SARKOSTIQUE

Le monde politique et l'actualité => L'actualité en France et dans le monde => Discussion démarrée par: raja le 30 mars 2010 à 15:15:17

Titre: La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 30 mars 2010 à 15:15:17
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Une pub « Ma bite, elle est dans le garage » ça passerait ?


Quelques jours après la journée internationale des droits de la femme, difficile d'échapper à la campagne de publicité lancée par la marque 3 Suisses. Dans toute la France 23 000 panneaux d'affichage, des visuels dans la presse gratuite, régionale, dans les magazines féminins en plus d'un manifeste déclinent le « concept » de « chouchouthérapie ».

    « Pour nous, les femmes, la mode est essentielle. Essentielle pour s'exprimer, pour s'affirmer, pour avancer. La mode, ça fait trop de bien pour s'en passer »

Alors que l'une des affiches annonce un « Liberté, égalité, mode pour toutes », souillant l'idéal républicain au profit du consumérisme, une autre montre trois femmes manifestant sous le slogan « Fauchées mais Fashion », méprisant ainsi les légitimes revendications féministes.

Certains ont déjà réagi en rectifiant ces visuels à coup de marqueur noir. Ainsi cet exemple vu à Caen, où sur l'un d'eux, à côté du slogan « pas besoin d'être PDG pour avoir une p….. de garde robe », on peut lire « Putain de sexisme »
« Notre point G, il est dans la penderie »

Mais l'affiche récoltant un maximum de « corrections » est sans doute celle qui dans un summum de misogynie nous assène « notre point G, il est dans la penderie ».

Au-delà de la syntaxe approximative de cette déclaration, difficile de ne pas faire le rapprochement avec les propos de Silvio Berlusconi, cité par La Republica, le 3 novembre 2007 :

    « J'ai découvert que le point G des femmes, c'est la dernière lettre du mot shopping. »

On saluera donc une fois de plus l'audace et l'imagination fertile des publicitaires (ici ceux de BTEC EuroRSCG) qui n'hésitent pas à bousculer les consciences et à se placer à l'avant-garde des combats féministes.

Alors que l'affiche de l'album de Damien Saez montrant une femme nue dans un caddie surmontée d'un « j'accuse » a été censurée par l'Autorité de régularisation professionnelle de la publicité (Arrp), comment expliquer que la campagne des 3 Suisses n'ait dérangé personne ?
« Si c'est pour vendre du soutif ça passe »

A moins qu'il ne faille donner raison au chanteur, quand, à propos de son affiche et dénonçant l'impossibilité de la société de consommation à se regarder en face, il affirme :

    « Si c'est pour vendre du soutif ça passe, si c'est pour dire j'accuse, ça ne passe pas »

Et si pour une campagne vantant les mérites d'une voiture je propose comme slogan : « notre bite, elle est dans le garage », ça passe ?

[url]http://www.rue89.com/2010/03/29/une-pub[/url] ... ait-144968 ([url]http://www.rue89.com/2010/03/29/une-pub-ma-bite-elle-est-dans-le-garage-ca-passerait-144968[/url])
Titre: Re : Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 09 avril 2010 à 17:36:41
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"Faut-il que les garçons soient enceintes pour que la contraception nous concerne tous ?" Tel est le slogan de la nouvelle campagne de sensibilisation lancée jeudi 8 avril par le ministère de la Santé et l'Institut national de prévention et d'éducation à la santé (Inpes).
source ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/social/20100409.OBS2174/contraception-des-garcons-enceints-dans-une-campagne.html[/url])


http://www.dailymotion.com/swf/video/xcsi6h
http://www.dailymotion.com/video/xcsi6h_hommes-enceintes-l-accouchement_news


Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 11 avril 2010 à 17:37:21
peut être que ça pousserait beaucoup d'hommes à s'interroger sur la contraception notamment la leur :)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: clement711 le 11 avril 2010 à 19:10:17
Le féminisme d'aujourd'hui à pour but de transformer les femmes en consommatrices, et en incitatrices à la consommation.
Comme d'habitude, une cause qui parait juste, est récupérée par le système et totalement détournée de son but initial. C'est un fait, la machine avale tout, englobe tout.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 12 avril 2010 à 09:04:15
c'est très mal  connaitre le féministe clément...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 12 avril 2010 à 09:37:46
voici une des plus grosse connerie que j'ai pu lire aujourd'hui :|
et c'est elle la rapporteure de l'observatoire de la parité, avec des prejugés pareils la parité a de la marge encore :pascontent1:

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"Je ne suis pas féministe, je suis mariée..."   
 

Chantal Brunel...Ainsi parle la nouvelle rapporteure de l'observatoire de la parité, Chantal Brunel  dans lesinrocks.com : « J’ai envie d’apporter ma pierre à ce combat de l’égalité homme-femme. Mais je ne suis pas féministe, dans la mesure où je suis mariée, j’ai des enfants et je sais combien la vie familiale et privée est importante. Mon mari m’a toujours soutenue. »… Curieuse vision...

Être féministe n’est-ce pas un simple aspect de la démocratie qui concerne l’égalité hommes femmes ? Faut-il être femme, célibataire, et sans enfant pour être féministe ? Qu’en pense Patric Jean, l’auteur du film « la domination masculine ? » ou Thomas Lancelot, co-fondateur de Mix-Cité ? Et tous les hommes et femmes, quels que soient leurs choix de vie, engagés en faveur de l’égalité ? La rapporteure de la parité entre les femmes et les hommes va avoir du mal à se faire comprendre. Si elle a donné un élan significatif à la loi contre les violences faites aux femmes, elle a déjà choqué les défenseurs de la cause des femmes en se prononçant en faveur de la réouverture des maisons closes.

[url]http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/component/content/article/42-cafouillage/295-qje-ne-suis-pas-feministe-je-suis-marieeq[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Myrtille le 13 avril 2010 à 06:07:56
Parce que quand une femme est mariée, elle n'est pas censée être féministe ? C'est n'importe quoi !   
Titre: Re : Re : La condition des femmes
Posté par: clement711 le 13 avril 2010 à 08:01:24
c'est très mal  connaitre le féministe clément...

A bon? J'en ai assez vu, entre le déchaînement et les diffamations sur B. Cantat suite à la mort de M. Trintignant, et tout ce qu'on peut voir aujourd'hui ca me suffit.
Les féministes avaient tué la présemption d'innocence et ont érigé Cantat comme symbole de la violence faite aux femmes, alors qu'il n'a jamais été avéré qu'il ait frappé sa femme avant ce soir.

Elles marchent à coup de "scandales" ou elles n'ont pas à mettre leur nez, et n'ont pas l'air de s'émouvoir de la publicité et de la "mode" qui font de la femme une consommatrice écervelée et superficielle (à moins que ce ne soit ça, la femme, pour elles).
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 13 avril 2010 à 08:21:56
tu dis les féministes comme si nous étions une entité unique, pour ma part et comme beaucoup de féministes nous n'avons pas érigé cantat comme l'homme violent par excellence et sa défunte conjointe comme l'étendard des femmes battus...si tu relis le vieux forum sur ce sujet, tu y liras mon avis.
donc comme je le dis souvent il y a autant de féministe que de vision du monde et d'histoire...
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Elles marchent à coup de "scandales" ou elles n'ont pas à mettre leur nez, et n'ont pas l'air de s'émouvoir de la publicité et de la "mode" qui font de la femme une consommatrice écervelée et superficielle (à moins que ce ne soit ça, la femme, pour elles).
desolée mais là encore c'est une méconnaissance des mouvements féministes, l'on parle pas là de certaines trés médiatique...et si les gens préférent s'arrêter là et ne pas s'intéresser à des assoc ou site de mouvement féministes de terrain comme "la barbe" "tapages" "Re-Belles" "l'espace Simone de Beauvoir" "mouvement français pour le planning familial" ou les "Panthères roses", y'a pas que les chiennes de garde
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 13 avril 2010 à 11:01:41
Je suis d'accord avec... vous deux. :mrgreen:

Les mouvements dénoncés par Clément ont effectivement à leur actif les méthodes qu'ils leur attribue. Particulièrement contre-productifs car, entre-autres, affectés d'une certaine propension au "fourre-tout" pour s'assurer de la présence médiatique, la plupart du temps au plus grand bonheur des Zemmour et Soral de tous poils qui n'en demandent pas tant.
Les plus connus sont souvent bien chapeautés par les politiques. Pour ma part, je ne peux plus voir la représentante des NPNS sans percevoir l'UMP derrière elle.

Mais Raja a raison, il ne faut pas s'arrêter à ces bien malhabiles porte-drapeaux qui ne défendent pas grand-chose d'autre que leur propre temps de parole. Il y a du travail, beaucoup de travail qui s'effectue derrière.

Comme pour les syndicats ou les partis ? Ben, oui. Comme beaucoup de choses aujourd'hui, finalement.

Enfin, ce n'est que mon avis.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 26 avril 2010 à 07:55:25
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On est fé-, on est fé-, on est fé- ministes!

Dans le Canard Enchaîné du 31 mars dernier, je lisais (en retard) un article sur les difficultés pour les femmes de trouver un centre hospitalier capable de pratiquer une IVG dans un délai raisonnable. Avec la “rationalisation” des hôpitaux en France, qui a parfois amené à la disparition de centres de spécialisation réputés en dépit du bon sens, on a assisté à un resserrement de l’accès à de bonnes conditions et rapidement à l’Interruption Volontaire de Grossesse.

Et d’évoquer le cas d’une femme qui dut attendre un mois pour être opérée. Ce qui, pour ce type de cas, est largement excessif, quand on sait de quoi il s’agit.

Surtout qu’évidemment, les intégristes “pro-life” en profiteront pour critiquer une pratique qui s’attaque à une vie à un stade plus avancé, et patati, et patata.

Sans compter la souffrance d’une femme qui porte en elle un embryon avec tout ce que cela implique d’émotionnel et de physique.

Ceci pour rappeler que, contrairement à une certaine “idée reçue”, le féminisme n’a pas le droit de baisser les bras pour cause d’acquis. Aussi bien dans ce type de cas que dans bien d’autres, comme les droits du travail, les violences conjugales ou autres, les discriminations machistes, les insultes, les attitudes paternalistes, misogynes, et j’en oublie sûrement encore, les acquis du XXe Siècle, qui a vu effectivement le statut des femmes tendre vers un mieux indiscutable, ne sont et ne seront jamais que très fragiles et nécessitant une surveillance constante face aux reculs désirés par bien des mouvements rétrogrades.

À commencer par la religion et les mouvements d’extrême-droite, naturellement, mais aussi par le marché, premier bénéficiaire du conservatisme social, du conformisme familial, de la discrimination salariale et de la consommation bête, cette dernière poussant les femmes à se rappeler qu’elles ne sont que de beaux objets ménagers au milieu d’un environnement propre à être modelé en fonction de ce statut.

Le seul exemple du congé parental devrait nous éclairer plus que tout autre. Ils sont encore trop rares les pays qui non seulement autorisent, mais imposent un congé parental protégé au père comme à la mère, et non de ne l’accorder généreusement qu’à la mère, histoire de la confiner un peu plus entre ses murs et à justifier des différences de revenus entre les sexes.

Lorsque Giuliano est venu au monde, Claudia a bénéficié de 5 mois de congé parental, et ce fut pour elle une excellente chose, elle a pu s’occuper de son fils de manière appropriée. Quant à moi, je n’aurais bénéficié que d’une semaine maximum de congé post-natal. Congé qu’en raison des circonstances je n’ai pas réclamé, car je venais d’être engagé à l’essai et je craignais de perdre mon travail.

IVG, congé parental. En deux anecdotes, deux lieux de combats encore tout à fait d’actualité pour le féminisme qu’il serait honteux de critiquer sous prétexte d’être parvenu à une grande quantité d’acquis étalés sur un siècle. On est encore loin du compte.

[url]http://thitho.allmansland.net/?p=1184[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 29 avril 2010 à 09:14:56
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Féministe, pour quoi faire ? Ne pas tomber dans le panneau, peut-être


Court coup de gueule du matin. Avec les résidentes du FIT (ou plutôt, du C.H.R.S “Les UniversElles)”, nous sommes en train de faire un film : “féministes, pour quoi faire ?”

Et forcément, vu l’actualité, et que plusieurs des participantes sont musulmanes, on peut difficilement éviter le sujet de l’interdiction du voile intégral.

Aujourd’hui, le gouvernement nous présente la loi d’interdiction au nom du droit des femmes. Ce serait en fait pour les musulmanes, opprimées par leur mari qu’on le ferait. Ce serait, même, féministe. Or, comment réagissent les musulmanes de mon groupe ? Pour elle, c’est très clair, on leur interdit de s’habiller comme elles veulent (et ça, même si elles-mêmes ne portent jamais de voile et sont contre la burqa), parce qu’elles ne sont pas “françaises” (parce que musulmane).

Pour moi aussi, c’est très clair. Ce que fait le gouvernement, ce n’est pas féministe. C’est anti-féministe. Ce n’est pas pour les femmes musulmanes. C’est contre l’islam. Sauf que pour faire passer cette politique discriminatoire, encore une fois, comme toujours dans l’histoire, on se sert de qui ?
Des femmes.

Désolée, mais sans moi. Je préfère continuer à avancer avec des jeunes femmes musulmanes vers une prise de conscience, ensemble, de la nécessité pour les femmes de lutter contre les verrous spécifiques qui les empêchent de faire ce qu’elles veulent (et en plus, de ce qu’elles peuvent apporter à la société, si elles y prennent part, comme elles m’apportent en atelier) plutôt que de m’associer à un gouvernement dont le but est de monter les uns contre les autres, les unes contre les autres, pour assurer son maintien au pouvoir. Je préfère cet échange, positif, entre nos deux mondes. Femmes, libres ou bientôt libres, musulmanes, elles ont beaucoup, énormément à apporter à la société française. Il serait temps qu’elles y aient leur place. Telles qu’elles la définissent, elles-mêmes.

Sandrine Goldschmidt
[url]http://sandrine70.wordpress.com[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 03 mai 2010 à 09:32:27
http://www.youtube.com/v/8B2I1HUj0Z4&rel=0&color1=0xb1b1b1&color2=0xd0d0d0&hl=en_US&feature=player_embedded&fs=1
La Barbe s'invite au Nouvel Observateur
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 03 mai 2010 à 11:31:24
Au poil  :mrgreen:
Qu'elle est belle cette petite famille des médias... :pascontent2:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 04 mai 2010 à 11:56:48
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Vers une légalisation du port féminin du pantalon ?

Des députés radicaux de gauche proposent d'abroger les dispositifs réglementaires, toujours en vigueur, qui interdisent le port féminin du pantalon. Une réponse à l'objectif de délégifération fixé par Nicolas Sarkozy?

La présidence de l'Assemblée nationale a enregistré jeudi 29 avril une proposition de loi de députés du parti Radical de Gauche et apparentés visant à supprimer les dispositions réglementaires qui interdisent, aujourd'hui encore, le port féminin du pantalon.

Ses auteurs - Gérard Charasse, Chantal Berthelot, Paul Giacobbi, Annick Girardin, Joël Giraud, Albert Likuvalu, Jeanny Marc, Dominique Orliac, Sylvia Pinel et Chantal Robin-Rodrigo - répondent-ils ainsi à l'objectif de "délégifération" fixé au Parlement par Nicolas Sarkozy? Dans un entretien mi-mars au Figaro Magazine, le chef de l'Etat avait déclaré: "Au second semestre 2011, le gouvernement marquera une pause pour que le Parlement puisse, s'il le souhaite, délégiférer".

Une législation obsolète

Le caractère "insolite" de ladite proposition et la date de son dépôt, le 1er avril, aurait pu laisser croire à un poisson d'avril. Rien de plus sérieux, au contraire. La loi du 26 brumaire an VIII qui précise que "toute femme désirant s’habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l’autorisation" et qui a été modifiée par deux circulaires de 1892 et 1909 autorisant le port féminin du pantalon "si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d’un cheval", n'a jamais été abrogée malgré l'inscription dans la Constitution de 1946 du principe d'égalité des droits entre homme et femme. L’article 3 du préambule de la constitution de 1946, qui a valeur constitutionnelle, énonce en effet que "la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme".

La proposition de loi soumettra également au Parlement la suppression des références obsolètes à la peine de mort qui demeurent aux articles 83 et 85 du code civil (articles 1er et 2).

(Nouvelobs.com)
[url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100503.OBS3394/vers-une-legalisation-du-port-feminin-du-pantalon.html[/url]

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 04 mai 2010 à 12:45:35
Ils n'ont rien de mieux à faire, à l'Assemblée Nationale, pour discuter ainsi de l'abrogation d'une loi obsolète et tombée dans les oubliettes depuis George Sand.
Pour meubler leur évidente oisiveté, je devrais leur écrire, car j'ai connaissance de certaines lois relatives à la Royale, datant de Colbert, qui n'ont jamais été abrogées.
Par exemple, que tout marin, en fin de lien, est autorisé à demander le prêt d'un cheval pour rentrer dans ses foyers (à charge pour lui de le remettre à la gendarmerie la plus proche de son domicile...). Et ça, je l'avais vérifié dans le B.O de la Marine, le jour où deux de mes matelots m'avaient, ensemble, réclamé une 2CV (Citroën) ...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 11 mai 2010 à 10:10:32
un long et bon billet de ma mademoiselle préférée :super:
je conseille de jeter un oeil directement sur son blog pour y voir les images d'illustration...

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ELLE remet ça


Il y a quarante ans, le magazine ELLE posait des questions cruchonnes à Lafâme.

Bonne nouvelle, ELLE recommence en 2010 !

Ah Lafâme ELLE en 2010... qui est elle donc ? En voilà une question qui nous démange. Rassurez-vous, je vous épargne l'insoutenable suspense : Lafâme sera toujours Lafâme, comme Lafrance sera toujours Lafrance. Non mais je préfère le préciser, parce qu'on va dire des trucs un peu tangents du style : La multiplicité des facettes de Lafâme s'exprime en 2010, blablabla, mais en fait, Lafâme fait toujours la lessive, elle nettoie toujours les chiottes et elle a toujours un salaire de merde. Hein, rassurez vous. Un peu comme lorsqu'on parle de la multiplicité des facettes de l'identité nationale, alors que dans le fond, on se rassure en se disant que la VRAIE identité, elle est blanche, un peu catho et elle mange du porc. C'est pas moi qui le dis, ce sont nos représentants démocratiquement élus. Donc on est d'accord, on va pouvoir faire semblant de s'interroger, semblant de donner la parole à des vraies gens et tout le tintouin. Mais en fait rien ne changera, surtout pas, et on fera tout pour que la France éternelle conserve des femelles éternelles.

Alors... il y a quarante ans, disais-je, ELLE posait des questions neuneues à des Lafâmes sélectionnées pour le grand jeu concours du "Lafâme prend la parole". Comme ELLE n'est pas un magazine féminin comme les autres, mais un magazine engagé contre les méchancetés qu'on fait aux femmes (surtout celles qui viennent du sud), ELLE remet le couvert en 2010.
([url]http://s3.postimage.org/PNY0i.jpg[/url]) ([url]http://www.postimage.org/image.php?v=PqPNY0i[/url])
 Et comme en 1970, Mademoiselle pourrait écrire :

    "Cette campagne laisse croire aux femmes qu'on leur demande leur avis ; elle propose aux femmes des choix de détail qu'elle fait prendre pour des choix essentiels, quand les choix essentiels ont été pris pour elles et à leur place.

    Leur oppression fondamentale reste. L'amour, le mariage, le couple, la féminité, l'instinct maternel, le travail ménager, etc., ne sont pas remis en question.

    Ils essayent d'imposer l'idée que ces conceptions appartiennent à la "nature éternelle de la femme", ce que nous contestons violemment."

    (extrait tiré de "mlf textes premiers")

Les questions étaient tellement cruchonnes et pas menaçantes, disais-je, que Parisot ou Fillon n'ont pas hésité à venir, leur féminisme tout frais sous le bras, pour se prendre un ou deux flashs de bonne conscience et des petits fours pas chers.

Sont y pas mignons ?
([url]http://s3.postimage.org/POvWi.jpg[/url]) ([url]http://www.postimage.org/image.php?v=PqPOvWi[/url])
Pour illustrer le comble de la subversion féministe du magazine, je ne résiste pas au plaisir d'une citation choisie (et le choix est grand) :

    "La présidente du MEDEF a pris position et vraiment. Bien campée sur la scène, en pantalon bleu marine et chemisier en soie verte, elle sait ce qu’elle veut. Elle soutient haut et fort les 24 propositions du Livre Blanc des États Généraux de La Femme et a décidé de s’engager envers l’ensemble des participantes."
([url]http://s4.postimage.org/Cih0r.jpg[/url]) ([url]http://www.postimage.org/image.php?v=aVCih0r[/url])
Nous voilà rassuréEs. Merci ELLE. Lafâme touchée par le précariat forcené voulu par Parisot respire :

''Si je suis réélue le 1er juillet, je vais saisir le Comité Éthique du Medef''

Vlan !

Outre le comité de Mme Parisot, qui est à l'éthique ce que le poisson pané est à la faune océane, le magazine ELLE n'hésite pas à faire violemment bouger les lignes avec des questions sur... la fameuse conciliation entre vie professionnelle et vie privée.

Traduction.

D'abord, il n'y a que les femmes qui concilient. Les hommes eux, ils vivent.

Conciliation = la nature t'a doté d'un utérus ? Cet utérus hurle la nuit "remplis moi et tu deviendras une vraie Lafâme ?", pas d'hésitations, tu es bien une Lafâme. Par nature. C'est incontestable. La nature t'appelle donc à un certain nombre de tâches comme :


Malgré tout cela, tu as VOULU travailler (connasse)... Dans notre grande mansuétude, nous t'avons autorisé à le faire, à condition que tes tâches naturelles, comme celles du zèbre ou du léopard, n'en pâtissent pas. Un peu comme avec les enfants : Kévin a le droit d'aller s'amuser avec ses copains, à condition que ses devoirs soient faits. Brenda a le droit de prendre des cours de chant pour devenir chanteuse à condition que sa scolarité n'en pâtisse pas. Ben c'est pareil pour toi Lafâme.

Comme nous sommes modernes, on appelle ça "conciliation", ça fait joli, ça a l'air sympa, et surtout, ça ne sonne pas comme :

En rentrant de ton boulot de merde en CDD que tu as pris à la va-vite après avoir élevé Kevin et Brenda, avec ton salaire pourri et ta petite voiture (monsieur en a une plus grosse c'est bien connu), tu vas avoir le temps de passer faire des courses, récupérer les mômes, donner un coup de ménage tout en faisant la cuisine et en surveillant les devoirs (avec un peu de chance tu es caissière et tu peux faire tes courses sur ton lieu de travail, veinarde).

Et même si la conciliation lui casse les pattes de fatigue le soir venu, même si la conciliation lui donne envie de baffer Kévin l'hyperactif qui demande un énième verre d'eau avant de faire dodo, même si la conciliation lui verse un salaire amputé de 25%, Lafâme ne peut que se réjouir qu'on l'aide. D'autant plus que les hommes donnent de plus en plus un coup de main à Lafâme. C'est ce qu'a retenu Pujadas des États Généraux de ELLE, et ce qu'il a annoncé béat à l'ouverture du 20 heures la semaine dernière... Rien d'étonnant à cela, c'est ce que le magazine sous-entend avec ces questions minables :

"Pour chacune des tâches suivantes, dites-moi si votre mari ou compagnon vous aide à (ou vous a aidée à)..."

Qu'on pourrait traduire par :

"Dans votre lot quotidien de tâches naturelles qui vous reviennent naturellement, est-ce que votre compagnon ou mari a-t-il eu la grande gentillesse au moins une fois dans sa vie d'attraper une éponge, ou de passer l'aspirateur quand vous aviez une sciatique carabinée ? Votre gentil mari a-t-il au moins une fois essuyé la vaisselle parce que vous étiez débordée ou répondu à Kévin quand il ne savait pas faire son devoir de mathématiques et que vous étiez trop occupée à aider Brenda qu'est en CP à ne pas confondre le "p" et le "b" ?"

Résultat, ELLE se réjouit : "Bonne nouvelle : les hommes ont accompli beaucoup de progrès". Tu m'étonnes.

On apprend donc que ce qui caractérise Lafâme 2010, c'est "sa détermination à tout concilier"... où comment réinventer le triptyque "maman, putain, sainte" en y ajoutant "salariée sous payée".

Tiens, ben qu'est-ce que je disais :

 

Mais ce qui reste le plus rigolo, ce sont les injonctions contradictoires du magazine...
ELLE lance par exemple un petit cri improbable contre les "DIKTATS" imposés aux femmes :

    "CORPS

    À BAS LES DIKTATS !

    Femmes libérées mais corps sous contrôle ?

    Elles sont nombreuses à se plaindre des injonctions à la minceur et à la jeunesse.

    Leur rêve ? Se débarrasser de ces contraintes qu'elles s'imposent souvent à elles-mêmes"

On croit rêver. Une page après ce miaulement, la publicité d'une femme à l'incroyable tignasse teinte. Les diktats de la coloration ne sont visiblement pas au programme...

Le dossier est d'ailleurs parsemé de publicités contre les "Diktats" :

Et en feuilletant les pages du magazine, oh surprise, on trouve des "fesses anti-diktats"...

Des "cuisses anti-diktats"...

Des "culottes anti-diktats"...

Des "messages à caractère informatif anti-diktats"...

D'ailleurs, le dossier "États Généraux de la femme" annonce bien la couleur, puisqu'il ouvre sur l'image d'une jeune fille de 16 ans qui doit faire trente kilos toute mouillée, et dont l'image a dû passer par des outils des retouche informatique. Convenez que de bouffer de la salade verte et des carottes ne lui donne pas l'air très vif... Supposons que cela représente la multiplicité des facettes complexes de Lafâme moderne un peu fragile et forte à la fois (tu sais c'est pas si facile d'être une Lafâme libérée)...


Si le magazine annonce qu'il redonne la parole aux femmes, pardon à Lafâme, ce qui saute aux yeux, ce sont plutôt les bouches ouvertes, muettes et passives des "femmes-cintres" représentées par les publicités.

Lafâme de ménage

Lafâme de Georges

Lafâme douce

Lafâme enfant

Lâfame chaude comme la braise

Lâfame compliquée

(Le fameux syndrome de la bouche ouverte sévit donc toujours)


Les quelques femmes qui émettent des bruits avec leur bouche sont appelées "Les vigilantes". Et on regrette presque qu'elles parlent.

    "Elles sont enseignante, blogueuse, chef d'entreprise et ont accepté d'être nos vigilantes..."

(elles ne sont pas caissières ni chômeuses hein, et bien blanches dans l'ensemble)

    "Pendant six mois, ces citoyennes avisées ont observé avec nous le travail des associations qui aident les femmes. Elles nous racontent leur expérience... "

Parmi ces vigilantes, une directrice de je ne sais quoi, animatrice de blog (enchantée si tu nous lis) bave qu'il faut être "humanistes plutôt que féministes", parce que "le temps n'est plus à l'idéologie ni aux clivages rigides mais au pragmatisme". On dirait du Sarkozy dis donc.

Eh bien soit.

Regardons pragmatiquement sur la page d'à côté. Tiens une publicité pour un supplément bouffe.

Le supplément propose "80 recettes pour croquer les beaux jours", et non pour faire 80 fois la bouffe, ne soyons pas idéologique (berk pas bien), et tout un tas de recettes qui ne font pas faire la cuisine, mais voyager, découvrir et être tendance.

On se demande juste si la recette de l'andouille momolle et son accompagnement de mini truc flashy anti-oxidents bio dégradés est au programme, histoire de confirmer que quarante ans après, ELLE est toujours aussi ramollie.

[url]http://www.entrailles.fr/index.php?post/ELLE-remet-ca&pub=0#pr[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 11 mai 2010 à 10:46:16
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il faut être "humanistes plutôt que féministes", parce que "le temps n'est plus à l'idéologie ni aux clivages rigides mais au pragmatisme"
Déclaration classique dans le style de "que la dernière rentrée ferme la porte !"
J'ai fait mon trou, les autres n'ont qu'à faire pareil.
C'est comme l'American Dream : l'Amerique permet l'avancement social individuel ; corollaire : si tu ne "réussis" pas,  c'est que tu es taré.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 11 mai 2010 à 11:14:29
sinon n'est elle pas talentueuse :fleur1:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 14 mai 2010 à 08:25:12
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"Pourquoi les mères doivent mettre la barre plus bas"
Newsweek
le 6 mai.
([url]http://referentiel.nouvelobs.com/file/921782.jpg[/url])
Une manifestation du MLF pour l'avortement et le droit a la contraception, en 1979 à Paris (Sipa)

Lorsque des journalistes ont annoncé à Doris Lessing en 2007 qu'elle venait de remporter le prix Nobel de littérature, l'auteur, qui sortait ses courses d'un taxi déclara : "J'ai remporté tous les prix décernés en Europe. Jusqu'au dernier. Je suis ravie. C'est le grand chelem". Personne ou presque ne conteste qu'elle est un excellent auteur. Son travail est lucide, inspirant, et provocant.

Il est plus difficile d'affirmer qu'elle fut une très bonne mère. En partant pour Londres mener une carrière d'écrivain et se battre pour ses idéaux communistes, elle a laissé avec leur père en Afrique du Sud deux enfants en bas âge (un autre enfant, issu de son second mariage, l'accompagnait). Elle devait raconter par la suite qu'à l'époque, elle ne pensait pas avoir d'autre choix. "Longtemps, j'ai estimé avoir fait quelque chose de très courageux. Rien n'est plus ennuyeux pour une femme intelligente que de passer des heures sans fin avec des enfants en bas âge. J'avais l'impression de ne pas être très qualifiée pour les élever. J'aurais fini alcoolique ou intellectuelle frustrée, comme ma mère."

L'éternel, l'ennuyeux, l'assourdissant débat sur les mauvaises mères

J'aime penser à des femmes comme Lessing le jour de la fête des mères. Elles nous choquent aujourd'hui, ces femmes qui ont résisté aux conventions et mené leur vie à la façon des hommes —avec le même égoïsme et la même froideur — rejetant la maternité d'une façon qui semble être un défi à la nature. Prenez Dorothea Lange, la photographe qui payait des familles d'accueil pour s'occuper de cinq de ses enfants (et beaux-enfants) des mois durant, pendant qu'elle parcourait la Californie pour photographier des travailleurs migrants. Ces femmes furent-elles de mauvaises mères? Ou des femmes de talent, obnubilées par leur œuvre, qui ont lutté pour trouver le moyen de créer tout en subvenant aux besoins de leurs enfants ?

À côté d'elles, nous passons pour extraordinaires —et elles permettent de mettre en perspective l'éternel, l'ennuyeux, l'assourdissant débat sur les mauvaises mères. Aujourd'hui, les femmes n'ont plus besoin d'abandonner leur famille pour travailler ou être heureuses. Aujourd'hui, il leur suffit d'échapper à leur fantasme de ce que doit être la mère idéale. La culpabilité, l'autocensure et la méfiance envers l'ambition féminine sont des constantes de la condition parentale moderne, tout comme les livres sur les angoisses féminines qui ces dernières années se sont transformés en festival de dégoût de soi. Nous passons aujourd'hui plus de temps avec nos enfants que les femmes dans les années cinquante, et on rapporte pourtant des niveaux de stress plus élevés.

Paradoxalement, les études rapportent toutes que les mères sont moins heureuses que les femmes sans enfants. Et les livres qui parlent de mauvaises mères ou de mères trop strictes sont plus anxiogènes et sur la défensive que provocateurs et libérateurs. Au lieu de faire un bras d'honneur à la police des parents sur les thèmes de la nourriture, du dodo, du travail et de l'école —sur la vie, tout simplement—on écrit des apologies. Après des millions d'années d'évolution, n'est-il pas établi que la grande majorité des mères serait capable de se couper la tête pour protéger sa progéniture? Ca suffit. Si vous aimez vos gosses et que vous faites de votre mieux, s'ils sont vivants, en sécurité, et en bonne santé, vous pouvez arrêter de vous faire du mouron.

"Nous avons toujours été de mauvaises mères"

Curieusement, plus nous nous sommes impliquées, plus nous nous sommes senties coupables. Dans l'Angleterre victorienne du 19e siècle, les enfants étaient cantonnés à la nursery. En France, les femmes mettaient leurs enfants en nourrice afin de "continuer à mener une vie sociale et avoir des relations sexuelles avec leurs maris", écrit la philosophe française Elizabeth Badinter. "Nous avons toujours été sur ce point de mauvaises mères." Le succès de librairie publié par Badinter "Le Conflit, la Femme et la Mère" a passionné les Européens avec sa thèse, selon laquelle les femmes ne doivent pas laisser la maternité les rendre malheureuses. Selon elle, nous ne sommes plus sous la coupe des hommes, mais de nos enfants. Badinter considère que l'insécurité qui règne dans le monde du travail et la pression des terres-mères qui condamnent les couches jetables, les aliments préparés et le lait infantile en poudre, ont transformé les bébés en tyrans : "Nous sommes passés de l'enfant-problème à l'enfant-roi".

Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'elle dit —il est évident que ce n'est pas la faute des enfants— mais j'apprécie sa franchise. Qu'elle insiste sur le fait qu'il faut d'abord être femme, et mère ensuite, est rafraîchissant : décomplexé, assuré. C'est vrai, l'idéal impossible de la mère parfaite est devenu une tyrannie et nous refusons les moyens de se simplifier la vie dont rêvaient nos grand-mères. Alors qu'on nous autorise à être plus que des mères, nous nous demandons si nous avons le temps d'être autre chose si nous voulons être authentiquement bonnes.

J'ai récemment demandé à ma propre mère —une femme d'une très grande gentillesse et d'une grande élégance— des conseils sur la façon d'élever mes enfants. Elle m'a répondu que nous devions les aimer, les accepter et leur pardonner —leur enseignant ainsi, avec un peu de chance, à nous aimer et à nous accepter également. C'est une vision sereine de la parentalité qui intègre la notion d'imperfection: la leur, la nôtre, la sienne. Essayons de faire de 2010 l'année où nous mettrons la barre plus bas. Ou, pourquoi pas, l'année où nous irons au bar. Joyeuse Fête des Mères.

Par Julia Baird

source (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100510.OBS3722/dans-newsweek-pourquoi-les-meres-doivent-mettre-la-barre-plus-bas.html)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 14 mai 2010 à 16:19:36
Qui mieux qu’une femme intellectuelle, qui a reçu de l’instruction, qui a fait des études, écrivain qui peut analyser notre société, n’est pas au courrant que la contraception existe que l’avortement aussi, qui sait que  depuis la nuit des temps la femme est cantonnée aux tâches ménagères, que si elle dévie de la droite ligne qui lui est dévolue , elle  sera la cible des quant dira-t-on, etc.….. Et puis d’abord, est-ce que cette femme se plaint de son sort ?
Je ris de lire un tel article, j’ai l’impression que les femmes sont immatures ou irresponsables.

Il est clair pour moi, que dans notre société, soit tu travailles, soit tu es mère au foyer, les deux me semble difficile du moins si tu es carriériste.
Il ne faut surtout pas culpabiliser.
Si c’est pour faire garder tes enfants par autrui, les faire élever par autrui, c’est pas la peine, tu prends la pilule ou tu avortes, ta vie ne dure que 60 ans tu es au courrant de la règle du jeu, tu n’as guère le choix.
Tu peux aussi militer pour faire bouger les choses, mais pour faire bouger quoi, tu te sens mère ou tu n’a pas la fibre maternelle, mais ça c’est une question de vie privée, de perception de la vie , de ta vie.


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Curieusement, plus nous nous sommes impliquées, plus nous nous sommes senties coupables. Dans l'Angleterre victorienne du 19e siècle, les enfants étaient cantonnés à la nursery. En France, les femmes mettaient leurs enfants en nourrice afin de "continuer à mener une vie sociale et avoir des relations sexuelles avec leurs maris", écrit la philosophe française Elizabeth Badinter. "Nous avons toujours été sur ce point de mauvaises mères." Le succès de librairie publié par Badinter "Le Conflit, la Femme et la Mère" a passionné les Européens avec sa thèse, selon laquelle les femmes ne doivent pas laisser la maternité les rendre malheureuses. Selon elle, nous ne sommes plus sous la coupe des hommes, mais de nos enfants. Badinter considère que l'insécurité qui règne dans le monde du travail et la pression des terres-mères qui condamnent les couches jetables, les aliments préparés et le lait infantile en poudre, ont transformé les bébés en tyrans : "Nous sommes passés de l'enfant-problème à l'enfant-roi".
là je suis morte de rire ,qui détient l'autorité,qui est adulte,depuis quand,un petit mome dicte sa loi?
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 16 mai 2010 à 09:26:48
je me fous comme de mon premier soutien gorge de Polanski, aucun interet qu'il aille maintenant en prison même si c'est un violeur de gamine mais les pseudos défenseur de la veuve et l'orphelin qui ne sont concernés ni par les violences faites aux femmes, ni par la précarité dans notre pays ni par les violences faites aux enfants de sans papiers mais juste par l'injustice faite à un violeur ça me dépasse...

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Et si Polanski n’était pas extradé ?


Il paraît, c’est lui qui le dit (mais ça doit bien pouvoir se vérifier auprès de la justice américaine), que Polanski avait purgé sa peine de 42 jours de prison. Il paraît, et c’est BHL qui le dit, que pour un crime sexuel en 1977, cette peine de 42 jours était sévère. Il paraît, que le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, est un menteur (c’est le texte de la pétition  qu’il a lancé auprès des festivaliers de Cannes qui le dit).

Il paraît, que c’est terrible, parce que Polanski est le seul criminel sexuel à être aujourd’hui derrière les barreaux (enfin, assigné à résidence) alors que c’est 33 ans après les faits, alors que des vrais méchants comme Berlusconi, les prêtres pédophiles (tiens, eux aussi, c’était il y a longtemps, non ?), sont libres.

Vous trouvez que ça ressemble à des arguments, vous ? Ce n’est pas parce que Berlusconi ou un prêtre pédophile n’est pas pour l’instant jugé qu’un autre homme doit ne pas l’être. Ce n’est pas parce que Polanski a écrit une lettre, fut-elle bien écrite (ça fait partie des arguments de BHL sur Europe 1, si, si, voyez cette video sur le site), qu’il dit la vérité.

Mais vous savez quoi ? Il y a pire. Il y a une femme, Charlotte Lewis, qui a affirmé avoir été abusée sexuellement par Polanski à l’âge de 16 ans. Bien sûr, ce n’est pas parce qu’elle le dit que c’est vrai. Cela n’a pas été jugé, alors on ne sait pas. Mais vous savez ce qu’il en a dit,  BHL ?

“Le plus vraisemblable est que cette histoire est un mensonge pur et simple. Cette histoire n’a existé que dans l’imagination de cette jeune femme. Il estime que Charlotte Lewis “exerce un chantage de dernière minute”.

Non mais pour qui il se prend ? Pour la vérité immanente ? Qu’est-ce qui lui permet de dire ça, à notre auto-déclaré philosophe national ? Sur quoi il se fonde ? Passe encore que l’avocat de Polanski dise ça, c’est son boulot, mais BHL ?

Et pourquoi il trouve ça bizarre qu’elle n’en ait pas parlé avant ? Il n’a donc jamais entendu parler de ce que vivent les victimes d’abus sexuels, lui qui sait tout ? Du déni ? De la culpabilité ?  De la lutte pour obtenir l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur les enfants, justement parce que les mineur-es, sous emprise, ne sont pas capables de parler, et souvent avant des décennies ? Que c’est justement ce qui fait la différence en la matière entre la France et beaucoup d’autres pays, dont celui qui nous intéresse ici, les Etats-Unis, où il n’y a pas de prescription ?

Le monde à travers un regard, association de luttre contre l'inceste et la pédocriminalité

Là encore, on voit qu’il s’intéresse à la “victime de la justice californienne Polanski”, mais qu’il ne s’est jamais intéressé aux victimes d’inceste et d’abus sexuels. Que l’emprise peut durer longtemps, très longtemps. Ne pourrait-il pas y avoir une explication très simple au silence de Charlotte Lewis ? Une explication qui m’est venue par une photo circulant sur Twitter, de l’actrice posant en une de Playboy, et qui bien sûr, est là pour mettre en doute ses accusations. Alors peut-être que tout simplement elle ne s’est pas sentie légitime, pendant longtemps, pour parler, parce qu’elle s’imaginait que si elle posait pour ce genre de magazines, on ne la croirait pas.

Parce que les femmes trouvent toujours une bonne raison pour se dire que c’est de leur faute, si elles sont abusées, violées. Qu’elles ont dû faire quelque chose de mal. Que peut-être, si elles se sont parfois prostituées pour survivre, ou pour réussir, elles n’ont pas le droit de se plaindre. Mais le viol est un crime, quelles que soient les circonstances ! On n’a pas plus le droit de violer une prostituée que l’on ne peut dire de la jeune femme qui a été violée par Mike Tyson, c’était de sa faute parce qu’elle est venue dans sa chambre (ce qui a souvent été entendu, lors de prêches dans des églises américaines, voir l’excellent NO! The Rape Documentary d’Aishah Shahidah Simmons) !!!

Et BHL pourrait aussi s’imaginer que Charlotte Lewis puisse s’être dit, comme trop de femmes, qu’on ne la croirait pas. Peut-être qu’il lui a fallu tout ce temps, et sûrement, un appui de la justice californienne, pour se dire qu’elle pouvait parler. Peut-être aussi qu’elle ment, je ne  me prononcerai pas. Mais je ne vois pas pourquoi BHL se permet, lui, de tels commentaires.

Mais ce qui est le plus grave, c’est que cette référence intellectuelle française, avec une attitude pareille, envoie un message aux victimes qui risque de les enfermer dans leur silence. Pour pouvoir parler, il faut se sentir soutenu-e par les autorités morales. Et là, il se pose en autorité morale qui ramène l’inceste et le viol sur des enfants ou des mineurs à l’état de fantasme où il a trop longtemps été cantonné.

Et du coup, aujourd’hui, si la justice suisse décidait de ne pas extrader Polanski, ce serait un message catastrophique pour toutes les victimes.

Sandrine Goldschmidt
[url]http://sandrine70.wordpress.com/2010/05/16/et-si-polanski-netait-pas-extrade/[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 16 mai 2010 à 09:38:33
oui ,je sais c'est écoeurant ! :fache:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 18 mai 2010 à 09:20:26
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Femme sexy, tu mérites d’être battue

Waow, je suis toute abasourdie. Une émission américaine propose de voir, en caméra cachée, ce que les gens feraient devant telle ou telle situation. Pour cet épisode, ils ont testé comment les clients d’un restaurant réagissent devant un cas manifeste de femme battue par son copain (les comédiennes sont grimées façon Halloween, on ne peut pas les louper). Résultat : si la victime est habillée de manière conventionnelle, les inconnus interviennent. Si elle est habillée de manière sexy (une robe noire courte), tout le monde s’en fout.

Donc si on porte un décolleté, notre mec peut nous taper dessus en toute impunité. Les clients, interrogés par la suite, peuvent donner les raisons de leur inaction… pas franchement convaincantes. Est-ce qu’on mérite d’être battue en n’étant pas convenable ? Ou en étant assimilée à une pute ? Aucune des explications ne devrait m’aider à faire de beaux rêves cette nuit. Parce qu’à l’arrivée on a toujours l’idée qu’en devenant désirable, une femme accepte de se mettre sous le pouvoir absolu et sans limites d’un homme. La minijupe se transforme en boîte de Pandore. Si tu attires le regard, tu attires aussi la queue et aussi les poings.

Je ne peux pas m’empêcher de penser à cette étude qui montrait que pour un tiers des Anglaises, une nana sexy mérite de se faire violer. C’est la même dynamique. Quand même, ça doit être la classe d’être un mec : t’es jamais responsable de rien. Eternel mineur.

A noter que dans le même genre et via le même site, on apprend que Google refuse d’accepter la publicité d’un site de rencontres pour cougars, pour cause de valeurs non familiales, alors que les sites pour sugardaddies ne posent aucun problème. On peut être un homme et vouloir se taper une jeunette, mais être une femme et vouloir bouffer du damoiseau ? Pas moral.

Alors j’entends régulièrement qu’il n’y a plus de tabous dans notre société pervertie, que tout est autorisé et toutes les pratiques égales. Et pourtant, mes amis, et pourtant. La sexualité des enfants. La sexualité des vieux. Les désirs des femmes de cinquante ans. La prostituée comme victime-à-tout-faire, acceptable et invisible. La prise de risque des femmes dans l’espace public…

On n’est pas arrivés. Droite la route et forte, forte la pente.

[url]http://www.sexactu.com/2010/05/15/femme-sexy-tu-merites-detre-battue/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+sexeactu+%28Sex+Actu+2%29[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 23 mai 2010 à 09:17:31
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Pour ne plus raser les murs

Bonne nouvelle, un collectif organise une Manif de nuit féministe à Lille le samedi 29 mai 2010 à 21h, devant l'opéra de Lille. La manif est "non-mixte femmes, lesbiennes, gouines, bisexuelles, asexuelles, hétérosexuelles, pansexuelles (que nous soyons trans ou cisgenres) "...

"Tant que nous ne serons pas considérées comme des individues à part entière, tant que nous serons des citoyennes de seconde zone, tant que nous n’aurons pas notre place dans la rue, tant que notre accès à l’espace public sera soumis à des conditions hétérosexistes, nous ne lâcherons pas l’affaire !

Nous continuerons à nous mobiliser, à investir l’espace, à exiger notre place et à combattre ce système patriarcal, capitaliste, raciste, classiste, binaire et hétéronormé.

Marchons la nuit, pour ne plus jamais nous faire marcher dessus !"

Voici le tract dans son intégralité :

"Nous sommes diverses, multiples et mouvantes.

Nous sommes des féministes, femmes, lesbiennes, gouines, et/ou transgirls …

Nous sommes bisexuelles, hétérosexuelles, autosexuelles, asexuelles, homosexuelles…

Nous sommes précaires, pauvres, salariées, sans-papières, ouvrières, étudiantes, chômeuses, femmes au foyer, travailleuses du sexe, mères célibataires, organisées ou isolées…

Nous sommes noires, blanches, métisses, asiatiques, arabes, latinas, berbères…

Nous sommes grosses, maigres, fortes, minces, rondes, poilues, rasées, plates ou à gros seins, à cheveux longs ou crâne rasé, avec crête de punk ou raie sur le côté, avec un voile, une casquette ou un chapeau…

Nous aimons les mini-jupes et les caleçons, les baggys et les talons, les grosses godasses et les tops à paillettes…

Nous sommes jeunes, vieilles, avec handicap ou pas pour l’instant…

Nous sommes féministes tant qu’il le faudra !

La nuit nous appartient !

En tant que personnes catégorisées femmes, nous sommes en permanence matraquées par des règles de conduites qui restreignent nos libertés : «Ne sors pas toute seule le soir», «Ne mets pas de mini-jupe, c’est de la provocation» ou encore «Fais-toi raccompagner par un homme». Ces injonctions conditionnent nos agissements et ne nous donnent pas d’outils pour nous défendre. Et si on ne suit pas ces règles, on a encore plus peur, on est culpabilisées et rappelées à l’ordre.

La peur entretenue de la nuit fait de l’ombre aux violences de la journée. NON, les violences n’ont pas d’heure et elles sont partout : dans les maisons, dans la rue, au travail… En effet, les femmes sont majoritairement agressées par des hommes qu’elles connaissent (conjoint, collègue, voisin, patron, oncle, père…) dans un lieu qui leur est familier. Cependant, l’espace public reste majoritairement - voire exclusivement - le territoire des hommes, d’autant plus la nuit.

Pour les personnes catégorisées comme femmes, la rue est un espace où l’on est en permanence considérées comme disponibles sexuellement; un espace de harcèlements, de reluquages, d’attouchements sexuels, d’injures, de sifflements et de peur des agressions masculines (qu’elles soient physiques, verbales, sexuelles, psychologiques).

Pour exprimer notre force et notre parole en autonomie par rapport aux mecs, cette manifestation est organisée entre féministes, femmes, filles, lesbiennes, gouines et/ou transgirls ; celles qui en ont marre de se faire mater comme un bout de viande ou d’être considérées comme des poupées gonflables, celles qui vivent dans la rue ou y travaillent, celles qui veulent embrasser leur copine dans le bus, celles à qui on dit qu’elles se sont trompées de chiottes, celles qui sont racisées et exotisées, celles qui en ont marre des mains au cul, celles qui veulent boire un coup sans se faire draguer...

Cette manifestation est pour toutes celles qui reconnaissent des petits bouts de leurs vies dans ces violences et cette oppression.

Marre du contrôle de nos corps et de nos vies ! Marre de se prendre des claques dans la gueule (au propre comme au figuré) ! Marre d’être de la chair à viol !

Nous voulons que nos corps nous appartiennent enfin !

? Parce qu’il n’est pas normal que nous ayons peur quand nous marchons seules la nuit.

? Parce qu’on en a marre de ne croiser que des mecs dans la rue, les gares, les métros… après 23h

? Parce que nos corps ne nous appartiennent toujours pas

? Parce qu’on nous impose le modèle hétérosexuel et que toute autre sexualité est diabolisée ou invisibilisée

? Parce que les canons de beauté qu’on nous impose (pubs, journaux, films, télé…) sont fixés par et pour les hommes.

? Parce que les violences conjugales et intrafamiliales sont la première cause de mortalité et d’invalidité des femmes en Europe

? Parce qu’une femme est violée toutes les 10 minutes ! Et parce qu’en face, la réponse des institutions (quand elles la croient !) n’est que demande de preuves et infantilisation.

? Parce que ras-le-bol de l’obligation d’être polies, souriantes, douces et aimables.

? Parce qu’être sans-papières, c’est travailler pour peu ou pas de rémunération et sans la protection du droit du travail.

? Parce que la situation de semi-clandestinité dans laquelle sont placées les femmes sans-papiers, les empêche de porter plainte en cas d’abus ou d’agressions de peur de l’expulsion et les place à la merci de dominations patriarcale, capitaliste et raciste plus accrues.

? Parce que parfois les seules sources lumineuses dans la rue sont des pubs de femmes à poil pour vendre du carrelage.

? Parce que les lesbiennes sont victimes de lesbophobie (agressions physiques, verbales, viols, blagues, invectives, remarques…)

? Parce que tous les trois jours une personne trans est assassinée dans le monde.

? Parce que la transphobie n'est même pas reconnue par la loi française

? Parce que les personnes bi vivent avec l'injonction permanente de choisir leur camp et que la biphobie n'est pas reconnue par les institutions

? Parce que le caractère lesbophobe ou transphobe de certaines agressions est rarement reconnu ; et que le caractère sexiste des agressions sur les femmes trans est généralement nié

? Parce que celles qui ont choisi de ne pas avoir d'enfants vivent avec l'injonction d'en avoir, et parce que celles qui en ont vivent avec l'injonction d'être des "bonnes mères" (douces, entièrement vouées à leurs enfants, devant renoncer à la vie nocturne…)

? Parce qu’en condamnant le racolage passif, l’État accroît la répression à l’encontre des prostituées et les met encore plus en danger

? Parce que dans notre société binaire (masculin/féminin) et patriarcale, les dominations masculine et hétérosexiste continuent d’exister même dans les milieux « ouverts d’esprit ».

? Parce qu'on est censées être baisables mais pas baiseuses.

? Parce qu’on en a marre d’entendre « alors, vous êtes seules les filles ? » alors que non, on est quatre, « connard ! »

? Parce qu’on a beau avoir beaucoup d’humour, les remarques, invectives et blagues sexistes ne nous font toujours pas rire !

Ainsi pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, nous sommes dans la rue aujourd’hui et dans la lutte au quotidien. Nous ne souhaitons pas accéder aux privilèges des hommes mais abolir tous les privilèges et les systèmes de dominations qui les entretiennent;

nous voulons pouvoir nous définir par nous-mêmes et pour nous-mêmes.

Tant que nous ne serons pas considérées comme des individues à part entière, tant que nous serons des citoyennes de seconde zone, tant que nous n’aurons pas notre place dans la rue, tant que notre accès à l’espace public sera soumis à des conditions hétérosexistes, nous ne lâcherons pas l’affaire !

Nous continuerons à nous mobiliser, à investir l’espace, à exiger notre place et à combattre ce système patriarcal, capitaliste, raciste, classiste, binaire et hétéronormé.

Organisation ! Résistance Féministe! Solidarité!

ÉMANCIPATION !

Marchons la nuit, pour ne plus jamais nous faire marcher dessus !"

[url]http://www.entrailles.fr/index.php?post/Manif-de-nuit-feministe&pub=0#pr[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 30 mai 2010 à 09:28:19
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La fête des mères et la politique nataliste française.

« Fêter les mamans » est, aujourd’hui, un acte institué et banalisé. Ce sont les enfants qui offrent des cadeaux à leur mère : vestige de la politique de Pétain.

Mais la fête des mères est une journée dédiée, à l’origine, aux mères de familles nombreuses, honorées parce qu’elles repeuplaient la France. Les hommes, les politiques célébraient la femme parce qu’elle avait engendré pour « la patrie » ! On cantonnait les femmes à un rôle de mères, comme les franquistes l’ont fait en Espagne et les nazis en Allemagne.

Sous la III ème république, la France a connu un déclin des naissances. En 1896, le docteur Jacques Bertillon (propagandiste nataliste, fonde l’Alliance nationale pour l’Accroissement de la population française.

Parmi les actions et les manifestations de cette organisation, la fête des enfants est instituée. Mais bien plus que les enfants, c’était le « fruit des mères » qui est célébré.

En 1906, l’ Union fraternelle des Pères de Famille Méritants d’Artas (fondée en 1904 par Prosper Roche) instaure une médaille destinée aux mères de famille nombreuses : « La récompense du haut mérite maternel« .

En dépit des initiatives, la fête des mères ne devient pas un événement national.

En 1918, la fête des mères prend son essor, dans la ville de Lyon. Le 16 juin de cette même année, les lyonnais promeuvent la fête des mères comme une adaptation française du Mother’s Day. Mais ce n’est qu’un argument publicitaire car lorsqu’on voit l’affiche, il est évident que le but nataliste est la véritable raison de cette fête des mères. Lors de cette journée, n’étaient récompensées que les femmes fécondes en raison de  » L’intelligence et le dévouement dans les soins donnés à leurs enfants« . Le Colonel Lacroix-Laval et Mr Auguste Isaac, tous deux fondateurs de l’Association La plus Grande Famille, étaient les investigateurs de cette journée lyonnaise.
([url]http://s1.postimage.org/ssM29.jpg[/url]) ([url]http://www.postimage.org/image.php?v=gxssM29[/url])
Le projet fut ensuite confié à l’Alliance Nationale, à la ligue « pour la vie » et la Ligue des Pères et Mères de Famille Nombreuse, afin d’être généralisé à tout le territoire français. Une première date a été arrêtée : le 15 août 1919, jour de l’Assomption de la vierge Marie.

Mais, en 1920, la date est décalée au 9 mai, jour où est remise la médaille de la famille française.
([url]http://s4.postimage.org/D_3fi.jpg[/url]) ([url]http://www.postimage.org/image.php?v=aVD_3fi[/url])
En 1941, Pétain fait prendre à la fête des mères, un côté enfantin. Désormais, ce sont les enfants qui doivent célébrer leur mère en préparant des cadeaux, dans les écoles. Dans toutes les écoles françaises, les enseignants doivent faire apprendre un poème aux enfants et leur proposer un cadeau à offrir.

Ta maman a tout fait pour toi, le Maréchal te demande de l’en remercier gentiment.
([url]http://s4.postimage.org/D_JEJ.jpg[/url]) ([url]http://www.postimage.org/image.php?v=aVD_JEJ[/url])
Invente la surprise la plus belle que tu pourras, celle qui lui fera le plus grand plaisir.

Offre-lui des fleurs que tu auras cueillies…
ou un cadeau que tu auras fabriqué exprès pour elle…
Fais-lui un dessin aussi beau que tu pourras…
Fais un effort en classe pour rapporter de bonnes notes…
Ne te dispute pas avec tes frères et sœurs…
Va faire les commissions sans qu’elle te le demande…
Aide au ménage en souriant…

Apprends une jolie récitation…

Travail-Famille-Patrie.

Avec la généralisation de la fête des mères, c’est la vision des femmes qui changent sous Vichy. Un Commissariat général de la famille est créé. Il anime des émissions de radio appelées  » France-famille « .

En parallèle, une législation familiale est mise en place. On ne fête plus alors que les mères de famille nombreuse mais toutes les mères.

Les journaux féminins emboîtent le pas au gouvernement en incitant leurs lectrices à ne pas oublier leurs devoirs vis-à-vis de la Patrie. Le journal la Mode du jour écrit en juin 1941 : « Les temps sont révolus où la femme pouvait n’être qu’une poupée maquillée. La débâcle est venue, entraînant la souffrance, et la souffrance nous a appris à nous connaître. «
([url]http://s4.postimage.org/E0cAr.jpg[/url]) ([url]http://www.postimage.org/image.php?v=aVE0cAr[/url])
En plus des affiches, des émissions de radios, des fascicules sont vendus pour « restaurer la famille française ». On peut y lire, concernant la mère française :

     » Mères françaises, mères chrétiennes, mères héroïques et douces, ô nos saintes mères ! Vous étiez autrefois oubliées par un peuple insouciant qui ne songeait pas à vous rendre un hommage public. Il vous dédommage maintenant. Vous nous avez comblés de gâteries lorsque nous étions enfants : laissez-nous, à notre tour, vous gâter un peu en vous prodiguant les témoignages de notre ardente gratitude. Par la voix joyeuse de vos fils et de vos filles, c’est la France entière qui vous dira merci. » Abbé Thellier de Poncheville, l’ Amour maternel, 1941.
([url]http://s4.postimage.org/D_ncr.jpg[/url]) ([url]http://www.postimage.org/image.php?v=aVD_ncr[/url])
Aujourd’hui encore, les enfants fabriquent des cadeaux à l’école, apprennent des poésies pour leur mère. La société patriarcale française s’illustre dans son incapacité à considérer les destins de chacun, de son peuple. C’est mépriser les femmes, les familles de continuer de fêter les mères. C’est mépriser , continuer à les célébrer parce qu’elles sont mères.
Une femme n’est pas qu’un utérus !

[url]http://pelenop.fr/?p=369[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 30 mai 2010 à 10:56:50
Les considérations bassement commerciales bien sûr. Le lobby des macaronis/coquillettes a scellé un pacte diabolique avec les maîtresses d'école en manque d'imagination ! Les fabricants de pâtes réalisent une part importante de leur chiffre d'affaires avec la confection de cartes de voeux.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 30 mai 2010 à 11:08:06
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« Fêter les mamans » est, aujourd’hui, un acte institué et banalisé. Ce sont les enfants qui offrent des cadeaux à leur mère : vestige de la politique de Pétain.

Si j'avais dis ça à ma mère, elle m'aurait mis une tarte dans la gueule. C'était du genre "C'est la fête des mères/mon anniversaire/noël alors vous m'offrez un cadeau ! Maintenant !"
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 30 mai 2010 à 12:41:43
Chez moi, c'était plutôt le contraire. J'ai arrêté d'offrir un cadeau en 6ème, quand j'ai compris que ma mère s'intéressait beaucoup plus à mon éveil artistique qu'a recevoir quoi que ce soit en rapport avec cet héritage survivant de Vichy.
Après, je ne pense pas que je réagirais autrement qu'elle devant le fait des cadeaux de fête des mères (lorsque j'aurais des enfants en age de m'offrir d'immondes colliers de nouilles peints avec maladresse et amour), c'est à dire en encourageant la créativité de ma progéniture sans condamner ouvertement le machin sur des notions incompréhensibles pour des enfants en bas âge. En fait, je vois ça un peu comme le Père Noël: je ne leur mentirais pas si ils me demandent ce qu'est la fête des mères, mais je ne leur interdirait pas de m'offrir un cadeau pour autant.

Et j'obtiendrais d'immondes teignes qui iront sans doute, dès le CE2, traumatiser avec délectation tous leurs petits camarades de classe en faisant un exposé sur l'instauration de la fête des mères par Pétain. Mais c'est une autre histoire.
Ce sera juste avant l'exposé sur le paganisme catholique induit par le culte des saints et de la vierge, citations de la Bible condamnant le dit culte à l'appui, et parallèles avec les fêtes celtes. Et juste après celui démontrant que le Père Noël ne peut pas exister au vu de la tache qui lui incombe, et du déficit financier induit par la charge, sans contrepartie ni réduction ou crédit d'impôt.
Au secours...  8| 8| 8|
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 30 mai 2010 à 17:35:31
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Aujourd’hui encore, les enfants fabriquent des cadeaux à l’école, apprennent des poésies pour leur mère. La société patriarcale française s’illustre dans son incapacité à considérer les destins de chacun, de son peuple. C’est mépriser les femmes, les familles de continuer de fêter les mères. C’est mépriser , continuer à les célébrer parce qu’elles sont mères.
Une femme n’est pas qu’un utérus !



non, mais là c'est du grand n'importe quoi! le ou la qui a écrit ces con.....,faut qu'il arrête le jaja le matin,ça abime !

s'il est vrai que la femme n'est pas qu'un utérus, elle le prouve en prenant une contraception,en travaillant ou en s'amusant avec  ses amants, mais le cadeau fabriqué par un gamin pour sa mère est le geste le plus tendre que je connaisse dans ce monde de barbares et le plaisir qu'il en ressent en vous l'offrant est innestimable !....n'importe quoi :aille:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 04 juin 2010 à 13:29:25
(http://nsa14.casimages.com/img/2010/06/04/1006040329091845.jpg) (http://www.casimages.com)
Titre: Re : Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 07 juin 2010 à 10:32:56
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Aujourd’hui encore, les enfants fabriquent des cadeaux à l’école, apprennent des poésies pour leur mère. La société patriarcale française s’illustre dans son incapacité à considérer les destins de chacun, de son peuple. C’est mépriser les femmes, les familles de continuer de fêter les mères. C’est mépriser , continuer à les célébrer parce qu’elles sont mères.
Une femme n’est pas qu’un utérus !



non, mais là c'est du grand n'importe quoi! le ou la qui a écrit ces con.....,faut qu'il arrête le jaja le matin,ça abime !

s'il est vrai que la femme n'est pas qu'un utérus, elle le prouve en prenant une contraception,en travaillant ou en s'amusant avec  ses amants, mais le cadeau fabriqué par un gamin pour sa mère est le geste le plus tendre que je connaisse dans ce monde de barbares et le plaisir qu'il en ressent en vous l'offrant est innestimable !....n'importe quoi :aille:


et moi qui ne suis qu'homme, j'ai juste un p'tite question pour que tenter de te faire comprendre un autre point de vue : faut-il qu'il n'y ait que le jour de la fête des mères pour qu'un enfant offre un cadeau à sa génitrice ???

c'est un peu comme la Saint-Valentin et le reste, tout ce qui est institutionalisé de l'ordre du privé est-il la panacée dans un monde où nous voudrions voir évoluer et s'épanouir notre descendance en dehors des us et coutumes avec un arrière goût de droite et/ou libérale ???

d'ailleurs vous remarquerez que les enfants n'ont pas besoin de ça, car avant même de connaître l'école, combien n'ont pas un jour spontanément cueilli des fleurs pour leur maman ?
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 07 juin 2010 à 16:55:59
Oui d’accord et après ?
Noël aussi est institutionnalisé le dimanche également faut-il pour autant les supprimer ou les dénoncer comme dans cet article ridicule à propos de la fête des mères ?
L’article perd  de sa crédibilité car ce n’est pas en dénonçant la fête des mères que la cause des femmes sera le mieux défendue, il y a d’autres priorités qui à mon sens sont plus urgentes, plus importantes, plus légitimes.
 Oui c’est Pétain qui créa cette fête, je le sais, tu le sais nous le savons et le gars de l’article aussi, mais pas les gosses, tu me vois leurs expliquer le truc ?
Cet article je l’ai trouvé excessif, déplacé presque totalitaire, c’est comme les témoins de gévéor qui renoncent à toutes les fêtes, même les anniversaires parce que c’est d’origine païenne.
Faut-il penser comme ces fanatiques aux QI identiques aux bactéries des étangs primitifs et se comporter comme eux ?
Non, je ne crois pas !
J’ai beau être une athée convaincue de la non existence de Dieu, je fête Noël et il y a même une crèche que mes gamins s’amusent à monter pour l’occasion, elle appartenait à mon mari petit, d’origine catholique il est baptisé et croyant pourtant nous ne nous sommes pas mariés à l’église et mes enfants ne sont pas baptisés et chacun respecte la conscience de l’autre, comme je respecte ton point de vue, mais cet article, ha ha ! :hehe: Laisse tomber !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 07 juin 2010 à 20:05:19
Liberté, Égalité, Maternité !
C'est q même mieux que Travail, Famille, Patrie.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 08 juin 2010 à 08:34:22
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Revendications antisexistes


Il y a quelques années un groupe de travail dont certains commentateurs/trices du blog faisaient partie, avait posé la base de revendications antisexistes.
A l’époque on avait envoyé ce texte à nos députés ; en pure perte, vous l’imaginez.
Avec les réseaux sociaux, il me semble que, si l’on s’attelle collectivement à diffuser ces revendications, on peut avoir davantage de succès.
Je vous propose donc de diffuser ce texte sur votre blog, facebook, twitter, bref ce que vous voulez. Vous mettez ou non un lien vers ce blog ; je vous demande juste, si vous décidez, parce que certaines revendications ne vous conviennent pas, de les ôter, d’alors faire un lien vers ce billet qui comprend l’ensemble des revendications.

Le sexisme est la discrimination d’un sexe sur l’autre. Le féminisme veut que cessent les discriminations à l’égard des femmes et, les études féministes s’orientant de plus en plus vers l’antisexisme, nous avons été amenés à étudier également les discriminations subies par les hommes, car elles découlent du même principe.

En matière de sexisme, l’essentialisme repose sur l’idée que la sexuation des humains devrait se traduire par une différence de statut et de traitement entre deux classes de sexe, avec en arrière-plan l’idée d’une complémentarité dans la différence qui trouverait sa pleine actualisation dans le couple hétéronormé.

Nous rejetons l’essentialisme, en ce qu’il :
- constitue le noyau dur du système sexiste contre lequel nous luttons
- nie l’existence des personnes intersexuées et transgenres
- freine la liberté des individus à concevoir leur identité en dehors de cadres sexués normatifs

NB ; Certains points, comme le fait de supprimer le sexe de tout document officiel sont partagés par peu de personnes.
Diffusez donc sans mettre ce point là s’il vous gêne.
Pour une fois - et je parle surtout pour les militantes féministes - tâchons de nous concentrer sur ce qui rassemble et pas sur des querelles internes.

Les principales revendications féministes sont les suivantes :

LUTTE CONTRE L’ESSENTIALISME ET LES STEREOTYPES DE GENRE

- Lutter contre les stéréotypes de genre dans l’éducation, l’enseignement, les médias, les jouets.
- Mise en place de campagnes pour valoriser le partage des tâches ménagères.
- Les échographies doivent juste servir à détecter d’éventuelles maladies et non plus le sexe de l’enfant ; sa connaissance favorisant l’essentialisme.

LOIS

- Promulgation d’une loi anti-sexiste équivalente à la loi anti-raciste
- Le terme de proxénétisme doit être redéfini afin de ne pas y inclure les éventuels compagnons et compagnes d’une personne prostituée. Les peines contre le proxénétisme doivent être renforcées et les crimes supplémentaires que peuvent commettre les proxénètes (coups et blessures, viols …) doivent être jugés séparément.

DEPENALISATION

- Abrogation des lois pénalisant le travestissement (dont le port du pantalon pour les femmes).
- Abrogation des lois sur le racolage passif et actif.

TRAVAIL

- Egalité stricte des salaires avec obligation pour les entreprises de rendre public un bilan détaillant les salaires, les promotions et les formations par sexe.
- Concernant l’égalité salariale, une femme estimant être victime de sexisme pourrait demander au tribunal qu’il examine un compte rendu des salaires lequel pourrait être utilisé comme preuve du caractère sexiste de la discrimination ; de même, qu’une personne s’estimant victime de racisme, d’âgisme, etc.
- Suppression de l’interdiction empêchant les femmes d’exercer certaines professions (dans l’armée par exemple).
- Application des mêmes critères de recrutement en ce qui concerne les hommes et les femmes (ex : épreuves sportives pour certains corps de métier).

EDUCATION

- L’éducation doit être identique pour les filles et les garçons et doit promouvoir l’épanouissement de l’enfant indépendamment de son sexe.
- les professions en rapport avec l’enfance doivent être formées au concept d’anti sexisme.
- L’éducation scolaire doit promouvoir le rôle des femmes dans l’Histoire et la littérature.
- Les images dans les manuels scolaires montrant les femmes sous un aspect dévalorisant ou entretenant un stéréotype sexiste doivent être supprimées ; sauf dans les cours d’Histoire où ces stéréotypes peuvent être utiles à l’étude de l’Histoire (comme on peut montrer des caricatures de juifs des années 30 pour illustrer l’antisémitisme).
- L’éducation sexuelle doit devenir obligatoire dés le collège et enseignée par des professionnels, des associations, des médecins et des psychologues.
- Cette éducation sexuelle doit être une éducation sexuelle non hétéronormée. Elle doit également traiter à égalité des diverses orientations et pratiques sexuelles, sans chercher à les hiérarchiser au motif d’un jugement moral, religieux ou d’une analyse visant à démontrer un supposé caractère pathologique.

CORPS

- Interdiction de toute forme de mutilation sexuelle sur les mineurs : excision, infibulation, circoncision, réassignation sexuelle d’enfants intersexués.
- De campagnes de sensibilisation et des sanctions adéquates doivent être mises en place pour assurer l’effectivité de cette interdiction.
- Les techniques permettant de reconstruire les organes sexuels des femmes excisées et des intersexués mutilés doivent être remboursées par la sécurité sociale.

SEXUALITE

- Chaque être humain doit avoir le droit de choisir et de pratiquer la sexualité qui lui convient, dans le respect de la sexualité et du consentement d’autrui, toute sexualité entre adultes consentants relevant strictement du domaine de la vie privée.
- Tout acte de discrimination sexiste, en parole, écrit ou acte, visant à limiter l’exercice librement consenti de sa sexualité, soit directement (contrainte ou interdiction) soit indirectement (doctrine prônant ou valorisant la virginité, l’abstinence hors mariage par obligation morale ou religieuse) doit être considéré/condamné a minima comme incitation au sexisme et entrave au droit à la liberté de choix sexuel.
- Commettre un acte attentatoire à une personne (violence, séquestration, meurtre, “crimes d’honneur”…) au motif du non respect d’une obligation morale, religieuse ou sociale limitant le droit à la sexualité (”perte de virginité”, relation hors mariage, relation entre personnes de confession religieuse différente …) doit relever pénalement du délit ou crime commis avec circonstances aggravantes par la nature sexiste de l’acte.
- La virginité relève de la vie privée et de l’intimité de chaque personne. La virginité, en particulier des femmes, n’a pas à être promue comme idéal ; sa perte ne peut en aucun cas être condamnée.

CONTRACEPTION

- Les différents moyens de contraception doivent être intégralement remboursés et toute forme de préservatifs (condom, diaphragme et digue dentaire) doit être gratuite.
- Des moyens doivent être mis en œuvre pour le développement des méthodes contraceptives masculines comme la pilule contraceptive masculine.

INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE

- L’ivg doit être un droit pour toute femme enceinte.
- L’ivg doit être autorisée aux femmes étrangères même si elles ne sont pas en règle.
- Le nombre de lits disponibles en hôpital doit être augmenté afin que toute femme puisse avorter quand elle le souhaite.
- Le délai de réflexion de 7 jours précédant une IVG dit être supprimé.

MALADIES

- Renforcer la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles par des campagnes continues de sensibilisation insistant sur la responsabilité des deux partenaires quant aux rapports protégés.
- le préservatif féminin doit être promu et mis en avant dans la publicité pour la protection contre les MST.
- Les tests jugeant de la fiabilité d’un médicament doivent être pratiqués sur des groupes d’hommes et de femmes ; ce qui n’est pas fait aujourd’hui. De nombreux médicaments sont donc inadaptés aux femmes.
- La gynécologie médicale doit être revalorisée afin que les femmes n’aient pas à s’adresser à leur médecin généraliste, non spécialisé.

LANGAGE

- Mettre en place un comité de linguistes afin de neutraliser le langage et d’en faire le langage officiel obligatoire dans l’administration, sur le lieu de travail et à apprendre dans les écoles.
- OU féminisation des noms de métier. (* les deux idées font débat dans la communauté féministe francophone).
- supprimer sur le plan légal les notions de père et de mère pour les remplacer par “parents”, ceux-ci étant définis comme “personnes ayant un projet parental”, sans discrimination de sexe ou d’orientation sexuelle.
- Supprimer dans le langage toute référence à l’état de “disponibilité/indisponibilité sexuelle ou affective” des femmes. Cette suppression passe par l’interdiction dans tout document administratif et officiel de l’usage des termes “mademoiselle”, “nom de jeune fille”, “née X” …
- Suppression des termes “monsieur” et “madame” dans les documents administratifs ; les prénoms et le nom suffisent.
- Supprimer l’appellation “école maternelle” pour la remplacer par “école préélémentaire”
- Suppression de la mention du sexe à l’état civil ; le sexe n’apparaîtrait plus sur aucun document de l’État. Dans la mesure où le sexe civil est abrogé, le sexe indiqué sur les documents légaux relatifs à la santé devraient refléter une réalité médicale : sexe masculin, féminin ou intersexe.
- Suppression du vocable et du statut de “chef de famille” (ou de “personne de référence”), les adultes d’un “groupe familial” doivent être traités à égalité.
- Remplacer la notion de “bon père de famille” par “personne citoyenne et responsable” (Belgique).

VIOLENCES CONJUGALES

- Créer des maisons d’accueil et d’hébergement dans chaque préfecture et sous-préfecture.
- Toute personne victime de violence conjugale doit pouvoir conserver le domicile conjugal.
- Prise en compte et poursuites de toute plainte pour violence conjugale.
- Mise en place de service d’aide aux victimes et aux auteurs de violence.

VIOL

- La loi définissant le viol contre des personnes adultes doit inclure la notion de non-consentement.
- Suppression de la notion de pénétration (différence non justifiée entre viol et agression sexuelle).
- suppression de “l’enquête de moralité” sur les victimes de viol.

FAMILLE

- Remplacement du mariage par un “partenariat enregistré” ne reprenant que les aspects économiques du mariage, en ne tenant plus compte des aspects de la vie privée comme “fidélité” et obligation de vie commune.
- Interdiction des “unions forcées” (”mariages forcés”) et sanction effective des personnes ayant organisé une union forcée.
- Le sexe des contractants n’entrant pas en ligne de compte, le partenariat enregistré serait accessible tant aux couples homosexuels qu’aux couples hétérosexuels.
- Remplacer les congés dits de maternité et de paternité par un “congé parental” égal pour tous ; le congé médical suivant l’accouchement n’étant pas inclus dans le congé parental, il s’additionne à ce dernier.
- Le nombre de places dans les crèches doit être augmenté et être égal au nombre de demandes.
- Modification des disposition relatives à la filiation pour rendre celle-ci égalitaire pour les deux parents (notamment supprimer la loi décrétant automatiquement parent la femme qui accouche, ceci afin de supprimer la différence de traitement entre “maternité naturelle” et “paternité légale”).
- Autorisation d’adoption pour tous les couples, quel que soit le sexe des parents
- Généralisation de la garde alternée en cas de désunion des parents

ETRANGERS

- Donner le statut de réfugiée politique à toute personne victime de violences sexistes dans son pays ; cela vaut donc pour toutes les prostitué-e-s clandestin-e-s.
- Organiser des cours gratuits de langue et de fonctionnement de l’Etat à toute personne étrangère s’installant dans le pays, y compris dans le cadre du regroupement familial, afin de permettre aux personnes nouvellement arrivées (et en particulier aux femmes) d’être le plus rapidement possible autonomes.
- Renforcer la lutte contre les réseaux internationaux de traite des êtres humains, en particulier dans le cadre de la prostitution et de l’esclavage domestique.

[url]http://www.crepegeorgette.com/2010/06/06/revendications-antisexistes/[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 10 juin 2010 à 14:31:45
un petit cadeau pour les mamans ou les autres futurs maman...un site drôle, trés second degré et déculpabilisant :mrgreen:
http://www.mauvaisesmeres.fr/

il y a quelques jours, j'ai croisé dans la même journée deux femmes sur-enceintes qui arboraient fièrement ces ignobles T-shirts portant l'inscription « c'est pour juillet! » avec en prime une petite flèche vers le bas qui évoque davantage un problème de fuites urinaires que la magie de la naissance. Et là, il y a un truc qui j'arrive pas à piger.

Mesdames, vous êtes enceintes, c'est à peu près clair pour tout le monde, alors pourquoi??? Parce que là, c'est un peu comme si vous portiez votre test de grossesse en pendentif. On a bien compris que vous étiez enceinte, bravo tout ça. Mais vous ne comptez pas porter des vêtements portant l'inscription « Episiotomie: aïe » après votre accouchement, si ? Bon ben là, c'est pareil. On ne veut pas avoir d'infos sur vos suites de couches, pas plus que sur la date prévue pour le démoulage.

Imaginez un peu qu'on se mette tous à afficher nos petits pépins de santé en portant des T-shirts « Sous antifongiques cause mycose » ou « transit paresseux ». Tout de suite, Paris serait un peu moins la capitale de la mode, hein.



et un autre article rigolo de l'adorable Gaelle-Marie ::d

Etre parents et baiser : guide de survie du couple en milieu hostile
http://www.zonezerogene.com/2010/06/08/guide-de-survie-du-couple-en-milieu-hostile/
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 10 juin 2010 à 15:00:15
C’est rigolo effectivement mais j’émettrais un petit bémol
Les mots tels que démoulage par exemple dans le texte sont à proscrire ! Pourquoi ?
Parce qu’ils m’agacent tous ces mots d’argot sur la grossesse, la femme enceinte et l’accouchement si la femme en prend plein la figure dans cette société d’hommes  pour les hommes eh bien ! la mère de famille ,c’est pire ! et ce chez n’importe qui, même chez les féministes c’est comme une honte d’être mère à la portée de n’importe qu’elle gourde, c’est une image de la femme qui n’est pas valorisante,  peut être à cause des Morano et autres Boutin ,très conservateur toussa...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 12 juin 2010 à 07:29:39
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L'ONU veut féminiser sa police

L'ONU veut plus de femmes dans sa police, en particulier pour accompagner les victimes d'abus sexuels et de violences. « Nous espérons que 20% des forces de police de l'ONU seront composées de femmes d'ici 2014 », a déclaré jeudi 10 juin Ann-Marie Orler, la conseillère adjointe pour les questions de Police au Département des Opérations de maintien de la paix. Avec 13 680 membres, le nombre de policiers déployés dans le monde par les Nations Unies n'a jamais été aussi important. Les femmes ne représentent que 8% des effectifs globaux des forces de maintien de la paix, mais leur présence se renforce peu à peu.

Entre autres exemples, une unité composée exclusivement de femmes est venue renforcer au début du mois de juin la Mission pour la stabilisation en Haïti. Un contingent composé de 136 policières a également été récemment affecté à la Mission des Nations Unies et de l'Union africaine au Darfour.

Les femmes et les jeunes filles qui ont été abusées « savent qu'elles vont trouver de la sympathie » quand elles voient des femmes Casques bleus, avait souligné au début du mois le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Et les violences sexuelles sont malheureusement récurrentes dans les situations de conflit.

L'Allemagne a annoncé qu'elle investirait 1,7 millions de dollars pour l'élaboration d'un programme de formation sur la prévention des crimes sexuels basés sur le genre. Mais « il nous manque encore 3.500 policiers, et nous sommes particulièrement enclin à engager plus de femmes et plus d'officiers francophones », a rappelé Ann-Orler. Un appel du pied aux pays francophones.

[url]http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/component/content/article/53-nouvelles-breves/408-lonu-veut-feminiser-sa-police[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: kiosk le 14 juin 2010 à 17:32:28
Comment peut-on penser pouvoir s'occuper correctement de la condition des femmes, alors qu'il est déjà si difficile de satisfaire les conditions d'une seule d'entre elles ?
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 14 juin 2010 à 17:39:31
 :mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3:
débrouillez-vous! vous avez fait des études ! c'est le moment de le prouver  :mrgreen:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 14 juin 2010 à 18:17:06
Doit on comprendre que les femmes ne font pas d'études ?
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 14 juin 2010 à 18:21:22
meu non! si on peut plus rigoler! :]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 15 juin 2010 à 09:41:43
pardonnez moi c'est un peu long mais le texte est si interessant que je voulais le partager en totalité :fleur2:

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COMME UN SEUL HOMME

Certains refrains ne s’usent jamais et s’entonnent à plusieurs d’une voix forte et assurée, bras dessus-bras dessous, comme un seul homme.

Et depuis des mois, une chanson inaltérable répète encore et encore l’histoire d’un Tout (puissant), « au-dessus de ça », « grand artiste », un « bienfaiteur de l'humanité », assigné à résidence dans cette « prison » qu'est son chalet suisse de 1800 m². Face à Rien, quelques tristes gueuses à la recherche de leurs « trente deniers ».

Évidemment, tout ça n’a rien d’un conte, ce brouhaha incessant, ce bruit de fond, ce grésillement permanent renouvelé sans arrêt au gré des relais médiatiques. C’est une histoire « idiote », « sans importance », une accusation qui « n’a pas de sens », « absurde » et « infâme », à peine un « délit », cette affaire vieille de « trente-trois ans », « ridicule » !

Avec d’un côté, ceux qui comme un seul homme s'insurgent, font signer des pétitions et se soulèvent, prennent la plume et l’audience à témoin : c’est intolérable, ça leur « soulève le cœur » qu'on puisse ainsi s'attaquer à un des leurs, déjà traqué, diminué, diffamé. De cocktail en interview, à la une de partout, comme un seul homme, la mine offusquée et le verbe vibrant, les voilà qui se font juges, parce que c’est ainsi, ils SAVENT : cette « pure et simple opération de chantage » est « vraisemblablement » un mensonge...

Alors nous l'écoutons attentivement, cette caste des hommes entre eux, bien serrés, bien rangés, avec l’aplomb de leur rang, cette auto-proclamée élite intellectuelle au verbe haut, abasourdie d’être mise en cause contre des pas grand choses, bien dispensables. Une élite mâle qui s’arroge le droit du corps de quelques interchangeables et désobéissantes victimes qui ouvrent enfin la bouche.

Ceux pour qui elle était toujours habillée trop court, trop moulant, trop transparent, pour qui elle le voulait bien, faisait déjà femme, était une pute, ce n'était pas le premier, et ça l'arrangeait bien, qu'il prenne les devants. Trop provocatrice, trop inconsciente, trop lolita, trop menteuse, trop folle – et si ce n'est pas elle, c'est donc sa mère qui l’a laissée aller au rendez-vous. Et qui dit non consent, bien entendu... Et qui sont-elles, celles dont on parle, extirpées du silence où elles étaient rangées soigneusement après utilisation ? A cette question, comme un seul homme, il nous est répondu qu’il n’y a rien à voir, allez, les plaignantes ne sont : Rien.

Rien, à peine quelques tas de culs et de vagins anonymes et utilitaires devenus viande avariée de « mère de famille » pour l’une et « prostituée peut-être » « en mal de publicité » pour l’autre, petite chose oubliée, fille de rien, une petite voix sortie du passé et une photo trimballée sur le net, l’histoire d’une nuit dégueulasse commentée à l’infini.

Nous, nous passons des nuits blanches à nous retourner dans les échos de leurs précisions sordides « ce n'était pas un viol, c'était une relation illégale avec une mineure ». A nous demander, nous aussi, ce qui se passe là, ce qui se déroule sous nos yeux pour qu'ils puissent affirmer, sans rougir, sans transpirer, que le viol d'une adolescente de 13 ans, droguée, sodomisée, ayant dit non à dix-sept reprises, ayant porté plainte le soir même puisse être défini en ces termes légers. Cette histoire nous la connaissons depuis longtemps, et tous ces propos, ces adjectifs, nous les avons déjà entendus ou nous les entendrons. Propos banals, courants et vulgaires. Consternants. Les mêmes mots pour les mêmes histoires, encore, toujours, encore.

Nous sommes toutes des filles de rien. Ou nous l’avons été.

Nous filles de rien ne savons plus avec combien d’hommes nous avons couché.

Nous avons dit non mais pas assez fort sans doute pour être entendues.

Nous n’avons réussi à mettre des mots sur cette nuit-là qu’un an, dix ans, vingt ans plus tard mais nous n’avons jamais oublié ce que nous n’avons pas encore dit.

Nous filles de rien avons été ou serons un jour traitées de « menteuse », de « mythomane », de « prostituée », par des tribunaux d’hommes.

Nous avons été ou serons accusées de « détruire des vies de famille » quand nous mettrons en cause un homme insoupçonnable.

Nous filles de rien avons été fouillées de mains médicales, de mots et de questions, expertisées interrogées tout ça pour en conclure que nous n’étions peut-être pas des « innocentes victimes ». (Il existe donc des victimes coupables…)

Nous ne sommes rien. Mais nous sommes beaucoup à l'être ou à l’avoir été. Certaines encore emmurées vivantes dans des silences polis.

Et nous les détectons ces droits de cuissage revenus à la mode, ces amalgames défendant la révolution sexuelle, hurlant au retour du puritanisme, inventant commodément un « moralisme » « sectaire » et « haineux », faisant les gros yeux parce qu'une de ces innombrables, anonymes, utilitaires, sort de son « rang », oublie de se taire et parle de justice. Relents de féodalité drapée dans « l'honneur » des « citoyens » « de gauche », éclaireurs de la nation, artistes, intellectuels, tous d'accord, riant à gorge déployée à la bonne blague des « moi aussi Polanski m'a violé quand j'avais 16 ans » - en être, entre soi, cette connivence des puissants. A la suivante.

Nous la voyons cette frousse qu'on vienne, à eux aussi, leur demander des comptes, y regarder de plus près dans leur vie et au lit, y voir comment des viols, ces stratégies de pouvoir criminels, se font passer, sans l'ombre d'un doute, pour de la sexualité normale, joyeuse et libre, une sexualité avec sa « complexité » et ses « contradictions ». Nous l'avons vue, cette peur de l'effet « boule de neige » : et si toutes les autres, toutes ces filles de rien et de passage, toutes celles à qui il arrive, aujourd'hui, tous les jours, de se retrouver dans la situation de Samantha Greismer en 1977, si toutes ces quantités négligeables se mettaient à avoir un visage, une voix, une identité, une valeur ? Et si elle se mettaient à parler, à l'ouvrir bien grand cette bouche traditionnellement en cœur, faisant valdinguer tous leurs accords tacites, leurs secrets d'alcôve ? Que feraient-ils, ces hommes de gloire, d'exception, ces au-dessus de la mêlée, du peuple, de la masse, ces gardiens de tours d'ivoire, ces êtres si sensationnels et précieux ?

Ils se rendraient compte que tout cela n'a rien à voir avec cette « affaire politique » ou encore ce « choc des cultures » qu'ils essayent de nous vendre. Que tout cela ressemble à tous les viols de toujours où la victime n’est jamais assez victime : où on n’est jamais assez sûr qu’elle ait bien dit non.

Car ce qui se joue là c’est bien Ceux-là contre Rien, comme ils disent, tant il est entendu qu’il faut être Quelqu’Un(e) pour être entendue d’Eux.


Lola Lafon & Peggy Sastre
8 juin 2010


P.S les mots placés entre guillemets sont tous extraits de tristes discours existant
[url]http://fillesderien.blogspot.com/2010/06/comme-un-seul-homme.html[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 22 juin 2010 à 10:28:50
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Jeu vidéo de femme pour la fête des pères !


Cette après-midi, voici une animation dessinée par Stéphanie Mercier, illustratrice de talent et femme également qui a réalisé un court sur le thème de la femme, la femme qui travaille, la femme qui a une vie de mère, la femme par rapport à l’homme  :) C’est critique, acide, drôle,

Elle raconte :

    Film d’animation limitée sur le thème du dessin de presse (avec au choix : Ecologie, consommation, censure ou inégalité homme/femme). La consigne était faire un film de 40 secondes avec une technique connue, en noir et blanc et en 3 semaines. Le mien dure 2 min 20, fait sous After Effect, intégralement en couleur et et m’a pris 2 semaines de plus sur mon temps libre, signe indéniable de total amateurisme de ma part.

[url]http://www.youtube.com/v/vMDEhc_qBaQ&hl=fr_FR&fs=1&[/url]

[url]http://graphism.fr/jeu-video-de-femme-pour-la-fete-des-peres[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 29 juin 2010 à 13:04:11
Citation: L'homme est le seul mâle qui batte sa femelle. On doit donc en déduire que l'homme est le plus brutal des mâles... a moins que la femme ne soit, de toutes les femelles, la plus insupportable. (Georges Courteline)

Citer
Le Parlement crée le délit de "violence psychologique" conjugal

En France, 156 femmes sont décédées en 2008 sous les coups de leur conjoint, soit un décès tous les trois jours

Le Parlement français a adopté à l'unanimité mardi une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes qui prévoit notamment la création d'un délit de "violence psychologique". Les députés ont adopté sans le retoucher le texte tel que le Sénat l'avait modifié - à l'unanimité - la semaine dernière. La proposition de loi des députés Danielle Bousquet (PS) et Guy Geoffroy (UMP) est donc définitivement adoptée.

Cette proposition de loi avait été débattue en première lecture à l'Assemblée en février dernier, une semaine après le meurtre d'une femme par le père de son fils à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne). Le meurtrier présumé était sous contrôle judiciaire et soumis à une mise à l'épreuve judiciaire avec interdiction de rencontrer sa victime, dispositifs qui n'ont pas fonctionné. La création d'un délit de "violence psychologique" dans un Code pénal qui réprime déjà violences, menaces et autres faits concrets, suscite de vives critiques dans la magistrature, où l'on craint des problèmes de définition et de preuve. Le délit de violence psychologique est défini par "des actes répétés, qui peuvent être constitués de paroles et/ou d'autres agissements, d'une dégradation des conditions de vie entraînant une altération de la santé physique ou mentale". La peine maximale encourue est de trois ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Les meurtres au sein du couple représentent près de 20 % des homicides

La ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie et Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, défendent cette disposition. "Le juge pourra statuer au regard de lettres, de SMS, de messages répétitifs, puisqu'on sait très bien que les violences psychologiques sont faites d'insultes", a dit cette dernière. On pourra aussi avoir recours aux témoignages des proches et à des certificats médicaux démontrant l'existence de dépressions nerveuses, par exemple, a-t-elle estimé. La proposition de loi entend répondre à un phénomène jugé préoccupant. Selon le gouvernement, 675.000 femmes ont été victimes de violences ces deux dernières années en France, 166 femmes sont décédées en 2007 et 156 en 2008. Les meurtres au sein du couple représentent près de 20 % de l'ensemble des homicides.

Le texte adopté comporte d'autres mesures s'appuyant sur l'exemple espagnol comme la possibilité d'imposer le port du bracelet électronique à un conjoint violent ou bien encore la création d'une "ordonnance de protection" pour les victimes. Il prévoit également la possibilité de retrait de l'autorité parentale au parent auteur ou complice d'un meurtre sur la personne de l'autre parent et instaure une journée nationale de sensibilisation aux violences faites aux femmes le 25 novembre.
source ([url]http://www.lepoint.fr/societe/le-parlement-cree-le-delit-de-violence-psychologique-conjugal-29-06-2010-471436_23.php[/url])
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TheTwit le 29 juin 2010 à 19:16:04
Estce que sa veu dire  que j'ai le droit d'user de "violence psychologique" conjugal . Si je ne suis pas  marialement reconnu?. C'est ma Maitresse qui me le demande. Il m'arrive de l'envoyer se promener avec le chien quand il fait horage (au despoir) :fache:, Ca ca ne compte pas j'espere.  :ange:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 29 juin 2010 à 19:55:16
Alors ça, ce n'est pas gentil...
... pour le chien !
Pour ce qui est de l'accompagnatrice, je vous comprends !
Moi-même, il m'arrive de souhaiter la voir promener ses chiens quand arriverait une ...
Show content
(http://www.alertes-meteo.com/divers_dessins_2/trombe.jpg)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: cervesia le 01 juillet 2010 à 00:29:41
connaissez-vous l'amja ? (asso musulmane de juristes américains) et bien ils veinnent de pondre une nouvelle série de fatwas contre les femmes musulmanes ....


"Voici une liste de choses qui sont interdites aux femmes musulmanes vivant en Amérique, selon les fatwas de l’AMJA :

    * faire pousser leurs ongles et porter du vernis à ongles (sauf le henna)
    * épiler leurs sourcils
    * montrer leurs cheveux en public
    * porter des jeans en public
    * manipuler le coran ou prier à la mosquée pendant leurs menstruations
    * voyager sans être escortées par un membre masculin de leur famille
    * résister aux avances sexuelles de leur mari en dehors de la période menstruelle
    * prier aux côtés des hommes dans une mosquée ou à proximité de la partie avant de la salle de prière
    * nager ou prendre un bain de soleil en maillot de bain, même dans une zone réservée aux femmes
    * la contraception par voie chirurgicale, comme la ligature des trompes
    * briguer une charge publique
    * afficher des photos d’elles-mêmes sur Facebook ou MySpace

Selon l’AMJA, « La femme est le piège de Satan. »

L’AMJA préconise l’application des peines prévues en vertu de la charia, y compris la flagellation des femmes qui ont des rapports sexuels avant le mariage (zina) et la lapidation des femmes adultères.

Les savants de l'AMJA déclarent : « Nous insistons sur le fait que de nos jours, la solution à ces maux réside dans l’application de la charia et l’imposition, par les dirigeants, des peines décrétées par Allah, le Tout Puissant et le Majestueux (hudood), car l’application, dans un pays, de l'une des peines du hudood apporte un plus grand bienfait au peuple que s’il devait pleuvoir tous les matins pendant 40 ans. »

Source : WND, 8 mars 2010 Traduction d'extraits


elle est pas bellle la vie ? :pascontent1:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 01 juillet 2010 à 06:35:31
Si la femme est le piège de Satan, pourquoi ils ne se la coupent pas ?  Comme ça peinards !
Et ils n’emm… plus le monde avec leurs connn…. :rougefache:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 01 juillet 2010 à 07:34:00
Un grand ramassis de n'importe quoi...
Vu les rapports des américains avec la religion, ce genre de pratiques risque de plus de se trouver "noyée" au milieu de centaines d'autres.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 01 juillet 2010 à 08:08:22
ils n'ont aucune autorité religieuse et quoi qu'ils veuillent faire des femmes elles ne se laisseront pas faire...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 03 juillet 2010 à 16:15:39
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Devenir blonde pour gagner plus
Selon une étude australienne, les ­femmes aux cheveux d’or s’en sortent bien mieux que les autres au boulot. Ça va donner des idées à certaines...

On n’a pas de conseil à leur donner, mais, dans l’ensemble, les femmes s’y prennent mal. Après des années de vaisselle cassée et de hululements scandalisés, ont-elles progressé d’un pouce sur le chemin de l’égalité?? Même pas. A notre connaissance, elles sont toujours payées 20% de moins que les hommes, les partis politiques se fichent de leurs quotas comme de leur première banderole et, une fois encore, Raymond Domenech n’en a sélectionné aucune pour jouer avec l’équipe de France (du moins sur le terrain). Dommage pour elles, mais c’est un désastre.

La lecture de l’étude que viennent de publier les chercheurs de l’université australienne du Queensland devrait cependant contribuer à leur rendre espoir. Après des mois de compilations statistiques et d’expérimentations en double aveugle dans les immensités finlandaises, ces scientifiques un peu fêlés sont en effet parvenus à la conclusion décoiffante que, pour réussir en politique ou en entreprise, il fallait… être blonde.

Leur échantillon n’étant pas assez fourni, ils n’ont pu jauger les performances des rouquines, mais les brunes et les châtains, même clairs, obtiennent des résultats pitoyables. En moyenne, ont calculé nos experts, les platinées sont payées 7% de mieux que les noiraudes, et elles grimpent plus haut dans la hiérarchie. Si Rachida Dati avait su… Avec une grande humilité, les auteurs de l’étude avouent n’avoir aucune explication à fournir sur cette différenciation économico-capillaire. Mais, à vrai dire, nous avons quand même une petite idée.

Cette formidable découverte australienne est évidemment une excellente nouvelle pour les fabricants de teinture oxygénée. A lui seul, l’éclaircissement des 600 millions de Chinoises devrait éponger plusieurs milliers de tonnes de leur produit, et comme le traitement doit être renouvelé tous les mois, ils auront fortune faite.

En revanche, la blondification massive des ambitieuses risque d’avoir des conséquences dramatiques pour les cravatés des grands groupes, des ministères, et même de plus haut encore. Face à une Martine Aubry redécorée en Lady Gaga, Dominique Strauss-Kahn aura-t-il la moindre chance??

Philippe Eliakim

source (http://www.capital.fr/enquetes/clins-d-aeil/devenir-blonde-pour-gagner-plus-513133?xtor=EPR-228)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 03 juillet 2010 à 16:24:34
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pour réussir en politique ou en entreprise, il fallait… être blonde.

ah! bon!
et moi qui croyais qu'il fallait coucher !
tout un mythe qui s'effondre !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 03 juillet 2010 à 17:25:30
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Selon une étude australienne
Ça nous change de "les chercheurs Américains ont trouvé..." bien-aimé des éditeurs en manque de matière pour remplir leurs colonnes ! Tout ça pour une blague à deux balles sur Martine Aubry...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 07 juillet 2010 à 07:58:42
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Ni chignons, ni chiffons, MODERNISONS !

La Barbe est de retour aux rencontres de la Modernisation de l'Etat et des Acteurs Publics.

Année après année, les Rencontres de la Modernisation de l'Etat s'obstinent à laisser les femmes et les question de parité sur le bord du chemin!

En  2009, une intervention des activistes du groupe la Barbe avait donné lieu à une présentation constructive de Françoise Milewski, Haute Fonctionnaire et Economiste, spécialiste de l'égal accès hommes femmes dans la fonction publique.  Au vu du programme 2010, cette intervention n'a visiblement pas marqué les esprits des organisateurs de ces rencontres!

Les activistes du groupe La Barbe ont donc jugé utile de féliciter à nouveau « les Rencontres de la Modernisation De l’Etat et des Acteurs Publics » en présence du ministre du Budget François Baroin.

"Cette année encore, Messieurs les organisateurs, vous nous rappelez à l’ordre :

La modernisation a du poil au menton !

Cette année encore, une seule femme sur les 15 membres du Conseil Scientifique. "Un alibi de bon aloi, qui vous protégera longtemps de la critique féministe.

Vous avez limité à 23 sur 145 le nombre des femmes intervenant durant ces 3 jours dédiés à la rénovation de l'Etat, et nous vous en félicitons !

Mais ne pouviez-vous faire encore mieux, avec encore moins de femmes dans vos salons ? En 2009 elles n’étaient que 14 ! Céderiez-vous à la tentation ?

Se sont-elles exclamées devant un public conquis.

Dans sa grande bonté, Monsieur Pierre-Marie Vidal, organisateur de ces rencontres, a regretté que La barbe ne s’invite pas pour faire une intervention officielle. Décidément il a la mémoire bien courte! Pendant combien d'années encore Françoise Milewski devra-t'elle donc intervenir pour que sa voix soit enfin entendue? .

[url]http://www.labarbelabarbe.org/La_Barbe/Dernieres_Actions/Entries/2010/7/5_Ni_chignons,_ni_chiffons,_MODERNISONS_[/url]!.html
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 08 juillet 2010 à 10:01:56
bravo Monolecte !

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Coïtum Triste ([url]http://blog.monolecte.fr/post/2010/07/06/Coitum-Triste[/url])

Par Agnès Maillard le mardi 6 juillet 2010, 14:36


La guerre des classes ne connaît pas de répits : du prétoire au boudoir, selon que tu sois riche ou pauvre, ta condition féminine sera sublime ou dérisoire.

La femme moderne, urbaine et accomplie n'est finalement pas très éloignée des standards sexistes du 19e siècle et de sa trilogie indépassable : une duchesse au salon, une catin dans l'alcôve et une mère exemplaire dès que les nains sont levés. À cela, elle doit aujourd'hui ajouter la réussite professionnelle, impeccable, itinéraire d'une battante méritante, capable d'en faire deux fois plus pour un salaire deux fois plus pourri que celui du plus mauvais de ses collègues masculins.

La femme moderne, urbaine et accomplie est décomplexée du cul tout comme la droite bon teint peut l'être de son racisme ordinaire, un racisme qui ne se circonscrit pas aux seuls métèques, mais aussi à toute cette masse indéfinissable et inquiétante que forme le petit peuple laborieux. Elle a donc une maîtrise es Kama Soutra, ne dédaigne jamais un petit porno entre amis, elle est extrêmement inventive et volontaire, même après ses doubles journées de 16 h, elle n'a plus ni complexes ni tabous et adore les soirées sex toys entre copines dessalées sur le modèle des très décadentes réunions Tupperware.
La femme moderne, urbaine et accomplie ne craint pas de revendiquer haut et fort son droit inaliénable à l'orgasme, assume totalement ses activités masturbatoires et est capable, à ses heures, d'user des hommes comme ceux-ci consomment les femmes habituellement. Elle affirme ses désirs, elle vocalise ses fantasmes, elle n'hésite plus à coucher dès le premier rendez-vous et ses accessoires féminins, du talon aiguille à la guêpière en passant par la culotte fendue sont aujourd'hui autant d'étendards fièrement levés à la gloire du féminisme conquérant.

La femme moderne, urbaine et accomplie est donc tout aussi prisonnière des codes sexuels en vigueur que l'étaient sa mère ou sa grand-mère d'avant les grands mouvements féministes, mais elle, elle est convaincue de dominer la situation et, d'ailleurs, elle ne s'avoue plus féministe, même pas du bout des lèvres, tant elle a peur de passer pour une vieille fille aigrie, réfugiée dans la militance pour échapper au désert affectif que lui aurait légué un physique forcément ingrat.

La femme moderne, urbaine et accomplie peut voter, mais à condition que ce soit utile, peut porter un pantalon, mais joue divinement bien du mollet pour assurer sa promotion sociale et évite soigneusement de paraître trop brillante ou vindicative en société pour ne pas griller toutes ses chances d'avoir une vie normale, c'est-à-dire une vie de famille accomplie qui n'a rien à envier au modèle des années 60.

La femme moderne, urbaine et accomplie est donc le modèle gagnant des années 2000, le stéréotype de la femme postféministe et ne ménage pas ses efforts pour rester à niveau dans une société d'ultraconcurrence érigée en modèle social ultime, où la faute de goût, le refus du conformisme faussement digressif est l'antichambre de la grosse dégringolade socio-économique au bout de laquelle il n'y a jamais de seconde chance.
Femmes en aspiration de libération des chaînes sociales

Car, à l'autre bout du spectre sociétal, il y a toutes les autres femmes. Toutes celles pour lesquelles le grand train du progrès sexuel et social est un TGV qui ne prend jamais le temps de ralentir dans les gares secondaires. Les petites nanas pour lesquelles la jupe au-dessus du genou, ça fait quand même un peu "teupu" ou alors bout de saucisson corse mal emballé, les petites nanas qui ne font retourner personne sur leur passage, les petites nanas ni belles ni moches, qui n'ont pas le temps d'être sexy et qui s'en foutent, tant elles ont d'autres choses à faire, comme survivre à la tête d'une famille monoparentale de trois enfants, survivre à un job de merde à salaire plancher et à horaires contraints, survivre à un proprio inquisiteur et âpre au gain, survivre tout court, malgré le handicap évident d'être des femmes ordinaires dans un monde où elles n'ont pas de place.

Bien sûr, elles lisent les mêmes magasines de merde que les autres, bien sûr, elles ont le droit aux conseils sexo-psycho-mode des wonder-coach du cul. Elles se rayent les rétines à contempler les petits ensembles qui vont bien à 1 200 € seulement ! dans les publireportages qui mettent en scène les femmes modernes qui en veulent et leurs compagnons metrosexuels des centres-villes bourgeois.

C'est juste pour rêver un peu, s'imaginer folles du cul alors qu'elles s'effondrent généralement seules devant la télé aux alentours de 22h. Et si elles ont un peu de chance, elles auront un mec, à domicile ou de passage, qui les honorera d'un missionnaire vite et bien torché quand le boulot, les gosses, le foot, les potes, le bricolage ou même juste l'envie de glander leur laissera un peu de temps libre. Et il le fera en fantasmant fermement sur les nichons rebondis et le petit cul serré de la nénette du porno sur lequel il s'est tiré la nouille la dernière fois que sa régulière est sortie avec ses copines.

On peut dire ce que l'on veut, la sexualité des ploucs et des prolos, c'est quand même vachement moins glamour que dans les pages de Elle ou de Cosmo.

Déjà, le cul dans les classes laborieuses, ça fait rarement fantasmer dans les chaumières. Une partouze dans le 16e, c'est une partie fine. La même chose dans le 9-3, c'est une tournante. On sent bien que l'imaginaire qui est à l'œuvre n'est pas le même de part et d'autre du périph'. D'un côté, il y a les femmes libérées, de l'autre, des putes et des salopes. D'un côté, il y a des phases exploratoires d'une sexualité ouverte et épanouie, de l'autre, il y a des déviances et des perversions. D'un côté, il y a Roman Polanski et de l'autre, les condamnés d'Outreau. D'un côté, le libertinage sexuel que le pouvoir et l'argent autorisent, de l'autre, un sexe sale, coupable, suspect, à contrôler forcément. Le sexe récréatif contre le sexe reproductif, ceux qui explorent contre ceux qui copulent... pour toucher des allocs. Le fait que tout le monde peut toucher des allocs n'enlève rien au fait que les familles nombreuses chez les riches naissent de l'amour des enfants alors que ce n'est que fruit de l'esprit du lucre chez les pauvres.

Le contrôle social des sexes n'est jamais aussi intense qu'envers les plus faibles, c'est à dire les femmes pauvres. Il suffit juste de réfléchir une minute à la manière dont sont attribués les trop bien nommés minima sociaux : non pas en fonction des besoins des personnes, mais des revenus du foyer. La notion de foyer. Le cercle des ayants droit. La famille mononucléaire standard : un couple et sa progéniture... et rien d'autre. Et malheur à ceux qui ne rentrent pas dans le moule. La femme seule est éminemment suspecte de fraude : le contenu de son lit intéresse au plus haut point les fonctionnaires de la CAF. Terminés, la gaudriole, l'épanouissement des corps, le sexe sans entrave et sans tabou. La femme pauvre et seule n'a pas le droit de s'envoyer en l'air ou alors, il faut que l'homme banque. La femme pauvre et seule est donc maintenue dans la dépendance : dépendance de l'aide sociale, de la suspicion, des contrôles de moralités, des dénonciations du voisinage. Dépendance de l'homme, tout simplement. Combien de fois la femme seule et pauvre a-t-elle le droit de baiser avant que la CAF la considère en concubinage notoire et la livre au bon vouloir financier de l'homme ? Peut-elle recevoir chez elle ou doit-elle toujours baiser à l'extérieur ? Est-elle condamnée à l'abstinence de fait ou peut-elle explorer un univers de rencontres érotiques et festives ?

Voilà bien des questions hautement pratiques et nécessaires que nul magazine féminin décomplexé n'abordera jamais.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 08 juillet 2010 à 13:56:25
post coitum omne animal triste est, sive gallus et mulier  :pleur3:
mulier pauvre, évidemment !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 08 juillet 2010 à 14:11:35
oui aussi ultima ratio regium,non seulement alea jacta est et bien sur,  totus in illis, toute fois veni,vidi,vici avec si vis pacem para bellum,rara avis in terris et pour terminer
sapiens nihil affirmat quot non probet :mrgreen:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 08 juillet 2010 à 15:11:09
Alors, je vais traduire, sauf pour Bili, qui a tout compris:  :mrgreen:
Tous les animaux sont tristes après l'amour, sauf les coqs et les femmes
Méchant jeu de mot (animal au lieu de anima=l'âme) "post coïtum, anima triste est"
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 08 juillet 2010 à 15:47:18
ben oui!
il ne faut pas avancer une chose sans être en mesure de la (faire comprendre aux autres) prouver! :fleur2:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 08 juillet 2010 à 18:08:48
Très intéressant, l'article posté par Tyger. Assez flippant, mais...très intéressant.
Notamment dans l'approche de la question par la CAF, on n'est pas loin de la réalité et il y a quand même là quelque chose d'assez révoltant quand on y pense, et j'ai d'ailleurs l'impression qu'on évite d'y penser.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 09 juillet 2010 à 13:29:17
excellent billet d'agnés encore :fleur2:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 13 juillet 2010 à 09:55:38
dès fois je vous jure que moi aussi j'aurai des envies de meurtre :

source ici : http://www.viedemeuf.blogspot.com/

Citer
Vie de meuf

27 ans après la première loi sur l'égalité professionnelle, les femmes touchent toujours des salaires inférieurs de 27% à ceux des hommes et constituent 80% des travailleurs précaires. Ce blog a été ouvert par Osez le féminisme pour mettre en lumière ces inégalités flagrantes entre les femmes et les hommes dans le monde du travail et exiger des mesures de la part des pouvoirs publics. Discriminations, sexisme, inégalités de salaires, entretiens d'embauche, montant des retraites, congé maternité ou prise de responsabilité : cliquez ici pour raconter votre "vie de meuf".
mardi 13 juillet 2010



Problèmes mensuels...
"Vous avez le profil idéal mais nous préférons prendre un homme pour ce poste. Une femme nous poserait des problèmes mensuellement... ou pire!"
Entendu lors de l'entretien final pour un poste marketing... en 2007. ça fait peur...
#viedemeuf

Caro


Une famille en or
Aujourd'hui ma marraine m'a dit "tu sais, il ne faut pas qu'une femme gagne plus que son mari, sinon le couple ne peut pas marcher". Est-ce que je dois faire une croix sur mon bac+5 pour gagner moins que le mien ?
#viedemeuf

Léa



Méritocratie à la française
Je suis fonctionnaire, j'ai passé un concours niveau B et je suis arrivée 2éme (résultats France entière) un de mes collègues réussit la même année, dans les derniers. Résultat des courses, je suis sous ses ordres parce qu'un poste d'expert c'est "quand même plus crédible pour un homme". #viedemeuf

EB



Ce ne sera pas vous, mais votre homme
J’ai rencontré mon homme au travail. Nous avons le même poste, la même fonction, à quelques euros près, le même salaire. Lors de mon entretien d’embauche, mon chef me fait miroiter la possibilité de manager le service : il voit en moi les compétences et le profil. Mais, quelques mois après, au retour de mon congé maternité, il me dit : « Ca ne sera pas vous, mais votre homme. Vous comprenez pourquoi ». Bah non.
#viedemeuf

Miss Line



Femme au volant
Je passais mon permis pour la première fois, j'étais très stressée, comme l'immense majorité des candidats. Quand ça a été à moi, l'inspecteur a dit à mon moniteur, bien fort et devant moi, "de toute façon, les femmes, ça sait pas conduire". J'étais en colère, hors de moi. Je me suis plantée. Et j'ai eu droit au regard "Ben je vous l'avais bien dit".
#viedemeuf

CC


C'est votre dernier mot?
A chaque fois que je passe un entretien d'embauche (je travaille en production dans l'industrie chimique) c'est la même rengaine...: "Bon, alors, nous, on n'a que des hommes en production. Comment voyez-vous les choses? Est-ce que vous vous sentez capable d'être le chef de 50 hommes? Êtes-vous sure d'être capable de travailler dans un milieu 100% masculin?"
#viedemeuf

Manue, employée de l'industrie chimique



Rentre ton ventre
Je suis responsable d'une association de soins, j'étais enceinte depuis 5 mois lorsque notre audit qualité à eu lieu, mon DG m'a alors demandé de faire en sorte qu'on ne voit pas mon ventre...
#viedemeuf

Flo C.



Un mari pour signer les papiers
J'ai 26 ans et suis co-gérante de société (mon associé étant mon mari). L'année dernière, problème avec un client, procédure en passant par un avocat...mise en place d'un accord financier. Je vais chez mon avocat et il me dit : "madame, il faudrait que votre mari vienne signer les derniers documents.". Ah !!! que de préjugés...."Je suis co-gérante. J'ai donc autant que lui le droit de signer". "Mmmm" Il me tend le stylo, pas convaincu.
#viedemeuf

Lucie, co-gérante d'entreprise



Directeur de mémoire un peu trop intrusif
Je suis étudiante dans une grande école, et enceinte de mon premier enfant. Je prépare normalement mon M2 pour l'année prochaine. Ça c'était jusqu'à ce que mon directeur de mémoire me signale que mon M2 me prendrait deux ans car il espère bien que je vais allaiter, "des études ont prouvé que c'était mieux pour l'enfant" et qu'il me faudrait "au moins trois mois à ne s'occuper que du petit, car, si c'est pour faire des enfants et ne pas s'en occuper, ca ne sert à rien."
#viedemeuf

Nadia, étudiante


Sexisme ordinaire
Femme. 26 ans. Stagiaire. Postule pour CDI à l'endroit de mon stage. Chef me fait entrer dans son bureau, ferme la porte, me demande si j'aimerais bientôt des enfants, si mon fiancé (étranger) veut rester dans la région (!), me dit qu'il préférerait un père de famille sans ambition pour le poste, quelqu'un qui ne prendrait pas sa place et qui n'irait pas en congé maternité. Sinon il est content de mon travail... dit-il en matant mon décolleté. Quelqu'un aurait-il un flingue?
#viedemeuf

Aurore
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 13 juillet 2010 à 10:04:04
Je l'ai envoyé à ma copine  :fleur2: !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Afro Mafios le 16 juillet 2010 à 18:52:38


http://www.youtube.com/v/BW30WslahMc&hl=fr_FR&fs=1


Tellement vrai.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: vio le 09 août 2010 à 13:26:20
Merci Michel , de nous remettre dans le droit chemin  :pasdrole:

http://www.youtube.com/v/EF-JfYFaC7I&hl=fr_FR&fs=1
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 09 août 2010 à 13:44:58
ah mais vio tu as oublié les paroles que décrit très bien CSP ici (bon paraîtrait que les paroles seraient pastichées par Brave Patrie, mais à lire les paroles c'est même plus crédible tellement c'est bien de droite !) :

http://comite-de-salut-public.blogspot.com/2010/08/dj-vieux-con-est-dans-la-place.html

allez je vous mets les paroles pour pouvoir faire la chorale pendant que vous visionnez le clip :

Citer
Dans un voyage en absurdie
Que je fais lorsque je m’ennuie,
J’ai imaginé sans complexe
Qu’un matin je changeais de sexe,
Que je vivais l’étrange drame
D’être une femme, D’être une femme.

REFRAIN
Femme etre une femme

Depuis les années 80,
Les femmes sont des hommes à temps plein
Finis les revendications
C’qu’elles ont voulu maintenant elles l’ont
ce sont toutes des femmes accomplies
Sans vraiment besoin d’un mari
Femme capitaine de société
Elles ont d’autres chats à fouetter
de conseils d’administration
de longs diners en réunion
passer en coup de vent chez le coiffeur
se maquiller dans l’ascenceur
elles rentrent épuisées tous les soirs
la télé elles veulent plus la voir
à peine la couv’ d’un magazine
et un cachet qui les assassine

REFRAIN

Quand a l’amour elles n’y pensent plus
Juste un amant qu’elle revoit plus
d’ailleurs c’est un acte manqué
quand leurs portables se mettent à vibrer
pour la nostalgie d’autrefois
faudrait du temps elles n’en ont pas
elles y reviendront évidemment
avec le premier cheveux blanc
quand tant d’années se sont écoulées
ont-elles perdu ce qu’elles ont gagné
Elles étaient femme en 80
et femmes jusqu’au bout des seins
Question salaire ca ne va pas mieux
Celui d’un homme coupé en deux
On les enfume de parité
mais qui promet l’égalité

REFRAIN

Ce sait que beaucoup en ont marre
et s’il n’est pas encore trop tard
il suffit de r’trouver l’adresse
du type gaché dans leur jeunesse
un homme gentil qu’elles ont laissé
au bord des occasions manquées
refaire sa vie et pourquoi pas
être une belle à la fois
l’amour d’automne c’est encore mieux
laisser un homme faire ce qu’il veut
et puis s’endormir contre lui
jeter les dossiers aux orties
Se dire qu’au fond ce sont les femmes
Et mon dieu ce n’est pas se plaindre
Femme de n’importe quelles années
Femme pour aimer se faire aimer

REFRAIN
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 09 août 2010 à 13:47:33
mon seul sentiment est yeukkkkk :berk2: :pendu:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 11 août 2010 à 09:19:49
et bien c'est pas trop tot...enfin c'est bien de reconnaitre dejà une inégalité flagrante

Citer
Discrimination salariale : la jurisprudence de la Cour de cassation évolue en faveur des femmes


Dans un arrêt rendu le 6 juillet dernier, la haute juridiction a reconnu l'existence d'une discrimination homme-femme en se fondant sur une comparaison salariale entre la rémunération des différents membres du comité de direction d'une entreprise.

La pression s'accentue sur les entreprises en matière d'égalité hommes-femmes. Quelques jours avant que les députés renforcent en commission le système de malus proposé par le gouvernement dans son projet de réforme des retraites, la Cour de cassation a assoupli, le mois dernier, sa jurisprudence sur les inégalités de rémunération entre salariés et salariées. En faveur de ces dernières.

Jusque-là, la haute juridiction estimait qu'une femme qui se plaignait du non-respect de la règle « à travail égal salaire égal » ne pouvait s'appuyer sur une comparaison avec des salariés exerçant des fonctions différentes. Il fallait pouvoir présenter des cas de personnes effectuant un travail de même valeur. L'exercice se révélait d'autant plus difficile que l'on se situait dans une petite entreprise ou que l'on grimpait dans la hiérarchie. Et ce, alors qu'il est désormais communément admis qu'en matière d'égalité professionnelle hommes-femmes, l'exemple doit -aussi -venir d'en haut. C'est un des arguments de la loi instituant un quota de femmes dans les conseils d'administration des entreprises cotées (40 % à atteindre d'ici à 2015). Un texte adopté à l'Assemblée nationale qui doit encore être voté par le Sénat.
Un raisonnement validé

Ce contexte a-t-il joué aussi sur la décision rendue par la Cour de cassation le 6 juillet dernier ? En l'espèce, une responsable des ressources humaines, du juridique et des services généraux, membre du comité de direction d'une entreprise, qui s'estimait discriminée, appuyait sa démonstration sur les différences salariales existant avec les autres membres, masculins, de ce comité de direction. La Cour de cassation a validé le raisonnement de la cour d'appel, qui a relevé une « identité de niveau hiérarchique, de classification, de responsabilité, leur importance comparable dans le fonctionnement de l'entreprise, chacune d'elles exigeant, en outre, des capacités comparables et représentant une charge nerveuse du même ordre ». Ainsi que le fait que la responsable des ressources humaines avait, de surcroît, « plus d'ancienneté et un niveau d'études similaire », mais était pourtant moins payée. Et cela sans que l'employeur apporte la preuve d'éléments étrangers à toute discrimination justifiant cette inégalité, a estimé la Cour de cassation.
Une portée plus large

Cette décision ne peut que ravir toutes celles auxquelles elle donne des armes antidiscrimination. Mais pas seulement… La portée de cet arrêt pourrait bien dépasser la seule question de l'égalité salariale hommes-femmes. Il y a deux ans, la haute juridiction avait en effet considéré qu'un directeur des ressources humaines ne pouvait revendiquer une égalité salariale avec un directeur commercial par exemple, même s'ils étaient tous deux membres du comité de direction. Elle a manifestement assoupli sa position sur le sujet.

[url]http://www.lesechos.fr/info/france/020695311139-discrimination-salariale-la-jurisprudence-de-la-cour-de-cassation-evolue-en-faveur-des-femmes.htm[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 11 août 2010 à 14:59:58
C'est vraiment con qu'il ait fallu regarder les revenus d'un comité de direction. Là tout de suite ça fait plus "gens respectables" que de simples employés.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 13 août 2010 à 20:22:17
en complement du billet sur "vie de meuf" de tyger

Citer
"Vie de meuf", miroir de l'inégalité professionnelle hommes-femmes

Premier jour dans mon nouveau boulot, ma collègue m'accueille par cette remarque : 'vous avez de la chance d'être là, au début, ils ne voulaient pas de femmes parce que ça tombe enceinte. Mais finalement ils ont changé d'avis : les hommes ça coûte trop cher.'" Cette anecdote est tirée du site Vie de meuf, lancé il y a un mois par le collectif Osez le féminisme pour fêter à sa manière le 27e  anniversaire de la première loi sur l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Une égalité encore bien utopique. Selon l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) dans sa revue du mois de juillet, l'écart des rémunérations atteint une moyenne de 19 %. Chez les cadres, les différences de salaire entre hommes et femmes dépassent les 30 %.
Sur le même sujet

Vie de meuf est construit sur le modèle du site humouristique Vie de merde, où chacun est invité à raconter en une ou deux phrases ses mésaventures au quotidien. Pourtant, la lecture de Vie de meuf ne prête pas vraiment à rire : les près de quatre cents histoires répertoriées à ce jour évoquent pêle-mêle les collègues moins diplômés mais mieux payés, les entretiens d'embauche très poussés sur la vie privée, les mises au placard au retour de congés maternités, ou les emplois refusés par peur que la candidate ne tombe enceinte rapidement.

GARE AUX ENFANTS !

Laetitia, qui débute dans la vie active, raconte ainsi la confession de son manager : il ne l'aurait jamais engagée si elle avait été un peu plus âgée, car "avec une femme de 28-30 ans, à l'embauche on sait qu'elle risque d'être absente deux ou trois fois six mois pour congé maternité".

"Tout se passe comme si les femmes qui n'ont jamais eu l'intention d'interrompre leur carrière n'ont pas pu envoyer un signal crédible aux employeurs sur leur engagement à long terme", indique l'étude de l'OFCE. Cette dernière souligne ainsi qu'avoir ou non des enfants a peu d'influence sur le salaire horaire. Mais gare à celles qui envisagent d'avoir des enfants. Pour avoir évoqué la possibilité d'avoir des  enfants dans les cinq ans à venir, Marie n'a pas eu le poste convointé. "Avoir des enfants avant 35 ans est un signe de manque d'ambition flagrant", lui aurait rétorqué la DRH.

"Mon supérieur direct n'a jamais employé le terme de congé de maternité mais celui de 'convalescence' ! Je lui ai fait remarquer à plusieurs reprises que je n'étais pas malade mais enceinte", déplore de son côté Eve.

PEU DE SANCTIONS

Estelle se fait elle embaucher sans souci en étant enceinte. Mais pas pour les raisons qu'elle imaginait. "Je finis par apprendre que j'ai été embauchée parce que j'étais enceinte, pour faire chier le remplaçant du recruteur... Et mon bac +8 alors, il compte pas ?" Sophie Ponthieux, co-auteur de l'étude de l'OFCE, résume la situation au Parisien : "l'idée qu'on puisse être une mère ou une future mère et une salariée comme les autres n'est toujours pas admise."

Selon la loi sur l'égalité professionnelle de 2006, les entreprises ont jusqu'au 31 décembre 2010 pour ouvrir des discussions sur le sujet. "Aujourd'hui, quatre ans après la loi et six mois avant la date butoir, seules 8 % des entreprises ont signé un accord avec les partenaires sociaux", expliquait Caroline De Haas du réseau Osez le féminisme, dans une tribune au Monde.fr. Quelles seront les sanctions pour les entreprises récalcitrantes ? La loi renvoie au projet de réforme des retraites, où la question de l'égalité professionnelle apparaît dans l'article 13.

"Les sanctions qu'il prévoit sont en réalité largement en deçà de celles prévues en 2006. Elles seront appliquées uniquement aux entreprises de plus de trois cents salariés – moins de 36 % des emplois – et porteront non pas sur l'absence de négociations mais sur l'absence de publications de chiffres sur l'égalité", explique Caroline De Haas. "Pour échapper aux sanctions, il suffira aux entreprises de commander un rapport sur l'égalité professionnelle. Que celui-ci donne lieu ensuite à des changements, peu importe…" Le site Vie de meuf a encore de beaux jours devant lui.

[url]http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/08/11/vie-de-meuf-miroir-de-l-inegalite-professionnelle-hommes-femmes_1398042_3224.html[/url]

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 16 août 2010 à 13:17:55
Citer
Les Etats généraux de la femme : une farce du magazine Elle ([url]http://www.acrimed.org/article3426.html[/url])

Publié le 16 août 2010 par Franz Peultier

Le 27 janvier 2010, un événement incommensurable dans l’histoire des femmes s’est déroulé à Lille : ce jour-là, le magazine Elle lance les « Etats généraux de la femme ». Pourquoi cette date ? Pour célébrer avec les Etats généraux que le magazine avait déjà organisés en 1970 : « En novembre 1970, Elle organisait un événement qui a fait date : les Etats Généraux de la Femme. Après une longue enquête préparatoire, trois journées intenses eurent lieu à Versailles avec de nombreux débats sur la condition des femmes. Contraception, IVG, égalité des droits, etc. : à cette époque tout était à conquérir. 40 ans plus tard, Elle lance la nouvelle édition des Etats Généraux. » Dans quel but ?…Pour parler « travail, famille, corps et amour ». Mais pas de la vision médiatique de « la femme », colportée, notamment, par Elle.

Nous sommes à la Chambre de Commerce de Lille, bâtiment prétentieux à l’extérieur comme à l’intérieur. C’est ici que le magazine Elle a réuni une cinquantaine de ses lectrices. Réparties dans quatre salles, elles discutent avec des journalistes de Elle des quatre sujets qui comptent dans la vie d’une femme moderne : travail, famille, corps et amour. Le but : « recueillir leur parole ». Ces Etats généraux doivent se tenir plus tard à Lyon, Marseille et Paris. On en tirera un « livre blanc » qu’on enverra au président de la République en espérant qu’il y prêtera attention.
C’est ainsi que le magazine Elle voit la lutte des femmes pour obtenir l’émancipation : des bavardages organisés dans une institution œuvrant au développement économique de la région. On ne voit pas bien le lien entre la Chambre de Commerce et le combat des femmes. A la limite, c’est même un poil contradictoire, de discuter ces choses-là dans un tel lieu. Un peu comme si le siège de l’OTAN recevait un colloque sur le développement des pays pauvres.

« Travail, famille, corps et amour » : quatre sujets sans doute importants pour les femmes. Certes, il manque la « patrie », peut-être réservée, avec le sport et la bagnole, à de futurs Etats généraux de l’homme. Il en manque un autre, non moins digne de débats : les médias et leur vision de la femme, dont ce choix de sujets est déjà une illustration. Les médias, et tout particulièrement les publications du genre de Elle, qui se donne le beau rôle aujourd’hui. Rappelons ce que relevait le rapport sur l’image des femmes dans les médias ([url]http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/084000614/index.shtml[/url]) remis en 2008 par Michèle Reiser : « Les femmes sont toujours moins présentes dans le contenu et dans l’expression ou le temps de parole. Les femmes présentes dans les médias "sont plus anonymes, moins expertes, davantage victimes que les hommes"  ».

C’est un gros problème. Un énorme problème. Pourtant, à travers ces Etats généraux de la femme, le magazine Elle ne semble guère s’en préoccuper. Il faut dire que réfléchir sur la place des femmes dans les médias impliquerait de s’interroger sur la façon dont Elle représente et se représente les femmes.

Si, comme l’a fait l’auteur de ces lignes, l’on interroge Valérie Toranian, actuelle directrice de la rédaction de Elle sur le contenu de son journal, rempli de pubs, de pages people, mode, psycho, etc., celle-ci répond que « si vous lisiez bien Elle, vous verriez qu’il y a de la beauté, il y a de la mode c’est vrai, il y a de l’astro mais il y a aussi beaucoup de sujets de société ».

Soit. Prenons-la au mot, et lisons bien Elle : le numéro du 22 janvier 2010 offert à qui le voulait lors de ces Etats généraux. Et en effet, il y a des sujets de société… Neuf pages sur 126, pour être précis.

Des « sujets de société », mais pas trop

On a d’abord un article de trois pages — dont une page et demie d’illustrations — sur Haïti, qui surnage entre deux pages de pub pour les « bagues ultra (or blanc 18 carats, céramique et diamants) » de Chanel et une page pour la joaillerie Swatch. Un article qui évoque certes la situation du pays et son avenir… mais sous un angle psychologique, vantant la force de caractère des Haïtiens, essayant de distinguer ceux qui parviendront à « se reconstruire » et ceux qui auront plus de mal… La question du contexte géopolitique et économique international n’est qu’effleurée. Mais l’angle « psycho » est, comme chacun sait, celui qui convient au lectorat féminin.
Ensuite, une interview (deux pages, dont une de texte et une de photo) de Simone Veil, présidente d’honneur des Etats généraux de la femme… qui tourne pour moitié autour de la personnalité de Momone, et pour l’autre moitié sur les progrès accomplis depuis quarante ans… A aucun moment ne sont abordées les luttes d’aujourd’hui. C’est sans doute qu’il ne reste plus grand-chose à faire pour émanciper les femmes.

Enfin, quatre pages sont consacrées à « Ginette, sans-papiers »… Un « témoignage » qui ne mange pas de pain, mais tout de même coupé au milieu par une pub pour Etam.

Et voilà. Le tour des « sujets de société » abordés par Elle est vite fait. Une fois que Elle a rempli son quota de sujets lourds sur neuf pages, le journal est libre de faire ce qu’il veut sur les 117 pages restantes. Tentons de donner un aperçu du résultat.

Une couverture qui hiérarchise

La couverture est occupée par Emmanuelle Seigner, qui « brise le silence » en exclusivité (avant de faire la tournée des plateaux radio et télé deux semaines plus tard…) pour mieux vendre son disque.

Entre l’annonce d’un test dont le but est de faire savoir à la lectrice « à quoi elle est bonne  » (« à tout faire, à marier, à rien… ») et celle d’un article enjoignant à « être bagel  » pour faire des « recettes comme à New York », on trouve l’annonce de la partie plus sociale du magazine : « La douleur de Haïti : comment survivre à la tragédie ».

Le reste de la couverture est occupé par différentes annonces : « 30 trucs pour transformer son stress en énergie », « Pyjama, t-shirt, jogging… Le homewear tue-t-il le couple ? », « Vécu : j’ai peur de ne pas aimer mon deuxième enfant » et « Mode : un peu de blanc, beaucoup de style ». Ca tombe bien : Emmanuelle Seigner porte une chemise blanche.

D’ailleurs, les vêtements portés par Seigner sur cette photo sont détaillés sur la page du sommaire : du Paul&Joe, du maquillage Dior (avec la liste de tous les produits), un collier Stone…

De la pub qui rapporte

Dans Elle, on trouve 31 pages de publicité sur 125, soit 25%du journal. Ces publicités vendent des produits de luxe (Vuitton, Chanel, Hediard…), mais aussi des accessoires « beauté », par exemple un flacon pour « renouveler son collagène » afin d’ « estomper rides et ridules. La peau est visiblement plus jeune. En douceur. » Pour mieux toucher leur cible, certaines pubs recourent même à des moyens innovants : pour vanter son « activateur de beauté », Lancôme se paye une page en papier glacé avec un petit sceau doré « Prix d’excellence de la beauté 2010 » imprimé en relief. Plus loin, la marque Susiwan propose un petit cahier de « recettes faciles » (à base de produits estampillés Susiwan, évidemment) à décoller.

A ces pubs « officielles » s’ajoutent vingt-deux pages de photos à prétention artistique mais dont l’objectif est de vendre des habits et accessoires de mode, qui vont dupantalon en coton à 29 € aux boots à 590 €. A n’en pas douter, une panoplie que doit se procurer toute femme en lutte pour sa liberté.

En comptant ces publicités plus ou moins déguisées, on atteint alors un taux de 42,5% du journal réservés à sa vocation commerciale [1]. A quoi il faudrait ajouter, naturellement, toutes les injonctions — non publicitaires — à acheter tel ou tel bidule pour être belle, pour démêler ses cheveux ou pour se libérer du stress.

Abordons maintenant le corps du magazine.

Rama Yade versus l’héroïne noire de Disney

Commençons par les pages « ElleInfoHebdo ».

On y trouve un décryptage du look de Daisy Lowe (qui est-ce ?) et un article annonçant une nouvelle « ligne pleine de peps » de Castelbajac.

On ne manquera pas l’info qui tue : Claudia Schiffer attend un troisième bébé pour le mois de mai. « Top modèle et maman au top ! » s’enthousiasme Elle.

Une page plus loin, une série de photos prises « en direct du red carpet » des Golden Globes 2010 nous permet d’apprendre quelles tenues portaient les actrices venues à la cérémonie.

Enfin, cerise sur le gâteau, on lira un comparatif inique entre Rama Yade et Tiana, l’héroïne de « La Princesse et la Grenouille », le dernier dessin animé de Disney. Un comparatif uniquement motivé par le fait qu’elles soient noires toutes les deux et qui a pour but de déterminer « laquelle est la plus princesse des deux »… Et de fait, le look, quoi de mieux pour intéresser les femmes à la politique ?

«  Marina Hands, vous êtes blonde ?  »

Mais Elle, ce sont aussi des interviews de people en promo ripolinées en « entretiens confession » avec des photos qui se veulentartistiques ; c’est ce qui doit expliquer que Marina Hands ou Emmanuelle Seigner posent les bras en l’air avec les cheveux au vent. Mais dans ces entretiens, n’allez pas chercher la moindre question ayant trait à la condition des femmes. Sur trois pages d’entretien, Emmanuelle Seigner s’exprime pour moitié sur l’affaire Polanski (son mari). De même avec Marina Hands, très peu interrogée sur son art et beaucoup sur sa vie intime (« Vous êtes blonde ? » ; « Vous avez l’air joyeuse » ; « Comment vivez-vous ? »).

La culture, «  on adore  » !

Elle est aussi un journal qui parle de culture, mais surtout pas de façon compliquée. Les articles sont courts, réduits à des pour/contre (par exemple James Ellroy), à des « on dévore », « on adore », « c’est à voir » à la télévision (par exemple : « les Maçons du cœur »…)

«  Le bon denim look  »

Elle est le journal des femmes modernes et libres. Elle parle donc de tous les sujets fondamentaux. On peut en juger avec cette page « mes cheveux me prennent la tête », qui est évidemment l’occasion de conseiller l’achat de quelques shampooings.
On prendra également des leçons de look grâce à une double-page « Le bon denim look », ornée de filles qui portent le jean de différentes manières.

Mais œuvrer pour la libération des femmes, c’est aussi les aider à améliorer leur vie de couple. Au besoin, en les culpabilisant si elles s’habillent de façon décontractée chez elles… Il se pourrait bien que leur mec se barre. D’où cet avertissement : « Si vous voulez que l’amour dure, pensez à investir la prochaine fois que vous enfilerez un vieux jogging… » Acheter, toujours acheter…

«  Offrez-vous un massage taoïste  » à 85 €

Elle est attentif aux problèmes des femmes. C’est pourquoi le magazine leur propose de lutter contre le stress. Non pas en s’attaquant aux causes sociales du stress (travail dévalorisé, dictature de la beauté, misogynie explicite ou implicite…) mais « en modifiant très légèrement ses habitudes », avec 30 conseils : « mangez à heures régulières », « pratiquez la détox japonaise » (60 € les trente minutes), « misez sur les plantes adaptogènes », « levez le pied sur le café », « faites des listes », « méfiez-vous de l’alcool  », « sniffez la lavande », « passez à la crème de nuit », « offrez-vous un massage taoïste » (85 € l’heure)…

Enfin, comme les femmes ne se laissent pas faire par les charlatanismes, Elle ne propose pas moins de trois horoscopes différents. Un numéroscope, un horoscope solaire et un horoscope lunaire. Car les femmes modernes, aussi libres soient-elles, n’en sont pas moins irrationnelles et sont toujours les premières pour se faire pigeonner. La preuve : elles achètent Elle.

« Les voiles invisibles sont aussi des prisons », écrit Valérie Toranian pour conclure son éditorial consacré à la burqa… Pensait-elle à ces voiles invisibles que pose Elle sur ses lectrices ? L’organisation d’Etats généraux, dernier concept marketing en vogue, ne peut dissimuler que ce journal, comme nombre de ses confrères qui exploitent le même filon, considérant les femmes comme des consommatrices qui ne regardent la vie qu’à travers le prisme de la psychologie, du bien-être et de la beauté, feignant d’accompagner le combat féministe, se situent plus sûrement de l’autre côté de la barricade. La lutte pour la liberté, la dignité et l’émancipation des femmes pourrait peut-être passer, pour commencer, par la contestation de ces formes d’oppression d’autant plus puissantes qu’elles ne sont qu’exceptionnellement dénoncées comme telles.

Franz Peultier

- Cet article reprend sous une forme légèrement remaniée deux articles publiés initialement sur le site du post.fr, respectivement le 13 mars ([url]http://www.lepost.fr/article/2010/03/13/1986068_les-etats-generaux-de-la-femme-une-farce-organisee-par-le-magazine-elle.html[/url]) et le 16 mars ([url]http://www.lepost.fr/article/2010/03/16/1991388_les-etats-generaux-de-la-femme-une-farce-du-magazine-elle-partie-2.html[/url]) 2010
Notes

[1] A comparer aux 7% dédiés à sa fibre « sociale ».
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 16 août 2010 à 13:42:32
d'accord avec ce billet  :super: :super: 
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: cervesia le 17 août 2010 à 10:07:41
ce genre de magazine devrait être interdit ! :mrgreen:
comme bien d'autres à destination des adolescentes pré pubères....
le femme doit être beeeeeeeeeeelle et disponible....
pouah!
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 20 septembre 2010 à 12:26:28
Citer
Rêves de femmes


On ne mesure jamais aussi bien la valeur que de ce que l'on a perdu.

Méfiez-vous des évidences ! Interrogez-les, soupesez-les ! Derrière chaque chose banale, incontournable, normale se cache un univers auquel vous n'avez pas accès. C'est ce que vous ne pensez même pas, ce que vous ne voyez pas, ce que vous ne mesurez pas, qui est probablement le plus important et le plus vital pour vous. Et seule son absence va, par contraste, vous révéler à quel point cela était nécessaire, indispensable, incontournable.

La démonstration par le vide

Les invisibles, les sans-grade, les figurants, les clandés... ceux que l'on ne voit pas, qui comptent pour rien, sont généralement ceux qui tiennent toute la structure sociale sur leurs épaules. Les Mexicains, méprisés aux États-Unis et pourtant présents partout ont déjà fait la démonstration de leur puissance, rien qu'en menaçant de disparaître une journée entière. Les dominants font toujours semblant d'ignorer à quel point ils dépendent de la piétaille, à quel point leur propre règne est fragile. Que les petites mains disparaissent du paysage subitement et voilà le roi qui parade nu, au milieu des boulevards déserts. On mesure la puissance et la richesse des nations à leur PIB, on résume le corps social à sa capacité de produire de l'argent, de la valeur ajoutée et on fait semblant de ne pas voir que ce que l'on appelle l'économie n'est que la partie émergée de l'iceberg de notre civilisation, que l'on pourrait faire disparaître sans peine les patrons, les contremaîtres, les chefs, les boursiers, les banquiers, les décideurs, que notre monde, étrangement, resterait encore sur ses pieds. Mais que les éboueurs se croisent les bras et voilà le hideux visage de la pourriture, de la saleté, des courses de rats le long des façades, des odeurs putrides et des miasmes délétères, qui contemple la cité perdue en ricanant.

Parce que l'essentiel est ce que l'on ne voit pas, parce que la vraie richesse est ce dont on ne peut imaginer se passer.

    * "Ce n'est pas que nous ne partageons pas les tâches ménagères, mais j'ai découvert un jour que pour mon mari, le frigo était un instrument magique. Quand les gosses amenaient des copains à la maison, il disait : ne vous en faites pas, je m'occupe de tout ! Et il ouvrait le frigo. Et voilà, il faisait à manger pour tout le monde. Mais il ne s'était jamais posé la question de savoir comment le frigo se remplissait. Il l'ouvrait et il se débrouillait toujours. Jusqu'au jour où je n'ai pas fait les courses en rentrant du boulot. Ce jour-là, il a compris que le frigo, il ne se remplissait pas tout seul."


D'accord, elle est militante féministe, mais comme la plupart d'entre nous, elle se démerde pour que la PME familiale tourne sans accrocs. Que la maison soit toujours accueillante, le linge propre et la bouffe dans le frigo. Comme un réflexe conditionné. L'homme fait la vaisselle. Il mijote ses grands classiques, les jours où il y a du monde. Des fois, même, il a découvert comment appuyer sur le bouton de la machine à laver. Si c'est un oiseau rare, il sait repasser ses chemises et classer ses chaussettes deux par deux.
C'est un homme moderne, quoi !
Proféministe en diable.
Il sait changer les couches du nain.
Et de son stage au MacDo quand il était étudiant, il a ramené l'art de passer la serpillière en huit.
Alors, du coup, elle se dit que c'est cool, la nouvelle génération d'hommes !
Et qu'elle peut mettre la pédale douce sur ses revendications féministes, au moins à la maison.

Mais en fait, elle ne fera jamais aussi bien la démonstration de son importance de femme qu'en cessant d'être là, de faire à longueur de temps toutes ces petites choses sans importance qui font que toute la structure ne tient que par son travail continu et discret.
Les hommes ne prennent toute la mesure de la place réelle que prenait leur femme dans leur vie que le jour où elle les plaque.
En plus du désert affectif.
Quand la vaisselle ne disparaît plus toute seule dans le placard, lequel devient trop petit. Le frigo ne se remplit plus. Les gosses ne rentrent plus miraculeusement de l'école, ils ne trouvent pas tout seuls le chemin du cabinet médical et de la pharmacie, leur emploi du temps de ministre rentre subitement en conflit ouvert avec celui de leur père. Et qui s'occupe du gâteau d'anniversaire, des étrennes des pompiers, du flux subtil des factures, de la visite aux grands-parents, des relations diplomatiques avec les voisins, et des innombrables sollicitations de la vie scolaire ? Organisation des loisirs, des emplois du temps, réactions aux imprévus, baby-sitting au débotté, appeler le véto pour le chat et ne pas oublier le bon Carrefour pour la promo sur le pack de bière.

"Et qu'est-ce qu'on mange ce soir" (dans les limites des préconisations sanitaires contre les maladies liées à la malbouffe !) ?

Toutes ces choses, toutes ces taches, tous ces moments, ces renoncements, ce jonglage permanent et épuisant entre de multiples contraintes, écrasées dans les emplois du temps compressés et contradictoires, tout ce temps, ce travail cette énergie qui ne sont mesurés par personne, comptabilisés en rien mais qui sont le ciment de notre société.

Parfois, elles ont juste un rêve. Celui de ne plus se préoccuper de toutes ces petites choses insignifiantes et permanentes. Toutes ces choses qui sont la moindre des choses...

    * "Ha ben merde, je n'ai plus de dentifrice ! T'as pensé à prendre un tube de rechange ?"


Penser pour les autres, pour le reste de la famille. Ne se voir notifier que les manquements, les oublis, les ratages. Le travail invisible du quotidien, comme le technicien qui sait qu'il a réussi sa prestation quand personne ne parle technique.

    * "Tu vois, un petit coup d'éponge juste après, ce n'est rien à faire."

Effectivement, ce n'est rien. Un petit rien qui suit un autre petit rien, des petits gestes anodins et sans importance qui s'empilent comme les couches du millefeuille et nous rendent indisponibles jusqu'à justifier les différences de salaires, les différences de retraites. La multitude des petits riens qui forme un grand tout, celui de la condition de la femme moderne, ce continent inconnu de travail constant et invisible. Celui sur lequel repose tout le reste. Notre abnégation qui assure leur confort. La source de toutes les inégalités.

À quand la grève générale des femmes ?

[url]http://blog.monolecte.fr/post/2010/09/17/g-Reves-de-femmes[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 23 septembre 2010 à 13:11:25
un spot diffusé sur certaines chaines...

http://www.dailymotion.com/swf/video/xb9o4a?additionalInfos=0
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 30 septembre 2010 à 10:15:24
l'image parle d'elle même

Citer
Campagne de la fondation Brigitte Bardot : Osez le féminisme écrit au Monde

La dernière campagne de la Fondation Brigitte Bardot et de la Sea Sheperd Conservation Society montre un dauphin éventré et son fœtus également mort à ses côtés, tout ceci sur le ventre d’une femme enceinte. Le slogan de cette campagne est « Stop aux massacres des dauphins ».

Une association d’images scandaleuse proche de celles des organisations anti-avortement
([url]http://s4.postimage.org/Re4vA.jpg[/url]) ([url]http://www.postimage.org/[/url])

Osez le féminisme ! dénonce l’association de toutes ces images (fœtus mort, femme enceinte, mot « massacre »), qui fait dangereusement écho aux campagnes qui prolifèrent sur Internet dénonçant l’avortement comme une « tuerie » ou un « génocide ».

Cette image ne devrait pas avoir sa place dans un grand quotidien comme le vôtre, particulièrement dans un contexte de remise en cause du droit à l’avortement par les fermetures nombreuses de centres IVG. Le droit à l’avortement est un droit fondamental des femmes à disposer de leur corps, de choisir d’être mères ou pas, et le moment de l’être : c’est une des condition sine qua non de l’émancipation des femmes.

On pouvait s'attendre à ce type de message de la part de la fondation Brigitte Bardot, qui a dans le passé confié plusieurs de ses campagnes à l'agence de communication Riwal. Fondée et dirigée par des anciens du GUD, mouvement étudiant d'extrême droite radicale des années 1990, cette agence a également travaillé pour le Front National, dont les positions en matière de droits des femmes sont particulièrement rétrogrades.

« Le Monde » doit faire une mise au point rapide

L’affiche de cette campagne a été insérée en tant qu’encart publicitaire dans l’édition du journal « Le Monde » datée du 30 septembre 2010, en page 7.

Quelle que soit l’opinion de chacun sur la pratique du « Grind » en Mer du Nord, il n’est pas tolérable qu’un journal, pour des raisons financières, publie un message qui va clairement à l’encontre du droit des femmes à disposer de leur corps.

Osez le féminisme a envoyé ce matin une lettre à la fondation Brigitte Bardot pour exprimer son inquiétude ainsi qu'à Eric Fottorino, Président du Directoire de la Société Editrice du Monde et Directeur de la Publication du Monde (voir ci-dessous), pour demander une mise au point de sa part dans leur prochaine édition.

[url]http://osezlefeminisme.fr/article/campagne-de-la-fondation-brigitte-bardot-osez-le-feminisme-ecrit-au-monde[/url]


Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 04 octobre 2010 à 11:33:54
Je suis dégoûtée ! :berk1:

La justice aux sévices services des hommes

C’est une chose étrange qu’est la justice, comme dirait presque Jean d’Ormesson ou un homme qui tue une femme prend 4 ans et ou une femme qui entrouvre une porte est exécutée!
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/09/22/etats-unis-le-sursis-d-une-condamnee-a-mort-a-ete-rejete_1414370_3222.html

Rien ne justifie un tel écart, rien ! ce n’est pas mon genre de crier dans la foule, mort ou perpette pour Cantat quoi qu’il en soit les dés furent jetés d’ailleurs je m’interroge et si la justice se jouait aux dés ? comme se serait plus équitable !!

4 ans c’est peut, il ne s’est rien passé !
C’était un mauvais cauchemar tu peux te réveiller Bertrand Cantat ,tu es libre !

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/culture/20101003.OBS0693/salle-comble-a-begles-pour-le-retour-sur-scene-de-bertrand-cantat.html


Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 04 octobre 2010 à 14:26:20
C'est difficile de comparer Bili, la justice américaine d'un coté (qui dépend des états qui plus est), et la justice lituanienne d'autre part...

Enfin je te dis ça, mais tu le sais bien.

Dans le cas Térésa Lewis, exécutée le 23 septembre dernier (http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-09/teresa-lewis-a-ete-executee-6077163.html) par injection létale, je suis moins gêné par le fait qu'il s'agissait d'une femme que le fait qu'elle était déficiente mentale, de façon semble-t'il assez évidente.

Ceci outre mon opinion ultra-défavorable sur la peine de mort en général, bien sûr.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 04 octobre 2010 à 16:36:12
Oui, j’ai pris deux exemples récents, pour illustrer la justice générale du XXIéme siècle  européenne  et tazuniene, je n’évoque pas celle du moyen-age des pays comme l’Arabie Saoudite ! pour mieux éclairer mon propos j’aurais du te parler des états unis qui condamnent sans scrupules  des femmes à la peine capitale, qui en état de légitime défense ont tué leur mari pour se protéger elle et leurs enfants.(pas le cas  Lewis)
La mort ,pour l’exemple ?!?
Et pour contre balancer j’ai mis en exemple un cas soit !,le seul que je connaisse parce que très médiatisé, d’un type qui a battu à mort sa compagne.
 4 ans pour l’exemple ?!?
Je fais simple volontairement.
Ce n’est pas plus difficile de constater aussi qu’il y a une différence  entre la justice des Noirs la justice des Blancs, celle des riches et celle des  pauvres même si je prends des raccourcis je ne peux que remarquer  cette évidence.
Citer
Dans le cas Térésa Lewis, exécutée le 23 septembre dernier par injection létale, je suis moins gêné par le fait qu'il s'agissait d'une femme que le fait qu'elle soit déficiente mentale, de façon semble t’il assez évidente.

Ceci outre mon opinion ultra-défavorable sur la peine de mort en général, bien sûr.
Je vois ce que tu veux dire même si c’est maladroit


Citer
Orenthal James Simpson, né le 9 juillet 1947, dit O. J. Simpson (OJ est également l'abréviation américaine commune pour orange juice, jus d'orange, et The Juice était le surnom de Simpson), est un ancien joueur professionnel de football américain et un acteur de cinéma. Simpson est également connu pour avoir été accusé d'avoir assassiné son ex-épouse et le compagnon de celle-ci en 1994 et pour avoir été acquitté en 1995 à la suite d'un long procès très controversé et très médiatisé (il fut acquitté au pénal mais reconnu coupable au civil).

Le vendredi 5 décembre 2008, il est condamné à 15 ans de prison ferme pour enlèvement et vol à main armée dans une autre affaire[1].

toujours en faisant simple
1) il tue sa femme: acquitté
2) vol à mains armée: 15 ans

j'invente rien :/
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 04 octobre 2010 à 17:21:32
Citation de: Bili
Je vois ce que tu veux dire même si c’est maladroit
En ce cas, merci de ne pas m'en tenir rigueur.

Citation de: Bili
pour mieux éclairer mon propos j’aurais du te parler des états unis qui condamnent sans scrupules  des femmes à la peine capitale, qui en état de légitime défense ont tué leur mari pour se protéger elle et leurs enfants.
N'hésite pas à faire connaître ce genre de cas. C'est typiquement le genre le choses que les américains -et leurs alliés idéologiques- reprochent aux pays qu'ils envahissent pour "apporter aux peuples tous les bienfaits de la démocratie".

Le cas Simpson fait partie de ces histoires incompréhensibles et qui semblent complètement dénuées de sens. De véritables défis à la notion de justice.

Le plus dur, je pense, dans ce genre d'affaire (comme dans l'affaire Cantat/Trintignant), c'est le ressenti des femmes qui ont subi -ou subissent encore- des violences. J'imagine que dans ces cas-là, elles doivent se projeter de façon "automatique" à la place de la victime, et se dire que cela aurait pu finir comme ça pour elles.

A ceci près que n'étant pas des "stars", le drame se serait déroulé de façon complètement anonyme, voire dans l'indifférence générale.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 04 octobre 2010 à 18:07:33
Citer
N'hésite pas à faire connaître ce genre de cas. C'est typiquement le genre le choses que les américains -et leurs alliés idéologiques- reprochent aux pays qu'ils envahissent pour "apporter aux peuples tous les bienfaits de la démocratie".
Je n’ai malheureusement pas de cas concret à te proposer, une émission de télé sur arté ou sur la 5,un télé- film américain racontant l’histoire d’une femme commanditaire comme Térésa  Lewis condamnée a perpétuité  pour le meurtre de son époux violent, des cas connus qui ne sont pas médiatisés !
c’est maigre !
je ne pense pas non plus que se soit une invention, l’exécution de Térésa Lewis nous montre le vrai visage de la justice tazuniène.


Pour Cantat, à mon humble avis, il ferait mieux de la mettre en veilleuse, si son affaire est terminée, purgé sa peine etc… et que la vie continue pour lui .

Il ne s’agit pas non plus de s’identifier, car on ne s’identifie pas à quelqu’un qui est mort,
j ’ai l’impression que la vie de la victime ne compte pas, n’a jamais comptée sauf pour la mère et la famille, elle n’a pas compté pour Cantat, elle n’a pas compté non plus pour la justice.
Mais bon !
j’ai comme un arrière goût dans la bouche et je me dis à quoi bon, c’est la condition des femmes qui s’en est pris encore une !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 04 octobre 2010 à 18:20:48
Le fan-club de Cantat a quelque chose de malsain, un peu comme les "amis" qui restaient "solidaires" du trouduc qui a brûlé Sohane.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 04 octobre 2010 à 18:51:56
tiens à ce propos j'ai vu la cité du mâle  :nono:

 effrayant de bêtise,le machisme des cités est violent dans les propos, barbare dans les faits, une fille décérébrée qui juge normale qu'une femme se prenne des baffes si elle  le mérite , des ados paumés qui ne savent pas aligner trois mots, si! putes,chiennes contre propre et vierge.

pour moi le machisme touche toutes les couches de la société ,je ne sais pas ce que les journalistes ont voulu démontrer en montrant ce docu.
 un machisme chez les laissés pour comptes de la socièté, ce sont peut être des victimes, mais très connes! les victimes, les jeunes de banlieue plus instruits,plus tolérants avec un cerveau non pas étés invités à se prononcer sur le sujet.
triste et affligeant ! :/
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 05 octobre 2010 à 08:46:26
je trouve la cité du mâle, bien trop partisan et orientée...il va de soi qu'il y a du machisme et du sexisme en banlieue, dire le contraire serait ou naïf ou ridicule de ma part.
comme tu le dis : "pas étés invités à se prononcer sur le sujet."
c'est un peu comme l'histoire du point, l'on veut montrer du sensationnel, ce que les gens fantasment et imaginent.
dommage qu'on prenne le sujet à la légère...
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=9226

en bref je partage ton avis :fleur2:
au passage j'adore ton avatar, la fabuleuse angela davis, pour ceux que ça intéresse vous pouvez jeter un œil sur l'excellent "Femme, Race et Classe"
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 05 octobre 2010 à 09:22:18
J’ai toujours eu  depuis mon adolescence, de l’admiration pour cette femme et puis je l’ai  bien rangée dans un coin de ma tête et un matin j’entends du fin fond de ma cuisine ma fille chanter une chanson, j’écoute les paroles et le refrain sur lequel je n’avais porté aucune attention jusqu'à présent, et là j’ai fait le rapprochement, Angéla  de Yannick Noah,  les clips ce n’est pas ma tasse de thé, mais celle de ma fille de dix ans et de ces copines.
Toutes, elles connaissent la chanson, la relève est assurée, merci Yannick !  :mrgreen:

http://www.tictacflo.com/paroles-yannick-noah-angela-clip
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 17 octobre 2010 à 12:44:38
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La France, mauvaise élève de la parité

La France figure au 127e rang mondial en matière d'inégalité de salaires hommes-femmes à travail égal
selon un rapport du Forum économique mondial
   
Au classement des inégalités hommes-femmes dans le monde, la France est sur le podium... des plus belles chutes. Totalement distancée par un quatuor de tête nordique (Islande, Norvège, Finlande et Suède), la France tombe de la 18e à la 46e position en l'espace d'un an, juste derrière la Pologne, la Jamaïque et la Russie, et frôle son médiocre score de 2007 (50e position). Un résultat d'autant plus inquiétant que 7 pays européens figurent parmi les 10 pays les mieux classés, et 13 parmi les 20 : derrière les quatre "Nordiques", on trouve l'Irlande, la Suisse, l'Espagne, l'Allemagne, la Belgique, le Royaume-Uni, la Hollande et la Lettonie.

Établi par le Forum économique mondial sur 134 pays, ce rapport repose sur quatre piliers : l'éducation, la santé, l'insertion dans la vie économique et dans la vie politique. En matière de différence d'accès à la santé et à l'éducation entre hommes et femmes, la France n'a pas à rougir, et c'est un euphémisme : elle se classe au premier rang mondial - à égalité avec beaucoup d'autres pays - dans ces deux catégories. C'est dire l'écart qui subsiste entre les hommes et les femmes en France en matière de parité économique et politique.

Le désastre des salaires

Avec 19 % de femmes au Parlement en 2010 et 26 femmes à des postes ministériels contre 47 en 2009 et 18 en 2007, les femmes éprouvent le plus grand mal à faire carrière en politique en France. "Entre 2008 et 2009, après l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, il y a eu une hausse très médiatisée du nombre de femmes à des postes ministériels", note le rapport. "Cependant, sur la période que couvre le rapport de cette année, deux de ces ministres femmes ont quitté leurs fonctions alors même que le gouvernement s'est élargi, ce qui a mené à une inversion des proportions hommes-femmes considérable." La France ne pointe qu'à la 47e place mondiale dans le domaine du pouvoir politique offert aux femmes. Une lueur d'espoir tout de même : "Il y a, cependant, une très légère augmentation du nombre de femmes au Parlement depuis l'année dernière et dans la représentation des femmes chez les juristes, les hauts fonctionnaires et les managers", peut-on lire.

Un bilan politique peu reluisant, donc. Mais c'est en économie que les choses se gâtent encore davantage : la France s'écroule à la 60e place sur la participation à la vie économique et les "opportunités" offertes aux femmes. En salaire par rapport à celui d'un homme pour un travail équivalent : les frenchies ne sont que 127e. Quant au revenu moyen des Françaises, il correspond à 64 % de celui de leurs compatriotes mâles. Et si la part des femmes dans la population active totale continue d'augmenter (0,87 femme pour un homme en 2010, contre 0,79 en 2006), leur taux de chômage reste légèrement supérieur (8 % contre 7 %) et leur "capacité à se hisser à des postes de direction en entreprise" est évaluée à 3,54 sur une échelle de 7.

Qu'en est-il donc du meilleur élève ? S'il subsiste, "malgré tout, une différence significative entre les salaires des hommes et des femmes" selon le rapport du Forum économique, l'Islande, championne du monde pour la deuxième année consécutive, a encore gagné en nombre de femmes ministres et peut se targuer d'avoir un parlement pratiquement paritaire. Elle est également en première position en matière d'éducation, de même que sa population active est très largement féminisée. Notons qu'en Islande, le Premier ministre est une femme. À l'heure des petites phrases et des spéculations sur un prochain remaniement, la France dispose là d'une belle occasion de remonter au classement.

source (http://www.lepoint.fr/societe/la-france-mauvaise-eleve-de-la-parite-12-10-2010-1248142_23.php)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 18 octobre 2010 à 07:45:03
aprés ça on donne des leçons de parités aux autres :fache1:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 20 octobre 2010 à 14:26:47
20 semaines de congés maternité

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BRUXELLES (Reuters) - Le Parlement européen s'est prononcé mercredi en faveur d'un congé maternité indemnisé à 100% de 20 semaines minimum, contre 14 semaines actuellement, et pour la reconnaissance dans l'UE du congé paternité.

Cette proposition, adoptée à une très courte majorité et rejetée par les groupes du Parti populaire européen et des conservateurs britanniques, devra désormais être discutée avec les Etats membres de l'UE.

La proposition initiale de la Commission européenne prévoyait un allongement à 18 semaines de ce congé, pour lequel certains pays vont déjà au-delà du minimum légal.

C'est le cas de la France, où il est de 16 semaines auxquelles peuvent s'ajouter un congé pathologique de deux semaines, ou de la Belgique, où il est de 15 semaines.

source (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101020.REU2202/les-eurodeputes-veulent-un-conge-maternite-de-20-semaines.html)

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 20 octobre 2010 à 18:49:51
Une bonne nouvelle, à condition que les femmes concernées aient les garanties suffisantes au niveau de leur emploi... Ce qui n'est déjà pas toujours le cas.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 20 octobre 2010 à 20:38:48
avec Morano,c'est niet! :rougefache:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 21 octobre 2010 à 11:39:07
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Trois semaines après le jour de ces noces, une femme téléphone au prêtre qui l’a mariée :
-mon père, mon mari et moi nous avons eu une scène de ménage épouvantable.
-Calmez vous, mon enfant, lui répond le curé, il ne faut rien dramatiser. Chaque mariage doit avoir sa première dispute. Ce n’est sûrement  pas aussi grave que vous le pensez.
- Je sais, je sais, lui répond la mariée. Mais alors dans ce cas, mon père, juste un dernier conseil : qu’est-ce que je dois faire du cadavre ?

 :grrr:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 30 octobre 2010 à 08:43:59
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Dernière pub Calvin Klein interdite en Australie

([url]http://www.lesnouvellesnews.fr/images/article/2010/10/calvin_klein.jpg[/url])
« La scène évoque la violence et le viol ». Le Bureau des normes de publicité en Australie qui vient d’interdire la publicité Calvin Klein ne s’embarrasse pas des considérations de second degré et autre liberté d’expression que défend habituellement l’Autorité de régulation de la publicité (ARP) en France.

La vedette de la pub, Lara Stone, est dénudée au milieu de trois hommes. L'un la tient par les cheveux, l'autre par le dos, le troisième fume à côté. La scène se déroule manifestement en ville, devant une grille. Banalisation du viol en réunion ? « Le Conseil a décidé que, bien que l'acte représenté puisse être consenti, l'aspect général, et le plus probable, de cette scène évoque la violence et le viol (...) L'image est avilissante pour les femmes, parce qu'elle suggère qu'elles sont des jouets pour les hommes. Et c'est aussi avilissant pour les hommes, puisque cela les associe à la violence sexuelle faite aux femmes », dit le Bureau des normes qui a reçu de nombreuses plaintes d'associations luttant contre le viol.

[url]http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/cafouillage/42-cafouillage/741-derniere-pub-calvin-klein-interdite-en-australie[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 30 octobre 2010 à 10:43:43
 8| Le contraire aurait été scandaleux!!!
La photo fait plus que suggérer...  :grrr:
C'est une véritable provocation, comme les aiment ces êtres supérieurs que se croient les publicistes et autres raffarins du tout-fric!  :mrgreen:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 02 novembre 2010 à 10:53:21
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Mère ? Non merci

« Un enfant quand je veux, si je veux », ce slogan féministe des années 70 peut paraître obsolète aujourd’hui. Après tout, les femmes ont obtenu le droit à la contraception orale et à l’avortement… Plusieurs décennies ont passé, et nous avons maintenant les deux pieds bien ancrés dans un XXIème siècle que l’on veut croire empreint de modernité. Mais celles qui choisissent de ne pas faire d’enfant continuent d’être stigmatisées, soupçonnées d’un défaut de fabrication ou d’un égoïsme intrinsèque. Onze femmes entre 25 et 32 ans ont accepté de répondre à mes questions concernant leur volonté de ne pas devenir mères.

Pluri-elles

À travers les témoignages de Julie P., Funambuline, Marie-Amria Cressot, Carine, Aurélie Denne, Magali, M’dame Jo, Julie D., Florence, Hélène et Marie, vous découvrirez que ces femmes sont toutes très différentes, leur seul point commun étant leur désir de rester nullipares. Impossible donc de prétendre dresser un portrait robot de « la femme qui ne veut pas d’enfants ».

Dès la première question, un coup est asséné au prêt-à-penser, qui voudrait que seules les « vieilles filles » choisissent de ne pas faire d’enfants, plus par dépit que par volonté. La plupart de ces jeunes femmes sont en couple (8 sur 11), dont trois sont mariées ou pacsées.

Il a été observé que plus les femmes font d’études supérieures, moins elles font d’enfant. Quant à mes témoins, elles sont salariées du secteur social, documentalistes, masseuses, webdesigners, ingénieures, journalistes, cadres supérieures, graphistes ou travaillent dans l’évènementiel, et une d’entre elles se réoriente dans l’humanitaire (aurait-elle un cœur, alors ?incroyable !).

Si quelques unes trouvent les enfants inintéressants, voire pénibles (et qui ne l’a jamais pensé ?), Funambuline tord le cou aux idées reçues puisqu’elle dit adorer les enfants, et être pour ses neveux « une vraie tata gâteau ».

Un choix ou une « non-envie viscérale » ?

Si certaines arrivent à déterminer le moment où elles ont pris la décision de ne pas procréer, ou le cheminement qui les y a menées, d’autres estiment que leur intention vient des tripes, comme pour d’autres celle d’enfanter.

Funambuline explique « Je n’ai jamais pris cette décision pour la simple et bonne raison que ce n’est pas une décision, ni un choix réfléchi ou conscient. C’est une non-envie viscérale. […] c’est pareil et tout autant non-réfléchi qu’un désir d’enfant ». Pour Magali non plus « ce n’est pas un choix mais un état de fait (comme être gaucher, ou gay). Un manque total d’envie, tout simplement ». Aurélie non plus n’a jamais eu « un quelconque désir de maternité. Ni une aversion. Je ressentais davantage un désintérêt (‘c’est pour les autres’) ».

M’dame Jo (« ce n’est pas plus rationnel qu’une envie de chocolat »), Hélène, Marie et Julie P. rejoignent toutes ces propos : elles n’ont jamais eu envie de pouponner, voilà tout. Mais même celles qui se sentent instinctivement « non-mères » avancent souvent de nombreux arguments en faveur de leur mode de vie « childfree ».

Economie, liberté, écologie…

La raison invoquée le plus fréquemment par les témoins pour ne pas faire d’enfant, c’est la situation socio-économique présente et à venir. Sept des femmes qui m’ont répondu ont cité ce critère comme déterminant. D’une part mettre un enfant au monde aujourd’hui, c’est l’exposer à un avenir probablement précaire. D’autre part, toutes ne sont pas sûres qu’elles pourraient assurer à un enfant des conditions de vie sinon confortables, du moins suffisantes. Car un enfant, Corinne Maier le disait déjà dans son livre « No Kid, 40 raisons de ne pas avoir d’enfants », coûte plus cher qu’une voiture dernier cri, qu’une croisière autour du monde ou qu’un deux pièces à Paris !

Sur la deuxième marche du podium, l’écologie et la liberté sont ex-æquo avec cinq mentions chacune.

L’écologie semble, comme l’économie, être une double préoccupation. D’abord, le réchauffement climatique fait peur, on ne sait pas dans quel état sera la planète dans 10 ou 20 ans. Ensuite, le fait d’amener un nouvel être sur Terre, notamment en Occident, revient à offrir au monde un nouveau petit pollueur. Quand on sait qu’en 2004, chaque citoyen européen produisait 520 kilos de déchets par an, on peut penser que chaque non-mère offre un peu de répit à la Terre.

La liberté, l’indépendance, l’absence de contraintes, voilà des avantages qui tendent à disparaître à l’arrivée d’un enfant. La mère qui n’a pas les moyens de s’offrir une aide à temps plein se voit réduite en esclavage, répondant aux moindres attentes de son enfant. Finies aussi les sorties improvisées, les grasses matinées, les longs voyages à la dernière minute… « A quoi bon avoir un enfant si c’est pour lui reprocher de me priver de ma liberté, de mon indépendance, de ma spontanéité ? » se demande par exemple Aurélie.

Les aspects physiologiques de la grossesse et de l’accouchement (douleur, fatigue, « une scène d’Alien » pour Magali), la carrière et les doutes sur la capacité à être une « bonne mère » sont également des raisons citées plusieurs fois par les témoins.

Pression sociale

Parmi les questions que j’ai posées à toutes ces femmes, celle de l’anonymat dans cet article a amené des réparties intéressantes. Ainsi, seules Marie-Amria et Aurélie n’ont pas souhaité que leur nom soit tronqué. La première parce qu’elle « assume et ne risque rien », la seconde pour « lever, à [sa] petite échelle, ce « tabou » ». Plusieurs souhaitent préserver leur vie privée de l’omniscient Google, mais quatre autres ont précisé qu’elles craignaient une certaine pression sociale, d’avoir à se justifier auprès d’inconnus voire que cela leur porte préjudice pour un prochain emploi.

Car, à l’exception de Florence qui n’a « pas de remarque désobligeante à déplorer pour le moment », toutes ont eu un droit à un florilège d’agressions, souvent en provenance de parfaits inconnus. Plus de la moitié ont été taxées d’égoïsme pour leur choix de vie, comme si faire un enfant pour sauver un couple ou se retrouver dans les traits d’un mini-moi était une preuve d’altruisme exacerbé. D’autres épithètes peu flatteuses sont également fréquentes telles « vieille fille », « aigrie », « triste », « anormale » et même « monstrueuse ».

Autre assertion que six des témoins ont entendue de manière récurrente « Tu changeras d’avis ». Vous avez bien lu, pas de point d’interrogation, c’est une certitude. Parfois associée à l’évocation de la fameuse horloge biologique, cette affirmation présomptueuse agace plus qu’elle ne blesse. Doit-on comprendre que les femmes ne sont que des utérus en attente d’utilisation ? Des pondeuses en puissance prête à se déclencher sur commande d’une bombe à retardement ovarienne ?

La pression sociale et familiale est telle qu’Aurélie dit avoir un instant pensé à céder, juste pour y échapper.

Il y a 61 ans, Simone de Beauvoir écrivait « Le Deuxième Sexe », une réflexion sur la place de la femme dans la société. L’une des idées qu’elle exposait était celle-ci : l’individualité de la femme est combattue par l’intérêt de l’espèce. Au vu des témoignages que j’ai reçu, force est de constater que cette rixe n’est pas terminée. On pardonne rarement à une femme de vouloir être « juste » elle, en tant que personne. On n’admet pas que des projets créatifs, amoureux ou professionnels puissent être source d’épanouissement pour les femmes. Pourquoi ? Parce que ce mode de vie est minoritaire et donc…différent. Différent, le voilà le gros mot, celui qui donne le droit d’ostraciser celles qu’on ne comprend pas, qu’on ne connaît pas.

[url]http://www.lactualaloupe.fr/index.php/france/mre-merci/[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 02 novembre 2010 à 12:08:29
C’est tout à fait compréhensible de ne pas désirer d’enfants si j’avais 20 ans de moins je n’aurais certainement pas d’enfants pour les mêmes raisons socio-économiques évoquées dans ce témoignage. Je suis une anxieuse par nature et hélas nous ne sommes pas  gâté avec l’autre zident.

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La liberté, l’indépendance, l’absence de contraintes, voilà des avantages qui tendent à disparaître à l’arrivée d’un enfant. La mère qui n’a pas les moyens de s’offrir une aide à temps plein se voit réduite en esclavage, répondant aux moindres attentes de son enfant. Finies aussi les sorties improvisées, les grasses matinées, les longs voyages à la dernière minute… « A quoi bon avoir un enfant si c’est pour lui reprocher de me priver de ma liberté, de mon indépendance, de ma spontanéité ? » se demande par exemple Aurélie.

Par contre là je ne suis pas d’accord, on peut faire preuve d’intelligence en s’adaptant à cette nouvelle vie ,opinion préconçue et très dévalorisante. quant à "La liberté, l’indépendance, l’absence de contraintes " tu peux la vivre si t’es avec une tête de con ,des femmes qui n’ont pas conscience de vivre avec un égocentrique ça existe aussi .

merci pour cet article  :fleur2:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 18 novembre 2010 à 16:13:08
juste en passant...
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« Ma femme est intelligente » : une faute de goût

Séquence intimité vers 21h30 :

    « J'ai une famille qui me soutient… une femme intelligente… »


Le Président qui dirait « ma femme, elle est belle » ou « ma femme, elle fait bien la cuisine » se rendrait coupable de misogynie, machisme et phallocratie de type 1, berlusconienne.

Le Président qui se sent obligé de dire que sa femme est intelligente (et pas seulement ex-mannequin) se rend lui aussi coupable de misogynie, machisme et phallocratie, mais de type 2 : il s'agit de cette propension à valoriser chez une femme des qualités qui ne vont pas de soi (pour le phallocrate, misogyne, etc ) : à savoir le courage, l'intelligence, le sang-froid.

Le type 2 est toujours associé au sentiment de bien faire, d'être moderne, politiquement correct, féministe.

[url]http://www.rue89.com/2010/11/17/sarkozy-a-la-tele-contreverites-esbroufes-et-fautes-de-gout-176333?ref=nf[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 19 novembre 2010 à 10:04:01
pfff cet homme est irrécupérable  :taistoi:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 19 novembre 2010 à 18:37:47
Meuh non!  :nono:
C'est la méthode Coué!  :] :mrgreen:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 22 novembre 2010 à 10:54:49
On dirait que la parole raciste et sexiste est si décomplexée que plus grand monde n'y fait attention...

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Robert Ménard, la femme, elle t’emmerde

Vous connaissez ma passion pour l’analyse de texte. Et bien aujourd’hui, j’ai l’impression que le dieu de l’analyse des présupposés sexistes dans le discours verbal a décidé de me faire un bien beau cadeau.

Le 19 novembre, débat sur I-télé. Une émission qui s’appelle « tirs croisés ». Robert Ménard, fondateur de Reporters sans frontières, et Claude Askolovitch débattent de la suppression de l’abattement d’impôt pour les employés de maison. A priori, pas un sujet glamour, un débat qui va ronronner doucement en fond sonore pendant qu’on fait autre chose.

Jusqu’à ce que Dieu intervienne et place ces paroles divines dans la bouche de Robert : «Ça pénalise qui ? Ça pénalise les femmes, parce que pour être clair, la plupart de ces emplois, c’est qui, c’est des femmes de ménage qu’on emploie parce que nos épouses travaillent aussi et qu’elles n’ont pas envie de repasser».

Relisez attentivement cette phrase dont la puissance intellectuelle n’a d’égale que le nombre de verbes. Vous pouvez également la visionner ici, puis vous répondrez aux questions suivantes.

1°) Démontrez en quoi Robert Ménard est l’ami des femmes, et pas seulement l’ami des femmes de ménage. Vous chercherez tous les indices qui prouvent que non, ce n’est pas une déclaration misogyne mais bel et bien une défense du droit inaliénable des femmes à repasser.

2°) Vous justifierez à l’aide de trois arguments l’idée selon laquelle le repassage est une affaire de femmes, que jamais il ne sera possiblement envisageable qu’un individu mâle puisse s’approcher d’un outil chauffant. Vous expliquerez que depuis la nuit des temps, le repassage est un secret que les femmes se retransmettent de mère en fille et dont elles ont interdit l’accès aux hommes. (Vous pourrez vous appuyer sur des études des dessins de la grotte de Lascaux qui prouvent que pendant que l’homme chassait le mammouth à mains nues avec sa bite en lasso, sa congénère en profitait pour sournoisement repasser ses culottes en peau à l’aide de pierres chauffées.)

3°) Vous développerez l’idée audacieuse de Robert Ménard selon laquelle le repassage ce n’est pas une question de temps, de corvée, de truc chiant à faire mais bel et bien une affaire « d’envie ». Vous pourrez exploiter au besoin des données génétiques prouvant le plaisir à repasser chez les femelles guenons en Nouvelle-Guinée. Vous développerez ensuite l’idée selon laquelle le travail salarié a cruellement amputé la femme de cette envie fondamentale de repasser et conséquemment en quoi il est une déviance grave de l’ordre naturel des choses.

4°) Vous ferez la liste de toutes les idées modernes sur les rapports hommes/femmes qui n’apparaissent pas dans cette phrase.

5°) Vous essayerez d’expliquer l’absence totale de réaction des autres interlocuteurs.

6°) Vous réagirez à la phrase d’Isabelle Germain : « Robert Ménard, les femmes, elles t’emmerdent ».

[url]http://www.girlsandgeeks.com/2010/11/21/robert-menard-femme-repassage/[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 22 novembre 2010 à 11:30:57
J'ai eu le malheur de tomber sur cette émission deux ou trois fois. Les deux gueulards n'ont pas d'opinion, que des certitudes...
Question existentielle, qui est le plus imbuvable, Ménard ou Assholovitch ?
Deux beaufs qui se coupent mutuellement la parole, c'est extrèmement fatiguant pour le téléspectateur, qqchose avec les hémisphères du cerveau.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 24 novembre 2010 à 11:54:23
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Viol : la honte doit changer de camp !


En France : 75 000 femmes sont violées chaque année, 200 femmes sont violées par jour, 1 femme est violée toutes les 7 minutes. Ça fait beaucoup pour des « cas isolés »

Pour que ces crimes cessent, le Collectif féministe contre le viol, Mix-Cité et Osez le féminisme lancent aujourd’hui un manifeste contre le viol sur [url]http://www.contreleviol.fr[/url], signé par une centaine de personnalités, parmi lesquelles :

Isabelle Alonso, Anne Alvaro, Clémentine Autain, Zabou Breitman, Isabelle Carré, Eva Darlan, Mercedes Erra, Giulia Foïs, Marina Foïs, Florence Foresti, Geneviève Fraisse, Violaine Gelly ,Brigitte Gresy, Benoîte Groult, Gisèle Halimi, Natacha Henry, Françoise Héritier, Agnès Jaoui, Marie-Ange Le Boulaire, Nolwenn Leroy, Marie Moinard, Florence Montreynaud, Orlan, Michelle Perrot, Muriel Robin, Olivia Ruiz, Nathalie Rykiel, Sabine Salmon, Marion Sarraut, Colombe Schneck, Coline Serreau…

L’objectif de cette campagne est de briser le silence de la société qui entoure encore ces crimes. Nous voulons démonter les préjugés qui entourent le viol : dans 8 cas sur 10, la victime connaît le violeur et le plus souvent, le viol a lieu chez elle ou chez l’agresseur.
Seuls 2% des violeurs sont condamnés.

Nous refusons la culpabilité qu’on veut faire peser sur les femmes en considérant qu’elles l’auraient cherché. Le viol est le seul crime où l’on réussit le tour de force de faire croire que c’est la victime qui est coupable, et non l’agresseur.

Au delà des histoires individuelles, le viol est avant tout un fait de société, un crime sexiste, une marque que les relations femmes-hommes restent profondément inégalitaires en France. Cela doit changer.

Nous invitons femmes et hommes à signer la pétition en ligne sur le site [url]http://www.contreleviol.fr[/url], par laquelle nous exigeons notamment des moyens financiers supplémentaires des pouvoirs publics pour une meilleure prise en charge des victimes et des campagnes d’information et de prévention des violences sexuelles, parce que cette situation ne pourra changer que grâce à un changement des mentalités.

[url]http://osezlefeminisme.fr/article/viol-la-honte-doit-changer-de-camp[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 25 novembre 2010 à 10:52:54
et il n'y a pas que le viol !

à lire :

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"Quand tu te fais cogner" ([url]http://juralibertaire.over-blog.com/article-quand-tu-te-fais-cogner-61578944.html[/url])

    Le 25 novembre prochain sera la «Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes». Quoi qu’on pense de ce genre de journées, Mademoiselle y voit l’occasion de donner la parole à une amie, militante féministe d’une cinquantaine d’années, qui s’est régulièrement fait cogner par son ex-mari, instituteur et militant de gauche. Extrait de l’entretien :

 ([url]http://cequilfautdetruire.org/IMG/png/tanxx.png[/url])

«Quand tu as un cancer, tu sais que tu as un cancer, mais quand tu te fais cogner, tu ne te dis pas que tu es une femme battue.Tu te dis : “Ben mon mari, il a disjoncté, quoi ! Et puis demain ça va aller mieux !” […] Il était pas au chômage… Il était pas alcoolique… Tout allait bien, sauf que je m’en prenais plein la gueule quand je rentrais le soir. […] Rien qu’à la façon dont il fermait la porte, on savait comment il allait être… Et puis alors, il pouvait être charmant, adorable, rentrer avec des fleurs, avec des chocolats et tout, et puis un quart d’heure après, il se mettait à me cogner dessus, tu ne savais pas pourquoi. Parce que… je m’étais mis du rouge à lèvres, alors il pensait que j’étais allée voir un mec… Parce que je m’étais habillée un petit peu plus… élégamment… Ou alors, si j’allais quelque part, et que je restais trop longtemps […] Et en fait, un soir… quand je suis rentrée chez moi, ben il était complètement dingue. (Elle baisse le ton.) Il me disait : “Ouais ! C’est moi qui suis obligé de faire la vaisselle, parce que toi, tu vas aux réunions [de l’association féministe], Madame va à l’association (Elle imite son ton dédaigneux) !”… Et donc, il m’a tapée (Elle appuie sur le mot), mais alors tant qu’il a pu ! […] Le sang pissait partout… Parce qu’en fait, la dernière fois qu’il m’a tapée, il m’a tapé (Elle baisse encore le ton) avec une casserole et alors là (Elle me montre une partie de son crâne), ça s’était ouvert sur trois ou quatre centimètres, là, et ça pissait ! On avait une cuisine comme ici, tu vois, mais les éléments, ils étaient blancs, tout était blanc… Y avait du sang partout ! Tu vois, avec la casserole, il avait tapé (Elle refait le geste), ça avait éclaboussé, le sang, partout ! Alors j’ai commencé à prendre une serpillière, à nettoyer. […] Et un jour, je suis partie. Carrément, du jour au lendemain, j’ai quitté le domicile. Mais discret ! Enfin, tu vois, pas avec des valises et tout ça ! Je suis partie, j’ai pris des sacs plastiques et… j’ai foutu deux, trois… deux, trois trucs dedans, et voilà.»

 

    Mademoiselle ([url]http://juralibertaire.over-blog.com/ext/http://www.entrailles.fr/[/url]) - CQFD ([url]http://juralibertaire.over-blog.com/ext/http://cequilfautdetruire.org/[/url]) no 83, novembre 2010.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 25 novembre 2010 à 10:58:56
en général le viol conjugal est suivi ou précédé de violence...cet aticle montre bien que la violence ne se limite pas aux quartiers pauvres, aux pauvres alcooliques mais un homme éduqué peut être violent.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 25 novembre 2010 à 11:21:47
en voilà une autre de violence, heureusement que des citoyens et élus s'opposent à la viandardisation des corps :

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Miss France à Caen : "Nous ne serons jamais des dindes" - 22 novembre ([url]http://juralibertaire.over-blog.com/article-miss-france-a-caen-nous-ne-serons-jamais-des-dindes-22-novembre-61576193.html[/url])
 
([url]http://img507.imageshack.us/img507/5059/55846014.jpg[/url])

Concours Miss France : les candidates chahutées à Caen

Une dizaine de manifestants ont empêché le tournage d’un clip pour TF1, lundi après-midi, dans les rues de Caen (Calvados). Les 33 prétendantes au titre de miss France 2011, dont l’élection se déroulera le 4 décembre au Zénith de la ville, ont été contraintes de se réfugier à l’intérieur d’un magasin de prêt-à-porter pendant une demi-heure.

 ([url]http://img507.imageshack.us/img507/6545/43858427.jpg[/url])
 

«C’est bientôt Noël, mais on n’est pas des dindes», scandaient les militants, se revendiquant «féministes». «On ne veut pas bloquer le tournage, c’est juste histoire de marquer le coup», assurait Chloé, du collectif la Toison rouge ([url]http://juralibertaire.over-blog.com/ext/http://toisonrouge.canalblog.com/[/url]). Cette élection est «une belle occasion pour lutter contre la société patriarcale et contre le diktat de la beauté féminine superficielle», selon elle. Quelques badauds étaient présents pour voir les miss. «Vous êtes jalouses de leur beauté, c’est pour ça que vous les bloquez», leur a répondu une retraitée.

À Caen, lorsque les élus se sont prononcés sur la convention entre la ville, le Zénith et la société Miss France, les sept écolos de la majorité avaient voté contre, dénonçant «un concours rétrograde».
 

    Leur presse (Laurent Leclerc,
     Le Parisien), 23 novembre 2010.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 25 novembre 2010 à 11:55:57
J'ai vu les images sur Canal +. Ces miss étaient toutes fières d'avoir "corrigé" des fautes sur le tract distribué par les militantes.

Si la correction en question est celle qui apparaît dans l'article, il n'y avait franchement pas lieu de faire les malines.

(http://nsa19.casimages.com/img/2010/11/25/101125124753394760.jpg) (http://www.casimages.com)
En effet, quand le "patriarcat souhaite" il s'agit bien du singulier, mesdemoiselles; en outre, un sourire "vide de toute humanité" est non seulement une formulation correcte mais également plus adéquate du point de vue syntaxe.


Ensuite,
(http://nsa19.casimages.com/img/2010/11/25/101125124951719778.jpg) (http://www.casimages.com)
Il est à rappeler que, "on" est, à la base, un pronom indéfini qui représente la 3ème personne... du singulier. Personnellement, je suis pour la souplesse dans l'accord, quand on le sait représenter la multitude. Mais la règle, c'est le singulier.

C'est assez emblématique de la culture TF1, finalement. :]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 25 novembre 2010 à 12:07:19
ce qui démontre bien que finalement ce ne sont que des corps creux...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 25 novembre 2010 à 13:43:32
On est loin des Rosières du temps jadis !
Encore que cette tradition perdure encore à Suresnes, en Ile de France:
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La fête des Rosières
Chaque année la Fête des Rosières est célébrée à Suresnes.
A travers une cérémonie religieuse et une cérémonie laïque, deux jeunes Suresnoises méritantes sont récompensées par une couronne de roses, assortie de cadeaux et parfois même d’une dot, pour leur dévouement et leurs actions dans leur vie quotidienne. Elles s'impliquent dans leurs études tout en travaillant pour les financer, s'investissent dans des associations auprès de jeunes, de personnes âgées, seules ou démunies. Elles aident leur famille et leurs proches au quotidien.
source ([url]http://www.suresnes.fr/Culture-Loisirs/Animations/La-fete-des-Rosieres2[/url])
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 25 novembre 2010 à 14:41:12
Gaelle-Marie qui dt tout haut ce que je pense depuis des jours :frime1:

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Journée de la jupe : toi aussi, brandis ta chatte comme argument et milite avec ton cul !

([url]http://www.zonezerogene.com/wp-content/uploads/2010/11/jupe.jpeg[/url])
Militante féministe en pleine action

Afin de foutre en l’air la crédibilité de toutes les luttes militantes concernant de près ou de loin l’égalité des sexes, je t’invite, ô Lectrice, à démolir le travail des vraies féministes à cerveau (mâles, femelles et autres sexes). Oui, prends en main ton destin de femelle et sois une vraie victime-rebelle ! Surtout ne fais pas comme ces gens cérébrés qui privilégient la dignité de l’individu plutôt que son appartenance à un genre sexué.

Toi, tu es une femme avant d’être une personne, et puis tu es une vraie sacrifiée, une combattante. Tu as des choses à prouver. Mais pas avec ta tête.

Pour cela, rien de bien compliqué : au lieu de mettre en avant le contenu de ton cerveau indépendamment de ton sexe, cesse de réfléchir, et suis le mouvement initié par une association qui a servi la soupe à Besson. Tu n’auras plus besoin de réfléchir, il te suffira de brandir ta possession la plus glorieuse : ta chatte.

Alors si tu as envie de te joindre à la meute bêlante des femelles asservies aux codes superficiels, cette journée de la jupe est faite pour toi : le symbole frelaté d’une action militante, réduisant ton cerveau au contenu de ta culotte, te permettra de te rafraîchir les escalopes en te donnant bonne conscience. Aujourd’hui 25 novembre donc, mets une jupe et milite avec ton cul.

Simplement, après ça, fais-nous une faveur : quand les 3 suisses prétendront que ton point G est dans ta penderie, s’il te plaît, tais-toi. Tu te rendras service.

[url]http://www.zonezerogene.com/magazine/journee-de-la-jupe-toi-aussi-brandis-ta-chatte-comme-argument-et-milite-avec-ton-cul/25/11/2010/[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 25 novembre 2010 à 16:01:39
BravePatrie s'y met aussi :

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C’est la journée de la jupe ([url]http://bravepatrie.com/brave-patrie-madame/c-est-la-journee-de-la-jupe,789[/url])

La rédaction, jeudi 25 novembre 2010 - 11:22 Partager sur Facebook Tweeter Enregistrer sur del.icio.us Enregistrer sur Google Bookmarks Enregistrer sur Yahoo! Envoyer par e-mail

Déjà, on voit bien que ce sont les hommes, ces infâmes machos, qui ont fixé la date. Parce que porter une jupe pour être solidaire envers les victimes de violences conjugales, je veux bien, mais pourquoi faire tomber ce jour lorsqu’il fait -3°C dans les rues ? Ce serait plus sympathique en plein mois de Juillet tout de même.

C’est donc affublée d’une jupe en laine mohair et de bottes en peau fourrées que j’affirme ma solidarité envers mes chères amies victimes d’un mari un peu trop bourru à leur goût. Car, depuis l’affaire de Marie et Bertrand, tout le monde sait que les violences ne sont pas le privilège des pauvres. Nous aussi, nous avons des hommes, des couillus, à la maison. Nos violences sont tout aussi atroces, mais plus chic. Marie-Amélie qui l’autre jour avait raté la cuisson du rôti dimanche (ce qui lui a valu un 2/10 pour la cuisine par Melle Weednut) a reçu pour la peine un coup de ceinturon Hermès bien senti sur l’arrière-train. Plus technologique, Anne-Charlotte, toujours aussi nulle, n’a pas été capable de télécharger la recette de la Daube de Noël sur l’iPad de Jean-Sté. Fou de rage, celui-ci lui a brisé l’appareil sur le dos.

Ces exemples sont légion. Dans notre milieu, nous appelons cela le dressage domestique, ou encore l’ "Agility-mondain". Toutes ces histoires croustillantes alimentent les soirées-thé entre amies, mais contrairement à Sandy-Jennifer qui se répandait ce matin sur les chaînes d’information, nous avons la pudeur de garder cela pour nous.
Je tiens cependant à rendre justice à nos époux qui, égalité hommes-femmes exige, ne bronchent par lorsque, dans un réflexe de défense, nous leur envoyons notre flacon de Shalimar au visage.
En ce qui concerne l’égalité, je conclurai par ces mots de Raoul, grand philosophe PMU-Fluide Glacial, qui déclarait il y a déjà 20 ans : « L’égalité des femmes, je suis Pour. Comme je le dis toujours, c’est bien toutes les mêmes ».


ou

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Femmes battues : l’horreur au quotidien - en promo aujourd’hui seulement ! ([url]http://bravepatrie.com/societe/femmes-battues-l-horreur-au,788[/url])

La rédaction, jeudi 25 novembre 2010 - 10:34 Partager sur Facebook Tweeter Enregistrer sur del.icio.us Enregistrer sur Google Bookmarks Enregistrer sur Yahoo! Envoyer par e-mail

Hormis quelques associations droit-de-la-femmistes exceptionnellement tolérées ce jeudi, personne ne mentionne au quotidien les violences physiques et psychologiques dont les femmes sont victimes. Cette journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes permet de dévoiler l’horreur permanente, et de faire prendre conscience au plus large public des engrenages anodins qui mènent au pire. Témoignage.

Sa voix brisée et vulnérable a ému des millions d’auditeurs ce matin. Cindy [1] est le témoin du jour sur les antennes de Radio France. Pour elle tout a commencé, comme pour tant d’autres, par le conte de fées dont elle rêvait depuis qu’elle était petite fille et portait des robes de princesse.
Elle aimait son prince charmant et son prince charmant l’aimait, il lui apportait réconfort et protection dans les moments difficiles, elle savait l’apaiser par sa douceur et sa féminité.
Quelques années après, la peur s’est installée, et seule l’incarcération de son compagnon a permis à Cindy de s’émanciper.
Comme elle le dit elle-même : « S’il aurait pas été mis en prison, je ne sais pas si j’aurais eu le courage de le quitter. »

« Ça a commencé un jour comme les autres. Je n’avais rien fait de mal, le repas était bon, on discutait, puis il s’est levé pour aller coucher la petite. Quand il est revenu, il avait un Bescherelle à la main et il a commencé à me frapper avec.
Au début je ne voulais pas en parler, je maquillais mes bleus. Mais quand il a pris le Littré c’est devenu impossible pour les cacher. Alors je lui ai dit que j’allais partir, que j’allais prendre la petite et retourner chez ma mère, à Avignon. Ça a été terrible : il a essayé de m’étouffer dans la série bleue IGN 3041OT. Là j’ai appelé la police. »

Pour une Cindy sauvée, combien de femmes y laissent la vie ?
L’accent est aujourd’hui mis sur l’éducation, qui permettra, espèrent les organisateurs de cette journée, que plus jamais de tels incidents ne surviennent.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 25 novembre 2010 à 17:19:53
@ Raja

Difficile de concilier cette "exhibition"   et la rigueur climatique !
Au lieu d'une micro-jupe, puis-je te suggérer une jupe descendant aux chevilles
et, en guise de string, un shorty en pilou-pilou...  :frime1:
Un rhume de :fesse: , c'est long à guérir !

Euh... NPNS ... c'est Ni Pull, Ni Chemise ?

Vas-y, Raja, brandis ta chatte !
Pauvre Nefi !!!  :pleur3:
(http://nsa19.casimages.com/img/2010/09/20/mini_100920105356248361.jpg)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 26 novembre 2010 à 09:35:08
Moi aussi je vais monter une association pour l’égalité des droits entre hommes et femmes et qui viendra en aide aux femmes battues «  Belles et Putes » et croyez-moi ! Ça va cramer. :diable: :fouet2:
Bon !c’était la minute : on rigole , on se marre !

Trêve de plaisanteries.

Je n’aime pas trop l’idée qu’on se foute de la gueule des associations, surtout NPNS, bien elle va toucher du blé de Besson ou c’est déjà fait et alors ! Il faudrait savoir ce qu’on veut.
Lors du débat sur la burqa j’ai été touchée par les arguments de Raja m’expliquant que c’est aux assos de militer, d’expliquer, d’éduquer les femmes et non pas une énième loi bidon et répressive sarkoziene,(j’ai été aussi  sensible aux arguments de Kiosk) apparemment des femmes de cet avis comme Badinter, Fourest et Halimi ont été entendues, car si j’ai bien suivi, dans un premier temps ,on explique et dans un second temps on frappe.

Ensuite vous pouvez argumenter pour m’apprendre en quoi les représentantes de cette assos se trompent ou tout simplement pourquoi, elles vous débectent ?
C’est vrai que la journée de la jupe par ce temps ça peut paraître "malheureux " comme initiative mais c’est un détail qui n’a aucune espèce d’importance.

Vous pouvez aussi me dire que ça ne changera rien au problème ; Ce n’est pas avec une journée d’action pour dénoncer le nombre de femmes mortes sous les coups qui changera la mentalité des gars violents.

Cependant j’ai entendu parler d’une loi qui donnerait automatiquement raison à la femme battue lors du divorce ,elle gagnerait le droit de garder le logement et ce serait au tour des maris fautifs de se retrouver à la rue.
Dans la plupart des cas, c’est elle qui part et on lui colle un abandon de domicile conjugal, ou un divorce à l’amiable où personnellement ,je me suis retrouvée à la rue avec 10 000 francs de dommages et intérêts, la liberté était à ce prix.
J’ai opté pour le divorce à l’amiable car pour avoir des attestations témoignant des coups reçus devants les " copains " rien, plus personne, le vide intersidérale : la plus grande lâcheté dans toute sa splendeur . :nono: :pascontent1:

La famille est là pour vous soutenir mais ce n’est pas facile d’aller vivre chez les uns et chez les autres, il est dur parfois d’accueillir quelqu’un sous son toit, si c’est pour quinze jours ça va, j’ai erré 7 ans à droite à gauche.

Donc cette loi, je ne sais pas si elle est en vigueur actuellement mais je la trouve juste ,il faudrait qu’elle soit aussi étendue aux couples pacsés et non pacsés si l’appart est aux deux noms et bien sûr ,étendus aux hommes qui s’en prennent plein la gu….aussi par des femmes violentes.

Un petit séjours au ballon pour coups et blessures me semblerait juste aussi et me ferait le plus grand plaisir. :mrgreen:
Si vous avez des propositions de lois ou des idées pour régler le problème, je suis toute ouie ! :merci:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 26 novembre 2010 à 11:28:13
je suis d'avis que les femmes possèdent des tasers et hop un coup de taser dans les roubignolles :hehe:, non je plaisante.
la loi dont tu parles je suppose que c'est La loi du 9 juillet 2010 qui à mon sens ne va pas encore assez loin.
Tout comme la journée de la femme ou des violences faites aux femmes, c'est toujours hyper people, tu l'as justement dit pour moi les associations de terrain sont le mieux placés, elles connaissent leur travail, sont formés pour accueillir en vitesse une femme en grande difficulté ect...sauf que elles n'ont plus de moyens, le gouvernement hypocrite a coupé pas mal de subventions à certaines associations pour renflouer les caisses d'associations alibi, pour info les NPNS ont que très peu de membres, beaucoup de comités de l'époque ont fermés et certains marcheurs à l'origine du boom de cette association l'ont quitté et on fait part de leur mécontentement, la soeur de sohane faisant partie de ceux là.
quand on regarde les médias on a l'impression que NPNS est la seule association féministe ou pseudo je dirais alors que je connais des associations qui prennent en charge des femmes brisés, et à une vitesse folle, les hébergent dans des logements loin du mari ou conjoint, ces associations ne sont pourtant jamais mise en avant par les medias.
de plus je deteste le fait de racialiser, ethniciser la violence comme si les hommes de banlieue étaient seuls violents et les autres non...ah oui et aussi elles ne vont jamais dans les quartiers, ça ne les intéresse plus c'est pas assez médiatique, c'est mieux de faire des gala et des soirées.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 26 novembre 2010 à 11:48:26
d'accord je comprends mieux les réticences envers NP avec NS
 merci pour ces éclaircissements
 :merci:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 29 novembre 2010 à 13:14:39
excellent cet article :mdr1:
Citer
En pantalon à la soirée de la jupe


Mémorable soirée au Palais de Tokyo où l’association Ni putes ni soumises organisait une vente aux enchères de jupes appartenant à des personnalités pour la journée contre les violences faites aux femmes.

Ni putes ni soumises est contre le viol. Les Inrockuptibles, magazine engagé, ne peut qu’approuver et enchérir: non aux viols, non aux prises d’otages, non à la séquestration du prix Nobel chinois, non à l’exploitation sexuelle des enfants, non aux vols d’iPhone. C’est dit.

Jeudi soir donc, on luttait contre le viol au Palais de Tokyo, à Paris. En jupe, comme la journée qui lui est dédiée, parce que la jupe représente la féminité et vice versa. Toute nana normalement constituée incapable de se départir de son pantalon un 25 novembre (3° à Paris) ou émettant un doute sur le symbole suscite des regards de type: “Elle est pas bien celle-là, c’est quoi son problème.” Mais tout le monde reste très poli. On est là pour faire le bien.

Mannequins suspendus

Flagrante marque de sexisme: tous les vigiles sont des hommes. Indignation mentale. La salle, tu vois, c’est du béton au sol, des photos de meufs sur les murs et des jupes de célébrités suspendues tout le tour sur un bas de mannequin, avec un triangle bleu en néon (comme les colliers minables du 14 juillet qui arrêtent de faire de la lumière avant la fin du feu d’artifice) accroché en dessous, pointant vers le nom de la pimpante célébrité écrit par terre.

Pour qui kiffe les jupes, c’était the place to be. Rouge (Isabelle Alonso), à nénuphars (Agnès B.), noire et plissée (Sophie Marceau), écossaise (Inès de la Fressange), droite (Fanny Ardant). Elisabeth Badinter est écrit EliZabeth Badinter, ce que remarque immédiatement une blonde en mini-jupe. Comme quoi... Faut-il le préciser, toutes ces stars internationales ayant mieux à faire que d’aller vendre elles-mêmes leurs fripes aux enchères, on ne les a pas vues. Adjani était au Luxembourg, paraît-il.

Des scouts, Fadela Amara, Raymond Domenech

Destin implacable de l'association Ni putes ni soumises, il y a beaucoup de journalistes et pas de gens. Ah si, une délégation du scoutisme française. Une sorte d’animatrice vient les voir, et tente: “Alors les filles? C’est soirée aïpe? Soirée fachione?”

Mais oui, grave. Alors que la lumière rose et la musique lounge résonnent dans une ambiance salon Air France / morue de cocktail, LES PEOPLES ARRIVENT. Tous en même temps, une nuée de photographes les attend en haut de l’escalier, ils montent les marches comme à Cannes. Du lourd : Raymond Domenech et madame, Cyril Hanouna, Corinne Lepage et Fadela Amara, ouiiiiiiiii, la vraiiiiiie Fadela.

Sapristi de crénom d’une chienne de garde. Fadela Amara porte un pantalon. Devant les caméras, elle appelle à “assumer sa féminité, ne pas se cacher derrière des vêtements”. Peut-être n’a-t-elle pas compris qu’une caméra, ça filme. Peut-être le plan serré sur son visage l’épargnera de l’humiliation éternelle.

Qui veut la jupe d'Anne Roumanoff?

Techniquement, la soirée est difficile. La musique empêche d’écouter les conversations de tous ces gens qui ressemblent vaguement à des gens connus (notamment un sosie de Fidel Castro aux alentours de 1994) mais n’en sont pas. Pour nous aider, un homme porte un pull “Skilled guitarist”. Laisse moi deviner, tu es Jimi Hendrix? Il y a aussi une femme voilée en jupe longue. No comment.

Deux vieilles dames discutent. L’une ronchonne, l’aspect “show business” l’ennuie. L’autre la réconforte: “Oui mais le but c’est de faire de l’argent, elles sont obligées d’avoir des noms connus. C’est comme quand tu vends une toile de Damien Hirst, tu vends pas la toile d’un inconnu.” Un homme essaie de s’insérer dans son groupe de copines : “C’est vrai que c’est... c’est plutôt... bah tu vois c’est important.”

Dehors, autour du cendrier, des filles se plaignent de se faire siffler 40 fois par jour dans la rue. Mais il faut vite remonter, les enchères commencent. Le pitch : les jupes de stars citées plus haut vont à présent être vendues pour une bonne cause, la construction d’appartements relais pour les femmes victimes de violence. Une opération “vends ta jupe, fais pas ta pute”, en quelque sorte.

La présidente de Ni putes ni soumises, Sihem Habchi, remercie les gentils sponsors, dit que l’égalité c’est important et souhaite à Fadela Amara une bonne carrière politique. Celle-ci rit, probablement consciente de sa propre actualité.

Le président du palais de Tokyo, Pierre Cornette, assisté de Monia, jouera le commissaire-priseur. Ça tombe bien, c’est son métier. “Tous ceux qui utilisent la violence sont des lâches et des imbéciles”. Alors là, il a bien raison. La jupe d’Agnès B. part à 1000 euros, comme à peu près toutes. Cependant, personne ne veut de celle d’Anne Roumanoff et c’est très triste. La moitié ”journalistes” de l’auditoire sourit vaguement quand on présente la jupe de Claire Chazal comme “cousue sur fil d’AFP”. Pouët pouët.

“Ah, j’ai 1000 euros par ici”, s’exalte Pierre Cornette, qui possède un rire très angoissant. “J’ai dit 600”, répond le client. Petit malaise au moment de mettre en vente la jupe de Daphné Bürki, “qui se zippe et se dézippe facilement”. Ne pas relever. Ne pas relever.

Un mécène de jupes

Une consoeur journaliste nous le fait remarquer avec délicatesse: “En fait y’a que Domenech et sa femme comme peoples”. “Non, y’a Cyril Hanouna aussi.” “C'est qui?” “Euh sinon y’a Corinne Lepage”. “Ah ah ah.”

Monia clôt la vente: “Il nous en reste deux ou trois et ça se vide cruellement autour de nous, si vous pouviez vous rapprocher je me sentirais moins seule.” Elle veut en réalité annoncer une surprise de taille 36: “Cette jupe a été effleurée de la main par Nicolas Sarkozy, parce qu’elle appartient à Carla Bruni.” C’était “pas prévu” assure l’organisation. Genre, la fille qui sert de mannequin s’est changée dans les chiottes alors que Carla Bruni avait fait amener sa jupe par convoi exceptionnel? Fous toi de ma gueule.

Un monsieur, Abdel Aissou, a raflé les trois quarts de la vente. Au micro, il se décrit comme “un chef d’entreprise, compagnon de route de Ni putes ni soumises depuis le début”. Il est modeste, mais aussi énarque, “Monsieur diversité 2007”, ancien membre du cabinet de Villepin à l’Intérieur, chargé de remettre un rapport à Fadela Amara quand elle était ministre de la Ville, pote de Domenech. Et surtout, sauveur de la soirée. 11000 euros récoltés en tout, de tête environ 7000 de sa poche, merci à lui.

[url]http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/55798/date/2010-11-26/article/en-pantalon-a-la-soiree-de-la-jupe/[/url]

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 14 décembre 2010 à 12:45:23
pour ceux qui ont canal+ ce soir à 22h55 l'excellent "La domination masculine" :super:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 14 décembre 2010 à 13:52:35
Et en début de soirée Nina Hagen sur France 4 !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 15 décembre 2010 à 14:30:12
je conseille la lecture de ce sympathique billet sur les Fauteuses de trouble
http://www.fauteusesdetrouble.fr/2010/12/liberez-les-papas/
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Les hommes, grands absents de l’univers des enfants

Hélas, la réalité est loin d’être aussi souriante.

Certes, le congé paternité est un succès (voir encadré), mais en ce qui concerne le congé parental, il est majoritairement  pris par la mère. Il en est de même pour le temps partiel : d’après cette brochure du ministère du Travail, les salariés à temps partiel le sont pour des raisons familiales à 43% chez les femmes, mais à seulement 7% chez les hommes… Dans de nombreuses entreprises, il est encore plutôt mal vu, ou mal compris, pour un homme, de se mettre à 80% ou d’interrompre sa carrière pour élever ses enfants. Encore plus lorsque le père en question occupe un poste « à responsabilité ». Il semble que pour la majorité des gens, c’est toujours à la mère que revient la tâche d’éduquer les enfants.

Les pères ne sont pas valorisés en tant que tels, dans la société française actuelle.

Les hommes sont les grands absents de l’univers des enfants. Dans le secteur de la petite enfance (auxiliaires de puériculture, sages-femmes, personnel des écoles maternelles…), un nombre infime d’emplois est occupé par des hommes, toujours d’après la même brochure. D’ailleurs, quoi de plus éloquent que ces noms de métiers : « assistante maternelle » (99,1% de femmes, et pas d’équivalent masculin du terme, semble-t-il), « puéricultrice » (très rarement décliné au masculin), « sage-femme »… La possession d’un pénis est-elle incompatible avec l’exercice de telles fonctions ?
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 15 décembre 2010 à 17:43:58
Il y a beau temps, pourtant, qu'on avertit, chez les psy, sur la nécessité de cette présence du père pour que les enfants se construisent. Particulièrement un psychanalyste dissidente, Christiane Olivier. Dans Les Enfants de Jocaste, elle défend la thèse qu'une sexualité féminine épanouie tient à la présence concrète du père dans les premiers mois auprès de sa fille, pour la langer, la nourrir, etc.

Je crois que les Français manquent de souplesse au niveau de l'image de leur virilité, contrairement aux Scandinaves... A moins que ce soient de gros feignants?  :mrgreen:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 28 décembre 2010 à 10:31:57
On pourra toujours faire pire en 2011

Et voilà, encore une année à battre le pavé, et nous voilà maintenant. Mademoiselle a pris quelques mois de repos bloguesque, parce que parfois, la plume ne prend plus. Alors pour revenir en douceur, parce que ce n'est pas l'envie qui lui en manque, Mademoiselle vous propose une petite vidéo, histoire de se remettre en route pour l'année à venir.

http://www.dailymotion.com/swf/video/xgap5u?width=&theme=none&foreground=%23F7FFFD&highlight=%23FFC300&background=%23171D1B&start=&animatedTitle=&iframe=0&additionalInfos=0&autoPlay=0&hideInfos=0
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 11 janvier 2011 à 08:21:55
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Résolutions proféministes du Nouvel An pour les gars hétéro
Par Bill Patrick, Nouveau-Brunswick (Canada)

Avec la nouvelle année qui approche à grands pas, j'ai pensé que ce pourrait être un bon moment pour envisager des résolutions que peuvent prendre les gars hétéro pour garantir un monde plus juste pour les femmes et, ce faisant, pour se rapprocher également d'une identification complète à notre propre humanité. (Certaines de ces résolutions peuvent sans doute s'appliquer à des gars qui ne s'identifient pas comme hétérosexuels, mais comme je suis hétéro, c'est la seule population à laquelle je me sens compétent de faire ces suggestions). Alors voilà:

En tant qu'hommes hétéro, je propose que nous prenions les résolutions suivantes:

1. Prendre soin de nous-mêmes. Pendant trop longtemps, beaucoup d'entre nous ont négligé notre santé physique, mentale et spirituelle. Et pour beaucoup d'entre nous qui avons des femmes dans notre vie, nous avons été trop prompts à laisser ces responsabilités entre leurs mains. Les femmes prennent souvent nos rendez-vous chez le médecin ou le dentiste, et elles insistent pour que nous prenions soin de nous-mêmes. Et que faisons-nous en réponse? Nous les querellons de nous harceler! Alors reprenons la responsabilité de faire ces choses conçues pour nous garder heureux et en vie. Si nous voulons que les femmes qui sont dans notre vie soient là pour nous, alors nous devons nous assurer de faire les choses qui nous permettront d'être là pour elles!

2. Assumer la responsabilité de maintenir et de préserver nos relations sociales. Au fil des années, une des principales différences que j'ai remarquées entre les hommes homosexuels et hétérosexuels, c'est que beaucoup d'hommes gais travaillent efficacement à l'entretien et à l'amélioration de leurs réseaux sociaux. En contrepartie, beaucoup de gars hétéro n'ont tout simplement pas de tels réseaux. Je connais très peu de gars hétéro qui s'acquittent de tâches d'entretien social aussi simples que de poster des cartes postales en vacances, acheter des cadeaux à leurs neveux et nièces, se rappeler des anniversaires ou organiser des soupers ou des petites rencontres. Arrêtons de laisser à nos partenaires de sexe féminin la tâche d'entretenir nos autres liens sociaux!

3. Écouter les femmes. Je veux dire être vraiment à leur écoute. Ne les interrompez pas. Ne réfutez pas instantanément ce qu'elles disent. Évitez de les critiquer ou de rire d'elles. Faites juste écouter. Écoutez les femmes comme si elles étaient des êtres humains qui sont capables d'une pensée rationnelle et de commentaires judicieux. Parce que c'est ce qu'elles sont. Et si nous nous taisons assez longtemps, il se peut bien que nous apprenions quelque chose!

4. Demander aux femmes leur avis. Ce qui est encore mieux que de simplement écouter quand des femmes proposent une opinion, c'est de la leur demander! Là, nous sommes certains d'apprendre quelque chose!

5. Faire la lessive correctement. Vous et moi savons que nous connaissons tous la bonne façon de faire une lessive. Il est temps d'arrêter de feindre l'ignorance. Et pour les quelques gars qui ne savent réellement pas comment faire, vous pouvez l'apprendre! C'est beaucoup plus facile que de faire une vidange d'huile, percer un baril de bière, réparer une toilette qui fuit ou brancher ce nouveau téléviseur à plasma.

6. Éliminer les propos misogynes de ce que vous dites - et de ce que vous pensez. Quand une femme vous coupe au volant, ne pas la traiter de « salope » - même mentalement!

7. Avoir nos propres condoms et proposer de les utiliser avant que notre partenaire ait à nous le demander. Il n'y a qu'à enfiler ce satané machin. Nous le lui devons bien. Et nous le devons à nous-mêmes.

8. S'abstenir de toute activité sexuelle qui objective, exploite, blesse ou rabaisse les femmes.

9. N'avoir que des relations sexuelles que nous savons avec certitude être consensuelles. Cela signifie qu'elle n'est ni ivre, ni confuse ni craintive, et que nous ne sommes pas non plus. Qu'elle n'a pas été manipulée ou forcée. Et nous non plus.

10. Honorer pleinement tout engagement que nous avons pris en matière de pension alimentaire pour enfants - quel que soit notre degré de ressentiment ou de désaccord avec la mère. Même si nous pensons que leur mère n'est pas une bonne personne, voulons-nous vraiment que nos enfants pensent la même chose de nous?

11. Régler tout conflit que nous avons de façon non violente et non abusive. Cela devrait aller de soi. Mais la réalité est que la société irait beaucoup mieux si plusieurs d'entre nous vivions de cette façon.

12. Dire à un autre homme que nous l'aimons. Et le penser vraiment. Si nous n'avons pas au moins un autre homme dans notre vie à qui nous pouvons dire ça, alors cette résolution devrait être d'en trouver un. Il y a des milliards d'hommes sur cette planète. Nous pouvons certainement tous en trouver au moins un qui mérite notre amour et notre affection!

13. Travailler à éliminer notre homophobie. L'homophobie détruit notre lien avec tous les autres hommes. Elle nous empêche de nous aimer les uns les autres. Et nous devons tous être en mesure de nous aimer profondément. En tant qu'hommes, nous méritons d'être en mesure de donner et de recevoir un tel amour - et pas seulement des femmes.

14. En apprendre plus au sujet du féminisme. Il y a toujours beaucoup plus à apprendre au sujet du féminisme. C'est l'un des plus puissants mouvements de libération de notre temps. Nous devons à nous-mêmes - et aux femmes de la planète - d'en apprendre davantage à ce sujet! Le féminisme est incroyablement diversifié. Il y a de bonnes chances que nous ne soyons pas d'accord avec tout ce que nous y rencontrerons. Mais au moins, nous en saurons assez pour réagir de façon éclairée (plutôt que réflexe) aux divers éléments de la lutte pour la libération des femmes.

15. Tenir au moins certaines de ces résolutions. Un des aspects ironiques de la compilation d'une telle liste est que les femmes ont, en fait, beaucoup plus de chances de tenir leurs résolutions que nous les hommes. Alors essayons de surprendre tout le monde en tenant quelques-unes de ces promesses! Nous le devons aux femmes. Nous devons à la société. Et nous le devons à nous-mêmes.

(Version française : M. Dufresne)
[url]http://billsprofeministblog.blogspot.com/2010/12/pro-feminist-new-years-resolutions-for.html?spref=fb[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 11 janvier 2011 à 10:14:39
Eh ! J'ai pas un si mauvais bilan !  :mrgreen: (me la pète-je)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 11 janvier 2011 à 11:00:41
tu es même à la pointe du féminisme :hehe:
Titre: Re : Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 11 janvier 2011 à 13:36:26
Eh ! J'ai pas un si mauvais bilan !  :mrgreen: (me la pète-je)

Attends... Je vérifie...

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12 . Dire à un autre homme que nous l'aimons.

Dis, Timbur... Tu m'aimes ?

 :mdr1: :mdr1: :mdr1:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 11 janvier 2011 à 19:57:19
Bien sûr, mais pour ce faire, un passage en mode d'jeun'z s'impose.  :mrgreen:

[mode d'jeun'z/on]
Wesh Sarkome, comment j'te kiffe, grave chanmé !
[mode d'jeun'z/off]

Ca y est, c'est fait.  :mrgreen:




...Amis des clichés, bonsoir. :]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 23 janvier 2011 à 12:24:53
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La bonne française

Selon le Figaro d'hier, 20 janvier 2011, "la Française a en moyenne deux enfants". Rien à voir avec "la charolaise" qui elle, est plutôt connue pour sa bonne viande.

Depuis quelques jours, Lafâme française est couverte de compliments... parce que elle a fait beaucoup de bébés en 2010 (prononcer des bèèèbèèès) : 828 000 enfants en 2010. Nous avons atteint les 65 millions de personnes en France, vous rendez-vous compte ? C'est merveilleux, enfin une bonne nouvelle et une sacrée dose d'optimisme, braille-t-on sur les plateaux télés, surtout que les bèèbèès c'est trop mignon, c'est l'avenir, c'est quand même le minimum qu'on demande à une femme, et ce qu'elle fait de mieux. Non, ça, on ne peut pas le dire aussi clairement. Mais on le pense bien fort.

Voilà donc, la grande messe de la natalité recommence chaque année, avec son lot d'explications vaseuses entrecoupées par quelques gluantes remarques sur l'espoir que peuvent représenter pour le pays ce bataillon de petits bras potelés appelé à téter de l'intérim dans 20 ans, cette réserve de soldats en couches qui apprendront à se vendre pour devenir de jolis petits loups sur le marché de l'emploi.

Kévin, Léa, bienvenue.

Mais avant d'aborder votre avenir, nous allons parler de ce que votre douce présence, merveilleuse et réconfortante, va faire à votre chère môman. Outre l'épisiotomie, la culpabilité d'avoir bu un verre de vin pendant la grossesse, la honte de ne plus être désirable pour Jules avec ces affreuses vergetures.

Mettons nous d'accord dès le départ, c'est pas de votre faute à vous, et de toutes façons vous le paierez à votre tour, et plus vite que prévu : l'échec scolaire va vous guetter dès la maternelle. Alors ne vous en faites pas, vous en baverez ailleurs que dans votre joli bavoir. Mais pour l'instant, occupez vous juste d'essayer de digérer comme vous pouvez le lait premier âge qu'on vous colle dans le gosier, faites des trucs de filles -un gentil gazouilli- si vous êtes une fille et des trucs de garçons -une grosse colère affirmée- si vous êtes un garçon, pour rassurer tout le monde, ça suffira.

Ce n'est donc pas de votre faute, et Mademoiselle ne doute pas une seconde que votre arrivée soit un vrai bonheur pour votre entourage. Vous ne l'avez pas entendu, mais vos parents ont certainement dit un truc comme "c'est le plus beau jour de ma vie" quand vous vous êtes pointés. Ils disent tous ça.

Ce n'est pas de votre faute, mais ça démangeait Mademoiselle de mettre quelques bémols à cette effusion de joie version Poupina.

Alors, môman, toi qui viens de mettre un bèèbèè au monde, sache qu'à partir de maintenant tu ne vas plus VIVRE. Non, non. Tu vas CONCILIER. Et même que ça ne va pas toujours être une réussite.

On va te demander d'être une Lamère, une Lafâme, une Lafâmactive et une Lafâmageorges (une amante quoi). Et sache le, tu vas te louper. Enfin, plus tu vas faire de gosses, plus tu as de chances de te louper, de te faire avoir jusqu'au trognon. Et tu penseras que c'est de ta faute, parce que tout est censé être fait pour que Lafâme concilie dans la bonne humeur.

Peut-être que tu vas très bien le vivre, peut-être même que tu vas échapper aux statistiques, mais sache le, elles courent très vite.

Avant d'aller plus loin, arrêtons nous une seconde.
Ce texte ne s'adresse pas à celles qui...

- ont un mec/mari génial qui les aide beaucoup ;

- pensent que c'est mesquin de voir les gosses comme ça.

D'abord, sachez le, Mademoiselle croise en majorité des femmes qui ont "un mec vachement bien qui les aide beaucoup". Rappelons cependant que "aider" ne signifie pas partager. Ça signifie donner un coup de main à la personne en charge de réaliser une tâche. Ce n'est pas une obligation, c'est un "plus", et on n'est pas obligé de renouveler l'offre.

Mais tout de même, devant tous ces témoignages de femmes ayant des maris "vachement bien", Mademoiselle s'est posé des questions :

Où les statisticiens de l'INSEE vont-ils chercher leurs chiffres pour trouver une répartition si inégale des temps domestiques entre hommes et femmes, puisque tout à l'air merveilleux ?

Passeraient-ils une annonce du type :

"Institut respectable cherche gros macho vissé au fauteuil et femme soumise attachée à son aspirateur pour produire des statistiques faussées ? "

Faut croire. À moins que l'INSEE ne soit un véritable repaire de féministes. Mais lorsqu'on voit qu'ils comptent le jardinage/bricolage dans le temps domestique, permettez moi d'en douter. Nous reparlerons certainement de cette histoire de bricolage, elle vaut le détour. Mais pour l'instant passons.

Sur le caractère mesquin de ces remarques, eh bien... oui, je le reconnais, il est terriblement mesquin de se pencher sans cesse sur ce qui ne va pas. Manque d'optimisme chronique. C'est un peu comme parler du chômage au lieu de se concentrer sur les gens qui ont du boulot et qui font tourner l'entreprise France. D'ailleurs, la transition est toute faite. Parlons du chômage et des bèbèès.
Le double effet "kiss cool" du bèbèèè :

Être mère, c'est comme une promesse Kiss cool : "Avec des effets qui se vivent physiquement". D'abord, on trouve ça doux et agréable, ensuite, ça vous arrache un peu la gueule. C'est le concept. Que voulez-vous. Et c'est justement ce que les présentateurs télé et journalistes (quelle différence ?), ont oublié de vous dire, après avoir chanté les louanges de la maternité.

Prenons un exemple.

Si Jeanine et Gérard ont deux enfants, dont un a moins de trois ans :

- Sache que toi, Jeanine, tu vas consacrer 6 heures 27 par jour en moyenne à t'occuper de la maison, des courses, des gosses.

- Quand à toi, Gérard, tu vas y consacrer en moyenne 2 heures 37.

(Pour ceux et celles qui n'y croient pas, les chiffrent sont là, Principaux temps sociaux au cours d'une journée moyenne selon le type de ménage, sur le site de l'INSEE.)

Mais, allez vous me dire, que fout Gérard pendant que Jeanine se démène ? Facile. Il bosse. Enfin, je veux dire, comme Jeanine, sauf qu'il est PAYÉ, lui, pour le faire. Et qu'il va parler à des gens qui ont plus de 5 ans pendant sa journée. Non pas que Léa n'ait pas une conversation passionnante du haut de ses 5 ans, ou que Bob l'éponge ne soit pas un programme sympa à regarder. Entendons nous bien.

En image, ça donne ça, (en moyenne évidemment, et toujours selon les chiffres de l'INSEE cités plus haut) :
([url]http://www.entrailles.fr/public/Images/natalite/.Jeaninie_1_m.jpg[/url])

([url]http://www.entrailles.fr/public/Images/natalite/.Gerard_1_m.jpg[/url])

On voit donc que "les nouveaux pères" étaient malheureusement absents lorsque l'INSEE a fait ses enquêtes, c'est pas de bol, non vraiment.

Bref, voyez bien, chères mômans, que vos journées ne vont pas ressembler à celles des pôpas.

En terme d'emploi, cela se traduit assez concrètement : avec deux enfants, les femmes actives sont 37% à être à temps partiel, contre 3.8% des hommes. (source INSEE).

Et ce n'est pas la maternité en soi que Mademoiselle pointe du doigt. En couple sans enfant, les femmes font déjà le double de tâches ménagères (4h14 contre 2h03 pour les hommes. même source). Sur de telles bases, il n'y a rien d'étonnant à ce que l'arrivée d'enfants au sein du couple se traduise de cette façon.
À rebours des calculs...

Selon le Figaro, nous ferions des gosses "à rebours des calculs". Très juste. Lafâme devrait faire plus de calculs.

"C'est l'un des charmes de la France. On s'y plaint sans cesse. Mais, chaque année, une moisson de nouveau-nés semble célébrer l'avenir. À rebours de la morosité européenne, des précautions, des craintes et des calculs, les Français savourent les joies de la paternité."

Oui paternité, parce que c'est le masculin qui l'emporte pour le terme. Les femmes, elles, combattent bien mieux les couches sales.

"Ces dix dernières années, la famille traditionnelle s'est fragilisée mais pas le désir d'enfants."

L'instinct de la Nation. À en faire ovuler des foules de Lafâme.

Dans Libé, on apprend que "Cette spécificité française est attribuée à sa politique familiale. Dans l’Hexagone, on concilie relativement bien activité professionnelle et natalité." (Libération du 19/01/11)

Heureuses de l'apprendre ?

«Tous les pays qui favorisent cette conciliation ont un taux de fécondité parmi les plus élevés», pointe France Prioux. C’est le cas de la Norvège (1,98) ou de la Suède (1,94), qui ont des taux de fécondité proches du nôtre. En revanche dans les pays où, traditionnellement, la tâche d’élever l’enfant revient à la mère, les taux de fécondité sont plutôt bas." (Libération du 19/01/11)

Parce que dans notre pays, la tâche d'élever les enfants ne revient pas à la mère ? Rappelle nous les chiffres Jeanine.

Pour deux enfants, dont un âgé de moins de trois ans, Lafâme consacre 2 heures 35 de soins aux enfants, contre 0 heures 56 pour les hommes.

Ah, ben heureusement que la tâche ne nous revient pas dis donc, Jeanine. Qu'est-ce que ce serait sinon.

Heureusement Le Figaro est plus honnête et parle des françaises qui "assument maternité et travail". (Le Figaro, 20/01/11)

Ah oui, "assumer" est l'autre terme avec "concilier", pour dire qu'on se fait exploiter. Assumer, c'est signe de maturité. exemple : un ado n'assume pas toujours les conséquences de ses actes ; une Lafâme névrosée n'assume pas toujours sa féminité. Voyez ?

Bref, notre "modèle intéresse", figurez-vous :

"Des experts venus du monde entier cherchent à percer les secrets des Françaises, qui assument maternité et travail et jouissent d'une longévité exceptionnelle!" (Le Figaro, 20/01/11)

Vous le voulez le secret ? Un patriarcat toujours bien assis sur ses bases, renforcé par une novlangue nous ramenant à la maison en douceur, à coup de cocooning, de déco zen, de "retour de la maternité", d'horloge biologique, ou de temps partiels imposés.

Et hélas, tout est fait pour garder le secret.

[url]http://www.entrailles.fr/index.php?post/la_bonne_francaise[/url]


 :mdr1: :mdr1: :mdr1: :mdr1: :mdr1: je l'adore
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: vio le 23 janvier 2011 à 13:01:26
mais de quelle politique familiale parle-t-on ?! c'est se foutre de la gueule du monde que d'ériger la politique familiale française en modèle ...Je crois me souvenir que la durée de nos congés maternité ne sont pas même pas en conformité avec les recommandations européennes ....Qu'il n'y a pas d'allocations pour le 1er enfant ....
Et pas suffisamment de crèches, que les parents (la mère, soyons clair) travaillent à temps partiel pour élever ses mômes . Et des moyens de pression ridicule pour obliger les pères à donner pension alimentaire (30% des pensions impayées en France).
Moi, j'ai un seul môme parce que la galère de l'éducation  d'un enfant , j'ai fait une fois mais on ne m'y reprendra pas ...(Même si je l'adore , mon môme, bien sur ....)
Titre: Re : Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 23 janvier 2011 à 14:23:02
Moi, j'ai un seul môme parce que la galère de l'éducation  d'un enfant , j'ai fait une fois mais on ne m'y reprendra pas ...(Même si je l'adore , mon môme, bien sur ....)
Je crois que je vois assez bien ce que tu veux dire... ... ...  :gene:

Sur les chiffres cités, je trouve les 2h35 quotidiennes de soin aux enfants très étonnantes. Intuitivement, j'aurais plutôt dit 5 ou 6 heures, mais il est vrai que le modèle sur lequel je me base à moins de deux ans, soit pile l'âge ou il est très compliqué à nourrir, et comme il s'agit d'un curieux insatiable, très demandeur d'attention. (mais c'est meugnon un môme qui vous court après avec un livre à la main) -- [Précisions: ce n'est pas le mien, mais je suis en stage un jour par semaine depuis sa naissance ou peu s'en faut. Il est adorable ce petit, mais il m'a fait franchement beaucoup relativiser le bonheur de la maternité, en ce sens qu'en temps que chef d'entreprise j'ai bien pris conscience d'à quel point c'était mon entreprise ou la maternité. Mais pas les deux. Juste mort. :triste1: ]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 16 février 2011 à 19:06:44
http://www.dailymotion.com/swf/video/xh20an?theme=none
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 16 février 2011 à 21:54:14
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Selon le Figaro d'hier, 20 janvier 2011, "la Française a en moyenne deux enfants". Rien à voir avec "la charolaise" qui elle, est plutôt connue pour sa bonne viande.

Oui ,c’est bien !seulement entre 1986 et 1989 (de mémoire) la femme française faisait 2.4 enfants en moyenne ,donc le taux baisse inexorablement . Le figaro peut toujours se gargariser en faisant des comparaisons avec les autres pays européens, c’est une illusion ! dans 20 ans à ce rythme là ,ce sera 1.6 enfants par femme.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 17 février 2011 à 08:50:19
Les chiffres sont faux bien sûr.
2 enfants selon le Figaro, 7 arabes selon le FN.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 19 février 2011 à 03:31:41
Des promesses, encore des promesses...

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Le gouvernement prévoit d'imposer la parité dans la haute fonction publique
.
Il était temps. "Avec seulement 16,1% de femmes hauts fonctionnaires, l'Etat est loin de montrer l'exemple", s'indigne Angèle Malâtre, chargée d'études à l'Institut Montaigne. Sa dernière étude promet d'apporter de l'eau au moulin de la députée UMP Françoise Guégot, qui doit bientôt remettre son rapport sur l'égalité hommes-femmes dans l'administration.

Capital.fr : D'ici 2017, les grandes entreprises devront obligatoirement compter 40% de femmes dans leur conseil d'administration. Mais l'Etat respecte-t-il cette loi ?
Angèle Malâtre : Pas du tout. Malgré loi sur l'égalité hommes-femmes dans la fonction publique en 2001, une charte et treize plans pluriannuels adoptés par différents ministères, la situation a peu évolué. Si la fonction publique est largement féminisée (ndlr, 51% des effectifs), les femmes n'occupent que 16,1% des postes de direction !

Capital.fr : Les grands corps d'Etat sont-ils plus exemplaires ?
Angèle Malâtre : Ce sont au contraire les plus étanches : pas une vice-présidente au Conseil d'Etat depuis 1944, pas une présidente à la Cour des Comptes depuis 1946… Sur les 570 postes nommés dans la haute fonction publique par le gouvernement, seuls 11,6% sont des femmes. Dans l'enseignement supérieur, le bilan n'est pas plus brillant. Sur les 94 sièges de présidents d'université, neuf sont occupés par des femmes. Et la liste de telles inégalités est longue.

Capital.fr : Ces femmes disposent-elles des compétences pour occuper de tels postes ?
Angèle Malâtre : Ce n'est pas le vivier qui manque. Les femmes occupent 57% des postes de fonctionnaires de catégorie A, c'est-à-dire d'encadrement. Et les 10 dernières promotions de l'ENA comptaient 30% d'étudiantes. Mais elles ont tendance à s'autocensurer et ont plus de mal à être cooptées par leurs pairs masculins.

Capital.fr : C'est donc avant tout une question culturelle…
Angèle Malâtre : Pour faire évoluer les mentalités, une parité volontariste avec des objectifs chiffrés me paraît indispensable. Notamment dans les jurys des concours de l'administration. Je suggère qu'il y ait au moins 40% de femmes par jury et d'alterner systématiquement les deux sexes à la présidence. Pour tous les postes nommés par l'exécutif, il faut imposer la stricte parité.

Capital.fr : Cette méthode des quotas est pourtant loin de faire l'unanimité…
Angèle Malâtre : Certes, mais aucunes incitations concertées ont jusqu'ici abouti. La loi impose déjà la parité sur les listes électorales. Pourquoi ne pas aller plus loin ? Une impulsion sur les plus hauts fonctionnaires irriguera tout l'encadrement dans la fonction publique, et indirectement, dans les entreprises privées.

Propos recueillis par Sandrine Chauvin


© Capital.fr  (http://www.capital.fr/carriere-management/interviews/les-quotas-de-femmes-sont-indispensables-dans-la-haute-fonction-publique-577217?xtor=EPR-228)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 19 février 2011 à 08:53:52
pfff j'y crois pas une seconde, le gouvernement n'est même pas paritaire.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 21 février 2011 à 11:19:44
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Cantonales : où sont les femmes ?

"Les hommes n'aiment pas abandonner les lieux de pouvoir", constate Marie-Françoise Pérol-Dumont, présidente socialiste du département de la Haute-Vienne, l'une des rares femmes à détenir un tel mandat en France. En effet, les conseils généraux, dont les élus seront partiellement renouvelés lors des élections cantonales des 20 et 27 mars, font partie de ces lieux où la gent masculine protège son entre-soi.

La loi du 6 juin 2000 sur la parité en politique a cependant amorcé une féminisation des assemblées. L'Assemblée nationale compte aujourd'hui 112 femmes sur 577 députés, soit près de 19 % des élus. Le Sénat fait un peu mieux avec 22 % de femmes sur 343 sénateurs. Mais sur les 101 conseils généraux que compte la France, seulement 6 sont présidés par une femme.

87 % D'HOMMES DANS LES CONSEILS GÉNÉRAUX

Si les présidences départementales sont accaparées par les hommes, c'est qu'elles sont souvent le reflet de leurs assemblées, constituées à plus de 87 % par le genre masculin, selon l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes (OPFH). En 2011, certains conseils généraux sont encore exclusivement masculins. Ainsi, le département du Tarn-et-Garonne, présidé par l'ancien ministre Jean-Michel Baylet (PRG), ne compte aucune femme parmi ses trente élus. Aucune femme non plus aux côtés des 22 conseillers généraux de l'Ariège, présidé par le socialiste Augustin Bonrepaux.

Beaucoup d'autres départements, dotés d'exécutifs de droite, de gauche ou du centre, ne font guère mieux : les départements du Haut-Rhin, présidé par Charles Buttner (UMP) ; des Vosges, présidé par l'ancien président du Sénat Christian Poncelet (UMP) ; de l'Orne, présidé par Alain Lambert, ancien ministre du budget (UMP) ; de l'Indre, présidé par Louis Pinton (UMP) ; de la Haute-Savoie, présidée par Christian Monteil (DVD) ; et du Gers, présidé par le socialiste Philippe Martin, ne comptent qu'une femme dans leur conseil.

La loi du 26 février 2008 était censée "renforcer la parité au sein des conseils généraux". Le texte a institué un(e) suppléant(e) de sexe opposé aux candidat(e)s aux élections cantonales. En cas de décès ou de démission, le suppléant ou la suppléante remplace le titulaire sans élection partielle. Une manière de forcer une féminisation au compte-gouttes des conseils généraux. "Un artifice", juge Josette Durrieu, présidente PS du conseil général des Hautes-Pyrénées. "On fait semblant de jouer le jeu de la parité, mais on ne laisse monter les femmes que pour des fonctions de doublure", regrette la sénatrice. Une analyse recoupée par les calculs de l'OPFH : "Le dispositif a visiblement conduit à reléguer les femmes aux fonctions de suppléantes, puisque 79,1 % des titulaires investis furent des hommes en 2008."

"LES HOMMES NE SE POSENT JAMAIS CE GENRE DE QUESTIONS"

Le mandat de conseiller général ne se gagne pas sans "aller au charbon", explique une élue. Les élections cantonales sont un scrutin uninominal à deux tours, et les enjeux rattachés à ce mandat sont locaux. Les candidats se doivent donc de tisser un réseau qui les ancrera sur le territoire. "Ce type de scrutin les oblige à se frotter avec le terrain, aux électeurs", témoigne Claude Roiron, présidente PS du conseil général d'Indre-et-Loire. "Il est souvent plus simple d'être un homme pour s'investir dans cette course locale", poursuit-elle. "Un conseiller général ne touche qu'entre 1 500 et 2 500 euros d'indemnités, il n'a pas de retraite, il doit donc souvent conserver une activité à temps partiel en parallèle ou cumuler un autre mandat. A cela, les femmes doivent souvent ajouter la charge de l'éducation de leurs enfants, celle de leur foyer. Elles doivent y ajouter une vie militante, une vie politique souvent active le dimanche. Et enfin il faut trouver un compagnon qui l'accepte... C'est chronophage."

"Nous avons longtemps été un peu inhibées dans nos ambitions politiques", estime Josette Durrieu. Beaucoup d'entre nous ont pensé que le simple fait d'être une femme pouvait nous faire courir un risque dans le gain du mandat pour lequel nous postulions. Les hommes ne se posent jamais ce genre de questions", estime la présidente.

UN UNIVERS "MACHISTE"

Les conseils généraux conservent "une image de notabilité avec un scrutin de territoire qui s'appuie sur des élus locaux, souvent ruraux", explique Claude Roiron. "Nous sommes dans un univers machiste et misogyne où il n'est pas encore accepté qu'une femme puisse détenir le pouvoir", poursuit-elle. Le principe de parité hors d'une obligation législative ou réglementaire ne s'impose pas pour de nombreux décideurs politiques ."Il faut donc contraindre par la loi et imposer aux partis qui ne jouent pas le jeu des pénalités financières plus dissuasives", estime Marie-Françoise Pérol-Dumont.

Néanmoins, la riposte que prévoit la présidente socialiste du département de la Haute-Vienne ne fait pas l'unanimité chez ses consœurs. Si la plupart des femmes politiques reconnaissent l'impact positif de la loi pour la parité dans la féminisation du personnel politique, un renforcement d'une politique coercitive ne fait pas consensus. "Est-ce que la loi sur la parité fait monter les meilleures d'entre nous ? Je ne le crois pas", tranche Josette Durrieu. Les Britanniques, les Scandinaves ont de longue date imposé la parité dans leurs systèmes électifs. Cependant, au sein des assemblées européennes, ces élues, on ne les entend pas..."

"Les pénalités financières pèsent surtout sur les petits partis sans grands moyens, alors que l'UMP et le PS paieront les amendes comme ils l'entendront", avertit Hermeline Malherbe, récemment élue présidente du conseil général des Pyrénées-Orientales (DVG).

Enfin, malgré une réglementation plus stricte concernant le respect de la parité, les circonvolutions pour échapper à l'esprit de la loi ne manquent pas. "Les conséquences de la loi sur la parité sont que les femmes sont choisies pour remplir les cases vides des circonscriptions, des cantons que l'ont croit perdus d'avance", témoigne Josette Durrieu. "L'objectif est de remplir les quotas, d'éviter au parti de payer des amendes, mais pas de favoriser la féminisation de l'exécutif politique."

Quant aux conseils des régions, si la loi impose la parité pour les élections régionales via un système de liste (hommes et femmes en alternance), "combien de femmes sont présidentes de région ?", questionne une élue. Réponse : deux. Ségolène Royal en Poitou-Charentes et Marie-Guite Dufay (PS) en Franche-Comté. Sur 22 régions.

"Longtemps, aux législatives comme aux cantonales, on a présenté des femmes dans les bastions de la droite, là où le profil sociologique de la population nous donnait perdantes", raconte Marie-Françoise Pérol-Dumont. "Eh bien, certaines ont fini par gagner", conclut-elle, malicieuse.

[url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/21/cantonales-ou-sont-les-femmes_1482327_823448.html#ens_id=1468778&xtor=RSS-3208[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 25 février 2011 à 12:04:37
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Sortie féministe contre le Conseil général du Tarn-et-Garonne à 100% masculin

Quatre femmes affublées de belles barbes ont interrompu ce jeudi 24 février la séance budgétaire du conseil général du Tarn-et-Garonne pour interpeller l'assemblée 100% masculine présidée par Jean-Michel Baylet, président du PRG, a constaté un correspondant de l'Agence France Presse.

«C'est exceptionnel en France puisque, avec l'Ariège, vous êtes les deux seules assemblées départementales à avoir résisté à la présence des femmes: encore bravo!», ont lancé ironiquement ces femmes, membres du "collectif de la barbe".

«Messieurs, il vous reste une dernière élection départementale en mars prochain, et pour finir en beauté, nous comptons sur vous pour faire à nouveau barrage à toute créature femelle voulant s'immiscer dans vos rangs», ont-elles ajouté.

Jean-Michel Baylet a répondu en fin de séance qu'il espérait que la situation s'améliorerait avec les cantonales des 20 et 27 mars et «l'arrivée d'une ou plusieurs femmes». Il a rappelé que sa propre mère, Evelyne-Jean Baylet, avait présidé le conseil général du Tarn-et-Garonne dans les années 1970

[url]http://www.libetoulouse.fr/2007/2011/02/sortie-f%C3%A9ministe-contre-le-conseil-g%C3%A9n%C3%A9ral-du-tarn-et-garonne-%C3%A0-100-masculin.html[/url]

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 28 février 2011 à 11:46:50
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Des féministes du groupe la Barbe briquent le "Parquet" de la Cour de Cassation
Dura lex? Duralex! la justice aux hommes, la vaisselle aux femmes
[url]http://www.youtube.com/v/5CEIkQ_O6zY&hl=en_US&feature=player_embedded&version=3[/url]"></param><param name="allowFullScreen" value="true
7 activistes du groupe féministe la Barbe, se sont invitées ce matin à la Cour de Cassation de Paris, à l'occasion du Bicentenaire du Code Pénal, en présence du Garde des Sceaux Monsieur Michel Mercier.
Elles ont félicité avec leur ironie coutumière la Cour de cassation conjointement avec le Sénat d'avoir choisi, pour incarner cette continuité, d'éminents professeurs et magistrats, exclusivement des hommes, pour éclairer les débats.
"Cette composition virile est à l'image du Parquet général près de la Cour de cassation, dont 40 des 48 membres sont des hommes. Car s'il est déjà à déplorer que la magistrature du siège se féminise, y compris au sein des chambres de la Haute Juridiction, la Barbe ne peut tolérer une telle tendance lorsque la Justice s'incarne dans le glaive"
Pourtant, le Parquet, notamment son secrétaire général, manifestement empêtré dans un costume trop grand pour lui, a préféré rester sourd aux propos élogieux de la Barbe. La barbe, privilège de ces messieurs, détournée par pastiche, les gênerait-ils soudain ? Cette confusion des genres et classes pourrait inciter certains d'entre eux à relire Foucault, penseur à l'honneur lors de cette conférence publique ?

Espérons-le car si une royaliste notoire a pu écrire qu'une femme peut monter à l'échafaud, elle ne peut encore briguer la tribune du Parquet.
Elle peut tout au mieux le briquer....
En effet, après ces félicitations, les activistes barbues se sont assises dignement, avant d'être "glissées" vers la sortie sur le "Parquet" de la Cour de Cassation, non sans élégance et panache comme ce haut lieu le demande...

La Barbe
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 01 mars 2011 à 18:27:24
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Des Ukrainiennes seins nus contre un concours sexiste

Ces militantes protestent contre un concours d'une radio néo-zélandaise qui promet au vainqueur de "gagner une épouse" ukrainienne.
([url]http://referentiel.nouvelobs.com/file/1564493.jpg[/url])
Une ukrainienne membre de l'association FEMEN


Une dizaine de jeunes ukrainiennes ont manifesté mardi 1er mars seins nus à Kiev contre le caractère sexiste d'un concours organisé par une radio néo-zélandaise qui promet au vainqueur une conjointe ukrainienne avec le slogan "Gagne une épouse".

"L'Ukraine n'est pas un bordel", ont scandé les protestataires, militantes du mouvement féminin FEMEN habitué à faire des coups d'éclat, qui se sont déshabillées devant le service de l'état-civil de la capitale. Portant leurs traditionnelles couronnes de fleurs d'épousailles et des voiles de mariée, les jeunes femmes brandissaient des pancartes sur lesquelles il était écrit: "Fiancée pour un sauvage" ou encore "Bienvenue en enfer".
Une rencontre avec une Ukrainienne "sexy"

"Les Ukrainiennes ne sont pas des prostituées", a clamé une militante, Olexandra Chevtchenko, dans un communiqué du mouvement. La radio néo-zélandaise The Rock FM a organisé en février un concours dont le vainqueur, choisi lundi en fonction des votes en ligne pour sa photo et de tests psychologiques, obtiendra une rencontre avec une Ukrainienne "sexy, qui deviendra peut-être un jour sa femme".

L'homme pourra passer 12 jours à Zaporijia, ville industrielle dans le sud-est de l'Ukraine, où il rencontrera son épouse potentielle, qu'il choisira parmi les candidates sélectionnées par une agence matrimoniale néo-zélandaise, selon les conditions publiées sur le site de la radio. En Ukraine, ex-république soviétique où plus d'un quart de la population vit sous le seuil de pauvreté, nombre de femmes tentent de trouver un époux à l'étranger.


(Nouvelobs.com) (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110301.OBS8931/des-ukrainiennes-seins-nus-contre-un-concours-sexiste.html)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 02 mars 2011 à 08:34:17
elles ont raison :frime1: ... enfin je parle mais ce qu'on propose aujourd'hui à la tête c'est pas mieux.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 02 mars 2011 à 08:50:03
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Travail, vie familiale : les opinions évoluent, les inégalités demeurent    

Le travail des femmes, dont celui des jeunes mamans, fait encore débat dans la société française, mais les points de vue égalitaires s'imposent peu à peu, révèle une étude de l'INSEE. Autre constat : le rôle du père dans la famille est davantage reconnu. Toutefois, une autre analyse de la même enquête concluait en 2010 que le partage des tâches « reste un idéal qui ne se concrétise pas ».

« Lorsque l'emploi est en crise, les hommes devraient être prioritaires sur les femmes pour trouver un emploi » : un quart des Français sont d'accord avec cette affirmation
. C'est l'un des résultats de l'étude intitulée « Couple, famille, parentalité, travail des femmes », publiée par l'INSEE mardi 1er mars.

A l'heure où l'emploi des femmes risque d'être victime de la crise à retrardement, la préférence masculine reste ancrée dans les mentalités. Mais la question, issue de l'enquête internationale GGP (1), n'a pas été posée en sens inverse. Impossible de savoir si les Français préfèreraient que l'emploi aille en priorité aux femmes. Signe que, pour les statisticiens aussi, le travail masculin va de soi, contrairement au travail féminin.

« Glissement vers un point de vue moins traditionnel »

Les opinions sur la préférence masculine pour l'emploi varient peu selon le sexe. Les femmes sont plus nombreuses à n'être « pas d'accord » (53% contre 46% des hommes), mais elles sont autant (24 contre 25%) à être d'accord ou plutôt d'accord.

Les réponses selon les tranches d'âge montrent toutefois que les opinions sur la question « ont beaucoup évolué », note l'INSEE : si la moitié des septuagénaires approuvent cette idée d'accorder aux hommes la priorité pour l'emploi, cet avis n’est plus partagé que par trois quinquagénaires sur dix, et par un adulte sur dix de moins de 30 ans (voir graphique ci-dessous).

En outre, constate l'INSEE, ce « glissement des opinions vers un point de vue moins traditionnel » se fait ressentir rien qu'entre 2005 et 2008 : entre ces deux vagues d'enquête, le désaccord a progressé de 6 points.

Crise ou pas, les femmes sont de plus en plus présentes sur le marché du travail : les deux tiers des Françaises sont actives. Les mères de jeunes enfants (de moins de 3 ans) sont même près de huit sur dix à être actives. Pour autant, plus de la moitié des personnes pensent qu’un enfant d’âge préscolaire risque de souffrir du fait que sa mère travaille (53 % des hommes et 49 % des femmes).

Mais là aussi, les avis dépendent beaucoup de l’âge : en dessous de 40 ans, quatre adultes sur dix associent le travail de la mère au risque de souffrance des jeunes enfants. La proportion monte à sept sur dix pour les 65 ans et plus.

Partage des tâches : progrès et régressions

Dans la famille, le rôle des pères est davantage reconnu, estime également l'INSEE. Ainsi, deux tiers des hommes comme des femmes pensent que « les enfants souffrent souvent du fait que leur père est trop préoccupé par son travail ». A noter : la question est sensiblement différente de celle posée pour les mères. Pour elles, on interroge le fait de travailler ; pour eux, celui de trop s'investir au travail.

Pour l'INSEE, « les faits confirment l’évolution des mentalités : les hommes sont désormais plus investis dans l’éducation de leurs enfants, et ce, au quotidien. Ils consacrent 11 minutes par jour en moyenne à leurs enfants en 1999, contre 8 minutes en 1975. » L'institut statistique nuance  aussitôt cette évolution, car « on reste loin du temps qu’y consacrent les femmes : 38 minutes par jour en 1999, comme en 1975. »

Des résultats de la même enquête, analysés cette fois par l'INED (Institut national des études démographiques) en 2010, viennent apporter une autre nuance sur le partage des diverses tâches dans le couple (document disponible sur le site de la Cnaf). A la maison, l'homme s'occupe « toujours » de la cuisine, du ménage ou des courses alimentaires dans moins de 5% des cas. Mais c'est le rôle exclusif de la femme dans au moins 30% des cas.

Et les inégalités se renforcent, au détriment des femmes, donc, avec l'arrivée d'un enfant. De même, « le partage égalitaire des tâches de soins et d’éducation reste un idéal qui ne se concrétise pas. S’occuper des enfants reste une prérogative féminine ».
 
(1) Les données ont été collectées par l'INSEE en deux vagues, en 2005 et 2008, auprès d'environ 10 000 personnes, dans le cadre d'une enquête internationale : GGP, Generations and Gender Programme, coordonné par la Commission économique de l'ONU pour l'Europe. C'est dans ce cadre qu'on été élaborées les questions.

[url]http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/parite/958-travail-femmes-vie-familiale-inegalites[/url]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: syberia3 le 03 mars 2011 à 15:13:52
Pour ceux qui pensent que faire la guerre c'est défendre un drapeau voici deux textes-témoignages qui rappellent que celles dont on ne parle jamais et qui ne sont jamais décorées sont avec les enfants les premières victimes de la folie meurtrière des hommes . je veux parler évidemment des femmes .
 Quand aujourd'hui ressemble à hier :
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Une femme sur le marché d'Adjame, en Côte d'Ivoire, le 9 février 2011 (Thierry Gouegnon/Reuters).

Alors que les hommes se disputent violemment le pouvoir, les femmes pâtissent discrètement du conflit. En Côte d'Ivoire, pays déchiré entre pro-Ouattara et pro-Gbagbo, le viol est utilisé comme arme de guerre. Gaëtan Mootoo et Salvatore Saguès, deux chercheurs d'Amnesty International en charge de l'Afrique de l'Ouest, ont enquêté sur le sujet.

Dans un camp comme dans l'autre, on profite de l'escalade de violence pour détruire les populations, moralement comme physiquement. Le but ? Affaiblir le camp adversaire. Salvatore Saguès parle d'humiliation :

    « On viole des femmes, des fillettes de 5-6 ans aux vieilles dames de 60 ou 70 ans. Et le fait que des femmes de tout âge soient victimes de ce genre d'actes montre bien qu'il y a une volonté de rabaisser la femme et la communauté dans son ensemble. »

Gaëtan Mootoo insiste sur le fait que les femmes sont victimes de violences sexuelles par les deux parties :

    « A la fois du groupe d'opposition armé – les membres des Forces nouvelles – et des membres des Forces de défense et de sécurité loyales au Président sortant Laurent Gbagbo. »

Les premiers soutiennent Alassane Ouattara, qui a été internationalement reconnu comme le vainqueur de l'élection présidentielle ; les seconds sont partisans de Laurent Gbagbo, le Président sortant qui refuse de reconnaître les résultats entérinés par l'ONU.
« Ils se sont jetés sur moi. Ils m'ont tous violée à tour de rôle »

Les deux chercheurs ont recueilli des témoignages de ces femmes, agressées par l'un ou l'autre des groupes. Les récits qui suivent ont été publiés dans un pré-rapport d'Amnesty International.

L'une raconte que le 19 décembre 2010, des hommes ont fait irruption chez elle au milieu de la nuit :

    « Ils sont rentrés, ils étaient huit : quatre en civil et quatre au corps habillé, en treillis foncé et cagoulés. Deux ont emmené mon mari dehors et six sont venus vers moi. Ils m'ont demandé de me déshabiller et je ne l'ai pas fait alors ils se sont jetés sur moi. Ils m'ont tous violée à tour de rôle.

    Ils ont jeté les enfants par terre. Les enfants pleuraient. Moi je criais. […]

    Puis ils sont partis, et j'ai trouvé mon mari couché dehors sur le ventre. Il était mort. Les gens qui m'ont violée m'ont dit que si je voulais me plaindre, je n'avais qu'à aller voir ADO [Alassane Dramane Ouattara, ndlr]. »

Une autre, une jeune fille de 15 ans qui vivait dans un village situé à 600 km à l'ouest d'Abidjan, a eu affaire à des hommes pro-Ouattara en janvier :

    « Je rentrais chez moi vers 16 heures. Le commandant FN [Forces nouvelles, ndlr] m'a forcée à monter dans son véhicule et m'a emmenée dans la brousse, à l'extérieur du village et m'a violée à l'arrière du véhicule. Après, il m'a mise dehors et m'a laissée là-bas. »

A Abidjan, la capitale économique, les habitants mettent même en place des stratagèmes pour essayer de faire fuir les agresseurs. Dans le quartier Abobo, considéré comme hostile à Laurent Gbabgo, des descentes des Forces de défense et de sécurité ont régulièrement lieu. La population a mis en place « l'opération casseroles », sur lesquelles ils tapent pour faire un maximum de bruit et faire fuir l'ennemi. Mais le bruit ne suffit pas toujours à épargner les femmes.
« Elles ne peuvent plus exercer leur travail »

Ces femmes à qui on enlève tout : leurs agresseurs pillent leur travail. Gaëtan Mootoo raconte que les Forces de sécurité emportent tout sur leur passage :

    « Ce sont des femmes qui sont dans des activités non formelles, qui vendent des chaussures, des vêtements. Elles sont victimes de violences sexuelles et on emporte tout. Elles ne peuvent plus exercer ce qui les lie à la société : leur travail. Aucune activité après, c'est la mort lente. »

Une femme raconte :

    « Le lundi 3 janvier, ils sont venus très tôt le matin. […] Ils avaient des couteaux et des machettes. Ils ont cassé la porte de ma maison et sont tombés sur moi. Ils s'étaient masqués le visage avec du charbon.

    Ils n'ont rien dit ; ils se sont jetés sur moi. Ils ont fait n'importe quoi avec moi. Ils m'ont violée, trois ou quatre d'entre eux. Ils ont brûlé ma maison, la maison de ma famille et ils ont tué mon frère. Ils ont tout volé dans le magasin et puis ils l'ont brûlé. Le même jour, nous avons fui avec ma maman et la femme de mon frère et ses enfants ».

Leur pays ne condamne pas ces agresseurs. En République démocratique du Congo, des officiers ont été condamnés pour viol en février dernier, mais ces condamnations restent rares. Pourtant, pour Salvatore Saguès d'Amnesty International, c'est la seule issue possible vers la fin de cette méthode ultra-violente d'intimidation. (Voir la vidéo)


Ces viols se déroulent dans une grande indifférence : en dehors de quelques associations militantes pour les droits humains, personne n'en fait une priorité.
« On parle géopolitique, on parle cacao », mais pas des femmes

Pour Gaëtan Mootoo, ce sont des victimes « oubliées » : « On se focalise sur l'impasse constitutionnelle. » Les deux chercheurs constatent que lorsqu'on parle de la Côte d'Ivoire, « on parle géopolitique, on parle cacao, on parle de l'ONU » mais que l'on oublie que « dans une guerre civile, des deux côtés il y a des hommes qui sont tués, des deux côtés il y a des femmes qui sont violées ».

Mais ces femmes violées sont « niées », raconte Salvatore Saguès :

    « On ne reconnaît même pas qu'elles ont été violées. La reconnaissance passe d'abord par le fait de dire : “Oui vous avez été victime, oui ce n'est pas votre faute, oui il y a des agresseurs. Voilà les agresseurs et voilà ce qu'on va faire à ces agresseurs”. »

Une fois le mal fait, elles n'ont pas la possibilité de se retourner vers la justice – celle-ci n'existe quasiment plus de depuis près de dix ans. Salvatore Saguès s'emporte :

    « L'impunité est totale : vous pouvez tuer des gens, vous pouvez violer des gens. Quasiment personne n'a été traduit en justice. On ne peut pas reconstruire un pays si la population n'a aucune confiance dans sa justice. »

Pour les deux chercheurs, la reconstruction du pays ne peut attendre la fin du conflit :

    « On ne pourra pas régler la question de la Côte d'Ivoire si on ne règle pas le problème du respect des droits humains et de l'Etat de droit. »


http://www.dailymotion.com/swf/video/xhc2kg?



et voici un rapport de la LDH de Toulon : J'invite Sven à méditer là-dessus et à se rappeler qu'à la fin de la dernière guerre mondiale l'Etat Major des Armées autorisaient à violer les femmes allemandes :c'était la récompense du guerrier !

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Le tabou du viol des femmes pendant la guerre d’Algérie commence à être levé


article de la rubrique les deux rives de la Méditerranée > la France et son passé en Algérie
date de publication : samedi 1er décembre 2001


De toutes les exactions commises par l’armée française pendant la guerre d’Algérie, le viol est la plus cachée, la plus obstinément tue depuis quarante ans. Il n’y eut jamais d’ordres explicites de viol, et encore moins d’ordres écrits. Mais, loin d’avoir constitué de simples "dépassements", les viols sur les femmes ont eu un caractère massif en Algérie entre 1954 et 1962.

par Florence Beaugé [Le Monde, 11 octobre 2001]

Les anciens appelés interrogés par "Le Monde" témoignent du caractère massif de l’humiliation des femmes entre 1954 et 1962. Selon l’un d’eux, les détenues subissaient ce sort "en moyenne neuf fois sur dix". Un homme né en 1960 du viol d’une Algérienne par des soldats français demande aujourd’hui réparation. De toutes les exactions commises par l’armée française pendant la guerre d’Algérie, le viol est la plus cachée, la plus obstinément tue depuis quarante ans, par les auteurs autant que par les victimes. Certains commencent pourtant à lever ce tabou, confirmant peu à peu ce que l’écrivain Mouloud Feraoun dénonçait autrefois dans son journal comme étant une pratique courante, du moins en Kabylie. Il apparaît que, loin d’avoir constitué de simples "dépassements", les viols sur les femmes ont eu un caractère massif en Algérie entre 1954 et 1962, dans les villes mais surtout dans les campagnes, et plus encore vers la fin de la guerre, en particulier au cours de "l’opération Challe", menée en 1959 et 1960 sur le territoire algérien pour venir à bout de l’Armée de libération nationale (ALN). L’ouverture de la totalité des archives et la lecture de tous les "journaux de marche" des soldats ne donneraient sans doute qu’une très petite idée de l’ampleur du phénomène, parce qu’il n’y eut jamais d’ordres explicites de viol, et encore moins d’ordres écrits. En outre, rares sont les hommes qui se seront vantés, dans leurs carnets personnels, de tels comportements.

Tous les appelés interrogés le disent : "Tout dépendait du chef." Si l’officier, ou le sous-officier, affichait des positions morales sans équivoque, il n’y avait ni viol ni torture, quel que soit le sexe des détenus, et quand une "bavure" se produisait la sanction était exemplaire. D’une compagnie à l’autre, on passait donc du "tout au rien". "Donner l’ordre, comme cela a été fait, de toucher le sexe des femmes pour vérifier leur identité, c’était déjà ouvrir la porte au viol", souligne l’historienne Claire Mauss-Copeaux, pour qui deux facteurs au moins expliquent que ce phénomène ait pris de l’ampleur. D’une part, l’ambiance d’extrême racisme à l’encontre de la population musulmane. D’autre part, le type de guerre que menait l’armée française, confrontée à une guérilla qui l’obligeait à se disperser et à laisser une grande marge de manœuvre aux "petits chefs", lesquels, isolés sur le terrain, pouvaient s’attribuer droit de vie et de mort sur la population.

"PIRE QUE DES CHIENS"

"Dans mon commando, les viols étaient tout à fait courants. Avant les descentes dans les mechtas (maisons en torchis), l’officier nous disait : "Violez, mais faites cela discrètement"", raconte Benoît Rey, appelé comme infirmier dans le Nord constantinois à partir de septembre1959, et qui a relaté son expérience dans un livre, Les Egorgeurs. "Cela faisait partie de nos "avantages" et était considéré en quelque sorte comme un dû. On ne se posait aucune question morale sur ce sujet. La mentalité qui régnait, c’est que, d’abord, il s’agissait de femmes et, ensuite, de femmes arabes, alors vous imaginez..." Sur la centaine d’hommes de son commando, "parmi lesquels des harkis redoutables", précise-t-il, une vingtaine profitait régulièrement des occasions offertes par les opérations de contrôle ou de ratissage. A l’exception de deux ou trois, les autres se taisaient, même si ces violences les mettaient mal à l’aise. La peur d’être accusé de soutenir le Front de libération nationale (FLN) en s’opposant à ces pratiques était si vive que le mutisme était la règle.

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Une vieille femme venue se plaindre que sa fille a été violée par des militaires français près d’Aumale/Sour el-Ghozlane, en 1961 - Marc Garanger

"Les prisonniers qu’on torturait dans ma compagnie, c’étaient presque toujours des femmes, raconte de son côté l’ancien sergent Jean Vuillez, appelé en octobre 1960 dans le secteur de Constantine. Les hommes, eux, étaient partis au maquis, ou bien avaient été envoyés dans un camp de regroupement entouré de barbelés électrifiés à El Milia. Vous n’imaginez pas les traitements qui étaient réservés aux femmes. Trois adjudants les "interrogeaient" régulièrement dans leurs chambres. En mars 1961, j’en ai vu quatre agoniser dans une cave pendant huit jours, torturées quotidiennement à l’eau salée et à coups de pioche dans les seins. Les cadavres nus de trois d’entre elles ont ensuite été balancés sur un talus, au bord de la route de Collo."

Affecté comme appelé en 1961 à la villa Sesini (nommée aussi par erreur Susini), Henri Pouillot révèle avoir assisté à une centaine de viols en l’espace de dix mois, dans ce qui était le plus célèbre des centres d’interrogatoire et de torture de l’armée française à Alger. De ses souvenirs, il vient de faire un livre douloureux mais au ton juste, La Villa Susini (Ed. Tirésias). "Les femmes étaient violées en moyenne neuf fois sur dix, en fonction de leur âge et de leur physique, raconte-t-il. On s’arrangeait, lors des rafles dans Alger, pour en capturer une ou deux uniquement pour les besoins de la troupe. Elles pouvaient rester un, deux, ou trois jours, parfois plus." Pour Henri Pouillot, il y avait deux catégories de viols : "Ceux qui étaient destinés à faire parler, et les viols "de confort", de défoulement, les plus nombreux, qui avaient lieu en général dans les chambrées, pour des raisons de commodité." Il se souvient que la quinzaine d’hommes affectés à la villa Sesini avait "une liberté totale" dans ce domaine. "Il n’y avait aucun interdit. Les viols étaient une torture comme une autre, c’était juste un complément qu’offraient les femmes, à la différence des hommes."

"UN ANÉANTISSEMENT"

Mesuraient-ils alors la gravité de leurs actes ? La plupart n’ont pas de réponse très tranchée. "On savait que ce que nous faisions n’était pas bien, mais nous n’avions pas conscience que nous détruisions psychologiquement ces femmes pour la vie, résume l’un d’eux. Il faut bien vous remettre dans le contexte de l’époque : nous avions dans les vingt ans. Les Algériens étaient considérés comme des sous-hommes, et les femmes tombaient dans la catégorie encore en dessous, pire que des chiens... Outre le racisme ambiant, il y avait l’isolement, l’ennui à devenir fou, les beuveries et l’effet de groupe." Certains ne se sont jamais remis d’avoir commis ou laissé faire ce qu’ils qualifient avec le recul de "summum de l’horreur". La psychologue Marie-Odile Godard en a écouté quatorze pour faire une thèse de doctorat sur les traumatismes psychiques de guerre. "Ils m’ont parlé des viols comme quelque chose de systématique dans les mechtas, et c’est souvent à l’occasion de telles scènes d’extrême violence que leur équilibre psychique a basculé", raconte-t-elle.

L’avocate Gisèle Halimi, l’une des premières à avoir dénoncé, pendant la guerre d’Algérie, les multiples viols en cours - en particulier dans un livre écrit avec Simone de Beauvoir, Djamila Boupacha -, estime elle aussi que neuf femmes sur dix étaient violées quand elles étaient interrogées par l’armée française. Dans les campagnes, dit-elle, les viols avaient pour objectif principal "le défoulement de la soldatesque". Mais, lors des interrogatoires au siège des compagnies, c’est surtout l’anéantissement de la personne qui était visé. L’avocate rejoint ainsi l’idée exprimée par l’historienne Raphaëlle Branche, dans son livre La Torture et l’armée (Gallimard), à savoir que la torture avait moins pour objet de faire parler que de faire entendre qui avait le pouvoir. "Ça commençait par des insultes et des obscénités : "Salope, putain, ça te fait jouir d’aller dans le maquis avec tes moudjahidins ?", rapporte-t-elle. Et puis ça continuait par la gégène, et la baignoire, et là, quand la femme était ruisselante, hagarde, anéantie, on la violait avec un objet, une bouteille par exemple, tandis que se poursuivait le torrent d’injures. Après ce premier stade d’excitation et de défoulement, les tortionnaires passaient au second : le viol partouze, chacun son tour."

Contrairement à l’idée répandue, les viols ne se sont presque jamais limités aux objets, ce qui achève de détruire l’argument selon lequel les sévices sexuels visaient à faire parler les suspectes. Gisèle Halimi révèle aujourd’hui que, neuf fois sur dix, les femmes qu’elle a interrogées avaient subi successivement tous les types de viols, jusqu’aux plus "classiques", mais que leur honte était telle qu’elles l’avaient suppliée de cacher la vérité : "Avouer une pénétration avec une bouteille, c’était déjà pour elles un anéantissement, mais reconnaître qu’il y avait eu ensuite un ou plusieurs hommes, cela revenait à dire qu’elles étaient bonnes pour la poubelle."

Saura-t-on un jour combien de viols ont eu lieu ? Combien de suicides ces drames ont provoqués ? Combien d’autres victimes, souvent encore des enfants, ont subi des agressions sexuelles (fellations, masturbations, etc.) devant leurs proches pour augmenter encore le traumatisme des uns et des autres ? Il faudra aussi se pencher sur la question des "Français par le crime", comme se définit Mohamed Garne, né d’un viol collectif de sa mère, Khéira, par des soldats français, alors qu’elle était âgée de quinze ans. Il reste de nombreuses pistes à explorer, et tout d’abord à écouter la parole qui se libère d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée. "Il faudrait aussi travailler sur l’imaginaire des anciens d’Algérie, souffle l’historien Benjamin Stora. Ils ont écrit plus de trois cents romans, où presque tous "se lâchent" et relatent des scènes de viols terrifiantes. C’est alors qu’on prend la mesure de ce qu’a dû être l’horreur."

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 03 mars 2011 à 16:25:06
merci pour ces textes, j'avais lu récemment ceci "La justice face aux viols de guerre"
http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/942-la-justice-face-aux-viols-de-guerre

c'est encore rien, pas assez mais c'est un debut...le viol étant l'arme de guerre la plus répandu au monde.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 03 mars 2011 à 17:00:19
En Irak, les gentils G.I et les collabos ne se sont pas gênés et ont fait exactement la même chose que nos militaires en Algérie. Mais peu de filles et de femmes seront là pour témoigner.
La plupart de celles qui ont subi un viol se sont suicidées, ou ont été exécutées par un père, ou un frère...
Leur sens de l'honneur est différent de celui des occidentaux...
Mais ce que j'ai pu constater, c'est que, au cours des interrogatoires qui se sont ensuivis, aucun G.I n'a manifesté le moindre remord, pas même l'once d'un regret. Ils n'ont même pas compris pourquoi on les accusait ...
Comme, de plus, ils étaient assurés de l'impunité...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 04 mars 2011 à 10:22:40
merci pour ce témoignage, en temps de conflit ou de guerre les hommes pensent que c'es un devoir de violer ou molester les femmes.ça doit être sévèrement puni sinon rien ne changera.

Citer
ont été exécutées par un père, ou un frère
c'est des sales cons :fache1:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 04 mars 2011 à 11:11:26
Les "crimes d'honneur" existent encore, même en Turquie, pays réputé laïc depuis presque cent ans, dans les coins reculés.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: syberia3 le 04 mars 2011 à 14:37:10
L'armée américaine a traduit en cour martiale le jeune bidasse qui avait balancé des infos à Wikileaks ...pas les auteurs de viols pourtant considérés par la convention de Genève comme crimes contre l'Humanité ... Y a de quoi ruminer des rancœurs  pendant plusieurs générations .
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 04 mars 2011 à 21:32:07
Pardon si je suis un peu têtu  :gene2:, mais on a le droit d'avoir de la suite dans les idées, non?  :mrgreen:

Ce quelques citations, en écho à une conversation un peu houleuse (http://sarkostique.fr/index.php?topic=599.msg14720#msg14720) mais saine  :] , pour disculper un homme à la personnalité peut-être discutable, à qui il faut pourtant rendre justice sur certains points, par exemple celui de sa prétendue misogynie:

"Les femmes doivent être davantage impliquées dans nos sociétés et participer à la construction d'un monde plus paisible, plus solidaire et moins violent."

"L'exil a changé notre manière d'appréhender la réalité des femmes. (...) Nous avons pris conscience de la situation désastreuse des nonnes et de la dépendance des femmes laïques vis-à-vis de leurs époux. Nous nous efforçons d'y remédier. Pour que cela aille plus vite, les femmes ne doivent pas hésiter à revendiquer ouvertement leurs droits afin que leur place dans la société et leur rôle dans la spiritualité soient reconnus , et à se mobiliser sans attendre que les hommes leur cèdent la place. Rien ne justifie dans aucun pays du monde les violations de leurs droits et la discrimination à leur encontre."

"Le Bouddha a enseigné qu'hommes et femmes étaient égaux." (*)

"J'ai sans doute été femme dans certaines de mes vies antérieures."


Extraits de Catherine Barry, Paroles du dalaï-lama aux femmes (chapitres 1 et 6, Pockett).

Bon, la dernière déclaration n'engage pas à grand chose  :mrgreen: et (*) il n'en reste pas moins vrai que le Bouddha se méfiait assez des femmes, c'est-à-dire, en fait, du désir sexuel. Dommage, mais logique  :désolé1:

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 05 mars 2011 à 02:53:28
Au nom de l'égalité ...  :fache1:

Citer
Assurances : les femmes devront bientôt payer plus
Au nom de l’égalité hommes/femmes, la Cour de justice européenne vient de sanctionner les différences de traitement entre assurés et assurées.

Elle a jugé que la prise en compte du sexe du souscripteur en tant que facteur de risque dans les contrats d'assurance constituait une discrimination. Les assureurs ont jusqu’au 21 décembre 2012 pour gommer ces disparités sur les primes et prestations de leurs contrats en fonction du sexe.

Assurances auto, santé mais aussi invalidité, décès ou retraite, dont les tarifs sont calculés selon des tables de mortalité différentes en fonction du sexe (les femmes ayant une espérance de vie plus longue) sont concernées.

La pilule risque d'être dure à avaler pour les femmes. Prenons le cas de l'assurance auto. Actuellement, elles paient des primes plus faibles que les hommes puisqu'elles sont responsables de moins d'accidents. Avec l'arrêt de la Cour de justice européenne femmes et hommes paieront le même prix. Soit une augmentation moyenne théorique de 25 % pour les conductrices et pouvant même atteindre jusqu’à 45 % pour les jeunes filles.

Bizarrement, les prévisions des experts tirent les prix vers le haut. Les assureurs ne pourraient-ils trouver des solutions intermédiaires. Dans le cas de l’assurance auto, pourquoi ne pas baisser un peu les primes « masculines » tout en augmentant un peu les primes « féminines »? Les assureurs que nous avons contactés n'ont pas souhaité se prononcer. Quant à la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), elle refuse d’anticiper une augmentation des tarifs des contrats, mais craint un appauvrissement de l’offre du fait de l’interdiction de tarifer en fonction du risque réel.

Chantal Masson
© Capital.fr

source (http://www.capital.fr/finances-perso/actualites/assurances-les-femmes-devront-bientot-payer-plus-580654?xtor=EPR-228)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 05 mars 2011 à 09:17:54
quelle hypocrisie, quand ça concerne un désavantage des femmes on s'en fout mais quand les hommes sont concernés on fait vite le nécessaire...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 06 mars 2011 à 10:33:55
(http://www.e-sushi.fr/imagearticle/Dina-Goldstein01.jpg)

(http://www.e-sushi.fr/imagearticle/Dina-Goldstein03.jpg)

(http://www.e-sushi.fr/imagearticle/Dina-Goldstein02.jpg)

(http://www.e-sushi.fr/imagearticle/Dina-Goldstein05.jpg)

(http://www.e-sushi.fr/imagearticle/Dina-Goldstein04.jpg)

(http://www.e-sushi.fr/imagearticle/Dina-Goldstein06.jpg)

(http://www.e-sushi.fr/imagearticle/Dina-Goldstein07.jpg)

(http://4.bp.blogspot.com/_6UMqdfhFx3U/S7DESC99HeI/AAAAAAAAAG8/-45jAnWfwdI/s1600/dina_goldstein_10.jpg)

(http://2.bp.blogspot.com/_6UMqdfhFx3U/S7C_8aKyYpI/AAAAAAAAAFM/5BU3Yg88WoU/s1600/48759365_p.jpg)

(http://images.gamekult.com/blog/imgdb/000/000/512/402_2.jpg)

http://www.fallenprincesses.com/
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 06 mars 2011 à 10:37:30
Je ne sais pas s'il faut en rire ou bien en pleurer  8|
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 06 mars 2011 à 10:42:12
juste s'interroger, dina en avait assez de voir les petits filles s'identifier aux princesses, elle a eut envie de les inclure dans ce que nous vivons, la maladie, la pauvreté, la violence...ect...

flute je me retrouve sur une nouvelle page, mon commentaire fait suite à ceci http://sarkostique.fr/index.php?topic=392.msg14812#msg14812
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 06 mars 2011 à 10:53:13
D’accod’ac !

Néanmoins faisons confiance aux petites filles qui en grandissant découvriront bien assez tôt le pot aux roses. :triste1:
 :merci:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 06 mars 2011 à 12:48:49
J'aime bien le concept.
J'adore celle de la Belle au bois dormant. :super:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 08 mars 2011 à 10:49:08
Le féminisme n’est pas un « isme » comme les autres (http://ownipolitics.com/2011/02/17/le-feminisme-n%E2%80%99est-pas-un-%C2%AB-isme-%C2%BB-comme-les-autres/)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 08 mars 2011 à 11:02:37
 :hehe: très interessant ce billet :super:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 08 mars 2011 à 11:24:42
je me languis de lire Le Monolecte, dans un pays où Marianne reste l'éconduite d'un comique-croupier (nan y a pas de faute)

si, si, éconduite, il vous suffit demoiselles et dames de regarder la dernière case en bas à droite de vos bulletins de salaire...

bon j'arrête sinon vous allez encore passer une mauvaise journée et vous allez me taxer de harcèlement moral...

bonne fête !  :bigtong:



Citer
La Femme dans la vie et dans la mort : De Frederick West à Anthony Kennedy ([url]http://juralibertaire.over-blog.com/article-la-femme-dans-la-vie-et-dans-la-mort-de-frederick-west-a-anthony-kennedy-68566963.html[/url])

    À l’occasion du 8 mars 2011, Journée Internationale des Femmes, nous avons décidé de publier ce texte inédit de Mansoor Hekmat. Basé sur un crime atroce commis en 1994 en Grande-Bretagne, il conserve malheureusement toute son actualité et permet de rappeler que les crimes et violences, le plus souvent rangés par la presse dans la rubrique «faits divers», parfois justifiés au nom de «l’honneur», de la «passion», de la «folie», parfois même de «l’amour» (qu’on se souvienne des commentaires lors de l’assassinat de Marie Trintignant), sont, lorsque, sous toutes les latitudes, les victimes sont toujours des femmes, «le reflet malade de l’ombre dominante dans la société».  

Une nouvelle horrible a assommé la Grande-Bretagne début mars. Dans l’humble cité historique de Gloucester, célèbre pour ses cafés cosy et sa cathédrale du XIe siècle, on a découvert une maison qui est devenue la tombe pour les corps des victimes de meurtres mystérieux qui ont eu lieu ces 25 dernières années. À la mi-mars, neuf corps ont été retrouvés sous le plancher de la cave, dans le jardin et sous le sol de la salle de bain de la maison située au 25 rue Cromwell, qui a été surnommée «la maison des horreurs». La police estime que, sur la base d’indices comme le nombre de personnes disparues dans la région ces dernières années, le chiffre pourrait monter à plus de 30 corps.

À chaque corps déterré, quiconque a un proche disparu ces dernières années retient son souffle. Avec cette découverte macabre, la foule des journalistes, des touristes et des curieux qui campent à l’extérieur, avec leurs appareils photos et leurs pique-niques, grossit. Les voisins louent des «vues» depuis leurs fenêtres. tout le monde, selon sa profession et sa spécialité, dit quelque chose : le maire de Gloucester pleure la «mort d’une ville». Un journaliste «scientifique» est fasciné par la technologie des radars des détecteurs de mines militaires qui viennent de la guerre des Malouines, maintenant utilisés par la police comme outil principal pour leurs recherches. Alors que les experts médico-légaux de la police tentent d’identifier les victimes avec des tests d’ADN et des reconstructions faciales, les psychologues luttent pour comprendre la pensée et l’imagination de l’assassin. Quelle créature, quel individu malade et tordu peut commettre de tels crimes ? Que le coupable doit être «malade» est un postulat commun. En effet, comme l’a avancé un médecin légiste dans un cas similaires aux États-Unis, comment le coupable d’un tel «crime anormal» pourrait être une personne normale ?

Frederick West,le propriétaire et habitant âgé de 52 ans de la maison, a été arrêté et accusé de ces meurtres. De nombreux psychanalystes vont sans doute plonger dans les profondeurs de son cerveau et publieront des livres sur la bases de leurs hypothèses. Mais il y a un point, qui vient et disparaît comme une simple phrase dans les rapports de la police et des journalistes, un point réel qui va au-delà du meurtrier et de son monde privé : toutes les victimes de ses crimes étaient des femmes.

Cela nous amène à Anthony Kennedy…

Page 4 du Times du 9 mars et, accessoirement, juste au verso du rapport sur les cicatrices laissées sur le charmant visage de Gloucester par l’affaire de la rue Cromwell, il y a un rapport sur les majeures évolutions récentes dans l’Église Anglicane et un exemple de ses conflits internes. Le héros de l’histoire est le révérant Anthony Kennedy, vicaire de Lutton et Gedney. L’Église Anglicane (qui a scissionné de Rome il y a 500 ans) a finalement, deux décennies après la décision de son synode général d’admettre des femmes comme prêtres, dûment ordonné 32 femmes à la prêtrise le 12 mars à la cathédrale de Bristol. Pour l’opinion publique et pour les femmes ordonnées elles-mêmes, ça représente une grande étape vers l’égalité des femmes. Une d’entre elles dit, enthousiaste, «seulement lorsque nous sommes égales devant l’Église, nous pouvons prétendre être égales devant Dieu».

Ce que nous savons avec certitude pourtant, c’est que dans les mois qui viennent, nous aurons environs 1200 femmes prêtres en Grande-Bretagne pour vendre du haut de leurs chaires, comme leurs homologues masculins, les vieux enseignements chauvinistes mâles de l’Église sur les femmes et leur place spéciale devant le Tout Puissant, c’est-à-dire la traduction divine de leurs places spéciales sous le joug de la société machiste.

Pour la pertinence de notre discussion ici, nous devons mettre ce sujet de côté, puisque le but est de présenter Monsieur Kennedy.

Comme de nombreux autres prêtres mâles de l’Église Anglicane, dont certains sont retournés avec dégoût dans le giron de l’Église Catholique Romaine, Kennedy est indigné de cette évolution :

    «Les prêtresses devraient être brûlées sur le bûcher parce qu’elles assument un pouvoir auquel elles n’ont pas droit. Dans le monde médiéval, on appelait cela sorcellerie. La façon de faire face aux sorcières était de les brûler au bûcher (…) La Bible est très claire sur ce sujet. Les hommes et les femmes sont différents biologiquement. Nous ne pourrons jamais être pareils. Je ne peux pas imaginer comment une femme pourrait être l’image du Christ. La chirurgie n’y pourra rien changer.»  

Frederick West, l’assassin, est diabolique. Il sera mis de côté par la police. Pendant des années, son nom et ses actes enverront des frissons dans le dos. Antony Kennedy, pourtant, est angélique. Il peut représenter le Christ sans que rien ne soit modifié. Nos enfants lui souriront à la crèche et le salueront dans la rue. Personne ne cherchera un corps dans sa maison ou un secret effroyable dans son cerveau. Mais il s’agit de la même personne. Et c’est la même actualité.

La rage et la malédiction de Kennedy est la clef pour résoudre l’énigme des meurtres de Gloucester. Ces deux histoires doivent être comprises comme des crimes de violence contre les femmes, comme la défense et la promotion de la violence contre les femmes. Cette violence n’a pas surgi dans le cerveau dérangé de West et dans la religion défectueuse de Kennedy. Tous les deux ont eu assez de cervelle pour choisir leurs victimes parmi les sections de la société qui ont le moins de droits. La source de cette violence est un monde qui, par le biais d’une myriade de lois grossières ou subtiles, de traditions et de coutumes, a définit la femme comme opprimée et de seconde zone. Un monde qui, délibérément et consciemment, et souvent par les moyens les plus violents, bloque le chemin vers la liberté des femmes et la fin de leur statut d’opprimées.

Ce n’est pas le Moyen Âge. C’est l’âge du capitalisme. Tout ce qui se met en travers du marché et des profits est tôt ou tard balayé. De nombreuses des anciennes idées les plus profondément implantées, des préjugés et des traditions ont dépéri jour après jour face à la triviale nécessité du marché et de la production. Donc, si la violence, la misogynie et la discrimination contre les femmes sont toujours une réalité de la vie des gens d’aujourd’hui et de cette époque, si malgré les puissants mouvements sociaux pour la libération des femmes, l’oppression sexiste prévaut toujours à travers le monde, l’explication de cela doit être trouvée ici même, aujourd’hui et à cette époque, dans les intérêts de ce système.

Il y aura peut-être toujours des crimes de «folie». Mais le genre de folie dont les victimes, dans les rues, à la maison et dans les lieux de travail, sont essentiellement des femmes, n’est plus de la folie, mais le reflet malade de l’ombre dominante dans la société.

    Mansoor Hekmat, mars 1994  

    Communisme-ouvrier no 7 ([url]http://juralibertaire.over-blog.com/article-communisme-ouvrier-no-7-mars-2011-68566720.html[/url]), mars 2011.



Citer
Le féminisme matérialiste ([url]http://juralibertaire.over-blog.com/article-le-feminisme-materialiste-68786198.html[/url])

Pour com­men­cer, reve­nons sur quel­ques notions :

Parler dis­tinc­te­ment de genre et de sexe vise à saper les évidences natu­ra­lis­tes bien ancrées dans nos cultu­res autour de ces notions. Ainsi, un des objec­tifs de l’uti­li­sa­tion du mot «genre» est la mise en lumière du carac­tère socia­le­ment cons­truit d’un cer­tain nom­bre d’attri­buts et de com­por­te­ments psy­cho-sociaux atta­chés tra­di­tion­nel­le­ment à l’appar­te­nance à un «sexe bio­lo­gi­que». Ce chan­ge­ment séman­ti­que et concep­tuel est le résul­tat de nom­breux tra­vaux de recher­ches de et de concep­tua­li­sa­tion menés par des fémi­nis­tes.

Cette ques­tion de l’ori­gine bio­lo­gi­que ou socia­le­ment cons­truite des dif­fé­ren­ces entre hom­mes et fem­mes cons­ti­tue un sujet de polé­mi­ques chez les fémi­nis­tes. Elle repré­sente la ligne de frac­ture entre les fémi­nis­tes dites «essen­tia­lis­tes» et cel­les qui se reven­di­quent «maté­ria­lis­tes».

Nous ne nous attar­de­rons pas beau­coup sur les pre­miè­res qui sont les tenan­tes de la posi­tion du «res­pect de la dif­fé­rence» et qui lut­tent pour un res­pect égal des attri­buts, traits de carac­tère, pré­fé­ren­ces, tâches et goûts spé­ci­fi­que­ment et par «essence» fémi­nins (qui sont, il est vrai, plu­tôt stig­ma­ti­sés, mépri­sés, déva­lo­ri­sés et invi­si­bi­li­sés dans la culture patriar­cale).

Dans la deuxième appro­che, les fémi­nis­tes maté­ria­lis­tes refu­sent jus­te­ment cette assi­gna­tion au fémi­nin. Ainsi, il n’est plus ques­tion de valo­ri­ser les carac­té­ris­ti­ques natu­rel­les atta­chées aux êtres fémi­nins mais de mon­trer que c’est la mise en place de deux caté­go­ries (femme et homme) qui pose pro­blème et qui cons­ti­tue une domi­na­tion.

Dans la lignée de Christine Delphy, les fémi­nis­tes maté­ria­lis­tes com­bat­tent l’idée qu’une dif­fé­rence «natu­relle» entraî­ne­rait la divi­sion de l’huma­nité en deux sexes et donc deux gen­res, dont l’un domi­ne­rait l’autre. En se deman­dant pour­quoi le sexe (plu­tôt que la cou­leur des yeux par exem­ple) devrait don­ner lieu à une clas­si­fi­ca­tion quel­conque, elles abou­tis­sent à la conclu­sion que c’est en même temps et dans un même mou­ve­ment que se crée la divi­sion sociale (les caté­go­ries d’homme et de femme) et son carac­tère hié­rar­chi­que : le genre des «hom­mes» domine le genre des «fem­mes».

Les fémi­nis­tes maté­ria­lis­tes s’appuient sur la méthode marxiste qui étudie les rap­ports maté­riels d’exploi­ta­tion et leur jus­ti­fi­ca­tion idéo­lo­gi­que. L’idée étant aussi de démon­trer que le patriar­cat est un sys­tème auto­nome de domi­na­tion et d’exploi­ta­tion et d’ins­crire la lutte fémi­niste dans une opti­que de clas­ses afin de contrer la vieille rhé­to­ri­que de la gau­che et de sa pri­mauté de la lutte des classe socio-économique. Différents ouvra­ges des fémi­nis­tes maté­ria­lis­tes explo­rent donc, les dis­po­si­tions maté­riel­les et quan­ti­fia­bles du sys­tème de domi­na­tion patriar­cale [Quelques ouvrages de référence : Christine Delphy, L’Ennemi prin­ci­pal - Tome 1 : Économie poli­ti­que du patriar­cat ; Christine Delphy, L’Ennemi prin­ci­pal - Tome 2 : Penser le genre. Syllepse ; Elena Gianini Belotti, Du côté des peti­tes filles. Éditions des fem­mes ; Monique Wittig, La pen­sée Straight. Amsterdam ; Paola Tabet, La Construction sociale de l’iné­ga­lité des sexes. Des outils et des corps. L’Harmattan ; Colette Guillaumin, Sexe, race et pra­ti­que du pou­voir : l’idée de nature. Côté-fem­mes ; Nicole-Claude Mathieu, L’Anatomie poli­ti­que. Catégorisations et idéo­lo­gies du sexe. Côté-fem­mes.].

Il existe bien sûr d’autres cou­rants de pen­sée fémi­niste qui méri­te­raient un autre arti­cle et que nous abor­de­rons cer­tai­ne­ment dans un autre numéro.

    La Sociale no 32, février 2011.

([url]http://img850.imageshack.us/img850/8991/53359190.jpg[/url]) ([url]http://juralibertaire.over-blog.com/ext/http://lille.cybertaria.org/IMG/pdf/Sociale_32_petite.pdf[/url])



Citer
La violence contre les femmes ce n'est pas seulement les coups ([url]http://juralibertaire.over-blog.com/article-la-violence-contre-les-femmes-ce-n-est-pas-seulement-les-coups-68808626.html[/url])

La violence n’est pas toujours un œil au beurre noir, une côte cassée ou un nez qui saigne.

La violence c’est l’humiliation, le harcèlement, parfois un simple regard.

Le regard de l’homme sur le décolleté d’une femme qui se penche pour offrir le thé… le regard d’un frère sur sa sœur qui a osé rire aux éclats lorsque les invités étaient présents.

Un regard que nous ne voyons pas, et dont on ne sait pas jusqu’où il peut aller lorsque nous ne sommes plus là.

Une angoisse qui graduellement envahit la femme.

La violence sans mots, sans le moindre contact physique, d’un homme qui ouvre la porte et de la femme qui soudainement devient nerveuse.

Elle est comme si elle étouffait en présence de l’homme, comme si ce n’était pas elle, inquiète de n’être pas assez bonne, pas suffisante.

Parce qu’elle a à être plus mince, plus ronde, plus jolie, plus forte, plus sexy, plus qu’une femme de ménage, plus sage.

La violence c’est ce que la femme n’est pas et pense qu’elle devrait être.

La violence est le masque que la femme porte sur son visage pour n’être pas elle-même, pour être assez bien pour l’homme.

L’homme peut écraser la femme sans même la toucher, sans même vouloir la toucher. Cela a été hérité de ses arrières, arrières grand-parents.

La violence, les abus et l’humiliation sont la suite des «tu es une pute, ta mère est une pute, ta sœur est une pute, enculé de ta mère, encule ta tante» que les uns et les autres se jettent au visage en plaisantant ou non.

La violence, les abus et l’humiliation sont la suite des «tu es comme une femme», «tu pleures comme une femme» que nos enfants apprennent depuis le plus jeune âge.

La violence, les abus et les humiliations sont une échelle où le premier est «ne fréquente pas cette personne… parce que…», «Ne porte pas cette robe, parce que…»

Et ce «parce que» est prétendu être de «l’amour», un amour qui devient un instrument de contrôle, qui produit des femmes qui ont perdu confiance en elles-mêmes et en leur force, qui sont tristes, humiliées, apeurées, dépendantes, menacées d’être abandonnées et battues, qui pensent que toutes leurs blessures viennent de l’amour, qu’un homme qui les aime provoque des blessures, mais qu’elles peuvent éventuellement guérir.

La violence c’est une femme qui est sous le souffle toxique de son homme, qui prétend qu’elle aime ça et pense que c’est comme ça que ça doit être.

La violence c’est la justification des abus psychologiques, verbaux, physiques et sexuels d’un homme saoul, comme si être saoul serait une justification des comportements les plus injustifiées.

Le savez-vous : cogner n’est pas toujours la seule forme de violence contre les femmes. Le pire ce n’est pas les blessures et les côtes brisées, mais le pouvoir, la joie et la croyance en son autorité de l’homme dont la femme ne guérit pas pendant des mois, peut-être des années, parfois jamais.

La violence c’est la lourde main du père qui se dresse au-dessus d’une fillette de neuf ans mais qui ne la touchera pas.

La violence c’est l’intimidation d’un frère qui aveugle le regard innocent de sa sœur pour le garçon de la porte d’à-côté et la prive d’un amour pur.

La violence c’est le rot du mari à la place d’un «merci pour ce formidable repas» après qu’elle se soit enfermée dans la cuisine du matin jusqu’à midi.

En Iran et dans bien d’autres pays, la violence c’est aussi les discriminations légales.

La violence c’est les droits inégaux d’un grand-père qui obtient automatiquement la garde de la petite-fille si la mère n’est plus là.

La violence c’est la part de la fille de l’héritage de son père, qui n’est que la moitié de la part de son frère, alors qu’on lui rappelle «qu’elle n’est même pas celle qui gagne le pain».

    Yadi Kohi 

    Initiative Communiste-Ouvrière ([url]http://juralibertaire.over-blog.com/ext/http://communisme-ouvrier.info/[/url]), 14 janvier 2011.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 08 mars 2011 à 20:11:03
Dis donc, bonjour les clichés sur TF2!
Sujet: "les femmes et le CAC 40". Titre peu pertinent pour reparler du fait que rares sont les femmes qui dirigent les entreprises ou qui sont administratrices, etc. Bon, la cause est entendue et la journaliste (déjà oublié son nom) fait en somme un reportage honnête, où l'on n'apprend rien de nouveau, mais il y a des vérités bonnes à rappeler. Sauf que ledit reportage commence par ces mots: "Avec sa tunique rose pétante et ses talons hauts, X arbore fièrement sa féminité."
Donc la féminité, c'est une affaire de déguisement... CQFD!  :naah:
Remarquez, MLP serait sans doute d'accord...  :mrgreen:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 08 mars 2011 à 20:31:28
France 5 c'est encore mieux ; les femmes au volant.
Encore un peu elles voudront un compte en banque !
À l'UMP, hommes et femmes, tout le monde a marquer le coup à sa manière...voici NS avec Chantal Brunel :

(http://s3.postimage.org/zzsca2s/journee_femmes.jpg) (http://postimage.org/image/zzsca2s/)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 09 mars 2011 à 12:28:11
Citer
En cette journée internationale des droits des femmes 2011 : Joyeux 8 mars, les femmes ???

Les inégalités économiques (temps partiel subi, écarts de salaires, précarité...) se traduisent aujourd'hui, par la régression des droits sociaux, un retard de recours aux soins plus important pour les femmes, une plus grande pauvreté… jusqu'à la réforme des retraites qui les pénalise.
Les discriminations dans l’accession des femmes aux responsabilités sociales, professionnelles, politiques qui vont encore s'aggraver avec les futurs modes de scrutin ....
La remise en cause de l'accès à l'avortement, droit fondamental à disposer de son corps .....
Une pression plus forte encore s’exerce sur les femmes, du fait du recul de la politique petite enfance (manque de crèches, démantèlement de l'école maternelle.. .), associée à la « valorisation de la maternité » porte atteinte à leur autonomie en les culpabilisant…
… et toujours les mêmes chiffres concernant les violences faites aux femmes, sans aucune politique concrète de prévention ni de questionnement sur la construction, dès le plus jeune âge, des rapports inégalitaires entre femmes et hommes, terreau de cette violence. ......

Joyeux 8 mars les femmes …

L'égalité entre les femmes et les hommes est peut être inscrite dans la loi, en France, mais non dans le quotidien de nombreuses femmes. Sans remise en cause des rapports de domination, pas d'égalité réelle !
Les femmes ne sont pas des citoyenNEs de second ordre. Elles le montrent, particulièrement dans les mouvements actuels au Maghreb et au Machrek comme dans bien d'autres points du globe. Ce combat pour l'égalité n’est pas une « affaire de femmes». Il touche les fondements démocratiques de toute société.
Au Nord, comme au Sud, elles sont dans l'action pour garantir :
• l’accès aux droits qui posent les bases du vivre ensemble : autonomie, égalité, dignité, liberté, solidarité, santé, éducation
• les droits sexuels, et en particulier le droit à l'avortement, condition de l'autonomie des femmes
• une véritable égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines de la vie publique, professionnelle et privée

A quand un 8 mars qui célèbre enfin une véritable égalité et garantisse les droits fondamentaux de TOUTES LES FEMMES tous les jours ?

[url]http://www.planning-familial.org/actualites/index.php?select=351&mots=[/url]

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 11 mars 2011 à 11:44:48
(http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L500xH509/ne-pas-con-2-b1a21.jpg)

laquelle est la plus à plaindre ?...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 11 mars 2011 à 12:00:44
Toutes les deux! ce sont des idéaux féminins projetés par et pour les hommes.

Cependant la femme sur la voiture a plus de pouvoir

A mon humble avis  ;-)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 11 mars 2011 à 12:04:46
je ne suis pas d'accord.
pourquoi la femme voilée serait soumise et la blonde une libérée c'est encore un schéma simpliste.
je ne suis pas d'accord bili pour dire que la femme sur la voiture à plus de pouvoir, quel pouvoir? si ce n'est celui de poser sur une voiture pour faire fantasmer les hommes donc faire pour les hommes ce que veulent les hommes, c'est un simple objet.

pour ce qui est de la femme voilée, peut être l'est elle par conviction religieuse ou par pratique culturel comme en inde...pourquoi serait elle forcément soumise par un homme.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 11 mars 2011 à 13:52:14
Mais c’est ton droit de ne pas être d’accord car je n’ai émis qu’une simple opinion..
D’abord je n’ai jamais dit que la blonde était libérée, et la femme voilée soumise c’est la légende des photos. Il existe des femmes soumises sans voile.
Une femme libérée je ne sais pas ce que ça veut dire, à part peut être des femmes de la trempe  de Françoise compagne de voyage de Bernard Moitessier, ( lire Cap Horn à la Voile )qui n’a pas hésité à laisser ses enfants pour partir à l’aventure.

Quel pouvoir ? Celui de faire vendre la voiture dans un premier temps, essaye la même chose en étant voilée et le corps entièrement dissimulé et on en discutera après .Ce sont les hommes qui se prosternent devant les photos  qui se vendent à la pelle. Le corps des femmes ! Tout un programme…..c’est une forme de pouvoir que de susciter le désir. Si je me rappelle bien l’un des arguments des fanas qui veulent recouvrir les femmes c’est pour s’en protéger justement, car les pauvres ils en seraient incapables, alors qu’il y a tant d’hommes  adultes et responsables.
Voilée par conviction religieuse d’accord c’est son choix ou une obligation par culture familiale, mais tu ne peux pas nier le caractère réactionnaire et très patriarcale de la religion dans ce  cas, exit la libération.
La femme sur la voiture aussi a choisi de poser pour la photo et le salaire qui va avec.


Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 11 mars 2011 à 14:25:19
Citer
D’abord je n’ai jamais dit
mon commentaire était justement destinés aux légendes des photos et non à ton intervention :merci:

Citer
Voilée par conviction religieuse d’accord c’est son choix ou une obligation par culture familiale, mais tu ne peux pas nier le caractère réactionnaire et très patriarcale de la religion dans ce  cas, exit la libération.
La femme sur la voiture aussi a choisi de poser pour la photo et le salaire qui va avec.
mais bien sur que la religion est réactionnaire et patriarcale, toutes les religions le sont, elle est à l'image de la société qui l'est aussi et pas simplement dans ce cas mais dans beaucoup d'autres.
je suis pour le choix qu'il me choque, me heurte ou m'interpelle même le choix d'être mère au foyer :hehe: , je suis un peu radicale en matière de maternité, ma soeur a un bébé de 1 mois et j'essaie de lui faire arrêter de dire qu'elle a de la chance que son mari revienne le midi pour s'occuper du bébé. (aparté qui n'a rien à voir avec le sujet )
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: syberia3 le 11 mars 2011 à 14:37:16
Ha! naaaaaannnnnnnnnn!!! je m'étais promise de faire mon ménage et de passer rapidement sur le forum ! Tygerrrrr :fleur2:...

Le truc que je n'espérais jamais voir !c'est la juxtaposition de ce genre d'images , et la question que je voulais jamais me poser c'est celle que tu poses Tyger  :fleur2:...t'as le chic pour lever des lièvres et ce n'est pas pour me déplaire  :mrgreen:mais qui va passer l'aspirateur? Ce genre d'image traduit à la perfection les fantasmes archaïques des sociétés machistes marquées par le poids de toutes les religions  .Car derrière ta question s'en cachent inconsciemment  deux autres .
  Quelle est la plus baisable ? la pute ou la vierge ? qui est la plus "épousable" ? la vierge ou la pute ? Et la troisième question c'est la religion(en tant qu' organisation sociale) qui se la pose : Laquelle des deux ira au paradis ? Le capitalisme posera la question autrement : laquelle  gagnera la bagnole? La question que tu poses Tyger me renvoie à la réaction que j'ai eu lorsque j'ai entendu Gérard Miller et Zemmour parler de la question du voile . J'avais réagi par le commentaire qui va suivre . Le voile et le string servent souvent de cache-misère aux désirs des hommes .

Voilà ce que j'avais brutalement écrit à l'époque :

"cette jeune femme est ma foi fort sympathique et drôle"dixit Gérard Miller  s'agissant de Kenza : !...Kenza, c'est  l'histrionique voilée dont la possession de téléphones portables se mesure à l'aune des conneries qu'elle débite sur toutes les TV francophones  ! Kenza a compris que pour avoir son quart d'heure de gloire il ne sert plus à rien de tortiller du cul sous les projecteurs. Bien au contraire !Kenza est une fille en mal de reconnaissance mais maligne  qui comble son ignorance et ses insuffisances par la provocation . Son exhibition médiatique fait appel aux mêmes mécanismes que ceux qui ont poussé Loana à se faire sauter dans une piscine devant la France entière . La pauvreté , l'incapacité à élaborer l'once d'une pensée critique , une inculture manifeste, des cicatrices plein l'enfance ,le rêve d'un avenir bourré de téléphones portables sont les déterminismes qui prédisposent des personnalités fragiles à se livrer  aux maquereaux de la paillette et de l'info en continu !
Kenza , tout comme Loana sont de braves fifilles  qui ne méritent ni l'opprobre de l'opinion ni la condescendance  de Gérard Miller et du NPA . Ces deux filles sont des victimes qui mettent en scène leur misère :elles auraient tort de se priver vu que cela fait bander les banlieusards , qu'ils soient de Montreuil ou de Neuilly !...L'exhibition de  Kenza et de Loana participent de la même obscénité qui réunit dans le même claque télévisuel  Eric Zemmour et Gérard Miller ! Merci Ruquier !...merci les apôtres de la pensée simplifiée !


Au fond ne sont-ce pas les hommes les plus à plaindre ?
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 11 mars 2011 à 15:18:48
Ah que oui! ::d  Sybéria  :fleur2: c'est pareil pour moi, le ménage, le ménage. ...... :mdr1:

Citer
mais bien sur que la religion est réactionnaire et patriarcale, toutes les religions le sont, elle est à l'image de la société qui l'est aussi et pas simplement dans ce cas mais dans beaucoup d'autres.

Tu penses que j'enfonce des portes ouvertes? :mrgreen:


Pour en revenir au choix,Raja   :merci:

Nous ne l'avons pas   :naah: .Je parle du choix entre travail et enfants

Quant au choix de la religion ,c'est celui de ta famille , de ton entourage et de ta personnalité , le libre arbitre toussa.... :mdr1:


En fait on ne devrait pas avoir à choisir.  :pleur1:  :hehe:  :pleur1:  :hehe:

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: syberia3 le 11 mars 2011 à 15:49:48
Je viens de me rendre compte du côté un peu brutale de ma réponse . j'en suis désolée Tyger  :fleur2: , je ne pense pas une seule seconde que tu sois un machiste ; mais c'est vrai qu'il y a quelque chose de heurtant dans ces images permanentes qui imposent dans l'imaginaire une vision très clivée des femmes . Le clivage biblique de la vierge et de la putain est celui le plus relayé par la publicité .

Et je suis plutôt d'accord avec Bili :fleur2:la question du "choix" est discutable ; mais je dirais dans tous les domaines . Quelle est la part de ce que l'on maitrise dans nos vies ? Vaste question .

J'ai une amie qui est  commerciale pour un grande marque de boisson et qui doit se rendre pour une mission dans les émirats ; Elle a reçu une note de son service qui lui stipule que , sur recommandation du ministère des affaires étrangères , elle doit prévoir des vêtements qui la couvrent de la tête au pied . Une abaya lui sera fournie à son arrivée . ça l'emmerde car c'est contraire à tous ses principes . Mais si elle veut conserver son emploi elle n'a pas le choix .
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 11 mars 2011 à 17:33:29
@bili et siberia
Dans dix jours, c'est le printemps...
Alors, préparez-vous....

Show content
(http://mycenes.m.y.pic.centerblog.net/sy2a8xlq.gif)

 :mdr1:

Non, Raja,  (http://www.khmer-network.com/forum/images/smilies/1486.gif)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 11 mars 2011 à 19:36:20
Lequel est le plus à plaindre ?

(http://www.testinthecity.com/IMG/gif/Homme-en-plein-menage.gif)(http://www.islamenfrance.fr/wp-content/uploads/2011/01/eric_zemmour-proc%C3%A8s-racisme-noirs-et-arabes.jpg)
                    Homme de ménage                                                                       Homme sans méninges

 :sivousme:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 11 mars 2011 à 19:43:36
aaaaah beeeerk !   :mdr1: :mdr3:

 Il faut mettre un gars beau et musclé d'un coté et de l'autre, l'autre ....si tu veux que ça marche!  ::d
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 12 mars 2011 à 08:59:12
pas de soucis Syberia3, je me doutais qu'il y aurait des réponses à chaud un peu brute, bien heureusement après mûre réflexion tu t'aperçois toi-même que le sujet reste vaste.

j'en profites, mais je prendrais bien soin de fort un topic sur le sujet des anars, pour rappeler à ceux qui osent dire que les anarchistes "c'est rien", que justement les seuls à réclamer et vouloir une réelle égalité homme/femme sont bien les anarchistes (et toc !), et cela sans aucun calcul manipulateur en vue d'obtenir des faveurs électorales ou en nature !

voilà ça c'est fait.

maintenant pour en revenir à la juxtaposition des deux "extrèmes" entre la femme "voilée" et la femme "objet", toute deux sont à plaindre mais pas au même niveau, bien que soumise à un dictat vestimentaire, projection masculine et idéologique, l'une religieuse (bien que je pense aussi que cela puisse être de l'ordre de l'us et coutumes) et l'autre capitaliste.

Aucune des deux conditions ne vaut mieux l'une que l'autre, et il est à espérer que chacune des deux femmes prenne conscience de sa soumission et cherche à s'en défaire.

Quoiqu'il en soit demoiselles et dames, la fin du patriarcat ne tient qu'à vous, parce qu'il ne tient pas aux hommes de décider ce qui est bon pour vous, d'ailleurs vous pouvez compter sur nombre d'entre nous pour lutter à vos côtés.

Cependant quand un abruti de la trempe de $arko sort les âneries qu'il a osé proférer, rejetant illico presto tout débat sur les droits DES femmes, vous avez déjà une vue assez précise de la lutte qui restera de longue haleine. Tous les combats serviront aux générations futurs, et celui contre le partriarcat sera certainement déterminant pour un monde meilleur.

Il n'y a pas d'homme parfait, et heureusement, mais quand celui-ci prend conscience que sa compagne en fait toujours trop dans la maison, alors c'est le début d'un changement.

sur ce bonne journée.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 14 mars 2011 à 10:33:00
 ::d

(http://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH402/tanxxmademoiselle85-ba642.png)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 14 mars 2011 à 10:55:37
Juste une chanson sur les violences conjugales, que je trouve magnifique :

Ma jolie - Abd Al Malik (http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/ma%20jolie%20abd%20al%20malik)

 :merci: :merci: :merci:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 16 mars 2011 à 10:12:04
@ raja
Quel goujat ! il aurait pu lui offrir un aspirateur! 
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 16 mars 2011 à 15:50:00
ah non pas un aspirateur ! en ces temps drastiques d'écono-logie, il va falloir en revenir au lavoir, balai, étendoir...  :mrgreen:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 16 mars 2011 à 16:07:51
Bah non ! pas le lavoir, nous avons l'eau courante, et la cuisine au feu de bois c'est original, panneaux solaires branchés directement sur l’alimentation électrique à consommer immédiatement,  pas pour la revendre à EDF et  petite éolienne perso sur le toit pour continuer à écrire sur le forum.
Plus de gaz, plus de pétrole et plus de centrales nucléaires.
Des barrages ,ça va être dur pour le Japon, les barrages…..
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 16 mars 2011 à 16:37:59
Voilà une initiative intéressante :super: :
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Islamophobie au nom du féminisme: NON !

14 Mars, 2011
Par: Les Indivisibles

Le collectif Les Indivisibles organisent, avec Les Mots Sont Importants, Les Panthères roses et Les TumulTueuses, un débat dimanche 20 mars de 15h30 à 19h30 à la Maison des Associations du Xème, 206 quai de Valmy 75010 Paris, métro Jaurès.

Nous, féministes, dénonçons l’utilisation des luttes féministes et LGBT à des fins racistes notamment islamophobes.
Marine le Pen a utilisé récemment la défense des homos pour mieux propager son racisme1.
 
C’est aussi au nom des femmes que nos dirigeants et grands médias ont jusqu’au bout soutenu un tyran comme Ben Ali, présenté comme le protecteur des Tunisiennes contre un patriarcat nécessairement islamiste.
 
Enfin, l’infâme débat sur le port du niqab, à l’occasion duquel des parlementaires hommes, jusque là totalement indifférents à la cause féministe, se sont soudainement érigés en défenseurs de l’égalité hommes/femmes.
 
Ça suffit ! Nous condamnons le racisme et refusons qu’il frappe en notre nom !
 
Construisons des outils, des ripostes féministes pour désamorcer ces « évidences » insupportables – musulman = islamiste = extrémiste = menace pour les femmes et les minorités sexuelles- qui s’annoncent déjà comme des vedettes des prochaines échéances électorales.
 
Il est plus que jamais nécessaire de rappeler que de nombreuses femmes étrangères ou françaises vivent le racisme, le sexisme et un sexisme raciste. Pire, les femmes musulmanes voilées sont réprimées. Décolonisons les luttes féministes et LGBT ! Ne laissons pas des féministes blanc-he-s donner des leçons aux autres ! Stoppons celles et ceux qui s’allient à des initiatives politiques et des discours racistes, y compris sous des bannières (pseudo)féministes ou « gay friendly » !
 
Retrouvons nous pour échanger et organiser la riposte !
 
Plusieurs invitéEs présenteront leurs analyses et expériences :
Nacira Guénif, sociologue ; Jessica Dorrance de l’association de migrant_es lesbien_nes/bisexuel_les et lesbiennes et personnes trans Noires de Berlin LesMigraS et d’autres militant-e-s.

   1. Marine Le Pen à Lyon le 10 décembre 2010 déclare notamment «Dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même français ou blanc.»

? Débat dimanche 20 mars de 15h30 à 19h30 à la Maison des Associations du Xème, 206 quai de Valmy 75010 Paris, métro Jaurès. En savoir plus: [url=http://www.lesindivisibles.fr]www.lesindivisibles.fr[/url]


Source (http://www.respectmag.com/2011/03/14/islamophobie-au-nom-du-feminisme-non-5036)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 17 mars 2011 à 09:50:12
LE MONDE.fr

Je n'arrive pas à comprendre si c'est ou non de l'humour. (http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/12/complaisant-par-nancy-huston_1492326_3232.html)  8| :mdr1: :aille: :| ::d :taistoi: :gehe: :gene: :gene: :X:
Citer
Alors, j'ai eu une autre idée, beaucoup plus douce. Je voudrais fonder une association CPF : Contre la Pureté Féminine. Vous êtes d'accord avec moi, n'est-ce pas, que l'idée de pureté fait des dégâts terribles, ici comme à l'endroit des races (malgré les différences évidentes) ? et que les familles ne devraient plus s'attendre à ce qu'un bout de peau à l'intérieur de leur fille incarne leur honneur aux yeux du monde ? Alors voici ma proposition : sur toutes les filles de la Terre, on pratiquerait à la naissance une minuscule intervention chirurgicale, aussi indolore qu'invisible (et qui, à la différence de l'excision que subissent encore des dizaines de millions de femmes de par le monde, ne compromettrait en rien leurs plaisirs futurs) : la défloration.

Oui, il faut mettre fin à la virginité, au mythe de la virginité, aux symboles de la virginité. Dans les bordels du Cambodge on recoud jusqu'à cinq fois l'hymen des fillettes de 6 ans, pour que des clients payent (cher) le plaisir de les "déflorer". Nombreux sont les pays où, si l'on ne trouve pas de sang sur le drap au lendemain des noces, la mariée est frappée, conspuée, répudiée. (Or il est des "hymens complaisants" - terme médical parfaitement neutre, n'est-ce pas, comme toute la science occidentale - qui se dilatent lors des rapports sexuels, sans se déchirer et sans saigner.)


Votre avis? :?: :?: :?:

.......................................  :merci:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 17 mars 2011 à 10:16:34
là à brûle-pourpoint  euh t'es dure!   :mrgreen:

non, d'une façon générale,je n'aime pas qu'on touche aux petites filles, aux filles ,aux femmes

c'est pas une opération de ce type qui changera la condition féminine, une autre se chargera de refaire ce qui a été défait....

elle m'em :caca: cette journaliste ,une tazuniène peut être ,dans ce cas ,ça ne m'étonne pas plus que ça , c'est toujours à coté de la plaque en matière de féminisme les tazuniènes: bien dans leur  vie avec des moyens,façon femme libérée bourge toussa ....

non ...je sais pas ....met l'article à la poubelle  :blub:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 17 mars 2011 à 10:37:01
Le sang coule c'est un probléme qu'on rencontre dans les rassemblement féministe ou les debats, il y a des féministes comme moi et beaucoup d'autres qui pensent que nous defendons la condition de toutes les femmes même voilée, même en jean, même en babouche, même en djellaba, même en talon aiguille et d'autres feministe (un peu comme les npns) qui ont une haine viscérale des femmes voilées et qui se comporte comme un bon machiste avec elles, qui leur refuse le droit de debattre ou même de les écouter parler, en leur coupant la parole et en les insultant...

lady marwina, comme bili je pense "non ...je sais pas ....met l'article à la poubelle" ::d la question de la virginité reste liée au patriarcat, tant que les hommes penseront que les femmes leur doivent quelque chose, en l'occurence leur virginité ou qu'elle leur appartient, on en sortira pas de ce mythe de la vierge.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 17 mars 2011 à 11:08:50
Raja  :fleur2:

Lady :coeur:... Bah... Je crois que la dame se prend au sérieux en fait.  :mrgreen:
Ce qui est assez un grand n'importe quoi d'ailleurs. Notamment vu que le mythe de la vierge, va de pair avec celui de la putain. Je ne suis pas sure que "toutes des putains", au lieu de "toutes des vierges", me plaise bien plus.  :nono:
Titre: Re : Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 17 mars 2011 à 11:29:29
lady marwina, comme bili je pense "non ...je sais pas ....met l'article à la poubelle" ::d
En fait, ça aurait été sur Brave Patrie ou autre blog, même un blog pas forcément réputé pour faire dans le xième degré, je me serais dit: c'est une plaisanterie. Mais là, lemonde.fr... Il y a de quoi se demander si elle n'y croit pas "vraiment" a son idée *absurde* (pour ne pas dire autre chose).

Le problème n'est effectivement pas la virginité en soi... Et l'exemple des gamines de 6 ans est choquant avant tout parce qu'il s'agit de prostitution d'enfants, de base.  :(
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 20 mars 2011 à 18:51:33
Heu...Nan. L'exemple des gamines de six ans est choquant parce qu'il s'agit de prostitution d'enfant ET parce qu'on leur fait subir une opération chirurgicale qui doit faire très mal (eh oui, pour recoudre, si c'est déjà cicatrisé, il faut recouper. Au moins chez les juments on anesthésie les tissus pour une opération proche, croyez vous que pour une prostituée on prenne cette précaution) juste pour se faire violer à nouveau, ce qui avec des tissus inflammés (je doute que le temps de cicatrisation soit rrespecté) fait encore plus mal... désolée, mais c'est important.  :merci: :merci: :merci:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 21 mars 2011 à 09:24:49
Ce que je voulais dire est que, de base, la question de perte de l'hymen dans le cadre d'une prostitution forcée ne devrait pas se poser, encore moins concernant des gamines de  6 ans. :fleur2:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 24 mars 2011 à 10:41:49
pour rester sur le chapitre des petites filles, voilà un article qui en dit long sur cette société "pédophile" qui utilise l'hypersexualisation des filles pour... pour... quoi donc tiens, si ce n'est complaire à la gente masculine, aux fashion-victimes et accéssoirement (sic) aux revenus du capital !

la chute de l'Empire romain, ça vous dit quelque chose ? où comment toutes les dérives ont contribué à faire imploser une société décadente...

Des soutiens-gorge “ampliformes” en taille… 8 ans (http://owni.fr/2011/03/23/erotisation-soutiens-gorge-ampliformes-taille-huit-ans-enfant/)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 24 mars 2011 à 11:45:11
Citer
pour... quoi donc tiens, si ce n'est complaire à la gente masculine, aux fashion-victimes et accéssoirement (sic) aux revenus du capital !

Non seulement les femmes sont toujours prisonnières de l'image publicitaire qu'on donne d'elles, mais les publicistes, ces larbins du capital, ont réussi à s'annexer également l'image des hommes: le mâle musclé-tatoué au crâne rasé pullule sur les affiches et les fashion-victimes marchent au pas! Cela, au lendemain d'une ère généreuse (les années 70 à la suite de mai 68, bref tout le mouvement hyppie) où les jeunes gens cherchaient leur part de féminité et les jeunes filles leur part de masculinité.

Les publicistes? Des putricistes, oui!  :fache1:

Titre: Re : Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 24 mars 2011 à 13:43:59
Des soutiens-gorge “ampliformes” en taille… 8 ans ([url]http://owni.fr/2011/03/23/erotisation-soutiens-gorge-ampliformes-taille-huit-ans-enfant/[/url])
8| Whow...
Je le savais, un peu, mais quand même... ARGH!!!

J'ai une amie qui a une petite de 10 ans qui vient d'être réglée, cela dit, il est vrai que les petites filles sont réglées de plus en plus tôt en moyenne. Au XVIIIème, il n'était pas si rare de trouver des jeunes femmes de 17 ou 18 ans n'ayant pas encore eu leurs premières règles. C'est une question de physionomie de l'individu, mais aussi de richesse de l'alimentation je crois... (pas certaine)
Citation de: site en lien, citant une réponse des fournisseurs concernés,
Le savoir-faire de corsetterie est extrêmement difficile à maîtriser, et il est beaucoup plus facile de fabriquer des soutiens-gorge rembourrés, ou à partir d’une coque moulée, que non rembourrés.
De plus, quand vous avez une toute petite poitrine, et que vous voulez masquer le téton, il faut le rembourrer, ce qui fait que le marché asiatique est envahi de soutiens gorge rembourrés pour masquer les tétons, et éviter toute érotisation.
Mouhi, on me fera pas croire qu'en corsetterie il est plus facile de faire dans le pigeonnant que dans le simple... C'est juste n'importe quoi! L'ajout de coussinet est plus compliqué au niveau patron, il faut arréter de fumer.

Il est possible en revanche que ce soit plus facile de monter sur coque, mais la encore: rien n'oblige à exagérer la coque. Les poitrines naissances n'ont pas besoin d'être véritablement soutenues, juste protégées et maintenues. Or la lingerie sexy n'a jamais eu pour but premier de maintenir, elle maintiens d'ailleurs moins bien que la lingerie ordinaire. Non: elle est faite pour amplifier les formes, et il n'est pas possible de travailler un patron qui ait a la fois le meilleur potentiel de mainitens et le meilleur potentiel d'amplification.

Belle langue de bois que cette réponse, qui ne peut marcher aujourd'hui que parce que la couture est devenue une science occulte pour la majorité des gens.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 24 mars 2011 à 15:05:16
Il y a  eu des strings  pour les gamines de 12-14 ans, des lignes de vêtement " Lolita " d' après des émission de télé sur le phénomène et  discutions avec des mères de famille, alors que ma fille avait 2 ans. Maintenant qu’elle en a 10 lorsque je fais des emplettes avec elle, je ne retrouve pas ce genre d’articles. Quoi qu’il en soit, il n'est pas question que ma fille s’habille de la sorte, mais ça existe toujours d’après une copine.

Pour la puberté précoce dès l’ age de 8- 10 ans, c’est dû effectivement à l’alimentation, il faut la stopper dès que possible  avec l’aide de son médecin c’est possible et facile car la transformation du corps de fillette en corps de femme empêche la croissance et c'est beaucoup mieux psychologiquement pour la fillette.

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 24 mars 2011 à 20:04:58
Au fait, comment expliquer qu'une droite qui se dit moralement rigoriste soit aussi celle qui lâche la bride au libéralisme le plus immoral?
N'est-ce pas en Angleterre que les tabloïds encourageaient le quidam à retrouver l'adresse des pédophiles fichés pour aller les lapider?
Ce sont les mêmes qui font l'apologie du désordre néolibéral.
Cherchez l'erreur...  :pasdrole:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 25 mars 2011 à 11:42:50
Citer
Des soutiens-gorge “ampliformes” en taille… 8 ans

la Redoute et les 3 Suisses ont retiré de leurs sites Web ces modèles de soutiens-gorge.
heureusement comme à l’époque des sting pour gamine, il y a eut des levées de boucliers et des protestations contre les enseignes qui distribuent ce genre de choses.
après les parents ne doivent pas transiger avec leur gamins.

il y a eut le même genre de polémique suite à des photos de petites fille dans le vogue de décembre «spécial fantasmes de Noël où les générations s'entrechoquent à l'extrême», à trop vouloir sexualiser des corps juvéniles, on ouvre la porte à pas mal de débordement, le pédophile n'a même plus besoin de mater des gamines dans la rue pour s'exciter il feuillette le vogue ou les catalogues de vpc.
c'est affligeant!!!
http://www.youtube.com/v/7q80i-aBvBU?fs=1&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 25 mars 2011 à 11:52:51
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c'est affligeant!!!

le mot est faible! :fache:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 25 mars 2011 à 13:23:18
Je suis contre cette mode de maquiller/grimer les enfants, même sans connotation sexuelle, à la Mini-Miss du Texas.
Ne s'occupant guère des eventuels allergies, vêtements flingués,  les maitresses d'école en manque d'idées sont très friandes de ce genre de connerie, pour meubler leurs "cours," particulièrement pour une quelconque fête, c'est à dire pratiquement tout le long de l'année. C'est tous les jours Halloween quelque part.
Hier chez moi, sur la place du marché, il y avait des ateliers de peinture pour les gosses (en fait une promotion bidon pour les commerçants du coin, mais bon..)
Inéluctablement il y avait un stand pour maquiller des petits en petits animaux, zorros etc.
99% des enfants détestent ça. Si on a le malheur d'émettre quelques réservations, la peste émotionnelle prend vite le dessus "Vous n'aimez pas que les enfants s'expriment ?" et pas mal d'autres conneries du même tonneau
J'ai foncé directement dans le mur en osant : "Les gosses n'expriment que dalle, ils ne sont que les supports pour les peinturlages des parents !" Ou quelque chose comme ça. Suivi de "l'enfant comme accessoire de mode."
J'ai failli me faire lyncher.
Au moins ça a fait rigoler les gamins.
Vive les pisse-vinaigre !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 25 mars 2011 à 16:56:49
Je respecte ton point de vue, mais je ne suis pas sûr que les gamins n'adorent pas, au contraire, se déguiser. Les psycho-pédagogues me semblent d'accord, tous, sur ce point. D'où application à l'école. :mrgreen:

De là à déguiser les petits en bombes sexuelles miniatures, il y a un gouffre à ne pas franchir. Cela pue la perversion à plein nez. Et là, je te rejoins: la responsabilité des parents qui jouent le jeu est lourde, ou plutôt leur irresponsabilité! Fantasme? Projection narcissique? Négligence moutonnière?

On a déjà joué avec ce genre de limites (cf. les photographies prises par l'auteur d'Alice au pays des merveilles). D'autres se sont amusés à provoquer: cf. Gainsbarre, qu'on admire tant pourtant (Un zeste de citron, par exemple...). Le résultat a des qualités esthétiques? Et alors? Est-c' une excuse? Nos limites sont fragiles, on a construit, enfants, des digues morales en profondeur dans nos cerveaux, ceux qui jouent à les déconstruire sont de véritables dangers pour la collectivité.

Je ne parle pas des publicistes et de leurs maîtres: ceux-là, c'est la guillotine qu'ils méritent!
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 25 mars 2011 à 17:46:43
Les gamins adorent se déguiser, c'est sûr, mais là, ils ne se déguisent pas.
Aucune créativité, à moins qu'ils se griment eux-mêmes.
Fabriquer des masques, ce serait déjà mieux, de plus ça leur apprendrait à se servir de leurs mains.

Pour la peinture, on les laisse faire comme bon il leur semble, on est supposé croire que la peinture soit un don inné...

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il y a un gouffre à ne pas franchir
Un gouffre, pas tant que ça. Dans les deux cas c'est la projection des désirs des parents sur les enfants-objets.
Les mini-Lolitas, ça choque davantage, c'est évidemment malsain, mais ce n'est qu'une question de degré.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 25 mars 2011 à 20:24:17
Oui oblomov, pour le désir projeté des parents... Mais à ma connaissance, même les meilleurs des parents projettent forcément quelque chose de leurs propres désirs sur leur progéniture. On ne reste que des êtres humains... :triste1:

Sinon, je pense (pour en revenir au fil :bigtong:) que la question soulevée montre surtout que l'hypersexualisation marchande gagne du terrain, et que le monde de la "mode" pousse des fillettes pré-pubères à ne se considérer que comme des objets sexuels.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 29 mars 2011 à 11:07:14
un truc bien énervant :fache13:

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La poupée à allaiter: c'est quoi ce truc?
([url]http://www.lesquotidiennes.com/files/imagecache/480x240/articles/breast.jpg[/url])

Jusqu’où ira le mauvais goût de certains fabricants de jouets ? Voici, en provenance des Etats-Unis, le bébé glouton : une poupée qui tète et que les petites filles font semblant d’allaiter. En regardant la vidéo présentée sur le site de « Berjuan Toys », je n’en crois pas mes yeux. Une fillette enfile une espèce de boléro sur lequel, à la place des seins qu’elle ne possède pas, sont imprimées deux fleurs. Le poupon qu’elle pose contre l’un de ces faux tétons se met à faire des bruits de succion. L’allaitement terminé, la pseudo-maman tapote le dos de son pseudo-nourrisson qui lance alors un bruit de rot bien sonore. BURP. C’est exactement le sentiment que cela m’inspire : BURP !

[url]http://www.lesquotidiennes.com/soci%C3%A9t%C3%A9/la-poup%C3%A9e-%C3%A0-allaiter-cest-quoi-ce-truc.html[/url]

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 30 mars 2011 à 16:25:04
A quand la boîte de tampons hygiéniques pour jouer à la grande?  :mrgreen:

Les marchands de conneries pour enfants jouent un jeu dangereux!  :pasdrole:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 30 mars 2011 à 17:32:59
Ce n'est donc pas parce qu'une idée aussi sotte que grenue aura germé dans l'esprit complètement azimuthé d'un industriel que le produit va atterrir sur l'étal des grandes surfaces.

Un délai de trois ans est, en général, requis pour voir une idée se concrétiser.
Cette idée passe tout d'abord par une étude de marché, qui est déjà une étape difficile à franchir.
Puis, après la fabrication d'un prototype, qui déterminera le coût de fabrication, on passe à une pré-série.
Et c'est là qu'on fait appel à une expérimentation par un comité d'enfants (pour l'aspect ludique du produit) à qui on demande d'indiquer une préférence entre un certain nombre de jouets variés,  et d'un comité de parents (pour les aspects sécurité, morale, hygiène, prix...) qui doit s'arrêter sur le choix d'un produit.
Une fois ces étapes franchies, la fabrication de série et lancée.
Enfin, le produit est proposé aux grossistes qui, à moins d'être en franchise, n'ont aucune obligation d'achat. Parce qu'il faudra bien alors qu'ils le vendent, ce truc débile !
Ce qui est grave, dans cette affaire, c'est qu'il s'agit bien là d'un phénomène de folie collective !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 01 avril 2011 à 22:29:35
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jeudi 31 mars 2011

L’émergence d’un féminisme islamique décolonisé ?

par Henda Bouhalli


L’association des musulmanes de Marseille (ASMMA) dont la présidente n’est autre que Fatima Tamtam, organisait samedi dernier au Théâtre Mazenod, une conférence/débat dans l’air du temps. Intitulée « Musulmanes de France : Quels enjeux ? Quels défis ? », cette conférence a eu le mérite de balayer les clichés coloniaux dont sont victimes les musulmanes de France et de dénoncer l’instrumentalisation politique et médiatique de la cause des femmes. Les interventions d’Asma Lamrabet, Directrice du centre des études féminines en islam au sein de la Rabita Mohammadia des ulémas du Maroc, Houria Bouteldja, Porte parole du Parti des Indigènes de la République, Ismahane Chouder, Présidente du Collectif des Féministes Pour l’Egalité, n’ont laissé personne indiffèrent.

C’est l’incroyable nombre de stéréotypes et de préjugés qui se sont accumulés autour de la thématique « femmes musulmanes » qui a poussé de jeunes musulmanes de Marseille à créer l’association ASMMA. La crainte est aussi que le prochain « débat sur l’islam » (5 avril prochain) accentue cette tendance ainsi que l’instrumentalisation politique de cette thématique. Selon Asma Lamrabet, Directrice du Centre des Etudes Féminines en Islam au sein de la Rabita Mohammadia des ulémas du Maroc, l’on assiste même à la construction d’un discours prédominant qui instrumentalise la peur en alimentant les clichés réducteurs sur la femme musulmane et en opposant toutes les valeurs de la modernité à l’islam. L’un des adages les plus admis dans les consciences occidentales est que « la femme musulmane est opprimée par l’islam ». Les discours sur la musulmane voilée ne sont autre que des reproductions d’une vision colonialiste expliquent Asma Lamrabet. Or, les médias et les politiques sont les premiers vecteurs de ces clichés. En effet, « la thématique des femmes est otage d’une vision conservatrice » maintenue par « le tapage médiatique et islamophobe qui nous empêchent de voir la réalité des choses car tout est présenté sous l’angle de l’affectif et de l’émotion » résume Asma Lamrabet, aussi coordinatrice d’un groupe de recherche et de réflexion sur la femme musulmane et le dialogue interculturel. Les musulmanes étant, selon elle, victimes d’un ethnocentrisme intellectuel qui absout les femmes non musulmanes de toutes discriminations. Or, « il y a universalité de la discrimination envers les femmes. Pour exemple, le patriarcat et le libéralisme accentuent la précarité et les femmes en sont les premières victimes. Donc cela n’a rien avoir avec la religion ou la culture » résume-t-elle. A cela s’ajoute l’instrumentalisation de cette thématique pour des intérêts géopolitiques. Cette obsession de la libération de la musulmane a par exemple, servi de prétexte pour légitimer la guerre en Afghanistan ou soutenir le régime Ben Ali en raison de son modèle d’émancipation de la femme, « alors que derrière, ce modèle opprimait les hommes tunisiens et ce, au nom de la démocratie ».

De telles ingérences occidentales, motivées par des intérêts divers, font passer l’islam pour une religion « totalitaire et machiste » et appuyant l’idée qu’il existe deux modèles. Celui de la femme occidentale libérée et celui de la musulmane recluse et opprimée. Un discours ayant toujours servi d’alibi aux puissances impérialistes occidentales insiste-t-elle.

Or cette dernière affirme que « ce n’est pas l’Islam qui discrimine et dévalorise la femme mais plutôt ce que l’on a fait du Coran à travers des siècles de lecture et d’interprétations sexistes envers la femme. Ces interprétations rigoristes et immuables ont légitimé cette « culture de discrimination ». Mais insiste sur le fait qu’il est nécessaire de combattre l’idée qui prétend que le Coran serait la première source de discrimination à l’encontre des femmes. Il est en effet important de « prendre en compte le contexte historique de la révélation coranique et de différencier entre le fait culturel et l’essence de la religion ».

« Réduire le discours islamique au voile, c’est porter atteinte à cette éthique coranique »

Elle ajoute également que le constat d’une culture discriminatoire envers les femmes est rarement admis dans les pays musulmans qui tentent alors sans cesse de se justifier en affirmant que « la religion musulmane donne des droits à la femme ». Or selon Asma Lamrabet c’est un discours qu’il faut absolument dépasser car il conforte l’idée que les femmes musulmanes ont des droits et des statuts particuliers. « Ce discours a même marginalisé l’universalité du message de l’islam » s’indigne-t-elle. Un avis que partage également Ismahane Chouder membre du Collectif « Une école pour tou-te-s » et du Collectif des féministes pour l’égalité. Pour cette féministe musulmane, il manque aux musulmans de France « les outils qui vont leur permettre de se défendre. Nous développons un discours dans la réactivité, dans le mode : « je défends l’islam ». Nous avons intérêt à déplacer le curseur » ajoute-t-elle.

A cela s’ajoute la façon dont les musulmans évoquent la question du voile. « Nous parlons de ça comme étant les principes de l’islam. [...] Il faut revoir notre façon de véhiculer notre message islamique. On le réduit à un mode vestimentaire alors qu’il faut privilégier l’honnêteté intellectuelle que nous enseigne la religion musulmane pour éviter de passer à côté de l’universalité de l’islam » résume Asma Lamrabet. Elle appelle également à replacer la thématique des femmes au cœur du message coranique dont les fondamentaux sont la raison, la justice et la liberté. En effet, « le message islamique a permis à ses débuts, d’instaurer une véritable dynamique de libération des femmes mais cela va s’estomper au profit d’une lecture purement juridique vidée de son éthique spirituelle » tient-elle à préciser. C’est pourquoi, aujourd’hui, de nombreuses intellectuelles et universitaires musulmanes essaient de se réapproprier leur destinée en tentant de prendre la parole au nom de leur engagement spirituel. Et Asma Lamrabet fait partie de ces intellectuels. Présidente du GIERFI (Groupe international d’études et de réflexion sur femmes et Islam - [url]http://www.gierfi.com[/url]) elle travaille actuellement à la « relecture des sources » dans une vision égalitaire à partir d’une perspective féminine comme le faisait les femmes musulmanes après la révélation. Ibn Hajjar qui est l’un des plus grands savants de l’islam a répertorié 300 femmes enseignantes en sciences islamiques au 3ème siècle de l’hégire. « Où sont passés leurs écrits » s’interroge-t-elle. Akram Nadwi, chercheur à Oxford, a quant à lui répertorié 8000 femmes savantes spécialistes en fatwas, critique des hadiths, exégèse etc. Le but est de « contredire les lectures religieuses littéralistes masculines et qui ont notamment été responsables de la marginalisation des femmes ».

Asma Lamrabet pense que cette nouvelle lecture de l’islam, à partir d’une lecture féminine, pourra réduire les mésententes idéologiques avec l’occident. En effet, le fantasme de la femme soumise étant encore très puissant en Occident. Or, « des années de tentative d’émancipation de la femme selon un modèle occidental érigé en modèle universel se sont soldées par un échec ». Pourquoi ? « Le choc de la colonisation dans le monde musulman explique en partie le rejet de certaines valeurs occidentales notamment celles liées à l’émancipation féminine, perçues comme un projet colonialiste ».

Houria Bouteldja : « Féminisme islamique McDonald ou féminisme islamique décolonisé ? »

Toujours selon la Présidente du GIERFI, on ne peut pas imposer aux musulmanes d’accéder à la modernité ou de se fondre dans la société par la seule et unique porte de l’occidentalisation. C’est ce que dénonce également Houria Bouteldja, porte parole du Parti des Indigènes de la République (PIR) pour qui « il faut mettre en avant cette résistance culturelle et religieuse dans la perspective d’une construction d’un féminisme islamique décolonisé. « Que veulent les femmes musulmanes en termes de « respect », en termes de « social » et surtout ce qu’elles pensent du discours idéologique qui stigmatise les hommes de leur communauté ». Les femmes musulmanes de France doivent impérativement se poser les bonnes questions car selon Ismahane Chouder, d’autres se donnent la peine et l’énergie de nous définir comme des « victimes ».

Ce n’est que depuis une dizaine d’années que l’on assiste à l’organisation d’un mouvement qui va allier un engagement militant à une réflexion théorique pour présenter une autre image de la femme musulmane. La loi contre le foulard à l’école (mars 2004) a favorisé la création du « Collectif Une école pour tou-te-s », dans lequel Ismahane Chouder s’est facilement retrouvée. « Nous y avons développé un discours féministe de résistance citoyenne et d’organisation politique. Cette prise de parole nous a été facilitée dans le cadre de cet espace » explique-t-elle. Un cadre essentiel pour « décoloniser les pratiques et discours féministes » car il y a aussi « un rapport de domination entre femmes et c’est ce discours matriarcal que nous devons déconstruire » explique-t-elle. Le travail est de taille. En effet on assisterait, selon Houria Bouteldja à la naissance d’un «  ». C’est ce que laisse apprécier un article paru dans « ELLE Magazine féminisme islamique intégrationniste » et intitulé « Femmes voilées mais Funky ». « Ce magazine qui a fait campagne contre le voile, ouvre aujourd’hui ses colonnes aux femmes musulmanes qui disent : « notre voile n’est qu’un accessoire [...] « Se fondre dans la société c’est faire des concessions en termes de foi et de dignité » s’indigne la porte parole du PIR.

Le prochain débat sur l’islam n’est pas pour arranger les choses. Pour Ismahane Chouder, on est passé d’une analyse politique à une analyse culturelle qui aboutit à la création d’un nouvel ennemi culturel : le musulman et la musulmane. Cela passe par la création de lois contre le voile et la burqa, qui pour Houria Bouteldja, ne sont rien d’autre que des trahisons de la loi de 1905 car une « personne ne peut pas être laïque, mais que se sont les institutions et les agents de l’Etat qui le sont ». En somme, « nous cherchons l’application égalitaire de la laïcité » poursuit Ismahane Chouder.

« S’organiser politiquement » ?

A cela s’ajoute « cette volonté politique qui consiste à nous enfermer dans des débats périphériques au lieu de privilégier des débats économiques, écologiques etc. Aujourd’hui, « nous sommes contraints de décontaminer le débat qui se cristallise sur la visibilité de l’islam » s’indigne l’ancienne vice-présidente du Collectif des féministes pour l’égalité. Pour Houria Bouteldja, on assiste même à l’élaboration, par les élites françaises, de diverses stratégies qui ont cette volonté de neutraliser les musulmans. Selon elle, cela passe par la création d’officines qui contrôlent les musulmans à l’image du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) ou cela passe encore par le développement d’une bourgeoisie musulmane qui se désolidariserait de la masse populaire. « Le but est de vider l’Islam de sa substance et désamorcer cette force politique que pourraient représenter les musulmans de France. « Si cette force démographique considérable -(entre 6 à 10 millions de musulmans en France) - s’organise, cela pourrait faire du mal » explique la porte parole du PIR. Or, aujourd’hui les musulmans de France ne semblent plus être respectés dans leur dignité, dans leur croyance. A l’image de ce manque de courage politique de Martine Aubry, Premier secrétaire du Parti socialiste. Cette dernière a retiré sa signature de l’appel lancé pour l’annulation du débat-procès sur l’islam sous l’affront de Jean-François Copé (UMP), juste au prétexte que Tariq Ramadan en était l’un des signataires. « Elle a plutôt craint d’offusquer l’électorat de base que les musulmans parce qu’on n’existe pas politiquement » s’indigne Houria Bouteldja. Chose que ne partage pas forcément Ismahane Chouder pour qui « il y a des pré-requis avant de s’organiser politiquement. Il nous faut d’abord savoir qui nous sommes ».


Une initiative intéressante, qui a au moins le mérite de poser de bonnes questions...  :super:
Ca doit être mon côté islamogauchiste....  :mrgreen: :diable:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 02 avril 2011 à 08:01:51
merci pour ce billet, je partage la plupart des propos de ce billet.

C’est l’incroyable nombre de stéréotypes et de préjugés qui se sont accumulés autour de la thématique « femmes musulmanes »

« il y a universalité de la discrimination envers les femmes. Pour exemple, le patriarcat et le libéralisme accentuent la précarité et les femmes en sont les premières victimes. Donc cela n’a rien avoir avec la religion ou la culture »

Les femmes musulmanes de France doivent impérativement se poser les bonnes questions car selon Ismahane Chouder, d’autres se donnent la peine et l’énergie de nous définir comme des « victimes ».
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 04 avril 2011 à 09:54:26
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40 ans après, un nouveau manifeste de 343 femmes exige "l'égalité maintenant"
([url]http://referentiel.nouvelobs.com/file/1662672.jpg[/url])
Le quotidien Libération publie samedi le texte de 343 femmes exigeant "l'égalité maintenant" avec les hommes, en référence au célèbre manifeste de 343 femmes qui avaient reconnu en 1971 dans Le Nouvel Observateur avoir avorté dans l'illégalité.

"Nous voulons atteindre l'égalité femmes-hommes dans les têtes et dans les faits. Nous exigeons aujourd'hui que nos droits fondamentaux deviennent réalité", revendique ce texte initié par l'association Osez le féminisme, et transmis à l'AFP par Libération.

Les 343 signataires --parmi lesquelles l'actrice Carole Bouquet, l'écrivain Annie Ernaux, la sociologue Dominique Meda, la socialiste Elisabeth Guigou, la chanteuse Brigitte Fontaine, l'humoriste Florence Foresti, ou encore la journaliste Christine Ockrent-- font explicitement référence au manifeste publié quarante ans plus tôt.

"Le 5 avril 1971, 343 femmes bravaient la loi, signant un manifeste pour dire haut et fort qu'elles aussi, parmi des milliers d'autres, avaient avorté", rappelle le texte, évoquant le "coup de tonnerre" provoqué par cette initiative, qui fut une étape essentielle vers la légalisation de l'avortement en 1975.

Mais si "des progrès importants ont été réalisés depuis quarante ans", les signataires du nouveau manifeste, intitulé "L'égalité maintenant, 343 femmes s'engagent", estiment que les femmes restent "maintenues en position subalterne".

"Les inégalités femmes-hommes persistent, moins visibles peut-être et plus insidieuses, mais tout aussi prégnantes et injustifiées", ajoutent-elles.

Le texte demande notamment des mesures "pour garantir l'égalité dans l'emploi", l'accès effectif "à une contraception libre et gratuite", la possibilité d'avorter "dans de bonnes conditions" et la fin des violences sexistes.

source (http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/societe/20110401.AFP7712/40-ans-apres-un-nouveau-manifeste-de-343-femmes-exige-l-egalite-maintenant.html)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 05 avril 2011 à 10:22:30
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Le local du Planning familial maculé d'affiches anti-IVG durant le week-end

La permanence lilloise du Planning familial a reçu une étrange visite ce week-end. ...


De passage dans les bureaux de l'association dimanche après-midi, un médecin de l'association a découvert les baies vitrées de son local couvertes d'affiches dénonçant l'IVG. Les serrures de ce local de l'avenue du Président-Kennedy avaient également été bouchées à la colle. « Encore une fois, le Planning familial a été la cible d'une attaque des anti-IVG, déplore l'association dans un communiqué. Une fois de plus, des affiches ignobles ont été collées sur toute la vitrine, ce week-end. C'est inacceptable ! Une fois encore, les droits fondamentaux des femmes sont visés ! » « Avant de retirer ces affiches, nous avons réalisé un certain nombre de photographies, complète Anita Fontaine, la présidente du Planning familial. Elles serviront à déposer plainte. » À intervalles très réguliers, les opposants à l'IVG viennent manifester à proximité des locaux du Planning familial. Ces rassemblements sont d'ailleurs généralement l'occasion de contre-manifestations montées par les soutiens au Planning familial. Le 20 novembre dernier, près de 150 personnes se sont fait face aux abords des bureaux de l'association et de son centre d'accueil. Les premiers ont exprimé leur opposition à l'IVG en récitant un rosaire. Les autres ont tenté de couvrir leurs protestations par des hurlements, des sifflets et autres slogans provocateurs. Comme à l'accoutumée, un cordon de police séparait les protagonistes

[url]http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lille/actualite/Secteur_Lille/2011/04/05/article_le-local-du-planning-familial-macule-d-a.shtml[/url]

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 05 avril 2011 à 17:07:59
 
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un médecin de l'association a découvert les baies vitrées de son local couvertes d'affiches dénonçant l'IVG.

C'est normal: la France a des racines chrétiennes... Pas vrai, le rigolo?  :blingbling:

Jamais les Français musulmans n'oseraient. Et pourtant, comme chacun sait et en particulier Guéant, ce sont tous d'abominables fanatiques terroristes qui envahissent nos rues et toussa...  :mrgreen:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 22 avril 2011 à 20:27:12
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HSBC sort son chéquier pour revaloriser le salaire des femmes
La banque consacre chaque année une enveloppe spéciale à la réduction des écarts de salaires entre les sexes. Et use d’une méthode rigoureuse.

Une augmentation ­sur­prise de 4%. C’est la bonne nouvelle qu’ont eue 53 responsables d’agence HSBC en découvrant leur feuille de paie début 2009. Identifiées par la DRH comme étant moins bien rémunérées que leurs collègues masculins, ces salariées faisaient partie des 1.200 collaboratrices éligibles au mécanisme de rattrapage maison.

Pionnière de l’égalité

Chez HSBC France, c’est comme ça chaque année depuis 2003, date de la signature d’un accord d’égalité hommes-femmes entre la direction et les syndicats. La banque anglo-chinoise fait figure de pionnière?: aujourd’hui encore, seules 5% des entreprises françaises, comme Air France, Alcatel-Lucent ou Renault, se sont dotées d’un tel dispositif. Pourtant, il y a urgence?: la mise en place d’un accord est obligatoire depuis 2006 et des sanctions financières – jusqu’à 1% de la masse salariale – seront applicables début 2012 pour les contrevenants.

Concrètement, HSBC débloque chaque année un budget réservé au rattrapage salarial, dont elle négocie le montant avec les syndicats. Jusqu’en 2008 la distribution de ces enveloppes, d’un montant global de 200.000 à 300.000 euros, était laissée à la discrétion des managers et concernait une centaine de collaboratrices. Trop peu pour HSBC, qui a décidé d’accroître son effort – 2 millions d’euros en 2009, 1 million en 2010 – et d’appliquer une clé de répartition plus rigoureuse.

Gestion des carrières

Un logiciel a d’abord calculé les écarts de salaire pour chaque type de poste, à grade et âge équivalents. "Puis nous avons ciblé les catégories où les disparités étaient les plus fortes. Elles pouvaient atteindre 6%", note Valérie Glory, responsable emploi diversité chez HSBC.

Mais remettre les compteurs à zéro ne suffit pas. "Il faut faire preuve de la même équité dans la gestion des carrières", martèle François Fatoux, à l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (Orse). Chez HSBC, une salariée qui rentre de congé maternité est automatiquement augmentée, en fonction des avancements de ses collègues ou de la moyenne de ses trois précédentes augmentations individuelles. Sympa comme cadeau de naissance.

Laure Cailloce
source ([url]http://www.capital.fr/enquetes/strategie/hsbc-sort-son-chequier-pour-revaloriser-le-salaire-des-femmes-591887?xtor=EPR-228[/url])
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 22 avril 2011 à 21:41:56
Certains sites proches du FN racontent des histoires de femmes jetées à la mer (http://www.nationspresse.info/?p=129715) par les réfugiés trop serrés dans les bateaux en route pour Lampedusa...une belle légende urbaine est en train de voir le jour.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 23 avril 2011 à 10:05:21
Sachant qu'ils leur mangent les bras d'abord.

Comme ça, ils se nourrissent en même temps qu'ils les empêchent de remonter à bord.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 23 avril 2011 à 10:21:56
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Sachant qu'ils leur mangent les bras d'abord

C'est exact !
D'ailleurs, c'est une antique coutume méditerranéenne ...
Show content
(http://elycee.com/wpmu/files/2008/04/venus_milo.jpg)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 24 avril 2011 à 09:17:08
Petit mail que je partage avec vous :

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Q. Vous semblez oublier que l’école publique doit aussi enseigner et promouvoir l’égalité Femmes/Hommes…
Comment enseignez-vous l’égalité des femmes et des hommes avec des mamans voilées ?
Merci de me renseigner.

R.Sans doute exactement de la même manière qu'on l'enseigne l'égalité des femmes et des hommes:
aux mamans en mini jupes,
aux mamans qui se tapent 90% des tâches ménagères,
aux mamans qui se font harceler par leurs patrons,
aux mamans qui se font tabasser par leurs maris ou compagnons,
aux mamans cadres qui bossent 150% que leurs collègues ,
aux mamans employées,
aux mamans catholiques,
aux mamans évangélistes,
aux mamans pentecôtistes,
aux mamans qui se maquillent,
aux mamans qui pensent qu'une femme doit être sexy en permanence,
aux mamans qui pense que c'est normal que l'homme gagne plus,
aux mamans qui achètent des poupées pour leurs filles et des panoplies de superman pour leurs fils,
aux mamans qui....
Bref, de la même manière qu'on enseigne l'égalité des femmes et des hommes à toutes les mamans qui, d'une manière ou d'un autre, un jour ou l'autre, est confrontée aux inégalités entre les femmes et les hommes, et en leur laissant la possibilité de mener leur propre réflexion sur le sujet...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 24 avril 2011 à 17:18:27
c'est excellent  :super:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 25 avril 2011 à 03:08:39
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L'ère de la femme enfant

A 10 ans, elles portent déjà des sacs à main, s'habillent, se maquillent, s'épilent comme des femmes. Des études soulignent l'apparition plus précoce des signes de la puberté.

Elles arrivent en classe en minishorts et leggings moulants, cheveux lissés. A la récré, elles ne lâchent pas leur sac à main griffé, pianotent sur leur iPod, les yeux dissimulés sous leur grosse paire de Ray-Ban. Ne leur parlez pas de cartables ou de robes à smocks, elles ne savent pas ce que c'est. Elles ne connaissent que les minirobes à dentelle et froufrous de chez Jennyfer ou H&M. "C'est une véritable épidémie ! se désole une jeune prof de français de la région parisienne. Parfois, on se demande si elles n'ont pas redoublé trois fois tellement elles font âgées. "

La puberté plus précoce

Léa, 11 ans et demi, est l'une de ces créatures mi-femme, mi-enfant qui pullulent dans les cours d'école. Face au miroir, elle scrute ses jambes un peu trop maigres, sa poitrine un peu trop plate et ses hanches de gamine. " A cet âge, ils ont de ces complexes ! " s'attendrit sa mère, mi-excédée, mi-ravie devant les minauderies de sa chérie. Il y a d'abord eu les " poils", le fin duvet qui recouvrait ses jambes, et qu'elle a insisté pour épiler. Ensuite les cheveux : "Elle voulait des mèches blondes. " Et puis le maquillage. "Toutes ses copines le faisaient. Alors... " Alors ? Sa mère a cédé." Tant que ça ne fait pas vulgaire ", se justifie-t-elle. Léa pose, bouche en cul de poule, devant la cabine d'essayage. Toute trace de sa fraîcheur enfantine a disparu, mangée par les couches de fond de teint et les traits de crayon noir autour des yeux. Où sont passées les petites filles ? Dès 6 ans, elles réclament un deux-pièces pour la plage, minaudent sur les photos de classe et se trémoussent comme la chanteuse colombienne Shakira. A 10 ans, elles rêvent de se faire tatouer et voient leurs premières images coquines en cachette avec les copines.
 
Ados avant d'être pubères

A 12 ans, elles se font faire des "épilations intégrales" et affichent sur leur profil Facebook des photos d'elles à moitié nues. Les psychiatres et sociologues sont unanimes : les enfants sont ados de plus en plus tôt, plongés de plus en plus vite dans un univers ultrasexualisé (voir encadré). "Aujourd'hui, il n'est pas rare de voir des fillettes de 10 ans déjà formées, constate le professeur François Gouraud, chef du service pédiatrie au CHU de Meaux. Cela crée une maturation sexuelle plus précoce chez les fillettes. " Mais les changements physiques ne sont pas les seuls en cause. Pour le sociologue Michel Fize (1), " l'adolescence est culturelle et psychique avant d'être biologique, et commence bien avant l'entrée au collège". En clair : en 2011, on est ado avant même d'être pubère. La période chère aux disciples de Freud, dite de "latence ", parenthèse enchantée où l'enfant, studieux et obéissant, se préparait gentiment à grandir, se rétrécit comme peau de chagrin.

Hyperstimulé dès le berceau par ses parents, l'enfant d'aujourd'hui évolue saturé d'écrans, connecté au monde 24 heures sur 24. Le soir, il regarde en streaming les séries pour ados américaines et zappe sur les programmes de télé-réalité. Ses idoles ? Les mêmes que ses aînés, de vraies femmes hyperprovocatrices, soumises ou dominatrices, Rihanna, Lady Gaga, Shy'm ou Miley Cyrus, l'ex-lolita de la série ado culte "Hannah Montana" devenue it-girl branchée. Ce sont les Chantal Goya version 2011. Le lapin est plutôt du genre "Play-Boy". "Des années de luttes féministes pour en arriver là", soupire la sociologue Catherine Monnot (2).

Tout est prévu pour piéger les fillettes dans cette voie : les soutiens-gorge rembourrés taille 7 ans, les gammes de maquillage, les ministrings... Aux Etats-Unis et en Angle terre, des parents ont même découvert dans les rayons enfants une ligne de cosmétiques anti-âge et un kit de barres de pole dance (si, si !)... A Noël dernier, le magazine "Vogue" a mis en scène, pour sa campagne de pub, des petites filles ultramaquillées posant lascivement en talons aiguilles et robes lamées sur des sacs de luxe. Indignés, 200 pédiatres ont signé une pétition dénonçant "l'érotisation et l'hypersexualisation des enfants dans la publicité". "Dès lors qu'on valorise le sexy à outrance, il n'est pas étonnant que les petites filles veuillent se conformer au modèle dominant", explique Catherine Monnot. Piquer le rouge à lèvres ou les chaussures à talons de sa maman est vieux comme le monde. Ce qui l'est moins, c'est lorsque certains parents eux-mêmes, poussés par leur narcissisme, deviennent complices du travestissement. "En croyant mettre en valeur leurs fillettes, ils les exhibent pour se valoriser eux-mêmes", décrypte le psychiatre Didier Lauru (3). L'enfant-roi devient une projection d'eux-mêmes. Une petite poupée qu'ils peuvent modeler à leur guise.

Le délire peut aller très loin, exemple avec cette Anglaise prête à tout pour faire de sa fille la nouvelle lolita des magazines. A 8 ans, sa "petite Britney" a déjà subi de multiples injections de Botox et en redemande. "Avant, ça faisait mal, mais maintenant je ne pleure plus tellement...", explique la fillette au "Sun". Un cas extrême illustrant la folie qui parfois s'empare des mères. "Ce qui est triste derrière tout ça, soupire le pédopsychiatre Serge Hefez, c'est de voir certaines gamines jouer sur des codes qu'elles ne comprennent pas pour faire plaisir à leur maman. Pourront-elles un jour se positionner autrement qu'en objet sexuel ?"

Une génération d'enfants perdus

Margot (4) a 11 ans. C'est une jeune fille timide, sans histoires. Les garçons ? Elle dit qu'elle " n'a pas encore l'âge". Mais que, dans sa classe, en 6e, "tout le monde parle que de ça". Ca ? Le sexe. "La baise. Le cul", comme ils disent. Tout le monde, dans la cour de récré, sait qui "l'a fait " ou va le faire. Les pros sont vite fichées "putes" : ce sont celles qui s'enferment dans les toilettes avec des garçons. Les "filles à réputation", Margot les méprise. Mais, dans son collège, mieux vaut encore être une pute qu'une "bolosse" ou un "cas social", ces filles un peu ternes à qui personne ne parle. "N'avoir jamais eu de petit ami, ça, c'est vraiment la honte", soupire-t-elle. Sur les forums adolescents, on se plaint déjà de sa misère sexuelle : "J'ai 12 ans, je suis en 5e et je n'ai jamais eu de copain de toute ma vie ! C'est grave ?" Sous le pseudo " Petite-Miss", une plus grande, 14 ans, interroge : "Pensez-vous que la fellation est obligatoire la première fois avec un garçon ?" En CM2, un élève sur deux a déjà vu des images pornographiques.

Pour le psychiatre et psychanalyste Patrice Huerre, "c'est une génération entière d'enfants perdus, court-circuités en plein vol vers leur adolescence". Ce qui se dévoilait par petites touches avant, au hasard d'un magazine, d'un coin de tableau ou d'une cabine d'essayage, survient d'un coup, au hasard d'un simple clic sur internet. Encombrés par ces images sexuelles dont ils ne savent que faire, les enfants tenteraient alors de les évacuer en s'y frottant aussi vite que possible. En faisant un petit tour sur les blogs de Skyrock, on découvre des lolitas de 11 ou 12 ans qui posent, en soutien-gorge, culotte, comme des pros du X. "Je cherche un mec", écrivent-elles. D'autres s'inventent une vie sexuelle imaginaire pour être "populaire". Laura (4), 11 ans, sage queue de cheval et sac à dos, a prétendu en rentrant en 6e qu'elle avait couché avec plein de garçons, allant jusqu'à décrire que "le sperme ressemblait à du lait".

Etrange norme sociale que celle qui sévit dans les cours de récré : s'afficher si tôt comme une femme d'expérience alors qu'on ne rêve, au fond, que du prince charmant ! Car il ne faut pas s'y tromper : "Bien heureusement, ce n'est pas parce qu'elles en parlent comme des pros que ces petites lolitas passent à l'acte", insiste Patrice Huerre. L'âge moyen des premiers rapports reste le même depuis plusieurs années : 17 ans pour les filles. Selon le psychiatre, plus elles en rajoutent, moins elles en savent. "En exhibant leur corps de presque femmes, elles veulent se prouver qu'elles ne sont plus des gamines." Et dans vingt ans elles regretteront d'avoir quitté trop vite leur vie d'enfant.

Marie Vaton, avec Charline Blanchard

source ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110422.OBS1740/enquete-l-ere-de-la-femme-enfant.html[/url])
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 25 avril 2011 à 08:15:03
c'est très effrayant :taistoi:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 25 avril 2011 à 08:29:04
Pauvres gamines...  :triste1:
Reste à espérer qu'elles trouveront d'autres repères et modèles identificatoires, qui leur permettront de mettre à distance cette image de "femme objet" et de vivre un développement affectif, identitaire et sexuel qui leur correspond et entraine surtout leur épanouissement ! C'est pas trop gagné...
L'émancipation des femmes passera par le renversement de cette société capitaliste, voilà de quoi pousser cette affirmation à son extrême. :fache13:

Citer
"Toutes ses copines le faisaient. Alors... " Alors ? Sa mère a cédé.
Ca me rappelle des choses ça... Sauf que la réponse parentale c'était "ah, elle c'est elle, toi c'est toi. Et c'est non." :mrgreen:

Sinon, le titre me surprend un peu, pour moi une femme enfant ce n'est pas ça, mais plutôt une femme adulte qui a des comportements enfantins dans le sens où elle est capricieuse, boudeuse, et se place dans une relation asymétrique avec les hommes...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 25 avril 2011 à 09:08:09
Oui, c'est ainsi que je comprends le terme, moi aussi.

C'est que pour cette nouvelle forme de réification de l'enfant que dessine notre belle société de consommation capitaliste, il n'y a pas encore de terme. Il faudrait inverser les termes et parler d'enfant-femme. Nos gentils experts en communication intéressée vous nous forger "enfant vamp", vous allez voir: ça permettra de culpabiliser la gamine... Il existe déjà Lolita, et c'est quasiment pareil! Combien ont lu le roman de Nabokov?
Il faudrait trouver quelque chose qui mette en évidence la notion de victime (comme fashion victim) et celle de pédophilie, genre: pédo-victime...  :grrr:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 25 avril 2011 à 10:08:22
A votre avis, elle a quel âge celle là
(http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/e/e2/Red_riding_hood_ver2.jpg)
C'est ce que je pensais : rouge à lèvre, maquillage...à quand des films porno "légaux" impliquant des gosses ??

Qui c'est qui s'en fout plein les poches ? Les grandes marques de cosmétiques. Qu'attendent ces compagnies aussi pour s'intéresser aux bébés ? "C'est important que votre enfant soit beau et maquillé".
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 25 avril 2011 à 12:45:26
Un corollaire - ou inversement - à l'article précédent

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La puberté des jeunes filles plus précoce

Aux Etats-Unis, plus d'une petite fille blanche sur dix montre des signes de puberté à 7 ans, soit deux fois plus qu'il y a dix ans.

C'est désormais un fait avéré. Il n'est pas rare qu'une petite fille de 9 ans ait déjà les seins qui poussent.
Plusieurs études le prouvent : alors même que l'âge des premières règles s'est stabilisé depuis une trentaine d'années, autour de 12 ans et demi, l'apparition des glandes mammaires se produit plus tôt.

Aux Etats-Unis, plus d'une petite fille blanche sur dix montre des signes de puberté à 7 ans, soit deux fois plus qu'il y a dix ans. Chez les petites filles noires, le taux monte à une sur quatre. En France, selon les travaux menés par le professeur Charles Sultan, chef du serviced'endocrinologie au CHU de Montpellier, l'âge moyen du développement de la glande mammaire surviendrait en moyenne à 9 ans et 3 mois.

Quelles sont les causes de cette puberté avancée ? D'abord on mange mieux qu'au siècle dernier, ce qui explique qu'on atteigne plus tôt qu'avant l'arrêt de la croissance.

Surtout on mange plus. "Or plus une petite fille est en surpoids, plus elle risque une puberté précoce, car le tissu adipeux synthétise les oestrogènes déclencheurs de puberté", explique le professeur Sultan.

Autres accusés ? L'environnement : pesticides, phtalates présents dans les plastiques, ou bisphénol, à forte activité oestrogénique, interdit dans la fabrication des biberons depuis juin 2010.

Certaines études ont pointé le temps passé devant la télévision : en plus de favoriser la prise de poids, il abaisserait le taux de la mélatonine, l'hormone dite du sommeil, qui joue un rôle central. Enfin, une étude épidémiologique américaine a révélé que les filles qui grandissent sans leur père biologique seraient enclines à se développer plus tôt : élevées sans le regard de leur géniteur, elles auraient tendance à fréquenter plus de garçons, et cette promiscuité les pousserait à accélérer leur développement sexuel.

Les conséquences d'une telle puberté précoce ? Elles ne sont guère réjouissantes : diabète, maladies cardiovasculaires, risque accru de cancer du sein et de l'utérus à l'âge adulte.

Marie Vaton


source (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110422.OBS1741/la-puberte-des-jeunes-filles-plus-precoce.html)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 27 avril 2011 à 09:20:34
en espérant qu'en France nous prendrons exemple.

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Parité sur les listes électorales : la Tunisie montre l’exemple


La FIDH se félicite de la décision consacrant la parité sur les listes électorales prise le 11 avril 2011 par la Haute Instance chargée de préparer l’élection de l’Assemblée constituante tunisienne le 24 juillet prochain. Ce vote, qui a fait l’objet d’une très large majorité, prévoit que toutes les listes doivent impérativement être paritaires et faire figurer en alternance des candidats hommes et femmes. Cette décision prévoit l’invalidation de la liste si la parité n’était pas respectée. La Tunisie est aujourd’hui à l’avant garde en ce qui concerne la participation des femmes à la vie politique.

« Nous avons remporté une grande victoire. C’est une grande première dans le monde arabe et même ailleurs. Les femmes ont participé à la révolution, sur le même pied d’égalité, elles participeront désormais à forger l’avenir politique de la Tunisie », a déclaré Sophie Bessis, Secrétaire générale adjointe de la FIDH.

La FIDH, poursuit, aux côtés de ses organisations membres en Tunisie le combat pour l’égalité en droit et en fait. « Il s’agit assurément d’une étape décisive. Nous devons maintenant travailler à la participation de toutes les femmes aux élections du 24 juillet. Tout doit être fait pour que la nouvelle constitution tunisienne consacre l’égalité et la non-discrimination entre hommes et femmes », a ajouté Khadija Chérif, Secrétaire générale de la FIDH.

« La Tunisie a démontré hier par ce vote qu’il n’y a pas de démocratie sans égalité. Il s’agit maintenant d’aller jusqu’au bout et de lever l’ensemble des réserves émises à la Convention de l’ONU pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes », a conclu Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH.

[url]http://www.fidh.org/[/url]


Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 29 avril 2011 à 10:32:10
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Les hommes aussi souffrent
([url]http://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH399/Tanxx87-f2a9e.png[/url])

Les hommes souffrent. Et il n’y a pas qu’Éric Zemmour pour le dire. Alors comme Mademoiselle n’est pas méchante, chaque fois qu’un homme lui dit qu’elle exagère, qu’il n’est pas un dominant, lui, qu’il souffre, elle écoute toujours son témoignage poignant. Il faut alors ménager sa susceptibilité, avouer que « c’est plus compliqué », qu’il y a des femmes méchantes, vénales, manipulatrices, des femmes atroces dont la seule existence suffit à rendre tout propos féministe moins légitime. Il faut opiner, acquiescer, ne pas froisser celui qui fait le ménage chez lui, applaudir celui qui donne des bains à bébé, se pâmer devant sa science de la purée de carottes, bref, cajoler, calmer ce gros chagrin, et l’écouter parler de cette domination dont il n’est pas responsable… jusqu’à ce que le bruit de ses paroles d’homme-bien recouvre celles des dominées qu’il aime, dans le fond. Mais dans le fond, et sans le son. Mais dire cela, c’est déjà recommencer à exagérer. C’est recommencer à parler de petites choses ridicules, d’une petite voix qui insupporte. Alors le grand bonhomme cesse de pleurer à chaudes larmes, et s’indigne : « C’est n’importe quoi ! C’est exagéré ! Ce n’est pas la réalité ! » Ah, mais ne croyez pas qu’il soit simple d’exagérer : c’est un vrai boulot d’avoir l’outrecuidance de ne pas dire la même réalité. Car lorsque celle-ci n’est pas évacuée de prime abord – « Cela n’existe pas » ou « Cela n’est pas de mon fait » –, elle est souvent retournée contre les femmes (« Elles doivent bien y trouver un avantage »), ou sert de faire-valoir à une atroce douleur : « Je souffre d’être dominant ». Contre cette auto-flagellation bruyante, qui ne permet finalement que de parler d’un gros nombril poilu, Mademoiselle propose l’ouvrage de Léo Thiers-Vidal [1]. L’auteur pose deux questions fondamentales : « 1) Les hommes sont-ils conscients de dominer, d’être dans une position dominante ? 2) Dominent-ils les femmes de façon consciente ? » On voit alors émerger des hommes ayant à la fois une connaissance des privilèges qu’ils ont en tant qu’hommes, mais qui témoignent également d’une difficulté, ou d’un refus, de dire leur propre contribution à ce système oppressif. Quoi qu’il en soit, ils reconnaissent au moins avoir cette chance : celle de ne pas être des femmes. Ce serait là une bien pire souffrance.

[url]http://www.cqfd-journal.org/Les-hommes-aussi-souffrent[/url]

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 29 avril 2011 à 14:49:21
Pourquoi est ce que tu continues à poster ses articles au juste ?
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 29 avril 2011 à 19:25:46
et bien, pour plusieurs raisons : c'est une féministe dont le mode de pensée m'est proche, je la respecte beaucoup en tant que personne, j'adore son blog, et j'en ai envie. :mrgreen:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 29 avril 2011 à 19:42:29
Oui ça a l'air d'être une personne adorable. Elle a l'air tellement ouverte aux autres en outre.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 29 avril 2011 à 19:58:41
elle l'est ... aprés tu peux ne pas aimer ses positions, moi j'aime chacun de ses billets, et pense comme elle, ne suis je pas malgré tout adorable et ouverte aux autres sauf aux gros bâtards racistes et aux misogynes de la premiére heure bien sur :mrgreen:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 29 avril 2011 à 20:06:23
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ne suis je pas malgré tout adorable

Messie, Messie !
Si tu n'existais pas, il faudrait t'inventer !!! :coeur: :coeur: :coeur:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 29 avril 2011 à 20:41:21
Tu l'as déjà vue être sympathique envers un homme ? En fait ça je m'en fous, il m'arrive même de dire "Bonjour" à des racistes et de leur serrer la main, j'ai eu un peu plus de mal avec les néonazis mais bref...

Non, clairement ses articles sont caricaturaux. Et t'inquiètes pas, tes positions sur la question des rapports hommes/femmes, je les connaît. Je me souviens très bien de ce qui s'est passé quand on parlait d'hommes battus et je risque pas d'avoir oublié.
Et d'ailleurs je n'accepte pas d'être insulté comme le fait cette dame - je n'ai malheureusement pas la chance d'être né sans pénis, on a beau jeu de dire qu'elle s'adresse aux connards misogynes. Mais justifier un tel foutage de gueule du genre masculin en général par l'existence de relous, c'est plus que limite.

Alors oui desfois elle vise juste, notamment pour la place des femmes dans la société actuelle. Mais pour ce qui est des questions de couples et hormis les violences conjugales, elle devrait revoir sa copie et surtout arrêter de voir un ménage comme un rapport de force.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 29 avril 2011 à 20:55:06
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« Je souffre d’être dominant ».

j'aime bien les gens simples ! :pasdrole: :] :hehe: :mdr1:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 04 mai 2011 à 09:44:52
pitié tuez moi  :berk2:

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Minou, Chou, Hibou, Caillou


« Mon Minou Tout Doux » ([url]http://www.monminoutoutdoux.com/[/url]), voilà le nom de la nouvelle campagne de communication de Veet. C’est accrocheur, ca rime, c’est mignon, mais malheureusement, ca ne s’arrête pas là. En visitant le site dédié à l’éradication de toute pilosité pubienne chez les femmes, on se demande vraiment quel message a voulu faire passer la marque, à quel public elle s’adresse, et surtout, si elle ne nous prend pas ultimement pour des abruties.

Plutôt que nous venter les qualités biologiques ou techniques de son produit, Veet préfère jouer sur notre amour présumé de la gaudriole et de notre humour franco-français : quoi de plus poilant (…) que de mettre en scène une armée de petites chattes mignonnes qu’on soumet à la torture du rasoir ? Quoi de plus sympathique que la petite comptine aux ryhtmes hip-hop qui accompagne la découverte de l’interface, et ses couplets enlevés  »mon minou quand il n’est pas tout doux, il ressemble à un voyou, quand mon minou pique partout, il fait bouh ouh, quand mon minou est tout doux, c’est mon trésor mon bijou ».

Au delà de l’aspect complètement vomitif des couleurs, de la métaphore filée décousue de la vulve à quatre pattes et des poils, on peut également s’interroger sur le message de Veet : si on écoute la petite chanson, si on effectue les tests et si on lit les informations, on tire rapidement la conclusion que seule un pubis dépourvu de pilosité est acceptable, mignon, et donc désirable. Ce n’est pas un hasard si seule la petite chatte (l’animal donc) correctement épilée attire le gros matou noir en fin de parcours : le message est clair, si vous voulez attirer les hommes ou avoir une vie sexuelle active, vous devez impérativement céder à la mode du mont chauve, sous peine de passer pour une cradingue rétrograde.

La mode de l’épilation totale intime n’est pas une nouveauté, elle déferle dans les années 1990 en direct des USA, la meilleure manière de constater le changement restant sans doute l’évolution de la pilosité des actrices de films pornographiques à travers les âges : elles sont aujourd’hui majoritairement épilées, sauf certaines qui tournent des films dits de spécialité, sur le poil, justement. On essaiera de vendre l’épilation comme une technique de réconciliation de la femme avec son appareil génital, on pourra mettre lui proposer de lui coller des cristaux et autres brillants sur les bas ventre pour en signaler l’accès, c’est tout une stratégie commerciale qui s’organise autour du défrichement des champs intimes et de la mise en beauté vulvaire.

Alors qu’on lutte pour une meilleure éducation de la jeunesse aux problématiques des relations entre les sexes, pour une meilleure qualité de l’éducation sexuelle, et pour un accès à tous à l’information sur la sexualité et sur l’anatomie de son sexe, cette campagne dérange. Les codes des couleurs, le ton donné, les images choisies, laissent penser qu’elle s’adresse à un public féminin très jeune, et qu’elle devrait décomplexer les anxieuses et les coincées à l’égard de l’épilation, encore considérée comme osée ou trop intime par certaines. Une marque peut-elle se placer à la fois en tant que juge et partie ? Décréter que l’épilation totale est un must, et ranger toutes les réfractaires dans la case des éponges Spontex, anti-glamour, anti-désir ? Est-ce vraiment la place d’un annonceur que d’influer sur les habitudes intimes des femmes ? Et surtout, comment les femmes, justement, sont-elles censées intérpéter la vulgarisation du terme « chatte », « minou » ?

Franchement, le mec qui s’approche de ma CHATTE et qui me susurre à l’oreille, l’haleine encore chargée de cyprine « oulalala ma chérie comme il est doux ton minou, il est pas bien voyou, il pique pas comme du houx … », et qui tente ensuite de me rouler une de ces pelles collantes et sucrées post jouissance sur langue, je pense que je m’assois sur son son nez, et que j’attends qu’il crève. Minimum. Il faudrait déjà qu’il ose me faire une remarque sur l’état capillaire de mon entrejambe, ce que je n’apprécie pas forcément, il devrait déjà être fort content que je lui en cède l’accès. Il faudrait également qu’il soit assez fou pour me parler de « MINOU ». Je ne sais pas s’il existe un mot qui me tape plus sur le système pour désigner l’ensemble labial + clitoris + vagin. MINOU. MINOU. MINOU. DIE. DIE. DIE.

( Ecrire pour protester contre l’infantilisation des femmes et la sexualisation des messages publicitaires, c’est à cette adresse pour la campagne VEET :

Reckitt Benckiser
Service Consommateurs
15 rue Ampère
91748 Massy Cedex )

[url]http://dariamarx.com/[/url]

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 04 mai 2011 à 11:27:22
On avait déjà, sur l'ancien forum, ouvert un post à ce sujet.
Une de nos membres avait écrit: "je m'épile intégralement parce que j'aime me sentir propre".
Effectivement, cette pratique est strictement personnelle, et pour beaucoup d'adeptes, cela n'a rien à voir avec une pratique sexuelle, ayant pour but d'attiser le désir du mâle.
Dans de nombreuses contrées, l'épilation intégrale répond à une coutume ancestrale, puisant ses racines dans la tradition et/ou la pratique religieuse. Et dans ces pays, point n'est besoin de crème épilatoire "Veet" !
Importer cette coutume dans un pays dont les autochtones n'y sont pas habitués peut avoir, pour certains, un effet répulsif.
(http://4c.img.v4.skyrock.net/4cd/ktm0101/pics/1643560430_small.jpg)
Le résultat ne plaît pas forcément à tout le monde !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 04 mai 2011 à 11:56:56
Alors pour les deux derniers articles de mademoiselle. Je la lis régulièrement, par contre pas intégralement, et il est vrai que si beaucoup de ses articles me donnent des informations et me font rire, parfois je rejoins electric eye, je ne l'ai jamais lu être sympathique avec un homme ou les hommes. Après, comme pour tout blog, je suppose que ça ne la représente pas entièrement, c'est un blog qui est sur un sujet particulier donc ça va peut être tout simplement avec le blog. Elle n'écrit pas le blog pour parler des hommes qui ne posent pas problème, je suppose...  :merci: :merci:

Pour ce qui est de l'épilation intégrale, je ne suis pas allée voir la pub je pense que ça m'aurait rendue malade. J'ai plus l'impression que ça s'adresse à des filles de huit ans qu'autre chose, et à 8 ans on n'a pas besoin de s'épiler...  :gene: :gene:

Personnellement je pense que chacun fait ce qu'il veut, ça me ferait bizarre qu'on appelle mon sexe un "minou", pour moi un minou c'est un chat. Et pour moi, un sexe épilé totalement me fait penser à un sexe d'enfant, donc ça me gêne. C'est une opinion strictement personnelle, je ne demande à personne de la partager.La puberté va avec les poils, et qu'on en soit à considérer le fait d'avoir des poils comme "sale", je trouve que c'est une évolution grave de la société.
Après, nul besoin d'aller d'un extrême à l'autre, ni totalement épilée ni "forêt vierge"...
Sinon je partage l'avis de daria marx sur ses réactions concernant les remarques sur l'entrejambe...En fait je n'imagine pas que ça puisse arriver, ce genre de remarque.  :gehe:

 :merci: :merci:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 04 mai 2011 à 15:03:36
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Après, comme pour tout blog, je suppose que ça ne la représente pas entièrement, c'est un blog qui est sur un sujet particulier donc ça va peut être tout simplement avec le blog. Elle n'écrit pas le blog pour parler des hommes qui ne posent pas problème, je suppose...   
J'ai pas l'impression qu'il y en ait beaucoup des "hommes qui ne posent pas de problèmes".
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 04 mai 2011 à 15:10:11
Mademoiselle ?
Je ne la lis pas sauf les articles postés par Raja, son blog ne m’intéresse pas , même si elle dénonce des vérités, le conflit homme/femme me fatigue, trop personnel c’est pour moi de l’ordre du privé, les conflits sociaux oui ! J’en suis, la lutte des classes oui ! Mais pour le reste ( soupir) qu’attend la fille qui sert de tabouret pour foutre le camp ?

Pour la pub d’accord avec val, à 8 ans on joue encore au pet shop.
 Que les femmes veulent s’épiler ou pas n’est pas le problème c’est la pub qui prend les femmes pour des idiotes où de très jeunes femmes naïves pourraient tomber dans le panneau, j’ose espérer qu’elles ne seront pas dupes de ce genre de clichés débiles.

Une remarque, le chaton petit mer… macho est à ch….je le mettrais bien au hachoir électrique façon gremlins. :diable:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 04 mai 2011 à 17:20:10
La connerie des publicistes est insondable. Leur surnom de "pubeux" est bien choisi, car côté pubien, ils se posent là comme des mouches... Je préfère "putricistes" et rêve de les empaler un à un, en commençant par Séguéla...  :diable:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 07 mai 2011 à 11:45:00
Epilation intégrale : critiqué, Veet coupe son « minou tout doux »

http://www.rue89.com/rue69/2011/05/06/epilation-integrale-critique-veet-coupe-son-minou-tout-doux-202689


et

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110506.OBS2572/mon-minou-tout-doux-eloge-funebre-a-la-campagne-de-pub-veet-retiree.html
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 07 mai 2011 à 12:21:40
J'avais cliqué. :pasdrole: Euh, ma moitié mâle et moi, sur le cul... Genre, "naaan, z'ont pas osé". 8| :fache1:
On a failli se cramer un neurone.  :mrgreen:

Citation de: bili
le conflit homme/femme me fatigue, trop personnel c’est pour moi de l’ordre du privé, les conflits sociaux oui ! J’en suis, la lutte des classes oui !

Ben alors, bili, tu as paumé ton petit livre rouge ?  :mdr1: :bigtong: :bigtong:

L'émancipation des femmes est un préalable à l'émancipation de la classe "ouvrière". Les femmes présentées comme des chiennes dans beaucoup de films X, l'inégalité salariale, les assemblées politiques dont sont encore écarté bien trop souvent les femmes etc... Tout ça, c'est la société capitaliste qui l'alimente.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 07 mai 2011 à 12:59:43
Bah non ! pffffff…… j'aurais du écrire: conflit homme/ femme à la maison.
Je penses qu’il y a des combats qui se gagnent individuellement et d’autres collectivement

Allez farfouiller dans un livre hyper idéologique et en retirer une parole d’évangile du style :


L'émancipation des femmes est un préalable à l'émancipation de la classe "ouvrière".

Ok ,je plussoie mais dans le domaine du social, égalité de salaire: ok ! sur l’image des femmes dans le X : ok ! la pub des minous : ok ! on milite tous ensemble mais si ton mec refuse de t’aider pour le ménage ne compte pas sur moi pour aller coller des affiches pour dénoncer « ton problème » tu es assez grande pour le régler toute seule ou éventuellement avec l’aide d’assos qui te rigoleront au nez en t’expliquant , nan ! on fait pas ça chez nous c’est plutôt femmes battues, ou famille mono parentales qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts…

Tu vois l’idée ?


Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 07 mai 2011 à 13:55:12
J'ai farfouillé dans aucun bouquin (je conchie l'hyper-idéologie, d'ailleurs  :mrgreen:), mais puisque tu parles de "lutte des classes" sans considérer que c'est un gros mot (ce qui te vaut un +1 sans condition de ma part d'ailleurs) je te rappelle une des base du marxisme. Ben oui, car des bases idéologiques sont nécessaires pour une pensée politique cohérente, sans tomber dans l'hyper-idéologie. ;)

Ton premier post n'était pas clair alors... Ou c'est moi qui l'ai mal compris.

La violence contre les femmes dans le milieu privé est une résultante de la violence collective dans l'espace public. Si monsieur frappe madame, ce n'est pas parce qu'il est tout méchant ou parce qu'il a de plus gros muscles qu'elle, mais bien parce que l'image de la femme que renvoit les pub/monde du travail/politique permet à certains de s'approprier la domination masculine qui existe dans la sphère publique pour tapper sur bobonne ou la laisser se bourrer toutes les taches ménagères.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 08 mai 2011 à 01:51:17
Tu vas un peu vite en besogne,     :fleur2:   les racines du mal sont plus profondes  
voilà ce que j'ai trouvé sur le net et qui résume assez bien ce que je pense moi-même, a force de lecture, de livres, de blog et autres articles sur la question, je me suis forgée une opinion très proche de cette étude.


C’est avec le capitalisme qu’est né le féminisme, mais ce n’est pas à cause du capitalisme que certains hommes battent leurs femmes. L’alcoolisme est une des causes majeures de maltraitance envers les femmes. Et comme les intérêts marchants ont toujours prévalu sur les intérêts humains autrefois comme maintenant et bien, oui ! Pour cet exemple,  nous pouvons affirmer que la recherche de profits est une des causes  de violence faite aux femmes, mais pas seulement  les pub/monde du travail/politique , la misère aussi entraîne des violences mais la misère a toujours existé, elle n’est pas que capitaliste. Le code civil, ainsi que la religion ont leur part de responsabilité  et les traditions millénaires nées depuis la notion de propriétés privées.

C’est vrai que le mouvement des féministes radicales, après 1970, affirme que "le privé est politique".Je comprend et je partage cet avis néanmoins je reste convaincu que les associations ne pourront rien, tant que la femme ne ferra pas un travail sur elle-même pour briser le carcan, c’est ça que je veux souligner, cette part de courage qui la poussera à s’émanciper malgré tous les obstacles, là je parle de violence conjugale pour le ménage c'est plus délicat, une femme devrait pouvoir régler ce problème seule, à mon avis.

C’est un peu long mais c’est très intéressant.



Citer
Je voudrais ce matin vous proposer une large perspective historique qui nous
permettra d’approfondir notre compréhension habituelle de ce phénomène d’où le titre
que j’ai choisi : «Les longues racines de la violence conjugale». Mon objectif est
d’approfondir notre compréhension du problème. Je vais reculer très loin, jusqu’à la
préhistoire pour examiner les civilisations occidentales, la tradition chrétienne, le droit
français, puisque ces trois réalités sont importantes pour nous. J’aborderai aussi la
question selon une perspective historique au Québec en examinant la NouvelleFrance
et
la période de l’industrialisation. J’aborderai ensuite l’attitude des premières féministes en
face de la violence faite aux femmes et la rupture décisive que représente l’émergence du
féminisme radical en 1969. Je terminerai en proposant un survol rapide de l’évolution de
la question de la violence conjugale au Québec depuis l’ouverture des premières maisons
d’hébergement en 1975. C’est pourquoi le titre complet est «Les longues racines de la
violence conjugale et la riposte des femmes».
1. La loi du père.......


suite et fin
http://www.fede.qc.ca/pdf/Ouverturemichelinedumont.pdf (http://www.fede.qc.ca/pdf/Ouverturemichelinedumont.pdf)


Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 08 mai 2011 à 10:04:36
micheline dumont est une historienne de qualité et qui est connu pour faire du bon travail sur la condition de la femme notamment au Québec, les mouvements masculinistes du Québec on la dent dure contre elle, c'est positif, cet article que tu nous propose est interessant, merci  :super:
j'avais surtout appréciée son intelligence sur les débats sur le voile au québec, elle était pertinente.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 08 mai 2011 à 10:29:25
Pas le temps de lire ton article bili, mais j'y reviendrai. :merci:

Pour ce que tu dis plus haut, nous sommes d'accord. Jamais dit que le capitalisme l'avait créé, mais l'alimente. Tout comme il alimente la misère, la violence sociale et l'idolatrie de la propriété privée, soit dit en passant.
So ...  :mrgreen:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 08 mai 2011 à 10:45:38
Citer
avec le capitalisme qu’est né le féminisme
?
Citer
Jamais dit que le capitalisme l'avait créé, mais l'alimente. Tout comme il alimente la misère, la violence sociale et l'idolatrie de la propriété privée,
???
En quoi le capitalisme alimente le féminisme ?
Ça ne serait pas plutôt le machisme ?
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 08 mai 2011 à 10:51:25
Oui :mrgreen:, je reprenais ma phrase en fait. Pas celle de bili.
Citation de: ma pomme
Tout ça, c'est la société capitaliste qui l'alimente.
Tout ça était bien sur des éléments de la domination masculine.

T'es tatillon le dimanche oblomov !  :bigtong: :fleur2:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 08 mai 2011 à 10:58:36
Citer
Belle et Poubelle, le féminisme identitaire

([url]http://dariamarx.com/WordPress/wp-content/uploads/2011/05/Belle-et-Rebelle-Tu-%C3%A9tais-jeune-et-jolie.png[/url])

Quand tu tombes sur le site de Belle et Rebelle, en bonne habituée des magazines en ligne, tu regardes d’abord le logo. Une pin-up sans visage, frange et tatouage, posant façon calendrier, un slogan qui envoie, Belle et Rebelle, après tout, pourquoi pas.

La mode est au burlesque, les tatoueurs passent leurs journées à encrer des petites cerises old-school sur les nuques fraîches et dodues des demoiselles qui s’encanaillent, l’équipe de France joue en marinière, tous les codes graphiques trendy du moment sont repris, jusqu’aux escarpins et au jean slim,  pour séduire la jeune féministe rebelle qui sommeille à l’intérieur de toi. En liens apparents, le blog de Mauvaise Mère, un bisounours hardcore, la fondation Brigitte Bardot, rien qui n’appelle franchement à la méfiance, tu te lances dans la lecture d’un premier article qui prône les jouets économiques pour les mômes, c’est pas génial mais tu poursuis. C’est là que tu comprends que tu es arrivée en terre ennemie.

La page « Qui sommes nous » est en construction, dommage, on joue donc au devin. A priori, le site est recommandé par les identitaires de la France entière, ces groupes généralement proche de l’extrême droite, dont les préoccupations premières sont le retour à une France aux français, l’immigration, avec une angoisse toute particulière sur la multiplication du nombre de musulmans sur notre bonne terre gauloise. Terrifiés par l’idée d’une société faite de mixité des cultures, des couleurs et des religions, ils se replient en groupuscules, rattachés par l’amour d’une langue régionale (le breton, le provencal, le béarnais etc), et entretiennent parfois un flou artistique maitrisé sur la réalité de leurs ambitions politiques. Les identitaires sont intéressants dans leur démarche du refus total du grand capitalisme, empruntant souvent leurs théories économiques à leurs confrères et néanmoins ennemis des verts ou de l’extreme gauche. Ils utilisent parfaitement les vocabulaires de la décroissance, de l’économie localiste, et refusent toute importation, la France devant pouvoir subvenir seule à ses besoins, en autarcie financière, culturelle et politique.

Belle et Rebelle, on l’aura compris, c’est donc un peu le Elle + Glamour + madmoiZelle de la jeune militante identitaire. Et ca se vérifie très vite, puisqu’il y a un manifeste, encore un mot très à la mode dans l’univers de la presse féminine et du féminisme (manifeste des beautés plurielles, manifeste des 343 salopes etc).

Ce pamphlet se veut poser les bases de la femme « européenne », oui, puisque c’est le coeur de cible du magazine, autant ne pas s’emmerder à écrire pour les autres, le seul problème c’est qu’il représente à mon sens un véritable danger, jouant avec les codes et avec les frustrations et les incompréhensions des femmes pour mieux se les accaparer, petite explication de texte  :

Face à ceux qui nous voient comme des porte-monnaie à détrousser
ceux qui nous voient comme des cœurs-de-cible

( Dangereux, puisque vaste. Je suis la première à hurler aux manoeuvres grossières des publicitaires, cela ne fait pourtant pas de moi une identitaire. Quand à être coeur de cible, là aussi, le manifeste est troublant, en appellant à la désobéissance, Belle et Rebelle sait qu’il peut séduire)
ceux qui pensent nous défendre en créant des quotas

(Dangereux, puisque je doute qu’il s’agisse de cracher sur la parité, mais bien de parler de quotas immigrés / français, ou européens / autres, mais dans le doute, la séduction peut opérer.)
ceux qui nous vendent l’esclavage salarié comme émancipateur

(Là encore, il s’agit de jouer sur le débat « une mère au foyer est-elle épanouie » ou « une mère au foyer mérite-t-elle la même considération qu’une femme qui travaille », qui sépare les femmes depuis deux siècles. Qui vend quoi, et surtout, qu’est ce que c’est que cette notion d’émancipation ? Emancipation de quoi ? du père ? du mari ? )

ceux qui veulent nous ôter notre féminité

(Je pense qu’il s’agit clairement d’une attaque contre les féministes poilues et porteuses de Birgenstock, sortes d’épouvantails brandies par les anti-féminisme de tout poil. Non, être féministe ne veut pas dire être qu’on ne se maquille pas, qu’on ne se lave pas et qu’on arrête de se torcher en signe de révolte, mais Belle et Rebelle aimerait bien vous le faire penser)

ceux qui nous veulent stériles et égoïstes

(Délire de la femme qui travaille, qui ne pense qu’à elle, on gerbe ici clairement sur la business woman qui refuse de céder à ses instincts les plus naturels en se mariant et en enfantant 6 mômes. Ca se vérifie dans un article un peu plus loin où l’on apprend qu’une femme a deux choix dans la vie : porter le café au lit à son mari le matin en épouse aimante, ou le porter à un patron obsédé, comme une esclave avilie. OKAY…)

ceux qui nous veulent converties ou insultées

(On parle ici clairement de l’angoisse majeure de la donzelle identitaire : voir sa copine Emilie se convertir à l’Islam)

Nous serons plutôt féminines que féministes

(Encore le délire jupe à volant contre Birgenstock imaginaire j’imagine)

plutôt louves que gibiers

(louve, comme celle qui donna son lait à Romulus et Remus pour construire Rome. AH ROME justement, ses symboles chers aux fascistes du monde entier … Je divague non ? Non.)
plutôt garces militantes que putes lobotomisées

(Dans la série tu préfères A VIE avoir une paire de couilles collées sur le nez ou l’anus qui chante la marseillaise, tu choisis quoi ?)

plutôt respectées que simples objets

(Etonnant quand l’ensemble des articles explique que la soumission conjugale est la pierre philosophale de l’épanouissement féminin)
plutôt touche-à-tout plutôt que bourgeoises

(Les bourgeoises ont à mon sens beaucoup plus de temps libre pour toucher à tout, justement. Mais je dois me tromper, on doit parler ici de la CLASSE des bourgeois, délire, une nouvelle fois.)
plutôt engagées que décérébrées

(Endoctrinées, c’est le mot plutôt, je crois)

Ni Lilith ni Lolita

(Ni pute, ni pute, si on résume.)

ni ingénue ni dépravée

(AH la dépravation, enfin, parlons en, cette saleté de dépravation féminine ! Dans un article, on apprend que plus ou moins toutes les femmes sont des putes et que c’est donc de leur faute si les hommes se comportent comme des porcs. Parce que coucher, c’est oublier de se respecter. Et le respect, c’est la chasteté. Voila, voila, voila.)
Ni bimbo ni hystéro

(Bimbo et hystéro, deux mots très connotés masculins pour un manifeste pseudo écrit par une fille. L’hystérie, ce mal qu’on traite à l’aide d’énormes godes électriques au début du siècle, autre mot pour dire alors qu’une femme avait les nerfs, devient ici l’inverse de bimbo, ce que je ne comprends pas.)

ni misérable ni irresponsable

(Le rapport entre les deux m’échappe. Merci de m’indiquer si vous le voyez)

Guerrière amazone et sainte
Mère et femme

(Ca me rappelle quelqu’un cette description … BON SANG MAIS C’EST BIEN SUR ! Marie, sainte mère de Jèsus ! Soyons saints ! Donc en fait, on est ici sur un webzine pour jeunes catholiques ? C’est ca ? non ? )

Parce que la civilisation européenne a créé la Femme libre et l’a toujours défendue. Nous sommes la femme d’Europe et nous avons fait le choix de la résistance. Vous nous vouliez simplement ‘jeune et jolie’, nous serons ‘belle et rebelle’.

(A chaque fois que je lis une déclaration qui commence par NOUS SOMMES, j’ai toujours envie d’hurler  » TOUS DES ENFANTS D’IMMIGRES », mais j’ai l’impression que c’est pas tellement l’effet recherché. Je ne me sens pas femme d’Europe, et si j’ai fait le choix de la résistance, il n’est en rien comparable à ce programme. On pourra se demander pourquoi Belle Et Poubelle attend les dernières strophes de cette envolée pour marquer clairement le sceau de son appartenance identitaire …)

Je donne donne donc la note de 1/10 à Belle et Poubelle pour son webzine féministe. Parce que j’aime bien le logo. Mais que j’aime moyen qu’on fasse semblant, qu’on se déguise, qu’on ratisse large pour séduire. Et je ne mets aucun lien dans cet article, vous êtes assez grand pour trouver, non?

Belle et Rebelle est une production NOVOPRESS, agence de presse d’extrême droite, qui te fait écouter Radio Courtoisie pendant la visite de son site …

[url]http://dariamarx.com/2011/05/08/belle-et-poubelle-le-feminisme-identitaire/[/url] ([url]http://dariamarx.com/2011/05/08/belle-et-poubelle-le-feminisme-identitaire/[/url])
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 08 mai 2011 à 11:16:50
Au sang
Tu as raison j’ai répondu trop rapidement  comme je ne trouvais pas le sommeil j’ai écrit cette nuit , j’ai du zapper l’intégralité de ton propos. Le capitalisme s’appuie sur les traditions pour mieux exploiter les femmes et le reste.....


A oblomov
Chapitre 6 page 20

Citer
Avec l’industrialisation, apparaît une classe moyenne où les rapports entre les
époux deviennent moins frustres. Il devient courant, chez les bourgeois, de critiquer les
durs traitements que les paysans et les ouvriers font subir à leurs femmes. Mais ce vernis
social et mondain ne signifie pas que la violence disparaît des moeurs familiales.
Par ailleurs, l’industrialisation, en bouleversant l’organisation économique ,
entraîne un grand nombre de problèmes sociaux qui étaient inconnus auparavant.
Notamment, l’émergence d’un classe ouvrière où la misère est considérable.

On note donc de nouveaux problèmes sociaux : alcoolisme, tuberculose, épidémies,
pauvreté, augmentation spectaculaire des naissances hors mariages dites «illégitimes» et
augmentation des orphelins, logements insalubres, mortalité infantile.
Sont apparus alors des mouvements de réforme sociale pour remédier à ces
problèmes, mouvements où les femmes sont très actives. Laïques ou religieuses, elles
fondent hôpitaux, orphelinats, oeuvres, ouvroirs, maison de protection pour les jeunes
filles, surveillance de la «traite des blanches», salles d’asile qui est le nom donné aux
garderies au XIXe siècle. C’est parmi ces femmes qui se sont rassemblées, pour trouver
des solutions à tous les problèmes sociaux, qu’est apparu le féminisme. Parce que les
féministes voulaient obtenir le droit d’influencer les lois et ainsi contrer les abus du
capitalisme, elles ont réclamé le droit de vote. Parce que les féministes voulaient agir sans
être dans la dépendance de leurs maris, elles ont réclamé des modifications du code civil.
Parce que les féministes voulaient qu’on considère leurs opinions, elles ont réclamé le
droit de s’instruire et le droit d’exercer des professions comme la médecine, le droit, le
travail social. On retrouve ici la figure de Marie GérinLajoie,
la féministe éclairée de la
Fédération nationale SaintJeanBaptiste.
Le féminisme est contemporain de
l’industrialisation, ce n’est pas par hasard.

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 08 mai 2011 à 11:54:22
@ raja

j'avais trouvé un article sympa et là je viens de lire une grosse :caca:, belle et poubelle  :berk1:

mais qui à notre époque envisage d'être enceinte tout les ans jusqu'a :berk2: :berk2:

parce que c'est ça , une fois les immigrés virés qui ira travailler et payer les retraites si toutes fois elles existent  encore dans cette société archaïque.  8/ :pasdrole:

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 12 mai 2011 à 22:59:26
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Une jeune femme exorcisée de force

Cinq personnes, membres d'un mouvement protestant évangélique, se trouvaient ce soir en garde à vue pour avoir séquestré une femme de 19 ans pendant une semaine pour l'exorciser dans un appartement du quartier de La Grande Borne à Grigny (Essonne), a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Selon cette source, la jeune femme, qui aurait passé sept jours attachée à un lit en mangeant et buvant très peu, se trouverait en état d'extrême faiblesse, mais ses jours ne seraient pas en danger.

Selon les premiers éléments de l'enquête, elle ferait également partie de ce mouvement, l'Eglise adventiste du septième jour. Elle aurait été séquestrée pour être exorcisée. Elle a été trouvée par les policiers après que son père eut retrouvé sa trace. L'âge et le sexe des personnes interpellées n'ont pas été précisés. La police judiciaire d' Evry a été chargée de l'enquête.

source (http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/05/12/97001-20110512FILWWW00727-sequestree-pour-etre-exorcisee.php)

Cette fois, il ne s'agit pas d'un rite tribal ni d'une coutume ancestrale.
Il ne s'agit pas non plus d'immigrés fraîchement débarqués de leur brousse africaine.
L'article indique qu'il s'agirait de membres d'une secte chrétienne ayant pignon sur rue, regroupant quelques vingt-millions d'adeptes. A ma connaissance, l'excision n'a jamais fait partie de leurs préceptes.
Plutôt que de s'orienter vers une pseudo appartenance à un mouvement religieux, il ne faut voir là qu'un groupe de tortionnaires sadiques.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 13 mai 2011 à 07:57:43
Il ne s'agit pas d'excision, mais d'exorcisme, cher ami... :merci:

(http://yahoo.bondyblog.fr/wp-content/uploads/2010/12/Idir.bouzloufe.jpg)

...Ce qui n'exclut certes pas le sadisme.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 13 mai 2011 à 08:20:18
Oh la honte !!!  :gene2:
J'ai voulu jouer au fringant jeune homme en ne chaussant pas mes bésicles, et voilà le résultat !!
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 13 mai 2011 à 12:18:07
Il n'y a pas de honte. On s'éloigne de la condition de la femme, mais c'est quand même intéressant. On a tendance à oublier que de telles choses se produisent.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 20 mai 2011 à 21:29:56
Après la pas-poilante  :mrgreen: pub de veet sur le minoutoutdoux, wilkinson surrenchérit :

Simone Elle Est Bonne - Ma Garden Party ( HQ ) (http://www.youtube.com/watch?v=6TlL1Z1eLK0#ws)

Sachant que la chanteuse s'appelle "Simone Elle est Bonne"  8| et que son credo c'est "trop bonne pour toi".

Vu qu'on va boycotter veet et wilkinson, faudrait qu'ils se calment les publicistes de merde sinon on pourra justement plus du tout se raser. :mrgreen: :gene:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 21 mai 2011 à 10:49:48
Je ne crois pas un(e) seul(e) citoyen(ne) capable en France d'être assez c.(ne) pour acheter je ne sais quelle merde vantée dans un clip ou une page de publicité. A quoi sert la publicité, alors? Pas seulement à brasser du fric dans un système marchand. Surtout à servir d'officine de propagande et de manipulation des esprits. Le combat des femmes est concerné au premier chef par cette espèce de monstruosité du monde néolibéral.

Dans les écoles, elle est valorisée, présentée comme objet d'art. D'autres s'acharnent à en montrer aux jeunes le côté pervers. Il y a une véritable guerre à mener contre la publicité dans nos sociétés. Feu à volonté!
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 22 mai 2011 à 09:11:52
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"Ils se lâchent, les femmes trinquent"
l'appel des associations féministes

Des associations féministes ont lancé samedi 21 mai un appel avec plus de 1.500 signatures, dont celles de personnalités, s'élevant contre "l'impunité qui règne dans notre pays quant à l'expression publique d'un sexisme décomplexé", mise en évidence selon elles par les réactions à l'affaire DSK.

Intitulé "Sexisme, ils se lâchent, les femmes trinquent", cet appel est publié par les associations Osez le féminisme, La barbe et Paroles de femmes.

Parmi les signataires figurent l'anthropologue Françoise Héritier, les sociologues Dominique Méda et Eric Fassin, Clémentine Autain, ex-adjointe au maire de Paris et Yvette Roudy, ex-ministre PS, les journalistes Audrey Pulvar et Christine Ockrent, la comédienne et humoriste Florence Foresti, l'écrivaine Isabelle Alonso ou encore le militant associatif Julien Bayou.

"Une fulgurante remontée à la surface de réflexes sexistes et réactionnaires"

"Nous ne savons pas ce qui s'est passé à New York samedi dernier mais nous savons ce qui se passe en France depuis une semaine. Nous assistons à une fulgurante remontée à la surface de réflexes sexistes et réactionnaires, si prompts à surgir chez une partie des élites françaises", déclare le texte en faisant allusion à l'agression sexuelle d'une femme de chambre dans un hôtel de Manhattan dont est accusé DSK.

"Ces propos illustrent l'impunité qui règne dans notre pays quant à l'expression publique d'un sexisme décomplexé", protestent les signataires, qui se disent "en colère, révoltées et révoltés, indignées et indignés".

"Un rassemblement contre le sexisme" ce dimanche

Selon elles, "ces propos tendent à minimiser la gravité du viol, tendent à en faire une situation aux frontières floues, plus ou moins acceptable, une sorte de dérapage". Ils font aussi "apparaître une confusion intolérable entre liberté sexuelle et violence faite aux femmes".

Les initiateurs de l'appel annoncent un "rassemblement contre le sexisme" dimanche à 17h à Paris, place Igor Stravinsky, près du Centre Pompidou.

Remis en liberté sous caution vendredi, Dominique Strauss-Kahn fait l'objet de sept chefs d'accusation, dont celui de tentative de viol.

Le Nouvel Observateur - AFP


c'est là (http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/l-affaire-dsk/20110521.OBS3671/ils-se-lachent-les-femmes-trinquent-l-appel-des-associations-feministes.html)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 22 mai 2011 à 12:58:59
c'est ce que je dis depuis le début de l'affaire avec ceux avec qui j'en discute.
 propos que l'on peut trouver facilement....

Jean-François Kahn
« Je suis certain, enfin pratiquement certain, qu'il n'y a pas eu une tentative violente de viol, je ne crois pas, ça, je connais le personnage, je ne le pense pas. Qu'il y ait eu une imprudence on peut pas le… (rire gourmand), j'sais pas comment dire, un troussage […] un troussage, euh, de domestique, enfin, j'veux dire, ce qui est pas bien. Mais, voilà, c'est une impression. »

Jack Lang
« Ne pas libérer, alors qu'il n'y a pas mort d'homme, ne pas libérer quelqu'un qui verse une caution importante, ça ne se fait pratiquement jamais. »

BHL
« J'en veux, ce matin, au juge américain qui, en le livrant à la foule des chasseurs d'images qui attendaient devant le commissariat de Harlem, a fait semblant de penser qu'il était un justiciable comme un autre. »

Michèle Sabban
« tout le monde sait que sa fragilité, c'est la séduction, les femmes »
« Je suis convaincue d'un complot international. C'est le FMI qu'on a voulu décapiter et pas tant le candidat à la primaire socialiste. (…) Il était attendu en Tunisie à la fin du mois, où il devait faire des propositions pour que la révolution soit effective. D'autres pays, la Grèce, l'attendaient avec espoir. (…) On a voulu bloquer le FMI. On est dans la finance internationale… »


 
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 22 mai 2011 à 13:56:48
ils font parti de la même caste, qu'est-ce que tu veux qu'ils disent pour le défendre à part des co....ries?
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 23 mai 2011 à 10:38:00
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Genre, classe, race : histoires de viol

Cette dimension de classe est d’autant plus révélatrice qu’elle est l’image inversée de la sévérité croissante qui s’est développée en France comme ailleurs à l’encontre des violences envers les femmes, en particulier dans les années 2000. C’est qu’en réalité, il s’agissait surtout des « autres » : le scandale des « tournantes » renvoyait le viol aux « jeunes » des « quartiers ». C’est pour la même raison que beaucoup croyaient a priori à la culpabilité des violeurs dans les caves des cités et qu’aujourd’hui les mêmes redécouvrent la présomption d’innocence dans une suite de palace. La sociologie du viol, comme le montre une recherche du CESDIP présentée par Véronique Le Goaziou, est duelle : alors que les enquêtes de victimation permettent d’établir qu’il traverse les classes, ce sont massivement les milieux populaires qu’on retrouve devant les assises…

On aurait bien tort d’oublier que le viol est un crime à deux vitesses ; d’autant que cette logique est racialisée : l’histoire qui s’est déjà déployée dans sa dimension sexuelle, mais aussi de classe, ne devrait pas manquer de se décliner aussi en termes de races. La victime présumée est noire, et le présumé innocent est blanc. Le « troussage de domestique » participe d’une histoire raciale fondamentale aux États-Unis : le viol des femmes noires par les hommes blancs, protégés par cette « institution particulière » qu’était l’esclavage, est aujourd’hui encore gravé dans la mémoire collective. À l’inverse, il est particulièrement mal venu que des politiques français, de Jack Lang à Robert Badinter, pour défendre DSK, dénoncent un « lynchage médiatique ». Il faut en effet rappeler que ce sont les hommes noirs, accusés de viol à l’encontre de femmes blanches, qui en étaient victimes. Il est donc troublant de renverser ainsi la réalité de la domination raciale – comme d’autres parlaient naguère de « ratonnades anti-Blancs »…

Dira-t-on que cette racialisation est étrangère à la France, car propre aux États-Unis ? C’est plutôt qu’elle pourrait se décliner ici en des termes postcoloniaux. Après tout, cette femme, qui avait obtenu l’asile aux États-Unis, est guinéenne ; elle est musulmane (la rumeur la dit même voilée !). Elle partage avec Dominique Strauss-Kahn une langue, le français, qui est celle de la colonisation. Si les avocats de la défense devaient plaider le consentement, ils pourraient bien activer du même coup cette histoire (post)coloniale : la violence de la domination ne s’est-elle pas donnée, bien au-delà du registre sexuel, comme consentie ? Songeons aux accords bilatéraux que la France impose aujourd’hui à ses partenaires africains, en matière d’immigration, sous le nom orwéllien de développement solidaire. Que l’affaire concerne le patron du FMI, opposé à une immigrée, ne pourrait que renforcer cette autre lecture de l’histoire : on quitterait le registre du contraste culturel transatlantique pour celui de la domination mondialisée.

[url]http://blogs.mediapart.fr/blog/eric-fassin/210511/genre-classe-race-histoires-de-viol[/url] ([url]http://blogs.mediapart.fr/blog/eric-fassin/210511/genre-classe-race-histoires-de-viol[/url])
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 25 mai 2011 à 15:51:25
Les informulés d’une rhétorique sexiste

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Souligner la respectabilité de l’accusé, l’importance du personnage, l’étendue de son pouvoir, ses innombrables qualités, et lui chercher toutes les excuses possibles ; entourer la plaignante d’un soupçon systématique, l’accabler de reproches, lui prêter des intentions machiavéliques… Dès l’inculpation du directeur du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn pour agression sexuelle sur une femme de chambre du Sofitel de New York, on a vu ressurgir, en France, les réflexes et les grilles de lecture archaïques qui dominent invariablement dans ce genre de mises en cause. « Nous ne savons pas ce qui s’est passé à New York samedi 14 mai, mais nous savons ce qui se passe en France depuis une semaine », dit la pétition lancée le 21 mai par les associations Osez le féminisme, La Barbe et Paroles de femmes (1).

Comme lors de l’arrestation en Suisse, à l’automne 2009, du cinéaste Roman Polanski, recherché par la justice américaine pour le viol d’une adolescente en 1977, un paramètre semble se dérober avec une remarquable constance à l’entendement des commentateurs : celui du consentement féminin. On entend parler, à nouveau, d’« affaire de mœurs ». L’épouse de M. Strauss-Kahn, Mme Anne Sinclair, est assimilée à une « femme trompée » (France-Soir, 19 mai 2011). Le thème du « puritanisme américain » (2), quoique résolument hors sujet s’agissant d’une accusation de viol, fait son grand retour : « L’homme de Washington est rattrapé au sein même du FMI par cette fameuse “culture anglo-saxonne” qu’en France on tient parfois pour de la pudibonderie », analyse Le Nouvel Observateur (18 mai). Le député socialiste Jean-Marie Le Guen met en garde contre toute contamination : il invoque « l’esprit des Lumières et l’exemple des libertins » qui ont « lié étroitement la liberté politique, économique et celles de mœurs, ce qui a permis la paix et l’émancipation des individus » (Le Monde, 21 mai).

Si la question du consentement n’était pas ainsi éludée, le débat fleuve dans lequel se sont lancés les médias sur le thème : « fallait-il évoquer les rumeurs qui circulaient ? » aurait été tranché assez vite, ou n’aurait même pas été entamé. Il a donné aux journalistes l’occasion de réitérer toute l’horreur que leur inspire l’idée de tomber dans la « presse de caniveau » en évoquant la « vie privée » ou les « infidélités » des hommes politiques. Nicolas Demorand offre sa poitrine aux flèches de la persécution (18 mai 2011) : « Quitte à ramer à contre-courant de l’époque et contrairement aux injonctions entendues ici et là, Libération continuera, premier principe, à respecter la vie privée des hommes et des femmes politiques. » Le Canard Enchaîné clame le même jour que, pour lui, « l’information s’arrête toujours à la porte de la chambre à coucher ».

Or, dans le cas de M. Strauss-Kahn, les rumeurs n’évoquaient pas simplement un « séducteur », même « compulsif », mais un homme « lourd » (3) ou « insistant », c’est-à-dire incapable d’entendre un refus et d’en prendre acte. Cette attitude créait autour de lui un climat qui débordait largement le cadre de sa « vie privée ». Des journalistes de sexe féminin redoutaient ou refusaient d’aller l’interviewer. Au FMI, « la consigne était de ne jamais le laisser seul avec une femme dans un bureau » (Le Nouvel Observateur, 19 mai). Certaines de ses consœurs en politique devaient elles aussi veiller, comme en a témoigné Mme Aurélie Filippetti, à « ne pas se retrouver seules avec lui dans un endroit fermé ». Mais, face au « droit à la vie privée » des hommes politiques, que vaut le droit des femmes à évoluer dans un environnement où elles ne sont pas réduites au statut d’objet sexuel dépourvu de libre arbitre ?

« Est-ce qu’une journaliste qui, par exemple, interviewant DSK et l’ayant trouvé un peu lourd dans sa façon de tenter sa chance, aurait dû dire à ses lecteurs : “DSK m’a draguée” ? Poser la question dans un pays latin, c’est y répondre. Non, bien sûr », décrète l’éditorialiste de France Inter Thomas Legrand, le 18 mai. Il est seulement regrettable que le charme latin passe si mal les frontières. Et que certaines femelles autochtones elles-mêmes y demeurent insensibles. En 2000, la journaliste du Monde Sylvie Kerviel avait jugé digne d’intérêt de raconter le déroulement de son entretien avec Bruno Gaccio, l’un des auteurs des « Guignols de l’info » de Canal + : « Il pose son index juste entre mes seins et me dit : “Je peux t’apprendre des positions que tu ne connais pas” (4). » Car, dans son infini raffinement, le French lover est volontiers contorsionniste.
Un corps féminin est un objet public

Dans le cas Polanski, Alain Finkielkraut avait souligné – sur France Inter, le 9 octobre 2009 – que la victime « n’était pas une fillette, une petite fille, une enfant, au moment des faits », comme si une jeune fille pubère ou une femme adulte ne pouvait pas faire l’objet d’un viol. S’entendant rappeler l’âge de la plaignante (13 ans), le cinéaste Costa-Gavras, pour sa part, avait eu ce cri du cœur : « Mais elle en fait 25 (5) ! » L’indifférence à la réciprocité du désir traduit la conviction généralisée qu’une femme, avant d’être un individu doté d’une subjectivité, est un corps offert aux regards, aux jugements esthétiques, à la convoitise : pour elle, pas de « droit à la vie privée ». L’accusatrice de M. Strauss-Kahn est ainsi ramenée au cliché érotique dépersonnalisant de la « soubrette ». L’ancien journaliste Jean-François Kahn s’est illustré en parlant de « troussage de domestique » (France Culture, 16 mai).

On attend la photo de la plaignante avec fébrilité : RMC (16 mai) croit savoir que les avocats de l’accusé « auraient été surpris, lors de la comparution, de voir arriver une jeune femme très peu séduisante », tandis que Le Parisien du même jour rapporte qu’elle a « de gros seins et de jolies fesses », l’une et l’autre hypothèses étant susceptibles de la décrédibiliser. On retrouve cette distinction sexiste entre les femmes « baisables » et les autres – qui n’auraient pas l’honneur d’éveiller les instincts du prédateur – dans le billet fameux de l’humoriste Stéphane Guillon sur M. Strauss-Kahn, en février 2009 sur France Inter (6), ou encore dans un sketch des « Guignols de l’info » sur l’affaire de New York (16 mai).

Dès lors qu’un corps féminin est par définition un objet public, existant avant tout pour autrui, la gravité d’un viol, l’infraction qu’il représente, ont du mal à s’imposer dans les esprits. D’autant plus lorsque la victime exerce un métier lié à ce statut féminin (mannequin, prostituée) : Finkielkraut avait insisté sur le fait que la jeune fille dont Polanski avait abusé était « une adolescente qui posait dénudée pour Vogue Homme », comme si cela changeait quelque chose. Dans l’affaire Strauss-Kahn, l’ancien ministre de la culture socialiste Jack Lang a choqué en estimant qu’il n’y avait « pas mort d’homme » (France 2, 16 mai). Pour entendre parler de « droit de cuissage » dans un éditorial, il faut lire… Le Quotidien d’Oran (7).

Dans un curieux renversement des rôles, les agresseurs, avérés ou présumés, sont présentés comme de petites choses sans défense à qui on a tendu un traquenard. Polanski avait été « pris au piège » lors de son arrestation en Suisse, selon le ministre de la culture Frédéric Mitterrand (communiqué du 27 septembre 2009). Le Nouvel Observateur (1er octobre 2009), sous le titre « Qui en veut à Roman Polanski ? », résumait ainsi les faits : « La mère, une actrice en mal de rôles, a laissé volontairement sa fille seule avec Polanski, pour une série de photos. Le cinéaste, qui a la réputation d’aimer les jeunes filles, ne résiste pas. » Costa-Gavras dépeignait le milieu corrupteur dans lequel le pauvre homme était plongé : « A Hollywood, les metteurs en scène, les producteurs sont entourés de très beaux jeunes hommes, de très belles jeunes femmes, qui sont grands, blonds, bien bronzés, et prêts à tout. » On en frémit pour eux. De même, Mme Christine Boutin, ancienne ministre du logement, pense qu’« on a tendu un piège à Dominique Strauss-Kahn et qu’il y est tombé ».
Empathie à géométrie variable

Spontanément, c’est à l’accusé que l’on s’identifie. Durant la courte détention de M. Strauss-Kahn au pénitencier de Rikers Island, le mensuel Capital explique sur son site la procédure à suivre pour lui faire un don et l’aider ainsi à « cantiner » (8). On scrute sa psychologie, discutant l’hypothèse d’un « acte manqué ». Le psychanalyste Serge Hefez, dans Le Monde (19 mai), identifie chez lui une « ambivalence fondamentale entre la volonté de construire, d’aimer, de devenir et celle plus sournoise de renouer avec le pulsionnel, l’infantile, l’inanimé ». A l’inverse, la psychologie de la plaignante, et avec elle celle de toutes les victimes de harcèlement ou de violences, est traitée avec une totale désinvolture. On soupçonne Mme Nafissatou Diallo de rechercher la notoriété, comme s’il y avait quoi que ce soit d’enviable dans son sort, alors que les avocats de celui qu’elle accuse, réputés pour avoir toujours tiré d’affaire leurs clients célèbres, s’apprêtent à ruiner sa vie pour exhumer chaque détail de son passé susceptible d’être retenu contre elle.

Les défenseurs de Polanski – le plus ardent étant, déjà, Bernard-Henri Lévy – allaient répétant que la victime elle-même demandait l’abandon des poursuites (Finkielkraut : « la plaignante, qui a retiré sa plainte, qui n’a jamais voulu de procès public, qui a obtenu réparation… »). Or cette demande ne traduisait rien d’autre que l’épuisement de Mme Samantha Geimer face à ce genre de notoriété, justement. Cela n’empêche pas les amis de M. Strauss-Kahn de pratiquer le même genre de ventriloquie avec Mme Piroska Nagy, l’économiste hongroise avec qui il a eu une liaison au FMI : il a été blanchi de l’accusation d’avoir abusé de sa position dans cette affaire, rappellent-ils. Sa subordonnée avait pourtant écrit dans une lettre aux enquêteurs : « Je n’étais pas préparée aux avances du directeur général du FMI. (…) J’avais le sentiment que j’étais perdante si j’acceptais, et perdante si je refusais. (…) Je crains que cet homme n’ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation où travailleraient des femmes (9). » Un témoignage brut de passion brûlante, comme on voit.

Personne ne semble avoir entendu parler de la difficulté des victimes d’agressions sexuelles à porter plainte, pourtant prise en compte par le législateur à travers le délai de prescription (10). Tristane Banon, la journaliste française qui accuse elle aussi M. Strauss-Kahn d’avoir tenté de la violer, dit y avoir renoncé pour ne pas « rester à vie celle qui avait eu un problème avec un homme politique », et parce que – ironie – elle ne voulait pas qu’on la soupçonne « d’avoir voulu se faire de la pub » (11). En outre, sa mère l’en avait dissuadée, les deux familles étant liées. Le Canard Enchaîné ne voit rien de problématique dans les « raisons simples » qui ont motivé sa décision : la « peur du tsunami médiatique » ainsi que « sa grande amitié pour sa marraine, la deuxième épouse de DSK, et pour Camille, la fille de celui qu’elle accuse de l’avoir agressée ». Pour l’hebdomadaire, « la victime concernée et sa famille réclamaient le silence… au nom du respect de la vie privée. Tout était dit ! ». Les victimes n’osent pas demander justice quand l’agresseur est un homme puissant et célèbre ou quand il s’agit d’un membre de leur entourage – c’est-à-dire dans 85% des cas (12) –, mais tout va bien dans le meilleur des mondes.

Puisqu’une femme n’est pas censée se formaliser pour si peu, seule la vénalité peut la pousser à aller au procès. Faisant allusion à Tristane Banon, Bernard-Henri Lévy parle de « cette autre jeune femme qui s’est tue pendant huit ans mais qui, sentant l’aubaine, ressort son vieux dossier et vient le vendre sur les plateaux télé (13) ». Un étalage de misogynie qui figure, sur le site de sa revue, sous un bandeau appelant à sauver Mme Sakineh Ashtiani, menacée de lapidation en Iran.
« Sous-judiciarisation » du viol
au sein des milieux aisés

La représentation que les défenseurs de M. Strauss-Kahn se font d’un violeur est d’une touchante ingénuité. Alors qu’il suffit de s’être intéressé cinq minutes aux violences sexuelles au cours de sa vie pour savoir qu’il n’y a pas de profil « type », son biographe Michel Taubmann assure qu’il n’a « pas les caractéristiques d’un violeur » et qu’on « ne l’imagine pas en bête sauvage » (Libé.fr, 17 mai). Polanski, s’était auparavant indigné Finkielkraut, n’est pas « le violeur de l’Essonne ». Or les violeurs, comme les auteurs de violences conjugales (14), appartiennent à toutes les classes sociales ; ils sont seulement moins souvent traduits en justice lorsqu’ils appartiennent aux classes supérieures. Le sociologue Laurent Mucchielli l’explique par deux mécanismes : « Le premier est un phénomène de sous-judiciarisation des faits au sein des milieux aisés qui disposent de relations, de pouvoir, d’argent, de bons avocats, de moyens de pression, pour prévenir la divulgation des faits et, le cas échéant, pour se prémunir face à l’action de la police et de la justice et tenter de conserver malgré le crime leurs positions et leurs réputations. Le second mécanisme est l’attention particulière qui est au contraire portée en permanence aux populations défavorisées par les services médico-sociaux, les services éducatifs, la police et la justice, ce qui conduit à une plus forte détection des faits illicites commis en leur sein (15). »

On voit ressurgir l’argument selon lequel un homme puissant et célèbre subirait une « double peine » lorsque la justice ne lui réserve pas un traitement de faveur – manière plus ou moins déguisée de réclamer, précisément, ce traitement de faveur, au nom du statut social de l’accusé : Polanski est un « grand artiste » ; M. Strauss-Kahn, sorte de Superman français, s’apprêtait à sauver tout à la fois la Grèce et l’euro… L’ancien ministre de la justice Robert Badinter s’étrangle à l’idée que le directeur du FMI soit « ravalé délibérément au rang de dealer » (France Inter, 17 mai) : manière de suggérer que la justice, c’est pour les pauvres. Chez des personnages d’ordinaire si prompts à en accuser leurs adversaires politiques, c’est un déchaînement de « complotisme » et d’« anti-américanisme » (16) : « J’en veux à un système judiciaire que l’on appelle pudiquement “accusatoire” pour dire que n’importe quel quidam peut venir accuser n’importe quel autre de n’importe quel crime », écrit BHL dans son billet. Un scandale, en effet. Sur le site du Nouvel Observateur (17 mai), Jean Daniel en arrive à la conclusion « que le peuple américain et nous n’appartenons pas à la même civilisation ». Dans l’affaire Polanski, le ministre de la culture Frédéric Mitterrand avait vu une manifestation de « l’Amérique qui fait peur ».

Quant à l’argument selon lequel M. Strauss-Kahn aurait « beaucoup plus à perdre » qu’un justiciable ordinaire, il laisse sans voix. Le cinéaste Patric Jean a filmé dans La Raison du plus fort (2003) la façon dont la justice d’abattage, en France, broie tous les jours des vies – parfois innocentes – sans que quiconque s’en émeuve, et a réalisé en 2009 un documentaire sur le sexisme, La Domination masculine. Il est donc doublement bien placé pour remettre les choses en perspective : « Difficile après cette expérience de s’apitoyer sur un homme hautement soupçonné de viol et qui peut encore se payer les meilleurs avocats de la planète (17). »

Voir aussi l’article de Marie Bénilde dans Le Monde diplomatique de juin 2011, en kiosques le 31 mai.
Mona Chollet

(1) « Sexisme : ils se lâchent, les femmes trinquent », Osezlefeminisme.fr, 21 mai 2011.

(2) Sur ce sujet, cf. Eric Fassin, « Le scandale sexuel fait moins la politique aux Etats-Unis », Le Monde, 16 mai 2011.

(3) Cf. Natacha Henry, Les mecs lourds ou le paternalisme lubrique, Robert Laffont, Paris, 2003.

(4) Le Monde, 13 février 2000.

(5) Europe 1, 28 septembre 2009.

(6) Guillon avait fait retentir une sirène d’alarme ordonnant l’évacuation du personnel féminin de la station avant l’arrivée de M. Strauss-Kahn dans ses locaux.

(7) « Le cauchemar de la femme de chambre », repris par Courrier international, 19 mai 2011.

(8) « Faire un don à DSK dans sa cellule de Rikers Island : mode d’emploi », Capital.fr, 19 mai 2011.

(9) L’Express, 17 février 2009.

(10) Dix ans pour les viols, trois pour les agressions sexuelles, vingt ans à partir de la majorité de la victime quand celle-ci était mineure au moment des faits.

(11) Paris Première, février 2007, et AgoraVox.fr, 18 mai 2011.

(12) Cf. « Le viol, aspects sociologiques d’un crime », Vous avez dit sécurité ?, 19 mai 2011.

(13) « Ce que je sais de Dominique Strauss-Kahn », LaRegledujeu.org, 16 mai 2011.

(14) Lire « Machisme sans frontière (de classes) », Le Monde diplomatique, mai 2005.

(15) « Le viol, aspects sociologiques d’un crime », op. cit.

(16) Cf. Julien Salingue, « Affaire DSK : ils ne sont plus “tous américains” », Acrimed, 23 mai 2011.

(17) « DSK et les hypocrites », Le blog de Patric Jean, 17 mai 2011.
Femmes, Information, Médias, Violence, Droits des femmes


http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-05-23-rhetorique-sexiste (http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-05-23-rhetorique-sexiste)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 25 mai 2011 à 16:15:09
ahh Mona Chollet, j'aime beaucoup ces articles et son livre avec fontenelle d'ailleurs, bref c'est autre chose ...cet article est brillant  :super: :super:

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Souligner la respectabilité de l’accusé, l’importance du personnage, l’étendue de son pouvoir, ses innombrables qualités, et lui chercher toutes les excuses possibles ; entourer la plaignante d’un soupçon systématique, l’accabler de reproches, lui prêter des intentions machiavéliques… Dès l’inculpation du directeur du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn pour agression sexuelle sur une femme de chambre du Sofitel de New York, on a vu ressurgir, en France, les réflexes et les grilles de lecture archaïques qui dominent invariablement dans ce genre de mises en cause
tout y est.... ça résume ce que certains d'entre nous disait sur le fil de dsk.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 25 mai 2011 à 16:21:21
c'est un excellent article!

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 26 mai 2011 à 09:41:44
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Marche des salopes: des féministes font la révolution en talons
25/05/2011 | 10H31

"En jupe ou en burqa, mon corps, c’est mon droit.” Dimanche, à Paris, les passants ont vu défiler un drôle de cortège. Minishorts et bas résille pour certaines, survêt pour d’autres, hommes en jupe et mères de famille… Un joyeux bordel d’une petite centaine de personnes pour la première Marche des salopes européenne.

Cette marche s’inspire des “slutwalks”, largement popularisées en Amérique du Nord ces dernières semaines. A l’origine, les paroles d’un policier à l’université de Toronto. Il a déclaré, lors d’un cours, que si les femmes voulaient éviter d’être violées, il fallait qu’elles arrêtent de s’habiller “comme des salopes”. Choquées, des milliers de femmes sont descendues dans la rue pour protester contre cette stigmatisation, elles ont très vite été imitées dans d’autres villes du continent. Chaque marche est résolument festive et exubérante. Les participantes, outrageusement sexy, défilent en portant des pancartes “Proud Slut” (“Fière d’être une salope”).

A Paris, ce sont les associations Etudions gayment et Ladyfest, organisatrice de concerts dans le monde entier, qui ont lancé le mouvement. Les slogans et les pancartes sont les mêmes.

"On se bat pour se réapproprier notre corps"

Estelle, perchée sur douze centimètres de talons rose fluo, minishort, décolleté plongeant et lunettes léopard, crie dans le haut-parleur : “La révolution, avec des talons !” Elle milite depuis plusieurs années dans les associations féministes et revendique la possibilité de s’habiller “comme elle veut. Mais ça marche dans les deux sens. C’est pas parce que tu mets un survêt que tu dois te faire traiter de gouine”. Elle cite l’exemple d’une amie lesbienne, violée par un garçon parce qu’il la trouvait “trop masculine. Il voulait la corriger… Nous, on se bat contre ça, pour se réapproprier notre corps”, explique-t-elle.

Même si la manifestation était prévue depuis trois semaines, l’affaire DSK lui a donné une autre dimension. Flore, 31 ans, est venue avec sa mère. “On a banalisé les violences faites aux femmes, c’est très grave”, déplore-t-elle. Morgane, présidente d’Etudions gayment, confirme : “On a toutes été très choquées par le traitement médiatique de l’affaire DSK.”

Après trois heures de défilé, le cortège se termine place Stravinsky, à côté du Centre Pompidou où, à la suite de l’appel lancé conjointement par La Barbe, Paroles de femmes et Osez le féminisme !, un autre rassemblement commence. Les militantes d’Osez le féminisme ! préparent des tracts tout en expliquant pourquoi elles n’ont pas voulu se joindre à la Marche des salopes.

    “On n’est pas d’accord avec leur mot d’ordre. Nous, on est contre la burqa et contre la prostitution par exemple, explique Caroline De Haas, présidente du mouvement. C’est dommage, elles se sont coupées d’une grande partie du mouvement féministe.”

Finalement, les groupes se mélangent, les militantes à talons et bas résille côtoient les féministes historiques. Caroline De Haas s’en félicite : “Sur le thème DSK, on a réussi à faire l’unité.” Et Morgane en profite pour sortir discrètement des ballerines de son sac : “Trois heures sur des talons, j’en peux plus…”

Cerise Sudry-Le Dû
Les Inrocks.com



Elle milite depuis plusieurs années dans les associations féministes et revendique la possibilité de s’habiller “comme elle veut. Mais ça marche dans les deux sens. C’est pas parce que tu mets un survêt que tu dois te faire traiter de gouine”. :super: :super: :super:

Ca me rappelle une conversation un peu houleuse que j'ai eu avec ma chère moitié (je conjugue le masculin au féminin )  :hehe: qui me disait que bien sur une femme en mini-jupe qui se fait violer ne l'a pas mérité, que le viol n'est excusable en aucun cas... Mais... Que quand même, mettre une jupe dans certaines circonstances (genre seule la nuit), c'est accepter de prendre un risque supplémentaire... Je lui ai répondu que je voulais mettre un pantalon ou une jupe selon mon envie du moment et pas en pensant à un éventuel viol ... même si sortais nue dans la rue  ::d (ça risque pas m'enfin)...
Il m'a dit ça incite plus... Je lui ai dit dans "inciter" y a l'idée que ce qui peut se produire vient de la femme, alors que non ça vient de celui qui abuse... Bref, y a du boulot. :gene:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 26 mai 2011 à 10:59:28
Je crois que t'as pas compris que c'est pas ton copain que tu dois convaincre, mais plutôt les types qui t'enfileraient bien sans te demander ton avis....
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 26 mai 2011 à 11:35:57
Ben E.E le poète, pourquoi tu me parles comme à une "pauv'conne" ?  8| 8| 8|
(en plus sur ce fil...  :hehe:)

J'ai mis une petite anecdote perso pour illustrer mais le plus important et intéressant c'est l'article !! :super:

Ce qui craint c'est que mon copain comme tu dis, est tout sauf macho... Le jour où tous les hommes sensés considèreront que c'est un droit acquis pour une femme que de s'habiller comme elle l'entend, sans risquer de limite se faire reprocher sa jupe si elle se fait sexuellement agressée, alors les agresseurs sexuels ne vivront déjà plus dans une atmosphère de quasi-banalisation de leurs actes. Et arrêteront peut-être de se poser en "victimes" de femmes soit-disant sexuellement provocantes...  :pasdrole:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 06 juin 2011 à 10:31:52
Humour Allemande : "les filles, ne laissez aucune chance à L'EHEC."
Tordant.
(http://medias.lepost.fr/ill/2011/06/05/h-20-2515198-1307293904.jpg)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 06 juin 2011 à 11:06:25
sont très drôles ces allemands :grrr:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 14 juin 2011 à 10:33:51
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Une campagne choc contre le viol conjugal

Un viol sur trois est commis par le conjoint ou concubin. Afin de briser le silence, pour la première fois, un collectif féministe lance une campagne de grande envergure.

«Une femme, elle doit répondre à toutes les envies de son mari. C’est ça, le devoir conjugal. Et puis, elle ne peut rien dire, avec les enfants qui dorment à côté. Où elle irait se plaindre? J’ai été violée par mon mari! T’imagines! Une femme sans son mari, c’est rien… Et le sexe, c’est humain… »

La voix est grave, le ton se fait de plus en plus terrifiant alors qu’apparaît à l’écran une femme, seule, désespérément seule, comme brisée par la douleur la plus vive qui puisse être au sein du couple : le viol conjugal.

Chaque année, en France, 75000 femmes affirment être victimes de viols (mais ce ne sont là que les chiffres des plaintes, certains spécialistes affirment qu’elles sont autour de 120000 victimes), commis dans huit cas sur dix par des hommes qu’elles connaissent, et une fois sur trois par leur conjoint ou concubin.

Aujourd’hui, pour la première fois à la télévision, le Collectif féministe contre le viol (CFCV) lance une campagne choc que « le Parisien »- « Aujourd’hui en France » a pu voir en avant-première. Un film de trente secondes, diffusé aux heures de grande écoute sur les grandes chaînes hertziennes, mais aussi sur Internet, qui espère encourager les femmes victimes à sortir du silence, par un numéro vert*, et sensibiliser le grand public.

«Le mariage ne donne aucun droit à disposer du corps de son partenaire»

Faire tomber, aussi, bon nombre de clichés sur les relations hommes-femmes, y compris lorsqu’elles sont circonscrites au sein du mariage, en premier lieu le sempiternel « devoir conjugal » : « Contrairement à certaines idées reçues, le mariage ne donne aucun droit à disposer du corps de son partenaire, décrypte le docteur Gilles Lazimi, coordinateur de la campagne. Contraindre une femme, même lorsque c’est son épouse, c’est un viol, et c’est puni par la loi. »

Après avoir été tardivement reconnues par le droit français — le viol conjugal est considéré comme un crime depuis 1992 et est dès lors passible de la cour d’assises —, les violences commises par un conjoint, un concubin ou un partenaire de Pacs constituent désormais une circonstance aggravante aux yeux de la loi. Tout un arsenal judiciaire permet aux femmes d’être désormais préservées de leur agresseur, éloigné si nécessaire. Mais pour que la justice s’en mêle, il faut que les victimes franchissent le pas et brisent l’emprise psychologique et physique sous laquelle elles ont été tenues.

« Il y a encore un énorme effort à faire pour que les victimes ne se sentent plus coupables et comprennent qu’elles ont bel et bien été victimes d’un viol », répète le docteur Emmanuelle Piet, présidente du CFCV.

* Numéro vert : 0.800.05.95.95 et [url=http://www.cfcv.asso.fr]www.cfcv.asso.fr[/url] ([url]http://www.cfcv.asso.fr[/url]).


source (http://www.leparisien.fr/societe/une-campagne-choc-contre-le-viol-conjugal-14-06-2011-1492703.php)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 15 juin 2011 à 09:21:38
de l'agression sexuelle ordinaire comme des milliers de femmes la vive tout les jours, c'est dingue que certains hommes se croient tout permis sous prétexte qu'ils ont un pénis  :fache1:

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Un petit viol amical

Samedi, en fin d'après-midi, j'ai subi une agression sexuelle.

Grosse fête la veille, beaucoup bu et beaucoup dansé, peu dormi. J'avais raccompagné mon amoureux à son train 3 heures plus tôt et ma sœur et moi avions rejoins les autres autour du bar de sa cuisine pour continuer la fête. La Saint Feuillien, la Westmalle et Lachouffe sont des petites merveilles, je suis bien, on rigole beaucoup. A un moment, je sens que l'heure de la sieste est venue, les vapeurs d'alcool mêlées à ma fatigue de cette nuit trop courte la rende impérative aussi je m'éclipse discrètement et monte au 2ème pour être tranquille. Caroline dort déjà depuis 2 heures dans un lit pas loin, j'enlève mon jean et m'affale sous la couette en tee-shirt culotte dans le clic-clac.
Un des « amis » présents pour cette fête arrive dans la pièce et s'assoie près de moi, je me relève sur un coude.
« tu fais la pause? »
« Oui, chui naze là j'ai besoin d'une sieste»
On échange deux, trois conneries, je me souviens plus, puis il s'approche un peu plus, me caresse les cheveux et essaie de m'embrasser. Je le repousse, m'assoie, et lui dit gentiment la main posée sur son torse « non, il va rien se passer entre nous, j'en ai pas envie, tu mets pas ta langue dans ma bouche comme ça. C'est pas possible ». Je crois bien que j'ai souris, à la fin, genre c'est pas grave, on en fait pas tout un plat quoi.
« OK, d'accord. »
« bon je vais dormir là. »
« oui oui on fait la pause »
Je m'allonge à nouveau. Je sens qu'il reste là. Je commence petit à petit à m'endormir. Dans un demi-sommeil, je sens une main sur les cheveux. Je me retourne vers le mur, en chien de fusil, je sombre.
Je ne sais pas combien de temps j'ai dormi, mais je suis réveillée par la main de cet homme dans ma culotte, en train de me caresser le sexe. Ma première réaction, un mouvement lent je crois, encore ensommeillé, mais ferme, fut de saisir son poignet dans mon dos et d'enlever sa main.
Je me suis levée, et en ré-enfilant mon jean, je lui dit : « Non. Je t'ai dit qu'il se passerait rien entre nous. Tu peux pas me coller tes doigts dans la chatte. Non, ça veut dire : pas de langue dans ma bouche, pas de doigt dans ma chatte. »
Et je suis sortie de la pièce.

Je suis féministe. Enfin, je me vis comme ça aujourd'hui. Je travaille pas vraiment le sujet, Je n'ai pas de solide culture sur la question puisque je n'ai pas de lectures féministes hormis sur internet, je suis plutôt une instinctive. Mais je suis informée un minimum, je connais les mécanismes des violences faites aux femmes, je suis souvent réactive et sans concession dans les discussions sur ce sujet, certains me trouvent même trop virulente.

Pourtant, je me suis retrouvée désemparée ce samedi. Parce que je n'ai pas formalisé tout de suite dans ma tête que c'était bien une agression, parce que je me suis sentie coupable de pas l'avoir viré physiquement du lit avant de m'endormir, d'être restée calme, parce que je me suis dit que ça allait faire des histoires...

Je n'ai pas crié. Je ne l'ai pas frappé. Je n'ai pas eu peur. Mais c'est seulement 48h après que j'ai évacué la culpabilité et que je suis en colère. Je lui ai même dit au revoir quand il est parti, et c'est juste après que j'ai raconté ce qui c'était exactement passé à ma soeur. Je l'ai dit presque en rigolant, en repensant à ma phrase « pas de langue dans ma bouche, pas de doigt dans ma chatte ». Je trouve ça tellement énorme de vivre une situation où ces deux phrases trouvent leur place dans un dialogue.

J'ai considéré sa tentative de m'embrasser comme quelque chose de banal, un truc lourdingue, mais pas dramatique, il a tenté, il a perdu, fin de l'histoire, j'ai envie de dormir. Je l'ai pas viré du lit. Il a du considérer lui que c'était une invite. Ça, plus le fait que mon mec était pas là, plus le fait que je parle régulièrement de la non exclusivité dans le couple.... Comme je l'ai dit plus tard dans la soirée, c'est pas parce qu'on est non exclusif que c'est open-bar !

Je trouve ça fou. Fou de me dire que finalement, pour que ça n'arrive pas, j'aurais du être violente, dire les choses ne suffit visiblement pas pour certains.

Je suis pas traumatisée, mais je suis atterrée de voir que je suis pas mieux armée, que j'ai été à coté de mes pompes pendant 48 heures , coincée entre ce que je savais reconnaître théoriquement sans concession comme une agression puisque mon consentement n'est pas là quand je dors et qu'en plus j'avais exprimé mon désaccord avant, et cette putain de culpabilité qui me collait au bide quand même.

Le choix c'est quoi ? Rester comme je suis, pas suffisamment méfiante, buveuse de bière, porteuse à l'occasion de décolleté, libre et revendiquant de l'être, plutôt gentille et pas violente, mais risquant encore de vivre des trucs comme ça ?
Ou arrêter la bière, la fête, les décolletés, encenser la fidélité au sein d'un couple et coller des pains dans la gueule dès qu'un autre mec que le mien tente une approche pour être sûre qu'il n'y revienne pas ?

Pffff. Répondez pas hein. D'façon j'ai aucune intention d'arrêter la bière. Mais je vais étudier la question de la boxe tout de même.

[url]http://sarkostique.fr/index.php?action=post;topic=392.250;num_replies=260[/url] ([url]http://sarkostique.fr/index.php?action=post;topic=392.250;num_replies=260[/url])

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 16 juin 2011 à 07:09:20
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Petit Bateau s'apprête à jeter ses bodys sexistes par-dessus bord
Par Pascal Riché | Rue89 | 15/06/2011 | 16H44

([url]http://asset.rue89.com/files/LucileSourds/petit_bateau_body_sexisme_inside.jpg[/url])

Dans son petit body à dominante rose, elle sera jolie, têtue, rigolote, douce, gourmande, coquette, amoureuse, mignonne, élégante, belle. Lui, dans son body aux lettres bleues, il sera plutôt courageux, fort, fier, robuste, vaillant, rusé, habile, déterminé, espiègle et cool.

Et pourquoi ne serait-elle pas courageuse et déterminée ? Pourquoi ne serait-il pas têtu et mignon ?

Plusieurs blogs féministes se sont insurgé contre ces gros clichés imprimés sur les petits ventres de bébés. La page Facebook de la marque a été prise d'assaut mardi par des consommateurs/trices en colère.

Au siège de Petit Bateau, on ne cache pas ce mercredi un certain embarras :

    « C'est effectivement Petit Bateau qui distribue ces produits, destinés à la grande distribution. Nous sommes en train de gérer la situation. La direction générale doit décider si elle retire ou non la marchandise. »

La direction générale pourra ensuite faire imprimer des T-shirts pour les responsables de cette bourde d'un autre âge : « Macho, bébête, tête de linotte, gnangnan, déconnecté, has been, réac. »



Source
(http://www.rue89.com/mon-oeil/2011/06/15/petit-bateau-sapprete-a-jeter-ses-bodys-sexistes-par-dessus-bord-209308)

 :pasdrole: :pasdrole: :pasdrole:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 16 juin 2011 à 11:10:20
Je suppose qu'on doit employer le second degré pour porter ce genre de truc...on voit bien des beaufs à peine capables de signer leur propre nom porter les t-shirts "University of Harvard" etc.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 16 juin 2011 à 11:20:36
ils déconnent petit bateau, j’espère que les parents seront suffisamment intelligent pour pas coller ce genre de stigmates sur leur bambins.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 19 juin 2011 à 08:35:17
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Les femmes peuvent-elles encore porter des jupes ?

Sale temps pour la jupe. Va-t-elle finir au placard ? A en croire les déclarations de nombreuses femmes politiques ces derniers temps, mieux vaudrait, en tout cas, ne plus aller travailler dans cette tenue. "Malheureusement, il m'arrive de mettre un pantalon le matin parce que je dois parler devant une assemblée d'hommes", explique Clémentine Autain, militante féministe et anti-libérale, dans Libération du 31 mai. Dans la même page, Aurélie Filipetti, députée et porte-parole du groupe PS à l'Assemblée, déclare qu'il faut "se contraindre, comme certaines, à ne pas venir en jupe". C'est la ministre des Sports, Chantal Jouanno, qui a achevé de semer la zizanie vestimentaire en déclarant, début juin, ne pas pouvoir porter cet habit dans l'Hémicycle sans subir des remarques salaces.

Qui l'eût cru ? Quarante ans après l'invention de la mini, la jupe, même pas supercourte, fait encore débat. Et pas seulement à l'Assemblée nationale. On le sait, la banlieue aussi est concernée. Jean-Paul Lilienfeld l'a bien montré, il y a trois ans, dans son film "la Journée de la jupe" : Isabelle Adjani y campait une prof sexy qui, lasse des réflexions déplacées de ses élèves, souhaitait instituer le port de ce vêtement une fois par semaine.

Sexy en pantalon ?

Mais les autres milieux ne sont pas forcément épargnés. C'est d'ailleurs dans un lycée breton lambda qu'a été lancé en 2006 le Printemps de la Jupe et du Respect, opération destinée à encourager les filles à en mettre. "Le problème est flagrant dans tous les établissements scolaires", confirme Isabelle Cottenceau, réalisatrice du documentaire "Sous les pavés, la jupe". "On a tourné dans un lycée de Rennes tout à fait quelconque. Les filles ne portent que des pantalons. Sinon, les garçons les insultent."

A se demander où sont passés les acquis vestimentaires des féministes, le droit pour les femmes de s'habiller comme bon leur semble. "C'est terrible qu'on en soit là !" déplore la créatrice Nathalie Rykiel, partisane d'une mode à la fois féminine et libérée. "En plus, ce débat est à côté de la plaque. Une femme peut être mille fois plus sexy en pantalon qu'en jupe. C'est plus son attitude, sa façon de bouger qui compte que le vêtement qu'elle porte." Même réaction atterrée du jeune créateur qui monte Alexandre Vauthier : "Tout ce débat donne l'impression qu'on a régressé." Une marche arrière sur fond de confusion entre féminité et apparence sexy les deux notions semblant synonymes aujourd'hui. "La jupe est devenue un vêtement difficile à porter car elle est à nouveau plus sexualisée avec le retour du court, voire du très court", estime l'historienne Christine Bard, auteur de l'ouvrage "Ce que la jupe soulève" (1). "Et les femmes ont tellement fait du pantalon le vêtement du quotidien que se mettre en jupe, désormais, semble suggérer une démarche de séduction."

"Un plaisir"

Quelques intéressées confirment. "Je ne mets plus de jupe sauf en vacances", raconte Caroline, 36 ans, documentaliste. "Les rares fois où j'en ai porté sur mon lieu de travail, tout le monde faisait des commentaires : 'Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as un rendez-vous ?' C'est hyper lourd !" Pour Hélène, 37 ans, avocate, "ce sont les regards qui sont les plus pénibles. Le jour où tu es en jupe, tout à coup, tout le monde te scrute. Les filles comme les mecs, d'ailleurs !" Ah, la jalousie féminine... Ah, le poids des regards... "Je me suis fait la remarque quand on tournait", renchérit la réalisatrice Isabelle Cottenceau. "La femme est tout le temps jugée sur sa tenue. On n'observe pas comme ça les garçons !" Toutes les filles ne renoncent pas à la jupe pour autant. Moins par résistance à tout crin au sexisme ambiant que par goût perso. "L'été, c'est un vrai plaisir de sentir le soleil et le vent sur ses jambes", s'enthousiasme Isabelle, la quarantaine, chargée de com'. "Après, c'est vrai que j'ai droit à plus de sourires au boulot. Certains hommes, tout à coup, me font même des clins d'oeil ! En fait, le truc, c'est qu'il faut être forte dans sa tête ce jour-là."

Succès du short

Car la jupe reste, malgré tout, une machine à fantasmes. Beaucoup d'hommes pourraient chanter en choeur avec Alain Souchon : "Rétines et pupilles, les garçons ont les yeux qui brillent, pour un jeu de dupes, voir sous les jupes des filles..." Pour Christine Bard, "tout vêtement renvoie au corps et à la sexualité. C'est encore accentué avec la jupe du fait que c'est un habit ouvert". D'où sans doute le succès du short auprès des adolescentes, certes court mais fermé. Isabelle confirme : "En jupe, on se sent plus vulnérable qu'avec un pantalon, dont les boutons et la ceinture protègent." La solution à cette guerre des sexes par vêtement interposé ? "La mixité de la jupe !", s'amuse l'historienne. Trêve de plaisanterie : une très sérieuse association, Hommes en jupe, en a fait son cheval de bataille. C'est déjà la tenue fétiche du créateur Marc Jacobs, et Jean Paul Gaultier en raffole aussi, façon kilt écossais. A quand des députés les jambes à l'air ?

Elodie Lepage - Le Nouvel Observateur

ici (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/tendance/20110616.OBS5306/les-femmes-peuvent-elles-encore-porter-des-jupes.html)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 22 juin 2011 à 09:41:30
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Cachez ce clitoris que je ne saurais voir
Et pourquoi on ne parlerait que de la sexualité des hommes ? Les femmes ont aussi des organes dédiés au plaisir.

Le clito, c’est bon

Voilà le titre choc de la nouvelle campagne de l’association Osez le Féminisme ! Messieurs accrochez-vous, ça va secouer, vibrer, bouillonner, exploser de plaisir ! Pourquoi les hommes seraient-ils les seuls à pouvoir parler librement du plaisir sexuel de la branlette (solitaire ou à deux d’ailleurs !). Sujet encore tabou, les femmes sont souvent montrées du doigt lorsqu’elles osent parler ouvertement de leur sexualité. Et lorsqu’elles l’affichent au grand jour, elles deviennent des nymphos ou des salopes. Pour être heureux, restons cachés ? Non non, et re non! Le sexe c'est bon, et ce sont les femmes qui vous le disent.

L’intimité reste un lieu de pouvoir masculin

Voilà donc le constat observé par Osez le féminisme, qui a abouti au lancement de cette campagne le 20 juin dernier. Et qu’on ne vienne pas parler de la série "Sex and the City" comme exemple de l’émancipation de la sexualité des femmes, car cela ne reste qu'un épiphénomène non représentatif de la société actuelle. D’ailleurs, les lèvres (toutes les lèvres !) se délient et apprennent à parler plaisir, mais entre filles !

La campagne "Osez le clito !" par Nouvelobs

De plus en plus, les femmes osent parler de leur plaisir personnel entre elles. Les hommes ne sont pas conviés au discours. D'ailleurs, ça leur fait peur ! Une femme qui assume ses envies et ses besoins est souvent mal vue. En définitive, ces échanges restent dans le domaine du privé, et n’atteignent jamais la sphère du débat public. Comme le rappellent les militantes d’Osez le Féminisme : "Qu’il s’agisse de livres scolaires ou médicaux, d’expositions, de littérature ou tout simplement de rapports humains, le clitoris est très souvent oublié, considéré comme mineur ou cantonné aux préliminaires."

La sexualité des femmes : un sujet de société

Il serait temps ! D’une part car elle est méconnue, et d’autre part car elle permettrait de détruire certaines idées préconçues et qui ont la vie dure, comme quoi la sexualité est un sujet d’hommes. Non messieurs, la masturbation ne vous est pas uniquement réservée. Sur le site de la campagne, les hommes (et les femmes !) pourront ainsi mettre à l’épreuve leur connaissance, grâce à un petit abécédaire des idées reçues sur le clito en 12 points tel que : "Une femme peut naître sans clitoris", "L’orgasme est plus indispensable pour les hommes que pour les femmes" ou bien encore "Après un orgasme, les femmes ne peuvent plus ressentir d’excitation physique". Dans une autre rubrique, on trouve un petit historique au travers des siècles de ce héros très discret.

Clito violenté

Il y a évidemment au cœur de cette campagne le sujet de l’excision, qui reste encore une pratique courante, même en France. Ces pratiques revendiquées comme "coutumes culturelles" sont de réelles mutilations, considérées par les associations de défense des Droits de l’Homme comme un acte de torture. Environ 130 millions de filles et de femmes ont subi une mutilation sexuelle dans le monde.

Chaque année, 3 millions de petites filles risquent d’être soumises à cette pratique. Les conséquences physiques de ces mutilations génitales, pratiquées dans l’illégalité, sont catastrophiques, sans parler du traumatisme psychologique que cela engendre pour le développement sexuel de la femme adulte. L’association rappelle ainsi qu’aujourd’hui, les femmes majeures qui le souhaitent peuvent recourir à des techniques chirurgicales à visée réparatrice et que ces opérations sont désormais prises en charge par la sécurité sociale.

[url]http://leplus.nouvelobs.com/contribution/63986;cachez-ce-clitoris-que-je-ne-saurais-voir.html[/url] ([url]http://leplus.nouvelobs.com/contribution/63986;cachez-ce-clitoris-que-je-ne-saurais-voir.html[/url])
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 22 juin 2011 à 11:36:03
elles me sortent par les yeux OLF, le féminisme ne se limite pas à l'enjambe des femmes, à leur clitoris...

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 22 juin 2011 à 12:17:43
Ouaip, je ne suis pas convaincu non plus par la bigardisation du féminisme...

A moins qu'il n'obtienne l'égalité salariale du clitoris...Mais j'ai un doute.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 22 juin 2011 à 12:36:39
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A moins qu'il n'obtienne l'égalité salariale du clitoris
Ce qui impliquerait une grille hiérarchique des salaires.
Sur quels clitères ?
A l'ancienneté ? A l'expérience ?
Quelque chose du genre "travailler plus pour gagner plus" ?
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 23 juin 2011 à 09:59:33
Un belge en vacances à Paris se promène sur  les Champs-Elysées, chemin faisant il rencontre une péripatéticienne, tenté il demande :
-c’est combien ?
-699€ mais avec le champagne
-hm…c’est un peu trop cher pour moi, je vais aller voir ailleurs.

Rue de Budapest, il a l’embarras du choix, toutes plus aguichantes les unes que les autres, il ne sait laquelle choisir, ses critères l’attirance et bien sûr le prix.
-Combien prends-tu ? dit-il à l’une
-150€ , mais avec une bière
-et moi, c’est 70€
-d’accord, je monte.
Tout en montant l’escalier, la jeune femme lui dit :
-c’est 70€ mais je te préviens je n’ai pas de clitoris !
-ça ne fait rien ! rétorque t-il, tu me donneras une Kronembourg !



Désolée...c'était pour détendre l'atmosphère    :gene:


Sinon, je suis d’accord avec raja  :fleur2: :hehe:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 23 juin 2011 à 10:15:16
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tu me donneras une Kronembourg !

Variante provençale : "..tu me donnes des olives !"

Il y a mieux :

Show content
"ces olives me rappellent le clitoris de ma femme"

"Parce qu'elles sont succulentes ?"

"Non, elles sont acides..."

(http://i734.photobucket.com/albums/ww347/prestondtl/groucho.gif)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 03 juillet 2011 à 09:16:28
Je vous propose de décerner le 1er prix de Connerie sexiste à cette merde:

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..Mon côté femme c’est …

Pampa presse – mer. 29 juin 2011 08:51 HAEC
 
Un homme, c’est grand, fort, viril et musclé. Enfin, en théorie… Certains hommes, bien qu’ils soient grands, forts, virils ou musclés ont en eux un petit côté féminin. Qu’ils l’assument, le vivent mal ou en jouent, ils se sont confiés et ça les rends encore plus mâles.

Je regarde des séries (débiles) à la pelle (Thomas, 28 ans, conseiller en banque)
« Avant d’être en couple, je regardais uniquement Docteur House, et encore, d’un œil. Depuis que j’habite avec ma copine, on regarde Grey’s Anatomy, Desperate Housewives et même Un dos tres. Je sais que ce sont des « trucs de filles », mais j’y ai pris goût : les intrigues sont simples et les filles sont jolies. Officiellement, c’est ma copine qui regarde et moi je suis. J’ai même fait semblant de râler quand elle a commencé à regarder Glee ! »

Je croise les jambes (Paul, 19 ans, étudiant)
« Je n’avais jamais remarqué que je croisais les jambes jusqu’au mois dernier : à une soirée, on était plusieurs sur le canapé et des copains se sont mis à rire en m’appelant Paula. Franchement, je le vis mal et dès que je m’en rends compte, je décroise les jambes… »

Je m’épile les sourcils (Victor, 47 ans, journaliste)
« Si je ne fais rien, j’ai ce qui s’appelle le « mono-sourcil ». Deux fois par an, je vais dans un cabinet d’esthéticienne pour faire un modelage du dos. J’en profite pour demander une petite épilation des sourcils à la cire. C’est un petit secret entre mon esthéticienne et moi… »

J’adore les ragots (Julien, 32 ans, assistant de direction)
« Je crois que les femmes m’ont contaminé petit à petit : j’ai deux sœurs, je bosse dans un milieu très féminin et je déjeune toujours avec mes collègues. Notre loisir préféré ? Cancaner ! Critiques du look, pseudos couples, coucheries, parmi toutes ces demoiselles, je suis devenu la reine du ragot, et je l’assume complètement ! »

Je fais la vaisselle (Baptiste, 22 ans, étudiant)
« S’il y a quelque chose de féminin chez moi, ça doit être ça : je passe une heure par jour devant l’évier. Contrairement à tous mes potes qui laissent l’évier déborder, je n’aime pas voir les assiettes sales s’accumuler. Alors après chaque repas, j’enfile mes gants et zou : je fais tremper, je frotte, je rince, j’essuie et je range. De ce que je vois autour de moi, seule une fée du logis est capable de ça ! »

Alice Buckler © Pampa Presse


Et c'est sur Yahoo pourriture.con
http://fr.pourelles.yahoo.com/mon-c%C3%B4t%C3%A9-femme-c-est-065108356.html (http://fr.pourelles.yahoo.com/mon-c%C3%B4t%C3%A9-femme-c-est-065108356.html)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 03 juillet 2011 à 09:18:42
n'importe quoi  8| ils ont une drole de conception des femmes...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 03 juillet 2011 à 09:31:30
Je fais la cuisine et je lave la vaisselle à la main, je me sers d'une machine à coudre et d'une machine à tricoter...
Il était temps qu'on me prévienne que j'avais un côté féminin ! Pour un peu, j'aurais emporté cette ignorance dans la tombe !
Heureusement qu'il y a des journalistes débiles...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 25 juillet 2011 à 07:58:04
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16 ans et elles rêvent d'un enfant

De plus en plus de jeunes filles se lancent dans la maternité, par dépit, face à un avenir bouché, ou par choix, comme leurs idoles. Par Marie Vaton

Le monde de Linda (*) est bien joli. Son copain l'aime "à la folie", ses copines sont "folles de jalousie", son nouvel appartement est "trop mignon". Linda est radieuse. "Ca fait longtemps qu'on l'attendait celui-là", dit-elle en caressant son ventre rond. Longtemps ? "Oui, au moins un an." Linda a 16 ans. Dans quatre mois, si tout se passe bien, elle sera maman. A ceux qui s'inquiètent de son jeune âge, Linda réplique, imperturbable : " Ce n'est pas l'âge qui fait la mère. " Dans son quartier, elle a plusieurs copines déjà enceintes ou qui rêvent de l'être. Mères à 16 ans ? Pas un problème, disent-elles. Sur les blogs et les forums, elles partagent leurs coups de gueule, leurs galères, leurs joies. A celles qui hésitent, elles écrivent : "N'écoutez que votre coeur, un bébé c'est un amour inconditionnel, vous ne le regretterez jamais !"

Une "mode"

C'est une tendance naissante qui inquiète les professionnels de la petite enfance. Chez les ados, faire un enfant n'est plus tabou. C'est même, pour certains, une "mode", largement relayée par les programmes télé. Depuis un an, les mamans ados peuvent suivre sur MTV les aventures américaines de Lizzie, Ashley ou Megan, enceintes à 16 ans, ou la série interactive de "Clem, Maman trop tôt " sur TF1, qui a réuni plus de 9,5 millions de téléspectateurs en 2010. Elles ont même une chanson, "Aurélie", du chanteur de R'n'B Colonel Reyel, dont les paroles : "Aurélie n'a que 16 ans mais elle attend un enfant", font hurler les féministes, qui les considèrent comme une propagande anti-avortement. Au Mans, à Roubaix, dans le sud de la France, partout, des responsables du Planning familial confirment la tendance : "Ce n'est pas un phénomène de fond, mais il y a un rebond de grossesses adolescentes dans certaines zones", indique la présidente, Carine Favier. Les maternités précoces ont baissé depuis quinze ans, mais elles sont aujourd'hui plus désirées. Linda l'avoue : "Moi, je suis prête à être maman depuis que j'ai 14 ans. Alors pourquoi devrais-je attendre d'avoir 30 ans ?" D'ailleurs, elle n'en est pas à sa première grossesse : "Il y a trois ans, le préservatif a craqué : mon copain me trouvait trop jeune, alors j'ai fait une lVG. " Depuis, elle n'espérait plus qu'une chose : retomber enceinte, "pour de vrai cette fois".

"J'avais rien d'autre à faire"

Des jeunes filles comme Linda, le pédiatre Patrick Alvin, chef de service de médecine pour adolescents au CHU Bicêtre, en voit passer tous les jours. "Beaucoup vivent en couple, avec une activité sexuelle régulière depuis plusieurs années. Que faut-il leur dire ? Passe ton bac d'abord, finis tes études et trouve un travail avant de faire un bébé ? " Pour Linda, le problème ne s'est pas posé. Avec ses longs cheveux de jais et ses yeux en amande, on dirait un gros poupon capricieux quand elle lance, bravache : "De toute façon, j'ai arrêté l'école en 5e, j'avais rien d'autre à faire."Les féministes ont encore du pain sur la planche. Dans une France minée par le chômage, l'émancipation, en 2011, passe parfois par un ventre rond. Nombre de jeunes filles, comme Linda ou Olivia, ont un seul désir d'avenir : dégoter un gars, gentil et travailleur, et devenir femme au foyer. En 2008, une vaste étude de l'Observatoire de la Santé en Languedoc-Roussillon menée avec l'aide de la CAF montrait que 20 % des mamans de moins de 21 ans restaient à la maison, par "choix de vie". On est loin des filles-mères d'antan, qu'il fallait éloigner le temps de la grossesse pour ne pas "salir" l'honneur de la famille.

Alizée et Britney comme idoles

Aujourd'hui, les filles ne tombent pas enceintes par accident mais parce qu'elles le veulent. Parfois même, parce que "ça fait bien ". Comme leurs idoles, les chanteuses Alizée, Britney Spears, elles rêvent d'être mamans avant l'âge de 20 ans. Olivia en a 21, et déjà deux enfants de 18 et 4 mois. Dans son village du Languedoc-Roussillon, toutes ses copines ont eu des bébés à 18 ans. "En classe, on jouait à celle qui tomberait enceinte la première."

C'est un vieux tabou français qui est en train d'exploser, selon le sociologue Michel Fize : celui des grossesses précoces désirées, "considérées depuis vingt ans par toutes les statistiques comme forcément accidentelles". Donc à éviter à tout prix. Comme si vouloir être mère avant d'avoir fini ses études était interdit. "La réalité, poursuit-il, c'est que pour certaines, devenir maman est un objectif en soi." C'est évidemment plus criant chez elles qui, comme Linda, sont en échec scolaire. "Un bébé, c'est parfois la seule chose qu'elles ont l'impression d'être capables de faire", avance Florence Francillon, sage-femme et vice-présidente de Gynécologie Sans Frontières, à l'initiative d'un colloque sur les maternités adolescentes organisé au printemps dernier. C'est aussi leur façon à elles de montrer qu'elles sont des adultes "responsables". Qu'elles sont dignes d'être "respectées". Dans les campagnes et plus encore dans les quartiers, les éducateurs sociaux s'inquiètent de ces jeunes femmes qui "font un bébé pour avoir un statut social et toucher les aides". "Etre maman, même célibataire, fait qu'on est considérée différemment, souligne une éducatrice. Le problème, c'est que bien souvent certaines n'imaginent pas d'autres issues que de mettre le voile, se marier ou avoir des enfants."

Un bébé pour s'affranchir d'une mère étouffante ?

Un bébé est aussi, parfois, un moyen d'échapper à un destin tout tracé. De s'affranchir d'une mère trop étouffante. D'un cadre trop rigide. Dans sa cité d'Alès, Samira, 18 ans, était une fille "avec une réputation ". Parce qu'elle avait un copain et ne s'en cachait pas. Pour " laver" l'honneur de leur fille, ses parents ont voulu l'envoyer au bled et la marier à un cousin. Alors Samira est tombée enceinte, elle a fait une sorte de "déni conscient" : " J'allais en cours, j'avais mes règles et pas de ventre du tout. " Lorsque ses parents se sont aperçus de " l'outrage ", il était trop tard. Trop tard pour le mariage en Algérie. Trop tard pour l'IVG qu'au fond Samira faisait tout pour éviter...

Désirs contrariés

Rares sont celles qui assument pleinement leur désir d'enfant. "Le regard sociétal est très dur pour les jeunes mamans", constate la sage-femme Frédérique Teurnier, présidente du Collège national des Sages-Femmes. Alors, parce que c'est plus acceptable, elles parlent d'un "accident", la fameuse "capote trouée", la pilule "oubliée " ... Des subterfuges pour dissimuler ce que Frédérique Teurnier appelle les " désirs contrariés ". "Ces filles sont constamment dans l'ambivalence : avoir une sexualité maîtrisée, ne pas tomber enceinte, alors que leur corps et leur sens leur disent le contraire. Au fond, elles font tout pour tomber enceintes et, lorsqu'elles le sont, elles retardent le plus possible le test de grossesse, en refoulant cette idée dans un coin de leur tête " Qu'espèrent ces jeunes femmes ? Que le bébé s'éclipse d'un coup de baguette magique ? Quand Lucie (*) a rencontré son " chéri ", c'était le coup de foudre. "J'ai tout de suite compris qu'il était l'homme de ma vie et qu'il ne fallait pas que je le laisse passer. " Elle, la bonne élève de 3e, chamboulée par son histoire d'amour, a déserté le collège et fait un bébé. Quand Lucie a découvert sa grossesse, à trois mois et demi, sa mère l'a mise dehors. Et Lucie s'est retrouvée seule, avec son gros ventre et ses rêves brisés. Tous le disent : à ces âges, une grossesse, même "accidentelle", arrive rarement par hasard. "Quels que soient les milieux sociaux, elle révèle un confit sous-jacent avec les parents, note Sylvie Chamvoux, directrice de l'Abri languedocien, un foyer pour jeunes mamans de Montpellier. Ces filles veulent dire à leurs parents : "Regardez, j'existe et je ne suis pas comme vous." "Comme cette jeune fille de bonne famille, enceinte à 16 ans, qui a fugué pour se réfugier chez son copain, un chauffeur de poids lourds qui ne plaisait pas à ses parents. Dans les cas extrêmes, une grossesse précoce peut être un cri d'alarme, qui couvre un profond mal-être. Il peut aussi s'apparenter à un désir inconscient de se rapprocher de sa propre mère, de combler le syndrome du nid vide. " En tombant enceintes si jeunes, c'est comme si elles "offraient" leur bébé à leur maman, analyse le psychiatre Serge Hefez. Le danger, c'est quand la grand-mère se l'accapare. " Alors la jeune maman ne sait plus qui elle est, mère ou fille : " Cette grossesse censée lui donner une place la renvoie à sa propre immaturité."

Réveil brutal

Le réveil, pour ces jeunes femmes, est souvent brutal. Une fois le bébé là, elles découvrent la réalité de la vie, des couches, des nuits sans sommeil, du compagnon absent... Certaines ne s'en remettent pas, dépensent toutes leurs allocs en sorties ou en vêtements. " On en a vu sortir tous les soirs avec leur nouveau-né en écharpe ou partir à la plage avec lui, sans parasol ", explique Christophe Phalip, directeur adjoint de l'Abri languedocien. Parfois, tout se passe bien les premiers mois. " Elles ont leur poupée à câliner, se sentent utiles, ajoute Sylvie Chamvoux. Cela coïncide en général avec une période d'accalmie, où leur compagnon et leur famille sont aux petits soins. " Mais lorsque l'enfant grandit et réclame son autonomie, rien ne va plus. "Le bébé perd alors sa fonction d'objet transitionnel et peut devenir un poids", poursuit la directrice. Incapables de fixer des limites qu'elles-mêmes ne connaissent pas, les jeunes mamans se détachent de leur enfant. Le délaissent. Ou bien fusionnent à l'excès. Elles redeviennent souvent de petites filles, encombrées par ce gros bébé auquel elles ne comprennent rien. Linda, elle, n'en est pas encore là. Il y a quelques jours, elle a appris qu'elle attendait une fille. En parlant, elle s'installe sur un tracteur d'enfant, son gros ventre ballotte à droite, à gauche. Ca la fait rire. "Heureusement que ce n'est pas un garçon, je le lui aurais bien piqué ses jouets ! "

(*)Les prénoms ont été changés.

Marie Vaton – Le Nouvel Observateur

source (http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/societe/20110720.OBS7352/enquete-16-ans-et-elles-revent-d-un-enfant.html)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 25 juillet 2011 à 11:41:19
désespérant :nono:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 05 août 2011 à 21:54:38
Tiens, d'ailleurs, ma belle sœur est enceinte. Mon beau frère à prit plaisir à traquer mon mari sur le thème "je serais papa avant toi, na na na nerre..."
Précision: il est illettré, à arrêté l'école à 11 ans, comme sa femme, tous les deux au chômage ils viennent d’emménager chez ma belle mère parce qu'ils n'ont nulle part ailleurs ou aller.

La grossesse est désirée. Et lui permet accessoirement d'envoyer paitre ma belle mère quand elle lui demande un minimum d'aide à la maison. Bon.

Pauvre futur gosse.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 06 août 2011 à 01:09:34
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Pauvre futur gosse
Pas forcément ! Il sera peut-être, un jour, Président de la République ! Vu le niveau de qualification requis pour le poste... tous les espoirs lui seront permis...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 06 août 2011 à 06:57:52
Arffff.... Ou porte parole du gouvernement.
Mon beau frère serait d'ailleurs en l'état sans doute moins pire que bien des choses qui se sont succédés à ce poste ces dernières années.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 06 août 2011 à 07:31:50
Il est malheureux et révoltant, que certaines femmes pensent encore que seule la maternité est susceptible de donner un sens à leur vie et un statut social.

Cela dit, Lady, avec tout le respect que je te dois, ton post m'a un peu choqué...  :gene1:
Un enfant n'a heureusement pas besoin que ses parents soient blindés de thunes et bac+8 pour être heureux et avancer dans la vie. De l'amour, des repères et des expériences voilà ce qui compte, pour faire ultra-synthétique...
Certes, d'un point de vue scolaire, il ne pourra pas avoir autant d'aide de ses parents qu'un enfant d'ingénieur, mais cela ne veut pas dire qu'il ne sera pas un élève brillant.
La situation sociale des parents détermine certes en partie celles de leurs enfants, dans ce putain système de classes presque devenues des castes... Mais ce n'est pas une fatalité.
Et ne pas être un bourgeois bardé de diplôme n'empêche pas d'être quelqu'un de bien, sinon c'est un peu de la prolophobie...  :gene: :gene:

 Désolée si j'ai mal interprété ton "pauvre futur gosse". :merci: :merci: :merci:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 06 août 2011 à 12:16:50
trop de thunes et trop de diplômes ne font pas forcément des bons parents, le minimum vital est essentiel.
pour ce que tu dis sur les études je partage ton avis le sang.
pour l'argent c'est pareil trop ça vous rend pas meilleur cf la fille bettencourt mais rien de rien c'est horrible pour les gosses et là j'en parle aussi d'expérience, la nourriture périmée des puces ou pas grand chose avec tout l'amour du monde c'est insupportable, pour les parents et pour les gosses et encore nous on a pas eu à aller avec nos parents aux resto du cœur ou au secours populaire...
 l'exemple que tu donnes sur ce couple, lady, me hérisse, pour moi c'est de l'inconscience et de l’égoïsme, sauf si elle était enceinte avant d'avoir un accident de la vie et se retrouver au chômage.un gosse ça mange, ça s'habille, ça a besoin de couches et d'un minimum d'objet dans sa chambre....malheureusement la précarité ne permet pas d’élever convenablement un enfant (je ne met pas en opposition les très friqués)... même si j'ai pas de sous, j''essaie toujours d'acheter un truc pour les bébés pour le secours populaire et un simple paquet de couche ça coute super cher, c'est chaud.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 06 août 2011 à 12:58:15
Surtout que dans le cas présenté par Milady, l'opinion de ces deux inconscients - mais en fait, le sont-ils vraiment ? - ou égoïstes, c'est, semble-t-il, "bah... c'est maman qui paye..."
Titre: Re : Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 06 août 2011 à 17:11:16
Cela dit, Lady, avec tout le respect que je te dois, ton post m'a un peu choqué...  :gene1:
Un enfant n'a heureusement pas besoin que ses parents soient blindés de thunes et bac+8 pour être heureux et avancer dans la vie.
Tu as mal interprété.
Un enfant à besoin que ses parents soient responsables, et c'est le problème. On peut être pauvre et responsable, mais aussi pauvre et comment dire... Juste gravement irresponsable.

Elle a prit un traitement pour accroitre la fertilité alors qu'ils étaient au chômage tous les deux, sachant qu'ils n'ont pas le droit au RSA car moins de 25 ans tous les deux. Ils avaient un appartement qu'ils payaient pour moitié par les CAF, pour autre moité par ce que les parents pouvaient donner. Mais comme ils n'arrivaient pas à se nourrir correctement, ils ont décidé de le quitter pour aller vivre chez ma belle mère. Ils dorment dans le salon car il n'y a pas de chambre pour les accueillir. Elle (ma belle mère) a fait tout son possible pour les aider à trouver un appart, s'est débrouillée pour qu'ils puissent présenter un minimum de garanties aux propriétaires, ils ont réussi à avoir la flemme de chercher un appartement. Oui, ils vivent aux crochets de ma belle mère depuis un mois, ils ne font ni les courses, ni le ménage, ne participent pas aux factures et lui font des dépassements de forfait en appelant des portables tout du long de la journée.

Je ne pense pas que deux personnes incapables de passer un coup de balai ou de faire des courses de bouffe puissent s'occuper d'un enfant. Que mon beau frère soit au chômage est grave, il n'a pas le permis de conduire et il est vraiment illettré, c'est à dire que le fait qu'il ne sache pas lire pose des problème pour l'employer même sur des chantiers. Il ne trouvait pas de travail pour cette raison, la, sur Mars, il a du piston donc il trouve quelques gâches au black, mais c'est du très précaire sans espoir d'évolution. Elle non plus n'en à pas, j'avais tenté de le convaincre chercher une formation dans la restauration pour qu'elle ait d'autres perspectives d'avenir que faire des ménages au domicile des gens, mais manifestement sans succès.

Ils ont dégagé une partie des meubles de ma belle mère pendant qu'elle était absente, pour mettre les leurs à la place, alors qu'elle leur avait dit qu'elle ne pouvait pas les héberger (ce qui est vrai, un couple à besoin d'intimité et donc d'une chambre). Je ne crois pas qu'ils réalisent ce qu'est un bébé.

Voilà. :triste1:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 06 août 2011 à 17:56:31
Merci pour ces éclaircissements Lady.  :merci: :merci:
Je ne voulais pas, il va de soi, te froisser, mais justement ton post m'étonnait de ta part... Je comprend mieux. :fleur2:

Concernant ton beau-frère et ta belle soeur, c'est un manque de maturité sans doute. Certaines personnes évoluent fortement quand elles deviennent parents, de par ce que ça implique factuellement, mais aussi psychiquement... J'espère de tout coeur que cela se passera ainsi pour eux. ;)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 06 août 2011 à 18:35:21
Bien... C'est la mon espérance. Également...
Mais j'ai quelques doutes. Ils sont vraiment immatures à un point dramatique.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 06 août 2011 à 18:42:44
Citer
la, sur Mars, il a du piston donc il trouve quelques gâches au black,
J'espère qu'on lui paie le déplacement !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 06 août 2011 à 19:19:09
Je plussoie Lady M. pour ce qui est de l'éducation d'un enfant. Ma copine a le même problème avec le futur ex-mec de sa soeur. Ce dernier est père d'un très jeune enfant qui n'a pas été vraiment voulu puisque la mère avait menti sur sa prise de contraceptif, pour faire du chantage. Bon ils se sont de toute façon séparés, donc le gosse doit voir le papa à Caen et la maman à Nancy. C'est à côté pratique non ?
Mais la mère a gardé un comportement immature. D'une elle s'est trouvée un mec, apparemment plus riche que le père. La mère ne fout rien de ses journées sinon profiter des pensions alimentaires et des allocations. La mère s'est servi une fois des pensions alimentaires pour se payer un voyage pour voir les copines, en confiant le gamin au papa pendant ce temps. Ils se sont payés une maison à crédit.
J'ai horreur des discours "yanamarre de ses profiteurs", pas question de cautionner les discours des droitards qui n'ont aucun scrupule à couper les vivres de ceux qu'ils jugent profiter des allocs. Et j'ai beau me dire que la situation est très complexe, sociologiquement parlant pour commencer, c'est clairement une situation d'abus. Ah et comme une conne elle a oublié de s'occuper de la mutuelle de son fils. Alors quand il a été hospitalisé, elle a pas le remboursement à 100%.
Alors concernant l'éducation (infos par ma belle soeur) du gamin : à 2 ans il dit "ta gueule", il pisse partout, comme un chiot.
Quant au père, il ne sait décidément pas éduquer son gosse, il cède à tous ses caprices. Comme ça le gamin en profite. Et il refuse que ma belle-soeur ait son mot à dire. Elle s'est barrée (pour ça et d'autres trucs évidemment).
Titre: Re : Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 08 août 2011 à 14:12:10
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la, sur Mars, il a du piston donc il trouve quelques gâches au black,
J'espère qu'on lui paie le déplacement !
Non.
Mais, de manière annexe, déménager loin de Mars était - entres autres - une manière de ne pas risquer de se faire envahir par ce gosse. Il doit 1200€ à son frère (mon époux) - au bas mot, c'est à dire que je n'ai connaissance que des dettes contractés depuis que je le connais. Sachant qu'il n'a pas fallut un an avant que je dise "stop" à ce petit manège.

Ca donne un idée du concept.  :gene:
La seule fois ou il est venu nous voir, il avait invité un de ses amis (chez nous, donc) sans nous demander notre avis. J'ai trouvé cela presque aussi intéressant que lorsque nous avons du lui expliquer qu'il n'allait pas pouvoir inviter ses potes de Mars à notre mariage, parce que -justement- c'était notre mariage et pas le sien. Hon hon.

Je ne sais pas comment sera le bébé, nous verrons bien. Cela étant, je ne pense pas que le couple se sépare avant le troisième enfant, dans le mesure ou - si il est vrai qu'ils font n'importe quoi - ils ont tous les deux une véritable envie de réussir leur histoire d'amour. Alex (c'est son nom) vit beaucoup dans la comparaison avec son grand frère (mon époux donc) et il a échoué sur tous les domaines ou il l'a vu réussir si ce n'est parfaitement, au moins beaucoup mieux que lui. Il vit cette grossesse comme une revanche sur son frère, c'est en ce sens que je pense qu'au delà des tensions qui pourraient apparaitre, il fera tout pour que sa famille (donc son couple) tienne malgré les difficultés énormes auxquelles ils se destinent tous les deux avec cette naissance.

J'espère vraiment que ma belle mère ne va pas payer seule les pots cassés et qu'ils vont se bouger les miches pour trouver une solution viable de logement...  :triste1:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 08 août 2011 à 14:38:11
Il y a une ville qui s'appelle Mars ?
C'est une usine qui fabrique les barres chocolatées ? Où on fait ces friandises avec une bétonnière ?
J'y suis plus...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 08 août 2011 à 14:42:45
Bon, soit, je vais casser le suspens. Mars c'est un des petits noms que les autochtones donne à cet étrange pays qu'est Marseille.  ::d
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 08 août 2011 à 17:12:11
Ah, ok, première nouvelle !
Ses habitants s'appellent donc les Martiens ! (à moins que ça soit des Marsouins...)
(http://nsm05.casimages.com/img/2011/08/08//1108080718471095578562428.jpg) (http://www.casimages.com)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 08 août 2011 à 17:23:42
Non, les Marsouins, c'est à côté, à la Base Aéronavale de Toulon...  :p
Titre: Re : Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 08 août 2011 à 17:54:27
Ses habitants s'appellent donc les Martiens !
Ils se donnent entre eux des surnoms mignons tout plein, mais qui n'ont rien à voir: les pacholes pour les femmes, et les muges pour les hommes.
Voilà.  ::d
Mais nous sommes hors sujet...  :gene4: :taistoi:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 18 août 2011 à 07:56:26
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Des livres jeunesse non-sexistes pour tordre les clichés à la racine
Par Marie Kostrz | Rue89 | 17/08/2011 | 16H44

(De Lille) A 9 heures, près de Lille, la bibliothèque de Lézennes est encore déserte. Jusqu'à ce que deux femmes franchissent les portes de l'établissement les bras chargés d'une grosse caisse remplie de livres pour enfants. Certains sont truffés de préjugés sur la place de l'homme et de la femme dans la société. D'autres non.

Depuis juillet 2010, Véronique Cochard et Brigitte Kaiser mènent un projet qui a encore peu de doublons en France. Avec leurs organisations respectives, le Collectif régional pour l'information et la formation des femmes (Corif) et l'Institut lillois pour l'éducation permanente (Ilep), elles luttent contre les stéréotypes de genre qui sont véhiculés dans les livres pour enfants

Au premier étage de la bibliothèque, douze femmes – pas un seul homme n'est présent – bavardent joyeusement. Elles travaillent toutes dans le secteur de la petite enfance et suivent l'atelier créé par les deux collègues.

Après avoir travaillé sur l'égalité homme-femme dans le monde professionnel, puis avec les lycéens et collégiens, Véronique Cochard s'est rendu compte que la sensibilisation devait commencer encore plus tôt. Pour éviter que le sexisme ne soit intégré par les enfants dès leur plus jeune âge, rien de mieux selon elle que d'agir auprès des adultes qui prennent soin d'eux au quotidien.

« Le masculin, toujours mieux à même de représenter l'universel »

Ce projet, financé par l'Union européenne, est également mené en Italie, en Belgique et en Suède.

Le livre est pour les deux femmes un support intéressant : l'enfant le tient entre ses mains dès l'aube de sa vie et les stéréotypes sont encore nombreux à se glisser entre ses pages.

La mise en cause de la littérature jeunesse comme médium de transmission des rôles des femmes et des hommes dans la société n'est pas nouvelle. En 1949, Simone de Beauvoir avait déjà fait ce constat dans »Le Deuxième Sexe ».

Plus de cinquante ans après, les inégalités perdurent dans la littérature jeunesse. Contacté par Rue89, Sylvie Cromer, sociologue spécialiste des questions de genre et maîtresse de conférence à l'université Lille-II, précise :

    « Il n'y a plus beaucoup d'ouvrages où la maman fait la vaisselle pendant que le papa lit son journal dans le fauteuil. Mais malgré tout, les stéréotypes perdurent car le masculin est toujours mis en avant, il est toujours mieux à même de représenter l'universel. »

Elle précise que les hommes sont toujours dominants dans les histoires, particulièrement lorsqu'il s'agit d'adultes : ils représentent 60% des personnages. Les clichés sont nettement plus marqués dans les ouvrages destinés aux plus petits.

« Une fille aura toujours une jupe ou une robe et des bijoux »


Dans les magazines adressés aux 0-6 ans, les garçons entretiennent des relations plus diversifiées que les filles, qui restent plus facilement cantonnées à la famille.

Brigitte Kaiser confirme que les stéréotypes sont particulièrement visibles pour les très jeunes :

    « Pour la formation, nous avons cherché des ouvrages non-sexistes pour les tout-petits, nous avons eu énormément de mal à en trouver. »

De manière générale, les personnages masculins sont également moins « marqués » :

    « Un garçon n'aura pas forcément une barbe ou des lunettes alors qu'une fille aura toujours une jupe ou une robe et des bijoux. »

En espérant que le soir, « ça discute en famille »


A Lézennes, c'est la troisième et dernière fois que les douze femmes se retrouvent pour parler sexisme. Assises autour d'une grande table et avant de s'atteler au décryptage de la série de livres Martine, elles partagent leurs impressions sur la veillée de contes organisée quelques jours auparavant à la bibliothèque.

Un à un, Brigitte Kaiser et Véronique Cochard sortent des ouvrages de leur caisse. Tous ceux qui ont été lus aux enfants étaient entièrement non-sexistes.

A l'évocation du livre « A quoi tu joues ? » qui démonte les stéréotypes tels que « les garçons, ça ne joue pas à la poupée », Isabelle Renard, responsable d'une halte-garderie, pense que « le soir, ça a dû discuter en famille ».

Elle suppose qu'à l'avenir, les parents penseront que leur garçon deviendra un bon papa plutôt que de dire qu'il risque de devenir une fille.

Depuis la première séance, le discours des participantes a sensiblement évolué. Selon Véronique Cochard, elles sont à présent capables de sensibiliser les enfants comme les parents. Florence Bernard, qui encadre les enfants à la garderie, a apprécié la formation :

    « Je ne m'étais jamais posé ces questions sur les stéréotypes. Cet atelier permet d'avoir un autre regard sur les livres que nous lisons aux enfants et de mieux les choisir. »

C'est aussi la première fois qu'Anne-Lise Hainant, toute jeune bibliothécaire, suit une formation sur la littérature non-sexiste. La jeune femme assure que l'influence de la formation dépasse sa propre personne : lors des réunions avec ses collègues des autres établissements, elle ne manque pas de « les sensibiliser ».

« Je ne mets plus forcément un bavoir rose à une petite fille »

Parti du livre, l'atelier permet néanmoins de faire évoluer le regard des professionnels sur l'univers dans lequel les enfants évoluent. C'est notamment le cas avec les jouets, qui reproduisent sensiblement les divisions entre hommes et femmes. Florence Bernard reconnaît :

    « Avant, on avait le réflexe de ne sortir que la caisse des jouets de garçons si aucune fille n'était à la garderie. Ce sont des habitudes dont on cherche à se débarrasser. »

Isabelle Renard, responsable d'une halte-garderie, a conscience que la distinction entre filles et garçons est reproduite par les adultes :

    « Quand les enfants sont très petits, ils n'ont aucun préjugés sur les jeux, les garçons vont vers le coin poupées d'eux-mêmes. Les petites filles sont aussi contentes de jouer aux petites voitures. »

L'atelier l'incite à être plus attentive à certains gestes du quotidien, répétés de manière inconsciente :

 « Je ne mets plus forcément un bavoir rose à une petite fille. »

Pour les garçons, la peur constante de l'homosexualité

Ce qui n'est pas toujours évident, la société accusant un retard dans le domaine :

    « Nous avons refait le coin poupées, avec la volonté de ne pas acheter de meubles roses. Nous avons eu énormément de mal à en trouver d'une autre couleur ! »

Malgré le succès évident de l'atelier, certains préjugés ont la vie dure. Brigitte Kaiser regrette que si les filles s'aventurent assez facilement dans le domaine réservé habituellement aux garçons, le contraire est beaucoup moins fréquent :

    « Pour une fille, se comporter “comme un garçon” est valorisant, alors que le contraire est encore honteux. Chez les parents des petits garçons, il y a toujours la peur de l'homosexualité. »

Pendant l'atelier, une des éducatrices lance :

    « Hors de question que mon fils fasse de la danse, sauf si c'est du hip-hop ! »

Sylvie Cromer, sociologue, a aussi remarqué que cet obstacle est difficile à franchir :

    « Il y a une croyance très vivace que l'égalité des sexes va apporter une confusion entre les sexes. »

Un déterminisme fabriqué qui bloque les enfants

Face à cette crainte, les enfants intériorisent certains comportements. Les professionnels de la petite enfance évoquent souvent le cas de petits garçons « honteux de dire qu'ils aiment jouer à la poupée ».

Sylvie Cromer poursuit :

    « L'assignation des sexes n'est pas naturelle. Il faut qu'on arrive à faire comprendre que le sexe ne doit pas être un déterminisme car cela bloque le potentiel des enfants. »

La sociologue n'est pourtant pas pessimiste : dans les livres, les personnages d'enfants sont de moins en moins clivés, contrairement à ceux des adultes. Les rôles des filles et des garçons sont beaucoup plus interchangeables qu'auparavant. Les enfants sont également plus réceptifs au discours antisexiste. Elle affirme :

    « Dans les livres comme dans la société, les rapports entre les sexes bougent. »

Mis à jour le 17/08/2011 à 17h20 : Sylvie Cromer est maîtresse de conférence et non professeur.

Photos : Véronique Cochard tient un livre pour enfants véhiculant des clichés sexistes, en mai 2011 à Lille ; des livres de la série Martine ; Véronique Cochard présente l'ouvrage « A quoi tu joues ? » ; une participante feuillette un livre de la série Martine ; un catalogue de livres pour enfants non-sexistes (Marie Kostrz/Rue89).

Source : Rue89

Une initiative intéressante !  :merci:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 18 août 2011 à 08:55:52
Ce problème avec les livres est quelque chose que j'avais aussi remarqué.

Une prochaine étape bien serai de s'attaquer aux modes d'emploi des appareils électroménagers...  :diable:
Samedi dernier, je suis allée à carrouf et nous sommes passés au rayon pour les sacs poubelle, ou se trouvent également les aspirateurs. Un des aspis avait une pub accrochée au rayon, une espèce de rouleau dépliant que l'on pouvait tirer par une languette qui indiquait un truc du style "tirer moi pour connaitre mon secret" bon. J'ai tiré pendant que mon homme choisissait les sacs, et je suis tombée sur un croquis vantant les mérites de la poignée ergonomique toussa, avec, bien entendu, une femme stylisée pour se servir de l'aspi sur leur dessin. Bon.
J'ai prit un stylo d'encre rose vif et j'ai gribouillé "pourquoi 1 femme?" "pourquoi pas 1 homme?" pour encadrer cette stupide vignette.

C'était mon acte symbolique du jour. J'espère que les personnes qui ont tiré le truc depuis ont eu a cœur de se poser des questions.  :ange:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: reveillonsnous le 23 août 2011 à 11:59:04
Et bien revoici à la une des débats de société les "théoriciens" de la différence homme-femme  :taistoi: :taistoi:...... et d'une manière qui ne laisse rien présager de bon  :fache13:  :rougefache: :fache1:
Rien que l'idée de devoir recommencer quasiment à zéro un débat dont on aurait pu croire qu'étaient évacués les arguments les plus débiles  :pleur1: :nono: me fatigue tellement que j'ai failli ne pas poster cet article  du FigMag
 Garçons, filles : pourquoi sont-ils si différents ?
Mots clés : CERVEAU, FILLES, GARCONS, Neurologie, GENRES (http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/08/20/01008-20110820ARTFIG00003-garcons-filles-pourquoi-sont-ils-si-differents.php):pascontent1: :pascontent1:


Je partage une bonne part des réactions de ce riverain de rue89 :
Citer
Au secours ! Le Figaro Mag veut sauver les garçons
 ([url]http://www.rue89.com/2011/08/22/au-secours-le-figaro-mag-veut-sauver-les-garcons-218732[/url])

Dans son édition de ce week-end, Le Figaro Magazine proposait un dossier sur les différences entre garçons et filles. Cyril Barde, l'un de nos riverains qui a travaillé sur ces questions au cours de son master à l'Ecole normale supérieure de Lyon, a voulu réagir « à cet entretien qui réhabilite l'anatomie comme destin ».


Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 23 août 2011 à 12:03:20
Bon.
Une fois pour toute, les filles sont les garçons dont on a couper le zizi.

Pour compléter ce post éducation sexuelle, les bébés sortent du trou du cul quand tu fais caca.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 23 août 2011 à 12:16:49
trés fin oblomov...

reveillonsnous :fleur2: merci pour cet article fort drole du figaro mais qu'attendre de mieux d'un torchon pareil...je partage aussi pas mal des propos de ce billet de rue89 :super:
M. Clerget est depuis quelques années la caution pedopsychiatrique de la tv, on le voit partout.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 23 août 2011 à 16:58:01
Citer
Garçons, filles : pourquoi sont-ils si différents ?
  :mdr1:

Le Figaro joue les Zemmour! On peut aussi bien et avec plus de bonheur se poser la question inverse: pourquoi sont-ils si peu différents? La même question peut être itérée pour les différences génétiques dites "raciales". Allez, un petit effort: la même encore pour réfléchir fructueusement sur nos (si petites) différences avec les animaux...

Le fig' et ses ringards peinent à se situer dans l'universel. Qui cultive la différence n'est qu'un médiocre qui cache sa pauvreté en se creusant un abri dans la conformité: être un mâle, c'est être comme ceci, être blanc, européen, français, catho, etc. La société qu'ils promeuvent répète à l'infini un élitisme de distinction au sein de l'uniformité instituée. Alors, quand on leur révèle qu'elle n'existe que dans les crânes, ils partent en guerre pour réargumenter leurs repères perdus...

Les pauvres!  :mrgreen:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 26 août 2011 à 08:12:54
 8| Horreur! Malheur! Un monde sans femme!  :/ Heureusement que je ne serai plus là!  :nono:

Citer
..Démographie: la dernière française disparaîtra en 12184

En quelle année disparaîtra la dernière femme de chaque pays si les tendances démographiques actuelles se poursuivent? C'est la drôle de question que s'est posée The Economist, graphique à l'appui, en s'appuyant sur le taux net de reproduction, c'est à dire le nombre de filles mises au monde par une génération de femmes:

«Selon les Nations unies, dans 83 pays et territoires autour du monde, les femmes n'auront pas assez de filles pour les remplacer, à moins que le taux de fertilité ne grimpe.»

Conclusion:

«Si rien ne change, [...] Hong-Kong peut s'attendre à donner naissance à sa dernière femme en 2798. [...] Selon la même logique implacable, le Japon, l'Allemagne, la Russie, l'Italie et l'Espagne ne verront pas le prochain millénaire. Même la Chine, qui a une histoire remontant à au moins 3.700 ans, n'en a plus que 1.500 à vivre.»

The Economist reconnaît l'aspect théorique de sa construction en parlant de «calculs à la louche». Et il est tout aussi instructif et drôle de lire les commentaires qui accompagnent l'article que l'article lui-même: certains reprochent au journal de ne pas tenir compte de l'immigration ou des dynamiques démographiques ou encore sa sélection de pays («C'est comme d'extrapoler le taux de natalité de Manhattan pour représenter l'état de New York. Beaucoup trop de jeunes hipsters chassant les familles»). D'autres reprochent à certains lecteurs de ne pas comprendre qu'il s'agit sans doute de «second degré» («L'idée est d'exagérer et d'extrapoler jusqu'à l'absurde»). D'autres, enfin, relient ce graphique à l'actualité immédiate:

«Est-ce que cela va exacerber les problèmes de l'euro, puisque l'Italie survivra à l'Allemagne ?»

Et la France? Son cas n'est pas abordé dans le graphique de The Economist, mais nous nous sommes amusés à effectuer nos propres calculs à partir des chiffres des Nations Unies. Avec son taux net (...)

Lire la suite sur Slate.fr

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 26 août 2011 à 09:14:07
Si tu étais adepte de la métempsychose, tu pourrais penser avoir quelque chances pour que cette dernière femme soit... toi !  :diable:
Il faudrait quand même que tu aies un lourd passif à apurer !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 26 août 2011 à 13:56:21
Celle-là aura à retrousser ses manches... et le reste, pas vrai?  8/
Ben non!  :nonon:
Je vendrais mon ADN à prix d'or pour me faire cloner. Aux autres de bosser!  :mrgreen:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 31 août 2011 à 11:25:23
Citer
([url]http://www.syllepse.net/syllepse_images/produits/troussage2.jpg[/url])

Ce livre s’adresse à un large public, celui qui a suivi l’« affaire DSK ». Son sujet n’est pas l’affaire judiciaire (qui ne fait que commencer). Il ne traite pas non plus des agressions sexuelles. Son sujet est le sexisme comme idéologie rationalisant les atteintes aux droits des femmes. Il analyse les réactions à l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn à New York le 14 mai 2011, puis à son inculpation. Ces réactions, qui ont été majoritairement celles de ses amis politiques, révèlent en fait l’attitude de la majorité des hommes politiques et journalistes français. Ceux-ci ont commencé par déclarer qu’il ne pouvait en aucun cas être coupable des faits qui lui sont reprochés, parce qu’il en serait incapable. Ils ont exprimé une incrédulité totale quant à la possibilité même du crime et ont comparé la situation faite à DSK à un véritable calvaire. La possibilité même du crime a été déniée : soit parce que l’accusation du procureur était fausse – ce qui revenait à dire que la femme de chambre qui l’avait dénoncé mentait –, soit parce qu’aux USA on confond sexualité et crime.

Son inculpation a été présentée comme l’effet du puritanisme qui refuse tout ce qui est sexuel. La contrainte impliquée par le viol a été niée, euphémisée ou minimisée. Politiques et journalistes ont fait passer le caractère sexuel des faits reprochés à DSK dans la case de la « vie privée », qui ne regarde pas la justice, des « moeurs » et des choix personnels qui ne regardent pas la loi. Les féministes auteures de ce livre mettent en cause ces propos qui assimilent le viol à la vie privée, au libertinage, à la liberté sexuelle. Elles affirment que la présomption de véracité de la victime « présumée » doit être tout autant préservée que la « présomption d’innocence » du suspect. Que le viol existe, et que le consentement des deux parties n’est pas un ornement dont on peut se passer, une cerise sur le gâteau, mais la ligne de partage entre un acte licite et un acte criminel.

Enfin, les auteures se demandent si ces propos ne révèlent pas un refus, de la part de la société française, de la loi française, pour laquelle cette ligne de partage est aussi fondamentale que pour la loi états-unienne.

Disponible en librairie à partir du 1er septembre 2011


Les auteures

Clémentine Autain anime le mouvement féministe Mixité. Elle a publié Transformer, à Gauche (Le Seuil) et Postcapitalisme (Au Diable Vauvert). Jenny Brown est éditrice à Labor Notes (Detroit, USA) et membre de Redstockings of the Women’s Liberation Movement. Mona Chollet est journaliste au Monde diplomatique. Sophie Courval est journaliste. Christine Delphy a participé en 1968 à la construction de l’un des groupes fondateurs du Mouvement de libération des femmes. Elle a publié L’ennemi principal (Syllepse) et Un universalisme si particulier (Syllepse). Rokhaya Diallo est chroniqueuse à Canal + et RTL et auteure de Racisme : mode d’emploi (Larousse). Béatrice Gamba est éditrice, porte-parole de Mix-Cité Paris, mouvement mixte pour l’égalité des sexes. Michelle Guerci est journaliste. Gisèle Halimi est avocate et fondatrice de « Choisir la cause des femmes ». Christelle Hamel est sociologue, chargée de recherche à l’Institut national d’études démographiques, Unité de recherche « Genre, démographie et société ». Natacha Henry est historienne et essayiste. Elle est l’auteure de Frapper n’est pas aimer. Enquête sur les violences conjugales en France (Denoël). Sabine Lambert est étudiante en sociologie à l’Université de Poitiers. Titiou Lecoq est journaliste pour le site Slate.fr, blogueuse sur girlsandgeeks.com et auteure d’un premier roman, Les Morues (Au Diable Vauvert). Claire Levenson est journaliste. Mademoiselle est animatrice du site Les Entrailles de Mademoiselle. Marie Papin est étudiante en droit et membre du collectif féministe Les Poupées en pantalon (Strasbourg). Emmanuelle Piet est présidente du Collectif féministe contre le viol. Audrey Pulvar est journaliste. Joan W. Scott est historienne, professeure de science sociale à l’Institute for Advanced Study (États-Unis). Sylvie Tissot est sociologue et membre du collectif Les mots sont importants. Les Tumultueuses (association féministe). Najate Zouggari est traductrice et journaliste

[url]http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_37_iprod_517-Un-troussage-de-domestique.html#[/url] ([url]http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_37_iprod_517-Un-troussage-de-domestique.html#[/url])
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 31 août 2011 à 15:06:50
Pauvre J-F Kahn, sa malheureuse phrase (sortie du contexte, répétée ad nauseam, comme pour Jack Lang et "mort d'homme", pour une fois le cliché est vrai) fait le titre d'un bouquin !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 31 août 2011 à 17:46:42
beh oui pauvre pauvre kahn et sa si malheureuse phrase sortie de son contexte, je te remet la video de son propos tu la trouveras peut être moins sortie de son contexte.
Jean-François Kahn et les domestiques (http://www.dailymotion.com/video/xiu4n7)

de plus je te remet le sujet du livre en gras au cas ou...

Son sujet n’est pas l’affaire judiciaire (qui ne fait que commencer). Il ne traite pas non plus des agressions sexuelles. Son sujet est le sexisme comme idéologie rationalisant les atteintes aux droits des femmes. Il analyse les réactions à l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn à New York le 14 mai 2011, puis à son inculpation. Ces réactions, qui ont été majoritairement celles de ses amis politiques, révèlent en fait l’attitude de la majorité des hommes politiques et journalistes français. Ceux-ci ont commencé par déclarer qu’il ne pouvait en aucun cas être coupable des faits qui lui sont reprochés, parce qu’il en serait incapable. Ils ont exprimé une incrédulité totale quant à la possibilité même du crime et ont comparé la situation faite à DSK à un véritable calvaire. La possibilité même du crime a été déniée : soit parce que l’accusation du procureur était fausse – ce qui revenait à dire que la femme de chambre qui l’avait dénoncé mentait –, soit parce qu’aux USA on confond sexualité et crime.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 31 août 2011 à 18:31:27
Citer
un troussage de domestique, enfin, j'veux dire, c'qui est pas bien

Il n'a quand même pas dit que c'était bien.

Enfin, il n'y a pas eu mort d'homme ! (http://i734.photobucket.com/albums/ww347/prestondtl/groucho.gif)

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 09 septembre 2011 à 22:51:19
Dans l'affaire DSK, beaucoup d'association féministes, beaucoup de personnes se revendiquant féministes, ont hurlé, crié, manifesté. Bien que toutes les réactions ne m'aient pas paru complètement à propos (certaines oui, d'autres non), j'aimerai savoir si quelqu'un ici a connaissance de réaction d'associations féministes sur l'affaire suivante :

 -  une adolescente violée en réunion par a priori 30 personnes de sexe masculin de 16 à 22 ans, et détenue au moins 10 jours, forcée de se prostituer à des voitures de passage. Là, il y aurait des preuves comme les films de certains viols, semblerait-il. (pas beaucoup d'infos dans les articles)
Je n'ai pas trouvé beaucoup d'informations sur cette affaire, mais deux choses apparaissent selon différentes sources :

1 - le verdict est une honte monstrueuse.
2 - les propos des avocats de la défense sont répugnants
3 - si les accusés sont sincères, je commence à croire que la reproduction libre chez les humains devrait être reconsidéré. Affreux à dire, mais s'ils sont sincères, quand on est con à ce point, je ne sais pas ce qu'il est possible de faire de ces personnes... :berk1: :berk1: :berk1: :berk1:

les différents articles de la provence, pas trouvé beaucoup d'autres journaux qui en parlent.
http://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/carpentras-tournante-du-pous-du-plan-deux-jours-pour-le-requisitoire-et (http://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/carpentras-tournante-du-pous-du-plan-deux-jours-pour-le-requisitoire-et)
http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/un-verdict-mesure-pour-la-tournante-de-carpentras (http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/un-verdict-mesure-pour-la-tournante-de-carpentras)

Quelqu'un sait-il si des associations féministes, surtout celles qui aiment blablater dans les médias, ont repris l'affaire, ou se seraient portées parties civiles ?
Gisèle Halimi a-t-elle une indignation à partager avec nous ?
Les auteures du troussage de domestique sont-elles au courant ?

Alors ok on ne peut pas tout défendre, mais je trouve que certaines personnes s'indignent souvent quand la cause est médiatique, et beaucoup moins quand c'est en catimini.


Par ailleurs, désolée raja mais alors le bouquin me gêne beaucoup. Donc on s'indigne de l'affaire DSK, qui commence le 15 mai. Et en TROIS MOIS ET DEMI, on a le temps de "s'indigner", manifester, négocier un bouquin, l'écrire, relecture etc, correction, le faire paraître ? Si ça, ça ne s'appelle pas "surfer sur la vague médiatique et se faire du fric ou de la notoriété", je ne sais pas ce que c'est. Je te rassure, je pense la même chose de tous les livres sur "DSK" ou "l'affaire DSK" qui sont parus ou sont "à paraître. Sans parler du titre, qui s'il est choisi par l'éditeur peut aussi être refusé par les auteures. Si elles n'avaient pas voulu surfer sur l'affaire, elles auraient refusé ce type de titre. Pour moi, ça ne me donne pas envie de le lire alors que dans d'autres circonstances, peut être qu'un livre sur le sexisme ambiant de la société m'aurait passionné.
Pour moi, ça décrédibilise non seulement le propos, mais en partie les auteures. Oui, je sais, c'est une réaction radicale de ma part, mais j'ai du mal avec le mercantilisme....
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 10 septembre 2011 à 09:40:44
Citer
Alors ok on ne peut pas tout défendre, mais je trouve que certaines personnes s'indignent souvent quand la cause est médiatique, et beaucoup moins quand c'est en catimini.

si tu parles de certaines féministes people comme NPNS ou les chiennes de garde ok mais si tu parles d'halimi, diallo, delphy ou même mademoiselle je ne peux pas te laisser dire ça, sans compter le fait que j'ai déjà eu le grand privilège de rencontre certaines d'entre elle, dans des conférence en sociologie sur la condition de la femme, delphy et halimi n'ont pas besoin de ça et depuis des décennies sont dans beaucoup de combats.
l'histoire dont tu parles est monstrueuse, moi même je poste régulièrement ce genre de choses sur ce fil, comme tu dis on ne peux pas être partout et tout savoir c'est pas faute d'être au courant de pas mal de choses.
un autre acte odieux  http://stopauxviolences.blogspot.com/2011/01/appel-soutien-pour-une-jeune-femme.html (http://stopauxviolences.blogspot.com/2011/01/appel-soutien-pour-une-jeune-femme.html)
pour bien connaitre les féministes des BDR, du sud en général, ce sont des rageuses, elles lâchent rien, je suis convaincu qu'elles devaient être sur le"coup" .
je dirais aussi que des féministes historique qu'on ne voit pas dans les médias comme delphy sont souvent dans les manifs pour défendre la cause des femmes.

je précise aussi que les associations racistes comme "riposte laique", "français de souche" ou autre se sont fait un plaisir d'en parler sur le ton des vilains arabes qui violent une française, ce type d'affaire est délicate surtout si des gens comme eux s'en mêle et qu'ils étouffent tout le paysage médiatique de leur haine.

Citer
Par ailleurs, désolée raja mais alors le bouquin me gêne beaucoup. Donc on s'indigne de l'affaire DSK, qui commence le 15 mai. Et en TROIS MOIS ET DEMI, on a le temps de "s'indigner", manifester, négocier un bouquin, l'écrire, relecture etc, correction, le faire paraître ? Si ça, ça ne s'appelle pas "surfer sur la vague médiatique et se faire du fric ou de la notoriété"

Citer
j'ai du mal avec le mercantilisme

tu leur prête des intentions qui ne sont pas les leurs...7 euros pour se faire du fric c'est quand même trés peu, au delà du prix ce sont des textes qui était paru dans "Nouvelles Questions Féministes" dont Delphy est l'auteure et rédactrice en chef, ce ne sont pas simplement des textes sur dsk mais des textes aussi d'il y a quelques années, des chroniques sur politis ou pour d'autres revues, elle parle aussi de la question des femmes immigrés...tout le monde ne connait pas forcément les NQF...ça permet de démocratiser.

encore une fois elles n'ont pas besoin de ça pour vendre leur ouvrages qui pour certaines sont de véritables succès, d'autres sont des professionnels de renommées...

J'aimerais développer davantage mais là je dois filer...

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 17 septembre 2011 à 08:26:28
Citer
Helle Thorning-Schmidt, une femme à la tête du Danemark ([url]http://www.lavoixdunord.fr/France_Monde/actualite/Secteur_France_Monde/2011/09/17/article_le-visage.shtml[/url])

([url]http://www.lavoixdunord.fr/stories/image460x00/mediastore/VDN/France_Monde/A2011/M09/_110917-helle-danemark.jpg[/url])
Helle Thorning- Schmidt a mis fin à dix ans de droite.

Première femme chef du gouvernement au Danemark à l'issue des législatives de jeudi, Helle Thorning-Schmidt, 44 ans, a su dépasser son image de grande bourgeoise pour s'imposer comme leader naturel de la classe ouvrière.

Cette grande femme élégante dirige le parti social-démocrate depuis 2005. Elle vit avec son époux Stephen - fils de Neil Kinnock, ancien chef du parti travailliste britannique - et leurs deux filles, dans l'un des quartiers les plus huppés de Copenhague, et son goût du luxe a beaucoup compliqué son acceptation par les militants sociaux-démocrates. Ses qualités lui ont néanmoins permis de réussir l'impensable union de la gauche, mais son arrivée au pouvoir ne devrait provoquer aucun grand changement politique.

Née le 16 décembre 1966, elle a vécu ses premières années dans un pavillon en banlieue de Copenhague avec son frère et sa soeur aînés, sa mère employée administrative et son père professeur d'économie.

Elle a ensuite obtenu un diplôme de sciences politiques à l'université de Copenhague et a travaillé comme consultante sur les affaires européennes pour le principal syndicat danois. De 1999 à 2004, elle a siégé au Parlement européen.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 17 septembre 2011 à 16:17:52
Doublement content!  ::d

Victoire de la gauche...  :super:
Victoire d'une femme!  :super:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 29 septembre 2011 à 11:06:45


(http://img856.imageshack.us/img856/6848/fbattue.jpg) (http://imageshack.us/photo/my-images/856/fbattue.jpg/)

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"Glamourisation" de la femme battue : une pub scandaleuse
LE PLUS. Un homme debout et sûr de lui. Une femme assise et fraîchement battue. Un slogan "Sois belle en toutes circonstances". Faut-il, au nom de la création artistique inhérente à la publicité, tout tolérer ?
 
> Par Jocelyne Robert Sexologue-Écrivaine
Edité par Hélène Decommer   
Il était une fois un chic salon de coiffure : in, tendance, haut de gamme. Le Fluid Hair Salon.
 
Un salon de coiffure d’Edmonton, au Canada, ce pays si exemplaire en matière d’égalité entre les hommes et les femmes, reconnu pour ses philosophie et politique inclusives et humanistes, pour sa charte des droits et libertés de la personne. Vous voyez, j’écris "droits de la personne" et non "droits de l’homme". C’est dire à quel point le Canada est à l’avant-garde pour avoir osé remplacer, il y a déjà longtemps, l’homme par la personne dans ses appellations officielles.
 
Un commerce de la beauté donc, qui élabora une campagne de pub autour du slogan : "Look good in all you do ou, en français", c'est-à-dire "Sois belle en toutes circonstances". Jusque là, tout baigne.
 
Et cela baigna jusqu’à ce que les patrons acceptent et diffusent cette affiche promotionnelle concoctée par l’artiste-conceptrice de publicité :
 
 
 
On y voit une jeune femme, toute crinière dehors, avec un œil au beurre noir. Elle vient, de toute évidence, de recevoir une raclée de son homme.
 
Celui-ci, derrière elle, regarde la caméra, donc l'univers avec son regard de suprématie. Il s'apprête, dirait-on, à lui passer un collier de diamants au du cou. Pour se faire pardonner ? Pour qu'elle continue à être bien soumise ? A vous de deviner... A moins que ce ne soit un collier de chienne ?
 
Elle, elle se drape dans sa beauté massacrée, le corps droit, comme dans l'attente stoïque de la prochaine volée de coups.
 
Ici, il y a bien plus qu'une banalisation de la violence conjugale ou de ce qu’on appelle, à contrario, la violence "amoureuse". La femme portant les traces de la brutalité qu'on lui fait subir est carrément "glamourisée" et érotisée.
 
Cette propagande a été lancée en août dernier. Oui oui… en 2011. C’est le 9 septembre que je l’ai découverte et que j’ai écrit un billet sur mon blog pour exprimer mon indignation et ma honte et pour appeler au boycott ainsi qu’à la dénonciation de ces images irrecevables, carrément écœurantes. Pour le bénéfice des lectrices et lecteurs d’outre-Amérique qui jugeraient de ma lenteur réactive, rappelons qu’Edmonton est, géographiquement, aussi loin de Montréal que Paris et bien plus loin encore sur les plans culturel et linguistique…
 
Aux manifestations et réactions courroucées de la population, la direction du Salon Fluid Hair a riposté en substance qu’elle regrettait que certaines femmes victimes de violence aient été choquées ou blessées par cette image tout en revendiquant, pour elle et son équipe de conception artistique, le droit absolu à la liberté d’expression.
 
Faut-il être bête pour émettre un commentaire aussi réductionniste ? Pour croire que seules les femmes battues ont pu être offensées par cette ignominie ? Pire, les responsables rappellent dans leur réponse qu’Edmonton est la "capitale canadienne du meurtre" et invite médias et protestataires à s’occuper de choses plus sérieuses que de l’esthétique publicitaire !
 
Pincez-moi quelqu’un ! Je rêve ou les dirigeants de cette boîte ont la lucidité d’un escargot ? Feignent-ils ou sont-ils vraiment inconscients qu’avec leur "femme battue en beauté", ils participent à la banalisation voire à la prolifération de la violence exercée sur les filles et les femmes !

Doit-on, au nom de la liberté d’expression, de l’art et du processus créateur, tout tolérer ? Et si, au nom de valeurs humanistes, nous combattons les appels à la violence et propos haineux, comment peut-on supporter que soient érotisées et "glamourisées" les marques de barbarie sur le corps d’une femme ?

Qu’elle s’en défende ou non, qu’elle en soit consciente ou pas, cette publicité faisait carrément l’éloge de la femme battue. L’offrait en pâture comme modèle à toutes les femmes et à tous les hommes.
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/197654;glamourisation-de-la-femme-battue-une-pub-scandaleuse.html (http://leplus.nouvelobs.com/contribution/197654;glamourisation-de-la-femme-battue-une-pub-scandaleuse.html)

 :berk1: :berk2:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 29 septembre 2011 à 11:40:39
En plus, pour moi, ce n'est pas de l'art. J'ai peut être moi aussi une vision réductrice des choses, mais pour moi, la pub n'est pas de l'art.
Et en plus même sans la connotation immonde de l'image, je trouve la robe et la coiffure moche.

Quand au message, il mérite effectivement que l'auteur dudit message se prenne une tarte dans la tronche, pour voir si lui aussi il présente bien après un coup de poing.
En gros, c'est la modernisation du "sois belle et tais-toi" avec un menace derrière.

Immonde.  :rougefache: :rougefache: :rougefache:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 29 septembre 2011 à 12:10:10
On ignore l'histoire derrière la branlée.
Aurait-elle oublié le fromage ? (http://www.oublier-le-cantal-c-fatal.com/)

Les franchouillards ne sont pas en reste.
(http://storage.canalblog.com/16/09/216743/45442052_p.jpg)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 29 septembre 2011 à 14:29:57
ah! oblomov, tu sais parler aux femmes  :mdr1:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 30 septembre 2011 à 15:31:24
J'ai une amie qui a faillit mourir en couche le mois dernier. Elle a survécu in extrémis. J'ai su le pourquoi du comment du drame aujourd'hui...
Il y à 12 ans, victime d'un viol, elle a du avorter. Le "médecin" qui s'est occupé d'elle l'a fait souffrir sciemment, car avorter c'est contre Dieu, toussa. La cicatrice résiduelle qu'elle doit à ce boucher à posé de grave problèmes car le placenta était fixé dessus. Il est partit en petits bouts, et l’hémorragie qui suivit est passé à 5 minutes de l'emporter: il s'en est vraiment fallu de peu.
(et, aujourd'hui, elle n'est toujours pas sortie des complications à répétition liées à cette MERDE de chirurgien CRIMINEL c'est super)

Merci les pro-vie.
Je suis en rogne grave, encore plus grave que d'habitude.

(NB: il existe un fil sur l'avortement (http://sarkostique.fr/index.php?topic=506.0), j'ai choisi ce fil plus général en raison de la teneur très générale de tout ce qui entoure cette histoire: le viol et les risques de mourir en couches)

Voilà. C'était le coup de g* du jour.
GRUMPH.

Ces connards de criminels de médecins pro-vie se couvent bien sur en faisant signer des papiers, à priori, genre "je suis au courant des conséquences qu'il peut y avoir gna gna gna" donc pas sur qu'une action en justice soit possible. Je vais me renseigner.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 30 septembre 2011 à 15:46:24
Citer
en faisant signer des papiers,
Une décharge médicale est donnée si on souhaite arrêter les soins, je ne pense pas qu'une décharge signée avant les soins soit légale !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 01 octobre 2011 à 10:40:51
bon sang!!! 8| hélas, hélas les médecins pro-vie ou agisse comme tu le décrit ou font trainer pour que la jeune femme ne puisse plus avorter et on passe le harcellement moral dont elles peuvent être victime lors de leur demande d'IVG ... c'est malheureux, j’espère qu'elle va se rétablir.

Consentement ou refus d'un acte médical

Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. Il appartient au médecin d'informer son patient des risques de son intervention. L'information doit porter sur tous les aspects de l'acte médical : diagnostic, la nature des actes médicaux et les risques encourus.

"Il ne peut être porté atteinte à l'intégrité du corps humain qu'en cas de nécessité médicale pour la personne. Le consentement de l'intéressé doit être recueilli préalablement hors le cas où son état rend nécessaire une intervention thérapeutique à laquelle il n'est pas à même de consentir". (code civil article 16-3).

elle peut, peut-être, voir de ce coté là

Le défaut d'information justifie la mise en cause de la responsabilité médicale du médecin par le patient s'il en résulte un dommage pour le patient. Ainsi, si le risque dont le patient n'avait pas été informé se réalise, le médecin peut être jugé responsable et condamné à réparer le préjudice subi.

A la demande du patient, une information pourra lui être donnée sur le coût des soins et des conditions de leur prise en charge par les régimes sociaux.


Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 05 octobre 2011 à 11:31:10
merci val :merci: :fleur2:

@ oblomov,
 ne me compare pas avec Hortefeux, il est moche  et roux et moi je suis belle et brune  :hehe: ::d :mdr1:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 07 octobre 2011 à 11:06:09
Citer
Choisir d’avoir un enfant, choisir sa sexualité : c’est nous qui décidons ! C’est notre droit et c’est la loi ! (https://juralib.noblogs.org/2011/10/07/choisir-davoir-un-enfant-choisir-sa-sexualite-cest-nous-qui-decidons-cest-notre-droit-et-cest-la-loi/)
Posted on 7 octobre 2011 by juralib

Dans le 20e [à Paris], nous avons été nombreux-ses à nous mobiliser pour la réouverture du centre IVG de l’hôpital Tenon. Pendant 15 mois, nous avons mené la lutte… et nous avons gagné ! Le centre a repris ses activités en avril. Il s’est agi d’un retour à la légalité, puisque la loi de 1979 a inscrit définitivement dans le texte le droit des femmes d’interrompre une grossesse et décidé la création d’un centre IVG dans chaque hôpital public.

Mais les politiques qui nous gouvernent font preuve d’une grande hypocrisie. Leur main droite ignore ce que fait leur main gauche. Ils affirment respecter le droit de choisir mais s’emploient à fermer les centres IVG, comme d’ailleurs ils ferment d’autres services et rognent sur les moyens des hôpitaux.

Et voilà que des petits groupes religieux intégristes s’installent à la porte de l’hôpital Tenon. Ils prétendent remettre en cause la réouverture du centre. Aiguille à tricoter, eau savonneuse, infusions de persil et autres bricolages souvent aussi inefficaces que dangereux. nous ne voulons pas revenir au temps de la barbarie, où les femmes ont connu la peur, la galère des grossesses non désirées, les avortements clandestins et  leurs conséquences souvent dramatiques. Bon nombre de ces fanatiques brandissant leur croix vont jusqu’à refuser le droit à la contracteption. Le 17 septembre on a ainsi pu voir le groupe intégriste SOS-Tout-petits en plusieurs endroits devant et autour de l’hôpital, où ils ont pris place grâce à la protection de la police. Il a fallu de fortes protestations d’habitant-e-s du 20e, d’élu-e-s, de militant-e-s qui s’étaient regoupé-e-s devant l’hôpital, pour que la police se décide à les faire s’éloigner. Ils annoncent leur retour le samedi 15 octobre à 10h30, pour renouveler leurs prières et exercer leurs pressions, et malgré nos demandes répétées, il est probable que la préfecture autorise leur rassemblement. Ces pressions sont inadmissibles et nous serons là, samedi comme à chaque fois, pour les empêcher. Nous vous invitons à nous rejoindre !

Le ministre de l’Intérieur a quant à lui annoncé avec force publicité que désormais les prières de rue seraient interdites. Deux poids, deux mesures : ses services autorisent et protègent ces intégristes munis de chapelets !

Application de la loi, un centre IVG dans chaque hôpital public !
Vigilance face aux groupes rétrogrades qui s’en prennent à nos choix, à nos sexualités, à nos droits, avec la complicité de l’État !
Non à tout ordre moral qui voudrait contrôler nos vies !
Notre corps nous appartient !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 07 octobre 2011 à 17:18:08
Grand chelem des femmes aux Nobels de la paix, la Lysistrata Libérienne, la président idem et une journaliste Yéménite !

Seul nuage à l'horizon, l'obscur poète éremite  Tomas Trånsførmer a raflé le prix pour la littérature, coiffant au poteau la méritante écrivain Cubaine Tristana Bananas, auteur "d'El Trapecisto" et "La Bola de Hipócritas."
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 11 octobre 2011 à 21:23:59
Ca pourrait aussi aller dans le topic de la cause animale car les pro-corridas se sont conduits de manière très malhonnête (excusez l'euphémisme) et les gendarmes comme les flics dans le film Z (de Costa Gravas) pendant la scène où les pacifistes se font tabasser.

Citer
Une droguée, une martyre. Une résistante.
par Fleur Hopkins, lundi 10 octobre 2011, 14:16

Le samedi 8 octobre, un peu avant 16 h, je courais vers le centre de l’arène de Rodhilan pour m’enchaîner pacifiquement avec les autres militants, au centre de l’édifice. Les insultes et hurlements fusaient déjà alors que mon pied touchait le sol et j’apercevais, agenouillée dans le sable, les porteurs de banderoles se faire violemment bousculer, là-haut, dans les gradins. Attachée depuis une minute, j’ai pris le fumigène de mon voisin, l’ai brandi en l’air. Déjà, un quinquagénaire se précipite sur moi en courant et, sans le moindre avertissement, me donne un violent coup dans le poignet pour l’envoyer rouler au loin. Aucun répit : un autre tire un coup sec sur ma jupe, heureusement serrée à la taille, saisit un bout de mon collant qui dépasse pour me l’arracher et me mettre à nue. L’homme ne voulait pas me neutraliser mais bien me déshabiller. Je reçois un violent jet d’eau dans la figure une fois, deux fois, trois fois.

A genoux, non plus pour m’assurer stabilité mais parce qu’il m’est incapable à présent de me protéger autrement alors que des hommes me frappent dans la nuque et le dos, pour me renverser en avant, puis en arrière, je vois mon voisin de gauche avoir le tee shirt arraché et se retrouver propulsé en avant, les bras comme seuls appuis. On tire par le col la femme à côté de moi. Je bascule. Je serre plus solidement mon voisin de droite, qui tente de me protéger comme il peut. Un autre militant à ma gauche reçoit trois coups de poings en rafale, sans sommation. Il ne répond pas aux coups mais crie. Je vois le sang, je l’entends hurler. J’entends que la Police a été prévenue. J’en vois un autre recevoir le jet d’eau puissant à quelques centimètres seulement de son visage, humiliant étouffement qui cherche à le faire suffoquer. Il tient bon, rentre le cou, baisse les yeux. On me pousse, on me tire toujours dans le dos. On m’encercle, on m’insulte mais je ne me retourne plus. Je me fiche plus solidement dans le sable, en serrant toujours plus fort mon voisin.

Les spectateurs nous lancent des projectiles, nous insultent et exhortent nos agresseurs à rendre justice eux-mêmes. On me frappe, encore. On tire sur ma jupe. Soudain, le cercle est brisé. N’ayant plus aucune attache – et donc plus aucune sécurité – je suis trainée une première fois par les pieds par mes assaillants. Un quinquagénaire de la corrida à chaque jambe. Je ne me rappelle plus si je me suis trouvée sur le dos ou le ventre, seulement le contact rêche du sable et les insultes qu’on me hurlait. On me lance violemment sur le sable, les jambes écartées, non loin de l’entrée principale, reconnaissable à ses grandes portes blanches. Je suis encerclée par des hommes qui m’insultent. « Salope ». « Dégage ». J’ai peur qu’on m’entraîne sur le côté et qu’on arrive enfin à m’enlever mes vêtements. J’arrive à me remettre debout et ne songe alors qu’à me protéger. Je cours vers l’arc de cercle de militants qui résistent encore. Naïve, je ne me retourne pas. Je suis poussée dans le dos par un homme grisonnant, au jogging noir. Sur une quinzaine de mètres je sens la pression dans mon dos et je cours en avant, sans pouvoir contrôler mes gestes. Tout va très vite, je tombe en avant, la bouche ouverte sans qu'aucun son ne sorte et me cogne contre Mathieu. Impossible de m’attacher, on m’a enlevé la chaîne. Il passe alors son bras autour de ma taille et je passe le mien autour de son cou, tremblante. Une femme en fourrure, les cheveux auburn, vient m’insulter. Je la regarde mais ne réponds pas. « Sale droguée, sale pute, regardez elle est incapable de parler, c’est une droguée ». Elle prend à témoin une autre femme venue m'insulter et d'autres hommes. Je sens Mathieu qui me sert contre lui alors qu’il est lui-aussi bousculé. On me pose la main sur les épaules, on revient m’insulter. Deux femmes se jettent sur moi, accompagnées d’un matador. « Et tu ne fais rien pour les musulmans qui égorgent les moutons hein connasse ? ». « C’est notre culture et ça, tu n’y toucheras pas ! ». Je vois la Police qui circule dans les arènes mais ne fait rien. Je sens une main agripper ma cheville et me tirer violemment en arrière. Je suis sur le ventre alors qu’une autre main me tient l’autre cheville. J’ai mal. Mon collant se déchire et le sable brûle les lésions sur mes genoux. Je reçois un coup au ventre alors que je tente de ralentir ma course, les doigts enfoncés dans le sable. Un toreador regarde la scène d’un air amusé alors que je n’aperçois plus rien d’autre autour de moi que les jambes des participants à la corrida, m’entourant. A 10 mètres de l’entrée, je me débats. On m’insulte et on me serre plus solidement la cheville. Je tends le bras inutilement vers la cheville de Mathieu, qui, lui, est tenu par les poignets, le torse relevé. Je n’arrive pas à l’atteindre et je vois pendant une seconde ce bout de chaussures comme une planche de salut portée au loin pendant une tempête. On me projette sur le dos, près de la barrière rouge. Je lève les yeux : un gendarme est à côté de moi. Il n’a rien fait. Ou plutôt si, il a laissé les aficionados rendre justice eux-mêmes. A terre, je lui ai lancé un regard. Il n’a rien fait, il n’a rien dit. Un militant est venu me rejoindre et m’a murmuré que j’étais en sécurité, qu’il allait m’aider à sortir de l’arène. Je sens ma poitrine se soulever et s'abaisser très vite alors que j'ai les jambes écartées sur le sol et que je n'arrive pas à me relever.

Alors même que tous les activistes n’étaient pas encore sortis, ils ont fermé les portes. Je titube dehors, mes jambes tremblent et déjà je sens une vive douleur au pied droit. Je sens les larmes qui montent, alors qu'éclate, à l’abri malgré les doigts d’honneur des spectateurs en haut des gradins, la manière dont j’ai été humiliée. Déshabillée, poussée en avant, trainée à deux reprises sur le sol et insultée par des pères et mères de famille. Les portes blanches de l’arène s’ouvrent violemment, je m’écarte de justesse pour ne pas être cognée contre le mur en pierre de l’arène.

 

A ce jour, j’ai un hématome de plus de 8 cm sur le bras gauche. Des érosions aux deux genoux, à la main gauche et aux doigts. Un os déplacé dans le pied droit. Des douleurs aux cervicales, aux bras, au buste, aux côtes et au ventre, sans compter le dos sur lequel j’ai été trainée à deux reprises. Je suis allée porter plainte contre les hommes, clairement identifiés sur les photographies. J’ai successivement été frappée, agressée sexuellement (car il me semble en effet que de me déshabiller, fourrer la main entre mes jambes et proférer diverses insultes m’assimilant à une « pute » relèvent bien d’un tel processus dégradant) et lestée de ma carte d’identité, alors que l’on me faisait les poches.  Je ne puis me déplacer sans béquilles et mon médecin m’a imposée une ITP de 10 jours.

 

Le policier auprès duquel je suis allée porter plainte m’a accueillie avec un « Vous n’aviez qu’à ne pas perturber la manifestation sportive autorisée, c’est eux qui devraient porter plainte contre vous ». Fallait-il que je me fasse violer, pénétrer jusque dans ma chair pour qu’enfin on juge abjecte la manière dont j’ai été violentée samedi ? Aurais-je dû remercier ces hommes de me tabasser sans ménagement, gratuitement, alors qu’ils rendaient justice eux-mêmes pendant que les cinq gendarmes dépêchés sur place baillaient aux corneilles ? En tant que citoyenne, en tant que femme, je me suis mise en danger car il est de notre devoir à tous de résister à l’oppression. Faire barrière de son propre corps pour empêcher la torture et la mort d’autres êtres vivants est notre droit le plus élémentaire. Ma désobéissance citoyenne s’est faite dans la résignation. Je n’ai pas résisté, je me suis recroquevillée sur moi-même pour assurer ma propre protection, alors que les coups pleuvaient. Ceux qui trouvent jouissance dans la mise à mort lente et douloureuse d’un animal innocent, d’un autre être vivant, ne pouvaient en effet que nous tabasser sans discernement, cherchant à faire du mal aux femmes, aussi bien qu’aux hommes. La femme en fourrure m’a lancée avec mépris que j’étais une « martyre ». Peu s’en faut pour qu’elle ait été la lionne.

 

 

Le droit à la résistance est viscéralement ancré en chacun de nous. La violence immédiate et tempétueuse dont les amateurs de corrida ont fait preuve ce samedi ne montre qu’une chose : la corrida cristallise les pires pulsions de l’homme, violence, viol et désir de mort.

 

Action pacifique contre la corrida de Rodhilan, 8 octobre 2011 Communiqué : [url]http://www.anticorrida.com/actualites/du-pain-et-des-jeux-ecoles-de[/url] ([url]http://www.anticorrida.com/actualites/du-pain-et-des-jeux-ecoles-de[/url]) Vidéos : - [url]http://www.youtube.com/watch?v=RmOJJa_6n2I&feature=channel_video_title[/url] ([url]http://www.youtube.com/watch?v=RmOJJa_6n2I&feature=channel_video_title[/url]) - [url]http://www.dailymotion.com/video/xlk9jx_rassemblement-anti-corrida-arene-rodilhan-08-10-11_news[/url] ([url]http://www.dailymotion.com/video/xlk9jx_rassemblement-anti-corrida-arene-rodilhan-08-10-11_news[/url]) Presse : - [url]http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20111010_016[/url] ([url]http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20111010_016[/url]) - [url]http://www.sudpresse.be/actualite/societe/2011-10-10/des-militants-d-animaux-en-peril-roues-de-coups-dans-une-arene-du-sud-de-la-france-909033.shtml[/url] ([url]http://www.sudpresse.be/actualite/societe/2011-10-10/des-militants-d-animaux-en-peril-roues-de-coups-dans-une-arene-du-sud-de-la-france-909033.shtml[/url]) - [url]http://www.rtl.be/videos/video/366111.aspx?CategoryID=495[/url] ([url]http://www.rtl.be/videos/video/366111.aspx?CategoryID=495[/url]) - [url]http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/371551/une-video-deja-vue-13000-fois.html[/url] ([url]http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/371551/une-video-deja-vue-13000-fois.html[/url]) - [url]http://www.lepoint.fr/actu-science/des-militants-anti-corrida-descendent-dans-l-arene-11-10-2011-1383118_59.php[/url] ([url]http://www.lepoint.fr/actu-science/des-militants-anti-corrida-descendent-dans-l-arene-11-10-2011-1383118_59.php[/url]) - [url]http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/actu.php?id=40365&IdCat=[/url] ([url]http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/actu.php?id=40365&IdCat=[/url]) © David

http://www.facebook.com/notes/fleur-hopkins/une-drogu%C3%A9e-une-martyre-une-r%C3%A9sistante/10150350545159391 (http://www.facebook.com/notes/fleur-hopkins/une-drogu%C3%A9e-une-martyre-une-r%C3%A9sistante/10150350545159391)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 12 octobre 2011 à 06:53:49
 :triste1: :triste1: :triste1: :triste1: :triste1: Mon Dieu... :( Je n'arriverai pas à faire ça. Impossible pour moi. Se faire tabasser sans rendre les coups, je ne sais pas comment elle a fait. Même si on est bien d'accord, rendre les coups contre ces fous furieux revient à se faire tabasser plus fort, mais vraiment, ce sont des malades.  :rougefache: :rougefache: :rougefache:
Qu'il ne viennent pas nous parler de noblesse, ces gens dont le soi disant "honneur" consiste à fracasser des hommes et des femmes qui ne rendent pas les coups...
Ils devraient y aller en armure, ces salauds verraient ce que ça fait de frapper une plaque de plomb ou un casque...  :rougefache: :rougefache:
Je suis très en colère.
Et de toute façon, je ne vois pas en quoi la corrida est une manifestation sportive. Si le taureau n'était pas affaibli, si on ne le tuait pas à la fin, et si on le laissait s'habituer à la lumière, peut être...

Mais dans les conditions actuelles, ce n'est effectivement rien de plus qu'une torture inutile.

Qu'est -ce que j'aimerais qu'il y ait un taureau qui puisse raisonner comme un humain... Et on fait semblant de poursuivre un des hommes, et quand l'autre s'approche avec une banderille, un bon coup de pied.

On verrait ce que ces cheeeers honorables diraient une fois trois ou quatre hommes à terre.  :diable:
Probablement qu'ils feraient abattre le taureau à l'automatique.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 12 octobre 2011 à 08:13:40
bon sang 8/ bande d'enfoirés :rougefache:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 12 octobre 2011 à 08:37:53
La corrida j'ai déjà dit ce que j'en pensais...  :pascontent1:
Les personnes qui soutiennent ces spectacles eux-mêmes ne savent pas comment défendre cette pratique ignoble puisqu'ils tabassent sans aucun argument. Ah, si j'oublie le "c'est la tradition", m'enfin le mariage arrangé des gamines de 17 ans c'est aussi une tradition à ce compte là... Je ne compare pas des taureaux et des jeunes femmes, mais juste pour souligner l'absurde de "l'argument" pour la progressiste que je suis.


Pour le reste, magnifique de voir que des différents politiques et éthiques se règlent différemment si il s'agit d'une femme ou d'un homme... La femme se fait arracher ses habits en plus d'etre violentée, et reçoit en prime des insultes sexistes... :fache1: Je leur ferait bien manger leurs dents ! :rougefache: :rougefache:


Citer
« Et tu ne fais rien pour les musulmans qui égorgent les moutons hein connasse ? ». « C’est notre culture et ça, tu n’y toucheras pas ! ».

Cette partie là aussi est "sympa". On voit quel genre de personnes se précipitent pour des voir des taureaux se faire défoncer... :blingbling:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 13 octobre 2011 à 09:43:46
je rajoute ceci à l'info d'EE

(http://medias.lepost.fr/ill/2011/10/12/h-20-2612201-1318424031.jpg)

(http://www.mondial-infos.fr/wp-content/uploads/2009/06/jean-paul-fournier.jpg)

le monsieur que vous voyez en gris, il me semble est le sénateur-maire de Nîmes Jean Paul Fournier, qui a vu la scène d'agression mais qui n'a pas réagit.

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 13 octobre 2011 à 10:16:17
mais quelle honte!
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 13 octobre 2011 à 11:58:52
Il y a une vidéo, au débit très saccadé, il faut une plombe pour la regarder :

http://www.dailymotion.com/video/xlk9jx_rassemblement-anti-corrida-arene-rodilhan-08-10-11_news?start=10#from=embediframe (http://www.dailymotion.com/video/xlk9jx_rassemblement-anti-corrida-arene-rodilhan-08-10-11_news?start=10#from=embediframe)

Quel bordel !
Digne du Colisée, les martyrs jetés aux fauves !
Ceci dit, ils s'attendaient à quoi ?
Les kamikazes !
Se livrer enchaînés aux trous du cul à casquette du coin dans la France on ne peut plus profonde, la branlée était garantie !

Les assoiffés de sang en ont eu pour leur argent !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 13 octobre 2011 à 12:57:57
...Bien essayé.

C'est pas au vieux geek que tu vas apprendre à troller.

Plus sérieusement, ils ont juste eu la naïveté de croire que les pro-corridas étaient civilisés, qu'il ne s'agissait pas de fou furieux...On attend plutôt ce genre de comportement de la part de fous furieux enfermés justement. Ou de CRS.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 13 octobre 2011 à 14:43:20
Les flics étaient pourtant sur place ; on les voit à la fin. Ils n'ont strictement rien fait !
Au pire ils auraient dû embarquer les manifestants, ou au moins les protéger du lynchage, au lieu de laisser se défouler les attardés du trou paumé qui permet ce genre de "sport."
Il y en avait quelques uns, particulièrement hargneux, qu'il serait facile à identifier avec ce film.

Pour aller jusqu'à une conclusion logique, ils auraient pu laisser les manifestants se faire étriper par les taureaux, comme dans les vrais cirques Romains !

Rien ne laisse penser que les pro-corridas sont civilisés, qui a eu le malheur de se trouver dans une feria sait que ce ne sont que les arriérés, le plus souvent avinés et hystériques.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 13 octobre 2011 à 15:24:13
Oui c'est ce que j'ai dit plus haut "les gendarmes comme les flics dans le film Z (de Costa Gravas) pendant la scène où les pacifistes se font tabasser.".
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 17 octobre 2011 à 11:37:59
un petit truc qui devient quand même super galère...

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Galère quotidienne : garder son nom de naissance quand on est mariée ([url]http://www.rue89.com/2011/10/16/mariees-elles-veulent-garder-leur-nom-de-jeune-fille-une-galere-quotidienne-225556[/url])

Mademoiselle (ou madame) Machin se marie avec monsieur Truc. Comment s'appelle-t-elle ? Souvent Truc, selon la tradition. Toujours Machin, selon la loi. Celles qui gardent leur nom témoignent : en 2011, c'est (encore) galère de conserver son nom de naissance (ou « de jeune fille ») après le mariage.

Sonia vient d'un milieu où « les nanas n'ont pas de revendications féministes ». Elle rigole. « Je n'ai pas fait comme tout le monde » : c'est elle qui a demandé son homme en mariage et a « naturellement » conservé son nom de jeune fille. A 40 ans, elle se fait encore appeler mademoiselle. Les raisons ? Hésitations :

    « J'avais déjà 30 ans... Alors je n'avais pas envie de changer de nom au bureau ou de prévenir l'administration. »
    « Et en changer, c'est comme si j'appartenais à quelqu'un. »
    « Et puis je suis fière de mon nom, de mes origines. Quand j'y pense, il y a un côté féministe. »

Son mari l'a un peu mal pris, la belle-famille aurait préférer la voir « rester dans les normes ». Réaction de son frère, « un macho de base » : « C'est n'importe quoi ! »
Feuilles de paye au nom de son mari

Il y a ensuite les anecdotes. A la maternité, les amis errant dans le couloir à la recherche de la chambre, au nom du mari. Ou le recommandé à La Poste, véritable casse-tête pour Sonia car il arrive au nom de son mari, avec un simple « madame » devant.

Celles qui ont choisi de conserver leur nom égrainent les petites histoires. Laurence a dû appeler plusieurs fois la Mutualité sociale agricole et leur envoyer des courriers pour qu'ils ne se trompent pas. Sa carte vitale est pourtant toujours au nom du marié. Le ministère de l'Agriculture, son employeur, n'a toujours pas enregistré son choix :

    « Sans jamais l'avoir porté, je reçois toujours mes feuilles de paye au nom de mon mari. »

Lors de son premier mariage, Valérie a pris le nom de son mari. Mais au divorce, dur de récupérer le sien. Alors à ses deuxièmes noces, méfiance : elle garde son nom.

    « La Caf, malgré ma demande, m'a donné le nom de mon mari. J'ai dû envoyer un courrier avec accusé de réception et rappel à la loi pour qu'ils modifient tout. »

A la banque, elle coche la case « Madame souhaitant garder son nom de jeune fille ». Résultat : tous ces livrets ont changé de nom... mais celui de son mari trône sur la carte bleue. Un problème toujours pas réglé :

    « Mon conseiller financier ne sait pas vers qui se tourner pour le faire modifier. »

Au regard de la loi, rien ne justifie les galères

Même problème avec sa mutuelle (qui a automatiquement tout changé puis s'est aperçue que le nom sur la carte vitale ne collait pas) ou pour les recommandés. Valérie ajoute :

    « La Poste m'a proposé de faire refaire mes papiers pour qu'apparaisse le nom de mon mari, ce que je refuse. Je suis donc obligée de prendre mon livret de famille à la moindre démarche. »

La blogueuse Olympe, qui a conservé son nom, raconte elle aussi ses galères. Elle résume :

    « J'exagérerais en disant que c'est un combat quotidien mais ça demande beaucoup de constance et de motivation. »

Pourtant, rien ne justifie cet effort. Car contrairement à l'idée répandue, une femme (idem pour l'homme) ne change pas de nom en se mariant. C'est précisé dans un arrêté de 1974 :

    « Toutefois, chacun des époux peut utiliser dans la vie courante, s'il le désire, le nom de son conjoint, en l'ajoutant à son propre nom ou même, pour la femme, en le substituant au sien. »

Vues comme plus ambitieuses, plus compétentes

Selon une étude néerlandaise, garder son nom de jeune fille est un gage de réussite sur le marché du travail car elles sont considérées comme plus indépendantes, plus ambitieuses et plus compétentes.

Dans l'Union européenne, les législations et la pratique diffèrent d'un pays à l'autre, comme le montre la carte ci-dessous, tirée d'une étude de 2001 réalisée par Marie-France Valetas (Ined).

Afficher Le nom des femmes mariées dans l'Union Européenne sur une carte plus grande
« Conserver son identité »

Sylvain a épousé Mayumi au Japon. Là-bas, un groupe de Japonaises avait porté plainte en février dans le pays car une loi remontant au XIXe siècle impose aux femmes d'abandonner leur nom de jeune fille en se mariant pour adopter celui de leur mari.

Si la loi française diffère, le couple a été étonné par la difficulté de faire respecter leur choix en France, où ils vivent. Sylvain raconte :

    « Elle a un nom de famille très rare qu'elle souhaitait ne pas voir disparaître au moment du mariage. Et moi, cela ne me dérangeait pas. »

Toutes les femmes qui gardent leur nom de jeune fille évoquent aussi cette volonté de « conserver son identité ». « J'aime mon nom de famille et je voulais le garder par principe », conclut Laurence.

Elles seraient de plus en plus nombreuses. Selon l'étude « Les Français et leur famille » [PDF] réalisée en 2010, 20% des femmes, si elles se mariaient dans l'année, conserveraient uniquement leur nom de jeune fille.

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 19 octobre 2011 à 07:24:20
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Un texte pour allonger le délai de prescription des agressions sexuelles    ([url]http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/breves/53-nouvelles-breves/1433-un-texte-pour-allonger-le-delai-de-prescription-des-agressions-sexuelles[/url])      
 
 
Changer la loi. Dès vendredi, la députée (PCF) Marie-George Buffet promettait de déposer un texte pour éviter le « déni de justice » qui peut concerner les agressions sexuelles. La justice venait de décider de ne pas poursuivre Dominique Strauss-Kahn, contre qui Tristane Banon avait porté plainte pour viol.
Le parquet reconnaissait « des faits pouvant être qualifiés d'agression sexuelle » ; mais, remontant à 2003, ces faits ne peuvent plus être poursuivis, le délai de prescription d'une agression sexuelle étant de 3 ans - il est de 10 ans pour un viol.
Ainsi, déplore l'élue, dans le sillages de plusieurs associations féministes, un juge peut « reconnaître une agression sexuelle et, dans le même temps, classer l'affaire sans suite. Ce déni de justice, dont sont victimes de nombreuses femmes, résulte de l'inadaptation des règles de prescription aux caractéristiques spécifiques des agressions sexuelles. »
 
Mardi 18 octobre, Marie-George Buffet publie la trame de sa proposition de loi, en cours de dépôt à l'Assemblée. « Les personnes victimes d'agressions sexuelles devraient pouvoir bénéficier d'un délai de prescription allongé à 10 ans, comme pour les viols, débutant au moment où la prise de conscience des faits intervient au titre de leur vulnérabilité. Les personnes victimes d'agressions sexuelles ont besoin de plus de temps pour se décider à agir en justice : il faut le leur donner », écrit la députée.
L'article 1 du texte porte le délai de prescription des agressions sexuelles autres que les viols à 10 ans, comme pour les crimes. Son article 2 prévoit que le délai de prescription des agressions sexuelles court « à compter du jour où l'infraction apparaît à la victime ».
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 19 octobre 2011 à 10:04:12
Dans le cas DSK le delai de prescription n'aurait rien changer, s'il n'y a pas de preuve matérielle ou témoignage probant, 3 ans ou 10 ans, c'est pareil.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 19 octobre 2011 à 13:52:32
Le parquet reconnaissait « des faits pouvant être qualifiés d'agression sexuelle » ; mais, remontant à 2003, ces faits ne peuvent plus être poursuivis
c'est pourtant clair non?
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 19 octobre 2011 à 15:26:07
Le parquet n'est pas compétent pour prononcer un jugement. S'il n'y avait pas eu prescription, il aurait fallu un procès pour déterminer si la fameuse tentative de baiser était vraiment une "agression sexuelle."
Sans jugement Mme Banon risque un procès en diffamation, peut-être c'est pour ça que Koubbi l'a laissée tomber.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 20 octobre 2011 à 10:43:02
t'es le nouvel avocat de dsk? pour info il a un fil rien que pour lui, là on aborde la question des agressions sexuelles et du délai de prescription, si tu as un truc à dire dessus c'est bien sinon beh c’est bien aussi.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 20 octobre 2011 à 10:59:27
Les stéréotypes de genre (http://www.youtube.com/watch?v=By53hS3b05k#ws)

Qu'est-ce qu'un stéréotype et qu'est-ce qu'un stéréotype de genre?

Ce film nous le montre au travers d'images, de la petite enfance à l'âge adulte, dans le monde du sport, du travail etc....

Il nous montre aussi quels dispositifs de lutte sont mis en place et comment les choses peuvent changer et changent, doucement...

Film réalisé - à visée pédagogique- dans le cadre de l'activité du Centre ressources genre en PACA .
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 20 octobre 2011 à 12:22:18
Si on parle du délai de prescription, c'est justement par rapport au reptile DSK.
Sinon, moralement, le délai de prescription n'a lieu d'être en aucun domaine.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 20 octobre 2011 à 15:52:43
Vidéo super intéressante et édifiante, raja.  :super: :super: Je dois avouer que je n'avais jamais vu une grande partie de ses pubs là, à part celle de "julien" et "laura". Et l'impact est plus difficile à évaluer pour les gens dans l'espace public parce que les pubs sont séparées...
En tout cas, je n'ai jamais loué de véhicule à sixt, mais je sais maintenant que je n'en louerai jamais. Je crois que si j'avais vu la pub j'aurai appelé le numéro direct pour leur dire ce que je pense...  :diable: :diable: :diable:

J'ai été outrée de la pub avec la maman et sa fille, d'autant plus que je m'attendais avec le slogan à voir une femme et...son conjoint.  :gene: :gene: :gene:

Hon-teux.

Ne parlons même de la pub pour une voiture que je crois être une BM, mais pas sûre...  :gene: :gene: :gene:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 20 novembre 2011 à 13:45:30
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Comment rendre mon enfant féministe, machiste, nihiliste… ? ([url]http://www.fauteusesdetrouble.fr/2011/11/comment-rendre-mon-enfant-feministe-machiste-nihiliste/[/url])

Suffit-il d’être féministe pour que ses enfants le soient ? On pourrait remplacer ici féministe par utopiste, socialiste, raciste, bouddhiste, syndicaliste, écologiste, opportuniste, pacifiste, la question reste la même.

Faites ce que je fais, pas ce que je dis

En effet, il ne suffit pas d’avoir un discours féministe pour transmettre cette valeur, le mieux est encore de l’appliquer au quotidien. Si Maman prône l’égalité des sexes, mais accepte que ce soit toujours Papa qui paie au restaurant (parce que quand même, ça serait bizarre, et puis il serait vexé…), le résultat sera plutôt mitigé dans l’esprit des petits spectateurs. De même, un discours moralisateur sur le respect et la solidarité, même rabâché régulièrement, ne produira pas les effets escomptés si vous continuez à vous garer sur les places réservées aux handicapés (parce que, quand même, elles sont plus près, et puis vous avez la poussette…). Au lieu de l’habituel « faites ce que je dis, pas ce que je fais », en matière éducative, il serait plus juste de dire « faites ce que je fais, pas ce que je dis »… Lorsqu’il s’agit de donner l’exemple aux enfants, les actes comptent plus que les mots. Et il s’avère que les enfants sont justement très forts pour découvrir les incohérences entre les deux et vous le faire savoir. Connaissez-vous beaucoup d’enfants de fumeurs qui n’aient pas un jour dit à leurs parents : « Tu dis que moi je dois pas fumer, parce que c’est pas bon pour la santé, mais toi tu continues ! ». Ça fonctionne aussi avec : « Tu me dis qu’il faut pas mentir et toujours respecter les règles, alors pourquoi t’as dit à la caissière au cinéma que j’ai que huit ans ? »…

Ce sont les réactions des parents, leur attitude, leur comportement que les enfants vont copier, pas la leçon de morale du dimanche, pour faire bien devant la famille. Cela dit, si la leçon du dimanche colle avec l’attitude au quotidien, elle n’en aura que plus de poids. Et attention, les silences en disent parfois bien plus que les mots. Laisser Pépé faire ses blagues xénophobes sans jamais réagir ( ben aussi, Pépé, dès qu’il a un verre dans le nez…), ça induit un message, malgré tout. Même si personne ne rit. Là, d’ailleurs, ça induit un autre message, c’est qu’il ne faut pas réagir aux propos qui vous dérangent.
Les valeurs qu’on transmet le mieux sont celles auxquelles nous croyons réellement

Finalement, les valeurs qu’on transmet le mieux sont probablement surtout celles auxquelles nous croyons réellement, et non celles que nous croyons avoir, ou que nous aimerions avoir. Sans compter qu’il est difficile de partager des idéaux avec ses enfants quand le monde extérieur nous empêche de les vivre. Comment faire comprendre à son fils qu’il est essentiel de travailler quand on est soi-même confronté au chômage contraint depuis des années ? Comment convaincre sa fille d’être respectueuse et tolérante quand on se fait insulter régulièrement en bas de l’immeuble ? C’est le grand combat des idéaux versus la triste réalité… Ça rend le travail plus difficile, mais heureusement pas impossible (si, si, y a des preuves!).

Et à l’adolescence, pas de panique, l’enfant peut -et il faudrait peut-être dire « il doit »- passer par des phases d’opposition vis à vis de cet héritage, ce qui ne veut pas dire qu’il va tout renier en bloc et pour toujours. On voit beaucoup de gothiques de 16 ans, nettement moins de 30… Cette remise en question, qui peut parfois être spectaculaire, est pourtant nécessaire à la construction de l’identité.

Et histoire de compliquer encore un peu la tâche des parents, rappelons l’importance de toutes les sources d’influence extérieures. Elles peuvent être néfastes (votre fille de 13 ans veut se faire un piercing au nombril parce que le beau Brandon dans sa classe, celui qui a redoublé deux fois, il lui a dit qu’il adorait ça), mais tout de même positives, car elles vont amener l’enfant à adapter sa position par rapport à ce qu’il a reçu de ses parents, pour finalement se forger sa propre façon de vivre et ses propres valeurs (finalement, c’est débile de vouloir se faire percer pour un garçon, surtout que Kevin il lui a juste dit ça pour lui faire comprendre qu’il kiffe Tiffany, qui, elle, a déjà un piercing…) .
La construction de l’identité

Bref, les enfants font des rencontres, lisent des livres, voient des films, assistent ou participent à des évènements privés et publics qui vont confirmer ou infirmer ce qu’ils pensaient savoir, et peu à peu fonder leur personnalité. Plus les valeurs défendues au sein de la famille sont claires, mais aussi constructives et compatibles avec la vie en société, plus l’enfant aura de facilité à mûrir et à devenir un individu capable de penser de manière autonome. A l’inverse, il lui sera beaucoup plus difficile s’il est issu d’un milieu instable, où les discours ne correspondent pas aux comportements, où il y a un trop fort décalage entre le dehors et le dedans, de parvenir à cette maturité.

Bien sûr, nous avons plutôt parlé ici de valeurs qui ont la côte, comme la tolérance, la solidarité, l’écologie mais n’oublions pas que ça marche aussi pour le racisme, le machisme, et d’autres idéologies nettement moins populaires, du moins, en public. Mais pour celles-ci comme pour les autres, l’enfant une fois adulte fera le tri, et retiendra ce qui lui correspond. Dans la mesure où son milieu familial est assez sécurisant et lui permet de se différencier sans être exclu, il pourra trouver sa position d’adulte, et continuer à partager certains idéaux avec ses parents. Lorsque le milieu familial est trop instable, voire toxique, et que la différenciation est impossible, il peut finir par rompre totalement le contact, ou adopter une position néfaste pour lui, mais acceptée par sa famille, pour pouvoir continuer à en faire partie.

Pour conclure, à la question  « suffit-il d’être féministe pour que ses enfants le soient ? », je répondrais : « non, mais ça aide ! ».
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 23 novembre 2011 à 09:03:21
Voilà tout ce qui ne faut pas faire : http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/11/22/le-perou-instaure-le-crime-de-feminicide_1607799_3222.html#xtor=RSS-3208 (http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/11/22/le-perou-instaure-le-crime-de-feminicide_1607799_3222.html#xtor=RSS-3208)

Les hommes sont donc des citoyens de seconde zone au Perou.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 23 novembre 2011 à 09:42:53
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On voit beaucoup de gothiques de 16 ans, nettement moins de 30…
:gene: 8| 8| 8| Dammnn mon cas est grave alors????  :aille: :pleur3:

Mouaarfff  :bigtong: :bigtong: :bigtong:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 23 novembre 2011 à 12:47:54
EE en tant que féministe je comprend la volonté de Aida Garcia Naranjo malgré tout je comprend ton raisonnement tu considère qu'on prend plus si on tue une femme que si on tue un homme...c'est vrai que c'est sexiste.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 23 novembre 2011 à 13:42:50
C'est tout à fait ça. Il vaut mieux éviter une Arabie Saoudite à l'envers.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 24 novembre 2011 à 09:55:05
 :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
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Parité salariale : la France bonnet d'âne

Classé au 131e rang mondial de l’égalité de rémunérations hommes-femmes, l’Hexagone a des efforts à faire. Les écarts y sont de 27%.
Olga Trostiansky Chantal Brunel Paru dans leJDD

La socialiste Olga Trostiansky (à gauche) et l'UMP Chantal Brunel dénoncent toutes les deux les écarts de salaires. (Maxppp)

Les Françaises font un rêve récurrent dans lequel leur patron dit : "Madame, je vais augmenter votre salaire pour qu’il soit égal à celui de vos collègues masculins", au lieu de "Mademoiselle, je compte sur vous pour travailler autant qu’eux et gagner moins". Seule la toute première partie du songe pourrait se réaliser très bientôt : la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, a demandé cette semaine la suppression du "Mademoiselle" des documents administratifs. Pour le reste, les spécialistes des inégalités hommes/femmes au travail sont plutôt pessimistes. Le classement annuel du Forum de Davos ne vient-il pas de rétrograder la France au 131e rang mondial en matière d’égalité de salaires? Seul espoir : que, sous la pression des féministes, le sujet s’invite dans la présidentielle.
Le soupçon de maternité

Quatre lois prometteuses (1972, 1983, 2001, 2006) – la dernière envisageant même des sanctions – ont été votées depuis quarante ans pour supprimer les écarts, mais les chiffres restent cruels : les femmes gagnent en moyenne 27% de moins que les hommes. "Le salaire est le symbole, mesuré chaque mois en monnaie sonnante et trébuchante, de toutes les autres inégalités", analyse l’inspectrice des affaires sociales Brigitte Grésy, auteure du Petit Traité contre le sexisme ordinaire (Albin Michel). Françoise Milewski, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), relève que "les écarts ont cessé de se réduire depuis la moitié des années 1990". Mais comparaison n’est pas toujours raison, du fait de certains effets structurels. "Les femmes font des métiers moins reconnus, moins bien payés. Elles interrompent plus souvent leur carrière et surtout elles sont frappées par le temps partiel subi", assène Françoise Milewski, l’économiste de l’OFCE.

Les inégalités de salaire relevant de la pure discrimination restent importantes. Une étude de l’OFCE montre que même celles qui n’ont pas interrompu leur carrière ont des rémunérations inférieures de 17%. Pour Rachel Silvera, économiste à l’université Paris X-Nanterre, "on les soupçonne d’être moins disponibles, moins mobiles" : "L’ombre des enfants pèse sur toutes les femmes… Même sur celles qui n’en ont pas!"
Une seule solution : la sanction

Prévu par la loi de 2006, le mécanisme de sanction anti-inégalités a finalement été intégré à la loi sur les retraites de 2010. Le décret d’application, en vigueur au 1er janvier 2012, suscite des critiques unanimes. "Il n’est pas bon", résume la députée Chantal Brunel (UMP). Dans les faits, selon l’économiste Françoise Milewski, "les entreprises rétives n’ont rien à craindre : les inspecteurs du travail sont trop peu nombreux pour constater les infractions. Ensuite, en cas d’infraction, les entreprises disposeront de six mois pour se mettre en conformité et les pénalités ne sont dues que pour cette seule période de transition". Outre la mise en place de vraies mesures coercitives, les spécialistes réclament la pénalisation du temps partiel subi (fiscalité et cotisations sociales plus contraignantes).

Olga Trostiansky, adjointe au maire (PS) de Paris, va plus loin : son think tank "Laboratoire de l’égalité" vient de présenter un pacte pour l’égalité soumis à tous les candidats à la présidentielle : "On demande notamment la mise en place d’un plan de rattrapage des salaires féminins en cinq ans et une revalorisation des retraites des femmes".
Un label pour distinguer les entreprises

"L’État ne peut pas tout. Tous les grands groupes doivent faire des efforts, aiguillonnés par des syndicats et un Medef plus sensibilisés que par le passé", exhorte l’économiste Rachel Silvera. Elle-même plaide pour la revalorisation des métiers féminins : "Pourquoi une assistante de direction serait-elle moins payée qu’un technicien de l’industrie? Les emplois à prédominance féminine, dans les soins ou les services, sont moins reconnus. Dans la sphère professionnelle, l’œuvre féminine reste souvent invisible".

La députée Chantal Brunel suggère de faire de l’égalité une grande cause nationale en 2012 et de créer un label égalité pour distinguer les entreprises vertueuses. Favorable à l’allongement du congé de paternité et à la multiplication des places de crèche, Brigitte Grésy lance, elle, un appel à "l’ouverture de négociations conjugales" afin de mettre à la double peine pour la majorité de femmes qui "en plus de leur travail, font gratuitement le travail domestique"!

Lire notre sondage Ifop pour le JDD sur les femmes et la condition féminine.

Anne-Laure Barret - Le Journal du Dimanche


http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Egalite-salariale-hommes-femmes-la-France-bonnet-d-ane-enquete-426259/ (http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Egalite-salariale-hommes-femmes-la-France-bonnet-d-ane-enquete-426259/)

Ben alors, toi  :blingbling: kek t'attends pour gesticuler et faire des promesses?  :sarko blabla:

Et ton bonnet d'âne, où qu'tu l'as mis?  :pascontent1:
 


Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 24 novembre 2011 à 12:25:17
@sarkonique, on est tellement en retard sur la question du droit des femmes et encore plus depuis que sarkozy en a fait de la bagatelle, de l'amusement, il faut voir la façon dont il parle de sa femme, juste belle et rien d'autre, c'est significatif.

@ EE je me suis beaucoup posé la question du pourquoi feminicide, je crois que cette définition te conviendra « le fait de battre, violer et assassiner une femme ».
cela veut dire qu'au delà d'un meurtre on y inclut des circonstances aggravantes...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 09 décembre 2011 à 23:15:02
Et pourquoi pas un compteur de coïts ?

Certaines femmes monnayent leurs relations sexuelles.
Là, c'est la navrante histoire d'une femme qui se fait payer pour ne pas en avoir eu...

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Nice. 10 000 euros d'amende pour ne pas avoir assez fait l'amour à son ex
Il est des lois dont on ne soupçonne guère l'existence ou dont on peine à croire qu'elles sont effectives. Et pourtant… L'abstinence sexuelle peut coûter cher. Jean-Louis, aujourd'hui âgé de 51 ans, l'aura appris à ses dépens lors de son divorce. Selon Le Parisien, ce Niçois a été condamné en mai 2009 par la cour d'appel d'Aix-en-Provence à verser 10 000 € de dommages et intérêts à son ex-femme Monique pour « absence de relations sexuelles pendant plusieurs années. » Cinq mois plus tôt, le juge aux affaires familiales de Nice avait prononcé le divorce du couple « aux torts exclusifs de l'époux. »

Un devoir conjugal prévu par la loi
Après plus de vingt ans de vie commune, Jean-Louis a eu beau affirmer que « les relations s'étaient simplement espacées au fil du temps », invoquer « une fatigue chronique générée par les horaires de travail » ou encore « des problèmes de santé » pour justifier cette quasi-absence de rapports sexuels… rien n'y a fait. La loi, c'est la loi… À côté des notions de respect, de fidélité, de secours ou d'assistance mutuels, l'entretien de rapports sexuels est un devoir prévu par le Code civil et compte parmi la liste des devoirs conjugaux auxquels les époux s'engagent en se mariant.
source ([url]http://www.ladepeche.fr/article/2011/09/04/1159435-nice-10-000-euros-d-amende-pour-ne-pas-avoir-assez-fait-l-amour-a-son-ex.html[/url])

C'est pourtant la seule méthode de coïtus interruptus qui soit garantie à 100% anticonceptionnelle !  ::d
Je croyais pourtant que cette notion de "devoir conjugal" avait été effacée du Code Civil vers 1990...
Quant à vous, Mesdames, il vous faudra trouver une autre excuse que vos migraines qui surviennent malencontreusement à l'heure du coucher !
Au nom de la parité, Vous avez donc le choix: passer à la casserole, ou passer à la caisse...

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 10 décembre 2011 à 20:44:21
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Mademoiselle (ou madame) Machin se marie avec monsieur Truc. Comment s'appelle-t-elle ? Souvent Truc, selon la tradition. Toujours Machin, selon la loi. Celles qui gardent leur nom témoignent : en 2011, c'est (encore) galère de conserver son nom de naissance (ou « de jeune fille ») après le mariage.
Ah, c'est un post qui date un peu, je voulais répondre mais je m’aperçois que je ne l'ai jamais fait.

Pour ma part, il n'a jamais été question d'emprunter un nom d'usage (celui de l'époux) après le mariage. Il se trouve qu'en plus j'ai une assez grande aversion envers mon beau père, et que je me reconnais peu dans ma belle famille (ils viennent d'une autre planète pour moi) donc c'est tout naturellement que je n'ai, en gros, signalé à personne le mariage. Pourquoi: parce que ma mère a voulu garder son état civil légal, sur ses papiers d’identité comma partout: elle galère encore aujourd'hui.
Aucune envie de rentrer dans la même galère... Si bien que la plupart des administrations pensent que nous sommes un couple en union libre, puisque les noms diffèrent. Tant bien que je signale toujours que je suis mariée. C'est intéressant. Ou amusant, suivant le point de vue... Bref.

C'est effectivement une galère monstrueuse pour celle qui s'aventurent à ne pas "faire comme tout le monde" sans connaissance de cause. Après, pour celles dont la mère s'est déjà arraché les cheveux avec les administrations, ça passe beaucoup mieux: suffit de remplir à l'identique les cases "nom de jeune fille" et "nom de femme mariée", c'est ce que je fais: je ne donne jamais un autre nom que le mien propre. Du coup, celui de mon mari n'apparait nulle part.
Par contre, il arrive que certains organismes, du coup, l'appellent lui par mon nom. (principalement des trucs de publicité) -- Je me fais toujours une joie de répondre "Il n'y a pas de Monsieur (xxx) ici, madame, vous devez faire erreur."
Aux rares qui demande Madame (xxx) du nom de mon mari, je répond sensiblement la même chose, avec variante: "Madame  (xxx) n'a jamais habité ici, vous devez être mal renseigné, elle loge actuellement dans le département des Bouches Du Rhône." - L'interlocuteur concerné ne comprend jamais ce que je veux sous entendre mais c'est son problème et non le mien.

Voilà  :diable:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 11 décembre 2011 à 14:23:21
excellent lady :mdr1: :mdr1:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 11 décembre 2011 à 17:51:20
Il est tout à fait légal de garder son nom de jeune fille une fois mariée. Pour l'Administration, c'est d'ailleurs ce nom de jeune fille qui sert de référence.
Un homme peut même demander à prendre le nom de son épouse.
Il est même tout à fait possible... de ne jamais se marier!  :mrgreen:
Mais il est vrai qu'aux yeux du fisc, ça change quelque chose...  :/
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 12 décembre 2011 à 09:22:03
Je reviens sur l'article que raja a posté le 20 novembre sur le "faites ce que je fais, pas ce que je dis". Je trouve l'article très bon, je suis en accord avec, mais... il y a quelque chose qui me chiffonne dans ce paragraphe :
Citer
Bref, les enfants font des rencontres, lisent des livres, voient des films, assistent ou participent à des évènements privés et publics qui vont confirmer ou infirmer ce qu’ils pensaient savoir, et peu à peu fonder leur personnalité. Plus les valeurs défendues au sein de la famille sont claires, mais aussi constructives et compatibles avec la vie en société, plus l’enfant aura de facilité à mûrir et à devenir un individu capable de penser de manière autonome. A l’inverse, il lui sera beaucoup plus difficile s’il est issu d’un milieu instable, où les discours ne correspondent pas aux comportements, où il y a un trop fort décalage entre le dehors et le dedans, de parvenir à cette maturité.
Personnellement je pense que les valeurs que la plupart d'entre nous souhaitons défendre ne sont PAS compatibles avec la société d'aujourd'hui.
Exemple phare : l'honnêteté. J'ai été honnête concernant un crédit banquaire, sur quelque chose qui n'avait rien à voir avec ma capacité à rembourser. Résultat, je paie 25 euros de plus par mois en "assurances". J'ai été honnête avec une administration française concernant quelque chose qui n'avait rien à voir avec la prestation à laquelle j'avais DROIT. Résultat, le temps de "vérifier", le versement des prestations est retardé de deux à trois mois, et bien entendu ne sera pas rattrapé, donc je suis dans la merde (désolée pour l'expression).

Pour la "solidarité", c'est pareil.

Personnellement, j'ai l'impression que quand on défend des valeurs humanistes, on s'en sort moins bien.

Triste constat. Ca ne veut pas dire que je vais changer, j'en suis d'ailleurs incapable, mais il est navrant de voir que les gens égoïstes réussissent beaucoup mieux que les autres, ou tout au moins ne sont pas dans une merde catastrophique...

Sauf à être dans une communauté qui partage les mêmes valeurs, c'est difficile de défendre celles que je considère comme bonnes. Alors que transmettre à nos enfants ??  :gene: :gene: :gene: Parfois je me pose la question, bien que je n'ai pas d'enfant...
Titre: Re : Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 12 décembre 2011 à 12:05:26
Personnellement, j'ai l'impression que quand on défend des valeurs humanistes, on s'en sort moins bien.
Ce n'est pas une impression.  :aille:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 14 décembre 2011 à 22:52:19
(http://perso.numericable.fr/gabuzo38/images/hum_fem_ordi_1.jpg)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 15 décembre 2011 à 21:59:12
En allemagne, la prostitution est légale. Les prostituées sont donc des employées comme les autres, les propriétaires de maisons closes des entrepeneurs, ayant accès au marché du travail.
Mélangez ça avec la politique de l'offre raisonnable de Sarkozy, appliquée en Allemagne, et ça donne ceci.   :rougefache: :rougefache: :rougefache:

Citer
'If you don't take a job as a prostitute, we can stop your benefits'
By Clare Chapman12:01AM GMT 30 Jan 2005
A 25-year-old waitress who turned down a job providing "sexual services'' at a brothel in Berlin faces possible cuts to her unemployment benefit under laws introduced this year.
Prostitution was legalised in Germany just over two years ago and brothel owners – who must pay tax and employee health insurance – were granted access to official databases of jobseekers.
The waitress, an unemployed information technology professional, had said that she was willing to work in a bar at night and had worked in a cafe.
She received a letter from the job centre telling her that an employer was interested in her "profile'' and that she should ring them. Only on doing so did the woman, who has not been identified for legal reasons, realise that she was calling a brothel.
Under Germany's welfare reforms, any woman under 55 who has been out of work for more than a year can be forced to take an available job – including in the sex industry – or lose her unemployment benefit. Last month German unemployment rose for the 11th consecutive month to 4.5 million, taking the number out of work to its highest since reunification in 1990.
The government had considered making brothels an exception on moral grounds, but decided that it would be too difficult to distinguish them from bars. As a result, job centres must treat employers looking for a prostitute in the same way as those looking for a dental nurse.
When the waitress looked into suing the job centre, she found out that it had not broken the law. Job centres that refuse to penalise people who turn down a job by cutting their benefits face legal action from the potential employer.
"There is now nothing in the law to stop women from being sent into the sex industry," said Merchthild Garweg, a lawyer from Hamburg who specialises in such cases. "The new regulations say that working in the sex industry is not immoral any more, and so jobs cannot be turned down without a risk to benefits."
Miss Garweg said that women who had worked in call centres had been offered jobs on telephone sex lines. At one job centre in the city of Gotha, a 23-year-old woman was told that she had to attend an interview as a "nude model", and should report back on the meeting. Employers in the sex industry can also advertise in job centres, a move that came into force this month. A job centre that refuses to accept the advertisement can be sued.
Tatiana Ulyanova, who owns a brothel in central Berlin, has been searching the online database of her local job centre for recruits.
"Why shouldn't I look for employees through the job centre when I pay my taxes just like anybody else?" said Miss Ulyanova.
Ulrich Kueperkoch wanted to open a brothel in Goerlitz, in former East Germany, but his local job centre withdrew his advertisement for 12 prostitutes, saying it would be impossible to find them.
Mr Kueperkoch said that he was confident of demand for a brothel in the area and planned to take a claim for compensation to the highest court. Prostitution was legalised in Germany in 2002 because the government believed that this would help to combat trafficking in women and cut links to organised crime.
Miss Garweg believes that pressure on job centres to meet employment targets will soon result in them using their powers to cut the benefits of women who refuse jobs providing sexual services.
"They are already prepared to push women into jobs related to sexual services, but which don't count as prostitution,'' she said.
"Now that prostitution is no longer considered by the law to be immoral, there is really nothing but the goodwill of the job centres to stop them from pushing women into jobs they don't want to do."

Source ([url]http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/germany/1482371/If-you-dont-take-a-job-as-a-prostitute-we-can-stop-your-benefits.html[/url])


Ou bien, traduit... "Refusez un job de prostituée et on vous coupe vos allocations chômage".
Et deux autres saloperies dans le texte "le gouvernement a trouvé que cela soulevait trop de difficultés de différencier les maisons closes des bars" (ergo serveuse, danseuse topless et prostituées, toutes dans le même panier.)
enfin "les employeurs peuvent poursuivre les centres de recherche d'emploi qui ne coupent pas les allocations des chômeurs/euses refusant ce type de poste."

Vive l'emploi à l'Allemande, hein monsieur Sarkozy....  :happy1: :happy1: :aille2:

Ce qui est fou, c'est que ça donne l'impression d'un pied de nez à ceux qui souhaitaient que la prostitution ne soit plus criminalisée... "C'est plus considéré comme immoral donc tout le monde peut le faire".
C'est quand même un peu différent de caissière....

Et ce qui a l'air différent de France quand même, c'est qu'en France, a priori c'est encore le chômeur qui définit son profil. Si pôle emploi envoie des offres qui ne correspondent pas au projet de recherche, le chômeur peut les ignorer. En Allemagne, il semblerait, de la façon dont l'article est écrit qu'en gros toute femme considérée comme attirante jusqu'à 55 ans puisse avoir comme proposition des boulots reliés au sexe, et avoir l'obligation de ne pas les décliner sous peine de sanction. Ce que je trouve inadmissible.

Qu'une femme (ou un homme) décide de se prostituer, pas de problème. Si c'est SA décision. Là, ça fait un peu "t'es baisable, allez zou. Comment ça tu cherches un boulot d'ingénieur en mécanique ? On s'en fout".  :fache: :fache: :fache:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 15 décembre 2011 à 22:09:12
Je pense que c'est une fiction, parce que justement la loi légalisant la prostitution en Allemagne se trouvait face à un problème insoluble: reconnaitre la prostitution comme métier légal obligerait l'état à financer des formations (de prostituées), du coup l'idée de la légaliser a été avortée. C'est un fait récent.
Par contre, il me semble qu'effectivement la tolérance est plus grande qu'en France: c'est à dire qu'a défaut d'être légale, elle n'est pas interdite. Cela signifie que les prostituées n'ont pas de statut officiel, et sont sans doute comme en France déclarées comme masseuses ou hôtesses ou quelque chose dans le goût.

Je demanderais à mon amie germanophone de vérifier ce que j'avance directement sur des sources allemandes.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 15 décembre 2011 à 22:13:14
J'attendrais alors. Pourtant le journal n'a pas l'air d'un tabloid. A suivre donc.  :merci: :merci:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 15 décembre 2011 à 23:52:23
j'ai trouvé ça: lien (http://www.snopes.com/media/notnews/brothel.asp)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 17 décembre 2011 à 11:44:29
Ok. Alors désolée pour le hoax.  :rouge: :rouge: :rouge:

 :merci:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 20 décembre 2011 à 21:46:35
Ce n'est pas grave du tout  :]

Alors, voilà, aujourd'hui j'ai eu mon premier problème de femme mariée dont l'administration décide de changer le nom! C'est très cool: je cotise sous mon nom réel à la sécu et pour la retraite, mais la sécu me connait sous un nom qui n'est pas le mien et donc la pharmacie enfreint la loi si elle me permet le tiers payant, puisque l'administration a inventé une personne qui n'existe pas et lui a collé en gros les droits qui devraient me revenir. C'est super.

Je pense que je suis partie pour une bataille de plusieurs mois contre la connerie humaine. Je vous dirais.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 20 décembre 2011 à 22:17:19
Ne désespère pas !
J'ai mis 20 ans pour que la CPAM reconnaisse qu'il était impossible de donner un numéro de sécu à mon épouse, et qu'elle devait se servir du mien !
(pour attribuer un numéro de sécu, l'intéressée doit fournir un acte de naissance original. Et l'Irak ne délivre ce certificat qu'à Bagdad, apràs vérification des empreintes digitales). La CPAM refuse tout autre document, carte de résident, acte de mariage, livret de famille, attestation de l'Ambassade... rien à faire, monsieur, le règlement, c'est le règlement...  :rougefache:
Pour l'instant, cela ne gène pas. Mais quand je ne serai plus là, les difficultés insolubles vont refaire surface.
Et que pouvez-vous faire contre la bêtise ?
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 21 décembre 2011 à 08:54:57
Mon problème est justement que je suis enrregistrée à la fois sous mon propre numéro (je cotise au RSI) et sous celui de mon époux. Galère...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 21 décembre 2011 à 11:09:43
Oulà !
Votre époux va être poursuivi pour bigamie ! Manifestement, il vit avec deux femmes différentes, puisqu'elles n'ont pas le même numéro de Sécu !
Vous êtes certaine qu'il ne provient pas du sud de la Méditerranée ?
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Lady Marwina le 22 décembre 2011 à 10:53:14
YEHHHHHHHHHHHHHHHHH!!! Le WIN du siècle, merci la sécu, merci les instructions débiles.

Donc voilà le truc: j'ai actuellement des droits ouverts dans deux caisses différentes. Au RSI, ou je cotise en mon nom propre, et à la CPAM, ou mon époux cotise: je suis affiliée à sa caisse en temps qu'épouse, sous un nom d'usage FAUX que la CPAM m'a collé automatiquement mais qui ne correspond à aucune réalité. (Puisque le mariage est légalement SANS EFFET sur le nom des époux, et que le nom marital est un pur nom d'usage qui fait l'objet d'une déclaration en mairie au moment de l'union, il se trouve que j'ai bien sur déclaré que mon nom d'usage resterait mon état civil et donc que je n'en changeait pas.)

RESULTAT:

Premier effet kiss cool: ma carte vitale a buggé lors de la mise à jour, puisque l'on ne peut pas être affiliée a deux caisses en même temps. Elle est désormais muette. Je n'ai donc plus de possibilité de l'utiliser.

Second effet kiss cool: comme la CPAM m'a collé un nom qui n'est pas le mien dans le registre national et que je cotise pour mes droits sous mon véritable nom, je ne peux plus prétendre à l'édition d'une nouvelle carte vitale car madame x ne peut pas obtenir les droits cotisés par madame y. Or la CPAM me prend pour madame x au niveau national (grâce au changement arbitraire de nom, merci beaucoup), tendis que pour tout le reste des administrations française je suis moi, soit madame y.

Tout ça en ayant dans la pratique des droits ouverts dans deux caisses.  8|
C'est-y pas top!!!
Je suis dans la joie et l’allégresse.

Cela étant, j'ai eu 2 fois la CPAM, il semblerait que le truc devrait pouvoir se régler. Je prépare une lettre RAR.
Je pense que je vais également écrire à mon député.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 22 décembre 2011 à 11:34:26
Tous tes ennuis viennent du fait que tu es mariée.
Alors, régularise la situation: divorce !  :mrgreen:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 01 janvier 2012 à 12:45:33
Juste pour vous faire part du combat de ces femmes activistes, des Ukrainiennes pas banales (http://www.liberation.fr/monde/11011794-une-annee-2011-pleine-de-combats-pour-femen?xtor=EPR-450206#s1)!
Petit reportage en forme de galerie photo de Libé. Ces femmes (voyez la dernière photo) se sont heurtées à des voies de fait graves en Biélorussie, Etat qui persiste dans la barbarie.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 01 janvier 2012 à 14:08:16
Montrer son cul pour promouvoir la cause des femmes ?
C'est d'une parfaite cohérence !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 01 janvier 2012 à 14:22:49
Je pense que le but est de choquer et de montrer qu'elles peuvent faire ce qu'elles veulent de leur corps puisqu'il leur appartient.
Et je pense que comme elles ne sont pas forcément très nombreuses elles ont trouvé ce moyen là.
Mais j'irai voir si elles sont un site pour expliquer pourquoi elles ont choisi cette voie là.  :merci: :merci:

(en tout cas elles ont pas froid, courageuses, hein.  :fleur2: :fleur2: :fleur2: :fleur2:)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 01 janvier 2012 à 15:01:05
Je rajoute une chose, beaucoup plus importante : je n'avais pas visionné toutes les photos, et j'apprends qu'elles sont régulièrement arrêtées, et que leur dernière action à Minsk a mal tourné : elles ont été arrêtées par le KGB et violentées (on se demande si ce n'est pas un euphémisme pour violées), et abandonnées dans les bois apparemment.
Voici la source : http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/1576-femen-craint-pour-trois-militantes-au-belarus (http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/1576-femen-craint-pour-trois-militantes-au-belarus)

......  :/
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 01 janvier 2012 à 15:59:01
Citer
le but est de choquer et de montrer qu'elles peuvent faire ce qu'elles veulent de leur corps puisqu'il leur appartient.

Faut croire qu'en Ukraine la nudité choque encore !
"Ce qu'elles veulent de leur corps..." manque de pot, c'est exactement la même chose que les beaufs leur demande d'en faire, ie poser nues.

Ça fait un peu penser au "Girl Power" des Spice Girls.
http://www.youtube.com/watch?v=KtTJs_SjXeI# (http://www.youtube.com/watch?v=KtTJs_SjXeI#)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 01 janvier 2012 à 16:42:18
Je pense qu'il s'agit justement de renvoyer les beaufs à leurs pauvres petits interdits de beaufs...  :mrgreen:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 01 janvier 2012 à 16:59:48
elles sont passées sur paris pour manifester devant la maison de DSK
(http://fr.euronews.net/images_news/img_606X341_femen-demonstration-dsk-paris-no-comment-0111.jpg)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 01 janvier 2012 à 19:24:50
Voilà de quoi alimenter le stock d'histoires de blondes...DSK a sévi même en Ukraine ?
À propos, il semblerait que l'histoire de Mme Diallo était une sorte de bonus prématuré, le vrai "feu nucléaire" étant l'histoire du Carlton qui devrait sortir au début de la campagne pour les présidentielles. Un dossier nettement plus bétonné que les atermoiements Diallo/Banon !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 07 janvier 2012 à 11:12:15
Voilà une évolution qui me paraît très préoccupante pour la condition des femmes. En Israël, l'image de la femme disparaît peu à peu de la société publique, apparemment en corrélation avec une hyper-religiosité.

Voici l'article du point qui en parle (http://www.lepoint.fr/monde/les-femmes-en-voie-de-disparition-a-jerusalem-07-01-2012-1416304_24.php)

Citer
Les femmes en voie de disparition à Jérusalem ?

Le Point.fr - Publié le 07/01/2012 à 09:27 - Modifié le 07/01/2012 à 11:22
Sous la pression de groupes ultrareligieux, les Israéliennes sont contestées dans l'armée et leur image est bannie de l'espace public dans la ville sainte.
Pour ne pas entendre des femmes soldats chanter, des élèves officiers ont quitté, en manifestant bruyamment, une cérémonie militaire.
   
"Tout doit être fait pour arrêter ce phénomène (...) susceptible de porter atteinte à la sécurité de l'État et aux valeurs fondamentales de la société israélienne tout entière." Dix-neuf généraux de réserve à la carrière prestigieuse ont été parmi les premiers à réagir, dans une lettre au chef d'état-major de l'armée israélienne, en novembre dernier, afin qu'il préserve le service des femmes soldats dans toute son intégrité. "Ces derniers temps, plusieurs évènements graves ont eu lieu au sein de l'armée, qui reflètent une montée grandissante de la tension entre des soldats juifs pratiquants et leurs homologues femmes. Nous en sommes très préoccupés. Le service militaire conjoint homme-femme est une des pierres angulaires de Tsahal", préviennent-ils.

Une initiative sans précédent destinée à stopper le développement de l'extrémisme religieux au sein de l'armée, à l'origine de nombreux incidents ces derniers mois. En octobre dernier, par exemple, au cours d'une soirée de célébration de la fête religieuse de Sim'hat Torah, une centaine de soldates étaient parties furieuses : les aumôniers militaires leur avaient interdit de se mêler aux soldats. La semaine dernière, le rabbin aumônier de l'armée de l'air avait annoncé sa démission - avant de se rétracter - en signe de soutien à ces soldats qui refusent d'assister à des cérémonies au cours desquelles des femmes chantent.
Prêts à risquer la prison militaire

L'état-major a fini par publier des ordres stricts : tous les militaires - religieux ou non - doivent assister aux cérémonies officielles. Pas question de céder à ceux qui exigent l'exclusion des femmes des unités combattantes ou des centres d'entraînement. Pourtant, certains sont prêts à refuser les ordres et à risquer la prison militaire pour ne pas entendre un chant féminin. Un tel acte de désobéissance a déjà valu l'expulsion à plusieurs cadets de l'école d'officiers. Selon les sociologues, les militaires nationalistes religieux représentaient 2,5 % des soldats en 1990. Ils étaient 31,4 % en 2007, et seraient encore plus nombreux aujourd'hui, souvent issus des colonies et des écoles talmudiques prémilitaires, où des rabbins se rapprochent de l'intégrisme ultraorthodoxe.

La société civile n'est pas épargnée. Pour marquer les esprits, des centaines d'Israéliennes ont manifesté à plusieurs reprises à l'entrée de Jérusalem sous le slogan : "Nous n'arrêterons pas de chanter", en soutien à leurs "soeurs" soldates. Ces militantes, laïques comme religieuses, brandissaient aussi des posters de femmes pour protester contre "la disparition des visages féminins des murs de la ville sainte", bannis des panneaux d'affichage, des abribus et des autobus. Pas de femme dans les campagnes publicitaires pour le don d'organes, pour le nouveau tramway ou dans celles des cartes de crédit MasterCard. Même les autocollants distribués aux familles ultraorthodoxes pour encourager les enfants à prendre leurs médicaments ou à se laver les dents ne présentent que des petits garçons... alors que la légende clame "elle est une bonne fille" !

Affiches censurées

Et cela ne s'arrête pas là. Du mannequin vedette de la campagne de pub de la chaîne de vêtements Honigman, il ne reste qu'un bras et un morceau de buste caché sous un pull. À Tel-Aviv, sur la photo originale, le visage, la longue chevelure et le cou de la jeune femme sont visibles. L'affiche vantant la marque de vêtements Castro, qui, ailleurs dans le pays, montre une jeune femme en jean moulant et en tee-shirt, a carrément été coupée : il ne reste plus qu'un pantalon... Mis sur la sellette, les patrons de ces fleurons du prêt-à-porter israélien invoquent le principe de nécessité : "Je ne peux pas faire autrement, affirme le P-DG de Honigman. Je dépends d'une société d'affichage urbain qui m'a fait savoir qu'elle avait reçu des directives de la municipalité de Jérusalem selon lesquelles le placardage d'affiches montrant des visages de femmes était interdit dans certains quartiers, car cela pouvait porter atteinte au public religieux. Averti à la dernière minute, j'ai décidé de modifier les affiches en question. La prochaine fois, je ferai des photos spécialement destinées à ce secteur. Je montrerai le produit. Point final !"

Mais à Jérusalem, personne ne semble vouloir assumer ces directives : la mairie dément avoir donné une quelconque consigne. La société d'affichage, quant à elle, se justifie en expliquant que cela ne concerne pas que la ville sainte, mais aussi Kiryat Malachi, Netivot, dans le sud du pays, et bien sûr Bnei Brak, banlieue ultraorthodoxe de Tel-Aviv. Et de lancer : "Vous savez, quand il n'y avait pas d'interdiction, chaque fois que je posais une affiche avec une femme, on me brûlait le panneau et l'abribus avec. Et, en passant, on vandalisait les bus porteurs de la pub sulfureuse. Des dommages énormes. Alors, aujourd'hui, on a compris. Avec consignes des mairies ou sans, on ne met plus d'images de femmes dans les endroits habités par les ultrareligieux."
Combat féministe et laïque

Et c'est bien cela qui inquiète Esther Shimouni. Cette féministe, qui habite Jérusalem depuis une quarantaine d'années, ne sait pas ce qui est le plus grave : "Que les images de femmes aient disparu de l'espace public hiérosolymitain ou que les publicitaires pratiquent l'autocensure pour des raisons de gros sous..." En effet, selon elle, les principaux cercles ultraorthodoxes n'auraient pas eu d'exigences particulières. "Ce qui me désole le plus, c'est le sentiment qu'à Jérusalem la collectivité a intériorisé le dictat de certains groupes ultrareligieux. (...) C'est vrai, on n'arrête pas les femmes dans la rue. Elles peuvent se promener seules, on ne les oblige pas à porter la burka et on ne les empêche pas de briguer des postes importants. Mais, d'un autre côté, nous avons le sentiment qu'on nous demande d'accepter d'apparaître de moins en moins dans la sphère publique, afin de ne pas déranger certaines personnes."

Les Israéliennes sont nombreuses à se retrouver dans des rassemblements ou sur Facebook pour mener ce combat féministe et laïque. À Jérusalem, beaucoup sont des religieuses nationalistes inquiètes de la polarisation grandissante de leurs chefs autour du rigorisme vestimentaire et de la séparation entre les sexes, à la façon des ultraorthodoxes. "C'est une société, explique Esther Shimouni, qui, jusqu'à il y a quelques années, était relativement ouverte. Aujourd'hui, on est en pleine régression. Et cela touche de plein fouet les femmes, dont certaines ont décidé de se révolter !" Comme Dvora Evron, venue dire publiquement, lors d'une manifestation à Haïfa : "Le phénomène d'exclusion dont nous sommes témoins constitue une distorsion du judaïsme !" Ou comme Tanya Rosenblit, qui a "osé" refuser la ségrégation homme-femme imposée par les ultraorthodoxes dans les bus, depuis imitée par des militantes qui multiplient les actions.

De notre correspondante à Jérusalem, Danièle Kriegel


C'est vraiment le genre de chose qui fait frémir et se dire que notre monde tourne de moins en moins rond. J'ai l'impression que la régression est dans l'air, partout et à tout les niveaux. Bien sûr il restait beaucoup à faire pour que les hommes et les femmes soient égaux, mais là j'ai l'impression qu'on repart en arrière.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 07 janvier 2012 à 17:37:03
Citer
"Tout doit être fait pour arrêter ce phénomène (...) susceptible de porter atteinte à la sécurité de l'État et aux valeurs fondamentales de la société israélienne tout entière."

Cela, c'est l'avantage du phénomène.  :mrgreen:

Mais je plains les Israéliennes. Les femmes sont toujours perdantes quand les monothéismes se fanatisent. Quelle religion n'a pas été pensée par une cerveau sclérosé d'homme?  :grrr:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 07 janvier 2012 à 19:23:35
je regardais récemment un sujet sur cette question en israél et il est vrai que c'est préoccupant, sans aller aussi loin quand on lit les programmes des partis pour les prochaines élections y'a pas grand chose sur la condition des femmes juste le blabla habituel, à croire qu'elles ne sont pas un habitant sur deux sur cette terre :fache1:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 08 janvier 2012 à 11:47:28
et là j'attends de pied ferme tout ceux qui nous font chier avec l'Islam qui lapide et soumet les femmes à la burqa, quand nous pouvons constater le repli religieux chrétien (voir le cas de l'archevêque qui en appel au viol des femmes qui le méritent - ah bon ? c'est dans la bible ?) ou juif (faut-il habiller les petites filles de sacs à patates ? c'est dans la Tora ?)...

bref, quand les femmes comprendront que les religions n'ont jamais eu d'intérêt féministe si ce n'est pour les contenir dans un rôle de pondeuse d'armée d'écervelés prête à conquérir le monde pour le soumettre à la domination de ceux qui ont le pouvoir et l'argent (le cas le plus psychopathe vu avec les évangélistes), alors peut-être alors seulement verrons-nous des millions (le milliard, le milliard !!!) de femmes faire la "grêve du ventre" plutôt que de cautionner cet état du monde (qui ne me mordra pas la queue !)

mais bon je rêve, avec des cloportes aux manettes tout sera fait pour rappeler aux ouailles les origines religieuses... ah que c'était beau la fraternité de la Saint Barthélémy... (je me rappelle encore de mon CM1 et ce tableau démonstratif du massacre..."mes biens chers frères, mes biens chers soeurs venez danser avec moi dans le sang tous en coeur !")

vous allez me dire que je me suis trompé de topic, et bien non, où croyez-vous que les femmes soient les plus libres ? Dans les pays où les religions sont les plus présentes (et dois-je préciser "répressives") ou dans ceux où vous n'y verrez pas une seule expression ? ah fichtre je me mets le doigt dans l'oeil, citez m'en un seul pays où il n'y a pas de religion ou tout au moins dont la représentation demeure totalement privé, je fais mes valises et j'y emmène de suite toute ma descendance.

la religion c'est l'opium du peuple (! ?)
et bien tout autant que la télévision c'est l'opium du peuple
ainsi que le travail c'est l'opium du peuple

une forme de domination comme une autre, et malheureusement ce sont les êtres les plus fragiles (je me garderai bien de dire "faibles") qui en font les frais : les enfants, et les femmes.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 09 janvier 2012 à 02:44:16
Citer
voir le cas de l'archevêque qui en appel au viol des femmes qui le méritent

???  8/ 8| :| As-tu des sources?
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkome le 09 janvier 2012 à 09:01:04
Voici la vidéo de “Las Malas Lenguas” avec le discours de l’archevêque Francisco Javier Martínez Fernández, archevêque de Grenade, qui, dans son homélie du 1er dimanche de l'avent de 2009, appellerait au viol des femmes qui ont avorté

http://youtu.be/PkwP37qcfYM (http://youtu.be/PkwP37qcfYM)

« matar a un niño sin defenso, y que lo haga su propia madre, da a los varones, licencia absoluta, sin límites de abusar del cuerpo de la mujer porque la tragedia se la traga ella, y se la traga como si fuera un derecho: el derecho a vivir toda la vida apesadumbrada por un crimen que siempre deja huellas en la conciencia y para el que ni los médicos ni los psiquiatras, ni todas las técnicas conocen el remedio »
« Mais tuer un enfant sans défense ! Et que ce soit sa propre mère qui le fasse ! Cela donne à l’homme une licence absolue, sans limites, d’abuser du corps de la femme parce que la tragédie, c’est elle qui devra la porter, et elle la porte comme si c’était un droit : le droit de vivre toute sa vie accablée par un crime qui laisse toujours des blessures dans la conscience et auquel ni les psychologues, ni les psychiatres, ni aucune technique pour s’évader, ou pour faire son deuil, n’apportent le moindre remède. »
L'interprétation de ce texte par RadioVl est toutefois beaucoup plus tempérée:
Citer
Autrement dit : la légalisation de l’avortement en Espagne pourrait faire croire aux hommes, selon Mgr Martinez, qu’ils ont le droit d’abuser du corps de la femme puisqu’elle seule portera le drame de l’avortement par la suite. Pour l’homme, cela n’aura été qu’un passe temps tandis que la femme vivra deux drames (celui du viol et celui de l’avortement) dont elle devra s’accommoder sa vie durant.
source ([url]http://www.radiovl.fr/mais-quand-les-medias-cesseront-ils-de-nous-prendre-pour-des-truffes/[/url])
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 09 janvier 2012 à 09:46:20
On peut effectivement y voir les deux interprétations... ;) Par contre, l'archevêque a l'air de croire que les "hommes abusant" ont une conscience... Personnellement, je pense qu'ils se foutent éperdument de ce qui arrivera à leur victime, qu'elle tombe enceinte ou pas, qu'elle avorte ou pas...
Si on soucie de la victime, on ne l'agresse pas, je pense... :] :]
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 17 janvier 2012 à 10:43:11
sujet qui n’intéresse pas plus que ça nos politiques, heureusement que le laboratoire de l'égalité (http://www.laboratoiredelegalite.org/) nous propose ici un bonne campagne :pasdrole:

Les femmes, on continue à s'asseoir dessus ou on change pour de bon ?
http://www.dailymotion.com/video/xnqag5_laboratoire-de-l-egalite_news?start=11#from=embediframe (http://www.dailymotion.com/video/xnqag5_laboratoire-de-l-egalite_news?start=11#from=embediframe)

(http://img4.hostingpics.net/pics/309042Parite01.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=309042Parite01.jpg)
17% d'écart de salaire 100% d'inégalités
Faire de l’égalité salariale une priorité nationale. Améliorer la situation des femmes qui cumulent basse qualification, CDD à répétition, temps partiel subi, faible rémunération, horaires décalés et monoparentalité



(http://img4.hostingpics.net/pics/801397Parite02.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=801397Parite02.jpg)
Les femmes, on continue à s'asseoir dessus ou on change pour de bon ?
Responsabilités limitées, CDD à répétition, temps partiel subi, stéréotypes et autres blagues sexistes. Encore aujourd’hui une femme gagne 17% de moins qu’un homme à compétence égale



(http://img4.hostingpics.net/pics/379590Parite04.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=379590Parite04.jpg)
Mercredi 15h.Papa travaille.Maman est en RTT. Qui a parlé d'égalité? Mieux impliquer les pères et ne plus pénaliser la vie professionnelle des mères. Garantir un temps d’accueil périscolaire de qualité, jusqu’à 18h30 en semaine, ainsi que le mercredi et pendant les vacances. Aider les pères à s’investir davantage dans l’espace familial et domestique, c’est aussi ça l’égalité



(http://img4.hostingpics.net/pics/620169Parite05.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=620169Parite05.jpg)
80% de l'activité domestique repose sur les femmes
Courage Messieurs !
8 femmes sur 10 préparent encore le diner à la maison et question égalité pour le ménage et les courses ce n’est guère mieux. La stratégie masculine d'évitement consistant à faire la sourde oreille (59%) ou de promettre de faire ces tâches la prochaine fois (66%).
 
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 21 janvier 2012 à 14:01:55
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Golshifteh Farahani, bannie d'Iran pour une photo dénudée

Le retour en Iran n'est plus une option envisageable pour Golshifteh Farahani, assure-t-elle. «Le ministère de la culture et de la conduite islamique m'a informé que l'Iran n'a plus besoin d'acteurs ou d'artistes. Que je pouvais offrir mes services artistiques quelque part ailleurs», a raconté la jeune actrice au Telegraph. La cause de ce bannissement : une vidéo tournée pour l'académie des Césars, où elle apparaît dénudée, avec d'autres actrices et acteurs, tous présectionnés pour les Césars 2012.

Mais c'est surtout sur Facebook que la polémique a commencé. L'actrice a en effet posté sur son profil une photo d'elle nue, ses mains cachant sa poitrine, accompagnant un lien vers un texte très critique sur la société iranienne, et sur la place qui y est accordée aux femmes.

Les commentaires sous le cliché sont très partagés, entre félicitations, injures et réprobation. «Ceci est très discriminant pour les femmes, plus que le hijab. Je suis très déçue par Golshifteh», écrit par exemple un internaute sous le statut.

L'an dernier, une autre actrice iranienne Marzieh Vafamehr, avait été condamnée à un an de prison et 90 coups de fouet pour avoir joué dans un film sur les difficultés des artistes en Iran intitulé Mon Téhéran à vendre.


http://next.liberation.fr/cinema/01012384687-golshifteh-farahani-bannie-d-iran-pour-une-photo-denudee?xtor=EPR-450206 (http://next.liberation.fr/cinema/01012384687-golshifteh-farahani-bannie-d-iran-pour-une-photo-denudee?xtor=EPR-450206)

Photo pas bien méchante, pourtant (cf. site)!
Mais un extrémiste, ça a extrêmement peur du corps des femmes. Ca préfère forniquer avec le  :diable: !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 04 février 2012 à 10:45:57
@ raja, pour le laboratoire de l'égalité :

Dieu Merci  :diable:, il existe parmi ces messieurs des perles qui partagent réellement le boulot, voir le font à notre place.  :diable: Non, mesdames, je ne donne pas les adresses...  :mdr1: :mdr1:
Mais trêve de plaisanterie, c'est tout la société qui doit changer. les messieurs que j'ai cité plus haut sont malheureusement des exceptions, et c'est bien dommage.
Si la société pouvait enfin voir les hommes et les femmes comme des partenaires, différents mais complémentaires, et fondamentalement égaux...  :merci: :merci: :merci:

@ sarkonique : c'est malheureusement le prix que paient certaines d'entre nous en luttant pour leur liberté. Chaque jour je mesure le privilège d'être né dans la famille où je suis née, dans les conditions où je suis née... Je mesure tous les jours ce privilège, et suis consciente que d'autres ne l'ont pas. A nous de faire entendre leur voix, de les soutenir.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 02 mars 2012 à 09:59:50
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Le féminisme à la française ([url]http://cqfd-journal.org/Le-feminisme-a-la-francaise[/url])

« D’abord, sachez que grâce à ce “féminisme à la française”, selon Irène Théry [1], on a pu “au milieu de la tempête de boue qui nous agite depuis deux semaines”, voir “se faufiler” “un petit moment de grâce démocratique […] par-delà les sexes et les cultures”.

Ce qui fait très plaisir à Groschéri, le gentil Bisounours qui vit dans les nuages.

Mais ce n’est pas tout, ces “féministes à la française” ont également “redonné sa chance à la diversité de la pensée féministe” et surtout “des centaines de milliers d’hommes s’y retrouvent très bien.”

Alors là, Groschéri est aux anges, parce qu’un féminisme dans lequel “des centaines de milliers d’hommes” ne s’y retrouveraient pas, ce serait manquer à un des fondements premiers du féminisme : ne pas bousculer les hommes. Non mais oh ! Manquerait plus que ça.

Mais avec tout cela, nous ne savons toujours pas ce qu’est un “féminisme à la française”. Et bien accrochez-vous, c’est à en avaler son dentier : “Mon sentiment est que, par-delà mes convictions, le féminisme à la française est toujours vivant. Il est fait d’une certaine façon de vivre et pas seulement de penser, qui refuse les impasses du politiquement correct, veut les droits égaux des sexes et les plaisirs asymétriques de la séduction, le respect absolu du consentement et la surprise délicieuse des baisers volés.”

Alors là, franchement, si le “féminisme à la française” existe, ce que je ne crois pas, j’en ai terriblement honte. Je ne comprends même pas qu’on puisse écrire de pareilles foutaises.

[...] Le “féminisme à la française”, se serait donc le fait de réclamer l’égalité des droits ET d’aimer une petite domination sympathique quand on sort de l’université et qu’on va boire un verre ; ce serait aimer cette façon tout à fait charmante qu’aurait l’homme de nous reluquer nos fesses d’intellectuelle qui ne fait pas que penser, mais qui vit, voire qui s’encanaille un peu ! Tout à fait délicieux, ma chère ! Quant aux “plaisirs asymétriques de la séduction” : mais qu’est-ce que cela veut dire ? Que la domination, c’est excitant ? Je rencontre souvent des femmes qui trouvent que, finalement, un mec doit être un “vrai mec” pour leur plaire, qui disent aimer les hommes “un peu machos”. C’est affligeant pour les hommes et pour les femmes. Mais lorsque ces femmes disent cela, elles n’ont pas de tribune ouverte dans le journal Le Monde, et ne le font pas du haut de leur posture de “directrice de recherche à l’EHESS”. Leur travail, à elles, ne consiste pas à penser le monde social. Elles ne sont pas payées pour ça. Irène Théry, elle, a le temps de réfléchir avant d’écrire cela. Elle a toute une carrière d’universitaire pour le faire. Elle a toute une carrière d’universitaire pour penser cette “séduction à la française” qu’on nous a enfoncée dans le crâne depuis notre tendre enfance. »
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 02 mars 2012 à 17:12:53
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les plaisirs asymétriques de la séduction

L'aveu est clair, ce discours roule pour les machos ringards.  :pascontent1:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 05 mars 2012 à 15:47:52
c'est beau, c'est fin, ça s'mange sans faim...  :rougefache:

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La Virginie vote une loi imposant une échographie aux femmes souhaitant un IVG (Raw Story)
vendredi 24 février

National Organization of Women president Terry O’Neill said Wednesday that laws requiring women to view an ultrasound before terminating their pregnancy were “ritual humiliation laws.”

Lawmakers in Virginia on Wednesday approved a controversial bill requiring women to undergo an ultrasound prior to an abortion. Similar legislation, which requires women to view an ultrasound of the fetus or sign a statement documenting the reasons for her refusal, will soon be considered by the Illinois House of Representatives.

O’Neill said on MSNBC’s The Ed Show that the intent of the bills was to “humiliate and shame women.”

...

Another bill that will soon be considered by the Illinois House would place new building regulations on clinics that perform 50 abortions or more every year. These new “burdensome” regulations, according the the American Civil Liberties Union of Illinois, are meant to force abortion providers to shutter their facilities.

Republicans in state legislatures across the country have pushed for tighter restrictions on abortions, such as requiring ultrasounds before a woman can terminate her pregnancy or mandating a 24-hour waiting period.

Thanks to their electoral victories in 2010, conservatives lawmakers successfully enacted 92 measures aimed at restricting abortion in 2011, according to the Guttmacher Institute.
Source  RS ([url]http://www.rawstory.com/rs/2012/02/22/now-president-oneill-abortion-ultrasound-bills-are-ritual-humiliation-laws/[/url])
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 05 mars 2012 à 15:53:35
Une loi pour interdire les mini-miss ?
Dommage que Mme Jouanno ne se soit pas arrêter à l'interdiction des concours de beauté pour les "Mini-Miss."
Elle a bricolé une espèce de fourre-tout, mélangeant uniformes scolaires, parité, égalité etc.
Réponse prévisible de l'UMP à quiconque qui rechigne à une seule de ces multiples propositions :"alors, vous être pour les Lolitas ?"
Il est inutile de vouloir légiférer sur un symptôme de la maladie d'une socièté, càd "l'hypersexualisation," mais on peut fixer les limites.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: syberia3 le 05 mars 2012 à 17:21:05
Rhoooooooo! je viens de lire le papier de Tyger  :fleur2: shame on Republicains-pigs  tresfache....bande de fum......imposer une écho trans-vaginale avant toute décision d'IVg est purement nazi . Désolée mais je crois qu'il n'y a que sous hitler que l'état ,via ses fonctionnaires zélés ,s'autorisait à violer "techniquement" les femmes au nom de la loi . Salauds!
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: sarkonique le 05 mars 2012 à 20:30:00
Vous croyez qu'on sortira un jour de la préhistoire?  :triste1:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 10 mars 2012 à 09:13:56
Heu...C'est peut être moi qui n'ai pas les yeux en face des trous, mais.. A aucun moment il n'est écrit "échographie intra-vaginale"... Il est écrit échographie, mais pas intra-vaginale.
Je suis contre de toute façon, mais je souhaitais préciser ce point. cependant, je ne pense pas que ce soit l'échographie, l'acte en lui même qui est le "pire" (si il n'est pas intra-vaginal), mais plutôt l'ambiance dans laquelle se fait l'échographie.
C'est sûr que si on insiste bien à te montrer l'embryon (en admettant que ce soit plus d'un amas de cellule, parce que bonne chance pour montrer quelque chose à une femme enceinte d'un mois  :diable: :diable:) en te la jouant "vous voyez votre bébé gnagnagna", là c'est grave.
Parce que si ce n'est pas fait comme ça, un profane ne voit strictement rien sur une échographie précoce.  :merci: :merci:

Sinon, la lutte est internationale. Ici un article en anglais sur la lutte pour les droits des femmes  (http://rhrealitycheck.tumblr.com/post/19013357187/why-im-marching-against-religious-patriarchs-and)

C'est a New York, et le titre veut dire "Pourquoi je manifeste contre les patriarches religieux et les pornographes qui haissent les femmes, et pourquoi vous devriez me rejoindre."  :merci:

Citer
Why I’m Marching Against Religious Patriarchs and Woman-Hating Pornographers, And Why You Should Join Me

It is no longer deniable by anyone paying attention, that we are living through an all out war on women’s lives, women’s rights, and women’s futures. This is not a minor matter; women are half of humanity. Defeating this war is everybody’s responsibility.

 This is why this Saturday at noon I will be out in front of St. Patrick’s Cathedral in New York City with a rowdy band of others screaming at the top of my lungs. This is the home of Cardinal Timothy Dolan, who spearheaded the recent attacks on birth control. These attacks come on top of decades of attacks on abortion, and now nearly 90 percent of counties lack an abortion provider.

From there, we will march to the porn stores in Times Square and once again scream at the tops of our lungs. We will protest these stores because pornography has become more violent, more humiliating, and more cruel towards women – even as it has become more mainstream.

In reality, there is no meaningful difference between the Bible’s view of women and pornography’s view of women. Both reduce women to “things” to be controlled by men. The church reduces women to breeders. Porn reduces women to sex objects to be brutalized and degraded. We are neither. Women are human beings. On Saturday, we are shaking off any remnants of our own passivity and launching a new movement that will not stop until the full humanity of all women is recognized throughout society and throughout the world.

By taking to the streets in protest, we are not appealing to those in power, neither to the politicians who are either outright attacking women’s lives nor with those who are “just” seeking “common ground” with and conciliating to those attacks. We are calling out the millions of people who are horrified by this relentlessness but who are sitting paralyzed on the sidelines. We are also calling out to those who have become so acclimated to the unceasing violence and disrespect of women that they aren’t even angry.

Our message: IF WE WANT THINGS TO CHANGE – WE MUST ACT! We must rely on ourselves. We must do more than click an online petition or send money to some politician, we must get out in the streets, we must make our voices heard, we must confront the woman-haters and we must create through this protest a taste of the future we want.

For too long, those who attack women have felt free to do so at the tops of their lungs and with the backing of the state. Rush Limbaugh can call a thirty year old woman who uses birth control a “slut” and monopolize headlines for days. Timothy Dolan can revolt against birth control and get a personal phone call trying to appease him from President Obama. Porn producers can speak openly, as Bill Margold does here, about their desire to portray violence against women, “I’d like to really show what I believe the men want to see: violence against women… The most violent we can get is the cum shot in the face. Men get off behind that because they get even with the women they can’t have.”

Meanwhile, women tell us the stories of their rapes, the obstacles and shame they’ve encountered seeking abortions, the humiliation they’ve experienced from boyfriends who take their cues from pornography in whispers and through tears.

 Why should a woman feel she has to whisper to us about birth control and then add, “I hope no one hearing this gets offended”? Why should a woman be embarrassed to tell us how humiliated she has been because, “Every guy I have ever dated has begged me to let him ejaculate in my face”? Why should a woman break down in tears not because she feels guilty about having had an abortion but because she had gone her whole life without anyone ever saying to her that it is okay to feel good about her abortion?

It is time for women to stop choking on their anger and pain, to stop turning it inward. And it’s time for the men who want no part of this to stop going along.

We know that the body count of battered women – three to four women killed every day – never makes the front page. We know it’s easier not to consider the crushed spirits and ravaged bodies of the trafficked women who are locked inside the “massage parlors” we walk past. We know it’s degrading to consider how many of the men we interact with get off on depictions of women being “throat-fucked” til they gag. We know its a lot of energy to respond every time a religious fascist insists women “keep their legs closed” and be forced to bear children against their will. We know it is painful to confront that most people—including most progressive people —have learned to accept and to live with this escalating hatred of women.

But we also know that this is not the only way the world can be. We know there is a reservoir of people, women and men, young and old, who hate this relentless assault on women’s lives, rights and futures. We know that there are millions more who can be won to see that all this is intolerable. We know that not all men hate women. We know that women are not innately weak and passive and destined to lay down for this shit. We know – and we have already seen in our work building up for this protest – that, when people come together to confront the woman-haters and speak up defiantly in an uncompromising voice, tears and whispers can transform into righteous anger and defiant political action.

 By standing up together, by confronting the institutions that concentrate the war against women, we can shake off our own passivity. We can plant a pole that challenges and changes what other people feel they just have to accept. We can create a situation where the anger that is simmering, often stuffed very deep down in women everywhere, can be brought to the surface and unleashed to fuel powerful thinking and action. We can give inspiration and backing to people of all genders who everywhere who want to be part of bringing a better future into being. We can forge a vehicle, a new movement, that changes the terms throughout society and gives people a meaningful way to act.

On Saturday, our protest is not symbolic. It is a beginning. It is a declaration. From now, until we win the full liberation of women, this war on women will be resisted with conscience, anger, imagination, massive mobilization, and relentless determination to turn the tide.

End Pornography and Patriarchy: The Enslavement and Degradation of Women!

Abortion On Demand and Without Apology!

Fight for the Emancipation of Women All Over the World!

Saturday, March 10th
12:00 NOON
ST. PATRICK’S CATHEDRAL:
Fifth Ave. btw 50-51st. Streets 
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: syberia3 le 10 mars 2012 à 10:03:28
Yes !ce n'est pas dit précisément dans cet article mais je t'assure c'est ce que veulent les républicains car ils considèrent qu'avec une écho abdominale simple la femme ne peut pas se faire une idée précise du petit être en devenir qu'elle porte dans ses chairs .
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 16 mars 2012 à 08:42:08
les droits des femmes s'effritent partout de l' Arizona, Kansas (http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/1764-etats-unis-pas-de-treve-dans-la-guerre-a-la-contraception) au Maroc ainsi qu'en France... pour ceux qui considère que le féministe n'a plus lieu d'être ou les femmes qui disent "mais je ne suis pas féministe" comme si ce mot était une insulte...attendons encore un peu et nous régresserons de plusieurs dizaines d'années... tresfache tresfache

 
Citer
Le Maroc face au viol ([url]http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/revue-de-presse/54-lu-sur-la-toile/1770-le-maroc-face-au-viol?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter[/url])
 

Amina, 16 ans, s'est donné la mort parce qu'elle avait été obligée d'épouser l'homme qui l'avait violée. L'affaire choque le Maroc, où la seule femme ministre (comme on le remarquait en janvier) plaide pour réviser la loi qui fait de la victime une criminelle, rapporte l'AFP.

L’article 475 du code pénal marocain permet à un violeur de choisir entre faire de la prison (5 ans au maximum) et épouser sa victime explique le quotidien marocain francophone L'Economiste, qui conclut :

« Les Marocains réclament en chœur que l’omerta soit brisée, que l’affaire Amina soit le catalyseur d’une révision de la loi, et d’une prise de conscience sur la gravité de la question. Car au-delà de l’aspect législatif, c’est une affaire de mœurs, de perception de la femme-objet qui perdure, du manque d’éducation à proprement parler et d’éducation sexuelle notamment. Avec la loi, ce sont aussi les mentalités qui doivent changer. »

Interrogée par la BBC Afrique, Khadija Riadi , présidente de l’association marocaine des droits de l'homme (AMDH), dénonce elle aussi ces pesanteurs culturelles. Elle rappelle aussi que d'autres lois entrent en jeu, comme le mariage des mineures, toujours autorisé par la loi. Le nouvau code la la Famille, récemment entrée en vigueur, comporte des avancées, mais toujours de « grandes lacunes » qui portent « atteinte à la diginté des femmes. »
Titre: Re : Re : La condition des femmes
Posté par: Calypso le 17 mars 2012 à 07:48:43
les droits des femmes s'effritent partout de l' Arizona, Kansas ([url]http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/1764-etats-unis-pas-de-treve-dans-la-guerre-a-la-contraception[/url]) au Maroc ainsi qu'en France... pour ceux qui considère que le féministe n'a plus lieu d'être ou les femmes qui disent "mais je ne suis pas féministe" comme si ce mot était une insulte...attendons encore un peu et nous régresserons de plusieurs dizaines d'années... tresfache tresfache


Entièrement d'accord avec toi Raja. Je suis toujours surprise-agacée-désespérée quand j'entends des femmes dire cela, pareil pour comme celles qui revendiquent le droit à la burka, ou encore, à la prostitution...  :pleur4:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: syberia3 le 17 mars 2012 à 12:22:09
L'important n'est pas de dire "je suis" mais d'être et d'être dans les luttes qui condamnent toutes les formes de répressions . Les femmes et les enfants sont les plus exposés à l'horreur économique et sociale et le combat sera gagné quand les hommes considèreront qu'ils sont des femmes comme les autres ...

Citer
« Car au-delà de l’aspect législatif, c’est une affaire de mœurs, de perception de la femme-objet qui perdure,. »
. C'est pire que cela :c'est un crime contre une partie de l'humanité .
Citer
Par Marie-Françoise Colombani et Michèle Fitoussi - Le 16/03/2012

 

    Le leader du Parti de gauch...
    Comment lutter contre la pr...
    L'homme qui monte dans les...

Le leader du Parti de gauche n a jamais fait mystere de son feminisme

Le leader du Parti de gauche n'a jamais fait mystère de son féminisme

ELLE. Qu’est-ce que le féminisme pour vous ?
Jean-Luc Mélenchon. C’est la vieille formule de Condorcet : ou tous les êtres humains ont les mêmes droits, ou personne n’en a aucun en particulier. Le droit de base pour un partisan des droits de l’Homme, c’est le droit de disposer de soi, de sortir de la main du maître. Cette émancipation, elle est sociale, elle est culturelle, elle est humaine mais, le point de départ et le point d’arriver c’est de se rendre maître de soi-même. Une aptitude ne peut pas devenir un destin, mais une inaptitude non plus. L’aptitude à engendrer n’est pas un destin ni une identité. L’événement de ma vie a été la rencontre avec Colette Audry* qui m’a expliqué comment on arrive à articuler universalisme, paritarisme et bataille pour les droits des femmes. Avant elle, je pensais que c’était une lutte de plus. Je ne me rendais pas compte qu’il y a un certain maniement de l’universalisme qui, niant le patriarcat en tant que structure antérieure à la société politique, ne le voit pas et du coup le cache et donc peut le protéger.

ELLE. Votre parti est-il paritaire ?
Jean-Luc Mélenchon. Tous les organes du Parti de gauche  sont constitués à parité. A la direction permanente et au secrétariat national nous sommes 22 donc 11 hommes et 11 femmes, et nous sommes le seul parti avec une coprésidence, un homme, une femme. Nous sommes la démonstration du fait que c’est possible. Au début, tout le monde trouve ça bizarre, y compris ceux qui se sont battus pour, et ensuite on se demande comment on a pu faire autrement. J’ai donc la fierté de dire que mon parti est strictement paritaire.

ELLE. Quel est pour vous le candidat le moins féministe ?
Jean-Luc Mélenchon. Madame Le Pen, parce qu’elle est, sur tous les fondamentaux, hostile aux droits des femmes, et d’abord au premier d’entre eux : la liberté de disposer de soi qui est le droit à l’avortement. Attention, je le répète à chaque fois, il s’agit du droit à l’avortement. Il n’y a pas de partisan de l’avortement parmi nous, il n’y a  que des partisans du droit. Ensuite, le reste interpelle chacun ou chacune. Cette conviction m’a conduit à rompre avec les sandinistes qui pourtant participent au processus de la révolution démocratique d’Amérique du Sud. J’estime que je n’ai rien à voir avec eux parce qu’ ils ont cédé aux injonctions de l’église catholique au Nicaragua : l’avortement est interdit, y compris en cas de viol et même quand la vie de la mère est en danger.
Quand Marine Le Pen commence à dire avec hypocrisie et lâcheté qu’on ne va pas rembourser l’interruption volontaire de grossesse, avec une comparaison absolument ignoble qui met en parallèle, cette question et le droit de consommer les aspirines ou qu’elle utilise l’expression  répugnante d' « IVG de confort », qu’aucun être civilisé ne peut entendre, c’est qu’on n’est pas féministe. Elle essaye de masquer qu’en réalité l’extrême droite est contre le droit à l’avortement. Ce droit est tellement acquis dans la conscience politique qu’il  faut le ronger petit à petit par des manières chafouines, comme celles que je viens de décrire. Autre problème : le concept d’adoption prénatale qui renvoie au concept de mère porteuse que j’accepterai le jour où l’on me présentera une milliardaire prête à faire un enfant gratuitement pour une pauvre. Ce jour-là, je veux bien reprendre le dossier à zéro et y réfléchir autrement. Mais, en attendant, je ne suis pas d’accord. Je sais que la gestation pour autrui ne sera jamais autre chose que la marchandisation du corps des femmes sous la forme la plus ignoble qui soit. En plus, la proposition de Marine Le Pen revient à donner un statut juridique à l’embryon, puisqu’il est adopté avant d’être né, et donc de permettre d’interdire à terme  l’IVG.

ELLE. Pensez-vous  que la France est un pays macho ?
Jean-Luc Mélenchon. Autant que les autres. Cela dépend beaucoup de la culture, de la morale individuelle. Le patriarcat touche tous les pays et toutes les familles. Il n’est pas réservé à certains quartiers. C ’est un produit culturel. Je fais parti de ceux qui sont tombés de l’arbre quand on m’a annoncé le nombre de femmes battues à mort. Je me suis demandé pourquoi, il ne me viendrait jamais à l’idée de lever la main sur une femme. Je pense que ça doit tenir à l’éducation que j’ai reçue et en particulier celle que m’a donnée ma mère.

ELLE. Elle était féministe ?
Jean-Luc Mélenchon. À sa manière. Elle n’a jamais essayé de faire de moi le genre d’homme que mon père voulait que je sois.  Les deux n’étant plus de ce monde, je suis un peu gêné d’en parler. Je suis d’une famille méditerranéenne, des Pieds Noirs. Quand j’étais petit garçon, je chouinais comme on dit et ma mère me disait : « pourquoi tu pleurniches, fais donc plutôt ceci, fais donc plutôt cela ». Jamais il ne lui est venu à l’esprit de me dire comme mon père : « un homme ça ne pleure pas » ou  « je t’en mets une au moins tu sauras pourquoi tu pleures ». Bien sûr, je ne lui en veux pas, j’aime mes parents et ils m’aimaient. En plus, ils étaient persuadés de bien faire. Je crois que beaucoup de choses passent par l’éducation. Personne n’a de vocation spontanée d’être mauvais. Il y a d’abord une sorte d’injonction comportementale qui est faite aux jeunes garçons et deuxièmement, une incapacité des hommes- parce qu’on ne leur à jamais appris à le faire- à se dominer et à maîtriser leur violence physique. En tout cas, moi, on me l’a appris, j’explose verbalement mais jamais physiquement. La violence n’est pas un résultat social, elle est transversale à tous les milieux.

ELLE. Etes-vous favorable à la création d’un ministère des droits de la femme ?
Jean-Luc Mélenchon. Qui va oser dire non ! On devrait ne pas en avoir besoin, comme on devrait ne pas avoir besoin de faire des lois sur la parité. En attendant, si on n’en fait pas, il n’y a pas de parité. Pourquoi ? Parce que c’est un  enjeu de lutte. D’une certaine manière, il y a des manières d’institutionnaliser des faits de lutte qui reviennent à les assassiner parce qu’on les refroidit. La lutte féministe ne sera pas réglée avec de l’institutionnel mais, en même temps, nous avons besoin des moyens institutionnels pour la mener. Pour autant, ça ne nous émancipe pas de l’implication populaire et citoyenne pour imposer de force, ce qui n’a pas été consenti de bon gré. Mais vous voyez bien que cette société est vermoulue puisque la loi n’est plus respectée et que tous les jours, elle est bafouée. Elle est appliquée selon que l’on est puissant ou misérable. Pour quelles raisons serait appliquée une loi qui bouscule un confort de situation qui consiste à maltraiter les femmes salariées davantage que la moyenne des salariés ! C’est une économie fabuleuse que de pouvoir payer des gens 25% moins cher. Pourquoi ça ne durerait pas ? La loi sur l’égalité salariale a été votée et elle n’est pas appliquée donc on voit bien qu’on ne peut pas faire de changement à cette étape sans révolution citoyenne. Ainsi, non seulement il faudra un ministère mais il faudra que ce ministère ait des délégués, des inspectrices qui procèdent avec des méthodes révolutionnaires, intrusives comme autrefois pendant la révolution de 89 avec les commissaires du peuple. C’est comme ça qu’on est arrivé à renverser les citadelles. Je ne sais pas comment on procédera nous, mais  ce que je sais, c’est que la première fois, c’était sous un gouvernement de gauche et que c’était Yvette Roudy. C’est donc à nous, la gauche, de prendre une nouvelle fois nos responsabilités. Mais pas pour faire un ministère prétexte, je ne permettrai pas à ceux qui répondent aux féministes « oui je vais faire un ministère, ne vous inquiétez pas les copines » de se défiler ensuite.

* Militante socialiste, auteure, fondatrice du Mo

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 19 mars 2012 à 11:05:59
après avoir lu cet article ce week-end, que j'ai fait lire aussi à ma femme (ce terme m'énerve aussi, elle ne m'appartient pas !), je me dis que, bien que Mélenchon soit aussi critiquable sur certains points (l'affiche "Prenez le pouvoir" mérite presque un nez rouge au milieu de sa figure : si nous prenons le pouvoir ce ne sera jamais par les urnes, mais bien par la force et sans chef autoproclamé !), si les femmes veulent vraiment combattre tous les archaïsmes, et à défaut d'avoir un parti suffisament fort et encore plus à gauche, alors elles se doivent de voter FDG.

Les progressistes ne gagnerons pas sans l'appui des femmes, ou que ce soit, dans n'importe quel pays. Tout comme les luttes ne se gagneront jamais tant que les femmes ne prendront pas part à celles-ci. Tant que leur quotidien et avenir ne sera décidé que par les hommes, les femmes ne trouveront jamais leur place si ce n'est que comme pondeuses aux fourneaux.

désolé pour ces derniers termes mais c'est malheureusement la triste réalité.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 19 mars 2012 à 11:11:41
tyger :super: :super:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 19 mars 2012 à 11:42:39
On ne dit pas pondeuse aux fourneaux,mais mères de famille aux foyer!  :mrgreen:

Si tu utilises un terme péjoratif à cet égard, c'est soit tu déconsidères les femmes en général, or je sais que ce n’est pas le cas, soit tu déconsidères la fonction de mère au foyer, c’est pas mieux. :/

Tu me rappelles le très encourageant mot de bienvenue à mon retour de congé maternité d’un collègue masculin : " retourne torcher tes gosses !"  :fache1:

Même si encore une fois je ne te mettrais jamais dans le  même panier que la tanche de fond qui m’accueillit par cette phrase.

Tout comme les luttes ne se gagneront jamais tant que les femmes ne prendront pas part à celles-ci. Tant que leur quotidien et avenir ne sera décidé que par les hommes, tant que les hommes de progrès comme toi utiliseront des mots pareilles pour décrire la condition des femmes.   :o

Sinon je t’aime bien Tyger   :merci: , j’aime bien la polémique aussi.  :p


Titre: Re : Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 19 mars 2012 à 11:58:24
Si tu utilises un terme péjoratif à cet égard, c'est soit tu déconsidères les femmes en général, or je sais que ce n’est pas le cas, soit tu déconsidères la fonction de mère au foyer, c’est pas mieux. :/

Soit Tigrou dénonce le fait que beaucoup d'hommes (et même de femmes malheureusement) considèrent seulement les femmes à travers l'image d'un utérus sur patte et boniche de surcroit.  :mrgreen:

Etre mère au foyer comme tu dis, devrait être un choix éclairé, et non la seule fonction dans lequel on voudrait à nouveau enfermer les femmes. Sur ça je pense qu'on va tous et toutes tomber d'accord.  :super:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 19 mars 2012 à 12:02:44
Tu m'étonnes, le sang ! :frime1: :super:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Le sang coule le 19 mars 2012 à 12:04:42
Je deviens consensuelle, faut que j'aille me faire soigner, ça y'est c'est la fin.  :mdr1:

Bili  :fleur2:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 19 mars 2012 à 12:11:44
toutes ensembles, toutes ensembles,tous ensembles, tous ens..... :pompom: :pompom: :pompom:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: TYGER le 19 mars 2012 à 12:22:41
bien vu la polémique Bili, mais j'utilisais ce terme pour choquer et comme autant d'imbécilités dans la bouche du tout un chacun qui n'en a cure des femmes si ce n'est la journée de lafême pour se donner bonne conscience.

donc ni déconsidérer les femmes ni le rôle important dans leur foyer.

ça va vous faire plaisir : "je suis une femme comme les autres" !  :caf: :pompom:

faut dire aussi, y a que des filles chez moi, ça doit aider !  :mrgreen:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: syberia3 le 08 avril 2012 à 17:54:02
Les féministes en mouvement ont fait une interpellation des candidats à la présidentielle : la vidéo relative à cet entretien est de mauvaise qualité alors je poste un autre entretien dans lequel le candidat du FDG évoque sa relation au féminisme dont la référence pour lui est Colette Audry .

http://www.youtube.com/watch?v=zW2RqJhoyjQ#ws (http://www.youtube.com/watch?v=zW2RqJhoyjQ#ws)

Citer
Colette Audry (1906-1990) : engagements et identités d'une intellectuelle Syndiquer le contenu

Née au début du siècle, Colette Audry appartient à cette première génération de femmes qui accèdent aux grandes institutions éducatives pour s'engager dans l'une des premières professions intellectuelles ouvertes aux femmes, l'enseignement. Tout en restant professeure de lettres dans le secondaire, Colette Audry milite sa vie entière dans des organisations politiques de gauche et devient écrivaine. Agrégée à 22 ans, elle obtient son premier poste en 1928 et s'engage quelques années plus tard dans un syndicat d'enseignants. Elle adhère ensuite au Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, à la SFIO dans la tendance dirigée par Marceau Pivert qui prône un Front populaire de combat, critique la politique de non-intervention en Espagne et dénonce les procès de Moscou. Pendant la guerre, elle mène des actions aux côtés des communistes du Front national à Grenoble. À la Libération, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir rencontrés durant les années trente l'aident à publier ses premiers écrits littéraires chez Gallimard. Elle collabore aux Temps modernes, à France Observateur ou à la revue Arguments. Adepte du Deuxième sexe dès sa sortie en 1949, elle crée avec d'autres militantes au début des années soixante le Mouvement démocratique féminin considéré comme un laboratoire d'idées féministes et socialistes et devient dans le même temps directrice d'une collection « Femme » chez Denoël-Gonthier. Au sein de la Nouvelle gauche puis du PSU, Colette Audry se mobilise contre la guerre d'Algérie.

Alors que la déstalinisation semble en marche, elle milite pour la réunification du mouvement ouvrier et fonde avec Jean Poperen l'Union des groupes et des clubs socialistes puis adhère au parti socialiste de François Mitterrand à Epinay en 1971.

À la croisée de l'histoire des intellectuels et de l'histoire des femmes, cette étude analyse le devenir d'une intellectuelle au XXe siècle dans un contexte où l'accès des femmes au pouvoir reste problématique. Cette recherche biographique présente une mise en perspective chronologique de l'itinéraire de Colette Audry puis s'interroge sur la construction de ses identités d'enseignante, de femme politique, d'écrivaine et de féministe.

À travers ce parcours, il s'agit de réfléchir aux modalités d'engagement qui lui sont propres : les stratégies mises en place pour s'accomplir et obtenir une reconnaissance en tant qu'intellectuelle, la manière dont elle vit et se représente cette condition et le rôle de l'engagement féministe dans ce processus d'individuation.



Colette Audry:une femme de caractère:

http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/CPB91003562/femmes-de-caractere.fr.html (http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/CPB91003562/femmes-de-caractere.fr.html)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 23 avril 2012 à 15:22:59
Citer
Le rose pue ([url]http://www.crepegeorgette.com/2012/04/22/le-rose-pue/[/url]) 

On m’a fait passer sur twitter cet article ([url]http://www.guardian.co.uk/lifeandstyle/2012/apr/21/girls-are-not-pretty-in-pink[/url]) concernant l’initiative de deux femmes anglaises au sujet de la sexuation des jouets et plus précisément du rose.


([url]http://www.crepegeorgette.com/wp-content/uploads/2012/04/mappemonde-300x300.jpg[/url]) ([url]http://www.crepegeorgette.com/wp-content/uploads/2012/04/mappemonde.jpg[/url])


Les campagnes Pinkstinks servent à démontrer combien sont néfastes les jouets genrés et combien les jouets pour filles les poussent à être jolies, passives, passionnées de shopping, maquillage et mode. La plupart des jouets pour filles sont roses d’où le nom de la campagne qui signifie « le rose pue ».


Je suis allée chez Jouéclub et ai relevé quelques exemples.
([url]http://www.crepegeorgette.com/wp-content/uploads/2012/04/coiffure-300x300.jpg[/url]) ([url]http://www.crepegeorgette.com/wp-content/uploads/2012/04/coiffure.jpg[/url])
Des dessins à colorier. « CREE TON TOP MODEL » : Le monde canin est à l’honneur ! Notre top model Candy est la maîtresse de « Prince » et le mimi chiwawa « Bisou » appartient à Christy
MES BRACELETS BLING BLING
COFFRET MAQUILLAGE BARBIE : Livré avec de véritables produits cosmétiques et des accessoires de beauté.
J’ai eu un vague espoir devant quelque chose ressemblant à un petit chimiste.. c’était pour fabriquer des boules de bain : « Crée des boules de bain effervescentes et relaxantes, de jolis volcans pétillants, des sels de bain multicolores et découvre les réactions acides bases. »
Chez Toy R Us ([url]http://www.toysrus.fr/family/index.jsp?categoryId=3937121[/url]) ; 33 produits de maquillage dont 99% sont destinés aux filles, non pas pour se déguiser mais pour « faire comme maman » et « être belle ».
Je vous renvoie également vers cet article ([url]http://nerdyapple.com/my-son-is-gay/[/url]), assez émouvant. je le résume pour les non anglophones. Un garçon de 5 ans avait décidé de se déguiser en Daphné, la copine de Scoobidoo, pour Halloween. Les réactions des autres parents ont été extrêmement violentes en lui demandant comment diantre elle avait pu permettre ça et qu’il faudrait à l’avenir le lui interdire. Oui nous sommes bien en train de parler d’un déguisement pour Halloween. Elle souligne, avec raison que si sa fille avait décidé de se déguiser en Batman ou tout autre héros masculin, il n’y aurait jamais eu ce genre de réaction.
Un autre article sur le sujet ([url]http://mothering.com/parenting/the-boy-in-the-blue-tutu[/url]).
([url]http://www.crepegeorgette.com/wp-content/uploads/2012/04/baraongles-300x300.jpg[/url]) ([url]http://www.crepegeorgette.com/wp-content/uploads/2012/04/baraongles.jpg[/url])
(ceci est un « bar à ongles » pour filles évidemment, à partir de 5 ans).

Je vous renvoie comme toujours vers l’étude de Fisher Price ([url]http://www.allomattel.com/documents/jouets_new.pdf[/url]) avec cette phrase hallucinante « Les poupées , sauf détournées de leur fonction (“s’il joue avec une poupée et qu’il luicasse la tête, on est rassuré” pères)« . C’est là combien l’on constate que l’on ne cesse d’inculquer aux petits garçons à devenir violents, pour mieux les punir plus tard. Constatez que pas un père ou une mère ne se dit que leur enfant mâle aura un jour à changer un enfant ou le bercer.
Et « La plus grande angoisse des parents est celle de la “déviance sexuelle” sous-jacenteà la féminisation des garçons. (“si on élève un garçon comme une fille, on a peur qu’il deviennepédé” mères, “on a peur de l’homosexualité, alors on est fier que son garçon fasse du foot”pères). »
Nous sommes au final confrontés à plusieurs problèmes :
- les jouets pour fille les poussent à une surféminité qui a évidemment un impact sur la société entière. Le rose qui est à la base une couleur neutre, devient « puant » puisqu’il symbolise toute cette mièvrerie associée aux filles. Les filles sont poussées à ne s’intéresser à rien d’autre qu’à leur physique.
 - cela a evidemment un impact sur la vision qu’ont d’elles les garçons du même âge.
 - si les jouets des garçons sont infiniment plus variés et intéressants, ils restent accessibles aux filles alors que l’inverse n’est pas vrai.  Si les jouets poussant à l’hypersexualisation des filles n’ont aucun intérêt tant pour les filles que pour les garçons, il n’en est pas de même pour tous les jouets identifiés filles. or ceux ci restent majoritairement interdits aux garçons.
Peut-être devrions nous réfléchir à l’idée d’un pinkstink français (pou franco belge ([url]http://www.crepegeorgette.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif[/url]) ) . Les deux anglaises à l’origine du projet ont signalé  qu’un allemand est en route mais qu’il n’y a rien de prévu en France.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 02 mai 2012 à 07:14:25
ça en arrangerait quelques uns si ce n'était plus un délit :rougefache: :rougefache:

Citer
Le harcèlement sexuel bientôt légalisé ? ([url]http://www.bastamag.net/article2326.html[/url])

Estimant que la définition du délit de harcèlement sexuel risque de criminaliser la séduction, Gérard Ducray, ancien élu UMP condamné pour harcèlement sexuel, a demandé son abrogation. Du côté des féministes, on considère aussi que le délit n’est pas adapté à la réalité. Mais que, loin de porter atteinte à la liberté des hommes, il assure aux harceleurs une scandaleuse impunité. Décryptage.

« Harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle » : c’est ainsi que le code pénal français définit le délit de harcèlement sexuel. Apparu en 1992, il pourrait disparaître le 4 mai prochain. Gérard Ducray, ancien secrétaire d’État et ancien élu UMP a en effet demandé son abrogation. Condamné pour harcèlement sexuel en 2010, il a, en mars 2011, accompagné son pourvoi en cassation d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), qui permet à tout justiciable d’interroger le Conseil constitutionnel sur la conformité d’une loi dans le cadre d’un procès.

L’association européenne de lutte contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), qui s’est battue pour qu’un délit de harcèlement sexuel existe, a, dès le vote de la loi en 1992, critiqué sa définition juridique. Parmi d’autres arguments, l’association pointe l’imprécision de la définition du harcèlement sexuel. C’est précisément ce point qu’a choisi de souligner la défense de Gérard Ducray. Estimant que, trop floue, elle porte atteinte au principe de la légalité des délits et des peines, qui dispose que l’on ne peut être condamné pénalement qu’en vertu d’un texte précis et clair.

Criminalisation de la séduction ou impunité du harceleur ?

Mais, alors que Gérard Ducray pointe le risque de criminalisation des rapports de séduction, l’AVFT met en avant l’impunité dont bénéficient les harceleurs grâce à ce flou juridique. « Les juges statuent subjectivement, en fonction de l’idée qu’ils se font du harcèlement sexuel », constate l’association. Et cette vision que les magistrats ont du harcèlement sexuel est parfois déconcertante. Des propos insultants assimilés à des « signaux sociaux conventionnels de séduction » aux mains aux fesses censées « créer du lien », les motifs de relaxe des prévenus attestent parfois d’une conception étonnante des rapports entre hommes et femmes.

Il est par ailleurs surprenant que la victime soit tenue de prouver l’intention « d’obtenir des faveurs de nature sexuelle ». Comment prouver une telle intention ? De quels éléments est-elle supposée la déduire ? Pourquoi donner tant d’importance à cette finalité, qui permet si facilement au mis en cause de s’exonérer de sa responsabilité, du genre « c’est elle qui prend tout mal » ou « c’était juste pour rire » ? Les manifestations du harcèlement sexuel et des conséquences mesurables sur la santé et le travail des victimes ne devraient-elles pas suffire à ce que l’infraction soit constituée ?

Pas d’étude depuis… vingt ans !

Moins de 100 harceleurs sont condamnés en France chaque année, loin des craintes d’invasion des tribunaux, formulées au moment de la création du délit en 1992. Pourtant, dans la seule enquête française disponible au sujet du harcèlement sexuel – qui date de 1991 ! –, 19 % des salariées interrogées se sont déclarées victimes de harcèlement sexuel au travail. Soit plusieurs milliers de citoyennes chaque année. Selon une étude du Bureau international du travail (BIT), parue en 1999, la France est même l’un des pays où le taux des violences sexistes ou sexuelles sur le lieu de travail est le plus élevé du monde.

De nombreuses condamnations pour harcèlement sexuel sont en fait des agressions sexuelles, voire des viols – 3 000 sont commis en France chaque année sur le lieu de travail –, déqualifiées, et théoriquement plus sévèrement réprimées. Si, pour ces raisons, l’AVFT demande au Conseil constitutionnel l’abrogation du délit de harcèlement sexuel, elle exige que celle-ci soit différée, de façon à ce que le législateur ait le temps de produire un nouveau texte. Sans quoi, il y aurait une annulation de toutes les procédures en cours et la création d’un vide juridique pour les victimes, empêchées de porter plainte. Gageons que le Conseil constitutionnel ne validera pas l’impunité dont bénéficient de trop nombreux harceleurs français.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: syberia3 le 02 mai 2012 à 07:26:09
Alors là c'est un comble !Un justiciable demande une loi sur mesure pour être disculpé . Mais c'est vraiment prendre les femmes pour des quiches parce qu'en général quand elles se décident de porter une telle plainte c'est rarement à la légère et c'est après en avoir encaissé pas mal en terme de harcèlement .Au passage il est en train de se passer la même chose contre les associations qui défendent les victimes de racisme :il serait question de leur supprimer la possibilité de pouvoir se constituer partie civile ...elle est belle la France sous Sarko . :fache1:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 04 mai 2012 à 08:56:18
eh bien voilà tresfache tresfache tresfache


"Le Conseil constitutionnel a décidé vendredi l'abrogation immédiate de la loi sur le harcèlement sexuel, dont il a jugé la formulation trop floue, renvoyant au législateur la responsabilité de définir plus clairement les contours de ce délit.
 
L'article concerné (222-33) du code pénal stipulait: "Le fait de harceler autrui dans le but d'obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende", rappelle le Conseil dans une décision publiée sur son site. Son abrogation "est applicable à toutes les affaires non jugées définitivement", c'est-à-dire en cassation, précise-t-il"
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 04 mai 2012 à 11:59:44
Je sens que le Conseil va bientôt être invité à se prononcer quant au "flou" de la notion de "conflit d'intérêts"... :rougefache:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: oblomov le 09 mai 2012 à 18:22:47
Tweet très spirituel de Pierre Salviac, journaliste sportif (rugby) qui visait apparemment Mme Trierweiler :

(http://www.leparisien.fr/images/2012/05/09/1992242_tweet-salviac.jpg)

Presque aussi drôle que Lionnel Luca.
RTL l'ont licencié.

Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: timbur le 09 mai 2012 à 19:31:56
Ça commence bien...
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 10 mai 2012 à 08:42:30
bon débarras :fache1: :fache1:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: reveillonsnous le 10 mai 2012 à 09:36:33
Il est certain que ce gros con n'est pas une grosse perte  :hehe: Mais le fait qu'il ait été viré pour cette raison , genre atteinte à la dignité de la première dame, me mettait mal à l'aise, à la lecture de l'info. J'avais un peu l'impression que ça faisait reste de réflexes acquis durant l'ère Sarkozy.... dommage de commencer ainsi un quinquennat qui se veut celui du changement  :triste1:

Je viens de lire la réaction de Schneiderman sur Rue89 (http://www.rue89.com/2012/05/10/salviac-premier-vire-de-hollandie-232034), et ma foi elle me semble très juste :

Citer
Si l’on m’avait dit qu’il me faudrait prendre la défense d’un commentateur de rugby beauf’, et de sa beaufitude ! Mais tout de même, dans cette affaire Salviac, quelque chose ne passe pas. D’accord, le tweet de Pierre Salviac, commentateur rugbystique de RTL, à l’égard de Valérie Trierweiler, que je n’ai même pas envie de reproduire ici, atteignait le dernier degré de la beaufitude.

Mais, comme nous le rappelions mercredi, s’agissant de l’intéressé, ce n’est pas le premier. Et le code pénal français ne comporte pas encore de délit de beaufitude. Pourquoi a-t-il été sanctionné pour celui-ci, et pas pour les précédents ?

D’accord, le fait que Salviac cesse de commenter les matches de rugby sur RTL ne constitue pas une perte tragique pour la liberté d’expression en France. Par ailleurs, le couple Hollande-Trierweiler n’a (que je sache) demandé aucune sanction à la direction de RTL.

Mais on sait comment fonctionnent les choses en France. On sait comment l’art de la courtisanerie est d’abord celui d’anticiper les désirs du Prince. La promptitude de la réaction de RTL (le malodorant fut viré en un temps inférieur à la durée d’un match de rugby) laisse une drôle d’impression, mais davantage encore le silence gêné qui accueille cette décision.

Imaginons une seconde le tollé (à juste titre) si, après une même moquerie stupide et machiste ayant visé Carla Bruni, la direction d’un média avait pris la même sanction express. Souvenons-nous du tollé, bien réel, soulevé (à juste titre, bis) par le sinistre Philippe Val, lorsqu’il vira notre ami Didier Porte, après qu’il ait répété quatre fois « j’encule Sarkozy » sur l’antenne de France Inter.
Trierweiler, un visage du pouvoir

Tout cela ne tranche-t-il pas avec le silence gêné qui entoure le lourdage express de Salviac, coupable d’un simple tweet ? Salviac, dira-t-on, n’est ni humoriste, ni drôle.

Et alors ? Le contexte, dira-t-on encore, est différent, le couple Trierweiler-Hollande, à la différence du couple princier précédent, n’ayant (encore) aucun passif en matière de liberté de la presse. C’est vrai. Mais la-Première-dame-de-France est un personnage public. Sur son propre compte Twitter, Valérie Trierweiler, par ailleurs journaliste salariée des honorables maisons Lagardère et Bolloré, revendique elle-même (et à juste titre, ter) une liberté d’expression personnelle, dont elle seule délimitera les contours. Elle va, en outre, bénéficier d’un pouvoir d’influence, directe et indirecte, au moins égal à celui de Carla Bruni-Sarkozy.

Bref, elle est désormais un des visages du pouvoir. La liberté d’investigation, mais aussi de ton, à son sujet, ne doivent être encadrées que par les lois de la République, et pas par celles de la courtisanerie.
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: ElectricEye le 10 mai 2012 à 12:43:19
Première dame ou pas, il a pas volé son licenciement. Y en a marre que sous prétexte de la liberté d'expression, les journalistes puissent se sentir obligé de se laisser aller à la misogynie, au racisme ou je ne sais quoi sur Twitter !
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: syberia3 le 10 mai 2012 à 13:05:49
Bon alors de gauche ou de droite : première dame de France ça n'existe plus depuis que la dernière s'est fait raccourcir le menton (en 1793 :la chirurgie esthétique était approximative  :mrgreen:) . Pour le reste je suis d'accord avec l'analyse de Schneiderman : si on doit virer tous les gros cons qui disent des grosses conneries on serait en permanence en violation avec le droit du travail .  Schneiderman a raison sur Philippe Val dont il n'est pas obligé de le traiter de sinistre (c'est un jugement de valeur et  personnel qui n'a rien à voir avec le travail d'information ) .PV qui exècre le machisme et les insultes qui vont avec, aurait viré salviac avant même de l'embaucher :on aurait crié au "scandale!"...
Cette histoire soulève également un autre problème : twitter c'est encore faire du journalisme ou c'est s'exprimer à titre personnel ?
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 11 mai 2012 à 11:06:11
ElectricEye :super: :fleur2:

pour moi, ça a été l'occasion pour la chaine de se débarrasser d'un journaliste qui tient des propos homophobes et sexistes sur son twitter régulièrement.

(http://img11.hostingpics.net/pics/589475Capture1.png)
(http://img11.hostingpics.net/pics/582032Capture.png)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 11 mai 2012 à 11:12:12
Merci syberia, les gens oublient ça souvent, qu'il n'y a pas de première dame.  :merci: :merci:

Même si je trouve son tweet pourri, ça ne justifie pas son licenciement.  :merci: D'autant plus que personne ne dit si c'est son compte twitter "perso" ou "journaliste".

Il me semble que personne dans l'entourage d'Hollande n'a demandé ce licenciement, c'est déjà ça.  ;)

Sinon, raja, dans les tweets que tu cites, difficile de voir si c'est de l'homophobie, du sexisme, ou juste du mauvais goût. J'ai déjà lu des gays balancer bien pire sur les homosexuels.
Est-ce qu'on va partir dans "mais eux ont le droit parce qu'ils sont gays" ?
C'est de l'humour de beauf, mais ça ne justifie pas un licenciement selon moi.


Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: raja le 11 mai 2012 à 13:21:22
compte twitter "perso" ou "journaliste" : il me semble que dans son cas comme dans beaucoup d'autre sur les réseaux sociaux c'est idem

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dans les tweets que tu cites, difficile de voir si c'est de l'homophobie, du sexisme, ou juste du mauvais goût
libre à chacun d'interpréter les tweet de ce monsieur pour moi c'est clair :merci:

Citer
J'ai déjà lu des gays balancer bien pire sur les homosexuels
Est-ce qu'on va partir dans "mais eux ont le droit parce qu'ils sont gays" ?
on ne rit pas de tout avec tout le monde c'est idem pour les vannes homophobes et ces fameux gay ne représente probablement qu'eux et n'ont pas une antenne et un auditoire pour s'exprimer...
je me souviens de propos pourris de moscato toujours en poste (je l'aurais viré aussi celui là) décidément les chroniqueurs sportifs devraient se contenter de parler que de sport.

Citer
C'est de l'humour de beauf, mais ça ne justifie pas un licenciement selon moi.
pour d'autres c'est insultants notamment pour les femmes journalistes, la limite est fine entre l'humour beauf et le propos discriminatoire...

perso qu'il soit viré je m'en fiche, d'autres perdent leur travaillent et ne persiflent pas sur tweeter, en pleurant à la censure, il ira surement travaillé au figaro. :]

aprés je me leurre pas sur les intentions d'RTL qui se fiche royalement de la condition des femmes lambda.
Titre: Re : Re : La condition des femmes
Posté par: Nico2 le 11 mai 2012 à 14:02:49
Même si je trouve son tweet pourri, ça ne justifie pas son licenciement.  :merci: D'autant plus que personne ne dit si c'est son compte twitter "perso" ou "journaliste".

Il me semble que personne dans l'entourage d'Hollande n'a demandé ce licenciement, c'est déjà ça.  ;)

Sinon, raja, dans les tweets que tu cites, difficile de voir si c'est de l'homophobie, du sexisme, ou juste du mauvais goût. J'ai déjà lu des gays balancer bien pire sur les homosexuels.
Est-ce qu'on va partir dans "mais eux ont le droit parce qu'ils sont gays" ?
C'est de l'humour de beauf, mais ça ne justifie pas un licenciement selon moi.


Pour le cas Pierre Salviac, je pense que son licenciement est pleinement justifié.

Ce non seulement pour son dernier tweet polémique, celui de trop ; mais aussi pour les précédents, notamment homophobes et insultants d'une manière générale.

C'est l'honneur de RTL d'avoir évincé l'auteur de tels propos.

A l'instar de Raja, je pense "bon débarras".
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 11 mai 2012 à 14:28:43
Je suis d’accord.
Je développe.

Il n’est pas à plaindre, il retrouvera certainement du boulot sinon, il peut prendre sa retraite.
Il l’aura sûrement à taux plein.

Ses propos sont choquants, jamais personne ne lui a reproché de se comporter en machiste raciste, enfin je suppose , sinon il n’aurait certainement pas vomi son fiel ainsi jour après jour, mais c’est la liberté d’expression, la même sans doute qui permet de dire des saloperies sur le forum orange. Cette liberté qui permet que les langues se délient et fait monter le FN et qui permet aussi à  Sarkozy de banaliser les idées frontistes. Comment voulez-vous faire progresser les mentalités sans un minimum de discipline ? Avec des mots doux ? d’abord dans une entreprise il n’y a pas de démocratie si tu entaches l’image de la société dans laquelle tu bosses, t’es remercié illico presto.

Je tiendrais ce même genre de propos sur le forum à l’encontre d’une blonde nationaliste ou envers un membre du précédent gouvernement que dans les trois secondes qui suivraient mon intervention ,je me prendrais une modo bien rouge dans les dents . c’est une invitation à ne pas dépasser les bornes. Si je continu dans le même registre, je risque le bannissement si mes propos deviennent odieux.

Je tiens donc ma langue, et  en ce qui concerne ce monsieur, faut-il être un c.. ,que dis-je, un archi-c.., pour se croire tout permis après l’élection du nouveau président ,se croire immuniser contre la réaction de son employeur, il n’a qu’à attaquer aux prud’hommes et il se fera des tunes si c’est reconnu comme un licenciement abusif.
faites-vous baiser utile par votre employeur et vous aurez une chance de vous faire du fric et de créer du buz par la même occasion  :diable:
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: Val le 11 mai 2012 à 14:48:07
Je comprends bien vos propos, c'est juste qu'en fait je trouve surtout ça pitoyable. Comme pour moi ça n'a pas vraiment à voir avec son travail je ne vois pas bien le rapport avec le licenciement. Et le fait que vous disiez qu'il fait ça depuis x temps renforce mon propos.
Cela veut-il dire qu'il insulte les femmes et les homosexuels depuis x années, mais que ça n'a d'importance que quand ça touche Madame Trierweiler ??
Même si je condamne les propos, pourquoi c'est cool de le licencier lui et pas stéphane guillon ou didier porte ?
C'est l'éternelle question de "jusqu'où on peut aller pour dire ce que d'autres réprouvent"
Car ne vous leurrez pas, pour nous qui trouvons les propos de Didier Porte ou Stéphane Guillon plutôt sains et contenant une part de vérité, il y a des gens que leurs propos révulsent. C'est comme ça, c'est l'humanité.

Quand à twitter, je rappelle une chose : chaque personne décide de suivre ou non l'autre personne. Ce n'est pas un auditoire qui "subit" les conneries de ce monsieur. Chacun a appuyé sur "follow". Perso si j'avais suivi ce monsieur (que je ne suivais pas), au premier propos de ce genre, ça aurait été "au revoir".

Pour moi ce n'est pas la même chose que TF1 qui distille de la haine, parce que les gens vont regarder la télé pour s'informer ou se distraire, pas pour entendre un type de discours particulier (encore que maintenant...  :gene: :gene:)
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 11 mai 2012 à 14:59:28
dis comme ça tu n'a pas tout à fait tort sur le principe,apparemment RTL ou des chaînes de télé licencient si un de ces collaborateurs insulte une personnalité publique ou plus exactement proche du pouvoir ou tient des propos à la zemmour. Ceci dit comme il y a eu des précédents, il aurait dû se méfier.C' est bien fait :hehe: :hehe: sa gu...., il est vraiment trop...... ::d
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: reveillonsnous le 11 mai 2012 à 20:07:38
Je ne dis pas le contraire que
Citer
.C' est bien fait :hehe: :hehe: sa gu...., il est vraiment trop......
:berk1: :berk1: :berk1:
Mais par contre je dis juste qu'il aurait du être viré il y a bien longtemps, vu la teneur de ses propos ! :désolé1:
 Et que le virer à présent, sous prétexte qu'il a attenté à la dignité de la compagne du nouveau Président.... ben c'est d'une absolue connerie !

Il y a des textes de lois qui interdisent le racisme ou l'homophobie  :D,  :mrgreen:.. mais il n'y a pas de textes spécifiques pour atteinte à la dignité de la femme du président  :] :mrgreen:.... donc c'est juridiquement déconnant ! :pasdrole:

Ils auraient voulu se convaincre eux-mêmes, ou convaincre l'opinion publique, que l'exercice du Pouvoir sous Hollande ou sous Sarko c'est kifkif bourricot (pardon Manon) ...
et ben ils ne s'y seraient pas pris autrement  :fache1: tresfache
Titre: Re : La condition des femmes
Posté par: bili le 11 mai 2012 à 23:35:24
Citer
Mais par contre je dis juste qu'il aurait du être viré il y a bien longtemps, vu la teneur de ses propos ! :désolé1:
 Et que le virer à présent, sous prétexte qu'il a attenté à la dignité de la compagne du nouveau Président.... ben c'est d'une absolue connerie !

D’accord , mais c’est considéré comme une atteinte à la liberté d’expression, malgré les lois, je constate que  tout le monde à le droit de dire n’importe quoi.
 Et  comme le CSA est intimement lié avec le pouvoir(Le Collège des conseillers dirige le CSA. Il est composé de neuf conseillers. Bien qu'ils soient nommés par décret du président de la République, seuls trois d'entre eux sont désignés par lui. Trois autres sont désignés par le président de l'Assemblée nationale et les trois derniers par le président du Sénat.),je suppose que les directeurs de chaînes télé et radio ont tout simplement la trouille de se faire virer eux-mêmes.La connerie ne vient pas de Hollande.
C’ est une question de pouvoir et d’influence.
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: reveillonsnous le 21 mai 2012 à 12:56:33
Aux Etats-Unis, le ridicule pour tuer la « guerre aux femmes » (http://www.rue89.com/rue69/2012/05/21/aux-etats-unis-le-ridicule-pour-tuer-la-guerre-aux-femmes-232349)
Un article absolument excellent et qui plus est fort instructif !
J'avais une petite idée de la régression aux Etats-unis concernant la condition des femmes.......... Mais là franchement j'hallucine  :| :| :|

Et je tire mon chapeau à ces dames qui se battent avec humour,  :mdr1: :mdr1: et néanmoins avec le plus grand sérieux  :super: :super: :super:

Vous imaginez la pénalisation de l'éjaculation précoce et de la masturbation masculine, du fait d'une loi faisant du spermatozoïde une personne  :mdr2: :mdr3:

A lire absolument  :merci:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: bili le 21 mai 2012 à 13:24:22
je savais les tasuniens atteins , mais là ça dépasse toutes mes certitudes et mes préjugés. :gene: :blub: :blabla: :pendu:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 21 mai 2012 à 13:52:40
Citer
Vous imaginez la pénalisation de l'éjaculation précoce et de la masturbation masculine, du fait d'une loi faisant du spermatozoïde une personne

 :hehe: :hehe:  interdiction totale, ça va en faire des hors la loi :hehe: :hehe:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: bili le 21 mai 2012 à 15:03:10
les copines, je vous vois mortes de rire mais imaginez que ces p***** de lois sur la contraceptions voient le jour, comme les lois anti- avortement.

Plusieurs centaines de projets de lois visant à abroger des droits fondamentaux sont actuellement à l’étude dans 29 Etats.

Bien sûr que ces propositions de lois sont ridicules, on dirait que la démocratie tazunienne est une grande  malade, malade de sa bêtise, de ses conservateurs, de ses réacs.C’est poilant ha, ha, ha,  alors que chez nous nous avons une blondasse qui nous a pris le choux avec ses avortements de confort, résultat 17.9 %  ha, ha ,ha, j'en p***e dans ma culotte. 

Bon les filles :fleur2: c’est pas drôle.
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 21 mai 2012 à 16:10:12
franchement parfois vaut mieux en rire qu'en pleurer puis continuer à veiller ;-)

toute l’Europe vire conservateur, les états unis, l’Afrique, le moyen orient...le monde va mal et c'est les femmes qui trinquent, si le mot féministe ne se transformait pas en gros mot dés qu'on le prononce, on pourrait avancer plus vite. :merci:
Titre: Re : Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: reveillonsnous le 21 mai 2012 à 18:53:00
les copines, je vous vois mortes de rire mais imaginez que ces p***** de lois sur la contraceptions voient le jour, comme les lois anti- avortement.

Tu as bien sûr raison Bili !  :fleur2:
Et le fait d'en rire ne veut nullement dire prendre ces infos par-dessus la jambe (sinon, d'ailleurs, j'aurais ri et je ne l'aurais pas répercuté ici, ou alors dans le café du commerce :gene3:) !
Mais vois-tu je veux prendre en compte l'humour des réponses ..... Elles sont classe les nanas, non ?  :grrr: :diable: J'aimerais avoir autant d'humour combattant  :mrgreen:
D'autant plus que je n'ai pas l'impression d'avoir souvent l'impression de sourire ces derniers temps, en fait !  :diable:
Titre: Re : Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Nico2 le 21 mai 2012 à 21:28:06
Aux Etats-Unis, le ridicule pour tuer la « guerre aux femmes » ([url]http://www.rue89.com/rue69/2012/05/21/aux-etats-unis-le-ridicule-pour-tuer-la-guerre-aux-femmes-232349[/url])
Un article absolument excellent et qui plus est fort instructif !
J'avais une petite idée de la régression aux Etats-unis concernant la condition des femmes.......... Mais là franchement j'hallucine

Et je tire mon chapeau à ces dames qui se battent avec humour,  :mdr1: :mdr1: et néanmoins avec le plus grand sérieux  :super: :super: :aginez la pénalisation de l'éjaculation précoce et de la masturbation masculine, du fait d'une loi faisant du spermatozoïde une personne  :mdr2: :mdr3:

A lire abrci:



Lu, avec intérêt.

La révolution conservatrice n'a pas dit son dernier mot aux US.

Si même les USA continuent à ce point de se vautrer dans le rétrogradisme, franchement c'est désespérant.

J'en profite pour prier quant à une réélection de Barack Obama, laquelle n'apparaît toujours pas évidente  :/ .

Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 22 mai 2012 à 10:49:52
 :rougefache: :rougefache:

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Non, les féministes ne sont pas des débiles

Cher Serge, La lecture de ton texte ([url]http://blogs.lesinrocks.com/kaganski/2012/05/15/le-feminisme-est-parfois-lavenir-de-la-betise/[/url]), écrit en réponse à la tribune ([url]http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2012/05/11/a-cannes-les-femmes-montrent-leurs-bobines-les-hommes-leurs-films_1699989_3232.html[/url]) publiée dans Le Monde par le collectif la Barbe -signée par Virginie Despentes, Fanny Cottençon et Coline Serreau- qui dénonce l’absence de femmes réalisatrices dans la sélection officielle cannoise, nous a plongées dans la colère, l’incrédulité, la perplexité. Peut-être as-tu lu un peu hâtivement leur tribune, et, accaparé par ta préparation cannoise, répondu à la va-vite. On t’excusera dans ce cas. Mais si ces mots traduisent le fond de ta pensée, c’est plus inquiétant, tant tes arguments semblent balancés à l’emporte pièce et manquer de l’acuité critique et de la hauteur de vue dont tu sais faire preuve dans tes chroniques.
Non Serge, les féministes ne sont pas des débiles ou des idiotes, comme tu le suggères dans le titre de ton billet, des idiotes agressives qui ne maitriseraient pas leurs nerfs (hystériques ?) et mordent au moindre soupçon de machisme ou de traitement inégalitaire.
Note d’abord que cette tribune n’accuse à aucun moment Thierry Frémeaux de machisme, ni ne réclame la parité homme femme dans les films sélectionnés. Alors pourquoi leur prêter ces propos ?
Reprenons ton argumentation. S’il n’y a aucune femme réalisatrice sélectionnée cette année au festival de Cannes, c’est tout simplement parce qu’il n’y avait aucun bon film « de femme » prêt à temps pour être sélectionné. Pourquoi selon toi ? Parce que les femmes manquent de talent. Ce serait peut-être, écris-tu, « parce qu’il y a moins de grandes cinéastes que de grands cinéastes ». Veux-tu dire par là que les femmes sont par « nature » moins douées pour la réalisation que les hommes ? Un peu stupide, non ?
Il serait plus intéressant de se demander pourquoi il y a si peu de films réalisés par des femmes. Pourquoi les femmes ne représentent qu’un si faible pourcentage de cinéastes. Pourquoi elles sont très minoritaires ou absentes dans les comités de sélection. Pourquoi elles ont plus de mal à  embrasser cette profession, à devenir réalisatrice. Que tu le veuilles ou non, la répartition des rôles, sociale et genrée continue de faire son effet. Au lieu de crânement dénoncer l’absence de films « féminins », en citant petitement trois films que tu trouves mineurs (comme il serait facile de faire la même chose en s’immergeant dans l’immensité des films produits par des hommes chaque année), il aurait été plus judicieux de s’interroger sur les mécanismes de production des inégalités hommes-femmes dans le monde de la création.
« Concernant la création, la parité est une stupidité hors sujet » expliques-tu. Tu sembles nous dire, peu importe le sexe, que c’est l’œuvre qui compte. Tu passes un peu vite sur des mécanismes fondamentaux –la visibilité et la représentation- qui ont porté toutes les luttes pour l’égalité menées par les noirs, les femmes et les homosexuels depuis 50 ans en permettant de se projeter soi-même à travers l’autre dans un possible à venir. Attaché à l’universalisme républicain, tu t’inquiètes aussi de l’effet domino de la « parité ». « Sélectionnons autant de cinéastes juifs et arabes à la prochaine Mostra, autant de Belges wallons et flamands à la prochaine Berlinale, de blancs et de noirs à Locarno ». Les femmes représentent la moitié de l’humanité, la moitié des juifs, des arabes, des homosexuels, des belges, des blancs, des noirs, des martiens.
Concernant, ce que tu appelles  la « subjectivité » des sélectionneurs, nous la croyons bien sûr sincère. Mais il est étrange que dès que nous en appelons à la « subjectivité », les femmes se retrouvent plus qu’à leur tour exclues. A ce jour, en 2012, aucune femme n’a été Présidente de la République en France – est-ce a dire qu’il n’y aurait pas de femmes politiques, ou que par « nature » elles seraient moins compétentes que les hommes sur le même terrain ? Peu, voire aucune femme à la tête de grands groupes de presse ou dirigeants des news mags ou des quotidiens -serait-ce à dire qu’il n’y a pas, ou beaucoup moins, de femmes journalistes, ou que par « nature », elles ne sauraient diriger un journal ? Étrangement, alors que nous en sommes à la 65e édition du festival de Cannes, aucune femme n’aura occupé la position de sélectionneur – par « nature », donc, si l’on suit ton raisonnement, les femmes auraient moins de goût et d’intelligence que Gilles Jacob et Thierry Frémaux ?
L’art n’est en rien déconnecté de la société dans laquelle il est produit. Tu cites les surréalistes, et expliques que les femmes étaient absentes du mouvement. Peut-être serait-il bon que tu te penches à nouveau sur la condition des femmes à l’époque. Et au passage, sur la misogynie (oh l’horrible gros mot) de Breton. Oublies-tu cette chambre à soi qu’il fallait pour devenir un « artiste » ? Oublies-tu que longtemps, il n’y a pas eu d’histoire des femmes car l’histoire était écrite par les hommes ou parce qu’on a jugé jusqu’à très récemment que l’espace privé dans lequel elles étaient cantonnées jusqu’à peu n’était pas digne d’intérêt ? L’art n’est pas déconnecté de l’époque. Nous dirons même que chaque société produit  l’art qu’elle mérite.
Le problème est certes bien plus vaste que cette sélection cannoise. N’empêche que là où le bât blesse avec celle-ci, c’est qu’elle fait un peu trop symptôme de l’état de toute une société, de son attitude à l’égard des femmes encore, hélas, aujourd’hui.
Bien à toi,


Nelly Kaprélian, Anne Laffeter et Géraldine Sarratia
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Nico2 le 23 mai 2012 à 19:20:15
En Israël, la tendance n'est pas tellement progressiste non plus ...

Israël, tu n’excluras point les femmes
Face aux actions pour les bannir de l'espace public, les Israéliennes se rebiffent. Reportage (http://madame.lefigaro.fr/societe/israel-nexcluras-point-femmes-230312-226765)

Les "phares de la démocratie" ont encore du progrès à réaliser...
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 25 mai 2012 à 09:38:12
étrangement on aborde peu cette question de la radicalité en Israël, on le fait bien volontiers quand ça concerne les pays islamistes.
autre info dont quasi personne ne parle sur le facebook de Laurette Onkelinx Vice-Première ministre et Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique en Belgique .

Laurette Onkelinx dit ceci le mercredi 23 mai suite à sa rencontre avec le ministre de la Santé israélien Yaakov Litzman à Assemblée mondiale de la Santé (Genève) : J'ai les mains propres!
Pour la deuxième fois de ma vie, un Ministre a refusé, parce que je suis une femme, de me serrer la main. La première fois, c'était un Ministre iranien et hier, c’était à Genève, le Ministre de la santé israélien. Ce genre d'attitude intégriste liée à une certaine conception de la religion et de la femme me dérange profondément.


sympa :rougefache:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: reveillonsnous le 27 juin 2012 à 13:46:19
L'image que le magasine ELLE se fait des mères célibataires est tout bonnement hallucinante  :fache1:

Mères célibataires dans Elle : bravo pour cette courageuse photo ! (http://www.rue89.com/2012/06/25/meres-celibataires-dans-elle-bravo-pour-cette-courageuse-photo-233320)

Je n'aime pas trop l'évolution de Rue89 ces derniers temps, mais en l’occurrence je partage totalement la réaction de cette journaliste  :super:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Val le 27 juin 2012 à 20:14:12
Intéressant. j'aurai bien aimé savoir ce que disait l'article de Elle, aussi.

enfin j'ai essayé de lire un peu ce qu'il y a écrit à côté de la photo : ce qui fait aussi peur, dans l'article, ce sont ces "papas" qui n'ont pas voulu reconnaître leurs enfants (ce qui est un droit puisqu'on ne sait pas ce qui s'est passé entre les parents), mais qui par contre se permettent de la ramener sur la soi disant "mauvaise vie" de la mère.

Quand à emmener un bébé dans une "soirée" jusqu'à trois heures du matin (cité dans l'article), on a la choix, soit c'est la mère qui s'en fout et qui va en boite avec le bébé dans un panier (comme sur la photo), soit c'est comme des amies à moi qui, quand elles vont chez des amis, emmène leur enfant parce que personne pour le garder, mais le couche comme à la maison et le ramènent endormi à la maison.
Et je ne vois pas en quoi c'est gênant à part si c'était tous les soirs.

bref, je n'aime pas la photo de Elle, et je pense que je n'aurai pas aimé l'article vu ce que j'y lis.  :grrr: :grrr:

Après, un homme peut tout à fait faire le choix lors d'une grossesse accidentelle où la femme veut garder l'enfant mais pas lui, de ne pas vouloir faire partie de la vie de l'enfant. mais à ce compte là, il ferme sa gueule. Pareil dans l'autre sens, d'ailleurs.

je n'ai pas d'enfant, mais j'estime qu'on doit faire un choix. Soit on s'occupe de l'enfant et on a le droit de dire des choses sur son éducation, soit on ne s'en occupe pas et on la ferme.  :merci: :merci:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 28 juin 2012 à 09:03:21
ELLE...ELLE...ELLE...ELLE...comme beaucoup de journaux féminins ils ne sont bien souvent que dans le cliché... :pascontent1:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: reveillonsnous le 28 juin 2012 à 09:16:53
Absolument, Rajounette ! Mais ce qui est intéressant du coup, c'est que cela permet de repérer l'évolution de ces "clichés"  :|
Là, j'ai bien l'impression que c'est révélateur d'une régression très nette dans la représentation du rôle des femmes..... à un point qui m'a surpris  :pasdrole: :/ :/
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 22 juillet 2012 à 10:49:47
Citer
Les Pussy Riots, ces punkettes que Poutine veut garder en prison ([url]http://www.rue89.com/2012/07/21/les-pussy-riots-ces-punkettes-que-poutine-veut-garder-en-prison-234044[/url])

Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, resteront en prison au moins jusqu’en janvier 2013. Arrêtées il y a quatre mois pour un happening anti-Poutine, les trois musiciennes du groupe punk russe Pussy Riots ont comparu vendredi devant le tribunal de Khamovnitcheski qui les a maintenues en détention, comme le demandait le parquet.

Cet acharnement politico-judiciaire choque une partie de l’élite intellectuelle éclairée de Russie, qui a signé le mois dernier une pétition pour demander leur libération.

Mais il faut remonter aux événements du 21 février pour comprendre les raisons de la vindicte de Vladimir Poutine.
« Mère de Dieu, chasse Poutine ! »

Ce jour-là, les trois jeunes femmes, le visage cagoulé, ont chanté dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, avec d’autres membres de leur groupe, une « prière punk » intitulée « Mère de Dieu, chasse Poutine ! », devant l’autel.

Une chanson dénonçant le soutien de l’Eglise à Vladimir Poutine, qui devait être réélu président le 4 mars. La charge était sévère :

    « Ça donne la nausée cette propagande que mène le patriarche en racontant que Poutine aurait “rectifié la courbure de l’histoire”. Si Poutine a rectifié quelque chose, c’est les poches de ses proches, dont celles de Sa Sainteté Kirill [patriarche de l’église orthodoxe de Russie, ndlr]. »

A la suite de ce happening, trois des jeunes femmes avaient pu être identifiées puis arrêtées. Elles risquent aujourd’hui sept années de prison.
Un « ?crime pire qu’un meurtre? »

Pour les pro-Kremlin, les jeunes femmes ne sont que « les instruments » de forces « extérieures » cherchant à déstabiliser la Russie.

Le porte-parole du patriarcat, Vsevolod Tchapline, a estimé pour sa part que les jeunes femmes avaient commis un « ?crime pire qu’un meurtre? » et devaient être « ?punies? », rappelle le site partenaire de Rue89 Aujourd’hui la Russie.

En avril, Kirill avait lancé un appel à la prière afin de laver l’affront. Des dizaines de milliers de fidèles se s’étaient réunis autour de la cathédrale à Moscou mais aussi dans d’autres villes de Russie « pour la correction de ceux qui souillent les lieux sacrés et la réputation de l’Eglise », selon les termes employés par le patriarcat.

Si leur performance a également suscité l’indignation de nombreux croyants en Russie et est perçue comme une insulte à leurs sentiments religieux, l’attitude intransigeante du patriarcat qui veut les voir sévèrement punies est jugée disproportionnée.

Vladimir Loukine, délégué aux droits de l’homme auprès du Kremlin à l’époque de Medvedev, a appelé à la clémence et à se comporter de manière « ?chrétienne? » à l’égard de trois jeunes femmes :

    « ?Ces jeunes filles sont des polissonnes, et même dans une certaine mesure des effrontées, mais il faut se comporter à leur égard de manière humaine et chrétienne. Il faut les laisser rentrer à la maison et leur souhaiter qu’elles ne recommencent pas ; au maximum leur infliger une amende.? »

Amnesty International a appelé à la libération immédiate de trois jeunes femmes arrêtées dans un communiqué publié sur son site en russe, où l’ONG reconnaît ces femmes comme « prisonnières de conscience ».
Emancipation politique et sexuelle

Le groupe informel – sa composition peut changer, notamment en cas d’arrestation... – s’est créé seulement en 2011 ; quand il a semblé clair à ces jeunes femmes que la Russie manquait cruellement d’émancipation politique et sexuelle, précise Aujourd’hui la Russie.

Ses chansons traitent des ravages de la routine dans la vie quotidienne, des conditions de travail difficiles pour les femmes et de la bonne façon de réprimer les hommes.

Tout un programme pour Pussy Riot qui veut transmettre son indignation face au système actuel qui, selon elles, opprime le droit des femmes russes.

Côté artistique, les membres du groupe rapportent aussi chanter le plus mal possible afin d’éviter la commercialisation de leurs chansons… On comprend que Pussy Riot est surtout devenu célèbre avec ses performances, organisées dans les endroits les plus inattendus.
A l’attaque des transports publics

Les Pussy Riot disent ne pas être intéressés par les concerts officiels, et croient que chaque musicien doit expérimenter le chant dans un espace de la ville, en face d’une nouvelle audience.

Opération réussie d’abord dans le métro de Moscou, où, lors d’un concert l’an dernier en hommage aux révolutionnaires de la place Tahrir du Caire, le groupe a déchiré des oreillers faisant tomber des milliers de plumes blanches sur les têtes des passagers, puis sur le toit d’un trolleybus.
Performance des Pussy Riots dans le métro de Moscou en 2011

Le groupe féministe russe s’est inspiré du printemps arabe pour créer son premier clip. Les trois chanteuses ont ainsi crié les slogans : « L’air égyptien est bon pour les poumons », « Amenez Tahrir sur la Place Rouge », « Le fouet féministe est bon pour la Russie ».

De quoi expliquer, là encore, l’acharnement de Vladimir Poutine a écarter ces germes de révolution.

Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: sarkonique le 22 juillet 2012 à 16:56:55
Pauvre Russie! De tsarisme en mafiocratie, en passant par Staline... Ces femmes sont des anges au pays de l'obscurantisme!   'X
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 07 août 2012 à 10:31:39
ça c'est une belle nouvelle :super:

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Prix Poincaré : première féminine ([url]http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/breves/53-nouvelles-breves/2063-prix-poincare-premiere-feminine[/url])

Pour la première fois, le prix Henri Poincaré est décerné à deux femmes ; deux jeunes Françaises. Attribué tous les trois ans depuis 1997, ce prestigieux prix récompense des scientifiques pour leurs « contributions remarquables » dans le champ de la physique mathématique ainsi que de jeunes scientifiques ayant déjà apporté des contributions exceptionnelles.

Les deux Françaises - Nalini Anantharaman du laboratoire de mathématiques d'Orsay (CNRS/Université Paris-Sud) et Sylvia Serfaty du laboratoire Jacques-Louis Lions (CNRS/UPMC) - ont été récompensées lundi 6 août au Congrès international de physique mathématique (plus d'informations sur leurs travaux sur le site du CNRS). Les deux autres lauréats sont les états-uniens Freeman Dyson et Barry Simon.

Lors de ses 5 précédentes éditions, le prix n'avait récompensé que des hommes. Seules deux femmes, Marie Curie en 1903 et Maria Goeppert-Mayer en 1963, ont obtenu le prix Nobel de physique. Tandis que la médaille Fields, équivalent d'un Nobel de mathématiques, n'a toujours été décernée qu'à des hommes.
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: reveillonsnous le 07 août 2012 à 17:39:14
Bravo à ces deux jeunes femmes  :merci: :merci:  :super: Et c'est d'autant plus magnifique que , vu leur noms, ce sont visiblement deux jeunes françaises d'origine immigrée ...... Qui a dit que l'immigration n'était pas un apport de richesse pour notre pays ?  ::d
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Nico2 le 07 août 2012 à 19:14:24
+1, sur ce coup là Marine le Pen et consorts sont étrangement silencieux  :super:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: reveillonsnous le 15 août 2012 à 08:23:45
De belles images des manifestations de femmes en Tunisie : elles refusent que dans la nouvelle constitution la femme ne voit ses droits défendus que comme "complémentaire" de l'homme.

VIDEO. Tunisie : les femmes dans la rue pour défendre leurs droits (http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/tunisie-les-femmes-dans-la-rue-pour-defendre-leurs-droits-14-08-2012-2124909.php)

Bravo mesdames !
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: cervesia le 15 août 2012 à 15:28:37
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/08/14/006-tunisie-protestation-femmes-sociaux.shtml (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/08/14/006-tunisie-protestation-femmes-sociaux.shtml)

"« L'État assure la protection des droits de la femme, de ses acquis, sous le principe de complémentarité avec l'homme au sein de la famille et en tant qu'associée de l'homme dans le développement de la patrie », est-il indiqué dans le projet d'article.

Le parti islamiste dément vouloir s'en prendre aux droits de la femme et souligne que l'égalité des sexes sera mentionnée dans le préambule de la future Constitution."
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 12 septembre 2012 à 10:43:43
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L'accès à la contraception reste inégalitaire ([url]http://lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/2137-acces-a-la-contraception-reste-inegalitaire[/url])


Les femmes en difficulté financière, surtout les plus jeunes, sont plus susceptibles de ne pas utiliser de contraceptif.

Les inégalités sociales persistent dans l'accès à la contraception. C'est ce qu'observe l'Ined, dans sa première analyse des résultats de l'enquête Fecond, menée en 2010 (1).

Les manifestations de ces inégalités ont, elles, évolué en 30 ans. Au début des années 1980, les femmes des milieux sociaux les plus favorisés avaient plus que les autres recours à la pilule et au stérilet. Dans les années 1990, l'accès à ces méthodes s'est démocratisé. Principale différence alors : les plus favorisées se voyaient plus souvent prescrire les pilules de 3e génération (alors non remboursées).
Dans les année 2000, nouvelle tendance : « si des inégalités sociales subsistent, c’est dans l’accès même à la contraception », observe l'Ined : les femmes confrontées à une situation financière difficile, peu ou pas diplômées, ou vivant en milieu rural, sont plus susceptibles de ne pas utiliser de contraception. C'est ainsi le cas de 6,5% des ouvrières, contre seulement 1,6 % des femmes cadres.

L'enquête fait aussi apparaître un déclin de l'usage de la pilule chez les 20-24 ans entre 2000 et 2010, moins marqué chez les jeunes femmes les plus diplômées. Pour l'Ined, « la dégradation de la situation économique des jeunes femmes au cours des dix dernières années a peut-être eu une influence ». Car seules 43 % des jeunes utilisatrices de pilule en situation financière difficile sont totalement remboursées pour leur contraception. Le suivi gynécologique a également diminué chez les jeunes femmes : en 2010, 12,2 % d’entre elles déclarent ne pas avoir de suivi habituel, presque deux fois plus qu'en 2000 (6,9%).

La stérilisation ne décolle pas

Plus globalement, les résultats de l'enquête Fecond montrent que la pilule reste, de loin, la méthode la plus utilisée (par une femme sur deux entre 15 et 49 ans), mais son usage a reculé de près de 5% depuis le début des années 2000. Une baisse compensée par l'utilisation de nouvelles méthodes hormonales (implant, patch contraceptif et anneau vaginal). Les pouvoirs publics jugent régulièrement que la pilule est « trop automatique » en France.

Le 12 septembre est la journée mondiale du préservatif féminin. « Mal aimé, peu connu, il fait peur, serait trop grand, cher, on le trouve difficilement et en plus il serait moche… » Le préservatif féminin est pourtant la seule méthode contrôlée par les femmes faisant à la fois office de contraceptif et de protection contre les IST et du VIH/Sida, souligne le Planning Familial, qui fait la promotion du « fémidon ».

Globalement, observe l'Ined, « le modèle contraceptif français apparaît peu flexible, restant caractérisé par un recours important au préservatif en début de vie sexuelle, l’utilisation de la pilule dès que la vie sexuelle se régularise et le recours au stérilet quand les couples ont eu les enfants qu’ils désiraient. » La stérilisation contraceptive, légalisée en 2001, n’est utilisée que par une minorité de femmes (3,9 %) et encore bien moins d'hommes (0,3 %)

En juillet, la ministre des Affaires sociales s'est dite favorable à un accès facilité à la contraception définitive en permettant le remboursement par l'Assurance maladie de toutes les méthodes. Marisol Touraine a également publié un décret pour faciliter l'accès aux contraceptifs oraux en pharmacie : la pilule est désormais disponible sur présentation d'une ordonnance de moins d'un an, sans qu'il soit nécessaire de retourner voir un médecin.
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: syberia3 le 15 septembre 2012 à 09:21:50
Raja :fleur2: je suis désolée pour n'avoir pas réagi plus vite à ton post mais je l'ai lu et relu et il a trotté plusieurs jours dans ma tête à tel point que j'ai amené le sujet dans un réunion syndicale considérant que tous les problèmes sont liés et je suis convaincue que les inégalités sociales frappent en premier lieu les femmes et les enfants .

Je suis atterrée pour ne pas dire scandalisée par la fausse-bonne réponse de Marisol Tourraine .Ce décret est un message violent adressé aux femmes :"pauvresses , vous ne méritez plus l'accès aux soins et démerdez-vous,c'est toujours ça de gagner pour la sécu !" Ce décret ne favorise en rien l'égalité d'accès aux soins ,c'est même le contraire ! L'administration de la pilule comme pour toute molécule exige une surveillance médicale et considérer que c'est un frein à l'accès aux contraceptifs oraux est un mensonge bien pratique . Une société humaniste devrait faire de l'accès aux soins une priorité ce qui signifie avoir une véritable politique de Santé Publique universelle et gratuite . Concrètement les femmes qui le souhaitent devraient pouvoir consulter un médecin gratuitement pour se faire prescrire la pilule et donc bénéficier des examens préalables . Cette mesure va coûter cher dans les années à venir en terme d'accidents cardio-vasculaires . Il y a quelques années j'ai une amie qui a fait un AVC à 20 ans , oui à 20 ans ! elle fumait et prenait la pilule mais elle ignorait qu'elle était diabétique . L'association des trois facteurs est redoutable .

Je me félicite en revanche que la ministre des Affaires sociales se soit prononcée favorablement à un accès facilité à la contraception définitive en permettant le remboursement par l'Assurance maladie de toutes les méthodes. Mais pourquoi n'a t-elle pas pris un décret en ce sens ?(à ma connaissance ! peut-être l'a t-elle fait mais je ne le crois pas ) .

J'attends avec impatience des campagnes préconisant la vasectomie réversible ou non ! La France est très en retard là-dessus et encore une fois c'est le résultat d'une discrimination envers les femmes et  la négation des droits fondamentaux. Ces discriminations sont sous-tendues par une conception patriarcale pourrie et ancestrale qui concède aux hommes une supériorité de pouvoir sur les femmes. La lutte n'est pas finie ! :orc1:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 19 septembre 2012 à 07:55:59
Citer
Ces discriminations sont sous-tendues par une conception patriarcale pourrie et ancestrale qui concède aux hommes une supériorité de pouvoir sur les femmes. La lutte n'est pas finie

(http://www.smileys-gratos.com/Smile/Applaudissements/applause02.gif)
que dire de plus que ce qui brillamment dit ci dessus :fleur2:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: reveillonsnous le 21 septembre 2012 à 14:55:50
Comme c'est une thématique autour de laquelle nous avons rarement l'occasion de rigoler..... ça m'a semblé l'endroit idéal.... pour vous faire partager ceci (http://lmsi.net/Quelques-reactions-hilarantes-au)  :super: :mdr1:

Citer
Quelques réactions hilarantes au nouveau stylo… pour femmes !


3 septembre 2012

Le blog Goudron et plumes, bientôt repris par Rue 89, avait le premier soulevé ce lièvre : il semble que la stratégie marketing du « pour monsieur » et « pour madame » se répande à vitesse grand V. Preuve du succès de la vulgate psy sur les différences « naturelles » entre les hommes et les femmes, de nouveaux produits sortent, adaptés à la douceur et à la fragilité de la femme, et à la force et à l’énergie de l’homme. Dernière trouvaille après les brosses à dents ou les bouchons à oreille genrés, le « Bic pour elle », vous l’aurez deviné, rose également. Le site Jezebel a immédiatement réagi, reprenant une série de commentaires postés sur le net. Nous les reprenons à notre tour, en appelant à une réaction encore plus large contre ce backlash commercialo-sexiste.

Les clientes d’Amazon UK ont en effet posté de fausses évaluations hilarantes : les unes se réjouissent que, enfin, il y ait un instrument permettant aux femmes d’écrire, ou expriment leur perplexité parce qu’elles n’ont jamais vu de stylo avant, d’autres s’inquiètent de ce chemin dangereux qui s’ouvre ainsi aux femmes, désormais autorisées à écrire. Où cela pourrait-il nous mener ?…

Voilà quelques perles :

Butch McCassidy n’y va pas par quatre chemins :

« Oh, Mon Dieu. J’avais tout faux. Et j’étais là, pensant que je n’avais pas à m’inquiéter de savoir si mes fournitures de bureau reflétaient suffisamment mon genre. Merci beaucoup, Bic, de pointer mon erreur. Peut-être que Bic pourrait aussi sortir une nouvelle gamme de clés à molette, tournevis, perceuse électrique et ponceuses féminins, roses (ou violets), pour que je puisse faire mon boulot de réparatrice de vélo en arrêtant de me ridiculiser. J’ai de la chance, mes collègues masculins se sont retenus de dire ouvertement tout le mal qu’ils pensaient du fait que j’utilise leurs outils masculins. J’ai tellement honte. Et maintenant me voilà rééduquée et plus consciente de ma place dans la société. Merci encore Bic ! ».

Kitchenwench n’en revenait pas :

« Mon mari m’en a récemment offert une boîte, mais je n’ai aucune idée de ce que je peux faire avec ! Ils sont trop fins pour servir de rouleau à pâtisserie. Je ne peux pas servir la soupe avec. Et la petite pointe fait à peine une entaille quand j’essaie de couper des légumes ! Je ne comprends pas. Si je ne peux pas l’utiliser dans la cuisine, qu’est-ce que je vais bien faire avec ??? ».

Et celle-là :

« Je les ai essayés sur un coup de tête et je dois dire que je n’ai pas vraiment été convaincue. L’applicateur n’est pas du tout pratique, et le tampon en plastique dedans beaucoup trop fin (en plus d’être inconfortable et pas du tout absorbant). Je suis sûre qu’il y a un truc pour s’y faire, mais je ne l’ai pas trouvé. Il y a aussi du bleu qui a tâché mes sous-vêtements, je ne sais pas pourquoi. J’avais vraiment envie de les adopter, mais je retourne aux serviettes. »

Celui-ci resitue la question par rapport aux vrais enjeux.

« Ca nous fait tous rigoler, bien-sûr (une femme qui utilise un stylo – ridicule !), mais cela pourrait avoir de sérieuses implications. C’est quoi l’étape suivante, des femmes qui vont à l’université ? Des stylos pour encourager la lecture dans les classes inférieures ? Le monde moderne est vraiment dingue.

Amazon, j’espère que vous faites bien attention à ne les vendre qu’à des hommes mariés qui les donneront ensuite à leurs femmes. A utiliser sous stricte surveillance et avec un certificat du médecin. »


Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: bili le 21 septembre 2012 à 15:14:16
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« Je les ai essayés sur un coup de tête et je dois dire que je n’ai pas vraiment été convaincue. L’applicateur n’est pas du tout pratique, et le tampon en plastique dedans beaucoup trop fin (en plus d’être inconfortable et pas du tout absorbant). Je suis sûre qu’il y a un truc pour s’y faire, mais je ne l’ai pas trouvé. Il y a aussi du bleu qui a tâché mes sous-vêtements, je ne sais pas pourquoi. J’avais vraiment envie de les adopter, mais je retourne aux serviettes. »

 :mdr1: :mdr3: :diable:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Val le 21 septembre 2012 à 21:39:14
Autorisée à écrire ? Et elles ne veulent pas le droit de vote en plus ??  :diable: on en est presque là... :gene: :gene:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: oblomov le 21 octobre 2012 à 15:46:33
Le même titre a fait toutes les unes de la presse aujourd'hui, à quelques mots près :
 http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20121021.AFP2724/nice-une-voiture-de-police-percutee-par-un-chauffard-tue-une-prostituee.html (http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20121021.AFP2724/nice-une-voiture-de-police-percutee-par-un-chauffard-tue-une-prostituee.html)

On aurait pu dire "une femme", non ?
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...provoqué la mort d'une jeune prostituée nigériane....

Nigériane en plus !

Citer
Dixit Estrosi, maire de Nice : La police municipale, une fois de plus, a subi un comportement inqualifiable qui mérite les plus lourdes sanctions.


On n'oublie personne, là ?
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"J'ai une pensée pour cette pauvre fille qui a perdu la vie à cause de ces voyous", a-t-il ajouté.


Ah, quand même !
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Val le 21 octobre 2012 à 15:59:21
Oui c'est assez curieux le fait d'insister sur la profession de la personne en question. Genre "elle était prostituée, c'est pour ça qu'elle était dehors  à trois heures du matin" ?
Il est vrai que j'ai déjà remarqué dans les articles sur les faits divers que les médias souhaitent donner des explications sur ce que faisaient les victimes et pourquoi elles étaient là où elles étaient.
Je ne vois pas bien ce que le "nigériane" vient là dedans...  :gene: :gene: :gene: façon particulière de traiter l'information, hein.... :gene:

Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: sarkonique le 26 octobre 2012 à 16:53:19
Excellente, ta réaction, Oblomov!  :super:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: sarkonique le 07 novembre 2012 à 09:30:06
Voyez jusqu'où va se nicher le préjugé sexuel: les femmes seraient soumises altruistes jusqu'au creux des draps...  :pasdrole:

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Troisième hypothèse, plus sérieuse: les femmes sont-elles plus bruyantes parce qu'elles sont éduquées à exprimer leurs émotions? Oui, certainement, «mais d'autres explications ont aussi été avancées.» En 2011, deux chercheuses en psychologie, Gayle Brewer (Université du Lancashire) et Colin Hendrie (Université de Leeds) demandent à 71 femmes hétérosexuelles, âgées de 18 à 48 ans, de répondre à quelques questions intimes: quelles sortes de sons prononcez-vous pendant l'amour? Des feulements-grognements? Des bruits de respiration, de halètement? Des jappements aigus, des cris perçants? Des mots? A quel moment émettez-vous ces sons? Avez-vous un orgasme? Si oui, à quel moment? Le résultat de cette recherche sur le FCV (“vocalisation copulatoire femelle”), publiée dans les Archives of Sexual Behavior, révèle que les femmes ne font pas forcément du bruit lorsqu'elles jouissent. 66% d'entre elles affirment qu'elles râlent pour accélérer la montée orgasmique de leur partenaire. 87% affirment qu'elles se mettent à «vocaliser» pour améliorer sa confiance en lui. En clair: les femmes poussent des râles plus pour «influencer» l'homme que pour exprimer l'intensité de leur plaisir (1).


http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2012/11/pourquoi-les-femmes-crient-elles-pendant-lamour-.html?xtor=EPR-450206 (http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2012/11/pourquoi-les-femmes-crient-elles-pendant-lamour-.html?xtor=EPR-450206)

Mon c. oui!  :mrgreen: Oh pardon!  :gene1:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 07 novembre 2012 à 10:20:20
rhalàlà :pausecaffé: une étude de grande utilité publique :perv:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Val le 07 novembre 2012 à 10:27:54
Heu... Accessoirement quand on lit tout l'article ça dit que les cris sont l'expression du pouvoir féminin dans la sexualité.
Deuxio, je ne vois pas de préjugé sexuel là dedans, et surtout je pense que les vocalisations quelles qu'elles soient sont bien sûr une expression de plaisir mais aussi une forme de communication. Où est le mal ?
Si c'est une façon de dire "j'aime mieux ça" ou bien "plutôt comme ça", sans pour autant verbaliser, je ne vois pas bien le problème.

Par contre je trouve assez fatigant le fait de toujours vouloir mettre du pouvoir là dedans (je parle de l'article)... Peut-on faire l'amour tranquille sans tout le temps flanquer des jeux de pouvoir dedans ? Merci.  :merci: :merci: On n'est pas toujours dans "harcèlement", hein... (le film avec demi moore et michael douglas)
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: sarkonique le 07 novembre 2012 à 17:22:31
C'est le côté je-t'encourage-à-être-un-homme-au-lit-un-vrai qui m'a légèrement titillé le bulbe. Et plus encore l'idée sous-jacente que des femmes subordonnent leur ressenti à celui de leur partenaire. :désolé1:

Show content
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En clair: les femmes poussent des râles plus pour «influencer» l'homme que pour exprimer l'intensité de leur plaisir.

Enfin, flûte, quoi! On peut se fier à personne!  'X
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Val le 07 novembre 2012 à 18:24:53
Je ne mettais pas en doute ton ressenti, sarkonique. C'est plus le côté de l'article "pouvoir gnagnagna" qui me posait problème. Ce que certains voient comme une domination ou du pouvoir, je le vois comme une communication.
Et puis le truc c'est que 71 personnes, ce n'est pas vraiment beaucoup. Il faut voir à quelle population les auteurs généralisent, en fait.

Mais bon c'est assez courant de prendre une étude, de n'en lire que le résumé et de faire un article en appliquant les conclusions de l'étude à "toutes les femmes hétérosexuelles"....  :merci: :merci: :merci:

Sinon moi je ne voyais pas ça comme "les femmes subordonnent leur ressenti à celui de leur partenaire", sauf pour celles qui veulent "accélérer une relation sexuelle ennuyeuse", mais là, bon, faut reprendre la communication du début, comme genre "j'ai pas envie alors on fait pas l'amour, etc...".  :gene: :gene:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 08 novembre 2012 à 16:40:15
une femme à la tête d'un organisme comme interpol c'est pas rien et une spécialiste du crime en "col blanc".

Citer
Une Française prend la tête d'Interpol ([url]http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/11/07/01016-20121107ARTFIG00595-une-francaise-attendue-a-la-tete-d-interpol.php[/url])

Pour la première fois de son histoire, Interpol va être pilotée par une femme. Sans surprise, Mireille Ballestrazzi, actuelle numéro deux de la Direction centrale de la PJ, a été élue jeudi présidente du comité exécutif de l'Organisation internationale de police criminelle (OIPC). Les mille représentants des forces de l'ordre de quelque 170 pays réunis en assemblée générale dans un hôtel à Rome ont confirmé ce choix par un vote jeudi après-midi. Cela faisait près d'un quart de siècle, depuis la nomination du préfet Ivan Barbot en 1988, que la France briguait à nouveau ce poste prestigieux.


Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Val le 08 novembre 2012 à 17:21:05
C'est une formidable nouvelle !!  :fleur2: :fleur2: :fleur2:
Bravo à cette dame.  :merci: :merci: :merci: :merci:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Lady Marwina le 14 novembre 2012 à 16:25:22
J'en ai eu les larmes aux yeux.

Ça se passe en Irlande, et nous sommes au XXIème siècle.

Bande de pourris! Donc l'histoire,c 'est une jeune femme de 31 an qui attend un enfant. Malheureusement, un problème survient qui fait qu'on lui annonce à l’hôpital qu'elle est en train de faire une fausse couche. col dilaté, perde de liquide amniotique... A 17 semaines de grossesses, le fœtus n'est pas viable et n'a aucune chance de survie. Il est donc condamné.
Ce qui est triste.

La ou ça devient horrible,c 'est que l'histoire se passe dans un p* de pays catholique de mes deux ou l'avortement est interdit. Hors le cœur du fœtus bat toujours. La mère souffre le martyr, et on lui demande d'attendre sagement que le bébé qu'elle attendait et désirait crève dans son ventre, parce qu'en l'état, ne pouvant pas l'avorter - c'est interdit, et ce sont de bons chrétiens -  eh bien ils ne peuvent pas lui apporter les soins nécessaires.

Le fœtus a tenu deux jours. La nana a souffert le martyr deux jours en attendant que son bébé veuille bien crever, enfin, pour qu'elle puisse être soignée. Deux jours. PU*** DEUX JOURS de calvaire physique et psychologique.

Il a fini par mourir. Elle a fini par choper une septicémie. C'est ce qu'il se produit, généralement, dans ces cas cela dit: c'est connu: une fausse couche, ce n'est pas bénin. Ça peut entrainer la mort de la femme.
Et ça a entrainé sa mort, quelques jours donc après que cœur du fœtus ait fini par lâcher.

Elle aurait eu la vie sauve s'ils avaient daigné l'avorter en urgence.
Mais non. Le fœtus non viable, qui était condamné par la nature de toutes façon, aura souffert le martyr jusqu'au bout.
Et la mère, qui a été condamnée par des imbéciles, n'est plus.

L’hôpital, en guise d'excuses, a parait-il présenté ses condoléances au père.
Cette bonne blague...

Ça se passe en Irlande, et nous sommes au XXIème siècle.

http://www.elle.fr/Societe/News/Irlande-elle-meurt-apres-s-etre-vue-refuser-un-avortement-2248548 (http://www.elle.fr/Societe/News/Irlande-elle-meurt-apres-s-etre-vue-refuser-un-avortement-2248548)

http://www.challenges.fr/monde/20121114.FAP4862/debat-sur-l-avortement-relance-en-irlande-apres-la-mort-d-une-femme-enceinte.html (http://www.challenges.fr/monde/20121114.FAP4862/debat-sur-l-avortement-relance-en-irlande-apres-la-mort-d-une-femme-enceinte.html)

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121114.FAP4862/debat-sur-l-avortement-relance-en-irlande-apres-la-mort-d-une-femme-enceinte.html (http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121114.FAP4862/debat-sur-l-avortement-relance-en-irlande-apres-la-mort-d-une-femme-enceinte.html)
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 14 novembre 2012 à 17:29:18
bon sang!!! c'est affreux tresfache tresfache tresfache

Citer
Plus de 220 millions de femmes privées de contraception ([url]http://www.metrofrance.com/info/plus-de-220-millions-de-femmes-privees-de-contraception/mlkn[/url]!68nTapsSPB3Mo/)

La planification des naissances est un "droit fondamental" encore inaccessible dans de nombreux pays, selon un rapport publié ce mercredi par le Fonds des Nations unies pour la population. En 2012, 54 millions de grossesses non désirées et 26 millions d'avortements auraient pu être évités.

Toutes les femmes ne sont pas égales face au contrôle des naissances. En effet, 222 millions d'entre elles n'ont pas accès aux méthodes de contraception dans le monde, par manque d'informations, de moyens financiers, mais aussi à cause du poids des traditions familiales et religieuses, selon un rapport publié mercredi par le fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

Sans surprise, ce sont les femmes les moins éduquées, les plus pauvres et celles qui habitent en milieu rural qui sont les premières à subir des grossesses non désirées. La situation est particulièrement préoccupante en Afrique centrale et de l'ouest. Or les naissances multiples dégradent à la fois leur santé et les conditions de vie de leur famille.

26 millions d'avortements pourraient être évités

L'UNFPA estime qu'en facilitant l'accès à la contraception, il serait possible d'éviter 54 millions de grossesses non désirées (sur 80) et 26 millions d'avortements (sur 40), souvent réalisés sans conditions médicales adéquates.

Les grossesses rapprochées peuvent aussi avoir des conséquences sanitaires importantes, surtout dans les régions les plus pauvres. "Il n'y a rien dans le monde de plus inégal que le risque de mortalité maternelle", explique à l'AFP Yves Bergevin, de l'UNFPA. Ainsi, au Sud-Soudan, où l'accès à la contraception est pratiquement inexistant, "une femme a une chance sur sept de mourir de causes liées à la grossesse". Or cette mortalité pourrait être "éliminée de la planète" en 2035 avec des moyens adéquats.

Les experts des Nations unies appellent en effet à doubler les fonds alloués à la planification (de 4 à 8 milliards de dollars par an) pour rendre effectif ce "droit fondamental" à la maîtrise de la fécondité. Un investissement rentable, puisque, selon le rapport, un meilleur contrôle des naissances dans les pays pauvres permettrait d'économiser 11 milliards de dollars par an.

 
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 16 novembre 2012 à 11:00:06
les moustaches n'ont vraiment pas l'intention de laisser leur place ou la partager.

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CAC 40 : parité et diversité s’appliquent difficilement ([url]http://www.rmc.fr/editorial/320036/cac-40-parite-et-diversite-s-appliquent-difficilement/[/url])

RMC vous révèle ce vendredi en exclusivité une étude sur la parité et la diversité dans les entreprises du CAC 40. En termes de parité, seule Publicis joue le jeu avec 50% de femmes dans son conseil d’administration.   

On est encore loin de la parité dans les conseils d’administration des grandes entreprises. C’est le même constat en ce qui concerne la diversité dans les groupes du CAC 40. Selon une étude réalisée au mois d'octobre par le think-tank République & Diversité, en partenariat avec le Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN), une grande majorité des entreprises ne respectent pas la loi.
Les enseignements concernant la parité

Seule une entreprise respecte le 50-50 dans son conseil d'administration (CA): Publicis. Safran et la Société Générale complètent le podium, avec 37,5% de femmes dans leurs CA et conseils de surveillance (CS). A l'autre bout du classement, EADS fait figure de cancre : le géant aéronautique ne compte pas une seule femme dans son conseil d’administration.

Les objectifs de la loi Copé-Zimmermann ne sont donc pas encore atteints. Voté en 2011, ce texte impose 20% de femmes dans les CA en 2014, 40% en 2017, sous peine de sanctions financières. Si la loi était appliquée en ces termes aujourd'hui, 39 entreprises du CAC 40 seraient donc sanctionnées.

Les enseignements concernant la diversité

En revanche, aucune loi n’obligeant les entreprises à intégrer des personnes issues de la diversité dans leur CA, peu d’entreprises se sont a fortiori imposé cette règle.

Ainsi, 21 entreprises du CAC 40 ne comptent pas la moindre personne issue de la diversité dans leurs CA et CS. Parmi elles, Total, Bouygues, BNP Paribas, Carrefour, L'Oréal, LVMH, Michelin, Vivendi et bien d'autres... comme Publicis. Paradoxalement, si l’entreprise respecte la parité, la diversité n’est pas son point fort.
Globalement, le taux moyen des personnes issues de la diversité dans les CA et CS des entreprises du CAC 40 plafonne à 4,5%. Contrairement à la parité, aucune loi n'oblige les entreprises à compter des personnes issues de la diversité dans leurs conseils décisionnaires. L'étude sera de nouveau menée l'an prochain, pour constater des progrès ou des régressions dans les domaines de la parité et de la diversité.

« Des habitudes pour rester dans le même milieu »

« Ce ne sont pas les compétences qui manquent parmi les femmes ni parmi les personnes issues de la diversité, explique Louis-Georges Tin, président de République & Diversité et auteur de cette étude. Seulement, il y a des habitudes pour que l’on reste dans le même milieu et d’ailleurs ça se voit très bien dans notre étude. On voit que les personnes qui sont dans un Conseil d’administration (CA) d’une entreprise, le sont aussi dans le CA de l’entreprise suivante. On s’échange, on s’entretien dans un même petit milieu. On ne s’ouvre à personne. C’est l’inertie sociale et la reproduction des héritiers se fait d’année en année ».

« La diversité se limite au poste de directeur de magasin »

Smaïl Aït-Amane est délégué CFDT de Carrefour. Comme 21 sociétés du CAC 40, son entreprise réalise un zéro pointé en termes de présence de personnes issues de la diversité au sein de son CA. Le syndicaliste n'est pas surpris de ce constat : « Pour les personnes issues de la diversité, ça se limite au poste de directeur de magasin, constate-t-il sur RMC. Je crois qu’il y en a un ou deux sur toute la France. Si dans les magasins de la région il y avait des gens issus de la diversité ce serait déjà bien. Ensuite, au conseil de surveillance, ce serait la cerise sur le gâteau. Mais il faut déjà qu’ils fassent des efforts à la base. En France, nous sommes près de 80 000 salariés et il y a toutes les couleurs de peau. C’est dommage qu’on ne retrouve pas tout ça au niveau des hautes sphères de l’entreprise ».
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: bili le 16 novembre 2012 à 16:14:49
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CAC 40 : parité et diversité s’appliquent difficilement

oh! que la vie est dure

siéger au Ca d'une entreprise du cac 40, ceusse qui prennent encore plus aux pauvres pour donner aux riches, y a pas de place pour les femmes ,oooh comme c'est triste!


 :mdr1: :mdr1: :mdr1: tu vas me faire pleurer Raja , à pisser dans sa culotte ,oui  :mdr1: :mdr1: :mdr1:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 16 novembre 2012 à 18:04:22
ravie de te faire rire bili :pausecaffé:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 07 décembre 2012 à 15:48:39
en cette période de fête de fin d'année, de cadeaux, les délires des commerçants sont parfois limite, entre la séparation en grosse lettre entre rayon fille et rayon garçon et les objets de ménage pour les filles, verbaudet y va aussi de sa connerie.

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Vertbaudet : pas de clichés sexistes sur notre liste au Père Noël

(https://d22r54gnmuhwmk.cloudfront.net/photos/1/bn/mf/ChbnMfzKVSKHgkd-556x313-noPad.jpg)

Sur le dépliant de Noël de Vertbaudet, les filles sont "dé-bor-dées comme maman" et jouent avec le téléphone portable et le maquillage de leur sac à main, alors que les garçons tentent d'être de vrais "bricoleurs comme papa" en maniant perceuses et marteaux. Disons stop aux clichés sexistes par l'un des leaders français des produits pour enfants!

Je suis cliente de Vertbaudet depuis plusieurs années. Lorsque j'ai reçu leur dépliant de Noël avec le cadeau sexiste ci-dessus, mon sang n'a fait qu'un tour... Je trouve généralement leurs catalogues et leurs produits plutôt beaux, et j'en achète règulièrement pour ma fille de 5 ans, mais là, je suis vraiment outrée.

Vertbaudet n'est malheureusement pas le premier marchand de jouets à diffuser ce genre de message. Mais là, le distributeur frappe fort : "Tout ce qu'il faut pour avoir l'air dé-bor-dée"… Non seulement maman est bordélique (il n'y a qu'à voir son sac à main, "hem hem"), et en plus elle nous fait croire qu'elle est débordée ! Fais comme elle ma chérie, plains-toi, comme toutes ces feignantes qui nous font croire que cumuler boulot, metro, bain du soir et pâtes au beurre c'est fatigant. Merci Vertbaudet de rappeler à nos enfants que les mamans ont des sacs en bordel parce qu'elles sont tellement superficielles.

Quant aux papas, ils héritent évidemment du rôle du bricoleur… mais ils en prennent aussi pour leur grade. Parce qu'en réalité, ils sont nuls en bricolage ! Mais c'est à eux que revient la tâche de remettre un p'tit coup de neuf dans la maison - pas à maman (elle est bien trop "dé-bor-dée").

Alors que le gouvernement français vient d'annoncer des mesures fortes en vue de lutter contre le sexisme et pour promouvoir l'égalité hommes-femmes dès le plus jeune âge, Vertbaudet apparaît en complet décalage avec son temps en montrant à nos enfants à quel point les clichés sexistes ont la vie dure, dans le monde du jouet.

Pourtant, les marques elles aussi peuvent agir, à l'image du catalogue anti-sexiste que vient de diffuser Super U.

Nous, signataires de cette pétition, exigeons donc que Vertbaudet, en tant que l'un des leaders français sur le marché du jouet :

- présente publiquement des excuses à toutes les mères, qu'elles soient très occupées ou non, bordéliques ou non, et à tous les pères, bricoleurs ou pas, maladroits du marteau ou pas, pour les représentations sexistes et dégradantes qu'il véhicule dans son dépliant.

- s'engage concrètement à lutter contre ces clichés. Une démarche volontaire comme celle de Super U est à saluer mais ne suffit pas à rattraper le niveau. Tous les acteurs, à commencer par une marque leader comme Vertbaudet, doivent proposer des initiatives pour mettre fin à ces messages sexistes.

Nous ne condamnons pas, ici, les fabricants de jouets. Pas de problème pour que figurent dans les catalogues des aspirateurs, des kits de pompier ou des jeux de société ramasse crotte-de-chiens. Simplement, nous ne voulons plus que ces activités (nettoyer le plancher, sauver le monde ou ramasser la merde) soient systématiquement associées à un sexe. Et par pitié, nous refusons que ces mises en scène soient l'occasion, comme ici, de faire croire aux enfants, aux parents et à tous ceux qui vont croiser ce torchon, que les mères font "genre" elles sont débordées.

Signez la pétition (https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/vertbaudet-pas-de-clich%C3%A9s-sexistes-sur-notre-liste-au-p%C3%A8re-no%C3%ABl-noelsanssexisme), partagez-la, pour dire à Vertbaudet "Stop aux clichés sexistes" !
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: syberia3 le 08 décembre 2012 à 16:19:28
Alors là ! c'est avec plaisir que je me saisis de cet article vachement bien fait (merci Raja :fleur2:) pour pousser une gueulante que je rumine depuis de nombreuses années en tant que "ex-parturiente" et en tant que professionnelle de la santé .Ça tombe bien j'ai de la colère à revendre grâce un putain de macho qui se la joue ouvert , moderne mais putain profondément macho ...bref je suis remontée comme un coucou et je me sens verte baudet . Pour en revenir au sujet : toutes les mamans connaissent  la fameuse mallette en carton que l'on offre aux mères à la veille de la sortie de la maternité: mallette bleue si tu as accouché d'un garçon , rose si tu as accouché d'une fille ...déjà de quoi avoir envie de coller des mandales mais bon quand tu viens de mettre au monde "le plus beau bébé au monde" ,que tu t'es coltinée une semaine la belle famille qui t'explique en long ,en large , en carré comment coucher ton bébé :de face , de profil , en suspension , les pieds aux murs et que l'obstétricien s'enquiert de toute la sainte journée de savoir comment évolue ton épisio ou comment la cicatrice de ta césarienne se porte et que t'es tuyautée par tous les trous (ce qui fut mon cas au point de ne plus savoir par où il fallait respirer  :mrgreen:) ...j'avoue ça ne rend moins enclin à la Révolution pour peu qu'une puéricultrice un tantinet acariâtre et sadique avec du poil aux pattes (véridique) te fixe le tire-lait réglé d’emblée sur 10 en te disant "c'est dommage d'avoir autant de lait et un bébé si feignant "(revéridique) ,là les idées révolutionnaires se transforment en désir de pendaison avec le cordon ombilical ...Un matin donc ma porte s'ouvre et surpriiiiiiiiise : une mallette en carton rose écrit dessus "mon bébé". Et là! la conne de service est en charge de t'expliquer (en fait elle ne doit pas être conne mais elle doit gagner sa croute ) que le contenu de cette mallette est important car il contient de précieux conseils sur la maternité . Alors que contient cette petite valise miracle? ...ben c'est simple que de la pub avec des échantillons de lait corporel , des coussinets d'allaitement (hummmm!),un livret qui t'explique les symptômes de la grossesse  : :frime1: et encore une fois fois que de la pub qui te fait bien sentir qu'en tant que nouvelle maman tu es désormais condamnée à acheter des couches pampers parce que ça fait du bien à l'unicef (si!) , à arpenter les rayons blédina parce que ton bébé l'exige (si!) et à commander des baby fringues de merde chez vert baudet qui dès le premier achat offre un cadeau à ta belle-mère parce que vert baudet aime les belles-mères (enfin à l'époque et à l'époque ma belle-mère tenait à sa bague en pacotille, enfin, le croyais-je :mrgreen: ..... j'aime beaucoup ma belle-mère et je crois qu'au bout d'une dizaine de petits-enfants elle aurait pu ouvrir une bijouterie) . Bref à l'évocation de vertbaudet de vieux souvenirs remontent : vertbaudet c'est le monde que que n'ai jamais voulu et que je ne voudrai jamais . :jesus: . Ce qui me scandalise le plus c'est que l'hôpital public joue les maquereaux en distribuant ces boites pour le compte des lobbies para-pharmaceutiques,agro-alimentaires et vestimentaires . En tant que professionnelle de la santé je refuse de faire ce boulot de racolage .
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 09 décembre 2012 à 13:48:18
pardon mais j'ai tellement ris en lisant ton poste que j'en ai les larmes aux yeux  :mdr1: :mdr1: :mdr1: et encore t'as pas abordée la question du photographe qui s'incruste qui prend des photos alors que t'es en vrac et te réclame un rein pour les payer :mdr1: :mdr1:

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Ce qui me scandalise le plus c'est que l'hôpital public joue les maquereaux en distribuant ces boites pour le compte des lobbies para-pharmaceutiques,agro-alimentaires et vestimentaires . En tant que professionnelle de la santé je refuse de faire ce boulot de racolage .
alors là tu lis dans mes pensées :super: :super: :super:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: syberia3 le 09 décembre 2012 à 16:48:31
Je n'ai pas eu droit à la photo où alors j'étais trop schoutée pour m'en apercevoir mais en effet quand je vois les mines ravies mais néanmoins cireuses des nouvelles mamans dans la presse locale je passe d'emblée à la rubrique nécro  :gene1:..; je me souviens maintenant  avoir acheté une bibliothèque en tubes métalliques chez vertbaudet pour notre enfant :c'était tellement mal foutu qu'on a jamais réussi en enfiler les tubes les uns dans les autres ce qui fait que l'on s'en est servis pour ramer les courges ....Vertbaudet ! j'avais oublié !
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 13 décembre 2012 à 16:35:42
si j'avais besoin d'un avocat, j’éviterais les crétins misogynes :rougefache:

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Bordeaux: polémique après l'élection d'une femme à la tête du barreau
 ([url]http://www.charentelibre.fr/2012/12/12/bordeaux-polemique-apres-l-election-d-une-femme-a-la-tete-du-barreau,1129553.php[/url])
Un avocat de Bordeaux a créé une polémique après avoir affirmé que les femmes n'avaient pas les "épaules assez larges" pour s'occuper d'affaires pénales complexes, après l'arrivée pour la première fois à la tête du barreau de la ville d'une femme, Me Anne Cadiot-Feidt.

"Au pénal il faut avoir les épaules très larges. Est ce qu'une femme a les capacités pour le faire ?", avait déclaré Me Pierre Blazy, interrogé sur France 3 Aquitaine en tant qu'avocat pénaliste, après l'élection à la tête du barreau de Me Cadiot, 54 ans dont 27 en tant qu'avocate. "Vous n'avez pas d'avocate qui soient des avocates de renom connues comme de grandes pénalistes", avait-il poursuivi.

Interrogé mercredi par l'AFP, il a réitéré ses propos. En droit pénal "je me demande si une femme bâtonnier a les épaules assez larges", a-t-il dit, assurant toutefois que son cabinet avait voté pour cette avocate, qu'il juge "excellente".

"Si j'ai besoin du bâtonnier pour me défendre dans une affaire professionnelle je préfère que cela soit un homme", a-t-il ajouté. "Est ce que vous voyez une femme assurer aux assises une défense comme Me Eric Dupond-Moretti ?", a-t-il ajouté en référence à ce pénaliste de renom à la carrure imposante.

L'affaire, depuis ses premiers propos le 5 décembre, a secoué le barreau à Bordeaux, qui compte 57,6% de femmes parmi ses quelque 1.300 avocats. Le bâtonnier en exercice Bernard Quesnel les a condamnés mardi, les jugeant "consternants" dans un entretien à Sud Ouest.

Me Gérard Boulanger, pénaliste réputé et ami de Me Blazy, a estimé que son confrère est "un sincère provocateur". "Il est très malicieux. Il sait très bien que pour faire le 'buzz', il faut dire une énormité", a-t-il déclaré à l'AFP.

Me Cadiot, élue bâtonnier avec 587 voix sur 710, a déclaré avoir été "sidérée" par ces paroles, les jugeant "attentatoires à la dignité des femmes". Elle a ajouté qu'il y a bien des pénalistes de renom parmi les femmes, évoquant Gisèle Halimi.

Elle a souligné qu'il ne reste en France qu'un seul barreau jamais dirigé par une femme, Marseille, et indiqué qu'elle ne donnerait pas de "suites" à ces propos.

"De la robe noire à la burqa il n'y a qu'un pas, que d'aucuns rêvent de nous voir franchir", a réagi la section locale du Syndicat des avocats de France (SAF), dirigée par Me Isabelle Raffard.
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: sarkonique le 13 décembre 2012 à 18:50:08
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Un avocat de Bordeaux a créé une polémique après avoir affirmé que les femmes n'avaient pas les "épaules assez larges" pour s'occuper d'affaires pénales complexes

Encore un qui n'a pas assez de c.illes pour se reposer sur une femme...  ;-)
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: syberia3 le 14 décembre 2012 à 07:06:43
J'ai entendu ça! mais le mec de son propre aveu ne croit pas à ce qu'il dit : il cherchait un bon moyen pour créer le buzz et donc faire parler de lui . Et donc moi je refuse de citer son nom et je précise depuis très longtemps que le courage n'est en rien une vertu masculine et donc le fait d'avoir des couilles ou non n'influe en rien sur le fait d'être courageuse ou non ! :caf:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: sarkonique le 14 décembre 2012 à 18:11:06
Très juste.  :super:

La testostérone ralentit d'ailleurs le développement intellectuel pendant l'adolescence. J'en connais qui ne s'en sont jamais remis!  :mdr1:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 29 décembre 2012 à 12:48:38
 :nono: :nono:

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L'Inde rend hommage à l'étudiante morte après un viol collectif ([url]http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2012/12/28/inde-l-etat-de-la-victime-d-un-viol-collectif-se-deteriore-gravement_1811239_3216.html[/url])

La jeune indienne victime d'un viol collectif à New Delhi est décédée dans la nuit de vendredi à samedi 29 décembre, a annoncé l'hôpital de Singapour, où la jeune femme luttait contre la mort depuis deux jours. Les actes de barbarie subis par cette étudiante de 23 ans avaient choqué l'Inde, et provoqué des grandes manifestations qui ont coûté la vie à un policier.

L'annonce de ce décès, emblématique des violences faites aux femmes en Inde en toute impunité, a horrifié le pays où les autorités, craignant de nouvelles manifestations, ont mis en place de forces anti-émeutes dans les rues et ont bouclé plusieurs quartiers du centre-ville, dont les alentours du monument de l'India Gate. Suite à la vague d'indignation qui a secoué le pays après le viol commis le 16 décembre, la police de New Delhi a également appelé la population au calme et au recueillement, dans un communiqué publié par le chef de la police, Neeraj Kumar. Il a aussi annoncé le bouclage de la zone autour du monument de l'India Gate, épicentre de la colère des protestataires, et de dix stations de métro.

Samedi matin, la population a commencé à sortir dans les rues en Inde pour pleurer la mort de l'étudiante. La police a indiqué qu'elle tolérerait des manifestations pacifiques uniquement dans certains quartiers et des centaines de policiers ont été déployés pour prévenir tout débordement dans les rues.

Des Indiens se recueillent pour rendre hommage à l'étudiante morte après un viol collectif.

MANMOHAN SINGH "PROFONDÉMENT ATTRISTÉ"

Le premier ministre, Manmohan Singh, a été le premier à rendre hommage à la jeune femme, dont on ignore le nom, et qui a été surnommée "la fille de l'Inde" ("India's Daughter"), affirmant comprendre la vague de protestations. Son corps devait être rapatrié en Inde samedi, accompagné par ses parents qui se trouvaient à son chevet lorsqu'elle a été déclarée morte.

La jeune femme était une étudiante en kinésithérapie d'origine modeste, venant d'une région rurale de l'Uttar Pradesh, le plus grand Etat de l'Inde situé près de New Dehli. Ses parents, venus la rejoindre à Singapour après son évacuation par vol sanitaire jeudi soir, avaient vendu leur petit lopin de terre pour financer ses études, selon la télévision NDTV. Ces gens décrits comme des "paysans simples" devaient souvent se contenter de très peu pour se nourrir, selon la même chaîne.

L'HORREUR

Le 16 décembre, après avoir vu au cinéma "L'odyssée de Pi", la jeune Indienne et son ami étaient montés dans un bus aux vitres teintées pour rentrer chez eux. Mais là les attendait un cauchemar : une explosion de violences et des viols barbares commis par six hommes ivres. Avant son transfert à l'hôpital de Singapour, la jeune femme avait pu renseigner la police indienne sur ce qui s'était passé : les six hommes ivres s'étaient disputés avec son ami, puis avaient emmené la jeune femme au fond du bus et l'avaient violée tandis que le bus circulait pendant 45 minutes dans New Delhi. Ils l'avaient aussi agressée sexuellement avec une barre de fer rouillée, lui causant de graves blessures aux intestins, avant de la jeter pour morte hors du bus.

Le bus avait rencontré de nombreux points de contrôle de police pendant cette équipée, mais à aucun moment les policiers ne s'étaient inquiétés de ce qui se passait à l'intérieur du véhicule.

TRANSFERT À SINGAPOUR POLÉMIQUE

La décision de transférer la jeune femme à Singapour avait été prise lors d'une réunion mercredi du gouvernement Singh, qui avait promis de prendre en charge tous les frais médicaux. Certains médias ont toutefois allégué que ce transfert était destiné à apaiser l'opinion publique et éviter la réédition des violentes manifestations qui ont ébranlé New Delhi et entraîné la mort d'un policier.

"C'est une décision politique", qui n'a aucun sens, s'est ému Samiran Nundy, chef du service de transplantation d'organes et de chirurgie digestive de l'hôpital Sir Ganga Ram de New Delhi. "Je ne comprends pas comment on peut transférer un patient dans un état critique qui souffre de septicémie avec une forte fièvre et qui est placé sous respiration artificielle", a-t-il dit.

LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES SONT "UN PROBLÈME"

Le premier ministre a reconnu que les violences contre les femmes étaient "un problème" significatif en Inde où près de 90 % des 256 329 crimes violents enregistrés en 2011 ont une ou des femmes pour victime(s), selon les chiffres officiels. Manmohan Singh s'est engagé à mieux protéger les femmes contre les crimes sexuels et a souhaité des peines plus sévères pour leurs auteurs. Il a également ordonné la création d'une commission d'enquête spécialement chargée de cette affaire.

Depuis une semaine, des milliers de personnes protestent en Inde contre le viol collectif d'une étudiante il y a une semaine.

Les photos, noms et adresses des violeurs condamnés seront désormais publiés sur des sites internet de l'administration fédérale. La mesure concernera d'abord New Delhi. Par ailleurs, davantage de femmes officiers seront recrutées par la police de Delhi.

Les viols collectifs sont quotidiens en Inde et beaucoup d'entre eux ne font pas l'objet d'une plainte de la part des victimes, qui ne font pas confiance au système judiciaire poussif et sont découragées par les réactions des policiers hommes.
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Val le 11 janvier 2013 à 21:00:46
Bon. Ce que je ne sais pas, c'est ce qu'ils ont fait de l'ami en question. L'ont-ils jeté hors du bus ? A-t-il essayé d'appeler la police ? Et le chauffeur ? Y a-t-il des caméras ?

Je prends volontairement de la distance quand à cette affaire horrible et espère surtout que les paroles du ministre ne seront pas uniquement du vent. Je suis outrée des réactions des politiciens qui apparemment sont plus inquiets des manifestations que de ce qui s'est passé... :fache: :fache: :fache: :fache: :fache:

Paix à l'âme de cette pauvre femme qui a subi un martyre avant de mourir.  :fache: :fache:

Et comme je ne suis pas "la société", à titre personnel je souhaite une très longue peine de prison dans une prison horrible, à tous ces agresseurs.  :merci: :merci: :merci:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 24 janvier 2013 à 14:15:34
le dégueulis du jour, la radio merdique ou on balance propos racistes, après propos homophobes, après propos sexistes... tresfache tresfache

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Sur RMC, Nafissatou Diallo ou « le conte de fée » d’une « mocheté » ([url]http://www.rue89.com/2013/01/24/sur-rmc-nafissatou-diallo-ou-le-conte-de-fee-dune-mochete-238944[/url])

        « Je me demande, c’est horrible à dire, si c’est pas ce qui lui est arrivé de mieux » ;
        « C’est un conte de fées » ;
        « C’est un tromblon. Elle n’a rien pour elle, elle ne sait pas lire pas écrire, elle est moche comme un cul, et elle gagne 1,5 million de dollars, c’est quand même extraordinaire cette histoire. »

Charlies Ingalls, riverain de Rue89 et auditeur de RMC, a contacté Rue89 pour dénoncer les « ignominies » qu’il a entendues dans les « Les Grandes Gueules » le 21 janvier.

RMC, le 21 janvier 2013, « Les Grandes Gueules ». Le bar PMU de la bande FM, une fois de plus, fait parler de lui. S’appeler « Les Grandes Gueules » semble justifier tous les discours.

Les invités d’Alain Marshall et d’Olivier Truchot, ce lundi 21 janvier 2013, étaient Marie-Anne Soubré, avocate, Franck Tanguy, conseiller en investissement financier, et Sophie de Menthon, chef d’entreprise.
« A combien tu estimes le viol ? »

Comme tous les matins, l’actualité est passée en revue, la neige, les otages en Algérie, le Mali, et au début de la deuxième heure de l’émission, Nafissatou Diallo.

« On connaît grâce à nos amis du JDD le montant versé par Dominique Strauss Kahn, 1,5 million de dollars », annonce l’un des animateurs de l’émission. S’ensuit alors une série de commentaires sur le montant et sur la différence qui existe entre les systèmes juridiques français et américains.

L’avocate Marie-Anne Soubré s’étonne de ce million et demi de dollars qui ne correspond pas selon elle aux standards américains. Mais de toute façon, pour « Nafissatou Diallo c’est énorme », lui répond-on. Et la machine est lancée.

    « A combien tu estimes le viol ? »

Tels des consommateurs accoudés au bar PMU du coin, la fine équipe du 11 heures de RMC se lâche :

    Sophie de Menthon : « Tu veux que je sois politiquement totalement incorrecte ? [...] Je me demande, c’est horrible à dire, si c’est pas ce qui lui est arrivé de mieux. »

    Franck Tanguy : « Je ne suis pas loin de penser la même chose Sophie, je me suis fait la réflexion hier. »

    Sophie de Menthon : « Moi je pense que l’argent qu’elle a gagné, qui lui permet d’élever sa fille, elle ne l’aurait jamais eu dans toute son existence et j’espère qu’elle oubliera ce moment extrêmement désagréable [...] Il y a des femmes dans la rue, je suis sûre qu’elles ont pensé ça, en disant j’aimerais moi être femme de chambre dans un hôtel et que ça m’arrive. »

Extrait des « Grandes Gueules », sur RMC

L’ascenseur était en panne, t’as pris l’escalier ? Prends le viol voyons c’est mieux…
« Pretty Woman », « moche comme un cul »

Marie-Anne Soubré essaye pourtant de tempérer ses amis, « il n’y a pas de prix d’un viol ». Rien n’y fait. Sophie de Menthon trouvera quand même le temps de s’émouvoir du sort des femmes. Ah, enfin… Nafissatou Diallo ? Mais non !

    « Je trouvais scandaleux que ce soit Anne Sinclair qui soit obligée de payer. »

Nous voilà rassurés. On nous apprend que des conférences à travers le monde, plutôt bien rémunérées, permettront certainement à Dominique Strauss Kahn de payer lui-même cette somme. L’honneur des femmes est sauf. Pourquoi s’émouvoir de la dimension traumatisante d’un viol, d’une tentative de viol, d’une agression sexuelle [en août 2011, les poursuites au pénal contre DSK ont été abandonnées en raison du manque de crédibilité de la plaignante, ndlr].

Le destin de Nafissatou Diallo est après tout un « conte de fées », un « conte de fées » vous dit-on. Il ne faut pas oublier qu’il « y a un an c’était une femme de ménage qui gagnait 1 000 euros », « c’est Pretty Woman ». Quoi Pretty Woman ? Même pas voyons, c’est lui faire trop d’honneur pour Franck Tanguy. C’est juste « un tromblon ».

    « Elle n’a rien pour elle, elle ne sait pas lire pas écrire, elle est moche comme un cul, et elle gagne 1,5 million, c’est quand même extraordinaire cette histoire. »

Extraordinaire en effet. Mais pourquoi toutes ces femmes laides qui se font violer ne remercient-elles pas leur bourreau de s’être intéressé à elles ? On devrait leur coller des procès, surcharger notre justice déjà bien à la peine, non mais ! Laisser vous trousser !
« Une menteuse quand même »

Puis, « Nafissatou, c’est d’abord une menteuse quand même », « quand elle est entrée dans le pays, elle a raconté des histoires ». Alors c’est bon hein, un petit viol, une petite agression sexuelle…

Marie-Anne Soubré essaye toujours de ramener ses amis à un peu de raison, consciente de la gravité des propos tenus, mais rien n’y fait. Franck Tanguy ajoute même :

    « C’est un horrible événement dans sa vie dont certainement elle se rétablira, mais pour elle c’est quand même… ça va quoi ! »

Une heure se passe. La suite de l’actualité… Peut-on espérer un mea culpa peut être à la fin de l’émission, parce que la direction de RMC aura eu vent de ces propos ignobles. Ecoutons la suite.
Un auditeur : « C’est minable »

En fin de programme, un auditeur a la possibilité de reprendre l’un des intervenants du jour pour lui exprimer son désaccord. Philippe, commercial en Indre-et-Loire, est à l’antenne.

Il exprime auprès de Franck Tanguy tout le dégoût qu’il a ressenti en l’écoutant. Ses propos à l’égard de cette femme « laide, moche, simple femme de chambre, pas intello », cette « inégalité de considération humaine » quand il s’agit d’une femme violée, de la part d’un homme qui défend de tout son être la cause des homosexuels.

Philippe rappellera aussi à Sophie de Menthon le temps ou elle disait avoir été victime « de tentatives de baisers forcés ». Pour son bien certainement ? Ou alors, non, madame Sophie de Menthon ne saurait considérer un viol, ou même une tentative de viol à son égard comme un conte de fée, voyons, pas les mêmes valeurs... Nafissatou Diallo, quelle immense chance d’avoir été violée par DSK.

C’est « minable » lancera Philippe. Minable, il a dit minable ? Oui minable. Et là ? On se dit, ça y est, Philippe y est arrivé, il a exprimé ce que beaucoup ont pu ressentir en écoutant la logorrhée Tanguyesque assaisonnée de sauce de Menthon.

Loin de là voyons, naïf que nous sommes. Jusqu’au bout dans l’ignominie, Franck Tanguy continuera à soutenir sa thèse. Plus d’un million de dollars pour un laideron, on croit rêver : c’est elle qui aurait dû payer !

Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: sarkonique le 24 janvier 2013 à 17:19:13
Minable, c'est le mot.  :rougefache:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: timbur le 24 janvier 2013 à 18:58:24
La question se pose de savoir si la décomplexion se suffit à elle-même pour être légitime... Mais le simple fait de le formuler comme ça, et c'est la droite qui crierait à la censure. Un comble...
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: reveillonsnous le 25 janvier 2013 à 09:27:38
Je suis toutefois persuadée que dans la tête de ces  tresfache tresfache tresfache, une femme de ménage est une "pauvre" avant d'être une femme, et c'est ce qui justifie leur discours réflexe face à leur haine du pauvre ..... Ils n'ont certainement pas l'impression d'attenter à la condition des femmes car dans leur tête ND n'en est pas vraiment une  ; le fil aurait pu se rebaptiser provisoirement "la condition des pauvres" ....
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 30 janvier 2013 à 11:28:22
une petite tape sur les doigts, ils vont pleurer à la censure, au politiquement correct et vont continuer comme avant...

Citer
Propos sur Nafissatou Diallo : le CSA met RMC en demeure ([url]http://tempsreel.nouvelobs.com/medias/20130129.OBS7055/propos-sur-nafissatou-diallo-le-csa-met-rmc-en-demeure.html[/url])
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel pointe des formules "attentatoires à la dignité de la personne et à connotation raciste".

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a mis en demeure mardi 29 janvier la radio RMC pour les "propos injurieux, misogynes, attentatoires à la dignité de la personne et à connotation raciste" tenus à l'antenne sur Nafissatou Diallo, le 21 janvier lors de l'émission "Les grandes gueules".

"Tu veux que je sois politiquement totalement incorrecte ? [...] Je me demande, c’est horrible à dire, si c’est pas ce qui lui est arrivé de mieux", avait notamment déclaré Sophie de Menton, une des chroniqueuse de l'émission présentée par Alain Marschall et Olivier Truchot.

La mise en demeure est le deuxième niveau d'avertissement du CSA. En cas de récidive, le gendarme audiovisuel peut décider, dans de très rares cas, de sanctions, comme la suppression d'une tranche de publicité, la lecture d'un communiqué d'excuses lors d'un journal télévisé ou une amende qui peut aller jusqu'à 3% du chiffre d'affaires.
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: timbur le 30 janvier 2013 à 13:49:53
Ce qu'il faudrait surtout, c'est quelqu'un pour leur rappeler qu'ils ne sont pas du bon coté de la frontière. Je parle de celle qui sépare le politiquement incorrect de la c.nnerie de base.
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: syberia3 le 07 février 2013 à 17:56:59
Je viens de lire le propos de Sophie de Menthon ... Oui tu as raison Réveillonsnous  :fleur2: Nafissatou Diallo a le tort d'être noire et pauvre , c'est à dire tout ce qu’exècre Notre Sainte Sophie De la Perlouse . Combien de fois l'ai-je entendue s'indigner faussement par cette phrase censée la dédouaner de l'horreur qu'elle allait balancer juste derrière . Oui c'est horrible de donner la parole à ces sinistres personnages qui occupent par ailleurs des postes de la Fonction Publique (sosso est en effet membre de Conseil économique et Social ) . On vit une époque formidable : c'est horrible de penser cela . :diable:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Val le 29 mars 2013 à 16:48:16
Cette information aurait eu sa place dans un fil consacrée a israël, ou bien dans un fil consacré à l'immigration, ou dans un fil consacré au racisme,  mais en fait cela concerne surtout les femmes, les femmes dans le monde.
Bien spur ça date un peu, mais je pense que c'est important.

Citer
The director-general of the Health Ministry, Dr. Roni Gamzo, has instructed Israel’s four HMOs to institute new standards when renewing prescriptions of the birth-control drug Depo-Provera for new immigrants from Ethiopia, and any other country, Haaretz reported on Sunday.

In early December, investigative reporter Gal Gabbai revealed on her television show “Vacuum” that many women who immigrated to Israel from Ethiopia were coerced to receive the shots. Many women interviewed by Gabbai said that Israeli representatives from the Joint Distribution Committee (JDC) and the Health Ministry at the transit camps in Ethiopia told them that they had to receive the shots if they wanted to immigrate to Israel and continue receiving medical treatment from the JDC.

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While Gamzo stopped short of admitting any wrongdoing by the ministry, he did acknowledge the allegation that many women were given shots of the drug without fully understanding its effects.

Two weeks ago, the Association for Civil Rights in Israel (ACRI) sent a letter to the Health Ministry citing serious suspicions it was conducting “a policy intended to control and monitor fertility” among the Ethiopian community. Furthermore, ACRI said that the data reported in the media indicate an attitude toward the Ethiopian community that is “paternalistic, arrogant and racist” and “severely limits the freedom of Ethiopian women to choose the method of birth control most suitable for themselves.”

Last week, Gamzo wrote to the HMOs that, without “taking a position or determining any facts based on the allegations,” he instructed that doctors not renew Depo-Provera prescriptions for either Ethiopian women or those of any other nationality “if there is any concern that they do not understand the implications of the treatment.”

Gamzo said that the drug can be given to women who specifically request birth control and who understand all the side-effects of this method as opposed to other options.


Article complet (http://www.timesofisrael.com/israel-changes-birth-control-policy-for-ethiopian-immigrants/)

Pour les personnes qui ne sont pas familières de l'anglais, il y a en ce moment une enquête qui est faite sur la politique d’Israël envers les juives éthiopiennes (pour dire clairement, pour les juives NOIRES). Il semblerait qu'on ait bien fait comprendre à ces femmes que une des conditions sine qua none pour émigrer en israël soit d'accepter des piqûres dont il n'est pas sûr du tout qu'on leur ait expliqué qu'il s'agissait de contraceptif.
Il s'agit d'injection faites tous les trois mois et qui empêchent d'avoir des enfants.
Ceci est confirmé par la chute drastique du nombre d'enfant par femme de cette catégorie de la population dans la dernière décennies, qui ne peut absolument pas être confondue avec le bien connu "chute du nombre d'enfant par femme sur plusieurs génération lors de la facilitation de l'accès à la contraception".

Une caméra cachée a apparemment montré le mépris évident de certaines infirmières pour les immigrantes éthiopienne, infirmières qui expliquaient basiquement que "si on faisait ça, c'est parce que les femmes éthiopiennes ne comprenaient rien à la contraception, qu'elles oubliaient, etc..." et autres sympathiques jugement. Bref, elles sont trop cons pour se prendre en main, transformons les en bétail (ça c'est moi qui rajoute)...

Ca commence à s'agiter sérieusement en israël à ce propos, surtout qu'apparemment ce n'est pas la première fois qu'Israël est pris la main dans le sac à faire des choses dans ce goût là.
La seule chose que je n'ai pas réussi à déterminer en lisant plusieurs articles, c'est si on ne leur pas dit que c'était un contraceptif, ou si on leur a dit que c'était un contraceptif mais qu'on ne leur a pas dit qu'à la longue ça avait un effet stérilisant.

Bref, ce qui semble en tout cas confirmé, c'est que des gens sont venus dans des camps de transit pour bien expliquer que l'immigration était possible au prix de ces injections....

Faites passer la bassine....  :berk1: :berk1: :berk1: :berk1:

Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 29 mars 2013 à 17:08:30
 :| :| 8| bon sang
il y a une version française  (http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Terriennes/Dossiers/p-24322-Israel-quand-les-immigrantes-ethiopiennes-etaient-soumises-a-la-contraception-obligatoire.htm)pour bien comprendre l'horreur du truc
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: syberia3 le 29 mars 2013 à 18:00:56
Je viens de lire en diagonale le propos de l'horreur ! je vais être concise : les salauds ! :diable:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Val le 29 mars 2013 à 20:09:00
Une des choses qui m'exaspèrent le plus dans cette histoire, c'est que l'espère de pseudo "démenti on ne prend pas position" du gouvernement est à peu près aussi méprisant que la politique en question, mais ils ne semblent même pas s'en rendre compte !!! Genre "il faut être sûre qu'elles comprennent" (sous entendu, les idiotes)  :fache: :fache: :fache:
En même temps, si on leur dit juste la vérité, dans leur langue, elles vont comprendre, hein.

J'attends avec impatience qu'on décide de mener des négociations avec le gouvernement israëlien, mais en chinois, et sans traducteur. Après on leur dira "ah ben alors vous comprenez pas bien, hein, z'êtes un peu cons"...  :rougefache: :rougefache:
Et d'ailleurs accessoirement, dire la vérité et décrire toutes les conséquences d'un traitement quel qu'il soit, à n'importe quel patient, devrait être la règle.   tresfache tresfache tresfache
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: sarkonique le 30 mars 2013 à 10:50:54
Profonde et affligeante débilité dans laquelle s'enfonce l'Etat d'Israël... Elle est belle, la "terre promise"!  :diable:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 09 avril 2013 à 05:59:11
Citer
Camarades féministes, je vous rends hommage ([url]http://www.acontrario.net/2013/04/06/camarades-feministes-je-vous-rends-hommage/[/url])


Imaginez un groupe de gens : vous pouvez choisir le contexte social et affectif qui vous « parle » le mieux, peu importe, car on dégagera des constantes comportementales collectives indépendantes de la CSP et du type de groupe.

Imaginez donc, à votre guise, une famille, un groupe de collègues, de potes, des couples, des forums, des sites, des blogs, une émission de télé, de radio, un repas entre amis, bref des assemblées diverses, officielles ou non, IRL ou virtuelles.

Visualisez une femme ou plusieurs dans ce groupe donné. Vous y êtes ? ok. Maintenant, visualisez-la dans trois situations précises de prise de parole, que cette parole soit orale et physiquement adressée au groupe ou écrite et mise en ligne face à ce groupe :
- Elle est en train de contrer un argument qui lui paraît sexiste
- Elle défend un argument féministe
- Elle dit simplement « Je suis féministe »

Ce n’est plus une femme : c’est une emmerdeuse. Elle n’est pas drôle (ou ne l’est plus). Elle est « lourde ». Elle est hystérique. Elle a besoin d’un bon coup de bite. Elle saoule. Sérieux, elle saoule, quoi.

Il y a peu, j’écrivais que pour briser les codes sociaux, quels qu’ils soient, il faut avoir du courage. Je le réaffirme aujourd’hui, sans qu’il soit pour autant question de nous décerner des médailles, mais toute personne qui a un jour élevé la voix contre un ordre établi sait de quoi je parle.

Briser les codes (et pas uniquement sur le web hein, on parle ici des luttes 2.0 ET des luttes de terrain, bien que le web soit lui aussi une forme de « terrain ») demande de la volonté, du cran, un mental d’acier, et de l’endurance.

Cela exige aussi qu’on soit à même d’assumer le regard des autres, très majoritairement négatif. Oui, négatif. Le soutien militant en interne ne compense pas la violence du rejet global.

Briser les codes, lutter, militer au quotidien, ça demande également de la force. Celle d’accepter que notre entourage proche, notre famille, nos collègues, nos enfants, nos amis, ne comprennent pas forcément ce qui nous pousse à refuser de nous taire, et ce qui fait de nous une personne aussi « chiante » et « pénible ».

Mais ça exige surtout, et c’est là qu’on a besoin d’être, à l’intérieur de soi, d’une solidité à toute épreuve, l’audace de l’indifférence absolue à l’opinion d’autrui tout en étant capable d’aller interpeler cette opinion rétive au changement. Être féministe n’est pas une posture passive, mais le choix de poser des actes quotidiens, au détriment de la récompense sociale que constitue l’approbation des autres.

Car briser les codes, c’est renoncer définitivement à chercher cette approbation, et accepter une fois pour toutes qu’il faut en avoir bien fini avec la démarche de réassurance narcissique, car elle ne viendra jamais du militantisme. Celle ou celui qui vous affirme que militer est une forme de narcissisme est probablement quelqu’un qui se contente de s’écouter parler face à une assemblée préalablement acquise à sa cause et à sa petite personne, et qui n’a jamais retroussé ses manches pour aller s’exprimer et lutter dans le vrai monde, celui qui n’est ni réceptif ni bien disposé à l’égard de l’égalité totale (ou, comme le prétendent nos détracteurs, du « totalitarisme égalitaire »).

Être féministe, c’est aussi l’assurance de passer pour une hystérique, une conne, une pouffiasse, une mal baisée, une emmerdeuse, une fille qui n’a pas d’humour, une mauvaise mère, une mauvaise épouse, une mauvaise travailleuse, une personne « pas corpo », une empêcheuse de régner en rond, une femme qui ne « comprend pas », qui « devrait arrêter », qui « exagère », qui « voit le mal partout », qui « veut se rendre intéressante », qui « cherche la merde ».

C’est remettre cent fois son ouvrage sur le métier en sachant parfaitement que viendront, toujours, et très très vite, les insultes, les menaces, le discrédit, l’incompréhension, le mépris, les moqueries, le rejet, la violence et la hargne.

Et être féministe, c’est ne pas avoir peur. Ni d’être seule, ni d’être plusieurs, ni d’être avec, ni d’être contre, ni d’être trop, ou pas assez, ou pas correctement.

C’est refuser d’agir en fonction du droit des autres à nous prescrire la signification symbolique de nos actes. C’est s’affranchir de leur regard et en être plus heureuse, plus sereine, plus forte, plus égale en somme, même sous un déluge de haine.

J’accueille aujourd’hui cette haine avec une indifférence si totale que j’ai presque du mal à me souvenir de ce que je ressentais, il y a encore 5 ans, quand on me promettait de me saigner comme une truie, ou de me violer parce que c’était tout ce que je « méritais ». Quand après une intervention publique je recevais des mails orduriers. Quand suite à un article on m’insultait copieusement. Quand ma famille me regardait avec horreur parce que j’avais repris mes études en laissant à mon mari le soin de s’occuper de nos enfants pendant que j’étais à la fac, après une journée/semaine de boulot. Quand certains de mes amis ont préféré se détourner de moi parce que j’étais devenue « pas marrante ».

Aujourd’hui tout cela me laisse froide. On me traite toujours de grosse pute, de salope, de pourriture, de connasse, de mal baisée, et dans un registre plus calme, on m’explique toujours à quel point le féminisme c’est de la merde, à quel point je me fourvoie, à quel point nous avons toutes tort, à quel point « nous exagérons ». Je ne fais même plus semblant de m’en préoccuper, j’en ai fini avec le regard des autres. Il ne m’intéresse pas.

J’ai toujours été brutale et ça me convient parfaitement. Quand j’avais 20 ans on me reprochait déjà de me comporter « comme un vrai mec » et aujourd’hui, même avec du vernis sur les ongles et du fard à paupières, mon comportement est, plus que jamais, celui d’une femme qui a choisi d’oublier la place que la société lui assigne. Je n’ai plus à me faire passer pour ce que je suis pas, et je n’ai pas besoin d’être approuvée pour valider mes prises de position.

Mais j’ai morflé plus souvent qu’à mon tour et ça, je ne l’ai pas oublié. Alors même si je suis entièrement d’accord avec cet article paru chez Reflets sur l’indignation 2.0, il n’en reste pas moins que lorsqu’on est à la fois un(e) militant(e) de terrain ET qu’on publie régulièrement, on sait à quel point la violence virtuelle peut faire mouche, et mettre à genoux. Tout autant que la violence de terrain.

Aujourd’hui, j’avais donc envie de rendre hommage à toutes les féministes de mon entourage, qui luttent ici et IRL. Et qui affrontent jour après jour les insultes et le discrédit. Celles qui, sur le web et dans leur quotidien, ont choisi de ne pas cautionner, et de se dresser contre l’ordre établi, même si la facture est souvent salée.

Celles qui ont la patience d’expliquer la convergence des luttes, le sexisme au sein de certaines communautés, le mansplaining, la culture du viol, et bien d’autres choses encore. Celles qui doivent répéter, encore et encore, que lutter contre le patriarcat n’est pas lutter contre les hommes, et qui supportent patiemment (ou pas) qu’on leur rie au nez.

Celles qui continuent à se battre parce qu’elles savent qu’elles contribuent, chacune à leur façon, chacune à leur échelle, à l’évolution d’une société qui n’a pas été pensée pour elles ni par elles mais à leurs dépens. Celles qui savent que les filles de leurs détracteurs recueilleront, dans quelques années, les fruits de leurs combats, et que cette évidence justifie à elle seule de ne jamais baisser les bras.

Elles ont 20 ans, 40 ou 60, elles ont chacune une personnalité unique, elles n’utilisent pas toutes les mêmes moyens, et nous divergeons parfois sur certains points. Il arrive même que nous exprimions des désaccords frontaux sur notre façon de militer mais comme le disait Martine Storti au dernier congrès du Planning Familial, pourquoi les dissensions paraissent-elles normales au sein de n’importe quel mouvement politique tandis qu’on exige du féminisme une unité totale ?

Le féminisme n’a pas à être unique, il a simplement une raison d’être. C’est tout ce qui compte. Il n’est pas divisé, il est multiple. Je peux être allergique à OLF mais relayer avec conviction une de leurs campagnes. Puis en critiquer une autre. Je peux hurler devant un argument abolitionniste mais approuver chaudement une abolitionniste engagée contre la traite des femmes. Cela n’invalide en rien la cohésion globale.

Alors je rends hommage aux camarades qui, loin de céder à la facilité du prêche en vase clos, vont quotidiennement de l’avant en portant la parole féministe haut et fort, dans des cercles non conquis, non acquis. Elles encaissent tout, elles prennent cher, et elles y retournent. On les conspue, on les insulte, on tente de les ridiculiser, on critique leur ton, leurs mots, leur attitude, leurs parcours, leurs choix, on essaie coûte que coûte d’invalider leur action, mais elles tiennent bon.

Je vous rends hommage, je vous applaudis et je nous engage toutes à continuer. La semaine a été rude, le mois n’a pas été extra, l’année a démarré morose, mais les dernières décennies nous ont fait des promesses. Soyons fières de les tenir.

A-C Husson / (Site : Ca fait genre)
ValérieCG / (Site : Crêpe Georgette)
Mar_Lard /
ProseFTW / (Site : Prose (et quelques vers))
Mélange Instable / (Site : Mélange instable)
Tanxxx / (Site : Tanxxx)
Lauren Plume / (Site : Les questions composent)
Scolastik
Morgane Merteuil (Site : STRASS)
Just_Spleen
LesDégenreuses (Site : Les dégenreuses)
Antisexisme (Site : Sexisme et sciences humaines – Féminsisme)
Kamille (Site : La fabrique d’hirondelles)
Dame_Moustache / (Site : Égalitariste)
Ovidie / (Site chez Métro France)
Lady_Pora / (Site : Transsorceleuse)
Contrées Zinzolines / (Site : Zinzolines)
Clarisse Clirstrim
Dariamarx / (Site : Dariamarx)
Olympe / (Site : Le plafond de verre)
Koala / (Site : Le blog de Koala)
Evelyne Dahlia / (Site : Garageland)
Dame_Fanny / (Site : Café langues de putes)
Eve_Robert / (Site : Le mauvais genre)
PoulePondeuse / (Site : La Poule Pondeuse)
Johanna Luyssen / (Red chef adjointe de Causette)
Placardobalais / (Site : Les vitamines du bonheur)
Diane St Réquier / (Site : L’actu à la loupe)
_LaMarquise / (Site : Le cérébro)
Entrailles / (Site : Les entrailles de Mademoiselle)
LadyDylan / (Site : Journal d’une dilettante)

PS : Je n’ai pas cité d’hommes, bien qu’il y ait des activistes enthousiastes dans mon entourage, mais ce billet est un temps de non mixité symbolique. Merci de votre compréhension, les gars.

PS2 : J’aurai forcément oublié des gens. Signalez-vous, je complèterai.

PS3 : Il est de notoriété publique que je manie l’arbitraire avec une aisance totale en ce qui concerne les commentaires, n’hésitant pas à les fermer quand je n’ouvre aucun débat. Aujourd’hui je vous propose autre chose : la semaine féministe a été rude pour pas mal de camarades, donc commentez si vous voulez, mais uniquement pour être SYMPAS avec elles, et sans dégueuler non plus sur les gens qui ne l’ont récemment pas été : c’est pas le but du billet.  Je virerai tout commentaire fout-la-merde. Pourquoi ? Parce que.
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: bili le 09 avril 2013 à 08:46:39
combatif,intéressant et revigorant. :super:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: sarkonique le 14 avril 2013 à 08:02:22
Le Tadjik qui se tend a ses exigences, Madame...  :grrr:

Citer
Au Tadjikistan, les étudiantes obligées de porter des talons hauts

L'information pourrait prêter à sourire: le recteur de l'université d'Etat de Douchanbé, au Tadjikistan, Rakhmonov Abdujabbor, a annoncé début avril qu'un nouveau dress code s'appliquait désormais aux étudiantes: elles devront porter des vêtements unicolores et des chaussures à talon. Hauts, les talons: jusqu'à 10 centimètres. Si elles ne se plient pas à ce nouveau règlement, elles se verront refuser l'entrée de l'université, rapporte Le Journal international.

En ce qui concerne les vêtements, l'idée serait d'instaurer une sorte d'uniforme «souple», permettant de minimiser les  signes extérieurs de richesse. Et pour les talons?

Le Journal international rapporte les propos de Radzhabmo Kosimova, présidente du Conseil des femmes de l'Université, tenus à la radio Ozodi:

    «Les mocassins gâchent l'apparence des filles. Nous pensons que les talons aident les femmes à se sentir plus féminines, plus sûres d’elles, et que cela rend leurs interlocuteurs plus à l'aise.»

Emma Sabzalieva, qui tient un blog sur l'Asie centrale et l'éducation supérieure, s'interroge:

    «Se pourrait-il vraiment que le recteur croit qu'édicter un tel code vestimentaire (qui est bien plus explicite que le dress code national qui s'applique aux étudiants) et installer des surveillants à l'entrée qui en vérifient l'application (...) sera à même d'augmenter l'expérience d'apprentissage des étudiantes? Que cela les rendra plus intelligentes ou mieux équipées pour apprendre? Bien sûr que non.»

Rakhmonov Abdujabbor n'aime pas que les journaliste se mêlent de sa façon de diriger l'université. Alors que la direction niait avoir mis en place ce règlement, une journaliste de l'agence Asia Plus s'est rendue sur place pour faire un reportage, au cours duquel elle a pu interviewer des étudiantes qui ont confirmé l'information, une se plaignant par exemple de devoir mettre des talons («J’ai des problèmes aux chevilles et j'ai du mal à marcher avec ces chaussures hautes», selon une traduction du Journal international). Mais Rakhmonov Abdujabbor a «saisi et confisqué l’appareil photo et le dictaphone de la journaliste» puis l'a fait arrêter, sous prétexte qu'elle avait pris des photos de lui sans autorisation. La journaliste a été relâchée le 4 avril.

Le recteur est un habitué des controverses vestimentaires, rappelle le site Vocativ. Lorsqu'il était ministre de l'Education, il avait «interdit le port du hijab dans les écoles publiques, instaurant des contrôles aléatoires pour vérifier l'application de la règle. Alors qu'il est lui-même musulman, comme 98% des Tadjiks, il avait été accusé de mener une guerre contre l'islam. Ces accusations avaient été croissant quand il avait exigé que tous les hommes de l'université islamique du Tadjikistan se rasent la barbe et portent des costumes et des cravates en classe».


http://www.slate.fr/lien/70777/tadjikistan-femme-talon-universite-dress-code (http://www.slate.fr/lien/70777/tadjikistan-femme-talon-universite-dress-code)
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: syberia3 le 14 avril 2013 à 12:05:57
Bande de tarés !
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 14 avril 2013 à 12:21:24
un bon coup de talon d'en l’œil, ce recteur sera dégouté des talons, blaireau :pascontent1:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: bili le 14 avril 2013 à 12:46:08
be cool :mrgreen:

(http://nsa34.casimages.com/img/2013/04/14/mini_130414024730756597.jpg) (http://www.casimages.com/img.php?i=130414024730756597.jpg)
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: sarkonique le 25 avril 2013 à 16:29:14
Soumission des femmes et soumission des hommes sont étroitement liées, ne pas l'oublier!

Citer
L’Arabie saoudite expulse des hommes trop beaux

Trois hommes ont été interpellés par la police des moeurs lors d’un festival culturel à Riyad le 17 avril, comme l'explique The Telegraph, parce qu'ils étaient trop beaux.

Les autorités du Royaume ont jugé que les trois hommes étaient dangereux. Manu militari, «les trois Emiratis ont été évacués par le Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice de peur que les femmes puissent succomber à leur charme», a indiqué un responsable du festival. Une fois évincés de la fête, les trois hommes ont été renvoyés dans leur pays, aux Emirats arabes unis.

Le site Asiantown pense connaître l'identité de l'un d'entre eux: Omar Borkan Al Gala. Photographe, acteur, poète, il est aussi sacrément gâté par la nature.

Comme on peut le voir sur Jezebel, qui reprend l'info d'Asiantown, il est adepte des regards à l’horizon et de Photoshop. Ses fans le trouvent tellement sexy qu’elles/ils se répandent en billets sur Tumblr. Sur sa page Facebook, le jeune homme a posté un lien vers un article sur l’incident au festival, sans préciser s’il faisait partie des trois hommes, et en commentant: «C’est ce qui est écrit dans des journaux partout dans le monde.»

Le Telegraph, tout comme le site Algamal.net, suppose néanmoins que les trois beaux gosses ont pu être expulsés pour une autre raison.

Les Emirats Arabes Unis ont en effet déclaré dans un communiqué officiel que la police religieuse était soucieuse à cause de la présence inattendue d'une artiste féminine émiratie dans le pavillon. Le chef de la délégation des Emirats Arabes Unis a déclaré:

    «Sa visite au stand des Emirats Arabes Unis était une coïncidence, elle n'était pas dans le programme que nous avions fourni à la direction du festival.»

The Telegraph souligne qu'on ne sait pas s'il y a un lien entre la présence de cette femme et l'éviction des hommes «trop beaux».

L'Arabie saoudite est particulièrement conservatrice. Le pays est régulièrement critiqué par les organisations des droits de l'homme pour sa politique de discrimination envers les femmes. En septembre 2011, Brian Palmer expliquait sur Slate pourquoi le roi Abdallah avait accordé le droit de vote aux femmes lors des élections municipales de 2015 et de la Choura, une assemblée consultative, mais pas le permis.

Article mis à jour le 25/04/13 avec des précisions sur Omar Borkan Al Gala et sur le fait que seul Asiantown l'a identifié.


http://www.slate.fr/lien/71621/arabie-saoudite-expulser-beaux-hommes (http://www.slate.fr/lien/71621/arabie-saoudite-expulser-beaux-hommes)
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: kiosk le 04 mai 2013 à 21:41:18
(http://kiosquec.pagesperso-orange.fr/diaporamas/politique/images/Niqabs.jpg)
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: bili le 05 mai 2013 à 09:09:33
 :mdr1: :mdr3:

Excellent.
T'es en pleine forme ces jours-ci.
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: kiosk le 05 mai 2013 à 16:16:32
Ça a été censuré sur Marianne 2. Depuis que la modération y est sous-traitée à une société de service, il devient difficile d'envoyer des trucs humoristiques sur des sujets délicats. On a l'impression que les modérateurs ont peur de se faire virer s'ils laissent passer quelque chose qu'ils ne comprennent pas. Alors à tout hasard ils censurent.
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 12 mai 2013 à 10:26:40
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La place des femmes dans les manuels scolaires

Sur près de 3 500 personnages sexués répertoriés dans les manuels scolaires, on décompte une femme pour cinq hommes, selon deux études menées par le Centre francilien de ressources pour l’égalité femmes-hommes Hubertine Auclert. Ces deux études font le même constat de la sous-représentation des femmes et de la persistance des représentations stéréotypées dans les manuels scolaires. L’Observatoire des inégalités propose des extraits de ces rapports.

suite...suite...suite ([url]http://www.inegalites.fr/spip.php?article1754[/url])
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: oblomov le 04 juin 2013 à 20:47:04
Retour aux sources.
Depuis qu'on ne doit plus se moquer des homosexuels, qui pourra-t-on ridiculiser dorénavant ?
Bon dieu, mais c'est bien sûr !
Des femmes, pardi !

http://www.youtube.com/watch?v=az2_NDp6phs#ws (http://www.youtube.com/watch?v=az2_NDp6phs#ws)

Titre: Re : La condition des femmes dans le monde et féminisme
Posté par: raja le 29 août 2013 à 07:57:38
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Arguments anti-féministes (2) "Tu es trop agressive, cela nuit à ton message" ([url]http://cafaitgenre.org/2013/08/26/arguments-anti-feministes-2-tu-es-trop-agressive-cela-nuit-a-ton-message/[/url])


Agressive: se dit en particulier d’une féministe avec laquelle on est en désaccord.

Étrangement, c’est l’un des arguments les plus difficiles à contrer. Pourquoi? Parce que ce n’en est pas vraiment un. C’est surtout un moyen de détourner ou clore le débat, de discréditer la personne d’en face sans avoir à répondre à ses arguments.

Dans les milieux féministes en ligne, ce phénomène est connu comme le "tone argument" (argument de/du ton). Le Geek Feminism Wiki en donne une bonne définition:

    [C'est] un argument utilisé dans des discussions, [...] suggérant que les féministes auraient plus de succès si elles (ils) s’exprimaient sur un ton plus agréable. Il est aussi parfois décrit comme "on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre", une variante particulière de l’argument de ton.

    L’argument de ton est une forme de détournement de la conversation [derailment], ou un leurre, car le ton d’une affirmation est indépendant du contenu de l’affirmation en question, et le fait d’attirer l’attention sur le ton détourne du problème dont il est question.

L’emploi de l’argument de ton empêche la (le) féministe accusé-e de développer son propre argument et vise in fine à la (le) faire taire.

C’est sûrement l’un des arguments les plus entendus et les plus stéréotypés. Il est en partie lié aux normes de genre: les femmes ne sont pas censées s’exprimer de manière déterminée ni revendicative, ni hausser le ton. Une femme qui parle fort, c’est vulgaire (c’est le stéréotype insultant de la poissonnière); une femme qui s’emporte est forcément irrationnelle, d’ailleurs elle a sûrement ses règles, non?

On a vu ce stéréotype à l’œuvre pendant la campagne de 2007. L’agressivité du premier, à laquelle il a essayé de mettre un frein au tournant de son quinquennat ("Casse-toi pauv’con"), fait partie d’une stratégie consistant à surjouer une certaine forme de virilité. Elle a été dénoncée, certes, mais aussi interprétée comme l’expression de sa détermination, de sa force, etc. L’agressivité (réelle ou supposée) de Royal n’a en revanche jamais été interprétée de manière positive et a fourni un prétexte idéal à ses adversaires pour la discréditer. Ainsi, au lendemain du débat d’entre-deux tours, on pouvait lire ceci:

    Invité de RTL, Nicolas Sarkozy s’est déclaré "un peu étonné d’une certaine agressivité" de Ségolène Royal lors du face-à-face de la veille. "C’était peut-être volontaire, peut-être une stratégie de sa part. Je ne la conteste pas, ou ne la critique pas", a-t-il expliqué. Le candidat UMP a ajouté que la colère manifestée par sa rivale socialiste pendant le débat était "une forme d’intolérance". "C’est au fond assez révélateur des réactions d’une certaine gauche qui considère comme illégitime toute personne qui n’a pas ses idées", a-t-il affirmé, tout en minimisant l’importance du débat dans le choix des Français dimanche. "Je n’ai pas cette vision dramatique d’un moment de la campagne", a-t-il déclaré.

Et deux jours avant l’élection:

    [Nicolas Sarkozy] est revenu sur le débat télévisé souvent houleux qui l’a opposé mercredi soir à Ségolène Royal. La candidate socialiste l’a vigoureusement accroché, notamment sur le nucléaire et sur la scolarisation des enfants handicapés.

    "Mme Royal a choisi d’être agressive, c’est son choix, c’est un choix que je respecte", a-t-il déclaré. "Je pense qu’elle a tort car la France est un pays où il y a beaucoup d’énergie. Il faut donc le diriger, le représenter, l’incarner de façon tolérante, ouverte et respectueuse."

    "Mais j’imagine que ses conseillers lui ont dit qu’il fallait être très agressive. De ce point de vue-là, elle a réussi son débat. Elle a été très, très agressive", a-t-il ajouté.

Dans le premier article, il n’est même pas question des sujets abordés pendant le débat. Il y est rapidement fait allusion dans le second ("notamment le nucléaire et la scolarisation des enfants handicapés"), mais Sarkozy, lui, n’en parle jamais. Il se contente, bien qu’il s’en défende, de juger l’attitude de son adversaire ("très, très agressive") pour en conclure qu’elle est incapable de diriger le pays. Le contenu du débat et la cause de la colère de Royal ne comptent absolument pas.

L’agressivité est un des stéréotypes les plus souvent associés aux féministes, même par ceux et celles qui affirment reconnaître la validité de leurs propos. Vous pouvez demander l’égalité (c’est trop aimable…) mais faites-le poliment, ne haussez pas le ton, ne vous énervez pas: cela nuirait à votre message. Faut-il rappeler que notre colère fait partie intégrante de ce message, qu’elle est justifiée et alimentée chaque jour, chaque minute par les multiples abus dont les femmes sont victimes?

L’entrée du Geek Feminism Wiki sur le "tone argument" donne également cette métaphore, très utile:


    If you tread on someone’s toes, and they tell you to get off, then get off their toes. Don’t tell them to "ask nicely". (Si vous marchez sur les orteils de quelqu’un, et que cette personne vous demande d’arrêter, alors arrêtez. Ne lui dites pas de le "demander gentiment".)
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 12 octobre 2013 à 09:51:17
nos politiques sont prompts à critiquer les autres pays, le manque de femmes dans les hémicycles mais voilà encore un énième incident avec une sanction merdique ...

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Incident sexiste à l'Assemblée : le député Philippe Le Ray sanctionné ([url]http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/10/09/incident-sexiste-a-l-assemblee-les-deputees-boycottent-l-ouverture-de-seance_3492707_823448.html[/url])

Le député UMP Philippe Le Ray, qui a imité mardi soir le caquètement d'une poule pendant l'intervention d'une de ses collègues écologistes, a été sanctionné mercredi 9 octobre à l'unanimité par la conférence des présidents de l'Assemblée nationale.

Le député sera privé d'un quart de son indemnité parlementaire pendant un mois, ont précisé le président de groupe UMP, Christian Jacob, et l'UDI, Philippe Vigier.
Dans la soirée de mardi, la député de la Vienne Véronique Massonneau a été interrompue dans sa prise de parole contre la loi sur les retraites par des caquètements provenant des bancs de l'UMP, où se trouvait notamment l'élu du Morbihan Philippe Le Ray. "Arrêtez, je ne suis pas une poule !" a-t-elle lancé, avant de reprendre, tant bien que mal, son intervention.

L'incident, rapporté par les greffiers de l'Assemblée nationale :

    – Plusieurs députés du groupe UMP : Cot, cot, cot codec !

    – Mme Véronique Massonneau : Arrêtez ! Cela suffit ! Faut-il que je ne sois considérée que comme une poule ?

    – M. le président : De tels comportements sont franchement incroyables, mes chers collègues !

    – Mme Véronique Massonneau : (...) L'étude d'impact n'a pas mesuré les conséquences de cet allongement sur le chômage des seniors ni sur celui des jeunes. (Mêmes interruptions sur les bancs du groupe UMP.)

    – Mme Catherine Coutelle : Ce comportement est honteux, scandaleux !

    – M. Patrice Carvalho : Ils sont alcoolisés !

    – M. Michel Issindou, rapporteur : Complètement avinés !

    (...)

    – M. le président : Finissez, je vous prie, madame Massonneau.

    – M. le président : Mes chers collègues, laissez-moi vous dire, avant que nous ne poursuivions nos travaux, que je ne veux pas que l'hémicycle se transforme en cour de récréation. Certaines attitudes sont inacceptables. C'est pourquoi je vous propose une minute de suspension afin que chacun puisse retrouver son calme.

Ce dérapage a provoqué la colère des députées de gauche, qui ont boycotté mercredi l'ouverture de séance, comme le rapporte la journaliste du Monde Hélène Bekmezian sur son compte Twitter.

Un conseiller de la ministre des droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem a publié de son côté une photo de cette "assemblée sans femmes".

Furieux, les députés de droite ont, à leur tour, décidé de quitter brièvement l'hémicycle, alors que les députées faisaient leur entrée tardive sous les applaudissements de la gauche.

Interrogé sur le dérapage venu de ses rangs, le président du groupe UMP, Christian Jacob, a reconnu "un incident tout à fait regrettable", mais s'en est vivement pris au président de l'Assemblée, Claude Bartolone, qu'il a accusé d'être "caution" d'une "mascarade" et d'une "théâtralisation".
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: oblomov le 12 octobre 2013 à 11:01:54
Aux É-U ça se passe autrement !
(début de caquètement à 1m 40)


http://on.cc.com/158P2vG (http://on.cc.com/158P2vG)
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Lady Marwina le 02 décembre 2013 à 12:14:54
 :pasdrole: :nono: :nono: :nono: :fache13: tresfache

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Record refusé pour tenue non conforme… à la charia ([url]http://femmesenresistancemag.com/record-refuse-pour-tenue-non-conforme-a-la-charia/[/url])

IRAN / Le 11 juin 2013, Elham Asghari a nagé pendant 8 heures en parcourant 20 km dans la mer Caspienne, au nord de l’Iran, dans une zone réservée aux femmes. Un record qui ne sera pas validé ! En effet, Marzieh Akbarabadi, sous-ministre des affaires des femmes et du sport a refusé d’enregistrer cette performance. Raison invoquée : la tenue d’Elham Asghari n’était pas “assez conforme à la charia”.
Pourtant son corps était recouvert d’une combinaison de plongée, d’un foulard et d’un bonnet. “Absorbant l’eau, ces tenues pèsent six kilos (…). Tout mon corps est blessé”, précise-t-elle.

De retour à Téhéran, Elham Asghari a rencontré la sous-ministre pour tenter de la convaincre. Sans succès. Révoltée, elle a décidé de médiatiser ce qui lui était arrivé en postant une vidéo sur Youtube. Elle y accuse également les responsables iraniens d’“empêcher les femmes d’avancer”. “Cela ne concerne pas que moi, dans d’autres disciplines comme le volley-ball, les femmes ont également des ennuis.”
Quoi qu’il soit, cette professeure de natation de 32 ans n’est pas prête de s’arrêter : “Je ne vais pas renoncer (…) La natation n’est pas exclusivement réservée aux hommes, nous les femmes, nous pouvons le faire aussi”.
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 02 décembre 2013 à 14:42:06
quelle bande de crétins à pénis et sans cervelle, en tout cas bravo à cette femme pour son exploit et son courage. :super:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: The Twit le 02 décembre 2013 à 17:37:25
pas croyable de lire des choses pareils. :/Si elles n'ont pas le droit de se baigner,ont-elles le droit de faire la vaisselle? même en mallot de bain? ha quand même lol. Et leur jule a le droit de l'éssuyer? Marre de tous ces pays qui prennent les femmes pour les serveuses de leur connard de mari.
Elle devrait aller vivre dans les pays occidentaux.
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 02 décembre 2013 à 17:43:58
la condition des femmes est certes moins mauvaises dans les pays occidentaux mais faut pas se leurrer, elles ne sont pas envier non plus...l'occident maltraite aussi les femmes.
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Lady Marwina le 09 décembre 2013 à 22:53:12
Gulabi Gang : en Inde, féminisme et lutte des classes arme au poing (http://www.crystalkidsradio.com/articles/gulabi-gang-en-inde-feminisme-et-lutte-des-classes-arme-au-poing/)

« Nous ne sommes pas un gang au sens habituel du terme. Nous sommes un gang pour la justice. » Sampat Pal


Extrait de l'article:
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En Inde, une femme est violée toutes les trente minutes ; même si cette moyenne cache de grandes disparités, les femmes des campagnes, comme dans le district de Banda, étant bien plus en danger que les autres. Ce contexte est à l’origine même de la fondation du Gulabi Gang, dont l’objectif premier est le respect et l’élargissement des droits des femmes. Cette volonté d’égalité et de justice, éminemment féministe, a émergé spontanément chez Sampat Pal, fille de berger née en 1958, qui depuis son plus jeune âge se bat contre les privilèges accordés aux hommes. Ainsi, elle raconte dans son livre les multiples activités, normalement consacrées aux garçons, auxquelles elle a pu avoir accès grâce à son fort caractère : aller à l’école quelques mois, jouer avec les garçons ou encore grimper aux arbres. Malgré un mariage précoce, à douze ans, elle n’a cessé de lutter contre les clichés traditionnels de la femme indienne. Après avoir travaillé quelques mois dans les institutions de santé du gouvernement, elle décida de consacrer tout son temps à la lutte pour les droits des femmes, en organisant des réunions et en formant des groupes d’action. La création officielle du Gulabi Gang, en 2006, fut donc l’aboutissement de plusieurs années de travail. Contrairement aux caricatures qu’on a pu faire : non, les femmes du Gulabi Gang ne détestent pas les hommes ; non, elles ne s’amusent pas à les frapper sans raison ! « Nous ne sommes pas contre les hommes. Nous sommes pour l’égalité des droits pour tout le monde et contre ceux qui la refusent », précise Sampat Pal. Bien sûr, cela ne les empêche pas d’avoir des positions radicales concernant la punition à infliger aux violeurs : la castration chimique. Les recrues du gang ont souvent subi des existences similaires – expérience directe de l’injustice, qu’il soit question de violences domestiques ou d’abandon par leur mari et/ou leur belle-mère – à ceci près que l’existence et la renommée régionale du gang les a aidées à franchir le pas et demander de l’aide. Quand la lutte pour l’égalité devient lutte des classes et des castes Les femmes appartenant aux basses castes, voire au groupe des intouchables, étant particulièrement touchées par les violences sexuelles souvent commises par des hommes de la plus haute caste, les brahmanes (qui ne risquent pas grand-chose étant donné leur immense pouvoir social et économique), le Gulabi Gang s’est rapidement donné un autre objectif, plus ambitieux et concret : celui de la défense de tous les opprimés, femmes et hommes de toutes les castes. Plus ambitieux car il dépasse le cadre de la simple protection et élargissement des droits des femmes ; plus concret car les membres du gang ne rechignent pas à l’action directe pour l’atteindre. La lutte des castes ainsi (re)créée recoupe donc leur combat pour l’égalité des genres, dans un objectif global de justice sociale. C’est ainsi que le gang attire la sympathie d’un nombre croissant d’hommes, qui acceptent leur combat féministe tout en y faisant appel en cas d’injustice subie ou d’oppression. Cette coïncidence des luttes a ceci d’intéressant qu’elle remet en question l’idée reçue selon laquelle le féminisme serait nécessairement un mouvement bourgeois, et faisant donc essentiellement de l’ombre à la lutte des classes.

Read more at: [url]http://www.crystalkidsradio.com/articles/gulabi-gang-en-inde-feminisme-et-lutte-des-classes-arme-au-poing/[/url] ([url]http://www.crystalkidsradio.com/articles/gulabi-gang-en-inde-feminisme-et-lutte-des-classes-arme-au-poing/[/url]) | Crystal Kids Radio
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: reveillonsnous le 10 décembre 2013 à 20:52:56
Il est vrai que cette info est porteuse d'espoir  :super:
Mais quand j'ai lu la conclusion :
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Cette coïncidence des luttes a ceci d’intéressant qu’elle remet en question l’idée reçue selon laquelle le féminisme serait nécessairement un mouvement bourgeois, et faisant donc essentiellement de l’ombre à la lutte des classes.
J'ai trouvé ça vraiment restrictif et mesquin comme lecture  :triste1: genre, chouette, ça redore le blason du "féminisme" en tant que mouvement global.
Pour moi, si je me sens féministe depuis toute jeune, je ne me vois pas militer uniquement sous la bannière "féministe" ; l'oppression des femmes est une des multiples facettes de sociétés qui créent de l'oppression.
Et cette info m'intéresse car elle rejoint ce qui m'a toujours motivée, la défense des opprimées et la dénonciation des oppressions. Le féminisme en, est un des aspects, je ne veux pas l'isoler comme plus important que d'autres.
J'ai bien du mal par exemple à me sentir solidaire, ou concernée, par le combat des femmes des émirats arabes qui se battent pour pouvoir conduire des voitures, alors même qu'elle font partie d'une classe qui "possèdent" des domestiques qu'elles traitent comme des sous-merdes  :fache:
Il me semble absolument contradictoire de vouloir dénoncer et combattre une oppression dont on se dit victime, alors même que l'on a par ailleurs soi-même un comportement d'oppresseur  :berk2:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Lady Marwina le 12 décembre 2013 à 19:30:11
MA nounoursse, tu es donc comme moi: une féministe intersectionnelle!  :frime1: :fleur2: :coeur: :coeur:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: reveillonsnous le 12 décembre 2013 à 23:16:16
Euhhhhh .... peut-être ma toute belle  :gene3: Mais j'aurais pas fait exprès alors .... parce que c'est le genre de terme compliqué auxquels je ne pige que couic  :pasdrole:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 16 décembre 2013 à 16:52:04
 8/ 8/ on vit dans un monde de merde. :fache1: :fache1:

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Les femmes devront souscrire à une « assurance viol » ([url]http://www.reponseatout.com/pratique/sante-bien-etre/les-femmes-devront-souscrire-a-une-assurance-viol--a1011766[/url])

L'État du Michigan, aux États-Unis, vient de voter une loi qui oblige les femmes à souscrire à une « assurance viol » si elles veulent bénéficier de certains frais médicaux.

On savait que l'avortement était un sujet houleux aux États-Unis, et cette mesure controversée est là pour nous le rappeler. Les législateurs de l'État du Michigan (États-Unis) ont voté, mercredi 11 décembre, une loi qui interdit à tous les régimes d'assurances de prendre en charge les avortements quand la grossesse est issue d'un viol. Les femmes devront désormais anticiper et souscrire à une « assurance viol ».

Cette loi, à l'origine d'une association, a été proposée il y a plus d'un an. À l'époque, le gouverneur, Rick Snyder, y avait opposé son veto qualifiant « d'inapproprié » de dire à une femme enceinte des suites d'un viol qu'elle a souscrit à la mauvaise assurance et qu'elle n'a pas droit à l'avortement.

Mais l'association Right To Life Michigan (contre l'avortement), qui « refuse de devoir payer pour ôter la vie à un innocent être humain au nom de la santé », a pu recueillir les 300 000 signatures nécessaires à la pétition pour obtenir un deuxième vote sur cette mesure. Après avoir été adopté par les deux chambres, la pétition devient une loi dans les registres de l'État du Michigan. Désormais, les femmes devront anticiper la possibilité d'être violées et souscrire à une « assurance viol » pour se prévaloir des frais imputés par un avortement post-viol.
Assurance-viol : huit États ont voté des lois similaires

La présentation de ce texte devant la chambre et le Sénat du Michigan, a bien évidement suscité de vives réactions, du côté des femmes, comme la sénatrice Gretchen Whitmer pour qui « le simple fait qu'une assurance-viol soit discutée par cette chambre est repoussante ». M

Aux États-Unis, alors que plus de 80 % des régimes d'assurance privés couvrent les avortements, huit États ont décidé d'adopter des lois similaires interdisant le remboursement de l'avortement.
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: reveillonsnous le 16 décembre 2013 à 20:20:11
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Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: timbur le 16 décembre 2013 à 21:34:26
Combien de temps, avant qu'on apprenne qu'un des responsables des "Right To Life Michigan" a des intérêts dans lesdites assurances ?
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: bili le 17 décembre 2013 à 18:27:47
mais c'est pour cette raison que nous avons mis les tazuniens sur une île,parce qu'ils sont complétement  :pasdrole: :fache: 8| 8/ :taistoi: :pascontent1:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Lady Marwina le 18 décembre 2013 à 20:39:30
J'ai lu ça aussi... Je suis jute atterrée et écœurée...
C'est comme un grand bond en arrière soudain et violent.

Je pense que je pourrais réagir de manière plus constructive plus tard, là je suis encore un peu trop sous le choc. Sérieux, le monde se barre vraiment en sucette, ça craint.  :(
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 23 décembre 2013 à 13:49:21
un petit récapitulatif de la situation qui se dégrade pour la condition des femmes et même dans des pays donneur de leçon.

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La guerre aux femmes ([url]http://www.lecourrier.ch/node/117320[/url])

Les attaques se multiplient contre ce qui semblait être un acquis et se révèle fragile: le droit des femmes à disposer de leur corps. Hier, le gouvernement espagnol renouait avec le franquisme en abolissant la réforme de 2010 du socialiste Zapatero qui autorisait l’avortement jusqu’à 14, voire 22 semaines. Si la loi est ratifiée par le parlement, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) ne sera admise qu’en cas de malformation du fœtus – si elle est confirmée par deux médecins différents –, de grave danger pour la santé de la femme ou à la suite d’un viol, et encore, uniquement si la victime a déposé plainte.

Cette poussée de fièvre conservatrice n’est pas isolée. La semaine dernière, le parlement européen rejetait un texte réclamant un accès généralisé pour les femmes à la contraception et à des services d'avortement sûrs. Au même moment, aux Etats-Unis, le Michigan rejoignait la liste des huit Etats qui interdisent aux compagnies d’assurance de prendre en charge les avortements, y compris en cas de viol ou d’inceste, sauf si la vie de la victime est en danger ou qu’une assurance spécifique a été souscrite. Dans trois autres Etats nord-américains, le droit même à l’IVG pourrait être prochainement remis en cause. Pourtant, ni les mesures vexatoires ni les lois restrictives ne réduisent le nombre d’avortements. Elles mettent par contre la vie de certaines femmes en danger. Les plus précaires.

De l’attaque frontale à la politique par omission, on retrouve cette même volonté de mettre sous tutelle, d’infantiliser, de dominer les femmes qui, depuis un siècle, tentent de s’émanciper du carcan patriarcal. Ainsi en France, les budgets consacrés aux centres de planning familial diminuent année après année. En Suisse, une initiative contre l’éducation sexuelle à l’école vient
d’être déposée. Elle pénalisera en premier lieu les jeunes filles, en restreignant leur accès, en connaissance de cause, à la contraception. En février, le peuple votera sur le maintien, ou non, du remboursement de l’IVG par l’assurance-maladie de base. Une initiative qui ne vise pas tant à augmenter le nombre de naissances qu’à punir les pauvres. Et pendant que les milieux féministes mènent campagne pour défendre une cause que l’on croyait gagnée, de multiples chantiers cruciaux restent en jachère: inégalités salariales, manque de places en crèche, congé parental, défense de l’âge de la retraite des femmes, etc.

Cette fronde conservatrice doit nous rappeler que les acquis – économiques, sociaux, syndicaux, etc. – sont l’objet de perpétuelles remises en cause. Seules la mobilisation et la vigilance citoyenne permettront de les garantir. Quant à ceux qui imaginaient, plus ou moins naïvement, que le féminisme n’avait plus de raison d’être, l’actualité, hélas, prouve une nouvelle fois combien ils ont tort.

Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 28 décembre 2013 à 21:15:38
Quand elles ne sont pas traités comme de vulgaires objets, elles sont insultées, les créatifs sont décidément très limités, et la marque Alice Délice bien mal inspirée ...bande de nazes... :pascontent1: :pascontent1: :pascontent1:

(https://scontent-a-ams.xx.fbcdn.net/hphotos-ash3/944807_588174447898569_350674065_n.jpg)
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: bili le 29 décembre 2013 à 10:38:06
on dirait du harakiri mais le journal se voulait bête et méchant,il annonçait la couleur.

là c'est complétement nul. :pascontent1:
Titre: Re : Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: Lady Marwina le 29 décembre 2013 à 20:04:25
Quand elles ne sont pas traités comme de vulgaires objets, elles sont insultées,

J'aurais tendance à dire que le boudin est un objet, à savoir de la bouffe. Du coup...

Bon bon soit, soit, soit.
Cette image m'a d'autant plus fait tiquer que je venais de tomber sur un strip BD à l'humour plus que douteux la veille. :(
(http://s23.postimg.org/wiyc7e2zv/boudin_BD.jpg)
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 05 mars 2014 à 11:29:59
Nous le disions sur plusieurs fils concernant la condition des femmes ... attaques contre l'IVG, travail précaire ect...


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L’austérité, un mauvais coup pour les femmes ([url]http://www.regards.fr/web/l-austerite-un-mauvais-coup-pour,7526[/url])


Une étude menée sur plusieurs pays européens montre l’impact négatif des politiques d’austérité sur l’emploi des femmes, mais aussi sur la volonté de réduire les inégalités sexuelles. Pour les auteurs, la période actuelle est celle d’un tournant qui pourrait être ravageur.

En s’appuyant sur les données concernant neuf pays (huit européens [Grèce, Espagne, Irlande, Portugal, Hongrie, Royaume-Uni, Italie, Islande] plus les États-Unis), les chercheurs dirigés par l’économiste Jill Rubery de l’université de Manchester ont tâché d’identifier les effets de la récession économique et des politiques d’austérité menées en réponse à celle-ci. L’étude indique que la période 1994-2007 avait permis des progrès significatifs, notamment pour le taux d’emploi des femmes (en particulier des moins qualifiées d’entre elles) et au travers de l’amélioration de la protection sociale – sans toutefois amoindrir d’importantes différences sectorielles entre l’emploi des hommes et celui des femmes. Ce dernier est ainsi plus concentré dans le secteur public, en particulier pour les plus qualifiées, et pour certains pays dans le temps partiel ou les formes d’auto-emploi.

La baisse des dépenses publiques, facteur majeur de dégradation

La récession a d’abord affecté hommes et femmes sans autre distinction que celles liées aux secteurs d’emploi, les jeunes et les hommes immigrés faisant figure à leurs dépens de principales variables d’ajustement. Elle a aussi tendu à réduire les inégalités professionnelles entre hommes et femmes, mais… principalement en raison d’une détérioration de l’emploi des premiers. La diminution du nombre de ménages à deux revenus s’est par ailleurs traduite par l’augmentation de ceux où l’unique salaire est celui de la femme. Mais les conséquences du passage de la récession à l’austérité ont beaucoup plus pénalisé les femmes avec la réduction drastique des dépenses publiques (qui a spécifiquement altéré l’emploi des femmes dans les administrations), l’extension de la flexibilité, le gel des bas salaires ou encore les libertés prises par les employeurs avec les conventions collectives. Pour Jill Rubery, l’emploi public est passé d’un rôle de protection à celui d’un facteur majeur de dégradation au travers des baisses de rémunération et de l’augmentation du temps de travail.

Au-delà des effets économiques, ceux affectant les politiques publiques de réduction des inégalités hommes-femmes ont elles aussi été particulièrement perceptibles dans la plupart des pays étudiés, par exemple avec la suppression du ministère de l’Égalité et le report du congé paternité en Espagne, les coupes franches dans les budgets des organismes dédiés en Irlande et au Royaume-Uni, la suspension des programmes en faveur de l’égalité des sexes au Portugal...

Une aubaine pour les idéologies conservatrices

Globalement, l’austérité, en frappant les populations et les régions les plus pauvres, en réduisant les dépenses sociales (en premier lieu celles concernant les aides aux familles et à l’enfance), aggrave la situation des femmes. Pour les auteurs, si la réduction des inégalités de genre ne s’inverse pas encore, l’Europe et les États-Unis se situent à un tournant critique et à la merci d’évolutions négatives : abandon par l’État de sa fonction positive d’employeur, précarisation des parents isolés, impact sur la natalité.

En définitive, si les inégalités continuent à se réduire, c’est désormais essentiellement à cause de la dégradation de la situation de l’emploi des hommes (chômage et baisse des rémunérations). Celui des femmes est directement menacé par l’austérité et les politiques libérales, tandis que les inégalités entre femmes s’accroissent aussi. Plus grave est la remise en cause de la volonté de lutter activement contre ces inégalités, notamment sous l’impulsion d’idéologies conservatrices qui se sont exprimées avec le Tea Party aux États-Unis, la remise en cause de l’avortement en Espagne ou encore le retour à une politique familiale "traditionnelle" en Hongrie.

L’étude confirme les résultats de deux autres menées récemment, l’une émanant d’experts de la Commission européenne, l’autre du Lobby européen des femmes (LEF). Pour toutes celles-ci, la conclusion est politique : afin de remobiliser autour de la cause et en faire un objectif central, il s’agit inévitablement de trouver des alternatives en faveur d’une croissance plus soutenable et moins inégalitaire, de reconquérir l’État et les services publics, de redonner sa valeur au secteur non marchand – et en premier lieu à la protection sociale...

"Women and Austerity : the economic crisis and the future for gender equality", dirigé par Maria Karamessini and Jill Rubery

Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 21 avril 2014 à 13:13:25
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"Fêtons le droit de vote des femmes, mais stop au sexisme politique!" ([url]http://www.humanite.fr/fetons-le-droit-de-vote-des-femmes-mais-stop-au-sexisme-politique-521240[/url])

Le 21 avril 1944, grâce à l'amendement déposé par le communiste Fernand Grenier à l'Assemblée consultative provisoire à Alger, le droit de vote et d'éligibilité des femmes est établi en France. Soixante-dix ans après, si « la femme et la politique » ne font plus qu’une, la fragilité de cet acquis social demeure… Trajectoire politique avec Janine Mossus-Levau, directrice de recherche au Cevipof (Centre de recherches Politiques de Science Po) et auteur du dictionnaire des sexualités*.

Comment expliquer que le droit de vote des femmes soit arrivé seulement en 1944, un siècle après l’obtention du suffrage universel en 1848 ?

Janine Mossuz-Lavau: C’est vrai que nous sommes l’un des derniers pays européens à avoir accordé le droit de vote aux femmes. Cela tient à plusieurs raisons. Entre les deux guerres, la chambre des députés avait voté en faveur de ce droit mais à chaque fois le sénat s’y est opposé. Pourquoi ? Les radicaux, qui étaient très puissant à l’époque, pensaient qu’elles voteraient à droite comme le curé ou leur mari. Ensuite, de nombreux hommes s’appuyaient sur des arguments sexistes pour faire peur à ceux qui voulaient donner le droit de vote aux Françaises. On entendait de tout : « Le foyer sera un enfer, les enfants seront négligés, la femme charmante et précieuse à pour rôle de séduire et non de se battre… ».

Mais en avril 1944, l’obtention du droit de vote pour les femmes apparait comme la suite logique et légitime d’un combat de lutte mené durant la résistance. De nombreuses femmes ont fait parti de la résistance et étaient dans les premiers rangs au moment de la libération. La lutte a permis le changement car cela aurait été scandaleux de ne pas pouvoir voter au lendemain de la seconde guerre mondiale.

A t-il été simple de devenir citoyenne ?

Janine Mossuz-Lavau: Oui, les femmes étaient prêtes à participer au devoir. Elles attendaient juste que la loi leur permette l’accès aux urnes. Dans toute la France, le sentiment d’éligibilité au féminin s’est vite ressenti. En milieu rural, on remarquera d’ailleurs très peu d’abstention du côté des femmes car dans les petites communes tout le monde se connait. Il aurait été mal vu de ne pas aller voter.

Lors des élections municipales, le 29 avril 1945, les femmes vont voter pour la première fois. Paradoxalement, jusque dans les années 1960, les femmes n’avaient pas le droit d’avoir de compte bancaire, il existait encore une notion de chef de famille…

L’accès à l’isoloir, pour les femmes, a-t-il était si évident que ça finalement ?

Janine Mossuz-Lavau: En effet, la participation des femmes aux différentes élections ne s’est pas faite en une fois mais en trois temps. Jusque dans les années 60, les femmes s’abstenaient plus que les hommes et votaient moins à gauche. Elles étaient moins réactives au débat politique que les hommes. C’est le temps de l’apprentissage. La deuxième période s’étend des années 70 jusqu’à la fin des années 80 ; véritable moment de décalage, accompagné d’une période d’épanouissement politique. Les femmes se mettent à aller aux urnes, autant que les hommes et l’écart entre les votes de gauche et ceux de droite se réduit assez notablement. Depuis 1990, l’autonomie politique est omniprésente chez les femmes. Pour la première fois, les femmes votent à gauche autant que les hommes. Je dis « période d’autonomie » car le premier tour de l’élection présidentielle de 2002  l’a démontré. Si les femmes avaient été les seules à avoir le droit de vote, Jacques Chirac serait arrivé en tête au premier tour suivi de Lionel Jospin. En revanche, si ce n’était que les hommes qui avaient eu le droit de vote, Jean-Marie Le Pen serait arrivé en tête au premier tour, suivi de Jacques Chirac. 

Dans l’échiquier politique féminin, on retrouve Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière), 1ère femme à se présenter à une élection présidentielle, Catherine Trautmann, (PS),  première maire d’une ville de 100 000 habitants, Edith Cresson (PS),première et unique femme 1er Ministre, Anne Hidalgo, (PS), première maire de Paris…

Comment peut-on expliquer que la volonté politique de placer des femmes en tête de liste soit-elle si présente à gauche et finalement moins visible à droite ?

Janine Mossuz-Lavau: Les partis de gauche ont toujours beaucoup plus promu les femmes dans la classe politique qu’à droite parce que le socle idéologique de la gauche, c’est l’égalité. Le combat contre les inégalités, incarné par la lutte des classes, comprend celui de l’égalité homme-femme. Donc, la place des femmes en politique était logiquement une revendication des partis de gauche.  Tandis qu’à droite, la perception de la société renvoie plutôt à une notion de hiérarchie.

Aux élections législatives de 2012, la proportion de femmes élues atteint 26,9 %. Un très net progrès par rapport à 2007 (18,5 %).

 Mais à ce rythme, la parité à l’Assemblée nationale ne sera pas atteinte avant 2030… Quel est le problème ?

Janine Mossuz-Lavau: La loi sur la parité n’est contraignante qu’au niveau local. Il n’y a pas de contraintes pour les législatives. Les principaux partis, pendant un certain temps, ne se sont pas préoccupé de cette close, donnant comme argument : « On ne peut pas renvoyer chez eux des députés qui n’ont pas démérité, pour mettre à la place des femmes ». Elles sont donc arrivées dans un climat politique masculin où il a fallu se faire une place. En 1936, elles étaient 6% de femmes à l’Assemblée, en 1993 elles n’étaient encore que 6%. Si aujourd’hui, on atteint les 27%, le regard sur la femme politicienne reste dur. Le sexisme est omniprésent. C’est effrayant. Pour exemple, en 1997, un certain nombre de femmes entrent à l’Assemblée, suite aux élections anticipées, sous le mandat de Jacques Chirac.

Quand celles-ci sont venues exposer leur programme à la tribune, on a entendu crier dans les travées « à poil ». Autre anecdote malheureuse, quand Ségolène Royale a annoncé sa candidature en 2007. Les réactions sexistes ont fusé à l’intérieur même du parti socialiste. Laurent Fabius se demandait qui allait garder les enfants, Jean-Luc Mélenchon précisait que l’élection présidentielle n’était pas un concours de beauté, Dominique Strauss-Khan souhaitait qu’elle étudie ses livres de cuisines… D’ailleurs, après l’histoire du Sofitel, de nombreuses femmes ont déploré les horribles discours sexistes que tenaient certains à l’Assemblé et leurs difficultés à exercer leurs fonctions. 

70 ans de droit de vote des femmes, un acquis de lutte, certes, mais comment expliquer que la France soit 34e au rang mondial de la représentation des femmes au parlement ?

Janine Mossuz-Lavau: Ce droit de vote, elles l’ont gagné, elles l’ont mérité. Aujourd’hui les femmes sont salariées, elles sont exposées à d’autres messages car elles sortent de chez elles. Un véritable progrès qui s’affine depuis 70 ans. Là, où il faut maintenant agir c’est sur le droit d’éligibilité. On est très en retard contrairement aux Pays du Nord qui présentent une parité totale. L’accès tardif au droit de vote des femmes nous fait défaut, forcément. Après, je pense que l’accès à la politique, tout comme aux postes à hautes fonctions, pour les femmes est un processus qu’il faut travailler dès le plus jeune âge. Elles ne doivent plus se sous-évaluer. C’est certain qu’il y a un problème de mœurs à corriger pour faire avancer l’égalité homme-femme aussi bien en politique que dans la vie de tous les jours. Malheureusement, les derniers démêlés qu’il y a eu en France concernant le mariage pour tous et la théorie du genre prouvent que le combat est encore long et ardu.

Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: reveillonsnous le 22 avril 2014 à 08:14:08
Oui, c'est important de rappeler que cela fait 70 ans, SEULEMENT 70 ans que les femmes ont le droit de vote en France !  :aille:

Ces quelques images de l'INA pour nous en souvenir (http://www.ina.fr/video/AFE86003075/retour-aux-urnes-elections-municipales-du-29-avril-1945-video.html)

Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 02 mai 2014 à 08:29:19
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La colère monte au Nigeria après l'enlèvement de dizaines de lycéennes ([url]http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/04/30/la-colere-monte-au-nigeria-apres-l-enlevement-de-dizaines-de-lyceennes_4409893_3212.html[/url])


Il y a quinze jours, les islamistes de Boko Haram enlevaient entre cent et  deux cents jeunes filles à Chibok, dans l'Etat nigérian de Borno. Leur famille sont sans nouvelle depuis. Un silence qui a poussé dans les rues d'Abuja, la capitale du pays, quelques centaines de femmes venues dénoncer l'incapacité des autorités à retrouver la trace des adolescentes, âgées de 12 à 17 ans.

« Comment est-il possible qu'à l'ère des drones, de Google Map et des frappes aériennes, plus de deux cents jeunes filles aient pu disparaître sans laisser de traces ? », a déclaré Hadiza Bala Usman, l'organisatrice de la marche. Des manifestations sont aussi prévues à Kano, dans le Nord, et à Ibadan, dans le Sud-Ouest, ainsi qu'à Lagos jeudi.

Rarement une attaque a autant bouleversé l'opinion publique depuis le début de l'insurrection menée par le groupe islamiste Boko Haram, qui a fait des milliers de morts en cinq ans. Selon les responsables de l'Etat de Borno, fief des insurgés, ce sont pas moins de cent vingt-neuf jeunes filles qui ont été enlevées par des hommes armés qui ont attaqué leur lycée.

Cinquante-deux d'entre elles ont ensuite recouvré la liberté en s'enfuyant. Mais les habitants de Chibok, et notamment la directrice du lycée, affirment de leur côté que ce sont deux cent trente filles qui ont été enlevées et que cent quatre-vingt-sept d'entre elles sont toujours en captivité.

RUMEURS DE MARIAGES FORCÉS

Les parents des victimes sont d'autant plus angoissés que les victimes pourraient avoir été emmenées au Cameroun et au Tchad frontaliers pour y être mariées de force. Ces informations, rapportées à l'Agence France-presse par Pogu Bitrus, le chef du conseil des anciens de Chibok, n'ont pu être confirmées. Mais selon des sources sécuritaires, les jeunes filles pourraient être utilisées comme esclaves sexuelles ou comme domestiques.

Des familles qui ont perdu confiance dans l'opération menée par les autorités se sont cotisées pour acheter de l'essence et partir à leur recherche en voiture ou à moto. « Nous sommes pauvres et sans aucune influence, et nous pensons que c'est pour cela que le gouvernement ne s'intéresse pas à nos filles », regrettait ainsi le père d'une des captives à Chibok, joint au téléphone. Enoch Mark, dont la fille et les deux nièces font partie des victimes, considère elle aussi que le gouvernement « fait preuve d'indifférence face à ce désastre monumental ».

Boko Haram, dont le nom signifie « l'éducation occidentale est un péché », a souvent pris pour cible les établissements scolaires dans le nord du Nigeria, majoritairement musulman. Le groupe extrémiste, qui revendique la création d'un Etat islamique dans cette région, a mis le feu à des écoles, massacré des étudiants dans leur sommeil et posé des bombes sur des campus universitaires. Mais c'est la première fois qu'un tel enlèvement de masse est perpétré.
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: reveillonsnous le 02 mai 2014 à 18:23:52
Merci Raja d'avoir posté cette info  :merci:
Je m'en voulais justement de ne pas l'avoir fait .... j'ai personnellement lu un article qui parlait de 284 collégiennes  8|
Il est absolument ahurissant de voir que nos medias ne se saisissent pas plus d'une info pareille  :fache1: J'ai tendance à penser que c'est le reflet d'un mépris certain pour la population africaine, perçue comme quantité négligeable ...... Imaginez ce qu'ils feraient d'une info pareille dans un pays occidental  !!!!!!!!

Pour l'info en elle-même, j'y vois à quel point les djihadistes et intégristes de tous poils ressortent, par essence, de la plus sombre crétinerie, capable à tout moment de tourner à la barbarie totale  :berk2:
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 07 mai 2014 à 15:31:46
Citer
   
Monsieur le Ministre des Affaires étrangères, ([url]http://www.planning-familial.org/communiques-de-presse/lyceennes-enlevees-au-nigeria-lettre-ouverte-m-laurent-fabius-0015273[/url])

Au Nigéria, 276 lycéennes ont été enlevées par la secte Boko Haram, parce qu’elles sont des filles, parce qu’elles ont eu le courage de vouloir poursuivre leur éducation et passer leurs examens. La secte Boko Haram s’oppose donc à l’éducation des filles, outil de leur émancipation.

Pourtant, le droit à l’éducation[1] est un droit humain fondamental inscrit dans les conventions internationales, sans discrimination entre les filles et les garçons. Il en est de même pour la lutte contre toute violence ou discrimination à l’égard des enfants.

Face à cette agression organisée, nous ne pouvons que nous insurger devant l’absence de réaction au niveau international et national.

En 2013, M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, déclarait pourtant à l’attention de la communauté internationale « Ne restez pas silencieux. Lorsque vous êtes témoin de violence à l'égard de femme ou de fille, ne restez pas sans rien faire, agissez. »

La France, pour sa part, s’est engagée à agir pour l’égalité entre les femmes et les hommes, y compris sur la scène internationale.

Devant ces droits fondamentaux aujourd’hui violemment bafoués au Nigéria, la communauté internationale doit se mobiliser, pour que chaque fille puisse aller à l’école en toute sécurité.

C’est pourquoi, Monsieur le Ministre, nous appelons le gouvernement français à agir rapidement pour libérer ces lycéennes, otage de l’obscurantisme et défendre ainsi ce droit fondamental qu’est l’accès à l’éducation.

Le Planning Familial soutiendra toute action allant dans ce sens.

Espérant compter sur votre action, recevez, Monsieur le Ministre, nos meilleures salutations.

 
Le Planning Familial
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: reveillonsnous le 11 mai 2014 à 08:43:05
Voilà, l'occident et ses grands medias se sont ENFIN saisis de l'enlèvement de toutes ces collègiennes  :grrr: ..... et j'ai presque envie de dire "merci Boko Haram"  :mrgreen: vu qu'il a fallu la video de leur chef disant qu'il allait les vendre, pour qu'enfin on se réveille  :fache1:
Il n'empêche qu'une indifférence totale aussi longue (un mois ou presque  tresfache) DOIT interroger !!!!
D'où l'intérêt de cet article qui s'emploie à l'analyser (comme c'est long, j'ai mis une partie sous spoiler)

Citer
Mobilisation pour les lycéennes enlevées au Nigéria : pourquoi si tard ? ([url]http://www.arretsurimages.net/articles/2014-05-07/Mobilisation-pour-les-lyceennes-enlevees-au-Nigeria-pourquoi-si-tard-id6754[/url])


Plus de 200 lycéennes enlevées il y a plus de trois semaines et une mobilisation médiatique qui se met tout juste en place : en France comme ailleurs, la presse et les journaux télévisés ont tardé à mesurer l'ampleur du kidnapping, sans précédent, contrairement aux réseaux sociaux. D'autres exactions, toujours au Nigéria, restent elles toujours totalement occultées.

"Il aura fallu du temps. Il y a trois semaines la secte Boko Haram enlevait plus de 200 lycéennes..." Le sujet du journal de 8 heures de France Inter, sur l'enlèvement massif de jeunes filles au Nigéria, sonnait ce matin presque comme un aveu. Il faut dire que face à un événement d'une telle ampleur, la réaction médiatique et politique a été pour le moins timide.

Si vous regardez par exemple le JT de 20h de France 2, il aura fallu attendre le lundi 5 mai pour que David Pujadas vous apprenne le détail de l'affaire, soit plus de trois semaines après les événements. Du côté de TF1, impossible de trouver un seul sujet, en trois semaines, sur l'enlèvement ou la revendication officielle de Boko Haram ce lundi. Côté presse papier, il faut attendre l'édition datée du jeudi 8 mai pour que Le Monde raconte l'histoire en une, bientôt un mois après les faits.
   

#BringBackOurGirls

Pourtant, cet enlèvement sans précédent a suscité une très vive émotion, non seulement au Nigéria mais également dans le monde entier. C'est sur Twitter principalement que la mobilisation a pris, à partir du 23 avril avec le hashtag #BringBackOurGirls qui compile notamment des photos de femmes portant un écriteau "Ramenez nos filles". Créé lors d'une cérémonie de l'Unesco par deux personnes qui live tweetaient l'évènement, le hashtag reprend les propos de la vice-présidente de la section africaine de la Banque mondiale, Oby Ezekwesili : "Bring back our girls, bring back our daughters". Une semaine et 850 000 tweets plus tard, une pétition sur la plateforme Change.org est créée par un Allemand et regroupe 410 000 signatures en 5 jours. De quoi pousser Barack Obama à demander, il y a deux jours, une "mobilisation internationale" contre le groupe islamiste Boko Haram et à confirmer l'envoi d'une équipe d'experts pour aider les autorités nigérianes, accusées d'être trop lentes et inefficaces, à retrouver les filles. Toujours un poil plus en retard, la France a affirmé aujourd'hui qu'elle aussi "fera tout pour aider le Nigeria" à "retrouver les otages".

"Ce raid reste mystérieux"

Mais comment expliquer un tel retard à l'allumage des médias et des politiques ?

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"Ce raid reste mystérieux"

Mais comment expliquer un tel retard à l'allumage des médias et des politiques ? Dès les premiers jours de l'affaire, le flou complet qui entourait l'enlèvement a sans doute poussé les grands médias à la prudence. D'abord, le nombre exact de filles enlevées n'est toujours pas connu et a fortement varié : le chiffre de 129 a longtemps été évoqué avant de se porter à "plus de 200" aujourd'hui (la police locale évoque "jusqu'à 276 lycéennes" quand la directrice de l'établissement a elle donné le chiffre de 230 filles). Flou total également sur le nombre de filles ayant réussi à s'échapper ou sur l'âge précis des victimes (les plus jeunes auraient 12 ans, donc ne sont pas des lycéennes). "Ce raid, de loin l'opération la plus étonnante jamais commise par Boko Haram, reste mystérieux" se désespérait Le Figaro.fr vendredi.

Pire, le lendemain de l'enlèvement, l'armée nigériane a annoncé avoir libéré "la plupart des 129 lycéennes enlevées", selon l'AFP. Se basant sur leur dépêche, Le Monde.fr titrait donc, le 17 avril, "La plupart des lycéennes enlevées sont libres" avant de devoir mettre à jour "La plupart des lycéennes enlevées toujours portées disparues".
   

Une autre explication réside dans la "concurrence" des sujets internationaux ces dernières semaines : l'ensemble des JT de 20h de France 2 de la période, comporte ainsi au moins un sujet sur l'Ukraine (et le plus souvent deux ou trois). Dans le reste du monde, le naufrage du ferry en Corée du Sud a également "occupé" les médias occidentaux au détriment du Nigéria, estime de son côté un journaliste de Mashables.


Surtout, pour certains, c'est la nature même du sujet qui l'a fait passer au second plan. La journaliste américaine Lauren Wolfe, spécialiste des violences faites aux femmes, estimait ainsi hier dans les colonnes de Foreign Policy, cité par Atlantico, que "les crimes contre les filles et les femmes ne sont pas seulement courants, ils sont ignorés, ils ne sont pas sanctionnés et les médias internationaux n'en parlent pas, surtout quand ils se déroulent dans les pays pauvres et en développement". Pour la journaliste internationale de CNN Frida Ghitis, il ne fait aucun doute : "si cela s'était passé ailleurs, ce serait l'histoire la plus importante du monde".

"Pourquoi se focaliser sur les lycéennes ?"

Mais pour Marc-Antoine Pérouse de Montclos, chercheur à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) spécialiste du Nigéria, "la vraie question est toute autre : pourquoi se focaliser sur les lycéennes ? s'interroge l'enseignant à Sciences Po, 210 lycéens ont été tués par Bokom Haram les 11 et 12 avril [deux jours avant l'enlèvement] et personne n'en a parlé. Et puis je n'ai vu aucune reprise médiatique quand c'est l'armée qui attaque et massacre, comme à Baga. Il faut replacer cet enlèvement dans la situation délétère du Nigéria, dans le contexte de massacres des deux côtés depuis mai 2013. Il faudrait par exemple rappeler que le leader de la secte, annoncé mort plusieurs fois à tort par l'armée, avait annoncé à l'avance cet enlèvement !" poursuit le chercheur.

Pour Pérouse de Montclos, la médiatisation, même tardive, de l'enlèvement tient à plusieurs facteurs dont le sexe des victimes : la mort des lycéens début avril est effectivement restée totalement absente des médias français. Surtout, il estime qu'un enlèvement, contrairement à des assassinats, constitue une histoire "avec des rebondissements, avec du suspens" plus propice à la narration médiatique. Enfin la mobilisation des réseaux sociaux, face "à un ennemi identifié, la secte islamiste" a indéniablement contribué à mettre le kidnapping à la une des journaux.



ET vous aviez entendu parler de ça, vous  :| :

""la vraie question est toute autre : pourquoi se focaliser sur les lycéennes ? s'interroge l'enseignant à Sciences Po, 210 lycéens ont été tués par Bokom Haram les 11 et 12 avril [deux jours avant l'enlèvement] et personne n'en a parlé. Et puis je n'ai vu aucune reprise médiatique quand c'est l'armée qui attaque et massacre, comme à Baga. Il faut replacer cet enlèvement dans la situation délétère du Nigéria, dans le contexte de massacres des deux côtés depuis mai 2013. Il faudrait par exemple rappeler que le leader de la secte, annoncé mort plusieurs fois à tort par l'armée, avait annoncé à l'avance cet enlèvement !"
Titre: Re : La condition des femmes dans le monde
Posté par: raja le 19 mai 2014 à 12:21:11
En plus de l’article ci dessus proposé par reveillonsnous,  je trouvais ce point de vue de la militante progressiste et féministe Jumoke Balogun, membre du réseau africain du « Guardian » et co-fondatrice du site « CompareAfrique.com » intéressant aussi.

Citer
« Votre #BringBackOurGirls ne fait qu’empirer les choses » ([url]http://7lameslamer.net/votre-bringbackourgirls-ne-fait-qu-905.html[/url])

« Simple question : êtes-vous Nigerians ?

Disposez-vous des droits constitutionnels accordés aux citoyens nigerians, qui leur permettent de participer au processus démocratique ?

Si tel n’est pas le cas, alors, j’ai des nouvelles pour vous.

Vous ne pouvez rien faire pour les jeunes filles disparues au Nigeria.

Votre acharnement en vue d’impliquer dans cette affaire les autorités américaines, et plus particulièrement, l’armée américaine, se retournera au final contre le peuple du Nigeria.

Je suis touchée de vous voir enfourcher le destrier de la« conscientisation » pour défendre plus de 200 jeunes filles enlevées dans leur école de Chibok.

Je suis touchée que vous ayez entendu les pleurs des mères et des pères, qui passent un nouveau jour sans leur enfant.

C’est gentil de votre part de vous en préoccuper.

Seulement voilà l’affaire : lorsque vous faites pression sur les pouvoirs occidentaux, et plus particulièrement, sur le gouvernement des États-Unis, pour qu’il intervienne dans les affaires africaines, lorsque vous vous faites vous-mêmes les hérauts d’une intervention militaire, vous devenez vous-même un élément d’un problème bien plus vaste.

Vous devenez les protagonistes, complices, d’un agenda d’expansion militaire en Afrique. Et cela n’est pas bon.

Vous l’ignorez sans doute, mais les militaires américains adorent vos «  hashtags » parce que ces derniers leurs permettent d’ancrer et d’intensifier leur présence militaire en Afrique.

AFRICOM, le commandement unifié qui supervise les opérations militaires sur le continent africain, a beaucoup profité de #Kony2012 et bénéficiera plus encore de #BringBackOurGirls.

L’année dernière, avant la tournée africaine du Président Obama, j’avais décrit les procédés grâce auxquels l’armée américaine élargit son champ d’intervention en Afrique.

Pour la seule année 2013, AFRICOM a effectué 546 « activités militaires » soit une moyenne d’une mission et demie par jour.

De ces activités, nous ne savons pas grand-chose, mais nous connaissons, en revanche, les buts revendiqués d’AFRICOM : « promouvoir les