténué la portée de cette note. Il a assuré que la mention relative à M. Bazire "ne correspond(ait) pas à la réalité". "Je ne connais pas M. Bazire, je ne l'ai jamais rencontré et je n'ai jamais entendu dire qu'il ait donné son accord pour la création d'Heine."

[...]

Plus troublant, M. Sarkozy a été destinataire, comme d'autres ministres, d'une lettre de chantage adressée en 2006, alors qu'il était ministre de l'intérieur, par M. Boivin. Ce dernier, congédié par la DCN en 2004, cherchait à obtenir des compensations financières (8 millions d'euros), sous peine de "faire des révélations". D'après M. Menayas, M. Boivin aurait même fait passer ses messages menaçants à l'associé de M. Sarkozy dans son cabinet d'avocats, Me Arnaud Claude...

Ce n'est pas tout. En 2006, M. Boivin aurait été menacé physiquement par deux hommes envoyés par M. Sarkozy, selon des confidences faites par M. Boivin à M. Menayas. Les deux hommes en question ont depuis admis s'être rendus au Luxembourg pour "sonder" les intentions de M. Boivin, mais ont expliqué qu'ils avaient été mandatés par la DCN, et non par M. Sarkozy. Reste à savoir à quel titre, plus de dix ans après son départ de Bercy, celui qui était alors ministre de l'intérieur et candidat annoncé à la présidentielle fut destinataire des courriers de menaces de M. Boivin.

Des amis bien encombrants. Si M. Sarkozy est éclaboussé par cette affaire, c'est aussi parce que plusieurs de ses proches sont directement mis en cause : Nicolas Bazire et Thierry Gaubert sont mis en examen, Edouard Balladur pourrait subir le même sort, Brice Hortefeux sera forcément interrogé, d'autant qu'il est suspecté d'avoir livré des informations confidentielles sur l'enquête à M. Gaubert...

Et puis, il y a les liens entretenus par le premier cercle de la Sarkozie avec M. Takieddine - lui-même mis en examen. Certes, M. Sarkozy n'est pas un intime de l'homme d'affaires - au contraire de Jean-François Copé, M. Gaubert ou M. Hortefeux -, mais il est acquis que l'intermédiaire a joué, à plusieurs reprises depuis 2007, les émissaires au profit de l'Elysée. Claude Guéant a ainsi dû admettre qu'il était intervenu dans la libération des infirmières bulgares détenues en Libye. Mediapart a publié des documents indiquant que M. Takieddine s'était aussi prévalu de mandats de M. Sarkozy dans le cadre d'éventuels contrats avec l'Arabie saoudite, la Libye, la Syrie...

Là encore, rien de pénalement répréhensible, mais une nouvelle confirmation que l'ombre du chef de l'Etat plane sur ce scandale politico-financier."
lien direct: [url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/11/21/affaire-de-karachi-l-ombre-de-sarkozy_1607002_3224.html[/url] ([url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/11/21/affaire-de-karachi-l-ombre-de-sarkozy_1607002_3224.html[/url])


KARACHI : PROCES CONTRE HORTEFEUX EN 2012
Europe1.fr 22/11/2011
"Le procès engagé par Olivier Morice, l'avocat des familles des victimes de l'attentat de Karachi, contre Brice Hortefeux pour "diffamation" et "menaces" se tiendra le 18 octobre 2012, a décidé mardi le tribunal correctionnel de Paris, à l'occasion d'une audience de fixation. L'ancien ministre de l'Intérieur avait déclaré dans le Nouvel Observateur qu'il voulait "fracasser" Me Morice. L'avocat avait alors décidé de le citer en justice. Il demande 1 euro de dommages et intérêts et 20.000 euros au titre de frais de justice et la publication du jugement dans cinq quotidiens et cinq hebdomadaires."
lien direct: [url]http://www.europe1.fr/France/Karachi-proces-contre-Hortefeux-en-2012-828183/[/url] ([url]http://www.europe1.fr/France/Karachi-proces-contre-Hortefeux-en-2012-828183/[/url])


AFFAIRE KARACHI : ELARGISSEMENT DE 'ENQUETE A UNE "PISTE CHIRAC"
20 Minutes.fr
"Les juges qui enquêtent sur une possible corruption en marge de contrats d'armement et de la présidentielle de 1995 ont obtenu l'élargissement de leur procédure à une nouvelle piste sur des réseaux présentés comme proches de l'ancien président Jacques Chirac, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

 Le parquet de Paris a accordé aux juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire le réquisitoire dit «supplétif» pour «abus de biens sociaux» qu'ils avaient demandé après l'apparition dans le dossier de nouvelles dépositions et de nouveaux éléments.

Ils laissent penser que l'argent versé en marge de ces contrats d'armement, déjà supposé avoir financé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, pourrait avoir ensuite alimenté ces supposés «réseaux Chirac» après l'accession du maire de Paris à l'Elysée la même année.Vieille de 16 ans, cette affaire trouble la droite car elle réveille de vieilles querelles et le nom de Nicolas Sarkozy, à l'époque des faits ministre du Budget et porte-parole de la campagne Balladur, figure en procédure, dans un rapport de police luxembourgeois concernant la création de structures off shore liées à l'argent des marchés."
Lien direct: [url]http://www.20minutes.fr/societe/830592-affaire-karachi-elargissement-enquete-piste-chirac[/url] ([url]http://www.20minutes.fr/societe/830592-affaire-karachi-elargissement-enquete-piste-chirac[/url])



2 / LES CADEAUX DE TAKIEDDINE


LES CADEAUX DE TAKIEDDINE
Sarkofrance

"... Depuis l'été dernier, nous avons beaucoup appris sur Ziad Takieddine. Le site Mediapart a lâché toutes sortes de révélations plus troublantes les unes que les autres: l'homme, proche de Jean-François Copé depuis 2001, n'a jamais payé d'impôt ni sur le revenu ni sur le patrimoine malgré une fortune qui se chiffre en dizaines de millions d'euros acquise grâce à des contrats d'armements français; Copé, quand débuta cette fabuleuse exonération fiscale, était à la fois ministre du Budget et fréquent invité de Takieddine, dans ses villas à Antibes ou à Beyrouth, yacht, ou piscine, ou des voyages à Londres, Venises ou au Liban. «J’ignorais évidemment que Takieddine ne payait pas d’impôts! » s'est défendu Copé. Evidemment.


[...]

Jean-François Copé confirmait il y a peu que Ziad Takieddine était son ami: « J’ai toujours assumé mes amitiés, je suis quelqu’un de très droit, très profond, très sincère » disait-il jeudi 17 novembre sur France 2. Il n'avait pas vraiment le choix. On l'a vu tout l'été en compagnie de l'homme d'affaire dans de nombreux clichés publiés par Mediapart.

Mais cette fois-ci, l'accusation franchit un cap.

1. Dimanche 20 novembre, le JDD publiait le procès-verbal de l'audition d'un témoin anonyme devant le juge Renaud van Ruymbeke. Ce témoin accuse Jean-François Copé d'avoir perçu de Ziad Takieddine de quoi règler les travaux d'aménagement d'un appartement de 160 mètres carrés acquis en 2004, rue Raynouard, pour 1,1 million d'euros
: « Pour acheter ce bien, M. Copé aurait fait un prêt bancaire sur vingt ans. Par contre, M. Takieddine aurait remis de l’argent liquide à M. Copé pour l’achat et la rénovation ». L'ancien ministre s'est énervé: « On vient me rattacher à une histoire que je n'ai jamais vécue. Tout est bidon » a-t-il dénoncé à l'AFP dès dimanche. Et son ami Takieddine a complété: «Tout ça c'est de l'affabulation. Où sont les preuves ? ».

2. Selon le JDD, les juges enquêtent aussi sur un prétendu compte suisse « ouvert en juillet 2005 par la sœur du maire de Meaux et qui aurait été susceptible de lui servir de "compte de passage"». Copé a confirmé l'existence du compte mais nié en bloc toute malversation: « Tout cela est monstrueux et totalement faux! C’est n’importe quoi. Il n’a jamais été question d’argent entre Ziad Takieddine et moi, et je ne suis pas au courant d’un éventuel compte suisse de ma sœur. Vous me l’apprenez »

3. Mardi 22 novembre, ce témoin anonyme est sorti de son anonymat, il s'agit de Jean-Charles Brisard, un « consultant international » (précisent Match et Arrêt sur Images). Il réfute avoir accusé Copé d'utiliser un compte suisse (dont il confirme cependant l'existence) ni d'avoir touché de l'argent liquide de Ziad Takieddine pour financer les travaux de son nouvel appartement en 2004 (Mise à jour 12h45). Jean-Charles Brisard était un ancien responsable des jeunesses Balladuriennes pendant la campagne de 1995. Son nom a récemment fait surface dans l'affaire du Karachigate.

4. Dans la même période, un autre cadre de l'UMP, haut-fonctionnaire des douanes, fréquentait Ziad Takieddine qui, décidément, avait un carnet d'adresses bien fournis. Pierre-Mathieu Duhamel a été photographié en juillet 2002 sur le yacht de Takieddine, La Diva, fêtant sa récente Légion d'Honneur. Il était en compagnie de Thierry Gaubert, l'ami de Nicolas Sarkozy récemment mis en examen pour abus de biens sociaux dans le volet financier de l'affaire Karachi. Pierre-Mathieu Duhamel avait commencé sa carrière de haut-fonctionnaire au Budget avant d'échouer dans les Hauts-de-Seine version Pasqua après la défaite de la droite en 1988, puis revenir directeur adjoint de cabinet d'Alain Juppé en 1995, puis Directeur général des douanes et droits indirects et secrétaire général de Tracfin, le service anti-blanchiment du ministère des finances de 1996 à 1999. Actuellement président du comité stratégique du géant de l'audit KPMG, il est passé par LVMH où Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur (également mis en examen dans l'affaire Karachi) émargeait depuis l'échec balladurien en 1995. L'homme s'est presque excusé auprès de Mediapart: « J'ai été imprudent, je veux bien concéder ça. Léger aussi, peut-être, mais ces photos sur un bateau ne font pas de moi un intime de M. Takieddine.»

Entre 2002, date de sa nomination comme Directeur du Budget, et jusqu'en 2006 au moins, Duhamel « a accepté d'autres invitations de M. Takieddine, qui dissimulait alors la totalité de ses propriétés au fisc » a révélé Mediapart.

Résumons-nous:
1. Depuis 2002, Ziad Takieddine, qui a fait notamment fortune grâce à son rôle d'intermédiaire dans la conclusion de ventes d'armes français, ne paye aucun impôt en France.
2. Depuis 2002, il est devenu l'ami proche de Jean-François Copé qui deviendra lui-même ministre du Budget à compter de 2004.
3. Depuis 2002, il fréquente le Directeur du Budget du ministre de l'Economie."

Qui dit mieux ?
Lien direct: [url]http://sarkofrance.blogspot.com/2011/11/les-cadeaux-de-takieddine_22.html[/url] ([url]http://sarkofrance.blogspot.com/2011/11/les-cadeaux-de-takieddine_22.html[/url])



Autre article :
CADEAUX DE TAKIEDDINE A COPE : MATCH CONTREDIT LE JDD ([url]http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=12514[/url])
Arret sur Images 22/11/2011
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: Val le 15 décembre 2011 à 12:52:55
Autre déni de démocratie extrêmement grave à mon sens. Maintenant, le président de l'assemblée clôt les séances quand les questions ne lui plaisent pas.
Les bras vous en tombent, vous avez les yeux ronds et vous venez de rendre votre déjeuner ? Si si, c'est vrai.

Article fait par le blog "le pudding à l'arsenic" (http://lepuddingalarsenic.blogspot.com/)

Citer
Nous savions le gouvernement aux abois, prêt à mentir aux français pour s'accrocher aux branches du pouvoir. Nous connaissions les députés de l'UMP, une armée de godillots en panique, à la solde de la sarkozie. Aujourd'hui, nous avons découvert un président de l'assemblée nationale censeur lorsque les questions embarrassent son camp politique.


Drôle d'ambiance aujourd'hui à l'assemblée nationale !

Tout a commencé par la prise de parole de Delphine Batho lors de la séance de questions au gouvernement, cet après-midi. La députée des Deux-Sévres a rappelé que Nicolas Sarkozy, porte-parole de la campagne d'Edouard Balladur et ministre du Budget en 1994, avait autorisé la création de sociétés offshore au Luxembourg, canal supposé de la corruption dans l'enquête judiciaire visant le financement occulte de la campagne présidentielle de 1995 , les fameuses rétrocommissions de l'affaire Karachi :

Lire la suite de l'article sur le blog ([url]http://lepuddingalarsenic.blogspot.com/2011/12/karachi-un-vent-de-censure-souffle-sur.html[/url])
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: oblomov le 15 décembre 2011 à 15:50:38
Accoyer est un champion des 100m haies, comme il l'a déjà montré pendant la réforme des les retraites :

http://www.dailymotion.com/embed/video/xetscb (http://www.dailymotion.com/embed/video/xetscb)
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: Lady Marwina le 15 décembre 2011 à 21:49:49
Whow  8|
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 03 janvier 2012 à 14:07:01
Citer
[revue de presse] - [118] - [5-31 décembre 2011] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2012/01/revue-de-presse-118-5-31-decembre-2011.html[/url])
1. RENAUD DONNEDIEU DE VABRES MIS EN EXAMEN

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES MIS EN EXAMEN : CE QUI ACCUSE L'ANCIEN MINISTRE UMP
Mediapart, Fabrice Arfi, Karl Laske 13.12.2011

Dans l'affaire des ventes d'armes au Pakistan et à l'Arabie saoudite, Renaud Donnedieu de Vabres est ce qu'il est convenu d'appeler un homme clé. Factotum, petit télégraphiste, il est celui qui a tout vu et peut-être tout fait, alors qu'il n'était qu'un simple chargé de mission ministériel, entre 1993 et 1995.

Il a été mis en examen, jeudi 15 décembre, pour «complicité d'abus de biens sociaux» par les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire. Il avait été interpellé et placé en garde à vue, mardi 13 décembre, par les policiers de la Division nationale des investigations financières (Dnif), puis remis en liberté après plus de 24 heures d'audition.

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xmz04e[/url]
Affaire Karachi: Donnedieu de Vabres en garde à... par tvtours

M. Donnedieu de Vabres, ancien ministre des affaires européennes (2002) puis de la culture et de la communication (2004-2007), est le premier politique directement visé par l'enquête. On le trouve omniprésent dans les agendas (voir page 4) du patron de l'office d'armement Sofresa chargé des ventes d'armes avec l'Arabie, Jacques Douffiagues, récemment décédé.

Ancien secrétaire général adjoint, ancien porte-parole, et actuel secrétaire national de l'UMP en charge des questions culturelles, RDDV – comme il est surnommé – est soupçonné d'avoir participé entre 1993 et 1995 à la mise en place, au sein du gouvernement Balladur, d'un système de détournement de fonds adossé à plusieurs marchés d'armement. M. Donnedieu de Vabres était à l'époque le plus proche conseiller du ministre de la défense, François Léotard. Plusieurs témoins entendus par les juges l'ont désigné comme celui qui avait présenté, et imposé, l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine et deux de ses associés – MM. Abdul Raman El Assir et Ali Ben Musalam – dans les négociations des contrats Agosta (vente de sous-marins au Pakistan) et Sawari 2 (vente de frégates à l'Arabie saoudite).

Les intermédiaires ont par la suite été destinataires de commissions exorbitantes et injustifiées, selon les éléments de l'enquête. Une partie de ces fonds aurait été destinée au financement de la campagne présidentielle du premier ministre Edouard Balladur, voire à l'enrichissement personnel de certains protagonistes du dossier. Les investigations sur Ziad Takieddine, mis en examen pour «complicité et recel d'abus de biens sociaux», ont mis en évidence les liens du marchand d'armes avec le premier cercle présidentiel (Brice Hortefeux, Thierry Gaubert, Claude Guéant, Pierre Charon, Jean-François Copé, Dominique Desseigne...), et un réseau d'amitiés haut placées dans lequel on retrouve Renaud Donnedieu de Vabres et Nicolas Bazire.

 «Nous avons fait la connaissance de Renaud Donnedieu de Vabres chez M. et Mme Takieddine», a indiqué aux policiers la princesse Hélène de Yougoslavie, l'épouse de Thierry Gaubert, collaborateur au ministère du budget de Nicolas Sarkozy à l'époque des faits. «Je pense que Thierry a été présenté à M. Donnedieu de Vabres par Nicolas Bazire», a-t-elle ajouté. Actuel n°2 du géant du luxe LVMH, du groupe du milliardaire Bernard Arnault, M. Bazire a été le directeur de cabinet du premier ministre entre 1993 et 1995. Un témoin évoque des « pressions politiques » Selon les confidences aux enquêteurs de l'ex-femme de Ziad Takieddine, M. Donnedieu de Vabres avait tissé une solide amitié avec le marchand d'armes. « Renaud est devenu assez familier avec Ziad. Ils se voyaient souvent. Nous sommes devenus amis, nous nous sommes même rendus en vacances en Corse chez Renaud », a ainsi expliqué Nicola Johnson sur procès-verbal. La familiarité existant entre RDDV et l'homme d'affaires a également été relevée par Emmanuel Aris, ancien dirigeant de la Direction des constructions navales (DCN). Ce dernier, chargé de la gestion des intermédiaires du contrat des sous-marins pakistanais, assure avoir rencontré M. Takieddine « à la demande de MM. Léotard et Donnedieu de Vabres ».

«Je me trouvais pour la première fois dans un contexte très particulier de pressions politiques et hiérarchiques, a expliqué M. Aris, le 28 septembre dernier. Je me souviens être allé une fois au ministère de la Défense pour rencontrer M. Donnedieu de Vabres. J'ai pu constater à cette occasion que M. Takieddine, qui était déjà là lorsque je suis arrivé, tutoyait M. Donnedieu de Vabres. Ils s'appelaient tous les deux par leurs prénoms et se tutoyaient.» Selon M. Aris, M. Takieddine «était envoyé par les plus hautes autorités de l'Etat».

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xn0ktf[/url]

D'autres fonctionnaires ont témoigné dans le même sens. L'un d'eux, Philippe Bros, ancien commissaire du gouvernement auprès des sociétés d'exportation d'armement, a ainsi précisé qu'il «soupçonnait fortement l'existence de retours». Comprendre : des rétrocommissions, de l'argent sale. «Il était de notoriété publique que les intermédiaires du contrat Agosta étaient directement reçus par M. Donnedieu de Vabres dans le salon jaune au ministère de la Défense et que cela ne s'était jamais vu», a pour sa part assuré l'ancien contrôleur général des armées, Jean-Luc Porchier.

Patrice Molle, ancien préfet, membre du cabinet du ministre de la défense, a décrit le statut hors norme de Donnedieu de Vabres auprès de François Léotard : «Il était un conseiller spécial hors hiérarchie, a-t-il indiqué en janvier, devant le juge Van Ruymbeke. Il occupait physiquement le bureau qui était traditionnellement celui réservé au directeur de cabinet, ce qui avait créé une petite friction avec le directeur de cabinet qui a fini par admettre cette situation contre son gré. (...) Donnedieu passait souvent dans le cabinet du ministre. C'était son homme de confiance, c'était important pour M. Léotard. Il consultait souvent Donnedieu de Vabres. Il le rassurait par une proximité de conviction politique, de passé commun.»

 M. Donnedieu de Vabres est allé «publiquement plusieurs fois en Arabie saoudite» et «il a accompagné le Ministre pour la signature officielle de Sawari II», a précisé M. Molle. RDDV «suivait ce contrat» pour le ministre. Mais pas seulement. Il sera en effet poursuivi et condamné, en février 2004, à 15.000 euros d'amendes pour le blanchiment d'une somme de 5 millions de francs, aux côtés de M. François Léotard, qui quittera la vie politique sur ces entrefaites.

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xn6nr9[/url]

Entendu le 24 novembre par le juge Roger Le Loire, M. Takieddine a minimisé ses relations avec Renaud Donnedieu de Vabres, qu'il présente comme «l'homme chargé des relations entre l'Arabie saoudite et la France au ministère de la Défense». ..."
suite de l'article (payant) [url]http://www.mediapart.fr/journal/france/131211/affaire-takieddine-ce-qui-accuse-donnedieu-de-vabres[/url] ([url]http://www.mediapart.fr/journal/france/131211/affaire-takieddine-ce-qui-accuse-donnedieu-de-vabres[/url])


RENAUD DONNEDIEU DE VABRES ADMET AVOIR IMPOSE DES INFORMATEURS
LeFigaro, AFP, 31/12/2011
L’ex-ministre Renaud Donnedieu de Vabres, mis en examen dans l’affaire Karachi, a admis avoir imposé des informateurs, dont le Franco-Libanais Ziad Takieddine, dans la négociation de contrats d’armement avec le Pakistan et l'Arabie saoudite en 1994, selon un PV consulté aujourd'hui par l'Agence France-Presse.

Interrogé par les enquêteurs de la Division nationale d’investigations financières (Dnif) lors de sa garde à vue les 13 et 14 décembre, pour savoir s'il avait imposé des intermédiaires, Renaud Donnedieu de Vabres leur a répondu: "Comme intermédiaire bénéficiant de contrat, non. Comme personne utile par leurs informations, c'est tout à fait possible", selon le procès-verbal d'audition.

«Réseau K» L'ex-chef du cabinet civil de François Léotard, Patrice Molle, avait déjà affirmé dans Le Monde que Renaud Donnedieu de Vabres s'était occupé des intermédiaires libanais, évoquant des "rétrocommissions": "Tout Paris sait qui a imposé les intermédiaires libanais dans le dossier Agosta, Renaud Donnedieu de Vabres traitait tout cela directement, il référait en personne au ministre."...."
suite: [url]http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/12/31/97001-20111231FILWWW00303-karachi-donnedieu-de-vabres-admet-avoir-impose-des-informateurs.php[/url] ([url]http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/12/31/97001-20111231FILWWW00303-karachi-donnedieu-de-vabres-admet-avoir-impose-des-informateurs.php[/url])


2. LE POINT SUR L'AFFAIRE



LES MATINS DE FRANCE CULTURE, 20.12.2011
Interview de OLIVIER MORICE, avocat des familles des victimes de l'attentat de Karachi.

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xn4gxo[/url]

En complément :
BRICE HORTEFEUX, ENTENDU COMME "SIMPLE TÉMOIN" ([url]http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/12/19/97001-20111219FILWWW00442-karachi-hortefeux-simple-temoin.php[/url])
Le Figaro, 19.12.2011


3. CENSURE A L’ASSEMBLÉE NATIONALE


UN VENT DE CENSURE SOUFFLE SUR L’ASSEMBLÉE NATIONALE
Le pudding à l'arsenic 14.12.2011
"...Aujourd'hui, nous avons découvert un président de l'assemblée nationale censeur lorsque les questions embarrassent son camp politique.
 Tout a commencé par la prise de parole de Delphine Batho lors de la séance de questions au gouvernement, cet après-midi. La députée des Deux-Sévres a rappelé que Nicolas Sarkozy, porte-parole de la campagne d'Edouard Balladur et ministre du Budget en 1994, avait autorisé la création de sociétés offshore au Luxembourg, canal supposé de la corruption dans l'enquête judiciaire visant le financement occulte de la campagne présidentielle de 1995, les fameuses rétrocommissions de l'affaire Karachi : « Beaucoup d'indices démontrent que les rétrocommissions présentent des liens avec le financement illégal de la campagne Balladur dont Nicolas Sarkozy était porte-parole .../... Malgré les entraves à la justice, à l'évidence, l'affaire Karachi concerne Nicolas Sarkozy. Ma question est la suivante : que savait et qu'a été le rôle de Nicolas Sarkozy, ministre du Budget à l'époque ? »

[url]http://www.youtube.com/v/UADAtKAf-80?version=3&amp;hl=fr_FR[/url]

Cette question a eu le don d'agacer les ministres et les députés de droite présents dans hémicycle, encore sonnés par l'arrestation la veille, de Renaud Donnedieu de Vabres, conseiller de François Léotard, ministre de la défense lors des faits. Lorsque Bernard Cazeneuve, rapporteur de la mission parlementaire sur l'affaire Karachi a voulu de son banc prendre la parole, soutenu par l'ensemble des députés de gauche, il fallait bien trouver le moyen de faire taire le bougre ! Et puis, quelle légitimité a-t-il pour intervenir dans ce débat ? Ce n'est qu'un rapporteur, n'est ce pas ! C'est ainsi que le président de l'assemblée nationale, président supposé être non-partisant et garant de l'esprit démocratique au sein de l’hémicycle, a décidé de ne pas laisser la parole au député Cazeneuve et a tout bonnement suspendu la séance, sous le torrent de contestations des représentants de la gauche.

La réaction de Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'assemblée, ne s'est pas fait attendre : "Je considère que dans cette affaire particulièrement grave, qui peut mettre en cause y compris l'actuel président de la République (....), vous avez empêché tout simplement de donner parole à Bernard Cazeneuve parce qu'il a été rapporteur de la mission d'information parlementaire sur l'affaire Karachi et que vous avez tout fait pour l'empêcher de s'exprimer devant l'Assemblée nationale" La droite se retrouve acculée, au pied du mur. Pour éviter de répondre aux questions embarrassantes, elle est capable de censurer la parole d'un député pourtant représentant du peuple. Quelle sera la prochaine étape : l'emprisonnement d'opposants comme en Russie ?

L'instant est grave, les moyens utilisés par la droite pour faire taire ses opposants sont inadmissibles. Un vent de changement doit souffler sur notre république afin que la France puisse respirer à nouveau. Vivement le printemps, d'ici là quelque chose me dit que l'hiver sera rude !
lien direct: [url]http://lepuddingalarsenic.blogspot.com/2011/12/karachi-un-vent-de-censure-souffle-sur.html[/url] ([url]http://lepuddingalarsenic.blogspot.com/2011/12/karachi-un-vent-de-censure-souffle-sur.html[/url])

Voir également : le blog de Delphine Batho ([url]http://www.delphine-batho.fr/2011/12/14/question-au-gouvernement-sur-laffaire-karachi/[/url]) (PS)

Point presse de Bernard Cazeneuve (PS) 14.12.2011
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xmzj3w[/url]

Affaire Karachi : Point presse de Bernard... par GroupeSRC



Citer
[revue de presse] - [119] - [2 janvier 2012] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2012/01/revue-de-presse-119-mardi-2-janvier.html[/url])

([url]http://1.bp.blogspot.com/-4dpkDwC6Ygw/TwF34i3YLOI/AAAAAAAADA8/Mz_BWteEP8Q/s320/sarkozysavait.jpg[/url])

SOUS-MARINS : SARKOZY REFAIT SURFACE
Violette Lizard, Liberation
"...Entendu par le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke, en charge du volet financier de l’affaire Karachi, le 2 décembre, un ancien haut fonctionnaire du ministère de la Défense, Gérard-Philippe Menayas, indique pour la première fois que Nicolas Sarkozy ne pouvait ignorer le versement de commissions en marge de la signature d’un contrat d’armement avec le Pakistan, au cœur du scandale.

D’après son procès-verbal d’audition que nous avons pu consulter, l’ancien directeur administratif et financier de la DCNI, la branche internationale de la Direction des constructions navales, a déclaré au juge que Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, avait donné son accord en 1994 à la création de la société luxembourgeoise Heine. Or, cette société est une des clefs de voûte de l’affaire. Avec d’autres structures opaques créées la même année dans des paradis fiscaux, Heine devait recevoir les commissions destinées à des intermédiaires en armement, dont Ziad Takieddine, déjà mis en examen dans ce dossier (entre 1994 et 1995, cette société a reçu 185 millions de francs de la DCNI).

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xne0gn[/url]

Les juges suspectent que ces commissions ont ensuite donné lieu à des rétrocommissions ayant servi à financer la campagne de Balladur en 1995, dont Sarkozy a été le porte-parole. Sans ambiguïtés. «Il est clair que le ministère du Budget a nécessairement donné son accord pour la création de Heine, indique Menayas sur PV. Vu l’importance du sujet, cette décision ne pouvait être prise qu’au niveau du cabinet du ministre. A mon niveau, j’avais pour correspondant au ministère du Budget Mme L., de la direction du Budget, qui était parfaitement au courant.» La déclaration est sans ambiguïtés.

[...]

Le rôle du Président n’est pas la seule révélation de Menayas. Ce dernier indique également que c’est Benoît Bazire qui a suivi la signature du contrat avec le Pakistan. Benoît Bazire est alors à la direction générale de l’armement. Il est aussi le frère de Nicolas Bazire, alors directeur de cabinet de Balladur à Matignon et qui deviendra directeur de campagne du Premier ministre en 1995. Ce très proche de Sarkozy a été mis en examen en septembre pour abus de biens sociaux. «Pour quelle raison M. Benoît Bazire suivait-il particulièrement le contrat pakistanais ?» demande le juge à Menayas. «Je l’ignore. Je l’ai appris incidemment par lui-même lors d’une réunion […] entre mars et juin 1994. Ce qui m’a surpris au cours de cette réunion, c’est que M. Benoît Bazire insistait tout particulièrement pour être informé en temps réel de tout évènement lié à l’avancement de la négociation de ce contrat.» Ce dernier pourrait être entendu par le juge prochainement.
Article complet: [url]http://www.liberation.fr/politiques/01012380790-sous-marins-sarkozy-refait-surface[/url] ([url]http://www.liberation.fr/politiques/01012380790-sous-marins-sarkozy-refait-surface[/url])

Autre article :
- AFFAIRE KARACHI, LE TEMOIGNAGE QUI MET EN CAUSE SARKOZY ([url]http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/01/02/01016-20120102ARTFIG00192-affaire-karachi-le-temoignage-qui-met-en-cause-sarkozy.php[/url]),
Le Figaro


KARACHI : POUR LES PROCHES DE HOLLANDE, SARKOZY DOIT S'EXPLIQUER
LCI
Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre, après la publication lundi à l'article de Libération  selon lequel un ex-haut fonctionnaire a confirmé au juge enquêtant sur l'affaire Karachi que Nicolas Sarkozy, ministre du Budget en 1994, avait validé la création d'une société luxembourgeoise off shore:

 - La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, sur France Inter: "Le gouvernement a systématiquement déclassifié ce qui était autorisé à la déclassification et accompagné la justice de toutes les manières qu'il pouvait pour que la justice puisse faire son travail".

 - Le ministre de l'Education Luc Chatel, sur i-Télé: "C'est une affaire qui remonte à plus de 20 ans aujourd'hui. Il y a une enquête judiciaire qui est en cours. A chaque fois que le gouvernement était sollicité pour fournir des informations à la justice, il l'a fait. Dons nous jouons la transparence, et laissons l'enquête judiciaire se dérouler. Attendons les faits et non pas de supposées déclarations via voie de presse".

 - Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, sur RTL: "Je vais être extrêmement prudent parce que je ne crois pas qu'une campagne doive se faire dans un climat d'affaires ou d'affairisme". Mais "il faudra bien qu'un jour, et Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy s'expliquent sur le financement de cette étrange campagne ou l'étrange financement de cette campagne".

 - Le directeur de la communication de la campagne de François Hollande, Manuel Valls, "exige" que Nicolas Sarkozy "s'explique" sur l'affaire Karachi, qu'il a qualifiée d'"affaire d'Etat" "Cela fait plusieurs semaines que nous demandons à l'Assemblée que le président s'explique devant les Français", a insisté Manuel Valls, mentionnant une question au gouvernement en décembre de la députée PS Delphine Batho "rappelant que Nicolas Sarkozy ministre du Budget savait forcément qu'il y a eu des commissions et peut-être, ce qui était interdit, des rétrocommissions".

 - Benoît Hamon, porte-parole du PS, sur France Inter: "Sur des dossiers comme ceux-là, évidemment, le ministre de l'époque ne pouvait pas ne pas être au courant". "Si surtout il s'agit d'une affaire de rétrocommissions, ce que la justice devra prouver, c'était évident qu'au plus haut sommet de l'Etat ce type de système était validé".
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 20 janvier 2012 à 20:10:53
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[revue de presse] - [120] - [3-12 Janvier 2012] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2012/01/revue-de-presse-120-3-12-janvier-2012.html[/url])

1. UNE NOUVELLE PLAINTE


KARACHI: LE COMBAT DES SURVIVANTS CONTRE L'ETAT
Le Monde, Patricia Jolly, 04.01.2012

"Le Redoutable, Le Terrible, Le Foudroyant, L'Indomptable, Le Tonnant, L'Inflexible… Gilles Sanson, 50 ans, conte avec passion l'épopée de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins.

Mécanicien-usineur à la direction des constructions navales (DCN devenu DCNS en 2007) à Cherbourg, il a fièrement contribué à les équiper pendant trente-deux ans. En octobre 2011, pourtant, ce tout récent retraité du ministère de la défense et cinq de ses anciens collègues ont porté plainte pour "coups et blessures involontaires" contre leur ancien employeur.

Ils estiment la DCN responsable de l'attentat qui a failli leur coûter la vie alors qu'ils assuraient, au printemps 2002, la formation d'ouvriers pakistanais dans le cadre du contrat de vente de trois submersibles Agosta 90 passé entre la France et le Pakistan dans les années 1990 pour 825 millions d'euros. A partir du 10 janvier, ils seront auditionnés par la police à ce sujet dans le cadre d'une enquête préliminaire. En 2004, le tribunal des affaires de sécurité sociale de la Manche avait condamné la DCN pour "faute inexcusable de l'employeur".

Ils étaient 23 ouvriers d'Etat français envoyés dans le cadre d'un "transfert de compétence" dans une base navale de Karachi quand, le 8 mai 2002 à 7 h 45, une bombe a pulvérisé le bus qui les emmenait au chantier. Onze d'entre eux sont morts, les douze autres ont survécu, grièvement blessés. Qui a commandité l'attentat? Pourquoi? Après presque dix années d'enquête, Gilles Sanson, Claude Etasse, 62 ans, Gilbert Eustache, 60 ans, Jérôme Eustache, 40 ans, Frédéric Labat, 42 ans et Christophe Polidor, 45 ans, n'ont que des hypothèses pour réponse. Mais ils ont le sentiment d'avoir été trahis et sacrifiés. Ce jour-là, Gilles Sanson est le seul à n'avoir pas perdu connaissance. Il est devenu leur porte-parole.

Reportage France3 Basse Normandie sur Gilles Sanson:
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xnkixu[/url]

Pour ces missions de cinq à neuf semaines, ils étaient tous volontaires. "Au-delà de l'aspect financier –on gagnait dans ces périodes deux fois et demi nos salaires d'ouvriers –, raconte M. Sanson, la transmission de notre savoir-faire et la confiance qu'on plaçait en nous étaient gratifiantes." Chaque départ de Cherbourg s'accompagnait d'un couplet de la hiérarchie: "Messieurs, vous représentez la France." Maintien de militaire, ceinture noire de judo, coureur à pied émérite, Gilles Sanson y croyait dur comme fer. Entré à 17 ans à la DCN – principal employeur de sa région –, ce fils d'électricien et de femme de ménage se trouvait chanceux. "C'était une réussite, le gage d'un avenir sûr", se souvient-il.

A Karachi, où il effectuait en mai 2002 sa quatrième mission, la vie était rythmée par les horaires du chantier – de 8 heures à 16 heures sauf les vendredis après-midi et les dimanches – dans une chaleur souvent caniculaire. Et puis l'hôtel, sa piscine et sa table de ping-pong et parfois une sortie, en groupe, à la galerie marchande de l'hôtel Sheraton tout proche. "Nous n'avions aucune relation avec nos collègues pakistanais une fois la journée terminée", explique M. Sanson. Sa seule crainte? Se blesser sur le chantier. "A cause du niveau sanitaire du pays", dit-il.

Le 8 mai 2002, le dernier de ses 22 collègues embarque dans le bus gris à bande de couleur vive, au sigle de la marine pakistanaise, et avec un garde armé, quand Gilles Sanson sent sa tête "tripler de volume": "Il y a eu comme une boule de feu, j'ai décollé de mon siège puis mes jambes et mon bras gauche étaient cassés." Dans l'ambulance, on l'a assis par terre. Sur l'unique brancard gisait déjà le corps d'une mendiante que les ouvriers voyaient chaque matin. "Sa tête était gonflée comme si on avait utilisé une pompe à vélo, dit M. Sanson. Je revois sa paume ouverte, dans laquelle je n'ai jamais su glisser une pièce de monnaie, tomber et retomber sur moi." A l'hôpital, ils ont été parqués tous ensemble : morts, agonisants et survivants. Puis les blessés ont été rapatriés trente-six heures après l'attentat et répartis dans les hôpitaux militaires franciliens. Les onze cercueils, déjà scellés, n'ont atterri à Cherbourg que plus tard.

Une douloureuse et insidieuse scission s'est alors opérée entre rescapés et familles de défunts. "Nous étions toujours hospitalisés loin de Cherbourg, mais vivants, lors de l'hommage national qui a été rendu aux copains le 13 mai 2002 en présence du président Chirac, rappelle M. Sanson. Cette rupture a fait le jeu de la DCN et de l'Etat."

Longtemps après, une veuve est venue demander à Gilles Sanson si son époux avait souffert. Que répondre quand on vit hanté par des images insoutenables comme celle d'un collègue pétrissant, incrédule, une moitié de son visage arraché? Les pieds de M. Sanson, "gros comme des ballons de football", ont été inopérables pendant dixjours. Il y eut la douleur indicible, six mois cloué dans un fauteuil roulant, et la Légion d'honneur qu'il a acceptée: "Parce que je pensais sincèrement qu'on avait été victimes d'Al-Qaida", dit-il.

Au bout de treize mois, Gilles Sanson a repris un poste au centre d'essais techniques de la DCN. "Tout le temps passé à me reconstruire physiquement j'avais tenu le coup, souffle-t-il, puis j'ai pris conscience qu'à travers nous, pour des histoires de gros sous, on avait ciblé l'Etat dont la DCN dépendait alors entièrement. Pour moi, cet Etat qui ne nous avait pas protégés nous devait au moins la vérité."

Gilles Sanson, invité du 19/20, France3 03.01.2012
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xnf5pd[/url]

Cette quête leur semble interminable à tous. En mai 2008, lors d'une perquisition dans le bureau d'un dirigeant de la DCNI (la filiale de commercialisation de la DCN), Gérard-Philippe Menayas, dans le cadre d'une tout autre enquête, les policiers ont découvert les rapports Nautilus, que l'entreprise n'avait pas jugé utile de transmettre à la justice. Ces documents – qui mettent en avant le mobile politico-financier de l'attentat – révèlent que, dès juin 2002, la DCN a pensé à se prémunir contre toute responsabilité pénale dans l'attentat et à mener le contrat à son terme. A l'époque, contre 40 000 euros hors taxe, l'entreprise avait confié à une officine dirigée par Claude Thévenet, ancien agent de la DST, la mission de "vérifier l'état de l'enquête en cours au Pakistan", "s'assurer que DCNI ne peut être poursuivie pour insuffisance de sécurité", "rechercher sur qui rejaillit la responsabilité de l'attentat", et "tenter d'identifier toute menace contre le contrat ou DCNI".

"Si la DCN avait communiqué ce rapport à la justice dès septembre 2002, tout aurait pu être différent, s'insurge M. Sanson. Mais ils l'ont planqué, prenant sciemment le risque de laisser se perdre des preuves existantes." Par ailleurs, Gilles Sanson et ses collègues ne s'expliquent toujours pas l'attitude de Gérard Clermont, l'ingénieur-armement chargé par la DCN de la sécurité sur le site de Karachi. Condamné au pénal en 1985 pour la mort de deux ouvriers sur un chantier dont il devait organiser la sécurité, il n'a jamais appliqué le protocole de sécurité qu'il avait lui-même conçu pour Karachi après les attentats du 11 septembre 2001.

"Notre bus siglé qui partait invariablement à la même heure et parcourait le même trajet était une cible parfaite, explique M. Sanson, et nous n'avons jamais eu la moindre réunion concernant la sécurité hors du chantier." Or de réelles menaces pesaient sur les Occidentaux comme en témoignent l'exécution du reporter américain Daniel Pearl et la découverte d'une bombe factice sous la voiture d'un diplomate français à Islamabad en janvier 2002. Ou encore le vol du porte-documents d'un employé pakistanais responsable de la logistique pour la DCN qui contenait la liste nominative et les adresses du personnel en poste à Karachi, et l'attentat meurtrier dans une église du quartier diplomatique d'Islamabad en mars 2002.

Mais même les mises en garde, mi-avril 2002, d'un responsable du service de coopération technique internationale de police (SCTIP) contre de possibles actions terroristes visant "des ressortissants étrangers" ont été ignorées. Dans une note interne à la DCN du 27 avril 2002, M.Clermont – résumant une réunion tenue la veille au consulat de France où avait été évoqué le retour d'expatriés américains et canadiens – avait jugé ces mesures "inutilement pessimistes"."
Lien direct: [url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/03/karachi-le-combat-des-survivants-contre-l-etat_1625014_3224.html[/url] ([url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/03/karachi-le-combat-des-survivants-contre-l-etat_1625014_3224.html[/url])

Autres articles:
- LE CALVAIRE DES SURVIVANTS ([url]http://www.franceinfo.fr/justice-affaire-karachi/le-zoom-du-matin/le-calvaire-des-survivants-de-l-attentat-de-karachi-493539-2012-01-10[/url]), France info, 10.01.2012
- KARACHI : UN RESCAPÉ TÉMOIGNE DEVANT LA PJ ([url]http://www.liberation.fr/monde/01012382443-karachi-un-rescape-temoigne-devant-la-pj[/url]), Libération, 10.01.2012



2. L’ÉTAU JUDICIAIRE SE RESSERRE SUR LA BALLADURIE


KARACHI : LE CANDIDAT BALLADUR ÉPINGLÉ
Europe1.fr, 08.01.2012
"La perquisition remonte au 24 novembre 2011. Les enquêteurs du volet financier de l'affaire Karachi ont découvert les archives de l’Aficeb, l’association de financement de la campagne d'Edouard Balladur, dans la cave de son ancien président, Jean-Claude Aurousseau, rapporte Le Journal du Dimanche.

En épluchant cette mine d'or, la division nationale des investigations financières (DNIF) ont trouvé la preuve que les comptes de campagne du candidat à l'élection présidentielle de 1995, avaient bel et bien été truqués. Les trois procès-verbaux de synthèses dressés par les fonctionnaires ont été consultés par le JDD.

Jean-Claude Aurousseau connaissait le plafond de dépenses de 90 millions de francs imposé par la loi aux candidats du premier tour. Or, souligne l'hebdomadaire, "les engagements ont été dépassé de 17 millions de francs", le 20 mars 1995.

Autre conclusion du rapport de synthèse, dès février "les dirigeants de l’Aficeb" savaient qu’il leur manquait "au moins 11 millions de francs pour équilibrer leurs comptes." Comment les comptes de campagne ont-ils été rééquilibrés ? Pour les enquêteurs de la DNIF, "des financements de dernière minute, soit des fonds spéciaux de Matignon, soit des versements de rétrocommission" ont été utilisés.

Lors de sa garde à vue, le 7 décembre dernier, le préfet Jean-Claude Aurousseau, a reconnu que Pierre Monin, chef de cabinet du Premier ministre Balladur, lui avait remis "une enveloppe" provenant des fonds spéciaux de Matignon pour "compenser" ses activités. Mais il s'agit là des seuls fonds spéciaux que le préfet dit avoir vus. En revanche, l'ancien haut fonctionnaire de la région Ile-de-France nie avoir eu connaissance des 10 millions de francs en espèces.

"Les dépenses augmentaient alors que les sondages baissaient", résume Jean-Claude Aurousseau aux enquêteurs. Quant aux 5,2 millions en liquide, dépensés pour la "sécurité des meetings" et qui n’apparaissent pas dans les comptes, le président de l'Aficeb dit "découvrir" ces "sommes mirobolantes".
"Je ne peux vous donner aucune réponse. Je comprends maintenant pourquoi les rapporteurs ont mis en évidence des problèmes", conclut le préfet."
lien direct: [url]http://www.europe1.fr/Politique/Karachi-le-candidat-Balladur-epingle-895161/[/url] ([url]http://www.europe1.fr/Politique/Karachi-le-candidat-Balladur-epingle-895161/[/url])


LA MENACE KARACHI
Sarkofrance, 03.01.2012
" Dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, on pense qu'il s'agit d'une course contre la montre. D'ici l'élection présidentielle, les juges Marc Trévidic, d'une part, et Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire d'autre part, se dépêcheraient de terminer leurs instructions des deux volets, criminel et financier, de l'affaire dite de Karachi avant le premier tour de l'élection présidentielle.

Dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, on est sûr qu'il s'agit d'une instrumentalisation politique, que ces révélations à répétition (jusqu'à cette dernière de Libération, lundi 2 janvier 2012), ne sont que l'oeuvre de journalistes engagés et anti-sarkozystes. Pourtant, la manoeuvre politique était ailleurs, du côté des pouvoirs publics depuis 2002. Depuis l'attentat de mai 2002 à Karachi, l'enquête a fait fausse route, orientée (volontairement ?) vers une piste terroriste. Ce n'est que récemment, en 2009, à l'occasion d'un changement de juge, qu'elle a enfin progressé.

Depuis l'été dernier, les révélations de Mediapart et de deux anciennes épouses de deux proches du clan Sarkozy ont ajouté de nouvelles frayeurs à l'aréopage sarkozyen. Ces derniers jours, l'AFP, Mediapart puis Libération ont porté de nouvelles pièces de l'affaire à la connaissance du grand public.
Les aveux... Pendant la prétendue trêve de Noël, quelques informations supplémentaires sont venues troubler le repos de l'équipe élyséenne.

1. Le 31 décembre, l'AFP a publié des extraits de PV d'audition de Renaud Donnedieu de Vabres (RDDV) mi-décembre. En des termes très clairs, RDDV a admis les 13 et 14 décembre dernier aux enquêteurs de la Division nationale d'investigations financières (DNIF) avoir imposé Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir comme informateurs dans la vente des sous-marins français Agosta au Pakistan en 1994. Mais il a récusé le terme d'intermédiaire, il préféra l'expression « personne utile par leurs informations ». L'AFP a livré quelques extraits du PV d'audition vendredi dernier. Ziad Takieddine nie d'ailleurs toujours avoir perçu 26 millions d'euros de commission sur ce contrat.

En revanche, RDDV ne sait pas comment ces informateurs-clés ont été rémunérés: « Je me doutais qu'un certain nombre de personnes allaient toucher des commissions, dont M. Takieddine. Par contre je ne savais pas par quel biais ni le montant qu'il allait percevoir ».

2. Dans un article du 29 décembre dernier, Mediapart a révélé que Ziad Takieddine reconnaissait avoir versé des fonds à Thierry Gaubert, l'ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy. Le site a même trouvé trace d'un virement de 100.000 dollars de Takieddine à Gaubert en octobre 2010. À la question du juge Van Ruymbeke «lui avez-vous remis de l'argent ?», M. Takieddine a répondu : «Oui, sur différentes périodes, par des virements, sur sa demande. Il avait besoin d'argent, il voulait que je lui prête de l'argent. Il ne m'a remboursé que très partiellement.»

3. Thierry Gaubert a bel et bien transféré des espèces de Suisse en France au moment des faits. Son ex-femme l'accuse. Le 29 décembre dernier, Mediapart complète: « Les policiers en ont retrouvé la trace. » Et précise que Thierry Gaubert, interrogé le 16 décembre dernier par la police, « n'a pas pu justifier l'origine des fonds déposés en 1995 ? un million de francs suisses ?, ni même les dépôts suivants. »

4. Brice Hortefeux, l'un des plus fidèles de Nicolas Sarkozy, est soupçonné d'avoir reçu des enveloppes d'espèces de la part de Ziad Takieddine. Le soupçon vient d'une accusation de l'ex-femme de l'homme d'affaires, citée par Mediapart dans le même billet. Le 19 décembre dernier, Brice Hortefeux a reconnu devant le juge Roger Le Loire qu'il avait « pu mesurer à l'occasion de la négociation d'un contrat important pour notre pays, le contrat Miksa la qualité de ses relations avec les autorités saoudiennes». Cette négociation portait sur la sécurisation des frontières saoudiennes.
... qui ciblent François Léotard... La prochaine cible des instructions devrait être François Léotard. En 1995, il était ministre de la Défense d'Edouard Balladur quand ces contrats Agosta et Sawari II ont été conclus. Renaud Donnedieu de Vabres était son proche conseiller spécial.

La plupart des protagonistes français de cette vente ont été mis en examen depuis septembre dernier: Ziad Takieddine, l'intermédiaire qui nie avoir été intermédiaire dans la vente Agosta mais reconnaît son rôle dans Sawari II; Thierry Gaubert, ancien directeur de cabinet de Sarkozy à la mairie de Neuilly-sur-Seine, propulsé à l'organisation des meetings de campagne d'Edouard Balladur en 1995 (avec ... Brice Hortefeux); Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet de Balladur à Matignon en 1993-1995 et témoin du mariage Nicolas/Carla en février 2008; et, plus récemment, l'ancien PDG de la DCNI, la branche internationale de la Direction des constructions navales qui a vendu les sous-marins Agosta: Dominique Castellan.

Ce dernier a été mis en examen juste avant Noël, le 21 décembre 2011, pour abus de bien sociaux de 1994 à 1997 par le juge Renaud van Ruymbeke. Il est soupçonné d'avoir conclu « un contrat d'assistance fictif contraire à l'intérêt de la DCN » en 1994, qui prévoyait le versement de 33 millions d'euros de commission à une société de Ziad Takieddine. Or, d'après les juges, M. Castellan aurait agi « afin de conserver son poste » et « sur instruction du ministre de la Défense de l'époque, François Léotard ».

Il reste donc deux personnages clés, François Léotard et... Nicolas Sarkozy.

Depuis qu'il s'est retiré de la chose politique, le premier utilise son carnet d'adresses... en Afrique. En Tunisie, son nom a fait surface dans un rapport de la Commission nationale d'investigation sur la corruption et la malversation, publié en novembre, à propos de l'octroi d'un marché de traitement de déchets sous Ben Ali: « Il apparaît que le marché a été accordé d'une manière irrégulière [...] à la société française et son conseiller FL, qui occupait le poste de ministre dans le gouvernement français et que l'ancien président [Ben Ali, ndlr] considérait comme un ami de la Tunisie.»

... et Nicolas Sarkozy

Lundi 2 janvier 2012, le quotidien Libération faisait sa une sur cette affaire: « Sarkozy savait ».

Depuis la relance de l'affaire en juin 2009, l'équipe élyséenne a toujours démenti une quelconque implication de Nicolas Sarkozy dans l'affaire: il n'était que porte-parole de la campagne d'Edouard Balladur; ministre du budget, il ne gérait aucune vente d'armes; et il ne savait rien.

En fait, Nicolas Sarkozy savait, et nous le savions depuis quelques temps. En novembre 2010, Libération rapportait que la police luxembourgeoise l'avait nommément cité dans l'un de ses rapports: en tant que ministre du Budget, il avait avalisé la création d'une société-écran en 1994 pour le versement des commissions occultes du contrat Agosta, baptisée HEINE. Des « courriers à en-tête de Heine échangés entre Nicolas Sarkozy (alors ministre de l’Intérieur) et les administrateurs de la société » avaient été saisis. Mediapart avait également révélé comment Nicolas Sarkozy avait chargé ses conseillers de « négocier avec l'ancien dirigeant d'une société écran de la Direction des constructions navales (DCN) » un protocole transactionnel signé en 2009.

Lundi 2 janvier 2012, Libération publiait des extraits de procès-verbaux d'audition de Gérard-Philippe Menayas, l'ancien directeur administratif et financier de la DCNI, devant le juge Renaud van Ruymbeke. Ce dernier confirma (1) que le cabinet du ministre du budget était au courant, et (2) qu'une validation officielle du versement de commissions occultes à Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir par le ministre Sarkozy était nécessaire.

M. Menayas : « Il est clair que le Ministère du Budget a nécessairement donné son accord pour la création de Heine . Vu l'importance du sujet, cette décision ne pouvait être prise qu'au niveau du cabinet du ministre.» Le juge: « Si je comprends bien, la mise en place de la structure Heine n'a donc pu se faire qu'avec le double accord des deux cabinets du ministre du Budget et celui de la Défense. Est-ce exact ? » M. Menayas: « Oui. J'ai une expérience en la matière, ayant travaillé 6 ans à la direction du trésor. Je n'imagine pas qu'une telle décision ait pu être prise sans l'aval du cabinet du ministre. (...) Si ces précautions n'avaient pas été prises, je n'aurais jamais obtenu (...) l'accord de la direction générale des impôts (...) pour payer des commissions via Heine.»

Notez que Menayas évoque le cabinet du ministre et non pas Nicolas Sarkozy. mais savez-vous de quels montants parlons-nous ? De près de 300 millions d'euros de commissions d'intermédiaires: 84 millions d'euros sur le contrat Agosta et 213 millions d'euros sur le contrat Sawari II. Comment imaginer que la validation de la déductibilité fiscale dans les comptes de la DCNI d'une telle charge en si peu de temps n'ait été portée à la connaissance du ministre Sarkozy.

Lundi 2 janvier, Fabrice Arfi et Karl Laske de Mediapart ajoutaient une autre pièce au dossier, relative au contrat Sawari II: « un feu vert a bien été donné, en 1995, en pleine campagne présidentielle, par le ministre du budget d'alors afin d'apporter la garantie de l'Etat à l'office d'armement Sofresa dans la vente des frégates saoudiennes ».

[...]

Résumons-nous:

1. Le cabinet du ministre Sarkozy a validé la déductibilité fiscale de près de 300 millions d'euros de commissions sur deux contrats d'armements (Agosta et Sawari II) dans les comptes de la DCNI.

2. Les juges en charge de l'enquête ont mis en examen le patron de la société vendeuse, l'un des intermédiaires ayant perçu une part de ces commissions, le directeur de cabinet du premier ministre de l'époque, l'ancien conseiller direct du ministre Sarkozy

3. Mais... Nicolas Sarkozy ne savait rien.

"Pour qui nous prend-on ?"
article complet: [url]http://sarkofrance.blogspot.com/2012/01/la-bombe-karachi-menace-le-candidat.html[/url] ([url]http://sarkofrance.blogspot.com/2012/01/la-bombe-karachi-menace-le-candidat.html[/url])


Autres articles:
- SARKOZY COINCE, LEOTARD FRAGILISE ([url]http://www.mediapart.fr/journal/international/020112/karachi-sarkozy-coince-leotard-fragilise[/url]) Mediapart, Fabrice Arfi et Karl Laske, 02.01.2012 (payant)
- KARACHI, LES FONDS SECRETS ONT BIEN ETE MOBILISES POUR LA CAMPAGNE DE BALLADUR ([url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/02/karachi-les-fonds-secrets-ont-bien-ete-mobilises-pour-la-campagne-de-m-balladur-en-1995_1624676_3224.html[/url]), Le monde 02.01.2012
- AFFAIRE KARACHI : DOMINIQUE DE VILLEPIN ENTENDU PAR LES JUGES ([url]http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/affaire-karachi-dominique-de-villepin-entendu-par-les-juges-09-01-2012-1803917.php[/url]), Le parisien, 09.01.2012

REPORTAGE BFM, 09.01.2012
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xnjhhb[/url]



3. MENACES SUR L’ENQUÊTE



MENACES SUR L'AFFAIRE KARACHI
Laurent Valdiguié, Le JDD. 07.01.2012
"L’enquête des juges Le Loire et Van Ruymbeke sur le volet financier de l’affaire Karachi sera-t-elle gelée puis annulée ?
Depuis la fin décembre, en toute discrétion, les avocats de Nicolas Bazire, Mes Frédéric Landon et Jean-Yves Lienard, et de Ziad Takieddine, Me Ludovic Landivaux, ont déposé une rafale de requêtes en nullité. Ces avocats alignent une série d’arguments juridiques selon lesquels les deux juges auraient enquêté "hors les clous". Ils réclament donc à la chambre de l’instruction d’annuler toute la procédure. En attendant cet examen, les avocats demandent aussi "la suspension de l’information".

Depuis début janvier, le président de la chambre de l’instruction peut donc décider à tout moment, par simple courrier aux magistrats, de mettre un arrêt à leur dossier. Vendredi soir, selon nos sources, aucune décision en ce sens n’avait été prise mais le parquet général n’y serait pas "défavorable". "C’est le président de la chambre de l’instruction qui décide, et il n’a pas à motiver sa décision, dans un sens comme dans l’autre", décrypte un juriste qui s’attend à un "Trafalgar judiciaire".

Selon les avocats, une première faille "minerait" la régularité de l’enquête. Selon eux, saisi en septembre 2010 d’une seule plainte avec constitution de partie civile déposée par les familles des victimes de l’attentat de Karachi, le juge Van Ruymbeke a enquêté pendant trois mois "hors saisine". Et ce d’autant plus que, a posteriori, la plainte de l’association a ensuite été constatée "irrecevable" et sa partie civile écartée. Puis, sur la base de cette enquête initiale "biaisée", le juge Van Ruymbeke a signalé des soupçons au parquet, qui lui a délivré un feu vert le 14 décembre 2010. "Entre le 17 septembre et le 14 décembre, le juge était hors saisine", estiment les avocats, qui réclament l’annulation de tous les actes effectués durant cette période. "Et donc de la totalité de l’enquête". "La mise en cause de Nicolas Bazire est le fruit pervers d’une construction intellectuelle fondée sur un raisonnement sciemment biaisé et sur des éléments inconsistants", écrivent les avocats de l’ancien directeur de cabinet, qui réclament aussi l’annulation de sa mise en examen.

Autre front soulevé : l’article 62 de la Constitution. "Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles", écrit le texte. "Aucun juge ne peut donc enquêter sur les comptes de campagne de Balladur dès lors qu’ils ont été validés par le Conseil, quoi qu’on pense de cette validation", assurent les avocats. Si la chambre de l’instruction décidait de suivre ce raisonnement, Édouard Balladur, alors même que l’enquête démontre que ces comptes auraient été truqués, échapperait aux poursuites..."
suite de l'article: [url]http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Karachigate-les-avocats-de-Takieddine-et-Bazire-ont-depose-des-requetes-en-nullite-447044/?from=headlines[/url] ([url]http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Karachigate-les-avocats-de-Takieddine-et-Bazire-ont-depose-des-requetes-en-nullite-447044/?from=headlines[/url])


4. BONUS, LE RICOCHET COPE


AFFAIRE TAKIEDDINE: LA POLICE ENQUÊTE SUR UNE RISTOURNE FISCALE DE COPE
Mediapart, Fabrice Arfi et Karl Laske, 06.01.2012
"Jean-François Copé n'en a pas fini avec l'affaire Takieddine. Selon un «procès-verbal d'investigation» du 12 décembre 2011, la police judiciaire enquête sur une étrange faveur fiscale accordée par le patron de l'UMP, à l'époque où il était ministre du budget (2004-2007).

Les faits, évoqués en septembre dernier par Mediapart, portent sur l'effacement, en 2005, des deux tiers d'une dette fiscale réclamée par l'administration à un riche homme d'affaires franco-libanais, Gérard Achcar. Une ristourne de 4 millions d'euros, qui serait consécutive à l'intervention de Ziad Takieddine auprès du ministre. Et qui lui aurait été demandée par Nicolas Bazire.

Président des Grands moulins du Mali, mais résident fiscal en France, M. Achcar est en effet lié au n°2 du géant du luxe LVMH, mis en examen en septembre pour «complicité d'abus de biens sociaux» dans le volet financier de l'affaire Karachi. C'est la découverte du dossier fiscal de M. Achcar dans les archives de M. Takieddine qui a éveillé la curiosité des policiers de la Division nationale des investigations financières (Dnif). Le 9 décembre dernier, Nicola Johnson, l'ex-femme du marchand d'armes, a été priée de livrer son explication sur ces documents.

«Je me rappelle qu'une fois Nicolas Bazire est venu voir Ziad Takieddine pour que Ziad l'aide par rapport à M. Achcar, a-t-elle ainsi expliqué sur PV. En effet, M. Achcar avait un problème avec le fisc français. Ziad a accepté d'aider M. Achcar, à la demande de Nicolas Bazire. Ziad a ensuite contacté Jean-François Copé qui était ministre du budget à ce moment-là

[...]

Considéré comme mauvais payeur par le fisc français pour les années 1998, 1999 et 2000, Gérard Achcar a fait l'objet d'un important redressement fiscal au terme duquel l'administration lui réclamait 6,2 millions d'euros d'arriérés. Or, après l'intervention personnelle de Jean-François Copé, qui se matérialise par une lettre datée du 13 juin 2005 que Mediapart reproduit ci-dessous, les sommes dues ont miraculeusement dégringolé à 2,2 millions d'euros.

lettre Copé ([url]http://www.scribd.com/doc/65954428[/url])

Les solutions fiscales sophistiquées proposées par M. Copé dans son courrier permettent ainsi «l'abandon des deux tiers des bases» d'imposition, comme le ministre l'écrit lui-même.
Après les promesses, les actes : les diligences de l'administration fiscale ne se feront guère attendre.

Dans un courrier du 24 octobre 2005, la directrice divisionnaire de la Direction nationale des vérifications de situations fiscales (DNVSF), Marie-Aimée M., détaille à Gérard Achcar la liste de tous les rectificatifs auxquels son service doit se soumettre, quatre mois après l'intervention personnelle du ministre du budget dans ce dossier.

[...]

Les liens Copé/Takieddine au cœur de l'enquête

Depuis le début de l'affaire Takieddine, Jean-François Copé peine à s'expliquer sur ses liens avec le marchand d'armes. Il soutient n'avoir jamais eu de relations autres qu'amicales avec lui. Leur rencontre s'est pourtant nouée en 2002 au moment où M. Takieddine approchait les milieux gouvernementaux avec plusieurs projets de contrats avec l'Arabie saoudite et le Moyen-Orient.

Jean-François Copé était alors le porte-parole du gouvernement et ministre des relations avec le parlement, avant de rejoindre Nicolas Sarkozy comme ministre délégué à l'intérieur. C'est Thierry Gaubert, ancien conseiller de M. Sarkozy alors chargé de mission auprès de M. Copé, qui les présente.
Durant cette période, comme Mediapart l'a déjà raconté, Jean-François Copé s'est vu offrir plusieurs voyages et des croisières sur le yacht La Diva de Ziad Takieddine. La comptabilité du marchand d'armes garde d'ailleurs la trace d'un avoir de 19.000 euros au profit de « la famille Copé », en avril 2004. Ziad Takieddine a également été l'organisateur d'un déplacement officiel de Jean-François Copé à Beyrouth, en octobre 2003.

M. Copé a continué de profiter de toutes ces faveurs lorsqu'il est devenu ministre du budget, en 2004. Et durant toute cette période, son généreux ami est parvenu à dissimuler son patrimoine, estimé à 100 millions d'euros, au fisc français.

«Je l'ai invité avec sa famille une semaine par-ci, une semaine par-là, l'été, et une fois à Beyrouth, indique à Mediapart M. Takieddine, qui plaide lui aussi l'amitié. Un jour à Saint-Tropez, quand il était chez nous au cap d'Antibes, je lui ai offert une Rolex pour son anniversaire. Je savais qu'il aimait les montres.»

Cette relation privilégiée entre le marchand d'armes et l'actuel patron de l'UMP a continué d'attirer l'attention des enquêteurs après la découverte d'un compte ouvert au Crédit suisse de Genève par la sœur de M. Copé. Les policiers n'excluent pas l'hypothèse que ce compte ait été ouvert pour servir de compte de «passage» à d'éventuels versements de Ziad Takieddine à Jean-François Copé."
article complet: [url]http://www.mediapart.fr/journal/france/060112/affaire-takieddine-la-police-enquete-sur-une-ristourne-fiscale-de-cope?page_article=3[/url] ([url]http://www.mediapart.fr/journal/france/060112/affaire-takieddine-la-police-enquete-sur-une-ristourne-fiscale-de-cope?page_article=3[/url])
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 05 mars 2012 à 17:11:03
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[video] - [Karachi : enquête sur un trésor de guerre] ([url]http://karachigate.blogspot.com/2012/02/video-karachi-enquete-sur-un-tresor-de.html[/url])
PIÈCES A CONVICTION
France 3 / 7.02.2012

"Affaire Karachi enquête sur un trésor de guerre"

Présenté par Patricia Loison. Un documentaire Ligne de Mire productions. Débat en plateau avec le réalisateur et Sandrine Leclerc, fille de victime de l'attentat du 8 mai 2002.

Partie 1
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xognkb[/url]

Partie 2
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xognlm[/url]

Partie 3
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xogovt[/url]
Titre: Re : Attentat de Karachi : eaux troubles
Posté par: TYGER le 28 mars 2012 à 10:14:39
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[revue de presse] - [121] - [12 février - 27 mars 2012] ([url]http://karachigate.blogspot.fr/2012/03/revue-de-presse-121-12-fevrier-27-mars.html[/url])
1. LES SUITES JUDICIAIRES

LES FAMILLES DE VICTIMES PARTIES CIVILES DANS LE VOLET FINANCIER
L'express / 08.03.2012
"Le juge Roger Le Loire, qui instruit avec Renaud Van Ruymbeke l'enquête sur d'éventuelles rétrocommissions en marge de contrats d'armement avec le Pakistan et l'Arabie Saoudite, a rendu une ordonnance dans laquelle il juge recevable la demande des familles, a-t-il précisé. "C'est une victoire pour les familles des victimes, d'autant plus que les magistrats ont jugé cette demande recevable contre l'avis du parquet", a dit Me Morice à l'AFP, confirmant une information du Monde.

Les familles seront reçues lundi après-midi par le juge Le Loire. Le parquet peut encore faire appel de cette décision des magistrats financiers. Les deux juges enquêtent sur le versement d'éventuelles rétrocommissions en marge des contrats de sous-marins Agosta et de frégates Sawari II soupçonnées d'avoir alimenté la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Ils s'intéressent également à une éventuelle subornation de témoins visant l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, soupçonné d'avoir fait pression sur sa femme..."
suite de l'article: [url]http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/karachi-les-familles-de-victimes-parties-civiles-dans-le-volet-financier_1091301.html[/url] ([url]http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/karachi-les-familles-de-victimes-parties-civiles-dans-le-volet-financier_1091301.html[/url])

Autres articles :
- UN RESCAPÉ DE L'ATTENTAT DE KARACHI ENTENDU PAR LA DCRI ([url]http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/karachi-un-rescape-de-l-attentat-de-2002-entendu-par-la-dcri_1087760.html[/url])
AFP Le point / 28.02.2012



2. FRANÇOIS HOLLANDE REÇOIT LES FAMILLES

KARACHI: FRANCOIS HOLLANDE S'ENGAGE A LEVER LE SECRET DÉFENSE
La voix du Nord / 13.03.2012
"L'attentat de Karachi est l'objet de deux informations judiciaires, l'une sur l'attentat conduite par le juge antiterroriste Marc Trévidic, l'autre confiée à deux juges financiers qui enquêtent sur des soupçons de rétrocommissions en marge de deux contrats d'armement, dont la vente de sous-marins au Pakistan, ayant pu alimenter la campagne d'Édouard Balladur en 1995.

Un dossier extrêmement sensible sur lequel François Hollande s'est engagé hier, s'il est élu, à autoriser la levée du secret-défense sur tous les documents le concernant l'affaire Karachi et à laisser les juges travailler « en toute indépendance », selon Magali Drouet, une porte-parole des familles de victimes.

Seul bémol : cette levée du secret défense se fera « à condition que cela ne mette pas en danger la sûreté de l'État », a indiqué François Hollande au cours d'une rencontre avec les membres de familles des victimes.

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xpevhk[/url]
Reportage France3 Basse Normandie / Stéphanie Potay Sylvain Rouill / 13.03.2012

François Hollande a également promis d'étendre la protection statutaire des victimes d'attentat à leurs proches. « Les frais judiciaires sont très lourds », a rappelé Magali Drouet. Priée de dire si les familles rencontreraient d'autres candidats, cette dernière a répondu : « Il y a des personnes que je refuserai de voir et je ne donnerai pas les noms, sauf pour Nicolas Sarkozy. Je refuserai catégoriquement de le voir, cela fait trois ans que nous avons demandé à être reçus et à chaque fois il a refusé. Je ne vois pas pourquoi il accepterait si ce n'est pour grappiller un ou deux points dans les sondages. » Elle a rappelé que les familles avaient été reçues en avril 2008 par Nicolas Sarkozy avant que l'affaire Karachi ne devienne une affaire politique : « Il avait promis de nous recevoir une fois par an et à partir du moment où des éléments ont mis en cause des proches du chef de l'État, à savoir en particulier Édouard Balladur, il n'a plus été question de nous recevoir et la séparation des pouvoirs nous a été opposée systématiquement », a-t-elle indiqué.

 La porte-parole de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, a raillé l'engagement de François Hollande : « Quand François Hollande dit "« Je rendrai publics tous les documents sauf ceux qui ne sont pas compatibles avec la sûreté de l'État", il propose de faire exactement la même chose, ni plus ni moins, que ce qui a été fait par le président de la République, a -t-elle déclaré hier. Les documents ont systématiquement été déclassifiés quand la commission donnait son feu vert.  a a été le cas dans la plupart des cas et les rares fois où la commission ne l'a pas donné, c'est justement au nom de la sûreté de l'État. »
lien direct: [url]http://www.lavoixdunord.fr/Election-presidentielle-2012/2012/03/13/article_affaire-karachi-francois-hollande-s-enga.shtml[/url] ([url]http://www.lavoixdunord.fr/Election-presidentielle-2012/2012/03/13/article_affaire-karachi-francois-hollande-s-enga.shtml[/url])

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xpebvh[/url]
BFMTV, 13.03.2012


3. TAKIEDDINE CONTRE-ATTAQUE LA CHIRAQUIE

KARACHI: TAKIEDDINE DÉNONCE UNE TENTATIVE D’ÉLIMINATION DE SARKOZY
Metro / 08.03.2012
"Mis en examen dans l'affaire Karachi, Ziad Takieddine publie un livre dans lequel il dénonce une instrumentalisation contre Nicolas Sarkozy et pointe du doigt le camp chiraquien..."
suite de l'article: [url]http://www.metrofrance.com/culture/karachi-takieddine-denonce-une-tentative-d-elimination-de-sarkozy/mlch[/url] ([url]http://www.metrofrance.com/culture/karachi-takieddine-denonce-une-tentative-d-elimination-de-sarkozy/mlch[/url])!pcvMqtFHjW84M/

TAKIEDDINE CHEZ ZEMMOUR ET NAULLEAU
[url]http://livestre.am/1kBgP[/url] ([url]http://livestre.am/1kBgP[/url])


KARACHI : DE PLUS EN PLUS PRES DE JACQUES CHIRAC
Le Parisien, Thibault Raisse, 25/02/2012
"...Selon nos informations, les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, chargé du volet financier de l’affaire Karachi, ont lancé en fin d’année une commission rogatoire internationale sur trois versements opérés par la France sur un compte bancaire suisse entre 1997 et 2000.

Ces nouvelles investigations confirment l’accélération de l’enquête sur des commissions liées à des ventes d’armes après 1995, soit après l’élection de Jacques Chirac à l’Elysée. Une hypothèse sur laquelle les magistrats ont obtenu l’autorisation d’enquêter via un réquisitoire supplétif délivré le 25 novembre dernier par le parquet de Paris. Explications.

([url]http://1.bp.blogspot.com/-uxPyoL5mVbg/T3DtGd5pimI/AAAAAAAADZ0/QHF7PBtTE3k/s320/kara_parisien0.JPG[/url])

De quoi s’agit-il ? Les juges d’instruction ont saisi la justice suisse pour enquêter sur un versement d’un peu plus de 85 MF (13 M€) effectués par la Sofresa, une société française dépendante du ministère de la Défense, dans le cadre du contrat d’armement Sawari II signé en 1994 avec l’Arabie saoudite. Cette somme a été créditée sur le compte d’une filiale du Crédit agricole à Lausanne en trois fois : 118000 F en 1997 (18000 €), 50 MF (7,6 M€) en 1999 et 35 MF (5,3 M€) en 2000. Le compte appartient à Parinvest, une société du groupe saoudien Bughsan (lire encadré). Les juges s’interrogent : s’agit-il de commissions? A qui étaient-elles destinées? Le résultat des investigations de la justice suisse est attendu dans les toutes prochaines semaines.

Dès 2009, l’enquête sur l’attentat de Karachi a mis au jour un système de versement de commissions sur des ventes d’armes entre la France et l’Arabie saoudite, un système — à l’époque légal — mis en place par le gouvernement d’Edouard Balladur jusqu’en 1995. Il s’agissait de rémunérer des intermédiaires afin de remporter le contrat Sawari II. A son arrivée au pouvoir, Jacques Chirac met fin au versement des commissions. C’est du moins ce qu’affirment Dominique de Villepin, alors secrétaire général de l’Elysée, et Charles Millon, ministre de la Défense. Mais l’enquête des juges met à mal cette version lorsqu’ils découvrent de nouveaux versements opérés par la France après 1995. Selon deux témoins du dossier, ces 85 MF correspondent en fait à des commissions destinées à de nouveaux intermédiaires liés aux réseaux chiraquiens. Les investigations lancées en Suisse visent à vérifier cette hypothèse.

Si cette hypothèse est avérée, les juges devraient réentendre notamment Dominique de Villepin sur les destinataires finaux de ces sommes. En septembre, un ancien dirigeant de la Sofresa avait affirmé que « le réseau Bugshan avait été imposé par des ordres supérieurs ». Si ce témoin s’est mystérieusement rétracté, l’intermédiaire en vente d’armes Ziad Takieddine a confirmé cette version devant les juges, et pointé les liens entre Villepin et Ali Bugshan, par ailleurs décoré de la Légion d’honneur par Jacques Chirac en 2004. Interrogé le 9 janvier par les juges, Villepin a balayé cette hypothèse, reconnaissant simplement « avoir fait la connaissance de Bugshan dans [ses] fonctions d’avocat début 2008 ». "
lien direct: [url]http://www.leparisien.fr/faits-divers/karachi-de-plus-en-plus-pres-de-jacques-chirac-25-02-2012-1877731.php[/url] ([url]http://www.leparisien.fr/faits-divers/karachi-de-plus-en-plus-pres-de-jacques-chirac-25-02-2012-1877731.php[/url])

Autre article :
- CAMPAGNES DE BALLADUR ET CHIRAC EN 1995: SOUVENIRS D'UNE ARNAQUE ([url]http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/78636/date/2012-02-23/article/quand-la-republique-couvre-largent-noir-de-la-droite/[/url]), Les inrockuptibles / 23.02.2012


4. BONUS


KARACHI VU DEPUIS WASHINGTON
Guillaume Dasquié OWNI 17/01/2012
"Dès le 8 mai 2002, les services américains estimaient que l’attentat de Karachi ne ressemblait à aucun autre intervenu dans la mégapole pakistanaise. OWNI révèle 28 pages de notes du consulat américain de Karachi en relation directe avec l’attentat contre le bus de la DCN. Et permettant d'évoquer l'implication des forces paramilitaires pakistanaises... "
article complet avec les notes: [url]http://owni.fr/2012/01/12/karachi-vu-par-washington/[/url] ([url]http://owni.fr/2012/01/12/karachi-vu-par-washington/[/url])
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: reveillonsnous le 15 mai 2012 à 13:08:03
Et bien  8|.... je ne m'attendais pas à voir apparaitre ce genre d'info dés aujourd'hui, jour de la passation de pouvoir

Citer
Karachi: Thierry Gaubert mis en examen pour blanchiment aggravé ([url]http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/karachi-thierry-gaubert-mis-en-examen-pour-blanchiment-aggrave_1114735.html[/url])

Cet ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy a déjà été mis en examen en septembre par les juges parisiens qui enquêtent sur un éventuel financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur en 1995.

Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy, a annoncé ce mardi avoir été mis en examen pour blanchiment aggravé dans le cadre du volet financier de l'affaire Karachi. 

Il a qualifié cette décision d'"absurde". "Après m'avoir mis en examen pour recel d'abus de biens sociaux, pour des sommes prétendument de M. Takieddine, le juge Van Ruymbeke vient de me mettre en examen pour blanchiment pour des sommes que j'aurais soi disant dépensées", a-t-il déclaré à la sortie du bureau du juge, à l'AFP et à I-Télé.

Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly en 1983 puis au ministère du Budget (1993-1995), M. Gaubert avait déjà été mis en examen en 2011 pour recel d'abus de biens sociaux et subornation de témoin, dans l'enquête sur le volet financier de Karachi. 

Devant les enquêteurs et les juges, Hélène Gaubert avait évoqué l'implication de son mari dans un possible financement illicite de la campagne d'Edouard Balladur de 1995, en parlant de voyages à Genève de son époux avec Ziad Takieddine, et de remises d'argent à Nicolas Bazire, directeur de campagne de l'ancien Premier ministre.

MM. Takieddine et Bazire ont également été mis en examen par les juges. 
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: TYGER le 16 mai 2012 à 11:35:03
il faut dire aussi que j'avais raté pas mal d'épisodes de la période des présidentielles, du coup la découverte d'un talon du fameux retrait de 10 millions (tout rond ça s'invente pas !) d'une banque suisse, semble conforter les juges dans la pistes du financement occulte. Si j'en crois (oui je sais les promesses n'engagent que ceux qui y croient - merci papy Pasqua) la volonté de la nouvelle présidence à respecter l'indédendance de la justice, des têtes devraient vraisemblablement très vite tomber !!! Yeeeeeeeeeeeeessssssssssssssss !

Citer
[revue de presse] - [122] - [28 mars - 8 mai 2012] ([url]http://karachigate.blogspot.fr/2012/05/revue-de-presse-122-28-mars-8-mai-2012.html[/url])

8 mai 2012. Cela fait aujourd'hui 10 ans qu'a eu lieu l'attentat de Karachi faisant 14 morts, dont 11 ouvriers français... Nous voulons toujours la vérité.


KARACHI : LES FAMILLES PEUVENT SE CONSTITUER PARTIES CIVILES
Métro, 04.04.2012
"... La Cour de cassation a en effet jugé ce mercredi recevable une telle constitution dans le volet financier de l'affaire pour les chefs de "corruption d'agent public français, abus de biens sociaux et recel aggravé". La plus haute juridiction annule ainsi la décision rendue le 31 janvier 2011 par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris qui les en empêchait. "C'est une décision forte qui marque la volonté de la Cour de cassation de remettre les victimes au coeur du processus judiciaire de l'affaire Karachi", a salué Me Patrice Spinosi qui défend plusieurs familles. "Nous avons toujours pensé que juridiquement, notre constitution de partie civile était légitime sur l'étendue de notre plainte y compris sur les abus de biens de sociaux et les faits de corruption", a commenté Me Olivier Morice, avocat d'autres familles qui s'est réjoui que la Cour de cassation ait "fait droit à notre argumentaire, au-delà même de l'ordonnance rendue par le juge van Ruymbeke".

Dans son arrêt, la Cour de cassation a en effet retenu qu'on ne pouvait exclure un lien entre l'attentat de Karachi, qui le 8 mai 2002 avait causé la mort au Pakistan de quinze personnes dont onze Français, et l'interruption du versement de certaines commissions à des intermédiaires en armement. Dans la foulée, elle a "ordonné le retour du dossier au juge d'instruction du tribunal de grande instance de Paris afin de poursuivre l'information". "Il se déduit des plaintes des parties civiles", écrit la Cour, "que les faits dénoncés sous les qualifications d'abus de biens sociaux, corruption d'agent public français, recel aggravé sont susceptibles de se rattacher par un lien d'indivisibilité aux faits d'assassinats".

Depuis plusieurs semaines, les familles avaient déjà accès à l'ensemble du dossier. Le juge Roger Le Loire, qui instruit avec le juge Renaud Van Ruymbeke l'enquête sur d'éventuelles rétrocommissions en marge de contrats d'armement (1994) avec le Pakistan et l'Arabie saoudite, avait rendu une ordonnance dans laquelle il avait jugé les familles recevables. Cet arrêt par la chambre criminelle de la Cour de cassation rend pérenne cet accès des familles au volet financier."
lien direct: [url]http://www.metrofrance.com/info/karachi-les-familles-peuvent-se-constituer-parties-civiles/mldd[/url] ([url]http://www.metrofrance.com/info/karachi-les-familles-peuvent-se-constituer-parties-civiles/mldd[/url])!uQiaR7d86tdc/


KARACHI : L’ENQUÊTE ÉLARGIE A DES FAITS DE BLANCHIMENT JUSQU’À MARS 2012
TF1 NEWS, 23.04.2012
"Désormais, les juges chargés du volet financier de l'enquête Karachi pourront se pencher sur près de 19 ans de dossiers. Le parquet de Paris les a autorisés a à étendre leurs investigations à des faits de blanchiment aggravé de 1993 à mars 2012, a-t-on appris lundi de source proche du dossier. Une décision qui pourrait conduire à une nouvelle mise en examen de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, qui doit de nouveau être entendu par les juges mardi matin. "Il existe contre M. Takieddine et tous autres des indices graves et concordants d'avoir commis des faits de recel d'abus de biens sociaux, aggravé par l'habitude et de blanchiment aggravé par l'habitude, de 1993 à ce jour", peut-on lire dans le réquisitoire des juges. L'avocate de l'homme d'affaires franco-libanais, déjà mis en examen pour complicité et recel d'abus de biens sociaux, Me Samia Maktouf, a soulevé la nullité du réquisitoire du parquet autorisant l'extension des poursuites. "Il vise des faits supposés de blanchiment antérieurs à la loi de 1996, il est donc entaché de nullité", a-t-il déclaré à l'AFP. Elle a ainsi dénoncé "une procédure inique et un acharnement contre son client". Cette décision du parquet fait suite à une demande des juges Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke déposée le 20 mars. Ils souhaitaient pouvoir élargir leur enquête sur la base de "faits nouveaux" révélés par des commissions rogatoires menées en 2011. Trois l'ont été en France, et six à l'étranger, dont la Suisse, l'Espagne et le Lichtenstein. Elles ont permis de mettre au jour des mouvements bancaires jugés suspects par les magistrats.
Lien direct: [url]http://lci.tf1.fr/france/justice/karachi-l-enquete-elargie-a-des-faits-de-blanchiment-jusqu-a-mars-7187299.html[/url] ([url]http://lci.tf1.fr/france/justice/karachi-l-enquete-elargie-a-des-faits-de-blanchiment-jusqu-a-mars-7187299.html[/url])



A NOUVEAU MIS EN EXAMEN, TAKIEDDINE ACCUSE SARKOZY
NouvelObs, Thierry Leveque, 24.04.2012
" L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine a été à nouveau mis en examen mardi, pour "blanchiment et recel d'abus de biens sociaux aggravés", dans l'enquête sur une possible corruption en marge de la présidentielle de 1995, a-t-on appris auprès de son avocate, Samia Maktouf. A son arrivée au pôle financier du tribunal de Paris, il s'en est pris à Nicolas Sarkozy - dont plusieurs proches sont mis en examen aussi dans ce dossier - n'hésitant pas à s'adresser aux électeurs pour leur demander de le chasser de l'Elysée. "Je m'adresserai aux Français pour leur dire à qui ils vont avoir affaire s'ils ne font pas les choses qu'on leur offre de faire, (...) éradiquer ce système de corruption qui vous mène depuis quelques années, depuis 1995, et en tout cas fortifié aujourd'hui", a-t-il dit aux journalistes. Il a mis en cause "un système qui gère la France et qui a la tête quelqu'un qui s'appelle peut-être le président de la République". Il propose aux électeurs de voter pour quelqu'un de "propre", sous-entendu François Hollande, pour lequel il a déjà annoncé sa préférence auparavant. A la sortie du bureau des juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, il a annoncé par ailleurs le lancement d'un site internet. Il publiera des documents à l'adresse [url=http://www.takieddine.fr]www.takieddine.fr[/url] ([url]http://www.takieddine.fr[/url]) pour "mettre la vérité en face des Français", a-t-il dit à Reuters...."
Article complet: [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120424.REU4795/a-nouveau-mis-en-examen-ziad-takieddine-accuse-nicolas-sarkozy.html[/url] ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120424.REU4795/a-nouveau-mis-en-examen-ziad-takieddine-accuse-nicolas-sarkozy.html[/url])


 EN CAS DE DEFAITE NICOLAS SARKOZY POURRAIT ETRE CONVOQUE PAR LA JUSTICE
NouvelObs, 26.04.2012
"...Le président sortant rejette ces accusations et parle de "boules puantes". "Ces comptes de ma campagne de 2007 sont tellement exacts que personne n'y a retrouvé à redire. Il n'y a pas eu un contentieux", a-t-il insisté fin mars. En cas de défaite au second tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy gardera son immunité pendant un mois puis, le cas échéant, pourra répondre aux juges s'il est convoqué. L'article 67 de la Constitution stipule que le président de la République "ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l'objet d'une action, d'un acte d'information, d'instruction ou de poursuite". Ces procédures peuvent être reprises ou engagées contre lui à l'issue "d'un mois suivant la cessation des fonctions""
lien direct: [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120426.FAP3083/en-cas-de-defaite-nicolas-sarkozy-pourrait-etre-convoque-par-la-justice.html[/url] ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120426.FAP3083/en-cas-de-defaite-nicolas-sarkozy-pourrait-etre-convoque-par-la-justice.html[/url])

KARACHI : GUÉANT POURRAIT ETRE ENTENDU PAR LES JUGES
Le Parisien, 15.04.2012
"Claude Guéant et Bernard Squarcini, respectivement ministre de l’Intérieur et patron du renseignement français, pourraient prochainement être entendus comme témoins par les juges chargés du volet financier de l’enquête sur l’attentat de Karachi. La demande d’audition émane de Me Marie Dosé, avocate de Gilles Sanson, un des survivants de l’explosion qui a causé la mort de quinze personnes dont onze salariés de la Direction des constructions navales (DCN) le 8 mai 2002. Elle aurait été « très favorablement accueillie » par Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, chargés du dossier au pôle financier. Initialement saisis du contrat Agusta, signé entre la France et le Pakistan fin 1994, les magistrats ont vu leur champ d’investigation s’étendre peu à peu. Ainsi s’intéressent-ils également aux circuits financiers entourant le contrat Sawari II, conclu avec l’Arabie saoudite fin 1994. Mais aussi, plus récemment, aux acteurs des négociations visant à obtenir le contrat Miksa, finalement jamais signé par la France.

Claude Guéant et Bernard Squarcini figurent depuis de longues années dans le cercle très fermé des intimes de Nicolas Sarkozy. Leur mise en cause dans le dossier résulte notamment de deux récentes auditions de Ziad Takieddine. Incontournable intermédiaire dans la signature de la plupart des contrats avec le Moyen-Orient, ce Franco-Libanais a longtemps minimisé son propre rôle devant les juges. Aujourd’hui pointé du doigt par son ex-épouse, lâché par ses « amis » et mis en examen pour « abus de biens sociaux » dans le cadre de l’enquête sur l’attentat de Karachi, il semble décidé à faire la lumière sur les coulisses de ces sulfureuses négociations. Ses récentes affirmations concernent notamment le contrat Miksa, que la France espérait signer avec les autorités saoudiennes avant que celles-ci ne se rétractent début 2004. Ziad Takieddine affirme avoir tenté de sauver le contrat coûte que coûte. Il en aurait été empêché par l’apparition d’Alexandre Djouhri, un protégé de Bernard Squarcini passé en 2006 du côté de Claude Guéant et de Nicolas Sarkozy. Claude Guéant fut directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur de 2002 à 2004, puis secrétaire général de l’Elysée en 2007. Bernard Squarcini, nommé numéro deux des renseignements généraux en 1994, resta dix ans à ce poste-clé. Avec Alexandre Djouhri, les deux hommes formeraient un « triumvirat » sous la protection de Nicolas Sarkozy, assure Ziad Takieddine. A la faveur des négociations de Miksa, ils auraient notamment cherché à utiliser un nouveau circuit de rétrocommissions, le réseau « Bugshan/Djouhri », conduisant finalement à l’échec du contrat. Ultime manœuvre d’un intermédiaire grillé pour tenter de se sortir de la nasse judiciaire en chargeant ses anciens alliés? « Ziad Takkiedine ne dit peut-être pas la vérité, mais il faut que les personnes qu’il met en cause s’expliquent », estime pour sa part Gilles Sanson.
lien direct: [url]http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/karachi-gueant-pourrait-etre-entendu-par-les-juges-15-04-2012-1955106.php[/url] ([url]http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/karachi-gueant-pourrait-etre-entendu-par-les-juges-15-04-2012-1955106.php[/url])


Autres articles :
DE KARACHI A KADHAFI, CES AFFAIRES QUI MINENT L'ENTRE-DEUX TOURS DE SARKOZY ([url]http://www.francetv.fr/info/de-karachi-a-kadhafi-ces-affaires-qui-minent-l-entre-deux-tours-de-sarkozy_89349.html[/url])
France Television, 30.04.2012

AFFAIRE KARACHI : AVIS FAVORABLE A LA DECLASSIFICATION DE 65 DOCUMENTS
LePoint.fr, 04.05.2012
"...Quatre avis de la CCSDN, publiés vendredi au Journal officiel, se prononcent pour la déclassification de 65 documents et la déclassification partielle de quatre autres et refusent la déclassification de deux documents."
lien direct: [url]http://www.lepoint.fr/societe/affaire-karachi-avis-favorables-a-la-declassification-de-65-documents-04-05-2012-1457946_23.php[/url] ([url]http://www.lepoint.fr/societe/affaire-karachi-avis-favorables-a-la-declassification-de-65-documents-04-05-2012-1457946_23.php[/url])


LES FAMILLES SAISISSENT LA COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L'HOMME
L'express.fr, 07.05.2012
"Dix ans après l'attentat de Karachi, le combat continu pour les familles des victimes. Les familles ont saisi ce vendredi la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour faire condamner la France qui laisse au seul pouvoir exécutif la décision de déclassifier un document secret défense, a déclaré leur avocat Olivier Morice.

 Le Conseil constitutionnel, saisi par les familles, a censuré en novembre les règles relatives aux lieux classés secret défense, mais a jugé conformes à la Constitution les dispositions encadrant la classification des documents. Les familles avaient alors annoncé leur intention de saisir la CEDH.

 Le rôle de la commission remis en cause Actuellement, la déclassification d'un document demandée par l'autorité judiciaire est soumise à la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) qui rend un avis consultatif qu'est libre ou non de suivre le ministre concerné. Les avis de la CCSDN sont généralement suivis par l'exécutif. "Un niveau de protection adéquat ne peut être garanti que si une autorité judiciaire indépendante et impartiale est mise à même de s'assurer de la légitimité du refus opposé à la divulgation d'informations placées sous le sceau du 'secret-défense' notamment au regard du bien-fondé de l'accusation", selon la requête des familles. Or "la décision de déclassification est abandonnée au pouvoir exécutif en charge de la classification après avis d'une commission n'offrant pas de garanties suffisantes pour préserver les droits de l'accusé et par voie de conséquence ceux des victimes", poursuit-elle. Cette commission "n'est pas une autorité judiciaire mais une autorité administrative ayant une fonction consultative" et "n'a pas connaissance de l'intégralité des éléments de la procédure", rappelle l'avocat dans sa requête. Cette requête intervient alors que la CCSDN a émis un avis favorable, publié vendredi, à la déclassification de 65 documents relevant de Matignon, des Affaires étrangères et, pour une vingtaine d'entre eux, de la Défense. Elle a émis un avis favorable à la déclassification partielle de quatre autres et défavorable à la déclassification de deux documents. Les ministères concernés ont annoncé qu'ils suivraient ces avis."
lien direct: [url]http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/affaire-karachi-les-familles-des-victimes-saisissent-la-cedh_1112327.html[/url] ([url]http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/affaire-karachi-les-familles-des-victimes-saisissent-la-cedh_1112327.html[/url])


Citer
[revue de presse] - [123] - [mercredi 9 mai 2012] ([url]http://karachigate.blogspot.fr/2012/05/revue-de-presse-123-mercredi-9-mai-2012.html[/url])

DIX ANS APRÈS L'ATTENTAT DE KARACHI, LES VICTIMES ATTENDENT LA VÉRITÉ
Nouvel Obs
"Les victimes de l'attentat de Karachi se sont réunies mardi à Cherbourg pour les 10 ans de l'attaque qui avait causé la mort de onze Français, le 8 mai 2002 au Pakistan, avec l'espoir que l'élection de François Hollande facilite la manifestation de la vérité dans ce dossier. Une centaine de personnes, parmi lesquelles des familles, des rescapés et des élus, ont participé à des dépôts de gerbes devant les plaques commémoratives apposées à l'arsenal de la DCNS, l'ancienne Direction des chantiers navals, pour qui travaillaient les victimes, et à la Cité de la mer de Cherbourg.

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Dix ans après les faits, et alors que deux informations judiciaires se poursuivent cahin-caha, les victimes attendent toujours que soient établies les causes de l'attentat, sur fond de soupçons de rétrocommissions pakistanaises lors de la campagne d'Edouard Balladur en 1995. "Pendant cinq ans, l'Etat nous a caché la vérité. On a conscience d'avoir été trahis par notre pays, notre entreprise, notre drapeau", a déclaré l'un des représentants des rescapés, Gilles Sanson, dans un entretien à France Info. "On vient de subir avec le quinquennat de Nicolas Sarkozy des entraves permanentes sur le dossier", a-t-il ajouté, rappelant que "le parquet a fait systématiquement appel de toutes les mesures qu'on a engagées". Seul orateur lors de cette cérémonie très sobre, le député-maire de Cherbourg Bernard Cazeneuve (PS), par ailleurs porte-parole de M. Hollande, a souligné que "la vérité est pour l'Etat et ses pouvoirs constitués un devoir moral qui suppose que toutes les institutions de la République se mobilisent pour la rendre possible". "Ces salariés accomplissaient pour le compte de l'Etat, et plus particulièrement pour les Chantiers navals, qui à l'époque étaient une administration centrale de l'Etat, une mission qui les a conduits à la mort", a-t-il rappelé.


Début avril, la Cour de cassation a jugé que les familles des victimes pouvaient se constituer partie civile dans le volet financier concernant des soupçons de corruption et d'abus de biens sociaux à propos d'un contrat d'armement franco-pakistanais conclu en 1994. Selon une hypothèse, l'attentat pourrait avoir été provoqué par l'interruption de versements de commissions au Pakistan en marge d'un contrat d'armement conclu en 1994. L'intermédiaire en contrats d'armement Ziad Takieddine doit de nouveau être auditionné mercredi dans ce dossier. "La décision prise par François Hollande de supprimer la Cour de justice de la République peut permettre de faciliter l'aboutissement des procédures en cours", a estimé M. Cazeneuve, interrogé par l'AFP, tout en mettant en garde contre "toute forme d'instrumentalisation politique" et toute accusation "outrancière". Selon lui, "les juges d'instruction indépendants qui enquêtent" - Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke pour le volet financier, Marc Trévidic pour l'attentat - "doivent pouvoir aller au bout de leurs investigations sans que le parquet fasse systématiquement appel" de leurs ordonnances destinées à élargir l'instruction. En outre, "cela suppose aussi que le secret de la Défense nationale soit levé sur la totalité des documents relatifs à cette affaire", a estimé M. Cazeneuve.

 Vendredi, la Commission consultative du secret de la défense nationale s'est déclarée en faveur de la déclassification de 65 documents mais s'est dite défavorable à la déclassification de deux documents, et favorable à une déclassification partielle seulement de quatre autres. Les familles des victimes ont saisi vendredi la Cour européenne des droits de l'Homme pour contester que la déclassification d'un document secret défense appartienne au seul pouvoir exécutif, en France, selon leur avocat, Olivier Morice. "
lien direct: [url]http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120508.AFP5523/dix-ans-apres-l-attentat-de-karachi-les-victimes-attendent-la-verite.html[/url] ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120508.AFP5523/dix-ans-apres-l-attentat-de-karachi-les-victimes-attendent-la-verite.html[/url])

Autres articles:
- ATTENTAT DE KARACHI, IL Y A DIX ANS ([url]http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Attentat-de-Karachi-il-y-a-dix-ans_39382-2074975_actu.Htm[/url]), Ouest France
- "IL Y'A EU UNE ENTRAVE DU TRAVAIL PARLEMENTAIRE ([url]http://www.franceinfo.fr/justice/les-invites-de-france-info/attentats-de-karachi-il-y-a-eu-une-entrave-organisee-du-travail-parlementair-608953-2[/url])" (B.CAZENEUVE, PS), France Info
- UNE COMMÉMORATION 10 ANS APRES A CHERBOURG ([url]http://www.tendanceouest.com/actualite-31602-attentat-de-karachi-une-commemoration-10-ans-apres-a-cherbourg.html[/url]), Tendance ouest
- 10 ANS APRES, UN RESCAPÉ SE SOUVIENT ([url]http://www.rtl.fr/actualites/politique/article/attentat-de-karachi-10-ans-apres-un-rescape-se-souvient-7747908048[/url]), RTL



LES NOUVEAUX ÉLÉMENTS


KARACHI : LE CAMP QUI EMBARRASSE BALLADUR
Le Parisien, Thibault Raisse
"C’est une pièce capitale. Depuis deux ans, le volet financier de l’affaire Karachi n’a qu’un but : rechercher l’origine douteuse d’un versement de 10 millions de francs (1,5 M€) sur le compte de campagne du candidat Balladur, le 26 avril 1995. Selon la thèse suivie par les juges, cet argent proviendrait du détournement de commissions — les rétrocommissions — issues de contrats d’armement signés sous le gouvernement Balladur.

([url]http://4.bp.blogspot.com/-M3c_6usoQ5A/T6ot_O5j0BI/AAAAAAAAEFQ/Uiu9kA_ZIfk/s400/baksuisse.JPG[/url])

Une piste plus que jamais crédible depuis la découverte, le mois dernier, d’un bordereau de retrait en liquide effectué en Suisse par un prête-nom de l’intermédiaire Ziad Takieddine. Sa date : 7 avril 1995. Son montant : 10 MF. Bref, tout colle. Les juges Van Ruymbeke et Le Loire étaient sur les traces de ce document depuis le mois de mars. A cette époque, un banquier de Genève fait une révélation : un cheikh saoudien a mis à la disposition d’un prête-nom de Takieddine une somme de 10 MF « courant avril 1995 » sur un compte de transit. Les magistrats ignorent alors si cet argent a bien été retiré et, surtout, à quelle date précise. « Sans le bordereau, il était impossible de savoir si le retrait avait été effectué, si oui comment, et s’il était antérieur au dépôt effectué le 26 avril sur le compte de Balladur », souligne une source proche de l’affaire. Ce bordereau mettra plusieurs semaines à être déterré par les enquêteurs suisses, son contenu confirmant finalement les soupçons des juges. Plus troublant encore, la somme a été mise à disposition pour une période allant « du 7 au 25 avril », soit la veille du dépôt suspect à Paris, selon un fax adressé le 5 par le cheikh saoudien à son banquier, que nous avons pu consulter.

Quelle était la destination finale de l’argent ? L’homme venu chercher l’argent n’est pas un inconnu. Durant l’enquête, Mustafa al-Jundi est apparu en tant que détenteur d’actions d’une société luxembourgeoise de Ziad Takieddine. « Un prête-nom », selon les propos du juge Van Ruymbeke lors de l’audition de l’intermédiaire franco-libanais le 11 avril dernier. Ce dernier a reconnu connaître Al-Jundi, mais a nié toute relation d’affaires ou amicale. Il sera entendu par le juge ce matin. Deux questions restent en suspens. D’abord, d’où vient l’argent? Un premier indice apporte une réponse : les enquêteurs ont découvert un virement de 5 MF effectué par Abdul Rahman al-Assir le 5 avril sur le compte du cheikh. Cet homme d’affaires libanais fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par l’Espagne. Impliqué dans différents contrats d’armement entre la France et le Moyen-Orient, il était un proche de Takieddine.

Ce virement confirme qu’il pourrait être le véritable commanditaire du retrait, comme l’a suggéré Takieddine aux juges à plusieurs reprises. Enfin, la destination finale de la somme reste incertaine. Deux témoins du dossier ont décrit de nombreux allers-retours de Takieddine et Thierry Gaubert, alors chef adjoint du cabinet du ministre du Budget Nicolas Sarkozy, entre la France et la Suisse en 1994 et 1995. Ces voyages auraient eu pour but de récupérer de fortes sommes d’argent en liquide remises ensuite à Nicolas Bazire, alors directeur de campagne de Balladur. Un scénario dont les juges n’ont toujours pas la preuve irréfutable, mais qui apparaît aujourd’hui plus crédible que jamais."
lien direct: [url]http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-document-qui-embarrasse-le-camp-balladur-09-05-2012-1991757.php[/url] ([url]http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-document-qui-embarrasse-le-camp-balladur-09-05-2012-1991757.php[/url])

FRANCE 3 BASSE NORMANDIE
ENQUÊTE ATTENTAT DE KARACHI, 10 ANS APRES
[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xqo9v0[/url]

[url]http://www.dailymotion.com/swf/video/xqo9r2[/url]


Autres articles:
- NOUVEAU RENDEZ-VOUS CHEZ LES JUGES POUR ZIAD TAKIEDDINE ([url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/05/09/affaire-karachi-nouveau-rendez-vous-de-ziad-takieddine-chez-les-juges_1698250_3224.html[/url]), Le Monde
- ATTENTAT DE KARACHI : "C'EST UNE ENQUÊTE INTERDITE" ([url]http://www.lemonde.fr/societe/video/2012/05/08/attentat-de-karachi-c-est-une-enquete-interdite_1698119_3224.html[/url])
Le Monde, 08.05.2012, compilation vidéo
[url]http://karachigate.blogspot.fr/#ooid=A2dmFuNDrHuhncv31GHkOsQnRbBhzLbV[/url] ([url]http://karachigate.blogspot.fr/#ooid=A2dmFuNDrHuhncv31GHkOsQnRbBhzLbV[/url])
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: Kostyks le 16 mai 2012 à 19:04:39
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Karachi: Jospin informé en 1998 de soupçons de rétrocommissions

PARIS (AFP) - 16.05.2012 18:32
Une note d'avril 1998 issue des archives du cabinet du Premier ministre et publiée mercredi par Mediapart, indique que Lionel Jospin avait été informé de soupçons de rétrocommissions en marge de la vente de sous-marins au Pakistan.

Lionel Jospin arrive au palais de l'Elysée, le 15 mai 2012 pour l'investiture de François Hollande.
AFP - Martin Bureau
Une note d'avril 1998 issue des archives du cabinet du Premier ministre et publiée mercredi par Mediapart, indique que Lionel Jospin avait été informé de soupçons de rétrocommissions en marge de la vente de sous-marins au Pakistan.
Ce document a été déclassifié le 4 mai et communiqué aux juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, qui instruisent l'enquête sur le volet financier de l'affaire Karachi.
Dans cette note datée du 17 avril 1998, où figure une annotation manuscrite de M. Jospin, le conseiller défense du chef du gouvernement, Louis Gautier, et le chef du cabinet militaire, le général Louis Le Mière, évoquent des "circuits de financement suspects" en marge du contrat Agosta conclu en 1994 et portant sur la vente de trois sous-marins au Pakistan. Les deux hommes indiquent cependant que ces financements suspects ont été "définitivement taris".
Les juges Van Ruymbeke et Le Loire tentent actuellement de déterminer si le versement -alors légal- de commissions en marge de ce contrat a généré des rétrocommissions qui auraient contribué au financement illicite de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.
Les versements de commissions auraient été stoppés par Jacques Chirac en 1996 en raison de soupçons de rétrocommissions.
Dans cette note, MM. Gautier et Le Mière s'interrogent alors sur l'opportunité pour la France de maintenir ou non le gel des exportations militaires vers le Pakistan, décidé par le gouvernement Jospin "à la mi-septembre 1997 à la suite d'interrogations sur les paiements associés aux contrats d'armement français vers le Pakistan".
Dans une note du Quai d'Orsay datée de 1997, révélée en 2011, un autre haut fonctionnaire du gouvernement Jospin, Pierre Sellal, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, s'était déjà inquiété des répercussions d'une enquête pakistanaise sur le contrat Agosta sur deux anciens ministres de la Défense, Pierre Joxe et François Léotard, et sur Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur à Matignon.
M. Bazire fait partie des personnes aujourd'hui mises en examen par les juges Van Ruymbeke et Le Loire.


Source : TV5 Monde (http://84.37.120.51/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Karachi-Jospin-informe-en-1998-de-soupcons-de-retrocommissions.htm?&rub=3&xml=newsmlmmd.8e78a071111260a51cc872e692360bc4.631.xml)
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: raja le 04 juin 2012 à 16:17:30
c'est mon petit bonheur du jour :coeur: :coeur: je sais que c'est rien au vue de l'affaire mais imaginer sa gueule déconfite face à un juge c'est trop fun :D

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Karachi : Morano mise en examen pour diffamation ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120604.OBS7445/karachi-morano-mise-en-examen-pour-diffamation.html[/url])

"Vous faites votre pub sur le dos du président de la République", avait lancé l'ex-ministre à l'avocat des familles des victimes de l'attentat.

L'ancienne ministre UMP Nadine Morano, poursuivie devant la justice par l'avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi qui a fait 15 morts en 2002, a été mise examen lundi 4 juin pour diffamation, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

La mise en examen de la personne poursuivie est automatique en matière de diffamation.

Me Olivier Morice, avocat des familles des victimes, avait porté plainte fin octobre 2011 contre l'ancienne ministre de l'apprentissage qui avait accusé l'avocat de "se faire de la pub sur le dos" de Nicolas Sarkozy.

Lors d'un vif échange, le 22 septembre sur Canal +, alors que deux proches de Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert venaient d'être mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, Me Morice avait accusé l'ex-chef de l'Etat d'être "au coeur de la corruption, c'est-à-dire au coeur du système qui a été mis en place pour verser des commissions et surtout pour permettre le retour illicite" de rétrocommissions.

"Vous êtes en train de faire votre pub sur le dos du président de la République", avait répliqué Nadine Morano en accusant l'avocat de "ne pas défendre dignement les familles" des victimes.
Il "devrait être fracassé"

Dans sa plainte, Me Morice estimait qu'"il s'agit d'une accusation extrêmement grave à l'égard d'un avocat" et que l'ex-ministre a porté "une atteint majeure à l'honneur professionnel".

Simultanément, l'avocat avait porté plainte pour "menaces" contre Brice Hortefeux après que l'ex-ministre de l'Intérieur eut déclaré dans un hebdomadaire que Me Morice "devrait être fracassé". Le procès de Brice Hortefeux se tiendra le 18 octobre 2012.

L'attentat de Karachi, le 8 mai 2002, qui a fait 15 morts, dont 11 salariés français de la Direction des Constructions Navales (DCN), pourrait être lié, selon les enquêteurs, à l'arrêt, en 1996, du versement de commissions liées à des contrats d'armement.

Dans le volet financier de l'enquête, les enquêteurs s'interrogent sur l'existence de rétrocommissions qui auraient financé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: raja le 18 juin 2012 à 11:31:25
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Karachi : plainte contre M. Sarkozy pour "violation du secret de l'instruction" ([url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/06/18/karachi-plainte-contre-m-sarkozy-pour-violation-du-secret-de-l-instruction_1720186_3224.html#xtor=AL-32280515[/url])


L'avocat Olivier Morice avec deux filles de victimes de l'attentat de Karachi, Magali Drouet (à gauche) et Sandrine Leclerc (à droite) lors d'une conférence de presse à Paris, le 18 novembre 2010.

L'ex-président de la République Nicolas Sarkozy est nommément visé par une plainte avec constitution de partie civile pour "violation du secret de l'enquête et de l'instruction", et "violation du secret professionnel", dans le cadre de l'affaire de Karachi. Cette plainte, qui vise également celui qui fut, à l'Elysée, son conseiller chargé de la communication, Franck Louvrier, et son ex-ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, a été déposée lundi 18 juin devant le doyen des juges d'instruction du TGI de Paris par Me Olivier Morice, avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi, qui causa la mort de 14 personnes dont 11 Français, en mai 2002 au Pakistan.

Depuis le 15 juin, M. Sarkozy est susceptible d'être visé par une procédure judiciaire, l'immunité présidentielle découlant de l'article 67 de la Constitution ne pouvant plus lui être appliquée. La plainte vise un communiqué diffusé par la présidence, le 22 septembre 2011, alors que des articles de presse évoquaient l'éventuelle implication de l'ex-chef de l'Etat dans le volet financier de l'affaire de Karachi. Les médias s'interrogent alors sur son rôle dans l'éventuel financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur en 1995.

"S'agissant de l'affaire dite de Karachi, affirmait le communiqué, le nom du chef de l'Etat n'apparaît dans aucun des éléments du dossier. Il n'a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier (...). Cela apparaît dans les pièces de la procédure." Cette déclaration, dont les services dirigés par M. Louvrier avaient endossé la paternité, violerait le principe d'indépendance de la justice dont le chef de l'Etat est institutionnellement le garant. L'Elysée n'était pas censé avoir connaissance de pièces directement issues d'une procédure gérée, à Paris, par les juges d'instruction du pôle financier Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke.

"MANQUEMENT À SES DEVOIRS"

Dès le 26 septembre 2011, Me Morice avait déposé une plainte visant les conseillers de la présidence de la République. Elle avait été classée sans suite par le parquet de Paris le 22 décembre 2011. Le 4 janvier 2012, le procureur de Paris, François Molins, écrivait à Me Morice, pour justifier le classement de la plainte : "Aucune enquête n'a été ordonnée à propos du communiqué de presse du 22 septembre 2011, dès lors que ce communiqué a été publié au nom du président de la République." Ce courrier désignait donc directement M. Sarkozy comme ayant été à l'origine de la publication du communiqué. Or, le chef de l'Etat ne peut être mis en cause pour des actes rattachés à sa fonction et réalisés durant sa présence à l'Elysée que par la Haute Cour, et en cas de "manquement à ses devoirs", selon l'article 68 de la Constitution. Pour Me Morice, si l'Elysée a bien eu accès aux pièces de procédure, "un tel comportement est de nature à caractériser un manquement" aux devoirs de l'ex-chef de l'Etat.

Par ailleurs, sur le fond du dossier, la plainte de Me Morice rappelle qu'"il est manifeste à travers le communiqué de la présidence de la République que Nicolas Sarkozy n'est pas mis en cause, dans l'affaire dite de Karachi, en sa qualité de président de la République, mais du fait des fonctions qui étaient les siennes, en sa qualité de ministre du budget du gouvernement dirigé par Edouard Balladur de 1993 à 1995. Les actes qui sont susceptibles de lui être reprochés sont des actes totalement étrangers à sa fonction de président de la République".

Dans le volet financier de l'enquête, il est apparu que M. Sarkozy, alors ministre du budget, avait permis la création de la société luxembourgeoise Heine, par laquelle ont transité des commissions suspectes liées à la vente de sous-marins au Pakistan. M. Sarkozy était aussi porte-parole de la campagne présidentielle de M. Balladur en 1995, et les juges postulent que des rétrocommissions, issues des marchés d'armement, auraient pu aider au financement de cette campagne. A la suite de la plainte de Me Morice, un juge d'instruction devrait être désigné pour mener des investigations, s'il l'estime nécessaire.

Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: sarkome le 25 juin 2012 à 14:55:41
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L'affaire Karachi pourrait avoir un lien avec l'exécution de Daniel Pearl ([url]http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/l-affaire-karachi-pourrait-avoir-un-lien-avec-l-execution-de-daniel-pearl_1130437.html[/url])
Selon le juge d'instruction Marc Trevidic, l'exécution du journaliste américain Daniel Pearl en 2002 et l'attentat de Karachi la même année pourraient être liés au non respect de contrats d'armement avec le Pakistan.   
Deux affaires en lien? Les familles des victimes et les survivants de l'attentat de Karachi étaient reçus ce lundi matin à Paris par le juge d'instruction Marc Trévidic en charge de l'enquête. Ce dernier a certainement évoqué ses soupçons de corrélation entre l'affaire Karachi et l'assassinat de Daniel Pearl, un journaliste américain enlevé et tué au Pakistan en 2002.   
En effet, les 15 victimes de l'attentat, dont 11 salariés de la Direction des Constructions Navales (DCN), et le reporter Daniel Pearl, étaient tous des ressortissants de pays qui n'auraient pas tenu leurs engagements de ventes d'armes au Pakistan.   
De 2002 à 2007, le juge d'instruction chargé de l'enquête, Jean-Louis Bruguière, a privilégié la thèse d'un attentat kamikaze perpétré par un islamiste d'Al Qaïda. Mais Marc Trévidic, qui a hérité du dossier, a ensuite orienté son enquête vers une attaque qui aurait un rapport avec l'arrêt, en 1996, du versement de commissions liées à des contrats d'armement avec la France. 
Des éléments similaires
Dans le cadre de la vente de sous-marins français au Pakistan, des commissions auraient été versées légalement à des dirigeants pakistanais. S'y seraient ajoutées des rétro commissions au bénéfice de politiques français, qui auraient pu financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Jacques Chirac, une fois président, aurait fait cesser les versements à destinations du Pakistan, ce qui aurait déclenché ces attentats. Selon le Parisien, Marc Trevidic pense que cet arrêt pourrait être la cause de l'attentat de Karachi.   
Deux juges du pôle financier de Paris tentent, parallèlement à l'enquête menée par Marc Trévidic, de vérifier l'existence des rétrocommissions qui auraient pu contribuer au financement illicite de la campagne d'Edouard Balladur. 
La mort de Pearl aurait été un avertissement
Il semble que l'exécution de Daniel Pearl découle de causes similaires puisque les conditions de sa libération reposaient en partie sur l'éxécution de contrats de vente F-16 entre les Etats-Unis et le Pakistan ou le remboursement de leur paiement, selon Le Parisien. 
Le juge Trévidic a notamment auditionné en février Omar Cheikh, un Pakistano-Britannique emprisonné au centre de détention de Guantanamo, considéré comme l'organisateur de l'enlèvement du journaliste américain, rapporte Le Parisien.   
Pris en otage en janvier 2002 au Pakistan, le reporter du Wall Street Journal, dont la femme était française, avait été exécuté par ses ravisseurs. Dans un rapport, dit rapport Nautilus, fait pour le compte de la DCN, un ancien agent de la DST Claude Thévenet avait lié l'assassinat du journaliste et l'attentat de Karachi, considérant le premier comme un "avertissement".


Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: oblomov le 03 septembre 2012 à 15:05:55
Coucou !
Le revoilà, le copain de Jef et de Brucie : http://www.ladepeche.fr/article/2012/09/03/1431198-karachi-plainte-de-takieddine-contre-balladur.html (http://www.ladepeche.fr/article/2012/09/03/1431198-karachi-plainte-de-takieddine-contre-balladur.html)

(http://s14.postimage.org/s16ddhqv1/b_karachi.jpg) (http://postimage.org/image/s16ddhqv1/)
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: sarkome le 10 janvier 2013 à 08:03:01
Citer
Sarkozy visé par une enquête en marge de l'affaire Karachi

Les juges sont allés contre les réquisitions du parquet qui estimait qu'il n'était pas possible de poursuivre M. Sarkozy en vertu de l'article 67 de la Constitution.

Trois juges d'instruction ont décidé d'enquêter pour déterminer si l'ex président français Nicolas Sarkozy s'est rendu complice d'une violation du secret de l'instruction lors de la diffusion d'un communiqué par l'Elysée sur l'affaire Karachi le 22 septembre 2011, a appris jeudi l'AFP de source judiciaire.

Des familles de victimes de l'attentat de Karachi avaient porté plainte le 18 juin 2012 contre Nicolas Sarkozy à la suite de ce communiqué de l'Elysée qui affirmait que "s'agissant de l'affaire dite de Karachi, le nom du chef de l'Etat n'apparaît dans aucun des éléments du dossier".

Les juges sont allés contre les réquisitions du parquet qui estimait qu'il n'était pas possible de poursuivre Nicolas Sarkozy en vertu de l'article 67 de la Constitution stipulant que le président de la République "n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité".

"A le supposer établi, le fait de permettre la divulgation d'informations issues d'une instruction en cours n'entre pas dans les fonctions du Président de la République telles qu'il les tient de la Constitution", estiment toutefois les juges Sylvia Zimmermann, Sabine Kheris et Camille Palluel dans une ordonnance consultée par l'AFP et également révélée par Le Monde.

Dès lors "l'irresponsabilité du chef de l'Etat ne pourra être retenue en l'espèce" et donc "il y a lieu d'informer sur les faits visant M. Nicolas Sarkozy", ajoutent les juges.

source (http://www.lexpress.fr/actualite/politique/sarkozy-vise-par-une-enquete-en-marge-de-l-affaire-karachi_1207404.html)
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: Val le 10 janvier 2013 à 12:05:06
TANT MIEUX !!!
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: raja le 10 janvier 2013 à 12:47:24
que justice soit faite mais helas je crains que cette fois aussi il passe à travers les gouttes :triste1:
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: reveillonsnous le 10 janvier 2013 à 15:31:23
Je tire mon chapeau aux familles des victimes de l'attentat de Karachi  :super: Ils ont vraiment une incroyable constance et un réel courage dans leur combat  :fleur2:
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: oblomov le 18 mai 2013 à 13:18:40
Coucou !
(http://s21.postimg.org/l051ssuzn/balla_robe.jpg) (http://postimg.org/image/l051ssuzn/)
Les revoilà ! (http://www.rue89.com/2013/05/18/affaire-karachi-nouvelles-preuves-accablent-balladur-242428)


(http://s23.postimg.org/45fomaebb/baladollar.jpg) (http://postimg.org/image/45fomaebb/)



Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: sarkonique le 18 mai 2013 à 16:04:18
Citer
TANT MIEUX !!!

 :salive:

Et pourtant, c'est tout simplement la justice qui fait son travail. Sereinement, cette fois.  :super:
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: reveillonsnous le 01 juin 2013 à 09:30:38
Cela bouge "à la marge" de l'affaire Karachi  :super: :super: :super: :

Ziad Takieddine mis en examen et écroué (http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/06/01/ziad-takieddine-mis-en-examen-et-ecroue_3422089_3224.html)
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: sarkonique le 01 juin 2013 à 16:33:57
Et toc! Il n'y a pas copé!  :mrgreen:
Show content
Mais son tour viendra!  :mrgreen:
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: raja le 02 juin 2013 à 09:53:15
Ziad Takieddine balancera surement les autres, il refusera, j'en suis sure, de tout prendre seul.
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: reveillonsnous le 17 février 2014 à 11:55:25
Tiens au fait, je n'ai pas suivi ce qui s'est passé ensuite ..... Il a mouillé qui, Takieddine ?  ;) ;) ;) ;)
Ceci dit je dis chapeau aux familles des victimes qui continuent, de diverses manières, à tenter de mobiliser la justice pour qu'un jour la vérité finisse par se faire  :merci: :merci: :merci:

Citer
Affaire Karachi : des victimes de l’attentat poursuivent l’Etat pour « faute lourde » ([url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/17/des-victimes-de-l-attentat-de-karachi-poursuivent-l-etat-pour-faute-lourde_4367849_3224.html#xtor=AL-32280308[/url])

Le tribunal de grande instance de Paris (TGI) vient d'être saisi d'une procédure assez exceptionnelle, intentée en marge de l'enquête sur l'attentat de Karachi, qui coûta la vie, le 8 mai 2002, à onze employés français de la direction des constructions navales (DCN, rebaptisée DCNS). Vendredi 14 février, Mes Anne Battini et Jean-Pierre Versini-Campinchi, parties civiles, ont assigné l'Etat, au civil, pour « faute lourde » et « déni de justice ». L'assignation a été délivrée à l'agent judiciaire de l'Etat, représentant le ministère de l'économie et des finances.

Dans les faits, elle vise l'ex-juge Jean-Louis Bruguière, chargé jusqu'en 2006 de l'enquête sur l'explosion du bus qui transportait les employés de la DCN à Karachi. Les avocats demandent au tribunal d'accorder 100 000 euros à chacune de leurs deux clientes, qui ont perdu leur père dans l'attentat.

Ils reprochent notamment à M. Bruguière de ne pas avoir coté un élément décisif dans le dossier : le rapport d'autopsie – remis le 7 juillet 2002 – du corps de la personne soupçonnée d'avoir fait exploser le bus. Collant à la version des autorités pakistanaises visant à imputer l'attentat à Al-Qaida et avançant que l'explosion avait été provoquée par un kamikaze embarqué dans une voiture, méthode typique du mouvement terroriste, l'ex-magistrat avait omis de verser à la procédure les conclusions des médecins légistes.

Or, leur rapport « révèle que la personne autopsiée a été tuée par le souffle de l'explosion et qu'il était en position debout au moment où il est mort : ce détail démontre que la personne ne conduisait pas le véhicule, et n'était de ce fait pas le kamikaze », soulignent les deux avocats. « Ces révélations appelaient nécessairement à diriger l'enquête sur une voie différente, ce qui n'a pas été fait. Pis, en ne cotant pas le rapport d'autopsie, M. Bruguière n'a pas permis aux parties civiles et/ou à toutes les autres personnes concernées par l'enquête, de réorienter celle-ci sur la piste actuelle d'un attentat d'origine politico-financière », ajoutent-ils.

(lire la suite pour les détails) ([url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/17/des-victimes-de-l-attentat-de-karachi-poursuivent-l-etat-pour-faute-lourde_4367849_3224.html#xtor=AL-32280308[/url])



Vous noterez l'extrême discrétion d'un tel article, qui ne met en avant que le 1er visé : le juge Bruguières.  'X Autant dire que quelqu'un qui n'est pas particulièrement sensibilisé à cette affaire va zapper l'article  :X:
Une telle discrétion pourrait être jugée normale, sauf qu'au même moment je vois apparaitre des titres de papiers comme "Les 5 étapes du retour de Sarkozy", "municipales : sarkozy à Nice" ! Alors franchement ça me fout en pétard  :fache1:

edit :
TIENS DONC  :gehe:
Avec toujours une certaine discrétion dans la formulation, notamment du titre, un autre article apparaissit alors que je postais ici :
On dirait que ça bouge sacrément de ce côté-là  :super: :diable:

Citer
Karachi : MM. Balladur et Léotard se rapprochent de la Cour de justice de la République ([url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/17/karachi-mm-balladur-et-leotard-se-rapprochent-de-la-cour-de-justice-de-la-republique_4368044_3224.html#xtor=AL-32280308[/url])

Le procureur général de Paris, François Falletti, a donné son feu vert à la saisine de la Cour de justice de la République (CJR) dans le volet financier de l'affaire de Karachi.
(...)
Les juges, sur la piste de rétrocommissions versées en marge de contrats d'armement, s'étaient déclarés le 7 février « incompétents » pour enquêter sur Edouard Balladur et François Léotard, ministres au moment des faits (1993-1995) pouvant leur être reprochés
(...)
En conclusion de leur ordonnance d'incompétence, les juges écrivaient à leur sujet : « Il résulte de l'information que certains témoignages et documents saisis pourraient aboutir à la mise en cause pénale d'Edouard Balladur et François Léotard, anciens membres du gouvernement, pour des faits susceptibles d'avoir été commis dans l'exercice de leurs fonctions. »
(...)
Les deux hommes sont soupçonnés d'avoir favorisé des intermédiaires, notamment l'homme d'affaires Ziad Takieddine, incarcéré depuis le 31 décembre 2013. Une partie des faramineuses commissions perçues par M. Takieddine et ses partenaires auraient en fait servi à financer de manière illicite, sous forme de « rétrocommissions », la campagne présidentielle de M. Balladur, en 1995


Campagne présidentielle dans laquelle Sarkozy avait jouer un rôle important, si je ne me trompe ???  :diable:
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: oblomov le 17 février 2014 à 12:49:32
Citer
Campagne présidentielle dans laquelle Sarkozy avait jouer un rôle important, si je ne me trompe ???


En effet, Sarko n'était ni trésorier, ni directeur de campagne...officiellement il était son porte-parole.

En tant que tel, il ne s'occupait pas des ventes scandaleuses de pins, t-shirts* qui ont généré des vingtaines de millions de francs !

Puisque le franc n'existe plus, il doit avoir prescription, non ?

Quand à Takiéddine, "il peut le dire..."
Qu'on sache, il est encore vivant, alors, il n'a rien dit pour l'instant.

*T-shirt encore disponible ICI !!! (http://www.comboutique.com/shop/t_shirt_impression-balladur_president_!-37811-2679660.html)

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Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: reveillonsnous le 17 juin 2014 à 19:54:56
J'étais tellement "plombée" par le post de Raja sur le fil "paupérisation de ..." que j'ai failli quitter le forum sans ne plus rien poster ...
Mais avant de tout éteindre, est apparu cette info que j'avais mis de côté en allumant l'ordi, ce n'est pas essentiel, c'est vrai, au vu de ce qui est vraiment important ; mais tout de même ...
Même si le sarkozysme semble être passé, pour laisser malheureusement la place à un truc qui, alors qu'il est soi-disant de gauche, prend des décisions qui continuent à conforter l'enrichissement des riches et l'appauvrissement des pauvres  :X: :X: :X:
Ben faut pas oublier le droit de suite :

Citer
Affaire de Karachi : Nicolas Sarkozy n'est pas tiré d'affaire ([url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/06/17/affaire-de-karachi-nicolas-sarkozy-n-est-pas-tire-d-affaire_4439770_3224.html#xtor=AL-32280308[/url])

Le Monde a pu prendre connaissance de l’ordonnance des juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire qui ont renvoyé devant le tribunal correctionnel,  jeudi 12 juin, les principaux protagonistes du volet financier de l'affaire de Karachi.
Six personnes comparaîtront – principalement pour « abus de biens sociaux, complicité et recel ». Il s’agit des deux intermédiaires Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir, de Thierry Gaubert, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère du budget, du directeur du cabinet d'Edouard Balladur à Matignon, Nicolas Bazire, de l'ex-conseiller de François Léotard à la défense, Renaud Donnedieu de Vabres, et enfin de l'ancien PDG de la branche internationale de la direction des constructions navales (DCNI), Dominique Castellan.
(...)

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Longue de 258 pages, l’ordonnance synthétise près de quatre ans d’enquête sur les dessous de contrats d'armement passés dans les années 1990 avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite et dont la véritable finalité aurait été un financement politique occulte, notamment celui de la campagne présidentielle de M. Balladur en 1995.

Deux membres du gouvernement Balladur (1993-1995) auraient commis des délits, dont ils devront répondre devant la cour de justice de la République (CJR), seule instance habilitée à juger d’anciens ministres : il s'agit de l'ancien premier ministre Edouard Balladur lui-même et de son ministre de la défense de l'époque, François Léotard.

Reste en suspens le cas de Nicolas Sarkozy, qui était à l'époque ministre du budget. Son cas est évoqué en ces termes par les deux magistrats dans leur ordonnance de renvoi : « L’audition du ministre du budget, dont les collaborateurs ont été entendus sur les conditions dans lesquelles des décisions avaient été prises à l’encontre de la position de la Direction du Budget qui avait exprimé ses réticences et avaient permis l’apposition du visa du contrôleur financier, n’a pu être réalisée, celui-ci relevant du statut de témoin assisté et donc de la compétence de la Cour de justice ».

« INDICES »

En clair, il est reproché à M. Sarkozy d’avoir donné son feu vert à la conclusion des contrats controversés – ils ne pouvaient être signés sans l’aval des ministres de la défense et du budget, contre l’avis de sa propre administration. Toutefois, s’il existe à l’encontre de l’ex-président de la République des « indices » qu'il aurait commis un délit, ils ne sont aux yeux des magistrats instructeurs ni « graves » ni « concordants », conditions nécessaires pour une mise examen.

Mais l’octroi du statut – hybride – de témoin assisté pouvant s’apparenter à un acte de poursuite, seule la CJR est habilitée à recueillir les explications de M. Sarkozy. Elle pourrait même, si elle le souhaite, lui signifier une mise en examen. M. Sarkozy n’est donc pas encore, contrairement à ce qu’il espérait, totalement mis hors de cause dans cette affaire.

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Mais l’octroi du statut – hybride – de témoin assisté pouvant s’apparenter à un acte de poursuite, seule la CJR est habilitée à recueillir les explications de M. Sarkozy. Elle pourrait même, si elle le souhaite, lui signifier une mise en examen. M. Sarkozy n’est donc pas encore, contrairement à ce qu’il espérait, totalement mis hors de cause dans cette affaire.

Dans leurs conclusions, les juges se montrent par ailleurs sévères à l'égard de MM. Balladur et Léotard ainsi que vis-à-vis de leurs collaborateurs, MM. Bazire et Donnedieu de Vabres particulièrement, accusés d'avoir injustement favorisé le réseau « K », derrière lequel se dissimulaient pour l'essentiel les hommes d'affaires d'origine libanaise Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir.

« Non seulement ces contrats de commissions étaient inutiles », écrivent-ils à propos de fonds versés à MM. Takieddine et El-Assir, « mais en outre, grâce à M. Douffiagues [décédé depuis] et M. Donnedieu de Vabres, ils [MM. Takieddine et El-Assir] vont obtenir des conditions de paiement privilégiées qui vont leur permettre d'encaisser ces commissions en avance sur la réalisation des contrats de vente ». « Ces contrats de commissions, écrivent les magistrats, ont permis à M. Ben Moussalem [un autre intermédiaire, décédé entretemps], M. El-Assir et M. Takieddine de se constituer des fortunes considérables au détriment des industriels et de l'Etat ».

« CIRCUIT OCCULTE ET SOPHISTIQUÉ »

Les juges notent qu'« un circuit opaque spécifique a été mis en place par la DCN-I dans des paradis fiscaux pour masquer le fait que l'organisme payeur des commissions versées au Liechtenstein n'était autre que la DCN-I, structure commerciale mise en place par l'administration dont dépendait la DCN (direction des constructions navales) et relevant du ministère de la défense. De nombreuses commissions rogatoires internationales, adressées entre autres au Liechtenstein et en Suisse, ont permis de reconstituer le circuit occulte et sophistiqué des commissions. Elles ont révélé que que M. El-Assir et M. Takieddine avaient mis en place un mécanisme opaque de retraits en espèces de fonds en Suisse grâce à l'utilisation d'un compte d'un émir du Koweit peu regardant ».

Les investigations permettent d'établir que MM. El-Assir et Takieddine ont retiré sur leurs comptes suisses, jusqu'à l'arrêt des commissions décidé en juillet 1996, un total de « 70 millions de francs en espèces. Ces fonds correspondent aux commissions liées à trois marchés saoudiens (Mouette, Shola, SBS) et au marché pakistanais (Agosta) ». « Cependant, précisent les magistrats, les commissions les plus importantes, liées au contrat Sawari II, venaient à peine de commencer à être versées. Le système était mis en place pour que ces retraits en espèces puissent perdurer pendant des années au fur et à mesure de l'encaissement des commissions ».

Une partie de ces sommes aurait profité au Parti républicain de M. Léotard mais surtout au financement occulte de la campagne présidentielle malheureuse de M. Balladur. L'enquête, rappelle l'ordonnance, a « révélé que la campagne de M. Balladur avait été alimentée par d'importants apports de fonds en espèces, dont une partie a été comptabilisée dans le compte de campagne (15 millions de francs). Est ainsi apparue une importante remise de 10,25 millions de francs quelques jours après l'échec subi par M. Balladur au premier tour. Aucune explication cohérente n'a été apportée par les responsables de la campagne quant à cette remise de fonds exceptionnelle par son montant ».

« PORTEUR DE VALISES »

S'agissant de M. Donnedieu de Vabres, les juges vont jusqu'à pointer son rôle de « porteur de valises » et observent notamment que « M. Takieddine a déclaré [lui] avoir remis en plusieurs versements environ 250 000 francs en espèces ». Quant à Nicolas Bazire, il est épinglé à la fois en tant qu'ancien directeur du cabinet de M. Balladur, mais aussi de sa campagne présidentielle. Depuis son poste à Matignon, il lui est reproché d'avoir imposé MM. El-Assir et Takieddine auprès de la DCN, « en suivant, avalisant et validant, par des interventions et arbitrages, des conditions contractuelles exorbitantes (…) faisant courir un risque budgétaire, tout en sachant que les prestations étaient inutiles, sans contrepartie économique ».

« En sa qualité de directeur de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur », concluent les juges à propos de M. Bazire, ce dernier aurait « sciemment recélé des espèces à hauteur d'au moins 6,2 millions de francs qu'il savait provenir du délit d'abus de biens sociaux commis au préjudice de la SOFRESA et de la DCN-I, espèces retirées en Suisse par Ziad Takieddine et provenant de commissions indues perçues sur les contrats d'armement saoudiens et pakistanais ».

Le procès des six prévenus pourrait avoir lieu dès 2015. L'enquête de la CJR, quant à elle, s'annonce longue et incertaine.
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: reveillonsnous le 30 mai 2017 à 17:31:42
La vache! ça aura mis le temps mais on dirat que ENFIN ça bouge dans l'affaire Karachi ! Le "canard enchainé" de demain annonce que Balladur est mis en examen
par la Cour de Justice de la République
dans l'affaire Karachi

 :gene3: :super: :super: :super: :super: :super: :super:
Titre: Re : Affaire Karachi
Posté par: reveillonsnous le 18 juillet 2017 à 18:54:14
oui ça bouge, car après la mise en examen de Balladur voici que cela s'étend

Affaire Karachi: L'ancien ministre François Léotard mis en examen (http://www.20minutes.fr/societe/2106299-20170718-affaire-karachi-ancien-ministre-francois-leotard-mis-examen?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&xtref=twitter.com&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1500401340)

Une pensée pour les familles des victimes, qui se battent seules, depuis tout ce temps  :merci: